Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Architecture-concept
Architecture-concept est une revue qui s'adresse aux architectes. Son étoile pâlit après quelques années de publication. La revue ARQ prend la relève dans ce domaine à partir de 1981.
Éditeurs :
  • Montréal, Qué. :La compagnie d'éditions Southam ltée,1969-[1994?],
  • LaSalle, Québec :Compagnie d'éditions Sentinel,
  • Victoriaville, QC :Editions C.R. inc.
Contenu spécifique :
Novembre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Architecture-bâtiment-construction
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (7)

Références

Architecture-concept, 1974, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
r£r*>\ *Twiî.ji.MSI Blfw Ï8MI .rsKrfSf^ ‘>§&S»Ai %*> a." /-(-*.* i r?« ft "K ¦ta**»* »' .«he **?(%& f aov^ .0 d 621 lV3«iNOA S I N30-ANI VS 3n« 004 1 1V031 S3noiaora3d d3a i0d30 no uns-ivN tsio 8tf dWOD ARCHITECTURE CONCEPT ESCAlIimSMTiBBmDIRS EUiïAWSlMECANIQUES mm j UllÈB !l!) !| Les ascenseurs intégrés Montgomery spm .la solution à vos problèmes d'argent et de livraison, partout en Amérique du Nord Les ascenseurs intégrés Montgomery SPM sont des ensembles complets, de préfabrication standard, conçus spécialement pour permettre une livraison et une installation rapide.Vous épargnez ainsi temps et argent.Voici quels sont les avantages d'une préfabrication standard: ensembles bon marché, provenant directement du stock, frais d'installation minimisés, livraison rapide, coûts réduits, sans oublier la qualité réputée de Montgomery.Les ascenseurs SPM sont disponibles avec câble de levage, pour les constructions de hauteur moyenne, et système hydraulique pour les édifices peu élevés.Les ascenseurs SPM intégrés prouvent la compétence absolue de Montgomery en matière de conception, fabrication, installation et entretien d'ascenseurs, escaliers roulants, trottoirs et tapis mécaniques, dans toute l'Amérique du Nord.Veuillez vous adresser au bureau Montgomery de votre région.nous sommes partout présents en Amérique du Nord.montgomery vous transporte! ASCENSEURS/ Ascenseurs Montgomery .YÏ'ÏZr?: mom TAPIS PURE LAINE Le tapis de laine crée immédiatement une atmosphère invitante pour les clients.Ses riches couleurs, sa résistance naturelle aux taches et sa durée lui conserveront un aspect accueillant pendant de nombreuses années.BMK s'y connaît dans le domaine des tapis commerciaux; sa longue expérience lui permet de résoudre les problèmes les plus épineux.Voilà donc pourquoi le tapis BMK est si souvent le premier choix des décorateurs.Le tapis de laine BMK — vous savez d'instinct que rien ne peut le remplacer.John Graham a conçu letapis que l'on voit ci-dessus pour les salles de conférence de l'Hôtel Hilton faisant partie du nouveau complexe de la Place Québec, à Québec.M.Graham est directeur du service de création et vice-président de Jutras+ Nicholson Associates, Inc.de Boston, Mass.Cette société se spécialise dans l'aménagement architectural de l'espace et dans la décoration intérieure des hôtels et des restaurants; elle oeuvre actuellement à la réalisation de 38 projets d'importance à travers le monde.I :^V f BLACKWOOD MORTON & SONS (CANADA) LTD.B.P.540 Ste-Thérèse, P.Q.J7E 4K2, Téléphone: 514-435-6581 ou Télex 018-3711 WWWW XT .«n* V- \e» ^d.Aa\e.?^'0^- „ ’MeO^ **$00 **** «O**.e t teC^s®*: Se^® ^crV'°°' 0» et'® as»»® «V» : *>.»»!!>”•'' ^A|PP .0c^f (XN «££«*»** ^J\o ltf0.2fc*iï^ , O U^ec^; f\s'oeSl 'pvON0 no'- da ^esSV*e*Aa'e,0° • Se McVl.W'oÇV' 4 Architecture-Concept AfCHITKJURE CONCFFT VOLUME 29 NUMERO 326 NOVEMBRE-DECEMBRE 1974 ¦SOMMARF Regards 7 Hôtel Le Concorde, Québec Architectes: Dimitri Dimakopoulos & Associés Hélène Gosselin-Geoffrion 14 ATTENTION! Ne détruisez pas notre entité Une entrevue avec Phyllis Lambert, architecte Denyse Gérin-Lajoie 23 URBA 2000 Une série de films de Michel Régnier Hélène Gosselin-Geoffrion 31 L'Interdisciplinarité Une mise au point Ricardo Vergès-Escuin 36 Carnet 43 Annonceurs 46 Couverture: Photo de la ville de Québec illustrant le film Varsovie-Québec, comment ne pas détruire une ville, de la série URBA 2000 réalisée par Michel Régniez.Photo de Marco Labrecque, Office National du Film.Hélène Gosselin Geoffrion Rédactrice en chef Charles Shewell Editeur de groupe Sidney Cohen Vice-président Yvette O'Cain Production publicitaire Lyra Silgardo Tirage Architecture Concept est publié par la Compagnie d’Editions Southam Limitée, qui est au service du commerce de l'industrie et du gouvernement du Canada, avec ses 60 revues, ses 20 salons et expositions commerciales, ses services associés d'information et de recherche, la vente directe par la poste, colloques et les activités relatives aux communications dans la mise en marché.Président du Conseil: St.Clair Balfour, Président et directeur général : Aubrey Joel, Directeur, région de l'Est: Bernard Leblanc; Membre de la Canadian Circulations Audit Board Inc.Publicité Québec — Claude Martin 310 Ave Victoria, suite 201, Montréal H3Z 2M9 Tél: (514) 487-2302 Telex: 05-268516 - Southmag Mtl.Ontario — A.B.Moffat 1450 Don Mills Rd.M3B 2X7, Don Mills, Ont.Tél: (416) 445-6641 Telex: 02-21366 - Southmag Tor.Vancouver — Curtis Media Representatives Limited 636 Clyde Avenue, West Vancouver, B.-C.Téléphone: (604) 922-2314 Telex: 04-51158 Europe — The Westbourne Group Crown House Morden, Surrey, England.Japon — International Media Representatives Ltd.1 Shiba-Kotohiracho, Minatoku, Tokyo Téléphone: (03) 502-0656 Telex: J22663 - Mediareo.Tokvo Philosophie éditoriale: Architecture-Concept est une revue publiée en français à l'intention de ceux dont l'activité s'exerce dans la conception et l'élaboration des devis architecturaux, de même que dans le planisme de la décoration intérieure.Son contenu rédactionnel traite du design dans la conception du bâtiment, aussi bien intérieure qu'extérieure, en tenant compte des aspects artistiques, techniques et socioéconomiques.Membre de la Canadian Business Press.Classé dans l’index des périodiques canadiens.Tous droits réservés pour tous les pays.Dépôt légal — Bibliothèque Nationale du Québec.Abonnement Canada: $8.00 par année, $14.00 pour deux ans.Etats-Unis: $12.00 par année Autres pays: $30.00 par année Courrier de la deuxième classe — Enreaistrement no 0702 ëS&Ë ¦- •-'~ü:.:-ii ¦¦¦ irv.ï?'rasîi; SgSSsi &3ÉË .STA/RTOWEH 3.Ijssiiïiüft» _ North Building-4 Rooms 401-426 v- Central Building Rooms 441-480 X-Ray SYSTEMES D'IDENTIFICATION DE MATTHEWS: Des communications visuelles, erotiques et distinctives.Les systèmes d'identification de Matthews projettent vos communications clairement et avec distinction.Ils peuvent informer, diriger, influencer, identifier.A l'intérieur comme à l'extérieur.Du pupitre au toit d'un bâtiment, à l'ensemble d'une bâtisse.Donner à chaque client, un programme total de communications visuelles—avec nos systèmes d'identification.Matthews offre une gamme de vingt-six styles de lettres de bronze ou d'aluminium.Nos dimensions nos finis et nos couleurs sauront rencontrer vos exigences de visibilité et de durabilité.Pour votre futur projet, laissez notre système travailler pour vous—et votre client.Dans l'intervalle, écrivez-nous pour votre catalogue.JAS.H.MATTHEWS & CO., LTD.Systèmes d’identification B.P.752-Place Bonaventure, Montréal H5A 1C9, Qué.Architecture-Concept REGARDS projets PHP vmsÊtl fl pa»:' '• my Edifice Bell Canada Montréal Un agrandissement de l'édifice existant de Bell Canada à l'angle des rues Atwater et St-Antoine est présentement en voie de construction.Cette nouvelle section logera le premier poste de secours "911" à travers la province, ce service permettant à l'usager d'être transféré directement aux services de police, d'ambulance ou d'incendie en composant le numéro 911.Le parti architectural de ce nouvel édifice répond aux exigences de l'emplacement qui n'offre qu'une bande étroite créée par la rue St-Antoine et la future voie de service de l'autoroute Transcanadienne.L'expression architectonique délimite les fonctions du bâtiment, soit le poste de service et les services mécaniques (climatisation et système de contrôle de l'humidité) spécialement conçus pour répondre aux exigences spécifiques de ce type d'équipement.La particularité de l'édifice explique également la masse architecturale de trois (3) étages revêtue de métal dont la brutalité est amoindrie par le traitement arrondi des extrémités et la configuration de l'édifice sur le site.L'aménagement paysager de la portion restante de l'emplacement par la ville de Montréal devrait également rendre plus sympathique ce nouveau bâtiment.Un agrandissement possible de cette nouvelle construction a été pensé verticalement vu l'exiguVté de l'emplacement.Le système structural de béton armé sur piliers peut supporter des charges maximales de 300 livres par pied carré par étage.La fin des travaux est prévue pour la fin janvier 1975, et la mise en service du nouveau poste de service pour l'été 1975.Surface totale: 30,000 pieds carrés Coût total: $1.5 million Ingénieurs de structure: Shector, Bar-backi et Forte Ingénieurs en mécanique et électricité: Brais, Frigon et Hanley Architectes: Marshall, Merrett, Stahl, Elliott, Mil!, Ross.conférences Conférences Alcan Depuis le 8 octobre se déroule à l'Université McGill une série de dix-sept conférences intitulée "Voies nouvelles en architecture", laquelle présente architectes, historiens et penseurs de réputation internationale.Cette série commanditée par Alcan Aluminium Limitée et organisée par l'architecte Peter Rose est présentée les mardis à 18 heures à l'auditorium Frank Dawson Adams de l'Université McGill.Elle s'avère être non seulement la première tentative du genre à Montréal mais aussi la plus importante rencontre de spécialistes du domaine cette année, en Amérique du Nord, destinée avant tout à servir de point de rencontre entre les Montréalais initiés.ou profanes et les grands noms de l'architecture actuelle.La Société Alcan déclare qu'elle souhaite que "les concepts, les théories et les expériences présentées par les conférenciers contribueront à préserver le cachet et la vitalité de la métropole du Canada." La Société d'Architecture de Montréal est également responsable de la série "Voies nouvelles en architecture".La session d'hiver 1975 réunira les conférenciers suivants: 4 février: Paul Rudoph 11 février: William H.Whyte 18 février: Robert A.M.Stern 25 février: Jean-Claude Marsan 4 mars: Joseph Esherick 11 mars: Michael Graves 18 mars: Hugh Hardy 25 mars:'Charles W.Moore Pour plus de renseignements, communiquer avec Rachel Bergeron au (514) 877-3151.Conférence "Human Response to Color" Quel effet peut avoir la couleur sur votre personnalité?Que peut-on apprendre de la vision de la couleur chez les animaux et quelle leçon peut-on en tirer concernant notre propre vision de la couleur?Quels sont les effets d'un changement brusque ou d'un contraste simultané de couleurs?Tels seront les principaux sujets discutés au cours de la troisième conférence annuelle de la Canadian Society for Color in Art, Industry and Science, laquelle se tiendra à l'Université de Waterloo du 8 au 10 mai 1975.Les spécialistes de l'environnement, scientistes, artistes, professeurs, psychologues ou manufacturiers sont invités à faire parvenir à l'Université avant le 1er janvier 1975 toute documentation (articles, renseignements sur des films, diapositives, tests, etc.) susceptible d'enrichir le contenu de la conférence.Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus auprès de: Mrs.Léo Dure,a/s Ecole d'Optométrie, Université de Waterloo, Waterloo, Ont.suite à la page 11 Montréal, Novembre-Décembre 1974 7 ÜSjWP M %»3 * .2 • construire e .1.CONSTRUIRE EN LUMIERE .2.SANS SOLEIL EXCESSIF T 5.ABRITER DES INDISCRETS 6.ELIMINER LES BRUITS CLARIVER Ltee - LTII TEL.: 842-113 TEL.: 688-3311 DISTRIBUTOR! 362 OUEST, NOTRE-DAME STR.WEST - MONTREAL, P.Q.H2Y 1T9 P.O.BOX.8808.STATION H.VANCOUVER - B.C.249-780 [ 351-202 I Ontario : GALAXY GLASS LTD.35 stoffel drive rexdale - M9W ibi - Ontario QUEBEC : DUVAL & DUVAL Inc.10801 BOUE.RAY LAWSON - VILLE D'ANJOU - MONTREAL HIJ 1M5 P.Q.TEL TEL SER PUBLICITE PARIS RAYMOND PEPIN LTD 492 741 TEL 436 RUE BERUBE QUEBEC GIM 2C8 683 .9.COLORER LES FAÇADES.10.UTILISER LES REFLETS.: c'est erre f .3.PROTEGER DU FROID .4.COMME DE LA CHALEUR ,.7.DISSUADER LES VOLEURS .8.ARRETER LES BALLES.SAINT-GOBAIN SAINT- ROCH EXPROVER S.A.• |AVENUE LOUISE 430, 1050 BRUXELLES - BELGIQUE Pour recevoir gratuitement de la documentation remplissez ce bon et envoyez-le à notre agent, en cochant les numéros qui vous intéressent./ / / |T| glace PLANILUX® |~2~l glace filtrante PARSOL® - glace réfléchissante PARELIO® verres et dalles antiques de couleur de SAINT-JUST verres coules colorés EUROLISTRAL® |~3~| vitrages isolants POLYGLASS®ou BIVER® [~4~l vitrages isolants colorês-glace réfléchissante PARELIO® |~5~] verres coulés EUROLISTRAL® - portes CLARIT® briques de verre PRIMALITH® [ë] glace épaisse PLANILUX® [T| glaces feuilletées KINON®, FEUILTEX®ou BLINDOVIS® glace alarme KINON® [Ô\ glace blindée KINON®.FEUILTEX®ou BLINDOVIS® glace filtrante PARSOL® - glace réfléchissante PARELIO® glace émaillée EMALIT® 10 glace réfléchissante PARELIO® ©registered mark NOM.SOCIETE.ADRESSE. Seul ULTRAWALL le système de cloisons mobiles vous donne tous ces “ultra” avantages APPARENCE LUXUEUSE.ULTRAWALL dissimule toutes les fixations et donne l’apparence d’une installation permanente.Nul couvre-joint.Surface de vinyle solide.12 couleurs.4 motifs.2m MISE EN PLACE RAPIDE.Structure simple, panneaux pré-finis et garnitures rendent la pose facile.3m ECONOMIE.Le premier coût de mise en place est comparable ou moindre à celui des cloisons fixes.Le déplacement ne coûte qu’une fraction du premier coût.4m MOBILITÉ REELLE.ULTRAWALL permet de modifier rapidement l’aménagement des locaux, en ne dérangeant pratiquement par les occupants.Donc, aucune loyer.Sm EXCELLENTS INDICES.Une heure de résistance au feu, C.A.S.de 42 telle quelle.C.A.S.de 48 à 50 également possible.