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Titre :
Biographies canadiennes-françaises
Éditeur :
  • Ottawa :J.A. Fortier,1920-
Contenu spécifique :
1925
Genre spécifique :
  • Publications en série
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  • Who's who in Quebec,
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Biographies canadiennes-françaises, 1925, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 . .Qvr.ë,f-£ Mi/ PibliotJjèque Jfëationale bu ©uébec r aeJL £anabtetmesi=Jfrançatée£ pograpïnes \\ Publiées par RAPHAEL OUIMET Journaliste-Publiciste 5tètne ânttée JHontréal, 1925 En vertu de la loi de 1921 concernant le droit d\u2019auteur Je certifie par les présentes que le droit d\u2019auteur sur l\u2019œuvre littéraire publiée, intitulée \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d publiées par Raphaël Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q.a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004, dans le régistre des droits d\u2019auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d\u2019Auteur, le 13ème jour de mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, de Westmount, Qué.Bureau des Droits d\u2019Auteur, Ottawa, ce 13ème jour de mars, A.D.1925 GEO.F.O\u2019HALLORAN, Commissaire des Brevets.TYPOGRAPHIE Garden City Press Gardenvale.Que. pREFAC]7 La première richesse d'une nation consiste dans la valeur des hommes qui la ccmvposent.Charles Sainte-Foi.Une revue bibliographique annonce que le New York Times, par l\u2019intermédiaire de son propriétaire, a promis une somme de cinq cent mille dollars pour faciliter la préparation d\u2019un Dictionary of National Biography.Cette libéralité permettra la mise en œuvre immédiate d\u2019une entreprise monumentale d'édition qui ne prévoit pas moins de vingt volumes de sept cent cinquante pages chacun, contenant les biographies d\u2019environ vingt mille américains, dont aucun de vivant.Ce projet a été à l\u2019étude pendant deux ans à V American Council of Learned Societies devoted to Humanist Studies, organisation qui groupe une douzaine de société savantes d\u2019Amérique.Cet important travail doit être exécuté à Washington, à proximité de la bibliothèque du Congrès américain, et prendra pour modèle son prédécesseur anglais, le grand Dictionary of Nac tional Biography.Celui-ci, commencé en 1882, sous la direction de feu Sir Leslie Stephen, fut achevé en 1901; il comportait soixante-et-trois volumes.L\u2019œuvre des Biographies Canadiennes-Françaises, commencée en 1920, si bien accueillie par l\u2019élément français, a donc une importance d\u2019utilité nationale; l\u2019exemple de ce qui se passe en Angleterre et aux Etats-Unis témoigne hautement du mérite intrinsèque de cette œuvre.On a dit que la géographie et la chronologie étaient les deux yeux de l\u2019histoire; impossible, en effet, d\u2019exposer clairement les 3 faits historiques sans la connaissance des lieux et des personnes; d\u2019autre part, la biographie est le plus utile commentaire de l\u2019histoire.Par définition, la biographie ne s\u2019occupe que de la vie humaine, et elle ne l\u2019étudie que dans les actions extérieures des individus; elle n\u2019a guère pour but que de satisfaire au,sentiment de curiosité qui s\u2019éveille en nous dès qu\u2019un homme attire l\u2019attention de ses contemporains, soit par les fonctions publiques dont il a été revêtu, soit par ses écrits ou ses travaux.C\u2019est d\u2019ailleurs une des plus légitimes curiosités de se tenir bien renseigné sur nos compatriotes; nombre de fois il nous arrive de demander des renseignements sur la vie des canadiens qui se sont distingués dans le domaine de la pensée ou de l\u2019action, dans les professions, le commerce ou l\u2019industrie.Pline rapporte dans son Histoire naturelle que Lucius Munimus fut le premier à mettre son portrait ou sa statue à la porte de sa maison; on prit ensuite l\u2019habitude de les mettre sur le Forum.Au portrait, les Biographies Canadiennes-Françaises ajoutent des notes intéressantes sur la vie de nos concitoyens.Sénèque a dit des hommes: \u201cLes uns ont la renommée et les autres la méritent\u201d; aussi convient-il de rappeler qu\u2019afin d\u2019éviter toute cause de rivalités les Biographies Canadiennes-Françaises, n\u2019ayant pas de préférences, ne sont réservées à aucune classe privilégiée; tous ceux qui pensent et agissent dans l\u2019intérêt public y sont mentionnés ou peuvent l\u2019être.Dans son Discours de la Méthode, Descartes remarque que \u201cc\u2019est proprement ne valoir rien que de n\u2019être utile à personne.\u201d De fait, tous les hommes sont nés pour être utiles et ils le sont quand ils veulent.Il n\u2019y en a pas un qui ne soit propre à quelque chose; or, pour être utile aux autres, il faut commencer et continuer par faire beaucoup pour soi, et ensuite se développer en force, en santé, en intelligence et en endurance.Afin de connaître quelques-uns de ces hommes utiles, ou désireux de l\u2019être, nos compatriotes aimeront sans doute à feuilleter les 4 Biographies Canadiennes-Françaises; ils y trouveront la preuve que ce qui fait l\u2019indépendence ce n\u2019est pas la situation, c\u2019est le caractère.De tout temps, le vrai succès fut toujours acquis plutôt par le caractère que par les protections et les richesses ; or le caractère de l\u2019homme est dans son histoire.Les Biographies Canadiennes-Françaises montrent les caractères en action; en les lisant, les jeunes pourront se convaincre que le travail seul console des injustices et des déboires de la vie, et ils se pénétreront de la haute moralité de la maxime du sage qui dit: \u201cFuis la honte et l\u2019horreur de vieillir les mains vides.\u201d G.A.MARSAN, C.R.Professeur à l\u2019Université de Montréal.5 Appréciations be la ^restée Canabtenne \u201cLa Presse\u201d, Montréal 1924 Les historiens qui, dans cinquante ou cent ans d\u2019ici, voudront reconstituer la physionomie du groupe canadien-français de la province de Québec, trouveront une mine précieuse dans les Biographies Canadiennes-Françaises que notre estimé confrère, M.Raphaël Ouimet, publie depuis quatre ans et qu\u2019il enrichit constamment.La génération actuelle y trouve déjà un motif de fierté et d\u2019espoir en apprenant à mieux connaître un grand nombre de ses principaux citoyens dans les différents domaines de l\u2019activité nationale.Félicitons M.Ouimet de se dévouer à cette noble tâche de mieux faire connaître ses compatriotes, d\u2019abord à eux-mêmes, ensuite aux étrangers.Son œuvre a une haute portée nationale et, comme telle, elle se recommande d\u2019elle-même à l\u2019appui et à l\u2019encouragement du public.\u201cLa Patrie\u201d; Montréal 1924 M.Raphaël Ouimet vient de publier la quatrième édition, revue, augmentée et mise à jour, des Biographies Canadiennes-Françaises, que M.Aegidius Fauteux a justement appelé un inventaire des forces nationales.Avec l\u2019énergie tenace, l\u2019activité et le talent qu\u2019il possède.M.Ouimet a prodigieusement réussi à tenir au point \u201ccet inventaire des forces nationales.\u201d En continuant et en développant cette tâche colossale, M.Ouimet a rendu et rend à sa race, un service que nous n\u2019hésiterons pas à juger assez important pour lui être un titre à figurer un jour lui-même au tableau d\u2019honneur, où il a écrit le nom de nos concitoyens de marque.\u201cLe Soleil\u201d, Montréal 1924 Le Soleil accuse réception avec remerciements d\u2019un exemplaire des Biogi\u2019aphies Canadiennes-Françaises que lui adresse l\u2019auteur, M.Raphaël Ouimet, déjà très favorablement connu pour avoir publié depuis 1921, trois autres éditions du même genre, très appréciées du public.L\u2019édition de 1921, considérablement augmentée et d\u2019une impeccable tenue typographique, mérite à ce seul titre, qu\u2019on l\u2019accueille avec une faveur plus grande encore.Tel qu\u2019il se présente aujourd\u2019hui sous sa forme luxueuse et attrayante, le volume de M.Ouimet couvre la plupart des domaines commercial, industriel, professionnel, artistique et littéraire.Pour tout dire, les Biographies Canadiennes-Françaises devraient être dans toutes les bibliothèques et entre les mains de tous ceux qui s\u2019intéressent au mouvement de notre race sur cette terre du Québec qu\u2019elle a ouverte à la civilisation et au progrès.6 Œable Ulpfjatiéttques; A Alain, J.-E.20(5 Allard, A.496 Allard, Hon.V.\t364 Amyot, E.-E.390 Amyot, G.-H.391 Archambault, Hon.,1.\t505 Archambault, J.-E.-P.\t116 Aubertin, Rév.E.\t363 Auclair, Rév.E.\t365 Auger, A.520 Auger, H.-L.76 Auger, L.349 Augustin, L.306 B Baillargeon, E.\t495 Bailliargé, Rév.F.A.336-337 Baribault, Rév.C.-O.\t99 Bariteau, J.-A.\t212 Bastien, L.77 Baudoin, Rév.M.\t376 Bauset, Clémentine.37 Bauset, R.36 Beaubien, Hon.C.-P.\t301 Beauchemin, N.\t329 Beaudé, Rév.H.\t343 Beaudry, J.-A.\t84 Bédard, J.-A.493 Bédard, J.-E.521 Bédard, P.-H.429 Bégin, J.-A.388 Béique, Hon.F.-L.\t.\t272 Béland, A.-J.464 Béland, Hon.H.\t.\t.\t317 Bélanger, Mgr J.-A.\t523 Bélanger, 0.97 Beleourt, Plon.\tN.-A.\t100 Belleau, N.526 Belzil, A.144 Benoit, A.201 Bernier.H.373 Bernier, Hon.J.-A.\t372 Bernier, J.-A.367 Bernier, J.498 Berthiaume, A.\t302 Berthiaume, A.\t511 Bienvenue, T.\t.\t.\t439 Bisaillon, P.-R.\t69 Blondin, Hon.P.-E.\t551 Bonnier, J.-W.\t73 Boulanger, 0.527 Bourassa, H.501 Bourassa, R.75 Bourgeois, A.72 Bourque, Rév.L.\t528 Bouvier, Rév.E.\t243 Boyer, Hon.G.\t173 Brais, E.190 Brais, P.241 Brassard, E.371 Brodeur, Marie-L.\t502 Brosseau, Eulalie .\t195 Brosseau, J.-A.\t194 Brosseau, Rév.J.-A.\t411 Bruchési, Mgr P.\t412 Bruneault, Mgr J.-H.-S.170 Bruneau, Hon.A.-A.\t235 Bureau, Hon.J.\t305 Busso, E.476 C Cadieux, A.-H.\t273 Caillé, Rév.R.\t113 Caisse, L.-P.233 Caisse, Rév.F.-G.\t387 Campeau, Mgr J.-L.-N.345 Cardin, Hon.P.-J.-A.\t30 Caron, A.-L.160 Caron, 1.393 Caron, J.-E.322 Caron, Hon.\tJ.-E.\t.\t.\t426 Caron, Mgr\tN.\t.\t.\t.\t408 Carrière, Rév.J.-A.\t377 Casavant, J.-C.\t275 Casavant, S.274 Chaballe, J.-H.\t467 Chapais, Hon.T.330-331 7 Chapdeleine, H.\t259 Chapleau, J.-E.\t246 Charest, W.383 Charlebois, J.-A.\t378 Charron, A.276 Chartier, E.537 Chaumont, Rév.J.-C.\t472 Chevalier, A.174 Choquet, Hon.F.-X.\t522 Choquette, Hon.P.-A.270-271 Clermont, A.-A.\t220 Clermont, W.224 Cloutier, Mgr F.-X.\t381 Cloutier, Mgr I.-O.-P.\t249 Coderre, Hon.L.\t263 Constantineau, Hon.A.44 Cordeau, L.-B.394 Cornellier, R.380 Côté, A.-S.141 Côté, Eva.510 Côté, G.-J.-E.379 Coubé.Rév.S.\t217 Cousineau, J.-A.\t.\t183 Cousineau, Mgr J.-H.\t386 Cousineau, Hon.P.\t261 Couture, C.165 Crépeau, A.115 Cummings, Berthe .\t107 Curotte.Mgr A.340-341 D Daigle, C.-A.304 Dandurand, Hon.R.344 Daoust, J.54 Darveau, C.-V.\t406 Daubigny, F.-T.\t155 Daveluy, Claire .\t150 David, Antonia .\t131 David, Hon.L.-A.\t130 David, Hon.L.-O.\t407 De Billy, V.-A.\t397 Décarie, Hon.J.\t524 Décarie, 0.398 Décary, A.126 Décary, A.-R.504 DeCelles, Mgr F.-Z.\t300 Déchênes, A.-P.\t434 De Crèvecœur, P.\t334 De Gonzague, Rév.J.227 D\u2019Hellencourt, H.\t33 De Ladurantaye, L.-J.503 Delâge, Hon.C.\t313 De Lanaudière, C.-E.\t280 Délisle, A.392 De Lorimier, Hon.A.250 De Lorimier, R.\t321 Del Vecchio, P.\t114 De Martigny, F.\t291 Demers, Hon.J.\t531 Demers, J.-L.180 Demers, Hon, P.\t530 De Roussy de Sales, R.279 Desaulniers, Hon.G.204 Desaulniers, Rév.P.366 Deschamps, Mgr E.-A.312 DeSerres, G.\t324-325 DeSerres, Marie-L.\t346 Desjardins, Rév.J.-J.\t154 Desjardins, Rév.J.-N.153 Desloges, A.-H.\t293 Desnoyers, Rév.J.-B.-A.413 Desrivières, E.\t507 Desrivières, H.\t506 Desrosiers, Rév.A.\t405 Dessaules, Hon.C.\t395 Dionne, R.282 Doucet, R.-P.74 Drolet, A.288 Dubé, 0.323 Dubrule, J.-N.\t237 Dubuc, Mgr L.-A.\t149 Duchaîne, J.-A.\t400 Ducharme, Rév, J.-A.\t85 Ducharme, .J.-O.\t.\t68 Ducharme, G.-N.82-83 Dufault, P.287 Dufort, C.177 Dufour, J.-P.118 Dugas, Mgr E.\t269 Duplessis, J.-A.\t508 Duplessis, Hon.L.-N.\t410 Dupont, G.164 Dupuis, Ida.79 8 Dupuis, J.-H.\t277 Dupuis, Rév.J.-N.\t216 Dupuis, J.-P.78 Du Roure, R.339 Dusablon, Rév.L.-A.\t443 Du Tremblay, Angéline 17 Du Tremblay, Hon.P.15-16 Dutrisac, H.286 E Elie, R.102 Emard, Mgr J.-M.\t157 Emond, C.-A.55 F Fafard, J.-B.88 Farand, A.199 Faucher, P.-V.\t333 Fauteux.A.142 Fauteux, Rév.N.\t442 Ferron, A.178 Fleury, F.550 Forbes, Mgr J.-G.-L.\t420 Forest, D.245 Fortier, A.70-71 Fortier, H.351 Fortier, J.-H.198 Fortier, N.350 Foucher, Rév.J.-A.\t421 Francœur, Hon.J.-N.\t416 Francq, G.348 Frenette, A.192 Frigon, A.-P.466 Frigon, R.87 G Gaboury, T.-C.\t208 Gadbois.E.316 Gagnon, Mgr A.-O.\t90 Gagnon, H.370 Gagnon, 0.193 Galipault, Hon.A.\t234 Gariépy, R.91 Garneau, H.247 Garneau, Hon.N.\t422 Gaudet, V.352 Gauthier, Mgr G.\t101 Gauthier, J.509 Gauvin, J.418 Gélinas, Rév.R.\t.\t335 Gendreau, J.-E.\t67 Gendron, A.175 Geoffrion, A.462 Giguère, R.307 Girouard, Hon.J.\t424 Girouard, W.278 Godbout, L.-P.106 Gonthier, G.62 Goora, A.122 Gosselin, Mgr A.\t308 Gougeon, J.189 Gouin, Sir L.375 Goulet, J.-B.355 Goulet, J.-H.355 Goulet, L.-A.355 Goulet, 0.354 Gratton, J.-L.357 Gravel, Hon.A.\t23 Gravel, Berthe .\t28 Grav'd, E.26 Gravel, G.27 Gravel, H.22 Gravel, Laurianne .\t29 Gravel, Rév.I.-P.\t21 Grav'd, M.24 Gravel, W.25 Grenier, J.-A .\t417 Grotlié, E.63 Grou, J.-A.353 Guertin, A.-L.\t.\t.\t465 Guillemette, J.D.\t.\t.\t188 H Hamel, E.255 Hamel, 0.281 Hamilton, Caroline.\t133 Hardy, E.231 Hébert, Rév.F.\tde\tS.\t431 Hébert, Rév.L.\t.\t.\t.\t176 Helbronner, M.\t.\t.\t.\t326 Herdt, L.-A.494 Holmes, C.104 Hone, J.66 Houde, C.-E.-A.\t230 Houle, J.-A.-S.\t64 Huberdeau, J.-A.\t117 Huguenin, Madeleine 145 J Jacques,\tA.500 Jacques,\tC.260 Joanette,\tJ.-H.\t244 Jobin, Rév.J.-B.\t430 Jolicœur, Rév.M.\t433 L Labarre, J.-P.384-385 Labelle, H.-S.80 Labelle, P.162 Laberge,\tA.127 Laberge,\tH.456 Lachance, Hon.A.\t252 Lachance, J.-L.\t440 Lachance, J.-T.\t451 Lacoursière, F.-X.\t342 Lacroix, R.-E.58 Lafleur, E.452 Lafontaine, Hon.E.\t184 Lafortune, Rév.L.-J.\t481 Lagarde, U.148 Lalande, Rév.L.\t303 Lalanne, Hon.C.-E.\t215 Lalanne.P.-E.\t214 Lamarche, Rév.A.-R.\t529 Lamarre, M.477 Lambert, G.98 Lamothe, J.-C.\t86 Lamy, J.-A.218 Lanctôt, C.454 Lanctôt, J.-P.\t.\t.\t205 Landriault, Marie-I.203 Landriault, R.\t202 Langevin, C.-A.\t455 I,anglais, R.320 Langlais, Z.309 Langlois, G.490 Langlois, Mgr J.-A.\t248 Lapalice, O.-H.\t120 La Palme, Rév.A.\t471 Lapointe, Hon.E.\t446 Lapointe, Rév.R.-T.\t404 Laporte, Sir H.\t38 Larivière, A.-C.\t89 Larivière, J.-C.\t108 Larivière, R.289 Laroche, A.156 Larocque, Mgr P.\t480 Larue, G.285 LaRue, W.-R.461 Latreille, E.81 Latulipe, J.-E.\t283 Laureys, H.532 Lavergne, A.436 Lavergne, J.-E.\t437 Lavery, Emélie .\t513 Lavery, S.512 Laviolette, Marie-A.\t347 Lebel, L.236 Lebeuf, Hon.C.\t139 Leblanc, A.515 Leblanc, J.-E.\t.\t470 Leblanc, Rév M.\t315 Leblanc.P.-E.\t112 Leclerc, B.-E.441 Leclerc, J.-E.427 Leclerc, R.453 Ledieu, P.332 Lefebvre, H.374 Lefebvre, Mgr P.-J.-A.457 Lefrançois, J.-A.\t209 Legris, Hon.J.-H.\t484 Lemieux, A.525 Lemieux, Sir F.-X.\t138 Lemieux, L.-J.137 Lemieux, Hon.R.\t450 Léonard, G.-E.\t185 Lepage, Rév.A.\t119 Lépine, G.61 Lespérance, Hon.D.-O.533 Lessard, Rév.A.\t65 Letourneau, L.-A.\t435 Letourneau, Hon.S.161 I^évesque, A.257 Lévesque, V.256 Limoges, Mgr J.-E.\t197 Limoges, J.-R.\t196 Linteau, J.-O.\t106 Lippens, L.284 10 Loranger, Hon.L.\t251 Lussier, Rev.R.\t103 M Magnan, C.-J.479 Malette, E.123 Malo, E.221 Manning, J.152 Many, A.-S.534 Maranda, A.294 Marceau, J.-V.\t239 Marchand, C.-A.\t105 Marchand, J.222 Marcil, Hon.C.\t536 Maréchal, Rév.E.-T.\t482 Marier, J.-A.538 Marion, D.60 Marois, A.-E.\t.\t.\t458 Marois, Mgr C.-A.\t267 Marquis, G.-E.\t32 Marsan, G.-A.\t20 Martin, Rév.A.\t539 Martin, A.168 Martin, M.109 Massicotte, E.-Z.\t129 Massicotte, J.-P.-H.\t499 Mathieu, E.-S.\t210-211 Mathieu, J.-L.\t200 Mathieu, Mgr O.-E.\t223 Maugé, P.382 Maurault, B.290 Mayrand, 0.158 McCaughan, A.\t359 McMahon, E.419 McNichols, F.-A.\t258 Mercier, Hon.H.\t448 Mercier, Jeanne .\t449 Mercier, P.4,59 Mercure, A.171 Messier, Rév.E.-H.\t409 Messier, P.-0.478 Michaud, Hon.J.-E.\t172 Mignault, C.de B.ill Mignault, Hon.P.-B.\t469 Miller, J.-N.485 Minette, Rév.C.\t39 Molleur, J.-A .\t473 Mondor, E.121 Mongeau, J.187 Monet, A.483 Montpetit, E.136 Montplaisir,\tD.\t.\t.\t.\t45 Montplaisir,\tHon.\tH.\t159 Montplaisir,\tJ.\t.\t.\t.\t191 Monty, Hon.\tR.\t.\t.\t.\t432 Morais, C.-H.296 Moreau, J.-W.219 Morel, P.169 Morin, A.92 Morin, J.460 Morin, L.358 Morin, 0.492 Morin, V.311 Morisset, G.356 Moulin, D.292 N Nadeau, Rév.A.\t.\t.\t.\t134 Nantel, Mgr A.\t.\t.\t.\t542 Nepveu, Rév.J.-E.318-319 Normand, Hon.L.-P.\t541 0 O\u2019Gleman, J.-A.\t295 Ouimet, Adélaide .\t110 P Pager, A.43 Pager, P.-E.42 Pager, V.163 Panneton, Hon.L.-E.\t314 Papillon, G.-J.\t389 Paquet, Mgr L.-A.\t18-19 Paquin, Mgr .\t463 Paradis, Hon.P.\t268 Patenaude, Hon.E.-L.543 Pelletier, L.-C.444-445 Pelletier, R.-O.\t535 Perkins, J.401 Perras, Rév.M.-G.\t94 Perrault, A.151 Perrault, Hon.J.-E.\t264 Perrault, Madeleine.265 Perron, Hon.J.-L.\t546 Pettigrew, A.362 Piché, A.140 Piehé, G.-C.545 11 Pichet, A.\t225 Pichet, A.497 Pilette, Rév.J.-P.\t93 Pilon, J.-D.468 Plante, Rév.J.-O.\t544 Poirier, Hon.P.\t132 Potvin, D.447 Préfontaine, R.\t40 Prénoveau, J.-H.\t423 Primeau.A.128 Prud\u2019homme, E.\t232 Prud\u2019homme, Mgr J.-H.34-35 Q Quesnel, J.-A.\t.\t.\t297 R Rabeau, Rév.F.-X.\t514 Raymond, D.254 Renaud, J.-E.475 Reneault, J.-E.\t57 Ricard, H.-L.242 Ricard, J.-C.-A.\t.\t125 Riendeau, J.-L.-H.\t182 Rinfret, Plon.T.\t486 Robert, A.186 Robillard, C.491 Robitaille, V.262 Rochefort, L.310 Rochette, F.298 Rolland, 0.41 Rouleau, Mgr R.-M.\t146 Rousseau, L.-A.\t213 Roussin, J.-O.\t.\t.\t489 Roy, Rév.A.-V.\t207 Roy, Mgr C.226 Roy, Hon.E.\t147 Roy, F.488 Roy, J.-A.516 Roy, Hon.P.238 Roy, Mgr P.-E.\t.\t547 S Sabourin, A.-G.\t360-361 Samson, J.428 Sansregret, U.\t59 Sauvé, A.414 Sauvé, J.-D.-A.\t474 Sauvé, Marie-E.\t415 Savoie, F.299 Sawyer, E.47 Sawyer, J.46 Seurot, P.327 Simard, E.552 St-Denis, E.48 St-Denis, Olive .\t49 St-Germain, J.-A.\t179 St-Onge, J.-W.\t240 Surveyer, A.403 Surveyer, Hon.E.\t402 Sylvestre, J.-E.\t96 T Tanguay, Mgr E.-C.\t548 Tarte, E.519 Tarte, L.-J.518 Tarut, A.328 Taschereau, A.-C.\t399 Taschereau, Hon.L.-A.\t31 Tessier, Hon.J.-A.\t266 Tétreau, E.438 Thériault, E.253 Thibodeau, Marie .\t.\t338 Thimineur, J.-H.\t.\t167 Tremblay, T.181 Trépanier, J.517 Trottier, J.-A.\t.\t229 Turgeon, Hon.A.\t143 Turmel, Rév.J.-D.-A.\t487 V Vaillancourt.E.\t50-51 Vallée, I.\t.\t368 Vallières, Marie-L.\t53 Vallières, S.-D.\t52 Varin, V.95 Véronneau, L.-H.\t540 Verschelden, Rév.J.425 Vézina, E.369 Viau, C.-T.124 Villeneuve, J.-A.\t.\t56 Villeneuve, P.228 Virolle, E.396 W Wilson, Hon.C.-A.\t135 Wilson, Hon.M.\t549 12 PAPINEAU 1786-1371 Afo JS03-» IÇNTA ^RTlEj* ^RC}£ 3Hple^ ^840-163; ^0-1606 LAURIER 1841-IOIO VESSSliflf lbs Gloires îlflTionPLES I . L\u2019HONORABLE PAMPHILE-REAL DuTREMBLAY l\u2014lllw ¦al m 15 L\u2019HONORABLE PAMPHILE-REAL DuTREMBLAY Fils de P.-P.-V.DuTremblay, Ingénieur Civil, et de Clémentine-Marie Dufort.Naquit a Sainte-Anne de la Pérade, le 5 mars 1879.Fit ses études au Collège des Trois-Rivières et à l\u2019Ecole Normale de Québec; son droit à Laval de Montréal, et à McGill.Est C.R.depuis 1917.Tout en exerçant sa profession, il a pris une part active a toutes les luttes politiques dans le district de Montreal, dans 1 interet du parti libéral et fut président de plusieurs clubs.A l\u2019élection générale de 1917 pour la Chambre des Communes, il se porta candidat et eut pour adversaire l\u2019hon.Pierre-E.Blondin, ministre des postes, dans la circonscription Laurier-Outremont, et fut élu par une substantielle majorité.Ne se présenta pas aux dernières élections générales de 1921.A la session parlementaire qui suivit (1917), il se mit en evidence en réclamant vigoureusement le groupement d\u2019une brigade canadienne-française dans notre armée expéditionnaire en France, projet qu\u2019il réussit à faire approuver en principe par le chef du gouvernement et par le ministère, quoiqu\u2019il n ait pas été réalisé avant la fin des hostilités.Il s est occupe activement de l\u2019indemnité allemande à être payée au Canada, des questions économiques et ouvrières, et a pris part à presque tous les grands débats parlementaires durant ce Parlement.A été nommé Conseiller Législatif de la province de Quebec pour la division de Sorel, dans le mois de décembre 1924, et comme tel a pris part aux différentes législations de la dernière session provinciale, et spécialement a déployé beaucoup d\u2019énergie afin d\u2019assurer la passation de la loi obligeant les municipalités scolaires à acheter des livres canadiens pour être donnés en prix aux élèves; il a été chargé par 1 lion.Premier Ministre de proposer l\u2019adresse en réponse au discours du trône.Est directeur de la Compagnie de Publication de la Presse Limitée et s\u2019occupe activement de ce journal; directeur de la Yorkshire Insurance Co.Ltd.; directeur de la Mount Royal Co.Ltd.; président de Montreal Apartments, Ltd, (laquelle Compagnie est propriétaire de la maison à appartements \u201cLe Château,\u201d angle des rues Sherbrooke et de la Montagne) ; Président de Drummond Investment Co.Ltd., (propriétaire des maisons à appartements Drummond Court et Drummond); membre du club Rideau, Ottawa; Reforme, Montréal; Automobile Club of Canada; A.A.A.N.; Montreal Hunt Club; membre à vie du Club des Journalistes; gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il a épousé, le 21 septembre 1907, Angélina, fille de feu l\u2019hon.Trefflé Berthiaume, Conseiller Législatif.Résidence: Le Château, rues Sherbrooke et de la Montagne, Montréal.16 ANGELINA DuTREMBLAY Née â Montréal, du mariage de l\u2019honorable Trefflé Berthiaume, conseiller législatif, journaliste et propriétaire de la Presse, et de Dame Helmina Gadbois.Madame DuTremblay a reçu son éducation des Dames de la Congrégation Notre-Dame, à Montréal.S\u2019est intéressée au mouvement politique et était une de celles qui étaient à la tête de l\u2019organisation des dames lors de l\u2019élection de 1917.Elle s\u2019est beaucoup intéressé aux œuvres de bienfaisance et de philanthropie.Elle est dame patronnesse des Incurables, de l\u2019Hôpital Ste-Justine, de l\u2019Assistance Publique, de la Maternité, etc.Durant la dernière guerre, a donné beaucoup de son temps pour aider la Croix Rouge, et en reconnaissance des services rendus, a reçu la décoration de la société de la Croix Rouge serbe, accompagnée d\u2019une attestation officielle du Conseil Suprême sous le patronage de Sa Majesté le Roi Pierre de Serbie.Le 21 septembre 1907, elle a épousé l\u2019honorable Pamphile-Réal Du Tremblay, avocat et directeur de la Presse.Résidence: Le Château, Montréal.17 3556 tzfùM \u2022% MONSEIGNEUR LOUIS-ADOLPHE PAQUET Monseigneur Paquet est une illustration de notre clergé canadien et il est l\u2019un des maîtres en théologie et droit public de l\u2019Eglise, les plus réputés du monde entier.Il naquit le 4 août 1839, ù Saint-Nicolas, comté de Lévis, Qué., du mariage de Adolphe Pâquet, cultivateur, fils de Etienne Paquet et de Ursule Lambert, avec Eléonore Deniers, fille de Modeste Demers et Esther Fréchette.Il fit ses études classiques, d\u2019abord deux ans au collège Bédard, de Lotbinière, puis au Séminaire de Québec.Il étudia la théologie à Rome, à l\u2019Université de la Propagande.Ce fut à Rome, le 24 mars 1883, qu\u2019il fut ordonné prêtre, en la Basilique Saint-Jean-de-Latran, par son éminence le cardinal Monaco-La Valetta.II revînt alors au Canada, et fut nommé professeur de théologie à l\u2019Université Laval, de Québec, (1883), où il enseigna l\u2019histoire ecclésiastique, l\u2019apologétique, l\u2019Ecriture Sainte, l\u2019éloquence sacrée, mais surtout la théologie dogmatique de Saint-Thomas.Car, en juin 1883, l\u2019abbé Pâquet, alors élève du célèbre professeur Thomiste Satolli, avait été appelé à soutenir devant le pape Léon XIII et une vingtaine de cardinaux, ainsi que devant toute l\u2019élite intellectuelle de Rome, réunis au Vatican, une série de thèses tirées de la Somme de Saint-Thomas.Cette soutenance, louée par la presse catholique italienne, lui valut son doctorat en théologie.18 Monseigneur Paquet occupa l\u2019une des deux chaires théologiques de St-Thomas, à l'Université Laval, de 1884 à 1902.Une année même, il occupa les deux chaires à la fois.Il fut aussi préfet des études du Grand Séminaire et assistant directeur, pendant plusieurs années, et il fut directeur, de 1902 jusqu\u2019à l\u2019hiver de 1906, alors que la maladie le forçait à donner * sa démission.Il fut longtemps secrétaire de la Faculté de théologie et il en est le doyen depuis 1903.Dés ses études classiques, Monseigneur I'âquet avait su faire preuve de dispositions exceptionnelles pour l'étude, puisqu\u2019en 1878, c\u2019est lui qui remportait le prix Demers (médaille d\u2019or) alors décerné au premier bachelier ès-arts de l\u2019Université Laval.En 1902, à l'occasion des fêtes du cinquantenaire de l\u2019Université, Sa Sainteté Léon XIII nommait Monseigneur Taquet protonotaire apostolique.En 1909, il était nommé vicaire-général de Monseigneur L.-N.Bégin, archevêque de Québec, et le 22 juillet dernier (1925) il était nommé également vicaire-général de Monseigneur P.-E.Roy, successeur du cardinal llégin.Monseigneur Paquet fait partie, depuis plusieurs années, de l'Académie romaine de Saint-Thomas, comptant 40 membres choisis parmi les plus célèbres Thomistes du monde entier; il est membre de la commission permanente des Semaines sociales auxquelles il a collaboré.Au cours de ces dernières années, il s\u2019est intéressé tout particulièrement à nos divers problèmes nationaux, et il a écrit maints articles sur les questions de langue, en rapport avec le droit naturel et 1 Eglise.Il a été l\u2019un des deux délégués de la province ecclésiastique de Québec, dans les travaux préparatoires du 1er Concile plénier canadien, et c est lui qu\u2019on chargea de la rédaction des schèmes de ce concile.II con- vient de ne pas oublier que Monseigneur Paquet fut le seul Canadien à soutenir une série de thèses sur la Somme de St-Thomas devant l\u2019illustre pontife Léon XIII en personne.Cela explique comment, de concert avec ses amis, les abbés Alphonse Lemieux et Henri Gouin, il travailla si effica-cement en 1883-84, à faire adopter par la Faculté théologique de l\u2019Univer-.l'i\u2019 adl.te Som;:e cie St-Thomas comme texte fondamental d'ensei-t,nement dogmatique.Il a commenté ce texte Thomiste en six volumes qui ont eu trois éditions, dont la seconde fut faite à Rome même.L\u2019ouvrage est ei?A,eJ^S main\u2018^ C^es élèves et professeurs dans plusieurs maisons d\u2019Europe et d Amérique.A part ces commentaires de St-Thomas (G volumes), Monsei-gneui Paquet a publié: La Foi et la Raison en elles-mêmes et dans leurs nipports, (1 vol.); Le Droit public et VEglise (4 vols.), savoir: Principea generaux, (1 vol.); L'Organisation religieuse et le pouvoir civil, (l vol ) \u2022 L Action religieuse et la Loi civile, (l vol.); L'Eglise et PEducation, (1 voÛl On a de lui également: Discours et allocutions, (1 vol.); \u2014 Le discours sur a v™n , e a française en Amérique a été récemment commenté par M.le chanoine Em.Chartier.Sous le titre général \u201cEtudes et Appréciations : a\u2014Fragments apologétiques, (l vol.); b\u2014Mélanges canadiens, >î\tJS Nouveaux mélanges canadiens, (l vol.); d\u2014Thèmes sociaux, (1 vol.); Cours d éloquence sacrée, (1 vol.); ce volume contient les leçons du cours que Monseigneur Paquet, de l\u2019agrément des autorités, a institué r»(ï?n?-ment au Gran(l Séminaire; aussi, diverses brochures, entre autres* L Eglise, et les survivances nationales; Sainte-Anne et le peuple canadien-français.Monseigneur Paquet est membre de la Société Royale du Canada, depuis 1903, et il a fourni à cette société diverses contributions philosophiques et histoiiques.Outre son séjour à Rome, Monseigneur Paquet a passé dans la Ville Eternelle, trois hivers presque complets (1904-1905), (1900) et (1909), dans l\u2019intérêt de sa santé et surtout dans l\u2019intérêt de diverses questions religieuses et nationales qu\u2019il eut à traiter, la dernière année du moins,^ comme représentant officiel de la Province ecclésiastique de Québec.De meme, en 1909-1910, il fit un séjour de quelques mois à Paris, pour raison de santé.Monseigneur L.-A.Paquet est le neveu de feu Monseigneur Benjamin Paquet, ancien recteur de l\u2019Université Laval, et de feu l\u2019abbé Louis-Honoré Paquet, professeur et directeur de la même Université, amnomer-fondateur des Sœurs Franciscaines missionnaires h Québec et orateur très distingué.II est le frère des docteurs Albert et Achille Paquet, médecins-chirurgiens renommés et tous deux professeurs la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval; il est aussi le cousin germain de feu l\u2019honorable Etienne-Théodore Paquet, ancien secrétaire de la province de Québec.Par sa mère, Monseigneur Paquet est apparenté ù M.l\u2019abbé Jérôme Demers, ancien supérieur du Séminaire de Québec, et à Monseigneur Modeste Deniers, premier évêque de Vancouver.Résidence: Séminaire de Québec.19 GEORGES AVILA MARSAN, Né à Montréal, le 17 septembre i860, fils de Joseph Marsan et de Léocadie Leclair.Fit ses études au séminaire des Trois-Rivières (1881-90) et ;l l\u2019Université Laval de Montréal (1890-94).Admis au barreau, le 0 juillet 189 1.Professeur de droit commercial aux cours publics de la Société Saint-Jean-Baptiste (1900-07).Professeur titulaire de jurisprudence dentaire, à l\u2019Université de Montréal, 1912.Nommé Conseil du Roi en 1913.A collaboré à plusieurs périodiques canadiens, et pris une part active aux luttes fédérales, provinciales et municipales.Secrétaire général de la Soc.St.-J.-Bte.de Montréal, 1906 à 1913.Il a publié: \u201cLe 75ème Anniversaire de la Société Saint-Jean-Baptiste, (1909), ouvrage contenant l\u2019historique de cette société et le compte-rendu de fêtes mémorables; \u201cHonoraires des Médecins, (1907); \u201cLe Secret Médical, travail présenté au Congrès des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord (1908); \u201cCode des Médecins et Chirurgiens\u201d (1920)\u2014traité de droit médical, contenant les lois et règlements des corporations médicales, ainsi que les lois impériales, fédérales et provinciales concernant l\u2019art de guérir.Le supplément de ce code est commencé dans la Revue Dentaire Canadienne depuis 1924.Délégué de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal aux fêtes organisées îl l\u2019occasion du 40ème anniversaire de la Société Saint-Jean-Baptiste de Cohoes, Etat de New-York, 1908.Membre de l\u2019Association du Barreau Canadien, de 1 Alliance Française; membre fondateur du club de golf Laval-sur-le-Lac ; du Club Cartier-McDonald; ancien directeur du Club St-Denis; membre du Cercle Umver-siaire de Montréal.\t\u201e\t.\t~ n Il a épousé, le 11 mai 1898, Adrienne, fille de 1 bornas Brossoit, C.R., dont il a deux filles.Conservateur.Rés.773 rue St-Hubert, Montréal.20 L\u2019ABBE L.-J.-P.GRAVEL Louis-Joseph-Pierre Gravel, prêtre, missionnaire-colonisateur, est né le 8 août 18G8, à Prince-ville, comté d\u2019Arthabaska, de Ls-Joseph Gravel, médecin et de Jessie Bettez, fille du Dr.Joseph Bettez, de Plessisville.Fit ses études au collège des Trois-Rivières, à Nicolet et au grand séminaires de Montréal.Bachelier de l\u2019Université Laval en 1888 Fut ordonne pretre par ^a Grandeur Monseigneur Elphège Gravel, le 28 août 1892, dans l\u2019église d\u2019Arthabaska.Envoyé, le lendemain de son ordination, à l\u2019église canadienne de St-Jean-Baptiste de New-Vork, il y demeura 9 «ans vicaire et 5 «ans vicaire à Saint-«Joseph de l«a même ville.Quitta ce dernier poste, en 1900, appelé par Monseigneur Langevin, pour succéder au Révd.Père Moïse Blais, O.M.I.comme missionnaire-colonisateur.Nommé agent de colonisation par le gouvernement fédéral, en mars 1907.Etablit plusieurs postes dans la Saskatchewan Sud, entre autres Gravelbourg, qu il fonda en 1900, de concert avec sept de ses frères et une soeur.Au point de vue materiel, Gr.avelbourg compte 1!' élévaters à grain et une minoterie.De 1913, date de l\u2019arrivée du chemin de lei national, ù 1923, près de 11 millions de boisseaux de grain ont été expédies un peu partout.C\u2019est le point d\u2019expédition le plus considérable de l\u2019Ouest.L\u2019Ecole de Théologie, le collège classique et commercial, le Jardin de l\u2019Enfance et le eouvent-Pensionnat avec ses 3(12 élevés, font de Gravelbourg, le centre éducationnel français de toute la province.Au point de vue religieux, il possède une église spacieuse et d\u2019une belle architecture, presbytère, salle paroissiale et 3 prêtres attachés à la cure.L\u2019abbé Gravel, pendant qu\u2019il exerçait le ministère aux Etats-Unis a écrit plusieurs ouvrage en anglais, qui lui ont valu le titre de Docteur-ès-lettres.Depuis nous lui devons une série de conférences sur le Canada, La Colonisation, La Saskatchewan, etc., etc.Dans le territoire, où il exerça son apostolat, seul en 1900, il y a aujourd hui 40 prêtres.Il a mis le meilleur de lui-même dans cette Saskatchewan Sud, où il travaille depuis 20 ans et qui lui doit ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui, au point de vue français et catholique.L abbé L.-J.-rieire Gravel qui est décoré de la médaille des armées de Terre et de Mer du Canada, fait Partie du bureau des missionnaires colonisateurs du Dominion, dont le siège social est au numéro 853 rue Craig Ouest, à Montréal.21 GRAVEL Le docteur Joseph-Henri-A.Gravel est né à Princeville, le 25 septembre 1869, du mariage de Louis-Joseph Gravel, médecin et coroner, et de Jessie Bet-tez, fille du docteur Joseph Bettez.Il fit ses études au collège d\u2019Arthabaska et à l\u2019Université Laval, de Québec.Puis, il servit trois ans dans la gendarmerie à cheval des Territoires du Nord-Ouest, mais il en sortit en 1890 pour aller étudier la médecine au Toledo Medical College et à la faculté de médecine de l\u2019Université de Burlington, Vermont.En 1895, il obtenait sa licence du New-Hampshire Medical Board, et il pratiqua d\u2019abord à Derry, New-Hampshire.En 1907, il alla s\u2019établir sur une ferme, à Ponteix, dans la Saskatchewan, mais, plus tard, ayant décidé de reprendre la pratique de sa profession, il obtint sa licence pour les provinces de l\u2019ouest, le 15 mars 1912, et le 28 août de la même année, il était admis membre de l\u2019Association pharmaceutique de la Saskatchewan.Il exerça sa profession à Admirai, Saskatchewan jusqu\u2019à il y a deux ans, alors que, se sentant malade et voulant se rapprocher de ses frères, il alla s\u2019établir à Gravelbourg, où il trouvait au couvent de Jésus-Marie, un rare avantage en vue de la formation française de ses enfants.Ses récréations favorites sont l\u2019auto et les chevaux de trait.Le 29 janvier 1905, il épousa à Derry, New-Hampshire, mademoiselle Emma Gratton, fille de Michel Gratton, et il eut de cette union, cinq enfants: Laurianne, Béatrice, Louis, Irène et Maurice, ces derniers encore aux études.En politique, le docteur J.-H.-A.Gravel est libéral.Résidence: Gravelbourg, Saskatchewan.22 L\u2019Honorable Alphonse Gravel Un des neuf frères qui donnèrent leur nom à Gravelbourg, grande colonie cana-dienne-française de la Saskatchewan, fondée par l\u2019aîné d\u2019entre eux, l\u2019abbé Louis-Pierre Gravel, missionnaire-colonisateur du gouvernement fédéral, il est le seul cana-dien-français de Québec, qui ait été fait juge en Saskatchewan depuis l\u2019érection de cette province en 1905.Né à Arthabaska, province de Québec, le 3 décembre 1875, du mariage de feu le Dr.Louis-J.Gravel, d\u2019Arthabaska, et de Jessie Bettez, fille du Dr.Joseph Bettez, décédé, de Ples-sisville, P.Q., il fit ses classiques au séminaire de Nicolet jusqu\u2019après la rhétorique, puis sa philosophie chez les jésuites de New-York, Bachelier ès-arts et admis à l\u2019étude du droit à la faculté de droit de l\u2019Université Laval de Montréal, tout en faisant un stage chez MM.Béique et Lafontaine (le sénateur Béique et le juge en chef Lafontaine), il fut reçu bachelier en loi en 1899.Admis au Barreau de la province de Québec en juillet 1899, il exerça sa profession quelques années à Plessisville, puis après un séjour à New-York, où il suivit des cours à la New York Law School, il alla s\u2019établir, le 1er mai 1908, en Saskatchewan, où il se fit admettre au Barreau de cette province.Il pratique d\u2019abord à Moosejaw, en société avec son frère Emile.Le 1er mai 1918, le district judiciaire de Gravelbourg fut créé et la raison sociale Gravel et Gravel se transféra dans cette ville.Le 22 juillet 1922, M.Alphonse Gravel fut nommé par le gouvernement fédéral juge de la Cour de District pour le district judiciaire de Gravelbourg.Le juge Gravel s\u2019intéresse particulièrement à la Croix-Rouge.Il est président de l\u2019Ass.St-J.-Bte., sec.de l\u2019Ass.des anciens de Gravelbourg, Chev.de Colomb du le degré, membre du Moosjaw Club.A été libéral en politique jusqu\u2019à sa nomination de juge.Les études de généalogie et de petite histoire canadienne, ainsi que l\u2019automobilisme constituent ses récréations favorites.Il a épousé, le 18 nov.1912, Paula Trudeau, fille du Dr.L.-A.Trudeau, de St-Jean d\u2019Iberville.De ce mariage sont nés: Liliane, Armand, Alain et Thérèse.Résidence: Gravelbourg, Sask.23 MAURICE-G.GRAVEL Le docteur Maurice-G.Gravel, est né à Prineeville, Qué., le 9 juin 187!), du mariage du docteur Louis-J.Gravel et de Jessie Bettez, fille du docteur Joseph Bettez.II étudia d\u2019abord chez les Frères du Sacré-Coeur, au collège d\u2019Arthabaska, puis il fit son cours classique au collège de Nieolet et sa philosophie au Collège Sainte-Marie, à Montréal.Bachelier ès-lettres de l\u2019Université Laval, il étudia la la médecine à cette dernière institution à Québec, et il obtînt le titre de bachelier en médecine, puis le titre de docteur en médecine \u201ccum laude.\u201d Admis à la pratique de sa profession le 9 juin 1904!, il pratiqua d\u2019abord au Bic, Qué., jusqu\u2019en 1908 alors qu\u2019il prit sa licence pour les deux provinces de la Saskatchewan et l\u2019Alberta.Il obtînt de plus, sa licence en pharmacie.Depuis dix ans, le docteur Gravel est président de la commission scolaire de Gravelbourg, où il alla s\u2019établir à son départ du Bic, et c\u2019est sous sa présidence qu\u2019a été construit le superbe couvent de Jésus-Marie, dont les externes au nombre d\u2019environ 362 cette année, dépendent de la commission scolaire.Dès son arrivée à Gravelbourg, il était nommé officier de santé de la ville, puis coroner par le gouvernement de la province, et ce fut l\u2019hon.L.-A.Forget, alors lieutenant-gouverneur en Saskatchewan, qui signa sa nomination.Ancien directeur de l\u2019Ass.catholique franco-canadienne, il est actuellement directeur de l\u2019Ass.ind.des commiss.d\u2019écoles.Chev.de Col.du 4me degré, il est médecin du Conseil 2071 de Gravelbourg.Il fait aussi partie de l\u2019Ass.des hommes de prof, libérales de langue franç.de la Saskatchewan, et il est membre du club de golf dont font partie tous ses frères domiciliés à Gravelbourg.L\u2019auto et la chasse sont ses passe-temps favoris.Le 7 nov.1904, il épousait Mlle Rosée Lemelin, fille de Jean Lemelin et Adeline Payne, de Lévis.De ce mariage sont nés: Jacqueline, Maurice, Jacques, Raynaud, Madeleine et André-Joffre.En politique, libéral.Rés.Gravelbourg.24 WILFRID GRAVEL C\u2019est à Arthabaska, le 16 janvier 1880, que naquit M.Wilfrid Gravel, du mariage du docteur Louis-J.Gravel, et de Jessie Bottez, fille du docteur Joseph Bettez.A son baptême, ses parrain et marraine furent Sir Wilfrid et Lady Laurier, d\u2019où son prénom.Après ses études académiques au collège d\u2019Arthabaska, M.Wilfrid Gravel fit ses études classiques au collège de Nicolet, puis au collège Ste-Marie, à Montréal.Dès sa sortie du collège, il tâta du journalisme, et en 1900, il entrait à \u201cL\u2019Indépendant\u201d, de Fall-River, Mass., où il faisait son apprentissage comme reporter.Mais, il ne resta pas longtemps à Fall-River.Il vint à Ottawa, où son parrain, Sir Wilfrid Laurier, alors premier ministre du Canada, le fit entrer comme employé civil dans la gendarmerie à cheval, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Ses fonctions ne l\u2019empêchèrent cependant pas de s\u2019occuper de journalisme en amateur; c\u2019est ainsi qu\u2019il collabora au \u201cTemps\u201d, aujourd\u2019hui disparu, puis au \u201cDroit\u201d, d\u2019Ottawa, et autres journaux.En ces dernières années, il s\u2019est particulièrement dévoué à la cause du \u201cConstitut\u201d, à Hull.A cet effet, il fut nommé président du comité chargé de s\u2019occuper des intérêts des locataires de terrains, auprès du gouvernement de Québec.Après de multiples péripéties, l\u2019affaire du Constitut fut enfin réglée à la satisfaction du peuple et de M.Gravel lui-même, qui s\u2019était dévoué pour cette affaire sans rémunération du gouvernement ou des constitués.Le gouvernement de Québec l\u2019a nommé juge de paix.Le 21 novembre 1901, M.Wilfrid Gravel épousait Mademoiselle Alma Marion, fille de M.Georges Marion, et les enfants nés de ce mariage sont: Serge, Gérard, Denise, Jeanne-Rose et Hubert.En politique: libéral-ouvrier.Résidence: 138 rue Notre-Dame, Hull, Qué.26 EMILE GRAVEL Voilà un nom que ne pourront jamais oublier les Canadiens-français de la Saskatchewan, tant il est associé aux œuvres qui les tiennent unis et qui ont dans leur cœur des racines profondes, car M.Emile Gravel, avocat, est intimement mêlé à la fondation de Gravelbourg, comme à toutes les organisations nationales de sa province.C\u2019est à Victoriaville, P.Q.qu\u2019est né Emile Gravel, le 29 juin 1883.Il est le fils de M.Louis-J.Gravel, qui avait épousé Melle Jessie Bettez, fille du docteur Joseph Bettez.Il commença d\u2019abord ses études à Nicolet, puis les continua au collège Saint-Dunstan, de Charlottetown, I.P.E.Il est bachelier de l\u2019Université Laval de Québec.Il étudia aussi au New York Law School et fut admis au barreau de la Saskatchewan, le 23 mars 1900.Il entra alors en société avec son frère, aujourd\u2019hui Thon, juge Alph.Gravel, et pratiqua à Moose-Jaw jusqu\u2019à la création du district judiciaire de Gravelbourg, où fut transporté ce bureau légal important.Fut par la suite nommé substitut du procureur-général pour ce nouveau district.Ceci eut lieu en mai 1918, mais avant cela, M.Emile Gravel avait été d\u2019un grand secours à son frère, M.l'abbé L.-P.Gravel, dans la fondation et l\u2019organisation de Gravelbourg, dont il était le premier maître de poste, dès 1906.Son bureau est aujourd\u2019hui connu sous la raison sociale de Gravel et Gallant.Libéral militant dans toute la force du mot, il fut candidat aux élections de 1921 et ne fut défait, que par une centaine de voix à peine, après une âpre lutte, dont\tla\treligion\tcatholique et l\u2019étiquette de\tCanadien-français firent les frais.\tOn\tvoit, en\teffet, assez souvent, des comtés canadiens- français, élire des Anglais ou des Irlandais députés, mais on ne voit pas des comtés de langue anglaise, élire des Canadiens-français.M.Emile Gravel est considéré, comme le plus fort orateur canadien-flançais de la province.Il fut choisi haut la main pour faire partie du Pureau de direction, de la \u201cSaskatchewan School Trustees,\u201d puis il est devenu le président des Syndics d\u2019école indépendante et président de l\u2019Association Catholique Franco-canadienne, puissante organisation qui comprend tous les catholiques de langue française de la Saskatchewan.A part ses études légales et\tses initiatives patriotiques,\tM.Gravel est un de nos militaires\tles\tplus en\tvue et les plus considérés.\tIl a suivi les cours militaires de Saint-Jean, pour l\u2019infanterie et ceux de l\u2019école militaire d\u2019Ottawa, pour la mousqueterie.Dans la milice officielle du Canada, il occupe le rang de major.Les arts ne lui sont pas étrangers, car il est directeur du chœur de sa paroisse et chef de l\u2019ancienne fanfare locale.Il est aussi membre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Gravelbourg et chef de district des Chevaliers de Colomb.Il est membre du club Moose-Jaw et ses récréations favorites, sont l\u2019auto et les sports militaires.Il a collaboré au \u201cPatriote de l\u2019Ouest\u201d il y a publié des articles remarqués.Le 7 avril, 1920, il épousait Melle Bibiane Charlebois, fille de M.Alph.Charlebois, shérif du district judiciaire de Gravelbourg, et trois enfants sont nés de ce mariage: Renée, Pierre et Collette.Les dernière luttes électorales de 1921, ont malheureusement épuisé sa santé, ce qui lui a imposé un séjour prolongé, à Sierra Madré, Californie, où il se trouve en ce moment.26 GUY GRAVEL M.Guy Gravel, pharmacien, est né le 4 avril 1886, à Ar-thabaska, du mariage du docteur Louis Gravel, médecin et coroner du district d\u2019Artha-baska, et de Jessie Bettez, fille du docteur Joseph Bettez, médecin-chirurgien.Il fit son cours classique au collège de Nicolet, puis au collège des Jésuites, à Montréal.Il étudia ensuite la pharmacie au Montreal College of Pharmacy, et fut reçu pharmacien le 6 août 1908.Il alla immédiatement s\u2019éta-tablir comme pharmacien à Gravelbourg, florissante petite ville canadienne-française de la Saskatchewan, fondée par son frère aîné, l\u2019abbé Louis-Pierre Gravel.Il est le plus jeune des neuf frères dont deux sont morts, qui ont joué un rôle plus ou moins important dans 1 ouest, et qui ont largement contribué à l\u2019expansion de la langue française dans le sud de la Saskatchewan et à l\u2019établissement de cette ville qui porte leur nom.Il fut le premier, et longtemps le seul pharmacien de langue française en Saskatchewan.Directeur de la Chambre de commerce de Gravelbourg, il est aussi actionnaire de la Saskatchewan Cooperative Elevator Co.et de la Drugs Limited, etc., il est membre de l\u2019Association Saint-Jean-Baptiste, de l\u2019A.C.F.C.de la Saskatchewan.Il est Chevalier de Colomb, membre de l'Association pharmaceutique de la Saskatchewan, et fait partie de 1 association des hommes de profession libérale de langue française de la Saskatchewan, ainsi que du club de golf dont font partie ses frères domiciliés à Gravelbourg.Ses récréations favorites sont l\u2019arboriculture, l\u2019horticulture et les voyages.Fit deux voyages prolongés en Europe.Le 30 septembre 1924, il épousait Mademoiselle Lucienne LeMoyne, fille de M.Charles LeMoyne, maire de la municipalité rurale de Gravelbourg.De cette union est née une fille: Jessie-Hortense-Ghislaine.En politique, M.Guy Gravel est libéral.Residence: Gravelbourg, Saskatchewan.27 BERTHE GRAVEL DEMERS d\u2019apporter un concours efficace L\u2019une de nos canadiennes-françaises qui nous font hautement honneur dans les milieux sociaux et de bienfaisance, par ses manières, son esprit, son affabilité et sa charité.Elle est le type de la Canadienne accueillante et sincère, digne de la haute position qu\u2019occupe son mari.Vouée à l\u2019éducation de ses enfants elle n\u2019a cherché ses récréations que dans la vie de famille, sans cependant cesser à une œuvre, chère entre toutes, et entreprise dans les circonstances difficiles que l\u2019on sait, l\u2019œuvre du Collège de Saint-Jean où deux de ses fils ont étudié et où deux autres étudient encore.Elle naquit le 4 mars 1879, à Princeville, du mariage du docteur L.-J.Gravel, et de Jessie Bettez, fille du docteur Joseph Bettez.Elle se trouve ainsi la sœur de M.l\u2019abbé Gravel, curé et fondateur de Gravelbourg, Saskatchewan; de l'hon.Juge Alphonse Gravel, des docteurs Gravel, de Gravelbourg.Ses études furent très soignées au couvent d\u2019Arthabaska, chez les Dames de la Congrégation Notre-Dame, où elle gradua avec distinction.Le 8 janvier, 1896, à peine âgée de 17 ans, elle épousait M.Joseph Demers, avocat de Saint-Jean-d\u2019Iberville, nommé juge de la Cour Supérieure de Montréal, le 22 juillet 1922.De ce mariage, elle eut cinq enfants: Maurice Demers, avocat; Jean, étudiant en théologie au Grand Séminaire de Montréal, Jacqueline, Jacques et Claude, ces derniers encore aux études.Résidence: Saint-Jean-d\u2019Iberville, Qué.28 LAURIANNE GRAVEL-HEBERT Madame Georges Hébert, (Laurianne Gravel), naquit le 30 octobre 1888, à Arthabaska, Qué., du mariage du docteur Louis-J.Gravel, médecin, et de Jessie Bettez, fille du docteur Joseph Bettez.Elle fit ses études au couvent des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame, à Arthabaska, puis à Villa-Maria, à Montréal et enfin à la St.Lawrence Academy, à New-York.Elle alla retrouver ses frères à Gra-velbourg, presque aux débuts de la fondation de cette florissante ville canadienne-fran-çaise de l\u2019ouest.Lors de la fondation du couvent et du collige français, elle se voua à l\u2019œuvre admirable de leur développement.C\u2019est ainsi qu\u2019elle est vice-présidente des dames patronesses du collège français, et vice-présidente du cercle des dames du Foyer, dont le but, en Saskatchewan, est d apprendre aux jeunes filles et aux femmes mariées la manière d\u2019entretenir et embellir leur intérieur, à y faire régner l\u2019ordre et l\u2019économie tout en surveillant les travaux des champs, à les rendre compétentes dans les soins du ménage, aptes à diriger elles-mêmes et avec succès une entreprise agricole, à devenir en un mot les auxiliaires éclairées de leur mari.Les dames du Foyer savent aussi accorder une large part aux récréations et amusements de nature à faire aimer davantage le foyer.Madame Hébert consacre une grande partie de ses loisirs à organiser des représentations, exercer des opérettes et comédies, et disons-le, avec succès, au profit de ces deux œuvres du couvent et du collège, et c\u2019est là un excellent moyen de propagande française dans l\u2019ouest canadien.Aussi, tous les Canadiens-français de la Saskatchewan, particulièrement de Gravelbourg, ont-ils à cœur le succès de ces deux œuvres.Le 19 mai 1920, Mlle Laurianne Gravel épousait Georges Hébert, avocat et greffier de la ville de Gravelbourg, M.Hebert est le fils de M.Bernard Hébert et de Cordélia Robidoux, de Saint-Constant, Qué.Deux enfants sont nés du mariage de Georges Hébert et de Laurianne Gravel, Guillemette et Marie, mais ils sont morts en bas âge.Résidence: Gravelbourg.29 WM*! L\u2019HONORABLE P.-J.-ARTHUR CARDIN Né le 28 juin 1879, à Sorel, P.Q., du mariage de Joseph Cardin et de Virginie Ferron.Admis au barreau en 1908.Aux élections générales de 1911, il fut élu député du comté de Richelieu, à la Chambre des Communes.Cette élection ayant été invalidée, M.Cardin fut réélu le 27 octobre 1912.Il fut réélu aux élections générales de 1917, 1921 et 1925.Le 30 janvier 1921, lors de la retraite de sir Lomer Gouin, l\u2019honorable M.Cardin était assermenté au Conseil Privé et fait ministre de la Marine et des Pêcheries.11 fut alors réélu par acclamation le 27 février 1924.En septembre 1925 changea de portefeuille et devint titulaire des Douanes et de l\u2019Accise.Le 25 août 1909, il épousa Mademoiselle Rosa Casavant, fille de M.J.-B.-M.-E.Casavant de Sorel, Québec.En politique: libéral.Résidence: Sorel, P, Q.30 L\u2019HONORABLE L.-A.TASCHEREAU Premier ministre de la Province de Québec.Naquit à Québec, le 5 mars 1807; tils de Thon.Jean-Thomas Taschereau, juge de la Cour Suprême, et de Joséphine Caron, fille de l\u2019hon.R.-E.Caron, ancien lieutenant-gouverneur de la Province de Québec.Etudia au Séminaire de Québec et à Laval.Admis au barreau en 1889.Il fut l\u2019avocat de Gaynor et Greene, dans la fameuse cause en extradition intentée par le gouvernement des Etats-Unis, 1902.Syndic du barreau de Québec, 1908-1909, bâtonnier, 1911-1912.Echevin de la ville de Québec, 1900-1908.Elu député de Montmorency à la législature, 1900, réélu en 1904.Ministre des Travaux Publics et du Travail, 1907.Réélu en 1908, 1912, 1910 et 1919.Procureur-général de la Province de Québec, le 20 août 1919, et premier ministre, en juillet 1920.Il a épousé, le 20 mai 1891, Adine Dionne, fille de l\u2019hon.Elisée Dionne, conseiller législatif, dont il a trois fils et deux filles.En politique: libéral.Clubs: de la Garnison, Laurentide, Ste-Anne.Sociétés: Forestiers Indépendants, Royal Guardians, Alliance Nationale.Résidence: Québec.31 GEORGES-EMILE MARQUIS ¦ Nommé chef du Bureau Naquit à St-Pierre (Mont-magny), le 16 août 1878.Fils de feu F.Marquis, marchand, et de Clorinde Tanguay.Elève de l\u2019Ecole Normale Laval.Professeur pendant sept ans; inspecteur d\u2019écoles à la Baie des Chaleurs, de 1905 à 1914.des Statistiques de Québec en 1914.Depuis 1898, fait partie de la Milice Canadienne non permanente.Officier depuis 1908.Commandant du Régiment de Lévis, avec grade de lieutenant-colonel, de 1916 à 1925.Possède certificat de M.S.C.Aujourd\u2019hui, officier retraité.Auteur d\u2019un recueil de récits du terroir, intitulé \u201cAux Sources Canadiennes\u201d et de plusieurs conférences mises en brochures.Membre de la Société des Auteurs Canadiens, de la Socitété des Arts, Sciences et Lettres, du Club Canadien (vice-président) de la Société de Géographie, et de la Société Historique du Canada.Bureau : Palais législatif, Québec.32 Henri M.-V.Lefebvre d\u2019Hellencourt.Henri-Marie-'Victor Lefebvre-d\u2019Hellencourt est né à Paris, le 13 septembre 1862.Il fit ses études à Ste-Croix de Neuilly et au collège Henri IV.Bachelier ès-lcttres, élève officier de l\u2019Ecole militaire de St-Cyr, servit comme officier dans l\u2019armée française, de 1883 à 1891.Il démissionna cette année-là pour venir se fixer au Canada, et de 1891 à 1897 il s\u2019occupa de culture et d\u2019élevage à Ste-Anne-des-Chènes, Manitoba.Il prit ensuite, à Winnipeg, la direction de \u201cl\u2019Echo du Manitoba,\u201d le premier journal libéral français de l\u2019Ouest.Devenu propriétaire de ce journal en 1900, il prit une part active aux luttes politiques de cette époque dans l\u2019ouest canadien.De 1900 à 1905 il exerça les fonctions d\u2019agent consulaire de France à Winnipeg.Remarqué par Sir Wilfrid Laurier, il fut appelé, en 190G, à la direction politique du \u201cSoleil,\u201d de Québec, fonction qu\u2019il exerça avec une rare compétence jusqu\u2019à 1920 alors qu\u2019il donna sa démission.Favorisé de la confiance de Sir Wilfrid Laurier et de Sir Lomer Gouin, au cours de ces treize années, il se montra un défenseur habile et énergique de la politique libérale, en même temps qu\u2019un polémiste redoutable.Peu de journalistes ont subi autant que lui les attaques des Nationalistes.Sa campagne contre Sir Rodolphe Forget, au sujet des affaires du Quebec et Saguenay, eut dans le temps un grand retentissement.Pendant la guerre, ses chroniques quotidiennes sur les opérations militaires valurent au \u201cSoleil\u201d un nouvel élan de popularité.Après un repos de quelques mois en France, il revint à Montréal, où il fut attaché à la rédaction de \u201cLa Presse,\u201d poste qu\u2019il occupe depuis octobre 1920.En 1900, il fut l\u2019un des délégués de la presse pour Québec à la première conférence impériale de la presse, à Londres.De 1900 à 1905 il fut délégué-fondateur du comité de l\u2019Alliance Française à Winnipeg.En 1901, le gouvernement français le nommât officier d\u2019A-cadémie.En 1891, il épousait Louise-Eugénie Bélard, de Mayé, France.Membre du club des journalistes de Montréal; grand amateur de Golf il est membre honoraire à vie de l\u2019Orléans Golf Club.Résidence: Hotel Queen, Montréal.33 MONSEIGNEUR JOS.-HENRI PRUD\u2019HOMME Monseigneur Joseph-Henri Fr\ts, dont la carrière est déjà si fournie, est un exemple de zèle et de dévouement aux causes religieuses, patriotiques et sociales.Il naquit le !) septembre 1882, à Saint-Boniface, Manitoba, du mariage de Louis-Arthur Prud\u2019homme, juge, et de Apolline Hénault, fille de Henri Hénault.Après ses études primaires à l\u2019Ecole Provencher, dans sa ville natale, il entra au collège de Saint-Boniface où il fit son cours classique jusqu\u2019à sa Rhétorique inclusivement, puis il vint à Montréal faire sa Philosophie et sa Théologie chez les Messieurs de Saint-Sulpice.Le 9 octobre 1904, il fut ordonné prêtre par Sa Grandeur Monseigneur Adélard Langevin, dans la Cathédrale de Saint-Boniface.Il partit ensuite pour Rome où il passa quatre années pour parfaire ses études théologiques et obtint avec grande distinction le titre de Docteur en Théologie de la Propagande et docteur en Droit Canon 321 de l\u2019Apollinaire.L\u2019Université d\u2019Ottawa vient de lui décerner le titre de Licencié en Droit.De retour au pays, il occupa successivement diverses charges importantes simultanées, preuve de son activité et de son zèle.Il fut secrétaire-archiviste de l'Archevêché de Sa i n t - Boniface, rédacteur des \u201cCloches de Saint-Boniface\u201d, secrétaire de NN.SS.Langevin et Béliveau, membre de l\u2019Union Canadienne de Saint-Boniface, professeur au Petit Séminaire de Saint-Boniface, chapelain de l\u2019Hôpital Saint-Roch, du Monastère du Précieux-Srang, des Sœurs de la Sainte-Famille, à Saint-Boniface.Le 28 octobre 1921, il fut consacré évêque de Prince-Albert et de Saskatoon, dans la Cathédrale de Saint-Boniface, par Son Excellence le Délégué Apostolique Monseigneur Pietro Di Maria.I.e 3 novembre suivant, il était solennellement intronisé à Prince-Albert.Dans son nouveau territoire, l\u2019évêque ne devait pas être moins actif que le prêtre.Il a déjà fondé, dans son diocèse, trois hôpitaux, dix paroisses de colonisation, ainsi qu\u2019une communauté de femmes \u201cLes Sœurs Dominicaines de Saint-Joseph.\u201d Il a nommé un prêtre propagandiste de son journal \u201cLe Patriote de l'Ouest,\u201d l\u2019œuvre qui lui tient tant à cœur, et est venu tout récemment dans l\u2019Est du Canada solliciter des abonnements et recueillir des fonds pour son journal, qui est l\u2019organe des Franco-Canadiens de la Province de la Saskatchewan.Après avoir nommé un visiteur des écoles c\tïs de son diocèse, Monseigneur Prud\u2019homme s'est employé de tout son pouvoir à faire adopter par le Gouvernement de la Saskatchewan un programme d\u2019enseignement du Français dans les écoles ainsi que la reconnaissance des diplômes de la Province de Québec.Ecrivain de marque, il est un collaborateur du \u201cBulletin de la \u201cSociété Historique\u201d de Prince-Albert, et a écrit à l\u2019occasion plusieurs importants articles tant dans les journaux de l\u2019Est que de l'Ouest, Il a fait plusieurs voyages en Europe et parle couramment le français, l\u2019anglais, l\u2019allemand, l\u2019italien, et comprend le polonais, l\u2019espagnol et le flamand.Monseigneur Prud\u2019homme est membre du Club Kiwanis de Prince-Albert et de la Chambre de Commerce.Mutualiste convaincu, il fait partie des Forestiers Catholiques, des Artisans Canadiens-Français et de l\u2019Alliance Nationale.C'est un des membres les plus dévoués des Société Historiques de Saint-Boniface, de Prince-Albert et de Montréal, et, comme les arts ne le laissent pas indifférent, la Chorale Society de Prince-Albert le compte aussi parmi ses membres.L\u2019évêque de Prince-Albert est jeune, dévoué, actif et enthousiaste; les Franco-Canadiens de l\u2019Ouest ont raison d\u2019être fiers de le voir figurer au nombre de leurs chefs.35 2877 RÊNE BAUSET Kéné-Adolphe Bauset, ancien journaliste et greffier actuel de la cité de Montréal, vit le jour à Québec, le 14 janvier 1865.Il est le fils de Samuel-Pierre Bauset, ancien commissaire des Pêcheries et de Virginia Walker.Après avoir commencé ses humanités à l\u2019Université d'Ottawa, il compléta brillamment ses études classiques, au Séminaire de Québec en 1883, et dès sa sortie du collège, il embrassa aussitôt la carrière du journalisme.Ce fut, en effet, vers 1884, qu\u2019il entra au Star de Montréal, en qualité de rédacteur.Après un stage de quatre années, au service du quotidien anglais, il abandonna sa profession en octobre 1887, pour remplir la double fonction de commis dans le département du greffier de la ville et de secrétaire de Sir John Abbott, alors maire de Montréal.Réné Bauset qui était un garçon remarquable et qui était, comme disent les anglais,\t\u201cThe\tright\tman\tin\tthe right place\u201d ne tarda pas à se faire\tremarquer\tde\tses\tsupérieurs.En 1896, il fut promu au poste d\u2019assistant-greffier, et à la démission de l\u2019honorable L.-O.David, il lui succéda comme greffier de la ville de Montréal (3 juillet 1918).Parmi les nombreuses attributions inhérentes à ces postes, l\u2019une des plus délicates est celle qui consiste à faire les honneurs du palais municipal, dans les grandes réceptions officielles.C\u2019est une tâche ardue, qui demande des aptitudes toutes spéciales et surtout une profonde connaissance du monde et des exigeances sociales.M.Bauset et ne s\u2019est jamais mêlé aux mouvements politiques, bien que comme tout le monde, il ait ses opinions personnelles, sur les hommes zt les gouvernements.Il est membre de la Commission de l\u2019érection civile des paroisses et est intéressé dans plusieurs corporations financières canadiennes.Il est aussi juge de Paix pour le district de Montréal.Dans ses moments de loisirs, il affectionne les sports au grand air, particulièrement la chasse.Est membre du Fish and Game club.Le 20 mai 1890, il épousa Georgiana, fille de J.-B.Itémillard.De cette union, sont nés quatre enfants, dont deux garçons, qui prirent part à la grande guerre de 1914.Résidence: 312 Avenue des Pins, ouest, Montréal. Clémentine-Rémillard-Bauset Madame Georgiana-Clémen-tine Rémillard, épouse de M.Réné Bauset, est née à La-prairie, P.Q., le 6 octobre 1870, du mariage de J.-B.Ré-millard et de Marie Lefebvre, fille de Théo.Lefebvre.Elle reçut son éducation des Sœurs de Sainte-Anne, au couvent de Lachine où elle gradua avec très grande distinction.Douée d\u2019un cœur très sympathique, elle montra dès son jeune âge, une vive considération pour toutes les infortunes.Mère de famille admirable, tout en vaquant à la formation intellectuelle et morale de ses enfants, elle commença de bonne heure à s\u2019occuper d\u2019œuvres de charité, et sut dès lors, exercer une influence bienfaisante dans la société.Si ces associations charitables la touchent profondément, elle a dû cependant se consacrer plus particulièrement à quelques-unes, ne pouvant, malgré son ardent désir, se dépenser effectivement à toutes ; aussi celles des Sourdes-Muettes, dont elle est bienfaitrice, de l\u2019Hôpital Notre-Dame dont elle est assistante-secrétaire, du chapitre Lambert-La-violette (croix rouge) dont elle est trésorière, de l\u2019association du 22ième régiment et des unités canadiennes-françaises dont elle fut trésorière, durant la grande guerre, constituent-elles ses œuvres de prédilection.Admirablement douée au point de vue intellectuel, maniant la parole, avec aisance et finesse, elle sait faire de son foyer, un des plus charmants qui soient.Madame Bauset est membre du club Libéral des Femmes et du Women s Canadian Club.Ses récréations favorites sont: le Bridge et les relations sociales.Elle épousa, le 20 mai 1800, Réné Bauset, greffier de la ville de Montréal.Quatre enfants lui sont nés.Résidence: 312 Avenue des Pins, ouest, Montréal.37 I/Hon.Sir HORMISDAS LAPORTE Président de la Banque Provinciale du Canada; de Laporte, Martin Ltée, de la Soc.d\u2019Administration Générale; Vi^e-prés.du Crédit Foncier Fr.-Can.; directeur des Ch.de Fer Nationaux, de la Cie d\u2019Ass.La Sauvegarde, de la Dom.Gresham Guarantee and Casualty Co., de l\u2019Alliance Nationale et de la Chambre de Commerce de Montréal.Membre du Board of Trade de Montréal; administrateur de l\u2019Université de Montréal; gouverneur à vie des hôpitaux Notre-Dame et Général.Membre de la soc.des Numismates et antiquaires; licencié en droit \u201chonoris causa\u201d de McGill; Conseiller Privé, en octobre 1917, et Chevalier Bachelier, en juin lois.A été élu échevin de 1897 à 1901 et maire de Montréal, de 1900 à 1909.Est né à Lachine, le 7 novembre 1850, du mariage de J.