Architecture-concept, 1 janvier 1977, Janvier - Février
0 3 V S 3 0 3 3 I A a 3 3 30 3 3 1 I A V 3 30 ft I 3 Ç lO'h'-DV èno i i i ILZ I i Vt A COMPAGNIE D'ÉDITIONS SOUTHAM LTÉE JANVIER-FÉVRIER 1977 ARCHITECTURE CONCEPT Southern! Compendium une solution extraordinaire aux problèmes ordinaires de description Voici un concept nouveau: 1 Aide-mémoire Dorénavant, toutes les données indispensables aux designers, descripteurs et acheteurs sont mises à leur disposition dans un ouvrage unique sur les matériaux de construction.Le nouvel Aide-mémoire Southam des matériaux de construction répertorie de façon claire et précise tous les fournisseurs du marché canadien des matériaux de construction.Le volume réunit tous les renseignements essentiels selon une méthode facile de repérage et d’utilisation.L'Aide-mémoire Southam propose une image globale dès le début des recherches de base.C'est ainsi que l’on obtient toutes les données utiles, sans délai, grâce à une simple formule de repérage en trois étapes.1 la section FOURNISSEURS est une liste de tous les fabricants et fournisseurs de matériaux de construction alimentant le marché canadien, dans l'ordre alphabétique des produits.2 3 la section MATÉRIAUX décrit les caractéristiques essentielles des produits.Les inscriptions sont accompagnées de photographies réalistes en couleurs.la section FABRICANTS et MARQUES DE COMMERCE permet d établir rapidement des contacts directs et fructueux à l’aide des adresses et numéros de téléphone importants.Donc, l'interminable recherche de catalogues est désormais inutile.Plus besoin, non plus, de consulter ces gros relieurs dans l’espoir d’y trouver le bon catalogue.Dans l’Aide-mémoire Southam, tous les renseignements utiles sont à portée de la main.Souvenez-vous de l’Aide-mémoire Southam; c'est un outil de travail nouveau et indispensable aux descripteurs et acheteu rs vraiment efficaces.lth|ri l V "î 1TY% 310 Victoria Avenue, Montreal, Quebec H3Z 2M9 JxXLll nAJIXl^V^I lUlUlX1.1450 Don Mills Road, Don Mills, Ontario M3B 2X7 VOLUME 32 NUMÉRO 339 JANVIER-FÉVRIER 1977 SOMMAIRE Regards 6 Le Musée des beaux-arts de Montréal Hélène Gosselin Geoffrion 8 Architectes: Arcop Associates Le design d'intérieur du Musée Laurent Lamy 14 des beaux-arts Le musée dans la société .Josée Tourigny 18 le musée démuselé Le Hall Notre-Dame Louise Leblanc architectes: Bonetto, Derome, Papineau 21 Carnet 25 Index des annonceurs 26 Couverture: le Musée des beaux-arts de Montréal; architectes: Arcop Associates.Le symbole graphique du musée est une réalisation de la compagnie Gottschalk + Ash Ltée.Photo de Brian Merrett.Publicité Québec: David Pinto, 310av.Victoria, bureau 201, Montréal H32 2M9.Tel: (514) 4872302, Telex : 05-268516 Southmag Mtl.Ontario: A.B.Moffat, 1450 Don Mills Rd, Don Mills, Ont., M3B 2X7 Tel: (416) 445-6641, Telex: 02-21366 Southmag Tor.Vancouver: Curtis Media Representatives Limited, 636 Clyde Avenue, West Vancouver, B.-C.Téléphone: (604) 922-2314 Telex: 04-51158 Europe: The Westbourne Group Morden, Surrey, England.Japon: International Media Representatives Ltd., 1 Shiba-Kotochiracho, Minatoku, Tokyo.Téléphone: (03) 502-0656 Telex: J22663 - Mediarep, Tokyo Architecture Concept est publiée par la Compagnie d'Editions Southam Limitée, qui est au service du commerce, de l'industrie, des professions et des gouvernements, avec ses 65 revues, ses 35 salons et expositions commerciales, ses services associés d'information et de recherche, la vente directe par la poste, ses colloques et ses activités relatives aux communications dans la mise en marché.Président du Conseil d'administration et chef de la direction: Aubrey Joel; président: Sidney J.Cohen; trésorier: Pat Varcoe.Cy Summerfield Vice-président Marguerite St-Jacques Production publicitaire Mary Lawrence Tirage Philosophie rédactionnelle: Architecture Concept est une revue publiée en français à l'intention de ceux dont l'activité s'exerce dans la conception et l’élaboration des devis architecturaux, de même que dans le planisme de la décoration intérieure.Son contenu rédactionnel traite du design dans la conception du bâtiment, aussi bien intérieure qu'extérieure, en tenant compte des aspects artistiques, techniques et socioéconomiques.Membre de la Canadian Business Press et de la Canadian Circulations Audit Board.Classée dans l'index des périodiques canadiens.Indexée dans RADAR et PERIODEX.Archivée par Micro-Media.Numéro international des publications en série ISSN 0003-8687, Tous droits réserves pour tous les pays.Dépôt légal - Bibliothèque Nationale du Québec.Abonnement Canada: $8.00 par année, $14.00 pour deux ans.Etats-Unis: $12.00 par année Autres pays: $30.00 par année Courrier de deuxième classe — Enregistrement no.0702.Hélène Gosselin Geoffrion Rédactrice en chef Keith Boddaert Editeur de groupe janvier-février 1977 3 Stelco Classe H ï'&mm ffîm Une classe à part! Les profils creux de construction classe H de la Stelco, les HSS dotés d’une importante particularité.Conformes aux normes ACNOR G40.20 et G40.21, les HSS classe H de la Stelco sont formés à chaud ou à froid et ultérieurement relaxés.Ces techniques donnent un produit avec de faibles contraintes résiduelles; résultat, la résistance et le rendement sont améliorés.Les HSS classe H sont des éléments de construction hautement efficaces de formes carrée, rectangulaire ou ronde.Belle apparence et rendement supérieur sont les avantages de la classe H, le HSS de la Stelco.Déformation (e) -.-HSS Stelco formé à froid, relaxé — classe H .HSS formé à chaud — classe H —HSS formé à froid — classe C Comparaison typique des courbes de tronçons courts pour HSS fabriqués selon trois méthodes Notez la supériorité du produit de la classe H.Expédier à: The Steel Company of Canada, Limited Department "A” Stelco Tower, 100 King Street W.Hamilton, Ontario L8N 3T1 Prière de m'envoyer la documentation technique suivante sur les HSS: ?Implications de la norme ACNOR G40.20 sur la fabrication des profils de construction creux ?HSS Types T and A — weldable, low temperature ?Profils de construction creux.Dimensions et propriétés des profils ?HSS Design Manual for Connections ?HSS Design Manual for Columns and Beams Nom/titre Compagnie Adresse__ 7601/6F stelco The Steel Company of Canada, Limited Société canadienne ayant usines et bureaux par tout le Canada et des représentants sur les principaux marchés du monde. Regards Projets La Cité Val des Arbres Laval Le projet de la Cité Val des Arbres a débuté à Laval avec des investissements initiaux de $22 millions pour la construction d'un édifice à bureaux, de deux complexes d'appartements, d'un centre commercial et médical et d'un mail commercial de 32 magasins.-L'emplacement est situé au carrefour de l'autoroute Papineau et du boulevard St-Martin, sauf pour le mail commercial qui sera érigé sur le boulevard Curé Labelle.Les autres phases du projet devant s'échelonner jusqu'à 1986, prévoient la construction de complexes d'habitation, d'un hôtel et d'un arena, en plus d'un parc industriel, totalisant des investissements de $124,000,000.Promoteur:Le Groupe Carrefour Ltée Architectes: Place Val des Arbres: Georges Marois Terrasses Val des Arbres: Melamed, Craft, Grainger.Nouvelles La Télé-université: cours sur l'environnement "L'environnement, un bien collectif menacé", est le titre d'un cours portant sur l'environnement diffusé par la Télé-université de l'Université du Québec, depuis le début de février.Cet organisme a pour but la formation des adultes à distance.Le cours, offert dans le cadre du programme "Connaissance de l'homme et du milieu", veut renseigner les citoyens sur les conséquences des gestes posés quotidiennement et ayant une influence directe sur l'environnement.Des solutions sont de même proposées afin de promouvoir la qualité de la vie.Les thèmes étudiés incluent une approche globale d'aménagement urbaine et du territoire, de crise énergétique et de gestion des ressources de même que le problème de la dégradation du milieu.Des renseignements additionnels peuvent être obtenus auprès de Mad.Francine Robert, chargée de projet, Université du Québec, 2875, Boulevard Laurier, Ste-Foy, Québec.