©¦ GRANDE ADAPTABILITE.Le système ULTRA-WALL donne un choix de cloisons à hauteur de plafond, hauteur de corniche et type muret.Utilisation de vitrage maximum.7rn NUL BRUIT, NI VIBRATION.Ces assemblages possèdent une rigidité exceptionnelle comme les cloisons permanentes.Comparez caractéristique par caractéristique ce système de cloisons supérieures avec toute autre cloison “mobile” ou cloison permanente.Vous découvrirez qu’ULTRAWALL est ultra-avantageux à tous les points de vue.Demandez tous les détails à votre représentant Technique C.G.C., ou écrivez-nous à: P.O.Box 4034, Terminal A, Toronto.10 Canadian Gypsum Company, Limited Arch itecture-Concept REGARDS suite de la page 7 «sa tat* :¦ rm ¦ i|®§ ^k;*» financement, la construction et la gestion de villes nouvelles ou revalorisées devront être étudiées.Ce programme sera supervisé par un comité consultatif présidé par monsieur Kenneth Hare, de l’Université de Toronto et qui comprend neuf membres.Les projets seront évalués suivant leur efficacité à résoudre et à démontrer les solutions aux problèmes urbains.Une brochure explicative sur le Programme Canadien d’innovation Urbaine, exposant en détail les critères et les lignes directrices à utiliser pour la soumission de projets, est disponible auprès du Département d’Etat chargé des affaires urbaines à Ottawa.nouvelles Les travaux au Parc Olympique Début octobre, la Ville de Montréal faisait savoir le cheminement des travaux au Parc Olympique, concernant entre autres les chantiers du stade et le vélodrome.Le stade comporte comme on le sait 38 consoles dont quatre sont ancrées au mât, trente-quatre au sous-sol même à une profondeur variant de 20 à 25 pieds.Dix-sept de ces consoles donnent du côté de la rue Sherbrooke et les dix-sept autres du côté de la rue Boyce.Les travaux semblent aller bon train et pour la plupart, l’excavation de masse est ou en cours ou complétée.Concernant le vélodrome, toutes les sections des arcs (voussoirs) et toutes les pièces en "y" sont installées.Le communiqué indique qu’il restait à couler sur place certaines dalles pleines de la toiture, soit au début octobre.On note également que les coffrages et l’installation des pièces d’acier sont très avancées et que le bétonnage doit suivre immédiatement.De même, l’installation des lanterneaux est commencée et une partie des murs sous certains arcs est complétée.En octobre, la préfabrication des gradins était terminée à près de 85 p.100.$97 millions de fonds fédéraux pour la construction au Québec Programme Canadien d’innovation Urbaine Création d’un fonds de $100 millions pour des projets témoins urbains Le ministère d’Etat chargé des affaires urbaines patronnera la création d’un fonds de 100 millions de dollars destiné à encourager des initiatives devant apporter des solutions aux problèmes urbains et à en faire la démonstration en vue de leur acceptation et de leur réalisation partout au Canada.Ce fonds couvrira la période quinquennale allant de 1975-76 à 1980-81.D’ici 1976, environ vingt projets seront inclus au Programme de projets témoins, lequel servira de base à la participation du Canada à la Conférence-Exposition des Nations Unies tenue à Vancouver en 1976.Les projets témoins devront illustrer l’application efficace de nouvelles conceptions et méthodes de construction domiciliaire, démontrer la rentabilité de nouveaux systèmes urbains à basse consommation d’énergie, de nouvelles façons d’exploiter au maximum les ressources naturelles rares et coûteuses par un recyclage à fins multiples.De même, des techniques nouvelles relatives à d’autres situations critiques telles les transports urbains en commun et le Aux termes de ces accords, la Société centrale d’hypothèques et de logement mettra à la disposition de la Société d’habitation du Québec une somme de $97 millions afin de permettre à cette dernière de financer la construction de logements sociaux et pour étudiants et des programmes d’amélioration des quartiers et d’aménagement de terrains.Les dispositions financières adoptées, dans le cas des logements sociaux, prévoient que le gouvernement fédéral, par l’entremise de la SCHL, consentira des prêts à la SHQ s'élevant jusqu'à 90 pour cent du coût des projets.Des arrangements analogues sont prévus dans le cas des logements pour étudiants.Aux termes du programme d'amélioration des quartiers, la SCHL fournira jusqu'à 50 pour cent des coût relatifs aux municipalités par l'entremise de la SHQ, par exemple, au choix des quartiers, à l'élaboration des plans, à l'acquisition et au déblaiement de terrains à construire et utilisés à des fins récréatives.De plus, la Société peut consentir des prêts à la SHQ allant jusqu'à 75 pour cent des coûts à débourser par les municipalités.Les Ministres ont signalé également qu'une quatrième entente relative au logement sans but lucratif, aidé financièrement par la province, sera signée.Montréal, Novembre-Décembre 1974 11 REGARDS séminaires Séminaire de la Commission économique pour l'Europe en Finlande: Cadre pour l’aménagement local Des moyens propres à faciliter, dans le cadre de politiques nationales et régionales, la solution des problèmes des zones urbaines et rurales seront examinés lors d'une réunion internationale organisée par le Comité de l'habitation, de la construction et de la planification de la Commission économique pour l'Europe de l'Organisation des Nations Unies (CEE).Le Séminaire concentrera ses efforts sur certains problèmes pour lesquels une solution semble urgente.Les participants étudieront les dispositions d'ordre institutionnel, les méthodes et les techniques de planification et les normes et moyens d'exécution et de contrôle des plans, les contraintes et les difficultés de mise en oeuvre et moyens appliqués pour en venir à bout seront au centre des débats.Une partie de la discussion sera basée sur des examens généraux du rôle actuel de l'aménagement national et régional en tant que cadre à l'aménagement local.Trois documents couvrant certains pays d'Europe occidentale, d'Europe orientale et d'Amérique du nord, seront préparés respectivement par la Finlande, la Pologne, le Canada et les Etats-Unis.Tout au long des 4 jours et demi de réunions plénières, les débats seront centrés sur les problèmes pratiques dans les domaines du logement, des loisirs, de l'emploi, des services sociaux, des transports, et des nécessités écologiques.Une visite d'étude de deux jours et demi suivra, conduisant les participants à Turku et Kuopio.Une session finale d'un jour réunira les participants à Helsinki pour l'adoption du rapport, des conclusions et des recommandations du séminaire.Le Séminaire sur la planification nationale et régionale pour servir de cadre à l'aménagement local aura lieu au Centre des congrès de Dipoli, près d'Helsinki, sur invitation du Ministère de l'intérieur finlandais, du 27 mai au 3 juin 1975.livres Chicago, 1930-70 Building, Planning, and Urban Technology par Carl W.Condit Ce livre fait suite à un premier volume, Chicago, 1910-1929 où l'auteur décrivait l'ascendance d'une ville — augmentation de sa population, son volume de construction, développement d'une technologie urbaine.Chicago, 1930-70, tend à démontrer la faillite d'une métropole moderne qui s'est durement remise d'une période de 20 ans de dépression économique, de guerre et d'ajustement d'après-guerre, tout ceci combiné avec une migration de la population et des industries vers les banlieues.Conséquences?Une ville polarisée de façon raciale, déclinante économiquement, offrant une qualité inférieure en terme de logement et d'écoles et des services publics souffrant d'une augmentation des coûts parallèlement à une baisse de revenus.La maladie bien connue de la ville privée d'une amélioration de ses services publics est son envahissement par l'automobile et la pollution qui en résulte inévitablement.Paradoxalement, Chicago présente durant cette même période une multiplication d'édifices technologiquement fort avancés et aux formes architecturales des plus intéressantes, grâce notamment à son école d'architecture.Néanmoins, beaucoup plus de ressources ont été dépensées pour en faire une super-ville bien plus qu'une ville humaine et démocratique.Le professeur Condit voit en Chicago un exemple typique de l'environnement urbain contemporain.Il note que si cette ville semble présenter un cancer plus maligne, c'est parce que son tissu urbain semble comporter une composition incroyable des maux américains tout à côté d'une architecture qui fait souvent figure d'oeuvre géniale.Chicago, 1930-1970, est publié par The Univeristy of Chicago Press, 5801 Ellis Avenue, Chicago, Illinois 60637.Coût: $12.50 Architectural Psychology Proceedings of the Lund Conference présenté par Rikard Kuller Ce livre rassemble les articles révisés, présentés lors de la Conférence Lund tenue à l'Université Lund, Suède, en 1973 et qui regroupait les professionnels des sciences du comportement et de l'architecture.Ces articles importants constituent une excellente source de références pour ceux concernés par l'importance de la psychologie en architecture.Le livre est divisé en quatre sections principales: les nouvelles tendances dans la recherche sur l'éclairage, les problèmes et les modèles théoriques en psychologie architecturale, la recherche appliquée dans le domaine de la psychologie architecturale, et enfin l'importance et le rôle de la psychologie en architecture dans la planification de demain.Ce livre, au coût de $24.00, est publié par Dowden, Hutchinson & Ross, Inc., 523 Sarah Street, Stroudsburg, PA 18360.Nouvelle vie pour les cités: aspects économiques Afin de reconquérir ses villes, l'homme s'est lancé dans une bataille qui nécessitera des moyens aussi grands que ceux qui ont été mis inconsidérément en oeuvre pour permettre aux véhicules à moteur d'y régner en maftres.La rénovation urbaine en est à peine à un stade expérimental dans la grande majorité des pays, et l'un des soucis présents dans les deux enquêtes de la CEE était d'arrêter une méthode permettant à chaque pays de fixer les critères à appliquer pour le déclenchement des opérations.Les coûts des programmes de rénovation urbaine sont relativement aisés à établir, mais il est plus difficile de chiffrer leurs bénéfices en termes d'amélioration de la salubrité et des aménités.Ce rapport présente les résultats d'une enquête-pilote effectuée par le Comité sur les aspects économiques et sociaux de la rénovation urbaine.12 Architecture-Concept V 'r » .V'lLTli Ensemble Saule Cendré.une baignoire Salem, une toilette Cadet 2 allongée, un bidet Madval et un lavabo Yorkdale 744F Par les créateurs de la Salle de Bains en Couleurs AMERICAN STANDARD ./a compagnie AU SERVICE COMPLET 80 RUE WARD.TORONTO.ONT.M6H 4A7 W^ÊÊÊÊÊk rZgsmw* fiSMSWœ: Hôtel Le Concorde, Québec Helene Gosselin-Geoffrion Architecture-Concept ROTATING RESTAURANT ROTATIF PISCINE POOL ICCANOUE MECHANICAL RECREATION SALLE PRINCIPALE BALL ROOM CAS5E-OWJTT LAURIER BOUTIQUES,, COFFEE SHOP SHOW SERVICES RESTAURANT SERVICES hmhhi Architectes: Dimitri Dimakopoulos & Associés Montreal Novembre-Décembre 1974 Concevoir un hôtel qui servirait de lien entre le passé et le présent sur un site exceptionnel avec cet arrière-plan historique incomparable qu'est la vieille ville de Québec, était la tâche consacrée à la firme d'architectes Dimitri Dimakopoulos & Associés par la maison Concordia.Leur réponse à ces exigences particulières fut la forme semi-pyramidale qui caractérise l'hôtel Loews Le Concorde, cette forme, dit-on, ayant été inspirée par les toits pointus caractéristiques du Vieux-Québec.A l'angle de la Place Montcalm et de la Grande-Allée, artère résidentielle huppée de Québec, l'hôtel de trente étages s'impose et par la masse structurale et par l'originalité de son design, lequel devait avant tout respecter la basse échelle de la Grande-Allée.Ainsi, l'hôtel, situé à quelques minutes de marche du centre de la ville, en bordure d'un environnement très spécial que constitue la Colline parlementaire et le Vieux-Québec, a d'abord été pensé en fonction de l'intégration au milieu et c'est pourquoi cette façade inclinée du côté de la Grande-Allée a été introduite au design de l'édifice.L'architecture de l'intérieur se devait de même de recréer une ambiance typiquement québécoise, non d'une ambiance vieillotte faussement reconstituée mais une ambiance typique d'un Québec moderne et avant-gardiste pouvant offrir des installations fonctionnelles et attrayantes aux touristes aussi bien qu'aux résidents même de Québec.L'hôtel comprend 450 chambres, en plus de deux suites exécutives à deux palliers, une piscine extérieure chauffée et ouverte à l'année, un club de santé et d'exercice, sept restaurants et bars, y compris le restaurant rotatif sur le toit, des installations pour congrès et réunions, un garage à deux niveaux ainsi qu'une multitude de services comprenant services touristiques, de guides, agence de voyages, services médicaux et boutiques.Quelques données techniques Toute la structure de l'édifice est de béton armé.Il est intéressant de noter I que le design original de l'hôtel pré- cou PE SECTION Hôtel Le Concorde 3 voyait une structure d'acier mais, à cause des facteurs de coûts impliqués, la solution de structure de béton fut employée.La superstructure présente le système de murs porteurs de béton avec entre-cloisons à mur sec, disposées en quinconce d'un étage à l'autre.Ce système a des avantages certains quant à l'insonorisation et à la protection supplémentaire contre l'incendie.Le restaurant rotatif présente une structure d'acier et les murs extérieurs ont un parement de béton préfabriqué.Les colonnes et les poutres sont de béton apparent.L'édifice est desservi par 9 ascenseurs dont 4 pour passagers, 3 de service, 1 depuis le stationnement et S' ' ' WT* enfin un ascenseur panoramique extérieur menant sans arrêt depuis le hall d'entrée jusqu'au fameux restaurant rotatif