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Titre :
Biographies canadiennes-françaises
Éditeur :
  • Ottawa :J.A. Fortier,1920-
Contenu spécifique :
1926
Genre spécifique :
  • Publications en série
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  • Who's who in Quebec,
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Biographies canadiennes-françaises, 1926, Collections de BAnQ.

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[" mm bibliotbèquejBtationale bu (ûuélp />?¦ (Cattainûttttea-JïrattçaiHeH liograpljira Publiées par RAPHAEL OUIMET Journaliste-Publiciste Membre tic la Société Historique de Montréal 6mttP Àttuép llnntrral, 1926 En vertu de la loi de 1921 concernant le droit d\u2019auteur Je certifie par les présentes que le droit d'auteur sur l'oeuvre littéraire publiée, intitulée \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\" publiées par Raphaël Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q.a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004, dans le régistre des droits d\u2019auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d\u2019Auteur, le 13ème jour dé mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, de Westmount, Qué, Bureau des Droits d'Auteur, Ottawa, ce 1 3ème jour de mars, A.D.1925.GEO.F.O\u2019HALLORAN, Commissaire des Brevets.\\WV TYPOGRAPHIE DE L'\u201cÉCLAI REUR\u201d, LIMITÉE.BEAUCEVILLE, QUÉ. PREFACE Le gold, ou si l\u2019on veut, la popularité de la biographie \u2014 ou de la nécrologie \u2014 est d\u2019origine relativement récente en ce pays.Au commencement du siècle dernier, rares étaient les hommes publics ou les citoyens en vue auxquels les journaux du temps daignaient consacrer, non pas une biographie, ni même une nécrologie, mais un simple avis de décès.Le 17 décembre 1852, à l\u2019occasion du soixantenaire de l\u2019ouverture du premier parlement du Bas-Canada, Charles-Joseph Laberge disait à l\u2019Institut Canadien: \u201c Depuis le premier parlement, une génération entière a passée, \u201c ne laissant guère que quelques épis que la mort, avide moissonneu-\u201c se, viendra bientôt glaner.\u201c De ces cinquante députés qui composèrent la première cham-\u201c bre, qui tinrent leur pays sur les fonts baptismaux de la liberté, \u201c pas un seul ne respire aujourd\u2019hui, tous sont passés comme leur \u201csiècle ci sont allés le rejoindre: les noms même de la plupart sont \u201c ignorés ou oubliés des contemporains.Le temps a soufflé sur leurs \u201c poussières et les a dispersées.A peine quelques rares débris ont-\u201c ils surnagé dans ce naufrage d\u2019une génération dans l\u2019abîme de \u201c l\u2019oubli, que chaque siècle creme toujours davantage.\u201c Quelques belles et grandes figures, couronnées de l\u2019auréole du \u201c talent uni à la vertu et au patriotisme, apparaissent seules à l\u2019ho-\u201c rizonj précieux ombres qui semblent planer au-dessus de leur \u201c pays comme des génies tutélaires.\u201c Que de beaux talents, que de nobles coeurs ont honoré cette \u201c tribune parlementaire, dressée il y a soixante ans au milieu de \u201c nous, qui sont à peine connus de nom à leur postérité, qui jouit \" avec indifférence des biens qu\u2019elle a reçus d\u2019eux.Qu\u2019il serait in-\u201c téressant de voir défiler ces illustres morts dans une galerie d\u2019ou-\u201c tre-tombe, sous les yeux d\u2019écrivains comme l\u2019Institut en possède \u201c quelques-uns.\u201c Espérons qu\u2019il se rencontrera quelqu\u2019un qui exhumera pieu-\u201c sement, l\u2019une après l\u2019autre ces précieuses cendres, qui ouvrira leurs \u201c cercueils, écartera les livrées de la mort et les interrogera pour \u201c l\u2019instruction des vivants.\u201d Le voeu de l\u2019orateur ne fut pas exaucé sur le champ.Il faut dire que la tâche n\u2019était pas facile: le document manquait.Si vous voulez vous convaincre du peu d\u2019intérêt que les journaux du premier quart du dix-neuvième siècle prenaient à leurs contemporains, prenez les ouvrages que M.Pierre-Georges Roy, notre archiviste provincial, a consacrés à nos grandes familles, et constatez combien est 3 mince l\u2019information que l\u2019auteur a pu puiser dans les journaux sur les plus illustres rejetons de ces familles, ceux qui ont exercé des fonctions publiques: Gabriel-Elzéar Taschereau, Antoine Juchereau Duchesnay, Godefroy d,e Tonnancour, Louis cl\u2019Irumberry de Sala-berry, les trois Panet, Nicolas Boisseau, Chartier d.e Lotbinière.En voulez-vous un exemple?Voici ce que publiait la \u201cGazette de Québec\u201d dans son supplément du 22 avril 1802: \u201cDécédé en cette ville, samedi soir, le Se du courant, Philippe \u201cde Pocheblave, Ecuier, Membre du Parlement Provincial pour le \u201cComté de Surry, et Greffier du Terrier de la Couronne.Mr.de \u201c Pocheblave étoit dans son temps un loyal sujet du Roi, qu\u2019il a servi \u201cavec honneur et fidélité dans plusieurs rencontres.Il emporte avec \u201c lui les regrets de ses amis, particulièrement de ceux qui avoient \u201c l\u2019avantage de connoître ses vertus Sociales et Patriotiques.\u2019' Où est-il né?Qui a-t-il épousé?Qu\u2019a-t-il fait?C\u2019est ailleurs qu\u2019il faudra l\u2019apprendre.Je doute même de Vexactitude de l\u2019avant-dernière phrase.Nos compatriotes de langue anglaise n\u2019étaient pas plus curieux que nos ancêtres.Je citerai à cet effet l'histoire de l\u2019église presbytérienne de la rue St-Gabriel, publiée en 1SS7, par le Révérend M.Campbell.L\u2019historien a cherché à se renseigner sur les premiers locataires de bancs.Voici tout ce qu\u2019il a pu trouver sur l\u2019un d\u2019entre eux, George McBeath: (page 06) \u201cDe George McBeath, qui a souscrit dix louis, tout ce qu\u2019on \u201c peut savoir est qu\u2019il était en relations avec la compagnie du Nord-\u201c Ouest.Il était maître de la loge maçonnique Saint-Pierre.\u201d Eh bien! de Rocheblave et McBeath, son collègue au premier parlement, avaient eu, avant d.e devenir députés, des carrières dignes des romans d\u2019aventure.Le premier était un personnage de Dumas, le second un héros de Fenimore Cooper.Pour se renseigner sur de Rocheblave, il faut compulser les collections historiques de l\u2019Illinois et du Wisconsin; la carrière de McBeath pourra être extraite de la collection Haldimand, à Ottawa.Encore tout cela sera-t-il bien incomplet ! A joutons cependant que, plus de quatre-vingts ans après le discours de Laberge, M.Francis J.Aud.et commence à s\u2019intéresser à nos législateurs passés.Il en a biographic deux mille.Ce travail tient le milieu entre l\u2019oubli d\u2019autrefois et la précision des guides parlementaires d\u2019aujourd\u2019hui.Voilà pour nos hommes publics.A une époque d\u2019indifférence succéda, \u2014 pas brusquement, mais graduellement \u2014 une époque de curiosité.C\u2019est un résultat de l\u2019influence anglo-américaine.Exploitation de la vanité humaine, dira-t-on.Pas toujours.Encore cette vanité, si elle existe, ne se rencontre que chez le biographic, pas chez le lecteur.La fraternité au moins s\u2019affine! On s\u2019intéresse davantage à son prochain.Je me rappelle avoir parcouru, un soir que les hasards de ta vie d.\u2019àvocat 4 m\u2019avaient enfermé dans un boarding d\u2019une toute petite ville du Vermont \u2014 où le juge du district, dans la pièce voisine, lisait Mar-mion à la fille de la propriétaire! \u2014 un livre fort curieux.Un avocat d\u2019Island Pond \u2014 petite ville située près de la frontière \u2014 qui avait, pendant vingt ou trente ans, écrit dans les journaux de l'endroit, la nécrologie d.e tous ses amis et connaissances disparus, s\u2019était décidé à réunir ses articles en volume.Il obéissait, dit-il, au désir d\u2019un grand nombre de lecteurs.Il est certain que, pour le succès financier de son entreprise, il ne pouvait guère compter que le gouvernement de l\u2019état donnerait son ouvrage en prix aux écoles primaires: il comptait donc sur l\u2019intérêt du sujet pour ses concitoyens.Il y a aussi ceux qui lisent une biographie comme on dissèque un cadavre: pour se renseigner.On étudie le document humain.Les \u201cBiographies Canadiennes-françaises\u2019\u2019 répondent non seulement à un besoin du présent : elles procureron t aux chercheurs de demain les renseignements que les chercheurs d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ob-tinnent pas sur leurs devanciers.Elles sont faites sur un plan à peu près uniforme: peu d\u2019opinion, beaucoup de faits, brièvement exposés.Des faits, il n\u2019y en aura jamais trop: si la curiosité humaine continue d\u2019aller en s\u2019avivant, il sera aussi intéressant pour le chercheur de 2025 de savoir à quel titre Monsieur un tel faisait partie de l\u2019\u201cEcole littéraire\u201d (ou de la Société des Auteurs), qu\u2019il nous intéresse de savoir comment tel commerçant de fourrures d\u2019il y a cent ans \u2014 par exemple McBeath, dont j\u2019ai parlé plus haut\u2014s\u2019était rendu digne de faire partie du Beaver Club.Enfin, on ne peut bien connaître une époque sans connaître le caractère et les moeurs des individus de cette époque.Connaître les têtes dirigeantes, les chefs de file, ne suffit pas.\u201c Dans le livre aux sublimes chapitres, \u201cMajuscules, c\u2019est vous qui composez les titres, \u201cEt c\u2019est sur vous toujours que s\u2019arrêtent les yeux! \u201cMais les mille petites lettres.ce sont eux! \u201c Et vous ne seriez rien sans l\u2019armée humble et noire \u201c Qu\u2019il faut pour composer une page d\u2019histoire! Les Biographies s\u2019occupent, non seulement, des commandants, mais des officiers et sous-officiers.C\u2019est le principal, et c\u2019est énorme.Quant aux simples soldats, ils devront, pour passer à la postérité, attendre un successeur de Monseigneur Tanguay.\u201c C\u2019est votre livre, ami, \u201c Qui se fait leur vengeur, et répare à demi \u201c L\u2019ingratitude de l\u2019histoire.ED.FABRE SURVEYER, Juge de la Cour Supérieure à Montréal. Les \u201cBiographies Canadiennes-Françaises constituent un monument à -notre richesse intellectuelle, qui contribuera à perpétuer le prestige de notre race.LES JOURNAUX 6 OlablF Alphabétique A Allard, Hon.V.\t250 Amyot, E.-E.\t185 Amyot, G.-ll.187 Archambault, Hon.J.494 Aube, P.251 Aubert, W.-A.\t125 Aubertin, Rév, E.\t514 Auclair, Rév.E.\t240 Auger, A.144 x\\uger, L.120 B Baillairgé, Rév.F.-A.51-52 Baillargeon, E.\t198 Barbeau, .1 -L.\t384 Baribault, Rév.C.-O.\t430 Bastien, J.-M.278 Bastien, J.-P.282 Bastien, L.98 Bastien, R.280 Beaudoin, Rév.M.\t434 Bazinet, Rév.J.-B.\t327 Beaubien, Hon.C.-P.\t446 Beauchemin, N.\t444 Beaudé, Rév.\tH.\t.\t.\t426 Beaudoin, L.-P.\t413 Beaudry, L.205 Beaudry, P.-E.\t203 Beaulae, E.254 Beaulieu, Rév.('.\t139 Beausoleil, J.-D.\t400 Bédard, J.-A.184 Bedard, J.-E.202 Bédard, P.-H.\t122 Bégin, J.-A.156 Béique, Hon.\tF.-L.\t.\t480 Boland, Hon.\tH.\t.\t70 Bélanger, Mgr J.-A.\t386 Bélanger, J.-E.\t41-42 Belcourt, Hon.N.-A.\t436 Bel lean, Neu.196 Belleau, No.206 Bellemare, Rév.P.-A.-A.283 Bérard, Rév.J.\t248 Bérard, J.-B.257 Bergeron, J.-S.\t106 Bernard, C.-A.\t322 Bernier, Hon.J.-A.\t90 Bertrand, H.351 Bézier, J.-N.382 Bienvenu, T.385 Blouin, J.-C.107 Boileau, Rév.A.\t359 Boileau, I).367 Boileau, U.505 Boivin, Hon.G.-II.\t279 Borrel, Rév.L.\t363 Boucher, P.-A.\t262 Bouillon, Mgr G.31.-32 Boulanger, J.-L.\t97 Boulanger, J.-O.-L.\t96 Boulay, Rév.F.\t249 Bourassa, II.253 Bourdon, B.259 Bourque, Rév.P.-L.\t87 Bouvier, Rév.E.\t428 Bouvier, J.-H.\t369 Brassard, E.182 Brodeur, Marie-L.\t388 Brosseau, J.-A.\t365 Brosseau, Rév, J.-A.-M.260 B rousseau, Rév.H.\t432 Bruchési, Mgr P.\t387 Brunault, Mgr J.-H.-S.261 Brunet, G -R.324 Bureau, Hon.-J.\t438 Busso, E.409 C Caillé, Rév.R.519 Caisse, Rév.F.-G.\t474 Campeau, Mgr J.-L.-N.394 Cardin, Plon.P.-A.477 Caron, I.403 Caron, Rév.1 .\t124 Caron, H on.J.-E.\t149 Caron, Marie-L.\t402 Caron, Mgr N.\t389 Carrière, E.258 Carrière, Rév.J.-A.\t512 Cartier, J.-A.-E.\t284 Cartier, J.-L.277 Chapais, Hon.T.\t25-26 Chapleau, J.-E.\t129 Charbonnier, Rév.F.59-60 Charrier, A.\t101 Châteauvert, A.\t79 Châteauvert, G.-P.\t81 Chaumont, Rév.J.-C.441 Choquet, Plon.F.-X.467 Choquette, Plon.P.-A.49-50 Cloutier, Rév.E.\t490 Cloutier Mgr F.-X.\t228 Cloutier, Mgr I.-O.-P.\t127 Cloutier, Rév.J.\t522 Cloutier, Rév.P.\t419 Coallier, J.-A.-F.\t276 Colin, A.285 Comtois, Rév.J.\t411 Cornellier, R.361 Corsin, A.360 Côté, G.-J.-E.180 Côté, J.158 Côté, J.-P.326 Côté, S.274 Courval, E.-P.-J.\t329 Cousineau, Mgr J.-H.\t464 Curotte, Mgr A.\t27-28 Cusack, J.-J.\t370 Cusack, Marie-J.\t371 Cyr, J.-W.328 D Dandurand, lion.R.452 Daniel, J.-F.236 Dansereau, A.401 Daoust, llév.E.\t321 Daoust, .1.213 Daoust, T.306 Darveau, C.-V.\t126 David Antonia, .232 David, Plon.Ij.-A.\t233 Décarie, Plon.J.\t397 Décarv, A.-R.159 De Celles, Mgr F.-Z.\t226 Dechênes, A.-P.\t171 De Gonzague, Rév.L.-N.-J.330 Delâge, Pion.C.-F.\t21-22 De Lorimier, Plon.A.-E.448 Demartigny, F.\t456 Demers, L.-A.331 Denoneourt, Rév.D.263 Desaulniers, Plon.G.265 Desaulniers, Rév.P.473 Desbaillets, C.-J .\t234 Descarries, Rév.C.-G.\t521 Deschamps, Mgr E.-A.355 Desjardins, Rév.J.-J.\t520 Desjardins, Rév.J.-N.-A.148 Desloges, A.-H.\t264 Desnoyers, Rév.J.-B.-A.506 DesRivières, E.\t.\t.\t.\t131 DesRivières, PI.\t.\t.\t.\t133 Desrochers, P\u2019.305 Desrosiers, Rév.A.\t510 Dessaules, Hon.C.\t486 De St-Victor, Pî.-R .\t128 Dionne, R.157 Doré, V.499 Dorion, C.-N.210 Doucet, E.-A.318 Doucet, E.319 Drolet, A.169 Drouin, X.160 Dubois, Rév.N.\t513 Dubue, Mgr Ij.-A.\t462 Duchaine, J.-A.\t150 Ducbarme, G.-N.\t65-66 8 Ducharme, lîév.7.-A.\t320 Ducharme, J.-O.\t304 Dugas, Mgr E.\t252 Dulude, Rév.E.\t305 Dumouchel, R.