-B.Laporte avec Marie Berthiaume et a reçu son éducation à l\u2019école du Sault-au-Récollet.En janvier 1871, a épousé Onésime Mirza, fille de Pierre Gervais.A 2 enfants.Fondateur de la maison Laporte, Martin Ltée, il en a fait une des plus grandes en Amérique, tout en consacrant une forte partie de son attention aux choses publiques et aux oeuvres de charité et d\u2019éducation.Il est membre des clubs St-Denis, Montreal, Canadian, Rideau d\u2019Ottawa et du \u201cCanadian Club\u201d de New-York.Son amusement favori est la pêche.En\t: conservateur.Résidence: 1010, rue Dorchester O., Montréal.38 4716 L\u2019ABBE CHARLES MINETTE M.l\u2019abbé Charles Minette est né à Saint-Valérien de Milton, comté de Shefïord, le 27 novembre 1875, du mariage d\u2019Antoine Minette, cultivateur, et d\u2019Adéline Chicoine.A]>rès de brillantes études classiques au séminaire de St-Hyacintbe, il entra cliez les RR.PI\u2019.Franciscains, à Montréal.et fut ordonné prêtre le 3 juillet 190-1, sous le nom de Père Ladislas, O.F.M.De 19()(i à 1910, il prit une part des plus actives à la croisade de tempérance, fondant et dirigeant la revue \u201cLa Tempérance\u2019\u2019, organisant la Ligue anti-alcoolique.Il édita quantité de brochures de propagande, fit des conférences illustrées et prêcha un grand nombre de retraites.En avril 1910, il était nommé assistant- supérieur au couvent des Trois-Rivières, Qué., et le 1er octobre 1911, il était nommé curé-fondateur de la paroisse Notre-Dame des Sept Allégresses, en la ville des Trois-Rivières.C\u2019est, lui (pii érigea la magnifique église actuelle et qui fut le fondateur et l\u2019instigateur des différentes oeuvres de cette paroisse.En 1915, il redevenait missionnaire à Québec et dans l\u2019ouest canadien.En 1917 il sortait de son ordre, pour cause de santé, puis il était attaché au diocèse d\u2019Haileyburv, Ont., où il exerça le ministère à la cathédrale.Le 13 avril 1918, il était nommé curé-fondateur de Saint-Jean-Baptiste d\u2019Earlton, Ont., où il réussit à attirer les colons canadiens-français en nombre tel qu\u2019il dut agrandir l\u2019église et construire deux écoles séparées.M.l\u2019abbé Minette est membre du conseil diocésain depuis 1919.Il est aujourd\u2019hui attaché au bureau fédéral de colonisation, 353 Craig-ouest, Montréal, où il représente le diocèse d\u2019Hai-leybury, c\u2019est-à-dire le Nord d\u2019Ontario, l\u2019Abitibi et le Témis-camingue québécois.Résidence: 306 rue Richmond, Montréal. ROLLAND PREFONTAINE M.Rolland Préfontaine, fondateur et président de la Solex Company, Limited, pour la fabrication des lampes électriques, e ROSARIO IRIGON Le docteur Rosario Frigon, chirurgien, est né le 3 janvier 1878, à Saint-Prospcr, comté de Champlain, du mariage de J.-A.Frigon, marchand général et maître-de-poste, et d\u2019Eugénie Girard, fille de Philippe Girard.Après ses études classiques aux collèges de Montréal et de l\u2019Assomption et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal, il était admis en 1902 à la pratique de la médecine, avec grande distinction.11 pratiqua d\u2019abord à Saint-Casimir de Portneuf, où il occupa les fonctions de président de la cour des Commissaires, puis il vînt pratiquer quelques années à Montréal.Depuis lô ans, il est établi comme médecin-chirurgien à Shawinigan-Falls.Il a déjà été le médecin officiel de cette ville prospère, et médecin pour la corporation de la paroisse de la baie Shawinigan.Il est intéressé dans plusieurs compagnies industrielles, entre autres, la compagnie des terrains et construction de la ville de Shawinigan, dont il est le secrétaire-trésorier.Il est aussi médecin de plusieurs sociétés de secours mutuel.L\u2019auto est la récréation favorite du docteur Frigon.Ce dernier épousait en 1909, à Montréal.Mademoiselle Alice Ouimet, fille de feu l\u2019hon.juge Alphonse Ouimet, de la Cour Supérieure, et huit enfants sont nés de ce mariage.En politique, le docteur Rosario Frigon est libéral.Résidence: les Chutes Shawinigan, P.Q.87 JEAN-BAPTISTE FAFARD C\u2019est à Saint-Come, comté de Joliette, que naquit, le 9 janvier J876, du mariage de Joseph Fafard, hôtelier, et d\u2019Emilie Gingras, fille de Pierre Gingras, M.Jean-Baptiste Fafard, secrétaire-gérant de l\u2019hôtel St.James, à Montréal.D\u2019abord élève des Clercs Saint-Viateur, à l\u2019Académie Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et des Frères des Ecoles chrétiennes, à l\u2019école St.Patrick, Montréal, il débuta dans les affaires avec son père, alors hôtelier de la rue Saint-Laurent.Il succéda à son père, et quatre ans plus tard, il s\u2019établissait hôtelier à l'Abord-à-Plouffe, puis à Saint-Vincent-de-Paul, comté de Laval.Des revers financiers le firent revenir à Montréal, où il fut pendant deux ans, gérant du club Montcalm.Il entra ensuite au service de M.Absalon Thouin, rue Saint-Jacques, pour devenir un peu plus tard, l\u2019associé de ce dernier, dans l\u2019exploitation de l\u2019hôtel St.James, dont il est le secrétaire-gérant.Mutualiste convaincu, M.Jean-Baptiste Fafard est membre des Forestiers Catholiques et de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada.Il s\u2019occupe aussi d\u2019oeuvres de bienfaisance et de charité, et il aime aider à nos hôpitaux lorsque l\u2019occasion s\u2019en présente.Les affaires politiques et municipales ne le laissent pas indifférent bien qu\u2019il ne s\u2019en occupe pas activement.En politique, il est libéral.Le sport est sa récréation favorite.Le 17 septembre 1894, M.Jean-Baptiste Fafard épousait Mademoiselle Amanda Sauriol, fille de feu Louis Sauriol et Elmire Leblanc.Quatre enfants sont nés de ce mariage, dont deux survivent: Jean et Guy.Résidence: 6.369 rue Berri, Ahuntsic. Aristide-Clément Larivière M.Aristide-Clément Lari vière, propriétaire de la plus ancienne manufacture de voitures du Canada, est né à Montréal, le 18 novembre ISM, du mariage d\u2019Adolphe-Clément Larivière, manufacturier, et de Marguerite Pepin, fille de Louis Pepin.Après ses études à l\u2019Académie Commerciale de l'Evêché et à l\u2019Académie Commerciale du Plateau, il débuta dans les affaires en 1882 en entrant à l\u2019emploi de son père, à qui il succéda en 18117.Depuis lors, il dirige avec succès la maison fondée en 18.10 par Abraliam-C.Larivière.Cette importante manufacture occupe depuis soixante-et-quinze ans le même local, situé au numéro 71, rue Saint-Antoine.C\u2019est la maison Larivière qui fut la première à construire les anciens chars urbains et les tramways électriques de la ville de Montréal.M.A.-C.Larivière occupe depuis vingt ans la charge de secrétaire de l\u2019Association des Carrossiers, dont il fut déjà président.Il fut aussi président de la fanfare des Prince of Wales.Ancien élève de Vander Meerschen, il s\u2019est distingué comme artiste-musicien et s\u2019est acquis une excellente réputation comme soliste cor-nettiste de l\u2019Alliance Musicale.Il est membre à vie de la Société catholique de protection et de renseignements et bienfaiteur de la société Saint-Vincent-de-Paul, de l\u2019Institut Bruchési, de l'Hôpital du Sacré-Cœur pour les incurables et les tuberculeux et de l\u2019Université McGill.Le tourisme est sa récréation favorite.Il a épousé, en premières noces, le 26 août 1890, Blanche Davis, fille de William Davis, de Québec, et en secondes noces, le 22 avril 1919, Emerence Gagné, fille de Napoléon, Gagné.De ces mariages sont nés quatre enfants.Indépendant en politique.Résidence: 912 rue Saint-Hubert.Montréal.89 ülilii MONSEIGNEUR ALPHONSE-OSIAS GAGNON, C\u2019est il Notre-Dame-de-Bonsecours, dans le comté de Shefford, le 18 décembre 1800, que naquit Monseigneur Alphonse-Osias Gagnon, du mariage de Maxime Gagnon, cultivateur, et d\u2019Héloïse Vaillancourt.Les indices de sa vocation future se manifestèrent de bonne heure, et le 1er septembre 1875, il entrait au Séminaire Saint-Charles-Borromée, à Sherbrooke.Il fut ordonné prêtre le 8 juillet 1883, par Monseigneur Antoine Racine.Ses aptitudes le portèrent toute sa vie vers l\u2019éducation.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut professeur au séminaire de Sherbrooke, en 1897, il fut nommé préfet des études et occupa ce poste jusqu'au 20 juin 1923.Sans cesser d\u2019être préfet, il fut supérieur du séminaire de 1900 à 1918.Son zèle pour la cause de l\u2019éducation et son dévouement aux oeuvres de bienfaisance, de formation et de progrès le firent nommer Prélat domestique le 1 avril 1919.Le 23 mai 1023, il était nommé évêque titulaire de Spiga et auxiliaire de Sa Grandeur Monseigneur Paul LaRocque, évêque de Sherbrooke.Ce fut le 29 juin suivant que Monseigneur Alphonse-Osias Gagnon fut sacré évêque par Monseigneur Georges Gauthier, administrateur apostolique de l\u2019archidiocèse de Montréal. JOSEPH-RAOUL GARIEPY.M.Joseph-Raoul Gariépy, architecte, est né à Montréal, le 16 novembre 1880, du mariage de Joseph-Trefflé Gariépy, earossier, et de Stéphanie Archambault, fille de Denis Archambault.Il fit ses études commerciales à l\u2019école Sainte-Brigide et suivit ensuite des cours d\u2019architecture et fit sa cléricature au bureau de M.Théo.Daoust, dont il devînt l\u2019associé en 1905.En 1915 il pratiqua seul sa profession et il continue à pratiquer seul depuis.Il a préparé les plans d\u2019importants édifices de Montréal, et c\u2019est lui qui fut l\u2019architecte du splendide théâtre Rialto, qu\u2019on surnomme le Capitol du nord, à l\u2019angle de l\u2019avenue du Parc et de la rue Bernard.L\u2019attention et le soin qu\u2019il a toujours portés à sa profession et à ses clients l\u2019ont empêché de prendre une part active aux affaires publiques.Il s\u2019occupe cependant d\u2019œuvres philanthropiques et il est gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il est membre des Chevaliers de Colomb.Ses distractions favorites sont l\u2019automobilisme et le hockey.Le 18 octobre 1910, il épousait Mademoiselle Marie-Jeanne Clément, fille de Arthur-Isidore Clément, de Montréal.Deux filles sont nées de ce mariage: Mesdemoiselles Yvonne et Jeanne.En politique, M.J.-Raoul Gariépy est libéral.91 JOSEPH-ARMAND MORIN M.Joseph-Armand Morin est né le 25.décembre 1887, à Montréal, du mariage de Joseph-Edmond Morin et de Tharsile Saint-Germain, fille de Auguste Saint-Germain.Après avoir reçu son instruction au collège de l\u2019Assomption et au collège Saint-Joseph à Berthierville, il débuta dans le commerce en 1906, alors (pie ses succès furent rapides.Il est aujourd\u2019hui secrétaire-trésorier de P.Poulin et compagnie, Limitée, de la Brome I.ake Duck Farm Company, Limited, secrétaire de la So-été canadienne d\u2019opérette; directeur associé de la Wills St.Claire Motor Car Company; de la Compagnie Mutuelle d\u2019immeubles, de l\u2019Edition Belgo-Canadienne.Les activités commerciales de M.Morin ne l\u2019empêchent pas de se dévouer pour des œuvres de philanthropie et dff progrès artistique.C\u2019est ainsi qu\u2019il est gouverneur de l\u2019Hô-pital Notre-Dame et qu\u2019en sa qualité de directeur de l\u2019Edition Belgo-Canadienne, il favorise la publication des œuvres de nos principaux compositeurs de musique.C\u2019est là une innovation dont il faut féliciter la Société d\u2019édition dont M.Morin est directeur.En sa qualité de secrétaire de la Société canadienne d\u2019opérette, M.Morin est l\u2019un de nos concitoyens à qui nous devons une bonne part du développement de l\u2019art lyrique chez-nous.C\u2019est une forme de patriotisme averti que nous voudrions voir pratiquée par un plus grand nombre des nôtres.M.Morin est membre du Montreal Publicity Club, du Royal Automobile Club et membre à vie du Old Colony Club.Le 8 septembre 1918.il épousait, à Montréal.Mademoiselle Laura Blanchard, fille de M.J.-E.Blanchard.92 L\u2019ABBE J.L.P.PILETTE M.l\u2019abbé Joseph-Louis-Philippe Pilette, procureur du diocèse et de la corporation épiscopale catholique romaine de Sherbrooke naquit à Ware, Massachusetts, le 6 février 1882, du mariage de Augustin Pilette, cultivateur et de Elizabeth Duval.Il fit ses études classiques au séminaire de Sherbrooke et reçut les ordres le 2 juillet 1911.En 1911-12 il fut vicaire à Saint-Edmond de Coati-cooke, puis desservant de la même paroisse en 1913.En 1914 il était nommé desservant à Richmond, P.Q.De 1915 à 1918, Monsieur l\u2019abbé Pilette devenait assistant-procureur du diocèse de Sherbrooke, et il en devenait le procureur en 1918, fonction qu\u2019il occupe aujourd\u2019hui ainsi que celle de procureur de la corporation épiscopale catholique romaine de Sherbrooke.C\u2019est également depuis 1918 qu\u2019il est le chapelain du Mont Notre-Dame et des Dames de charité de Sherbrooke.Il consacre toutes ses activités à l\u2019exercice de son ministère et aux oeuvres de bienfaisance et de charité, à Sherbrooke.93 REVEREND PERE M.G.PERRAS O.P.Marie-Gabriel-Philiza l\u2019erras, de l\u2019ordre de St-Dominique, esl né à St-Isidore, comté de Laprairie, le 21 décembre 1886, fils de Toussaint l\u2019erras, cultiv teur et de M nie Dubuc, fille de Antoine Dubue.Après avoir terminé de brillantes études cl issiques au collège de Valleyfleld il entra dans l\u2019ordre des Frères Prêcheurs, le 26 juillet 1908 et prit le saint habit, le 3 août suivant.Il fit sa profession de foi, le 3 août 1909 et fut ordonné prêtre, le 26 juillet 1913, p r Monseigneur C.-II.Gauthier, en l\u2019église de St-Jean-Baptiste d\u2019Ottawa.Professeur au couvent d\u2019études St-Je an-Baptiste d\u2019Ott vva, il enseigna la philosophie, de 1915 à 1917, puis l\u2019Ecriture Sainte, de 1921\t1923.Au cours des années 1917-18, il fut vicaire û St-IIyacinthe et de 1920 ù 1921, il rcmp\u2019it les mêmes fonctions ù Notre-Dame de Grâce, où en 1923, il fut nommé procureur.Nommé finalement, le 16 juillet 1924, curé de la p croisse Notre D me de Grâce.Le R.P.Perras est un érudit, reconnu comme orateur s -cré de grande envergure et d\u2019une science profonde.Sa grande affabi'ité, son t*ct, et son dévouement inlass\u2019ble, ont contribué â lui assurer dès sa nomination comme curé, l\u2019estime et la considération de tous ses paroissiens.Ami de la jeunesse, il ne manque pas une occasion d\u2019encourager les organisations de jeunes gens.Sous sa direction immédi \u2019te, la chorale de Notre-Dame de Grâce est entrée dans une nouvelle voie de progrès, et il en est de même, pour tout ce à quoi il s\u2019intéresse.En résidence: Couvent des Dominicains, Notre-Dame de Grâce. VICTOR VARIN Victor Varin, industriel et marchand de bois, est né à St Lin des Laurentides, le 21 août 1878, fils de Théophile Varin, cultivateur et de Rose-Déliina Marin, fille de Joseph Marin.Après être allé à l\u2019école de son village natal, il arrivait à Montréal en 1885 et terminait ses études commerciales à l\u2019académie St-Joseph d\u2019Hochelaga.A l\u2019âge de 18 ans, il se cîTercha une carrière dans l\u2019industrie et débuta à l\u2019emploi de H.Provost, à M aisonneuve.Il montra de bonne heure, de remarquables aptitudes pour les affaires.Partant du bas de l\u2019échelle, il s éleva graduellement, par sa volonté et son intelligence, ainsi que par son amour du travail, à la position sociale qu\u2019il occupe aujourd hui.En 1901, il établissait à Maisonneuve, une fabrique de portes, châssis et menuiserie générale, et deux ans plus tard, fondait la maison Desnoyers et Varin, dont 1 immeuble était situé à l\u2019angle des rues Lafontaine et Aylwin.En 1911, il devenait propriétaire de 1 importante fabrique de portes, châssis et cour à bois, connue sous le nom de \u201cVictor Varin.\u201d En 1916, il fut élu commissaire d\u2019écoles pour Hochelaga et en 1925, directeur de l\u2019Association des Hommes d'Affaires de la partie Est de Montréal.Membre des Forestiers Indépendants et de la Caisse Populaire d\u2019Hochelaga.Il s\u2019intéresse à toutes les bonnes oeuvres.Il épousa, le 23 juillet 1901, Mariana, fille de François Langlois, de Sainte-Cécile de Milton, dont il a eu quatorze enfants.Huit son encore vivants.Son amusement favori est le tourisme.Résidence: 330 rue Aylwin, Montréal. Joseph-Emmanuel Sylvestre M.Joseph-Emmanuel Sylvestre, assistant-secrétaire de la \\\\ orld Match Corporation Limited, de Berthierville, est né à St-Cuthbert, comté de Berthier, le 9 juillet 1899, du mariage de Jean-Baptiste Sylvestre, cultivateur, et de Marie-Louise Fiset.Sa mère est la fille de M.Hector Fiset, la nièce de feu l\u2019honorable sénateur Romuald Fiset et de Louis-Philippe Fiset, ex-député de St-Maurice.M.Sylvestre fit de brillantes études à Berthierville, chez les Clercs de St-Viateur et obtint en juin 1917 son diplôme avec grande distinction.Il parfit alors ses études commerciales en suivant un cours par correspondance, de comptabilité et d\u2019administration d\u2019affaires de Pace & Pace, Institute of Accountancy and Business Administration de la ville de New-York.Il débuta dans les affaires comme commis et comptable chez J.-O.Daviault, marchand général de Berthierville.Il quitta cet emploi en novembre 1919 pour entrer comme sténographe et plus tard comptable au service de la Austin Company, entrepreneurs-constructeurs américains de Cleveland, Ohio, chargés de l\u2019érection de l\u2019Allumettière de la Log Supply Co.Limited, de Berthierville.(Cette compagnie s\u2019appela plus tard \u201cThe Match Co.Ltd.\u201d puis la \u201cWorld Match Corporation Limited\u201d).A la fin des travaux de construction, M.Sylvestre devint comptable de la Log Supply (août 1920); en juillet 1923, il en était nommé le comptable en chef, en février 1923, auditeur, et,, en août 192-1*, assistant-secrétaire.Vice-président du Cercle des jeunes gens de Berthierville; membre de la Chambre de Commerce de Berthierville et de l\u2019Amicale des anciens élèves du collège St-Joseph de Berthierville.Récréations favorites: tennis et étude.Célibataire (1925).En politique, libéral.Résidence : Berthierville, Que.96 OSCAR BELANGER Le député-shérif de Montréal, est une figure très avantageusement connue, de ceux qui fréquentent assiduement notre Palais de Justice.Né à Québec, le 6 janvier 1878, du mariage de Hospice Bélanger, marchand et de Margaret Shannon, il fit ses études classiques au Séminaire de Québec et suivit son cours de droit, à l\u2019Université Laval, où il obtint, en 1902, son titre de bachelier, LL.B.Admis au Barreau en 1903, il pratiqua dans la vieille capitale, jusqu\u2019en 1907, alors qu\u2019il alla se fixer à Calgary, Alberta, où il se fit admettre au barreau de cette province.Après un stage de six ans dans l\u2019ouest, il vint en 1913, se fixer à Montréal et entra dans le service civil d\u2019abord au bureau d\u2019enregistrement, puis en 1915 au bureau du shérif.S\u2019acquittant avec succès des diverses missions qui lui étaient confiées, il ne tarda pas à s\u2019assurer la confiance de ses supérieurs, qui en reconnaissance des services signalés qu\u2019il avait rendu comme tel, le firent nommer en 1921, député-shérif.M.Bélanger fut pendant deux termes, président de la section de Montréal de l\u2019Association des Fonctionnaires civils, et il est le premier vice-président de la Fédération des Fonctionnaires civils de la province de Québec.Il fut aussi membre de la commission du service civil.Il est Chevalier de Colomb et Artisan canadien-français.Les sports en général, constituent sa récréation favorite.Membre actif du club Le Montagnard.Le IG juin 1915, il épousait Mary-Adèle, fille de Charles Sibbald et de Hélène Lelièvre.De cette union, sont nés quatre enfants.Résidence: 5810 Avenue du Bois de Boulogne.97 GABRIEL LAMBERT Le Dr Gabriel Lambert, spécialiste en évaluation de l\u2019incapacité professionnelle, résultant des accidents du travail, est né â St-G >briel de Brandon, le 30 octobre 1881), du mariage d\u2019Adélard Lambert, marchand, et de Marie-Anne Longpré, fille de Pascal Longpré, de Ste-Adèle.Il fit ses classiques au collège de l\u2019Assomption et au collège Ste-Marie de Montréal, et, après ses études universitaires, il fut admis en 1912 à la pratique de la médecine.Il s\u2019établit d\u2019abord à Marbleton, où il exerça l\u2019art médical jusqu\u2019en 1918.Il fit ensuite un stage dans le service militaire, puis il fit des études spéciales aux Etats-Unis, h l\u2019Université d\u2019Harvard, et en Angleterre (1919-1920).Il reprit l\u2019exercice de sa profession, en 1920, à St-Michel-des-Saints, où, il resta deux ans.Fixé à Montréal, depuis 1922, il s\u2019est spécialisé dans l\u2019évaluation de l\u2019incapacité professionnelle provenant des accidents du travail et s\u2019est acquis rapidement une réputation enviable.Fermement attaché au parti libéral, il suit avec intérêt toutes les luttes polititques.Membre de la Commission des coroners pour le district de Joliette (1920-1923).Intéressé dans la Compagnie de ciment \u201cNational\u201d, dont il est le médecin attitré.Un des organisateurs de la Souscription pour la construction du collège Ste-Marie â la Côte-des-Neiges.Membre de l\u2019A.A.A.N.Les échecs, la pêche et la chasse, sont ses récréations favorites.Il a épousé, le 14 juin 1910, Blanche Tremblay, fille de Louis Tremblay.De ce mariage sont nés quatre enfants: André, Jacqueline, Renée et Marcelle.Marié à l\u2019âge de 20 ans, alors qu\u2019il était encore étudiant, le Dr Lambert est partisan convaincu du mariage, jeune.Résidence: 500, rue Saint-Denis, Montréal.98 L\u2019abbé Calixte-Ovide Baribault Il y a des gens qui passent leur vie à se rendre utiles aux autres, à faire naître la prospérité et la concorde là où régnait le marasme et le désordre.Ce sont de véritables apôtres, et M.le curé Calixte-Ovide Baribault est certainement de ceux-là.Né le 12 octobre 1808, à Sainte-Anne de la Pérade, du mariage de Georges Baribault, entrepreneur - manufacturier, et de Rose-Delima Laflèche, fille de Olivier Laflèche, il étudia au séminaire des Trois-Rivières, où il fut maître-de-chapelle pendant trois ans.C\u2019est le 8 juillet 1891 qu\u2019il était élevé à la prêtrise par Monseigneur François Laflèche, évêque des Trois-Rivières.Il fut alors nommé vicaire à Sainte-Geneviève de Batiscan, dans le but d\u2019aider M.l\u2019abbé Ed.Laflèche, desservant, à régler la succession de feu l\u2019abbé Noiseux.A la Saint-Michel suivante, il était nommé vicaire à Saint-Maurice, où tout en s\u2019occupant de la direction de la maîtrise pendant cinq années, il parvenait à mettre en ordre les comptes de la fabrique, à la grande satisfaction de M.l\u2019abbé J.Prince.Chanoine-prévot du chapitre de la cathédrale des Trois-Rivières, et au mois de septembre 1899, il était nommé vicaire à Sainte-Anne-de-la-Pérade, avec charge d\u2019administrer la paroisse, pendant la maladie du chanoine Bocliet, curé.A la mort de ce dernier, lin mars 1900, il était nommé desservant de la paroisse St-François-Xavier de Batiscan, et au mois de juin suivant, jusqu\u2019au 5 août, il était nommé vicaire à Ste-Flore.M.le curé Ed.Laflèche, voulant alors faire un voyage en Europe et en Terre-Sainte, M.l\u2019abbé Baribault devenait desservant à Saint-Paulin, poste qu\u2019il occupait jusqu\u2019au mois d\u2019avril suivant, alors qu\u2019il devenait une deuxième fois vicaire à Sainte-Flore, où il restait jusqu\u2019à la Saint-Michel de l\u2019année suivante.Ce fut à cette date que Monseigneur F.-X.Cloutier, le nommait premier curé de Saint-Louis-de-France, comté de Champlain.Comme 40 familles refusaient d\u2019appartenir à la nouvelle paroisse, il fallut à M.le curé Baribault des trésors de diplomatie et de bonté pour grouper en un seul faisceau cette paroisse divisée.C\u2019est là qu\u2019il construisit le presbytère actuel, dans un site charmant, agrandit le cimetière, pourvut à tout ce qui était nécessaire au culte.Il acheta la première cloche, que Monseigneur Cloutier bénissait le 1er février suivant, devant une foule considérable de fidèles.Dès que tout fut dans l\u2019ordre et qu\u2019il eut fait ériger canoniquement et civilement la paroisse, deux ans et quelques mois plus tard, en décembre, il était nommé curé de St-Elie de Caxton, où il y avait encore bien des choses à remettre en place, bien des divisions à faire disparaître.Là, il bâtit un joli presbytère, restaura l\u2019église et le chemin de croix érigé sur la montagne par M.l\u2019abbé Ed.Bellemare, aujourd\u2019hui curé à Batiscan, et par le P.Frédéric, O.F.Il fit bénir par M.l\u2019abbé Bellemare, deuxième curé de St-Elie, un groupe de Jésus agonisant, sur la même montagne, qui devint un endroit recherché de pèlerinage et de visiteurs épris de la grande beauté du site.Le là février 1921, il était nommé curé de St-Sévérin-de-Proulxville, puis, il dut céder aux instances des chanoines Boulay et Laflèche, du chapitre des Trois-Rivières, délégués auprès de lui pour lui faire accepter la cure de St-Mare de Shawinigan qui se trouvait dans un état critique.Il accepta, dans le but de rendre service ù son évêque, cette cure où la dette était de $125,000 qu\u2019il réussit à diminuer de $10,000 en quatre ans, tout en faisant pour $5,000 de réparations à l\u2019église récemment endommagée par le récent tremblement de terre.A St-Elie il construisit un couvent pour les Filles de Jésus, puis un oratoire.A St-Marc, il a fait venir les Soeurs Grises d\u2019Ottawa et leur a donné un oratoire.En résidence au presbytère de St-Marc de Shawinigan, P.Q.09 L\u2019hon.N.-A.BELCOURT Né à Toronto, le 15 sept.1860.du mariage de F.-N.Belcourt avec Marie-A.Clair; éduqué au Séminaire des Trois-Rivières et à l\u2019Université Laval, de Montréal où il prit le degré de Maître en Loi Sumina Cum Laude en 1882; admis au barreau de Québec la même année et à celui d\u2019Ontario en 188-1.Avocat de la Couronne pour le comté de Carie ton, dt juin 1891 à mai 1896, alors qu\u2019il résigna pour se porter candidat à la Chambre des Communes et fut élu; réélu aux élections générales de 1900 et de 1901; prés, de la Chambre des Communes du 12 mars 1905 jusqu à octobre 1907, alors qu\u2019il fut nommé sénateur; membre du Conseil Privé en 1905; Conseil du Roi pour Qué.et Ont.; docteur en loi de Laval et de l\u2019Université d\u2019Ottawa; premier prés, de l\u2019Ottawa Hunt Club; membre du Rideau Club; Country Club; University Club (Ottawa); Ontavio Club (Toronto); Reform Club (Montréal); prés, du Connaught Park Jockey Club; directeur de plusieurs corporations industrielles et financières.Marié une première fois à Hectorine, fille de l\u2019hon.Jos.Shelyn, maintenant décédée, et dont il a eu trois filles; marié en secondes noces le 19 janvier 1903, à Mary Margaret Haycock, d\u2019Ottawa, maintenant décédée, et dont il a eu trois fils.Membre de l\u2019exécutif canadien de l\u2019Ordre de l\u2019Ambulance St-Jean, de l\u2019exécutif du Fonds Patriotique de la Croix Rouge; a collaboré à nombre de journaux et revues, dans les deux langues, et depuis vingt ans s\u2019est constamment dévoué à l\u2019extension de la culture et de la langue française au Canada.Résidence: 27 rue Goulburn, Ottawa, Ont.mmt Monseigneur G.GAUTHIER Monseigneur Georges Gauthier est né à Montréal, le 9 octobre 1871, du mariage de François-Xavier Gauthier, employé civique et de Phoébée Généreux.Il fit son cours classique, chez les Messieurs de Saint-Sulpice à Montréal.A été ordonné prêtre par Monseigneur Fabre, le 29 septembre, 1894.Il alla parachever ses études théologiques à Rome, d\u2019où il revint docteur en droit canonique.Dès son retour à Montréal en juin 1897, ses services sont aussitôt requis au Grand Séminaire, en qualité de professeur.Quelques années plus tard, il est attaché à la cathédrale, dont il devint le premier curé, en 1904.Au cours de la même année, il était fait chanoine.Le 28 juin 1912, il fut élu évêque de Philippopolis et auxiliaire de Montréal.Le 24 août suivant, il fut sacré dans la cathédrale de Montréal.Nommé vice-recteur de Laval, à Montréal, le 12 septembre 1917 et recteur de la même université, le 19 juin 1920.Démissionne en 1923 et est remplacé par Monseigneur Piette.Nommé Archevêque de Tarona en avril 1923 avec succession future, au siège métropolitain de Montréal.Est remarquablement doué au point de vue intellectuel, très cultivé, au courant de tous les progrès modernes et orateur de haute distinction.F,n résidence à l\u2019archevêché, rue du Palais, Montréal.101 mssi \\ D.RODOLPHE EUE Né aux Cèdres, comté de Soulanges, le 13 octobre 1893, fils de William Elie, Notaire et Professeur, et de Emelia Lefebvre, il fit ses études commerciales aux Ecoles Montcalm, Sarsfield et à l\u2019Académie du Plateau, et une partie de son cours classique au collège Ste-Marie et le termina en cours particuliers.Il fit ensuite ses études de Pharmacie et de Chimie à l\u2019Université de Montréal où il fut admis Pharmacien-Chimiste en 1921.Pendant son stage universitaire, il fut toujours en tête des organisations d\u2019étudiants.Prés, des étudiants en Pharmacie pendant deux années, Sec.-Très, de la Fédération Universitaire en 1920, il fut aussi dir.-prop.du journal universitaire, le \u201cQuartier-Latin.\u201d Prés, de l\u2019Ass.des Bacheliers en Pharmacie de l\u2019Université de Montréal, pour 1924-25.Après la mort de son père, en février 1924, il prit la direction du Collège Commercial Elie, fondé en 1900, et qui est une des institutions les plus connues de Montréal.Un enseignement des plus complets, tant commercial que scientifique y est donné; en effet plus de vingt-cinq sujets différents y sont enseignés en anglais et en français.Un département de Chimie, avec laboratoire des mieux outillés fut aussi ajouté, et nombreux sont les étudiants en Pharmacie et Sciences des Universités de Montréal et de McGill, qui viennent y perfectionner leurs études.Membre du Conseil Lafontaine des Chev.de Colomb; membre du Club de Tennis Outremont et Secrétaire du Clan Onkwe.A épousé, le 20 octobre 1925, Gabrielle, fille de feu H.Gauthier.Libéral en politique.Récréations favorites: Lecture et Tennis.Résidence: No 1 Carré Saint-Louis, Montréal.102 L\u2019abbé J.-P.-R.LUSSIER L\u2019abbé Joseph-Pierre-Ro-drigue Lussier est né à Saint-Damase, comté de Saint-Hyacinthe, le 1er août 1884 du mariage de Nectaire Lussier, cultivateur, et d\u2019Eliza Peau-regard, fille de Michel Beau-regard.Entré au juniorat des Oblats de Marie-Immaculée à Ottawa, il suivit les cours de l\u2019Université d\u2019Ottawa de 1904 à 1909.Il fit sa rhétorique et sa philosophie au séminaire de St-Hya-cintlie et sa théologie au grand séminaire de Montréal, sous la direction des Sulpiciens, del Après une année de professorat au séminaire de Saint-Hyacinthe (1915-1916), il fut ordonné prêtre, le 25 juillet 1916, dans la cathédrale de Saint-Hyacinthe par Mgr Xyste Bernard, qui le nomma vicaire à Iberville (1916-1917.) Prêté au diocèse de Toronto en 1917, il fit deux ans de vicariat à la paroisse du Sacré-Cœur de Toronto, et travailla, tout ce temps-là, à préparer la fondation de la paroisse cana-dienne-française de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc de Toronto.Le 29 octobre 1919, il obtint de l\u2019archevêque de Toronto de fonder cette paroisse.Il acheta un terrain pour construire l\u2019église et une maison privée pour servir de presbytère.Il construisit, en 1920, l\u2019église que Mgr Neil McNeil bénit le jour de Noël 1920.En 1921, il fonda une succursale de la société des Artisans Canadiens-Français.Son habileté, son tact, son énergie, lui ont fait surmonter les difficultés inhérentes à une œuvre semblable.La jolie église de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc (rues Dundas et Edna) dans un des beaux quartiers résidentiels de Toronto, demeure comme un vivant témoignage d\u2019honneur à notre race.M.l\u2019abbé Lussier s\u2019occupe sans cesse à faire du bien à ceux des nôtres qui demeurent ou seulement passent à Toronto.Résidence: 5 Avenue Edna, Toronto, Ont.2 à 1915.103 CHARLES E.-A.HOLMES Né à Montréal, le 22 décembre 1880, d\u2019un père anglais et d\u2019une mère française.Il étudia au collège Ste-Marie, au collège de Montréal et au séminaire de Québec, puis à l\u2019Université Brown, à Providence, R.I., où il reçut le diplôme de bachelier ès-arts.En 1901, il fit un début dans le journalisme, mais l\u2019année suivante, il se lançait dans la publicité.Tour à tour il fut chef de publicité des maisons Lawrence A.Wilson, Dupuis Frères, à Montréal, du \u201cParis-American\u201d (France), du journal l'indépendant et des Maplewood Mills, de Fall River, Mass.Après avoir ainsi voyagé aux Etats-Unis, et en Europe, il fonda en 1910, à Montréal, l\u2019agence de publicité \u201cHolmes Advertising,\u201d qui, en 1913, se fusionna avec l\u2019Agence Canadienne de Publicité Limitée, dont il fut le gérant pendant cinq ans.Fonda subséquemment le service publicitaire Holmes-Thompson Incorporé, dont il est le président.Il a pris part à la plupart des grandes campagnes de publicité entreprises\tà\tMontréal\tdepuis quelques années: celles de l\u2019Emprunt de\tla\tVictoire,\tde\tla Ligue Navale, de l'Hôpital Notre-Dame, de l\u2019Association Athlétique Nationale, etc.Il a été professeur de publicité au collège Rogers- Allan (Mass.) Il est un des fondateurs de l\u2019Association de Publicité de Montréal, de l\u2019Union des Journalistes et du Club des Journalistes.Il est membre du club Kiwanis, de la Ligue du Progrès civique, de la Chambre de Commerce, membre à vie de l\u2019Association Athlétique Nationale, etc., etc.M.Holmes s\u2019est créé une reputation enviable comme conférencier.Ses nombreuses conférences données devant des auditoires anglais sur les Canadiens-français lui ont valu le titre de \u201cdéfenseur\u201d des Canadiens-français\u201d que lui a décerné le MacLean\u2019s Magazine de Toronto.Sa brochure \u201cMeeting the French-Canadian Half-Way\u201d a eu cinq éditions dont le tirage total dépasse celui de la plupart des publications du genre publié au Canada.Résidence: Pointe-aux-Trembles, P.Q.¦ü CHARLES-ART.MARCHAND Figure populaire dans le inonde de l\u2019imprimerie canadienne.Aussi éditeur de nombreux livres, pamphlets, factums, journaux.Né à Montréal, le il mai 1867, du mariage de Charles-A.Marchand, marchand puis banquier, de la raison sociale Marchand et Labbé et de Cordélie Terroux, fille de Charles-A.Terroux, protonotaire de la Cour Supérieure.Après avoir étudié au collège de la Côtc-des-Neiges, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à l\u2019Académie du Plateau, à l\u2019Ecole Normale et au collège de Montréal, il débuta dans les affaires en 1891, comme imprimeur pour le commerce et les compagnies d\u2019assurances en général, puis plus tard, ouvrit un département spécial pour la préparation et l\u2019impression de dossiers, (factums).M.Marchand est considéré par les avocats du Barreau de la Province de Québec comme imprimeur expert pour la préparation et la compilation des documents formant dossiers, selon la forme légale et devant servir pour les causes en Cour d\u2019Appel, Cour Suprême et Conseil Prive.M.Charles-Arthur Marchand ne s'est jamais intéressé aux affaires publiques, municipales ou politiques, et il ne fut jamais candidat à aucune élection, le soin de ses affaires personnelles requérant toute son attention.11 est cependant intéressé dans plusieurs compagnies financières et commerciales, dont la British Colonial Fire Assurance Co., comme actionnaire; la Merchants Gurantee and Accident Co.; l\u2019assurance La Provinciale, feu et vie.Il est membre de la société des Numismates et Antiquaires de Montréal, de l'Alliance française et du Cercle Lafontaine des Chevaliers de Colomb.En 1910, il épousait Mlle Aurore Paquita Meilleur, fille de M.Antoine Meilleur, ancien marchand de cuir et comptable de Montréal, et de Madame Joséphine Moreau-Meilleur.Le métier des armes eut toujours des attraits pour lui.C\u2019est ainsi qu\u2019à l\u2019âge de 18 ans, il était sergent de la compagnie No 2 du 85ième bataillon, à Laprairie, et c\u2019est en cette qualité qu\u2019il fut appelé sous les armes pour la campagne du Nord-Ouest, en 1885.M.Charles-Arthur Marchand est un \u201cself-made-man \u2019 dans toute la force du mot, car, ayant perdu son père, dès l\u2019âge de sept ans et s\u2019étant trouvé sans fortune, il eut tout de même le bonheur d\u2019etre adopté par un de ses oncles, M.Louis-Wilfrid Marchand, avocat C.11.et greffier des appels à Montréal, qui s\u2019occupa de son éducation.A l\u2019école comme au collège, M.Marchand prit le goût du travail et de l\u2019application, facteur fondamental de succès dans le choix d\u2019une carrière.Sir Lomcr Gouin ayant remarqué que le jeune Marchand était un ambitieux et un persévérant, lui facilita l\u2019acquisition de sa première imprimerie, en 1891, et c\u2019est depuis cette date que la maison d\u2019éditions et d\u2019imprimerie C.-A.Marchand n\u2019a fait que prospérer.Résidence; 327 Wiseman, Outremont.105 JOSEPH-ODINA LINTEAU Né à Deschaillons, comté de Lotbinière, le 13 janvier 1888, du mariage de Charles Linteau et d\u2019Eliza Ouellet.Etudia chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Québec.En 1005, il débutait dans les affaires, au service de la compagnie P.-T.Legaré Limitée, de Québec.Depuis 1911, M.J.O.Linteau est le gérant-général et secrétaire-trésorier de la Legaré Automobile and Supply Company, Limited, et de ses seizes compagnies filiales dans la province de Québec.Il est aussi président de la Linteau Automobile Limitée, vice-président de la General Automobile Equipment Limited; directeur de la Provincial Motor Sales Limited; de la Toronto Casualty Fire & Marine Insurance Company; de V Evènement, de Québec; du Nouvelliste, des Trois-Rivières.Il est de plus directeur et ancien président de la Montreal Automobile Trade Association Limited ; directeur de l\u2019Association des Marchands de Montréal.Gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame; membre de la Chambre de Commerce, du Board of Trade, de l\u2019A.A.A.Nationale et de la Y.M.C.A.Il fait partie des clubs Saint-Denis, Engineers, Laval-sur-le-Lac et Marlborough.Il est célibataire.Résidence: 756 ouest rue Sherbrooke, Montréal.106 E.-E.FORGET-CUMMINGS Fille de Alphonse Forget, en son vivant avocat de Montréal, et de son épouse Oetavie Lavallée, elle a reçu son éducation chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et Marie.Mariée en 1910 à E.-E.Cummings, elle s\u2019est toujours occupée d\u2019œuvres de bienfaisance et a été parmi les Canadiennes - françaises, une de celles qui se soient le plus dévouées aux œuvres de guerre.Pendant trois ans elle n\u2019a cessé un seul instant de se donner efficacement à l\u2019œuvre des blessés et au soin des familles de soldats.Ce qui lui restait de temps libre pendant la grande guerre a été consacré au service du Fonds Patriotique et à l\u2019organisation de comités de couture pour la Croix Rouge, son propre comité ayant confectionné plus de quatre mille articles.Femme de dévouement avant tout, elle collabore à toutes les œuvres philanthropiques, le plus souvent en secret, mais elle est connue comme secrétaire de l\u2019Association des Dames Bienfaitrices des Sourdes-Muettes, comme Dame Patron-nesse des Incurables, de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, de la St-Ann\u2019s Day Nursery et comme membre de la Catholic Women\u2019s League.Elle aime l\u2019exercice au grand air et est membre du club de golf de Senneville.De son mariage avec E.-E.Cummings sont nés deux enfants dont survit une fille: Jacqueline.Résidence : 669, rue Belmont, Westmount.® .107 JOS.-CLEMENT LARIVIERE Me LaRivière est un des doyens du barreau canadien puisqu\u2019il y a cette année, 50 ans qu\u2019il débutait dans la profession qu\u2019il a toujours exercée avec dignité, méritant l\u2019estime de ses collègues et du public.M.Joseph-Clément LaRivière naquit à Montréal, le 29 novembre 1848, du mariage de Césaire-Clément La-Rivière, charron, et Flavie Brousseau, fdle de Je m Brousseau, marchand de Montréal.Après ses études classiques au collège de Montréal, il lit sa cléricature au bureau légal de Mtres Leblanc, Ossidy et Lacoste, puis h celui de Mtres Duhamel et Rainville.Il étudia à l\u2019Université McGill et fut diplômé Bachelier, le 20 mars 1874.Comme il fut reçu avocat le 10 janvier 1875, il a donc célébré ses noces d\u2019or de pratique du droit il y a quelques mois A peine.Il s\u2019est surtout spécialisé dans les causes civiles et dans les règlements de successions.Il s\u2019est occupé entre temps de politique provinciale et municipale.En l«73-7t il organisait à Montréal des représentations théâtrales pour des fins de charité, ainsi qu\u2019à Laprairie, vers le même temps, et parmi les acteurs amateurs qui le secondaient alors, il y avait Monseigneur Langevin alors écolier en vacance, et Me F.-L.Bisaillon, avocat, alors étudiant en droit.Me LaRivière qui s\u2019est aussi intéressé toute sa vie à des oeuvres de philanthropie, a d\u2019abord pratiqué sa profession en société avec M.Arthur Globensky, aujourd\u2019hui juge à Sherbrooke, avec Mtre D.Messier, maintenant au bureau des jugements de la Cour Supérieure, puis avec MM.Zotique Renaud, et Louis Masson.Ses récréations favorites sont la lecture, la correspondance et les réunions de famille.M.LaRivière s\u2019est marié trois fois.D\u2019abord, avec Mlle Marie-Alphonsine Amiot, fille de feu Antoine Amiot, rentier et de Madame veuve Tharsyle Goyette, de Montréal; mariage célébré en la Cathédrale de Montréal, par feu le chancelier du diocèse, Télesphore Ilarel, le 21 avril 1879, Madame LaRivière est décédée le il juillet 1889 sans laisser d\u2019enfants.Le 0 juin 1891.Me LaRivière convolait de nouveau, en l\u2019église Sainte-Brigide, cette fois, devant M.le Curé J.Lonergan, avec Mlle Eugénie Goyette, fille de fev Trefflé Goyette, carossier de Montréal, et feu Zoé Loignon.Un enfant est né de ce mariage, le 2 juin 1892, mais il mourut le 7 novembre 1893.La mère s\u2019éteignit à son tour le 27 mars 1897.Enfin, le 23 mai 1898, en la chapelle du Sacré-Coeur, de l\u2019église Saint-Jacques, M.LaRivière épousait Madame Anger, née Alphonsine Lalanne, veuve de feu Louis-A.Auger, en son vivant, comptable à Montréal, fille de feu Joseph Lalanne, rentier, et de feu Anastasie Patenaude, d\u2019Iberville.Me L'\u2018Rivière a eu deux frères et deux soeurs dont: Césaire-Clément, en son vivant employé des douanes à Montréal, marié à Mlle Louise Smith, fille de feu Robert Smith, maître-charretier et de feu Louise Valin, de Montréal, il est décédé le 30 mars 1920 à l\u2019âge de 88 ans et 9 mois.Cinq enfants lui survivent: Marie-Louise, veuve de feu Louis Rivet, en son vivant, cultivateur de Saint-Paul de Joliette; Joseph, rentier, maria Mlle Dahlia Deslongchamps.sans enfants; Arthur, épicier, Alexandrine et Oscar, ces trois derniers célibataires, tous de Montréal.Madame veuve Adolphe Perrault, née Victorine LaRivière, décédée le 29 août 1922, à l\u2019âge de 87 ans et 7 mois; Georgian!, en son vivant religieuse au Bon Pasteur, à Montréal, (soeur Marie de Sainte-Rosalie) ayant célébré son cinquantenaire de vie religieuse, le 21 novembre 1911, est décédée le 12 novembre 1919 à l\u2019âge de 80 ans; Zotique, célibataire, décédé à l\u2019âge de 29 ans, à New-Haven.Conn.Me LaRivière est le cousin germain de l\u2019hon.A.-A.-C.LaRivière, sénateur, du Manitoba, aujourd\u2019hui âgé de 83 ans et 9 mois.Malgré ses 70 ans, Me LaRivière est très actif et il pratique encore so profession.Résidence: 520 rue Drolet, Montréal.108 HENRI-MILTON MARTIN Courtier à Edmonton, M.Henri Milton Mîirtin est certainement l\u2019un de nos Canadiens qui nous font le plus d\u2019honneur dans l\u2019ouest.Il est le neveu et filleul de feu Milton McDonald, député (province de Québec) d\u2019où son nom de Milton, et le frère de Madame Edvina, la célèbre chanteuse canadienne, qui obtint de si grands succès à Paris et à Londres et dont le souvenir reste ineffaçable chez tous les fervents de l\u2019opéra de Montréal, il y a une douzaine d\u2019années.De toutes les artistes lyriques, Mme Edvina est celle qui mit le plus en valeur le rôle de \u201cLouise.\u201d M.Henri Milton Martin naquit le (> juin 1872 à Clintonville, N.-Y., du mariage de François-Xavier Martin, député régistrateur et vice-consul de France à Vancouver, et de Azilda Lafontaine, fille du capitaine Albert Lafontaine, de Lavaltrie.Il fit ses études commerciales à l\u2019Académie du Plateau, Montréal, et suivit un cours au collège de Joliette.Il suivit ensuite des cours privés à Vancouver, C.A.De 1888 à 1890, il débutait dans les affaires comme commis.Il devint ensuite payeur et de 1891 h 189.*{ il fut à l\u2019emploi de la Cie d\u2019Assurances à New Westminster.De 1893 ù.1898 il fut comptable et payeur de chemin de fer et s\u2019occupa de mines dans le district de Kootenai-ouest.De 1898 ;T 1900 il fut chargé de différentes fonctions dans le Yukon pour \u2019e Gouvernement; il fut même commissaire des Terres et Forêts de la Couronne de 1902 à 1906.Il y fut aussi juge de paix.En 1900 il établissait son bureau à Edmonton comme notaire, commissaire, courtier et en 1922 il était nommé administrateur public et gardien officiel pour les territoires du Nord-Ouest.Il est consul de Belgique à Edmonton avec juridiction dans toute la province d\u2019Alberta.Il est le fondé de Pouvoirs de monseigneur l\u2019archevêque d\u2019Edmonton ainsi que de monseigneur Hreynat, évêque du Mackenzie.De 1909 ù 1914 il fut membre de la commission scolaire catholique d\u2019Edmonton et il fut êchevin de cette dernière ville en 1918-1919-1920 alors qu\u2019il se retira de la vie municipale.La première fois il avait été élu pour un an et la deuxième fois pour deux ans.C\u2019est par acclamation qu\u2019il fut élu commissaire d\u2019écoles.En 1911-12 il était élu président de l\u2019association libérale d\u2019Edmonton.En 1917-18 il était président du Canadian Club, et comme président de l\u2019association des agents d\u2019assurances d\u2019Edmonton, il fut élu quatre fois, de 1911 à 1916 et en 1920.Pendant les années 1912-13 il était président de la chambre de commerce h Edmonton.Il est intéressé dans nombre d\u2019organisations financières ; c'est ainsi qu'il est président de la St.Leonard Ltd., de la Mance Farming Coy., et de l\u2019Empire Securities Ltd.Il fut président du comité de secours du fonds patriotique canadien, pour l\u2019Alberta Nord, de 1914 à 1923 et président de la Société St-Jean-Baptiste du Yukon en 1905.Il est membre du Conseil LaVerendrye des Chevaliers de Colomb, Edmonton, ancien navigateur, 4ième degré, pour la province de l\u2019Alberta.II est membre et ancien président de l\u2019Edmonton Golf and Country Club, directeur du Cercle LaVerendrye, ancien directeur des clubs Kiwanis et Edmonton.Le golf et badminton sont scs distractions favorites.Il est vice-président de la Alberta Golf Association.Le 2 juillet 1908, M.Henri Milton Martin épousait Mlle Béatrice Beck, fille de l\u2019hon.juge N.D.Beck de la cour d\u2019Appel.Quatre enfants sont nés de ce mariage: Béatrice, Marguerite, Milton et Françoise.En politique M.Martin a toujours été un libéral ardent.Il prit part à toutes les campagnes provinciales de l\u2019Alberta depuis 1906.Au fédéral, il s\u2019occupait en 1894-90 de la campagne de l\u2019hon.M.Bostock, dans Yale-Caribou; en 1902, de celle de l\u2019hon.James Ross, au Yukon; et aux élections de 1908-11-17-21 il était un des organisateurs de l\u2019hon.Frank Oliver, dans Edmonton ouest.C est lui qui présidait le comité de réception, lors de la visite de sir Wilfrid Laurier, en 1910 et lors de la visite de Thon.Mackenzie-King, en 1924.Il a eu l\u2019occasion de visiter la France deux fois.Au cours de l\u2019hiver désormais fameux de 1897-98.il suivit la foule enthousiaste et pénétrait dans le territoire du Yukon par la \u201cWhite Pass\u201d alors qu\u2019il se rendit du lac Bennett Dawson dans un canot de sa confection.Enfin il a rempli les fonctions d\u2019adjudant ù deux écoles d\u2019officiers pour service outre-mer pendant la grande guerre, avec le rang de capitaine du loiième Fusillier d\u2019Edmonton.11 fait maintenant partie de la réserve des officiers.Résidence: 9925, H5ième rue, Edmonton.Alberta.109 ADELAIDE L\u2019HUSSIER OUIMET Fille de Louis LTIussier négociant et de Adélaïde Boyer, de la Rivière Saint-Pierre, près Lachine, Marie Adélaïde L\u2019Hussier naquit le 25 décembre 1844, à Saint-Louis (Missouri) où s\u2019était retiré son père après sa sensationnelle évasion des prisons de Montréal, comme patriote en 1837.Ses études commencées au couvent de Sainte-Philomène à Saint-Louis, E.-U., furent continuées au couvent de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal, après le retour de sa famille au pays.Le 29 août 1806, elle épousait à Montréal, Adolphe Ouimet, l\u2019éminent avocat et publiciste bien connu, qui mourut le 13 mars 1910.Dix enfants, dont quatre survivent, sont issus de ce mariage.Sans nuire en rien au soin de sa nombreuse famille qui fut toujours la principale préoccupation de son existence, Madame Ouimet a trouvé le moyen d\u2019être en même temps une femme d\u2019œuvres éminemment active.Pendant de longues années elle a prêté son dévouement inlassable à toutes les entreprises de charité, ainsi qu\u2019aux œuvres catholiques en général.Encore aujourd\u2019hui, malgré son âge avancé, elle s\u2019intéresse activement au bon fonctionnement des nombreuses associations religieuses dont elle fait partie.En résidence, à Montréal.no CHARLES de la BROQUERIE M1GNAULT M.Charles de la Broquerie Mignault, avocat bien connu de Sherbrooke, naquit à Montréal, le 14 janvier 1893, du mariage de Joseph O\u2019Calla-ghan Mignault et de Blanche Taché, fille de feu Louis Taché, notaire à St-Hyacinthe.Il fit ses études commerciales et classiques, au Séminaire St-Charles-Borromée, à Sherbrooke, puis étudia le droit aux universités McGill et Laval.Il fit sa cléricature à l\u2019étude Fraser et Rugg, de Sherbrooke.Admis au barreau en 1918, il pratiqua immédiatement sa profession, en société avec MM.Fraser et Rugg, de Sherbrooke, société légale comprenant alors feu le colonel H.-R.Fraser et Mtre F.-S.Rugg.Cette étude porte présentement le nom de Rugg, Mignault et Hol-tham et occupe une position des plus enviables dans les Cantons de l\u2019Est.Conservateur en politique, M.Mignault s\u2019est intéressé aux luttes de son parti, et il a été élu président de l\u2019Association libérale-conservatrice des Cantons de l\u2019Est, pour 1924-25.M.Mignault est Chevalier de Colomb, secrétaire de l\u2019Institut Catholique de Sherbrooke, ancien président régional de l\u2019A.C.J.C., président de la Ligue des retraites fermées.Descendant de l\u2019une de nos plus vieilles familles seigneuriales canadiennes, du temps de la Nouvelle France, et apôtre fervent du bilinguisme, il veut voir progresser son pays, et s\u2019intéresse à tout ce qui s\u2019y rapporte, particulièrement les organisations sociales et les mouvements ouvriers.Il fait partie du club de raquette Tuque Rouge, de Sherbrooke.Le 23 juin 1921, il épousait Melle Jeannette, fille du Dr.Orner Ledoux.De cette union, sont nés deux enfants: Suzanne et Jean de la Broquerie.Résidence: 197 rue London, Sherbrooke, P.Q.111 PAUL-EMILE Le BLANC L'homme d\u2019affaires qui sait occuper ses loisirs à des oeuvres d\u2019intellectualité et de progrès est un citoyen utile à son pays.Et, dans cette catégorie de nos concitoyens, il convient de citer M.Paul-Emile LeBlanc, dont l\u2019activité et le dévouement aux oeuvres de bienfaisance et pour la diffusion du bon parler français sont un exemple qui vaut d\u2019être signalé.Né à Montréal le 8 février 1886, du mariage de Arthur LeBlanc, et de Rose-Alma Delude, fille de Antoine Delude, M.Paul-Emile LeBlanc fit ses études primaires au Jardin de l\u2019Enfance, puis au collège de Montréal et à l\u2019Académie Montcalm.Il débutait dans les affaires le 25 juin lOOl, et nous le trouvons successivement comptable de plusieurs compagnies importantes, entre autres: N.Quintal et Fils, la Cie d\u2019Auvents des March.; Roy et Langelier, Delorimier Quarry Co.; United Last Co., puis la Corp.Fin.Equitable.M.LeBlanc est secrétaire-trésorier de cette dernière compagnie.Il est directeur de la Commercial Investment Incorporated, et actionnaire de la Compagnie de Ciment Unie, Limitée.Parmi les oeuvres sociales pour lesquelles M.LeBlanc se dévoue, il faut citer l\u2019Association du Bien-Etre de la Jeunesse, dont il est le secrétaire-trésorier.Il est aussi membre des Chevaliers de Colomb et de la Société St-Jean-Baptiste.Mais, le culte qu\u2019il professe pour le bon parler français et sa diffusion dans notre population par le théâtre, l\u2019ont mis en évidence principalement à la Société canadienne d\u2019opérette, dont il est le dévoué régisseur général.Ce sont là des fonctions fort absorbantes, mais elle n\u2019empêchent pas M.LeBlanc de tenir des rôles avec un rare souci d\u2019art, dans la plupart de nos représentations d\u2019opérette.Et, cet amour de la langue française, il sait l\u2019inculquer aux siens.C\u2019est ainsi que lors d\u2019une représentation d\u2019opérette, l\u2019an dernier, nous avons pu voir sur la scène, son jeune fils puis sa fillette, dans un bout de rôle oii se révélait déjà un précoce talent.M.Paul-Emile LeBlanc, épousait, le 7 juillet 1908, Mlle Yvonne Lambert, fille de M.Eugène Lambert, et cinq enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 375 rue Berri, Montréal.112 L\u2019ABBE ROMEO CAILLE C\u2019est une figure bien connue par son dévouement et son zèle apostolique que celle de ce vicaire de la paroisse Sainte-Catherine qui est en même temps desservant de la colonie chinoise de Montréal.Il naquit le 25 juin 1892, à Saint-Luc, comté de Saint-Jean, du mariage de Lucien Caillé, cultivateur, et de Emma Lavoie, fille de Raphael Lavoie.Après ses études classiques, philosophiques et théologiques au collège de Montréal, au séminaire de philosophie et au grand séminaire, il fut ordonné prêtre en la chapelle des Religieuses missionnaires de l\u2019immaculée Conception, le 1er juillet 1917, par Sa Grandeur Monseigneur Bruchési, et immédiatement chargé de la desserte de la colonie chinoise catholique de Montréal, avec résidence à l\u2019Académie Qucrbes, Outremont.Il dut étudier la langue chinoise pendant deux ans, puis, en collaboration avec les Chinois de Montréal, il fonda l\u2019hôpital chinois actuel, inauguré le 7 mars 1920, et présentement sous la direction des Religieuses de l\u2019Immaculée-Coriception.Il fit en 1921 un grand voyage en Orient, visitant les principales villes du Japon et de la Chine.Le 1er mai 1922, il était nommé vicaire-adjoint en la paroisse Ste-Catherine.Il est le promoteur et le principal facteur de l\u2019érection de la nouvelle école et de la nouvelle chapelle des Chinois, inaugurée tout récemment, le 3 mai 1925, par Sa Grandeur Monseigneur Des-champs, évêque auxiliaire de Montréal.La nouvelle chapelle est connue sous le vocable de chapelle du St-Esprit.Son oeuvre d\u2019apostolat chez les Chinois de Montréal remonte au temps où il était au grand séminaire, alors que Monseigneur Bruchési requérait M.l\u2019abbé Caillé pour se dévouer à cette oeuvre.Il accepta alors par esprit d\u2019obéissance; on avait prétendu du reste qu\u2019il avait des facilités pour l\u2019étude de cette langue compliquée et des autres langues.Il est fort estimé des Chinois de Montréal qui lui confient tous leurs intérêts les plus chers.Il se trouve ainsi mêlé à toutes sortes de questions ou d'affaires qui les concernent et qu\u2019il réussit toujours à conduire à bonne fin.M.l\u2019abbé Caillé attribue ce succès à l\u2019aide du St-Esprit, sa dévotion de prédilection.Résidence: 406 rue Amherst, Montréal.113 PIETRO DEL VECCHIO Le docteur Pietro del Vecchio naquit le 2 février 1884, au Sault-au-Ilécollet, du mariage de Pierre-Auguste del Vecchio, agronome, et de Céla-nise Héneault, fille de Norbert Héneault, seigneur de Plie du Pas.Après avoir étudié chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Longueuil, et poursuivi son cours classique au collège Ste-Marie, de Montréal, d\u2019où il sortit bachelier, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.Il débuta en juin 1907, dans la pratique de sa profession, et le soin assidu de sa clientèle ne l\u2019empêche pas de se livrer à des travaux scientifiques et d\u2019occuper plusieurs fonctions importantes dans l\u2019enseignement médical.C\u2019est ainsi que depuis 15 ans, il occupe le poste d\u2019assistant directeur médical ù l\u2019hôpital St-Paul.Il est aussi médecin de l\u2019Hôpital Notre-Dame, et chef du dispensaire des enfants à l\u2019Institut Bruchési.Professeur agrégé de l\u2019Université de Montréal, professeur de clinique des maladies contagieuses, professeur de diététique et d\u2019alimentation à l\u2019Université de Montréal, professeur de diététique et d\u2019alimentation à l\u2019Ecole d\u2019hygiène sociale appliquée.Le docteur del Vecchio s\u2019intéresse particulièrement à la prévention des maladies, à l\u2019Institut Bruchési.Conférencier et auteur, il prépare actuellement un traité de diététique et d\u2019alimentation.Il est membre de la Soc.méd.de Montréal, de la Soc.de Biologie, de l\u2019Ass.can.-franç.pour l\u2019avancement des sciences.Il est aussi membre du Cercle universitaire et l\u2019étude de la littérature médicale occupe ses rares loisirs.Le 25 avril 1911, il épousait Mlle Yvonne Deniers, fille de M.Auguste Demers, et six enfants sont nés de ce mariage.En dépit de l\u2019origine bien italienne de son nom, le docteur del Vecchio est Canadien-français dans le sang et dans l\u2019âme, et du côté paternel il est allié à la famille de Jules Jehin de Prume, célèbre violoniste virtuose, dont l\u2019épouse, Rosita del Vecchio, était une cantatrice de grande renommée.Résidence: 470 rue Sherbrooke-Est, Montréal.114 ARMAND CREPEAU M.Armand-Charles Crépeau, ingénieur-civil et arpenteur bien connu dans les Cantons de l\u2019Est, naquit le 4 novembre 1884, à St-Camille, comté de Wolfe, du mariage de J .-H.Crépeau, marchand de St-Camille, et d'Elodie Miquelon, fille de ,1.-/,.Miquelon.Après un cours classique au séminaire St-Charles, de Sherbrooke et au séminaire de Philosophie, de Montréal, il suivit les cours de l\u2019école d\u2019arpentage de l\u2019Université Laval de Québec, et débuta en 1919 comme ingénieur civil et arpenteur, en ouvrant un bureau à Sherbrooke, où il a toujours demeuré depuis.En 1912, lors de la localisation du chemin de fer projeté \u201cQuebec Eastern Ry.\u201d, entre Sherbrooke et Québec, il fut engagé comme assistant de l\u2019ingénieur en chef.Il s\u2019occupa d'une manière toute spéciale des questions hydroélectriques.En 191G il devenait ingénieur-conseil pour les compagnies Two Miles Falls Water Power Co., et St.Francis Water and Power Co.En 1920, la Cité de Sherbrooke retenait ses services comme ingénieur en charge des travaux de construction du barrage et de l\u2019usine hydro-électrique de cette ville, à Weedcn, sur la rivière St-François, une entreprise d\u2019environ un demi million de dollars.Il est actuellement ingénieur-conseil pour un bon nombre de villes des Cantons de l\u2019Est, dans la plupart desquelles il a dirigé des travaux importants d\u2019aqueduc, d\u2019égouts et de voirie.Ses amis et connaissances le poussèrent vers la vie publique.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut élu par acclamation au poste d\u2019échevin de la Cité de Sherbrooke pour le terme de 1923-1924, période pendant laquelle il prit une part très active à l\u2019administration municipale.Puis ce fut le tour de la politique provinciale, alors (pie le 5 novembre 1924, à l\u2019élection partielle nécessitée par la mort de M.O\u2019Bready, comme représentant du comté de Sherbrooke, à la Législature de Québec, il battit le candidat du gouvernement par une forte majorité, et fut élu député conservateur de Sherbrooke, à Québec.M.Armand Crépeau est président de la St.Francis Water and Power Co., président de la Beauce Electric and Power Co., directeur de la Thetford Mines Electric Co., trois compagnies s\u2019occupant de la production et de la distribution de l\u2019énergie électrique sur presque tout le parcours du chemin de fer Quebec Central Ry., et dans la Beauce.Directeur de l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, M.Crépeau s\u2019occupe aussi d\u2019oeuvres philanthropiques et sociales.Il est membre du bureau de direction de la Corp.des arp.-géom.de la prov.de Québec depuis 1921 ; membre de la Corp.des Ing.prof, de Québec, et membre de l\u2019Engineering Inst, of Can.\u201d Il est membre honoraire et patron de diverses associations sportives.Le 7 fév.1910, M.Armand Crépeau épousait Mlle Irène Sylvestre, fille de M.C.-A.Sylvestre, de Montréal, et trois enfants sont nés de ce mariage: Madeleine, Richard et Guy.En politique, M.Crépeau est conservateur.Résidence: 141, rue Ontario, Sherbrooke, P.Q.115 Jean-E.P.Archambault Le docteur Jean-Ernest-Paul Archambault naquit à Montréal, le 13 juillet 1893, du mariage de Joseph-Louis Archambault, C.R., décédé récemment, et de Ernestine Holland, fille du sénateur J.-D.Rolland.Après son cours classique au collège Sainte-Marie Montréal et ses études médicales à l\u2019Université de Montréal il fut admis à la pratique de sa profession en juin 1919.Lorsqu\u2019il était étudiant, il fut secrétaire et vice-président du cercle d\u2019études Pasteur, et à ce double titre, il fit de nombreuses conférences sur des sujets médicaux.Il collabora au journal universitaire \u201cL\u2019Escholier\u201d et publia maintes poésies sous le pseudonyme Jean Larpaux, des chroniques médicales signées Es-culape.En 1918-19 il fut interne à l\u2019Hôpital Notre-Dame.II fut ensuite attaché au service d\u2019oto-rhino-laryngologie de l\u2019Hôtel-Dieu, service du docteur Albert La-salle (1919-1921).Le 19 mars 1919-1920, il était nommé démonstrateur (prosecteur) d'anatomie à la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Entre autres communications scientifiques dont il fut l\u2019auteur, il faut signaler celle de la Société médicale, en 1923, sur l\u2019IIeredo-Syphilis, communication qui fut reproduite dans les journaux, notamment le Standard.En 1922, il lisait un travail très fouillé sur \u201cles consultations de nourrissons,\u201d devant le Vllème congrès des médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord.Il est médecin inspecteur des écoles et fait partie du service de santé de la Cité de Montréal, division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, de mai 1921 à mai 1925 ; il est secrétaire-trésorier de l\u2019Association des médecins-inspecteurs (1922-1925).En 1921, il était élu membre de la Société médicale de Montréal, et en 1923 il en devenait le trésorier.Il écrivit aussi une autre communication médicale sur le Bulletin d\u2019hygiène, et il a publié dans les journaux une étude sur l\u2019inspection médicale des écoles.Le docteur Archambault est médecin-examinateur de la succursale de Victoriaville, de la Société des Artisans canadiens-français.Il est fort connu et estimé à Victoriaville et dans les Cantons de l\u2019Est.Ses distractions favorites sont l\u2019auto, le tennis et la balle au camp.Le 29 novembre 1921, le docteur Archambault épousait, à Montréal, Mlle Yvonne Brochu, fille de M.L.-A.Brochu.Deux enfants sont nés de ce mariage: Jeannine et Jacques.En politique le docteur Archambault est libéral.Résidence: Victoriaville, P.Q.¦ lit) JOS.-ALFRED HUBERDEAU A Ste-Philomène, comté de Châteauguay, naquit le 11 juin 1875, Mr.Joseph-Alfred Huber-deau, courtier, du mariage de Hilaire Huberdeau, cultivateur et de Pbilomène Bergevin, fille de Pierre Bergevin.Après avoir fréquenté l\u2019école primaire de sa paroisse natale, il suivit des cours privés avec M.Louis St-Hilaire à St-Chrysostôme, comté de Châteauguay.En 1895, il débutait dans les affaires comme fabriquant de beurre et de fromage, et en 1900 ses exhibits lui valaient un diplôme, ainsi que de magnifiques médailles d\u2019argent et de bronze.En 1901, diplômé de l\u2019Ecole de l\u2019Industrie laitière provinciale, il était nommé inspecteur de beurreries et fromageries, fonctions qu\u2019il exerça jusqu\u2019en 1914.Et dès 1903, en sa qualité de promoteur et d\u2019organisateur, M.Alfred Huberdeau, fondait la Compagnie d\u2019Assurance Mutuelle des Beurreries et Fromageries de la Province de Québec, première compagnie du genre établie dans cette Province, et dont la Charte fut amendée en 1910, relativement au titre officiel de cette Compagnie.Depuis sa fondation, une grande activité jointe à beaucoup d\u2019initiative et de discernement ont maintenu M.Huberdeau au poste de directeur-gérant de cette compagnie si solide et prospère qu\u2019est la \u201cMODERNE\u201d assurance mutuelle contre l\u2019incendie.De 1911 â 1914, il fut successivement conseiller puis maire de la municipalité de St-ltémi, comté de Napierville, et refusa les fonctions de commissaire d'écoles, de même que la candidature libérale provinciale en décembre 1918.En 1917, feu Thon, juge Dominique Monet le nommait juge d'exemption pour le district d\u2019Iberville.Le 22 octobre 1907, il épousait Mlle Alexandrine Troie, fille de feu Joseph Troie de St-Rémi de Napierville et de Octavie Brisson.M.Huberdeau est proche parent par alliance de feu l\u2019abbé N.Troie, P.S.S.longtemps curé de Notre-Dame de Montréal.Quatre enfants sont nés de son mariage: Ivan, Gaétan, Gérard et Roger.Nommé organisateur de l\u2019Emprunt National en 1917-1918-1919, le zèle qu\u2019il déploya le fit dépasser toutes les espérances et décerner une médaille d\u2019honneur en 1919.Président actif et organisateur de la fête de St-Jean-Baptiste à St-Rémi de Napierville, en juin 1924.Fait partie des Chevaliers de Colomb.M.Alfred Huberdeau est actionnaire de la Compagnie La Prévoyance, de La Sauvegarde, du Crédit Canadien et de la Compagnie \u201cLa Moderne.