(418) 657-2333 Le métro de Montréal: agréable et pratique La Société des architectes de Boston est, semble-t-il, fort impressionnée par la qualité du métro de Montréal et c'est pour cette raison qu'elle décida, l'automne dernier, de proposer la candidature de ce projet au concours d'architecture patronné par l'American Institute of Architects.La raison majeure évoquée était l'étonnante intégration de plusieurs disciplines reliées à l'architecture, à savoir le génie, le design d'intérieur et le graphisme.L'efficacité du métro était également louangée.Monsieur Gérard Gascon, directeur du Bureau de transport métropolitain, faisait alors remarquer qu'il s'agit sans doute "d'un des plus beaux témoignages" jusqu'alors reçus par notre célèbre métro.Programme de restauration urbaine Le budget fédéral de 1977 a prévu des fonds afin d'encourager la restauration des résidences canadiennes.Le programme d'aide à la remise en état des logements est offert aux municipalités désirant s'en prévaloir.Les règlements et les lignes directrices du programme sont les mêmes que pour l'année 1976 et les municipalités peuvent faire parvenir leurs demandes à la Société centrale d'hypothèques et de logement CANPLAST '77 à Toronto La Société des industries du plastique du Canada est présentement à la recherche de communications en vue de la tenue de CANPLAST '77 à Toronto, les 16, 17 et 18 octobre prochains.Cette année, on a prévu plusieurs nouveaux thèmes destinés aux industriels du traitement et aux utilisateurs.Celles-ci toucheront l'avenir des plastiques, les dernières techniques, les progrès réalisés dans le monde entier ainsi que les possibilités canadiennes dans les domaines de la recherche et de la mise en valeur.Les documents recherchés devront refléter les sujets nouveaux ou, encore, ceux qui reviennent habituellement tous les ans.Trois prix seront accordés aux communications primées dans trois catégories différentes.Communiquer avec la Société à l'adresse suivante: 1262, ch.Don Mills, bureau 62, Don Mills, Ontario M3B 2W7.Gouvernement fédéral: design du mobilier de bureau Le ministère des Approvisionnements et Services a entrepris l'amélioration du design du mobilier de bureau en usage au gouvernement fédéral.Notons que ce design date des années soixante.La première phase de ce projet débuté l'automne dernier, affichant un budget de S55,000., prévoit la sélection de designers devant présenter un concept original à un comité de sélection.Les propositions officielles doivent être acheminées à Monsieur John MacRae, chef de la section du mobilier, Centre de produits, fournitures et matériel de bureau, Immeuble Gillin, 141 ouest, av.Laurier, Ottawa.Concours professionnel de l'ASLA pour 1977 Tous les ans, l'American Society of Landscape Architects organise un concours à l'intention des architectes-paysagistes.Les lauréats de l'épreuve sont l'objet d'une publicité avantageuse et la profession dans son ensemble profite de leur réussite grâce à l'exposition des meilleurs travaux d'architecture paysagiste.La participation au concours n'est pas limitée qu'aux cabinets privés; déjà plusieurs prix ont été gagnés par des agences et autres officines gouvernementales.Le jury, formé d'au moins cinq experts, choisira des oeuvres dans huit catégories différentes.Les inscriptions doivent parvenir à l'ASLA au plus tard le 14 mars prochain.On peut obtenir des renseignements supplémentaires auprès de l'American Society of Landscape Architects, 1750 Old Meadow Road, McLean, Virginia 22101 Conférences Conférences Alcan 1977 La troisième série de conférences Alcan sur l'architecture a débuté le 11 janvier dernier avec la participation de Monsieur Romaldo Giurgola, célèbre architecte de Philadelphie invité à traiter de ses récentes réalisations urbaines.Messieurs Michael Dennis, commissaire à l'habitation pour la ville de Toronto et Bruce Goff, architecte de réputation internationale, lui ont succédé respectivement les 18 et 25 6 Architecture Concept Regards janvier.Les invités suivants assureront les conférences subséquentes: David Sellers (1er février), fondateur du "Goddard College School of Architecture" au Vermont, traitera de ses travaux d'habitations à prix modiques et de l'utilisation efficace de l'énergie.Peter Eisenman (8 février), directeur du "Institute for Architecture and Urban Studies" de New York, élaborera sur le thème de "Post-Functionalism: a continuing modernism".Rodolpho Machado (15 février), professeur à la "Rhode Island School of Design" et concepteur de la célèbre "Fountain House", est considéré comme l'un des premiers théoriciens de l'architecture contemporaine; cette conférence portera sur ses travaux récents.Tim Anderson (22 février), architecte de Boston, parlera de ses projets portant principalement sur la rénovation et la réfection.Vincent Scully (1er mars), professeur d’histoire de l'art à l'Université Yale, livrera une conférence intitulée: "Emphathy, Sign and the Vernacular".Arata Isozaki (8 mars), architecte japonais de réputation internationale, s'entretiendra sur ses plus récentes réalisations."Luis Barragan" et "Montréal Grey-stones" (15 mars): tels seront les deux sujets abordés lors de cette dernière conférence.La première de ces deux présentations audio-visuelles est préparée par le Musée d'art moderne de New York et portera sur les travaux de l'architecte mexicain Luis Barragan; Phyllis Lambert, architecte de Montréal, présentera le deuxième volet de cette conférence ayant pour titre "Montréal Greystones".Ces conférences, coordonnées par Elizabeth Balfour de la Compagnie Alcan et par l'architecte Peter Rose, se tiennent les mardis à dix-huit heures à l'auditorium Frank Dawson Adams de l'Université McGill.Colloque sur l'architecture Scandinave Pour la huitième fois, Det danske Selskab (l'Institut d'information sur le Danemark et sur la collaboration culturelle internationale) organise un colloque sur l'architecture Scandinave.Celui-ci aura lieu du 24 août au 6 septembre 1977.Cette session sera consacrée à l'ar- chitecture moderne et à la planification urbaine.Le colloque suit la réunion qui sera tenue du 26 juin au 3 juillet et qui traitera d'urbanisation et d'écologie.Au cours de cette première réunion, les sujets touchés seront les législations et la mise en valeur urbaine en fonction des anciens bâtiments et du milieu naturel.Le programme complet des colloques Scandinaves d'été est disponible auprès de Det danske Selskab (l'Institut danois), Kultorvet 2, DK-1175, Copenhague K, Danemark.Expositions Mies van der Rohe: dessins de mobilier Le Museum of Modem Art de New York présentera une exposition des dessins de mobilier et des prototypes réalisés par Mies van der Rohe; signalons qu'il s'agit d'une première quant au matériel exposé qui va de simples ébauches de croquis du grand maître jusqu'aux réalisations exclusives non commercialisées.Cette exposition se tiendra du 3 mars au 3 mai 1977.Museum of Modem Art, 11, ouest, 53ème rue, New York.Livres All their own: People and the places they build Jan Wampler Il fut un temps où les gens construisaient eux-mêmes leurs propres maisons, sans l'aide d'architectes ou d'argent.Leurs oeuvres étaient faites d'amour et d'originalité.C'est ainsi qu'ils livraient un héritage personnel et durable à la postérité."All Their Own: People and the Places They Build" est un ouvrage conçu autour de conversations et de photographies recueillies pendant les voyages de l'auteur, M.Jan Wampler du M.I.T.Le livre, publié en janvier, est offert par la société d'éditions John Wiley & Sons Canada, 22, ch.Worcester, Rex-dale, Ontario.Communication des EFL Une récente publication des Educational Facilities Laboratories s'intéresse de près au problème de plus en plus aigu de la désaffectation des écoles secondaires.Cet ouvrage, The Secondary School: Reduction, Renewal and Real Estate, est le troisième d'une série de rapports touchant la diminution du taux de fréquentation et la désaffectation des salles de classe.Le premier, Fewer Pupils/Surplus Space, publié en 1974, s'intéressait aux données démographiques de la fréquentation scolaire; le second, Surplus School Space: Options and Opportunities, publié en 1976, traitait des solutions de rechange quant à l'utilisation subséquente des écoles élémentaires.Les trois publications sont disponibles, moyennant quatre dollars chacune, auprès des EFL, 850, Third Avenue, New York, N.Y.10022.Communications de l'Institut Fraser L'Institut Fraser de Colombie-Britannique propose un récent ouvrage de M.Raymond Heung intitulé "The Do's and Don'ts of Housing Policy".Ce livre est le second d'une