qui domine cette structure de 30 étages.Cet ascenseur, qui sera bientôt en service, s'élèvera à 263 pieds et pourra conduire ses quelque 25 passagers à une vitesse de 350 pieds à la minute.A l'épreuve du feu, il sera pourvu d'un système de chauffage-climatisation quatre saisons et d'un éclairage extérieur.Pour terminer sur ces renseignements de nature technique, mentionnons que les mesures contre l'incendie sont de type standard et que le système mécanique inclut la climatisation pour tout l'édifice et une aération mécanique pour le stationnement.L'aménagement intérieur Hall, restaurants et bars Oeuvre de l'architecte Eva Vecsei et de la firme Jacques Guillon Designers, l'aménagement intérieur se veut fonctionnel et sobre.Le hall se distingue principalement par le béton apparent des murs, poutres et colonnes, lequel a été intégré comme élément de décoration.Les murs de béton sont avivés par un jeu de miroirs et de lumières.La principale attraction de ce hall est une sculpture-fontaine représentant une stalactite crystalline à trois paliers 16 Architecture-Concept Hôtel Le Concorde nul - IsèSSïssüS a^ÇüS ^2 IP "XI gHjÉ"* l'i 1 ,,H ¦ ¦«” f"» >* / ¦ suspendue au-dessus du puits d'escalier qui conduit aux restaurant et bars de l'étage inférieur.Le hall s'ouvre sur une section de boutiques et de services du côté de la Grande-Allée et à l'autre extrémité, du côté des plaines d'Abraham, sur un restaurant, Aux Fines Herbes, où le petit déjeuner ou des repas à prix modérés peuvent être servis.Ce restaurant s'ouvre en saison sur un café-terrasse.Attenant à ce restaurant se trouve le bar Sous-le-Cap, nommé d'après la plus petite rue d'Amérique.A l'étage inférieur se trouve un autre restaurant, le Boeuf Charolais, qui se distingue par une ambiance contemporaine rehaussée par des couleurs de pierre.Le bar cocktail l'Oenothèque ainsi que le Cabaret complètent cette aire de services.Cette liste de restaurants et bars serait incomplète si on ne mentionnait le point d'orgueil de l'hôtel Concorde, le restaurant l'Astral à trente étages au-dessus du rez-de-chaussée, premier restaurant rotatif de la province, où l'on peut accéder soit par l'ascenseur panoramique extérieur soit par les ascenseurs à l'intérieur.La rotation complète prend une heure et la plate-forme circulaire autour de la partie centrale du restaurant est activée par deux moteurs de 11/2 chevaux chacun.Ce restaurant ne brille pas tant par l'originalité de sa décoration que par le point de vue spectaculaire qu'il offre du Vieux-Québec aussi bien que du St-Laurent ou des Laurentides! Les installations pour réunions Au total, 18 salles peuvent accueillir jusqu'à 1200 personnes.On peut accéder à ces salles depuis le hall par une rampe mécanique.La salle de bal présente l'avantage d'être exempte de colonnes et elle est subdivisible en cinq salles différentes.Attenantes à cette salle de bal, sept salles de réunions et sept suites honorent dix des artistes les plus renommés du Québec à savoir: Cornélius Krieghoff, Ozias Leduc, James Wilson Morrice, Maurice Cullen, Aurèle de Foy Suzor-Côté, Clarence Gagnon, Arthur Lismer, Marc-Aurèle Fortin, Robert Pilot et Paul-Emile Borduas.Ces salles présentent toutes un système de chauffage-climatisation à contrôle individuel et de réducteurs d'éclairage.S'y ajoute un équipement audio-visuel comprenant écrans escamotables, système de télévision en circuit fermé ainsi qu'un matériel sonore.Crédits: Architectes: Dimitri Dimakopoulos & Associés Design: William Sung, Eva Vecsei Architecte du projet: Hans Stenman Architecte-conseil-Hôtel: William & Tabler Ingénieurs en charpente: Beaulieu, Poulin et RobitaiIle Ingénieurs en mécanique et électricité: Langlois, Crossey, Côté et Leclair Etudes de la circulation: De Leuw, Cather et Associés Designer intérieur: Jacques Guillon Designers Inc.Etudes économiques: Laventhol Krek-stein Horwath & Horwath Conseil/alimentation et boissons: The George Lang Corporation Surface totale: 414,870 pieds carrés Coût total: $12 millions Propriétaire et responsable de la mise en valeur: le Groupe Concordia Exploitation et administration: Loews Hotels suite à la page 18 Montréal, Novembre-Décembre 1974 17 ira Je- mix nneü iferbei» Bar " Sous le Cap i F *?•< ï\ $ La .rue ^ , des plaisirs P Le M Cabaret P LEBÜEIJï %>„ "E%—_ Hôtel Le Concorde 1 — Vue du côte de la Grande-Allee 2— Vue à partir de la Place Montcalm 3— Vue vers l'est — Grande-Allée 4— Détail de la marquise au-dessus de l'entrée principale, Place Montcalm 5— L'entrée principale, Place Montcalm 6— Vue du côté des Plaines d'Abraham 7— Foyer attenant à la salle de bal 8— Détail illustrant le graphisme 9— Restaurant Aux Fines Herbes 10—Hall d'entrée du rez-de-chaussée 11 —Hall à l'étage supérieur 12— Restaurant le Boeuf Charolais 13— Le Cabaret 13 Architecture-Concept UNE PUBLICATION DOFASCO Vol.6 No.4 1974 I ¦-—« *• franchit la rivière Conestogo et l’un de ses affluents.La chaussée avait été emportée par les eaux à chacune des extrémités d’un des ponts.Soudainement grossie, la Conestogo avait envahi le lit de son affluent et atteint un très haut niveau.Les eaux avaient attaqué les rives, d’un côté particulièrement où elles étaient déviées par les culées en béton d’un vieux pont, qui se trouvent normalement bien au-dessus du niveau des eaux, sur des monticules gazonnés.La force et le volume des eaux furent tels que la rive et la chaussée furent emportées.Toutefois, un examen technique minutieux révéla, d’une part, que la structure du pont n'avait pas été endommagée et, d’autre part, que celui-ci pouvait être remis en service à condition qu’on protège convenablement ses fondations et qu’on reconstruise la chaussée d’accès.Une semaine après la tempête, M.Pyatt convoquait une réunion de quatre entrepreneurs, de différents fournisseurs de matériaux de construction, de même Les pieux d'ancrage et la paroi d’acier étayée temporairement avant le remblayage.Le lit de la rivière a été rétabli à son niveau primitif, c ’est-à-dire à la hauteur du sommet de la paroi d'acier Une technique de réparation rapide des ponts Dans la région de Kitchener-Waterloo, dans le sud de l’Ontario, on n’est pas près d’oublier la nuit du 17 mai 1974.Cette nuit-là, la vallée de la Grand River reçut plus de pluie que Toronto pendant l’ouragan Hazel.Plusieurs localités furent entièrement inondées et des tronçons de routes emportés par les eaux.Nommé depuis quelques jours seulement au poste d’ingénieur des travaux publics de la municipalité régionale de Waterloo, Bill Pyatt dut faire face à un véritable désastre.Les sinistres les plus graves étaient situés sur la route 17, au lieu dit les Trois Ponts, où cette voie de communication - « m que des représentants de la Grand River Conservation Authority.La plupart des suggestions qui furent faites au cours de cette réunion reposaient sur le fait qu’on devrait reconstruire les fondations.Ce n’était cependant pas l’avis des représentants de Westeel-Rosco qui, avec M.Pyatt, voulaient trouver un moyen de remettre en état les fondations et les voies d’accès à l’ouvrage.A cet effet, ils proposaient de construire des parois protectrices en tôle d’acier ondulée, encastrées dans le lit de la rivière devant les piles, puis de reconstituer la rive et le remblai.Une fois ces travaux terminés, les fondations du pont seraient de nouveau protégées et il serait possible de rétablir la chaussée.Bien qu’entouré d’un certain scepticisme, le projet fut mené à bien avec la construction d’une paroi de 100 pieds de longueur et de 12 pieds de hauteur, enfoncée d’environ 2 pieds dans le lit de la rivière et faite de tôle forte ondulée d’épaisseur 5.L’eau avait abaissé le lit de la rivière d’environ 10 pieds par rapport à son ancien niveau.Sept tubes de 36 po.de diamètre, faits de tôle d’acier ondulée galvanisée d’épaisseur 12, chacun d’une hauteur de 12 pieds, placés dans des endroits choisis derrière les piles dégarnies, servent de pieux d’ancrage de la paroi.Celle-ci est inclinée vers la rive et incurvée en amont du pont.Les tubes et la paroi sont réunis à trois niveaux par des câbles d’acier 6 x 19 de 4 po.de diamètre.L’espace situé derrière la paroi de tôle d’acier et dans les tubes servant de pieux d’ancrage a été remblayé au moyen d’un blocage de pierre de carrière de 12 po.compacté à 85% Proctor.Ces travaux^ de terrassement assez précis ont été effectués par Amott Construction Ltd.avec de petits bulldozers.Par ailleurs, le lit de la rivière a été ramené à son niveau normal au moyen de remblai pris sur place.La chaussée ayant été reconstruite, le pont a été ouvert à la circulation le 23 juillet, environ deux mois après l’inondation.Afin d’éviter les risques de nouveaux dommages par les eaux, les restes des anciennes culées ont été presque complètement démolies. L’acier sert aussi aux jeux des enfants Depuis plus de 25 ans, Paris Playground Equipment Ltd.fabrique un matériel, aux formes les plus fantaisistes et les plus variées, pour des clients très exigeants qui préfèrent l’acier à tout autre matériau.Ces clients sont des enfants.En effet, la compagnie conçoit et fabrique du matériel de terrains de jeux.Sa gamme de produits, qui ne comprenait au début que quelques articles s’est considérablement enrichie et a amené une sorte de révolution tranquille dans les terrains de jeux de tout le Canada.Malgré cette évolution marquée, les principes essentiels appliqués dès le début demeurent.Selon M.H.B.McConachie, contrôleur de la compagnie, les deux qualités les plus importantes du matériel de terrain de jeux sont la mobilité et la durabilité.“Un accessoire immobile ou qui ne permet pas aux enfants de bouger ne les intéresse pas.Ils s’en servent pendant un certain temps mais le délaissent assez vite.Au contraire, lorsqu'ils s’intéressent à un accessoire, ils y reviennent sans cesse.” C’est en fonction de cet usage constant et de certaines exigences rigoureuses que le matériel doit être conçu et fabriqué.M.McConachie précise: “Notre matériel ne peut avoir la moindre arête tranchante; toutes les surfaces doivent être parfaitement lisses.Sur les tobogans, par exemple, une tôle déchiquetée ou une aspérité pointue pourraient infliger de graves blessures aux enfants.” Pour cette raison, le bâti de la plupart des accessoires est fait de tubes d’acier laminés à chaud, décapés et huilés ou de tubes d’acier galvanisé ayant jusqu'à 1 po.7/8 de diamètre.Au cours des années, la compagnie a mis au point divers gabarits et cintreuses pour obtenir des courbures à faible rayon.Tous les joints permanents sont soudés à l’usine; les raccords nécessaires à l’assemblage sur le terrain sont spécialement conçus et “à l’épreuve des enfants”.De même, toutes les pièces mobiles et les coussinets doivent être faits en sorte que les enfants ne puissent s’y prendre les doigts, tout en étant faciles d’entretien.Bien que Paris Playground ait essayé à plusieurs reprises des matériaux tels que les plastiques, la fibre de verre, le bois et l’aluminium, c’est à l’acier que la compagnie revient toujours.Les murs de l'école de White Rock [C.-B.] sont constitués d’éléments modulaires Une grande partie du matériel est de couleur vive.Bien que M.McConachie aimerait trouver des revêtements de surface plus durables tout en étant économiques, il estime que la peinture appliquée par procédé électrostatique est remarquablement durable.Le nouveau matériel est essayé dans les écoles et les terrains de jeux de la localité.Ce n'est qu’après plus d’un an d’une telle utilisation que les nouveaux modèles sont acceptés, parfois après avoir été radicalement modifiés selon les observations faites sur les terrains.Apparemment, les enfants ne sont pas seulement les clients les plus exigeants du monde, ce sont également les plus pratiquement critiques et ils démontent ou démolissent tout ce qui peut l’être.Toutefois, si l’on en juge d’après la façon dont ils sont construits, le toboggan, le pont, la maison, le dinosaure, le spoutnik et la gamme des animaux montés sur des ressorts géants feront la joie des enfants pendant de longues périodes.Une école en éléments modulaires Un bâtiment prêt à occuper dans les plus brefs délais.Telle était l’exigence principale imposée aux architectes Toby Russel Buckwell & Partners dans la construction d’écoles secondaires à White Rock et Surrey, en Colombie-Britannique.Ils ont pu respecter cette exigence, en particulier grâce à des murs constitués d’éléments modulaires en acier.Pouvant accueillir environ 800 élèves chacune, les deux écoles sont presque identiques.Elles comprennent une aile pour les salles de cours, des bâtiments pour la gymnastique, les techniques industrielles et la musique.La charpente est faite d’acier et de béton et repose sur des fondations classiques.L’aile destinée aux salles de cours Les enfants apprécient les accessoires faits d'acier, matériau aux usages multiples «SK» V - -s | Poteau, ép.14 Solin supérieur ___Traverse en "C" de 3 po.x 2 po.èp.14 Solin supérieur-'' Rivets.18 po.C.C.Vis de couleur.Boulon galvanisé de 3/8" x 3/4” long.Cornière de en acier galvanisé èp.12 Coupe de l’écran montrant sa fixation a deux étages avec une charpente en béton armé; les autres bâtiments sont à un seul étage, avec une charpente d’acier.Sur ces charpentes, est fixé le revêtement extérieur fabriqué par Wall-clad Manufacturing Co.Ltd., de Richmond (C.