\u201d L\u2019automobile est la récréation favorite de M.Huberdeau.Libéral en politique.Résidence: St-Rémi, comté de Napierville, Qué.117 JOSEPH-PIERRE DUFOUR Le nouveau maître-adjoint du port de Montréal est bien, selon l\u2019expression anglaise \u201cthe right man at the right place,\u201d car c\u2019est un navigateur de race, bien que son père fut cultivateur.Il est né à la Baie Saint-Paul, comté de Charlevoix, la patrie des navigateurs, le 2!) juin 1890, et voilà qu\u2019à peine âgé de 35 ans, il occupe l\u2019un des postes les plus enviés.Mais il a bien gagné ses épaulettes, comme on va le voir.Né du mariage de Gédéon Dufour, cultivateur à la Baie Saint-Paul, et de Cordélia Simard, fille de Napoléon Simard, il étudia à l\u2019Académie de la Baie Saint-Paul, puis au Business College de Montréal et au Collège Saint-Henri.Se trouvant orphelin à l\u2019âge de 18 ans et l\u2019aîné d\u2019une famille de onze enfants, sans grands moyens de fortune, il lui fallut trimer dur pour aider à ceux qui avaient besoin de lui.Il avait à peine 10 ans, en 1900, lorsqu\u2019il débuta comme simple matelot sur le navire \u201cSanoy.\u201d Quatre ans plus tard, en 1910, il était second officier sur le navire \u2018Canada.\u201d En 1914, il était promu premier^ officier sur le \u201cW-H.Dwyer,\u201d et enfin en 1918, il devenait capitaine du \u201cMarry Battle.\u201d Ce fut â vrai dire le commencement de sa marche ascendante vers le succès, car il fut successivement capitaine sur les navires suivants, sillonnant le St-Laurent, les grands lacs et l\u2019océan Atlantique en tous sens: \u201cMapledwan\u201d 1920; \u201cManola\u201d 1921; \u201cRichelieu\u201d (ancien \u201cNaragansett\u201d) 1921; \u2018Cape Trinity,\u201d 1922; \u2018Mapledawn,\u201d 1922; \u201cManola,\u201d 1923.En 1924 il était surintendant pour la division de l\u2019Est pour les vapeurs passagers.Enfin ce fut en mai 1925 qu\u2019il fut nommé maître-adjoint du port de Montreal.Il ne trouva jamais le temps de s\u2019occuper d\u2019affaires municipales ou politiques, mais il s\u2019intéressa à plusieurs oeuvres de bienfaisance et de charité.Il est membre des Chevaliers de Colomb et sa distraction favorite est la chasse ou la pêche.Le 8 janvier, 1917, il épousait Mlle Rose-Anna Simard, fille de M.Oscar Simard, et quatre filles et un garçon sont nés de ce mariage.En politique, M.Joseph-Pierre Dufour est libéral.Résidence: 94 rue Agnès, Montréal.118 L\u2019ABBE JOSEPH-AVILA LEPAGE Figure populaire parmi nos missionnaires-colonisateurs, et auteur d\u2019une brochure de haute valeur documentaire et de belle tenue littéraire \u201cL\u2019Alberta ensoleillée,\u2019\u2019 M.l\u2019abbé Josepli-Avila Lepage naquit à Montréal, le 2 juin 1880, dans la paroisse Saint-Joseph, du mariage de Philadelphe Lepage, tailleur de pierre, et de Exilda Bénard, fille de Nicolas Bénard.Ses études classiques terminées au collège de Montréal, puis au séminaire de philosophie et au grand séminaire, il fut ordonné prêtre le 24 juillet 1910, par Monseigneur Bruchési.Il alla alors exercer le ministère à Ste-Julie de Verchères et à Varennes.En 1914, sa santé se trouvant sérieusement compromise par un trop grand surmenage, il fut contraint d aller passer un an dans les montagnes des Adirondacks, a Garbiels, état de New-York.Ecoutant les conseils de son médecin, il partait en 1915 pour le diocèse d\u2019Edmonton dans l\u2019Alberta, où le climat était plus favorable au rétablissement de sa santé.Monseigneur Emile Légal l\u2019envoya alors fonder une paroisse au lac La Biche, et en peu de temps, il avait réussi à construire à St-Isidore de Plamondon, l\u2019église, le presbytère et autres dépendances paroissiales.En novembre 1917, l\u2019évêque le nommait curé à l\u2019immaculée-Conception d\u2019Edmonton, où pendant six ans et demi il travailla ardument au relèvement de cette paroisse dont l\u2019existence se trouvait sérieusement menacée par l\u2019énormité de sa dette.Il eut enfin la joie d\u2019avoir pu assurer la survivance à cette belle paroisse canadienne-française de l\u2019ouest.Entre temps, son ordinaire l\u2019envoyait prêcher des retraites paroissiales dans les centres de langue française de l\u2019Alberta, et la connaissance qu\u2019il acquit de ces centres cana-dicns-français le fit nommer, en juin 1924, par Monseigneur J.-H.O\u2019Leary, à la succession de M.l\u2019abbé J.-M.Boucher, comme missionnaire-colonisateur.M.l\u2019abbé Lepage est 1 auteur de plusieurs brochures fort précieuses sur la colonisation.Il est membre de la Société des Artisans canadiens-français depuis 25 ans, et membre du conseil La Vérandrye des Chevaliers de Colomb, à Edmonton, Alberta, dont il fut deux ans le chapelain.119 0.-M.HENGARD LAPALICE Parmi nos archivistes, généalogistes et historiens, M.Ovide-Michel-Hengard Lapa-lice occupe certes l\u2019un des premiers rangs.Conférencier érudit et écouté, collaborateur de sociétés et de journaux historiques, fervent de l\u2019histoire du Canada, il est de ceux que nos littérateurs et historiens vont consulter fréquemment; et les gouvernements d\u2019Ottawa et de Québec requièrent souvent ses services comme transcripteur d\u2019anciens documents.M.La-palice est né le 28 septembre 18(51 à St-Aimé-de-Riehelieu, du mariage de Joseph Hen-de Justine Marcotte, fille de François Marcotte.Après de solides études au séminaire de Saint-Hyacinthe, il entrait chez les Oblats, en 1888, en qualité de novice.Mais, nous le retrouvons commis libraire, chez Granger Frères, en 1890.En 1895, il devenait archiviste à la Fabrique de Notre-Dame, jmis en 1920, il devenait nécrologue du Cimetière de la Côte-des-Neiges.Il emploie ses loisirs à donner de temps à autre des conférences aux sociétés historiques, sur nos généalogies, nos archives et notre histoire.Depuis une quinzaine d\u2019années, il travaille à l\u2019histoire de la seigneurie Massue et de la paroisse de Saint-Aimé.C\u2019est là l\u2019oeuvre de sa vie, et il compte la publier dans un avenir plus ou moins rapproché.M.Lapalice est membre de la Société historique de Montréal, de la Société d\u2019archéologie et de numismatique, de la Société historique du Canada, et comme il consacre toutes ses récréations à l\u2019étude approfondie de notre histoire, on lui doit une foule de détails inédits et d\u2019aperçus nouveaux sur les faits et gestes de nos ancêtres.Il est du reste le coordonnateur des archives de Notre-Dame.Le 2 juin, 1896, il épousait Mlle Julienne Godbout, fille de François Godbout, fabricant de machines agricoles, et deux fils sont nés de cette union; l\u2019un novice chez les Oblats, et l\u2019autre étudiant.L\u2019un des principaux collaborateurs du \u201cBulletin des recherches historiques,\u201d M.Lapalice est littéralement indépendant en politique.Résidence: 1204 Chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal.120 ;ard-Lapalice, architecte, et EDOUARD C\u2019est dans cette patrie de plusieurs de nos navigateurs canadiens qu\u2019est Lanoraie, que naquit le ter mai 1893, le notaire Edouard Mondor, l\u2019un des tabellions les plus estimés de la métropole, du mariage de Aristide Mondor, navigateur, et de Louise Demers, fille de Alexis Demers.M.Edouard Mondor fit ses études classiques au séminaire de Joliette où il fut reçu bachelier ès-sciences en 1911.De 1914 à 1917, il étudia le notariat à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.Admis à la pratique de sa profession, le 3 septembre 1917, il ouvrit une étude au numéro 70 de la rue Saint-Jacques, à Montréal, puis une autre, le soir, au numéro 2866 de la rue Adam.11 a toujours pratiqué seul, et l\u2019intérêt qu\u2019il porta à ses clients ainsi que l\u2019amour de sa profession ne manquèrent pas de lui assurer une clientèle solide et nombreuse.C\u2019est ainsi qu\u2019il parvînt à régler à la satisfaction de tous, plusieurs successions importantes.C\u2019est même le culte de sa profession qui l\u2019a toujours tenu éloigné des affaires publiques.Il est cependant intéressé dans des compagnies financières telle que la North American Power Co., la Bradford Cordage Co., et la Jamaica Public Service Co.Les oeuvres de philanthropie et de bienfaisance ne le laissent pas non plus indifférent.Le 4 août 1920, le notaire Edouard Mondor épousait Mlle Edna Wynne, fille de M.Richard Wynne, et deux enfants sont nés de ce mariage, Paul et Clarence.Le notaire Mondor est indépendant en politique.Le tourisme est sa distraction favorite.Résidence: 2866 rue Adam, Montréal.121 54 -¦ ALBERT-N.GOORA Albert-N.Goora, courtier en assurances bien connu, est né à Montréal le 8 février 189(5, du mariage de Nadia Goora, marchand, et de Sadda Douba, fille de Nasif Douba.Après des études complètes à l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montréal, il débuta dans les affaires le 22 mai 1917, le jour même où il venait d\u2019obtenir son diplôme de licencié en science commerciale.Persévérant jusqu\u2019à la ténacité et travailleur infatigable, M.Goora a réussi en peu de temps à se créer une situation enviable dans le monde des assurances et de la finance, et en dépit de la dureté des temps en 192 1-1925.il continuait ses progrès vers le but qu\u2019il se propose d\u2019atteindre.Il est président de la compagnie de Construction, Limitée, et surintendant des agents des compagnies d\u2019assurance Niagara and Spring-field Security, et New-Haven, Detroit and Constitutional, avec bureaux à Montréal.Il fait partie de la St-Vincent-de-Paul, de l\u2019Association catholique de la jeunesse canadienne, de l\u2019Adoration nocturne.Il est également membre de la Catholic Truth Society, de l\u2019Association des anciens élèves de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Il est membre de la Chambre de Commerce de Montréal, de l\u2019Ass.des Marchands, de l\u2019Ass.des courtiers d\u2019assurance, de l\u2019Ass.des licences, et il est prés, de la Cie de Construction Mont-Royal, Limitée.Connu comme littérateur, M.Goora s\u2019est acquis une enviable réputation de conférencier.Ses récréations favorites sont la balle au camp et les sports au grand air.Le (5 février 1921, M.Albert-N.Goora, épousait à Montréal Mlle Zakya Haddad, fille de M.Jos.Haddad, et il est père de trois enfants.En politique: libéral.Rés.2750 Est rue Notre-Dame, Montréal.122 EUGENE MALLETTE, C\u2019est le IG novembre 1884, à Rigaud, que naquit le docteur Eugène Mallette, du mariage de Adolphe Mallette, cultivateur, et de Julie Fortin, fille de Hyppolvte Fortin.Il fit ses études classiques au collège Bourget, à Rigaud, puis ses études médicales à l\u2019Université de Montréal, alors l\u2019Université Laval.Admis à la pratique de la médecine en juin 1909, il fut un an interne à l\u2019Hôpital Notre-Dame, puis il pratiqua la médecine générale à Rigaud de 1910 à 1916, alors qu\u2019il s\u2019enrôla avec l\u2019hôpital Laval No 6 et fit du service outre mer, de mars 1916 à juillet 1919.Démobilisé en 1919, il fut chargé du service neuro-psychiatrique, en septembre 1922, à l\u2019hôpital militaire de Ste-Anne-de-Bellevue, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Il a toujours travaillé dans l\u2019intérêt du soldat de retour du front, et il a pu contribuer dans maintes circonstances, à son rétablissement dans la vie civile.Entre temps, il a pris une part active aux campagnes politiques fédérales et provinciales, dans l\u2019intérêt du parti libéral, dans les comtés de Vaudreuil et Hocbelaga.Grand amateur de sport, le tennis, le golf, la chasse et la pêche sont ses récréations favorites.Le 27 février 1911, il épousait Marie, décédée en 1924, fille de feu Pierre Chauveau, député-protonotaire et petite-fille de l\u2019honorable P.-J.-O.Chauveau, premier ministre de la Pro-vine de Québec en 1867, président du Sénat en 1873 et Shérif de Montréal de 1877 à sa mort, en 1890.De cette union, sont nés trois enfants: Pierrette, Yves et Jean.En politique, le docteur est libéral.Résidence : Sainte-Anne-de-Bellevue.123 THEODORE VIAU M.Théodore Viau est né à Montréal le 22 février 1879, du mariage de feu C.-T.Viau, industriel, et de Mlle E.De-guise, fille de M.O.Déguisé.Après ses études classiques au collège Sainte-Marie, il débuta dans les affaires en 1898, à la manufacture de biscuits et confiseries fondée par son père.Ce fut, en effet, le regretté C.-T.Viau qui fut l\u2019un des pionniers de l\u2019industrie dans la partie est, d\u2019où le nom de Viauville donné à une municipalité qui devînt par la suite, l\u2019un des quartiers les plus florissants de Montréal.Continuateur de l\u2019oeuvre paternelle, M.Théodore Viau s\u2019intéresse activement à notre vie économique et sociale, et il a particulièrment à coeur le développement de l\u2019est de l\u2019île de Montréal.Il fut un temps échevin de la municipalité de la Longue-Pointe.Membre à vie du club Saint-Denis, M.Viau est aussi un sportman très en vue.Il fait partie des clubs Laval-sur-le-Lac, M.A.A.A., de l\u2019A.A.A.Nationale et ses récréations favorites sont le billard et le golf.Ancien élève du professeur Maurice Vignaux, autrefois champion professionnel du monde au jeu de billard, M.Théodore Viau, a acquis une perfection telle à ce jeu, qu\u2019on ne lui connaît pas d\u2019égal au pays, parmi les amateurs.Il a de plus l\u2019avantage de détenir le record, pour la plus forte série et la plus haute moyenne.M.Viau a épousé Mademoiselle Alice, fille de M.H.-A.Plamondon, en juin 1901.De cette union, sont nés cinq enfants.Résidence: 22 avenue Holyrood, Outremont.124 J.C.AVILA RICARD De la race de ceux qu\u2019absorbe leur apostolat et qui n\u2019ont pas le temps de s\u2019im-mixer aux affaires publiques, le docteur Jos.-Chas.-Avila Ricard, médecin - chirurgien bien connu dans tout le district du Saint-Maurice et particulièrement à Grand\u2019-Mère, est né à Yamachiche, le 5 janvier 1871, du mariage de T.ouis-Onésime Ricard, employé civil, décédé, et de feu Luce-E.Proulx, fille de l\u2019hon.Jean-Baptiste Proulx, de Nicolct.Après avoir reçu son instruction chez les Frères de la doctrine chrétienne aux Trois-Rivières, il fit son cours classique au séminaire de la même ville et étudia la médecine à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.Il fut admis à la pratique de sa profession le 28 mars 1895.Il pratiqua d\u2019abord à Sainte-Flore, puis à Gentilly et Warwick et s\u2019établit définitivement à Grand\u2019Mère, dont dépend Sainte-Flore relativement au service médical.11 exerce comme médecin-chirurgien à Grand\u2019Mère depuis 19 ans, et le soin qu\u2019il a toujours donné à sa clientèle l\u2019ont éloigné des affaires publiques.Un seul problème, celui de l\u2019éducation ne le laissa pas indifférent, car depuis 15 ans, le docteur Ricard est membre de la commission scolaire de Grand\u2019Mère.Les oeuvres purement de philanthropie l\u2019ont également intéressé, et c\u2019est ainsi qu\u2019il est attaché à l\u2019hôpital de la Lau-rentide Paper Co.de Grand\u2019Mère.L\u2019auto est sa récréation favorite.Le docteur Ricard s\u2019est marié deux fois: d\u2019abord le 9 janvier 1898 à Mlle Emélia-L.Desaulniers, de Yamachiche, puis le 29 août 1905, à Mlle Réséda Houde, de Nicolet, et cinq enfants sont nés de ce dernier mariage: Marcelle, Jean-Louis, Gilles, Pierrette et Aniline.Résidence: Grand\u2019Mère, P.Q.125 ARTHUR DECARY mn, Lorsqu\u2019en 1925, le gouvernement de la République Française nommait M.Arthur Decary officier d\u2019Académie, il ne faisait que reconnaître le dévouement d\u2019un Canadien de marque pour la propagande française au Canada.M.Arthur Decary est né le 2 décembre 1865, à Montréal, du mariage de F.-X.Decary et de Hélène Villeneuve.Il se trouve ainsi descendant et allié de deux de nos plus anciennes familles canadiennes.Après avoir étudié au Collège de Montréal, puis à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, il débutait dans la profession de pharmacien et fondait, en 1890, la Pharmacie Decary, A l\u2019angle des rues Ste-Catherine et St-Denis.En 1904, il devenait l\u2019associé de la Maison Rougier Frères, dont il pris la direction pour s\u2019occuper plus particulièrement du développement de la vente des produits pharmaceutiques français au Canada.Il est aussi Président du Laboratoire Poulenc Frères du Canada, filiale des Etablissements Poulenc Frères de Paris, France, et Vice-Président de la Maison Geo.-J.Wallau, de New-York.M.Decary fait partie du bureau d\u2019administration de l\u2019Hôpital Français et est aussi l\u2019un des membres du bureau de direction de la section de Montréal de l\u2019Alliance Française.Il est membre du Cercle Universitaire et des clubs St-Denis, Winchester et Montreal Club.M.Arthur Decary a épousé le 4 septembre 1894, Mlle Laure Senécal, fille de feu L.-Henry Senécal, et deux filles sont nées de cette union: Mme F.-A.Rolland et Mlle Renée Decary.Résidence: 17 Chelsea Place, rue Simpson, Montréal.126 ALBERT LABERGE Journaliste de race et littérateur sincère, Albert Laber-ge est né à Beauliarnois, le 18 février 1871, du mariage de Pierre Laberge, cultivateur, et de Joséphine Bourcier, fille de Antoine Bourcier, de Château-guay.Après avoir étudié à l\u2019Académie Saint-Clément, de Beauliarnois, puis au collège Sainte-Marie et chez LeBlond-de-Brumath, il fit trois ans de cléricature au bureau légal de feu le juge L.-T.Maréchal, et entrait à La Presse, en 1895, à l'âge de 2-i ans, en qualité de traducteur des dépêches.En 1896, il prenait charge de la page sportive, et il occupe cette position depuis.Et, comme preuve que le sport n\u2019est pas l\u2019ennemi de la littérature et des Beaux-Arts, M.Albert Laberge, membre fondateur de l\u2019Ecole littéraire de Montréal, contemporain de Nelligan et les autres, est un de nos littérateurs et salonniers les plus considérés.Il y a quelques années, il publiait une édition privée (hors du commerce) de son roman de moeurs \u201cLa Squouine,\u201d dont la préparation lui avait demandé plusieurs années de labeur.C\u2019est un roman campagnard réaliste très fouillé, étudié sur le vif, écrit dans une langue claire, littéraire et châtiée et parfois grasse.La critique la plus recherchée s\u2019est intéressée à cette œuvre du terroir que possèdent seuls, avec dédicace, quelques rares intimes de l\u2019auteur.M.Laberge est aussi grand amateur de peinture, et les comptes-rendus de nos salons annuels ou périodiques font autorité.C\u2019est aussi un rédacteur de sport très averti et consciencieux.L\u2019isolement semble être le fond même du tempérament de M.Albert Laberge qui n\u2019a jamais appartenu à aucune société, groupe, club ou confrérie, à part l\u2019Ecole littéraire qu\u2019il fréquenta assidûment pendant quelques années.Il a épousé en 1910, Madame Eglantine Aubé, veuve de Auguste Desjardins, et un fils est né de cette union, Pierre Laberge.Récréation favorite: la littérature.Résidence: 31 rue Boyer.L\u2019été, Châteauguay.127 A.PRIMEAU-ROBERT Alphonse Primeau-Robert est né à Châteauguay, le 7 mars 1870, du mariage de Etienne Primeau dit Robert, cultivateur, et de Caroline Daignault.A fait de brillantes études au Séminaire de Saint-Hyacinthe, où il décrocha la médaille du lieutenant-gouverneur aux examens du baccalauréat.Vint terminer ses études scientifiques et philosophiques chez les Messieurs de Saint-Sulpice, au Séminaire de Philosophie de Montréal.Admis à l\u2019étude du droit en 1894, lit ses études légales à l\u2019Université Laval de Montréal et fut admis au Barreau de la Province de Québec en juillet 1897.Exerça sa profession à Montréal, en société avec feu J.-C.Lacoste.A plaidé avec succès des causes importantes, notamment celles de l\u2019Institut Dentaire Franco-Américain contre le Bureau des Dentistes.S\u2019est distingué comme avocat criminaliste dans le procès célèbre de William Long, de Dundee, accusé de meurtre.Passa quelques années aux Etats-Unis, où il se consacra définitivement au professorat.Revint au pays en 1919.enseigna durant deux ans au Collège de la Pointeaux-Trembles, puis fut nommé professeur au \u201cHigh School of Montreal\u201d et chef du département français de cette grande institution, puis professeur aux cours d\u2019été de l\u2019Université McGill.Comme professeur de français aux Anglais, M.Prime îu-Itobert a fait sa marque et a rendu de grands services à la cause de la langue française au Canada.Dans la haute position qu\u2019il occupe, il n\u2019a cessé de prouver le grand intérêt qu\u2019il porte à la diffusion de notre langue parmi nos compatriotes anglais.Doué d\u2019un remarquable talent de conférencier, il a mis ce talent au service de ses compatriotes canadiens-franÇais, en se faisant le champion et l\u2019apôtre infatigable de la langue française et de l\u2019influence française dans notre pays.C\u2019est à la suite d\u2019une de ses brillantes conférences, prononcée devant le club Kiwanis, à l\u2019hôtel Windsor, sur son sujet favori: \u201cLa langue que nous parlons,\u201d que Monsieur Eugène Tarte écrivait dans La Pairie, du 5 octobre dernier: \u201cM.le professeur Primeau-Robert a fait grand honneur aux deux millions et demi de Canadiens-français que compte notre province.\u201d Il est le fondateur et le président d\u2019honneur du \u201cCercle Français\u201d du High School de Montréal, qui a déjà donné de si beaux résultats, et aussi fondateur et directeur des \u201cSoirées Françaises,\u201d une société littéraire composée des professeurs de français des écoles anglaises, et qui leur permet de se perfectionner dans le parler français.Dans ses moments de loisir, il s\u2019occupe de littérature.Amateur de la vie en plein air.il pas«e ses vennees dans sa jolie propriété du \u201cGrand Lac,\u201d près de Chénevil'e.comté de Labelle.La chasse, la pêche et le canotage sont ses récréations favorites.Il a épousé, en novembre 1921, Mademoiselle Clara Lamert, fille de feu Sévère Lamert, bijoutier, autrefois de Montebello, et de Madame Clarinda Lalonde-Lamert, du Parc Lafontaine.En politique: libéral.Résidence: 170 Parc Lafontaine, Montréal.128 E.-Z.MASSICOTTE Né à Montréal, le 21 décembre 1867, fils de Edouard Massicotte et d\u2019Adèle Bertrand.Du côté paternel, il descend d\u2019une famille dont l'ancêtre vécut à Batiscan et à Ste-Geneviève de Batiscan dès le 17e siècle.Par sa mère, il se rattache à ce colon Bertrand qui, lors de la cession s\u2019établit dans la région des Deux-Montagnes.M.Massicotte père, après avoir servi dans la milice canadienne avec M.Benjamin Suite, durant les débuts de l\u2019invasion des Fenians, vint se fixer à Montréal à l'automne de 1865.Sept ans plus tard, il ouvrait, à Ste-Cunégonde, un magasin de chaussures qu\u2019il dirigea personnellement pendant H ans, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à son décès.Son fils aîné, Edouard-Z.Massicotte, commença sa carrière de journaliste en 1886 à l'Etendard.En 1890, il s\u2019inscrivait a la faculté de droit de l\u2019Université Laval.Admis au barreau en 1895, il exerça sa profession quelque temps avec M.Camille Piché, plus tard juge des Sessions, mais le journalisme l\u2019attirait de nouveau et en 1899, il prenait la direction du Monde Illustré.Avec l\u2019année 1903 il passa au Samedi qu\u2019il ne quitta qu\u2019en 1910 pour devenir secrétaire d\u2019une grande organisation.Enfin, l\u2019année suivante, Sir Lomer Gouin, lui confiait un poste pour lequel il était particulièrement doué, celui de chef des archives du Palais de Justice de Montréal.Travailleur acharné, il a produit une œuvre considérable et il serait impossible de citer ici une liste des revues et des journaux auxquels il a collaboré non plus que de fournir tous les titres des ouvrages qu'il a signés.Nous mentionnerons, cependant, parmi ses livres les plus connus: Cent fleurs de mon herbier.Anecdotes canadiennes, Conteurs canadiens-français.Athlètes canadiens-français.Dollard des Ormeaux et ses compagnons.Faits curieux de l\u2019histoire de Montréal, etc.Il a été membre de l\u2019Ecole littéraire d'où son sortis plusieurs écrivains qui font honneur au pays.II est conseiller de la Société historique de Montréal, vice-président de la Société d\u2019archéologie et de numismatique de Montréal, président de la Société de folklore de la province, membre de la Commission pour la conservation des monuments historiques de la province de Québec et membre de la Société royale du Canada.En 1899, M.Massicotte a épousé Mlle Alice Godin fille de J.-P.Godin, des Trois-Rivières.Un de leurs enfants Jean-Maurice, dessinateur de talent, promet de devenir l\u2019émule de son oncle Edmond-J.Massicotte, l\u2019artiste de renom auquel on doit de si jolies scènes de mœurs canadiennes.129 L\u2019HONORABLE L.-ATHANASE DAVID Né à Montréal, le 24 juin 1885, fils de L.-O.David, avocat et sénateur, et d\u2019Albina Chenet.A étudié au Mont St-Louis, au Collège Ste-Marie et à l\u2019Université de Montréal.Admis au barreau en 1905.Président de l\u2019Association du Jeune Barreau, 1913-1915.Membre du Conseil, 1914-1915.Député du comté de Terrebonne, depuis 1916.Nommé secrétaire provincial, le 26 août 1919.Dans le ministère Taschereau, s\u2019est appliqué au progrès de l\u2019instruction publique et à l\u2019avancement des beaux-arts.A fondé des bourses pour permettre aux jeunes gens les mieux doués d\u2019aller étudier en Europe.Est le créateur du \u201cPrix David\u201d, pour l\u2019encouragement des auteurs canadiens.A fondé, en 1922, une école des beaux-arts.Est l\u2019auteur de la loi de l\u2019Assistance Publique.A épousé, le 3 novembre 1908, Antonia Nantel, fille de Thon.G.-A.Nantel, dont il a cinq enfants.Membre du Club de Réforme et du Club Canadien.Résidence: 140 rue Crescent, Montréal.130 ANTONIA NANTEL-DAVID Née à St-Jérôme, le 21 avril 1886, du mariage de l\u2019hon.Guillaume-Alphonse Nantel, journaliste et ancien ministre des Travaux Publics dans les cabinets De Boucherville, Tail-lon et Flynn, avec Emma Tassé, fille du docteur Gustave Tassé, elle a reçu son éducation au couvent des Dames du Sacré-Cœur, de Montréal, et dans les pensionnats de Londres et de Paris.Elle s\u2019intéresse beaucoup à toutes les œuvres de bienfaisance et de philanthropie, donnant surtout sa prédilection à l\u2019Assistance Maternelle, dont elle est l\u2019assistante-trésorière, à l\u2019Hôpital Notre-Dame qui la compte au nombre de ses Dames Patronnesses, et à l\u2019Hôpital Sainte-Justine pour lequel elle est une zélatrice dévouée.Née de parents qui ont consacré le meilleur de leurs talents et de leurs énergies au service de la chose publique, et vivant dans un milieu où ces traditions politiques sont fièrement continuées, à une époque où l\u2019on commence à faire la part de la femme dans les questions gouvernementales, elle a contribué pour une large part à la fondation du Club Libéral des Femmes de Montréal, dont elle est conseillère.Sa récréation favorite est le voyage.Le 3 novembre 1908, elle a épousé Thon.L.-A.David, secrétaire provincial dans le cabinet Taschereau, et fils de l\u2019hon.L.-O.David, sénateur.De ce mariage sont nés cinq enfants: Simone, Nantel, Madeleine, Pierre et Suzanne.Résidence: 140, rue Crescent, Montréal.131 L\u2019hon.PASCAL POIRIER L\u2019honorable Pascal Poirier est né à Shédiac, Nouveau-Brunswick, le 15 février 1852.Il fit ses études aux écoles publiques de sa ville natale et au collège Saint-Joseph de Mem-ramcook, N.-B.Membre du Barreau du Nouveau-Brunswick et du Québec.Il épousa en 1879 Anna Lusignan.Il fut directeur des postes de la Chambre des Communes de 1872 à 1885.Fut président de l\u2019Institut Canadien d\u2019Ottawa en 1882-83.Il fut appelé au Sénat en 1885.M.le sénateur Poirier est considéré comme un de nos meilleurs écrivains canadiens-fran-çais et ses talents littéraires ont été admirés jusqu\u2019en France.Le gouvernement français lui a accordé les Palmes académiques et l\u2019a fait Chevalier de la Légion d\u2019honneur en marque d\u2019appréciation de ses écrits.Il est membre de la Société royale du Canada et de l\u2019American Academy of Political and Social Sciences.Il a été président de la Société minéralogique de l\u2019Université d\u2019Ottawa, et, pendant quatorze ans, président général de l\u2019Assomption, société nationale des Acadiens des provinces maritimes.Il fut nommé patron pour le Canada du Congrès international pour la propagation de la langue française, à l\u2019exposition de Liège, Belgique, en 1905.Il est l\u2019auteur de \u201cL\u2019Origine des Acadiens\u201d, de \u201cLe Père Lefebvre et l\u2019Acadie\u201d et de nombreux articles de journaux et de revues.En politique, conservateur.Résidence: 280 avenue Laurier Est, Ottawa, Ont.132 CAROLINE LECLERC-HAIYIILTON Nos œuvres sociales et nationales ne se connaissent pas cl\u2019a-mies plus dévouées que Mme Henry Hamilton qui n\u2019a cessé de s\u2019y intéresser depuis sa sortie du couvent, en 1875, et qui a bâti un monument qui rappellera son nom et le fera bénir dans des milliers de foyers.Ce monument, c'est l\u2019Assistance Maternelle, œuvre de charité et œuvre nationale, dont le but est d\u2019aider la mère avant et après la naissance de son enfant.Sa devise est: Pour Dieu seul vers le pauvre.Née à Montréal, le 5 octobre 1857, du mariage de John-A.Leclerc, industriel, avec Caroline Bertrand.A reçu son éducation chez les Dames du Sacré-Cœur, au Sault-au-Récollet.A sa sortie du couvent, elle a habité Acton Vale, de 1878 a 1889, où elle a commencé à s'occuper d'œuvres sociales.Le 3 juillet, 1889, a épousé Henry Hamilton, fondateur de la Hamilton Company, fils de Samuel Hamilton, de Saint-Luc, décédé en 1907.Ayant déjà contracté le goût des œuvres sociales dans la paroisse d*Acton Vale, avant son mariage, madame Hamilton revenue à Montréal, ne tarda pas à prendre une part active dans les multiples organisations de charité de la métropole qui ouvraient un champ si vaste à son initiative et à son dévouement.C\u2019est en mai 1912 qu'elle eut le bonheur de réaliser un rêve longtemps caressé: la création de l\u2019Assistance Maternelle et son organisation sur des bases solides.Comme nous l\u2019avons dit plus haut, cette œuvre a pour but de venir au secours des mères et des enfants, avant et après l\u2019enfantement, par différents moyens, et à procurer aux nourrissons, les soins que souvent les mères pauvres ne peuvent leur donner.Mme Hamilton est encore l\u2019ame dirigeante de cette œuvre qui s\u2019étend maintenant à tout le Canada.Elle est aussi la fondatrice de l\u2019Association des Anciennes Elèves du Sacré-Cœur, dont elle est la présidente actuelle.133 ¦o L\u2019ABBE ARSENE-LOUIS-PHILIPPE NADEAU Fils du secrétaire-trésorier de la jolie municipalité de St-Aiiné-sur-Yamâska, et de Olympe Bélisle, fille de François Bélisle, cultivateur, naquit à St-Aimé, le 15 août 1884.M.l\u2019abbé Arsène-Louis-Philippe Nadeau est actuellement curé de St-Michel de Rougemont.Après des études commerciales à l\u2019académie de sa paroisse natale, il fit son cours classique au séminaire de St-Hyacinthe, et étudia la théologie au Grand Séminaire de Montréal.Il fut ordonné prêtre, à St-Hyacinthe, par Monseigneur A.-X.Bernard, le 25 juillet 1911, et il s\u2019occupa immédiatement d\u2019enseignement au séminaire de St-Hyacinthe débutant comme surveillant pour devenir professeur d\u2019histoire, puis professeur de langues et de littérature.Il se dévoua ainsi pour la cause de l\u2019éducation jusqu\u2019en 1917, alors qu\u2019il devint chapelain des élèves du pensionnat de la maison-mère des Soeurs de la Présentation, poste qu\u2019il occupa pendant deux ans.En 1919, il fut promu vicaire à la cathédrale de St-Hyacinthe.Il exerça en même temps les fonctions de catéchiste et de visiteur des écoles jusqu\u2019en 1924.Le 25 septembre, l\u2019an dernier (1924), il était appelé à la cure de St-Michel de Rougemont.C\u2019est en sa qualité de curé qu\u2019il a présidé à la construction de l\u2019école du village tenue par les Soeurs de St-Joseph.Homme d\u2019oeuvres et d\u2019action, il fondait l\u2019an dernier, à St-Michel, un cercle de jeunes gens s\u2019engageant à respecter le dimanche, à lutter contre l\u2019intempérance et le blasphème et à ne se livrer qu\u2019à des amusements autorisés par le curé.Il a aussi établi dans sa paroisse l\u2019Association dite l\u2019Union catholique des cultivateurs.Résidence: presbytère de St-Michel de Rougemont, comté de Rouville.134 L\u2019hon.Chs.-A.WILSON Descendant de Anthony Wilson, officier d\u2019un régiment écossais, qui faisait partie des troupes expéditionnaires en Espagne et Portugal sous Wellington.Son aïeul, John Wilson, naquit à Lisbonne en 1781 et émigra en Canada en 1820.M.Charles-Avila Wilson naquit le 10 décembre 1869 à File Bizard, comté de Jacques-Cartier.Il étudia au Séminaire de Ste-Thérèse, et fit son droit à l\u2019Université Laval.Admis au barreau en 1895.Conseil du Roi, 1906.Elevé cembre 1922.11 fut nommé secrétaire de la Commission d\u2019inspection des grains à Montréal en 1902.La même année, lorsque le juge Fortin fut élevé à la magistrature, il fut choisi comme candidat libéral dans le comté Laval, mais fut défait par huit voix par M.J.-E.Léonard.Aux élections générales de 1904, il refusa la candidature qui lui était de nouveau offerte.Il fut toutefois encore défait en 1908, par M.Philémon Cousineau, dans Jacques-Cartier, lors des élections provinciales.Mais il y fut élu pour la Chambre des Communes, pour le comté Laval, à l\u2019élection de 1908, et réélu en 1911.A l\u2019élection de 1917, le comté Laval ayant été joint au comté de Deux-Montagnes dans la redistribution décennale, M.Wilson saisit l\u2019occasion de se retirer de la carrière politique.Il a collaboré à plusieurs revues légales et publié d\u2019intéressantes études de causes célèbres, notamment de l\u2019affaire Grenier et de l\u2019affaire Shortis.Il a épousé, en avril 1900, Loulou Lanctôt, fille de C.-B.Lanctôt, de Montréal.Clubs: Saint-Denis, Canadien, de Réforme.Résidence: Hôtel Windsor, Montréal.à la magistrature le 22 dé- 135 EDOUARD MONTPETIT Né à Montmagny, le 26 septembre, 1881, du mariage de André Montpetit, avocat et homme de lettres, avec Adèle Labelle, sœur de Ludger et Elzéar Montpetit, deux autres noms bien connus dans notre monde des lettres, il a fait ses études classiques au Collège de Montréal et ses études légales à l\u2019Université Laval, de Montréal.Admis au barreau en 1904, il est allé continuer ses études en Europe et après un stage de trois ans à l\u2019Ecole libre des Sciences Politiques et au Collège des Sciences Sociales de Paris, il était diplômé de ces deux institutions, en 1909.Il resta un an à Paris comme délégué commercial du Canada en France et revint au pays en 1910, alors qu\u2019il fut nommé professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, professeur à la faculté de droit de l\u2019Université Laval et directeur de l\u2019Ecole des Sciences Sociales.Quand l\u2019Université Laval obtint sa charte comme Université de Montréal, il en devint le secrétaire-général.Docteur en droit de l\u2019Université Laval, en 1914.Délégué du Canada à la conférence de Gênes et à celle de La Haye, en 1922.Officier d\u2019Académie et d\u2019instruction Publique.Professeur à la Sorbonne.Chevalier de la Légion d\u2019Honneur.Membre de la Société Royale du Canada, Secrétaire du comité France-Amérique, directeur du Crédit National, Limitée, etc.A épousé Hortense, fille d\u2019Ernest Varin, de Montréal, dont il a eu deux fils, Guy et André.Résidence: 713 rue Saint-Hubert, Montréal. LOUIS-JOS.LEMIEUX Né à Montréal, le 12 avril 1869, fils de H.-A.Lemieux, fonctionnaire et de Marie-Anne Bisaillon.Fit son cours classique au collège Sainte-Marie et étudia la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal, puis à Paris.De 1893 à 1896, il pratiqua à Portland, Oregon, où il était attaché à l\u2019hôpital Saint-Vincent.Durant le même temps, il fut professeur d\u2019histoire de la médecine à l\u2019Oregon State University.A son retour à Montréal, il fut médecin consultant de diverses compagnies de chemins de fer, passa à l\u2019Hôpital Notre-Dame et devint professeur agrégé d'histoire de la médecine à l\u2019Université Laval.Député de Gaspé à l\u2019Assemblée législative de 1904 à 1910; nommé shérif de Montréal en 1910, il fut chargé de l\u2019organisation de la Cour juvénile ainsi que de la présidence du Bureau de censure des vues animées de la province de Québec.Nommé officier d\u2019Académie en 1911, M.le shérif Lemieux a été promu officier de l\u2019Instruction publique en 1912.Nommé en juin 1925, Commissaire Canadien à Londres.C\u2019est à Portland, Orégon, le 27 novembre 1893, que le docteur Louis-Joseph Lemieux célébra son mariage avec Alice-Henriette David, fille de l\u2019honorable Laurent-Olivier David.De cette union, est née une fille.Pauline.En politique, libéral.137 - \\ * ' SIR FRANÇOIS-XAVIER LEMIEUX Fils cle Antoine Lemieux et Henriette Lagueux.Né à Lévis, P.Q., le 9 avril 1851.A fait ses études classiques au collège de Lévis et au Séminaire de Québec.Etudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint ses degrés de LL.B.et LL.D.Admis au Barreau en 1872.A épousé, le 4 février 1874, Diane, fille de feu le juge M.-A.Plamondon.Bâtonnier du barreau de Québec en 1896; bâtonnier général en 1897.Fameux criminaliste.Fut procureur de la Couronne pour le district de Beauce.A défendu lliel dans le procès de haute trahison, à Régina en 1885.Fut l\u2019avocat de Thon.H.Mercier, devant la Commission Royale en 1892.Député de Lévis à la Législature de 1883 à 1892 et de Bonaventure, de 1894 à 1897.Juge de la Cour Supérieure depüis 1897.Nommé juge en chef de la Cour Supérieure à Québec, le 13 janvier 1911.Membre du Conseil de l\u2019Instruction Publique et Commandeur de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire.Porte le titre de Sir François Lemieux, depuis le 1er janvier 1915.A six filles et six garçons, A présidé à Montréal en juin dernier, le procès de l\u2019abbé Adélard Delorme, .accusé de meurtre.Résidence: 77, rue Sainte-Ursule, Québec.138 .wc -ÿ: L\u2019HONORABLE CALIXTE LEBEUF Né à St-Timothée, le 23 mai 1850, lils de Joseph Lebeuf et de Judith Picard.Il lit ses études au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville et au collège Regiopolis de Kingston, Ontario et son droit à l\u2019Université McGill, qui lui décerna le titre de B.C.L.Fut admis au barreau, le 10 juillet 1873 et fut créé C.R.en 1898.Il pratiqua sa profession à Montréal, en société avec Edmond Lareau, M.P.P., pendant plus de 20 ans et seul ensuite.En 1900, il fut chargé par Sir Lomer Gouin, de représenter la province, devant la Commission Royale, qui enquêtait sur les assurances sur la vie par tout le Dominion.Echevin de Montréal, en 1900 et 1902 et président de la Commission de Police durant trois années.A fait du journalisme durant trente ans et a été le directeur de la Patrie sous feu II.Beaugrand.En 1888 et 1889, président du Club National.En 1880, il épousa en premières noces, Laura Brunelle et en secondes noces, Rébecca Brunelle, fille de feu Charles Brunelle, commerçant de Batis-can.De ces unions, trois enfants sont nés.Nommé juge en chef de la Cour de Circuit de Montréal, le 18 janvier 1908.A sa retraite depuis le mois de mai 1925.En 1910, il refusa de faire partie de la Commission du chemin de fer International, que lui offrait sir Wilfrid Laurier.Résidence: 21 rue Holton, Westmount.139 ALPHONSE PICHÉ M.Alphonse Piché, un des architectes les plus en vue de la métropole, est né à Montréal, le 18 janvier 1874, du mariage d\u2019Alexis Piché, entrepreneur, et de T.Payette, fille d\u2019A.Payette et de L.Rivet.Après ses études dans les écoles de Montréal, il fit sa cléricature, de 1893 à 1903, chez W.McLea Walbank, B.A.S., architecte et ingénieur civil.11 débuta à son propre compte en 1908 et se fit bientôt connaître par les superbes édifices érigés d\u2019après ses plans.Admis membre de l\u2019Association des architectes de la province de Québec en 1898, il en fut conseiller pour le ternie 1915-1916.En 1921, il fut admis membre de l\u2019Association des architectes de l\u2019Alberta (Alberta Association of Architects).11 est gouverneur à vie de la Crèche d\u2019Youville, dirigée par les Soeurs Grises.Il est membre du club de golf Laval-sur-le-Lac et membre à vie de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateur Nationale.Ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Studio: 33, rue Belmont, Montréal.Résidence d\u2019été: Sainte-Marguerite, P.Q.14-0 M.-A.SUZOR COTE Né à Arthabaska.le (5 avril I860, fils de Théophile Coté, notaire, et de Cécile-Adéline Suzor, de Québec, il a fait ses études au collège d\u2019Artha-baska et au Séminaire de Nicolet.De bonne heure il manifesta des aptitudes spéciales pour les beaux-arts et partit pour Paris en 1891 afin d\u2019étudier sous les grands maîtres.Pendant un certain temps il s\u2019adonna à la culture du chant, fut admis au Conservatoire et ses professeurs lui laissaient entrevoir une brillante carrière lyrique quand une affection de la gorge lui ravit sa voix de baryton.Il retourna à la peinture et à la sculpture, suivant également les cours de l\u2019Académie Julian et de l\u2019Académie Colarossi.Il exposa pour la première fois au salon des Artistes Français en 1894.Parmi les récompenses qu\u2019il a reçues on note: Mention Hon.pour dessin Cours Ivon; Ecole des Beaux-Arts ; trois prix de composition et un prix de peinture, Académie Julian; deux médailles d\u2019argent pour dessin, Académie Colarossi; Mention Hon.Salon des Artistes Français; médaille de bronze, Exp.Univ.de Paris, 1900; Mem-tion Hon.à l\u2019Exp.de Lyon et à celle de Marseilles; créé officier d\u2019Académie, membre des trois sociétés de lithographes, peintres-graveurs et Artistes Français de Paris.Est passé maître dans l\u2019art de représenter nos types canadiens, de même que les scènes de la vie rurale.Il a peint dans presque tous les genres, et ses tableaux et sculptures se trouvent dans nombre de galeries publiques ou privées tant en Europe qu\u2019en Amérique.Il a fait les décorations rurales des résidences de Thomas P'.Ryan, Daniel Guggenheim, Richard Crocker, etc.Membre de l\u2019\u201cArts Club\u201d et de l\u2019\u201cArt Association of Montréal\u201d et de la Royal Canadian Academy.Résidence et studio: 67, rue Ste-Famille, Montréal.141 AEGIDIUS FAUTEUX Né à Montréal, le 27 septembre 1876, fils de Hercule Fauteux, manufacturier, et de Exilda Dagenais.A fait ses études au collège de Montréal.Après avoir terminé ses études théologiques au Grand Séminaire de la même ville, avec le grade de licencié, il entra à l\u2019Université Laval pour y étudier le droit.Admis avocat au barreau de la province de Québec, le 10 juillet 1903.Entre temps, en 1902-1903, il fut éditeur propriétaire du \u201cRappel\u201d, journal hebdomadaire, organe des jeunes conservateurs.De 1905 à 1909, correspondant parlementaire de la Patrie à la Législature de Québec; de 1909 à 1912, rédacteur en chef de la \u201cPresse\u201d de Montréal; enfin en 1912, il accepta le poste de conservateur de la Bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal.Représentant de la Province de Québec dans la Commission des sites des Monuments Historiques du Canada.Lauréat du concours de littérature française à l\u2019Université Laval de Montréal en 1900, 1901, 1902.Elu membre de la Société Royale du Canada (section 1) en 1918.Vice-président de la Société Historique de Montréal depuis 1916.Il a publié, en 1917, \u201cEtude Historique sur les Bibliothèques Canadiennes \u201d, et en 1918, \u201cLa Famille d\u2019Ailleboust.\u201d Il a épousé à Montréal, le 28 janvier 1911, Antonia Chevrier, fille de feu Gatien Chevrier et de Odile Lalonde, de Saint-Polycarpe, dans la province de Québec.Résidence: 916 rue Saint-Hubert, Montréal.142 I/HON.AD.TURGEON Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, officier de l'ordre du Roi Léopold, avocat, ancien député du comté de Belle-chasse à la législature de Québec, ancien ministre, conseiller législatif pour la division de La Vallière, président du Conseil Législatif.Né à Beaumont, fils de Da-mase Turgeon, cultivateur et marchand, et de Christine I'urgeon.Etudia les lettres au Collège de Lévis et le droit à l\u2019Université Laval.Admis au barreau le 12 juillet 1887.Elu député de Belle-chasse à Québec 1890, il fut réélu sans interruption jusqu\u2019en 1908 inclusivement.Ministre, du 26 mai 1897 au 15 janvier 1909; de la Colonisation et des Mines dans le gouvernement Marchand ; Secrétaire provincial, puis ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet Parent; des Terres et Forêts dans le Cabinet Gouin.En janvier 1909, M.Turgeon remit son mandat et son portefeuille et il fut nommé conseiller législatif.Délégué du comité canadien du monument Champlain aux fêtes du \u201cVieux Honfleur\u201d en l\u2019honneur du fondateur de Québec.Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en 1908, et, à ce titre, porta la parole aux fêtes du dévoilement du monument Laval et au pied du monument Champlain en présence du Prince de Galles à l\u2019occasion des fêtes du troisième centenaire.Membre de la Commission des champs de batailles historiques du Canada.Représenta la Province de Québec au dévoilement de la statue de Jacques-Cartier à St-Malo au mois de juillet 1905, et fut commissaire du Canada \u201chonoris causa\u201d à l\u2019Exposition Universelle de Liège dans la même année.Président de la Quebec Land Co., et de la Laurentian Power.A épousé Eugénie Samson, fille de feu Etienne Samson, constructeur de navires, de Lévis.Libéral.Résidence: Québec.St *'! w ¦ 143 ALEX.BELZIL Courtier en assurances, Alexandre Belzil naquit à Québec, le 27 août 1885, de L.-G.Belzil et Marie-Adèle Linteau, fit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, à Québec, au Séminaire de Rimouski et au St.Michael\u2019s College, Toronto.Entra au service de la Dominion Corset Co., à Québec, en 1903.De 1905 à 1915 résida à New-York où il fut successivement à l\u2019emploi de l\u2019American Exchange National Bank et s\u2019occupa de finance et d\u2019assurance; à son retour h Montréal fit un stage de deux ans chez Willis, Faber Co., of Canada, Ltd., et depuis 1917 est en affaires, faisant une spécialité d\u2019assurance d\u2019autos.Directeur Linteau Auto Ltée, General Investment & Finance Inc., membre Club St.Denis, Senneville Golf Club, membre à vie de l\u2019A.A.A.National.Célibataire.Résidence: 750 ouest rue Sherbrooke, Montréal.144 MADELEINE GLEASON-HUGUENIN Anne-Marie Gleason, journaliste et femme de lettres, est née à Rimouski, du mariage de John Gleason, avocat, et de Eugénie Garon, fille du notaire Garon.Mademoiselle Gleason débuta au \u201cCourrier de Rimouski,\u201d mais c\u2019est au Temps d\u2019Ottawa, que commença sa vie de journalisme.Quelques mois plus tard, elle entra à la Patrie où elle prit la direction de la page féminine succédant à Mlle Barry \u201cFrançoise.\u201d A la présidence de la section française de la Croix Rouge, au secrétariat de \u201cI/Aide à la France,\u201d dans les œuvres belges, elle dépensa son temps et son énergie, sans pour cela négliger les œuvres du pays qui lui étaient chères par-dessus tout.Nous trouvons Madame Huguenin, à la vice-présidence de l\u2019Hôpital Notre-Dame, parmi les patronnesses de l\u2019Assistance Maternelle, de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, des Sourdes-Muettes, etc.Les questions publiques l\u2019intéressent et là se manifeste son esprit indépendant, son jugement juste et quelquefois sa témérité.Le gouvernement français a décoré, trois fois, cette vaillante Canadienne-franeaise ; en 1910, des Palmes Académiques, en 1916, de l\u2019Instruction Publique, et en 1920, de la Reconnaissance Française.Madeleine a aussi reçu la Reconnaissance Belge de Sa Majesté le Roi Albert, en 1921.Fin 1919, Mme Huguenin quittait la Patrie pour fonder la Revue Moderne, la revue la plus littéraire et la plus artistique du Canada français.Madeleine a épousé, en 1904, M.le docteur Wilfrid Huguenin (décédé 1924).De leur mariage est née, une fille, Madeleine.Madame Huguenin a donné aux Lettres Canadiennes, outre ses nombreux articles de journaux et de revues, trois œuvres: \u201cPremier Péché,\u201d \u201cLe Long du Chemin\u201d et \u201cEn Pleine Gloire.\u201d Monseigneur R.-M.ROULEAU Né à Pile-Verte, comté de Témiscouata, le 6 avril 1866, fils de Félix Rouleau et de Luce Irvine.Il fit ses études classiques au séminaire de Rimouski.A sa sortie du collège, en 1886, il entra au noviciat des Dominicains, à Saint-Hyacinthe et prononça ses vœux perpétuels le 3 août 1888.Il compléta ses études cléricales à Corbora, en Corse.De retour au pays, nommé premier prieur de la maison vicariale d\u2019Ottawa.Tour à tour, professeur de Morale et de Droit canonique et régent des études.En 1914, il obtint le grade de Maître en Sacrée Théologie.Nommé Provincial de l\u2019ordre des Dominicains, le 2 juillet 1919.Appelé par Rome au siège épiscopal de Valleyfield, le 10 mars 1923.Sacré évêque, le 22 mai de la même année.Homme d\u2019étude et d\u2019action tout à la fois, ses nombreuses obédiences lui apprirent à fouiller les livres, à manier les hommes, à activer les œuvres.Très versé dans la science juridique, il eut plusieurs fois l\u2019honneur d\u2019être appelé par ses collègues d\u2019aujourd\u2019hui à lier ses connaissances aux faits concrets.Patriote éclairé et sincère, il appuya de ses conseils comme de ses écrits les tenaces défenseurs de la minorité française ontarienne.L\u2019Evêque de Valleyfield est en plus un orateur apprécié des foules et des élites, remarquable surtout par la pureté de la doctrine et du langage, la véhémence du ton et l\u2019onction de la piété.Résidence: Valleyfield, P.Q.146 t - * L\u2019hon.ERNEST ROY Naquit à St-Valier, comté de Bellechasse, le 3 octobre 1871 ; fils de Nazaire Roy et de Rose Therrien.Il fit ses études à l\u2019école élémentaire de St-Va-lier, au Séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval.Admis au barreau en 1898, il a constamment exercé sa profession à Québec, d\u2019abord en société avec l\u2019hon.Turgeon, sous la raison sociale Turgeon, Roy et Langlais, puis, depuis mars 1919, comme chef de la société légale Roy, Langlais, Lavergne, Langlais et God-bout.Il entra dans la carrière politique en 189G.Elu par acclamation député de Montmagny à la Législature en 1900; réélu par acclamation en 1904.En 1908, passant dans l\u2019arène fédérale, il fut élu dans Dorchester, pour la Chambre des Communes, contre l\u2019hon.E.-J.Flynn, ancien premier-ministre de Québec.Au parlement, il s\u2019appliqua à défendre les intérêts du port de Québec.Whip libéral, 1909-1911.En 1911, il renonça à la politique pour se livrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession, et au développement de l\u2019industrie dans le comté de Montmagny.Il s\u2019est aussi occupé d\u2019affaires financières.Echevin de la Cité de Québec, 1914.Membre du Conseil du Barreau.Nommé juge de la Cour Supérieure à Québec, en 1922.Membre du club de la Garnison et du club Marmier.Il a épousé, le 27 septembre 1897, Mademoiselle Marie-M.Godbout, dont il a eu sept enfants, trois garçons et quatre filles.Résidence: 125 rue Claire-Fontaine, Québec.147 /\t\"?V ULRIC A.LAGARDE L\u2019organisateur en chef des fêtes du nord de Montréal, qui remportèrent un si vif succès, en 192:5, est aussi un fondateur et promoteur d\u2019associations dont nous sommes aujourd\u2019hui fiers, ù juste titre.C\u2019est de lui que M.le curé Fiché disait qu\u2019il était réellement un maître ès-organisations.M.Ulrie-A.Lagarde naquit à Montréal, le 3 juillet 1892, du mariage de J.-UIric Lagarde, rentier, et de Rose Paquette, fille de Joseph Paquette.Il suivit un cours commercial il l\u2019école des Frères des Ecoles Chrétiennes de la Pointe Saint-Charles, puis il l\u2019université Lasalle, où il gradua avec grande distinction.En février 1920, il débutait dans les affaires en qualité de comptable, et il est l\u2019assistant surintendant de l\u2019hôpital de Sainte-Anne de Bellevue, depuis le 1er février 1923.Il a aussi ouvert un bureau privé il Montréal, le 1er mai 1925.Comme nous le disions en commençant, M.Ulric-A.Lagarde est un grand organisateur de sociétés, et il s\u2019est surtout révélé dans l\u2019organisation des fêtes du nord de Montréal, en 1923.Il est le fondateur de plu sieurs sociétés et associations, de même que du journal Le National (1914.) Commissaire de la Cour Supérieure, il est membre des Artisans Canadiens-français et des Chevaliers de Colomb.Sportman dans toute l\u2019acception du mot, il est président et directeur de la Société des Sports Canadiens, Limitée.Le 24 mai 1921, il épousait Mlle Alice Brunet, fille de M.Hilarion Brunet, et deux enfants.Jean-Charles et André, sont nés de ce mariage.Libéral en politique.Résidence: 1809 rue Chambord, Montréal. Monseigneur L.-A.Mgr Louis-Alexandre Du-buc est né à Longueuil, le 8 avril 1804, fils de Louis Du-buc, cultivateur, et d\u2019Elise Sicotte.Il fit ses études à St-Hyaeinthe et au grand séminaire de Montréal où il fut ordonné prêtre par Mgr A.Racine, le 22 décembre 1888.Vicaire à St-Vincent-de-Paul de Montréal (1888-1898); aumônier au Mont LaSalle, à Montréal (1893-1894), de la maison-mère des Sœurs Jésus-Marie (1894-1899).Fonda en 1899 la paroisse de St-Clément à Montréal, où il bâtit une église de 1899-1900; établit l\u2019académie Sainte-Emilie en 1903, un collège et l\u2019école Saint-Paul en 1905-0G et construisit un presbytère en 1900; l\u2019école Saint-Clément pour les filles en 1911.Nommé curé de Saint-Jean-Baptiste au départ de S.G.Monseigneur Guillaume Forbes; a pris possession de la cure, le 29 septembre 1913, et construisit l\u2019église actuelle.Nommé supérieur ecclésiastique des Sœurs du Bon-Pasteur, le 20 décembre 1915.Nommé prélat de la maison de S.S.par le Pape Benoit XV, le 30 avril 1919.Gouverneur à vie de l\u2019hôp.Notre-Dame.Membre à vie de la Soc.eath.de protee.et de renseig.Membre de la C.M.B.A., de l\u2019U.St-Joseph, de l\u2019U.St-Pierre, de l\u2019Ail.Nationale.Aumônier du conseil particulier de la St-V.-de-P., section Saint-Jean-Baptiste.Un des promoteurs de l\u2019Ass.maternelle.Membre du comité diocésain formé par Monseigneur Bruchési pour la construction des églises et presbytères.A fait deux voyages en Europe: en 1896, comme secrétaire de Monseigneur Fabre et en 1904, comme pèlerin du congrès marial.Devise: Justice et vérité.149 11 MARIE-CLAIRE DAVELUY Née à Montréal, le 15 août 1880, fille de Georges Daveluy et de Maria Lesieur-Desaulniers, fille du docteur L.-L.-L.Desaulniers.Fit ses études chez les Soeurs des SS.Noms de Jésus et Marie, à Hochelaga.Admise à la Bibliothèque de la Ville de Montréal, le 1er mai 1917, elle a suivi, en 1920, à l\u2019Université McGill, des cours anglais de bibliothéconomie et a obtenu un certificat d\u2019étude.Mlle Daveluy est l\u2019auteur d\u2019une monographie sur \u201cL\u2019Orphelinat Catholique de Montréal,\u201d fondé en 1832, ouvrage publié en 1919.Elle a produit beaucoup d\u2019articles, soit dans le domaine historique, religieux, ou social: esquisses sur des figures féminines d\u2019autrefois; dialogues sur les unions ouvrières; lettre sur les diaconesses dans l\u2019Eglise primitive; etc.Collaboratrice à \u201cL\u2019Action Française, ù \u201cLa Bonne Parole,\u201d à \u201cLa Revue Nationale\u201d (1920-21), à \u201cL\u2019Oiseau Bleu\u201d où elle fait paraître, en ce moment, un roman historique pour la jeunesse.Comme conférencière, Mlle Daveluy a prononcé des discours à Montréal (1916), et à Ottawa (1917), au cours de la lutte pour les écoles bilingues de l\u2019Ontario; a adressé la parole, à Montréal, aux fêtes du \u201cSeptième centenaire (1221-1921) du Tiers Ordre de Saint-François\u201d; a été invitée à donner un cours sur \u201cLes conditions morales de l\u2019usine,\u201d aux \u201cSemaines Sociales\u201d du Canada, qui se sont tenues, à Ottawa, au mois d\u2019août dernier.Secrétaire-archiviste de \u201cL\u2019Orphelinat Catholique de Montréal,\u201d Mlle Daveluy est également membre du bureau de direction de la \u201cFédération nationale S+-Jean-Baptiste,\u201d et demeure la première femme admise dans la.\u201cSociété Historique de Montréal.\u201d A institué, en 1920, une fête annuelle en l\u2019honneur de Jeanne Mance, le 17 mai, jour anniversaire de la fondation de Montréal.Sa récréation favorite: la lecture.Adresse: 882 rue Saint-Denis, Montréal, Qué.150 Antonio PERRAULT M.Antonio Perrault est né à la Malbaie, comté de Charlevoix, le 15 septembre 1880.Il est le fils de feu Stanislas S.Perrault, avocat et ancien député du comté de Charlevoix à la Chambre des Communes, et de Louisa Brault.Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec et son droit à l\u2019Université Laval à Montréal.Admis au Barreau le 6 juillet 1906, il forma en 1907 la société légale Gouin, Lemieux, Murphy, Bérard et Perrault.Depuis 1919 il pratique sa profession avec M.Maxime Raymond, avocat, Conseil du Roi, sous la raison sociale Perrault et Raymond.Parti de la Faculté de droit en 1906 après ses études juridiques, il y revint en 1912 comme professeur de droit commercial.Le 9 décembre 1912 l'Université Laval le nommait professeur de droit commercial et maritime, en remplacement de Sir Horace Archambault, ancien juge en chef de la province de Québec.M.Perrault occupe la même chaire à la Faculté de droit de l\u2019Université de Montréal.Il fut pendant plus de six ans secrétaire de la Faculté de droit de l\u2019Université Laval à Montréal.De mai 1921 à mai 1922, il fut président du Cercle Universitaire de Montréal.En 1915, l\u2019Université Laval le créa docteur en droit; en 1916 il fut nommé Conseil du Roi par le gouvernement provincial.Le 11 août 1909, M.Perrault épousa Mademoiselle Marguerite Mousseau, fille de feu l'hon.J.-A.Mousseau, ancien juge de la Cour Supérieure et ancien premier ministre de la province de Québec.M.et Mme Perrault ont quatre enfants: Odile, Jacques, Ghislaine et Francine.A part son travail professionnel et son enseignement à la Faculté de droit, M.Perrault s\u2019est grandement occupé du mouvement littéraire et de questions d'ordre social et d\u2019ordre juridique.Il prononça maints discours, maintes conférences et publia plusieurs articles et brochures.M.Perrault est membre de la Commission des Semaines sociales au Canada, directeur de la Société catholique de protection et de renseignements.Depuis plusieurs années, il est aussi l\u2019un des directeurs de la Ligne d\u2019Action française qui, par la publication de sa revue, VAction française et par ses autres activités, est devenue l\u2019un des centres d\u2019action les plus actifs et les plus considérables mis au service de la pensée française au Canada.En 1917, M.Perrault a été élu membre de la Société Royale du Canada.Résidence: 2155, Jeanne Mance, Montréal.151 JOHN-MAURICE MANNING s John-Maurice Manning est né à Montréal, le !> septembre 187!), du mariage de John-Maurice Manning, chimiste, et de Eugénie Proulx, fille de Eusèbe Proulx et de Adélaïde Lauzon.Il lit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et les Frères Maristes et it l\u2019Ecole normale Jacques-Cartier, à Montréal.En 1 !>l8, après de brillantes études, il décidait de se vouer à la carrière de l\u2019enseignement.Professeur d\u2019abord it l\u2019Ecole normale Jacques-Cartier, il était nommé, en 1907, principal de l\u2019Académie de Saint-Jean, puis il enseigna les mathématiques, les sciences et la pédagogie à l\u2019Ecole normale de Saint-Hyacinthe.En 1914, il devenait inspecteur d\u2019écoles.En 1917.la Commission des écoles catholiques de Montréal lui confiait la charge de directeur-secrétaire des écoles du district est de la métropole.Depuis lors, il remplit ses importantes fonctions avec un zèle et une compétence vraiment admirables.Tout absorbé par la noble carrière qui nécessite d\u2019innombrables sacrifices, il ne se laisse pas emporter par la politique.Il s\u2019intéresse au contraire seulement aux œuvres philanthropiques et patriotiques, et trouve ses récréations favorites dans les mathématiques, la littérature, la musique et la pédagogie.Il a épousé, le 7 janvier 1903, Alma Joubert, fille de Zéphirin Joubert et de Agathe Perreault.De ce mariage sont nés quatre enfants Résidence: 372, Parc Lafontaine, Montréal. L\u2019abbé J.-N.-A.DESJARDINS Né le 5 février 1882, du mariage de Narcisse-Arthur Des jardins, médecin de Ste-Anne de la Pocatière, avec Angèle, fille de Joseph Dion, pilote.A fait ses études classiques au petit séminaire de Ste-Anne de la Pocatière.Entré en 1890, il en est sorti en 1902, avec le titre de bachelier.A fait sa théologie, partie à Ste-Anne de la Pocatière, et partie au Grand Séminaire de Québec, et a été ordonné prêtre en 1907.Il a commencé à exercer le saint ministère comme vicaire à Saint-Roeh, de Québec, en 1908.Quatre ans plus tard, il fut transféré à Saint-Jean-Baptiste, de Québec.Au début de la grande guerre, il offrit ses services et fut enrôlé comme aumônier militaire.Il fut envoyé en Angleterre avec les recrues canadiennes en entraînement, en 1915, et les accompagna en France en 191(5.Il fut continuellement de service au front en 191(5-17-18, et son dévouement lui valut la médaille de vermeil du gouvernement Français, en 1918.Au cours des opérations, et pendant qu\u2019il était en service actif, il fut promu au rang de major.A son retour au pays, après l\u2019armistice, a été nommé aumônier militaire du Royal 22ième, en garnison à la citadelle de Québec, poste qu\u2019il occupe depuis 1921.1 53 L\u2019abbé J.-J.DESJARDINS M.l\u2019abbé J.-J.Desjardins est né le 29 janvier 1877, à St-Janvier, comté de Terrebonne, du mariage de Joseph Des jardins, cultivateur, et de Zoé Labelle.Il a fait son cours classique au petit Séminaire de Sainte-Thérèse et ses études théologiques au Grand Séminaire d\u2019Ottawa.Ordonné prêtre le 1er juin 1901, il exerça d\u2019abord le saint ministère en qualité de vicaire à Sainte-Agathe-des-Monts et à Buckingham, de 1901 à 1904 et ensuite comme curé à Luskville et à Gracefield, P.Q., de 1904 à 1916.Ayant offert ses services pour accompagner les volontaires canadiens au début de la guerre, il fut affecté au 230e bataillon, comme aumônier, dans les rangs duquel il servit de 1916 à 1917, pendant son entraînement au Canada.Il fut ensuite appelé à remplacer le capitaine aumônier Cro-chetière, du 22ième, tué au front, le 2 avril 1918, et resta avec ce régiment jusqu\u2019en septembre de la même année, étant present a la bataille d\u2019Amiens, le 8 août, servant dans la Somme et ensuite au Pas de Calais, à Arras et au Canal du Nord, près de Cambrai.Après sa démobilisation au Canada, en septembre 1919, il fut nommé chapelain des Servantes de Jésus et Marie, de Hull, poste qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Résidence: 210, avenue Laurier, Hull.154 F.THEO.DAUBIGNY Naquit à Saint-Denis (France), le 13 décembre 1865, du mariage de V.-T.Daubigny, médecin-vétérinaire, et de Elise Chouquet, fille de François Chouquet.Il fit ses études primaires au Lycée de Paris et ses études professionnelles à l\u2019Université de Paris (France), au collège de Peterborough, Ont., puis à l\u2019Université Laval de Montréal, de 1886 à 1889.Il fut admis à la pratique de sa profession le 29 mars 1889.Il débuta au mois de mai de la même année, en société avec son père, le fondateur de l\u2019Ecole Vétérinaire actuelle.Diplômé et médaillé de l\u2019Université Laval de Montréal; professeur titulaire à l\u2019Ecole Vétérinaire, chaire d\u2019Anatomie; professeur et fondateur du cours de Chirurgie, en 1890; chargé des cours de clinique vétérinaire, en 1891; chargé l\u2019année suivante des cours de Pathologie Bovine, et des petits animaux de basse-cour.Nommé directeur de l\u2019Ecole Vétérinaire en 1909.Décoré du titre de Chevalier du Mérite Agricole de France, en 1911, promu officier en 1922 pour progrès et avancement de l'Art Vétérinaire en Canada.Juge de Paix en 1890.Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, 1896, Vétérinaire de la ville de Montréal depuis 17 ans.Membre actif de l\u2019Association des Médecins-Vétérinaires américains.Président honoraire de l'Association vétérinaire de la province de Québec.Directeur du collège des Médecins Vétérinaires de la province de Québec.Pratique la médecine vétérinaire avec beaucoup de succès depuis 35 ans.Est reconnu aujourd\u2019hui comme expert dans toute la province.Juge dans les expositions provinciales et régionales.S\u2019intéresse à toutes les œuvres de charité.Membre de la société des Artisans Canadiens-Français, du club Champêtre de Woodlands, et de l\u2019Union Nationale Française.Sa récréation favorite est la lecture médicale, surtout.Epousa le 8 février 1897, Marie-Eva Gravel, fille de Edouard Gravel.Il a une fille, Camille.En politique, libéral.Représentant la médecine vétérinaire dans le Dominion.Naturalisé sujet britannique en 1890.Résidence: 12, rue Saint-Denis, Montréal.155 ' ALBERT LAROCHE ,.Le Dr Albert Laroche, médecin très en vue de Granbv, où il s\u2019est fait déjà une nombreuse clientèle en peu d\u2019années, est le fils d\u2019un médecin qui lui a inculqué de bonne heure les grandes notions de son art.Il est né a Montréal, du mariage du Dr Zotique Laroche et d\u2019Adèle Beugle, fille de Charles Bengle, le 19 décembre 1890.Il lit ses études primaires chez les frères des Ecoles chrétiennes, son cours classique au Collège de Montréal sous la direction des Messieurs de St-Sulpice et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis à la pratique de la médecine en juin 191(5, il lit deux ans d\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et une autre annee d\u2019internat à l\u2019Hôpital St-Paul de Vancouver, Colombie-Anglaise.Il lut ensuite oflicier médical dans la Marine marchande et de guerre britannique jusqu\u2019en décembre 1921.Au cours de cette période, il lit un stage dans les services de médecine et de chirurgie à la Royal Naval Hospital à Plymouth, Angleterre, et il étudia les maladies tropicales parasitaires pendant sa croisière aux Tropiques (Indes occidentales et Amérique Centrale.) Le Dr Laroche s\u2019est fixé ù Granby en décembre 1921 et s\u2019y est acquis une réputation très avantageuse.Il fait partie du Granby Board of Trade.Membre de la National Geographic Society, de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb et actionnaire du Granby Curling Club.Ses récréations favorites sont le tennis, les voyages et les lectures littéraires et géographiques.Il a épousé, le 4 octobre 1921, Cornelia-Ann Shields, fille de Car-nelius Shields.Résidence: Granby, P.Q.156 Monseigneur Joseph-M.Emard Fils d\u2019un instituteur, et d\u2019une famille qui a donné à Dieu deux prêtres et trois religieuses, Monseigneur Emard (Jos.-Médard), premier évêque de Vallevfield, est né à Saint-Constant, le 1er avril 1853.Il fit ses études classiques et théologiques au Collège de Montréal, et au Grand Séminaire de la même ville, sous la direction des Sulpiciens.Il fut ordonné prêtre, le 10 juin 1876, à Montréal, par feu Monseigneur Fabre.Après quelques mois de vicariat à Saint-Enfant-Jésus (Mile-End), de Montréal, il partit pour Rome, où il passa trois ans au Séminaire français, suivant les cours du Collège Romain.Il revint au pays en 1880, docteur en théologie et en droit canonique.Nommé vicaire à Saint-Joseph de Montréal, il y fut six ans de 1880 à 1886.Appelé alors à l\u2019archevêché de Montréal comme vice-chancelier, de 1886 à 1889, il devint chancelier en 1889, et chanoine en 1891.Elu premier évêque de Vallevfield, le 5 avril 1892.Il fut sacré, sous ce titre, à la cathédrale de Valleyfield, le 9 juin suivant, par feu Monseigneur Fabre.Administra son diocèse pendant trente ans, y fonda un collège-séminaire et y assura l\u2019existence de plusieurs institutions importantes.A été nommé au cours de la grande guerre, évêque des camps \u2014 episcopus castrensis.En mai 1922, Monseigneur Emard a été transféré par le Saint-Père, du siège épiscopal de Vallevfield au siège archiépiscopal d\u2019Ottawa.157 H.-Z.-Oswald Mayrand Rédacteur en chef de la \u201cPresse\u201d de Montréal.Né à St-Philippe de La-prairie, le 29 octobre 1876, fils de Zéphirin Mayrand, notaire et homme de lettres, et de Cordélie Lapierre.Il fit un cours classique au Collège de Montréal et au Séminaire de Philosophie de St-Sulpice, et étudia le droit à l\u2019Université Laval, de Montréal, et à McGill, mais ne demanda pas son admission au barreau.En 1900, il entrait à la \u201cPresse\u201d comme secrétaire de la rédaction.En 1907, il fondait le \u201cProgrès\u201d, revue hebdomadaire d\u2019action sociale et politique, qu\u2019il rédigea pendant un an, puis rentra dans le journalisme quotidien, à la \u201cPatrie\u201d, où il fut plusieurs années chef d\u2019information, puis à la \u201cPresse\u201d, où il remplit depuis le 31 octobre 1912 les fonctions de rédacteur en chef, ayant succédé à M.Aegidius Fauteux.Il a publié en 1904 \u201cFleurettes Canadiennes\u201d poésies lyriques dont quelques-unes figurent dans les manuels scolaires officiels.Membre du club LeMoyne, de Longueuil.Récréations favorites : chasse et pêche, yachting.Il a épousé, le 12 mai 1902 Orphise Gadbois, fille de An-thime Gadbois, médecin, dont il a quatre enfants : Marie-Orphise, Georgette, Napoléon, Albert.En politique, indépendant.Résidence : Outremont.158 L\u2019hon.Hippolyte Montplaisir L\u2019honorable Hippolyte Montplaisir, est né au Cap-de-la-Madeleine, province de Québec, le 7 mars 1840.Il est le fils de Pascal Montplaisir et de Victoria Crevier, son épouse.Après ses études commerciales à l\u2019académie des Trois-Rivières, il consacra sa vie à l\u2019agriculture.Il a été maire du Cap-de-la-Madeleine pendant vingt-cinq années consécutives et préfet du comté de Champlain pendant six ans.Il a rempli les fonctions de secrétaire-trésorier de la commission scolaire de son village pendant trente-huit ans.Il fut élu député à la Chambre des Communes aux élections générales de 1874 et garda son mandat jusqu\u2019à la prorogation du sixième Parlement en 1891.Le 2 janvier 1891, il fut fait membre du Sénat canadien.Il épousa Mademoiselle E.-M.Aylr.Conservateur en politique.Résidence : 28 avenue Laviolette, Trois-Rivières, P.Q.159 ADOLPHE-L.CARON Né le l() juillet 187», à Port Hope, Ont., fils de Jean-Baptiste Caron et d\u2019Odile Gareau.Commença ses études au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes, Montréal, et les compléta à Port Arthur, Ont.A 20 ans, il fonda avec ses deux frères, la maison Caron Frères, qui est aujourd\u2019hui la plus importante du pays dans la fabrication de bijouteries.Son commerce embrasse tout le Canada ainsi que Terreneuve, les Antilles, l\u2019Amérique du Sud, et pénètre jusqu\u2019en Chine.Pendant la guerre, la maison Caron Frères a construit deux grandes usines à Montréal, dans lesquelles elle a fabriqué des munitions pour le gouvernement britannique et le gouvernement américain.La maison a des succursales il Londres et à Paris.Ses contrats pour le gouvernement américain s\u2019élevaient à eux seuls a plus de dix millions de dollars.En dehors des affaires, M.A.-L.Caron s\u2019est occupé d\u2019établir à Montréal une grande association athlétique pour le développement physique et moral de la jeunesse canadienne-française.Il a été président de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale durant huit ans.Cette association aujourd\u2019hui est une des plus fortes sur le continent américain.Ancien membre de la Commission des liqueurs de Québec.Résigna en juin 1023.A été trois ans prés, de l\u2019Auto.Club of Canada.Prés, de la corporation de l\u2019Ecole Technique de Montréal.Libéral en politique.Clubs: Ingénieurs, St-Denis, Réforme.Golf, Laval-sur-lc-Lae, A.A.A.Nationale, Club Boulingrin Mont-Royal.Résidence: Chemin Ste-Catherine, Outremont. L\u2019hon.Séverin Letourneau Ancien député et conseiller législatif.luge de la Cour d\u2019Appel à Montréal.Naquit à St-Constant, comté de Laprairie, le 23 mai 1871, du mariage de Hubert Letourneau et de Laurence®.Lanctôt.Il fit ses études préparatoires à l\u2019école Normale Jacques-Cartier, ses études classiques sous la direction de professeurs privés, et son droit à Laval, de Montréal.Admis au Barreau le 15 juillet 1895.Il commença à exercer sa profession en société avec M.Louis-Conrad Pelletier, C.R., chez qui il avait fait sa cléricature, sous la raison sociale Pelletier et Letourneau, jusqu\u2019en 1909; Pelletier, Letourneau et Beaulieu, 1909-1915; Pelletier, Letourneau, Beaulieu et Mercier, 1915-1918.Il s\u2019est activement mêlé de politique, surtout depuis 1900.Fut durant 10 ans, organisateur du parti libéral pour le district politique de Montréal.Candidat à la législature de Québec, dans Hochelaga, il fut, en mai 1912, élu par une majorité considérable, et réélu en 1916, par acclamation.Le 27 juin 1919, il était nommé au Conseil législatif comme représentant de la division de Rigaud, et le 26 janvier 1922, juge de la Cour d\u2019Appel, pour la Province de Québec.Membre à vie et vice-président honoraire de l\u2019A.A.d\u2019A.Nationale, membre fondateur de l\u2019Hôpital Notre-Dame, membre à vie et ex-directeur du Club de Réforme de Montréal, membre propriétaire du Club Chapleau ; membre fondateur du Club de golf Laval-sur-le-Lac.Il a le 30 juin 1896, épousé Antonine Lanctôt, fille de Alphonse Lanctôt, marchand, de Saint-Constant.Résidence: Montréal.161 PATRICK LABELLE Seul propriétaire du New Great Dorchester Garage, un des garages les plus grands et les mieux équipés du Canada, M.Patrick Labelle est né à St-Eustache, P.Q., le 7 février 1803, du mariage de Jean-Baptiste Labelle et de Henriette Groulx.Il commença ses études dans la vieille école du Griffintown, à Montréal, puis, comme son père était devenu surintendant de la ferme de M.Hugh Fraser, le jeune Labelle devint bientôt ami intime de M.Hugh Fraser, de sir Donald Smith et de sir John Abbott.A la mort de M.Fraser, la famille Labelle émigra dans l\u2019Etat du Vermont, où M.Patrick Labelle termina ses études.De là, la famille s\u2019établit ù Ottawa, où M.Labelle devint l\u2019un des entrepreneurs les plus en vue de la capitale du Canada et construisit plusieurs grands édifices, des bureaux de poste, des ponts dans la ville et le district environnant.Il fut en société avec M.McGillivary pour la construction de l\u2019aile ouest des édifices parlementaires d\u2019Ottawa, avant la destruction de l\u2019édifice central.Il a épousé, le 10 février 1800.Adelina Rochon, fille de Joffroid Rochon et de Marceline Lefebvre, de Saint-Louis-de-Gonzague.Il a une fille, Yvonne, épouse du Dr Maxime Brisebois, et une petite-fille, Micheline-B.Brisebois.Récréation favorite: le sport hippique.Résidence: 721, rue Dorchester ouest, Montréal.162 VICTOR PAGER Naquit à Saint-Hermas, comté des Deux-Montagnes, le 8 février 1894, fils de P.-E.Pager, médecin, percepteur du Revenu provincial, pour le district de Terrebonne et de Corinne Clairoux, fille de P.-E.Clairoux, maître de poste.Il fit ses études classiques à Ste-Thérèse, son cours de droit à l'Université Laval de Montréal et sa cléricature, dans l\u2019étude de Brown, Montgomery et McMichael.Admis au barreau de la province de Québec, en juillet 1916.Après avoir pratiqué seul durant quelque temps, il forma société, avec Armand Cloutier, sous la raison sociale de Pager & Cloutier.Une part considérable de son activité professionnelle est consacrée à la Compagnie Montréal Light, Heat & Power, dont il est un des avocats attitrés, depuis 1916.Il est Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, membre fondateur du Cercle Universitaire et membre actif des clubs de yacht et de golf de Saint-Jean, P.Q.La lecture et le tourisme sont ses récréations favorites.Il a épousé, le 10 septembre 1918, Marguerite, fille de J.-P.Cloutier, dont il a trois enfants: Guy, Robert et Madeleine.En politique, libéral.Résidence: Saint-Jean, P.Q.163 GEORGES DUPONT Ce médecin-chirurgien qui fait honneur il la science médicale au Canada est né à Montréal, le 8 février 1875, du mariage de Guillaume Dupont, négociant, et de Délia Dufresne, fille de Charles Dufresne.Après ses études commerciales chez les Maristes, à St-Pierre, il fit son cours classique au collège Ste-Marie puis étudia la médecine à l\u2019Université Laval aujourd\u2019hui l'Université de Montréal.Admis à la pratique de la médecine en 1899, il partait pour Paris en 1900.De 1901 à 1906, il suivit la clinique du docteur Eugène-Louis Doyen, mais de 1900 à 1901 il avait suivi les cliniques de l\u2019hôpital Boucicaut.Chez Doyen, il fut d\u2019abord élève, puis chef de clinique, puis assistant et collaborateur du maître avec lequel il fit des recherches scientifiques sur l'étiologie et le traitement du cancer.En 1903, il prenait part au grand congrès médical de Madrid, alors qu'il lut un communiqué sur le traitement chirurgical des affections de l\u2019estomac et du duodénum.En 1905-1900, il visita tous les grands hôpitaux de France, d\u2019Allemagne, d\u2019Autriche d\u2019Italie de Belgique et d\u2019Angleterre puis à la fin de 1906 il revenait pratiquer à Montréal.En 1908 il ouvrait rue St-Denis un hôpital privé qui fut plus tard agrandi et transporté à 218 rue Sherbrooke-Ouest.Doué d\u2019une initiative rare et d\u2019une ingénieuse activité chirurgicale, le docteur Georges Dupont peut être considéré, tant par ses travaux que par l\u2019impulsion sans cesse efficiente qu\u2019il imprime à la chirurgie, comme un des maîtres de la science moderne.Il était à peine âgé de 33 ans lorsqu\u2019il ouvrait sa première clinique chirurgicale, et ses succès sans cesse grandissants étonnèrent le monde médical.A lui seul il dirige présentement un hôpital de 50 lits, le seul hôpital privé ayant eu une existence aussi longue.Modeste, humble, toujours respectueux de l\u2019étiquette professionnelle, en dépit de l\u2019universalité de ses études, il est resté le représentant de l\u2019école française en médecine.Il a fait des centaines d\u2019opérations gratuites sans jamais se vanter de ses succès.Le 14 septembre 1918, il épousait Mlle Madeleine Dufresne, fille de M.Victor Dufresne, des Trois-Rivières.Il n\u2019a jamais voulu faire partie de clubs ou associations, et le travail et l\u2019étude sont ses récréations favorites.Indépendant en politique.Résidence: 722 avenue Rockland, Outremont, 1G4 CAMILLE COUTURE De l'école des grands violonistes et des luthiers fameux, il est difficile de dire laquelle des deux caractéristiques domine chez lui, du facteur ou de l'exécutant.Mais, ce qui est bien établi, c\u2019est (lue des virtuoses tels que Jacques Thibaud et Kubelik ont été ses hôtes et ont admiré et joué des violons de sa fabrication.Même que le dernier consentit à l'un de ses derniers voyages à Montréal, à lui laisser étudier de près, son fameux \u201cempereur\u201d des violons.M.Couture est l\u2019un des nôtres dont les activités et les initiatives sont des plus profitables à la cause de l'art chez-nous.Modeste fils de cultivateur, c'est à Loretteville, Qué., qu\u2019il naquit le 23 février 187(i, du mariage de Norbert Couture et de Cécile L\u2019Heureux, fille de Pierre L\u2019Heureux.Après ses études primaires à l\u2019école de son village natal il suivit les cours privés du professeur Drapeau.Son amour de la musique se manifesta dès son enfance et il prit ses premières leçons d'une de ses tantes, Madame P.-B.Savard, qui habitait alors Loretteville.Il vînt ensuite à Montréal et étudia le violon pendant sept ans sous la direction du regretté John Duquette, beau-frère de Calixa Lavallée, qui forma tant d\u2019élèves brillants, il y a.quelques vingt-cinq ans et plus.En 1801), il partait pour l\u2019Europe, où il étudia d'abord en Belgique, avec Jean Quitin, puis, avec le célèbre Ovide Musin, de renommée mondiale.C'est M.Hasenière, un autre musicien bien connu à Montréal, qui dirigea ses études d\u2019harmonie.Il débuta à Chanfontaine comme violoniste soliste, en Europe, puis il prit part à maints concerts à Liège, concerts qui lui valurent de réels et légitimes succès.Il aimait son instrument et le connaissait à fond, seulement, il lui manquait une suprême consolation: pouvoir fabriquer de ses mains de ces instruments qui deviennent les confidents de l\u2019âme de l\u2019artiste.Il étudia donc la lutherie avec passion avec le fameux Henberg, et on le vit souvent parcourir la Belgique et la Hollande, en quête d\u2019instruments précieux.En 1904, il revenait au Canada, passait quelque temps à Québec, puis allait s\u2019établir à Winnipeg où il forma plusieurs élèves de talent, dont Mlle Rutbe Price, bourcière du gouvernement provincial en 1920.Il est enfin venu se fixer définitivement à Montréal, en 1916, et il a maintenant une classe d'élèves et de disciples (pii lui font honneur, tant à Montréal qu\u2019en Europe.Avec un violon de sa fabrication, il remportait haut la main la médaille, à l\u2019exposition de Wemblay, Angleterre, en 1924.I.e 27 juin 1905, il épousait Mademoiselle Thérèse Turenne, fille de Joseph Turenne, et cinq enfants sont nés de ce mariage.Ses distractions favorites sont la lutherie et la chasse.En politique, M.Camille Couture est libéral.Résidence: 154 rue Hutchison, Montréal.L\u2019été: Cotenu-I.anding, Qué.1G5 LOUIS-PHILIPPE GODBOUT 05 ! M.Louis-Philippe Godbout, marchand en vue de Valleyfield, est né Maniwaki, province de Québec, le 22 janvier 18H9, du mariage de Louis-Philippe Godbout et de Clara Bertrand, fille de Joseph Bertrand.Après ses études chez les Frères des Ecoles chrétiennes et à l\u2019Université d\u2019Ottawa, il débuta dans les affaires en 1910 en entrant au service de la Banque d\u2019Ottawa, qu\u2019il quitta l\u2019année suivante pour entrer il la Banque d\u2019Hochelaga.Il fut gérant de cette banque, succursale du quartier Emard.Montréal, pendant deux ans (1914-1910).Enfin, en 1910, il se mettait dans le commerce comme marchand à Valleyfield.Représentant The National Breweries Limited depuis 1917.Directeur de la Compagnie d\u2019exposition de Valleyfield; de la compagnie Mac Tag Rubber Limited de Valleyfield; grand chevalier du conseil il ho de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb de Valleyfield; président du club social Salaberry de Valleyfield incorporé, directeur et secrétaire-trésorier de la Valleyfield Transportation Limited, officier de la Chambre de Commerce de Valleyfield.Tous les sports en général l\u2019intéressent.Il a épousé, le 18 septembre 1911, Honora Mouette, fille d\u2019Hor-misdas Monette.De ce mariage sont nés six enfants.Libéral en politique.Depuis six ans, il s\u2019occupe tout particulièrement des intérêts de la ville de Valleyfield.Résidence: Valleyfield, P.Q. J.-H.THIMINEUR M.J.-H.Thimineur, photographe, est né le 9 novembre 1880, à Saint-Georges de Ilenryville, comté d\u2019Iberville, du mariage de Charles-H.Thimineur et de Marie Benoit, tille de T.Benoit.Après son cours commercial au collège des Frères Maristes, à Saint-Jean, il débuta dans les affaires le 13 mai 1910, à Westerly, Rhode-Island, et au bout de quatre années, il venait s\u2019établir à Montréal.Il a aussi suivi les cours de la Summer School of the P-A de Winona Lake, Indiana.Il ne s\u2019est jamais occupé de politique fédérale, provinciale ou municipale, mais il est secrétaire de l\u2019Association canadienne des photographes, et membre de l\u2019Association internationale des photographes d\u2019Amérique.Il s\u2019intéresse aussi à la mutualité et aux œuvres de bienfaisance, et il fait partie des Forestiers catholiques.Ses récréations favorites sont la pêche et l\u2019automobile.Le 12 octobre 1914, il a épousé mademoiselle Anna Galipeau, fille de M.E.-Z.Galipeau.Résidence: 2556 rue Saint-Hubert, Montréal. JOSEPH-ADHEMAR MARTIN S\u2019il y a du mérite pour ceux qui débutent dans la vie avec un certain capital de conserver et augmenter cet avoir, ce mérite n'est-il pas plus considérable pour ceux qui, ayant entrepris courageusement la lutte sans un sou, parviennent à amasser une jolie fortune et à se créer une position enviable.Tel est le cas de M.Joseph-Adhémar Martin, qui, revenu à Rimouski, il y a une vingtaine d\u2019années, avec à peine deux cents dollars péniblement amassés, est aujourd\u2019hui prospère, grâce à son travail et son esprit d\u2019initiative, si bien qu'il a pu, l'an dernier, se payer le luxe d\u2019un voyage autour du monde.Ce sont de tels exemples d'énergie qu'il convient de signaler à la génération qui pousse.Joseph-Adhémar Martin est donc né le 17 décembre 1866, à Ste-Cécile-du-Bic, comté de Rimouski, du mariage de J.-Raphaël Martin et de Virginie Roy, fille de Jos.Roy (lit Lauzier.Il avait à peine dix ans lorsqu\u2019il quitta la petite école de son village, pour commencer tout de suite à travailler, ne complétant son instruction que plus tard, tout seul, par l\u2019étude et la lecture.A dix-neuf ans, il abandonnait le foyer paternel pour aller tenter fortune aux Etats-Unis, à New-Market, New-Hampshire.Trois ans après, il revenait à Rimouski, avec à peine deux cents dollars.C\u2019est alors que, sans même avoir fait d\u2019apprentissage, il s\u2019établissait plombier, à son compte.Il travailla toujours seul sans apprenti et sans compagnons.Ce surmenage lui valut une grande fatigue et de la maladie.A force d\u2019économies il était cependant parvenu à acquérir des propriétés.Il les vendit pour se lancer dans le commerce et réalisa ainsi la jolie somme de $7,000.C\u2019est alors qu\u2019il quitta Rimouski, à la tête d'une famille de 12 enfants, pour aller s\u2019établir marchand à Montmagny.Les affaires n\u2019ayant pas répondu à son attente, il quitta Montmagny et vint alors à Montréal avec sa famille, où il s\u2019occupa de construction et de spéculation.On sait le reste.A partir de 1905, date de son arrivée à Montréal, les affaires de M.Martin ne firent (pie prospérer, grâce à une sage administration et à une clairvoyance avertie.Entre temps, M.Martin s\u2019est occupé de politique et il a pris une part active aux luttes du parti libéral.Les œuvres de charité et de bienfaisance ne l\u2019ont jamais laissé indifférent et il s\u2019intéresse tout particulièrement à la Saint-Vincen-de-Paul.Et comme il avait choisi la lecture et les voyages en guise de moyen de parfaire son instruction, c\u2019est ainsi que l\u2019an dernier, il parvenait enfin à faire le tour du monde.Le 23 août 1895, il épousait Mlle Lydia Michaud, fille de Benjamin Michaud, de la Rivière-du-Loup.Ce mariage fut le prélude d'une jolie famille canadienne de 17 enfants.En politique: libéral.Résidence: 2862 avenue Papineau, Montréal.MT 168 PHILIPPE MOREL Philanthrope ! Certes, et dans toute l\u2019acception du mot.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il est le directeur-gérant de la Société Humanitaire de Montréal, que M.Philippe Morel s\u2019adonne à la philanthropie, mais c\u2019est parce qu\u2019on connaissait son désintéressement à toute épreuve et son penchant naturel aux œuvres sociales qu\u2019il fut choisi à un poste aussi important.M.Philippe Morel naquit à St-Cuthbert, comté de Berthier, le 13 juin 1870, du mariage de feu P\u2019.-Xavier Morel, menuisier et de Célima Monfils.M.Morel est tils de ses œuvres.Livré à sa propre initiative, longtemps il lutta contre un sort malheureux, et ce n\u2019est qu\u2019en 1890, alors que le hasard lui fit rencontrer un généreux philanthrope, M.Joseph Vessot, de Joliette, que ce dernier envoya ce jeune homme de 20 ans sans instruction à l\u2019Ecole Evangélique de la Pointe-aux-Trembles, près Montréal.M.Morel en sortit en avril 1891 avec un bagage de connaissances suffisant pour lui permettre d\u2019étudier la pharmacie à Holyoke, Mass., études qu\u2019il dut abandonner quelque temps après pour cause de mauvaise santé.Il fut alors agent d\u2019assurance.Par son assiduité et son esprit d\u2019entreprise, il devint successivement assistant-surintendant, surintendant, puis gérant de diverses compagnies de cette province et de l\u2019étranger.En 1898, M.Morel épousait Melle Graziella Cuillerier, de Vallevfield, P.Q., et cinq enfants sont nés de ce mariage.Un de ses fils, Adrien, âgé de 22 ans, est déjà un sculpteur de grand avenir.Récréations favorites: études et recherches scientifiques.En politique: libéral.Résidence: 360 Saint-Louis, Montréal.a» Cv 169 ' .«s i; i MONSEIGNEUR J.-S.-H.BRUNAULT Monseigneur Joseph-Simon-Hennann Brunault est né à.Saint-David d\u2019Yamaska, le 10 janvier 1857, de Simon-M.Brunault, marchand, et de Séraphine Dufresne, fit ses études à Nicolet; fut ordonné à Saini-Roch-sur-Richelieu par Monseigneur Moreau, le 20 juin 1882.Au séminaire de Nicolet, professeur de belles-lettres (1882-1880), directeur des élèves (1880-1889); vicaire à la cathédrale de St-IIyacinthe (1889-1891); étudiant à Rome en Italie (1891-1893), d\u2019où il revint docteur en théologie (1893); au séminaire de Nicolet encore, professeur de rhétorique (1893-1894), de théologie (1894-1895), directeur des élèves (1895-1899); élu le 30 septembre 1899 évêque titulaire de Tubuna et coadjuteur de l\u2019évêque de Nicolet avec droit de succession, sacré à Nicolet le 27 décembre suivant; professeur de théologie au séminaire de Nicolet (1899-1904); depuis le 28 janvier 1904, évêque de Nicolet.Durant son administration épiscopale, il a béni ou fait bénir 40 nouvelles églises dans son diocèse et érigé 8 paroisses; en 190G, il a relevé de ses ruines sa cathédrale incendiée.Résidence: Evêché de Nicolet.170 ALEXANDRE MERCURE M.Alexandre Mercure est né à Saint-Thomas de Pierreville, comté de Yamaska, le 26 février 1867, du mariage de M.A.Mercure, cultivateur, et de Angèle Lemaî-tre-Auger, fille de Prudent Lemaître-Auger.C'est à l\u2019académie des Frères des Ecoles chrétiennes, de la Baie du Fèvre qu'il étudia.Le 8 juin 1885, il entrait à l'emploi de M.Henri Vassal, à Drummondville, et il conserva cette position jusqu'en 1905, alors qu'il achetait tout l'actif de son patron, exploitant des scieries à Drummondville et à Saint-Joachim de Courval.M.Mercure a occupé et occupe plusieurs fonctions publiques ou honorifiques.C\u2019est ainsi qu\u2019après avoir été pendant plusieurs années auditeur du village et de la ville de Drummondville, il fut conseiller de cette ville pendant plusieurs termes.11 fut ensuite maire de 1914- à 1918.11 a été marguiller de 1919 à 1923.Il e t commissaire d\u2019écoles depuis 1910, et depuis 1899, il est président général de l'Union Saint-Joseph de Drummondville, société qui a son bureau-chef à Drummondville et qui compte une soixantaine d * succursales.Il a été commissaire du dernier recensement pour les districts de Drummond et Arthabaska.Il fut deux fois candidat à la Législature provinciale, et il fut défait la première fois, par l'honorable Ju!e.Allard, en 1912, et la deuxième fois, en 1916, par M.Hector Laferté.Il a été président de la Compagnie des Allumettes de Drummondville Ltée, de 1916 à 1923, et depuis 1920 il est président de la \u201cCompagnie du Téléphone de Drummondville.'\u2019 Il s'est fortement occupé de construction et de culture dans le comté.Membre de la Chambre de commerce du comté de Drummond, il fait aussi partie de la succursale locale des Artisans canadiens-français, ainsi que de l\u2019Alliance nationale.Il est détenteur de parts dans plusieurs compagnies dont: La Prévoyance, la Merchant and Employers' Insurance Co., la Southern Canada Power Co., etc.M.Mercure n'a pas de distractions particulières, mais il n\u2019a jamais manqué, depuis 40 ans, de faire tous les jours une longue marche de santé.Le 17 juin 1891, il a épousé Mlle Marie-Louise Smith, fille du docteur William Smith, et dix enfants sont nés de ce mariage: Joséphine, Gustave, Georgine, Juliette, Joseph, Marthe, Angeline, Georges, Alfred et Madeleine.C\u2019est lui qui présida les fêtes du centenaire de Drummondville, en 1915, et en 1917, il fut choisi comme l\u2019interprète des anciens élèves, lors des fêtes du 40ème anniversaire de l'Académie des Frères de la Baie-du-Fèvre.En politique: conservateur.Résidence : Drummondville.171 L\u2019HONORABLE JOSEPH-ENOIL MICHAUD L\u2019un de nos compatriotes nous faisant le plus d\u2019honneur dans les provinces maritimes.L\u2019honorable Joseph-Enoil Michaud, est le fils de Joseph Michaud et d\u2019Eugénie Bernier, et il naquit le 2(5 septembre 1888, à Saint-Antonin, comté de Témiscouata.Après ses études classiques au Petit Séminaire de Québec, d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, en 1010, il étudia aussi au St.Dunstan College, Ile du Prince Edouard, puis il fréquenta l\u2019Université Dalhousie, ù Halifax, N.-E., d\u2019où il sortit bachelier en loi en 1913.Il commença immédiatement la pratique de sa profession en qualité d\u2019avocat-notaire, A Edmundston, où il a toujours pratiqué.Irrésistiblement, la vie publique l\u2019attirait et il fut échevin de la ville d\u2019Edmundston en 1917, 1018, 1919 et 1920.En 1921, il était élu maire de la ville.Encouragé par ses premiers succès dans le domaine municipal, il se porta candidat à la Législature du Nouveau-Brunswick, et le 24 février 1917, il était élu député de Madawaska.Il n\u2019avait alors que 28 ans et se trouvait le plus jeune député du Canada.C\u2019est lui qui fut choisi pour seconder l\u2019adresse en réponse au discours du trône.Quatre ans plus tard, en 1921, le gouvernement du Nouveau-Brunswick le nommait ministre sans portefeuille.Puis, en juillet 1923, il devenait membre de la commission de l\u2019Hydro du Nouveau-Brunswick.Réélu député du comté de Madawaska le 10 août 1925.Apôtre ardent de la colonisation, l\u2019honorable M.Michaud n\u2019a jamais ménagé son temps et son énergie pour encourager le développement et la mise en valeur des ressources naturelles du pays, principalement de sa province.Tant d\u2019occupations ne l\u2019ont cependant pas empêché de se dévouer l\u2019oeuvre des Chevaliers de Colomb, et de fonder le Conseil d\u2019Edmundston, dont il fut grand chevalier en 1919-1920 et député d\u2019état en 1920.L\u2019hon.M.Michaud est membre des clubs de Réforme de Québec et Montréal, et du club de l\u2019Union libérale de St-Sauveur, ü Québec.En 1914, il épousait Mlle Nélida Ringuette, et quatre enfants sont nés de ce mariage: Annette, Alice, Gabrielle, Jean.En politique: libéral.Rés.Edmundston, N.B.172 L\u2019Honorable GUSTAVE BOYER Boyer, Gustave- Benjamin sénateur.Né le 29 novembre 1871, îi St-Laurent, comté de Jacques-Cartier.Fils de Benjamin Boyer et d\u2019Angélique Latour.Fit ses études au collège de St-Laurent et à l\u2019Université Laval, de Montréal.A épousé, le 10 avril 1907, Mlle Pamela, fille de François Rhéaume, de Montréal.Conférencier agricole pour le gouvernement de Quebec de 1900 à 1904.A été correspondant agricole de la \u201cPatrie\u201d et rédacteur agricole du \u201cCanada\u201d durant huit années.Président de la Société d Industrie laitière de la province de Québec depuis 1912 et président de la Société Coopérative de Sucre d\u2019Erable pur depuis 1915.S\u2019occupa de milice.Major et commandant en second du 17e régiment des Hussards Royaux du duc d J ork de Montréal dont il a organisé l\u2019Escadron \u201cB\u201d en 1917.Il a aussi organisé le 33e Hussards de Vaudreuil et Soulanges en 1911.Député à la Chambre des Communes depuis le scrutin général de 1904; il a représenté Vaudreuil jusqu\u2019en 1917.Depuis cette date, il a représenté les comtés de Vaudreuil et Soulanges réunis par le remaniement de la carte électorale à la suite du recensement de 1911.Fut réélu le (ï décembre 1922.Maire de Rigaud de 1907 à 1920.Fonda et rédigea \u201cl\u2019Echo de Vaudreuil\u201d, 1907-1911.Nommé sénateur pour la Division de Rigaud, le 13 mars 1922.Libéral. ARTHUR CHEVALIER M.Arthur Chevalier est né le 20 septembre 18(>(>, à St-Vincent-de-Paul, comté de Laval, du mariage de Isaïe Chevalier et de Justine Labelle.Après avoir étudié d'abord à l\u2019école paroissiale, puis au collège à Montréal, il débuta dans les affaires en 1902.Il alla s\u2019établir à Sherbrooke, où feu le docteur Mathieu lui avait offert la position de chef de laboratoire.A la mort du docteur Mathieu, il forma une société avec M.P.-I.Gendron, la Compagnie J.-L.Mathieu, dans le but de continuer l\u2019exploitation des préparations Mathieu, dont le succès allait toujours grandissant.Il a toujours pris une part très active aux affaires fédérales, provinciales et municipales, et il est l\u2019un des membres les plus dévoués de l\u2019Association libérale de Sherbrooke, dont il fut le président pendant quatre années.M.Chevalier est aussi juge de paix, juge de la cour des commissaires, et il a été pendant neuf ans évaluateur de la Cité de Sherbrooke.Il est aussi directeur du journal La Tribune et président de la Sherbrooke Cigar Co.Il s\u2019occupe de toutes les œuvres de philanthropie et de bienfaisance en général et en particulier la Saint-Vincent-de-Paul.Il a été le président du comité d\u2019organisation pour le prélèvement des fonds nécessaires à la construction de l\u2019Hospice du Sacré-Cœur.Il est capitaine paie-maître des Carabiniers de Sherbrooke, et il est Chevalier de Colomb et membre de l\u2019Association catholique des voyageurs de Commerce.Sa récréation favorite est le tourisme.En 1893, il épousait Mlle Exilia Mathieu, fille de Pierre Mathieu, et un fils et quatre filles sont nés de ce mariage.En politique: libéral.m Résidence: Sherbrooke. L ARTHUR GENDRON Né le 25 janvier 1877, à St-,Indes, comté de St-Hyacinthe, du mariage de J.-Prudent Gendron, commercant de farine, de grains, etc., et de Hermine Leblanc, fille de Paul Leblanc.Après avoir étudié au séminaire Saint-Charles-Ho rro-mée à Sherbrooke et à l\u2019Université Laval, de Montréal, il fut admis au barreau en janvier 1904.Il pratiqua comme avocat à Sherbrooke, jusqu\u2019en 1915, alors qu\u2019il décida d\u2019abandonner la toge pour les affaires et l\u2019industrie.Il entra alors comme associé de M.Arthur Chevalier, dans la compagnie J.-L.Mathieu, fabricant de remèdes brevetés.M.Gendron semble avoir pour devise qu\u2019il vaut mieux ne s\u2019occuper que d\u2019une chose à la fois, et c\u2019est sans doute là la raison de son succès, dans sa profession d\u2019abord, puis dans les affaires.C\u2019est ce qui explique également qu\u2019il ne songea jamais à s\u2019occuper activement de politique fédérale, provinciale ou municipale.Il est cependant connu comme un conservateur convaincu.Il fait partie de l\u2019Association catholique des Voyageurs de commerce et des Chevaliers de Colomb.Le G juin, 1916, M.Gendron épousait Mademoiselle Maude Griffith, fille de M.1.Griffith, et deux fils sont nés de ce mariage: Maurice et Eugène Gendron.Résidence: Sherbrooke, P.Q. LE CHANOINE LUCIEN HEBERT Il y a lieu de constater une fois de plus l\u2019impénétrabilité des décrets de la providence dans l\u2019extraordinaire vocation du curé d\u2019office et chanoine honoraire de la cathédrale de Nicolet, qui débuta dans la vie comme député-shérif puis comme publiciste, avant d\u2019entrer dans les ordres.C\u2019est le 1er mars 1887, que naquit à St-Grégoire, comté de Nicolet, M.le chanoine Lucien Hébert, du mariage de Odilon Hébert, forgeron, décédé en 1911, et de Georgine Tétreau, fille de Hector Tétreau.Après son cours classique au collège Ste-Marie, à Montréal, de 1899 à 1908, M.Hébert fut immédiatement nommé député-shérif il Arthabaska, et il occupa ce poste jusqu\u2019en 1910.Après avoir suivi les cours de publicité de l\u2019International Correspondance School, de Scranton, Pe., il fut, de 1910 il 1911, rédacteur d\u2019annonces au journal La Patrie.Ce fut en 1911, qu\u2019il entendit l\u2019appel irrésistible de sa vocation, et il entra au grand séminaire.De 1911 à 1914, il poursuivit ses études théologiques il Québec et il Nicolet.Enfin, le 13 septembre 1914, il avait le bonheur d\u2019être ordonné prêtre.Il fut d\u2019abord vicaire il Saint-Guillaume d\u2019Upton, de 1914 il 1919, puis, de 1919 il 1924, il occupa le poste de vicaire A la cathédrale de Nicolet.Le 15 juin, 1924, il devenait curé (l\u2019office de la cathédrale de Nicolet, et le 3 août de la même année, il était nommé chanoine honoraire de la cathédrale.M.le chanoine Hébert s\u2019occupe très activement (l\u2019œuvres de charité et de bienfaisance, mais il se dévoue plus spécialement pour l\u2019A.C.J.C., dans les moments de loisir que pourraient lui laisser l\u2019exercise de son ministère.En 1923, il fit un long voyage en Europe et en Orient, et il fit partie du premier pèlerinage canadien en Terre-Sainte, organisé par les Franciscains et l\u2019agence des voyages Cook.En résidence à l\u2019évêché de Nicolet.176 JOSEPH CAJETAN DUFORT M.Josepli-Cajetan Dufort est né à Montréal, le 6 septembre 18(58, du mariage de feu Denis Dufort, entrepreneur-maçon, et de feu Julie Duclies-neau, fille de Francis Duches-ncau, de la Pointe-Claire.Il étudia, de 187t à 1878, à l\u2019Académie de Mlles O\u2019Keefe et Bibeau; de 1878 à 1885 au collège Sainte-Marie; de 1885 à 1887, à l\u2019école du Plateau.De 1887 à 1889, il étudia les éléments de l\u2019architecture dans un bureau de Montréal.Ayant décidé d\u2019embrasser définitivement cette carrière, il alla étudier, de 1889 à 1893 au Mass Institute of Technology, à Boston, Mass.De retour à Montréal, il débutait comme architecte le 9 mars 1895.M.Dufort est l\u2019un de nos architectes les plus avantageusement connus, et nous lui devons la construction de plusieurs édifices et résidences qui font l\u2019orgueil de la métropole.Citons au hasard: la synagogue B\u2019Nai Jacob, avenue Fairmount; l\u2019hôtel de ville et le marché de Maisonneuve; la résidence de l\u2019honorable sénateur A.-A.Thibaudeau; l\u2019édifice commercial de 10 étages, Fineberg et Rabinovitch; l\u2019édifice H.Vineberg, 8 étages, et un grand nombre de résidences à Outremont et Westmount.M.Dufort, tout entier à sa profession, ne s\u2019est jamais occupé activement des affaires politiques fédérales, provinciales ou municipales.C\u2019est cependant un mutualiste convaincu, membre de l\u2019Alliance Nationale.Ses récréations favorites sont le patin, la glissoire, la musique, la lecture, etc.Le 29 mai, 1899, M.Joseph-Cajetan Dufort épousait à Montréal, Mademoiselle Julie Braun, fille de feu Nicolas Braun, organiste à l\u2019église du Sacré-Cœur.Trois enfants sont nés de ce mariage: Madame Armand Dufresne, née Eglantine; Léon, musicien et Victoire.En politique: indépendant.Résidence: 555 rue Saint-Antoine, Montréal.177 GUSTAVE-ARTHUR FERRON Le docteur Gustave-Arthur Ferron, est né le 2 novembre 1877, à Saint-Paulin, du mariage de Wilbrod Ferron, médecin, et de Evelina Beauche-min, fille de Hyacinthe Beau-chemin, médecin.Après avoir étudié au séminaire des Trois-Rivières, puis à l\u2019Université Laval, à Montréal, il fut admis à la pratique de la médecine, en 1900.Il débuta à Saint-Wen-ceslas, de 1900 à 1902, puis alla s\u2019établir à Grand-Mère.Il est aujourd\u2019hui médecin de l\u2019hôpital de Grand\u2019Mère, des communautés de cette ville, des Chevaliers de C olomb et d un grand nombre de sociétés mutuelles.Il a ete pendant plusieurs années membre et président de la commission scolaire de Grand\u2019Mère, et en 1915, après une lutte restée mémorable dans les annales de la localité, il était élu maire contre le maire du temps, M.P.-C.Neault, qui était aussi le député du comté.En 1917, les électeurs le réélisaient de nouveau au poste de premier magistrat.Important propriétaire foncier dans cette ville de progrès du district de Saint-Maurice, il est aussi administrateur d\u2019une pharmacie à Grand\u2019Mère.Il s\u2019intéresse activement aux œuvres locales de philanthropie et de bienfaisance.Le golf, la chasse et la pêche sont ses distractions favorites.Il est membre de plusieurs clubs dont les clubs Cartier-Macdonald et Laurentien.Le 24 avril 1906, il épousait Mademoiselle Antoinette Gé-linas, fille de M.A.-E.Gélinas, de Montréal, et cinq enfants sont nés de ce mariage: Mauriee et Paul, étudiants chez les Jésuites, à Montréal, puis Robert, Eveline et Gabrielle.En politique : conservateur.Résidence: Grand\u2019Mère, Qué.178 Joseph-Antoine Saint-Germain Homme d'affaires, éducateur et sportsman, M.Joseph-Antoine Saint-Germain est né le 2 janvier 188.5, à la Côte St-1,uc, dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, du mariage de Antoine Saint-Germain, rentier, et de Marie Prud\u2019homme, fille de l\u2019honorable Eustache Prud\u2019homme.Il fit ses études au collège Notre-Dame, de la Côte-des-Neiges, puis à l\u2019Académie Commerciale Catholique de Montréal.Il se lança très jeune dans les affaires, entrant le 2 juillet 1899, au service de la Montreal Steam Laundry où il resta deux ans.Il fut ensuite pendant quatre ans, voyageur pour le compte de H.-R.Ives & Co.Ltd., puis il passa douze ans à la Canada Stove & f urniture Co., où il occupa le poste de secrétaire-trésorier.Il est maintenant gérant de la Montreal Supply Co., Ltd.Il fut commissaire d\u2019écoles pour la municipalité de Notre-Dame-de-Grâce au cours des trois dernières années de l\u2019existence de cette commission avant sa fusion avec la Commission scolaire de Montréal.Il est président de la section Notre-Dame-de-Grâce de la Société St-Jean-Baptiste, et Syndic de la paroisse Laval-sur-le-Lac depuis septembre 1924.C\u2019est également depuis 1924 qu\u2019il est écbevin de la ville de Laval-sur-le-Lac.Il s\u2019intéresse grandement au progrès de cette dernière municipalité et il est l\u2019un des principaux directeurs du club Laval-sur-le-Lac.Il est à la fois président et gérant de la Montreal Supply Co., Ltd., et directeur de la Montreal Motorist League.Comme sportsman il déploie toutes ses activités en sa qualité de directeur du Notre-Dame-de-Grâce Bowling and Curling Club et du club Laval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites sont évidemment, le golf et le boulingrin.Le 8 janvier 190(5, il épousait Mlle Fabiola Thibodeau, fille de M.J.-B.Thibodeau, de Québec, et huit enfants sont nés de ce mariage: Prud\u2019homme, Jean-Jacques, Joseph-Antoine, Madeleine, Raymond, Jacqueline, Yves, André, dont deux décédés, Madeleine et André.Résidence: 613 Côte Saint-Antoine, Westmount.179 J.-L.DEMERS M.J.-Léonard Demers, l\u2019un des hommes d\u2019affaires les plus connus des Cantons de l\u2019Est, maire actuel de Thetford-Mines, est né à Ste-Julie de Mégantic, le 19 juillet 1887, du mariage de Joseph Demers et de Marie Roberge, fille de Louis Roberge.Il a fait ses études au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière et au séminaire St-Charles, à Sherbrooke.En 1910, il débutait dans les affaires en établissant un commerce de détail, en ferro-neries; puis ses affaires ayant prospéré, grâce â son énergie, son activité et sa compétence, ce commerce fut transformé en commerce de gros en 1915.M.J.-L.Demers est maire actuel de Thetford-Mines.Il est propriétaire de la Megantic Hub Co.et directeur de la manufacture de voitures de Lau-rierVille.Organisateur et président du Club Automobile de Thetford, c\u2019est lui qui, en 1012, organisait la campagne en faveur de la route Lévis-Sher-brooke, et pendant sept années, avec une inlassable persévérance, dirigeait la délégation auprès du ministère de la voirie, jusqu\u2019au succès final de l\u2019entreprise.Lors de l\u2019épidémie de grippe de 1918, il fut l\u2019un des membres les plus actifs du salut public qui organisa un hôpital temporaire au collège.Son dévouement aux œuvres sociales et de bienfaisance ne s\u2019arrêta pas là et il est le vice-président de la Ligue Anti tuberculeuse de Thetford.Il fut le fondateur et gérant du premier club de \u201cBase-Bail\u201d de Thetford, il y a environ une quinzaine d'années.Il est vice-président du club de Golf de Thetford et membre de celui de Lévis.Ses récréations favorites sont le Golf, le Tennis, la chasse et la pêche.Le i mai 1914, M.J.-Léonard Demers, épousait Mlle Thérèse Constantineau, fille de M.Siméon Constantineau.En politique: libéral.Résidence: Thetford-Mines.180 THOMAS TREMBLAY M.Thomas Tremblay, ingénieur civil et arpenteur fédéral et provincial, naquit en mai 1862, à Notre-Dame-des-Eboulements, du mariage de Achille Tremblay, cultivateur, et de Delphine Tremblay, fille de Paul Tremblay.Il étudia d\u2019abord à l\u2019Ecole Normale Laval, de Québec, puis se perfectionna avec des professeurs privés.Il commença sa carrière comme arpenteur fédéral en 1890.En 1892, il était arpenteur provincial, et en 1898, il était ingénieur civil.Cependant, de 1892 à 1898, il pratiqua à son compte comme arpenteur et ingénieur, avec bureau à Sherbrooke, alors qu\u2019en 1898 la cité de Sherbrooke le nommait son ingénieur en chef et surintendant de l\u2019aqueduc.Il avait alors la direction de tous les travaux municipaux de la ville.Ces importantes fonctions le mirent en contact immédiat avec toutes les questions municipales imaginables, telles que: construction des travaux d\u2019aqueduc, d'égouts, de conduites de gaz, de trottoirs, de pavages et barrages en béton, etc.Et comme la cité de Sherbrooke est propriétaire de ses utilités publiques telles que aqueduc, gaz et électricité et qu\u2019elle a dépensé la somme d'un million et quart en pavages et trottoirs seulement, on comprend la responsabilité d\u2019un tel ingénieur-surintendant.M.Thomas Tremblay est président de la compagnie Plateau-Laval Limitée.Toutes les œuvres de bienfaisance et de charité en général l\u2019intéressent et il est Chevalier de Colomb.Il est également membre des Forestiers catholiques.Il fait aussi partie de la Canadian Society of Civil Engineering, de l\u2019American Society for Municipal Improvements, U.S.A., et de la Corporation des Ingénieurs professionnels de Québec.La chasse et la pêche sont ses récréations favorites.Le 5 octobre 1905, il épousait Mlle Eugénie Bertrand, fille de A.Bertrand, de l\u2019Ile Verte, et six enfants sont nés de ce mariage.En politique: libéral.Résidence: 57 rue Peel, Sherbrooke, P.Q.181 J.L.HONORE RIENDEAU C\u2019est à Montréal, le 2 novembre 1879, que naquit M.Joseph - Léon - Honoré Rien-deau, du mariage de Eustaehe-Honoré Riendeau, mouleur et buandier, et de Marie Perreault, fille de Pierre Perreault.Après avoir étudié chez les Frères des Ecoles chrétiennes aux écoles St-Lauront et St-Jacques, il débutait dans les affaires le 7 janvier 1907, alors qu\u2019il devenait associé de son père, puis associé de la buanderie Royal Toilet Service Co., avec ses deux beaux-frères, MM.J.-W.Riel et Odilon Bélanger.Cette compagnie est actuellement l\u2019une des plus considérables du genre à Montréal.L\u2019attention qu\u2019il porte à ses affaires l\u2019a tenu éloigné des questions de politique fédérale, provinciale ou municipale.Du reste, ses activités le portaient ailleurs.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut président de la section Saint-Eusèbe de Verceuil, de la Société St-Jean-Baptiste, et qu\u2019il est marguil-ler de cette paroisse depuis le 1er janvier 1925.Admirateur de l\u2019art sous sa forme la plus pure, la musique, il a été le patron et le bienfaiteur de la Chorale St-Eusèbe-de-Verceuil, en 1922-23 et 1924.Il est vice-président honoraire de l\u2019Association des Chanteurs de Montréal et membre honoraire du Cercle St-Eusèbe-de-Verceuil.Partisan de la mutualité et de ses bienfaits chez les nôtres, il est député haut-chef-ranger de la Cour St-Vincent de Paul No 339 des Forestiers Catholiques, membre du Cercle Jeanne d\u2019Arc, de l\u2019Alliance Nationale, membre de la Cour Larivière No 3831 des Forestiers Indépendants.C\u2019est un des membres les plus zélés du club Lemieux.Ses récréations favorites sont le base-bail, les quilles, le tennis, etc.Le 23 juillet 1902, M.Riendeau épousait à Montréal, Mademoiselle Eugénie Jacquemin, fille de M.Alexis Jacquemin, et cinq enfants sont nés de ce mariage.En politique : libéral.Résidence: 17 rue Sheppard, Montréal.182 J.-ANTONIO^ COUSINEAU M.J.-Antonio Cousineau, avocat, est né à Saint-Laurent, le 21 mars 1896, du mariage de Adélard Cousineau, cultivateur et commerçant, et de Zélia Jasmin, tille de Alphonse Jasmin.Il étudia d\u2019abord au collège Notre-Dame, de la Côte-des-Neiges, puis au séminaire de Sainte-Thérèse, puis à l\u2019Université de Montréal, et enfin à l\u2019Université d\u2019Oxford.Il fut admis au barreau de la province de Québec le 11 juillet 1919 et fit d\u2019abord partie de la société légale Lafontaine et Cousineau.Il pratiqua ensuite un an seul, et depuis deux ans, il est l\u2019un des membres de la société Guérin, Renaud et Cousineau.M.J.-Antonio Cousineau, qui est le neveu de l\u2019honorable juge Philémon Cousineau, ancien chef de l\u2019opposition provinciale, est conservateur en politique, et c\u2019est comme conservateur qu\u2019il prend part aux campagnes électorales provinciales ou fédérales.Il s\u2019occupe aussi parfois de politique municipale.Il est membre du club Cartier-Macdonald.Sa récréation favorite est le tennis.Résidence: 244 rue Principale, ville Saint-Laurent.183 L\u2019honorable EUGENE LAFONTAINE Est né à Saint-Edouard, comté de Napierville, le 26 novembre 1857, du mariage de Laurent-D.Lafontaine, avec Hedwidge Singer, dont le père, originaire du Hanovre, est venu en Amérique avec le régiment du Baron Raleigh, et s\u2019établit à St-Philippe après la guerre de l\u2019indépendance.Il est aussi le petit-fils de Thomas Surprenant-Lafontaine, l\u2019un des patriotes de .\u201817.A fait ses études classiques au collège de Montréal et son droit à PUniversité Laval.Avocat depuis 1881.Créé C.R.en 1890.A été échevin de Ville St-Louis, et député à Québec, de 1886 à 1891, représentant au Parlement le comté de Napierville, comté qui avait été auparavant représenté par son père, le docteur L.-D.Lafontaine.Fut substitut du procureur-général.Elevé à la magistrature le 30 aoftt 1906.Commissaire d\u2019écoles de Montréal, depuis 14 ans et prés, du bureau depuis 3 ans.Professeur successivement de droit romain et civil.Doyen de la faculté de droit et a été l\u2019un des fondateurs de la Maison des Etudiants.Ancien directeur de la Soc.St-Jean-Baptiste, et prés, de la soc.d\u2019économie politique et sociale.Prés, de la Ligue anti-alcoolique, pendant dix ans il a prise part au mouvement de tempérance dans la prov.de Québec et dans le Dominion, comme prés, du Dominion Prohibition Committee.Nommé juge en chef de la Cour d\u2019Appel le 22 décembre 1922, succédant feu le juge Lamothe.A épousé en janvier 1882, Elmire Moll, fille du Dr Moll, de Berthier.De cette union est née une fille.1 84 GEORGES-ETIENNE LEONARD C\u2019est le 23 décembre, 1881, que naquit à Sainte-Monique, comté des Deux-Montagnes, M.Georges-Etienne Léonard, ingénieur civil, du mariage de D.Léonard, notaire et de Marie-Louise Fortier.Il a fait ses études à l\u2019Université d\u2019Ottawa, où, en 1899, il obtenait haut la main son diplôme \u201cMatriculation Examination,\u201d puis, il alla faire sa philosophie au Séminaire de Montréal.C\u2019est à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal qu\u2019il étudia le génie civil, et il gradua en 190G.Aussitôt reçu ingénieur civil, il entra à l\u2019emploi de la Phoenix Bridge and Iron Works Ltd., à Montréal, en qualité d\u2019ingénieur.Il occupa cette position pendant treize ans.En 1920, il faisait partie de la société Baulne et Léonard, ingénieurs-conseils, avec spécialité dans les charpentes en acier et en béton-armé.L\u2019attention qu\u2019il n\u2019a cessé de porter à sa profession l\u2019a tenu éloigné de la politique fédérale, provinciale ou municipale.M.Georges-Etienne Léonard est membre du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb et il est également membre du club de pêche du \u201cLac du Cerf.\u201d Le 26 mai 1908, il épousait Mademoiselle Corinne-E.Martin, fille de M.A.Martin et Madame L.Dubuc, et huit enfants sont nés de ce mariage, dont sept sont vivants.Résidence: 1371 rue Saint-Hubert, Montréal.185 ACHILLE ROBERT Figure bien connue dans le commerce de Montréal, M.Achille Robert est né le 28 mai 1887, à Saint-Michel de Napierville, Que., du mariage de Arsène Robert, hôtelier, et de Onésime Marcil, fille de Alphonse Marcil.Il étudia jusqu\u2019en 1902, à l\u2019école Saint-Laurent, dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes, à Montréal, puis il fit un cours commercial au collège Sainte-Marie-de-Mon-noir, à Marieville, P.Q.De 1905 à 1915, il s\u2019occupa de comptabilité au service de M.François Saint-Germain, courtier, puis, en 1915, il entrait dans le commerce à son compte, avec la maison Mongeau et Robert Limitée.Travailleur opiniâtre et actif, il ne s\u2019occupa que de son commerce qu\u2019il voulait prospère, et il ne trouva pas le temps de s\u2019occuper de politique fédérale, provinciale ou municipale.Les fonctions publiques ne l\u2019intéressèrent pas davantage, et il se contenta toujours d\u2019être directeur et secrétaire de la maison de commerce Mongeau et Robert Limitée.Fervent du golf, du boulingrin, des quilles et autres sports, il fait partie du club de golf Laval-sur-le-Lac, du club Boulingrin Mont-Royal et il est aussi membre à vie de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale.Le 14 juin 1909, il épousait Mademoiselle Irène Mongeau, fille de M.Hormisdas Mongeau, et quatre enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 520 Avenue Wiseman, Outremont.186 JOSEPH MONGEAU M.Joseph Mongeau, mar_ chand, est né le 8 mars 1886, à Saint-Michel de Napier ville, du mariage de Hormisdas Mongeau, cultivateur, et de Marie-Louise Doris, fille de Narcisse Doris.Après avoir fait ses études au collège Sainte-Marie de Monnoir, M.Mongeau débuta seul dans les affaires, il y a plus de douze ans, exactement en 1913.Grâce à son initiative et à son activité, ses affaires prospérèrent vite, et en 1915 il devenait l\u2019associé de M.Achille Robert, et la nouvelle société est connue sous la raison sociale de Mongeau et Robert.I.e soin qu\u2019il a toujours apporté à ses affaires et à son commerce l\u2019a tenu éloigné des questions de politique fédérale, provinciale ou municipale.Il est le président de la compagnie Mongeau et Robert Ltée.Mutualiste convaincu, M.Mongeau fait partie des Chevaliers de Colomb et des Elks.Il est membre des Clubs Saint-Denis, de Montréal, et Laval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites sont le golf et le boulingrin.Le 16 février, 1908, M.Joseph Mongeau épousait Mademoiselle Blanche Perras, fille de M.Elisée Ferras.Résidence: 17 rue Kelvin, Outremont.187 GUILLEMETTE M.J.-D.Guillemette, courtier en assurances, naquit le 23 mars I87.r>, à Saint-Wenceslas, comté de Nicolet, P.Q., du mariage de Honoré Guillemette, menuisier-architecte, et de Adélaïde Barron.Il reçut son instruction chez les Frères des Ecoles chrétiennes, h Saint-Grégoire de Nicolet.En 1900, il débutait dans les affaires à Victoria vil le, comté d\u2019Artha-baska, en qualité de comptable de l\u2019honorable Paul Tourigny, et il occupa cette position jusqu\u2019en IDIO, alors qu\u2019il devint secrétaire-trésorier de la ville de Victoriaville.Il démissionnait en 1915 pour s\u2019établir courtier en assurances pour son propre compte.Les questions municipales n\u2019avaient pas de secrets pour lui, et il y fut activement mêlé alors qu\u2019il était secrétaire-trésorier de la ville de Victoria-ville.M.Guillemette est directeur et vice-président de la Compagnie de téléphone de Victoriaville, Qué.Il est aussi Chevalier de Colomb au quatrième degré, et il est membre des Forestiers indépendants et de l\u2019Alliance nationale.II est membre du club de Victoriaville, Ltée, et ses distractions favorites sont la pêche et la chasse.Le 1er juillet 1902, il épousait en premières noces Mlle Claire Genest, fille de M.N.-Aimé Genest et sœur de i\u2019abbé Oscar Genest, directeur du séminaire de Québec, et il eut de ce mariage quatre enfants: Simonne, Gérard, Jean-Paul, Jean-Maurice.Le 3 mars, 1921, il épousait en secondes noces, Mlle Stella Massicotte, fille de M.Roch Massicotte, de Montréal, et le 5 février 1925, un fils naissait de ce mariage: Jean-Paul-Roch.En politique: libéral.Résidence: Rue Notre-Dame, Victoriaville, Comté d\u2019Arthabaska.188 M.JOSEPH GOUGEON M.Jos.Gougeon est né à Montréal, au No 590 de la rue Notre-Dame, le 7 décembre 1881, du mariage de Maxime Gougeon, boulanger, puis cultivateur, et de Célina Décarie, fille de Jean-Baptiste Décarie.Après avoir fait ses études au collège Saint-Laurent il embrassa la carrière de cultivateur et s\u2019établit en qualité de jardinier à Saint-Laurent.Plus tard, en juin 1910, il résolut de se lancer dans les affaires et s\u2019établit entrepreneur de pompes funèbres, état qu\u2019il exerce encore aujourd\u2019hui.S\u2019intéressant d\u2019une manière particulière aux questions municipales et étant d\u2019un tempérament fort actif, M.Gougeon fut prié à plusieurs reprises de poser sa candidature à l\u2019éche-vinat, dans la ville de Saint-Laurent.Mais, à chaque fois il refusa pour des motifs tout personnels.Ses récréations favorites sont la pêche, l\u2019été au bord de l\u2019eau, et régulièrement un mois de voyages chaque été.Le 31 août 1903, il épousait Mademoiselle Marie-Anne Lebeau, fille de Maximin Lebeau, de Saint-Laurent.En politique: indépendant.Résidence: Ville Saint-Laurent, P.Q.18!) EUGENE BRAIS Le vice-président de l\u2019Association catholique des voyageurs de commerce du Canada, est né le 11 mars 1882, à North Stuckeley, du mariage de Eusèbe Brais, menuisier, et de Délima Senécal.Après avoir étudié à l\u2019école primaire de North Stuckeley, il fut employé, de 1895 à 1902 dans la manufacture de chaussures de J.A.& M.Côté, à Saint-Hyacinthe, et de 1902 à 1911, il fut gérant aux magasins de chaussures de M.E.Reeves, à Saint-Hyacinthe.De 1911 à 1925, il devînt vice-président et voyageur pour la maison Girouard, Limitée, commerce de chaussures en gros, et le 1er janvier 1925, lors de la fusion de cette maison à la maison Alfred Lambert, Incorporée, il devînt voyageur pour cette dernière.Tout entier à ses affaires, il n\u2019a jamais pris part aux luttes politiques.Mais, il s\u2019est toujours dévoué pour le bien-être des voyageurs de commerce, ce qui lui a valu d\u2019être nommé vice-président de l\u2019Association catholique des voyageurs de commerce du Canada.Il a même participé à la création de deux cercles de cette association : les cercles St-Hyacinthe et Ahuntsic.C\u2019est de ce dernier dont il fait partie.Le 8 juin, 1908, il épousait Mademoiselle Corinne Dumai-ne, et six enfants sont nés de ce mariage.En politique, M.Eugène Brais est indépendant.Résidence: 6406 rue Berri, Ahuntsic, Montréal.À T\"A 190 J.-OVILA MONTPLAIS1R M.J.-Ovila Montplaisir, marchand, est né le 18 janvier 1878, à Saint-Grégoire, comté de Nicolet, du mariage de Stanislas Montplaisir, cordonnier, et de Sarah Poliquin, fille de Joseph Poliquin.Il étudia à l\u2019école des Frères de Saint-Grégoire.En avril 1897 il débutait dans le commerce d\u2019épicerie de détail et marchait de succès en succès jusqu\u2019en 1910, alors que de 1910 à 1916 il entreprenait le même commerce, mais pour le gros.Depuis 1916, il est marchand d\u2019automobiles à Drummondville et il fait d\u2019excellentes affaires dans cette nouvelle ligne.Il a du reste pris une part très active au développement industriel, commercial et éducationnel de Drummondville, ayant été conseiller de 1909 à 1912, maire en 1918-1919; commissaire d\u2019écoles depuis six ans, marguiller également depuis six ans, et enfin président de la Chambre de commerce de Drummondville, depuis deux ans.Il est président de deux compagnies industrielles importantes: la Macdonald Wire Goods Coy., et la Mannoir Drummond Limited, toutes deux de Drummondville.Les œuvres sociales et de bienfaisance ont en lui un apôtre actif et dévoué.Il appartient à toutes les sociétés de secours mutuels sans y occuper de charges.Il ne fait partie d\u2019aucun club, et son activité pour les affaires privées ou publiques ne lui permet guère de prendre de récréations.Le 2 juin 1903, il épousait Mademoiselle Amanda Milet, fille de Charles Milet, de Sainte-Monique, comté de Nicolet, et sept enfants sont nés de ce mariage.Les couleurs politiques et les politiciens l\u2019ayant dégoûté de bonne heure, il ne s\u2019est pas occupé de politique.Il a débuté fort pauvre et possède aujourd\u2019hui une jolie aisance acquise par le travail et l\u2019économie.Résidence: Drummondville, P.Q.191 y)WWh:A H \u2022 : ¦ _ ALFRED FRENETTE Le propriétaire du Canadien, de Thetford Mines, qui est en même temps libraire, imprimeur et éditeur, est né le 29 janvier 1888, â St-Luc, comté de Champlain, du mariage de Joseph Frenette et de Georgiana Massicotte.Il fit son cours d\u2019études à l\u2019Académie de LaSalle, aux Trois-Rivières.Fit son apprentissage à l\u2019imprimerie Dupont, de cette dernière ville.Son esprit de travail et son habileté comme typographe n\u2019échappèrent pas à ses patrons, et il passa vite maître-typographe.Dès 1011, il avait la direction des ateliers de la Compagnie d\u2019imprimerie et d\u2019immeubles, position qu\u2019il garda jusqu\u2019en 1915, alors qu\u2019il acquérait l\u2019imprimerie du Mineur, à Thetford Mines.Après quelques mois de labeur, il parvenait à remettre l\u2019imprimerie sur pied, et son journal, devenu Le Canadien, grâce à son initiative et à son travail, prenait un essor qui s\u2019est sans cesse développé depuis.M.Alfred Frenette a toujours eu à cœur l\u2019amélioration du sort des ouvriers.C\u2019est ainsi que tout jeune encore, aux Trois-Rivières, il était choisi président du Syndicat des Typographes-Pressiers.et secrétaire de la Corporation Ouvrière Catholique (conseil général), dont il est l\u2019un des fondateurs.Il fut député-grand Chevalier de Colomb.1923-1924 (le degré).Il est secrétaire des conférences St-Vincent-de-Paul, depuis 1923.Il est aussi secrétaire de la section de Québec de l\u2019Association des Propriétaires de Journaux Hebdomadaires Canadiens, et ce fut en cette qualité qu\u2019en 1924, il visita l\u2019Europe, avec les éditeurs hebdomadaires canadiens.Depuis 1922, M.Frenette est président du club de raquettes des Chevaliers de Colomb, et membre du club de golf de Thetford Mines.Ses récréations favorites sont la pêche et l\u2019automobile.Le 25 octobre 1909, il épousait Mlle Eva Bariteau, de Ste-Gene: viève de Batiscan, et dix enfants sont nés de ce mariage.Il est aujourd\u2019hui à la tête d\u2019une intéressante famille, d\u2019une librairie et imprimerie considérables où il vit en harmonie avec ses employés dont il a su mériter l\u2019estime et la confiance.Toujours fidèle â ses principes et à son drapeau, il a su sortir victorieux de la lutte que lui avaient suscitée des envieux.Résidence: Thetford-Mines, Québec.192 ONESIME GAGNON Est né à Standon, comté de Dorchester, le 23 octobre 1888, du mariage d\u2019Onésime Gagnon, marchand et de Julie Morin, fille de J.-O.Morin, notaire de Ste-Germaine, comté de Dorchester.A étudié au collège Sainte-Anne de la Pocatière, où il obtint avec grande distinction, son titre de bachelier.Il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, puis se rendit ensuite en Angleterre, suivre un cours supplémentaire à l\u2019Université d\u2019Oxford.Admis au Barreau de Québec en 1912, il ne débuta dans la pratique de sa profession, qu\u2019au mois de janvier 1914.Bien que jeune encore, il a su se faire une clientèle choisie et nombreuse.Il a occupé dans un grand nombre de causes importantes et remporté devant nos cours de justice de brillants succès.Est présentement, membre de la société légale, Fitzpatrick, Dupré, Gagnon et Parent, 111 Côte de la Montagne, Québec.Il a toujours refusé de se laisser porter candidat aux charges publiques, notamment comme député au fédéral.Il est membre de l\u2019Association du Jeune Barreau de Québec, de la Société des Arts, Sciences et Lettres, dont il fut président en 1920.Est aussi membre du Club de la Garnison de Québec, du Quebec Tennis Club, du Quebec Squash Racket Club et du Quebec Golf Club.Le 8 janvier 1920, il épousa Cécile Désautels, fille de feu J.