\t492-493 Dupuis, Rév.J.-N.\t482 Dupuis, J.-P.307 Duranleau, A.218 Duranleau, Laure .\t219 Dusablon, Rév.L.-A.-L.498 Du Tremblay, Hon.P.439 E Emard, Mgr J.-M.\t298 F Faucher, P.-Y.\t82 Eauteux, A.220 Fauteux, Rév.N.\t453 Perron, J.-A.391 Forbes, Mgr J.-G.-L.\t392 Forget, G.308 Fortier, A.63-64 Fortier, J.-H.113 Fortier, N.201 Fortier, R.333 Foucher, Rév.J.-A.\t468 Fournier, J.-A.\t175 Francoeur, Hon.J.-Y.\t80 Frappier, E.-H.\t332 G Gabias, M.507 Gadhois, E.357 Gagnon, Mgr A.-O.\t479 Gagnon, Cécile .\t88 Gagnon, 1T.93 Gagnon, 0.89 Galipault, lion.A.\t109 Garand, E.309 Garand, LT.399 Garneau, G.390 Garneau, J.-P.\t37-38 Garneau, Hon.N.\t143 Gaudry, L.-A.181 Gauthier, C.266 Gauthier, Mgr G.\t222 Gauthier, J.-E.\t267 Gauthier, P.\t503 Gauvin, J.163 Gélinas, E.511 Gélinas, Rév.R.\t470 Généreux, R.334 Gendron, L.335 Geoffrion, H.244 Geoffrion, L.-P.\t33-34 Giguère.R.152 Girard, Rév.E.-S.\t472 Girard, T.336 Godon, E.-D.310 Gosselin, Mgr A.\t151 Gouin, Sir L.483 Goulet, D.-0.177 Granelli, A.245 Gratton, J.-L.362 Gravel, Hon.A.\t458 Grenier, J.-A.140 H Hamel, E.\t162 Hébert, Rév.E.\t303 Hébert, Rév.F.de S.445 Hébert, Rév.L.\t443 Houde, C.-E.-À.\t286 Huard Rév.V.-A.\t35-36 Huot, C.45-46 Huot, H.-R.337 J Jacques, L.-C.164 Jetté, J.-R.\t415 Jetté, Marie-Y.\t411 Jobin, 1.275 Jobin, Rév.J.-B.\t451 Jodoin, A.207 Jolicoeur, G.-W.\t166 Jolicoeur, Rév.M.\t460 9 K Kirouac, Rév.Fr.-F.-C.216 L Laberge, H.\t115 Lachance, Lion.A.\t95 Lachance, J.-L.\t137 Lachance, J.-T.\t214 Laeombe, L\t\t339 Ladouceur, D\t\t235 Ladouceur, E\t\t221 Laflamme, Mgr E.\t75 Lafleur, E\t\t447 Lafontaine, TIon.E.\t485 Lafortune, Rév.L -J.\t417 Lagacé, J.-B\t\t412 Lalande, Rév.L.\t217 Lamarche, Rév.R.\t455 Lamothe, J.-C.\t215 Lanctôt, C\t\t112 Lanctôt, G\t\t209 Lanctôt, J.-A.\t Lange vin, C.-A.\t176 Langevin, H\t\t354 Langlais, R\t\t105 Langlais, Z\t\t104 Langlois, A\t\t325 Langlois, G\t\t44) Langlois, Mgr J.-A.\t11?La Palme, Rév.A.\t478 Lapierre, Ada.\t300 Lapierre, O\t\t30! Laplante, P.-A.\t340 Lapointe, lion.E.\t94 Lapointe, J.-B.\t355 Lapointe, Rév.R.-T\t39S Laporte, Sir H.\t21! Laramée, A\t\t509 La Rochelle, E.\t110 La Rue, G\t\t356 La Rue, W.-R\t\t208 La Rue, J.-L.-P.\t168 Latour, G\t\t408 Lavallée, L.-A.\t323 Lavergne, A.-H.\t86 Leblanc, A.423 Leblanc, J.-E.194 Leblanc, Eév.M.\t454 Leclerc, A.\t74 Leclerc, B.-E.200 Leclerc, J.-E.186 Leclerc, P.-H.135 Leduc, O.\t476 Lefebvre, H.421 Lefebvre, P.-H.\t353 Lefebvre, Mgr P.-J.-A.450 Legault, J.-A.342 Legris, lion.J.-TL .\t440 Lemay, C.-A.108 Lemieux, Sir F.-X.\t155 Lemieux, F.-X.\t199 Lemieux, M.-A.\t154 Lemieux, lion.H.\t484 Lemoine, G.77 Lemoine, R.85 Léonard, J.-Y.\t410 Lepage, Rév.J.-A.\t515 LeRouzès, Y.338 Lesage, A.406 Lessard, Rév.A.\t416 L\u2019Espérance, Hon.D.-O.111 Létourneau, L.-E.\t102 Lévesque, V.281 Limoges, Mgr J.-E.\t224 Lippens, L.364 Loignon, E.53-54 Lussier, Rév.J.-P.-R.\t517 M Magnan, C.-J.\t29-30 Mainguv, J.-A.\t114 Majeau, Rév.J.-A.\t513 Marauda, Adj.\t501 Marauda Art.341 Marchand, A.119 Marchand, C.-E.\t256 Marchand, F.346 Marcil, lion.G.\t457 10 Marion, D\t\t425 Marier, .1 -A\t\t189 Marois, A.-E\t\t195 Marois, Mgr O.-A.\t212 Marquis, G.-E.\t132 Marsan, Rév.E.\t373 Marsan, G.-A\t\t459 Martin, Rév.J.-L.-E.\t404 Massicotte, E.-J.\t273 Massicotte, E.-Z.\t272 Mathieu, E.-S.\t471 Mathieu Jeannette, .\t69 Mathieu, Mgr O.-E.\t72 Mathieu, V.\t67-68 Maurault Rév.O.\t270 Ménard, A\t\t418 Mercier, J\t\t121 Mercier, Hon.11.\t247 Mercier, Jeanne.\t246 Mercier, P.E\t\t427 Messier, Rév.E.-H.\t496 Messier, P.-O.\t407 Michaud, Hon.J.-E.\t461 Michaud, J.-H.\t238 Mignault, Mon.P.-B.\t487 Miller, J'.-N\t\t178 Minette, Rév.C.\t372 Molleur, d.-A.\t344 Mouette, J\t\t433 Montpet.it, E.\t358 Montplaisir, lion.TT.\t466 Moreau, J.-E.\t271 Morin, C.-A\t\t269 Morin, J\t\t130 Morin, E.-P\t\t197 Morin, 0\t\t99 Morin, Y\t\t442 Morisset, G\t\t136 N\t Nadeau, Rév.A.\t463 Nan tel, Mgr A.\t28!) Naud, J.-A.287 Nepveu, Rév.J.-E.\t55-56 O O\u2019Gleman, J.-A.\t302 Ouimet, Adelaide.\t231 Ouimet, J.A.\t288 P Pager, V.380 Paquet Mgr L.-A.\t23-24 Paquin, Mgr J.-E.\t465 Paradis, lion.P.\t76 Parent, V.\t368 Patenaude.Hon.E.-L.\t383 Paul, A.-A.311 Pauzé, J.-C.-M.\t352 Payette, E.-J.\t103 Payment.Rév.J.-A.\t518 Pelletier, G.343 Pelletier, J.-M.\t78 Pelletier, L-C.\t393 Pérodeau, Hon.N.19-20 Perras, II.375 l\u2019erras, Rév.J.-A.\t374 Perras, Rév.P.-M.-G.489 Perrault, D.-R.\t348 Perrault, Mon.J.-E.\t191 Perrault, Madeleine.193 Perron, Hon.J.-L.\t381 Pettigrew, A.188 Phaneuf, Rév.Fr.J.S.312 Piehé, A.429 Piohé, G.-C.138 Pilette, Rév.J.-P.\t508 Pinault, Rév.L.\t43-44 Plante, A.435 PPlante, Rév.J.-O.\t350 Poirier, Rév.C.\t516 Poirier, E.315 Poirier, Hon.P.\t396 Poitras, Rév.Fr.E.500 Potvin, D.\t134 Potvin, L.-E.\t317 Potvin, W.316 Préfontaine, F.\t268 11 Prévost, E\t\t431 Primeau, A.-R.\t366 Prince, E\t\t61-62 Provost, Rév.J.-E.\t488 Prud\u2019homme, Mgr\t J.-H\t\t47-48 R\t Rabeau, Rév.P.-X.\t475 Ravmond, Z.-N.\t297 Reed, V.-O\t\t376 Renaud, J.-E.\t174 Renaud, J.-H.-W.\t481 Reneault, J.-E.\t422 Richard, Rév.P.\t242 Rinfret, Hon.P.\t290 Rinfret, Hon.T.\t291 Robidoux, Plon.E.\t345 Robitaille, A.-P.\t179 Robitaille, V.\t173 Rochette, P\t\t183 Rochette, L.-D.\t313 Rouleau, Mgr R.-M.\t84 Rousseau, H.\t420 Roussin, Rév.J.-O.\t502 Rov, A.-V\t\t165 Roy, Rév.A.-Y.\t504 Roy, Mgr C\t\t147 Roy, Hon.E\t\t172 Rov, Mgr E.\t153 Rov, P\t\t190 Rov, Hon.P\t\t145 Roy, P.-E\t\t424 Roy, P.-G\t\t167 Rover, J.-S\t\t83 s Sabourin, A-G.\t.161 St-Pierre, A.\t.\t314 Samson, J.\t.\t170 Sauvé, A\t\t.\t243 Sauvé, J.-D.-A.\t.\t405 Savard, A.495 Sénav, L.292 Sénécal, Mgr\tE.-A.\t295 Simard, ('.-.T.\t.\t.\t.\t204 St-Jacques, J.-L.\t.\t.\t241 Surveyor.Hon.E.-P 73 T Tanguav, Mgr E.-O.\t491 Tardif, Rév.R.\t116 Taschereau, A-C.\t92 Taschereau, lion.L.-\tA 71 Théberge, R.\t.\t377 Theriault, E.\t123 Thérien, Rév.J.\t229 Thérien, Rév.A .\t225 Thérien, Rév.J.-P.-Z\t227 Thérien, Rév.J.-Y.\t223 Thibaudeau, A.\t523 Thibaudeau, .1.\t349 eau, Marie.\t230 Tison, J\t\t379 Trahan, P\t\t293 Tremblay, J.\t118 Tremblay, T.-L.\t91 Trépanier, E.\t437 Turgeon, Hon.A.\t100 Turgeon, E.\t347 Tunnel, Rév.J.-D.\t192 V\t Yachon, Rév.A.\t39-40 Vaillancourt, E.\t57-58 Vaillancourt, Rév.J.\t141 Vallée, I.-E.\t146 Valois, G\t\t239 Vermette, A .\t497 Verschelden, Rév.J.\t294 Verschelden, Rév.L.\t296 Yézina, E\t\t142 Viau, A.-A.\t378 Vian, J.-D\t\t237 12 6692 CARD.TASCHEREAU Q>BÔU^C ^63 - 1623 \u2022!Z?9- iptÆ Ô.VIGÉ-^ J2?4- «B6V ¦&> - IBlS.c\\ .13 RA DE GASPÉ ZSOl- IB769-4 15 PAPINEAU 1766-1671 AfOR'^ 'B oi - 1 'onta 0?- | 6ûj 5^R.tieS ^pleA' | 84 'JMgwÀ RENÉ LEMOINE C\u2019est le 17 mars 1881, que naquit à Québec, M.René LeMoine, négociant fort en vue de la vieille capitale, du mariage de Gaspard LeMoine, négociant et notaire, et de Emma Renaud, fille de J.-B.Renaud.A la suite de solides études à l\u2019Académie commerciale de Québec, il débutait dans les affaires le 1er octobre 1900.à l\u2019emploi de la maison J.B.Renaud fondée par son grand\u2019père M.J.B.Renaud en 1845.M.LeMoine est le seul petits-fils du fondateur de cette prospère maison d\u2019affaires.Il est aujourd\u2019hui directeur de J,-B.Renaud & Cie Inc., de Renaud & Cie.Inc., et vice-nrésident de la Old City Manufacturing Limited.A la fois lettré, et homme du monde, M.René LeMoine est membre actif de la Société des arts, sciences et lettres de Ouébc.du club Canadien de Québec, du club de Golf de l\u2019Ile d\u2019Orléans ainsi une de l\u2019Association nautiaue de l\u2019Ile d\u2019Orléans.Ses récréations favorites sont le yatchting, les voyages et la lecture.Il a fait plusieurs voyages en Europe, dont deux séjours d\u2019un an chacun, en France, avec sa femme et ses enfants, ces derniers ayant alors étudié, le garçon au Pensionnat de Passy.à Paris, et les filles à.l\u2019Institut de la Croix, à, Passy, l\u2019un des quartiers les plus aristocratiques de Paris.C\u2019est le 8 septembre 1903 que M.René LeMoine épousait Mlle Béatrice Turcot, fille du docteur Edwin Turcot, professeur à l\u2019Université Laval, et de cette union sont nés cinq enfants dont quatre filles et un fils: Henriette, Yvonne, Pierre, Pauline et Suzanne.En politique: conservateur.Résidence: 118 Grande Allée, Québec.85 A.RENAUD LAVERGNE Bachelier en loi, avocat, C.R., fils de l'honorable Joseph Lavergne.juge à la Cour d\u2019Appel de Québec et d\u2019Emilie-Louise Barthe.Né le 21 février à Artha-baskaville.Il commença ses études au collège de l\u2019endroit et les continua au séminaire de Québec, puis à l\u2019Université Laval.Il épousa le 1er décembre 1904, Georgette Roy, de Montréal.Il fut élu à l\u2019élection partielle dans Montmagny, en 1904, puis réélu à l\u2019élection générale de la même année.La constitution des provinces nouvelles de 1 Alberta et de la Saskatchewan, à même l\u2019ancien territoire du Nord-Ouest commença à le détacher du parti libéral et le posa en champion irréductible des droits constitutionnels de la langue française.En 1907, il entreprit avec M.Bourassa une campagne de \u201cprotestations contre l\u2019administration du domaine public dans la province de Québec\u2019\u2019, et l\u2019année suivante, il remit son siège aux Communes pour solliciter le mandat provincial de Montmagny.Il fut élu en 1908 et réélu en 1912.Dans le domaine fédéral, il combattit le principe de la contribution du Canada à la défense de l\u2019empire.Défait aux élections générales fédérales de 1917, 1921, 1925 et de 1926.Journaliste et conférencier à ses heures, il a collaboré au \u201cNationaliste\u201d et au \u201cDevoir\u201d et adressé la parole plusieurs fois dans la province d\u2019Ontario sur les questions de races et de langues au Canada.Conservateur en politique.Résidence: Québec.8G Rév.P.F.=J.=L.\t, , O.P.François-Joseph-Louis Bourque, Dominicain, ancien curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce, est né à Montréal, le 22 mai 1875, fils de Edmond Bourque en son vivant, médecin en chef de i\u2019H'pital St-Jean-de-Dieu et de Iphégé-nie\u2019fille de Edouard Des.iardins, de Terrebonne, ancien shérif.Il fit ses études aux collèges de Montréal et Ste-Marie et entra en religion chez les Dominicains â St-Hvacinthe, en 1893.Fut ordonné prêtre par Mgr Bruchési, à Montréal, en 1898.Èn 1900, vicaire à St-Jean-Baptiste d\u2019Ottawa, où il y séjourna durant cinq ans, quittant cette paroisse, pour venir à Montréal remplir les fonctions de missionnaire, à Notre-Dame de Grâce, qui en était alors à ses débuts.En 1907 nommé directeur de l\u2019Association St-Dominique, à Lewiston, Maine, B.-U., et \"année suivante passa en France et à Rome.De 1909 à 1913 redevint missionnaire à Montréal et de 1913 à 1915 auna nier à l\u2019Hpital des Incurables.De 1915 à iuillet 1924, curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce.Etait membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal depuis 1917 et fut président du district ouest, de 1920 à 1924.A touiours porté un grand intérêt à la cause de l\u2019éducation et s\u2019est sans cesse occupé de toutes les oeuvres philanthropiques et de bienfaisance.Orateur sacré, à la parole chaude et vibrante, remarquable par la pureté de la doctrine et du langage, il a fait tant à l\u2019étranger qu au Canada, de nombreuses prédications, qui l\u2019ont révélé comme prédicateur apprécié des foules.Nommé en .iuillet 1924, missionnaire en résidence au Couvent des Pères Dominicains, à Québec.87 49 Cécile Désautels=Gagnon Née à Saint-Hyacinthe, province de Québec, le 17 août 1895, du mariage de J.-C.Désautels, notaire public, et de dame H.Palardy, fille du Dr.Palardy, de Saint-Hugues.Elle suivit les cours privés de Mesdemoiselles Mor-tureux, éducatrices distinguées venues de France vers 1890, et termina ses études au couvent des Soeurs de la Présentation de la Bienheureuse Vierge-Marie, à Saint-Hyacinthe, et à l\u2019Académie Saint-Louis, à Québec.Ses excellentes études l'ont préparée à remplir le rôle distingué qu\u2019elle occupe dans les cercles sociaux de la vieille capitale.La lecture et l\u2019étude continuent à occuper une grande partie de ses loisirs.Elle a épousé, le 8 janvier, 1920, à Québec, Me Onésime Gagnon, un des membres les plus renommés du Barreau de Québec.De cette union sont nés trois enfants, André, Claude et Rénée.Madame Gagnon se consacre avant tout à l\u2019éducation de ses enfants, sans perdre une occasionde prêter son concours aux oeuvres de bienfaisance.La lecture et le golf constituent ses récréations favorites.Résidence: 14 Avenue des Bernières, 88 a® ONÉSIME GAGNON Est né à.Standon, comté de Dorchester, le 23 octobre 1888, du mariage d\u2019O-nésime Gagnon, marchand, et de Julie Morin, fille de J.-O.Morin, notaire de Ste-Germaine, comté de Dorchester.A étudié au Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière, où il obtint son dipt'me de bachelier ès-arts.Il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, puis se rendit ensuite en Angleterre, suivre un cours supplémentaire à l\u2019Université d\u2019Oxford.Admis au barreau de Québec en 1912, il ne débuta dans la pratique de sa profession qu\u2019au mois de janvier 1914.Il a occupé dans un grand nombre de causes importantes et remporté devant nos cours de justice de brillants succès.Il était l\u2019un des avocats des citoyens qui ont demandé et obtenu une enquête générale sur l\u2019administration municipale en la cité de Québec pour une période de cinq ans.A la suite de cette enquête, des élections municipales furent tenues et les échevins incriminés ne furent pas réélus.Est membre de la société légale Fitzpatrick, Dupré, Gagnon et Parent, 111, Côte de la Montagne, Québec.Il a toujours refusé de se laisser porter candiat aux charges publiques, notamment comme député au parlement fédéral.Il a été prsident de l\u2019Association du Jeune Barreau de Québec et de la Société des Arts, Sciences et Lettres en 1920.Est aussi membre du Club de la Garnison de Québec, du Quebec Tennis Club, du Quebec Squash Racket Club et du Quebec Golf Club.Le 6 janvier 1920, il épousa Cécile Désautels, fille de feu J.