-B.).Les éléments modulaires muraux de Wallclad sont fabriqués en usine et se présentent en sections de 48 po.de largeur et d’une longueur maximum de 20 pi.L’épaisseur est de 2, 3 ou 4 po.Chaque élément contient une isolation phonique et thermique.Les panneaux intérieurs et extérieurs sont faits d’acier prépeint.Ces éléments peuvent être pleins ou contenir des ouvertures vitrées ou à persiennes, ou des portes.Les deux faces des panneaux sont constituées de tôle d’acier d’épaisseur 20 galvanisée à chaud G 90 à 1.25 oz/pi.ca.et prépeinte.Dans certains cas, le panneau intérieur a une galvanisation satinée.La tôle d’acier prépeinte est livrable dans toutes les couleurs de la série 5000 ou, sur commande spéciale, dans celles de la série 10,000.Les architectes ont choisi des couleurs de la série 5000: bleu ardoise PC 304 et gris pierre PC 305 pour une école, et or PC 311 et gris pierre PC 305, pour l’autre.Une âme en nid d’abeilles assure une remarquable isolation thermique et phonique aux panneaux.Cette âme est faite de papier Kraft pesant 99 lb aux 3,000 pi.ca.avec imprégnation de résine à 11%.Cette matière est expansée de façon à former des alvéoles d’un pouce remplis ensuite de mousse d’uréthanne à cellules fermées.Cette mousse est poncée de façon à découvrir le nid d’abeilles en papier pour que celui-ci adhère parfaitement à la tôle.Le panneau a un indice “U” de 0.13 BTU/h/pi2/°F, un coefficient d’isolation phonique de 29.6 et un indice STC de 30.L’indice de propagation du feu est de 0, l’indice d’inflammabilité inférieur à 5 et l’indice de densité de la fumée inférieur à 115.L’un des principaux avantages de ces éléments muraux est qu’ils ont été posés sur la charpente, sans autre travail de finition.Autre avantage, ils peuvent être installés avec le minimum de main-d’oeuvre spécialisée, et cela s’est vérifié même dans des locaux avec des murs assez compliqués comme ceux du gymnase.Là, en effet, afin de couvrir les colonnes creuses en acier de 4 po.x 8 po.de la charpente, il a fallu placer les panneaux de revêtement à l’intérieur des colonnes périphériques, jusqu’à une hauteur de 8 pi., puis, de la manière habituelle, à l’extérieur des colonnes, sur le reste de leur hauteur.Bien que les deux écoles aient été presque entièrement fabriquées en usine, ce sont deux bâtiments très élégants.Pour le calme des riverains d’autoroutes Il s’agit d’une des routes les plus fréquentées du Canada.Bien qu’elle comporte 12 couloirs conçus pour la circulation à 70 mil./h, elle est fréquemment remplie à pleine capacité aux heures de pointe.Ce tronçon se situe près de Toronto, à l’embranchement de la 401, qui traverse la région torontoise, et de l’autoroute de la Don Valley qui dessert le centre de la ville.Source de désagréments permanents pour les riverains, le tracé de la route est tel que la Fixation d’un panneau en tôle d’acier prépeinte à l'écran construit le long de la route 401, à Toronto limite des propriétés privées ne se trouve qu’à quelques pieds de la chaussée.Soucieux de trouver une solution à ce problème, le ministère des Transports et Communications de l’Ontario a fait récemment construire un écran en tôle d’acier prépeinte qui cache presque complètement les maisons d’un étage proches de la route.La réaction immédiate des riverains a été si enthousiaste que le ministère reçoit de nombreux appels de personnes habitant en bordure de routes provinciales et qui désirent la construction de tels écrans.Ces écrans ont été conçus pour répondre à de nombreuses exigences.Premièrement, ils doivent isoler suffisamment les riverains de la circulation routière.Deuxièmement, ils doivent arrêter les éclaboussures projetées par les véhicules lorsque la chaussée est mouillée, et en particulier en hiver quand l’eau contient du sel qui brûle la végétation.Troisièmement, ces écrans doivent n’exiger en pratique aucun entretien et ils doivent durer au moins aussi longtemps que les barrières de sécurité courantes.C’est sur ces bases que le ministère avait demandé aux fabricants de lui soumettre des projets.Pour des raisons inconnues, cet organisme reçut peu de réponses.Ce fut la proposition de Westeel-Rosco, perfectionnée par le service des études du ministère, qui mena à un contrat pour l’installation d’une section expérimentale.L’écran routier se compose essentiellement d’éléments fabriqués en série qui sont montés sur les lieux.Les poteaux et les traverses sont des profilés en “C” couramment utilisés comme montants dans la construction.Ils sont faits d’acier d’épaisseur 14 galvanisé à chaud.Ils sont boulonnés de façon à former un bâti haut de 8 ou 10 pi.La hauteur choisie doit être suffisante pour qu’une personne se tenant debout au rez-de-chaussée de la maison ne puisse voir les voitures, quelle que soit la hauteur de la maison par rapport à la route.Sur ce bâti, on fixe des tôles d’acier prépeintes de profil T-175 Westeel-Rosco (produit standard).Ce profil donne des cannelures verticales d’environ 14 po.de profondeur et espacées d’à peu près SVi po.d’axe en axe.Pour la hauteur de 10 pi., la tôle est d’épaisseur 24, pour celle de 8 pi., d’épaisseur 26.Cette tôle, dont chaque panneau couvre effectivement 37.3 po.est prépeinte des deux côtés de la couleur turquoise Pacific PC 313, de la série 5000.A l’origine, le ministère avait demandé une couleur brune mais a accepté le bleu ardoise par suite de sa disponibilité immédiate.Les riverains sont tout à fait satisfaits de l’écran et de sa couleur.Les poteaux sont espacés de 9 pi.6 po.d’axe en axe.Les panneaux sont fixés ensemble et au bâti par des rivets en monel.Le seul élément non standard de l’ensemble est un solin placé le long du sommet et de la base des panneaux entre les montants.Ce solin est fixé au moyen de vis autotaraudeuses de couleur assortie toutes les deux nervures.Les fondations des poteaux sont en béton et ont quatre ou cinq pieds de profondeur; les poteaux s’y enfoncent à 3 ou 4 pi.respectivement.Les trous destinés aux fondations ont été creusés par une tarière montée sur un camion et passée au-dessus de la barrière de sécurité.Aux endroits où un mur de soutènement borde la route, les poteaux ont été fixés à des supports boulonnés dans le mur.L’écran s’est révélé très facile d’ins- L’acier patinable : un nouvel aspect aux poteaux A Calgary, et dans les environs de la ville, les lampadaires d’éclairage public, de même que les supports des panneaux de signalisation routière sont maintenant fabriqués en acier patinable.Bien que ces éléments coûtent plus chers que ceux faits de matériaux plus classiques, le service de transport de la ville les préfère parce qu’ils n’exigent aucun entretien.Les lampadaires et les supports de panneaux de signalisation sont fabriqués par Barber Industries Ltd., de Calgary qui fournit ces éléments depuis environ cinq ans.Ils sont faits d'acier G.40.21.50A résistant à la corrosion atmosphérique.La plupart des aciers patinables passent par une phase initiale d’oxydation assez courte qui laisse une couche de surface d’un rouge brun foncé.Cette surface évolue avec l’âge, mais sans autre oxydation, et prend une belle teinte stable.Les lampadaires mesurent de 30 à 100 pi.de hauteur, avec une moyenne de 48 pi.Ils sont faits de tôle forte d’épaisseur 10, en plusieurs sections réunies par des joints à emboîtement.Les sections, auxquelles on donne la longueur maximum, sont obtenues par pliage à la presse et ne comportent qu’une seule soudure longitudinale.La plaque de base est soudée à l’usine.Le lampadaire est fixé par des boulons sur une fondation en béton.La base du lampadaire comprend une ouverture qui donne accès au câblage électrique.L’éclairage est fourni par des luminaires à vapeur de sodium à haute pression portés par des bras d’une longueur maximum de 9 pi.Les supports de panneaux de signalisation sont de forme octogonale et ont de 4 à IIV2 po.de diamètre extérieur.Toutes les sections sont obtenues par pliage à la presse à partir de tôle forte de 3/8 po., avec soudures longitudinale et transversale.La portée de ces supports est généralement de 80 pi.Toutefois, on a obtenu une portée maximale de 150 pi.Les fondations et la fixation sont semblables à celles des lampadaires.Même les éléments les plus longs sont entièrement assemblés à l’usine.Les panneaux de signalisation sont faits d’aluminium et fixés aux supports par des pièces spécialement conçues par la Ville.Des lampes à vapeur de mercure éclairent les panneaux.Installés par le personnel de la Ville et par des entreprises privées, les poteaux en acier patinable donnent entière satisfaction.Selon M.R.J.Keith, ingénieur de la circulation de la ville de Calgary, les principales artères ont maintenant été équipées de poteaux de grande hauteur en acier patinable, tandis que les rues des quartiers résidentiels sont éclairées par des lampadaires ordinaires faits du même matériau.On continuera d’équiper ainsi la ville.Une seule critique a été formulée contre l’acier intempé-rique: celui-ci tache légèrement la base en béton et le trottoir en vieillisant.Toutefois, on considère le matériau excellent à tous les autres points de vue et l’absence d’entretien compense très largement ce léger désavantage.tallation et il possède suffisamment de souplesse linéaire (jusqu’à 3%) pour se conformer aux changements graduels de niveau du terrain.On a installé à titre expérimental un peu plus d’un mille d’écran au nord et au sud de la route: 1500 pi.de 8 pi.de hauteur, 2550 pi.de 10 pi.et 1450 pi.sur murs de soutènement.Le contrat pour la fourniture et le montage de l’écran, y compris l’enlèvement de la clôture en treillis existante et le bon usage du gazon a été attribué par concours public à Westeel-Rosco, pour la somme de $199,076.Pendant tous les travaux, le ministère s’est tenu en contact étroit avec les groupements de citoyens de la région et les a consultés à de nombreux sujets.Jusqu’à présent, on n’a recueilli que des éloges au sujet de l’écran.NORTH Deerfoot Tr^ Red Deer Mc Knight Blvd WEST |p SOUTH Deerfoot Tr « g;.- I Les supports de panneaux de signalisation et les lampadaires de Calgary sont faits d'acier patinable exigeant peu ou pas d’entretien 1 fi.j Dominion Foundries and Steel, Limited, P.O.Box 460, Hamilton, Ont.Publié par la division des communiqués en Marketing de Southam Business Publications. ATTENTION! ne détruisez pas notre entité Denyse Gérin-Lajoie .THïïir jri ?fl «s 4 ,M iafr «.* 1 *»r ' • JT -l'.?vl 1-> y ^ i ' dh ¦ >.?; *, 1 -fri yï" ‘W.: ’J* ?f i/*VI * *v-.J< iinimmi éhIM Sous le regard attentif d'une femme architecte et promoteur, et sous sa direction, un livre se construit pour prendre la forme d'une parole visuelle qui criera: attention! ne détruisez pas notre entité.Moi, j'ai un quartier Phyllis Lambert, de retour à Montréal depuis 1971, après plusieurs années d'absence, s'installe dans le Vieux-Montréal où elle réunit travail et domicile."Nous ne pouvons imposer aux autres ce que nous voulons pour nous-mêmes, me dira-t-elle, mais moi j'ai un quartier: c'est magnifique! " Cette petite phrase anodine se révélera primordiale dans toute la pensée de Phyllis Lambert.Très dynamique mais très réservée, elle raconte petit à petit sa passion pour les maisons en pierres grises de Montréal.Je dis passion, car ce dont il s'agit véritablement c'est de la VIE.Regarder en arrière pour mieux voir Je me méfie toujours des nostalgies car elles impliquent regarder en arrière, mais regarder en arrière pour mieux voir l'avenir est un geste positif; ce geste, Phyllis Lambert le pose.Depuis deux ans, elle fait revivre, dans leur itinéraire historique, les maisons en pierres grises qui sont, pour elle, la véritable matière de Montréal; "matière qui réunit la ville".Déjà au milieu du 18e siècle, on travaillait les carrières à Montréal, et l'utilisation de la pierre était courante.Ce n'est que plus tard que cette matière appartiendra à une classe aisée.Des quartiers prenaient naissance aux portes de la ville, et s'agrandissaient d'après une nécessité logique.Ils com- 1 mencaient à grimper vers la rue Sherbrooke, et formaient des villages qui représentaient des unités d'habitation où toutes les activités de la vie quotidienne étaient réunies.On pouvait y trouver le marché, l'école, l'église, les boutiques, le travail, et tout ce qui fait que la vie se vit.La rue St-Laurent traversait l'fie dans son entier; le transport en commun commençait à jouer son rôle et au fur et à mesure que la ville grandit vers le nord, on en voit les étapes.Chaque quartier représente une époque.Les pierres grises Phyllis Lambert fait un relevé.Les rues St-Laurent, St-Denis, St-Urbain, Sherbrooke étaient toutes en pierres grises."Les maisons étaient merveilleuses, avec des étendues fantastiques, et pour les petites maisons c'était toujours la Montréal, Novembre-Décembre 1974 23 ATTENTION! S&üIaS.IJ LM,.cgswgS gjjSsSf ISjjgSgi; Ëgjgë même étendue car elles sont en rangées," s'exclame-t-elle."Vous savez, ce n'est pas une question de sauver un immeuble pour l'immeuble lui-même, poursuit-elle, mais à cause de la vie que l'on trouve derrière la façade; à cause de toute une manière de vivre.C'est ce que nous voulons sauvegarder.Je vis dans un quartier où je peux travailler, vivre, acheter tout ce dont j'ai besoin, sans jamais avoir à me servir de l'automobile.Et puis, il y a le contact avec les gens, et ça aussi c'est très important".Cette passion pour les maisons en pier- res grises ne date pas d'hier.Chaque fois que Phyllis devait faire visiter la ville, elle cherchait toujours à montrer ces maisons qui, pour elle, représentaient le véritable caractère de la ville.A son retour définitif, elle commence à les photographier, mais bientôt elle s'aperçoit que plusieurs d'entre elles sont en vente ou en instance de démolition.Elle décide alors de les figer sur place à tout jamais en les regroupant à l'intérieur d'un livre.Est-ce que ce livre, dans lequel Phyllis Lambert tente de démontrer ce que signifie l'entité d'un quartier, deviendra le témoin irrévocable d'une époque où l'Homme était encore le centre de la Vie?En groupant les maisons en pierres grises par quartiers et à l'aide d'une série de documents, de cartes et de photographies, elle fait ressortir l'unité du quartier tout en établissant la différence qui existe entre eux; ce qu'ils étaient à leur époque d'origine, et ce qu'ils sont de nos jours.La naissance de ces villages se faisait systématiquement à partir d'un besoin naturel d'expansion et donnait cours à une évolution logique.Une maladie d'incompréhension Aujourd'hui il n'y en a aucune.Des quartiers sont coupés en deux pour faire place à des édifices qui n'ont rien à voir avec la vie du quartier.Il en résulte l'assassinat de la vie de ces quartiers.Il suffit de regarder CONCORDIA pour en comprendre toute la portée.Pourquoi ne pas avoir transformé le parc Milton en un centre qui aurait répondu à des besoins réels et essentiels de la vie du quartier.Particulièrement lorsque l'on sait que la ville est inondée de terrains vacants.Les effets néfastes de ces erreurs sont trop bien connus de nos jours pour croire à de simples erreurs de jugement.Quel est donc le sens de cette puissance du Pouvoir qui élève les intérêts de la spéculation au-dessus de la vie même de l'Homme?Phyllis Lambert répond: "C'est une maladie d'incompréhension.Quand ils démolissent une rue comme la rue Sherbrooke, ils ne peuvent plus retrouver ce qu'ils recherchaient au départ.Il n'y a aucune raison de recommencer la ville au centre".24 Architecture-Concept ne détruisez pas notre entité ill! I Q ITlVf Montréal, Novembre-Décembre 1974 i mm J%2ï Jlilffllllllllllwi ;1 !