-C.Désautels, notaire, de St-Hvacinthe.De cette union, sont nés deux enfants, Claude et André.Conservateur en politique.Résidence: 115 rue Claire-Fontaine, Québec.193 JOSEPH-ALFRED BROSSEAU Dans son modeste état, et par son entente des affaires, et sa ténacité, M.Brosseau a fait de la fabrication du pain une grande industrie où il a récolté une fortunte.II naquit le 9 avril 187\"» à Saint-Hubert, comté de Chambly, du mariage d\u2019Hyppolite Brosseau, cultivateur, et de Marie Brosseau.tille de Pierre Brosseau.Il lit ses études à l\u2019école paroissiale.Il lit ses débuts dans les affaires en 1891.Fut jusqu\u2019à cette année, propriétaire de la compagnie J.-A.Brosseau, limitée, de Montréal.Associé dans la Merchants and Employers Guarantee and Accident Company.Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, bienfaiteur insigne de l\u2019Hospice Auclair.Président du Club Décarie.M.Brosseau a pris une part active au mouvement politique dans le district de Montréal et, pendant la guerre, exercé une influence dans le Dominion.En 1918, il fut choisi par le gouvernement pour vulgariser dans les différentes villes de la province l\u2019emploi de succédanés de la farine de froment dans la fabrication du pain.C\u2019est en conformité de ses recommendations, comme expert, que le gouvernement décréta pour la période de la guerre le poids uniforme comme mesure tendant ;ï la consommation économique du pain.M.Brosseau participa activement aux campagnes électorales de 1904 et de 1908 dans la province de Québec.Il agit en qualité d\u2019officier-rapporteur dans la circonscription de Montréal-Dorion à l\u2019élection générale de 1912 et au referendum de 1919.Est trésorier de la Fédération des clubs libéraux de Montréal.Il a épousé le 5 juin 1899, Eulalie Plante, fille de François-Xavier Plante, dont il n\u2019eut qu\u2019un enfant, décédé en bas Age.En politique, libéral.Résidence: 51 rue Boyer, Montréal.194 EULALIE PLANTE-BROSSEAU Nous ne manquons pas, chez nous, cle femmes toujours prêtes à se dévouer pour les causes humanitaires, d\u2019intérêt public ou privé, et Madame Eulalie Plante-Brosseau est de celles-là.Elle naquit le 17 décembre 1878, à Saint-François, Ile d\u2019Orléans, du mariage de François-Xavier Plante, cultivateur, et de Marie Lepage, fille de Xavier Lepage.Elle reçut son instruction chez les Sœurs de la Congrégation Notre-Dame et acquit de bonne heure le goût de se dévouer et de faire le bien.Ayant épousé, le 5 juin 1899, M.Joseph-Alfred Brosseau, boulanger bien connu de Montréal, elle fut pour ce dernier, non-seulement une compagne dévouée, mais une collaboratrice assidue à toutes ses entreprises.C\u2019est ce qui explique qu\u2019en sa qualité de libérale convaincue elle prit une part véritablement active aux élections fédérales de 190 t-i 908-1011-1921 et 1925, et à toutes les élections provinciales, de 1901 A 1923.Les œuvres de bienfaisance l\u2019ont intéressée également.et elle est une des bienfaitrices de l\u2019hôpital des Incurables et de l\u2019Hospice Auclair.Elle a de plus adopté trois enfants, son unique enfant étant mort à l\u2019âge de huit mois, et leur a procuré une solide instruction.Sa récréation favorite est la lecture.Comme nous l\u2019avons dit, Madame Eulalie Plante-Brosseau est une libérale convaincue en politique, et elle habite avec son mari, au numéro 51 de la rue Boyer, Montréal. J.-RICHARD LIMOGES C\u2019est le 10 août, 1884, que naquit à Saint-Henri de Montréal, M.Joseph-Richard Limoges, du mariage de Antoine Limoges, rentier, et de Caroline Hamelin, fille de Isidore Hamelin.Après avoir fait son cours complet au collège de Saint-Laurent, il débutait dans les affaires en janvier 1905 en qualité de comptable à la buanderie Globe, puis il devînt le comptable de la Commission des écoles catholiques de Montréal, du district centre.Tout entier à ses fonctions responsables, il ne trouva pas le temps de s\u2019intéresser aux questions de politique fédérale, provinciale ou municipale; mais il sut cependant consacrer une partie de son temps aux œuvres de bienfaisance et de charité.La St-Vincent-de-Paul l\u2019attira particulièrement, et il est le secrétaire du bureau central de cette société, pour Montréal.Il fait aussi partie de la Société St-Jeau-Baptiste de Montréal, et il est le président de la section du Saint-Enfant-Jésus.Homme d\u2019intérieur, c\u2019est à son propre foyer, en compagnie de sa femme et de ses enfants qu\u2019il trouve ses récréation.1 favorites.Il s\u2019est marié deux fois.La première fois, le 13 mai 1904, à Mademoiselle Marie-Anne Cyr, fille de Télesphore Cyr, et deux enfants sont nés de ce mariage.Le 11 mai 1914, il épousait en secondes noces, Mademoiselle Hélène Limoges, fille de M.Joseph Limoges, sœur de Monseigneur J.-Eugène Limoges, évêque de Mont-Laurier, de M.l\u2019abbé J.-H.Limoges, curé de Grenville, et tante de M.l\u2019abbé Raymond Limoges, vicaire à Buckingham.En politique, M.J.-Richard Limoges est libéral.Résidence: 2140 rue Saint-Urbain, Montréal.196 Monseigneur J.-E.Limoges L\u2019ancien curé de St-Jovite, M.l\u2019abbé Joseph-Eugène Limoges, fut nommé évêque par Sa Sainteté Pie XI, le 12 septembre 1922, au siège apostolique de Mont-Laurier comme deuxième titulaire, et il fut sacré le 30 novembre 1922.Agé de 46 ans, l\u2019évêque de Mont-Laurier est né à Ste-Scholastique le 16 novembre 1879, du mariage de J.Limoges, forgeron, et de Denise Dumouchel.Il a fait ses études chez les Pères de Sainte-Croix, et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal, chez les Sulpiciens.Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1902, par Monseigneur Emard, alors évêque de Valleyfield, aujourd\u2019hui archevêque d\u2019Ottawa, ce dernier se trouvant par le fait même son métropolitain.Il fut d\u2019abord vicaire à Alfred et à Mosham Mills (1904-1907), puis curé à Montcerf (1907-1913).Cette même année 1913, il devenait curé de la cathédrale de Mont-Laurier, lors de l\u2019accession de Monseigneur Brunet au trône épiscopal de ce diocèse du nord.En mars 1918, à la mort de Monseigneur Ouimet, vicaire-général et curé de Saint-Jovite, l\u2019abbé Limoges devenait curé de cette dernière paroisse.Il continua ses fonctions de curé tout en s\u2019occupant de l\u2019administration générale du diocèse, jusqu\u2019au 12 septembre 1922, alors qu\u2019il devenait évêque de Mont-Laurier.Monseigneur Limoges a un frère plus jeune que lui, qui est curé à Grenville, diocèse d\u2019Ottawa.En résidence à l\u2019évêché de Mont-Laurier.197 JOSEPH-HERMAN FORTIER Naquit à Saint-Gervais, comté de Bellechasse, le 17 mars 187.7, (lu mariage de Joseph Fortier, cultivateur, et de Rébecca Beaudoin, de Saint-Henri de Lévis.Etudia à l\u2019école de sa paroisse et au collège Sainte-Marie, comté de Beauce.Compléta son cours commercial à l\u2019Académie Commerciale de Québec.Le 19 février 1893, il entrait au service de la Maison Legaré, à Québec.Est actuellement vice-président et gérant-général de la Compagnie P.-T.Legaré, Limitée, de Québec; président de l\u2019Association des Manufacturiers Canadiens.Est président de la Compagnie de Publication de l'Evènement, de Québec; de la Compagnie de Publication Le Nouvelliste, des Trois-Rivières; de The Percival Plow and Stove Co.Ltd., Merrickville, Ont.; de la Compagnie La Glace Frontenac Limitée, de Québec; de General Automobile Equipment Limited, de Montréal; vice-président de Légaré Automobile and Supply Co.Ltd., de Montréal; de Canada Carriage & Body Co.Ltd., de Brantford, Ont.; de Canadian Liquid Air Co., de Montréal; directeur de la Caisse d\u2019Economie de Notre-Dame de Québec, Québec; de la Canada Steamship Lines Ltd., de Montréal; de Eastern Canada Steel and Iron Works, Limited, de Québec; de la Quebec Railway, Light, Heat and Power Co., et de la Quebec Power Company.Marié le 10 mai 1897 à Marie-Léda Bédard, de Charlesbourg.A six fils et deux filles.Fait partie des Clubs Garnison et Golf, à Québec; Saint-Denis et Réforme, à Montréal; Old Colony à New-York.Résidence: 8 Avenue de Salaberry, Québec.198 AVILA^ FARAND L\u2019ancien député de Soulan-ges au parlement provincial, est né à St-Clet, le 1 1 juillet 1870, du mariage de Joseph Farand, cultivateur, et de Marceline Arsenault, fille de Jos.Arsenault.Il étudia d\u2019abord à l\u2019école paroissiale de son village, puis au collège Bourget, à Rigaud.Le 17 mai 1893, il se lançait dans les affaires, et il fut successivement marchand général à St-Clet et à Coteau-du-Lac.Il fut ensuite agent de la Brasserie Union ,de 1901 à 1907, puis il représenta la National Breweries Limited, de 1907 à 1916, et en 1924, il devint l\u2019agent de la Brasserie Frontenac; il est aussi distributeur dans les comtés de Vaudreuil-Soulanges, des produits de la British-American Oil Co.D\u2019abord secrétaire du conseil municipal de la paroisse de St-Clet, de 1902 à 1908, il fut ensuite commissaire d\u2019école de la municipalité scolaire de paroisse de 1909 à 1912.Il fut l\u2019organisateur des grandes assemblées politiques de Sir Wilfrid Laurier, à St-Clet, en 1900, 1904, 1908, 1911 et 1912.En 1916, les électeurs de Soulan-ges le choisissaient pour leur député à Québec et le réélisaient en 1919.Il fut défait en 1923.Il est le fondateur et premier président de la compagnie d\u2019aqueduc de St-Clet (1906), et président de la Société d\u2019agriculture du comté depuis 1917.Ces fonctions lui ont permis de réaliser de grandes améliorations d\u2019ordre public, il s\u2019est aussi dévoué pour la construction d\u2019une école paroissiale.De 1893 à 1896, il fut secrétaire-archiviste du Cercle St-Clet de l\u2019Alliance Nationale, et il est le fondateur de la Cour St-Clet No 1046 des Forestiers Catholiques.Il est membre du Conseil de Valleyfield des Chevaliers de Colomb.La récréation favorite de M.Farand, c\u2019est la musique instrumentale et vocale.Le 2 août 1893, il épousait Mlle Emelda Séguin, fille de Jean-Baptiste Séguin, qui lui donna dix-sept enfants, dont treize vivent.M.Farand est libéral en politique.En 1917 avec son épouse, il a visité toutes les provinces de la Confédération ; a traversé l\u2019Alaska et s\u2019est rendu jusqu\u2019à Dawson City, au Yukon.C\u2019est là que le R.P.Lewis, curé, inscrivit M.Farand comme étant le premier touriste Canadien-français de la province de Québec, visitant les mines d\u2019or du Yukon.Résidence: à Saint-Clet.199 m \u2019M JOSEPH-LUCIEN MATHIEU Né ù Lachenaie, comté de l\u2019Assomption, le là mars 1880, du mariage de Ferrier Mathieu, cultivateur, et de Valérie Lapierre, fille de feu Napoléon Lapierre, il fit ses études au Juvenat des Rév.l\u2019ères Oblats de Marie Immaculée à Ottawa et à l\u2019Académie Commerciale du Plateau, à Montréal.Commis de 1905 â 1917 à l\u2019emploi de MM.F.Tremblay et Cie et comptable de MM.Benoit et Fils de 1917 à 1919, deux firmes faisant le commerce de bois et de portes et châssis à Montréal, M.Mathieu fit ses débuts en affaires le 20 mars 1919 lorsqu\u2019il entra en société avec M.Antonio Benoit, propriétaire de la maison Benoit et Fils, sous la raison sociale de Benoit et Mathieu, manufacturiers et marchands de bois, dont l\u2019établissement se trouve au No 195 rue St-Timothée, Montréal.Il est membre de l\u2019Association des marchands-détaillants de la province de Québec, section des marchands de bois.Le 21 septembre 1908 il a épousé Mademoiselle Rosella Lamontagne, fille de feu Louis-Charles Lamontagne.De ce mariage sont nés cinq garçons et quatre filles: Vnlerien (décédé), Lucille, Valérien, Iienelle, Jean-Paul, Monique, Marie (décédée), Joseph-Orens, Réol-Marie.Les voyages en automobiles en compagnie de sa famille lui procurent ses récréations favorites.En politique, nationaliste.Résidence: 1202 de Saint-Valier, Montréal.200 ANTONIO BENOIT Né à Montréal, en la paroisse Saint-Jacques, le 30 septembre 1875, du mariage de Alfred Benoit, manufacturier, et de Rose-Delima Lapierre, fille de feu Etienne Lapierre, il fit son cours commercial à l\u2019école Saint-Jacques, à Montréal, sous la direction dee Frères des Ecoles Chrétiennes.Après ses études, il lit un stage de 11 ans, de 1893 à 1901, en qualité de machiniste chez J.-B.Mantha et Cie, manufacturiers de portes et de châssis à Montréal M.Benoit fit ses débuts en affaires, le 1er septembre 1904, en entrant en société avec son père, sous la raison sociale de Benoit et fils, manufacturiers de portes et de châssis.Après la mort de son père, survenue en décembre 1912, il continua â faire affare sous le même nom jusqu\u2019au 20 mars 1919, alors qu\u2019il se mit en société avec M.Joseph-Lucien Mathieu et forma la firme Benoit et Mathieu, dont la manufacture se trouve au No 195, rue Saint-Timothée.Il est membre de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb et de l\u2019Association des marchands-détaillants de la province de Québec, section des marchands de bois.Le 10 juillet 1907, il épousa Mademoiselle Aldina Pelletier, fille de feu Ferdinand Pelletier.De ce mariage sont nés six garçons et quatre filles.Sept enfants survivent: Marielle, Madeleine, Raymond, Jean-Paul, Jules-Maurice, Guy et Claire.Libéral, en politique.Résidence: 4334 rue Saint-Denis, Montréal.201 Joseph-Raoul Landriault Le docteur Joseph-Raoul Landriault, médecin - chirurgien, pratiquant à Montréal, est né le 17 juin 1897, à St-Eugène, comté de Prescott, Ontario, du mariage de Napoléon Landriault, géolier, et d\u2019Eugénie Quesnel.Après ses études classiques au collège Bourget, à Rigaud, Que., et à l\u2019Université de Montréal, il fut admis à la pratique de la médecine le 16 juin 1923.Après avoir pratiqué la médecine un an, avec le docteur Elzéar Hurtubise, il fut nommé médecin consultant de la Compagnie des tramways de Montréal, en 192-1; et il est médecin en chef des maladies vénériennes, à l\u2019Institut Bruchési, depuis un an.Il est aussi assistant médecin des Carabiniers Mont-Royal C.A.M.C., médecin en chef de la Société italienne de la ville Larinese, médecin de la ligue anti-tuberculeuse de la province de Québec, médecin examinateur de la Société des Artisans canadiens-français.On lui a aussi confié le poste de directeur du laboratoire Nadeau.Après avoir été admis à l\u2019étude de la médecine le 16 juillet 1919, il était bachelier en médecine le 16 juin 1921, et enfin, docteur en médecine le 16 juin 1923.Cette date du 16 et le mois de juin semblent vraiment être spécialement proprices au docteur Landriault, puisque c\u2019est le 16 juin 1925, qu\u2019il épousait Mlle Irène Delorme, fille de M.Eugène Delorme, manufacturier.Le docteur Landriault est ce qu\u2019on peut appeler un \u201cself-made man, dans toute l\u2019acception du mot, puisqu\u2019il travailla sur les tramwaj's pendant six ans en qualité de conducteur, dans le but de gagner ce qu\u2019il lui fallait pour payer ses études universitaires.C\u2019est un travailleur, ayant confiance en son étoile; c\u2019est 1 homme de demain, \u201cThe coming man.\u201d Résidence: 6284 rue Saint-Denis, Montréal.202 Marie I.Delorme-Landriault Madame Joseph-Raoul Landriault, dont le mariage remonte au mois de juin dernier, avec le docteur Landriault, l\u2019un de nos jeunes médecins-chirurgiens d\u2019avenir, est née à Montréal le 29 juillet 1902, du mariage de Eugène Delorme, manufacturier, et de Vita-line Caron.Elle reçut au baptême les noms de Marie-Irène.Elle fit des études fort complètes au couvent de Saint-Jérôme, Que., et remporta plusieurs diplômes, tant pour la littérature que pour les arts.Les œuvres de philanthropie l\u2019intéressèrent dès ses années de couvent et depuis son mariage, récent encore, elle se propose de ne pas abandonner les déshérités de la vie.Le 16 juin 1925, elle épousait le docteur Joseph-Raoul Landriault, l\u2019un de nos jeunes médecins-chirurgiens d\u2019avenir.Madame Landriault a pour elle la jeunesse, le courage et la foi dans le dévouement dans les œuvres.Résidence: 6284 rue Saint-Denis, Montréal.KSi 203 L\u2019Honorable G.DESAULNIERS Gonzalve Desaulniers est né à Saint-Guillaume d\u2019Upton, comté de Bagot, le 21 juin 1803, fils d\u2019Antoine Desaulniers et d\u2019Hélène Letellier.Il fit ses études classiques chez les Jésuites, à Montréal.Admis au barreau de la province de Québec, en juillet 1895.Créé Conseil du Roi en 1902.Il a exercé sa profession à, Montréal avec succès.Nommé juge de la Cour Supérieure le 15 janvier 1923.Membre de l\u2019Alliance Française, de Montréal, dont il est le président.Ecrivain remarquablement doué.Polémiste vigoureux.Il a écrit des poésies d\u2019une belle facture et d\u2019une vibrante inspiration.Premier vice-président de la Fédération de l\u2019Alliance Française aux Etats-Unis et au Canada.Officier de la Légion d\u2019Honneur et officier de l\u2019Instruction Publique.Membre du Club Saint-Denis, du Montreal Club, du Club de Réforme de Montréal, du Club Chapleau (chasse et pêche.) Récréation favorite: la lecture.Il a épousé, le 5 juillet 1887, Elizabeth Martin, fille de Moïse Martin, dont il a un fils et deux tilles.En politique, libéral.Résidence: 3(52 rue Sherbrooke.Montréal.201 JOSEPH-PHILIPPE LANCTOT L\u2019avocat du public dans la retentissante enquête sur la police de Montréal, enquête qui souleva ;ï un tel point l\u2019opinion publique, au Canada comme à l\u2019étranger, était déjà une ligure fort connue de notre barreau avant même cette cause à jamais célèbre.Car, à peine à ses débuts dans la pratique de sa profession, avait-il à son crédit deux causes plaidées au Conseil Privé.C\u2019est le 30 avril, 1880.à Sherbrooke, que naquit M.Joseph-Philippe Lanctôt, du mariage de Alfred Lanctôt, marchand de Sherbrooke, et de Agnès Trudeau, lillc de Léon Trudeau.Il lit ses études classiques au séminaire Saint-Charles-Borromée, à Sherbrooke, et il était reçu avocat au mois de janvier 1911.Ce fut en 1919, qu\u2019il fut appelé à plaider devant le Conseil Privé, la cause de Roméo Savi-gnac contre la Compagnie des Tramways, de Montréal.En 1923 une autre cause relativement à la succession Wilson l\u2019appelait à plaider devant le même tribunal supérieur.Enfin, ce fut en octobre, novembre et décembre 192 1, rl janvier 192*», qu\u2019il était chargé de représenter les eitoyens de Montréal, dans la fameuse enquête sur la police de Montréal, enquête qui sc termina, comme on le sait, par un rapport favorable de l\u2019hon.juge Louis Coderre, en date du 13 mars 1925.Me J.-P.Lanctôt est membre des clubs St-Denis, Canadien, des Journalistes (dont il est l\u2019aviseur légal), et du club de Golf Laval-sur-le-Lac.Le 9 janvier 1917, il épousait Mlle Laurentia Laberge, fille de Philorum La berge, et trois enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 695 Chemin Sainte-Catherine, Outremont.205 JOSEPH\tALAIN M.Joseph-Edouard Alain, l'un des pionniers du progrès industriel des Cantons de l'Est, est né à Batiscan, le 24.février 1875, du mariage de Joseph-Edouard Alain et de Célina Lacourcière.Après avoir étudié à l\u2019Académie commerciale de Québec, il débutait dans les affaires à l'âge de 1!) ans, d\u2019abord comme expéditeur, puis comme comptable.Il devenait ensuite gérant et enfin viceprésident et gérant de la Vic-toriaville Furniture Ltd.Sa carrière, grâce à son application, ne fut ainsi qu'une ascension continue vers les sommets.Il fut d\u2019abord promoteur de plusieurs des industries de Victoria-ville et il a été associé à toutes les entreprises locales, au point de vue industriel spécialement.Il considérait qu'il devait cette dépense d'initiative et d\u2019énergie à ses concitoyens.Maintenant, il n\u2019est intéressé que dans la Victoriaville Furniture Ltd., compagnie dont il achetait toutes les actions, avec M.Georges Cantin, de Victoriaville et Canac Marquis, de Québec, dans le but de la faire prospérer davantage.Il est aujourd\u2019hui vice-président et gérant-général de cette compagnie industrielle.Les problèmes municipaux de Victoriaville attirèrent son attention et sollicitèrent son dévouement.Aussi, était-il élu échevin de sa ville le 19 février 1911, poste qu'il occupa jusqu\u2019en 1914 (janvier) alors que les électeurs le choisissaient comme premier magistrat.En février 1919, il se retira de la mairie et ne se présenta pas aux élections.Il s\u2019occupe d\u2019œuvres charitables et les pauvres ne frappent jamais en vain à sa porte.Il fait partie de plusieurs sociétés, mais n\u2019y occupe pas de charges.Membre de l\u2019As ociation des Manufacturiers canadiens, il fait partie du comité exécutif fédéral, pour le département des assurances.Il est aussi le président de la section de Victoriaville de la même association, et cette section comprend les industries de Victoriaville, Warwick, Princeville, Plessis-ville, Arthabaska et Daveluyville.Pendant plusieurs années également, il fut membre de la Commission scolaire de Victoriaville.Ses récréations favorites sont la pêche et le jeu de quilles.De son mariage avec Mlle Amarilda Blouin, fille de M.Fidèle Blouin, de Québec, sont nés quatre fils et une fille.En politique: libéral.Résidence: Victoriaville, Qué.20(3 5776 L\u2019abbé Arthur-Valmore Roy Après quarante-cinq ans d\u2019apostolat et de ministère dans nos paroisses canadiennes-françaises des comtés de Saint-H yacinthe, Rouville, Richelieu et autres, M.l\u2019abbé Arthur Valinore Roy, est actuellement aussi actif que jamais, à Ste-Rosalie où il est curé depuis 1912.C\u2019est le 1 novembre 1857 que naquit M.l\u2019abbé Roy, à St-Pie-de-Bagot, du mariage d\u2019Amédée Roy, marchand, et d'Emma Rocher.Il fit ses études classiques à St-Hyacinthe et sa théologie partie à St-Hyacinthe et partie au Grand Séminaire de Montréal.C\u2019est à St-Hyacinthe qu\u2019il fut ordonné prêtre par Monseigneur Moreau, le 19 septembre 1880, il y a donc 15 ans.Il commença immédiatement sa vie d\u2019apostolat et de ministère, se dévouant pour le bien-être spirituel et matériel de ses paroissiens.Il débuta comme vicaire à Upton, de 1880 à 1882, puis il passa à St-Louis-de-Bonsecours puis à Belœil, de 1882 à 188 t.De 1881 à 1880, il fut vicaire à Marieville, et de 1880 à 1888 il fut vicaire à St-Dominique-de-Bagot.En 1888, il fut aussi vicaire à St-Pierre-de-Sorel.Ce fut en 1888 qu\u2019il fut nommé curé alors que son ordinaire lui confiait la tâche de fonder la paroisse de Ste-Sabine-d\u2019Iber-ville.Il construisit l\u2019église en 1888 puis le presbytère en 1897.De 1898 à 1903 nous le retrouvons curé à St-Nazaire-d\u2019Upton, puis à Ste-Anne-de-Sorel, de 1903 à 1907.De 1907 à 1912, il fut curé de St-Jean-Baptiste-de-Rouville, et depuis 1912, il est curé à Ste-Rosalie.En résidence à Ste-Rosalie.207 TANCREDE CHARLES GABOURY Le docteur Tancrède-Charies Gaboury est né â Saint-Jean-Baptiste de Itou ville, le 13 mars 1851, du mariage de Jean-Baptiste Gaboury et de Rosalie Malo, du même lieu.11 fréquenta d\u2019abord l\u2019école de son village, puis étudia au collège de Saint-Hyacinthe jusqu\u2019en rhétorique.Il termina son cours à l\u2019Université Saint-Joseph, d\u2019Ottawa, puis étudia la médecine au Collège des Médecins de Montréal.Il était reçu médecin le 22 mars 1873.Il pratiqua d\u2019abord â Sainte-Rose, de Laval, mais son esprit d\u2019aventure l\u2019attira dans le comté de Pontiac, où il pratiqua pendant quarante-et-un ans, parcourant d\u2019un bout à l\u2019autre cette vaste région, de Quyon à Pile Calumet, et tout le Témiscamingue, situé à 200 milles au nord, se dévouant pour tous les malades, pauvres comme riches.En 1808 il était assistant-membre du bureau de santé, lors de l\u2019épidémie de variole.Il fut pendant cinq ans maire de Bryson, chef-lieu du comté.En 1896, choisi comme candidat libéral du comté au fédéral, il fut défait par M.W.-J.Poupore; mais en 1908, il était élu â la Législature provinciale, alors qu\u2019il s\u2019intéressa à la construction du tronçon de ligne du Pacifique canadien reliant le Long-Sault â Ville-Marie, dans le Témiscamingue.C\u2019est à la demande du docteur Gaboury que le comté de Pontiac fut détaché du Témiscamingue.En reconnaissance des services que le docteur avait rendu, feu 'I'élesphore Simard, alors député obtînt du gouvernement que l\u2019un des cantons du Témiscamingue ainsi qu\u2019une des jonctions du chemin de fer, portassent désormais le nom de Gaboury.En 1877, le docteur Gaboury épousait Mlle Mary-Jane Fletcher, fille de John Fletcher, de Rigaud, de qui il eut quatre fds et une fille: Hector, mort peu de temps avant de recevoir les ordres; Emile, consul de France à Halifax; Raoul, agent d\u2019affaires â Edmonton, Alberta; Ernest, avocat, domicilié à Hull, Qué.; Berthe, (Madame Charles-Edouard Lavergne), de Montréal.Depuis 1018, le docteur Gaboury est le chef du département des licences d\u2019automobiles du gouvernement provincial pour le district de Montréal.Dans ses loisirs, il s\u2019occupe de l\u2019Hôpital Gaboury, le seul du genre en Amérique, pour le traitement du cancer.Il en est le président et l\u2019âme dirigeante.Il n\u2019est pour lui de meilleure récréation que la visite de ses anciens amis de Pontiac.En politique: libéral.Résidence: 335 Sherbrooke Est, Montréal.208 J.-ALCIDE LEFRANÇOIS Le docteur J.-Alcide Lefran-çois, l\u2019un de nos jeunes chirurgiens-dentistes d\u2019avenir, est né à Montréal, avec le siècle, soit le 25 mai 1900, du mariage de Joseph Lefrançois, quincailler, et de Lydia Galarne'au, fille de Joseph Galarneau.Après ses primaires chez les Frères de l\u2019Instruction chrétienne, ainsi (pie ses études supérieures, il termina son cours à l\u2019Université de Montréal, et le 16 avril 1923, il était admis à la pratique de sa profession.Déjà à la tête d\u2019une jolie clientèle, il fait partie du service d\u2019odonthologie de l\u2019hôpital Ste-Justine, et il est aussi dentiste au noviciat du Sacré-Cœur, à Laprairie.Secrétaire de la Caisse populaire d\u2019économie de Saint-Stanislas, il en fut le gérant pendant trois ans, soit pour les années 1922-23-24.Les œuvres de philanthropie l\u2019intéressent également et il fut membre, de 1919 à 1924, du comité régional de l\u2019Association catholique de la jeunesse canadienne-française.Il fait aussi partie de la Société Saint-Jean-Baptiste, succursale Saint-Stanislas.Il s\u2019intéresse aussi aux affaires politiques, et il est un libéral convaincu.Directeur dévoué du club libéral Saint-Denis-Dorion, section Saint Stanislas.Un des fondateurs et trésorier, depuis deux ans, de l\u2019Amicale Saint-Stanislas.Le docteur J.-Alcide Lefrançois est célibataire.Résidence: 1310 rue Gilford, Montréal.209 ERNEST SERAPHIN MATHIEU Né à Lachenaie, comté de l\u2019Assomption, le 2 décembre 1861, du mariage de Etienne Séraphin Mathieu et de Onésime Fîliatrault fille de Joseph Paul Filia-trault, notaire; Le père de M.Mathieu fit ses études classiques au Collège de l\u2019Assomption, et après avoir été maire de Lachenaie, plusieurs années, y décédât à l\u2019âge de 85 ans; Son grand-Père, le Major Etienne Mathieu, du même lieu, fut député de l\u2019Assomption.à la législature provinciale; M Mathieu fit ses etudes classques, au Collège de Montréal, chez les Sulpiciens, de 1871 â 1882, suivit les cours de droit à TUniversité Laval, et à létude de M.M.Papineau, Durand & Marin notaires à Montréal jusqu\u2019au 25 mai 1885, alors qu\u2019il fut admis à la pratique du notariat â Québec, à l\u2019âe de 28 ans.Peu de temps après, il sétabMt â St-Bruno, comté de Chambly, puis le 26 janvier 1887, il se fixait définitivement à Terrebonne, ville remarquable, car elle s\u2019honore d\u2019avoir vu naître ou grandir chez elle, quelques-uns de nos canadiens les plus distingués, entr\u2019autres: Sir Adolphe Chapleau, le notaire Gédéon Mélasippe Prévost, l\u2019honorable Edouard Masson, le Dr.Edouard Desjardins.le Rev.Désiry .Turgeon Jésuite, l\u2019honorable Rodrigue Masson, le Rev.L.M.Taillon, prêtre curé.L\u2019honorable Alphonse Desjardins, le Sénateur L.J.Forget.L\u2019honorable L.O.Taillon, L\u2019honorable Wilfrid Prévost, Sir Rodolphe Forget et autres.210 M.Mathieu, qui a toujours habité Terrebonne ensuite, aime à dire combien il fut heureux dans son choix, car il avait trouvé exactement ce qu\u2019il avait rêve, pour y passer sa vie, une ville jolie et paisible, située près de la métropole canadienne, et avec une société aimable et distinguée, qui a permis à sa famille d\u2019y vivre heureusement et agréablement.En 1888.il fut nommé secrétaire-trésorier de la Commission .Scolaire, et en 188!) il remplit les mêmes fonctions pour la municipalité, Il occupa ces fonctions, durant 20 années consécutives, à la commission scolaire et durant 12 années consécutives à la municipalité de Terrebonne.D\u2019une grande activité M.Mathieu joint à l\u2019amour du travail, un esprit de suite, d\u2019ordre et de méthode remarquable, et à cela s\u2019ajoute une ponctualité en tout, rarement prise en défaut; aussi ses succès, dans l\u2019exercice de sa profession qu\u2019il aime beaucoup, ont été considérables, et ses moments les plus heureux, il les passe a son foyer d\u2019abord, puis à son étude, où on le trouve régulièrement chaque matin, ù 8 heures.M.Mathieu, durant son terme à la chambre des notaires, comme représentant du district de Terrebonne, fut le président de la commission des finances de la chambre; il fait partie de l\u2019Association du Notariat Canadien, section de Terre-bonne, et il en fut le président à diverses reprises.Aux fins d\u2019être utile «1 ses concitoyens, il établissait en 1802.\u201cLa succursale de Terrebonne des Artisans canadiens français,\u201d dont il fut ie premier président.Puis en 1803 \u201cLe Cercle St-Louis de Terrebonne de l\u2019Alliance Nationale,\u201d dont il fut aussi le premier président, et il s\u2019intéressa aussi ù toutes les autres oeuvre» sociales, philanthropiques et charitables de sa villes.En 1890, M.Mathieu joignit à l\u2019exercice de sa profession, celle de banquier privé, et cela, jusqu\u2019il l\u2019établissement à Terrebonne de \u201cLa Banque Provinciale du Canada,\u201d dont il a toujours été l\u2019aviseur local.M.Mathieu, qui s\u2019intéresse beaucoup aux questions financières et économiques, en a fait une étude spéciale, depuis au delà de 25 ans, et cette étude l\u2019a guidé avantageusement dans la conduite de ses affaires de finances personnelles et de celles de ses clients: Il fut l\u2019un des fondateurs et directeurs Je \u201cLa Cie d\u2019éclairage électriques de Terrebonne,\u201d qui était très prospère, lorsqu\u2019elle fut achetée par la Ville, alors qu\u2019il en était le maire et cette transaction fut heureuse et pour les actionnaires et pour la ville.En 1917, il fut l\u2019un des fondateurs et le premier président de la \u201cGlobe Shoe Ltd,\u201d qui est prospère et rend de grands services à la population.M.Mathieu a toujours pris une part active aux affaires publiques, et s\u2019il a constamment repoussé l\u2019idée, d\u2019être candidat aux postes de député fédéral ou provincial, il en fut autrement pour les affaires municipales de sa ville, dont il fut échevin.en 1902.puis maire ne 190-1, poste qu\u2019il occupa durant 12 années consécutives: il fut aussi président de la commission scolaire durant plusieurs années, et occupa toutes les autres charges publiques de la ville: Aussi ses concitoyens, en reconnaissance des services qu\u2019il avait rendus, lui offrirent (en 1910) un superbe banquet.M.Mathieu, depuis plusieurs années, a réuni des notes nombreuses, concernant 1 histoire de Terrebonne, et il travaille actuellement à leur mise en ordre, pour les publier.Il fut l\u2019un des fondateurs et le président ù diverses reprises, du \u201cClub de Terrebonne.\u201d dont le but est 1\u2019amusement et l'instruction de ses membres, de même que l\u2019étude et la discussion des affaires publiques locales; au club il affectionne surtout le billard; il fait aussi partie du \u201cCanadian Club of Montreal\u201d et du Club Cartier Macdonald\u201d; , A épousé, le 22 avril 1890, Marie, fille de Edouard Leblanc, marchand, et de Elizabeth Cormier de l\u2019Epiphanie; De cette union, sont nés dix enfants, dont deux seulement sont vivants: Paul & Marie: La lecture et les voyages sont ses récréations favorites: En politique, conservateur-protectionniste convaincu : Résidence: or» Avenue St-Louis, Terrebonne.211 JOSEPH-ALBERT BARITEAU C\u2019est le 11 novembre 1883, à Montréal, que naquit le notaire Joseph-Albert Bariteau, du mariage de Joseph Bariteau, hôtelier,\tet\tde Délia Scott, fille de John Scott.Il fit son cours classique au Collège de Montréal, puis à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, et le 14 juillet 1912, il était admis à la pratique de sa profession.Il pratiqua d\u2019abord en société avec le notaire Georges-A.Bourdeau, sous\tla\traison légale Bourdeau\tet\tBariteau, mais\tdepuis\t1916,\til\tpratique\tseul.Le soin qu\u2019il\ta toujours porté à sa profession l\u2019a tenu éloigné des luttes politiques fédérales et provinciales, même municipales, et également des fonctions publiques.Il\test\tcependant\tsecrétaire-général de la\tSociété Saint- Jean-Baptiste depuis 1923, et il est gérant de la Caisse populaire d\u2019Economie de Sainte-Brigide, depuis sa fondation en 1919.Il est aussi secrétaire de l\u2019Union régionale des Caisses populaires Desjardins, à Montréal.Le billard et la marche sont les récréations favorites du notaire Bariteau.Le 13 mai 1913, il épousait Mlle Rosaria Beauchamp, fille de M.J.-Médéric Beauchamp, et de ce mariage, sept enfants sont nés, dont quatre vivants: Cécile, Jean-Paul, Jacques et Pierrette.En politique, le notaire Bariteau est libéral.Résidence: 347 rue Maisonneuve, Montréal.212 LOUIS-ARISTIDE ROUSSEAU Le notaire Louis-Aristide Rousseau est né, le 23 novembre 1869, à St-Hugues (Ba-got), baptisé, à St-Guillaume (Yamaska), du mariage de Charles-Ignace Rousseau, cultivateur, et de Félanise Marcotte.Après avoir fait ses études classiques, au Séminaire de St-Hyacinthe, et son droit, à l\u2019Université Laval, à Montréal et à Québec, il fut admis à la pratique du notariat, le 23 janvier 1891.Du 26 septembre 1894, à mai 1898, il exerça sa profession, à St-Bernard-de-Laeolle (St-Jean, P.Q.) puis à Montréal, de mai 1898 à octobre 1903; enfin, à Orms-town (Châteauguay) depuis cette dernière date.Il est le dépositaire des greffes de Mes Eugène Fontaine, Antoine-Raoul Leduc (partie 1899 à 1903 inclusivement), Jean-Joseph-Hector Lafond et Stanislas Huet.En 1892, il fit un stage, à l\u2019école militaire de St-Jean, P.Q., d\u2019où il sortit avec le grade de capitaine-commandant de la compagnie No 3, du 84ième régiment de St-Hvacinthe.Il passa ensuite au 51ième bataillon d\u2019Hemmingford, pour prendre finalement sa retraite, avec droit au grade de major, après dix ans de service.Me Louis-Aristide Rousseau est membre de la Société historique de Montréal, de l\u2019Alliance Nationale, de la société des Artisans Canadiens-français, et de la Caisse Nationale d\u2019Eco-nomie, comité de surveillance.En 1893, il s\u2019occupa de l\u2019élevage des animaux à fourrures, dans File du Prince-Edouard; puis du drainage souterrain, en 1917.Il fit à ce sujet des conférences, rédigea des articles de journaux, notamment au Progrès de Valle y field, et autres revues et publications.M.Rousseau est un fervent des retraites fermées.Il est aussi un horticulteur de mérite, et il possède et cultive lui-même un jardin où se voit, entre autres fruits rares, certaines variétés de pommes réputées les meilleures au pays.Le 3 juillet 1894, il épousait, à St-Jean-d\u2019Iberville, Mlle Fabiola Boulanger, fille de M.Gustave-de-Riveri Boulanger, cousin du général Boulanger, jadis célèbre, en France, et de Françoise Vandandaigne-dit-Gadbois.De ce mariage sont nés, M.Gérard Boulanger-Rousseau, expert mécanicien et électricien, à la maison \u201cCaron Frères,\u201d Mme Arthur Lalonde (Marguerite), épouse de l\u2019acheteur, à la même maison; Mlles Anita, Roxane et Madeleine Rousseau.Résidence: Ormstown, Co.de Châteauguay, P.Q.213 * -m ' %a PAUL-EMILE LALANNE Le docteur Paul-Emile Lalanne naquit le 17 février l8h:j, il Sherbrooke Que., du mariage de Emery Lalanne.marchand, et de Marie-Eugénie Godin fille de Joseph Godin et de Marie Garceau.Il fit ses primaires il l\u2019école Olier, de Montréal, puis il passa au collège de Longueuil, puis au séminaire de Montréal, pour son cours classique.Après avoir étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, il fut admis il la pratique de sa profession en 1900, alors qu\u2019il n\u2019était âgé que de 23 ans.Il pratiqua pendant trois années â Belœil, puis il décida d\u2019aller parfaire ses études médicales en Europe, et il suivit les cours de l\u2019Université de Paris, en 1909-1910-1911.A son retour dans son pays, il s\u2019établit à Montréal, rue Sherbrooke Est, numéro 1077, où il tient depuis, un hôpital privé traitant particulièrement de la gynécologie.Le docteur Lalanne ne s\u2019est jamais occupé de politique fédérale, provinciale ou municipale, mais, il est par contre intéressé dans plusieurs compagnies financières ou industrielles importantes de la métropole, entre autres: la Lalanne Oil and Gas Association, dont il est le trésorier; la Dominion Electric Heating, Limited, dont il est le vice-président; l\u2019International Producing and Refining Coy., et la Security Life Insurance Co.Esprit très averti et cultivé il fut toujours l\u2019ami des arts et des artistes.De même que véritable sportinan, ses récréations favorites sont l\u2019équitation, le Golf, la chasse et la pêche.Le 7 septembre 1923, il épousait â Montréal, Mlle Mildred Gallagher, fille de M.Owen Gallagher et de Annie O\u2019Brien.De ce mariage est née une fille: Pauline.Résidence: 1077 rue Sherbrooke-Est, Montréal.211 L\u2019HONORABLE CHARLES-E.LALANNE C\u2019est l\u2019un de nos Canadiens qui nous font le plus d\u2019honneur à New-York où il est établi depuis nombre d\u2019années.Frère aîné du docteur Paul-Emile Lalanne, de Montréal, M.Charles-Edouard Lalanne naquit le 14 juillet 18H1, du mariage de Emery Lalanne, marchand ù Sherbrooke, Qué., et de Marie-Eugénie Godin, tille de Joseph Godin et de Marie Gareeau.Il étudia il l\u2019cole Olier, ù Montréal, au collège de Longueuil, au collège de Montréal et au New York Law School.Le il juin 1913, il recevait le diplôme de licencié en droit de cette dernière institution.Après avoir pratiqué quelques années ù New-York, le 10 février 1918, ses mérites ayant été signalés au maire John-F.Hylan, de la métropole américaine, ce dernier le nommait Conseiller légal ndjoi nt (Assistant Corporation Counsel).Il s\u2019acquitta de ces fonctions avec grande distinction, et le 19 janvier 1920, il était admis d\u2019emblée au barreau de la Cour Suprême, ù Washington, la plus haute cour américaine.D\u2019un accueil bienveillant et toujours prêt à obliger, il est l\u2019un des principaux membres du Club démocratique français, de New-York, dont il fut trois ans le président; avocat-conseil de la Société Saint-Jean-Baptiste, de NewYork; président d\u2019honneur de la Ligue Saint-Joseph; fondateur de la succursale new-yorkaise de la Société des Artisans cana-diens-français, et membre du conseil de fabrique de l\u2019église Saint-Jean-Baptiste.Il appartient aussi ù plusieurs autres sociétés et clubs américains.Marié ù Mlle Marie-A.Rémillard, de Montréal, il a de charmants enfants qui font la joie de son foyer, dont une tille Mlle Florida, et deux Ills: Charles-Edouard et Richard.Résidence: New-York, Etats-Unis.215 L\u2019ABBE J.-N.DUPUIS M.l\u2019abbé Joseph-N.Dupuis, curé de St-Eusèbe-de-Verceil, est né à Montréal, le l(ï décembre 1871, fils de Nazaire Dupuis, fondateur de la Maison Dupuis et Frères, et d\u2019Al-plionsine St-Onge; fit ses études classiques au Collège de Montréal et sa théologie au Grand Séminaire, sous la direction des Messieurs de St-Sulpice.Ordonné prêtre, dans l\u2019église du Sacré-Cœur, le 30 août 1896, par Sa Grandeur Monseigneur Fabre; étudiant au Collège Canadien à Rome (1896-1899) d\u2019où il revient docteur en théologie de la Propagande (1898) et docteur en droit canonique de l\u2019Apollinaire (1899); étudiant à l\u2019Institut Catholique de Paris et à la Sorbonne (1899-1900); vicaire à St-Jacques de Montréal (1900-1902) et à St-I,ouis-de-France (1902-1904); durant neuf ans aumônier des Religieuses du Sacré-Cœur au Sault-au-Récollet et en même temps chapelain de l\u2019Oeuvre de la Crèche, chez les SS.de la Miséricorde.Durant huit ans remplit la charge de visiteur des écoles catholiques de Montréal.Nommé curé de St-Eusèbe-de-Ver-ceil en octobre 1920; a bâti l\u2019église de St-Eusèbe, l\u2019une des plus vastes et des plus belles de Montréal, inaugurée en octobre 1923.En 1924, directeur du Pèlerinage Canadien au Congrès Eucharistique d\u2019Amsterdam, à Rome, à Londres et à Lisieuse.En 1925, a procuré à sa paroisse l\u2019avantage d\u2019entendre l\u2019un des plus célèbres orateurs de France, M.le Chanoine Stéphen Coubé qui a prêché la station quadragésimale à Saint-Eusèbe-de-Verceil, avec un immense succès.M.l\u2019abbé Dupuis a prononcé des sermons de circonstance dans la plupart des églises de Montréal à l\u2019occasion de solennités et de grands anniversaires.Auteur de plusieurs conférences: \u201cL\u2019Italie artistique,\u201d \u201cParis religieux et littéraire,\u201d \u201cSouvenirs de voyage,\u201d \u201cAmis et Ennemis,\u201d \u201cSte-Cécile,\u201d \u201cA travers nos classes, etc.,\u201d appartient à l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, aux Forestiers Catholiques, aux Artisans Canadiens-Français; est le président d\u2019honneur de l\u2019Association des Chanteurs de Montréal.Résidence: 641 rue Fullum, Montréal.216 L\u2019abbé S.COUBE M.le Chanoine Stéphen Coubé, né le 28 octobre 1857, est un des orateurs les plus célèbres de France.Il est peu de grandes églises de son pays où sa voix vibrante et bien timbrée n\u2019ait retenti en des circonstances solennelles.Il s\u2019est notamment fait entendre devant les plus brillants auditoires dans les cathédrales de Paris, Reims, Chartres, Amiens, Beauvais, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rouen, etc.Il a été souvent l\u2019orateur acclamé des Congrès Eucharistiques et des pélérinages nationaux de Lourdes, Paray-le-Monial, Montmartre, le Mont-Saint-Michel, Sainte-Anne d\u2019Auvray.En 1901, il a prononcé à Lourdes, en plein air, devant un auditoire d hommes officiel lenient estimé à 190,000, le plus nombreux qu\u2019on ait vu en France depuis Saint-Bernard au XIle siècle, un discours resté fameux et qui souleva des tempêtes d\u2019applaudissements.C\u2019est à l\u2019occasion de trois de ses panégyriques de Jeanne d\u2019Arc qu\u2019il a été créé chanoine d\u2019Orléans, de Cambrai et de Nice.Venu au Canada en 1921.il v reçut l\u2019accueil le plus sympathique.Aussi a-t-il accepté avec empressement l\u2019invitation qui lui a été faite d\u2019y revenir en 1925, et le magnifique auditoire qui s\u2019est pressé autour de lui en l\u2019église Saint-Eusèbe et à la salle Saint-Sulpice lui a prouvé combien les Canadiens apprécient sa parole.Il a la plus haute estime et une vive affection pour notre pays dont il admire la race forte et chrétienne et qu\u2019il considère comme le plus pur et le plus glorieux joyau de la France.M.le chanoine Stephen Coubé a écrit bon nombre de volumes bien connus au Canada.Il est le directeur de deux intéressantes revues \u201cI.\u2019Idéal\u201d et \u201cLes Objections.\u201d Nous ne saurions trop dire notre reconnaissance à M.l\u2019abbé J.-N.Dupuis, curé de Saint-Eusèbe de Verceil, qui au cours du carême de 1925, a procuré à ses paroissiens et à l\u2019élite intellectuelle de Montréal, l\u2019immense avantage d\u2019entendre, l\u2019une des voix les plus autorisées et les plus éloquentes du monde catholique.217 JOS.ADELARD LAMY M.Jos.-Adélard Lamy, le fondateur de la chaîne des magasins Lamy, est né le 7 décembre 1885, à Fall-River, Mass., du mariage de Ferdinand Lamy, courtier en assurance-vie, et de Emma Saint-Louis, fille de Benjamin Saint-Louis.Il perdit sa mère, alors qu'il était en bas-âge, aux Etats-Unis, et à partir de l'âge de deux ans, il fut élevé à Saint-Sévère, près Yamacbiche, comté de Saint-Maurice, chez ses grands-parents paternels.Il reçut sa première instruction à l'école du village, jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, puis il alla parfaire ses études au Séminaire des Trois-Rivières, jusqu\u2019en 1900.Ce fut alors qu\u2019âgé de 16 ans, il vînt travailler à Montréal, en qualité de commis chez P.Lamy et Frères, la plus ancienne maison de commerce portant le nom de Lamy.Il y demeura jusqu\u2019en 1906, alors qu\u2019il s\u2019établissait à son propre compte, ouvrant un premier comptoir à la Pointe-Saint-Charles, à l\u2019angle des rues Centre et Ropery, avec le très modeste capital de $200.Jusqu\u2019en 1918, M.Adélard Lamy y fit le commerce de nouveautés, recrutant sa clientèle à la Pointe-Saint-Charles et les quartiers environnants.En 1918, il donna une extension considérable au commerce de prélarts, et il fut forcé de songer à ouvrir des succursales afin de répondre aux demandes de partout.Il obtint des lettres patentes pour fonder la Compagnie J.-A.Lamy, à responsabilité limitée, au capital de $99,000.Il est le président de cette compagnie qui existe depuis 1922.L\u2019organisation comprend actuellement sept succursales en plus du magasin principal, et deux autres succursales à Toronto et Québec, furent vendues peu de temps après leur ouverture.Les différentes succursales de la maison J.-A.Lamy, Limitée, dont M.J.-A.Lamy est le seul propriétaire, président et gérant-général, sont dispersées dans les différents quartiers de Montréal, et s\u2019approvisionnent de prélarts, selon le besoin, à l\u2019entrepôt central de la rue Centre.Leur création accommode tout le grand public consommateur de Montréal.M.J.-A.Lamy est membre du Club du Lac Noir, dans le Haut Saint-Maurice, aussi du Club La val-su r-le-Lac, et sa récréation favorite est la chasse et la pêche.Le 15 mai 1911, M.Lamy épousait en premières noces Mlle Julia Michaud, fille de Rémi Michaud, décédée, et le 17 avril 1917, il épousait en secondes noces, Mlle Marie-Antoinette Crépeault, fille du notaire Odilon Crépeault.Huit enfants sont nés de ces deux mariages.En politique: nationaliste-indépendant.Résidence: 533 rue Centre, Montréal.218 JOSEPH-WILBROD MOREAU Né à Montréal, le 1 1 janvier 1869, du mariage de Jos.Moreau, commerçant et de Fé-lonise Bleau, fille de Toussaint Bleau, bouclier.Après avoir étudié au Montreal Business College de Davis et Buies, il fut diplômé à 1-1 ans.F,n 1896, il fondait, sans capital, un commerce à Montréal, et ses affaires n\u2019ont fait que prospérer.Mais, il avait débuté dans les affaires en 1883, en qualité de comptable-assistant chez Bour-goin et Duchesneau.En 1893, lors de la dissolution de cette compagnie il fut nommé gérant et acheteur de la maison Lid-dell-Lespérance et Cie.Il occupa ce poste jusqu\u2019en 1906, tout en surveillant les affaires de son magasin de détail qu\u2019il avait fondé en 1896.Il s\u2019est occupé des luttes fédérales et provinciales dans l\u2019intérêt du parti conservateur.A plusieurs reprises, il refusa des candidatures fédérales, provinciales ou municipales.En 1908, il se présentait à l\u2019échevinage dans le quartier Hoehelaga, et il ne fut défait par l\u2019échevin Bumbrav que par une très faible majorité.Depuis 1910, il occupe la fonction de marguillier de la paroisse de la Nativité d\u2019Ho-chelaga.Il est membre du comité de crédit de la Caisse populaire d\u2019Hochelaga.Président, de 1922 à 1925, de la section des nouveautés des Marchands détaillants du Canada, il était élu en mai dernier, président du bureau de Montréal de la même association.Il est aussi ancien président du Club de Billard d\u2019Hochelaga, et il a été secrétaire-trésorier du club de Base-Bail de la même localité.Il est fondateur et secrétaire-trésorier de la première fanfare de Maisonneuve, en 1885, et il fait partie des Chevaliers de Colomb.Patriote militant, il épousait le 23 mai 1892, Mlle Evelina Collin, fille de Amable Collin, épicier, et 19 enfants sont nés de ce mariage, dont I I sont vivants.En politique: conservateur.Résidence: 1763 rue Ste-Catherine Est, Montréal.219 ANTONIO AMABLE CLERMONT Le notaire Antonio-Amable Clermont est né le 1er septembre 1892, à Saint-Vincent-de-Paul, comté Laval, du mariage de Félix Clermont, employé civil, et de Joséphine Chartrand, lilie de Gilbert Chartrand.Après avoir étudié au collège Laval, à S lint-Vincent-de-I\u2019aul, il fit son cours classique au Séminaire de Sainte-Thérèse.Il étudia la loi à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, et il fut admis à la pratique du notariat, le 29 juillet 1918.Tout entier jï la pratique de sa profession, il n\u2019a pas pris part aux luttes politiques fédérales, provinciales ou municipales.Il est le fondateur du Club Social de Saint-Vincent-de-Paul Incorporé, dont il est le président.Le 4 juin 1919, il épousait mademoiselle Albertine Duplessis, nièce et fille adoptive de M.Elzéar Lamontagne, de Montréal.Quatre enfants sont nés de ce mariage: Louis-Elzéar, Jacqueline, Robert et Henri.Résidence : Saint-Vincent-de-Paul.220 EUCLIDE MALO Le docteur Euclide Malo, chirurgien-dentiste, est né le 18 octobre 1891, à Saint-Isidore, comté de Laprairie.du mariage de Honoré Malo, cultivateur, et de Alexandrine Lemire.Après avoir fait ses études à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, à Montréal, puis à l\u2019Université de Montréal, il débuta en 1918 et fut chef de clinique dentaire de 1919 à 1922.En 1919, il ouvrait également un bureau à Montréal, rue St-Denis, près de la rue Ontario, bureau .qu\u2019il occupe encore.En 1924, l\u2019Université de Montréal le nommait professeur de clinique dentaire.Le docteur Malo est le dentiste des religieuses de la Congrégation Notre-Dame.Membre du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb, il fait partie de l\u2019Association des anciens de la faculté de clinique dentaire de l\u2019Université de Montréal, et il est le vice-président de l\u2019Association des anciens de l\u2019Ecole Normale J acques-Cartier.Il est intéressé dans la compagnie Quebec Rand Ltée et Montreal Finance Corporation I.td.Sportsman convaincu, le docteur Malo a pour récréation favorites l\u2019auto, le tennis, le golf et la gymnastique, d\u2019une manière générale.Il est membre actif du club de golf de Saint-Jean, Qué.Le 16 mai 1921, il épousait Mademoiselle Adrienne Laurion, fille de M.Aldéric Laurion, et trois enfants sont nés de ce mariage.En politique, le docteur Malo est conservateur.Résidence: 559b rue Berri, Montréal.221 JACQUES MARCHAND M.Jacques Marchand, courtier en assurances, naquit à Niçolet, Que., le 5 décembre 1885, du mariage de Médéric Marchand, mesureur de bois (culler) et de Delvina Desmarais, fille de Damase Desmarais.Après avoir étudié chez les Frères des Ecoles chrétiennes, à Nicolct, il débutait dans les affaires, en juillet 1889.en qualité de comptable chez Caron et Fils, entrepreneurs de Nicolet, position qu\u2019il occupa durant deux ans.Il fut ensuite un an à l\u2019emploi de MM.Beaudry et Blouin, marchands des Trois-Rivières, puis il entra à la Banque provinciale en 1902 alors qu\u2019il en sortait en 1909 pour organiser la Strathcona Fire Insurance Coy., dont il fut le secrétaire-trésorier jusqu\u2019en 1922.Et comme il était devenu expert dans les choses de l\u2019assurance, il fut choisi comme surintendant du département français de la Northern Assurance Co., de 1922 à 1924.Enfin, depuis le mois de mars 1924, il occupe le poste très important de gérant pour toute la Province de Québec, de la Halifax Fire Insurance Co., la plus ancienne compagnie d\u2019assurance canadienne, fondée en 1809.Tout entier à ses fonctions et entreprises, M.Marchand n\u2019a pas trouvé le temps de s\u2019occuper des luttes politiques ou municipales, et il a même dû limiter ses récréations seulement à la chasse et la pêche dans les Laurentides, chaque automne.Il fait cependant partie du Conseil Santa Maria des Chevaliers de Colomb.De 1910 à 1922, il s\u2019intéressa à la culture du blé et à l\u2019élevage dans l\u2019ouest canadien, ainsi qu\u2019à la culture des fruits en Floride, en qualité de secrétaire et directeur du Quebec and Western Canada Land Syndicate.Le 12 juin 1909, il épousait Mlle Jeanne Comtois, fille de feu Urbain Comtois, de Pierreville, Qué.De ce mariage sept filles sont nées: Monique, Jacqueline, Paule, Françoise, Suzanne, Louise et Lise.En politique, M.Marchand n\u2019adhère à aucun parti politique si ce n\u2019est qu\u2019il est protectionniste.Résidence : 53, Oak Avenue, St-Lambert, P.Q.222 P| j | MONSEIGNEUR OLIVIER ELZEAR MATHIEU Monseigneur Olivier-Elzéar Mathieu, D.D., C.M.G., naquit le 21 décembre 1853 à St-Roch de Québec, du mariage de Joseph Mathieu avec Marguerite Latouche.Il fit ses études au Séminaire de ville natale.Pendant qu\u2019il était séminariste, il fut successivement professeur de cinquième et assistant-procureur au Petit Séminaire.Ayant obtenu le doctorat en théologie de l\u2019Université Laval, il fut ordonné prêtre le 2 juin 1878, dans la Basilique de Québec, par Son Eminence le Cardinal Taschereau, et nommé professeur de philosophie à la même université (1878-1882).Il alla ensuite étudier une année à Rome et revint en 1883 avec les titres de docteur en philosophie et de docteur de l'Académie de St-Thomas d'Aquin.A son retour il reprit la chaire de\t\u2018 e à l\u2019Université et ne cessa plus jusqu\u2019à nos jours d\u2019enseigner cette science fondamentale (1883-1911).En 188(i, le professeur de philosophie fut nommé préfet des études et en 1888 directeur des élèves, poste qu'il occupa pendant onze années.En 1899 la confiance des membres du Conseil du Séminaire de Québec le nommait recteur de l'Université Laval.Pendant neuf années consécutives, Monseigneur Mathieu fut à la tête de la grande institution nationale canadienne-française et apporta, dans l\u2019exercice de ces hautes fonctions, toutes les qualités qui de l\u2019humble professeur de cinquième l\u2019ont fait monter jusqu'à l'épiscopat.Jamais il n'eut d\u2019autre ambition que celle de faire du bien aux âmes.En 1902, lors des fêtes du cinquantenaire de la fondation de l\u2019Université Laval, Léon XIII nomma M.l\u2019abbé Mathieu protonotaire apostolique ad instar.Edouard VII avait, lui aussi, tenu à reconnaître ses éminents services.Lors de la visite du duc et de la duchesse d'York, le roi et la reine actuels d'Angleterre, à l\u2019occasion du troisième centenaire de Québec, le nouvel évêque fut créé Compagnons de l'ordre de St-Michel et de St-Georges.Il fit les honneurs de l\u2019Université et de la villa du Séminaire aux hôtes royaux.Pendant le trajet en automobile au Petit-Cap, passant devant la maison d\u2019une de ses sœurs, il la présenta à celui qui est aujourd\u2019hui Georges V.Celui-ci voulut bien descendre de l'auto pour saluer cette dame et sa famille et lui adresser d'aimables paroles.Monseigneur Mathieu est aussi Chevalier de la Légion d'Honneur et Officier de l\u2019Instruction Publique.En 1889 il reçut le titre de maître-ès Arts de l'Université Laval.Le 21 juillet 1911, il recevait ses bulles d\u2019évêque de Régina.l.e 5 novembre suivant, il était sacré à Québec par Monseigneur Bégin, et, le 23 du même mois, il était intronisé dans sa ville épiscopale.Quatre ans plus tard, le 9 décembre 1915, il devenait, par la grâce du Saint-Siège, archevêque de Régina.223 9903 WILFRID CLERMONT Parmi nos canadiens qui se sont distingués dans le commerce de la fourrure, il importe de signaler M.Wilfrid Clermont, président de la compagnie Wilfrid Clermont Ltée.M.Wilfrid Clermont naquit le 6 février 1868, à St-Martin, comté de Laval, du mariage de Louis Clermont, guide de radeaux de bois, et de Zénaide Prévost, fille de ,Jos.Prévost.Après quelques années passées au collège de Montréal, il dut abandonner ses études et ses aspirations, pour prendre charge et soutenir une nombreuse famille, à la mort de son père, avant à faire des travaux pénibles (terrassements de chemin de fer, culture, etc.) et cela, à un âge bien tendre.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir rempli ce juste devoir, qu\u2019il put se lancer dans le commerce de fourrures, au service de l\u2019ancienne et renommée maison de Thibault et Lanthier.Son commerce de fourrures actuel, fut fondé en 1896, sans autre capital qu\u2019une énergie indomptable, aidé d\u2019un esprit de travail incessant, et mû par cette belle devise, Labor omnia vincit.A l\u2019exemple de tous nos compatriotes qui ont contribué à relever notre prestige national, ce fut par des débuts difficiles et grâce à une honorabilité sans tache, que M.Clermont établit chez nous une industrie sérieuse, faisant honneur au commerce canadien et répandant le prestige du Canada-français par tout le Dominion.Par simple humilité, il ne fait partie d\u2019aucun club ou société, mais emploie tous ses moments de loisirs dans l\u2019étude des questions sociales et économiques, dont il sait faire profiter les nombreux employés qu\u2019il a à sôn service.Les institutions de charité trouvent en lui un digne bienfaiteur.Le 17 août 1889, M.Clermont épousait Mlle Azelma, fille de Cyrille Peltier.De cette union, sont nés onze enfants.C\u2019est là du patriotisme bien compris.Résidence: 1612 rue Saint-Denis, Montréal.221 ALPHONSE PICHET C\u2019est à Ste-Kamille, Ile d\u2019Orléans, le 18 juin 1885, que naquit M.Alphonse Pichet, marchand, du mariage de Napoléon Pichet, cultivateur, et de Lumina Vaillancourt, fille de Xavier Vaillancourt.Après ses primaires à la petite école modèle de son village jusqu\u2019à l\u2019âge de 13 ans, il continua deux ans ses études à l\u2019Académie commerciale de Québec.En 1900, il n\u2019avait que 15 ans lorsqu\u2019il commença à travailler dans les fourrures, bien de Québec lui eussent trouvé des dispositions pour l\u2019architecture.Après cinq années de travail sérieux, il occupait une position enviable de coupeur en fourrures dans une maison importante de Montréal, mais, non satisfait de son lot, il étudia la coupe pour vêtements de femmes et d'hommes.Au bout de cinq autres années il allait se perfectionner à New-York, sous la direction des meilleurs professeurs de coupe et draperie.Ce fut alors qu\u2019il rencontra M.Wilfrid Clermont qui lui proposa de former une compagnie dont il devînt le vice-président et chef d\u2019atelier.Mais, ayant en lui le goût de l\u2019étude et du perfectionnement, il n\u2019a jamais manqué, depuis quinze ans, d\u2019aller chaque année à New-York, étudier les nouvelles méthodes de coupe, auprès de ses professeurs.11 ne s\u2019est pas occupé de politique fédérale, provinciale ou mu ieipale.II est vice-président de la Compagnie Wilfrid Clermont, Limitée.Il est membre de la Chambre de Commerce.Ses récréations favorites sont la lecture et les voyages.Le 1er septembre 1911, il épousait Mademoiselle Berthe Seers, fille de Madame Veuve A.Seers.En politique: indépendant.Résidence: 112 rue Abbott, Westmount.que son père et un architecte 225 MONSEIGNEUR CAMILLE ROY Monseigneur Camille Roy, que le pape décorait du titre de protonotaire apostolique, en septembre dernier, est né le 22 octobre 1870, à Bertliier (en bas), comté de Montmagny, du mariage de Benjamin Roy, cultivateur, et de Desanges Gosselin, fille de Pierre Gosselin.Après son cours classique au Séminaire de Québec, il étudia la théologie à l\u2019Institut catholique de Paris et en Sorbonne où il fut licencié ès-lettres.Il est docteur en philosophie de l\u2019Université Laval.Ordonné prêtre le 10 mai, 1891, il avait été professeur de philosophie à l\u2019Université Laval en 1892-1893.Il fut professeur de rhétorique au Séminaire de Québec, de 1891 à 1898, puis de 1901 h 1918.De 1918 à 1923, il fut préfet des études à la même institution, puis en 1923-24 il était directeur spirituel.Depuis 1897, il est professeur de littérature française à l\u2019Université Laval, et il en est le recteur depuis 1924.Depuis cette même année, il est aussi supérieur du Séminaire de Québec.Il a donc pris une part des plus actives à la direction de ces deux institutions enseignantes, si importantes et si florissantes.Il s\u2019est occupé d\u2019études-critiques et d\u2019histoire de la littérature canadienne, et en sa qualité d\u2019écrivain, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels il convient de citer: \u201cNos origines littéraires\u201d; \u201cEssais sur la littérature canadienne\u201d; \u201cNouveaux essais\u201d; \u201cErables en fleurs\u201d; \u201cA l\u2019ombre des érables\u201d; \u201cLa critique littéraire au XIXme siècle\u201d; \u201cManuel d\u2019histoire de la littérature canadienne-française\u201d; \u201cMonseigneur de Laval\u201d; \u201cL\u2019Université Laval et les fêtes du cinquantenaire\u201d; \u201cPropos canadiens\u201d; \u201cLe troisième centenaire de Québec\u201d ; etc.Il collabora aussi nombre de revues.Prédicateur du carême, h Notre-Dame de Montréal, en 1915, il a à son actif une œuvre oratoire considérable.Il fut membre fondateur de la Société du parler français, en 1902.société dont il fut le président de 1900\t1908.Il fut aussi le directeur de la revue de l\u2019Université Laval: \u201cLe Canada-Français\u201d, de 1918 à 1924.Depuis 1904, il est membre de la Société Royale du Canada, et il est aussi membre de la Société Nationale Académique de Cherbourg.Chevalier de la Légion d\u2019Honneur de France, en 1925.En 1924, il décrochait le Prix David, avec son volume \u201cA l\u2019ombre des érables.\u201d Et l\u2019Académie Française couronnait en 1925 l\u2019ensemble de ses œuvres en lui attribuant une médaille d\u2019or destinée à couronner l\u2019une des meilleures œuvres de littérature française écrites à l\u2019étranger.Résidence: Séminaire de Québec.226 L\u2019ABBE LOUIS N.J.de GONZAGUE Si ce missionnaire, aussi humble que dévoué, est depuis trente ans le desservant de la tribu des Abénakis, de Odanak, près Pier-reville, c\u2019est pour répondre au désir de son évêque, soucieux de conserver ce débris d\u2019une vaillante nation indienne, qui rendit d'immenses services au début de la colonie et pour préserver cette noble tribu, des erreurs du protestantisme, implanté chez elle par un des leurs, en 1830.Métis-Abénakis lui-même par son père dont l\u2019origine est anglaise par les Gill, et française par les ancêtres, puis canadienne par sa mère, l\u2019abbé Louis-Napoléon-Joseph de Gonzague, naquit le 6 octobre 18Gt, à Odanak même, du mariage de Louis de Gonzague, industriel, et de Théotiste Courchesne, fille de Edouard Courchesne, de Pierreville.Après de sérieuses études au séminaire de Nicolet, il fut ordonné prêtre le 31 août 1891, par Sa Grandeur Monseigneur Elphège Gravel, 1er évêque de Nicolet.Il débuta dans le ministère en qualité de vicaire à St-Zéphirin de Courval d\u2019abord, puis de 1892 à 1893, à St-Pierre-les-Becquets et de 1894 à 1895, à St-David de Yamaska.Ce fut le 12 octobre 1895, que l\u2019ordinaire du diocèse, croyant avec raison que les descendants des courageux et fidèles Abénakis d\u2019Odanak, méritaient d\u2019avoir un des leurs comme père spirituel, nommait M.l'abbé de Gonzague curé-missionnaire de cette intéressante et historique paroisse du district de Yamaska.Le choix était certes heureux, puisque l\u2019accord le plus parfait ne cessa jamais de régner entre ce pasteur et ses ouailles, au cours d'un stage aussi prolongé.Il y a eu, en effet, trente ans le 12 octobre dernier, que M.l\u2019abbé de Gonzague est missionnaire au même endroit.Les citoyens d\u2019Odanak n\u2019ont pas laissé passer une telle date inaperçue et ils ont affirmé hautement à leur pasteur, toute la considération et l\u2019amour qu\u2019ils ont pour lui.Ils ont manifesté leur reconnaissance à celui des leurs, qui s\u2019était toujours dévoué à leur intérêt.Odanak, tiré de l\u2019abénakis, veux dire: \u201cChez Nous.\u201d \u201cAu campement.