-C.Dé-sautels, notaire de St-Hyacinthe.De cette union sont nés trois enfants: André Claude et Renée, Conservateur en politique.Résidence: 14 Ave de Bernières.89 L\u2019honorable J.4LP.BERNIER Est né à Lévis, le 17 avril 1861, du mariage de L.-J.-Auguste Bernier, avocat et magistrat de district, et de Malvina Turgeon.Ses études primaires terminées, il entra au collège de Lévis pour y suivre ses études classiques qu\u2019il termina au Séminaire de Québec.Etant élève de rhétorique au collège de Lévis, il décrocha le Prix du Prince de Galles dans le concours organisé entre tous les collèges de la province de Québec, affiliés à l\u2019Université Laval.11 fit scs études de droit à l\u2019Université Laval de Québec et fut admis à la pratique en 1883.Tout en exerçant sa profession, il fit aussi du journalisme.En 1890, il était nommé Conseil du Roi.En 1887, l\u2019Université Laval lui décernait le titre de docteur en droit.En 1888, il était nommé professeur de droit commercial et maritime à l\u2019Université Laval, chaire qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Il a été examinateur du Barreau durant quinze ans et membre du conseil du Barreau de Québec.Nommé juge de la Cour Supérieure en mars 1921.Il fut Bâtonnier du Barreau de Québec durant les années 1915 et 1916, et Bâtonnier Général de la province de Québec en 1916.Il s\u2019est occupé aussi de luttes municipales et parlementaires.Pendant dix ans, 1907-1917, il fut maire de Lévis.Il fut aussi membre de l\u2019Assemblée Législative de Québec de 1912 à 1916.Il brigua plusieurs fois les suffrages tant dans l\u2019arène provinciale que dans l\u2019arène fédérale, mais ne fut pas toujours heureux.Candidat conservateur à Dorchester en 1900, il fut défait.Il connut le même sort à Montmagny en 1900, à Lévis en 1888 et 1891, et aux élections fédérales de 1916.Il fut le promoteur et l\u2019organisateur de la compagnie \u201cLa Traverse de Lévis\u201d, qui fait le service de bateaux entre Québec et Lévis.Il est Chevalier de Colomb, 4e degré.Le 30 juin 1886, il épousa Amanda de Saint-Aubin, fille du notaire D.de Saint-Aubin, de Matane.Il a un fils, Henri, avocat.Ses récréations favorites sont les voyages.En politique, conservateur.Résidence: Lévis, P.Q.90 : Le BrîgadieMtiénéral T.L.TREMBLAY Le nom de ce vaillant soldat, rappelle les quatre années d\u2019héroisme de nos compatriotes, sur le sol de France, au cours de la grande guerre.A peine âgé de quarante ans, c\u2019est le 16 mai 1880, qu\u2019il naquit à Chicoutimi, Qué., du mariage du capitaine Thomas Tremblay et de Mathilde Lachance.Une fois ses primaires terminées, à l\u2019école des Frères, à St-Roch, de Québec, il suivit des cours privés, puis il alla au Collège militaire Royal, de Kingston, d\u2019où il sortit gradué en 15)07.Cette même année, il embrassait la carrière d\u2019ingénieur civil, et de 1907 à 1911 nous le trouvons assistant-ingénieur et ingénieur résident du chemin de fer Transcontinental.Il fit de la pratique privée de 1911 h 1914.mais en 1913.il agit comme arpenteur-géomètre de la province de Québec.Après la guerre, soit de 1920 à 1925, il fut nommé commissaire du port de Québec, et depuis 1925, il est gérant-général et ingénieur en chef du même port de Québec.En 1923, il fit partie d\u2019une commission royale qui enquêta et fit rapport au gouvernement fédéral, sur la question des feux de forêts, assurances, etc., en rapport avec les compagnies maritimes opérant sur les Grands Lacs.Le brigadier-général Tremblay s\u2019intéresse d\u2019une manière toute particulière au sort des soldats de la grande guerre dans le besoin.Ouvrons ici une parenthèse pour résumer par de simples dates et nomenclatures (sa modestie ne nous permettant pas de plus amples détails) la brillante carrière et la valeureuse conduite de ce militaire devenu commandant et général sur le front, à l\u2019âge ou tant d\u2019autres ne sont que capitaines.1907-1912 officier au 18ème Franc-Tireur du Saguenay; 1912-1914, commandant de la 1ère batterie de campagne de Québec; 1914, Adjudant, First Divisional Ammunition; 1914, Adjudant Column, Camp de Valcartier; 1915, Major-Senior du 22ème Bataillon Canadien-français; 1916 janvier, 1918 août, Lt-colonel du 22ème bataillon Canadien-français au front: 1918 août, 1919 mai.Brigadier-général, 5>ème brigade d\u2019infanterie canadienne.Honneurs: Compagnon St.-Michel et St-Georges 1917: Ordre du Service distingué.1 î> 1 G : Officier de la Légion (l\u2019Honneur, 1917; Cinq fois mentionné dans les dépêches officielles.Le brigadier-général Tremblay est directeur du R oval Military College Club, membre du club de la Garnison de Québec, du club de Golf de Québec, des clubs St-Denis et University, de Montréal.Le golf et le billard sont ses récréations favorites.En juin 1922.il épousait Mlle Marie Hamel, fille de feu Pierre Hamel, et un fils et une fille sont nés de cette union.Résidence: 293, Laurier, Québec.91 ANTC.TASCHEREAU Est né à Québec, le 29 juillet 1864, du mariage de l\u2019honorable J.-T.Taschereau, juge de la Cour Suprême du Canada, et de Joséphine Caron, fille de René-Edouard Caron, lieutenant-gouverneur.Ses études primaires terminées, il entra au séminaire de Québec pour y faire ses classiques.Il obtint avec grande distinction son titre de bachelier ès-arts.Il entra ensuite à l\u2019Université Laval de Québec, où il suivit les cours de la faculté de droit, et obtint son degré L.L.L.Dès l\u2019année 1887, il se mit à la pratique de sa profession et pendant douze ans fit partie du barreau du district de la Beauce Plus tard il accepta la position de comptable de l\u2019Assemblée Législative, et devint aussi secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire C.R.de la cité de Québec, charges qu\u2019il occupe encore présentement.Il n\u2019a pris part à aucune lutte politique et n\u2019a jamais brigué les suffrages pour une charge publique.Il fut un des directeurs de la Société d\u2019industrie Laitière, lors de sa fondation, avec l\u2019honorable Louis Beaubien, et MM.Barnard, de Labroquerie Taché.Le 28 mai 1888, il épousa Léonie Letellier de Saint-Just, fille de feu Luc Letellier de Saint-Just, lieutenant-gouverneur de la province de Québec.De ce mariage sont nés: Germaine, décédée; Jean Thomas, gérant de la Banque Nationale, à Saint-Pacôme; Madeleine, Madame Paul Rodier, de Montréal.En politique: libéral Résidence: Québec.92 HENRI GAGNON Né à Montréal, le 19 juin 1883, fils de David Gagnon et de Clémentine Lévesque, il fit ses études au collège de Montréal.Au début de sa carrière, il entra à la Presse puis à la Patrie et en 1912, il était gérant de la Tribune de Sherbrooke.L\u2019année suivante, il devenait gérant du Soleil de Québec, et depuis 1920, il en est le directeur-gérant.Libéral en politique, il s\u2019en est toujours occupé activement.A sans cesse été mêlé à nombre de mouvements sociaux.Comme administrateur général de l\u2019Aide à Laval, il a été l\u2019un de ceux qui ont le plus contribué au succès de cette campagne, en faveur de l\u2019enseignement supérieur.Est membre du Bureau des Gouverneurs et du Conseil d\u2019Administration de l\u2019Université Laval.Fut l\u2019organisateur en chef de la souscription publique au monument du cardinal Taschereau.S\u2019intéresse aux oeuvres françaises et est délégué au Canada, du Touring Club de France, dans l\u2019oeuvre de la \u201cBorne\u201d pour jalonner le front victorieux de 1918, de monuments commémoratifs.Est lieutenant-colonel honoraire du régiment de Lévis.Président de l\u2019Association des Sports d\u2019hiver de Québec; président de \u201cLe Bulletin de la Ferme\u201d; membre et patron des vétérans de la grande guerre, des armées de terre et de mer.Directeur de \u201cCanadian Press\u201d et du \u201cCanadian Daily Newspapers Ass.\u201d.Membre des Conseils de la Chambre de Commerce de Québec et de l\u2019Audit Bureau of Circulation de Chicago.Patron de la Ligue Nationale de Colonisation et président général honoraire de l\u2019Union Allet.Membre des clubs Garnison de Québec et St-Denis et Réforme de Montréal.Commandeur de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et Officier d\u2019Académie.A épousé Mlle Berthe Guay, dont il a eu sept enfants.En 1921, il épousa Mlle Catherine d'Anjou, de Rimouski.Résidence: 59 avenue des Erables, Québec. L Hon.E.LAPOINTE Ernest Lapointe, avocat, ministre de la Justice, est né à Saint-Eloi de Témiscouata, le 6 octobre 1876.Il fit son cours classique, au Séminaire de Rimouski et son droit, à l\u2019Université Laval, de Québec.Admis à l\u2019exercice de sa profession en 1 898.De cette époque, à l\u2019année 1919, alors qu'il forma société à Québec avec MM.La-ferté, Savard et Savard, l\u2019honorable M.Lapointe a toujours pratiqué à Rivière-du-Loup.Est dans la politique active, depuis près de vingt ans, ayant été élu député, pour la première fois, en 1904.A en effet, représenté le comté de Kamourasba aux Communes, depuis cette époque, jusqu\u2019en 1919 alors qu\u2019il succéda à sir Wilfrid Laurier, comme député de Québec-Est.Réélu facilement en 1921, 1925 et en 1926.Est considéré, comme l\u2019un des plus forts argumentateurs (debater) qu\u2019il y ait en Chambre.A été ministre de la Marine et des Pêcheries.Membre du Club de la Garnison, de Québec et du Club Rideau, d\u2019Ottawa.A épousé, le 16 février 1904, Marie-Emma Pratte, de Rivière-du-Loup.De cette union, sont nés deux enfants: Odette, âgée de 14 ans et Hughes, âgé de 13 ans.En politique, libéral. ARTHUR LACHANCE L\u2019hon.Marie-Arthur Lachance, juge-en-chef de la cour des sessions de la Paix, à Québec, est né en la Cité de Québec, le 22 juin 1868, du mariage de François-Xavier Lachance, maître-forgeron, et de Eulalie Jobin, fille de Joseph Jobin, jardinier.Après ses études élémentaires à l\u2019Académie Saint-Jean-Baptiste des Frères des Ecoles Chrétiennes de Québec, il fit son cours classique au Séminaire de Québec, puis son droit à l\u2019Université Laval.Il faisait en même temps sa cléricature à l\u2019étude de Amyot et Pelletier.Admis au barreau le 6 juillet 1894, il exerça sa profession à Québec, l\u2019abord en société avec l\u2019hon.Adélard Turgeon, président du conseil législatif, puis avec M.Jos.Ahern, secrétaire de la commission des utilités publiques et Me Maxime Morin.Nommé substitut du procureur-général pour les districts de Montmagny et Beauce, en 1899, il remplit ces fonctions jusqu\u2019en 1905, alors que le gouvernement le chargea des mêmes fonctions, pour la cité et le district de Québec, fonctions qu\u2019il a remplies, jusqu\u2019à son élévation à la magistrature.Il fut nommé Conseil du Roi, le 80 juin 1903.Lors de la nomination île M.Albert Malouin comme juge, le siège de Québec Centre aux Communes devînt vacant, et la candidature libérale fut offerte a M.Lachance qui l\u2019accepta et fut élu le 19 janvier 1905.Il fut réélu aux élections de 1908, par une majorité de 991 voix, contre son adversaire M.Hubert Cimon, avocat, puis de nouveau par 593 voix contre M.Jules Hone, en 1911.Il ne se porta pas candidat aux élections de 1917, mais il avait combattu à la Chambre la loi imposant le service militaire obligatoire.De 1917 à 1920 il se consacra exclusivement à l\u2019exercice de sa profession, puis le 1er septembre 1920 il fut nommé juge-en-chef des sessions de la Paix, à Québec, en remplacement de fou Charles Langelier.Docteur en droit, il est professeur de droit criminel à l\u2019Université Laval de Québec, depuis 1920.Mutualiste convaincu, il fait partie de l\u2019Ordre canadien des Forestiers, dos Gardiens Royaux, de l\u2019Alliance Nationale, de la section Saint-Jean-Bàptiste, de l\u2019Union Saint-Joseph do Québec.Ses récréations favorites sont la lecture et la musique.Le 14 septembre 1903, il épousait Mademoiselle MarieéAnne Iîouthier, fille de François-Xavier Routhier.En politique: libéral.Rés.10 av.des Erables, Québec.61^138 J.=Oscar=L.Boulanger Ne le 3 novembre 1 888, à St-Charles-de-Bellechasse, du mariage de Jos -L.Boulanger, cultivateur, et d'Elisabeth Paré, fille de Jos.Paré, de Saint-Raphaël, il a fait son cours classique au séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint le titre d: bachelier ès-arts (B.A.) avec distinction en 1909.Il étudia le droit à l\u2019Université McGill de Montréal, où il gagna h titre de Bachelor of Civil Law (B.C.L.) en 1912.Tout en poursuivant ses études légales, il se livra au journalisme et fut tour à tour rédacteur à la Montreal Gazette, et à la Patrie, de I\t909 à 1912.Sa profession ne l\u2019empccha pas de continuer à faire du journalisme et c\u2019est lui qui est le rédacteur de \u201cL\u2019automobile au Canada\u2019\u2019, de Québec.Admis au Barreau de la province de Québec, le 3 octobre 1912, il alla s\u2019établir dans la vieille capitale, De 1914 à 1919, il exerça sa profession à Sweetsburg, Revenu à Québec en 1919.Comme tous les avocats, il prend une part active aux affaires publiques et politiques.En 1922, il a été créé conseil du roi.II\ta été vice-président du Jeune Barreau de Québec en 1921-1922.Aux élections générales de septembre dernier, il se présenta dans le comté de Bellechasse et fut élu député aux Communes par une immense majorité.Il est membre des Forestiers Catholiques.Il est secrétaire de la Quebec McGill Society et membre de la Société des Sciences, Arts et Lettres de Québec.Il fait partie du club de Réforme de Québec et du Orleans Golf Club.Ses récréations favorites sont le golf, le ski et la littérature.Il a épousé, le 26 juillet 1917, Marguerite Belleau, fille de feu le Dr.A.