•!!!! !!i 'ÜriEllîlI i mu w ¦/ %Z*7k e®» L EÎIüî» ?«»ïisâî «mm ATTENTION! ne détruisez pas notre entité Pour Phyllis, être architecte aujourd'hui de façon totale, c'est aussi être promoteur, car il est impossible pour un architecte de décider par le seul fait de son désir, des constructions qu'il entreprendra.Par conséquent, prisonnier de contingences, souvent incontrôlables, il doit se plier à des normes avec lesquelles il n'est pas toujours en accord.La seule façon de remédier à cette situation, c'est de participer soi-même à la planification.Repenser l'unité du milieu L'architecte nouveau devra adopter une attitude étrangère à celle de son prédécesseur.Ce qui était important durant les années '30 et jusqu'en 1965 ne l'est plus aujourd'hui.Les architectes qui étaient, à cette époque, regroupés pour former des firmes capables d'affronter les exigences des grosses corporations, ne sont pas nécessaire- ment préparés actuellement à être à l'écoute d'une société en pleine voie de changements profonds."Maintenant que les problèmes de la technologie, matériaux et autres ont été résolus en majeure partie, il faut se concentrer à repenser l'unité du milieu, nous dit Phyllis, et il faut travailler avec les moyens de construction économiques.Il faut le faire d'un point de vue social, et ça c'est le grand changement.Ce qui est à mon avis mauvais, ce n'est pas l'étape à travers laquelle nous venons de passer, et qui était nécessaire, mais c'est de continuer à la voir comme seule solution et de persister dans cette direction".Architecte total Phyllis Lambert a débuté sa carrière d'architecte en travaillant sur le projet de construction de la Maison Seagram à New-York.Responsable de trouver l'architecte, elle entreprit d'en rencon- trer plusieurs et discuta longuement avec les critiques d'architecture, à travers tous les Etats-Unis, avant de fixer son choix sur Mies van der Rohe.Elle était l'agent de liaison durant toute la période préparatoire ainsi que la période de construction.C'est à la suite de cette expérience qu'elle décide d'entrer à l'école d'architecture et elle obtint son diplôme au Illinois Institute of Technology de Chicago.Elle fait de l'urbanisme là-bas et ouvre un bureau en 1963 qu'elle gardera jusqu'en '71.C'est durant cette période qu'elle construit le Saidye Bronfman Centre.Actuellement, en plus d'avoir un bureau à Montréal et un autre à Newport Beach, Californie, ouvert depuis un an, elle s'occupe activement de SAUVONS MONTREAL, organisme bien connu qui regroupe 23 associations différentes qui oeuvrent vers un même but.Photos de Phyllis Lambert et Richard Pare.Quartier St-Jean Baptiste 1— Magnifique maison de pierres grises 2— Ecole Darcy McGee 3— Maison quartier St-Jean Baptiste.4— Maison quartier St-Jean Baptiste.5— Maisons rue Berri.Quartier Maisonneuve 6— Poste de pompiers 7— Ancien Hôtel de Ville du quartier Maisonneuve.8— Gymnase et bain Maisonneuve.9— Maison quartier Maisonneuve.10—Maisons quartier Maisonneuve.Architecture-Concept CARE c’est bien plus que de l’aide, CARE donne la main à qui l’appelle.CARE, c’est une infirmière canadienne envoyée dans un pays en voie de développement, pour y enseigner les bases de l’hygiène et for- jjfflfe, mer sur place une génération ~ d’infirmières.CARE, c’est un ingénieur agricole dont les conseils permettent à des coopératives de production d’obtenir de meilleures récoltes.CARE, c’est un ingé- ______ nieur en hydraulique, qui trace des plans d’adduction d’eau et d’irrigation.CARE, c’est un docteur dont les connaissances et le savoir-faire se transmettent à ses collègues outre-mer.médicaux, le planning familial.CARE donne la main à qui l’appelle afin qu’il s’en sorte! Mais CARE, c’est vous d’abord, car sans vous rien n’est possible.CARE est un orga-_ nisme privé qui n’a pas de visées commerciales.Les dons ^ 1 qu’on lui fait sont déductibles pour l’impôt.Remplissez le coupon ci-dessous, décou- pez-le et envoyez- j y=sr^^ le à l’adresse indiquée, avec une offrande.¦ j CARE, des ¦ ¦ Ci-joint $ Signature.Nom_______ ce sont bancs et des pupitres de classes, des' matériaux de construction _______ _______ pour une éco- ^b= jardinage, des den- ' f rées alimentaires pour les affamés.CARE est un service de coopération universelle en vue d’améliorer la nutrition, les services d’eau potable, le logement, l’instruction, les services CARE Canada, Département 4, 63 Sparks, Ottawa, Kl P 5A6 Vous recevrez" un reçu et un compte-rendu de nos activités outremer.CARE Canada, Département 4, VVT 63 Sparks, Ottawa, K1P 5A6 Adresse.Ville.Province.Montréal, Novembre-Décembre 1974 27 1.La Polyvalente de l’Immaculêe Conception â Montréal est un bâtiment compact construit en béton précontraint et en béton monolithique.3.L’école secondaire du Père Marquette se distingue par une grande diversité dans l’utilisation du béton tant â l’intérieur qu'à l’extérieur.Béton fait de ciment “Canada-Lafarge” Le béton au service des écoles, polyvalentes et cegep.La conception architecturale des écoles et des universités s'est complètement modifiée ces dernières années.Elle correspond mieux aux besoins actuels : flexibilité des espaces, interdépendance, libre circulation, cadre accueillant.Le béton, par sa souplesse d’adaptation, permet ces aménagements intérieurs et extérieurs.En outre, il réduit considérablement le temps et le coût de la construction et, qualité primordiale, le béton est ignifuge et quasi indestructible. Ill III 2.Le C.E.G.E.P.très moderne d’Ahuntsic à Montréal offre une conception originale et une réalisation des plus remarquables.4.Innovation totale pour la Polyvalente Saint-Maxime à Chomedey près de Montréal.Cette école en béton relève presque du domaine de la sculpture architecturale et l’épanouissement intellectuel du Québec 1 Arch.: Jodoin.Lamarre & Pratte Ing.-cons.en struct.: Brouillet, Carmel, Fyen X Jacques Entrepr.gén.: Charles Duranceau Ltée Béton préparé : Francon 2 Arch.: Angers & Perron Ing.-cons.en struct.: Lemieux, Senecal X Associés Entrepr.gén.: Claude Morin Inc.Panneaux préfabriqués : Francon 3 Arch.: Label le.Label le.Marchand, Geoffroy Ing.-cons.en struct.: Beaulieu, Trudeau X Associés Entrepr.gén.: A.N.Bail Cie Ltée Sous-entrepr.en maçon.: Costa Construction Ltée 4 Arch.: Pierre Cantin Ing.-cons.en struct.: Regis Trudeau X Associés Entrepr.gén.: Bourjac Construction Ltée Panneaux préfabriqués : Prefac Concrete Co.Ltd.Béton préparé : Lafarge Béton Ltée LAFARGE LTÉE CIMENTS CANADA DIRECTION RÉGIONALE DU QUÉBEC: 625, av.du Président Kennedy, Montréal 111, Qué Tél: 514-849-5621 c - ?c J_é Z ¦f ^‘7 Un Canadien au fond d’une mine chinoise?UN SEUL journaliste se trouvait parmi les membres de la Mission des industries minière et métallurgique déléguée en République Populaire de Chine l’automne dernier: Chris Mamen.Le rédacteur en chef du Canadian Mining Journal observait et préparait des reportages pour le bénéfice de ses lecteurs.Voilà le genre de service qui accroche et retient l’attention des lecteurs des revues spécialisées Southam.L’industrie minière du Canada et ses fournisseurs en savent désormais plus long grâce aux observations servies par Chris Mamen.Pour ce genre de reportage, il était l’homme tout désigné.Les rédacteurs de la Compagnie d’Editions Southam et ses filiales remportent la palme dans ce domaine.Ce sont, en deux mots, des as.Leur valeur est à l’origine même des invitations, prix décernés et citations dans d’autres média.Elle est aussi confirmée par les réactions que suscitent leurs écrits parmi les lecteurs.Et parmi les annonceurs qui reviennent sans cesse à la charge pour exiger davantage, surtout lorsqu’en exiger davantage signifie des ventes accrues, une plus grande part du marché et peut-être bien une année meilleure que la dernière.Avec plus de 60 revues spécialisées et une gamme complète de services de commercialisation, Southam met toute la compétence et l’expérience au service des annonceurs.Elle fait figure de géant dans le domaine de la commercialisation au Canada.Southam et ses services de commercialisation sont à l’oeuvre pour vous, grâce à — 60 revues spécialisées — Etudes de marchés — Système de mise en marché par ordinateur — Communications spécialisées — Systèmes audiovisuels — Traduction — Créatique — Commercialisation par la poste — Foires commerciales — Colloques -Experts-conseils Southam vous donne accès aux spécialistes dans — la gestion — la construction — l’industrie des ressources — l’agriculture — la fabrication — le transport et la distribution — la conception — l’ingénierie — la médecine — la dentisterie — l’environnement Demandez la brochure gratuite “A Briefcase for Communicating” LA COMPAGNIE D’ÉDITIONS SOUTHAM LIMITÉE 310, av.Victoria, Montréal, Québec Canada H3Z 2M9.514-487-2302 Don Mills, Vancouver, Calgary.Winnipeg La Maison qui vous offre mille et un moyen d’accroître vos ventes! 30 Architecture-Concept URBA 2000 Hélène Gosselin-Geoffrion t-wr-r §8®S m ah ¦ —.i-» URBA 2000, une tentative honnête et saisissante de la recherche de l'équilibre par l'homme et pour l'homme.Une série de dix films produite par l'Office National du Film dans le cadre de la Société Nouvelle afin de rendre l'homme urbain plus conscient du désastre inévitable vers lequel tendent nos villes nord-américaines si on n'y met pas un cran d'arrêt que seule une information complète sur les problèmes impliqués rendra possible.Réalisée par Michel Régnier en collaboration avec l'architecte Luc Durand, cette série prolonge la précédente, Urbanose, où on s'était surtout attardé à attaquer les maux cancéreux dont souffre la ville (Montréal en l'occurrence), afin de produire un choc d'idées duquel pourrait ressortir une volonté de la population de s'organiser.URBA 2000 revient à la charge en illustrant des exemples concrets de réalisations urbaines dans divers secteurs afin que cette connaissance des problèmes surmontés dans d'autres villes bénéficie aux villes canadiennes.Cette série n'est pas adressée uniquement aux professionnels de l'environnement et administrateurs gouvernementaux mais à la population toute entière de laquelle seulement pourra jaillir une véritable ''révolution'' urbaine déclenchée par le poids de ses revendications.Michel Régnier a dit très justement: ''A force de détruire son propre visage, on finit par douter de son identité.Et bientôt, quand la ville devient étrangère à toute une génération, il est trop tard.On ne possède plus que le spectre d'une ville, l'anti-mémoire de ce que fut une ville, de ce qu'elle aurait pu devenir avec un développement sain, répondant aux besoins des habitants, et non aux seuls intérêts des financiers." URBA 2000 a nécessité une recherche extensive sur la question urbaine.Des quelques 145 cas étudiés au Canada et à l'étranger, après une sélection d'une quarantaine de'sujets, on opta de la façon la plus objective possible à la sélection finale que constituent les dix films présentés dans le cadre de cette série.Notons que les modèles ont été choisis en fonction de leur degré de transposition et de leur portée pratique dans un contexte canadien.I Is ont pour but, non seulement de visualiser des solutions adoptées dans d'autres contextes urbains mais d'expliquer leur fonctionnement et la manière qu'elles sont vécues par les populations concernées.URBA 2000 présente une approche globale des problèmes sans quoi toute action urbaine n'est efficace que partiellement et à court terme.Ainsi sont étudiés les problèmes de l'habitat urbain, de la présence de l'automobile dans la ville, de la préservation des espaces verts, de la conservation des centres historiques, de l'information populaire, de l'homme urbain, etc.Est-ce simplement par ignorance ou plus encore par malhonnêteté que l'on donne aisément feu vert aux spéculateurs qui détruisent non seulement le tissu urbain mais le bien-être de la collectivité?Comment peut-on expliquer cette politique anarchique concernant les logements, la destruction du centre-ville par la construction de géants de béton déshumanisants, de réseaux routiers et par l'infiltration infernale de l'automobile.L'organisation de la vie urbaine est non seulement une responsabilité mais un devoir collectif.Pour limiter à court terme et enrayer à long terme cette destruction radicale des centres urbains, seule une action politique concertée peut être d'un apport vital et, dans ce sens, les comités de citoyens ne sauraient trop se multiplier.Il ne faudrait pas oublier que l'équilibre de la ville comme de l'homme est fragile et que si tous ces problèmes soulevés ne provoquent pas de façon générale une réflexion profonde, nos villes de l'an 2000 risquent de s'autodétruire.Les villes ne seront alors qu'à l'image de ce que tous ensemble nous les aurons faites! La série URBA 2000 est destinée principalement à la télévision, Radio-Canada en ayant la distribution exclusive.Cependant, l'Office National du Film a organisé des visionnements accompagnés de discussions afin de sensibiliser