série sur l'économie de l'habitation et dont le premier ouvrage portait le titre de "Rent Control - a Popular Paradox".La nouvelle publication étudie de près le phénomène de l'habitation en Colombie-Britannique.Il propose un canevas pour l'analyse du marché de l'habitation ainsi qu'une évaluation du coût d'un programme d'aide à la construction pour la province.Portant le numéro ISBN 0-88975-006-8, le livre de 145 pages est disponible au prix de $8 (plus $1 de manutention) auprès de M.Roger Ferguson, Toronto Star Syndicate, 1, rue Yonge, Toronto M5E 1 E6.Posture assise M.E.Grandjean Une récente publication regroupe les présentations soumises pendant un symposium tenu à Zurich, en septembre 1968.Cette réunion avait pour objectif de colliger des documents scientifiques touchant tous les problèmes de la posture assise et ses aspects anthropométriques, physiologiques, psychologiques et orthopédiques.On trouvera dans l'ouvrage un relevé des connaissances actuelles sur les principes biologiques de la construction des sièges.janvier-février 1977 7 - 4 —!5SKB® WM Architecture Concept Le Musée des beaux-arts de Montréal • des beaux-arts * Montréal The Montréal Muséum of Hue Arts A w par Hélène Gosselin Geoffrion Le Musée des beaux-arts de Montréal, privé “de son toit et de ses cimaises" pendant plus de trois ans, a réouvert ses portes en mai dernier, offrant non seulement de nouveaux aménagements, mais aussi quelques collections nouvelles et, qui plus est, "une philosophie et des objectifs entièrement repensés".Le seul musée canadien consacré à la fois aux beaux-arts et aux arts décoratifs, bénéficie maintenant d'une nouvelle aile de cinq étages située à l'arrière de l'édifice principal de la rue Sherbrooke, lequel date de 1912.L'emplacement était auparavant occupé par la galerie de l'Etable et par la maison Hickson, toutes deux démolies.Le zonage restrictif pour l'avenue du Musée (auparavant nommée avenue Ontario) limitait le gabarit à trois étages: deux des cinq niveaux se retrouvent donc au-dessous du sol.L'entrée secondaire, avenue du Musée, conduit les visiteurs au troisième niveau, alors que les deux entrées de la rue Sherbrooke communiquent de plain-pied avec le rez-de-chaussée.La hauteur de la nouvelle aile augmente proportionnellement suivant la pente de la base du Mont-Royal.Un programme architectural souple Il peut sembler étonnant qu'un projet atteignant les $10 millions n'ait pas suscité même l'ébauche d'un programme de la part du propriétaire, mais tel fut bien le cas, réservant aux architectes le soin de composer sur ce canevas vierge.Les seules données exprimaient la nécessité de pourvoir le plus d'espace additionnel possible d'exposition.Ce qui fut fait en plus que doublant les 24,350 pieds carrés alors disponibles."L'allure des cabines téléphoniques" Les passants déambulant sur la rue Sherbrooke ne peuvent certes rester indifférents aux deux entrées circulaires à dôme de verre qui flanquent de part et d'autre le gigantesque escalier extérieur (maintenant abandonné) de l'édifice principal, et tel était a priori le dessein des concepteurs de cette trouvaille architecturale! De dire monsieur Lebensold, le passant une fois attentif, sera porté davantage à franchir "ces portes plus accueillantes"! Nous n'avons certes pas la prétention de trancher cette question, mais il semble que le concept "d'accueil" est pour le moins relatif d'un passant à l'autre, et que plusieurs regrettent devoir "s'enfouir" dans ces portes-tambour, dénigrant ainsi l'invitation "accueillante" du monumental escalier! Le Musée des beaux-arts de Montréal, dans un de ses communiqués, dépeint ainsi l'architecture contemporaine de ces "deux entrées ultra- modernes": "elles ont un peu l'allure des cabines téléphoniques circulaires"! Les raisons majeures qui ont motivé ce choix d'aménager des entrées au niveau du sol relèvent principalement de l'importance des facteurs entretien et sécurité, certes non négligeables considérant l'inclémence du climat québécois.Les entrées de la rue Sherbrooke n tlÆHTÏDl !!!!!!!!!!!!!!!!!!?! imiiiiiiiiin K ' ____________________________________________________________ WSBBk — V,_ .G** avenue du Musee deuxième niveau avenue du Musée premier niveau X avenue du Musée troisième niveau Architecture Concept i0 il ag donnent accès au hall principal, lequel s'ouvre à gauche, sur la boutique du musée et à droite, sur la galerie de vente et de location.Le rez-de-chaussée abrite également l'auditorium Maxwell-Cummings de 400 places, conçu pour la présentation de conférences, de films et de concerts; deux ateliers pour le service éducatif et le salon du personnel complètent ce volume.A la mezzanine, on retrouve la nouvelle bibliothèque de consultation (29,000 volumes) et la photothèque, affichant une collection de quelque 27,500 diapositives sur les oeuvres exposées au musée.Les galeries d'exposition, au nombre de 34, occupent les trois étages supérieurs.Un souci d'intégration évident L'addition que constitue la nouvelle aile offusque peu la façade néo-classique en marbre de l'édifice principal, tant par l'expression architecturale à la fois sobre et inspirée, que par le choix des matériaux.La façade sur l'avenue du Musée présente un mouvement intéressant de masses créés par l'alternance d'immenses blocs de béton et de pans vitrés, lesquels laissent deviner les activités de restauration et de repos à l'intérieur.Un jardin de sculptures a été aménagé au sud de l'entrée, avenue du Musée, de même que dans l'espace mitoyen du côté ouest entre le musée et l'église adjacente.Le paysagisme le long de l'avenue du Musée favorise également l'implantation d'autres cours à sculptures.Une immense sculpture cinétique Le contraste entre l'ancienne et la nouvelle aile se manifeste particulièrement au niveau de l'aménagement intérieur, non que la transition ait été mal assurée puisque l'on passe presque imperceptiblement de la nouvelle à l'ancienne partie.C'est plutôt au niveau de l'aménagement du volume central créé dans le nouveau musée que la différence est la plus marquante, avec un concept d'ouverture totale, à la fois horizontalement et verticalement.Un escalier largement ouvert et de grandes aires de circulation en périphérie marquent l'entrée de la nouvelle aile, favorisant l'orientation des visiteurs surpris par cette "immense sculpture cinétique".La cohérence dans la continuité des galeries, jumelée à un graphisme pertinent, assurent une visite détendue.Les présentations suivent une disposition chronologique, progressant suivant les tendances et les cultures, les styles et les écoles.janvier-février 1977 ¦Pf : i* jwuiiifc xxa fL.~jL 1.Une aire ouverte dans la nouvelle aile 2.Le restaurant Café du Musée 3.La salle de repos des visiteurs 4.L'escalier largement ouvert de la nouvelle partie 5.Une galerie réaménagée de l'ancien musée 6.L'atelier de vente et de location 7.La boutique du musée 8.Une galerie du nouveau musée 9.Une aire dégagée de la nouvelle aile Le concept d'ouverture, de dégagement des aires d'exposition s'avérait nécessaire afin d'assurer au conservateur la plus grande flexibilité possible pour l'aménagement des expositions, tant permanentes que temporaires.Un musée ne doit pas être figé, statique, mais bien dynamique et flexible afin de répondre aux besoins nouveaux que lui dicte son rôle évolutif.Le rez-de-chaussée de l'aile neuve — de fait, le troisième niveau — accommode un hall d'entrée et trois galeries; au deuxième étage, quatre galeries, un restaurant s'ouvrant sur une terrasse et des salons; le dernier niveau, une grande galerie et les bureaux de l'administration.Le musée est entièrement climatisé et l'humidification n'est assurée que dans la nouvelle partie.Le Musée des beaux-arts de Montréal s'affirme avec un nouveau souffle de vie depuis près d'un an.Le président du musée, monsieur Sean Murphy, commentait ainsi la réouverture: "Le nouveau musée est plus ouvert et plus invitant qu'auparavant, c'est maintenant à nous de voir à ce qu’il demeure vital, important, imaginatif, savant, agréable, divertissant." Architecture Concept Architectes: Arcop Associates associé en charge: Fred Lebensold responsable du projet: Imre Reich-mann ingénieurs, structure: Nicolet, Carrier, Dressel ingénieurs, mécanique: Sloane, Bernstein, Piafsky ingénieurs, électricité: Langlois, Cros-sey, Bertrand éclairage: Arcop Associates Graphisme et