-G.Belleau, petite-nièce de Sir Narcisse-F.Belleau, premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Libéral en politique.Il est professeur d\u2019espagnol à l\u2019Ecole des langues modernes à l\u2019Université Laval.Résidence.110, rue Fraser, Québec. JOSEPH LÉONARD BOULANGER Comme ce sont incontestablement les routes de la province de Québec qui nous valent chaque année, un nombre de plus en plus considérable de touristes, n\u2019importe-t-il pas d\u2019en savoir erré au ministère de la voirie et particulièrement au jeune et actif sous-ministre actuel, M.Joseph-Léonard Boulanger.C\u2019est à Saint-Charles-de-Bellechasse, le 1er octobre 1891, que naquit ce dernier, du mariage de Joseph Boulanger, cultivateur, et de Marie-Elisabeth Paré, fille de Joseph Paré, cultivateur.A la suite de solides études au Séminaire de Québec et l\u2019Université Laval, il débuta dans la vie, en qualité de journaliste et fonctionnaire public: d\u2019abord successivement reporter, rédacteur puis traducteur au \u201cSoleil\u2019*, à \u201cLa Patrie\u201d, puis à \u201cLa Presse\u2019\u2019, pour, de 1914 à 1922.devenir secrétaire particulier des honorables J.-A.Tessier et J.-L.Perron, et de 1922 à date, accepter la responsabilité des fonctions de sous-ministre de la voirie, à Québec.Il n\u2019est dès lors pas étonnant que l\u2019oeuvre à laquelle s\u2019intéresse le plus M.Boulanger soit celle des bons chemins et du développement, du tourisme dans la province de Québec.Aussi.M.Boulanger occupe-t-il avec honneur la fonction de directeur de la Canadian Good Roads Association, de président d\u2019honneur du club sportif de la Voirie.Il est également membre de la Commission de géographie de Québec, de la State Highways Official Association et de l\u2019Auto Club, de Québec.D\u2019une famille essentiellement composée de militaires et de patriotes, il est le frère du Capitaine R.-L.Boulanger, du 22ième Régiment canadien-français, du Lieutenant D.-L.Boulanger, du Princess Pat\u2019s Regiment et aussi du 22ième, du Capitaine Willie Boulanger, du Glième régiment de Montmagny, du Lieutenant P.-H.Boulanger, du même régiment de Montmagny et de J.-Oscar Boulanger.C.R., do Québec.I.o tourisme est la récréation favorite du jeune sous-ministre de la Voirie.Le 30 juin, 1913.il épousait Mlle Marie-Imelda Blais, fille de Narcisse Blais, et.de cette union sont nés huit enfants: Jean-Maurice, Paul-Emile, Gertrude.Cécile.Louis-Oscar, Charles-André, Jacques et Madeleine.Résidence: 20 avenue Turnbull, Québec, Qué. LLDGER BASTIEN L'ancien chef du conseil de la tribu huronne de Lorette-ville et le premier métis élu député à la Législature de Québec, M.Ludger Bastien, le manufacturier bien connu, taquit le 18 octobre 1879, iu village Huron, de Québec, lu mariage de Maurice Bas-ien, manufacturier, et de A-lélaïde Théberge, fille de deorges Théberge.Après avoir suivi un cours ommercial chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, de Québec, il débutait dans les affaires en 1900, et, grâce à ses aptitudes et son activité, il ne tarda pas à faire sa marque.Dès 1904, les Hurons de la tribu de Loretteville l\u2019élisaient chef de leur conseil, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1917.De 1 9 1 2 à 1 9 1 7 il fut conseiller municipal de Loretteville.De fait, à peine avait-il débuté dans les affaires qu\u2019il s\u2019occupait activement de politique municipale et provinciale.Le 5 novembre, 1924, il était élu député à la Législature provinciale, et il est de ce fait, le premier métis siégeant au parlement de notre province.M.Ludger Bas-tien est intéressé dans plusieurs compagnies industrielles et financières.C\u2019est ainsi qu\u2019il est vice-président de la comjagnie Alexandre Bastien, Limitée; vice-président de la Bastien Silver Fox Breeders Ltd., compagnie de l\u2019élevage du renard argenté sur une haute échelle; président des compagnies Bastien et Bastien, et Bastien, Gagnon et Cloutier, Limitée.M.Ludger Bastien est membre de l\u2019Association des manufacturiers canadiens, de la Chambre de Commerce de Québec, et il fait aussi partie des Chevaliers de Colomb.Il est président du club St-Vincent et membre du club de Golf de Loretteville.Ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Le 19 mai 1903, M.Ludger Bastien épousait Mlle Joséphine Martel, fille de M.François Martel, et douze enfants sont nés de ce mariage, ce qui prouve que M.Bastien ne se contente pas d\u2019être patriote seulement en paroles.En politique: conservateur.Résidence: Loretteville, P.Q.98 .OSCAR MORIN L\u2019actif et clairvoyant sous-ministre des affaires municipales de la Province de Québec, a une belle carrière, sans cesse ascendante qui vaut la peine d\u2019être signalée, ne fut-ce que trop brièvement, conformément au cadre de ces pages.Et, son succès étonnant n\u2019est qu'une nouvelle confirmation du dicton qui veut que le .journalisme mène à tout, à condition d\u2019en sortir; car M.Morin fut successivement journaliste, secrétaire, avocat, échevin et enfin sous-ministre.Donc, c\u2019est le 15 décembre 1874, à East Lee, Mass., que naquit M.Oscar Morin, du mariage de François Morin et de Emma Geoffrion, fille de Félix Geoffrion, de Varennes, comté de Verchères, Qué.Après de brillantes études à l\u2019Université Laval, de Québec, d\u2019où il sortit avec le dinl me \u201cSomma corn lande\", il était reçu avocat le 4 juillet 1905.Il avait fait entretemps du journalisme à \u201cLa Patrie\" et au \u201cHerald\u201d de Montréal, et il fut secrétaire particulier de sir Horace Archambault, procureur-général.A Québec, il pratiqua comme avocat, en société avec l\u2019hon.Adélard Turgeon, le juge Ernest Roy et Me Roméo Langlais.De 1910 à 1914, il fut échevin du quartier Montcalm, à Québec, puis il fut avocat de la ville de Québec, jusqu\u2019en 1918, alors qu\u2019il fut appelé au poste de sous-ministre des affaires municipales de la province.C'est aussi en 1918 qu\u2019il fut nommé Conseil du Roi.M.Morin est Chevalier de Colomb et membre de plusieurs autres sociétés.Le 21 septembre 1897, il épousait Mlle Albertine Lapierre, fille de M.Antoine Lapierre, de Montréal, et il est le père d\u2019une intéressante famille de sent enfants, dont cinq fils et deux filles.En politique, M.Morin est libéral.Résidence: 10 rue d\u2019Artigny, Québec.99 L\u2019HON.AD.TlIRûEON Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, officier de l\u2019ordre du Roi Léopold, avocat, ancien député du comté de Belle-chasse à la législature de Québec, ancien ministre, conseiller législatif pour la division de La Vallière, président du Conseil Législatif.Né à Beaumont, fils de Da-mase Turgeon, cultivateur et marchand, et de Christine Turgeon.Etudia les lettres au Collège de Lévis et le droit à l\u2019Université Laval.Admis au barreau le 12 juillet 1887.Elu député de Belle-chasse à Québec 1 890, il fut réélu sans interruption jusqu\u2019en 1908 inclusivement.Ministre, du 26 mai 1897 au 15 ianvier 1909; de la Colonisation et des Mines dans le gouvernement Marchand; Secrétaire provincial, puis ministre de l\u2019Agriculture dans le cabinet Parent; des Terres et Forêts dans le Cabinet Gouin.En janvier 1909, M.Turgeon remit son mandat et son portefeuille et il fut nommé conseiller législatif.Délégué du comité canadien du monument Champlain aux fêtes du \u201cVieux Honfleur\u201d en l\u2019honneur du fondateur de Québec.Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec en 1908, et, à ce titre, porta la parole aux fêtes du dévoilement du monument Laval et au pied du monument Champlain en présence du Prince de Galles à l\u2019occasion des fêtes du troisième centenaire.Membre de la Commission des champs de batailles historiques du Canada.Représenta la Province de Québec au dévoilement de la statue de Jacques-Cartier à St-Malo au mois de juillet 1905, et fut commissaire du Canada \u201chonoris causa\u201d à l\u2019Exposition Universelle de Liège dans la même année.Président de la Quebec Land Co., et de la Laurentian Power.A épousé Eugénie Samson, fille de feu Etienne Samson, constructeur de navires, de Lévis.En politique, libéral.Résidence; Québec.100 :/w CHARRIER Président et gérant-général de Charrier & Dugal, Limitée, Imprimeurs-Relieurs, de Québec; compagnie fondée par lui-même.Né à Lévis, le 28 novembre 1880, du mariage de Julien Charrier, ex-sous-chef de la brigade du feu, et de Dame Emma Lemieux, fille de feu François Lemieux, contracteur.Il convoila pour la deuxième fois le 2S avril 1925, avec Mademoiselle Mathilde Lambert, fille de Olivier Lambert, de Gardner, E.U.Deux enfants sont nés de son premier mariage; une fille et un garçon.Après avoir fréquenté l\u2019école des Clercs de Saint-Viateur à Lauzon, Lévis, il entrait, dès l\u2019Age de douze ans, au journal local \u201cLe Quotidien\u201d, en qualité d\u2019apprenti-typographe.11 passa subséquement au \u201cSoleil\u201d, de Québec, où il demeura pendant quinze ans, se familiarisant avec tous les secrets de son art.Ce fut le 13 février 1913 que M.Charrier fondait, à Québec, la firme Charrier & Dugal, imprimeurs-relieurs; plus tard cette société obtenait ses lettres-patentes de la Législature et devenait Charrier & Dugal Limitée, raison sociale sous laquelle elle opère actuellement.M.Charrier n\u2019est jamais resté indifférent aux questions municipales et scolaires.Il fut conseiller de la municipalité de Bienville, durant deux termes, puis commissaire d\u2019école de cette municipalité, pendant trois ans.M.Charrier fait partie de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, Conseil de Lévis et sa récréation favorite est le tourisme et l\u2019automobile.Résidence: Rue Wolfe, Bienville, Lévis, P.Q.101 77 L0UIS4LFRED LETOURNEAU Fils de F.-X.Letourneau et de Philomène Boucher dit Morency, il naquit le 7 août 1872 à Ste-Famille, Ile d\u2019Orléans.Il fit ses études à l\u2019école de son village, en vue d\u2019entrer dans la carrière du commerce.En 1 888, il débuta comme employé de M.Napoléon Drouin, échevin de Québec.En 1890, en société avec son frère Elzéar, il fondait un commerce d\u2019épiceries.En 1893, il devenait acquéreur du commerce de M.Napoléon Drouin et se lançait dans les affaires à son propre compte.Il a fondé, en 1905, la Quebec Preserving Company, une des maisons d\u2019épiceries en gros les plus importantes non seulement de Québec, mais de toute la province.En 1897, il établit la briqueterie de Stadacona sous la raison sociale Paradis et Letourneau.A l\u2019élection générale de juin 1908, pour la législature, M.Létourneau posa sa candidature dans la circonscription de Québec-Est, et fut élu.Il fut réélu en 1912, en 1916 et en 1919.Il a épousé, le 4 juillet 1899, Ludivine Létourneau, dont il a douze enfants: Fernande, Antoinette, Robert, Cécile, Yvonne, Béatrice, Madeleine, Rodolphe, Jean, Louis, Marcel, Sarta, Re-nald.Remuant, d\u2019une activité dévorante, tenace, M.Létourneau est dans toute l\u2019acception du terme, le fils de ses oeuvres.En politique, libéral.Résidence: 214 rue Saint-François, Québec.102 EUGÈNE JOSEPH PAYETTE M.Eugène-Joseph Payette, gérant-général, est né le 28 janvier 1849, à St-Vincent-de-Paul de l\u2019Ile Jésus, du mariage de F.-X.Payette, instituteur, et de Geneviève Renaud, fille de Marguerite Leduc-Rnaud.Après avoir étudié à l\u2019école des Frères des écoles chrétiennes à Montréal, il débutait, vers l\u2019année 1887, en qualité d'épicier, à Waterville Maine, Sept années plus tard, il abandonnait définitivement le commerce pour entrer dans l\u2019assurance à Lewiston, Me., pour le compte de la compagnie Metropolitan, de New-York.Il fut peu après transféré à Montréal, puis à Québec, jusqu'en 1905, où il représenta cette compagnie.En 1906, avec l\u2019aide d\u2019un bureau composé de Canadiens-français de marque, il fondait \u201cL\u2019Industrielle Compagnie d\u2019Assurance-Vie\u201d, et il en est le gérant-général depuis la fondation.M.Payette ne s\u2019est pas occupé de politique fédérale, provinciale ou municipale et il n\u2019a pas occupé de charges publiques.Les oeuvres de bienfaisance l\u2019ont cependant toujours intéressé, et la St-Vincent-de-Paul a particulièrement reçu son attention depuis 28 ans.Ses récréations favorites sont la lecture, la musique et l\u2019auto.Le 5 juillet 1880, il épousait à Winoski, Vermont, Mlle Alphonsine Dubrule, fille de Hygin Dubrule et de Herminie Bouillé.De cette union sont nés six enfants, trois fils et trois filles.En politique, M.Payette n\u2019appartient à aucun parti.Il vote pour le candidat qui lui semble le plus désirable.Résidence: 85, rue Marie-Louise, Québec.103 ZACHEE LANGLAIS C\u2019est à St-Octave-de-Métis, Que., le 23 juillet 1 888, que naquit M.Zachée Langlais, ingénieur civil, du mariage de Louis-Michel Langlais, marchand, et de Claire Blanchet, fille de Théodore Blanchet.Après avoir fait ses études au collège de Ste-Anne de la Pocatière, à l\u2019Ecole centrale de Préparation et à l\u2019Ecole polytechnique de Montréal, il débuta dans sa profession le 1er mai 1911, à Montréal.Il fut alors intéressé dans l'arpentage, le lotissement, le génie municipal, le développement hydro-électrique, les barrages, la construction en béton et en béton armé.En 1916, il devenait fonctionnaire du ministère des travaux publics d'Ottawa, et il travailla à la construction des écluses de la rivière St-Charles, à Québec, de janvier 1916 à septembre 1921.Depuis cette dernière date, il est à la tête d\u2019un bureau d\u2019ingénieurs conseils connu sous la raison sociale, de Z.Langlais et Compagnie, 126 rue St-Pierre, Québec.Ce bureau s'occupe de rapports techniques et financiers, d\u2019expertises pour les tribunaux, de plans, devis, estimés pour tous genres de travaux, plus spécialement de structures en acier et béton armé, d\u2019usines hydro-électriques, d\u2019aqueducs, d\u2019égouts, d\u2019usi-nes de filtration, de barrages en bois et béton, d\u2019aménagement de rivières et de ports pour l\u2019exploitation forestière et l\u2019expédition du bois.M.Langlais est aussi ingénieur pour la ville de Mégantic, de St-Colomb-de-Sillery, de St-Augustin, de l\u2019hôpital St-Michel-Archange, de l\u2019orphelinat d\u2019Youville et de la Hamilton Cove Pulp Wood and Lumber Coy.Il est aussi aviseur technique du bureau légal de Langlais, Langlais et Godbout, à Québec.Il est également directeur des scieries Hochelaga Ltées, manufacturiers et courtiers en bois.Il est membre de l\u2019Engineering Institute of Canada, de la Corp.des Ingénieurs professionnels de de Québec, de l\u2019Ass.des anciens élèves de l\u2019Ecole polytechnique.Le 14 février 1917, il épousait Mlle Hélène Létourneau-Langlais fille du Dr.Adélard Létourneau.Quatre enfants sont nés de cette union: Louise, Simone, Pierre et Lucie.En politique: Conservateur.Résidence: 153 rue Marquette, Québec.104 1 ROMÉO LANGLAIS M.Roméo Langlais, C.R., est né à Saint-Octave de Métis, Qué., le 30 janvier 1880, du mariage de Louis-Michel Langlais et de Claire Blanchet-Langlais.11 fit son cours classique au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, puis a l\u2019Université Laval, à Québec, où il obtint le titre de licencié en loi (L.L.L.) Admis au barreau de la province en 1903, il fit partie de la société légale Turgeon, Roy et Langlais en 1905, et ce bureau, par suite de divers changements dans le personnel, devint celui de Langlais, Langlais (son frère Antonio), Godbout (F.