à cette série tous ceux susceptibles de les utiliser dans leurs activités professionnelles ou sociales.C'est ainsi qu'un premier visionnement était organisé en octobre dernier à Montréal.D'autres se poursuivront à Québec, à Ottawa et dans d'autres villes canadiennes.Nous ne saurions trop encourager les professionnels de l'environnement de s'y rendre! Nous vous présentons succinctement un résumé des dix films tournés lors de cette série.Montréal, Novembre-Décembre 1974 31 URBA 2000 Montréal, retour aux quartiers La période précédente de rénovation urbaine à Montréal était marquée par l'implantation d'ensembles résidentiels populaires de moyennes et de grandes dimensions, variant de 150 à 300 logements.Une nouvelle formule consiste à insérer des logements à loyer modique (de 4 à 20 unités de logement) dans des quartiers, que ce soit sur des terrains vacants ou en remplacement d'habitations jugées vétustes.Le Service de l'Habitation et de l'Urbanisme favorise également soit directement ou par voie de subventions, la restauration de logements considérés défectueux mais dont la structure est jugée récupérable.Cette nouvelle politique est de beaucoup préférable, à notre avis, à l'implantation de vastes nouveaux ensembles résidentiels qui ne savent reconstituer l'âme d'un quartier si chère à ses résidents.1 2 Saskatoon, la mesure o ÏS 3 La ville de Saskatoon est la seule ville canadienne à avoir adopté, et ce depuis 40 ans, une politique efficace de contrôle du sol et des investissements.Cette tentative devrait nous servir de juste exemple dans l'établissement d'une politique contre toutes formes de spéculation.Cette ville de la Saskatchewan achète et contrôle une large réserve de terrains afin de les développer suivant ses propres politiques urbaines selon les directions qu'elle-même choisit.Cette politique entrafne inévitablement une baisse des coûts des terrains à bâtir vu l'abolition de la spéculation foncière et permet à long terme une cohérence dans un plan d'urbanisme visant à un équilibre sain entre les équipements résidentiels, commerciaux et publics.New-York, Twin Parks Project, TV Channel 13 Deux actions concrètes dans cette ville suicidaire par excellence qu'est New-York nous montrent qu'un redressement est toujours possible même dans le cas de situations jugées désespérées.Le projet Twin Parks, dans le quartier Tremont au coeur du Bronx est venu de la conscience sociale d'un groupe de prêtres et de pasteurs qui, voyant et réalisant les implications de l'incroyable dégradation du milieu physique et social, ont décidé de lancer un plan de rénovation urbaine pour l'ensemble du quartier.I Is ont compris qu'il n'y avait pas que les questions de financement et de construction de logements décents qui étaient essentielles mais que le facteur vital était de redonner à la population la volonté de reconstituer un environnement amélioré en réanimant la trame sociale du quartier.Pour redresser un état de panique urbaine, il faut avant tout reconstituer les éléments vitaux d'un équilibre social et urbain.La seconde action entreprise à New-York est celle de la station de télévision Channel 13.Cette station a décidé d'envoyer aux quatre coins de la ville des reporters qui tâteront le pouls de la vie urbaine, en s'intéressant aux conflits dans les quartiers, aux mouvements d'opposition, aux projets qui suscitent des bouleversements, enfin aux questions qui paraissent parfois banales mais qui permettent de mieux comprendre les tensions brûlantes dans la vie d'une ville.Cette action permet une communication bilatérale et une diffusion plus complète de l'information.Avant de songer à résoudre des problèmes, il faut d'abord les connaf-tre profondément et établir une communication avec les intéressés et entre les diverses communautés d'un même forum urbain.32 Architecture-Concept Une série de films de Michel Régnier Sapporo, croissance planifiée tu* Afin de permettre cette croissance spectaculaire qu'on lui connait, le Japon a commis la bévue de laisser entière liberté aux entreprises commerciales et industrielles.Conscient des résultats déplorables de cette politique anarchique dans ses villes, le gouvernement japonais a décidé d'instaurer pour Me d'Hokkaido un Plan de Développement mettant en place un ensemble de règles et de mécanismes visant à un contrôle efficace de la croissance en préservant au maximum la beauté naturelle de ses sites.Le plan urbanistique de Sapporo a prévu un développement équilibré des axes de circulation, une répartition équitable des équipements commerciaux et des services, des transports publics efficaces (on dit qu'il s'agit techniquement du meilleur métro au monde), des trottoirs chauffés en hiver, un réseau piétonnier et commercial souterrain relié à des parcs et à des services publics, les rives entièrement publiques et généralement aménagées en équipements sportifs, et on pourrait allonger cette liste qui fait de Sapporo l'une des grandes villes les mieux planifiées au monde en alliant croissance et technologie tout en sauvegardant ses espaces verts.Bologne, une ville ancienne pour une société nouvelle Bologne est non seulement un grand centre historique d'Italie extrêmement bien préservé mais une ville d'avant-garde sur les plans social, culturel et démocratique.Plutôt que de se contenter de devenir une ville-musée, elle peut s'enorgueillir aujourd'hui d'être réputée pour l'esprit qui anime la gestion de ses affaires publiques.Depuis 1945, une majorité de la population maintient au pouvoir une alliance communiste-socialiste.Ainsi, 40% du budget municipal est consacré aux affaires sociales, 50% aux nouveaux logements construits et gérés par les coopératives; de même, les Conseils de quartiers veillent à une communication continue entre les administrateurs et les administrés.Le plan de croissance de la ville préserve entièrement la vieille ville historique et contrôle les développements périphériques.Ce plan s'inscrit dans un plan intercommunal lequel regroupe 16 municipalités périphériques à Bologne afin de contrôler et de conserver à l'ensemble régional un équilibre des revenus, salaires, fonctions et communications.Düsseldorf, équilibre urbain MMBM MrïïS77,m\' .il I lüllllll lîSrïïrrTrSfl ^jjiiiirimiiiiiiiiiiiiini.Ïïîïïïiïp^r;,, Düsseldorf est un exemple remarquable comme quoi un contrôle strict du capital ne le chasse pas nécessairement s'il est soutenu par une politique muni cipale cohérente.Düsseldorf passe 3 pour la ville la plus riche de l'Allemagne fédérale, ayant attiré les investissements de 550 compagnies internationales en 3 ans tout en imposant des règlements d'urbanisme sévères et cohérents.Au lieu de favoriser un quartier d'affaires ultra-concentré, on préféra un étalement des grands édifices d'affaires dans plusieurs quartiers.Au lieu des autoroutes urbaines, on a préféré les réseaux routiers en ceinture et le trafic intérieur emploie plusieurs rues plutôt que les grands axes divisant la ville.La priorité est donnée au transport public.Les nouvelles constructions doivent respecter les divers styles, époques et fonctions.Des comités de citoyens sont écoutés et respectés par les responsables municipaux.En bref, une ville prospère et dynamique qui a su sauvegarder un équilibre constant entre les intérêts et les goûts de sa population.» a* A Sp Montréal, Novembre-Décembre 1974 33 URBA 2000 | Grenoble — La Villeneuve réinventer la ville 23» C'est en 1961 qu'un arrêté ministériel français désigna les centres de Grenoble et d'Echirolles comme zone à urbaniser en priorité.Le défi le plus important était, dans ce pays reconnu pour ses rapports de classes difficiles, d'établir un certain consensus social afin de permettre l'acceptation du plan d'urbanisme proposé: ce plan a établi un mixage dans les mêmes blocs, d'habitations à loyer modéré, d'immeubles à loyer normal et de logements aux coûts plus élevés avec des possibilités d'accession à la propriété ou de location.Parallèlement, on proposa d'intégrer les écoles au pied des immeubles, de réserver un vaste domaine où serait exclu le trafic automobile, de réunir les vieux et les jeunes et de favoriser un décloisonnement des activités quotidiennes, aux plans de l'espace, des classes et du temps.En bref, la Ville-neuve de Grenoble a tenté de créer une communauté plus ouverte donc mieux équilibrée.Basingstoke — Runcorn villes nouvelles britanniques La Grande-Bretagne fut le premier pays à planifier la création de villes nouvelles afin de rémédier aux problèmes de croissance démesurée que connurent les grands centres industriels, même tôt après la révolution industrielle.Ainsi, peu avant 1900, lancait- âïw.I! ÉS ! ! ÿ ! ! il 8 > îj —IA ' on l'idée des cités-jardins, nouveaux centres urbains autonomes entourés par la campagne et offrant emplois et services.De cette idée, naquit une Association d'Urbanisme et d'Aménagement des Campagnes.Plus tard, en 1940, une commission recommande la limitation de la croissance des grandes villes et l'implantation de deux modes de décompression, à savoir les villes nouvelles, relevant directement du gouvernement central, et les villes en expansion, relevant des trois niveaux décisionnels (local, régional et central).L'exemple des villes de Basingstoke et de Runcorn représente les tendances générales des villes nouvelles britanniques, lesquelles favorisent sans conteste les questions sociales.En effet, une ville nouvelle doit offrir à ses nouveaux arrivants non seulement des logements mais aussi des services, publics et privés.Donc intégration du travail, des communications et des services sociaux dans la ville nouvelle laquelle offre un équilibre sain entre les besoins, les fonctions, les services et les espaces.Centre-ville et piétons Voilà un titre qui peut prêter à confusion.Comment peut-on associer dans nos villes nord-américaines le centre-ville aux piétons alors qu'ils y sont de 34 Archi tectu re-Concept JJCÜ ¦•m m•jspf imn ïî ir fi ¦ I sSl ¦! .-SS-' î**l®ii 'n!nOTJWtB*{_ ISMjflSW *»»l « 'SMig «¦Su URBA 2000 styles, les époques, les tendances dans un respect et un équilibre exemplaires.Cet exemple devrait nous prouver qu'il est possible de doter une ville des équipements modernes requis sans pour autant détruire l'héritage socio-culturel laissé par tant de générations.URBA 2000 note on ne peut plus justement: ''La vieille ville de Québec! Pour combien de temps encore attirera-t-elle les touristes?Non seulement on y fait des horreurs à l'intérieur des murs d'enceinte, mais on saccage tellement les abords que bientôt la vieille cité historique ne sera plus qu'un anachronisme entre des réseaux d'autoroutes, des parkings et des gratte ciels." plus en plus exclus?L'automobile a en effet une place d'honneur dans les centre-villes et les budgets destinés à favoriser son infiltration massive prennent des proportions gigantesques.L'automobile, avec tous ses sous-produits (réseaux routiers, échangeurs parkings) est une cause importante de la dégradation de la vie en milieu urbain.Le thème présenté dans ce film favorise un double développement pour remédier à ce désastre: d'abord, il s'agit de planifier des relations, des communications urbaines efficaces avec des transports publics diversifiés et fréquents; ensuite il faut prévoir des aménagements urbains rétablissant un sain équilibre entre les piétons et les véhicules publics et privés.Donc il faut encourager la multiplication des rues strictement piétonnières et peut-être penser à un système comme Over-street, de Harry Mayerovitch (cf Architecture Concept, édition de janvier-février 1974) pour les quartiers résidentiels.Redonner la ville à l'homme pour lequel elle fut d'ailleurs créée, cela ne devrait pourtant pas être une utopie! Montreal, Novembre-Décembre 1974 En 1945, la ville de Varsovie en Pologne était détruite à 86%.Cette ville a été reconstruite pierre par pierre par ses citoyens voulant à tout prix préserver le vieux centre historique Staré Myasto.La ville moderne a été redessinée en tenant compte des équipements et des services qui répondraient aux nouveaux besoins.On a rassemblé les 7 1 — 2Montréal, Logements municipaux intégrés aux quartiers.3— Düsseldorf (Koenigs Allée).4— Düsseldorf, rue de piétons.5— La Villeneuve de Grenoble.Stationnement couvert avec une école sur le toit et habitations.6— Place centrale (le Dam) à Amsterdam 7— Ville de Québec.Vue sur le Complexe parlementaire "G".Photos de Rodrigue Deschênes et Marco Labrecque (Québec seulement).Conception des illustrations et recherche: Michel Faubert, Office National du Film.6 Varsovie-Québec, comment ne pas détruire une ville L'Interdisciplinarité Une mise au point Ricardo Vergès-Escuin Cet article comprend les deux premières parties d'une monographie ( 1 ) préparée par l'auteur pour le Comité des sciences de l'environnement dont il était membre à l'Université de Montréal.Il y a cinq ans, paraissait dans cette revue un article sur l'interdisciplinarité (2).Les mêmes auteurs ont publié depuis un texte plus développé mettant en relief les problèmes que pose l'instauration de ce type d'approche dans les milieux de la recherche urbaine (3).Entre-temps est paru le recueil de l'O.C.D.E.(4) laquelle a par ailleurs publié une série de monographies sur la recherche interdisciplinaire dans des secteurs scientifiquement sous-développés.Au Québec, le Conseil des universités vient de recommander à ses institutions respectives de donner un caractère prioritaire à l'interdisciplinarité dans plusieurs domaines (5), tandis que le Comité des sciences de l'environnement de l'Université de Montréal a reconnu la nécessité d'une approche interdisciplinaire à la recherche de solutions aux problèmes de l'environnement (6).Bref, l'interdisciplinarité est à l'ordre du jour.Mais, d'où vient-elle, que cher-che-t-elle à résoudre et, en définitive, comment se définit-elle elle-même?Voilà les questions que ces quelques lignes vont chercher à éclairer.Pour ce faire, nous allons nous référer particulièrement aux différents auteurs qui ont contribué à l'ouvrage de l'O.C.D.E.