design des vitrines d'exposition: Jacques Guillon Designers Inc.Photos: Brian Merrett, Binette & Associés janvier-février 1977 RHHKS ! J vim .mmâ «JPÇSÜB fl*0*» >' Le design d'intérieur du Musée des beaux-arts par Laurent Lamy Prolongement naturel de l'architecture, le design de la nouvelle partie du Musée des beaux-arts de Montréal pose inévitablement le problème du concept architectural du bâtiment récent.L'architecte responsable du projet, Fred Lebensold, ne jouissait pas ici de la liberté qu'il a pu exercer pour d'autres constructions: Centre national des Arts à Ottawa, salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts.Il fallait réunir le nouvel édifice à l'ancien, toute imitation du bâtiment néo-classique étant impossible.Il ne pouvait y avoir que juxtaposition des constructions, comme réponse à des besoins fonctionnels.De plus, le nouvel édifice devait s'inscrire au mieux dans l'environnement urbain de l'ancienne avenue Ontario, composé de résidences bourgeoises du début du siècle.De l'extérieur, la nouvelle aile est réussie: avec ses niveaux multiples, ses blocs en porte-en-faux et ses terrasses, ses pans vitrés, elle n'établit aucune note discordante, rappelant d'assez loin les édifices harmonieux de Frank Lloyd Wright.Les espaces intérieurs Voulant sans doute établir une certaine continuité avec l'ancien musée, l'architecte a doté la nouvelle partie d'un escalier important, situé en plein centre de l'édifice.On se demande pourquoi il a sacrifié à la tradition de l'escalier monumental.Pourquoi ne pas avoir substitué un système d'ascenseurs à l'escalier et à sa cage qui grugent irrémédiablement l'espace?L'architecte n'a pas su se dégager du concept qui a prévalu autrefois pour les grandes résidences où l'importance de l'escalier donnait, si l'on peut dire, le ton à l'ensemble.Les musées ont fatalement hérité de cette tradition puisqu'ils se sont tout d'abord établis dans l'anciens palais (le Louvre), des châteaux ou des résidences cossues.En fait, la nouvelle aile du musée ne relève pas d'une conception autre que celle qui a prévalu pour l'ancien.Moderne en surface, elle constitue un morceau de bravoure architectural.Ce n'est là qu'une grande résidence contemporaine utilisée comme musée.Dans les salles à très haut plafond en caissons de béton, l'éclairage installé au plafond perd de son efficacité.Peints de couleurs neutres, généralement gris terne, les murs auraient gagné à être peints en blanc ou tout au moins en couleurs claires.Reconnaissons que les huit galeries qui ont été ajoutées à l'ancien musée forment un apport important.Toutefois ce qui aurait dû être l'objectif majeur du musée a été négligé, soit tout mettre en oeuvre pour exposer, c'est-à-dire: "placer de manière à mettre en vue, placer de manière à soumettre à l'action de quelqu'un", ici du public.Le design lui-même Ainsi conçue, l'architecture offre peu d'espace pour l'accrochage et l'absence de murs est son défaut majeur.Logiquement les diverses collections ont été regroupées selon les cultures, les époques et les styles dans des galeries spécialisées.Comme il s'agit là de collections permanentes: art esquimau, art chinois, art africain, art précolombien, etc .pourquoi ne pas avoir présenté une partie des oeuvres dans des vitrines incorporées aux murs, ce qui aurait dégagé l'espace au sol?Ces collections auraient pu faire l'objet port avec les formes d'art qu'elles sont de présentations appropriées, en rap-censées faire valoir.L'uniformité engendre la monotonie.C'est d'autant plus dommage que les collections sont extrêmement intéressantes.Quant aux vitrines, elles sont lourdes et massives.Conçues en principe pour être déplacées, elles offrent en pratique très peu de mobilité à cause du poids de la base de béton, du socle en chêne et des panneaux de verre.Bibliothèque, salle de repos pour le public, salle de vente et de location d'oeuvres d'art, salle de rangement, restaurant largement ouvert sur l'extérieur, constituent des aires agréables et Architecture Concept MM fonctionnelles.Leur aménagement est en tout point satisfaisant, pour la qualité du mobilier comme pour les contrastes de matières et de couleurs, pour la circulation aisée .Quant à l'ancienne partie du musée, elle a beaucoup profité de la rénovation: les murs sont devenus clairs, l'éclairage plus intense, les boiseries et les planchers ont retrouvé leur couleur d'origine, l'atmosphère générale a gagné en chaleur.Il est clair que les 10 millions dépensés pour la rénovation et l'agrandissement ont transformé le musée au niveau de l'efficacité.Les contrôles de chaleur et d'humidité, la climatisation lui donnent un confort que les visiteurs apprécieront sûrement durant les mois d'été.L'auditorium de 400 places permet d'organiser des activités connexes qui étaient presque interdites auparavant: séminaires, concerts, conférences .Un équipement de télévision en circuit fermé assure même la diffusion dans toute la nouvelle partie.Par de nouveaux systèmes d'alarme et des vitrines en verre incassable, la sécurité de la collection se trouve considérablement renforcée.La présentation et l'accrochage Les oeuvres présentées sont beaucoup trop nombreuses en regard de l'espace disponible.Elles ne "respirent" pas, , -% • 3TT - *sg«snsjj| M mais se nuisent au lieu d'être mises en évidence.Aucun repos visuel n'est ménagé pour l'oeil."Donner à voir", "apprendre à voir", loi des contrastes, sont des impératifs pour un musée, mais ils sont restés ignorés par les responsables de l'accrochage.Des vitrines de grandes dimensions contiennent trop de petits objets et en trop grand nombre.La proportion entre la vitrine elle-même et l'objet est telle que l'objet s'en trouve écrasé.La disposition des vitrines à l'intérieur des salles semble faite sans souci de rythmer l'espace, de créer une certaine cohérence.A cause de leur transparence sur les quatre côtés, l'oeil perçoit plusieurs vitrines en enfilade, ce qui crée une cacophonie visuelle.On veut tout montrer, mais on montre mal.Or c'est bien d'un musée que le public devrait pouvoir prendre des leçons d'esthétique! Un parti-pris de conformisme Par l'établissement d'expositions permanentes, le musée a, semble-t-il porté plus d'intérêt aux touristes qu'aux résidents de la Ville de Montréal et de la Province pour qui il aurait été plus stimulant d'être invités à des expositions renouvelées, conçues selon des thèmes ou en relation avec d'autres activités culturelles.Si l'on a tout vu d'un musée en une fois, il y a des chan- ces pour qu'on n'y revienne pas.Il est difficile de ne pas être sévère à l'endroit d'un tel parti-pris de rigidité et de conformisme.L'absence de souplesse et de polyvalence semble ici avoir été la règle.Architecte, administrateurs du musée, publicistes nous ont dit que le musée rénové et agrandi avait été conçu pour le grand public.Mais une fois de plus, on n'a prêché que pour les convertis: seuls les habitués des musées se sentiront relativement à l'aise dans son atmosphère feutrée et compassée.Intéresser un nouveau public à l'art n'est pas facile: pour comprendre le jeu de l'art, encore faut-il en connaître les principales règles.Non seulement la fréquentation du musée est en cause, mais aussi le profit retiré des visites, soit la culture acquise et la formation d'un goût.Le musée n'est pas responsable de l'absence de curiosité qui est le lot d'une partie du public.Il est tout de même dommage que le Musée des beaux-arts de Montréal n'ait pas mieux profité de l'occasion offerte pour donner une orientation vraiment dynamique au musée: il s'est contenté de faire peau neuve.janvier-février 1977 15 •«ts-sii wwaw 3.Effet saisissant des éléments de béton prefabriq ¦HnHHI '«Wt'l 1.Ensemble résidentiel, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montreal 4.Les panneaux muraux en béton préfabriqué de l’Institut Lady Da 2 Panneaux muraux en béton préfabriqué, île-de-Mai.s.L’édifice du siège social de United Auto Parts Inc., à AU ÇANAPA, ON CONSTRUIT EN Edifices variés au Québec De nos jours, les plus impressionnantes constructions canadiennes sont en béton.Présent partout, le béton permet d’ériger les plus attrayants édifices grâce à sa remarquable souplesse.Les constructions modernes en béton sont un fidèle reflet de l’esprit de notre époque .dynamiques, à l’avant-garde du progrès, originales, elles sont toujours fonctionnelles.Désormais, le béton n’est plus seulement un matériau résistant, mais il est deven décoratif et synonyme de bon goût.Ces immeubles sont un exempl I éloquent du rôle que joue le béton dans l’esthétique architectural! moderne et de l’accord parfait qu’il réalise entre la forme, la fonctiol et la matière.Pour de plus amples informations, veuillez commun] quer avec notre bureau de vente le plus proche. 