-X.) et Tremblay (Thomas).Il se spécialisa particulièrement dans les lois sur les compagnies.Il est le promoteur de la Brasserie Champlain, une compagnie indépendante de la National Breweries; organisateur de la compagnie de Téléphone de Portneuf ; vice-président pour Quebec de la Ligue de la réforme de la taxe pour l\u2019Est du Canada.Il fut créé Conseil du Roi après quelques années de pratique de sa profession.11 est ancien directeur de la \u2018Libre Parole\u201d.11 est membre des clubs de la Garnison; président du Club Rotary, de Quebec; membre du Quebec Curling Club.11 fait partie de la Société de Géographie, de l\u2019Association canadienne du Barreau, de la Canadian Forestry Association, de l\u2019Ainerican Folklore Association et du Board of Trade de Québec.Il épousa en premières noces mademoiselle Marguerite Ilamel, fille de Théofred Hamel, de Québec, le 9 mai 1905, et trois fils et une fille naquirent de ce mariage.En secondes noces, il épousa, le 24 octobre 1922, mademoiselle Marie-Louise Belleau, fille de feu Gauvreau Belleau, dont il a eu un fils.Récréations favorites: le tennis, le curling, les quilles, et la pêche.En politique, conservateur.Fut cnadidat dans Matane aux électoins générales de 1925.Résidence: 3 avenue de Bernières, Québec.Résidence d\u2019été: Métis, Qué.105 J0SEPHS1ME0N BERGERON L\u2019un des membres les plus distingués de la phalange de ceux qui, sans faire de bruit, écrivent dans la pierre et le granit des pages mémorables de notre histoire contemporaine, M.Joseph-Siméon Bergeron, architecte de la vieille capitale, est né le 14 septembre 1878, à Saint-Ferdinand d'Halifax, comté de Mégantic, Québec., du mariage de Adolphe Bergeron, cultivateur, et de Sophie Blondeau, fille de Narcisse Blondeau.Après des études préliminaires au Collège commercial de Saint-Ferdinand, il fit son cours classique au Séminaire de Québec, de 1 895 à 1901, puis sa cléricature au bureau de Talbot et Dionne, à Québec, à l\u2019exception d\u2019une année 1906-1907, qu\u2019il passa à l\u2019Université McGill, à Montréal.En 1910, il ouvrait à son compte un bureau d\u2019architecte, rue Saint-Jean, à Québec, et il eut l\u2019occasion de préparer les plans de plusieurs constructions et édifices remarquables, entre autres: ceux de l\u2019aile nouvelle du Séminaire de Québec, en 1920; ceux de l\u2019agrandissement du couvent de Jésus-Marie, à Sillery; ceux du collège de Saint-Victor-de-Tring, du couvent de Saint-Ferdinand d\u2019Halifax, du couvent des religeuses de l\u2019Enfant-Jésus, à la Rivière-du-Loup, etc.Associé à M.C.-A.LeMay, depuis le 15 février 1923, il a préparé les plans de l\u2019Ecole de Médecine et de l\u2019Ecole de Chimie de l\u2019Université Laval: aussi ceux du noviciat des Frères de la doctrine chrétienne, à Sainte-Foye, etc.Membre de la Société nationale de colonisaton, il fait aussi partie de l\u2019Association des architectes de la Province de Québec, depuis 1910; il fut membre du conseil de cette association en 1923, président de la section de Québec depuis 1924, et il fut secrétaire de cette section de 1911 à 1922.Le 20 janvier 1913, il épousait mademoiselle Marie-Alber-tine Collin, fille de Jérôme Collin, et cinq enfants sont nés de cette union: Marie-Marthe, Françoise, Simonne, Jules-Robert et Jacques.En politique, M.J.-S.Bergeron est libéral.106 \u2022jfr \u2019\u2022fts \t J.CLÉOPHAS BLOUIN Né à Lévis.Que.le 19 février 1864.du mariage de Jean-Babtiste Blouin, manufacturier de cuir, et de Adelaide Fouquet, il suivit un cours commercial et classique au Collège de Lévis, d\u2019où il sortit avec le titre de bachelier ès-lettre (B.L.).Dès sa sortie du collège, désireux de continuer l\u2019industrie lancee par son pere en 1842, il n\u2019hésita pas à se livrer il l\u2019apprentissage du métier de tanneur, pour devenir, en 1893, associe de la maison, sous la raison sociale \u201cJ.-B.Blouin et Fils\u201d.A la mort de son père, il continua les affaires, sous la même raison sociale, jusqu\u2019en 1911, alors qu\u2019il fut nommé shérif de Québec, poste qu il occupe aujourd hui encore avec compétence et dignité.En 1897, il ouvrait une modeste manufacture de cliaussuies qui progressa fort vite et se rendit fameuse par la qualité de ses \u201cComfort Shoe\u201d.Cependant, ses succès dans les affaires et l\u2019industrie ne l'empêchèrent heureusement pas de s'intéresser aux affaires publiques et de dépenser une partie de son activité dans la politique.C\u2019est ainsi que dès 1890.il était l\u2019un des premiers et principaux fondateurs du Club Laurier-Marchand, dont il fut l\u2019animateur et le secrétaire pendant plusieurs années.En 1901, il était élu par acclamation, député de Lévis, succédant à l\u2019Ilon.Charles Langelier.nomme .luge des Sessions.11 fut l\u2019un des principaux lieutenants des anciens députés, feu le Dr guav, de regrettee mémoire, et de F.-X.Lemieux, aujourd\u2019hui juge en chef de la Cour Supérieure de la Province.Elu deux fois par acclamation (1900-1004).il défit pins tard en 1908 M.Alphonse Bernier, maire de Lévis, aujourd\u2019hui mire de la Cour du Banc du Roi, à Québec.Enfin, en 1911 il acceptait de Sir Lomer Gouin, la position de Shérif de Quebec, rendant la durée de son mandat de député, M.Blouin s\u2019intéressa de bonne heure a la question des bons chemins; il empêcha la vente de la Seigneurie de Lauzon.encouragea les octrois aux croies, aux lionnes routes, etc.Entre temps, il fut vice-prés, de la Chambre de Coin, de Lévis et il en refusa la présidence, h cause de ses fonctions de député.11 est vice-prés, de la \u201cLévis Tramway Co.\u201d, membre et vice-pres.du Conseil des A rts de la P.de Q.L\u2019horticulture, la pêche et la chasse sont ses principales récréations.Il épousa Mlle Marie-Louise Thomas, en 1887.et cinq enfants sont nés de ce mariage: quatre filles et un fils, le Dr Eugène Blouin, chirurgien-dentiste, pratiquant à Québec.Il est l\u2019heureux grand-père de 18 petits enfants.Résidence: Lévis, Qué. Charles=Auguste LeMay Fils d\u2019un père dont la mémoire est universellement respectée au Canada, dans le monde des lettres, et lui-même l\u2019un des architectes les mieux connus dans tout le district de Québec, M.Charles-Auguste LeMay naquit à Québec, le 5 septembre 1885, du mariage de Léon-Pamphile LeMay, poète et homme de lettres, et de Sêlima Robitaille.Une fois ses études à, l\u2019Académie commerciale de Québec terminées, il étudia l\u2019architecture, dès l\u2019année 1900, avec son frère R.P.LeMay, dont il fut le chef de bureau jusqu\u2019à la mort de ce dernier, en 1915.Il collabora naturellement à toutes ses oeuvres.En 1915, il entra au bureau d\u2019architecture de J.-S.Bergeron dont il devînt l\u2019associé en 1923.C\u2019est en société avec ce dernier qu\u2019il fut appelé à préparer nombre de plans de constructions importantes qui le mirent vite en évidence, entre autres ceux de l\u2019Ecole de médecine et de l\u2019Ecole de chimie de l\u2019Université Laval de Québec, de l\u2019Ecole Normale, de Beauceville; du couvent des Soeurs Oblates, à Giffard; de l\u2019Hôpital et de la chapelle des Franciscains à Sainte-Anne-de-Beaupré; du couvent et de la chapelle des Soeurs de Saint-Joseph de Saint-Valier; du Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes, à Sainte-Foy; de l\u2019église de Saint-François d\u2019Assise, à Québec ainsi que plusieurs constructions de tous genres.Le souci de réussir dans sa profession éloigna M.Charles-Auguste LeMay de la politique et de la vie publique.Il s\u2019intéresse cependant aux oeuvres de bienfaisance qu\u2019il encourage dans la mesure de ses revenus.Il fait partie de l\u2019Association des architectes de la province de Québec et de l\u2019Institut des architectes du Canada.Il est aussi membre actif de la Société des Arts, Sciences et Lettres, de Québec.Membre du club de Reforme de Québec.Membre du Club de Curling Jacques-Cartier, ses récréations favorites sont naturellement le curling, le tennis, le croquet et les échecs.Le 10 juin, 1912, il épousait mademoiselle Ovilia Croteau, fille de M.Léonidas Croteau, et dix enfants sont nés de cette union, lesquels, chose malheureusement assez rare de nos jours, sont tous vivants.En politique, M.Charles-Auguste LeMay est libéral.Résidence; Giffard, comté de Québec, Qué.¦jZ____ 108 ' F L\u2019HONORABLE ANTONIN GALIPAULT Né à Maskinongé, le 7 août 1880, fils de L.-E.Galipault, notaire et de Caroline Râtelle.Fit ses études au collège de Joliette et son droit à Laval de Québec.Reçu avocat, en 1900.Créé C.R.en 1910.Membre du Conseil général du Barreau depuis 15 ans.Ancien bâtonnier général du Barreau de la province de Québec.Ancien échevin de la ville de Québec.Député du comté de Bellechasse depuis 1909.Vice-président de l\u2019Assemblée Législative (1914) et président, (1916).Ministre des Travaux publics, depuis le 9 juillet 1920.Depuis 1921, est président du Comité des Chemins de fer.Fut représentant de la province au Congrès International du travail à Genève, le 25 octobre 1921.Vice-président de \u201cLa Traverse de Lévis, Limitée, de D.-I.Pouliot Limitée, de la Limoilou Land Limitée.Directeur de The Quebec Land Co., The Sun Trust Co., et de la Montmagny Electric Power Co.Directeur de l\u2019Ecole Technique de Québec et membre de l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Ancien président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Clubs: Garnison, Réforme, Quebec Golf, Laurentide, Saint-Antoine, Québec Lawn Tennis et Masketsy, tous de Québec et Réforme et Canadien de Montréal.Il a épousé, le 22 avril 1903, Ermantine, fille de Elzéar Lamontagne, de Montreal.De cette union, sont nés trois fils et une fille.Résidence: 153 Grande Allée, Québec.109 ÉMILE LAROCHELLE Le commerce de la chaussure est certes une profession honorable mais il est assez rare de le voir déserté par ceux qui y ont trouvé le succès, pour les sphères élevées de l'art du chant.Tel est cependant le cas de M.Emile LaRochelle, un artiste consciencieux et aujourd\u2019hui l'un des ténors les plus en vue, non seulement de la vieille capitale, mais de notre province de Québec.Esquissons à larges traits cette biographie intéressante.C\u2019est le 13 août, 1891, que naquit à Québec, M.Emile LaRochelle, du mariage d?J.-H.LaRochelle, fabricant de chaussures, et de Amarilda Cloutier, fille de Wen-ces'as Cloutier.Dès l\u2019âge de dix ans, et par la suite, au cours de ses études au Séminaire de Québec et à l\u2019Université Laval, il poursuivait ses études musicales sous la direction du prof.Hudson.Il était doué d'un talent précoce qui se manifesta plusieurs fois en public.Mais, ce penchant prononcé pour un art si élevé ne l\u2019empêchait pas, dès 1915, de débuter dans les affaires, en qualité de marchand-détaillant de chaussures, au magasin \u2018 Quincy Enrg.