(7).L'insuffisance de l'approche monodisciplinaire Pour Jean Piaget, la monodisciplinarité est dépassée en tant que moyen de développement des connaissances (O.C.D.E.p.132-133), puisque l'évolution scientifique a provoqué le renversement du positivisme qui limitait la science à l'analyse des seuls observables (d'où les classifications d'un réel morcelé en disciplines distinctes).En effet, le passage des expériences aux échelles extrêmes d'observation et les progrès de la déduction mathématique ont renforcé le besoin d'explication causale.Cela a conduit à la découverte fondamentale des structures.Or en plus d'être explicatives les structures ont d'autres propriétés: — elles introduisent dans le réel un ensemble de connexions nécessaires alors que les lois sont constatées simplement comme des données factuelles: — elles dépassent les frontières des phénomènes car si les manifestations de ces derniers sont observables, la conceptualisation d'une structure sous forme de système n'est atteinte que par déduction, donc par des liaisons non observables; — du moment que la structure dépasse les observables, elle aboutit à modifier profondément notre notion de la réalité."Les conséquences en sont alors claires: rien ne nous contraint plus à morceler le réel en compartiments étanches ou en étages simplement superposés correspondant aux frontières apparentes de nos disciplines scientifiques et tout nous oblige au contraire à nous engager dans la recherche des interactions et des mécanismes communs".Mais si Piaget se place du point de vue du développement des sciences, on doit considérer également que la monodisciplinarité est dépassée en tant qu'outil de résolution des problèmes sociaux.Il y a en particulier une nouvelle demande sociale adressée à l'université qui échappe à l'emprise du système monodisciplinaire.Faute de progrès dans ce sens, le fossé entre la science et la société risque de se creuser alors que le coût de la première est lourdement ressenti par cette dernière."Par demande sociale originale, nous entendons un certain nombre de situations relativement récentes selon lesquelles, soit la société tout entière, soit l'environnement immédiat, la ville, la région, le comté, propose à l'université de nouveaux thèmes d'études qui, par définition, ne peuvent être enfermés dans aucun cadre disciplinaire existant".Guy Berger (O.C.D.E.p.44)."Alvin Weinberg, qui vient de proposer une thèse faisant de la science un coût indirect, d'ordre technique, que la société doit acquitter pour atteindre I ses objectifs, est le premier à admettre explicitement un lien de rétroaction entre la science et l'innovation sociale; il préconise une réorganisation de l'activité scientifique qui soit conforme aux objectifs sociaux reconnus.Cette réorganisation de l'activité scientifique prend la forme d'approches interdisciplinaires normatives".Erich Jantsch (O.C.D.E.p.99)."A mesure que les disciplines dont se compose l'université deviennent plus complexes et plus ramifiées sous l'effet de leur logique interne, le décalage entre l'université et la société ne fait que croftre".Alvin Weinberg.Par ailleurs, Jantsch met l'université en face de son obligation de remplir un rôle idoine vis-à-vis de la société, rôle qui consistera dans le traitement des "systèmes conjoints de faits sociaux et technologiques" selon une méthode intégrée qui exclut l'approche traditionnelle (8)."Nous serons d'autant plus enclins à façonner activement notre propre avenir que nos institutions — ou celles d'un type tout à fait nouveau qui les remplaceront — se montreront plus ou moins capables de traiter à un rythme plus ou moins rapide, ces systèmes conjoints selon une méthode intégrée, c'est-à-dire qui tienne compte de leurs dimensions sociales, économiques, politiques, technologiques, psychologiques, anthropologiques et autres.Au lieu d'un enseignement qui prépare à des carrières, des professions et des qualifications bien définies et toutes tracées (calquées sur les compétences actuelles), il nous faudra un enseignement qui fortifie le jugement dans des situations complexes et susceptibles de transformations dynamiques.Au lieu de se livrer à des travaux de recherche spécialisés et fragmentaires et de se cantonner dans un rôle passif de consultation, l'université devrait jouer un rôle actif dans la planification de la société, en particulier dans la planification de la science et de la technologie au service de la société.Ainsi, le rôle d'animation qui s'impose à l'université dans ce vaste processus de transformations institutionnelles et sociales, dans lequel nous sommes entra fnés par la montée des crises et la poussée des événements, découle de la 36 Architecture-Concept Une mise au point vertu qu'elle seule possède de pouvoir renforcer l'aptitude de la société à se renouveler sans cesse''.La nécessité d'une approche interdisciplinaire Comme nous l'avons vu pour Piaget (O.C.D.E.p.133), l'interdisciplinarité a été rendue possible avec l'avènement de la recherche causale et la découverte des structures.Dans un texte d'une exceptionnelle densité, Piaget s'attache à démontrer que l'instauration de l'interdisciplinarité est inéluctable autant pour les sciences déductives que pour les sciences physiques et les sciences humaines."Une conséquence évidente de l'évolution que nous venons de rappeler trop sommairement est qu'aucune science ne saurait s'étaler sur un seul plan, et que chacune comporte des niveaux variés de conceptualisation ou de structuration.Il en résulte que toute discipline se doit tôt ou tard d'élaborer sa propre épistémologie.Or, si la recherche des "structures", au sens des systèmes sous-jacents de transformations, constitue déjà un facteur fondamental d'interdisciplinarité, il est clair que toute épistémologie interne, visant notamment à caractériser les relations existant dans une science entre les observables et les modèles utilisés, sera très tôt solidaire de l'épistémologie des sciences voisines, non seulement parce que les mêmes problèmes épistémologiques se retrouvent partout, mais encore parce que les relations entre le sujet et les objets ne sauraient être dégagées que par des voies comparatives ou par des méthodes génétiques".Eric Jantsch s'efforce de distinguer sa démarche de celle de Piaget, mais il arrive à des conclusions semblables pour ce qui a trait à l'interdisciplinarité."Le professeur Piaget parle de relations causales et il les qualifie même de nécessaires, ce qui sous-entend apparemment qu'il considère ces relations comme dynamiques et qu'il croit à l'existence d'un telos, voire d'une finalité.Mais que représente ce "telos", ou cette finalité, de la science?Est-elle inhérente à l'évolution interne de la science?Ou bien, l'homme étant deve- nu le principal "acteur" cybernétique de notre planète, ses efforts pour construire rationnellement des configurations écologiques nouvelles et dynamiques lui imposent par-là même la responsabilité première de cette finalité".(O.C.D.E.p.98)."Le fractionnement traditionnel du savoir et sa transmission par le canal de plusieurs disciplines distinctes correspondaient à un point de vue qui consistait à dire qu'il devait être possible d'arriver à une explication mécaniste du monde tel qu'il est en ordonnant dans un cadre logique des observations empiriques.Pour Churchman, cette forme de science est "simplement une partie déficiente de l'organisation sociale”.En matière de science, la disciplinary est fondamentalement un principe statique, qui perd tout son sens lorsqu'on le situe dans le cadre d'un système objectivisé.Dans ces conditions, comment s'étonner que, à une époque où la science apparaît de plus en plus comme un élément fondamental — voire même comme une partie intégrante — de l'action créatrice humaine, on s'oriente de plus en plus vers des approches plus ou moins interdisciplinaires?" (O.C.D.E.p.102).En définitive, Piaget part de l'étude du développement des mécanismes cognitifs chez l'enfant puis chez l'adulte, cet être capable de construire de vastes systèmes structuraux différenciés et intégrés, et il propose conséquemment la découverte de structures comme base épistémologique.Jantsch part de la nécessité d'une dynamique de la connaissance capable de résoudre nos grands problèmes, dynamique pouvant être générée par l'instauration de systèmes objectivisés déduits de nos propres options sociales.Tous les deux convergent finalement vers une approche épistémologique nettement interdisciplinaire.Pour sa part, Guy Berger constate à travers les résultats de l'enquête du CERI (O.C.D.E.p.44), que l'interdisciplinarité est inscrite non seulement dans le développement scientifique et dans la demande sociale mais encore dans la demande étudiante et même dans la demande professionnelle.Si telle est la pression en faveur de l'interdisciplinarité, est-ce que cette dernière ne serait pas déjà dans les faits?Léo Apostel (O.C.D.E.p.164-165) cite à ce sujet les résultats des travaux menés aux Etats-Unis par de Solia Price."La proportion des travaux dus à la collaboration de plusieurs auteurs a augmenté continuellement à un rythme élevé et elle a atteint désormais un niveau tel que si elle continue sa progression à la même cadence, en 1980, plus aucun article ne sera rédigé par un seul auteur.Cette évolution est d'autant plus impressionnante que le nombre des études établies par trois auteurs augmente plus rapidement que celui des études rédigées par deux auteurs, celui des études dues à quatre auteurs plus rapidement que celui des études établies par trois auteurs, etc." Il est clair cependant que les articles à plusieurs auteurs ne sont interdisciplinaires que dans la mesure où les coauteurs appartiennent à des disciplines distinctes.Comme aucune précision n'est donnée à ce sujet par de Solia Price on devra se contenter de souligner le fait brut de cette évolution.Les différentes formes d'inter disciplinarité Parmi les nombreux apports à la définition du disciplinaire et de l'interdisciplinaire, nous retiendrons les définitions de Marcel Boisot (O.C.D.E.p.90-97).Outre leur précision, ces définitions présentent l'avantage non négligeable de ne retenir que "inter" parmi toute la gamme de préfixes que l'on a accrochés depuis quelque temps au terme disciplinaire, (multi, pluri, inter, trans, méta.) "Une discipline est un ensemble comportant trois catégories d'éléments: 1.Des objets observables et/ou formalisés, manipulés à l'aide de méthodes.2.Des phénomènes qui sont la matérialisation des interactions entre ces objets.3.Des lois — donc des axiomes - qui rendent compte et prévoient les phénomènes.Les éléments de cet ensemble, doté de relations internes et/ou externes, se Montréal, Novembre-Décembre 1974 37 Une mise au point manifestent par des phénomènes qui confirment ou infirment à posteriori, les axiomes et les lois".Le premier niveau d'interdisciplinarité apparaft lorsque un phénomène brut appartenant à une discipline A est "légalisé" par une loi abritée par une autre discipline B.Lorsque cette circonstance est possible, c'est qu'un modèle commun existe entre le phénomène nouvellement légalisé en A et un phénomène plus ancien déjà légalisé par la dite loi au sein de la discipline B, Boisot appelle cela interdisciplinarité linéaire, mais reconnaft qu'il y a peu de différence avec la "disciplinarité croisée" (Jantsch O.C.D.E.p.106) que tout scientifique utilise par exemple lorsqu'il emprunte à ses propres fins un modèle déductif ayant servi dans d'autres disciplines.Le deuxième niveau est celui de /'interdisciplinarité structurale où les interactions entre deux nouvelles disciplines aboutissent à la création d'un corps de lois nouvelles composant l'ossature d'une discipline originale non réductible à la réunion formelle de celles qui l'ont engendrée (les sciences écologiques sont sans doute des bons exemples de disciplines générées de la sorte).Enfin, il y a /'interdisciplinarité composite (ou restrictive) (9) "L'interdisciplinarité restrictive (composite) désigne le cas où n'existent pas à proprement parler, d'interactions entre les disciplines au sens où nous l'avons entendu dans les deux paragraphes précédents.Ici, le champ d'application de chaque discipline mise en jeu par un objectif concret, n'est que restreint.Les disciplines "restreignantes" exercent, à l'égard des autres, des effets de contrainte.Chaque discipline restreignante impose aux autres des bornes de nature technique, économique ou humaine.Dans un projet d'urbanisme, par exemple, le psychologue, le sociologue, le spécialiste des transports, l'architecte, etc.ainsi que l'économiste, vont chacun ériger un certain nombre de restrictions dont l'ensemble va limiter la zone du possible à l'intérieur de laquelle se situera le projet".Interdisciplinarité, environnement et études urbaines Le développement de l'interdisciplinarité doit affecter certains champs de recherche en fonction non seulement de leur double degré de priorité sociale et scientifique mais encore en fonction de la praticabilité de l'affaire.Est-ce que les champs d'étude de l'environnement et des études urbaines dégagés dans la monographie précédente présentent les caractéristiques requises pour faire l'objet prioritaire de l'approche interdisciplinaire à l'université?Si l'on relève le nombre de fois où les différents auteurs qui ont élaboré sur l'interdisciplinarité ont choisi précisément ces champs d'étude pour illustrer la nécessité d'implémenter cette approche, la réponse est nettement affirmative.En plus de l'exemple ci-dessus de Boisot, on peut lire le paragraphe suivant dû à Heckhausen (O.C.D.E.p.89): "Interdisciplinarité composite.Les forces particulières qui conduisent à ce type d'interdisciplinarité résident dans les grands problèmes que posent la dignité de l'homme et sa survie: lutte contre la guerre, la faim, la délinquance, la pollution, la dégradation des paysages, les