'ant l'extérieur de l’édifice Seaway Storage, Pointe-Claire il General Jewish, Montréal, n’exigent pas d’entretien »l| ¦¦Ml ¦«¦•l ¦•¦¦i W LMW .te les tendances modernes du design des édifices et de leur environnement.ropr.et entrepr.gén.: Tennex Incorporated >n préparé: icon, Division de Canfarge Ltée anneaux préfabriqués: icon.Division de Canfarge Ltée ropr et entrepr, gén.: Seaway Storage Inc.1 et ing.: Harold Ship—Hyman L.Krakow Panneaux préfabriqués: Francon, Division de Canfarge Ltée 4— Entrepr.gén.: Magil Construction Ltd.Béton préfabriqué: Francon.Division de Canfarge Ltée 5— Entrepr.gén.: Argo Construction Ltd Le très bel édifice du Service de la santé du Québec.Béton préfabriqué: Francon.Division de Canfarge Ltée 6— Entrepr.gén.: Percival Hébert Construction Inc.7— Entrepr.gén : Jos Turcotte Inc.Béton préparé: Francon (Ville de Québec) CIMENTS CANADA LAFARGE LTÉE Direction régionale du Québec: 625, av.du Président-Kennedy, Montréal, Québec H3A 1K7 Tel.: 514-849-5621 75-13 F > 'if-.'-' '-'¦'TV IVVs'l'-v-"' > ^ e.L’église Saint-Jean-Baptiste-de-LaSalle, Montréal. 'jf ftgl Le musée dans la société.le musée démuselé par Josée Tourigny Le mot musée traduit le grec museion, nom donné à un temple dédié aux Muses.Les premiers musées furent des établissements religieux réunissant des trésors déposés dans les temples en témoignage de reconnaissance envers les dieux et ne devinrent musées que lorsque les dieux furent morts.Par la suite, la collection de ces trésors, provenant surtout de butins de guerre, constitua le privilège du pharaon, du roi, de l'empereur ou du rajah.Les véritables collections prin-cières commencèrent au 16e siècle et se développèrent avec la découverte de l'art antique, à la Renaissance.Au cours de deux siècles classiques, les 17e et 18e siècles, les collections privées européennes se transformèrent en musées.Puis c'est à Oxford que nous assistons à la naissance d'un musée d'esprit moderne dont le but est éducatif.Outre sa collection de peintures, il offrait au public des oeuvres d'ethnographie, des mécaniques et même un jardin des plantes.En France, par le décret consulaire du 1er septembre 1800, les musées furent remis en charge aux municipalités.Au Québec, les institutions muséo-logiques sont de création récente.Le Musée de Québec ouvrit ses portes en 1932 et le Musée d'art contemporain, en 1964.Le Musée des beaux-arts de Montréal a été construit, rue Sherbrooke, en 1912, faisant suite à la galerie du square Philipps, datant de 1860.Le musée conservateur Le rôle traditionnel dévolu au musée d'art est sans contredit la conservation des oeuvres.C'est même là sa raison d'être, du moins l'une d'entre elles.Cette fonction suppose d'abord la préservation des tableaux, sculptures et objets par la restauration de ceux-ci, la climatisation des espaces d'exposition, l'entreposage dans des voûtes appropriées, etc.Mais il est un autre aspect de la conservation moins technique que le précédent: l'acquisition.Très rares sont les musées dont la collection est définitivement figée.Il faut donc, au cours des ans, voir à compléter la collection permanente.La sélection des objets d'art doit être faite de façon particulièrement judicieuse puisqu'il s'agit de reconstituer un passé le plus fidèlement possible; en d'autres mots, c'est constituer une mémoire dans laquelle le public vient puiser pour y découvrir les témoins et témoignages de la culture d'une certaine époque.Les objets sont considérés d'ailleurs comme les résultats les plus probants de l'histoire et les objets d'art transmettent, par surcroft, une substance émotionnelle dépassant la symbolique de la quotidienneté du geste, aussi significative soit-elle.Cette reconstitution du passé, au Québec, devient une fonction très dynamique à cause de notre situation culturelle tressaillante.Un moment important de l'histoire, la révolution tranquille des années 60, donna lieu à l'éclatement d'une crise d'identité.On opéra alors une coupure avec le passé quant à la façon dont on se reliait ou prétendait se relier à certaines assises; on remit en question les grands paramètres reconnus qu'étaient la religion, la famille, la langue et d'autres.Tout était bouleversé mais la culture n'en fut que revivifiée.On la définit d'ailleurs comme "un ensemble de structures mentales et affectives qui peuvent donner naissance à des institutions et des comportements autres que ceux qui existent à un moment donné, ces structures comportant en elles-mêmes 18 Architecture Concept H\Iusc«* ik-.lu-aiivarlv '«k-.Uonliral The .Momnal .Mnsttim »f Rim* Arts des règles de changement et de transformation qui délimitent leur seuil de tolérance envers d'autres institutions et d'autres comportements."1 Les responsables de musée doivent être suffisamment clairvoyants pour débrouiller le passé; leurs préoccupations ne doivent pas être celles d'esthètes ou de collectionneurs.Ils doivent aller chercher les éléments qui aident le peuple à définir ses traits culturels par l'accessibilité à une mémoire collective authentique.De là l'importance de la collection permanente comme reflet de l'évolution d'une culture."Il ne nous reste donc qu'une voie pour trouver ce que nous cherchons.(.) Il ne reste que notre passé.Ce que les ancêtres ont fait: voilà un terrain solide pour décider de ce que nous sommes."2 Le musée animateur Les idées sociales évoluant, le musée acquit une vocation plus moderne, celle d'éducateur.Aujourd'hui on parle d'animation.Inutile d'ajouter à quel point cette question soulève de vives controverses.Pierre Bourdieu a terminé son livre L'amour de l'art par ce paragraphe: "Le musée livre à tous comme un héritage public, les monu- ments d'une splendeur passée, instruments de la glorification somptuaire des grands d'autrefois: libéralité factice, puisque l'entrée libre est aussi facultative, réservée à ceux qui, dotés de la faculté de s'approprier les oeuvres, ont le privilège d'user de cette liberté et qui se trouvent par là légitimés dans leur privilège c'est-à-dire dans la propriété des moyens de s'approprier les biens culturels ou, pour parler comme Max Weber, dans le monopole de la manipulation des biens culturels et des signes institutionnels du salut culturel."3 Compte tenu du contexte culturel québécois, l'analyse de Bourdieu jette un éclairage intéressant sur la récupération subtile de la culture par la classe possédante.Au niveau de l'information individuelle, le musée offre la possibilité de vivre l'expérience esthétique, avec ce que tout cela comporte de vécu émotif que la survie quotidienne exclut trop souvent.Recherche du bonheur, désir de liberté: illusion?Nous croyons que ce type de communication avec l'objet symbolique peut être très enrichissant sur le plan intellectuel et psychique s'il est vécu dans des conditions favorables.Pour ce faire, le musée doit pu- blier une information honnête en ne favorisant pas l'"attitude cultivée" face à l'oeuvre d'art mais en développant chez les individus un esprit interventionniste.Cela contrerait, du moins en ce qui a trait aux arts, la propagande aliénante et pourrait donner lieu à une expérience créatrice fertile.L'art est autre chose qu'une mystification esthétique — aliénante ou non — si on considère la création enracinée dans la trame de l'existence collective.Le musée est une institution culturelle au service de tous les membres de la société.Il doit mettre à la disposition de tous et chacun leur patrimoine collectif de façon à faire surgir la force créatrice de la population, à développer son imaginaire social.Ainsi un musée d'art contemporain doit voir à ce que la création artistique ait le maximum d'impact dans le milieu au moment où elle se fait.Comme le dit Marcel Rioux: "La création artistique a un rôle éminemment important à jouer dans cette phase-ci de l'évolution humaine.