\u201d, qu\u2019il dirigea pendant six années.M.LaRochelle était toutefois homme à mener deux choses de front, la musique et les affaires, et il donnait tous ses instants de loisir à l\u2019étude et la culture de l\u2019art qu\u2019il aimait par dessus tout.C\u2019est ainsi qu\u2019il se classa parmi les amateurs les plus compétents de la vieille capitale et qu\u2019il obtint des succès marqués dans maints concerts.Tout en dirigeant son commerce, il fut successivement maître-de-chapelle et directeur de chorales dans les paroisses de Saint-Roch, du Sacré-Coeur et de Saint-Sauveur.Enfin, en 123, il décida d\u2019abandonner définitivement son commerce de chaussures pour se livrer entièrement à la musique, tentative que tant d\u2019autres n\u2019eussent pas risquée à sa place.Mais, il ne le regretta pas.En 1923, il partit d\u2019abord pour l\u2019Europe, où il étudia pendant une année l\u2019art qu\u2019il aimait tant, auprès des maîtres les plus compétents, entre autres avec M.L.Delaquerrière, pour le chant, ainsi qu\u2019avec Mme D\u2019Es-tainville.Quant à la théorie proprement dite, il l\u2019étudia à la Scola Can-torum même.Dès son retour, il fut nommé directeur du corps de musique de Saint-Jean-Baptiste, de Québec, professeur de chant, de théorie et de solfège à l\u2019Ecole de musique de l\u2019Université Laval, puis maître-de-chapelle en l\u2019église de Saint-Sauveur.L\u2019an dernier, le Conseil des Arts et manufactures le chargeait du cours de solfège public à l\u2019école de musique de Saint-Malo.Depuis, deux ans, M.LaRochelle, dont la voix est d\u2019une grande pureté et d\u2019une rare facilité, est le ténor soliste du Château Frontenac, où il obtient de très vifs succès artistiques.Il est aussi ténor soliste de la Symphonie de Québec, et il a chanté plusieurs oratorios avec cette éminente organisation artistique.Enfin l\u2019Académie de Musique de Québec l\u2019a invité à faire partie de son bureau de direction.M.LaRochelle est donc un des musiciens les plus accomplis de la vieille capitale.Le 22 mai, 191(1, il épousait mademoiselle Juliette Coulombe, fille de M.Edouard Coulombe, et sept enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 357, rue St-Jean, Québec.1 LO L\u2019honorable D.=Q.L\u2019ESPÉRANCE Si le sénateur David-Ovide L\u2019Espérance est aujourd\u2019hui l\u2019une des personalités les plus proéminentes dans les cercles industriels et politiques du Canada, il eut des débuts modestes et ne doit son ascension qu\u2019à son esprit d\u2019initiative et à son énergie.Il naquit le 6 juin 1864 à St-Thomas, Montmagny, du mariage de Edouard L\u2019Espérance, cultivateur, et de Virginie Morin, fille de Edouard Morin.Il fit ses études au Collège de Mont-niagny, et débuta en qualité de télégraphiste, position qu\u2019il abandonnait en 1902, pour entrer dans le bureau de courtage de A,-R.McDonald et Oie.à Québec.En 1906, il devenait chef de ce bureau.En 1914 il abandonnait ce genre d\u2019affaires pour se lancer dans l\u2019industrie et il forma un syndicat pour acheter la Compagnie Manufacturière A.Bélanger de Montmagny, dont il est aujourd\u2019hui le Président.Depuis, il s\u2019intéressa à plusieurs entreprises entr\u2019autres à la compagnie des Appartements Grande Allée à Québec dont il fut le promoteur; il en est présentement le Président.11 est aussi directeur de la Banque Can.Nat.; de Holt Renfrew Co.; de la Quebec R.L.IT.& P.Co.et de la Quebec P.& P.Co.Au mois de mai 1926, il forma un syndicat pour acheter le journal \u201cLa Patrie\u201d de Montréal, dont il est aujourd\u2019hui le Président.En 1908, il se portait candidat dans Montmagny, sous l\u2019étendard conservateur, mais il fut défait.En 1911, il se présentait de nouveau dans le même comté, et remportait cette fois la victoire, contre l\u2019hon.H.-S.Béland, ministre des postes dans le gouvernement libéral.En 1916, il démissionnait comme député et quelques mois plus tard, il était nommé à la présidence de la Commission du Port de Québec, poste qu\u2019il abandonnait en 1920.En 1917, il devenait sénateur pour la division du Golfe.En politique, le sén.L\u2019Espérance fut toujours un conservateur ardent et en 1925, le chef conservateur M.Meighen, fit des instances auprès de lui, afin qu\u2019il acceptât de diriger les forces conservatrices, dans la province de Québec.Aussi, est-ce du à son énergie, à sa conviction et à ses relations en affaires, si le parti possède maintenant une presse alerte et vigoureuse dans notre province.Il est membre des clubs: Garnison et Golf de Québec; Rideau et Country Club.Ottawa; St-Denis et Montreal Club, Montréal; Club des Alliés, Paris, France; Club de chasse et pêche de Ste-Anne, Que.Là chasse et la pêche sont ses sports favoris.En 1888, il épousait Mlle Clara Dionne, de Ste-Anne de la Pocatière, décédée en 1899.En février 1904, il convolait en secondes noces, avec Madame Marie-Bérubé Pelletier, de St-Pascal.Il est le père de 4 filles et 2 fils: Virginie, (mariée à Hector Bender), Louise (mariée à Alphonse Dufresne), Marie et Laure, et MM.Alphonse et Léonidas L\u2019Espérance.Résidence: 48 Ave Ste-Geneviève, Québec.m CHARLES LANCTOT Naquit à Laprairie, comté de Napierville, le 19 octobre 1 884, du mariage de Edmond Lanctôt et de Elisabeth Roy.Il fit ses études au collège Sainte-Marie, dirigé par les Pères Jésuites, et avec un professeur privé.Il suivit ensuite les cours de droit de l\u2019Université Laval de Montréal et obtint sa licence avec grande distinction en 1884.Il fut admis au Barreau de la Province de Québec en 1 885, pratiqua à Montréal de 1 885 à 1891, alors qu\u2019il fut nommé officier spécial au département de la législation publique et privée de la Législature de Québec.Nommé assistant procureur général en 1905.Membre et secrétaire de la Commission chargée de la revision et de la refonte du Code Civil de Procédure de la province de Québec, en 1893; secrétaire-adjoint et plus tard président de la Commission de Refonte des Statuts de la province de Québec, commencée en 1905.Auteur de plusieurs ouvrages de loi tels que La pratique et la théorie de la loi criminelle, Le Manuel des Juges de Paix, Edition annotée du Code Criminel du Canada.Epousa en 1887, Donalda Sariol, fille de Charles Sariol, de Montréal, décédée en octobre 1926.Il a huit garçons et trois filles.Membre des Clubs de la Garnison de Québec et University de Montréal.Ses récréations favorites sont la pêche et la chasse.Résidence: 9, rue Haldimand, Québec.1L2 JOSEPH HERMAN FORTIER Naquit à St-Gervais, comté de Bellechasse, le 17 mars 1875, du mariage de Joseph Fortier, cultivateur, et de Rébecca Beaudoin, de St-Henri de Lévis.Etudia à l\u2019école de sa paroisse et au collège Ste-Marie, comté de Beauce.Compléta son cours commercial à l\u2019Académie Commerciale de Québec.Le 19 février 1893 il entrait au service de la Maison Légaré, à.Québec.Est actuellement président et gérant-général de la Cie P.-T.Légaré, Ltée, de Québec, de The Percival Plow & Stove Co., Ltd, Merrickville, Ont; de Légaré Automobile & Supply Co., Ltd, de Montréal; de General Automobile Equipment, Limited, de Montréal; de la Cie de Publication de L\u2019Evénement, de Québec; de la Cie de Publication Le Nouvelliste, des Trois-Rivières; de La Glace Frontenac, Ltée, de Québec; vice-président de la Cie de Publication La Patrie, de Montréal; directeur de la Canada Steamship Lines, Ltd, de Montréal ; de Canada Carriage & Body Co., Ltd, de Brantford, Ont.; de Canadian Liquid Air Co., de Montréal; de La Caisse d'Economie de N.-Dame de Québec, Québec; de Eastern Canada Steel & Iron Works, Ltd, de Québec; de Quebec Railway, Light, Heath & Power Co., de Québec; de Quebec Power Co., de Québec; ex-président de l\u2019Association des Manuf.du Canada, année 1925-26.Marié le 10 mai 1897 à Marie-Léda Bédard, de Charlesbourg.A six fils et deux filles.Fait partie des clubs Garnison et Golf, à Québec ; St-Denis et Réforme, Montréal; Old Colony, à New-York.Rés.: 8 Avenue de Salaberry, Québec.113 Joseph=Albéric Mainguy Le gérant actuel de la compagnie d\u2019assurance La Sauvegarde, à Québec, est la vivante illustration de ce que peut la ferme volonté de réussir dans la vie chez un jeune homme; car, il est difficile d\u2019avoir eu des débuts plus difficiles que les siens, ses parents n\u2019étant pas riches.M.Joseph-Albéric Mainguy naquit le 30 juin 1883, à Sainte-Foy, comté de Québec, du mariage de Joseph Mainguy, forgeron, et de Agnès Drolet, fille de Joseph Drolet et de Agnès Routhier, de Sainte-Foy.Après avoir étudié au Séminaire de Québec, il débutait en 1902 comme commis dans un bureau d\u2019épicerie en gros.Mais, comme il avait de l'ambition et qu\u2019il voulait améliorer vite son sort, il résolut de faire son chemin par lui-même.Il fut alors commis dans une épicerie de détail, pendant deux ans, et il ouvrit une épicerie à son compte pendant quatre années.Ayant fait honneur à ses affaires, il quitta cependant le commerce et s\u2019occupa de sollicitation pour le compte d\u2019une compagnie financière de Vancouver, C.A., et six mois plus tard, il était nommé surintendant de cette compagnie pour le district de Québec.Il occupa cette position pendant quatre ans.Puis de 1915 à 1922, nous le retrouvons inspecteur pour Québec, de la compagnie d\u2019assurance London 8 Lancashire.Depuis 1922, il est gérant de La Sauvegarde, à Québec, où ses succès lui ont valu le titre de commandeur du Club Ducharme de cette florissante compagnie.Aujourd\u2019hui, M.Mainguy est intéressé dans huit compagnies financières différentes.Il est aussi juge de paix depuis 7 ans.Il ne s\u2019est pas occupé d\u2019affaires publiques ou politiques, mais il est membre de la Chambre de Commerce de Québec et il fait partie des Chevaliers de Colomb.Ses récréations favorites sont l\u2019automobile, le jeu de dames; jeu franc et le billard américain.Le 28 septembre 1909, il épousait mademoiselle Eva Ga-mache, fille de M.Joseph-Eugène Gamache et de Olympe Bernier.De ce mariage sont nés treize enfants, dont douze vivent.En politique, M.Mainguy est libéral.Résidence: 19^2 rue Saint-Réal, Québec.\u2022'> , 114 HÉLIOBORE LABERGE Il n\u2019y a pas qu\u2019une manière d'écrire l\u2019histoire de son pays et si les archivistes, les statisticiens, les littérateurs et les journalistes l\u2019écrivent, avec leur plume, il ne faut pas oublier que les parlementaires l\u2019écrivent avec leurs faits et gestes.11 y a aussi les musiciens, les poètes et les peintres et sculpteurs qui la gravent dans les intelligences, en l\u2019idéalisant.Mais, il y a surtout les architectes qui écrivent notre histoire contemporaine dans la pierre, le ciment, l\u2019acier.Nos édifions publics et.monuments, nos églises, écoles et maisons d\u2019éducation sont leur fait.Or, parmi ces derniers édificateurs de notre histoire, il convient de citer M.Hé-liodore Laberge, l\u2019un des architectes les plus connus du district de Québec, et même par tout le Canada.Il naquit à Beauport, Qué., 1883, du mariage de Alphonse Laberge, entrepreneur, et de Elmire Fradet.Après de solides études au collège de Ste-Anne-de-laPocatiere et au Séminaire de Québec, il fit sa cléricature au bureau de F.-X.Berlinguet.Il débuta dans sa profession en 1910.Pendant six ans, il fut architecte pour la Commission du Transcontinental, et chargé de différents travaux, dont les usines de St-Malo, Qué.une partie des usines du Transcontinental, au Manitoba, etc., etc.De 1910 à 1922.il fut nommé architecte en chef du service technique de la compagnie Jos.Gosselin.Ltée, Québec.Ce fut au cours de ce stage qu\u2019il fut chargé de la direction des travaux importants suivants: les ponts de Batisean.de la Métabetchouan.des rivières Cof-fev, Etchemin, Chaudière, etc.: et aussi de la bibliothèque et du Café du Parlement, de l\u2019Hôpital Laval, du Sanatorium de Ste-Agathe-des-Monts.du Palais central de l\u2019Exposition de Québec, des usines de la Davie Shipbuilding, de l\u2019aménagement, du Port de Québec, etc.Enfin, de 1922 iusqu\u2019è date, il a pratiqué à son propre compte et il fut l\u2019architecte d\u2019une multitude de résidences è Québec même et dans la province, ainsi que de l\u2019Ecole des Arts et Métiers, à Donacona, de l\u2019Ecole centrale de Beauport, etc.Il fut chargé de préparer les plans modèles des écoles primaires du département de l\u2019Instruction publique de la province, ainsi que des églises de St-Damien, Donacona, Monk, Gascons, Chandler, St-Joseph de Québec et des presbytères île Port,neuf, St-Pascal.St-Joseph, Tourville, Boisehâtel, Chadler, Grand-Sault.N.-B., etc.: des édifices Boutin, à Québec, Gi-guère et, d\u2019un grand nombre de magasins modernes.Tl a aussi construit l\u2019Hôpital St-Joseph.à St-Basile.Mada-waska, N.-B., etc.M.Laberge est membre des Forestiers catholiques.Chevaliers de Colomb, Chambre de Commerce de Québec, Soc.des Arts S.et L., Ass.des Architectes de la P de Q.de l\u2019Inst.Royal d\u2019architecture du C., National B.of Fire Protection, et des clubs Old Colony, Québec et Auto Club.Les voyages et l\u2019auto sont sa récréation favorite.Le 2 1 avril 1911, il épousait è Jacques-Cartier, Qué., Mlle Alma Caouette, fille de feu J.