taudis urbains, etc.La recherche du maintien de la paix ou l'urbanisme sont des exemples d'interdisciplinarités en cours d'élaboration.Le lien qui unit des disciplines aussi diverses réside dans la nécessité impérieuse de trouver des solutions techniques en dépit des contingences historiques en constante évolution.C'est ainsi que l'urbanisme pose des problèmes à des sciences aussi diverses que les techniques de l'ingénieur, l'architecture, les sciences économiques, la biologie, la psychologie, etc.Au sens strict, ni les domaines matériels respectifs de ces disciplines, ni, à plus forte raison, leurs domaines d'études et leurs niveaux d'intégration théorique ne se chevauchent.Ce qui maintient cet assemblage insolite de disciplines, c'est une sorte de puzzle de domaines matériels voisins, à l'intérieur de la réalité complexe que constitue la vie d'une ville.11 faut étudier, dans les différents domaines matériels, les interdépendances qui lient des conditions diverses en fonction de leur influence sur d'importants aspects de la vie citadine, tels que la santé, le bien-être économique, les agréments de la vie, le développement de la personnalité enfantine, et d'autres objectifs correspondant à des valeurs humaines qui transcendent toutes les sciences".De son côté, Guy Berger (O.C.D.E.p.44) établit le lien entre les champs d'études évoqués et le cadre interdisciplinaire à propos de la nouvelle demande sociale."Par demande sociale originale, nous entendons un certain nombre de situations relativement récentes dont les thèmes ne peuvent être enfermés dans aucun cadre disciplinaire existant.L'exemple le plus significatif est sans doute l'étude de l'environnement.Dans la plupart des pays du monde, les méfaits provoqués par une industrialisation ou par une occupation des territoires sans règle et sans réflexion, ont entra fné la prise de conscience de la nécessité de réanalyser les conditions de l'écologie humaine et d'établir un certain nombre de principes scientifiques de cette écologie.Sur le même plan que l'étude de l'environnement, nous trouverons des études urbanistiques qui, par beaucoup d'aspects, se rapprochent des premières.Dans chacun de ces cas, il est bien évident que le nombre de disciplines intéressées est pratiquement infini et que des formations aussi bien scientifiques que techniques, que juridiques, que psychologiques et sociologiques ainsi qu'une réflexion très générale sur les conditions mêmes de l'existence humaine et sur les besoins concrets d'une société déterminée, font partie des programmes interdisciplinaires".Le caractère prioritaire de l'environnement et des problèmes urbains n'échappe pas à Weinberg (10) qui le propose comme exemple pour illustrer le troisième de ses trois critères externes (valeur scientifique, valeur technique et valeur sociale)."Comme le montrent les études sur le milieu ambiant, sur l'urbanisme et sur la planification régionale, il faudra suite à la page 41 38 Architecture-Concept •mil» Vos clients ne verront même pas l’élément importani de la présentation.Ils seront tellemont impressionnés par les couleurs, les tapis et les meubles qu’ils ne penseront même pas à l’isolation acoustique.Mais vous y penserez, car vous savez bien que, pour satisfaire vos clients, il importe d’assourdir les conversations environnantes, le bruit des machines à écrire du bureau et celui de la presse de l’imprimeur, à l’étage supérieur.Vos clients seront satisfaits si vous exigez les matériaux d’insonorisation Fiberglas*; on n’en trouve pas de meilleurs.Ils se vendent dans une grande variété de dimensions, de poids et d'épaisseurs; ils conviennent à de nombreux procédés d’installation et s’adaptent à tous les besoins d’aménagement, y compris les espaces sans cloisons fermées.Tous les produits Fiberglas atteignent le coefficient d’insonorisation .80 recommandé pour les espaces sans cloisons fermées; certains dépassent même .90.Si nous arrivons à répondre à de I exigences, nous pouvons aussi satisfaire aux besoins les plus courants.Pour faire de votre prochain projet de bureau un succès “retentissant”, exigez les matériaux d’insonorisation Fiberglas.Entre nous, le silence est d’or, surtout en affaires! Fiberglas Canada Ltée 48 St.Clair Ave.West, Toronto, Ontario NÉBl »r Fiberglas est une marque dépJ Nous garantissons nos robinets de douche exclusifs Bradtrol et Pos-I-Pak pour 83 1/3 ans.Si l'un d'eux a une fuite d'eau ou nécessite une réparation durant cette période, nous vous fournirons les pièces de rechange sans frais.Ecrivez-nous pour obtenir notre plus récente documentation, ou téléphonez au (416) 763-5501.Telex 02-29089.Aristocrat Manufacturing Co., Ltd., 77, av.Pelham, Toronto, Ont.M6N 1A5.MANUFACTURING CO .LTD UNE FILIALE DE BRADLEY CORPORATION Des robinets de douche garantis pour 83 1/3 ans.r vw JENN-AIR IMPERIAL DECORATIVE HARDWARE 6035 UPPER LACHINE, MONTREAL, P.Q.484-3044/484-8775 • En vedette, la cuisinière à rôtissoire transformable • Une expérience nouvelle.la fraîcheur de la cuisson intérieure et la saveur de la cuisson en • Elimine à jamais l'usage de la hotte • Ventilation plus efficace • Plus hygiénique • Cinq ans de garantie sur la ventilation POWER PACK B2920 tftifmusftttHiii mrnmm Coldstream, la congélation permanente! Sans oublier la diminution d’électricité! Les chambres froides Coldstream sont formées de panneaux de polyuréthane moussé en place, de taille standard, qui sont non seulement robustes et légers mais qui isolent deux fois plus que les isolants classiques.Votre premier placement risque d’être légèrement plus élevé mais à long terme, vos économies vous permettront de le récupérer.Meilleure isolation, donc réduction du fonctionnement de l’appareillage .comptes d’électricité moins élevés .facilité de montage des panneaux modulaires de toute taille.Un produit de qualité fabriqué pour vos propres besoins.Nous pouvons vous fournir immédiatement les plans et devis pour les dalles de planchers, les toitures et les charpentes d’acier.Veuillez adresser vos demandes de renseignements à: Chambres de réfrigération et de congélation C CHAMBRES FROIDES OLDSTREAM DU CANADA LIMITEE 1855 avenue Sargent, Winnipeg, Manitoba R3H 0E3 Téléphone: (204) 775-8274 Télex: 07-57152 Distributeurs d'un océan à l'autre ENTREPRISE ENTIÈREMENT CANADIENNE Chambres de réfrigération pour entrepôts Bâtiments entièrement réfrigérés 40 Architecture-Concept Une mise au point suite de la page 38 accorder la préférence aux projets technologiques qui modifient l'ensemble du milieu, tout au moins dans les pays économiquement avancés où la société devient réellement l'une des forces qui déterminent le milieu dans son ensemble".Hare et Jantsch vont jusqu'à faire des problèmes d'environnement et des problèmes urbains les axes essentiels sur lesquels on doit rebâtir l'université.Voici les implications de ces problèmes pour Kenneth Hare: "Il faut considérer l'étude de l'environnement de l'homme comme un élément des plus importants dans les futurs développements académiques.11 faut percevoir le réseau de liaisons qui se tisse autour de l'homme et constitue son environnement, pour pouvoir établir des programmes d'étude de l'environnement qui puissent fournir des réponses au problème.Il faut admettre que l'environnement est en relation directe avec le système de valeurs nord-américain (sic) et que de ce fait, l'action doit viser, entre autres, à modifier ce système de valeurs".(11) Quant à Jantsch, il résume son modèle de restructuration universitaire comme suit: "Le modèle NATURE-HOMME-SOCIETE-TECHNOLOGIE se décompose en six systèmes "bio-polaires" qui en facilitent l'étude et aident à une meilleure planification de la recherche.Ci-dessous quelques fonctions relevant des trois premiers systèmes (les trois derniers concernent beaucoup moins les problèmes qui nous occupent): Nature-Technologie a) domestication de la nature: e.g., agriculture, culture des océans, harnachement des cours d'eau, etc.b) stabilisation écologique ou conservation des capacités reproductrices; c) utilisation et matériaux naturels: d) adaptation physique du milieu naturel primitivement inhabitable; e) création d'un "paysage humanisé" dans le milieu industriel-urbain.Cet aspect, des plus importants, recoupe les sous-systèmes NATURE-HOMME et NATURE-SOCIETE.Société-Technologie On trouve ici les fonctions les plus aisément repérables et repérées: communications, transports, développement et rénovation des villes.Ces fonctions correspondent aux sphères d'activités de quatorze laboratoires-systèmes dont un bon nombre concernent l'environnement: LS-1.environnement physique; LS-2.écosystèmes des milieux naturels ou construits; LS-3.vie urbaine; LS-4.santé et milieu; LS-5.ressources naturelles; LS-6.déchets et recyclages, en particulier des substances persistantes; LS-7.communications et transports; LS-8.informations et communications; LS-9.population (à l'échelle du globe).Homme-Technologie Cette relation n'est pas la même que celle qui unit la société à la technologie.Il s'agit ici du respect de l'individu : "En se préoccupant unilatéralement des fonctions de la technologie envers la société, on aboutit à limiter la liberté de l'homme, à envahir sa vie privée, à détériorer son milieu environ nant et à faire peser des tensions sur son état physique et mental." Toutes ces considérations permettent de conclure que le ou les domaines relatifs à l'environnement et aux études urbaines peuvent et doivent être développés avec un rang élevé de priorité dans la perspective d'une évolution interdisciplinaire de l'université visant à ajuster le rôle que cette dernière joue auprès de la société.Il ne faut pas se cacher, cependant la somme considérable d'obstacles à surmonter.Une bonne partie des problèmes posés par l'instauration de l'interdisciplinarité parmi les chercheurs est inventoriée dans l'article cité (3) et brillamment illustrée depuis par William Alonso (12).Mais nul doute que cette nouvelle approche finira par s'imposer dans les années qui viennent.C'est ainsi que, dès lors, le développement interdisciplinaire de l'environnement ei des études urbaines pourrait répondre à la fois à des priorités sociales évidentes et à contribuer à une évolution plus innovatrice de l'activité universitaire.Notes bibliographiques (1 ) R.Vergès-Escuin, Interdisciplinarité et sciences du milieu, monographie no 2 au Comité des sciences de l'environnement, Université de Montréal, avril 1973.(2) Pierre Lamonde et Marcel Samson, Aménagement et interdisciplinarité, in "Architecture-Concept", no 278, octobre 1969.(3) A.Karpinski et M.Samson, L'interdisciplinarité, Cahiers du C.R.U.R.no 2, Presses de l'Université du Québec, 1972.(4) C.E.R.I., L'interdisciplinarité, problèmes d'enseignement et de recherche dans les universités, O.C.D.E., Paris, 1972.(5) Conseil des universités du Québec, Objectifs généraux de l'enseignement supérieur et grandes préoccupations des établissements, 1973.(6) Comité des sciences de l'environnement, Rapport du Comité, Université de Montréal, juin 1973.(7) Les références à cet ouvrage utiliseront la notation (O.C.D.E., p.) (8) Erich Jantsch, Une planification intégrante des systèmes conjoints de faits sociaux et technologiques, M.l .T., 1969.(9) Nous préférons le terme "composite" dû à Heckhausen (O.C.D.E., p.89) au terme "restrictive" de Boisot.Il s'agit, en tout cas, du même type d'interdisciplinarité.(10) Alvin Weinberg, Criteria for scientific choice.(11) Kenneth Hare, How should we treat environment, in "Science", vol.167, janvier 1970.(12) William Alonso, Au-delà de l'approche interdisciplinaire à la planification, in "Vie urbaine" no 2, 1971.Montréal, Novembre-Décembre 1974 41 En passant à travers Montréal cette année, vous paraîtrez 92 fois à la télévision.Il y a maintenant un moyen plus rapide et plus sûr de rouler d’un bout à l’autre de Montréal.Sous terre, dans un nouveau tunnel de 7 milles de long.Vous ne verrez pas cette partie de la ville, mais on vous verra plusieurs fois à la télévision.Comment ça ?Au moyen d’un système remarquable de surveillance installé par CTCF fia filiale de télévision en circuit fermé des Systèmes Sécuritaires A DT).Des caméras de télé en circuit fermé observent chaque pouce du tunnel, ainsi que les entrées et les sorties réparties sur plusieurs milles de route de surface.Enfermés dans la salle de contrôle, des opérateurs experts assurent votre sécurité en suivant des yeux 92 écrans de télévision.S’ils aperçoivent un véhicule immobilisé qui bloque la route devant vous, ils peuvent diriger les autres voitures vers une voie de service dégagée.Ceci, au moyen de feux de circulation contrôlés par ordinateur.Si un problème sérieux se manifeste sur l’écran, l’opérateur peut communiquer par radio avec une voiture de police; ou avertir les pompiers; ou dépêcher une ambulance sur les lieux; ou même faire une enquête immédiate en scrutant la reprise de l’accident enregistrée sur ruban magnétoscopique.Il s’agit là d’un système complet, le genre de système que ADT met au point depuis 100 ans afin de protéger les gens et les .biens: l’Hôtel de la Monnaie Canadienne, par exemple, la Banque Canadienne Nationale, des maisons, des bureaux d’affaires.Voulez-vous faire protéger votre maison, à vous, votre bureau ?Appelez-nous.Notre numéro de téléphone est (514) 739-7755.Notre adresse est ADT, Systèmes Sécuritaires ADT, 8390 rue Mayrand, Montréal, Qué.H4P 2C9.Notre unique souci, c’est votre tranquillité d’esprit.Quand vous communiquez avec nous, vous recevez notre pleine et entière attention, avec ou sans petit écran.Systèmes Sécuritaires AU CANADA: Dominion Electric Protection Co.• Reilly Lock Division • B.C.District Telegraph Co.Ltd." Alberta Alarm Division Closed Circuit Television Corporation » La Compagnie de Télévision en Circuit Fermé » CCTC (Ontario) Ltd.42 Architecture-Concept CARN matériaux Hôtel Le Concorde, Québec *«_ *-î?«."i-x - < /^P®É S^24fïP mÆt
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.