\u201d C\u2019est un joli petit village situé sur les bords de la rivière St-François, comptant une population approximative de 350 âmes.Lorsque M.de Gonzague en prit la cure, le protestantisme y avait été implanté depuis très longtemps, par un nommé Pierre Masta, d\u2019origine Italienne, mais qui était à vrai dire, le plus indien et le plus sauvage des Abénakis.A cette époque (1895) il y avait à Odanak, une trentaine de familles protestantes.Grâce au zèle inlassable du bon père de Gonzague, une vingtaine d\u2019entre elles, se sont converties au catholicisme, ce qui fait qu\u2019au-jourd\u2019hui, Odanak compt environ trois cents catholiques et seulement une vingtaine de protestants.227 PERCY VILLENEUVE M.Percy Villeneuve, voyageur de commerce, est né le 13 juillet 1881, à Curran, Ontario, du mariage de Jean Ville-neuve, entrepreneur - peintre, et de Margaret O\u2019Boyle, fille de John O\u2019Boyle.Après ses primaires aux écoles bilingues ontariennes, il vînt compléter ses études à l\u2019Académie du Plateau, à Montréal.Puis en 1913-1914, il orienta ses études professionnelles, à la Sheldon School, de Chicago, E.-U.Dès l\u2019âge de 14 ans, cependant, il avait gagné sa vie comme commis de nouveautés.Ce ne fut qu\u2019en 1914 qu\u2019il fit ses débuts comme voyageur de commerce.Il est aujourd\u2019hui, et depuis 1916, actionnaire de la Autographic Register Systems, Limited, et directeur de la même compagnie depuis 1922.Cette compagnie a son siège social à Montréal.Il est membre de l\u2019Association Catholique des Voyageurs de Commerce du Canada, et se dévoue pour les œuvres d\u2019apostolat laïque.En 1924, il était président du Cercle de Montréal, et en 1925, il était président du cercle de la même association à Outremont.Il est membre actif de la Dominion Commercial Travellers Association.Bibliophile d\u2019expérience il occupe ses loisirs à enrichir sa collection de livres rares et beaux; à part les études en rapport avec sa profession, il ne connaît pas d\u2019autres récréations.Le 11 juin 1907, il épousait Mademoiselle Annie Fortier, fille de feu le notaire Antoine Fortier, de Ste-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, et trois enfants sont nés de ce mariage.Il est le promoteur d\u2019une chaire de ventes à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal, lacune que la direction est en train de combler.Résidence: 2561 rue Esplanade, Montréal.228 JOSEPH-ADRIEN TROTT1ER M.Joseph-Adrien Trottier, est né le 28 juillet 1886, à Grondines, comté de Portneuf, du mariage de Isaïe Trottier, mécanicien, et de Célina Gou-dreau, fille de Georges Gou-dreau.Après avoir étudié au collège de Ste-Anne-de-la-Po-catière, il débuta dans les affaires en 1904, en qualité de comptable chez M.P.-E.Beaudoin, marchand de Tliet-ford Mines.En 1906, il entrait à la banque de Québec, puis en 1910, il devenait gérant à Thetford-Mines.En 1911, il était promu gérant à la succursale de Montmagny.Enfin, en 1911, en décembre, ses supérieurs l\u2019appelaient au bureau-chef, à Québec.Il quittait la banque en 1912 pour prendre charge de la comptabilité de la Jacobs Asbestos Coy., à Thetford-Mines, poste qu\u2019il occupa pendant deux ans.Ce fut le 15 mai, 1914, qu\u2019il ouvrit le bureau de la banque Nationale à Thetford-Mines, avec le titre et les fonctions de gérant.Il occupe encore ce poste actuellment.Le souci de sa responsabilité et les soins de sa profession ne lui ont pas permis de s\u2019intéresser aux questions politiques fédérales, provinciales ou municipales.Le succès de sa banque seulement l\u2019intéresse.Il est Chevalier de Colomb et l\u2019un des fondateurs du conseil de Thetford-Mines, dont il fut deux ans secrétaire-archiviste.Grand amateur de balle au camp (base-Ball), il fut président un an et il est vice-président depuis deux ans du club local; il est aussi secrétaire du club de course de Thetford.Enfin, il est directeur financier de la Ligue anti-tuberculeuse et de puériculture de Thetford-Mines depuis deux ans.Il a donc à son actif un stage de six ans à la banque de Québec et de onze ans à la banque d\u2019Hochelaga aujourd\u2019hui la Banque Canadienne-Na-tionale, et il contrôle les affaires à Thetford-Mines.Le 3 septembre 1912, il épousait Mlle Albertine Poitras, fille de Elzéar Poitras.Six enfants sont nés de ce mariage, dont cinq survivent.En politique: libéral.Résidence: Thetford-Mines.y* 'fJt 229 CHARLES E.A.HOUDE M.Charles - Edouard - Albert Houde est né à Maskinongé, diocèse des Trois-Rivières, et il est le fils de feu le notaire Louis-Adolphe Houde et de feu Marie-Olivine Héroux.Ses dispositions pour la musique ne l\u2019empêchèrent pas de pousser à fond de sérieuses études.Son père lui donna ses premières leçons de solfège, puis il travailla le piano d\u2019abord avec Madame Béliveau, organiste à l\u2019église St-Pierre, de Montréal.11 continua ensuite avec le professeur Fowler et le regretté Dominique Ducharme.Il étudia l\u2019orgue avec feu Jean-Baptiste Labelle, organiste à Notre-Dame, puis avec M.R.-O.Pelletier, organiste à la Basilique de Montréal.Feu Guillaume Couture, maître de chapelle à la même basilique, fut son maître de fugue et de contrepoint.M.Houde compléta sa formation musicale par l\u2019étude de différents instruments de fanfare et d\u2019orchestre.Partisan de l\u2019école moderne de musique, il a été élu à l\u2019unanimité président du Conservatoire Royal de musique, pour 1925-1926, à la dernière réunion du bureau de direction.A dix ans, il faisait partie de la fanfare des élèves de l\u2019école des Frères de Sainte-Brigide, et à seize ans, il faisait partie de l\u2019Harmonie de Montréal, dirigée par M.Edmond Hardy.Il avait également seize ans lorsqu\u2019il fut nommé organiste de l\u2019Hôtel-Dieu.Sept ans plus tard, il était organiste au Saint-Nom-de-Jésus, puis il passa aux orgues du Saint-Enfant-Jésus et il est maintenant organiste à Saint-Jean-de-la-Croix.M.Houde est professeur de musique au collège Saint-Laurent depuis vingt-quatre ans, et l\u2019excellence de son enseignement et de sa pédagogie lui a toujours valu un grand nombre d\u2019élèves qui obtiennent leurs brevets d\u2019enseignement au Conservatoire Royal de musique.Corniste et cornettiste de valeur, M.Houde est fondateur de l\u2019orchestre qui porte son nom, composé uniquement des membres de sa famille.Il est l\u2019auteur d\u2019un guide de l\u2019organiste, d'un petit traité d'accompagnement, d\u2019un Pot-Pourri sur des airs canadiens, d\u2019une Rêverie sur un thème varié, etc.M.Houde s\u2019est marié trois fois: d\u2019abord avec Mlle Eugénie Pellerin, sœur des révérendes Sœurs Antoine-de-Padoue, supérieure du couvent de St-Vincent-de-Paul, et de Sœur Vitaline, supérieure à l\u2019Hospice Gamelin, ainsi que du docteur J.-M.Pellerin, député à la Législature provinciale; de ce mariage, une fille est née, Mlle divine Houde.En secondes noces, il épousa Mlle Azilda Géünas, institutrice, sœur de M.le curé Raphaël Gélinas, de St-Sévérin-de-Proulxville.Sept fils et deux filles naquirent de ce mariage: Frédéric, Rosaire, Charles-Armand, Cécilien, Paul, Raphaëlla et Azilda.Selon que nous l\u2019avons dit, tous les enfants de M.Houde sont des musiciens de valeur.Enfin, en troisièmes noces, i! épousa Madame Maria Frénette, tante du Rév.Père Paradis, de la Communauté des Oblats.M.Lloude est un modeste qui exerce sa profession depuis nombre d\u2019années au No 556 de la rue Saint-André, à Montréal.230 EDMOND HARDY La vie de ce musicien si estimé et toujours sur la brèche constitue une page intéressante de l'his-toire de la musique à Montréal, depuis plus de 50 ans.M.Edmond Hardy naquit à Montréal le 23 novembre 1854, du mariage de Guillaume Hardy, musicien, et de Célina Jetté.Après un cours commercial à l\u2019école des Frères de la rue Récollet d'où il sortait en 1867, il débutait l\u2019année suivante en qualité d\u2019apprenti-imprimeur au Pays et à l\u2019imprimerie tenue par le regretté Adolphe Ouimet, éditeur du Franc-Parleur.Mais, dès 1872, il abandonnait la typographie pour se livrer exclusivement à l'étude de la musique instrumentale.En 1874, il fondait la Fanfare Hardy, appelée alors \u201cla bande Hardy\", qu'il dirige encore aujourd\u2019hui, après 51 ans d\u2019existence.Ce corps de musique porte 1880 le nom d\u2019Harmonie de Montréal.L naire furent brillantes.M.Hardy n\u2019eut jamais (le professeurs, et les divers instruments qu'il joua au début, sous la direction de son père, il les apprit seul, avec seulement l\u2019aide de quelques méthodes françaises.En 1869, il débutait modestement comme cymbalier.L'année suivante il devenait cornettiste, instrument sur lequel il devenait soliste en peu de temps.Il avait étudié en même temps la contrebasse à cordes, ce qui lui permit de faire partie de l'orcbestjie de l\u2019ancien théâtre Palais-Royal, alors situé sur l'emplacement actuel de l\u2019annexe de l\u2019Hôtël-de-Ville, rue Gosford.En 1889, il fut le premier musicien canadien à jouer le saxophone, instrument nouveau, alors inconnu au Canada.De 1882 à 1900, à la tête du corps de musique qu\u2019il avait fondé et qu\u2019il dirigeait, il visita les Etats-Unis, faisant ainsi connaître au loin la valeur artistique des nôtres.Ce fut en 1882 qu il donna une série de douze concerts à l\u2019Exposition étrangère de Boston.Mass.11 fut à maintes reprises choisi comme juge des concours de fanfares dans l\u2019Ontario.Depuis 26 ans, il dirige le corps de musique du Mont Saint-Louis.Il fut aussi directeur musical de l\u2019ancienne Société artistique de Montréal (notre premier conservatoire) dont les professeurs étaient MM.Achille Fortier, Arthur I.etondal, Oscar Martel et Charles Labelle.11 y a quarante ans, soit depuis 1885, que M.Edmond Hardy tient un magasin de musique à Montréal, et il est officier d\u2019académie depuis le mois de décembre 1911.En 1903, il était décoré de la médaille de long service militaire.Citoyen de Montréal-Sud depuis nombre d'années, il fut échevin de cette municipalité de 1910 à 1914, puis maire de 1914 à 1922, et ce fut sous son administration que furent excutés et installés les services actuels d\u2019aqueduc et des canaux d\u2019égout.M.Edmond Hardy n\u2019a qu\u2019une récréation favorite: la musique.Le 15 janvier 1871, il épousait Melle Hermine Lemieux, fille de M.Martin Lemieux, et dix enfants sont nés de ce mariage, dont quatre survivent.En politique: libéral.Résidence: Montréal-Sud.231 cependant depuis es fêtes de son cinquante- EUGENE PRUD\u2019HOMME Le docteur Eugène Prud\u2019homme est né ù Montréal, le IG octobre 1805, du mariage de Ferdinand Prud\u2019homme, secrétaire-trésorier de la maison L.Chaput Fils et Cie, Limitée, et de Hélène Langlois, fille de Toussaint Langlois et de Stéphanie Gauthier.Après ses études primaires au Jardin de l\u2019Enfance, à Montréal, il suivit un cours commercial au collège de Varennes, puis il fit ses études classiques au séminaire de Sherbrooke et au collège de Rigaud.Il commença à pratiquer sa profession au cours de l\u2019été de 1922, et il fit d\u2019abord de La médecine générale au Boulevard Saint-Denis, Montréal, En janvier 1925, il ouvrait une clinique générale près de l\u2019Université de Montréal, où il avait fait ses études médicales.En outre d\u2019être directeur de cette clinique générale, il s\u2019occupe de chirurgie et il est médecin de l\u2019Institut Bruchési.Tout entier à sa profession, il ne s\u2019est pas mêlé activement aux questions politiques fédérales, provinciales ou municipales.Il se dévoue cependant pour les œuvres de bienfaisance, particulièrement la Saint-Vincent-de-Paul.Ses récréations favorites sont la musique vocale- et instrumentale et la lecture.Le 12 février 1023, il épousait Mlle Geneviève Chevalier, fille de M.et Madame J.-A.Chevalier.Une fille est née de ce mariage: Gizèle.En politique: indépendant.Résidence: 1220 rue Saint-Denis, Montréal.232 LOUIS-PHILIPPE CAISSE Le nouveau greffier de la paix à Montréal est né à Montréal, le 17 janvier 1893, du mariage de Pierre Caisse, employé de la maison Quintal et Fils, et de Sarah Hétu, fille de Pierre Hêtu.Après avoir fait son cours classique à l\u2019Université d\u2019Ot tawa, il étudia le droit à l\u2019Uni versité Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, et ce fut le 4 juillet 1917 qu\u2019il fut admis au Barreau, après avoir obtenu sa licence en droit avec distinction.Il pratiqua d\u2019abord seul, de 1917 à 1918, puis en société avec Me L.-A.Rivet, C.R., et ancien député d\u2019Hochelaga, de 1918 à 1921.De 1921 à 1925, il pratiqua de nouveau seul, jusqu\u2019à sa nomination de greffier de la paix, le 15 juillet dernier, en remplacement de M.Orner Lapierre, nommé shérif de Montréal.La nomination du nouveau greffier de la paix fut très favorablement accueillie dans tous les cercles.En sa qualité de l'un des membres les plus actifs de la Jeunesse libérale, M.Louis-Philippe Caisse prit part à plusieurs campagnes politiques fédérales et provinciales.Le sport en général et la lecture sont les récréations favorites de M.Caisse.Le 9 septembre 1918, il épousait à Montréal.Mlle Bertbe McIntosh, fille du docteur J.-F.McIntosh, et de ce mariage est née une fille: Jacqueline.En politique, le nouveau greffier de la paix est libéral.Résidence: 571a rue Ma rie-Anne, Montréal. L\u2019HONORABLE ANTONIN GALIPAULT Né à Maskinongé, le 7 août 1880, fils île L.-E.Galipault, notaire et de Caroline Râtelle.Fit ses études au collège de Juliette et son droit à Laval de Québec.Reçu avocat, en 1900.Créé C.R.en 1010.Membre du Conseil général du Barreau depuis 15 ans.Ancien bâtonnier général du Barreau de la province de Québec.Ancien échevin de la ville de Québec.Député du comté de Bellechasse depuis 1009.Vice-président de l\u2019Assemblée Législative (1914) et président.(1916).Ministre des Travaux publics, depuis le » juillet 1920.Depuis 1921, est président du Comité des Chemins de fer.Fut représentant de la province au Congrès International du travail à Genève, le 25 octobre 1921.Vice-président de \u201cLa Traverse de Lévis.Limitée, de D.-I.Pouliot Limitée, de la Limoilou Land Limitée.Directeur de The Quebec Land Co., The Sun Trust Co.et de la Montmagny Electric Power Co.Directeur de l\u2019Ecole Technique de Québec et membre de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Clubs: Garnison, Réforme, Quebec Golf, Laurentide, Saint-Antoine, Que bee Lawn Tennis et Masketsy, tous de Québec et Réforme et Canadien de Montréal.Il a épousé, le 22 avril 1903, Ermantine, fille de Elzéar Lamontagne, de Montréal.De cette union, sont nés trois fils et une fille.Résidence: 153 Grande Allée, Québec.231- L\u2019Honorable Arthur-Aimé Bruneau Né à St-Athanase, le 4 mars 1864, du mariage de J.-J.Bruneau, manufacturier, et de D ame Exilinc Dallaire.Education, aux collèges classiques de Sorel et des Jésuites à Montréal.A suivi son cours de droit à Laval, de Montréal.Avocat, le 11 janvier 1887.Conseil du Roi, juin 1899.Elu député de Richelieu aux Communes, à l\u2019élection partielle du 11 janvier 1892.Réélu aux élections générales de 1896, 1900 et 1904 comme libéral.Juge de la Cour Supérieure, le 29 janvier 1907.A publié: Bourdages et son temps, Lafontaine et Laurier, Questions de droit sur le mariage.Rédacteur du \u201cPatriote\u201d publié à Sorel, de 1887 à 1891.A épousé, le 11 octobre 1887, Arzélie, fille de J.-B.Cloutier, professeur à Laval, Québec, et de Amanda Lambert; en secondes noces, le 19 avril 1904, Lillian Foy, fille de William Martin Foy, marchand de Sorel, et de Albina Beaupré.Enfants: Jean-Jacques, négociant; Jeannette, Sœur Saint-Jean de Ravane, des Dames de la Congrégation Notre-Dame; Charles-Omer, comptable.Résidence: Montréal.235 LIONEL LeBEL C\u2019est à Louiseville, Qué., le 25 décembre 1887, que naquit M.\tLionel LeBel, du mariage de M.Ephreni LeBel, cultivateur, et de Léonie Nault, fille de Pierre-Calixte Nault.Après avoir fréquenté l\u2019académie commerciale de Louise-ville, il alla terminer ses études au High School de Dover, N.\t-H.où il reçut une formation commerciale hors ligne.De retour au Canada, il débutait dans les affaires en 1907 comme sténographe, voyageur pour la librairie Beauchemin, et depuis 1914 il est à l\u2019emploi de la Légaré Automobile and Supply Co.Limited, d\u2019abord comme vendeur, puis comme gérant des ventes au bureau-chef.En 1920 il prit la gérance de la succursale d\u2019Outremont, position qu\u2019il occupe actuellement.Tout entier à ses affaires, il ne s\u2019est pas occupé d\u2019affaires publiques fédérales ou provinciales, et il n\u2019a jamais brigué les honneurs publics.Mais, il est directement intéressé dans plusieurs compagnies industrielles et financières, dont la Mutual Petroleum Co., Limited, la Provincial Motor Co., et la Légaré Automobile and Supply Co., Limited, en qualité de 'directeur.Membre à vie du M.A.A.A.sa récréation favorite est le tennis et le yacht.Le 25 mars 1919, M.Lionel LeBel épousait à Montréal Mademoiselle Dora Proulx, fille de M.Gilbert Proulx.Conservateur en politique.Résidence: 5212 avenue du Parc, Montréal.230 JOSEPH-N.DUBRULE Industriel bien connu à St-Hyacinthe et dans les Cantons de l\u2019Est, M.Joseph-N.Du-brule est né le 5 mai 1851, à Roxton Falls, Que., du mariage de Amable-H.Dubrule, agent de chemin de 1er et de Madame E.Hynemand.En 1871, son éducation commerciale terminée, alors qu\u2019il avait à peine vingt ans, il se lançait dans les affaires comme marchand.Après dix-neuf ans d\u2019un commerce progressif, en 1890, il devenait fabricant de corsets.Dans l\u2019intervalle, comme il s\u2019était intéressé fortement aux questions municipales, il fut choisi comme échevin par les contribuables de Richmond, et il occupa ces fonctions pendant six ans.Plus tard, à St-Hyacinthe, il siégea également pendant quatre années au conseil municipal.M.Dubrule est directeur et gérant-général de la \u201cE-T.Corset Co., Ltd.\u2019\u2019 et il est aussi à la tête d\u2019une fabrique de boîtes de carton.Homme d\u2019action et d\u2019une grande initiative, il a cependant trouvé le moyen, en dépit de multiples occupations, de s\u2019intéresser aux œuvres de charité et de bienfaisance, et à maintes reprises, 1 Hôtel-Dieu de St-Hyacinthe a bénéficié de ses souscriptions généreuses.M.Dubrule est Chevalier de Colomb au quatrième degré et il fait partie du Conseil de Saint-Hyacinthe.Le 17 juillet 1877, il épousait en premières noces, Mademoiselle Mary Ann Conway, et le 10 janvier 1906, il convolait de nouveau avec Mademoiselle Héloise Raymond.Une fille est née de chacun de ces deux mariages.En politique M.Dubrule est indépendant.Résidence: Saint-Hyacinthe.237 L\u2019honorable PHILIPPE ROY Philippe Roy, médecin et chirurgien, Commissaire Général du Canada à Paris, est né à St-François, province de Québec, le 1er février 1808, fils de Jean-Baptiste et Joséphine Roy.11 fit ses études classiques au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec.A joué un rôle très important dans la politique du pays.Appelé au Sénat, le 8 mars 1900 et reçut la présente nomination, le 9 mai 1911.Est commandeur de la Légion d\u2019honneur.Il épousa, à Edmonton, en 1899, Mlle Hélène Young.De cette union, sont nés trois fils et trois filles.Est membre des clubs Prairie (Edmonton), Automobile (Paris.) En politique: libéral.Résidence: 50, avenue du Bois de Boulogne, Paris, France.238 J.-VICTOR MARCEAU C\u2019est le 23 janvier 1877, que naquit à St-Hvacinthe, M.J.-Victor Marceau, du mariage de Victor Marceau, marchand, et de Séraphine Blanchard, fille de Hilaire Blanchard, notaire.Il suivit son cours classique au séminaire de St-Hyacinthe, puis étudia le droit à l\u2019Université Laval, de Montréal, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.Il fut clerc au bureau de Mtres Bisaillon, Brosseau, Lajoie et Lacoste.En 1898, il faisait partie du Parlement Modèle, dans le ministère libéral comme, président du Conseil.En 1899 et 1900, il fut vice-président du comité de Regie des Etudiants en droit.Il fut admis au barreau, le 3 juillet 1900, et alla immédiatement pratiquer à Saint-Hyacinthe, jusqu\u2019en 190(5, en société avec Me Alphonse Bour-gault, alors secrétaire de Thon.Michel-C.Bernier, ministre du revenu de l\u2019Intérieur.II alla ensuite s\u2019établir à Drummondville, où il pratiqua seul de 1906 au 31 juillet 1911, alors qu\u2019il était nommé protonotaire pour le district d\u2019Arthabaska.Libéral en politique, il s\u2019occupa activement des campagnes électorales provinciales et fédérales, de 1898 à 1911.M.J.-Victor Marceau fait partie des Chevaliers de Colomb, et il est membre de l\u2019Alliance Nationale ainsi que de l'Union Saint-Joseph, succursale de Drummondville.Président du club d\u2019Arthabaska, il est aussi membre du club Maskoutain, de St-Hvacinthe; du club de Drummondville et du club de Vietoriaville.L\u2019auto, la lecture, la pêche et la chasse sont ses distractions favorites.Le 23 avril 1901, M.J.-Victor Marceau épousait Mlle Eugénie Caouette, fille de M.Adélard Caouette, de Saint-Hyacinthe, et quatre enfants sont nés de cette union: Madeleine, Suzanne, René et Gabrielle.Résidence: Arthabaska, P.Q.239 JOSEPH WILFRID ST-ONGE M.Joseph-Wilfrid Saint-Onge, comptable, est né à St-Pie, comté de Bagot, le 1er octobre 1881, du mariage de Alexandre Saint-Onge, industriel, et de Fdisa Duval, fille de Jean-Baptiste Duval.Il Ht ses études chez les Frères du Sacré-Cœur, à St-Hyacin-the.Il débuta dans les affaires en 1900, en qualité de commis à la banque de Saint-Hyacinthe, et il fut gérant de la succursale de Drummond-ville de cette institution, de février 1907 à juin 1909, alors que de 1909 à 1911, il travailla à la liquidation de cette banque.Depuis 1907, il occupe le poste de secrétaire-trésorier général de L\u2019Union Saint-Joseph de Drummondville.Depuis 1911, il s\u2019occupe d\u2019audition et de comptabilité générale, et il est l\u2019exécuteur testamentaire de feu l\u2019abbé Frédéric Tétreau, en son vivant curé de Drummondville.Depuis 1921, il remplit aussi les fonctions de syndic autorisé.Elu échevin de Drummondville, en 1914, par une majorité de six voix, il fut depuis, constamment réélu par acclamation.Son premier et seul adversaire avait été M.Gédéon Bergeron.Il est trésorier de l\u2019hôtellerie de la compagnie \u201cManoir Drummond\u201d et il est financièrement intéressé dans la Compagnie Southern Canada Power Co.Au cours de la guerre de 1914 à 1918, il fut administrateur du Fonds Patriotique, à Drummondville, et il est aussi secrétaire-trésorier local de l\u2019Alliance Nationale.Il fait partie du Conseil No 2174 des Chevaliers de Colomb, et fait partie de la Commercial Travellers Association of America.Il est membre du Drummondville Golf and Country Club ; membre du mess des Officiers du Régiment de St-Hyacinthe, et membre du Drummondville Industrial Club.Sa récréation favorite est le golf.Le 25 juin 1907 il épousait Mlle Eugénie Gonneville Pelletier, fille de E.-G.Pelletier, avocat et coroner du district d\u2019Iberville.Cette dernière est décédée le 18 avril 1918.Père de quatre enfants: Paid, Jacqueline, Gilles, Jeannine.Militaire depuis 1901, et médaille de long service; major dans le régiment de St-Hya-cinthe.En politique: conservateur.Résidence: No 28 rue Heriot, Drummondville, P.Q.240 F.-PHILIPPE BRAIS M.F.-Philippe Brais, avocat, est né le 18 octobre 1894, à Montréal, du mariage de M.Narcisse-Emilien Brais et de Madame Blanche (Brunet) Brais, tille de M.Alexis Brunet, avocat.Il fit ses études au Montreal High-School, au Collège de Monnoir, à Saint-Jean, puis à l\u2019Université McGill, où il étudia le droit.C\u2019est en janvier 1917 qu\u2019il fut admis à la pratique de sa profession par le Barreau de la province de Québec.Il avait alors fait sa cléri-cature en l\u2019étude bien connue de MM.Perron, Taschereau, Rinfret, Vallée et Genest, et il pratiqua d\u2019abord avec MM.Foster, Martin, Mann, MacKinnon, Hackett et Mulvena.Il fait actuellement partie de l'importante étude légale Brais et Garneau, 190 rue Saint-Jacques.Après avoir été élu secrétaire du Barreau de Montréal en 1921, il fut nommé substitut du procureur-général en 1923, puis Conseiller de l\u2019Association du barreau canadien, en 1924.En dehors de la pratique de sa profession, il s\u2019est intéressé aux campagnes politiques fédérales, provinciales et municipales.Certaines entreprises financières l\u2019intéressèrent cependant d\u2019une façon particulière, entre autres la Viewmount Land Co., Limited, dont il est directeur.M.Brais est un clubman très connu.Il est membre des clubs de Réforme, Laval-sur-le-Lac, Kar-Ha-Kon Game and Fishing, Outremont Tennis, Outremont Squash, Outremont Golf.La chasse est sa récréation favorite.Le 24 février 1925, il épousait Mademoiselle Louise Doré, fille de feu J.-E.Doré, et de Madame J.-E.Doré.En politique: libéral ardent et actif.Résidence: 834 Oxenden, Montréal. HERVE LOUIS RICARD M.Hervé-Louis Ricard est né le 0 juillet 1889, à Drummondville, Qué., du mariage de Thomas Ricard, rentier, et de Adéline Cusson, tille de J.-A n toi ne Cusson.I! fit ses études aux Etats-Unis, à la Danielson Academy, à Danielson, Connecticut.Ce fut comme commis-épicier qu'il débuta dans les affaires en 1909.Puis, en 1912, nous le retrouvons h l\u2019emploi de Woodman et McKee, a Coaticooke, Qué.En 1915, il vînt à Montréal et entra au service de la maison bien connue Fraser, Viger and Co.Limited.Il passa ensuite au service de la compagnie Palmolive du Canada, Ltée., en qualité de voyageur de commerce.Il est maintenant gérant des ventes de cette compagnie pour les provinces de Québec, Nouvelle-Ecosse, Nouveau-Brunswick et Ile-du-Prince-Edouard.Le souci du succès de ses entreprises ne lui a pas permis de se mêler activement à nos luttes politiques ou municipales.La Base-Bail et le billard sont ses récréations favorites.Le 22 septembre 1913, il épousait Mademoiselle Ilermina Chailler, fille de M.Sylva Chailler, et trois fils sont nés de ce mariage: Gérald, Paul et Jules.En politique, M.Hervé-Louis Ricard est libéral.Résidence: 2928 Christophe-Colomb, Montréal.242 L\u2019ABBE ERNEST BOUVIER M.le curé Ernest Bouvier, est né le 1er septembre 1881, à Saint-Simon, comté de Ba-got, Que., du mariage de Isaïe Bouvier, cultivateur, et de Emma Dion, fille de T.évi Dion et de Marie Bouvier.Il fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe puis au Grand Séminaire de Montréal.M.l'abbé Bouvier fut ordonné prêtre le 25 juillet l!)0(i.Le 29 septembre 1907, il était nommé vicaire à Saint-Ours-sur-Richelieu.Trois ans plus tard, soit le (i octobre 1910, il occupait le poste de vicaire à Saint-Pierre-de-Sorel.Enfin, le 29 septembre 1921, exactement quatorze ans après ses débuts dans le ministère, il était nommé curé de Saint-Roch-sur-Richelieu, poste qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Très aimé de ses paroissiens, M.le curé Bouvier se dévoue particulièrement à l\u2019instruction classique de certains enfants pauvres bien doués.D\u2019autres œuvres de bienfaisance et de charité occupent aussi les rares loisirs que lui laissent l\u2019administration d\u2019une paroisse qu\u2019il veut prospère et de belle tenue.Résidence : Saint-Roeh-sur-Ricbelieu.''' '?\t 213 JOSEPH-HONORE JOANETTE C\u2019est le 2(5 avril 18(55, à St-Martin, comté de Laval, que naquit M.Joseph - Honoré Joanette, avocat, du mariage de Jérémie Joanette, cultivateur, avec Rose Vézjna.Après son cours classique au Séminaire de Sainte-Thérèse, et ses études légales à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019U-niversité de Montréal, il fut admis au barreau en juillet 189(5.Il dévoua toutes ses énergies à l\u2019exercice de sa profession.Cependant les problèmes municipaux de la ville de Saint-Laurent l\u2019intéressèrent fortement.Il fut même échevin de cette municipalité, et, depuis 1915, il en occupe les fonctions de recorder.Il fait également partie du service civil provincial, en qualité de traducteur des bills privés, depuis le mois d\u2019avril 1892.Certaines œuvres de charité ou de bienfaisance l\u2019intéressent d\u2019une manière toute particulière, entre autres l\u2019Hôpital des Incurables qu\u2019il a toujours aidé de sa parole et de ses deniers, chaque fois qu\u2019il en eut l\u2019occasion.Il n\u2019est pas non plus indifférent aux œuvres de mutualité, et il est membre de l\u2019Alliance Nationale, de la Société des Artisans canadiens-français ainsi que de l\u2019Ordre des Forestiers catholiques.Il n\u2019est affilié à aucun club, mais la chasse et la pêche dans les Laurentides, lorsque ses obligations domestiques le permettent, sont ses récréations favorites.Le 2 avril 1894, il épousait Mademoiselle Albina Jetté, fills de Louis Jetté, et quatre enfants sont nés de ce mariage: Hortel, Honoré, Claire et Claude.En politique: conservateur.Résidence: Saint-Laurent, P.Q.244 DENIS FOREST M.Denis Forest, chirurgien-dentiste, est né le 1er novembre 1891 à I.avaltrie, comté de Berthier, du mariage de Antoine Forest, cultivateur, et de Albina Lacombe, fille de Narcisse Lacombe, également cultivateur.Il étudia à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, puis à l\u2019Université de Montréal, alors l\u2019Université Laval.Il débuta dans sa profession au mois d\u2019avril 1917, et à peine cinq ans plus tard, soit en octobre 1922, on l\u2019élisait au poste de gouverneur du Collège des chirurgiens-dentistes de la province de Québec, Il fut réélu en 1923 et 1921, et il occupa la position de secrétaire de ce collège, en 1922 et 1923.En 1924, le bureau provincial de chirurgie dentaire le choisissait comme régis-traire, poste qu\u2019il occupe encore actuellement.Il a aussi été élu directeur de l\u2019Association des anciens de la faculté dentaire de l\u2019Université de Montréal, en 1924.La pratique sérieuse de sa profession l\u2019a tenu éloigné des luttes et des questions de politique fédérale, provinciale ou municipale.Il est membre du Club Canadien, du Cercle Universitaire et du Club Laval-sur-le-Lac.Ses distractions favorites sont la chasse et la pêche.Le 24 septembre 1918, il épousait Mademoiselle Fabiola Lemieux, fille de Narcisse Lemieux, comptable.En politique, ses tendances sont libérales.Résidence: 151 Boulevard Saint-Joseph, Est.245 JOSEPH-EUGENE CHAPLEAU M.Joseph-Eugène Chapleau, avocat, est né le 1er mars 1875, à Saint-Pascal, comté de Kamouraska, du mariage de Joseph Chapleau, marchand, et d\u2019Eugénie Saint-Laurent, fille de Théophile Saint-Laurent.Il fit ses études au collège de Lévis, d\u2019où il sortit bachelier après un cours brillant.Il sortit de l\u2019université avec le titre de licencié en droit, et fut admis au barreau, le 2 juillet 189!).II débuta à Québec, dans la pratique de sa profession, avec Me Robert Bergeron, aujourd\u2019hui magistrat du district de Roberval et Chicoutimi.Il avait fait sa cléricature en l\u2019étude de Me L.-P.Pelletier.Il pratiqua seul pendant quelques années, puis en 1910, il était nommé avocat de la Cité de Québec, et A la mort de Me Chouinard, en 1914, il devînt avocat en chef.Il plaida pour la Ville plusieurs causes importantes au Conseil Privé.Il s\u2019est occupé des affaires municipales de Limoilou, et fut trésorier et aviseur légal de cette corporation pendant neuf ans, avant l\u2019annexion îï Québec, en 1910.Il s\u2019occupa de politique pendant quelques années, au début de sa carrière d\u2019avocat, et il fut candidat conservateur contre Sir Wilfrid Laurier dans Québec Est, aux élections de 1900.Il fut nommé membre du bureau des Commissaires d\u2019écoles catholiques de Québec en 1912, et il l\u2019est encore.Musicien à ses heures, il a été organiste à l\u2019église de Limoilou pendant 27 ans.Le 9 juillet 1901, il épousait Mademoiselle Bessie O\u2019Brien, fille de John O\u2019Brien.Il fut nommé Conseil du Roi, au mois d\u2019octobre 1916.En politique: conservateur.Résidence : Québec.246 HECTOR GARNEAU Né à Ottawa, fils de Alfred Garneau, poète et érudit, et de Elodie Globenskv.Fit ses études au collège d\u2019Ottawa.Bachelier en droit de l\u2019Université Laval, (Montréal) ; admis au Barreau de la Province de Québec.Collabora au Temps (Ottawal ; fut correspondant parlementaire du Soleil (Québec) ; rédacteur politique à la Patrie (Montréal) et au Canada (Montréal).Chef du Secrétariat de l\u2019honorable L.-P.Brodeur, ministre du Revenu de l\u2019Intérieur (Ministère Laurier).Publia un volume (posthume) des Poésies d\u2019Alfred Garneau (Montreal, 1908).Se consacra principalement à une réédition revue, annotée et considérablement augmentée de Y Histoire du Canada de F.-X.Garneau (5e et 6e éditions, Paris, Librairie Alcan, 2 volumes, 1913-1920).Cette édition ouvre la série \u201cFrance-Amérique\u201d de Paris, et contient une préface de Gabriel Hanotaux de l\u2019Académie Française.Nommé en 1916 bibliothécaire en chef de la Ville de Montréal.A créé l\u2019organisation et les services de la Bibliothèque municipale dans son immeuble actuel.Epousa en 1905 Blanche Pillet, fille de Henri Pillet, avocat, et de Marie-Georgine de Lisle.Membre de l\u2019American Historical Association et de la Société de l\u2019Histoire des Colonies françaises.Résidence : Montréal.247 X X ¦ MONSEIGNEUR JOSEPH- LANGLOIS Monseigneur Joseph-A If red Langlois, évêque de Titopolis.Né à Sainte-Claire de Dorchester, le 5 septembre 1876.Fils de Napoléon Langlois, cultivateur, et de Philomène Plante.Etudes classiques au Séminaire de Sainte-Thérèse.Etudes théologiques au Grand Séminaire de Québec.Docteur en théologie de l\u2019Université Laval.Ordonné prêtre, à Sainte-Claire, le 25 mai 1902.Professeur de philosophie au Collège de Lévis.En 1903, professeur de dogme (Saint-Thomas) à la Faculté de théologie de l\u2019Université Laval.En 1900, va étudier à Rome, où il prend le doctorat en philosophie.En 1907, étudie, au Séminaire de Léon XIII, à Louvain, l\u2019Ecriture Sainte et l\u2019Histoire de l\u2019Eglise.En 1908, professeur de théologie à l\u2019Université Laval.En 1917, reçoit de S.S.Benoit XV la médaille pro Ecole sia et Pontifice.La même année, fonde la paroisse de Sacré-Cœur de Jésus, à Québec.En 1921, directeur du Grand Séminaire de Québec et professeur de théologie h l\u2019Université Laval.En 1921, élu évêque de Titopolis et nommé Auxiliaire de Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, Archevêque de Québec.Sacré, dans l\u2019église paroissiale de Saint-Sauveur, à Québec, le 23 septembre 1924.Chargé de l\u2019administration du diocèse de Québec, le 20 juillet 1925, par Sa Grandeur Monseigneur Paul-Eugène Roy, devenu Archevêque de Québec.Résidence: Archevêché de Québec.248 80 MONSEIGNEUR OMER CLOUTIER Monseigneur Isidore-Omer-Prosper Cloutier, P.A.Né à Saint-Joseph de Beauce, le 20 juillet 1800.Fils de Joseph Cloutier, cultivateur et de Réparée Labbé.Etudes classiques au Séminaire de Sainte-Thérèse.Etudes théologiques au Grand Séminaire de Québec.Ordonné prêtre, à Québec, le 31 mai 1890.Docteur en théologie de P Université Laval.Professeur de dogme (Saint-Thomas) à la Faculté de théologie de la même Université.En 1899.va étudier en Europe: quatre ans à Rome, où il prend le doctorat en philosophie et en droit canonique; un an à Paris, où il étudie les lettres à l\u2019Institut Catholique et à la Sorbonne.Revient à Québec, en 1904, et entre à l\u2019Archevêché en qualité de Défenseur du lien matrimonial.Est nommé curé de la paroisse de Notre-Dame de Jacques-Cartier, à Québec, en 1907.Est accrédité, en 1917, près le Saint-Siège comme Représentant officiel de Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, poste qu\u2019il occupe jusqu\u2019en 1925, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à la mort de Son Eminence.Nommé Prélat de la Maison du Pape, par Sa Sainteté Benoit XV, en 1919, et Protonotaire Apostolique ad instar participantium, en 1920.Nommé Vicaire-général par Son Eminence le Cardinal Bégin en 1920, et par Sa Grandeur Monseigneur Paul-Eugène Roy, en 1925, c\u2019est-à-dire à l\u2019accession de cet Archevêque au trône archiépiscopal de Québec.Résidence: Archevêché de Québec.249 L\u2019honorable Albert-E.de Lorimier Il est descendant d\u2019une très ancienne famille française dont l\u2019un des membres, le comte de Chamilly, fut maréchal de France et dont un autre Charles-Christophe de Lorimier, comte d\u2019Etoges et de Chamilly fut exécuté avec Louis XVI pour son attachement à son souverain.Son ancêtre direct au Canada, Guillaume de Lorimier, seigneur des Bordes en Gatinais, vint à Montréal au dix-septième siècle avec le marquis de Denon-ville.Son arrière-grand-père, Claude-Guillaume deLorimier, chevalier de l\u2019Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis de France, se distingua à la prise de Fort Georges et au siège de Corlar (Schenectady).Son grand-père, le major Guillaume de Lorimier, servit, avec son frère Chamilly, sous sir Guy Carleton, lord Dorchester, en 1775.Une de ses oncles, le capitaine Guillaume de Lorimier des \u201cFencibles\u201d, a été tué à Chrysler\u2019s Farm, en 1813.A.-E.de Lorimier est né au Sault Saint-Louis, de Georges-Antoine de Lorimier, et de Marie-L.Macomber.Il fit ses études au collège Ste-Marie et h l\u2019Université Laval.Admis au barreau en 1885, il pratiqua en société avec F.-X.Trudel, sénateur; Gustave Lamothe, Charles Chamilly de Lorimier, N.Charbonneau et D.Girouard, plus tard juges.En 1896, il s\u2019associa sir A.-R.Angers, sous la raison sociale d\u2019Angers, de Lorimier et Godin.Il a été fait Conseil du Roi, en 1903, a été plusieurs fois sur le conseil du barreau.Il est le seul directeur de la Revue de Jurisprudence.Il a été président de l'Union Catholique.Il est gouverneur à vie de l\u2019hôpital Notre-Dame, de l\u2019hôpital Général de Montréal, et de l\u2019Ecole Sociale Populaire.Il épousa, en 1886, Mademoiselle Mina de Lorimier, fille de l\u2019honorable Charles Chamilly de Lorimier.Nommé juge de la Cour Supérieure, en septembre 1918.250 L\u2019honorable LOUIS-JOS.LORANGER Né à Montréal, le 22 septembre 1870, fils de Thon, juge L.-O.Loranger et de Rosalie Laframboise, fille de Thon, juge Laframboise.Il fit son cours classique au Collège Ste-Marie, (Bachelier ès-arts) et son droit à l\u2019Université Laval.Licencié en droit.Admis au barreau de la Province de Québec, le 10 janvier 1894, il exerça sa profession en société avec feu le juge Beaudin.Subit avec succès l\u2019examen et reçut le titre de Docteur en Droit.Il s\u2019intéressa au mouvement de réforme municipale et au mouvement politique du pays.Représenta la province de Québec dans le Conseil du Service militaire, de 191 < a 1918.Représenta l\u2019ambassadeur d Angleterre Lord Reading, sur le tribunal des exemptions diplomatiques.Il fut plusieurs années membre du conseil du barreau, fit partie du bureau des examinateurs, représenta le barreau au Congrès international de droit, et fut élu vice-président de l\u2019Association en 1907.Collaborateur à plusieurs revues judiciaires, Conseil du Roi en 1908.Nommé juge de la Cour Supérieure à Juliette, le 18 septembre 1918.Transféré à Montréal, le 26 juillet 1920.Il s\u2019intéresse généralement à toutes les œuvres de bienfaisance et d\u2019assistance publique.Membre du Club Canadien, du Club Universitaire, du Cercle Lafontaine, C.de C.Officier en retraite du 65e Rég.Il a épousé, le 1er octobre 1895, Ernestine-Louise Masson, décédée le 31 juillet 1920, fille de Damase Masson, négociant, dont il a six enfants: Louis, Pauline, Henri-Masson, Louise, Jean, Madeleine.En politique, conservateur.251 L\u2019HONORABLE ARTHUR LACHANCE L\u2019hon.Marie-Arthur Lachance, juge-en-chef de la cour des sessions de la Paix, a Québec, est né en la Cité de Québec, le 22 juin 18(58, du mariage de François-Xavier Lachance, maître-forgeron, et de Eulalie Jobin, tille de Joseph Jobin, jardinier.Après ses études élémentaires à l\u2019Académie Saint-Jean-Baptiste des Frères des Ecoles chrétiennes de Québec, il fit son cours classique au Séminaire de Québec, puis son droit à l\u2019Université Laval.Il faisait en même temps sa cléricature à l\u2019étude de Amyot et Pelletier.Admis au barreau le 0 juillet 1894, il exerça sa profession à Québec, d\u2019abord en société avec l\u2019hon.Adélard Turgeon, président du conseil législatif, puis avec M.Jos.Ahern, secrétaire de la commission des utilités publiques et Me Maxime Morin.Nommé substitut du procureur-général pour les districts de Montinagny et Beauce, en 1899, il remplit ces fonctions jusqu\u2019en 1905, alors que le gouvernement le chargea des mêmes fonctions, pour la cité et le district de Québec, fonctions qu\u2019il a remplies, jusqu\u2019à son élévation a la magistrature.Il fut nommé Conseil du Roi, le 30 juin 1903.Lors de la nomination de M.Albert Malouin comme juge, le siège de Québec Centre aux Communes devînt vacant, et la candidature libérale fut offerte à M.Lachance qui l\u2019accepta et fut élu le 19 janvier 1905.Il fut réélu aux élections générales de 1908, par une majorité de 991 voix, contre son adversaire M.Hubert Cimon, avocat, puis de nouveau par 593 voix contre M.Jules Hone, en 1911.Il ne se porta pas candidat aux élections de 1917, mais il avait combattu à la Chambre la loi imposant le service militaire obligatoire.De 1917 à 1920 il se consacra exclusivement à l\u2019exercise de sa profession, puis le 1er septembre 1920 il fut nommé juge-en-chef des sessions de la Paix, à Québec, en remplacement de feu Charles Langelier.Docteur en droit, il est professeur de droit criminel à l\u2019Université Laval de Québec, depuis 1920.Mutualiste convaincu, il fait partie de l\u2019Ordre canadien des Forestiers, des Gardiens Royaux, de l\u2019Alliance Nationale, de la section Saint-Jean-Baptiste, de J\u2019Union Saint-Joseph de Québec.Ses récréations favorites sont la lecture et la musique.Le 14 septembre 1903, il épousait Mademoiselle Marie-Anne Routhier, fille de François-Xavier Routhier.En politique: libéral.Rés.10 av.des Erables, Québec.252 IlliP ' ELISEE THERIAULT M.Joseph-Adolphe-Elisée Thériault est né le il janvier 1884, à Saint-Alexandre de Kamouraska, du mariage de Pierre Thériault, cultivateur, et de Marie-S.Saint-Pierre, fille de François Saint-Pierre.Il est descendant d*Acadiens, et il cultiva lui-même le sol, jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 ans.Après avoir commencé ses études au collège de Sainte-Anne-dé-la-Pocatière, il les termina au collège de Lévis, puis il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint les degrés de bachelier ès-arts et bachelier en loi.Au début de ses études légales, il fut, en 1909.secrétaire particulier de Thon J E.Caron, ministre de l\u2019agriculture.Il fut reçu avocat en 1912, et dès 1916, il était élu échevin de la Cité de Québec, pour le quartier Montcalm, n 1916 également, il était élu député du comté de l\u2019islet, pour le parti libéral, aux élections générales provinciales.Il fut réélu par acclamation en 1919, et par une très forte majorité en 1923.Depuis 1918, il est l\u2019aviseur légal de la Cité de Québec.Cette fonction importante lui fut confiée Lorsque M.Oscar Morin fut nommé sous-ministre des affaires municipales par le gouvernement provincial.Il fut l\u2019un des délégués à La convention chargée de choisir un successeur à Sir Wilfrid Laurier.Depuis plusieurs années, il est le délégué de la Ligne maritime française, à Québec.Il est le vice-président de l\u2019Association Canado-amcricaine, Il est membre des Clubs de Réforme et de la Garnison, de Québec.Le 2 juin, 1914 il épousa mademoislele Cécile Hamel, fille du Dr.A.C.TIamel, de Québec.Sont nés de cette union: Paul, Louise, Pierie, Geneviève, Hélène et Hugues.En politique: libéral.Résidence: 4.r> avenue Sainte Geneviève, Québec. DONAT RAYMOND Né à St-Stanislas de Kostka, le 3 janvier 1880, fils de Adélard Raymond, marchand, et de Priscille Quesnel.Président: Windsor Hotel, Limited; The Queen\u2019s Hotel, Limited; Raymond Hardware, Limited.Directeur: Title Rond Guarantee and Trust Corporation; Canada Fire Insurance Company; Brasserie Frontenac.Propriétaire de la ferme modèle \u201cRaymondale Farm\u201d il Vaudreuil, Qué., possédant le plus beau troupeau de vaches Holstein du Dominion.Au mois de juin 1923, l\u2019une des vaches du troupeau a battu le record officiel du monde pour la production totale de lait et de beurre pour 365 jours consécutifs.Est possesseur de plusieurs pur-sang de très grande valeur, qui en deux circonstances lui gagnèrent le \u201cKing\u2019s Plate,\u201d la grande épreuve classique réservée aux chevaux canadiens.Est président de la Brasserie Frontenac.Membre des Clubs: St-Denis, Réforme et Laval-sur-le-Lac.Directeur: Montreal Jockey Club; Dorval Jockey Club; Summerlea Golf Club; Winchester Club; Shawinigan Club; Whitlock.Il a épousé en 1919, Graziella Timmins, fille de Henri Timmins, dont il a une fille.Gouverneur ;ï vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame; membre à vie de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale; membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal; membre du Board of Trade.Résidence: No.1.rue MacGregor.Montré?!.254 EDOUARD HAMEL Né à Pont-Rouge, comté de Portneuf, le 29 décembre 1978, le notaire Edouard Hamel est le fils de Ferdinand Hamel et de Eva Edleston.Après un excellent cours classique au séminaire de Québec et de brillantes études légales à l\u2019Université Laval de Québec, il fut admis, en 190(1, à la pratique du notariat.Il exerce depuis lors sa profession dans sa place natale, où il jouit de la considération de tous ses concitoyens et dirige une étude très fréquentée.Il a toujours pris le plus vif intérêt aux affaires municipales.Il a été secrétaire-trésorier de la municipalité du village de Pont-Rouge de 1911 à 1920, alors qu il tut élu maire.Il s\u2019occupe aussi de la politique provinciale.En octobre 1920, il fut élu par acclamation comme successeur de sir Lomer Gouin pour représenter le comté de Portneuf à la législature provinciale.Après une lutte mémorable livrée contre le candidat oppositionniste, il fut réélu, le 5 février 1923, par une écrasante majorité de 1,600 voix.Il est vice-président de \u201cLa Fonderie Suprême Limitée\u201d, de Pont-Rouge.Il ne fait partie d\u2019aucun club, et il trouve ses récréations favorites dans la chasse, la pêche et le jeu de tennis.Il a épousé, en octobre 1913, Jeanne Dallaire, fille de Jean-O.Dallaire.De ce mariage sont nés Jean, Robert et Madeleine.En politique, libéral.Résidence: Pont-Rouge, comté de Portneuf, P.Q.255 VICTOR LEVESQUE Né a Montréal le 13 avril 1870.Fils de Cléophas Lévesque, épicier, et d\u2019Elizabeth Lévesque, tilie de Robert Lévesque.Il lit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et a l\u2019Ecole de Pharmacie de Montréal.Il obtint à 20 ans son diplôme de pharmacien le jour meme de son anniversaire de naissance.Quelques jours après, il ouvrait une pharmacie au Parc Lafontaine.En 1902, il étendit son commerce en fondant deux succursales: l\u2019une rue Delorimier et l\u2019autre rue Saint-Denis.En 1904, fonda l\u2019Institut Médical de Montréal et en fut le premier président-gérant.En 1910, il entrait dans le commerce d\u2019automobiles concurremment avec son commerce de pharmacie et à partir de 1913, jusqu\u2019à 1920, il s\u2019est occupé exclusivement du commerce d\u2019automobiles.En 1920 et 1921, il lut le gérant-général du Salon de l\u2019Automobile à Montréal.Elu échevin de Montréal en 1900, réélu par acclamation en 1908 et depuis s\u2019est toujours occupé d\u2019une manière très active des affaires municipales.Fut un des candidats en 1016 pour le Bureau de Contrôle.Un des fondateurs de l\u2019Association des Opticiens de la Province de Québec.Promoteur de la Ligue des Propriétaires de Montréal.En 1913, fut un des organisateurs de la Montreal Trade Association ainsi que le promoteur des Salons d\u2019Automobiles tenus à Montréal sous les auspices de cette Association.Ancien président de Montreal Trade Association, de la Ligue des Propriétaires de Montréal, du Club Champêtre canadien, membre de la Chambre de Commerce, gérant-général de la Maison Malloney.Allerton Company Limited of Canada, courtiers en finance.Ancien professeur de pharmacologie au Collège de Pharmacie de Montréal.Membre de l\u2019Ordre Canadien des Amis choisis, des Forestiers Canadiens, des Forestiers Indépendants, des Forestiers Catholiques, du Royal Arcanum, de l\u2019Alliance Nationale, de la Société des Artisans Canadiens-français.Il a occupé des charges élevées dans la plupart de ces sociétés.Il a épousé le 31 mai 1897, Eliza Thibodeau, fille d\u2019Alfred Thibodeau, dont il a deux fils: Adelstan et Paul-Henri.Madame Lévesque est décédée en 192 1.En politique: libéral.Résidence: 532 Parc Lafontaine, Montréal.256 ADELSTAN LEVESQUE S\u2019est distingue pour l\u2019intérêt qu\u2019il a toujours montré à promouvoir l\u2019industrie de l\u2019automobile duns tout l\u2019est du Canada et plus particulièrement ù Montréal.Les nombreuses expositions de tous genres qu\u2019il a organisées ont toujours attiré des foules considérables et reçu l\u2019approbation du public.M.Victor Adelstan Lévesque est né à Montréal du mariage de Victor Lévesque pharmacien et ancien éclievin de Montréal et de feue Eliza Thibodeau, fille de Alfred Thibodeau.Après de sérieuses études au Mont Saint-Louis, au collège Ste Marie et au collège Loyola, il débuta dans les affaires en 1018 en qualité de secrétaire de la Montreal Automobile Trade Association Limited, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en octobre 1921, conjointement avec celle d\u2019assistant-géraut pour les années 1919 et 1920 de la \u201cMontreal Motor Show\u201d et pour les années 1922 à 1925 comme gérant général de la National Motor Show of Eastern Canada, il fut le promoteur des salons d\u2019automne pour les automobiles fermées, innovation qui obtint de si grands succès.Depuis, il a organisé la Cie.d\u2019Exposition Internationale du Canada Limitée., dont il est le directeur-gérant depuis deux ans.Cette compagnie, sous l\u2019impulsion donnée par M.Lévesque, s\u2019est spécialisée en donnant au public le bénéfice d\u2019expositions diverses et d\u2019un genre nouveau h Montréal, telle que l\u2019Exposition des Produits Alimentaires et d\u2019Ustensiles de Ménage, si appréciée de notre population, ainsi que celles des Modes, d\u2019Arts, etc., Celte compagnie sous la direction de M.Lévesque est toujours prête à.répondre au besoin de n\u2019importe quelle Industrie canadienne; ses ramifications sont nombreuses et reparties dans toutes les grandes villes d\u2019Amérique; elle fut incorporée en avril 1921 et déjà elle a tenu plusieurs expositions de divers genres avec grand succès.M.Lévesque a été organisateur et secrétaire de clubs politiques libéraux.Membre actionnaire de la Montreal Automobile Trade Association Limited et de la Montreal Theatre Managers Association, Inc.Occupation favorite: lecture et voyages.Le 29 mai, 1923, épousait Mlle.Anne Wallace-Swan, fille de M.George Wallace-Swan.En politique: libéral.Résidence; 532 Parc Lafontaine, Montréal.257 FRANCIS-ALEXANDRE McNICHOLS Bien que de descendance écossaise, M.Francis-Alexandre McNichols, par ses ascendances françaises qui ont pris le dessus, est bien Canadien-français de sentiment et d\u2019éducation.Il naquit le 25 décembre 1882, à Montréal, du mariage de feu James McNichols, comptable, et de Mary-Ann Stuart, fille de George Stuart.Après avoir étudié A l\u2019Académie du Plateau, il entrait, en 1899, à l\u2019emploi de Evans and Johnson, courtiers en assurances.Six mois plus tard, en janvier 1900, il passait au service de l'Im-perial Oil Limited, comme simple commis de bureau.Par son application et son sens des affaires, il franchit successivement toutes les étapes, et il était assistant-gérant, lorsqu\u2019il quitta cette compagnie, en 1922, après avoir été voyageur de commerce en 1910, gérant des ventes en 1920 et assistant-gérant-général en 1921 pour s'occuper exclusivement des affaires de la Regai Kitchens Limitée, compagnie qu\u2019il avait fondée en 1915, en société avec M.H.Chapdelaine.Cette compagnie qui s\u2019occupe exclusivement de la fabri-cation des ustensiles et mobiliers de grandes cuisines, et qui est la première à avoir songé à la standardisation dans la fabrication, a maintenant pour clientèle les grands hôtels, les cafétérias, nos institutions religieuses, etc.M.McNichols est président de la Regal Kitchens Limitée, dont l\u2019installation moderne se trouve au No 3547 de l\u2019avenue du Parc; il est aussi intéressé dans l\u2019Imperia! Oil Limited, dans la Shawinigan Water and Power Coy., dans la Quebec Railway Water and Power Coy., dans la St.Maurice Power Coy., et dans la Compagnie des pâtes de papier du Québec, Limitée.Il est membre h vie de l\u2019A.A.A.N.et il fait aussi partie du club de Golf municipal.Sa principale récréation étant le travail, il n\u2019est pas étonnant de voir le succès couronner ses efforts.En politique, M.McNichols est libéral et il est célibataire.Rés.5444 Avenue du Pare, Montréal.258 HENRI CHAPDELAINE C\u2019est à Holyoke, Mass., que naquit le 17 août 1883, M.Henri Chapde-laine, industriel, du mariage de Charles Chapdelaine, et de Emma Michon, fille de Louis Michon.Mais, bien que né dans la république voisine, M.Chapdelaine vînt à Montréal dès l\u2019âge de cinq ans, avec ses parents, et il est aujourd\u2019hui naturalisé sujet britannique.Après avoir fait ses études au Mont Saint-Louis, il débuta dans les affaires dès l\u2019âge de dix-sept ans, en 1900, pour le compte de la maison Robt.C.Wilkins, Ltd., qu\u2019il quitta en 1911 alors qu\u2019il était parvenu à la position d\u2019assistant-gérant.Il résolut alors de s\u2019établir à son compte et s\u2019occupa de diverses agences commerciales et industrielles.Au bout de quatre ans, il fondait, en société avec M.F.-A.McNicliols, la compagnie Regal Kitchens Limitée, c\u2019était alors en 1915.Les affaires de cette compagnie ne firent que prospérer, grâce à l\u2019attention et aux soins qu\u2019y apportaient les deux associés.De fait, M.Henri Chapdelaine ne songeait qu\u2019à son entreprise, ne s\u2019occupant de politique fédérale, provinciale ou municipale qu\u2019en qualité de votant.Il est du reste vice-président de la compagnie qu\u2019il a fondée, et il ne connaît d\u2019autres distractions que l\u2019administration de cette compagnie.Il est célibataire et conservateur en politique.M.Henri Chapdelaine habite au No 1175 rue Saint-Denis, Montréal.259 LOUIS-CYRIUS JACQUES tions de prêt hypothécaire et gnies d\u2019immeubles.Né à Québec, paroisse St-Roch, le 5 février 1882, du mariage de Joseph-I.Jacques, voyageur de commerce, et de Julienne Vaillancourt, fille de Simon Vaillancourt.Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec, et ses études légales à l\u2019Université Laval de Québec Admis au notariat le 15 juillet 1905, il se mit immédiatement à l\u2019exercice de sa profession, à laquelle il se consacra exclusivement.Il s\u2019est spécialisé dans les ques-il administre plusieurs compa- En 1918, il fut élu membre de la Chambre des Notaires.Il est gérant des compagnies suivantes: \u201cLe Parc Jacques-Cartier Ltée,\u201d \u201cLes Grèves St-Charles Ltée\u2019\u2019, \u201cThe Quebec Bridge Realty Ltd,\u201d et \u201cLes Habitations Royal-Rousillon Ltée.\u201d Il s\u2019intéresse tout particulièrement à la société Saint-Vincent-de-Paul.Il est membre de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Le tourisme est sa récréation favorite.Il a épousé, le 17 juin 1907, Céline Guay, fille de feu Joseph Guay, marchand de cuir.De ce mariage sont nés huit enfants, tous vivants: Julienne, Paul, Antoine, Thérèse, Gérard, Françoise, Dominique et Madeleine.Résidence: 131 rue Claire-Fontaine, Québec.Etude: 229 rue Saint-Joseph, Immeuble \u201cQuebec Railway.\u201d 260 L\u2019honorable Juge COUSINEAU Né à Saint-Laurent, près Montréal, le 25 octobre 1874, fils de Gervais Cousineau, cultivateur, et de Angélique Grou, fille de Basile Grou.Il fit son cours classique au séminaire de Sainte-Thérèse et ses études légales à l\u2019Université Laval, à Montréal.Admis au barreau de la province de Québec en juillet 1896, il exerça sa profession en société avec Mtires F.-de-S.Bastien, Jasmin et N.-U.Laçasse.Il s\u2019est distingué comme\t, juriste et a reçu le titre de docteur en droit de l\u2019Umversite Laval, à la suite de la présentation d\u2019une thèse sur les corporations.Professeur de droit constitutionnel a la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal depuis 1905.Il a toujours montré un vif intérêt au mouvement politique de la province et à l\u2019administration de sa ville natale.Maire de la ville de Saint-Laurent de 1904 à 1908.Il a représenté le comté de Jacques-Cartier à la législature de Québec de 1908 à 1916 et fut chef de l\u2019opposition conservatrice en 1915.Conseil du Roi en 1909.Nommé par le gouvernement fédéral, le 3 novembre 1920, juge de la Cour Supérieure.Membre du club Laval-sur-le-Lac et des clubs Canadien et Chapleau.Récréations favorites: le golf, la pêche et la culture agricole.A épousé, le 26 avril 1897, Helmina Gendron, fille de L.-S.Gendron, dont il a quatre filles: Aline (Mme Lafontaine), Gilberte, Jeanne et Gabrielle.Résidence : Saint-Laurent.261 69 , \\ VILMOND ROBITAILLE Le propriétaire depuis 1920, du studio de photographie Montminy, si avantageusement connu de tous les Québécois et de tous les artistes et touristes qui fréquentent la vieille capitale est aussi le continuateur d\u2019une industrie d\u2019art qui fait honneur à la race canadienne-française.M.Vil-mond Robitaille, artiste-photographe, est né à Montréal, le 14 avril 1892, du mariage de J.-D.Robitaille, horloger, et de Alphéda Picard, fille de feu Jos.Picard, de Québec.Il étudia son art, d'abord chez Dupras et Colas, de 1908 à 1913, puis chez Notman and Son, de 1913 à 1915, enfin chez Montminy, à Québec, de 1915 à 1917.Ce fut alors qu\u2019il s\u2019établit à son compte, d\u2019abord seul, à Saint-Roch de Québec, de 1917 à 1919.En 1919, il entrait en société avec son ancien patron, M.Montminy, puis l\u2019année suivante (1920), à la mort de ce dernier, il devenait propriétaire de ce studio dont la réputation est hautement établie dans toute la ville de Québec et au loin.Le 19 octobre 1914, M.Vihnond Robitaille, épousait à Québec, Mademoiselle Laurette Turgeon, fille de feu Onésime Turgeon.Deux enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 195 rue Saint-Cyrille, Québec.262 L\u2019honorable Juge LOUIS CODERRE Juge de la Cour Supérieure, à Montréal.Né à St-Ours, P.Q., le 1er novembre 1865, fils de Alfred Coderre et de Emma Fontaine.A fait ses études classiques, au collège de St-Hyacinthe et au collège de St-Sulpice ; a suivi son cours de droit à l\u2019Université Laval, de Montréal, et fut reçu avocat, en 1892.Fut l\u2019aviseur légal pour la ville de Saint-Henri, de 1896 à 1905.Syndic du Barreau de Montréal, de 1901 à 1910.Se présenta dans Hochelaga, en 1908, et fut défait, mais fut élu aux Communes pour la même division, en 1911.Le 29 octobre 1912, assermenté comme membre du Conseil Privé et comme Secrétaire d\u2019Etat; Ministre des Mines, le 10 février 1913.Nommé juge de la Cour Supérieure, à Montréal, en octobre 1915.Marié à Marie-Anne-Sophie Ste-Marie, fille de Edouard Ste-Marie, de St-Henri de Montréal, le 9 juillet 1895.De ce mariage, sont nés deux fils et deux filles.Récréation favorite: la chasse.En politique, conservateur.Résidence: 826.rue Saint-Hubert, Montréal.- .mm 263 $00^ L\u2019HON.JOSEPH-EDOUARD PERRAULT Ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries.Naquit û La Malbaie, le 30 juillet 1871, fils de Joseph S.Perrault et de Louisa Brault.Son père fut député aux Communes, de 1870 à 1881.Fit ses études au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière et au Séminaire de Québec, et son droit ù Laval, de Québec.Admis au barreau en 1898, il a exercé depuis sa profession avec succès à Arthabaska.Dir.de la Fashion Craft Mfg.Co., de Montréal.Dirigea pendant plusieurs années YUnion des Cantons de l\u2019Est, journal libéral.Depuis 1898, a pris part b toutes les luttes féd.et prov.Candid, libéral aux élect.prov.de 1900, il s\u2019effaça en faveur de M.Paul Tourigny.Candidat au féd.dans Drummond-Arthabaska, en 1910, il fut défait sur la question de la marine par l\u2019alliance des conservateurs et des nationalistes, après une lutte retentissante.En 1916, élu député d\u2019Artha-baska à la législature.Réélu par acclamation en 1919.En août 1919, nommé ministre de la colonisation, au moment où le gouvernement de Qué-bec se proposait de mettre en œuvre une politique intensive de colonisation et d expansion agricole.Fut réélu par acclamation le 6 septembre 1919.Aux elections générales du f» février 1923 il se porta de nouveau candidat dans le comté d\u2019Arthabaska et aussi dans le nouveau comté d\u2019Abitibi.Elu dans les deux comtés par de grandes majorités.Le 1er mai 1921, il était élu bâtonnier par le barreau du district d\u2019Arthabaska, et en juin de la même année, le conseil général du barreau l\u2019élisait bâtonnier général de la pro-vince.Commandeur du Mérite Agricole.Membre des clubs Garnison, â Québec, Réforme, University et Cercle Universitaire de Montréal.Résidence-Arthabaska.2G4 1 MADELEINE RICHARD-PERRAULT Est née à Winnipeg, le 27 mai 1887, du mariage de J.-Auguste Richard, président de la Fashion Craft Manufacturers Ltd., de Montréal, et de Albertine Rivard, de Québec, sœur de l\u2019hon.juge Adjutor Rivard, juge de la Cour d\u2019Appel.Elle reçut son instruction des Dames du Sacré-Cœur, à Montréal et compléta ses études en Europe, où elle séjourna pendant trois ans.De retour au pays, elle ne tarda pas à s\u2019occuper des œuvres de charité.Elle y était poussée naturellement, par son tempérament actif, son cœur généreux et surtout par l\u2019exemple de son père, reconnu aujourd\u2019hui comme l\u2019un des plus grands philanthropes du Canada.Elle a pris une part très active aux œuvres de guerre.En 1922, le roi du royaume des Serbes, Croates et Slovènes lui a conféré la décoration de l\u2019ordre de la Croix-Rouge en reconnaissance des services qu\u2019elle avait rendus à la cause des Alliés et à celle de la Serbie en contribuant aux œuvres de guerre et au fonds de secours.Aujourd\u2019hui, elle s\u2019intéresse tout spécialement de l\u2019Orphelinat de l\u2019Hôtel-Dieu d\u2019Arthabaska.Le 29 juin 1908, elle épousa l\u2019hon.J.-E.Perrault, ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries dans la cabinet Taschereau, fils de Joseph-Stanislas Perrault, ancien député à la Chambre des Communes, et de Louisa Brault.Résidence: Arthabaska.265 L\u2019hon.J.-A.TESSIER L\u2019iion.Joseph-Adolphe Tessier, C.R., ancien député des T.-Rivières à la Législature de Québec et maire de cette même ville, a été le premier ministre de la Voirie pour la province de Québec, et c\u2019est sous son administration que la prov.de Qué.a vu se développer et grandir la politique des bonnes routes, inaugurée par le gouvernement Gouin en 1912.L\u2019hon.J.-A.Tessier est né à Sainte-Anne de la Pérade, le 17 déc.1862.Il fit ses études à l\u2019Académie Saint-Cyr, puis au sém.des T.-Riv.et enfin à l\u2019Un.Laval de Montréal, et fut admis à la pratique du droit le 13 janvier 1885.Cette même année il alla s\u2019établir aux Trois-Rivières.De 1896 à 1904, il fut l\u2019avocat de la Cité des T.-Riv.; et, de 1900 à 1904, substitut du Proc.-Gén.pour le district des T.-Riv.Le 25 fév.1904, il fut nommé C.R.Elu député à l\u2019Ass.législ.pour le comté des T.-Riv., en 1904, par acclamation; réélu aux élections générales de 1908-12-16-19.Le 5 mars 1914, il fut nommé Ministre de la Voirie.Il fut aussi prés, du Corn, des bills privés de 1908 à 1912, et vice-prés, de la Chambre de 1912 à 1914.Maire de la Cité des T.-Riv.de 1913 à 1921.Il est gradué de l\u2019école militaire de St-Jean et détient le grade de lieut.col.Durant près de dix ans, il a commandé le 86e régiment de milice des T.-Riv.Le 14 août 1888, l\u2019hon.M.Tessier épousait Mlle Marie-Elmire Guillet, des T.-Riv.De ce mariage sont issus trois enfants : un fils, M.Gustave Tessier, I.F., et deux filles: Mlles Blanche et Yvette.Résigna le 27 sept.1921, comme Min.de la Voirie, pour accepter la position de Prés, de la Commission des Eaux Courantes de Québec.266 Monseigneur C.