(.) N'est-il pas grand temps de permettre aux citoyens de reprendre en mains leur destin non pas en leur faisant consommer de la culture mais en leur permettant d'en créer."4 janvier-février 1977 Le musée dans la société.Place à l'imaginaire Le Québec est passé très rapidement d'une société agraire à une société industrielle, ce qui a eu pour effet d'ébranler fortement la structure sociale.Nous n'avons pas eu le temps d'établir des rapports avec nos institutions et de nous les approprier.Ainsi nous n'avons pas développé d'habitudes face à ce type d'appareil culturel qu'est le musée.Nous n'avons pas d'enquêtes sociologiques d'envergure du type de celle de Bourdieu, sur la fréquentation des musées.C'est sur un passé récent que nous devons composer nos solutions d'avenir.Nous sommes condamnés à imaginer! Place à l'imaginaire! Nous savons tout de même fort pertinemment que le musée ne rejoint pas les masses.L'expérience le démontre quotidiennement.C'est pourquoi le musée doit s'associer des adjuvants qui lui permettent d'atteindre le plus grand nombre de citoyens.Le musée ne doit pas craindre de faire violer son territoire par les mass media et d'ouvrir ses portes à la dimension du petit écran.Le temps de la chasse gardée n'est plus! Ces media sont des instruments de vulgarisation très intéressants s'ils sont utilisés à bon escient — pensons au travail d'un Fernand Séguin au niveau scientifique — mais peuvent devenir facilement abrutissants s'ils servent la propagande.On ne vend pas des biens culturels comme du savon à lessive ou des billets de loterie.Une approche honnête peut certainement contribuer à démystifier l'art et intégrer l'artiste au sein de la société à titre de citoyen à part entière: ce que souhaitait Borduas dès 1948."Refus d'un cantonnement dans la seule bourgade plastique, place fortifiée mais trop facile d'évitement.Refus de se taire — faites-nous ce qu'il vous plaira mais vous devez nous entendre — refus de la gloire, des honneurs (.).Il est naif et malsain de considérer les hommes et les choses de l'histoire dans l'angle amplificateur de la renommée qui leur prête des qualités inacessibles à l'homme présent."5 Une seconde étape pour parvenir à la démystification de l'art peut consister à amener les gens à rencontrer les artistes, soit au musée — des salles seraient prévues à cette fin et encore une fois, le musée ne doit craindre ni l'envahissement par les "incultes" ni le son trop élevé de leurs voix — soit ailleurs.Et pourquoi ces rencontres ne se tiendraient-elles pas dans une salle où les citoyens ont l'habitude de se retrouver?Ils se sentiraient certainement moins dépaysés que dans ce Temple du Beau que demeure encore aujourd'hui l'imposant musée.D'ailleurs est-ce la meilleure ou l'unique solution que ce bel édifice, trop souvent inutilement pompeux?Et que dire de sa localisation .Ne songeons qu'au Musée des beaux-arts dressant fièrement ses colonnes au sein du château fort de la bourgeoisie anglaise ou le Musée d'art contemporain, perdu dans l'immensité des terrains vagues de la Cité du Havre! Personne ne nie la nécessité d'un bâtiment pour abriter convenablement les oeuvres d'art, c'est-à-dire offrant les conditions de climatisation et d'espace qu'exigent la conservation et l'exposition ainsi que pour loger les services connexes d'administration, d'éducation, d'entretien, etc.Si l'on opte pour l'immeuble unique, il doit être vaste mais peut être aussi modeste .L'emplacement au centre-ville constitue une autre exigence minimum pour desservir la population.Les services secondaires que l'on organise autour de l'exposition, comme le restaurant, la boutique et autres, brisent sans contredit l'atmosphère un peu étouffante et très contractée du musée, mais est-ce là de la démocratisation?Le problème du musée n'est pas celui d'un centre commercial.Ces ajouts, tout comme la gratuité d'entrée, ne sont-ils pas des demi-mesures voire des leurres, pis encore un alibi sûr à notre inquiétude populiste?Si l'édifice se morcelait en petits musées allant trouver place dans les différents quartiers de la ville ou les petites villes d'une région, il ne pourrait que mieux répondre aux besoins de tous les milieux.La décentralisation est une technique qui s'est avérée humanisante.Ces musées deviendraient partie intégrante du réseau de services local bien établi.Les animateurs pourraient accomplir leur travail de façon beaucoup moins artificielle et plus intense grâce au contact direct et constant avec la vie du quartier ou du village.C'est une approche intimiste et non intimidante.Les musées pourraient être aménagés de façon très rentable — tant au point de vue financier qu'à celui de l'environnement — dans des bâtisses désaffectées mais récupérables dont on retrouve plusieurs spécimens dans chaque quartier ou village.N'est-ce pas un signe de respect du patrimoine que de restaurer un édifice, témoignage de la vie d'autrefois?Faire revivre un témoin de l'histoire, c'est en même temps rendre au musée son rôle de diffuseur de la culture.L'oeuvre d'art est un événement avant d'être un objet- Peut-être en est-il ainsi de l'Architecture: un événement s'inscrivant dans la trame de l'existence collective .Si le problème du rôle du musée dans la société est tellement complexe, c'est qu'il est intrinsèquement lié au concept de culture.Et la culture c'est la vie d'une société .Et .Place à l'imaginaire! 1.Cité par M.Rioux dans le Rapport du Tribunal de la Culture in Liberté, no 101, sept-oct.1975.p.42.2.F.Dumont, La vigile du Québec / Octobre 1970: l'impasse?, Montréal, HMH, 1971, p.49.3.P.Bourdieu, L'amour de Tart, Paris Ed.Minuit, 2e éd., 1971, p.166.4.Rapport du Tribunal de la Culture in Liberté, no 101, sept-oct.1975, pp.49 et 58.5.P.E.Borduas, Refus global, Montréal, Parti pris, 1974, pp.1 5-16.The Montreal kmsèss mmmm 20 Architecture Concept » mi mm Le Hall Notre-Dame par Louise Leblanc En longeant la rivière des Prairies, les automobilistes qui empruntent le boulevard Gouin sont momentanément distraits par une nouvelle résidence en bois.S'ils ne roulent pas trop vite, ils pourront en apprécier la forme inusitée, mais ils continueront de croire qu'il s'agit d'une maison unifamiliale.Or cette construction sobre et élégante abrite un centre de recherches et d'animation missionnaire, celui des Pères de la Consolata.Un pari était déjà tenu par l'architecte: ne pas défigurer un quartier résidentiel par un édifice monumental.Mais pour découvrir la subtilité de conception qui se cache derrière cette sobriété, il faut se faire piéton.La première sensation rythmique qui se manifeste est celle du terrain: un monticule frontal qui se déforme, s'épuise et meurt à l'arrière comme une première vague; une vague créée par l'architecte pour protéger des bruits et des émanations d'oxyde de carbone.D'autres vagues suivent, lisses et rondes, et s'échouent à la verticale aux fenêtres des bureaux et des chambres qui regardent le boulevard Gouin.Ce sont des lattes de cèdre s'emboîtant parfaitement pour reconstituer une nouvelle écorce.Ces rainures verticales qui épousent les rondeurs successives se masculinisent en diagonales pour souligner les porches: celui de l'arrière qui ombrage la grande baie vitrée et celui de l'entrée, du côté est.En se dirigeant vers l’entrée on découvre, dans un même axe, cette baie vitrée et le paysage qu'elle embrasse.Le concepteur concrétisait ainsi son désir d'effacer le monde urbain en faisant de son édifice un passage dans le sens de transition.Comme une sorte d'entonnoir qui conduit au spectacle de la nature.Une fois franchi le pas de la porte, on découvre un espace fluide, sans cadre rigide, sans repair traditionnel.On voit d'emblée des couleurs vives: du jaune, du rouge, de l'orange, une surface libre béante, traversée à sa tête par des veines lumineuses et charnues; des structures apparentes; un escalier et sa mezzanine striée de portes et de fenêtres.Tout au fond, une bulle géante comme l’oeil de Dieu; dans un coin, un rideau qui entourre des chaises; en un mot, les entrailles de ce bateau de missionnaires.Cette description peut donner l’impression d'une anarchie complète et pourtant, si l'on y regarde de près, c'est plutôt une planification méticuleuse qui règne sur l'ensemble de ces éléments.Que devait comprendre un centre d'animation missionnaire pour des services d'éditions et de regroupement, d'une superficie totale de 5,000 pieds carrés?Il devait comprendre: 4 bureaux fermés, 3 chambres à coucher avec salle de bain commune, un espace de secrétariat, une salle pouvant