-B.Caouette, homme-de-lettres, et deux filles et quatre fils sont nés de cette union.En politique: libéral-indépendant.Résidence: avenue Royal, vile de Beauport.Québec.115 L\u2019abbé Raoul Tardif C\u2019est véritablement un double sacerdoce qu\u2019accomplit le prêtre qui se dévoue pour la cause de l'éducation, et il est consolant de constater que notre clergé canadien est riche en de tels dévouements.Parmi ces éducateurs chez qui \u201cla valeur n\u2019attend pas le nombre des années\u2019\u2019, il convient de placer dans la présente anthologie nationale.le directeur actuel des élèves du Collège de Lévis.M.I\u2019abbé Raoul Tardif naquit en effet, il y a à peine un peu plus de trente ans, soit le 17 juillet 1894, à Saint-Roch, de Québec, du mariage de Joseph Tardif, ingénieur à l\u2019usine de filtration de Lévis, et de Emilie Proulx, fille de Louis Proulx, conducteur sur le réseau du chemin de fer Canadien national.Après avoir étudié six années à l\u2019institution des Frères des écoles chrétiennes, à Québec, il passa huit ans au collège de Lévis, dont deux au cours commercial et six dans le cours classique.Ce fut en septembre 1915 qu\u2019il entra au Grand Séminaire de Québec pour y étudier la théologie.L\u2019année suivante, il revenait au Collège de Lévis, en qualité de professeur de mathématiques.Il enseigna ces matières pendant cinq années, puis on le désigna pour l\u2019enseignement des matières commerciales, dans la classe d\u2019affaires.Enfin, au mois de juin 1925, ses supérieurs le nommaient directeur des élèves du Collège de Lévis, poste de confiance et de compétence qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.M.l\u2019abbé Raoul Tardif a eu l\u2019insigne honneur d\u2019être ordonné prêtre le 18 mai 1919, par Son Eminence le regretté cardinal Bégin, en l\u2019église Saint-Antoine de Bienville, à Lévis.Résidence: Collège de Lévis, Que.116 ! v S.G.Monseigneur JQSEPH4LFRED LANGLOIS Monseigneur Joseph-Alfred Langlois, évêque de Titopolis.Né à Ste-Claire de Dorchester, le 5 septembre 1876, Fils de Napoléon Langlois, cultivateur, et de Philomène Plante.Etudes classiques au Séminaire de Ste-Thérèse.Etudes théologiques au Grand Séminaire de Québec.Docteur en théologie de l\u2019Université Laval.Ordonné prêtre, à Ste-Claire.le 25 mai 1902.Professeur de philosophie au Collège de Lévis.En 1903, professeur de dogme (Saint-Thomas) à la Faculté de théologie de l\u2019Université Laval.En 1906, va étudier à Rome, où il prend le doctorat en philosophie.En 1907, étudie, au Séminaire de Léon XIII, à Louvain, l\u2019Ecriture Sainte et l\u2019Histoire de l\u2019Eglise.En 1908, professeur de théologie à l\u2019Université Laval.En 1917, reçoit de S.S.P>enoît XV la médaille vro Ec.clesia et Pontifice.La même année, fonde la paroisse de Sacré-Coeur de Jésus, à Québec.En 1921, directeur du Grand Séminaire de Québec et professeur de théologie à l\u2019Université Laval.En 1924, élu évêque de Titopolis et nommé auxiliaire de Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, Archevêque de Québec.Sacré, dans l\u2019église paroissiale de St-Sauveur, à Québec, le 23 septembre 1924.Chargé de l\u2019administration du diocèse de Québec, le 20 juillet 1925, par Sa Grandeur Mgr Paul-Eugène Roy, devenu Archevêque de Québec.Nommé le 12 juillet 1926, évêque du diocèse de Valleyfleld, en remplacement de S.G.Mgr Rouleau, devenu archevêque de Québec.Résidence: Evêché de Valley field, P.Q.117 JOS.TREMBLAY \u201cA\u201d Ce commerçant et industriel bien connu dans tout le district du Saguenay, est né à Chicoutimi, le 8 avril 1869, du mariage de Alexis Tremblay, marchand, et de Marie T remblay.Il fit un cours commercial au Séminaire de Chicoutimi, et dès l\u2019âge de 18 ans, il commençait à s\u2019initier aux affaires.Il fut d\u2019abord marchand au village de Sainte-Anne, de Chicoutimi, puis maire de ce village pendant dix années.Il fut aussi deux ans préfet du comté de Chicoutimi.Il est aujourd\u2019hui président de la Compagnie électrique de Chicoutimi Limitée.La ville de Chicoutimi le compte comme l\u2019un de ses principaux négociants et constructeurs.M.Tremblay s\u2019occupe principalement aujourd\u2019hui de la coupe et du flottage du bois.M.Tremblay est Chevalier de Colomb, mais ne fait partie d\u2019aucun club.Les voyages et l\u2019automobile sont ses récréations favorites.Le 17 avril 1892, M.Jos.Tremblay \u201cA\u201d a épousé Mlle Marie-Louise Desbiens et cinq enfants sont issus de cette union: trois fils et deux filles.En politique: conservateur.Résidence: Chicoutimi.118 AIMÉ MARCHAND Le chef des magistrats de district de la province de Québec, M.Aimé Marchand, est né à Maskinongé, Qué., le 26 novembre 1883, du mariage de Joseph-I.-M.Marchand, marchand, et de Catherine Bareil, fille de l'honorable Alexandre Bareil.C\u2019est , au Séminaire de Trois-Rivières et à l\u2019Université Laval de Québec qu\u2019il ht ses études classiques et légales.Le 13 janvier 1905, il était admis au Barreau de la province de Québec, après avoir obtenu sa licence en droit en 1904.Il a été nommé professeur à la faculté de droit à l\u2019Université Laval de Québec, en 1919, examinateur du Barreau, la même année.L\u2019année suivante, en 1920, il recevait avec honneur le degré de docteur en droit, de l\u2019Université Laval.C\u2019est également en 1920 qu\u2019il fut nommé substitut du Procureur général pour le district de Québec, et deux années plus tard, soit en 1922, il était promu magistrat de district en chef pour toute la province de Québec.Le 15 juillet 1912, il épousait mademoiselle Alice Bélanger, fille de Edmond Bélanger.De ce mariage, une fille est née, Marguerite.Résidence: 21 avenue Ste-Geneviève, Québec.119 LORENZO AUGER Né à Lévis, le 1er novembre 1879, fils de S.-Cléophas Auger, pilote, de Montréal, et d\u2019Adélaïde Bureau, fille de F.-X.Bureau, avocat, des T rois-Rivières.Il fit ses études au Collège de Lévis, et au Mont Saint-Louis, de Montréal.Il étudia l\u2019architecture à l\u2019Université McGill et se perfectionna par des voyages d\u2019études, en Europe et aux Etats-Unis.Admis dans la profession en 1904, il s\u2019établit à Québec, où il pratiqua seul.Après 1 incendie des Trois-Rivières, il ouvrit un second bureau dans cette ville, et, après quelques mois, forma une société avec U.-J.Asselin, architecte, de Montréal.Après trois ans, il ne s\u2019est occupé que de son bureau de Québec, où il a depuis exercé seul sa profession.Directeur de l\u2019Ass.des Architectes depuis 1916; 2e vice-prés.en 1919; 1er vice-prés, en 1921.Prés, de l\u2019Ass., section de Québec, depuis 1919 et, président-général en 1923.Membre de 1 Institut Royal d\u2019Architecture du Canada depuis sa fondation.Fondateur, et pendant dix-huit ans président du \u201cCercle Chevalier de Lévis,\u2019\u2019 depuis absorbé dans les Chevaliers de Colomb.Dévoué aux oeuvres de la jeunesse, il a fourni gratis les plans et fait construire la chapelle et l'annexe du Patronage de Lévis.Il est aussi bienfaiteur du Monastère du Précieux-Sang, de Lévis.Chevalier de Colomb, Membre, et, pendant deux ans, syndic.Membre de la Soc.des Arts, Sciences et Lettres, de Québec.Récréations: yachting, voyages instructifs.A acquis à Beaumont, un moulin historique, qu\u2019il a converti en maison d\u2019été.En politique, libéral.Résidence: Québec.120 JOSEPH MERCIER Parmi les journalistes à qui nous devons être redevables d\u2019une notable partie de nos succès, ne convient-il pas de citer ceux qui se sont dévoués pour notre expansion commerciale, dans la province de Québec?Et parmi ces derniers, un nom s\u2019impose tout de suite à l\u2019attention de nos compatriotes, celui dé M.Joseph Mercier, président de la Compagnie d\u2019imprimerie commerciale, Limitée, et éditeur-propriétaire de la \u201cRevue du Commerce\u2019\u2019, de Québec.Né à Québec, le 23 septembre, 1875, M.Joseph Mercier reçut son éducation au Collège de Lévis, à l\u2019Académie commerciale de Québec et au Mont St-Louis, de Montréal.11 est aussi diplômé de l\u2019Université Laval, de Québec.Il se lança de bonne heure dans le journalisme et les affaires et le succès ne tarda pas à lui sourire.Il fut un temps échevin de la Cité de Québec.M Joseph Mercier est Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et de 1 Ordre militaire du Saint-Sépulcre.Il est aussi Chevalier de Colomb au quatrième degré.La chasse et la pêche sont ses récréations favorites.Il a épousé mademoiselle Edit.h-Maud Parsons le 6 juin 1898 et il est à la tete d une jolie famille de huit enfants, dont six fils et deux filles qu\u2019il élève dans la religion catholique ro- maine, qui est la sienne.En politique: libéral.Résidence : 54 avenue des Erables, Québec.121 Philéas=Hector Bédard Né à Québec en 1873.Il fit ses études commercia- \u2022 les chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, son cours classique au Séminaire de Québec, et ses études médicales à l\u2019Université Laval, de Québec.Reçu docteur en médecine summa cam laude en 1896.En 1899, il va parfaire ses études médicales à Paris et à Londres, et se spécialise dans les maladies de la peau.Sa vie est attachée aux oeuvres de secours mutuels.Il est le 2e vice-président général de l\u2019Alliance Nationale depuis 4 ans.Il appartient à toutes les sociétés canadiennes-françaises de secours mutuels.Un des fondateurs, avec M.Ph.Lamontagne, de la Caisse Populaire de Québec.Il s\u2019est toujours occupé d\u2019une manière particulière à l\u2019oeuvre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec.Il a rempli toutes les charges de cette société à partir de celle de secrétaire jusqu\u2019à la plus élevée, celle de président général en 1912.En récompense de tout ce travail national, l\u2019Académie Française, en 1914, lui conféra le titre d\u2019Officier d\u2019A-«cadémie.En politique, un libéral militant.En 1903, nommé député-coroner du district de Québec.En 1916, élu échevin par acclamation pour le quartier St-Jean, à Québec.A son entrée à l\u2019hôtel de ville, occupa la charge de président du Comité d\u2019Hygiène.Deux ans plus tard, réélu par acclamation, il est nommé à la charge de \u201cLeader\u201d du Conseil.A la convention des municipalités canadiennes, à Kingston, en 1919; il fut nommé sur ce comité exécutif.Le docteur Bédard appartient au Club de Réforme de Québec.Il est directeur d\u2019un grand nombre de corporation financières.Il a épousé en 1896, Cordelia Vincent.122 ÉLISÉE THERIAULT M.Joseph-Adolphe-Elisée Thêriault est né le 11 janvier 1884, à St-Alexandre de Kamou-raska, du mariage de Pierre Thêriault, cultivateur, et de Marie-S.St-Pierre, fine de François St-Pierre.Il est descendant d\u2019Acadiens, et il cultiva lui-même le sol jusqu\u2019à l\u2019âge de 18 ans.Après avoir commencé ses études au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, il les termina au collège de Lévis, puis il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint les degrés de bachelier ès-arts et bachelier en loi.Au début de ses études légales, il fut, en 1909, secrétaire particulier de l\u2019hon.J.-E.Caron, ministre de l\u2019agriculture.Il fut reçu avocat en 1912, et dès 1916, il était élu échevin de la Cité de Québec, pour le quartier Montcalm En 1916, également, il était élu député de l\u2019Islet, pour le parti libéral, aux élections générales provinciales.Il fut réélu par acclamation en 1919, et par une très forte majorité en 1923.Depuis 1918, il est l\u2019aviseur légal de la Cité de Québec.Cette fonction importante lui fut confiée lorsque M Oscar Morin fut nommé sous-ministre des affaires municipales par le gouvernement provincial.Il fut l\u2019un des délégués à la convention chargée de choisir un successeur à Sir Wilfrid Laurier.Depuis plusieurs années, il est le délégué de la Ligue maritime française à Québec.Il est le vice-président de l\u2019Association Canado-Américaine.Il est membre des Clubs de Réforme et de la Garnison, de Québec.\t_ __\t, ,\t.\u201e Le 2 iuin 1914, il épousa mademoiselle Cécile Hamel, fille du Dr A.-C.Hamel, de Québec.Sont nés de cette union: Paul, Louise, Pierre, Geneviève, Hélène et Hugues.En politique: libéral.Résidence: 45 avenue Sainte-Geneviève, Québec.123 L\u2019abbé Ivanhoe Caron Né à I.\u2019Islet, comté de L\u2019Is-let, le 12 octobre 1875, du mariage de William Caron, capitaine au long cours, et de Withburge Gagné.A fait ses études au Petit et au Grand Séminaire de Québec.Ordonné prêtre le 25 juillet 1900.Vicaire à St-Joseph de Lévis, en 1901.Etudiant au Collège Canadien à Rome, 1901-1904.Vicaire à Saint-Jean-Baptiste de Québec, 1904-1909.Missionnaire-colonisateur du gouvernement fédéral, 1909-1911.Missionnaire-colonisateur du gouvernement de Québec depuis 1911.Docteur en théologie (Propagande).Docteur de l\u2019Académie romaine de Saint-Thomas d\u2019Aquin.Docteur ès-lettres de l\u2019Université Laval.Membre de la Société Royale du Canada.A publié La Colonisation du Canada sous le Régime Français.En préparation : La Colonisation du Canada sous le Régime Anglais.A conduit dans la région de l\u2019Abitibi, province de Québec, les premiers colons qui s\u2019y sont établis, et travaille depuis 1911 à recruter des colons pour ce nouveau district.Résidence : Edifice du Gouvernement, Québec. WILLIAI-ÀLFRED ALBERT km M.William-Alfred Aubert, l\u2019un des nêgociants-manufacturiers les mieux connus de Montréal et de Québec, est né le 29 décembre 1894 à Biddeford, Maine, du mariage de Cyrille Aubert et de Démerise Lemieux.Il fit ses études à.l\u2019Académie LaSalle, à Thetford-Mines, P.Q., et dès 1911 il débutait dans les affaires.Quelques années plus tard la grande aventure de la guerre européenne le tenta et il servit comme capitaine d\u2019aviation.C\u2019est probablement là qu'il apprit à connaître les hommes, puisque le succès lui a toujours souri en affaires.Il est aujourd'hui le Président de la maison Arthur Leblanc & Cie Limitée, faisant affaires à Montréal, Trois-Rivières et Québec.Il est particulièrement intéressé dans le commerce d\u2019exploitation et il a su acquérir son expérience par un stage de trois années dans l\u2019Amérique du Sud.Il est aussi Président de la Compagnie des Ventes Kaustine Limitée, à.Québec et directeur de plusieurs autres compagnies industrielles et manufacturières.Le 20 mars 1921, il épousa Mlle Corrine Wilking, fille de M.E.-P.Wilking.M.William-Alfred Aubert est tout entier à son commerce et à son industrie et cela l\u2019a toujours tenu éloigné des problèmes politiques et de la vie publique.Résidence: Appartements Commodorre, rue Dorchester Ouest, Montréal et Château Saint-Louis, Québec.125 Charles=Valère Darveau Est né à Lévis, le 2 août 1876, du mariage de Charles Darveau, avocat, C.R., et de Clara Dclisle, fille de N.De-lisle, de Neuville.Ses études primaires terminées, il entra au collège de Lévis, où il fit ses études classiques.Il suivit aussi les cours du collège St-Dunstan.à Charlottetown, Ile du P.