-A.MAROIS Monseigneur Cyrille-Alfred Marois, Prélat de la maison du Pape et Protonotaire Apostolique, est né à Saint-Roch de Québec, le 27 mai 1849, du mariage de Louis Marois, marchand, et de Anastasie Le-François.Il fit ses études au Séminaire de Québec et fut ordonné prêtre, par le Cardinal Taschereau, le 21 décembre 1873.A rempli les fonctions d\u2019assistant-secrétaire, à l\u2019archevêché de Québec, de 1874 à 1882; maître de cérémonies, de 1875 à 1882.Est aumônier du Couvent de Bellevue et membre du Conseil archiépiscopal, depuis 1878; secrétaire et chancelier de l\u2019officialité, de 1882 à 1890.Fut compagnon du cardinal Taschereau, dans un de ses voyages à Rome, en 1887.Fut camérier secret de Sa Sainteté Léon XIII, en 1887.Nommé Vicaire Général, Prélat de la maison du Pape, et Pronototaire Apostolique, en l\u2019année 1890.Résidence: Archevêché de Québec.267 L\u2019hon.P.PARADIS L\u2019honorable Philippe Paradis, conseiller législatif, est né à Québec le 4 août 1868, du mariage de Jacques Paradis, marchand, avec Louise Jolicœur.Il a fait ses études au Séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval.A la fin de ses études, contrairement à beaucoup d\u2019autres, il a choisi la carrière des affaires au lieu de professions libérales et a débuté dans la vie comme voyageur de commerce.Son activité, sa lucidité et sa rapidité de jugement ajoutées à son intégrité lui ont rapidement fait une place a part dans la carrière qu\u2019il s\u2019était choisie.C\u2019est pourquoi au bout de quelques années il est devenu administrateur de la Compagnie Manufacturière d\u2019Amiante et président de 1\u2019Asbestos Manufacturing Company, Limited.Il est aussi administrateur de la Public Service Corporation of Quebec.Doué d\u2019une activité inlassable il s\u2019est toujours occupé activement de la chose publique et sa grande dexterite dans le maniement des hommes et l\u2019adaptation des choses l\u2019ont fait nommer organisateur du parti liberal pour le distiict de Québec en 1907.En 1917, il était nommé membre du Conseil Législatif.Il est membre du Club de la Garnison de Quebec; du Cercle Inter-Allié, de Paris; du Club de Réforme de Montréal; du Club des Ingénieurs de Montréal, etc.Ses amusements favoris sont la chasse et la pêche.Le 18 mai 1891, il a épousé Emma Fraser et de ce mariage sont nés un fils et deux filles.Résidence: 33, rue Laporte, Québec.268 Monseigneur Eustache Dugas D\u2019origine acadienne.Descendant d\u2019Abraham Dugas, le premier de ce nom, arrivé de France en Acadie en 1640, à Port-Royal.Son bisaïeul, Joseph Dugas, déporté à Boston lors de l\u2019expulsion des Acadiens, en 1755-1760, revint s\u2019établir à St-Jacques de l\u2019A-chigan où fut formée en 1770 une paroisse exclusivement acadienne.Monseigneur Dugas est né à Saint-Jacques, comté de Montcalm, le 3 mars 1876, fils de Camille Dugas, cultivateur, et d\u2019Amanda Leblanc, fille d\u2019Anselme Leblanc.Il fit son cours primaire à l\u2019école St-Jacques, son cours classique et sa théologie au collège de l\u2019Assomption, 1888-1900.Ordonné prêtre à la cathédrale de Montréal par S.G.Monseigneur Bruchési, le 1er avril 1900.Vicaire à Varennes, avril-septembre 1900.Vicaire à l\u2019Epiphanie, 1900-1904.Secrétaire particulier de S.G.Monseigneur J .-A.Archambault, évêque de Joliette, au mois d\u2019août 1904, il l\u2019accompagna à Rome et en Terre Sainte en 1906.Chanoine titulaire de la cathédrale de Joliette, 14 novembre 1907.Chancelier de l\u2019évêché, 26 mars 1910.Procureur de 1 e-vêché, 1911-1915.Vicaire général du diocèse, le 13 février 1913.Administrateur du diocèse de Joliette, 1912, 1914, 1919.Vicaire capitulaire à la mort de Monseigneur Archambault pendant la vacance du siège épiscopal, avril à octobre 1913.Protonotaire apostolique, le 21 septembre 1914.Premier curé de Saint-Pierre dans la cité de Joliette, depuis le 6 décembre 1915.269 L\u2019honorable P.-A.CHOQUETTE «ss * L honorable Philippe-Auguste Choquette appartient à une ancienne famille canadienne d\u2019origine picarde.Fils de Joseph Choquette, cultivateur et de Marie Audet, il naquit à Beloeil en 1854, le 6 janvier, et l\u2019on peut dire qu\u2019en entrant ainsi au banquet de la vie le jour des Rois, du premier coup il eut la fève.Après quelques années d\u2019études au collège de Saint-Hyacinthe, il s\u2019essaya aux affaires comme voyageur de commerce, mais sa véritable vocation, celle d\u2019avocat, ne tarda pas a s eveiller et, a 23 ans, en 1877, il entrait à l\u2019Université Laval de Québec.Trois ans plus tard, il était admis au barreau après avoir remporté la médaille d\u2019argent offerte 270 par le marquis de Lome.Sun tempérament ardent devait fatalement le jeter dans l\u2019arène politique et, aux élections de 1882, il n\u2019hésite pas à se mesurer avec un politicien redoutable entre tous, M.Philippe Landry, dans le comté de Montma-gny, où il ne venait lui-même que de s\u2019établir.Défait dans cette première lutte inégale, il ne s\u2019arrête que le temps de contracter un heureux mariage, le 29 août 1883, avec Mlle Marie Bender, petite-fille de Sir Etienne-Pascal Taché, et il se reprend aussitôt à combattre pour la cause libérale, autant par la parole que par la plume, car en 1883 il fonda à Mont-magny le \u201cCourrier de Montmagny\u201d qui est encore publié et en 1905-1906 il était le directeur de \u201cLe Soleil,\u201d organe du parti libéral.Sa jeune ardeur est vite récompensée.En 1887, il terrasse à son tour, dans le même comté de Montmagny, son adversaire d\u2019antan.Réélu en 1891 et en 1896, M.Choquette passa à bon droit pour un des principaux lieutenants de Sir Wilfrid Laurier.Nommé juge de la Cour Supérieure pour le district d\u2019Arthabaska en 1898 il ne put s\u2019accommoder bien longtemps de cette existence trop paisible et, dès 1904, au grand regret de ses justiciables, il quittait l\u2019hermine pour entrer au Sénat.Quoique libéral convaincu, l\u2019honorable M.Choquette n\u2019a jamais su faire plier son patriotisme devant la discipline de son parti et l\u2019on doit dire à son honneur qu\u2019il n\u2019a jamais laissé passer à la tribune parlementaire une occasion de revendiquer les droits de la nationalité canadienne-française et il l\u2019a toujours fait avec la même fougue irrésistible, sans aucun souci des conséquences.Après une infidélité de 16 ans, dont notre scène politique a heureusement profité, l\u2019hon.M.Choquette est retourné à la magistrature.Depuis 1920, il remplit avec distinction les fonctions de juge des Cours des Sessions de la Paix à Québec.Résidence: 56 Conroy, Québec.271 L\u2019Honorable Francois-Liguori Beique Naquit à Saint-Mathias, le 20 mai 1845, du mariage de Louis Béique et d\u2019Elisabeth D\u2019Artois.Il fit ses études classiques au Collège de Marieville et vint à Montréal suivre les cours de la Faculté de Droit de l\u2019Université Laval de Montréal.Il fut admis au Barreau en 1868.Nommé Conseil du Roi (Québec) en 1885, et du Canada en 1889.A plaidé maintes fois devant le Comité Judiciaire du Conseil Privé.Bâtonnier du Barreau de Montréal de 1891 à 1893.Membre de la Commission Royale dans la cause Whelan en 1890; procureur de feu l\u2019hon.Honoré Mercier et de ses collègues devant la Commission chargée d\u2019enquêter dans la cause du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, en 1891; procureur du Canada devant la Commission chargée d\u2019étudier les réclamations du Détroit de Behring, en 1896.Docteur en droit de l\u2019Université Laval de Montréal, honoris gratia, 1900.Un des fondateurs de Le Parti National.Appelé au Sénat par Lord Minto, le 8 février 1902.Membre senior de la société légale Béique & Béique.Vice-président de la Banque d\u2019Hochelaga Directeur du Pacifique Canadien et de la Canadian Cottons, Ltd.Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de 1899 à 1905.Président de la Montreal Industrial Exhibition Association.Membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Membre de la Ligue pour la Prévention de la Tuberculose, Montréal.Membre des Clubs St.James et de Réforme.Membre de la Société des Numismates et Antiquaires, Montréal.Epousa en 1875, Caroline-Angélique Desaules, fille de l\u2019hon.L.-A.Desaules, conseiller législatif.Il a sept fils et deux filles.En politique, libéral.Résidence: 540-ouest, rue Sherbrooke, Montréal.272 AUXANCE HECTOR CADIEUX i\u2019arti du bas de l\u2019échelle, \u2014 il débuta en effet, en qualité de simple messager à la compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc, \u2014 M.Auxance-Hector Cadieux, aujourd\u2019hui assistant du général Panet, directeur du service des enquêtes pour le Pacifique Canadien, est un de nos Canadiens qui nous font honneur et font honneur aux administrations qui les emploient et dont ils sont devenus des rouages essentiels.Né à Montréal, le 5 janvier 1886, du mariage d\u2019Oscar Cadieux, tonnelier, et d\u2019Agnès Laviolette, M.Auxance-Hector Cadieux fit ses études commerciales, d\u2019abord chez les Frères de la Doctrine chrétienne, au Petit Séminaire de Ste-Thérèse, puis à l\u2019Ecole Belmont, h Montréal.Il n\u2019avait que seize ans, en 1!)02, lorsqu\u2019il débutait, en qualité de simple messager, dans les bureaux de la compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc.Mais sa ponctualité, son application et son désir de parvenir, le firent tôt remarquer de ses chefs qui lui confièrent peu après un poste de commis.En peu de temps, il franchit diverses étapes, devînt assistant-agent spécial, puis agent spécial, poste qu\u2019il conserva jusqu\u2019en 1912, alors qu\u2019il devenait enquêteur pour le compte du Pacifique Canadien.Ce fut une nouvelle ascension de promotions en promotions, et M.Cadieux remplit successivement les fonctions d\u2019inspecteur pour le district de Québec, puis d\u2019assistant-chef.Avant la nomination du Général Panet, il fut chef intérimaire du département du 29 décembre 1923 au 15 juillet 1925.Tout entier à ses devoirs, il ne s\u2019occupa pas d\u2019affaires publiques, se contentant de l\u2019estime et de la confiance de ses supérieurs.Charitable, il s\u2019intéresse cependant d\u2019une manière particulière aux œuvres de la St-Vincent-de-Paul.Il est membre du Canadian Club, du Lion\u2019s Club et du C.P.R.Recreation Club, Canadian Railway Club.Le 26 septembre 1916, il épousait Mademoiselle Pansy Bruneau, fille de Louis Bru-neau et de Célina Robitaille.Trois enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 689 Ave.Girouard.273 SAMUEL-MARIE CASAVANT , J' f^âce aux laborieuses études des frères Casavant, ainsi qu\u2019à leur amour *\tS1 orgues de leur fabrication sont réputées les meilleures au Canada et a î etranger, et si de France même, on vient donner des commandes à ces facteurs canadiens.Du reste, des organistes de renommé mondiale, tels Bonnet et Dupré, n ont pas tan,d_éloges sur la valeur artistique des orgues Casavant.C\u2019est pour- ison les Stage Après avoir étudié au séminaire de St-Hyacinthe/ if débuta \u2019\"dans1' les affaires avec son frère en 1879, alors qu\u2019il fonda la maison Casavant Frères, lancns qu il se spécialisait dans la partie mécanique des orgues, son frère étudiait à fond la partie acoustique; et, c\u2019est comme résultat de ces études que la maison aussi parfaits que les orgues de Notre- Carufel.Casavant put produire îles instruments Dame, de la Basilique, du Gesu, de Maisonneuve, de St-Jean-Baptiste, etc.Il a également joué le principal role dans l\u2019administration financière de leur maison d industrie.Il fur échevin de St-Hyacinthe, de 1904 à 1910, membre de la commission scolaire depuis 1897 et président depuis 1912.Fut aussi durant plusieurs années président de la Ligue anti-alcoolique de la ville de St-Hyacinthe.Fut élu a toutes ces charges par acclamation.Membre depuis 1901, du Conseil des Arts et manufactures de la Province de Québec.Est vice-président de Casavant Frères Ltée.Est Chevalier de Colomb et fut Grand chevalier du Conseil de St-Hyacinthe de 1910 à 1912 Fut durant deux ans.député de district.A visité Cuba, le Texas, la Louisiane la Cahforie, 1 Ouest canadien, les Iles Hawai, le Mexique, la Palestine, l\u2019Egypte et [Europe Le 12 septembre 1882, il épousait Mademoiselle Marie Ledoux, de St-Hyacinthe, dont il eut quatre enfants.En politique: indépendant.Résider Saint-Hyacinthe.Résidence : 274 JOSEPH CLAVER CASAVANT Joseph Claver Casavant, Facteur d\u2019Orgues, fils de Jos.Casavant, aussi Facteur d\u2019Orgues, et de Marie-Olive Sicard de Carufel, est né à Saint-Hyacinthe, le 16 septembre 1855.Etudia au Séminaire de Saint-Hyacinthe, et après quatre années d\u2019apprentissage dans une maison canadienne, (celle de M.Eusèbe Brodeur, élève et successeur de son père), entreprit, en 1878, un voyage d\u2019étude d\u2019une année dans différents pays d\u2019Europe, notamment en France.Au retour, en 187».il fondait en société avec son frère Samuel, la Maison Casavant Frères qui s\u2019est acquise une réputation enviable dans la construction des orgues.Récemment un orgue placé il Paris leur valait les félicitations des Maîtres Français, et une revue de Londres parlait en termes élogieux de leurs travaux.En 1919 la Société était transformée en Compagnie à fond social et M.J.-C.Casavant en devenait le Président.Il est aussi Président de la Cie d\u2019imprimerie du Courrier de Saint-Hyacinthe et Vice-Président de la Cie de Phonographes Casavant.En 1880 il épousait Mlle Evelina Papineau, tille de feu Camille Papineau.De ce mariage huit enfants sont nés dont trois.Sœur Saint-François de Sales, Sœur Françoise de Chantal, des Sœurs de la Présentation, et Mlle Alice, survivent.En 1925, il était nommé Commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire le Grand.Résidence: 87 rue Girouard, Saint-Hyacinthe.275 ALBERT CHARRON M.Albert Charron, manufacturier de chaussures, est né le 10 mai 1871', à St-Henri de Montréal, du mariage de Félix Charron, manufacturier de chaussures, et de Odile Pelletier, tille de Joseph Pelletier.Après avoir fait ses études au Collège de St-Henri, il se lançait dans l\u2019industrie, en 1897.sans le moindre capital initial, fabricant lui-même les chaussures, aidé seulement par sa femme.C\u2019était alors à Contrecœur, endroit où est encore située sa manufacture, agrandie six fois depuis ses modestes débuts ; celle occupée actuellement a été terminée cette année au coût de $50,000.Il s\u2019occupa activement de politique municipale, provinciale et fédérale, étant élu conseiller municipal à l\u2019âge de 29 ans, et occupant ces fonctions pendant 10 ans.Il fut aussi maire de Contrecœur, pendant quatre années.Il prit part aux campagnes provinciales et fédérales en qualité d\u2019organisateur conservateur, >à Contrecœur, et il est membre du Club Cartier-Macdonald.Il subit une lutte à sa première et sa troisième élection comme conseiller, mais fut élu par acclamation à la seconde.Sa première élection à la mairie fut contestée jusqu\u2019en Cour Supérieure, mais sans succès.A sa seconde élection, il fut élu par acclamation.Il est intéressé dans plusieurs compagnies industrielles et financières, entre autres: la Sha-winigan Water and Power, 1\u2019Argonaut Gold Mine Ltd., etc.11 s\u2019intéresse aux œuvres de charité en général et plus particulièrement à l\u2019apostolat des Sœurs Grises.Chevalier de Colomb, il fait partie de la Société des Artisans, de l\u2019Alliance Nationale et de la Dominion Commercial Travellers Association.L\u2019automobile et le tourisme sont ses récréations favorites.Le 12 juin 1893, il épousait Mlle Flore Martin, fille de Octave Martin, et un fils et une fille sont nés de ce mariage : Albert et Marguerite.En politique: conservateur.Résidence: Contrecœur.276 JOSEPH-HERVE DUPUIS C\u2019est le 10 janvier 1889, à Saint - Jacques - de - l\u2019Achfgan, comté de Montcalm, Qué., que naquit M.Joseph-Hervé Dupuis, ingénieur civil et constructeur, du mariage de Abraham Dupuis, cultivateur, et de Georgiana Dugas, fille de Aimé Dugas.Après ses primaires à l\u2019Académie du village Saint-Jacques, il fit ses études classiques au collège de l\u2019Assomption, puis il étudia le génie-civil à l\u2019Ecole polytechnique de Montréal.Admis à la pratique de sa profession en 1915, il fut pendant trois ans assistant-ingénieur en charge des travaux de la Southern Canada Power Co.Ltd., et il est présentement secrétaire-gérant de la compagnie J.-A.-A.Leclair.Dupuis, Limitée, ingénieurs constructeurs.En sa qualité de libéral, il s\u2019est intéressé aux différentes campagnes politiques fédérales et provinciales.Il est aussi intéressé dans la Banque Provinciale du Canada.Parmi les principaux travaux exécutés par lui et sous sa direction, il importe de signaler : le Collège de Beauhar-nois; le Juniorat des RR.PP.Jésuites, plusieurs maisons de rapport pour le compte de MM.Fortier et Monette.Ses récréations favorites sont la pêche et le tennis.En septembre 1915, il épousait Mademoiselle Adrienne La-berge, fille de M.Adélard Laberge, et cinq enfants sont nés de ce mariage: Jean-Paul, Gaston, Jacqueline, Madeleine et Pierrette.Le secrétaire-gérant de la Compagnie J.-A.-A.Leclair, Limitée, est un libéral en politique.Résidence: 291 rue des Erables.277 WILFRID Le secrétaire du barreau pour le district d\u2019Arthabaska est l\u2019associé légal de l\u2019honorable J.-E.Perreault, ministre de la colonisation, des mines et pêcheries, dans le gouvernement provincial.M.Wilfrid Girouard naquit à Drummondville, le 9 septembre 1892, du mariage de Joseph-E.Girouard, shérif du district d\u2019Arthabaska et ex-député de ce comté, et de Emma Watkins, fille de William Watkins.II fit ses études classiques au collège Loyola et au collège Sainte-Marie, à Montréal, puis suivit les cours de droit à l\u2019Université McGill.Il débutait dans la profession le 15 juillet 1910.Le barreau du district légal d\u2019Arthabaska l\u2019a choisi pour son secrétaire.La pratique sérieuse de sa profession n\u2019empêche pas M.Girouard de s\u2019intéresser à la politique fédérale et provinciale et de s\u2019en occuper activement.Libéral convaincu et militant il ne manque pas de prendre part aux luttes du comté.Fut élu aux élections générales du mois d\u2019octobre 1925, député au fédéral, pour le comté Drummond-Arthabaska.Il est membre des clubs Victoriaville et Arthabaska et il fait partie de la cour Victoria des Chevaliers de Colomb.Le 01 juillet 1923, il a épousé mademoiselle Thérèse Marsil, fille de M.David Marsil et petite-fille de l\u2019honorable Dr David Marsil.L\u2019un des libéraux bien connus du district d\u2019Arthabaska.Résidence.Arthabaska, Québec.278 B55A Le Marquis Raoul de Roussy de Sales Le marquis Guy-Marie-François-Raoul de Roussy de Sales, président du bureau de censure des vues animées à Montréal, est né le 11 novembre 1853, au Château de Mes-lay, Loir et Cher, France, et il est le fils du marquis Paul-François de Roussy de Sales, attaché d\u2019ambassade et officier de cavalerie, et de Elizabeth de Lavau, fille de Guy de La-vau, préfet de police du Roi Charles X, et de Charlotte d\u2019Irumberry de Salaberry.Il a fait ses études au collège Saint-Louis de Gonzague, de Tours, France, puis chez les Jésuites, à Paris et à l\u2019Ecole préparatoire à l\u2019Ecole militaire.En 1906, il vînt s\u2019établir au Canada avec sa famille, et fut au service du gouvernement provincial de l\u2019Alberta, de 1911 jusqu\u2019en 1920.Il quitta cette province de l\u2019Ouest canadien pour venir dans la province de Québec.Le 1er mai 1920 il fut appelé à la présidence du bureau de censure des vues animées.Le 29 janvier 1881, M.le marquis de Roussy de Sales épousait en France, Mademoiselle Marie-Thérèse de Perri-nelle, fille de Gaston de Perrinelle et de Thérèse de Faverney.Onze enfants sont nés de ce mariage: François, Marie, Bernard, Michel, Jeanne, Thérèse, Antoine, Marie-Amélie, Jacqueline, Hermine et Gérard, tous restés au Canada et citoyens canadiens.Son fils Antoine fut tué pendant la guerre au service du Canada.Il s\u2019était engagé au \u201cStrathcona Horse.\u201d François, l\u2019aîné de ses enfants, avocat à Calgary a épousé dans cette ville Odette Butruille.Deux de ses filles se sont mariées et résident à Montréal: Marie a épousé Henri de Clerval, délégué commercial pour la France et Jeanne, le major Kittson.En politique, M.de Roussy de Sales est libéral.Résidence : 4161 rue Sherbrooke, Westmount.279 Charles Tarieu de Lanaudière Descendant de l'une des plus anciennes et plus aristocratiques familles canadiennes remontant aux temps héroïques de la colonie française, le Brigadier-Colonel Charles Ta-rieu-de-Lanaudière naquit à .Joliette, le 10 septembre, 1802, du mariage du lieutenant-colonel Charles-Gaspard Tarieu-de-Lanaudière, seigneur de Joliette et Lavaltrie, et de Julie Arthémise Taché, fille de Pascal Taché et Julie La-Rue, seigneurs de Kamouraska.Après avoir étudié au collège de Joliette, au Séminaire de Nicolet, puis au collège (plus tard l\u2019Université) d\u2019Ottawa, il fut admis au barreau en juillet 1883.Mais, la carrière militaire prit véritablement la grande part de sa vie.Major dans le Régiment de Joliette, il fut envoyé en Angleterre, au couronnement du Roi Georges V, en 1911, en commandement de l\u2019une des compagnies d\u2019infanterie canadienne, dans le contingent des troupes du Canada.Il était alors lieutenant-colonel commandant du même Régiment de Joliette, en 1914, lorsque dès le début de la guerre, il s\u2019enrôla comme major commandant l\u2019une des compagnies originaires du 22me bataillon canadien-français.Il fit du service en Angleterre, en Belgique et en France avec son unité, et, dans les deux dernières années de la guerre, il était attaché à l\u2019état-major de la deuxième division canadienne, puis au corps d\u2019armée canadien, en qualité de commandant de place, dans la zone des armées, en France et en Belgique.Il fut démobilisé au mois de juin 1919.Le gouvernement français, en reconnaissance de ses services de guerre, lui décerna la médaille de la Reconnaissance française.Le 1er juin, 1924, ce valeureux soldat canadien était promu au grade de colonel commandant de la onzième brigade d\u2019infanterie canadienne.Le colonel Charles Tarieu-de-Lanaudière est membre du University Club, du United Service Club, du Canadian Club, du Club de Golf Laval-sur-le-Lac, du Mess des Carabiniers Mont-Royal et du Cercle Inter-Allié, de Paris.Ses récréations favorites sont le Golf et l\u2019équitation.Résidence: Joliette, P.Q.280 OSCAR HAMEL M.Oscar Hamel, notaire et banquier, est né à Québec, le 31 août 1887, du mariage de Eugène Hamel, artiste-peintre, et de Ernesta de Cadilhac Lanté, fille du chevalier Giovanni de Cadilhac, et de dona Teresa Lante della Rovere, Il étudia chez les Frères des Ecoles chrétiennes, au Séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval, d\u2019où il sortit Licencié en droit \u201cSunnna cum laude.\u201d Admis à la pratique du notariat en juillet 1911, et son étude ayant pris de rapides développements, il s associa le notaire R.-E.MacKay, sous la raison sociale de Hamel et MacKay.Il a été l\u2019organisateur de la maison Versailles, Vidrieaire et Boulais, dans tout l\u2019Est de la province.Elu directeur de cette maison financière, en 1922, il démissionna en 1924, pour fonder avec son associé M.R.-E.MacKay et M.Pierre Fugère, la maison de banque Hamel-MacKay-Fu-gère, de Québec, dont il est le président et gérant.Le soin de ses affaires l\u2019a tenu éloigné des luttes politiques.M.Oscar Hamel est ancien président de l\u2019Association de la Jeunesse catholique pour le district de Quebec.Il est secre-taire-général de l\u2019Action sociale catholique et membre du bureau des Semaines sociales du Canada.Il fait partie du Conseil particulier de Quebec de la Société Saint-Vincent-de-Paul et aussi de la Ligue du dimanche.Il est également membre de la Chambre de Commerce québécoise, de la Société de géographie et de l\u2019Association des banquiers en valeurs de placement.Il est membre du Club canadien de Quebec et du \u201cOld Colony Club.\u201d Le 20 avril 1914, il épousait mademoiselle Gabrielle Dorion, fille de l\u2019bon.C.-E.Dorion, juge de la Cour du Banc du Roi, et de Laure Paré.Quatre enfants sont nés de ce mariage: Robert, Pierre, Andre et Jean.Résidence: G02 rue Saint-Jean, Québec.281 J.-F.RAOUL DIONNE ciues négoci; intellectuel vieille mariage chez les ,u,i' lu» csi iepieseiiuim aes manuracturiers, et il est aujourd'hui ache pour le rayon de la confection pour (lames de la maison Holt-Renfrew, à Québec.acheteur .\t.\t,.\"mmh.-i wi, la MICU.5UI1 iiuii-ncuucw, a v/ucutx.oi les luttes politiques le laissèrent plutôt froid, il s\u2019est toujours intéressé par contre, à l avancement du mouvement littéraire et musical, tant à Montréal qu\u2019à Québec.Fils et rifyr~_2\t1911, avec la Com- pagnie Paquet, Limitée.Enfin, en 1911, il ouvrait une teinturerie à son compte, créant ainsi la seule industrie du genre à Québec, industrie maintenant connue par le monde entier à cause de la qualité de ses marchandises et du travail qu\u2019on y accomplit.M.Marauda ne s\u2019est pas occupé de politique et il ne s\u2019est pas laissé tenter par le mirage de la vie publique, ne s\u2019occupant que de faire prospérer son industrie.11 est cependant président du corps des Syndics de la paroisse du Sacré-Cœur, à Québec; trésorier de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de la même paroisse, et membre du comité de régie de la Société St-Jean-Baptiste.Il fait aussi partie de la Chambre de Commerce québécoise, est Chevalier de Colomb et membre du Club Canadien de Québec.Le 2 Il U MIC 111 St-Denis, Montréal.478 C.-J.MAGNAN M.C.-J.Magnan est né à Sainte-Ursule, comté de Mas-kinongé, le 1 I novembre 1865.Il fréquenta la petite école de la localité, de sa sixième à sa dixième année A l\u2019âge de dix ans, il entra à l\u2019Ecole modèle de la Rivière-du-Loup, dont il suivit les cours jusqu\u2019à l\u2019âge de quinze ans, alors qu'il fut nommé instituteur adjoint pour la même école (1881).Après deux années d\u2019enseignement, il s\u2019inscrivit comme élève-maître à l\u2019Ecole normale Laval, de Québec (1883-1884) où il décrocha, avec le diplôme modèle, la médaille du Prince de Galles.En septembre 1884, il est nommé instituteur au Patronage de Québec.M.Magnan resta à ce poste jusqu\u2019en octobre 1887; mais fatigué par un rude labeur prématuré, il accepta à cette date, le poste de rédacteur de la Paix, aux Trois-Rivières, que lui offrait feu M.Honoré Mercier.Mais il retourna bientôt à sa carrière de prédilection, et en 1889, il était nommé professeur à l\u2019Ecole normale Laval, son Alma Mater.Il demeura a ce poste, vingt-deux années durant, jusqu\u2019à janvier 1911 où il fut nommé inspecteur général des écoles catholiques de la province de Quebec.Au cours de sa longue carrière, M.Magnan a publié plusieurs ouvrages, faisant ainsi bénéficier le personnel enseignant et le public de ses études et de ses veilles consacrées entièrement au travail.Est président général de la Société Saint-Vincent de Paul au Canada, société dont le Conseil est à Québec depuis 1846.Est Commandeur de Saint-Grégoire le Grand.Résidence: 79, Chemin Sainte-Foye, Québec.^ 479 Monseigneur PAUL LAROCQUE Né à Ste-Marie-de-Monnoir, le 28 octobre 1846, fils de Albert LaRocque, cultivateur, et de Geneviève Daigneault.Il fit aux séminaires de St-Hyacinthe et de Ste-Thérèse de Blainville, des études qu\u2019il compléta dans les universités romaines par le doctorat en théologie et en droit canonique.Ordonné prêtre, le 9 mai 1869.Missionnaire en Floride, 1869-1880.Trois années en Europe, consacrées à l\u2019étude, et voyages d\u2019étude en Italie, en Espagne, en France, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Turquie, et spécialement en Terre-Sainte.De 1884 à 1893, desservant, puis curé de la cathédrale de Saint-Hyacinthe, chanoine titulaire du chapitre de cette même cathédrale.Elu évêque du diocèse de Sherbrooke, le 6 octobre 1893, et sacré sous ce titre dans la cathédrale de Sherbrooke, le 30 novembre suivant.Parmi les œuvres permanentes de son épiscopat, en dehors du ministère pastoral proprement dit, mentionnons la construction de la Chapelle Pauline, ou pro-cathédrale, et d\u2019un évêché, monuments à l\u2019épreuve du feu, d\u2019architecture gothique et, dit-on, supérieurs à tout ce qui, jusqu\u2019ici, a été construit au Canada.Il a célébré son jubilé d\u2019or sacerdotal, et son jubilé d\u2019argent comme évêque.Son parti politique: \u201cCelui de Pie X: le parti de Dieu.\u201d 480 Louis-Joseph Lafortune Né à l\u2019Assomption, province de Québec, le 25 août 1849, du mariage de Jean-Baptiste Lafortune, cultivateur, et de Marguerite Pelletier, il fit ses premières études à l\u2019école paroissiale et son cours classique au collège de l\u2019Assomption.Il fut ordonné prêtre à l\u2019Assomption par Monseigneur Edouard-Charles Fabre le 17 janvier 1875.Il fut d\u2019abord vicaire à St-Cyprien de Na-pierville (1875-1877), puis successivement à St-Henri de Montréal (1877), à St-Anicet, comté d\u2019Huntingdon, (1877); au St-Enfant-Jésus de Montréal (1877-1879); à St-Jean d\u2019Iberville (1879-1880); et à St-Jean-Baptiste de Montréal (1880-1884); aumônier de la maison-mère des Sœurs de Ste-Anne a Lacliine (1884-1887); curé de St-Charles de Lachenaie (1887-1891), il y a bâti une église et un presbytère; curé pendant dix ans de St-Jérôme, comté de Terrebonne, (1891-1901), il y a également construit une magnifique église et un presbytère.Depuis 1901, il est curé de Boucherville.Il dirige avec zèle la congrégation des Dames de la Ste-Famille et diverses associations pieuses et il jouit de la vénération de ses ouailles.Il est aidé dans son ministère par son vicaire, M.l\u2019abbé Lucien Lefebvre.Fondée en 1668, sa paroisse compte une population de 2,000 âmes.Les Dames de la Congrégation de Notre-Dame, établies à Boucherville depuis 1703, sont chargées de l\u2019éducation des jeunes filles, et les Clercs de Saint-Viateur donnent l\u2019éducation aux garçons depuis 1856.Sous la direction de M.le curé Lafortune, Boucherville est devenue une paroisse très florissante.481 L\u2019abbé E.-T.MARECHAL Emile-Théophile Maréchal, est né à Saint-Henri, Montréal, le 22 septembre 187(5, du mariage de L,ouis Maréchal, commis-voyageur, et de Angèle Lepailleur, il fit de brillantes études au collège de l\u2019Assomption.Après sa théologie au grand séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre le 30 juin 1901.Il a été successivement vicaire à Saint-Jacques-de-PAchigan et à Saint-Henri-de-Mascouche, diocèse de Joliette, à la cathédrale de Joliette, à Saint-Jacques de Montréal et à la Nativité, quartier Hochelaga.Après avoir été curé de Sainte-Marguerite du Lac Masson, pendant près de 6 ans, il a été nommé, le 12 juin 1923, curé fondateur de Saint-Ambroise, à Montréal.Son zèle tout apostolique et son affabilité inaltérable Pont fait estimer dans toutes les paroisses où il a exercé le saint ministère.Comme curé il s\u2019est dépensé sans compter dans sa première paroisse; aussi était-il tout désigné pour fonder la nouvelle paroisse de Saint-Ambroise.11 se mit rapidement ;ï l\u2019œuvre organisant les œuvres les plus urgentes et construisant rue Beaubien et De Nonnanville l\u2019église actuelle où ses paroissiens ont l\u2019avantage d\u2019accomplir les préceptes de la religion.Toujours ambitieux de favoriser les intérêts de la classe ouvrière, il fonda, pendant qu\u2019il était vicaire à La Nativité, la Caisse populaire d\u2019Hochelaga.Il fait partie du conseil Saint-Henri, de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Résidence: 1705, rue Chambord, Montréal.482 AMEDEE MONET L\u2019ancien député du comté de Napierville est né à St-Rémi de Napierville, !e 23 avril 1890, du mariage de feu l'honorable Dominique Monet, juge de la Cour Supérieure à Montréal, et de Marie-Louise Lahaie, fille de Charles Lahaie.Il fit ses études commerciales au collège de St-Rémi, ses études classiques aux collèges de l\u2019Assomption et de Ste-Marie-de-Monnoir, et son droit ;T l\u2019Université Laval, de Montréal.Admis au Barreau de la Province, le 13 janvier 1910.Fut membre de l\u2019Association du Jeune Barreau de Montréal.A été élu député de Napierville à la législature de Québec, en l{ilh, contre trois adversaires .Il n\u2019avait que 28 ans.Réélu par acclamation en juin 1919.Fut le plus jeune député siégeant à la législature de Québec, de 1918 h 1922.Le 13 avril 1922, il était nommé juge des Sessions de la Paix à Montréal et le 20 avril, il était assermenté comme tel, par l\u2019honorable juge Monet, son père, fait unique dans nos annales judiciaires.Le juge Monet est le plus jeune magistrat de tout le Dominion, ayant été fait juge ù l\u2019âge de 31 ans.M.le juge Monet est membre de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Membre du Cercle Universitaire, du Club Canadien, de l\u2019Ass.Ath.Nationale, de l\u2019Alliance Nationale, des Artisans Canadiens-Français.A épousé, le il octobre 1910, Berthe Alain.De cette union sont nés deux enfants: Roger et Simonne.Sa récréation favorite est la littérature; son sport favori: le tourisme.Résidence: 22.r>8, rue Saint-Denis, Montréal.483 L\u2019hon.J.-H.LEGRIS L\u2019honorable Joseph-Hormis-das Legris est né à la Rivière-du - Loup - en - Haut (Louise-ville), le 7 mai 1850.Il fit ses études à l\u2019Ecole modèle de sa place natale et suivit des cours privés.Il se livra ensuite à l\u2019agriculture.Il épousa en 1879 Emma Champagne, fille de Georges Champagne, de Berthier.Il fut secrétaire-trésorier de la municipalité de Louiseville pendant plus de vingt ans.Il organisa à Maskinongé une compagnie d\u2019assurance mutuelle de comté qui a remporté des succès merveilleux.Il fut capitaine dans le 86ième bataillon de la milice volontaire.Il fut élu député de Maskinongé à la législature de Québec en avril 1888 et, pour la Chambre des Communes, aux élections générales de 1891, 1896 et 1900.Il fut nommé au Sénat le 10 février 1903 pour Repentigny.Il a toujours été un fervent libéral.Résidence: Louiseville, P.Q.ftjjVîV 481 J.-N.MILLER M.J.-N\u2019.Miller est né à St-Eustache, dans le comté des Deux-Montagnes, le 21 juillet 1853.Il suivit le cours commercial de l\u2019Académie de St-Eustache, sous la direction des Clercs de Saint Viateur.et, en 1869.il entra à l\u2019Ecole normale Jacques-Cartier et obtint un diplôme d\u2019école académique en 1871.M.Miller enseigna d\u2019abord à la Maîtrise St-Pierre, Montréal, dont il fut le principal en 1872, puis à l\u2019Académie Commerciale Catholique, de 1873 à 1883, époque où il fut nommé inspecteur d\u2019écoles.En 1887, le gouvernement le nomma officier spécial au département de l\u2019Instruction publique, où il s\u2019occupa par ticulièrement des affaires qui se rapportent à l\u2019inspection et à l\u2019administration interne des écoles.Il a été nommé secrétaire-suppléant du département de l\u2019Instruction publique en 1897, et secrétaire du Bureau central des examinateurs catholiques.Depuis 1908.M.Miller est secrétaire du département de l'Instruction publique.II est aussi secrétaire conjoint du Conseil de l\u2019Instruction publique, et du Comité catholique de ce Conseil, secrétaire du bureau d\u2019examinateurs pour l\u2019inspectorat et secrétaire du Comité local catholique chargé de l\u2019administration de la Fondation Strathcona.Il a publié un traité élémentaire de géographie, lequel a été approuvé par le Conseil de l\u2019Instruction publique en 1900.Il est président de la Commission de Géographie de Québec, directeur de la Conférence Nationale d\u2019Education de Winnipeg, et directeur du Club Canadien de Québec.Marié, le 28 juillet 1874, à Mlle Adèle Roy, et, en secondes noces, à Mlle Evelina Brunet, le 12 février 1900. 8k; : L\u2019honorable THIBAUDEAU RINFRET Naquit ù Montréal, le 22 juin 1879, du mariage de F.-O.Rinfret et d\u2019Albina Pominville.Il fit ses études classiques au collège Sainte-Marie, où il obtint son diplôme de bachelier ès-arts en 1899, et son droit à l\u2019Université McGill.Admis au barreau de la province de Québec en 1901.Créé Conseil du Roi en 1912.11 exerça sa profession en société avec l\u2019honorable Jean Prévost, de 1901 à 1910, et depuis, comme associé de Perron, Taschereau, Vallée et Genest.Nommé par le gouvernement fédéral, juge de la Cour Suprême, le 15 septembre 1921.Assermenté le 20 septembre 1924.Il a pris une part active au mouvement politique dans le district de Montréal et se porta candidat dans le comté Laval, à l\u2019élection de 1919, mais fut défait.Membre du club University, du Montreal Club, du Canada Club, du club Canadien, du club Winchester, du club de Golf Laval-sur-le-Lac, de l\u2019Assocation Athlétique Nationale et du Montreal Club.Il a épousé, en 1903, Georgine Rolland, fille de S.-J.-B.Rolland de Montréal.De cette union sont nés: Roland, Edouard, Lucille et Jacques.Résidence: Ottawa, Ont.186 L\u2019abbé Jos.-Dol.-Ad.Turmel Joseph - Dollard - Adélard Turmel est né à Saints-Anges, comté de Beauce, le 3 sept.1878, fils de Théodore Turmel, cultivateur, et de Elinire Cloutier, fille de Georges Cloutier.A fait ses premières études au Collège de Beauceville, et ses études classiques et théologiques au Séminaire de Québec.Ordonné prêtre par S.G.Mgr L.-N.Bégin, archevêque de Quebec, le 30 août 1908.Vicaire à Sainte-Germaine, comté de Dorchester, 1908-1909; vicaire à St-Jean-Bapti'ste de Québec depuis le 8 décembre 1909.Fondateur de 1 Adoration Nocturne de St-Jean-Baptiste de Québec; chapelain de la Congrégation des hommes (Congrégation de Marie); aumônier de l\u2019Association des Facteurs de Québec, branche No 5; aumônier de l\u2019Association des Zouaves Pontificaux Canadiens de Québec depuis 1911, avec le titre de capitaine et, depuis 1920, celui de major; appelé à 1 aumônerie du 61e Régiment de Montma-gny, avec rang de capitaine, en 1921.Directeur des Cadets de Saint-Jean-Baptiste de Québec depuis 1911.Chevalier de Colomb.Prêtre d initiative et d\u2019action, les apôtres de la campagne d épuration morale du quartier St-Jean et ceux de la cause de la 1 emperance et de prohibition, le trouvèrent parmi les plus dévoués et les plus ardents.Membre du Conseil d administration de la Caisse Populaire de Saint-Jean-Baptiste de Québec.487 FERDINAND ROY Docteur en droit, Conseiller du Roi.Naquit à L\u2019Ancienne Lo-rette, le 1er septembre 1873.Fils de feu Alphonse Roy et de feue Caroline Robitaille.A épousé en 1899, Mariette Legendre, fille de Napoléon Legendre, homme de lettres.M.Ferdinand Roy a fait ses études préparatoires au Séminaire de Québec, et son droit à l\u2019Université Laval, de Québec.Admis au barreau en 1896, ayant remporté, à l\u2019examen de licence la médaille du Gouverneur-Général et celle du Lieutenant-Gouverneur.Passa sa thèse de doctorat en 1902.Professeur de droit criminel, puis de droit civil, à l\u2019Université Laval de 1908 à 1920; maintenant titulaire de la chaire de droit civil.Exerce sa profession dans la société légale Taschereau, Roy, Cannon, Parent et Casgrain, Québec.Elu bâtonnier du barreau de Québec en 1919, et bâtonnier général de la province, en 1920.Président du comité France-Amérique.Ancien président de l\u2019Institut Canadien.A publié \u201cLe Droit de Plaider\u201d, l\u2019\u201cAppel aux Armes\u201d, des articles de revue, des conférences, des discours, etc.Adresse: 10, rue du Parloir, Québec; club de la Garnison.488 L\u2019abbé Joseph-Octave Roussin Est né au village Les Cèdres comté de Soulanges, le 13 janvier 1855, du mariage de Alexis Roussin, maître-tanneur et de Angèle Coutlée.A fait ses études classiques, au collège de Montréal et sa théologie, au Grand Séminaire de Montréal.Le 21 décembre 1878, il était ordonné prêtre, par Monseigneur Chs-Edouard Fabre.Il fut d\u2019abord vicaire à Beauharnois, de 1878 à 1879, puis à Saint-Louis de Gonzague, de 1879 à 1880.I/année suivante, il est transféré à Huntingdon et de 1881 à 1891, il remplit les mêmes fonctions à Saint-Henri de Montréal.Il fut desservant à Val-leyfield, au cours de l\u2019année 1 892, et curé à Sainte-Adèle, de 1893 à 1899.Depuis cette dernière époque, il exerce comme tel, son saint ministère, à Pointe-aux-Trembles.Travailleur infatigable, désireux avant tout de procurer à ses chers paroissiens, la consolation sous toutes ses formes, il ne cesse de se dépenser, pour le plus grand bien de l\u2019humanité.Il a fait réparer et décorer l\u2019église et le presbytère, a fait l\u2019acquisition d\u2019un magnifique orgue et exécuter maints autres travaux, qui font de ces monuments religieux, quelque chose de splendide.On lui doit également, l\u2019érection d\u2019un nouveau cimetière.C\u2019est aussi à son instigation, que la Commission scolaire a décidé l\u2019érection de la magnifique école, appelée l\u2019Académie Roussin.Est membre de l\u2019Alliance Nationale et des Artisans Canadiens-Français.Résidence : Pointe-aux-Trembles.A ¦' '«* ' 489 GODFROY LANGLOIS Godfroy Langlois, Commissaire-Général du gouvernement de Québec à.Bruxelles, est né à Sainte-Scholastique, P.Q.le 20 décembre I860, Ills de Joseph Langlois, marchand et de Olympe Clément, fille de J.-B.Clément, de Saint-Eustache.Il fit son cours classique aux collèges Sainte-Thérèse et Saint-Laurent et ses études légales à l\u2019Université Laval à Montréal.A sa sortie de 1 Université, en 1889, il abandonna la profession d\u2019avocat, pour embrasser la carrière du journalisme.De cette époque à 1914, date de sa nomination comme Commissaire-Général de la Province de Québec, en Belgique, il a sans cesse pratiqué la profession de journaliste.A été rédacteur-en-chef de la Patrie, soüs Honoré Beaugrand et sous 1 bon.J.-I.Tarte.Fonda le Canada en 190.3 et en fut le directeur jusqu\u2019en 1910 Fonda le Pays en 1910 et fut aussi le fondateur de l'Echo des Deux-Montagnes en 1890.Journaliste admirablement doué, à l\u2019esprit large et d un tempérament robuste.Ancien député de la division Saint-Louis (Montreal) de 1904 à 1911.S\u2019est sans cesse occupé de la question de l\u2019instruction publique, au Parlement de Québec.Membre de l\u2019Automobile Club de France, du Cercle Inter-Allié de Paris et du Cercle des Sports de Bruxelles.A épousé, le 24 janvier 1900, Louise, idle de S.-E.Irbour, autrefois notaire à Saint-Jean, P.Q.De cette union, est nee une tille, Marcelle.En politique, libéral.Residence: 38a Boulevard Birchoffsheim, Bruxelles.490 CHARLES ROBILLARD r SPK Rédacteur en chef ù la Patrie de Montréal.Doyen de la presse cana-dienne-l'rançaise.Né ti Lanoraie, le Kl mars 1805, Ills de Charles llobillard, cultivateur, et d\u2019Héloïse McKercher.Kit son cours classique au collège de Joliette et son droit, à Laval, de Québec.Opta pour la profession de journaliste, qu'il n'a jamais cessé de pratiquer depuis 188 t.Débuta au Canadien et à l'Evénement, alors édités il Québec.En 1885, prit part il l\u2019insurrection du Nord-Ouest.Vint h Montréal, en 1891, nu Canadien, puis il la Presse où il fut successivement, de 1891 ù 1897, reporter, chef d\u2019information et secrétaire de la rédaction.En 1897, devint gérant de la rédaction il la Patrie, puis rédacteur en chef, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.En 1914, ses confrères lui offraient un banquet pour célébrer ses trente ans de journalisme actif.Membre des clubs Canadien et Saint-Denis.A épousé, en 1892, Corinne Bergevin, fille de C.Bergevin, de Québec, dont il a eu trois fils: Maurice, fonctionnaire.Raymond, chirurgien-dentiste, et Joseph-Alfred, décédé accidentellement.Résidence: 709, rue Saint-Hubert, Montréal.Mil OSCAR MORIN Né le 15 décembre 1874 de F.-X.Morin, de Saint-Simon, comté de Bagot, et de Emma Geoffrion, de Varennes, comté de Verchères.Commença sa carrière, comme journaliste, à la \u201cPatrie\u201d et au \u201cHerald\u201d, à Montréal.A l\u2019avènement du gouvernement Marchand, en 1897, il fut nommé secrétaire particulier de l\u2019honorable sir Horace Archambault, plus tard Juge en chef de la Cour d\u2019Appel.Licencié de l\u2019Université Laval, de Québec, avec le degré de \u201csumma cum laude\u201d.Reçu avocat en juillet 1905, il pratiqua sa profession en société avec l\u2019honorable Adélard Turgeon (maintenant président du Conseil législatif), l\u2019honorable Rodolphe Roy (juge de la Cour Supérieure), Ernest Roy, ancien député et maintenant juge et Roméo Langlais.Elu échevin de la cité de Québec en 1910, il remplit cette charge jusqu\u2019en 1914 où il accepta la position d\u2019avocat de la cité de Québec en remplacement de feu Mathias Chouinard.Nommé conseil du roi par le gouvernement de Québec en 1918.Il devint premier sous-ministre des Affaires Municipales lors de l\u2019organisation de ce département, le 4 avril 1918.Marié à Mademoiselle Albertine Lapierre, de Montréal, en 1897.Père de cinq garçons et deux filles.Libéral en politique.Fait partie de plusieurs sociétés mutuelles.Il remplit plusieurs charges importantes dans l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Résidence: 10 rue D\u2019Artignv, Québec.492 JOSEPH-A.BEDARD Bédard, Joseph-Avila, B.A., M.F., M.A.Ingénieur forestier au service forestier, Département des Terres et Forêts, est né à Ste-Anne-de-la-Pérade en 1884, fils de Misaël Bédard, comptable, et de Mathilde (Jobin) Bédard.Il a fait son cours commercial à l\u2019Ecole des Frères de St-Roch, Québec, son cours classique au Séminaire de Québec et est allé terminer ses études à l\u2019Université de Yale (Etats-Unis).Bachelier ès-arts, en 1905.Diplômé de l\u2019Université de Yale (Master of Forestry) en 1907.Nommé chef-adjoint du Service forestier en 1909; professeur de Sciences forestières à l\u2019Université Laval depuis 1910; directeur de l\u2019Ecole d\u2019Arpentage et de Génie forestier depuis 1918.Voyages d'études dans les forêts de France et à l\u2019Ecole des Eaux et Forêts de Nancy en 1911, par le Gouvernement provincial, à la Conférence forestière impériale, à Londres, en 1920, et à celle du Canada, en 1923.Choisi à la première conférence comme membre du Comité d\u2019Education et à la seconde comme membre des Comités île sylviculture et de la protection des forêts contre le feu.A écrit trois brochures: \u201cLa traduction des noms géographiques.\u201d \u201cLes procédés de culture forestière,\u201d \u201cLe rôle des forêts dans l\u2019économie d\u2019un pays,\u201d et plusieurs articles dans divers journaux et revues, sur la question forestière.Rédacteur en chef de la \u201cVie forestière et rurale\u201d; membre du bureau de rédacteur du \u201cCanada français.\u201d Il a épousé Albertine Saint-Denis, en juillet 1908; a un fils et trois filles.Récréations: Tennis, squash, golf et lecture.Clubs: Membre du \u201cQuebec Tennis Club\u201d et du \u201cQuebec Squash Club.\u201d Sociétés: Membre de l\u2019Association des Auteurs canadiens, de la Société des Arts, Sciences et Lettres; de la Société de Géographie; de la \u201cNational Geographical Society\u201d des Etats-Unis; de la Commission de Géographie de Québec; de la Société du parler français; de l\u2019Association des Ingénieurs forestiers de Québec; de l\u2019Empire Forestry Association (Londres) ; de la Canadian Forestry Association.Résidence: 541, rue Saint-Cyrille, Québec.493 Æ, .LOUIS A.HERDT Né à Trouville, France, le 14 juin 1873, du mariage de Jolin Herdt, de Montréal et d\u2019Hélène Fleury de la Hussinière, de Trouville, il vint au Canada en 1881.11 fit ses études au High School de Montréal et à l\u2019Université McGill à la faculté des sciences appliquées, il se fit graduer en 1893 avec le titre de bachelier ès-sciences.Il alla parfaire ses études en Europe, où il fut élève à l\u2019F.cole supérieure d\u2019électricité, de Paris, France, en 1894; il fut ensuite élève et diplômé ingénieur électricien à l\u2019Institut électrotechnique de Liège, Belgique, en 1890.Il débuta dans sa carrière comme ingénieur de la Compagnie Thomson-Houston Française, de Paris, France, 1897 et 1898.De retour à Montréal, il exerce la profession d\u2019ingénieur-conseil, depuis 1908; il est professeur titulaire d\u2019électrotechnique à l\u2019Université McGill depuis 1910.Parmi ses nombreuses charges, il remplit entre autres celles de président de la Commission des services électriques de la Cité de Montréal ; de vice-président de la Commission des tramways de Montréal; de président du Comité national canadien de la commission internationale d\u2019électrotechnique.Vétéran de l\u2019année française avec laquelle il a fait le service en 1914, il a aussi servi dans le C.O.T.C.comme lieutenant en 1918.11 est chevalier de la Légion d\u2019honneur, officier d\u2019académie, France, membre de la Société royale du Canada.Docteur ès-Sciences, Université McGill.Membre de I institut des ingénieurs canadiens, de l\u2019Institut des ingénieurs électriciens de New-York et du bureau de l\u2019Alliance Française.Il est l\u2019auteur de quantité d\u2019ouvrages scientifiques et d\u2019articles publiés dans les journaux techniques et dans les rapports des sociétés techniques.Il épousa Blanche Dugas (décédée en 1908), fille de I lion, juge C.-A.Dugas, de Montréal.Il a deux fils, Jean et Jacques.Residence: Hampton Court, 855, rue de la Montagne, Montréal.494 EUDORE BAILLARGEON M.Eudore Baillargeon, marchand de bois, naquit le 3 1 décembre 1886, à Sainte-Pétronille, Ile d\u2019Orléans, comté de Montmorency, du mariage de Adjutor Baillargeon, pilote, et de Adélaïde Blais, fille de feu Prudent Blais.Après avoir étudié au Séminaire de Québec, puis au collège Wallace, il débutait dans les affaires en 1903, en qualité de comptable chez Marceau et Cie, à Québec, position qu\u2019il garda jusqu\u2019en 1907.De 1907 à 1911, il eut une position en rapport avec la construction du chemin de fer Grand-Tronc-Pacifique.De 1911 à 1914, il fut comptable pour le compte de M.N.-H.Tilbert, marchand de bois, et, enfin en 1914, il s\u2019établissait marchand de bois pour son propre compte.Ses affaires prenant tout son temps et ses soins, il ne s\u2019est pas occupé de luttes politiques ou municipales, et il n\u2019a occupé aucune fonction publique.Il est cependant intéressé comme actionnaire dans la Quebec Rubber Co., Limited.Il fait partie de la Chambre de Commerce de Québec, du Cercle des Voyageurs de commerce de Québec, et il est membre du Canadian Club et du Old Colony Club.Il est aussi Chevalier de Colomb.Ses récréations favorites sont les quilles, le tennis, le billard et le Base-bail.Le 6 mai 1913, il épousait h Québec, Mademoiselle Angelina Noël, fille de feu Lazare Noël.Un enfant est né de ce mariage, Noël Baillargeon.En politique: libéral-indépendant.Résidence: 45 rue Lockwell, Québec, Canada.495 JOSEPH-ALFRED ALLARD M.Joseph-Alfred Allard, manufacturier, est né à Châ-teauguay, le 12 septembre 1881, du mariage de Joseph-Alfred Allard, marchand, et de Marie Lécuyer.Après avoir fait son cours au Collège de Valley field, il débutait en 1900, en qualité de commis-épicier, chez Ostiguy et Fils, à Chambly, Qué., et deux ans plus tard, en 1902, il devenait marchand-général à Châteauguay, sa place natale.En 1903, il abandonnait le commerce pour devenir courtier en assurances à Montréal; mais, le commerce le tentait, et en 1904, il était à l\u2019emploi de Lefebvre et Frères, épiciers.C\u2019était alors la période de fièvre (boom) de l\u2019immeuble qui commençait sérieusement, et en 1905, M.Allard prenait de l\u2019emploi chez Johnson et Grou, courtiers en immeubles.Il passa ensuite au bureau de M.Mendoza Langlois, jusqu\u2019en 1910, alors qu\u2019il fondait le bureau de la compagnie d\u2019immeubles Allard.En 1917, il fut gérant chez Charbonneau, Limitée, manufacturiers de biscuits, et en 1924, il devenait l\u2019un des propriétaires-directeurs de la florissante compagnie de biscuits Stuart.Il ne s\u2019est pas occupé de politique et n\u2019a pas sollicité les honneurs publies.Il est actionnaire de la compagnie Charbonneau Limitée, directeur de la compagnie Lazure et Lefebvre Limitée, gérant-général de la Compagnie de Biscuits Stuart, et actionnaire du \u201cDevoir.\u201d Toutes les œuvres de philanthropie l\u2019intéressent d\u2019une manière générale et il est Chevalier de Colomb.Le tennis est son sport favori.Le 7 janvier 1903, il épousait Mademoiselle Marie-Anne Gratton, fille de M.Edmond Gratton, de Sainte-Thérèse, et trois enfants sont nés de ce mariage.Nationaliste en politique.M.Allard habite à 1127 avenue Laurier ouest.-, .',-3 496 ARTHUR PICHET M.Arthur Pichet, manufacturier, est né à Montréal, le 15 novembre 1873, du mariage de Napoléon Pichet, et de Eliza Tanguay.Il fit ses études chez les Frères de la doctrine chrétienne, et, en 1893, à peine âgé de vingt ans, il débutait dans le commerce et l\u2019industrie, en fondant la maison G.-N.Pichet, qui prit vite une place enviable dans la fabrication des biscuits.En 1924, de concert avec MM.Allard et Lefebvre, il fondait la compagnie de biscuits Stuart (Stuart Biscuits Co.Limited), donnant ainsi à l\u2019industrie qu\u2019il avait lancée quelques années plus tôt, une extension beaucoup plus considérable.Il fut vice-président et directeur de la nouvelle compagnie qui est aujourd\u2019hui l\u2019une des plus prospères du genre au Canada.M.Pichet se dévoue pour toutes les œuvres de bienfaisance dont il est un apôtre.Il est membre des Forestiers catholiques, de l'Association des Voyageurs de Commerce, de la Ligue des Propriétaires.Le souci de ses affaires et de son industrie l\u2019a cependant tenu éloigné des fonctions publiques et des problèmes politiques ou municipaux.Le tourisme et la pêche sont sa récréation favorite.Le 15 septembre 1924, il épousait Mademoiselle Alméda Paquette, fille de Napoléon Paquette.Il habite à 1539 rue Esplanade, Montréal. JOSEPH-ALFRED BERNIER M.Joseph-Alfred Bernier est né le 16 janvier 1875, à Marquette, Michigan, du mariage de Amable Bernier et de J ulie Tranchemontagne.Ap rès avoir fait ses études au High School de Marquette, Michigan, il débutait dans les affaires en 1895, en qualité de voyageur pour la maison C.-X.Tranchemontagne et Cie.M.Bernier est ancien directeur et vice-président de la Dominion Commercial Travellers\u2019 Association.Fondateur de l\u2019Association catholique des voyageurs de Commerce du Canada, il en fut le président-général, et il en est maintenant le vice-président-général et l\u2019organisateur.Il se dévoue constamment pour le succès et la prospérité de cette organisation.Il est président de l\u2019Union Catholique, et les œuvres sociales et nationales l\u2019intéressent au plus haut point.C\u2019est ainsi qu\u2019il est président de la section Saint-Jean-Baptiste, de la Saint-Vincent-de-Paul et vice-président de la Conlérence Saint-Jean-Baptiste de la même société.Il est aussi assistant-trésorier de la Villa Saint-Martin, maison de Retraite fermée.Le 29 octobre 1925 il se présenta comme candidat libéral dans la division Georges-Etienne Cartier, mais malheureusement, fut défait.Le 14 juin 1899, il épousait en premières noces, Mlle Valéda Dallaire, fille de Thomas Dallaire, marchand de Sainte-Marie de Beauce.Il épousa ensuite en secondes noces, Mlle Laura Dallaire, sœur de sa première femme.Six enfants sont nés du premier mariage et cinq du second.Résidence: 1365 Saint-Hubert, Montréal.498 J.P.HENRI MASSICOTTE M.J.-P.Henri Massicotte, médecin et pharmacien est né le 5 mai 1875, à St-Prosper, comté de Champlain, du mariage de Alpliée Massicotte, exzouave pontifical, cultivateur, et de Eugénie Baril, fille de Athanase Baril.II a fait ses études au collège de Montréal et au séminaire de Nieolet, et il suivit ses cours de médecine aux universités Bishop et Laval, de Montréal, ainsi qu\u2019au Women\u2019s Hospital, où il fut interne.Admis à la pratique de la médecine en 1903, il fut d\u2019abord médecin interne de l\u2019Hôtel-Dieu, de Burlington, Vt., puis il pratiqua, jusqu\u2019en 1905, à Wickham-Ouest.De 1905 jusqu\u2019à date, il s\u2019est établi médecin et pharmacien à Victoriaville, P.Q.Il est aussi médecin-adjoint de la Cie de chemin de fer du Canadien-National, médecin de la Sauvegarde de l\u2019enfance du comté d'Arthabaska et médecin de plusieurs compagnies importantes d\u2019assurance.Tout entier à l\u2019exercice de sa double profession, il n\u2019a pas trouvé le temps de s\u2019occuper activement des questions de politique fédérale, provinciale ou municipale.On lui a cependant offert la candidature pour des fonctions publiques, mais il ne voulut jamais accepter.Il est directeur de la compagnie locale de téléphone de Victoriaville, et il est intéressé dans les compagnies d\u2019assurance I.a Sauvegarde, The Security Life Co.The Merchant and Employer\u2019s Insurance Co., ainsi que dans la United Drug Co.Ltd.Il est membre de l\u2019Union St-Joseph du Canada, et il est membre et médecin des Chevaliers de Colomb.Il est aussi l\u2019un des souscripteurs à l\u2019LTniversité Laval de Québec.II est membre du Club de Victoriaville, Lté.Le M janvier 19T1, le docteur J.-P.-Henri Massicotte, épousait Mlle Alice Dusseault, fille de M.N.-T.Dussault, de Sherbrooke.De ce mariage sont nés: une fille, Thérèse, et deux fils.Jean et Guy.Il avait d\u2019abord épousé en premières noces, le 30 juillet 1907, Mlle Berthe Tourigny, fille de l\u2019hon.Paul Tourigny, décédée en novembre 1910; deux filles nées de ce mariage sont également décédées.En politique, le docteur Massicotte est libéral.Résidence: Victoriaville, comté d\u2019Arthabaska, Qué.199 mm F.-X.-A.ALFRED JACQUES M.F-X-A.Alfred Jacques, employé civil, est né le 20 février 1807, à la Ilivière-du-Loup en haut (Louiseville), du mariage de Charles Jacques, cultivateur, et de Anastasie Cloutier, fille de Jean Cloutier.Il fit ses études à l\u2019Académie commerciale des Frères des Ecoles chrétiennes de Yamachiche.De 1890 à 1892, il s\u2019occupa de comptabilité, puis il entra au service des postes de Montréal, en qualité de simple facteur.Il commença donc tout-à-fait au bas de l\u2019échelle, et si l\u2019on considère qu\u2019aujourd\u2019hui il occupe le poste de directeur-adjoint, on peut dire qu\u2019il a certainement fait son chemin.Avant d\u2019être comptable, alors qu\u2019il cherchait vraiment sa voie, il avait été instituteur.Après avoir été près de quinze ans facteur, il fut appelé au service intérieur en qualité de commis de bureau, et après avoir passé par les différents stages du service, il fut transféré au bureau de l\u2019inspecteur des postes à Montréal.Enfin, en décembre 1924, il était nommé directeur adjoint des postes de Montréal.M.Jacques est un mutualistes convaincu et il est membre de l\u2019Alliance Nationale et des Chevaliers de Colomb.Les voyages sont sa récréation favorite.Le 9 mai 1893, il épousait Mlle.Eva Brien, fille de M.Ulric Brien, de Montréal.Un enfant est né de ce mariage: P-P.Edgar Jacques.Résidence: 0352 Saint-Denis, Montreal.500 HENRI BOURASSA Directeur du Devoir.Né à Montréal, le 1er septembre 1808, fils de Napoléon Bourassa, auteur et artiste, et de Azélie Papineau, A suivi un cours d\u2019études classiques complet, sous la direction de professeurs privés.Kst considéré, comme l\u2019un des plus grands tribuns populaires (le notre temps.Journaliste remarquablement doué.A collaboré, il maints journaux et revues, tant à l\u2019étranger qu\u2019au Canada.Auteur de plusieurs ouvrages littéraires d\u2019une haute facture.A siégé aux Communes et à la Législature, comme représentant des comtés de Labelle, St-Hyacintlie, et Montréal.(Division St-Jacques).Résigna son mandat dans les deux Chambres, sur des questions de principes.A été maire de Montebello.Réélu député de Labelle au fédéral» en octobre 1925.Est directeur du journal Le Devoir, depuis sa fondation.A épousé Joséphine Papineau, décédée, tille de Gaudefroi Papineau, le 25 septembre 1905.De cette union, sont nés quatre fils et quatre lilies.Dans ses moments de loisirs, il voyage et s\u2019occupe de littérature.En politique: Indépendant.Résidence Montréal.501 Marie-Louise Marmette Brodeur Fille du plus délicat de nos romanciers can.-français Joseph Marmette; petite-fille de notre éminent historien, F.-X.Garneau et arrière-petite-fille du grand patriote et tribun, sir Etienne-Pascal Taché, Marie-Louise Brodeur devait à une si belle lignée de penseurs et de littérateurs, de manier la plume comme par intuition, et c'est pourquoi on l'a lue dans tous nos périodiques les plus intéressants, la plupart du temps cachant son identité sous un nom de plume qui variait avec chaque publication, mais surtout connue sous les p eudonymes de Louyse de Bien-ville et de Domino Noir.Ses premières productions littéraires datent de 1898, dans le Monde Illustré.Plus tard, elle fut la collaboratrice assidue de Mlle Barry dans Le Journal de Françoise.Son activité se développant en même temps que son goût pour la discussion des choses du jour, elle écrivit ensuite dans plusieurs journaux à la fois.On la suit tour à tour dans Les Nouvelles, Le Soleil, de Québec, Ije Temps, d\u2019Ottawa, le Courrier de Montmagny, Le Touriste, de Fraserville, La Bonne Parole, Pour Vous Mesdames, etc.Elle est présentement à parfaire un roman et deux pièces de théâtre.Née à Québec, le 29 mars, 1870, elle a commencé son éducation chez les Ursulines, et, plus tard, elle fut pensionnaire chez les Dames de la Congrégation, à Ottawa.Ses études littéraires ont été complétées par quatre années de séjour à Paris.Toujours en vedette dans le mouvement féminin, elle a été membre de la Fd.Nat.de l'Ass.Mater., de la Croix-Rouge; actuellement étendant son champ d\u2019action sociale, elle fait partie du Club Lib.des Femmes et est conseillère de l\u2019Association de la Parole Libérale et de l\u2019Association des Auteurs.Mariée à Ottawa, le 6 juillet 1892, à Donat Brodeur, avocat, C.R.décédé en 1920, elle a eu de ce mariage huit enfants: Henriette, Maurice, Pauline, Etienne (lieutenant de l\u2019Armée de Réserve Canadienne), Roger, Marguerite, Jeanne et Simonne.Ses trois fils ont fait du service militaire outre-mer, durant la guerre.Résidence: 484, Parc Imfontaine, Montréal.502 Louis-Joseph de la Durantaye Né en 1896.Fils de Gédéon de la Durantaye journaliste, autrefois de \u201cl\u2019Etendard\u201d et du \u201cSoir\u201d, et de Maud Harwood.Le premier de ses ancêtres à vivre au pays, Olivier Morel de la Durantaye, venait du Gaure dans l\u2019évêché de Nantes; il était de vieille noblesse; il fut officier dans le régiment de Carignan et se distingua comme soldat et administrateur de la colonie.A fait ses études classiques à l\u2019Université d\u2019Ottawa, dont il fut bachelier ès-arts en 1915.Il y gagna le grand prix annuel de débat public et y fut reçu licencié en philosophie après une soutenance brillante en latin.Il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Montréal et fut stagiaire chez Me Fabre-Surveyer.Fut lauréat-diplômé des études littéraires sous M.René Gautheron.Suivit les mouvements d\u2019avant-garde, tels que l\u2019Arche et la Tribu des Casoars et fut président de la conférence universitaire de la Société Saint-Vincent de Paul.A aussi été traducteur à Ottawa.Devint avocat en 1919.11 exerça d\u2019abord sa profession dans le ressort de Hull, de 1920 à 1923.Pendant cette période, avec MM.Arthur Beauchesjje, Gustave Lanctôt, Maurice Morrissette et quelques autres, il contribua à la fondation du Cercle littéraire de l'Institut canadien d'Ottawa.Ce mouvement rallia bientôt une foule de travailleurs intellectuels, tels que MM.Jules Tremblay, Antonin Proulx, Marius Barbeau, Edgar Boutet, Noël Chassé, Wilfrid Gascon, Léon Gérin, Jobson Paradis, Louvigny de Montigny, etc.Fut président de ce groupe en 1923.Y donna des conférences intéressantes sur Les Images et les Procédés d'Emile Nelligan; sur les Thèmes lyriques dans Maria Chapdelaine, etc.Fut un des fondateurs de la revue ouataouaise \u201cLes Annales\u201d.Y publia des articles d'une tenue concise et soignée sur des questions d\u2019enseignement secondaire et de formation littéraire.Il y préconisait le réalisme pédagogique, la formation scientifique-classique.A aussi collaboré à l\u2019Institut technologique de langue française d\u2019Ottawa, où il a déposé un travail sur la Technique du plan en droit civil codifié.Depuis janvier 1921, il exerce sa profession à Montréal, où il est l\u2019avocat de la Moine Insurance Company, de New-York; de l\u2019Union coopérative des Laitiers de Montréal, etc.Est collaborateur à la Revue du Droit.Est membre de la Société de législation comparée de Paris.A son étude au No 52 de la rue Saint-Jacques et sa résidence au No 1130 de la rue Saint-Viateur, Outremont.