recevoir 60 personnes pour des conférences, projections et discussions, un atelier technique, une cuisine et un dépôt.Pour obéir aux contraintes d'un budget restreint, il fallait trouver une solution qui réduise les volumes de construction.Comment l'architecte y est-il parvenu?Il a pensé superposer les bureaux aux chambres à coucher et relier ces deux niveaux par un niveau mitoyen qui contiendrait les activités du secrétariat ainsi que la salle de regroupement et de conférence.Ceci permettrait de réduire la circulation verticale tout en donnant l'intimité voulue aux chambres et un caractère privé aux bureaux.Pour mieux décortiquer son plan, accordons-nous une reprise, comme une séquence filmée au ralenti.Dans le hall, on remarque tout de suite le souci de perfection qui a chapeauté toute la construction.Les portes-fenêtres rejoignent plafond et plancher sans inter- janvier-février 1977 architectes: Bonetto, Derome, Papineau médiaire comme le revêtement au sol rejoint les murs sans corderon.Il en sera de même partout où le tapis atteindra ses rivages, où des cadres de portes et de fenêtres rencontreront des surfaces horizontales.Passé le hall, à gauche, le dépôt, simple comme tout bon dépôt.A droite, les toilettes, puis le vestiaire intégré à la première forme irrégulière composée de 7 côtés inégaux et entièrement recouverte de tapis.Si l'on suit cette forme, on débouche sur la salle de conférence physiquement séparée du secrétariat par une draperie coulissante qui, en s'ouvrant, permet des réceptions plus nombreuses.Dans son dos, une ouverture sur la cuisine, équipée pour devenir salle de projection.A l'extrémité du mur de la cuisine, du côté de l'espace de regroupement, une meurtrière établit le lien visuel et sécuritaire entre le centre et la maison des pères.Au plafond, les poutres sont apparentes ainsi que les gaines de ventilation dont l'extrémité des tuyaux verticaux détermine la hauteur du plafond psychologique et l'aboutissement des lignes d'éclairage.Dans le sens de la longueur, le prolongement de cet éclairage nous guide vers l'espace de secrétariat où l'on retrouve les mêmes élé- ments: poutres, gaines et tuyaux du système électrique qui pénètrent et soutiennent les carcasses de ventilation, au même niveau que l'élévation de la baie vitrée.Pour une meilleure osmose avec la nature, les bandes transparentes s'étendent horizontalement, répondant ainsi à la logique d'un paysage qui se contemple de gauche à droite et non de bas en haut comme celui de la flore urbaine.De la salle de secrétariat, orientée vers le nord afin de l'éloigner du bruit du boulevard et de la soustraire aux charges solaires, on découvre l'espace global.On découvre le cheminement de la main-courante dont le jaune ensoleillé détermine les autres niveaux, ainsi que le cheminement du tapis qui escalade l'étage supérieur et pénètre dans les bureaux, sans joints apparents.On découvre que toutes les portes sont orangées sauf celles des sorties dont le rouge s'apparente à celui des gaines de ventilation.On découvre que toutes les composantes du plafond psychologique s'engouffrent dans le toit de la mezzanine.On découvre enfin que le rythme des vagues extérieures se répète à l'intérieur par le refrain des quatre portes de bureau, des quatre poutres de soutènement, des quatre enveloppes rouges; refrain que l'on retrouve également au niveau inférieur par la disposition des entrées de chambre, l'ensemble donnant l'impression de la plastique des colonnades grecques.Nous sommes donc tout à fait éloignés de la sensation première d'anarchie tout en n'ayant aucune sensation de monotonie.A l'étage des chambres, par exemple, l'architecte a planté ses portes à angle afin de détruire l'effet de corridor.Les bureaux et les chambres ont eux-mêmes des formes pas très catholiques, si j'ose dire, tout comme l'espace du secrétariat et de la salle de conférence.Que dire enfin des ouvertures qui précisent la singularité de l'aire centrale.D'un côté, la mince silhouette verticale de la meurtrière et à l'autre bout, cet oeil rond et transparent qui enregistre toutes les activités du centre puisqu'il dissimule la chambre d'impression.Cet atelier technique surplombe l'étendue inférieure et débouche sur le corridor des bureaux, délimité par les doigts de la rampe qui rejoint les deux escaliers latéraux.En temps voulu, l'éclairage créera une frontière d'intimité par ses fuseaux qui lèchent la balustrade et établissent une barrière Architecture Concept M Vto HKAVCÙ nu*} x max.m.Knwvma'l Ül© ô/ DineCtKSK ^COBTMAT cow njEcefUcH *ut X 1U13HC rez-de-chaussée iT^J''iiii^ janvier-février 1977 psychologique.Celui qui travaille peut garder un certain contact avec son entourage grâce aux fenêtres de plain-pied, ou s'isoler complètement en fermant ses stores verticaux.Comme partout ailleurs, il pourra contrôler la température de la pièce où il se trouve.S'il décide de prendre quelques instants de détente, il pourra arpenter la mezzanine sans se sentir étouffé par la carapace d'un couloir fermé.Il pourra communiquer avec le personnel du secrétariat ou communier aux activités qui se déroulent dans la salle de regroupement.Il pourra même suivre une partie de pétanque qui se joue sur la place extérieure.S'il rêvasse un peu, il pourra s'appuyer sur le bastingage en regardant au loin couler la rivière, rejoignant ainsi le rêve de l'architecte de faire de ce centre missionnaire une coque de bois accueillante qui vogue au rythme des saisons.Architectes: Gilles S.Bonetto, Jacques H.Derome, Louis J.Papineau.Ingénieurs, mécanique et électricité: Dupont, Larose, Perreault.Ingénieurs, structure: Janos J.Baracs Entrepreneur général: Sphère Construction Ltée.Photos de Marc Lullier La quincaillerie qui l*a.QUINCAILLERIE • 804 ouest, rue St-Jacques, Montréal • Téléphone: 866-3541 • 1883, boulevard Curé-Labelle, Chomedey, Laval • Téléphone: 681-6470 DURAND HARDWARE Steelcraft La quincaillerie Durand, distributeur de Steelcraft, vous offre le choix avant même d’avoir la porte.Nos portes de séries “L” et “S” et huisseries métalliques pour murs secs, de modèles, grandeurs, couleurs et finis différents, rencontrent vos exigences tant par leur aspect décoratif que par leur utilité.En stock, pour livraison immédiate en format standard ou modifié pour vous satisfaire.spécialement.Pour illustrer la Le nouveau catalogue no 21 de Columbia rayonne de lumineuses complète de ses appareils d’éclairage électrique, Columbia vous offre son volumineux nouveau catalogue en couleurs de 132 pages: un compendium de luminaires pour usages résidentiel et commercial, pour installation à l'intérieur et à l’extérieur.Les architectes, entrepreneurs et décorateurs apprécieront sûrement cette précieuse source d’inspiration.Eerivez-nous pour votre exemplaire ou venez visiter notre salle d’exposition à Place Bonaventure,Montréal.columbia electric ltd.SAINT-ISIDORE (COMTE LAPRAIRIE).QUÉ.24 Architecture Concept Carnet Nouveautés Quincaillerie architecturale: poignées et garnitures pour portes La compagnie allemande FSB présente une gamme de garnitures pour portes plastifiées de Rilsan; cette couche plastifiée adhère bien à l'aluminium de base et résiste aux chocs et aux intempéries.Ces poignées, de type bec-de- cane ou de forme arrondie, sont disponibles dans un choix de noir, rouge, vert, bleu et brun-olive.L'exclusivité canadienne est assurée par Mowindosa Ltée, 2010, av.Melrose, Montréal.Toitures acryliques réfléchissantes L'émulsion acrylique blanche Tremco Solarban — que l'on dispose sur les toits d'asphalte multicouche — résiste aux ultra-violets, adhère bien à son support, réfléchit efficacement et garde longtemps sa bonne apparence.Au contraire des revêtements noirs, Solarban réfléchit l'énergie solaire et diminue ainsi la température du toit et des pièces qui se trouvent sous celui-ci.La surface est lisse et non poreuse.On l'applique par vaporisation, au rouleau ou au pinceau.Pour plus de renseignements, s'adresser à Tremco (Canada) Ltd., 220, av.Wicksteed, Toronto, Ontario M4H 1 G7.Postes de travail La société Westinghouse Canada a mis sur le marché des postes de travail destinés à diminuer la fatigue et la tension, améliorer le confort et le rendement des préposés au traitement des mots dans les bureaux.Les blocs possèdent une surface de COMPAGNIE NATIONALE DE FORAGE ET SONDAGE INC.?