«03 ALBERT-R.DECARY Ingénieur et Architecte-Conseil, M.Albert-Ii.Decary est né à Montréal le 21 octobre 1875, du mariage de Alphonse-Clovis Decary, Notaire, et de Délima Saint-Jean; descendant de Jean Decary, l\u2019un des pionniers de Montréal, venu de France a\\ec Maisonneuve et établi à Villemarie, dès 1642.M.Albert-Ii.Decary reçut son éducation classique au collège Saint-Laurent, puis au collège Sainte-Marie, et à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, Université Laval, aujourd\u2019hui \u2019Université de Montréal.En 18JO, il débuta dans la pratique de sa profession à Montréal; en 189\u2018J, il était nommé Ingénieur pour le Ministère des Travaux Publics du Canada; en 1905, il était nommé Ingénieur du District de Québec; depuis 1913, il est Ingénieur Surintendant de la Province de Québec pour le même Ministère des Travaux Publics du Canada.En 1906, il était nommé officier du corps d\u2019intendance militaire, l\u2019année suivante promu officier spécial du corps d\u2019intelligence.Directeur du Club de la Garnison de Québec, il est aussi membre du Québec Golf Club, de l\u2019Engineer\u2019s Club of Montreal, du Royal St-Lawrence Yacht Club de Montréal, et membre honoraire du Quebec Yacht Club.Il est président de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de la Province de Québec; Vice-Président de l\u2019Engineering Institute of Canada; Président de la Section de Québec de l\u2019Institution précédente; Membre de l\u2019Association des Architectes de la Province de Québec; \u201cFellow\u201d du Royal Architectural Institute of Canada; Membre de la Chambre de Commerce de Québec; Membre de l\u2019Association Permanente Internationale des Congrès de Navigation; Membre de l\u2019Institut Canadien; de la Société de Géographie du Canada; de la Canaan Forestry Association.En 1903, il épousait Melle Alice de Beauforl-BruneUe, décédée, fille de Guillaume de Beaufort-Brunelle; il a un fils, M.Pierre de Beaufort-Decary.Residence: 16 rue des Grisons, Québec.504 L\u2019Honorable Joseph ARCHAMBAULT Né à Montréal, le 17 fév.1879, Ms de G.Archambault, M.D.et de Marie-Louise Papin, fille de J os.Papin, ancien député.Il descend en ligne directe de Jacques Archambault qui vint au Canada avec Maisonneuve en 16-12, et à qui fut concédé le premier lot sur l\u2019île de Montréal, à la Place d\u2019Armes.A fait ses études classiques au Collège Ste-Ma-rie d\u2019où il est sorti avec B.A., ses études légales à l\u2019Université Laval oii il a pris ses degrés LL.B., et a été admis au barreau en juillet 1901.A exercé sa profession seul jusqu\u2019en 1910 alors qu\u2019il s\u2019est associé à Charlemagne Rodier, C.R.; en 1915 a formé la société légale Archambault, Marcotte et Gagnon.Membre du conseil du barreau en 1913 et nommé C.R.la même année.En 1911, a été le commiss.enquêteur envoyé en Irlande pour le procès Dillon.S\u2019est toujours intéressé à la chose publique et depuis ses premières années d\u2019université a pris part à toutes les luttes électorales et s\u2019est fait remarquer très jeune encore par son éloquence.En décembre 1917, élu député de Chambly-Verehères, aux Communes, et réélu en 1921.Nommé, en septembre 1925, juge de la Cour Supérieure.Gouv.de l\u2019Hôp.Notre-Dame, membre des clubs National, Montreal A.A.A., St-Denis, Laval-sur-le-Lac et Réforme.Prés.lion, du club de Tennis d\u2019Outremont, Lemoyne de Lon-gueuil et St.Lambert Boating Club, etc.Le 6 février 1912, a épousé Fabiola, fille de J.-B.-A.Martin, dont il a eu deux enfants, Yvette et Georges.505 HENRI DES RIVIERES Le surintendant de la Banque Canadienne-Nationale, pour le district de Québec est une figure marquante dans le inonde de notre finance, et c\u2019est par son initiative personnelle, qu\u2019il est parvenu à la position enviable qu\u2019il occupe aujourd\u2019hui.Il fallait de plus qu\u2019il fut doué d\u2019aptitudes vraiment spéciales, pour réussir d\u2019une manière aussi brillante dans les affaires, attendu que lors de ses débuts dans sa carrière bancaire, il avait reçu une formation essentiellement classique au Séminaire de Québec.Il passa donc par tous les stages des institutions financières qui l\u2019employaient et attira vite l\u2019attention de ses supérieurs qui lui confièrent au fur et à mesure, les postes les plus responsables.Descendant de deux de nos plus anciennes familles canadiennes, il naquit à Stanbridge Station, comté de Missiquoi, le 23 juillet 1883, du mariage de François-Guillaume des Rivières et de Eugénie Taschereau, de Québec.Il est le neveu de l\u2019Hon.L.-A.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec.Le 25 mai 1010, il épousait mademoiselle Jeanne Tessier, fille de l\u2019honorable Auguste Tessier, de Rimouski, et un fils et trois filles, lui sont nés de cette union.M.Henri des Rivières est membre du Club de la Garnison, de Québec, et ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Résidence: 130 Grande Allée, Québec.506 EUGENE DES RIVIERES C\u2019est le 22 mars 1870, que naquit à Notre-Dame-de-Standbridge, comté de Missisquoi, M.Eugène des Rivières, aujourd\u2019hui Recorder de la ville de Québec, du mariage de François-Guillaume des Rivières et de Eugénie Taschereau.fille de l\u2019hon.J-T.Taschereau, juge de la Cour Suprême.Après ses études classiques au Séminaire de Québec, puis ses études légales à l\u2019Université Laval, il fut admis au barreau en juillet 1002.Il pratiqua sa profession pendant dix ans, dans la vieille capitale, en société avec Me Davidson, sous la raison sociale Davidson et des Rivières.De 1008 à 1021, il fut le secrétaire de l\u2019hon.L-A.Taschereau, premier ministre de la province, mais alors ministre des travaux publics et procureur général.Depuis 1016, il est professeur titulaire de Droit romain à l\u2019Université Laval, de Québec, et il est l\u2019auteur d\u2019une thèse légale intitulée \u201cL\u2019Hypothèque judiciaire.\u201d Après sa soutenance sur cette thèse, en 1015, il reçut le degré de docteur en droit.M.des Rivières fut toujours un studieux dont le succès couronnait les efforts; c\u2019est ainsi qu\u2019en dernière année de Séminaire, il reçut la médaille du lieutenant-gouverneur, et que ce fut avec le diplôme de licencié en droit qu\u2019il sortit de l\u2019Université Laval.De 1012 à 1021, il fut assistant recorder de Québec, et il est recorder depuis la dernière date.Il fait partie du Club de la Garnison et sa récréation favorite est le Golf.Le 7 juin 1010, il épousait ;V Québec, mademoiselle Marguerite Gau vreau, fille de feu le notaire Alexandre Gauvreau.Huit enfants sont nés de ce mariage.Résidence: il, nie Ste.Ursule.Québec.507 JOSEPH-ALBERT DUPLESSIS C\u2019est à la Pointe du-Lae, Que., le 15 avril 1878, que naquit M.Joseph-Albert Duplessis, machiniste, du mariage de P.-Olivier Duplessis, propriétaire de scierie, minoterie et beurrerie, et de Marie Fréchette, fille de Olivier Fréchette.Il fit ses études chez les Frères de la doctrine chrétienne, à Trois Rivières, puis, comme il avait manifesté fort jeune, un penchant irrésistible pour la mécanique, en 1896, il entrait en apprentissage comme machiniste à la Fonderie Plessisville, à Plessisville, Que.Il brûla les étapes, et dès 1901, il était contre-maître chez Savoie-Guay, à Plessisville, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1903.En 1903, il se rendait à Trois-Rivières, où il ouvrait à son compte une boutique de réparations en machineries, et il fut ainsi en affaires jusqu\u2019en 1911.Désireux de se perfectionner le plus possible, il suivit, au cours de ces huit années, principalement en 1905, les classes du soir du Conseil des Arts et Manufactures de la Province de Québec, dont M.Thomas Gauthier est le président.Ce fut en 1905 qu\u2019il remporta une médaille d\u2019argent pour les travaux de mécanique et de dessin industriel.En 1911, il entrait chez Lvmburner Limité, en qualité de surintendant des travaux, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1919, alors qu\u2019il fondait la maison actuelle Duplessis et Bezier, s\u2019occupant de la fabrication des pièces de rechange pour automobiles et de machinerie générale.Les récréations favorites de M.Joseph-Albert Duplessis sont l\u2019étude, la lecture, les voyages.Le 10 juin 1902, il épousait Mademoiselle Régina McDonald, fille de George McDonald, et de ce mariage naquirent onze enfants, dont neuf sont vivants.En politique: libéral.Résidence: 8032 rue Saint-Denis, Montréal.508 M.JOSEPH-STANISLAS GAUTHIER M.Joseph-Stanislas Gauthier naquit à Sainte-Anne-de-Bellevue, du mariage d\u2019Antoine Gauthier, marchand, et de Séraphine Grenier.Fit ses études classiques au collège de Montréal, où il obtînt son baccalauréat ès-lettres en 1892.Pendant près de deux ans, il suivit l\u2019étude de MM.Simard, Simard et Proulx, notaires, puis s\u2019occupa de perception.Le 1er décembre 1900, il entrait au bureau d\u2019enregistrement de la division Hochelaga et Jacques-Cartier, et le 1er juillet 1910, il devenait régistrateur de cette division, en remplacement de M.J.-A.Maucotel, démissionnaire.En 1905, M.J.-S.Gauthier, publia un guide sur le tarif d\u2019enregistrement, et ce guide rendit de tels services que son auteur en prépare actuellement un second, contenant tous les changements et amendements.M.Gauthier occupe aussi tous ses loisirs à la préparation d\u2019une histoire de Elle Perrot, d\u2019une histoire de Sainte-Anne-de-Bellevue, ainsi que du tableau généalogique de sa famille.Son sport favori est la pêche, mais pendant près de vingt ans, on a toujours trouvé M.J.-S.Gauthier, en tête de 1 organisation des régates de Sainte-Anne-de-Bellevue ; il fut également organisateur de courses de yachts a glace, pendant plusieurs années.Il a épousé Mlle Ernestine Coutu, tille de feu Aristide Coutu, financier, et de Emma Gauthier.11 n a pas d enfants.Depuis 1913, M.J.-S.Gauthier habite Montréal, au No 2051 de l\u2019avenue Papineau.509 EVE CIRCE-COTE Madame Eve Circé-Côté, femme de lettres bien connue, est fdle de Narcisse C'ircé, marchand de Montréal, et d\u2019Exilda Décarie.Elle fit de brillantes études au couvent des Soeurs de Ste-Anne à Lacliine, où elle fut graduée.Elle obtint une médaille en bronze du Gouverneur-Général pour la littérature.Musicienne, chanteu-e et peintre de talent, elle semblait plutôt se destiner à la culture des arts, quand une chronique envoyée à Louvigny de Montigny, rédacteur au journal Les Débats, décida de sa vocation littéraire.Sous le pseudonyme de Colom-bine, elle collabora à VAvenir, au Monde Illustré, à l\u2019Avenir du Nord, au Nationaliste.Avec une pléiade de jeunes écrivains dont faisaient partie Charles Gill et Arsène Bessette, elle fonda un journal littéraire, L'Etincelle.L'apparition d'un livre de poésies, de poèmes en prose, de paysages, intitulé Bleu, Blanc, Rouge, consacra sa réputation.On l\u2019a comparée tour à tour à Séverine, à Georges Sand, parce qu\u2019elle incarne dans ses écrits tout ce qu\u2019il y a de profondément humain, de généreux, d\u2019attendri dans ces femmes au large cœur.M.Jean Cliar-bonneau,\tle\tpoète\tde\tl\u2019Age\tde\tsang l\u2019appelle, la madame de Staël canadienne,\tc\u2019est\tqu\u2019elle\ts\u2019est\tsouvent dédoublée, alternativement chroniqueur politique, moraliste, humoriste et dramaturge, et distinguée dans tous les genres où elle a voulu s\u2019essayer.Trois fois elle fut lauréate en des concours d\u2019art dramatique.En différents temps, elle a fait jouer \u201cHindelang et De Lorimier, drame historique en cinq actes, épisode de la Révolution de 37, \u201cle Fumeur endiablé\u201d comédie en 1 acte.\u201cMaisonneuve,\u201d drame historique en quatre actes et \u201cl\u2019Anglomanie\u201d prix de l\u2019Action française, comédie en 3 actes.Colombine épousa le docteur Pierre-Salomon Côté, décédé en décembre 1909.Madame Eva Circé-Côté a été choisie comme première vice-prés, de la Société des Auteurs canadiens, (section française), hommage flatteur rendu par une élite, à sa valeur comme à son caractère.Cette vaillante femme de lettres qui a fondé la bibliothèque de la ville de Montréal, en a été nommée bibliothécaire conjointement avec M.Elector Garneau.C\u2019est dans cette atmosphère, où s'est mûri son talent, qu\u2019elle peut faire profiter le public de son érudition aussi étendue que variée.£r> 510 ALBERT BERTH I AU ME M.Albert Berthiaume, avocat, est né à Sainte-Marthe, comté de Vaudreuil, le 27 juillet 1887, du mariage de Moïse Berthiaume, commerçant, et de Anna Massé, fille de Jean-Baptiste Massé.Il fit ses études au collège Bourget, à Rigaud, puis à l\u2019Université de Montréal, alors l\u2019Université Laval.En 1909, il était admis à la pratique de sa profession.Il s\u2019occupa aussi de politique pour le compte du parti libéral, et fit quelques campagnes à travers la province.Les œuvres de bienfaisance et de philanthropie l\u2019ayant toujours intéressé, M.Albert Berthiaume est membre directeur de l\u2019Association du Bien-Etre de la Jeunesse, et il est l\u2019un des fondateurs de la Section Saint-Ambroise de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Il a confiance dans les bienfaits physiques et moraux de la culture physique, et il est membre à vie de l\u2019Association Athlétique Amateur du National.Il est aussi membre du Club Canadien.Les sports en général l\u2019intéressent, mais principalement le tennis.Le 7 septembre 1925, il épousait Mademoiselle Marie Constant, fille de M.Georges Constant.En politique, M.Albert Berthiaume est libéral.Résidence: 2775 Christophe-Colomb, Montréal. SALLUSTE LAVERY Né à Saint-Prosper, comté de Dorchester, le 7 mai 1888, du mariage de Jean-Salluste Lavery, huissier de la Cour Supérieure, avec Ainélia Benny, il a fait ses études classiques au Collège de Montréal et au Séminaire de Philosophie de Montréal.Il a étudié le droit il l\u2019Université McGill et à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis au barreau en 1913, il a d\u2019abord pratiqué sa profession avec Mtre Wm.Patterson, C.R., et avec Mtre E.-A.-D.Morgan, C.R., et plus tard a formé la société légale Lavery et Deniers, avec bureau au numéro 19, rue Saint-Jacques, où il s\u2019occupe de questions de droit civil, commercial ou criminel.Fut l\u2019un des avocats, représentant l\u2019Association des Citoyens de St-Edouard et autres corps publics dans la fameuse enquête de la police de Montréal.A titre de libéral il a pris part à toutes les luttes du parti depuis dix ans.Il est ancien président de l\u2019Association St-Charles; ancien trésorier du Longueuil Boating Club; ancien secrétaire du Club Lemoyne, de Longueuil et vice-président de la section Duvernay de l\u2019Association St-Jean-Baptiste.Il est président de la Compagnie J.-A.Paré Ltée.; membre des Chevaliers de Colomb, des Artisans Canadiens-Français et des Forestiers Canadiens: Membre du Club Canadien, du Club Lemoyne, du North End Liberal Club et du Club de Réforme de Montréal.Aviseur légal des Vétérans de la Grande Guerre.Major au 83e régiment de Juliette.Ses récréations favorites sont la lecture et le tourisme.Le 28 août 1918, a épousé Emélie, fille de J.-L.Lasnier, de Longueuil, et de ce mariage sont nés trois enfants, Yves, Claire et Pierre.En politique, libéral.Résidence: 2547 rue St-Hubert, Montréal.\u2022512 EMELIE LASNIER-LAVERY Naquit à Longueuil.le 3 juillet 1895, du mariage de J.-L.Lasnler, industriel, et de Cédulie Bernard.Elle lit son cours d\u2019études au couvent des.religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie, à Longueuil.Elle est lauréate du Conservatoire National de Musique.Douée d\u2019un tempérament actif et d\u2019un cœur généreux, elle se fait un bonheur de se dépenser pour les autres.Elle commença de bonne heure, à s\u2019occuper des œuvres de charité en s\u2019intéressant tout particulièrement, à l\u2019œuvre admirable de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, de même qu\u2019à la Saint-Vincent de Paul.Elle est cependant attachée avant tout, à son intérieur, surveillant d\u2019un soin jaloux, l\u2019éducation de ses enfants.Ses récréations favorites sont le tourisme, le yachting et la musique.Madame La very est membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et du club libéral des femmes.Le 29 août 1918, elle épousa le major Salluste Lavery, avocat, C.R., fils de J.-S.Lavery.De cette union sont nés trois enfants, Yves, Claire et Pierre.En politique, libérale.Résidence: 2547, rue Saint-Hubert, Montréal.513 FRANÇOIS-XAVIER RABEAU Ne a Sainte-Geneviève, R.Q., le 4 mai 1858, du mariage de Benoit Rabeau avec Thérèse Demers, il lit ses études au collège Bourget, à Rigaud, où il lit un Brillant cours classique.Après avoir fait sa philosophie au Séminaire de Philosophie et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre par Mgr Fabre, le 28 août 1881.Après un an de professorat au collège Bourget, à Rigaud, 1881-1882, il fut vicaire à Valleylield, de 1882 à 1881, puis à Saint-Joseph, à Montréal, de 1881 à 1893.En 1893, il devenait curé, mais avec la lourde charge de fonder une paroisse, celle de Saint-Lambert, comté de Chambly.Il se mit résolument à l\u2019oeuvre et, dès 1890, il construisait la première église.En 1898, soucieux du progrès de l\u2019éducation, il fonda le couvent dont il confia la direction aux Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.En 1904, il bâtit le presbytère.Sous sa direction éclairée et grâce à son zèle infatigable, la paroisse de Saint-Lambert ne fit que prospérer rapidement.Reconnaissant envers ses premiers maîtres, dont il avait su apprécier les vertus et la science, il appela, en 1908, les Clercs de Saint-Viateur pour se charger de l'éducation des jeunes garçons.Ses œuvres nombreuses l\u2019ont fait chérir de ses paroissiens; aussi l\u2019ont-ils vu partir avec un vif regret en 1912.Cette fois, Mgr Bruchési l\u2019envoyait dans une ancienne paroisse, celle de Saint-Constant, comté de Lnprairie, fondée en 1752.Actif, M.le curé Rabeau n\u2019avait en vue que le bien spirituel et temporel de ses paroissiens.En 1910, il faisait voter la prohibition des liqueurs alcooliques L\u2019année suivante, il érigeait un monument au Sacré-Coeur sur la place de l\u2019église; en 1919, il faisait encore voter la prohibition, cette fois, celle du vin, de la bière et du cidre.En 1922 il appela les Soeurs de Sainte-Anne pour leur couder l\u2019Ecole modèle des garçons et des filles du village.En septembre dernier il se retira du ministère paroissial pour prendre sa retraite à l\u2019Hôpital Général des Sœurs Grises, â Montréal.514 MP* ARTHUR LE BLANC M.Arthur LeBlanc, marchand et manufacturier de Montréal, est né le 2S décembre 1885, à Cornwall Ont., du mariage de Stephen-Etienne LeBlanc cultivateur à La Rivière Beaudette, comté de Soulanges, et de Azélle Prieur, fille de Jean-Baptiste Prieur, cultivateur de Saint-Zotique, comté de Soulanges, également.Il reçut son instruction aux écoles séparées de Cornwall ainsi qu\u2019au Cornwall High School, études qu\u2019il compléta par un cours commercial au Cornwall Commercial College.Il avait à peine 18 ans, lorsqu\u2019il quitta Cornwall pour entrer dans le bureau des auditeurs, département des statistiques de la compagnie de chemin de fer du Pacifique Canadien.Il ne tarda pas à se lancer dans les affaires à son propre compte où il trouvait un champ plus vaste à son esprit d\u2019intiative.C\u2019est ainsi que de 1910 à 1914 il était propriétaire de la Canada Sand and Concrete Coy., ainsi que directeur et trésorier de la Montreal Concrete Tire Co.Limited.A la date du 20 juillet 1925, il était propriétaire de la Dominion Metal Weather Strip Co., de la Leco Oil Burner Co., et de la maison Arthur LeBlanc et Compagnie, s\u2019occupant de commerce de librairie.Le 25 novembre 1909, il épousait mademoiselle Juliette Wilson, fille de Wilfrid Wilson, marchand de livres de lois.Son épouse étant décédée, M.LeBlanc épousait en secondes noces, le 18 janvier 1919, mademoiselle Julienne Parent, fille do Edmond Parent, autrefois manufacturier de chaussures.Un fito et une fille sont nés de ce second mariage.M.Arthur LeBlanc est membre du Club de Réforme et de la Chambre de Commerce de Montréal.En politique: libéral.Résidence: 2296 rue Hutchison, Outremont.515 JOSEPH-ALPHONDOR ROY C\u2019est à Saint-Gervais, comté de Bellechasse, que naquit le 11 août 1886, M.Joseph-Alpliondor Roy, courtier et agent de change, du mariage de Pierre Roy, cultivateur, et de Clo-rinthe Rochefort, fille de Antoine Rochefort.Après avoir fait ses primaires à l\u2019Ecole modèle de Saint-Gervais, il étudia au Collège Doyer, à Montmagny, d\u2019où il sortit avec un diplôme de grande distinction.Le 27 juillet 1907, il débutait dans les affaires, en qualité de comptable à la Banque Nationale, à Saint-Charles-de-Bellechasse, position qu\u2019il occupa de 1907 à 1909, alors qu\u2019on le transférait au bureau des Trois-Rivières où il fut compteur en 1909-1910.Il fut ensuite (1910) transféré au bureau-chef en qualité de commis-général.De 1912 à 1914, il passait assistant inspecteur, puis il devînt gérant (1914) de la succursale de Saint-Romuald, position qu\u2019il garda jusqu\u2019en 1921, alors qu\u2019il quitta définitivement la banque pour s\u2019établir à son compte.Il a fondé la maison de courtage J.-A.Roy et Compagnie, et le souci de ses affaires l\u2019a tenu éloigné des questions politiques, tant municipales que provinciales et fédérales.La vie publique ne l'intéresse pas davantage.Le 4 août 1914, il épousait Mademoiselle Maria Paré, fille de M.Jules Paré.Quatre enfants sont nés de ce mariage.Résidence: Saint-Romuald, Co.Lévis.516 JEAN ADEODAT TREPAN 1ER M.Jean-Adéodat Trépanier, voyageur de commerce, homme d\u2019affaires et rentier, naquit à Oka, Qué., le 25 juin 1873, du mariage de Hyacinthe Trépanier, entrepreneur, et de Rose Normandeau, fille de Paul Normandeau, menuisier.Après avoir étudié chez les Frères de la doctrine chrétienne, à Oka, il débutait dans le commerce, en 1887, à peine âgé de 14 ans, en qualité de commis-épicier.Huit années plus tard, en 1895, il devenait voyageur de commerce et représenta pendant 10 années la maison Saint-Arneau et Clément.De 1905 à 1908, il voyagea pour la maison Fortier et Monette, marchands de provisions en gros, puis de 1908 à 1920, la maison Matthews.Ce fut le 20 mars 1920 qu\u2019il se décida à fonder pour son propre compte la maison Trépanier et Décary, commerçants de provisions en gros, dont il est le propriétaire.Les questions d\u2019éducation l\u2019occupèrent particulièrement et il a été six années membre de la commission scolaire Saint-Georges.Il en fut même président.Il s\u2019intéressa aussi à tout ce qui touchait la mutualité, et il fut secrétaire de l\u2019Union Saint-Pierre pendant dix ans; il est président-général de l\u2019A.C.V.depuis six ans, et il est membre de l\u2019Alliance Nationale, des Artisans canadiens-français et des Forestiers canadiens.Il fait aussi partie du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb.La lecture et les voyages sont ses récréations favorites.Le 21 mai 1901, il épousait Mademoiselle Virginie Laberge, fille de Antoine Laberge, d\u2019Oka, et de ce mariage sont nés: Antoine, Laurent, Jean-Louis et Geneviève.En politique, indépendant.Résidence: 5899 avenue du Parc, Montréal.517 ; \u2022 LOUIS-JOSEPH TARTE I\tresident de la compagnie de publication de la Patrie limitée, ancien directeur du Quebec Railway, Light, Heat and Power Co., ancien membre de la Commission des parcs de Maisonneuve._ ?Jéil l\u2019Assomption, le 25 décembre 1872, fils de feu l\u2019honorable Joseph-Israel Tarte,\tancien\tministre des\tTravaux Publics, et de feu Georgiana Sylvestre.\t11\ta fait\tses études à\tl\u2019Académie Commerciale et au Morrins College, a Québec.Il est propriétaire de la Patrie avec son frère Eugène depuis 1897.II\ta été directeur de la Caisse Nationale d\u2019Economie, président de la Canadian Ayrshire breeders Association et s\u2019est occupé d\u2019agriculture durant une trentaine d\u2019années.I! fut,\tde\t1891 ii\t1902, lieut.et\tcap.des 9e et 05e reg.de Québec et de Montréal.\tIl\test membre du II.of\tT., de la Ch.de Comm.et de l\u2019Ass.des Manut Can., membre du club Saint-Denis, Canadian Club, Alliance Fran-çarse France-Amérique, Chapleau, Montreal Club, Lake Placid Club, Coun-tiy Club.Directeur du Canada Daily Newspaper Ass.et membre du comité de ia compagnie d\u2019exposition industrielle de Montréal.U a épousé le 10 mai 1898, Berthe Gauthier, fdle de Thomas Gauthier, financier et président du Conseil des Arts et Manufactures.Il a deux fils et deux filles.Résidence: 501, avenue Rosiyn, Westmount, P.Q.Résidence d'été: Boucherville, Co.Chambly, P.Q.518 EUGENE TARTE ¦ Né il Saint-Lin-des-Laurentides, P.Q., le 11 juin 1871, fils de Thon.J.-I.Tarte, ancien ministre des Travaux Publics, et de Georgiana Sylvestre.Il a fait ses études au Mont Saint-Louis et au Montreal Business College.Débuta dans les affaires au Cultivateur, journal publié «\\ Québec par M.J.-I.Tarte, et s\u2019initia ainsi en même temps à la publication d\u2019un journal et à l\u2019exploitation d\u2019une imprimerie pour travaux de ville.En 1807, lorsque l\u2019hon.J .-Israël Tarte fit l\u2019acquisition de la Patrie, il en confia la direction et l\u2019administration à ses deux fils, MM.L.-J.et Eugène, qui ont depuis collaboré ensemble au développement de ce journal, qui par leur effort éclairé, est devenu l\u2019un des plus importants quotidiens du pays.M.Eugène Tarte en est le vice-président de la Compagnie de Publication de la Patrie.Imprimeur expert, il a été en 1018 choisi par le gouvernement fédéral pour faire partie d\u2019une commission qui examina de fond en comble l\u2019Imprimerie Nationale et suggéra les réformes qui ont eu pour effet d\u2019augmenter considérablement le rendement utile de cette imprimerie tout en réduisant les frais d\u2019opération.M.Eugène Tarte a été pendant plusieurs années directeur et vice-président de l\u2019Automobile Club, et secrétaire, directeur et président du Club Chapleau, directeur du Canadian Club et de l\u2019Association des Manufacturiers.Membre du Board of Trade et de la Chambre de Commerce de Montréal.Membre des clubs Kiwanis, A.A.A.Nationale, Art Ass., Royal Auto, Como Golf, Whitlock Golf, Montreal Club et de P Ass.de Chasse et de Pêche de la Province de Québec.Il a épousé Anna-Marie Pelletier, fille de feu Elzéar Pelletier, marchand de gros de Québec, dont il a 2 enfants: Carmen et Pierre.En politique, indépendant.Résidence: 308 rue Peel.L\u2019été ù Coin o.519 AIME AUGER Est né à Sainte-Croix, comté de Lotbinière, le 19 mars 1883, du mariage de J.-Cléophas Auger, manufacturier de bois, et de Cédulie Ouellet, fille de Louis Ouellet.Ses études primaires terminées, il entra au collège de Lévis, où il obtint ses diplômes.Il débuta dans les affaires en 1904.Jusqu\u2019en 1911, il fut commis dans le bureau d\u2019assurance Belleau & Belleau, de la maison qui continua à faire ses affaires sous le nom de Belleau & Auger.En 1922, il organisa le bureau de nouveau, et cette fois sous la raison sociale de Belleau, Auger & Turgeon, Ltée, absorbant les bureaux d\u2019assurance J.-B.Morissette, Charles Gagnon, Henri Bray.Depuis, la compagnie n\u2019a cessé de progresser et aujourd\u2019hui elle occupe tout le premier plancher de la Banque Nationale, 71, rue Saint-Pierre, Québec.Il n\u2019a jamais pris part à aucune lutte politique tant fédérale, provinciale que municipale.Il s\u2019intéresse activement à plusieurs œuvres de bienfaisance et de charité.Membre du Club de la Garnison, du Quebec Golf Club.Sa rrécréation favorite est le golf.Le 16 juillet 1914, il épousa Melle Juliette Mailloux, de Fraserville.Il a trois enfants, Suzanne, Marie-Madeleine et Paul.En politique, il est libéral.Résidence: 16, rue Laporte, Québec.rue Saint-Pierre, Québec.En 1911, il devint associ 520 Joseph-Edouard Bédard Né le 26 août, 1870, à St-Rocli de Québec, du mariage d\u2019Edouard Bédard avec F.léo nard Goulet, il a fait ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de St-Sauveur de Québec et à l\u2019Académie Commerciale de Québec.Il a débuté comme teneur de livres en 1887, et en 1895.il devenait comptable chez Jos.Gauthier et Frères, peintres décorateurs de Québec, poste (ju\u2019il garda pendant dix ans.Quand cette maison devint La Compagnie Gauthier et Frère, il en fut le trésorier.En 1910, il forma la société Bédard et Bélanger, comptables licenciés, qui existe encore et dont le siege est au No 101 de la rue Saint-Pierre, Québec.Ancien membre de la Commission de l\u2019Exposition de Québec; membre de la Commission des Ecoles Catholiques de la cité de Québec; membre de l\u2019Institut des Comptables et Auditeurs de la province de Québec; Commissaire de la Cour Supérieure du district de Québec; membre de la Chambre de Commerce de Québec; syndic autorité des faillites; président du Club Laurier, de St-Sauveur; membre du Club Canadien, etc.Ses récréations favorites sont la pêche et l\u2019automobilisme.Le 9 novembre, 1892, a épousé dame Marie Savard, dont il a eu quatre fils et deux filles.En politique, libéral.Résidence: 2, rue Durocher, Québec.521 XI L\u2019HON.FRANÇOIS-XAVIER CHOQÜET Juge de la première Cour Juvénile de Montréal.Né à Varennes, le 8 janvier 1851, fils de Jean-Baptiste Clioquet et de Adéline Prévost.Il lit ses études préliminaires au collège de l\u2019Assomption, son cours classique au séminaire de Montréal, et son droit à l\u2019Université McGill.Admis au barreau en 1875.Créé Conseil du Roi en 1898.A exercé, comme avocat, en société avec sir Louis-A.Jetté, ancien lieutenant-gouverneur de Québec; l\u2019honorable H.Mercier et le juge Martineau.Fit partie de la Commission Royale chargée de la revision de la Charte de Montréal en 1897.Nommé Juge des Sessions de la Paix en 1898 et le premier président de la Cour Juvénile.Dans l\u2019exercice de ses fonctions sur ce tribunal, il a déployé un zèle infatigable au relèvement moral des jeunes délinquants.Nommé commissaire en extradition, le 20 juillet 1901.Président de la Montreal Children\u2019s Aid Society.Président de la Société coopérative des Frais Funéraires.Membre du Club des Ingénieurs, président du Club Winchester.Il a épousé, en juin 1884, Marie-Caroline Barry, fille de John E.Barry.Résidence; 814 ouest, rue Dorchester, Montréal; l\u2019été; Rigaud, comté de Vaudreuil.522 Monseigneur J.-A.BELANGER Curé de la paroisse Saint-Louis-de-Fratice de Montréal.Monseigneur Joseph-Avila Bélanger est né à Rivière-des-Prairies, comté de Laval, le 4 juin 1856, du mariage de Louis Bélanger et de Sophie Lavigne.Il fit son cours classique au collège de Montréal et ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal.Ordonné prêtre, le 3 juin 1882, il fut successivement vicaire à Sainte-Cunégonde, de 1882 à 1885, à Saint-Jean, en 1885, au Sacré-Cœur de Montréal, de 1885 à 1892, à Sainte-Cunégonde, de 1892 à 1895, à Saint-Jean-Baptiste, de Montréal, de 1895 à 1897.Curé à Maisonneuve, de 1897 à 1900, à Saint-Joseph de Montréal, de 1900 à 1905 et à Saint-Louis-de-Franee, depuis 1905.Il a été élevé à la dignité de prélat domestique de Sa Sainteté le pape Benoit XV, le 30 avril 1919.Membre de la société des Artisans canadiens-français, de l\u2019Alliance Nationale, de l\u2019Union Saint-Pierre, des Forestiers catholiques et de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb.Résidence: 270, avenue Laval, Montréal.523 L\u2019honorable JEREMIE L.DECARIE Descend de Jean Décarie, qui vint de France s\u2019établir à Montréal avec le fondateur Maisonneuve, en 1G50.Né à Notre-Dame de Grâces, Montréal, le 30 août 1870.Fils de Jérémie Décarie et de Philomène (Leduc) Décarie.Admis au barreau en janvier 1800, fit successivement partie des études Gouin, Lemieux et Décarie (1897); Décarie & Dagenais (1903); Décarie & Décarie (1903-15).Avocat de N.-D.de Grâces jusqu\u2019à l\u2019annexion à Montréal.Candidat au mandat fédéral de Jacques-Cartier en 1900; élu député d\u2019Hochelaga à Québec pour succéder à son père en 1904; réélu en 1908; opta pour Maisonneuve, fractionné d\u2019Hochelaga, en 1912, et fut élu, puis réélu en 1910.D\u2019abord ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet Gouin, le 19 janvier 1909, il accepta, le 18 novembre de la même année, le portefeuille de secrétaire et régistraire provincial.Juge en chef des Sessions de la Paix à Montréal, 25 août 1919.Prés, du club National en 1900; lt.-col.bon.du 85ième régiment d\u2019infanterie depuis 1913, directeur de la Cie d\u2019Assurance Mont-Royal, gouverneur de l\u2019Université Laval depuis 1912.A épousé Rose-Alba Décary, fl 1 le de A.-C.Décary, N.-P., (décédée en 1902), et, en secondes noces (1907), Juliette Rainville, fille de H.-B.Rainville.Membre des clubs: Montreal J.C., Montreal Hunt, St.George, Royal St.Lawrence.National, Montréal.524 AUGUSTE LEMIEUX (Membre du \u201cRoyal Colonial Institute,\u201d Bachelier en Droit, Conseil du Roi pour Québec et Ontario, avocat diplômé pour Québec et Ontario, 18, rue Rideau, Ottawa, Ont.Né à Montréal, le 20 février, 1871, du mariage de H.-A.Lemieux, ancien inspecteur des douanes et de Dame Marie-Anne-Philomène Bisaillon.Son père est décédé à Montréal, le 30 mars, li)22, et sa mère, le 20 février, 1891.Fit ses études au Collège de l\u2019Assomption et au Collège Sainte-Marie (Montréal).En 1898, il devenait bachelier en droit de l\u2019Université Laval de Montréal, et, la même année, était appelé au Barreau de la Province de Québec.En 1902, il était admis au Barreau de la Province de l\u2019Ontario.De 1898 à 1902, il exerça sa profession à Montréal, en société avec MM.Foster, Martin (l\u2019actuel juge en chef suppléant de la Cour Supérieure) et Girouard, et en septembre 1902, il alla se fixer à Ottawa, où il a pratiqué tant dans la province soeur que dans les districts de la Province de Québec adjacents à la Capitale.Il a été fait Conseil du Roi pour Québec en juillet 1908, et, en 1921, il était le seul Canadien-Français recevant, alors, le même titre pour l\u2019Ontario.Il exerce sa profession avec succès dans les deux Provinces, tant au civil qu\u2019au criminel.Il a plaidé de nombreuses et importantes causes tant dans la Province de Québec que dans l\u2019Ontario.Il a défendu victorieusement Ladéroute, à Bryson, P.Q.et Blancdoeil, à l\u2019Orignal, Ont., tous deux accusés de meurtre.Conseiller de l\u2019Association du Barreau de l'Ontario, en 1912, et 1913; président de l\u2019Institut Canadien-français d\u2019Ottawa, 1903-1905; président du Monument National d\u2019Ottawa, 1909-1910; président du Club Belcourt (Association libérale d\u2019Ottawa) pendant plusieurs années.Vice-président du Club de Réforme d\u2019Ottawa, 1901-1905; président du Club Littéraire Canadien-français d\u2019Ottawa, 1913-1923; auteur d\u2019un traité sur la \u201cLoi des locateurs et des locataires\u201d de la Prov.de Québec; écrit souvent dans les journaux français et anglais sur ds sujets juridiques et politiques.Elu membre à vie du \u201cRoyal Colonial Institute\u201d de Londres en avril, 1913; le 4 avril 1911, M.René Viviani, alors Ministre de l\u2019Instruction Publique et des Beaux-Arts de Fance, llui conféra la distinction d\u2019Officier d\u2019Académie.Il est le frère de l\u2019Honorable Rodolphe Lemieux, C.R., LL.D., député à la Chambre des Communes du Canada, ancien Ministre des Postes, de la Marine, des Pêcheries et du Service Naval, du Travail, et Solliciteur-Général du Canada, et présentement président de la Chambre des Communes, du Dr.Gustave Lemieux, député de Gaspé à la Législature de Québec, et du Dr.L.-J.Lemieux, ancien député de Gaspé à la Législature de Québec et actuellement shérif de Montréal.M.Auguste Lemieux est membre à vie de la Société Internationale des Jurisconsultes de Paris.M.Auguste Lemieux s\u2019est toujours intéressé non seulement à sa profession, mais aussi à la politique à laquelle il a pris une part active, tant par la parole que par la plume, et son nom a souvent été mentionné pour les honneurs parlementaires, soit pour la Chambre des Communes ou l\u2019Assemblée Législative.M.Lemieux a épousé, le 24 octobre, 1899, Melle Esther Barbeau, fille de M.Henry Barbeau, directeur-gérant de la Banque d\u2019Epargne de Montréal, et dont il a eu un fils et deux filles.En politique, libéral, et en religion, catholique.Résidence: 270, rue O\u2019Connor, Ottawa.525 NEUVILLE BELLEAU Né à Québec en 1875, fils de A.-G.Belleau, médecin, coroner de Québec.Il fit ses études au Séminaire de Québec et à l\u2019Académie Commerciale des Frères des Ecoles Chrétiennes.Il a débuté dans les affaires à l\u2019emploi de la banque Union.Il fut le représentant, à Québec, de plusieurs grandes compagnies d\u2019assurance contre l\u2019incendie, pendant quelques années, puis se fixa dans sa présente profession d\u2019agent de change.Chef de la maison Neuville Belleau et Cie, banquiers.Vice-président de la Laurentian Power Co.et directeur de la compagnie d\u2019assurance Mont-Royal, depuis leur fondation.Président de la Quebec Cartage and Transfer Co.et de la Société Générale du Canada.Il a épousé Mademoiselle De Montigny, fille de feu Charles De Montigny, protonotaire du district de Terrebonne.Membre du club de la Garnison, de Québec.Résidence: 64 rue Saint-Louis, Québec.526 J.-OSCAR-L.BOULANGER Né le 3 novembre 1888, à St-Charles-de-Bellechasse, du mariage de Jos.-L.Boulanger, cultivateur, et d\u2019Elisabeth Paré, fille de Jos.Paré, de St-Raphaël, il a fait son cours classique au séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint le titre de bachelier ès-arts (B.A.) avec distinction en 190!).Il étudia le droit à l\u2019Université McGill de Montréal, où il gagna le titre de Bachelor of Civil Law (B.C.L.) en 1912.Tout en poursuivant ses études légales, fut tour à tour rédacteur à la il se livra au journalisme et Montreal Gazette, et à la Patrie, de 1909 à 1912.Sa profession ne l\u2019empêcha pas de continuer à faire du journalisme et c\u2019est lui qui est le rédacteur de \u201cL\u2019automobile au Canada,\u201d de Québec.Admis au Barreau de la province de Québec, le 3 octobre 1912, il alla s\u2019établir dans la vieille capitale, et, de 1912 à 1914, il pratiqua avec Mes Lachance et Ahern, sous la raison sociale Lachance, Ahern et Boulanger (Me Arthur Lachance, maintenant juge-en-chef de la Cour des Sessions de la Paix à Québec).De 1914 à 1919, il exerça sa profession à Sweetsburg, sous la raison sociale McKeown et Boulanger.Revenu à Québec en 1919, il fait depuis lors partie de la raison sociale Belleau, Baillargeon, Belleau et Boulanger.Comme tous les avocats, il prend une part active aux affaires publiques et politiques.En 1922, il a été créé conseil du roi.Il a été vice-président du Jeune Barreau de Québec en 1921-1922.Il est membre de la cour Notre-Dame-de-Lourdes de l\u2019Ordre des Forestiers Catholiques.Il est secrétaire de la Quebec McGill Graduates Society et membre de la Société des Sciences, Arts et Lettres de Québec.Il fait partie du club de Réforme de Québec et du Orleans Golf Club.Ses récréations favorites sont le golf, le ski et la littérature.Il a épousé, le 26 juillet 1917, Marguerite Belleau, fille de feu le Dr.A.-G.Belleau, petite-nièce de Sir Narcisse-F.Belleau, premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Libéral en politique.Il est professeur d\u2019espagnol à l\u2019Ecole des langues modernes à l\u2019Université Laval.Résidence: 110, rue Fraser, Québec.527 Rév.P.F.-J.-L.BOURQUE 0.P.François-Joseph-Louis Bourque, Dominicain, ancien curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce, est né à Montréal, le 22 mai 1875, fils de Edmond Bourque, en son vivant, médecin en chef de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu et de Iphégénie, idle de Edouard Desjardins, de Terrebonne, ancien shérif.Il lit ses études aux collèges de Montréal et Sainte-Marie et entra en religion chez les Dominicains à Saint-Hyacinthe, en 1893.Fut ordonné prêtre par Mgr Bruchési, à Montréal, en 1898.En 1900, vicaire à Saint-Jean-Baptiste d\u2019Ottawa, où il y séjourna durant cinq ans, quittant cette paroisse, pour venir à Montréal remplir les fonctions de missionnaire, à Notre-Dame de Grâce, qui en était alors à ses débuts.En 1907, nommé directeur de l\u2019Association Saint-Dominique, à Lewiston, Maine, E.-U.et l\u2019année suivante, passa en France et à Rome.De 1909\t1913, redevint missionnaire à Mont- réal et de 1913 à 1915 aumônier à l\u2019Hôpital des Incurables.De 1915 à juillet 1924, curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce.Etait membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal depuis 1917 et fut président du district ouest, de 1920 à 1924.A toujours porté un grand intérêt à la cause de l\u2019éducation et s\u2019est sans cesse occupé de toutes les œuvres philanthropiques et de bienfaisance.Orateur sacré, à la parole chaude et vibrante, remarquable par la pureté de la doctrine et du langage, il a fait tant à l\u2019étranger qu\u2019au Canada, de nombreuses prédications, qui l\u2019ont révélé comme prédicateur apprécié des foules.Nommé en juillet 1924, missionnaires en résidence au Couvent des Pères Dominicains, à Québec.528 » .:A.L\u2019abbé ROMEO LAMARCHE Né à Saint-Roch-de-l\u2019Achigan, comté de 1*Assomption, le 2:5 février 1863, du mariage du notaire Denis Lamarche et de Philomène Rocher, tille du notaire Auguste Rocher, il lit de solides et brillantes études au collège de l\u2019Assomption.Ordonné prêtre le 18 décembre 1880, par Mgr Edouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal, il débuta comme vicaire â Joliette, puis il fut successivement vicaire à Saint-Louis-de-Gonzague, comté de Beauharnois, et à la Nativité d\u2019Hochelaga, â Montréal.En 1889, il fit un voyage à la Trinidad, Antilles anglaises.De 1891, il fut aumônier du couvent de Villa-Maria, que dirigent les Dames de la congrégation Notre-Dame, et de 1897 â 1899, aumônier des Dames du Sacré-Cœur.Il fut curé de Saint-André-d Ar-genteuil de 1899 â 1901, et de Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, de 1901 a 1903.Enfin, en 1903, Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, lui confia la charge importante de curé de la paroisse historique de Laprairie, qu\u2019il dirige depuis lors avec un tel zèle qu\u2019il s\u2019est vraiment identifié avec elle et il n\u2019a jamais voulu la quitter, quelque offre qu\u2019il reçut.11 a vécu chaque jour de la vie de ses paroissiens, travaillant sans cesse à leur bien et à leur progrès.C\u2019est grâce â son zèle et â son initiative que fut célébré avec un éclat inoubliable, en septembre 1923.le 250e anniversaire de Laprairie, où plus de 30,000 personnes accoururent pour y participer.La lecture est la seule récréation de ce prêtre infatigable.Il est le frère du distingué curé de Saint-Stanislas, M.l\u2019abbé Charles-Antonelli Lamarche.Résidence : Laprairie.529 L\u2019honorable Louis-Philippe Demers Juge de la Cour Supérieure à Montréal.Est né à Henry-ville, P.Q., le 16 septembre 1863, du mariage de Alexis-Louis Demers et de Marie Goyette.A fait son cours classique au collège de St-Hyacintlie et son droit à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis à la pratique de sa profession en 1886; créé Conseil du Roi en 1893.Elu aux Communes, pour les comtés de Saint-Jean et Iberville, en 1900 et 1904; président du Comité des Bills privés en 1903.\t11 fut élevé à la magistrature le 31 août 1906, pour le district de Saint-François, puis transféré à Montréal le 31 août 1910.Professeur de Droit Civil à l\u2019Université de Montréal et ancien professeur d\u2019Histoire Universelle au Monument National.Ancien commissaire des Ecoles catholiques.Docteur en Droit, Université Laval, 1889.L\u2019un des fondateurs de la Revue Légale.Auteur d\u2019une thèse remarquable, traitant des \u201cPrivilèges sur les biens meubles.\u2019\u2019 A épousé, en septembre 1887, Joséphine Bouchard, fille de J.-E.-Z.Bouchard, N.P., de Napierville, P.Q.Résidence: 242 rue Sherbrooke ouest, Montréal.\u2018MRS 530 L\u2019honorable JOSEPH DEMERS Marie-Joseph Demers, juge et ancien député du comté de St-Jean-Iberville, au fédéral, est né à Henryville, P.Q., le 31 mai 1871, du mariage de Alexis Demers, ancien député provincial du comté d\u2019Iberville et de Marie Goyette.Après avoir reçu une partie de son éducation, au collège de St-Hyacinthe, il termina son cours classique, au collège Ste-Marie, de Montréal.Il suivit ensuite les cours de droit, à Laval, et fut admis à la pratique de sa profession en 1895.En 1908, il était fait Conseil du Roi.Il pratiqua d\u2019abord à Montréal, puis transporta son étude légale à Saint-Jean, où il n\u2019a jamais cessé depuis, de s\u2019occuper de sa profession.Libéral convaincu, il a pris part aux principales luttes dans notre province, bien avant qu\u2019il fût député.Elu par acclamation à l\u2019élection partielle de 1906, en remplacement de son frère, l\u2019honorable Philippe Demers qui venait d\u2019être élevé à la magistrature, il fut toujours par la suite, réélu à de grandes majorités quand il ne le fut pas par acclamation.Nommé par le Gouvernement fédéral, le 19 juillet 1922, juge de la Cour Supérieure à Montréal.A épousé, en 1896, Berthe Gravel, d\u2019Arthabaskaville, Qué.De cette union sont nés: Maurice, Jean, Jacqueline, Jacques et Claude.Résidence: Saint-Jean, Qué.531 IRI\u20acte HENRY LAUREYS xjV; M.Henry Laureys est né à Lierre, en Belgique, (province d\u2019Anvers), le 3 octobre 18H2.Il lit ses études primaires et moyennes dans les écoles et les Athénées Royaux de Belgique.Diplômé (baccalauréat) en 1900.Lauréat au Concours général de l\u2019enseignement moyen la même année (Prix d\u2019honneur).Reçut l\u2019enseignement supérieur à l\u2019Université de Louvain, où il suivit les cours de l\u2019Ecole des Sciences Commerciales et Consulaires ainsi que ceux de l\u2019Ecole des Sciences Politiques et Sociales.Diplômé (licence) en 1900.Nommé professeur au Navire-Ecole \u201cL\u2019Avenir\u201d du gouvernement belge.Comme membre de cet état-major fit, de 1900 à 1910, plusieurs voyages autour du monde et se livra à des études économiques et enquêtes commerciales sur place en Australie, Afrique, Amérique du Nord et du Sud.Nommé professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal en 1910 et directeur de cette même institution depuis 1910 jusqu\u2019à ce jour.Organisateur et directeur du Musée Commercial et Industriel de Montréal (annexe de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.) Conseiller de la Chambre de Commerce du district de Montréal.Président du Comité d\u2019Ex-pansion du Commerce de cette même Chambre.Directeur économique du train-exposition canadien en France et en Belgique.Auteur de nombreux ouvrages, brochures et articles traitant de questions économiques et d\u2019enseignement technique.En 1920, fut créé Chevalier de l\u2019Ordre de la Couronne de Belgique.Il épousa, le 18 mai 1912, Ludivine Tanguay; a trois enfants: deux fils et une fille.Club: Cercle universitaire.Résidence: f>92 Avenue Lansdowne, Westmount, P.Q.532 L\u2019Honorable D.-O.L\u2019ESPERANCE Né à Montmagny, le 6 janvier 1864.Fils de Edouard L\u2019Espérance et de Virginie (Morin) L\u2019Espérance.Etudia au Collège Commercial de Montmagny.Fut d\u2019abord télégraphiste et agent de billets de chemins de fer, puis devint en 1902 gérant du bureau de courtage A.-R.Macdonald & Cie, Québec, et en 1906, chef de ce bureau.Principal intéressé dans la maison de rapport Grande Allée, limitée; président de la Cie Amable Bélanger, limitée, de Montmagny; directeur de la compagnie Holt, Renfrew; ancient président de la Commission du Port de Québec; vice-président de la Quebec Railway, Light & Power Co.; directeur de la compagnie d\u2019assurance-vie Travellers.Candidat au mandat fédéral de Montmagny au scrutin de 1908, il ne fut pas élu, mais en 1911, il le fut contre l'honorable Dr Béland, ministre des Postes.Démissionna en 1916 et fut nommé sénateur le 26 juillet 1917.Epousa, le 8 octobre 1888, Mademoiselle Clara Dionne, fille de Joseph Dionne, de Ste-Anne de la Pocatière (décédée en 1899) et, en 1904, Madame Marie Bérubé Pelletier, de St-Pascal.Quatre filles: Virginie, (mariée à Hector Bender), Louise, (mariée à Alphonse Dufresne), Marie et Laure, et deux fils : Alphonse et Léonidas.Conservateur-unioniste.U 533 ARMAND-STANISLAS MANY Figure prédominante dans le commerce canadien de la chaussure.M.Armand-Stanislas Many, manufacturier, est né le 24 janvier 1889, à Saint-Hyacinthe, du mariage de Louis Many et de Mathilde Bourdeau.Après avoir fait ses études, à l\u2019Académie Girouard, dirigée par les Frères du Sacré-Cœur, de sa ville natale, il débutait dans les affaires le 8 janvier 1903, en qualité de commis-marchand.Après dix années d\u2019initiation, en 1914, il entreprenait à son compte un commerce de gros et détail, lorsqu\u2019en 1920, il devenait président et gérant-général de la Boot Shoes Specialties Limited, (1913), puis de la maison Cadieux Limitée (1918) et la maison A.-S.Many et Compagnie.(1914).Il a également représenté entre autres maisons importantes de fabrication de la chaussure: la Slater Shoe Company, Limited; la compagnie Ames-Holden-McCready ainsi que la maison Geo.-A.Slater, Limited.Le souci constant de ses affaires l\u2019éloigna de toute politique active, soit fédérale, provinciale ou municipale, et le 28 avril 1922, il fondait l\u2019importante maison Arrow-Shoe, dont il est le président et le gérant-général ; il est également président et gérant-général de la Ford Shoe Company, Limited.Chevalier de Colomb, M.Armand-Stanislas Many est aussi membre de la Société Saint-Jean-Baptiste.Il fait partie du Old Colony Club.Le 26 mai 1913, il épousait Mademoiselle Albertine La-Berge, fille de M.Auguste LaBerge.En politique: libéral.Résidence: 1333 rue Saint-Hubert, Montréal.iais m 534 R.-O.PELLETIER Romain-Octave Pelletier, le doyen de nos organistes et de nos professeurs de musique, est né le 10 septembre 1844, à Montréal, il était le fils de Généreux Pelletier, notaire, et de Marie Masson.Il fit ses études classiques au collège de Montréal, puis son droit sous Maximilien Bibaud.Dès sa plus tendre enfance, il avait manifesté des dispositions exceptionnelles pour la musique aussi consacra-t-il les loisirs que lui laissaient forcément les débuts de la profession de notaire, pour se perfectionner dans l\u2019étude du piano, de l\u2019orgue et de la théorie musicale.Deux ou trois ans après avoir été reçu notaire, il abandonna définitivement cette profession pour se livrer définitivement à la pratique de son art.A peine âgé de 13 ans, il avait débuté comme organiste du collège de Montréal.Il devint l\u2019année suivante organiste à l\u2019ancienne cathédrale, puis, en 1807, accepta un poste analogue à Hartford, dans le Connecticut, pour revenir à Montréal en 1809.et entrer â l\u2019église Saint-Jacques, poste qu\u2019il abandonna en 1873.En 1880, il fut nommé maître de chapelle au Gésu, puis, à la mort de Madame Edwin Hurtubise, en 1887, reprit son poste d\u2019organiste à la cathédrale et y demeura jusqu\u2019en 1922.Depuis 1809, il n\u2019a cessé d\u2019enseigner le piano et son grand âge, qui l\u2019a laissé en pleine possession de toutes ses facultés physiques et mentales, ne l\u2019empêche pas de continuer â recevoir encore de très nombreux élèves.Il fut le premier à Montréal à exécuter les œuvres d\u2019orgue de Bach et Mendelsohn et â enseigner aux pianistes les compositions de Mendelsohn et Schumann qui étaient de véritables nouveautés alors.S\u2019il fallait établir une liste de tous les musiciens qu\u2019il a formés et qui sont devenus réputés, l\u2019espace dont nous disposons n\u2019y suffirait pas.Il compte aujourd\u2019hui parmi ses élèves les petits-fils de ceux qu\u2019il initia à l\u2019art dans sa jeunesse.M.Pelletier a écrit autrefois beaucoup de musique pour piano et des mélodies qu\u2019on souhaiterait voir rééditées.Il a aussi écrit de la musique religieuse qu\u2019il n\u2019a, d\u2019ailleurs, pas publiée, mais dont plusieurs églises possèdent des exemplaires manuscrits.Citons au hasard : un Credo pour Noël Noëls anciens, un Cor Jesu, un Tantum Ergo, etc., tous écrits pour voix d\u2019hommes.Citons aussi son remarquable \u201cLivre d\u2019orgue: Accompagnement des chants liturgiques de l\u2019ordinaire alors en usage: ouvrage qui, nous ne craignons pas do le dire, a servi de modèle à tous les traités de ce genre écrits dans la suite.Dans de nombreuses communautés religieuses, M.Pelletier donne des séries de cours sur la pédagogie musicale et l\u2019interprétation des maîtres du piano.Ses œuvres didactiques sont assez nombreuses: Outre quantités d\u2019articles sur la musique d\u2019église écrits pour la Revue Canadienne, il a publié Le Toucher du Pianiste, l'Art pianistique, l'Art et la Littérature.M.Pelletier a épousé, en 1809, Mlle Athaïs LeMaire, de Saint-Benoit, (fille de l\u2019honorable J.-H.LeMaire, président du conseil législatif), qui vit encore.De ce mariage, sont nés cinq fils et une fille.M.et Mme Pelletier ont célébré en 1919, leurs noces d\u2019or en même temps que le jubilé de diamant de M.Pelletier comme organiste.L\u2019âge ne semble guère avoir eu de prise sur lui et ses nombreux amis et admirateurs souhaitent qu\u2019il vive encore de nombreuses années pour fêter ses noces de diamant, en même temps que son jubilé de rubis comme musicien.V 535 L\u2019HON.CHARLES MARCH Fils de feu Charles Marcil, avocat et de Marie Doherty.Né à Sainte-Scholastique, le 1er juillet 1800.A fait ses études sous la direction de professeurs privés.A épousé, en février 1892, Marie-Louise Pearson de Montréal.Commença sa carrière de journaliste au Herald et de 1886 à 1896 fut successivement rédacteur au Post, il la Patrie et au Star.S\u2019est présenté comme député au local du comté de Gaspé, en 1897, mais fut défait.A été nommé Député Orateur de la Chambre des Communes, le 16 janvier 1905 et Orateur le 20 janvier 1909.Conseiller Privé.Réelue député du Comté de Bonnaventure, le 29 Octobre dernier.Est directeur de l\u2019Alliance Française d\u2019Ottawa et vice-président hon.de la Universal Races Cong.de Londres, Ang.Est considéré comme l\u2019un de nos plus forts tribuns.En politique: libéral.Résidence: Ottawa, Ont.536 EUGENE CHARTIER Ne le 3 mai 1885, à Mégantic, de Lévi-Ferrier Chartier, ex-zouave pontifical et Chevalier de l'Ordre Militaire de Pie IX, et de Marie Lefebvre de La Baie.A fait ses études classiques aux séminaires de St-Hyacinthe et de Sherbrooke, et ses études légales chez Mtres Lussier et Gendron, à St-Hyacinthe.Après avoir été secrétaire d une compagnie exploitant les réserves forestières de la Baie des Chaleurs, M.Chartier est entré dans le journalisme en 1911, ayant été successivement: rédacteur de \u201cL\u2019Ouest Canadien\u201d, d\u2019Edmonton, Alberta; de \u201cLa Patrie\u201d, de Montréal; directeur-gérant du \u201cProgrès\u201d, de Morin-ville, Alberta; directeur-gérant et ensuite propriétaire du \u201cProgrès Albertain\u201d, d'Edmonton Alberta, et enfin directeur-gérant et secrétaire-trésorier de \u201cLa Tribune\u201d, de St-Hyacinthe.Il a aussi collaboré à plusieurs revues et journaux.Dans le domaine de la mutualité, il a fondé une succursale de \u201cL\u2019Union Saint-Joseph du Canada\u201d à Saint-Hyacinthe, a été secrétaire des Artisans de Morinville, président de cette société à Edmonton, et président de la succursale de Saint-Hyacinthe, charge qu\u2019il occupe encore.A occupé diverses charges dans le conseil local des Chevaliers de Colomb, il est député de district de cette société depuis quatre années et l\u2019un des principaux officiers conférant les degrés dans notre province.Dans les cercles sociaux, M.Chartier a été officier du 84ème Bataillon de Saint-Hyacinthe, tout en s\u2019occupant activement des Zouaves Canadiens, ayant été secrétaire, président et commandant de la compagnie de Saint-Hyacinthe, et faisant maintenant partie de l\u2019Etat-Major du Régiment.Après avoir occupé plusieurs fonctions et avoir fondé de nouveaux groupements dans l\u2019Association de la Jeunesse Catholique, il a été président du Cercle Montalembert, de Saint-Hyacinthe, durant plusieurs années.En plusieurs circonstances, il s'est improvisé conférencier tant dans sa région que dans les autres villes de la province.Ayant fait les luttes politiques depuis plus de quinze années, il a été candidat conservateur dans Saint-Hyacinthe, aux dernières élections provinciales.Marié à Mademoiselle Aurore Audet, fille de Joseph Audet, de Coaticook.Est père de deux enfants.M.Chartier est publiciste de la maison Jules Hone, de Montréal.Résidence: Rue Christophe-Colomb, Montréal.537 J.ARTHUR MARIER Né à Québec, le 5 avril 1871.du mariage de Joseph-S if roi d Marier, industriel, et d\u2019Eléonore Landry, fille d\u2019André Landry.Il fit ses études à l\u2019Académie commerciale de Québec.Après s\u2019être initié aux affaires et avoir acquis les connaissances techniques nécessaires, il débuta en avril 1902 dans l\u2019industrie et il ne tarda pas à se faire une réputation des plus enviables.11 est président et gérant-général de la compagnie Marier et Tremblay, Limitée, peintres décorateurs et doreurs et manufacturiers de miroirs et de calendriers.Ancien président et directeur actuel de l\u2019Association des constructeurs de Québec, membre de l\u2019Association des manufacturiers du Canada, membre du bureau de direction de la \u201cLigue préventive des incendies de la province de Québec,\u201d président de la corporation de l\u2019Ecole technique de Québec, membre du conseil des arts et manufactures de la Province de Québec, Commissaire de l\u2019Exposition provinciale de Québec, vice-président du Conseil de Surveillance des Prévoyants du Canada.Il fut le fondateur et premier président de la Garde Indépendante Champlain, la première garde fondée au Canada.Est membre actif du quatrième degré de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb de Québec.Ancien directeur et l\u2019un des membres les plus actifs du Club Rotary, du club Mercier pendant 12 ans.Membre du club de Réforme.Le 7 février 1898, il épous.a Marie* Donalda Tremblay, fille d\u2019Eugène Tremblay.De ce mariage sont nés dix enfants.En politique: libéral.Résidence: Québec.538 L\u2019abbé Joseph-Louis-Eusebe Martin Né à Montréal, le 2 avril 1875, fils de Eusèbe Martin, marchand et de Malvina Hétu, fille de Louis Hétu et de Joséphine Gravel.Il étudia à l\u2019école Montcalm, au Collège de Montréal, au Grand Séminaire de Montréal et au Collège Canadien, à Rome.Ordonné prêtre le 4 septembre 1898 par Mgr Bruchési, archevêque de Montréal.De retour de Rome, avec le titre de docteur en théologie, de l\u2019Université de la Propagande, il exerça le ministère à Saint-Jean, comté d\u2019Iberville, 1900-1902; au Sacré-Cœur de Montréal, 1904; à la Cathédrale de Montréal, 1904-1909; comme aumônier des Sœurs de la Providence, rue Saint-Hubert, 1909-1912; aumônier du pénitencier provincial de Saint-Vincent-de-Paul, 1912-1919; curé de Saint-Pierre-aux-Liens, depuis le 4 septembre 1919.En 1908, nommé par Monseigneur Bruchési aumônier de la brigade des pompiers de Montréal, il assista en 1910 à l\u2019incendie de l\u2019édifice du Herald, où trente-trois personnes perdirent la vie, et y apporta les secours de son ministère aux victimes.Pour le dévouement qu\u2019il déploya en cette occurrence, lui fut décernée la médaille de sauvetage.Pendant son séjour à Saint-Vincent-de-Paul, il a participé aux travaux agricoles, avicoles et des jardiniers-maraîchers de la province de Québec.Il remplit les fonctions de juge aux expositions des comtés Laval, Deux-Mont, et Hochelaga.Membre de l\u2019Alliance Nationale.Chevalier de Colomb.Membre du Masketsy Fish and Game Club.Récréations favorites: musique vocale, échecs, billard.539 D-D LOUIS-HENRY VERONNEAU Monsieur Louis-Henry Véronneau, industriel, est né le 10 mars, 1868, à, Burlington, Vermont, du mariage de Louis Véronneau et de Elisabeth Lamoureux, fille de Mathilda Bisaillon, épouse de Xavier Lamoureux.Après avoir étudié chez les Frères de la doctrine chrétienne, «i Montréal, il entrait en 1883, aux usines du Pacifique Canadien, il Hoehelaga, en qualité d\u2019apprenti-menuisier.Il n\u2019avait alors que quinze ans.Plus tard, il devînt conlre-matîre pour la construction des gares, sur la Ligne d\u2019Algoma.En 1895, il alla travailler il St-Albans VL, pour le compte du Vermont-Central, et il resta il l\u2019emploi de cette compagnie de chemin de fer jusqu\u2019en 1907, alors cju\u2019i 1 se rendit à Ruthland, où il fut surintendant pour le compte de chemin^ de fer New-York-Central.Mais, il décida de revenir à Montréal la même année, et c\u2019est alors qu\u2019il inventa la machine Simplex, qui obtînt un tel succès que M.Véronneau est aujourd\u2019hui président et propriétaire des Compagnies Simplex Floor Finishing et Simplex Electric Plating.Il est aussi propriétaire de la Simplex Floor Finishing and Appliance Co.Il s\u2019est toujours tenu éloigné de la politique et des fonctions officielles, mais il s\u2019intéresse diverses oeuvres de philanthropie, à titre de souscripteur.II est membre du Club de golf Montréal-Laehine et le tennis est sa récréation favorite.Le 15 juillet 1890, il épousait mademoiselle Evelina Turenne, et un fils et une fille sont nés de cette union.Résidence: 688 rue Saint-André, Montréal.540 L\u2019Honorable Ls-Phil.NORMAND Né aux Trois-Rivières, le 21 septembre 1863, fils de T.-E.Normand, notaire, et de Alphonsine Giroux.Il fit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, au Séminaire des Trois-Rivières et à l\u2019Université Laval de Montréal.Amis dans la profession médicale en 1886.Etudes supplémentaires à New-York et en Europe.Médecin interne de l'hôpital Notre-Dame, 1886-1887.Depuis cette date, a exercé sa profession avec grand succès aux Trois-Rivières.Prés, de la Soc.Méd.des T.-Riv.Prés, du 3e Cong.des Méd.de Langue Fran., 1906; prés, du College des Méd.et Chirurg.de la Prov.de Qué., 1907-14; vice-prés, du Conseil Méd.du Canada; membre du Cong.de Rome, 1902; membre du Cong.de Paris, 1908; du Cong.de Cbir.amé., 1912-20.Echevin des Trois-Rivières, 1900.Maire, 1908-13.Cand.conser.-nation., à l\u2019él.féd.de 1911, reçut la majorité des suffrages, mais fut déclaré défait au recomptage, par suite d\u2019une irrégularité commise par le s.-ofï.-rapp.Elu maire des 1 .-Riv., en juillet 1921, contre M.Arthur Bottez.En sept.1921, accepta le poste de Prés, du Conseil, dans le ministère Meighen, et posa sa cand.dans T.-Riv.-St-Maurice, au scrutin général du 6 déc., mais fut défait par l\u2019hon.Jacques Bureau.Elu récemment prés, du Conseil Médical du Canada.Intéressé dans plusieurs compagnies minières industrielles et commerciales.Prop, de la pharm.Normand, et coprop., avec le docteur C.-E.Cross, de l\u2019hôp.Bourgeois, des T.-Riv.Chirurgien de l\u2019hôp.St-Joseph.Prés, de la Caisse Populaire des T.-Riv., et de la Féd.des Caisses Populaires.Membre de la Société Les Prévoyants du Canada.Il a épousé, le 5 février 1891, Graziella Beaulieu, dont il a neuf enfants.Conservateur. MONSEIGNEUR ANTONIN NANTEL Monseigneur Antonin Nantel est né A Saint-Jérôme, comté de Terre-bonne, le 10 septembre 1839, du mariage de Guillaume Nantel, cultivateur, et de Adélaïde Desjardins, il fit ses études classiques au séminaire de Ste-Thérèse, auquel il voua toute sa vie.Ordonné prêtre le 5 décembre 1802, il fut professeur de seconde et de rhétorique, préfet des études, puis supérieur du séminaire\tde Sainte-Thérèse.Comme\tpréfet des études, il établit le cahier d\u2019honneur pour les meilleurs devoirs des élèves et fonda l\u2019académie Saint-Charles.Elu supérieur en 1870, il présida en 1875 les grandes fêtes du cinquantenaire du séminaire et contribua en 1880 à la fondation des \u201cAnnales Térésiennes.\u201d Après l\u2019incendie de 1881, il travailla a l\u2019œuvre de reconstruction de cette maison et présida en 1883 l\u2019inauguration du nouveau séminaire.Il a publié des ouvrages classiques: le \u201cNouveau Cours de langue\tanglaise.\u201d le\t\u201cPronouncing\tBook,\u201d une \u201cPetite géographie des écoles\tcanadiennes\u201d\tles \u201cFleurs\tde la poésie cana- dienne,\u201d \u201cLa Parole humaine,\u201d ouvrage d\u2019érudition philologique, édité A 1 ans en 1908 sous le pseudonyme d\u2019A.Berloin.En 1889-1890, il lit le pèlerinage de Rome, de Lourdes et de Terre-Sainte.Plus tard, il passa quelques années A Paris.A son retour de Paris, on fêta avec éclat en 1914, ses noces d\u2019or sacerdotales, et, dix ans après, ses noces de diamant, c \u2022 * *.* S?ca\u2018v?n\u2019 w ^*ev
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