Études géotechniques ?Sondages et forages ?Contrôle qualitatif des sols, du béton et de l'asphalte ?Laboratoires de sols et matériaux ?Laboratoire des eaux 1130 Ouest, rue Sherbrooke MONTREAL, Qué.H3A 2R5 Tel.(514) 288-1177 Fondée en 1937 ARCHITECTURE CONCEPT ARCHITECTURE CONCEPT est la seule revue de langue française publiée au Québec à l'intention des architectes, designers et étudiants en architecture, décoration et design.TARIFS D'ABONNEMENT 1 an Architectes, designers, ingénieurs, etc.Veuillez trouver ci-joint mon chèque au montant de $ .pour un abonnement a ARCHITECTURE CONCEPT Bureau 201, 310 avenue Victoria, Montréal, Qué.H3Z 2M9 Nom .Adresse .Ville .Province .Profession .janvier-février 1977 25 Carnet travail et des éléments d'entreposage amovibles en hauteur.L'utilisateur accède à tous les dispositifs du poste sans déplacement exagéré.Un capot acoustique et des panneaux insonorisants assurent la réduction du bruit.En outre, l'éclairage intégré diminue la fatigue visuelle.Les postes sont offerts en quatre types fondamentaux: hexagone à quatre surfaces de travail séparées, carré à trois surfaces et angle droit à deux surfaces.Communiquer avec Westinghouse Canada Limitée, C.P.510, Hamilton, Ontario L8N 3K2.Système d'éclairage des aires ouvertes Le système d'éclairage des aires de bureau Westinghouse incorpore l'illumination directe et indirecte.Ce procédé améliore la qualité lumineuse tout en diminuant la quantité de lumière requise pour la réalisation des travaux.Le système permet en outre de régler l'éclairage en fonction des exigences individuelles.On obtient d'autres renseignements en s'adressant à Westinghouse Canada Limitée, C.P.510, Hamilton, Ontario L8N 3K2.Panneaux muraux décoratifs Un nouveau dispositif de photoimpression sur tissus ou papiers a été mis au point aux Etats-Unis par la compagnie 3M.La compagnie Graetz de Montréal détient l'exclusivité cana- dienne de distribution.Le principe est le suivant: une séparation des couleurs primaires est d'abord effectuée à partir d'une diapositive et les données techniques sont retransmises à un ordinateur doté d'un dispositif photo-électrique.L'impression est assurée au moyen de pulvérisateurs alimentés en peintures par jet continu.Cette photo-impression peut être produite en toutes dimensions et il en coûte approximativement $15.00 le pied carré.Renseignements auprès de Graetz Brothers Limited, 715, rue St-Maurice, Montréal.Lanterneaux de plastique renforcé Les lanterneaux Excelite, fabriqués de matière plastique renforcée de fibre de verre, peuvent être installés, par exemple, dans le toit d'un ancien centre commercial en vue d'en améliorer l'esthétique.L'éclairage qu'ils procurent augmente l'intensité de l'éclairage artificiel et évite l'obscurcissement total en cas de panne.On les installe directement sans dispositif particulier et ils sont à l'épreuve des intempéries.D'autres données sont disponibles chez Graham Products Ltd., C.P.2000, Inglewood, Ontario LON 1K0.Index des annonceurs Ciments Canada Lafarge Ltée .16-17 Cie Nationale de Forage et Sondage Inc .25 Columbia Electric Ltd.24 Council of Forest Industries of B.C.28 Haws International .26 Quincaillerie Durand .24 Southam Compendium .2 Steel Co.of Canada Limited .4-5 Trust General .27 abreuvoir Le jo Cet élégant abreuvoir sculpté est utile en plus d'agrémenter tout local.Disponible en acier inoxydable poli, acier recouvert de bronze Sienna™ acier brossé, bronzé ou aluminium anodisé.Commandez-le en toute confiance.Pour plus de détails appelez le représentant Haws le plus proche.INTERNATIONAL Haws désaltère mieux Modèle 1002 acier inoxydable poli dessin breveté PROVINCES MARTIMES DRODGE ENTERPRISES 17-A Fenwood Road Halifax, Nouvelle Écosse C.8.Vancouver Nord ROBERT SOMERVILLE, LTD 120-A East Esplanade ONTARIO, Don Mills LENNOX-SAUNDERS 1875 Leslie St., Unit 6 QUÉBEC, Uval CAN AQUA INTERNATIONAL 1530, Curé Labelle SASKATCHEWAN & MANITOBA WESTERN AIR CONDITIONING 102 Ross Bldg., Saskatoon 26 Architecture Concept Cette année, le montant maximum admissible à un régime d’épargne-retraite est porté à $5 500; c’est donc, de plus en plus, un bon moyen de réduire vos impôts.Mais au Trust Général, c’est bien plus encore; votre conseiller en services financiers du Trust Général vous parlera de votre épargne-retraite comme d’un investissement qui peut vous procurer un rendement plus élevé et vous assurer une plus grande sécurité pour l’avenir.Aussi, avant d’investir à nouveau dans votre régime actuel, demandez-vous si vous en tirez les meilleurs avantages.Au Trust Général, l'économie d'impôt .et bien plus encore 1.Songez, par exemple, qu’un rendement annuel accru de 1 % sur vos épargnes peut vous procurer des bénéfices accrus de 20% à la retraite.2.Vous devez avoir accès aux types de placements qui répondent le mieux à vos besoins, avec la possibilité de placements diversifiés en actions, obligations, hypothèques, placements à capital garanti, placements à capital et intérêt garantis.3.Prenez connaissance de tous les frais de votre régime: ils sont plus ou moins élevés selon les types de placements et selon les institutions financières; certains types de placements du Trust Général, par exemple, n’ont ni frais d’entrée, ni frais de gestion, ni frais de retrait.Et pendant que vous y êtes, demandez à un de nos conseillers d’évaluer votre régime actuel et de le comparer à ce que le Trust Général peut vous offrir: vous demeurez entièrement libre de le transférer, sans payer d’impôt, à l’institution financière qui vous offre les meilleurs avantages.Au Trust Général, nous savons que ce qui est préparé avec soin pour en obtenir les meilleurs avantages n’en acquiert que plus de valeur au cours des ans.N’hésitez pas à communiquer avec nous (nous acceptons les frais d’appel) ITRUST GÉNÉRAL Montréal Outremont Trois-Rivières Québec Lévis Rimouski Chicoutimi Sept-Iles Hull Ottawa Moncton C'est rassurant de pouvoir vanter le rendement de son régime d'épargne-retraite. Voici un contre-plaqué que vous pouvez mettre sur la glace.et dans lëau bouillante.map: ; C5J5 ^ * 3 U 5 O P U > i Vie b Y' 4'K Les fabricants du contre-plaqué d’extérieur COFI soumettent leurs panneaux à des extrêmes de température et d’humidité pour s'assurer que vous obtenez le contre-plaqué de structure le meilleur et le plus fiable qui soit.Aucun autre panneau de construction à base de bois n’a une qualité et un rendement qui se rapprochent de ce qu'offre le contre-plaqué d'exté-rieurCOFI.Nos inspecteurs visitent régulièrement chaque scierie membre pour s'assurer que les dimensions, la qualité et la main-d’oeuvre du contre-plaqué répondent aux normes rigoureuses de l'industrie et de l’Association canadienne des normes.Les inspecteurs du COFI apportent aussi des échantillons de contre-plaqué en laboratoire ou ils les soumettent aux contrôles de qualité les plus rigoureux de l'industrie.Certains échantillons sont mis à refroidir sur la glace puis plongés dans l’eau bouillante.D'autres sont bouillis, puis cuits dans un four à haute température.D’autres encore sont saturés d'eau sous pression avant d'être défaits pour s'assurer que la colle imperméable est plus solide encore que le bois.Résultat de ces essais: un panneau de contreplaqué d'une haute qualité constante et d'un rendement assuré .un produit qui assure la satisfaction du client d'une fois à l'autre, d’un panneau à l’autre.Le contre-plaqué d'extérieur COFI est de qualité certifiée.Chaque panneau de revêtement en porte le sceau.Le certificat déposé tient lieu de timbre d’approbation ultime du contre-plaqué de pin Douglas ou de bois tendre dont la qualité a été contrôlée à chaque étape de la fabrication.Cette marque est la propriété du Council of Forest Industries de la Colombie britannique et elle ne peut être apposée que par les scieries membres dont les panneaux répondent à de rigides normes de rendement.Quel qu’en soit l'usage prévu, du revêtement à la fabrication de caisses d'expédition, exigez exclusivement le contre-plaqué d'extérieur COFI à qualité contrôlée et à colle imperméable.Il fait du travail impeccable .et nous avons des masses de documents pour le prouver.Demandez dès aujourd'hui les publications gratuites sur le contreplaqué COFI de qualité certifiée.tan Council of Forest Industries of British Columbia 1500/1055 ouest, rue Hastings Vancouver [Colombie britannique) V6E 2H1
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