-E.Après avoir fait ses études de droit à l\u2019Université Laval de Québec, il fut admis au Barreau, le 3 juillet 1902.Il se livra à la pratique du droit en général.11 occupa dans nombre de causes importantes.M.Darveau est avocat des Chemins de Fer Nationaux, pour la région de Québec depuis 1919 et est attaché à l\u2019Exécutif depuis 1923.Il n\u2019a jamais pris part aux luttes politiques, de même qu\u2019il n\u2019a jamais consenti à briguer les suffrages pour aucune charge publique.Ne fait partie d\u2019aucune compagnie ou corporation financière, désireux avant tout, de se livrer entièrement à la pratique de sa profession.Est membre des clubs Garnison et Jacques-Cartier (chasse et pêche).En politique: conservateur.Récréations: voyages, chasse et pêche.Le 28 avril 1908, il épousa Marie-Laure Couture, fille de J.-G.Couture, N.P., de Québec.De cette union, sont nés deux enfants, dont une seule survit, Jacqueline.Résidence: 9 Place Georges V, Québec.126 MONSEIGNEUR OMER CLOUTIER Monseigneur Isidore-Omer-Prosper Cloutier, P.A.Né à St-.Toseph de Beau-ce, le 20 juillet 1866.Fils de Joseph Cloutier, cultivateur, et de Réparée Labbé.Etudes classiques au Séminaire de Ste-Thérèse.Etudes théologiques au Grand Séminaire de Québec.Ordonné prêtre, à Québec, le 31 mai 1890.Docteur en théologie de l\u2019Université Laval.Professeur de dogme (St-Thomas) à la Faculté de théologie de la même université.En 1899.va étudier en Europe: quatre ans à Rome, où il prend le doctorat en philosophie et en droit canonique; un an à Paris, où il étudie les lettres à l\u2019Institut Catholique et à la Sorbonne.Revient à Québec, en 1904, et entre à l\u2019Archevêché en qualité de Défenseur du lien matrimonial.Est nommé curé de la paroisse de Notre-Dame de Jacques-Cartier.à Québec, en 1907.Est accrédité, en 1907, près le Saint Siège comme Représentant officiel de Son Eminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin, poste qu\u2019il occupe jusqu\u2019en 1925, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à la mort de Son Eminence.Nommé Prélat de la Maison du Pape, par Sa Sainteté Benoît XV, en 1919, et Protonotaire Apostolique \u201cad instar participantium\u201d.en 1920.Nommé Vicaire-général par Son Eminence le Cardinal Bégin en 1920, et par Sa Grandeur Monseigneur Paul-Eugène Roy, en 1925, c\u2019est-à-dire l\u2019accession de cet Archevêque au trône archiépiscopal de Québec.Résidence: Archevêché de Québec.127 H.R.De Saint=Victor Hippolyte-Henri - Marcel-lin-Robert de St-Victor, est né à Vassonville, Seine Inférieure, France, le 20 mai 1 858.Fils de feu Raoul-Robert de St-Victor, et de feu Charlotte-Noémie Le Fer de la Saudre, deux vieilles familles de la noblesse française.Il fit ses études au petit Séminaire du Mont-aux-Mala-des, à Rouen.Engagé volontaire à l'âge de 1 3 ans.au 3ème Régiment de Spahis, il prit part à plusieurs expéditions contre les Arabes dans les Aurès et dans le Sud Algérien, et fit la campagne de Tunisie en 1881-82.Décoré de la Médaille Coloniale ave: agraffe \u201cTunisie\u201d et \u201cAlgérie\u201d.Arrivé au Canada en 1887, il s\u2019occupa d\u2019abord d\u2019industrie laitière puis entra à la puissante Compagnie d\u2019Assurance sur la vie, la Sun Life, et en devint un des principaux à Québec.En octobre 1887, il épousa Mlle Marie-Léontine-Georgia-na Dégagné, appartenant à une des vieilles familles canadiennes-françaises.De cette union naquirent dix-sept enfants dont dix sont encore vivants.Libéral en politique, il prit part à de nombreuses campagnes dans différents comtés.En 1907, il était nommé Président de la Société Française de Bienfaisance de Québec et en 1912 le Gouvernement de la République Française le nommait Agent Consulaire de France à Québec pour remplacer feu E.Roumilhac, situation qu\u2019il occupe encore.En 1913, par décision ministérielle, le Gouvernement Français le nommait Officier d\u2019Académie; et en 1920 il était nommé Qfficier de l\u2019Instruction Publique.En 1920, l\u2019Hon.L.-A.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec le nommait Assistant-Administrateur Général de la Loi de Prohibition et le 1er mai 1921, il était nommé Chef du Service de Surveillance de la Loi des Liqueurs, pour la division de Québec.Résidence: 22 Saint-Flavien, Québec.\t 128 JOSEPH EUGÈNE CHAPLEAU M.Joseph-Eugène Chapleau, avocat, est né le 1er mars 1875, à Saint-Pascal, comté de Kamouraska, du mariage de Joseph Chapleau, marchand, et d\u2019Eugénie Saint-Laurent, fille de Théophile Saint-Laurent.Il fit ses études au collège de Lévis, d\u2019où il sortit bachelier après un cours brillant.Il sortit de l\u2019université avec le titre de licencié en droit, et fut admis au barreau, le 2 juillet 1899.Il débuta à Québec, dans la pratique de sa profession, avec Me Robert Bergeron, aujourd\u2019hui magistrat du district de Roberval et Chicoutimi.Il avait fait sa cléricature en l\u2019étude de Me L.-P.Pelletier.II pratiqua seul pendant quelques années, puis en 1910, il était nommé avocat de la Cité de Québec, et à/ la mort de Me Chouinard, en 1914, il devint avocat en chef.Il plaida pour la Ville plusieurs causes importantes au Conseil Privé.Il s\u2019est occupe des affaires municipales de Limoilou, et fut trésorier et aviseur légal de cette corporation pendant neuf ans, avant l\u2019annexion à Québec, en 1910.Il s\u2019occupa de politique pendant quelques années, au début de sa carrière d\u2019avocat, et il fut candidat conservateur contre Sir Wilfrid Laurier dans Québec Est, aux élections de 1900.Il fut nommé membre du bureau des Commissaires d\u2019écoles catholiques de Québec en 1912, et il l\u2019est encore.Musicien à ses heures, il a été organiste à l\u2019église de Limoilou pendant 27 ans.Le 9 juillet 1901, il épousait Mademoiselle Bessie O\u2019Brien, fille de John O\u2019Brien.Il fut nommé Conseil du Roi, au mois d\u2019octobre 1916.En politique: conservateur.Résidence: Québec.129 JOSEPH MORIN Né à Saint-Hyacinthe, le 24 février 1854, fils de Pierre Morin cultivateur, et de Tharsile Levasseur dit Bélisle.A fait ses études classiques au séminaire de Saint-Hyacinthe.Admis à la profession de notaire, le 16 mai 1878.A toujours pratiqué à St-Hyacinthe jusqu\u2019en 1908.A épousé Marie-Louise Bour-gouin, de Montréal.De cette union,sont nés Louis-Siméon-René, député de St-Hyacinthe au fédéral, J.-H.Gaston, décédé en 1918, Louis-Georges et Georges-Henri, notaire à Saint-Hyacinthe.Fut échevin de la cité de Saint-Hyacinthe, de 1890 à 1901.A été directeur de la banque de Saint-Hyacinthe, durant dix-sept ans, de 1893 à 1908.Secrétaire-trésorier de la paroisse de Saint-Hyacinthe, durant 28 ans.Secrétaire de la Société d\u2019A-griculture, de 1878 à 1 893.Directeur de la Société d\u2019industrie Laitière durant 8 ans.Président du Comité d\u2019Agriculture de la Chambre de la Province de Québec, de 1906 à 1908.Elu député à la Législature pour le comté de Saint-Hyacinthe, en 1900, il représenta cette division jusqu\u2019en 1908.Le 1er mars 1909, il fut nommé auditeur de la province de Québec, poste qu\u2019il occupe encore.Fut président du club Canadien de Québec, de 1917 à 1918.Membre du Club de la Garnison de Québec.Résidence: 9, Place Georges V, Québec.130 EUGÈNE DES RIVIÈRES C\u2019est le 22 mars 1879, que naquit à Notre-Dame-de-Standbridge, comté de Missis-quoi, M.Eugène des Rivières, aujourd\u2019hui Recorder de la ville de Québec, du mariage de François-Guillaume des Rivières et de Eugénie Taschereau, fille de l\u2019honorable J.-T.Taschereau, juge de la Cour Suprême.mais alors ministre des travaux pendant sociale .L.-A.Taschereau, premier ministre de la province, publics et procureur général.\t.\t.\t,\t.\t, Depuis 1910, il est professeur titulaire de Droit romain a 1 Université Laval, de Québec, et il est l\u2019auteur d\u2019une thèse légale intitulée \u201cL\u2019Hypothèque judiciaire\u201d.Apres sa soutenance sur cette thèse, en 1915, il reçut le degré de docteur en droit.M.des Riv dërn fut avec le diplôme de licencié en droit qu 1921, il fut assistant recorder de Québec, et il est recorder depuis la dernière date.11 fait partie du Club de la Garnison et sa récréation favorite est le Golf.Le 7 juin 1910, il épousait à Québec, mademoiselle Marguerite Gauvreau, tille feu le notaire Alexandre Gauvreau.Huit enfants sont nés de ce mariage.Résidence: 41, rue Ste.Ursule, Québec.;a soutenance sur cette these, en 1915, il reçut le uegre ae docteur en droit.m.ues livières fut toujours un studieux dont le succès couronnait les efforts; c\u2019est ainsi qu\u2019en lèrnière année de Séminaire, il reprit la médaille du lieutenant-gouverneur, et que ce ut avec le diplôme de licencié en droit qu\u2019il sortit de l\u2019Université Laval.De 1912 à de 131 Georges=Émi!e Marquis Naquît à St-Pierre (Mont-magny), le 16 août 1878.Fils de feu F.Marquis, marchand, et de Clorinde Tanguay.Elève de l\u2019Ecole Normale Laval.Professeur pendant sept ans ; inspecteur d\u2019écoles à la Baie des Chaleurs, de 1905 à 1914.Nommé chef du Bureau des Statistiques de Québec en 1914.Depuis 1898, fait partie de la Milice Canadienne non permanente.Officier depuis 1908.Commandant du Régiment de Lévis, avec grade de lieutenant-colonel, de 1916 à 1925.Possède certificat de M.S.C.Aujourd\u2019hui officier retraité.Auteur d\u2019un recueil de récits du terroir, intitulé Aux Sources Canadiennes, et de plusieurs conférences mises en brochures.Membre de la Société des Auteurs Canadiens, de la Société des Arts, Sciences et Lettres, du Club Canadien (vice-président), de la Société de Géographie et de la Société Flistorique du Canada.Bureau: Palais législatif, Québec.132 HENRI DES RIVIÈRES Le surintendant de la Banque Canadienne-Nationale, pour le district de Québec est une figure marquante dans le inonde de notre finance, et c\u2019est par son initiative personnelle, qu\u2019il est parvenu à la position enviable qu\u2019il occupe aujourd\u2019hui.Il fallait de plus qu\u2019il fut doué d\u2019aptitudes vraiment spéciales, pour réussir d\u2019une manière aussi brillante dans les affaires, attendu que lors de ses débuts dans sa carrière bancaire, il avait reçu une formation essentiellement classique au Séminaire de Québec.Il passa donc par tous les stages des institutions financières qui l\u2019employaient et attira vite l\u2019attention de ses supérieurs qui lui confièrent au fur et à mesure, les postes les plus responsables.Descendant de deux de nos plus anciennes familles canadiennes, il naquit à Stan-bridge Station, comté de Missisquoi, le 23 juillet 1883, du mariage de François-Guillaume des Rivières et de Eugénie Taschereau, de Québec.Il est le neveu de lTTonorable L.-A.Taschereau, Premier Ministre de la Province de Québec.Le 2f> mai 1910, il épousait mademoiselle Jeanne Tessier, fille de l\u2019honorable Auguste Tessier, de Rimouski, et un fils et trois filles, lui sont nés de cette union.M.Henri des Rivières est membre du Club de la Garnison, de Québec, et ses récréations favorites sont la chasse et la pèche.Résidence: 130 Grande Allée, Québec.133 DAMASE POTVIN Né le 16 octobre 1 882, à la Baie des Ha! Ha! Saguenay.Il fit ses études commerciales et classiques au Séminaire de Chicoutimi et débuta dans les lettres en donnant pendant trois ans une \u201cChronique écolière\u2019\u2019 dans 1\u2019\u201cOiseau-Mouche.\u201d Ses études terminées, il fonda le \u201cTravailleur\u201d, de Chicoutimi, puis dirigea pendant un an le \"Progrès du Saguenay\u201d.Il alla ensuite à Québec où il collabora à la \u201cSemaine Commerciale\u201d, à la \u201cVérité\u201d, puis devint rédacteur en chef du \u201cQuotidien\u201d, de Lévis.Il fonda le \u201cPetit Québécois\u201d.En 1909, il vint à Montréal, collabora au \u201cDevoir\u201d à l\u2019époque de sa fondation, fonda la revue \u201cJe Vois Tout\u201d et collabora au \u201cSamedi\u201d et à la \"Revue Populaire\u201d.Reçu membre de l\u2019Ecole littéraire, en 1910.Sous divers pseudonymes, collabora ensuite à presque toutes les revues publiées à Québec ou à Montréal.Directeur \"du Terroir\u201d; rédacteur à 1\u2019\u201cEvénement\u201d.Il a publié, en 1908, \u201cRestons chez-nous\u201d, un roman du terroir, et sous le pseudonyme de Graindesel, en 1916, un roman de moeurs politiques intitulé \u201cLe Membre\u201d.Il a aussi publié en 1919 un roman canadien \u201cL\u2019Appel de la Terre\u201d qui a eu un grand succès.Il a écrit en collaboration \u201cLes Deux Aventuriers\u201d, et \u201cMaria Chapdeleine\u201d drame en cinq actes.Vient de publier \u201cLe Tour du Saguenay\u201d, historique, légendaire et descriptif.Il fut l\u2019un des membres fondateurs et est le secrétaire de la société des Arts, Sciences et Lettres, de Québec; président de la galerie de la presse à la Législature, en 1915, et président de la Presse Associé de Québec.Membre de la Société de Géographie de Québec et de la Société du Parler Français.134 '\\*V: />P- - P1ERRE R0SARI0 LECLERC Parmi les comptables et syndics autorisés de la ville de Québec, monsieur Pierre Rosario Leclerc est l'un des plus populaires à cause de sa grande expérience des affaires, de son intégrité parfaite et de ses habitudes de gentilhomme dans ses rapports avec le public M Leclerc, comme la plupart des Canadiens-français qui occupent aujourd\u2019hui une situation enviable dans le commerce, l\u2019industrie ou la finance, est parvenu par un effort personnel constant au service de beaux talents.\t,\t, Né à Saint-Sauveur de Québec, le 29 août 1872, de Joseph Leclerc, négociant, et de dame Philomcne Nadeau, fille de monsieur Joseph Nadeau, de cette ville, monsieur Le-cierc se proclame avec fierté un ancien élève de l\u2019Académie des Frères des Ecoles Chrétiennes h Saint-Sauveur et à Montréal, dont sont sortis tant de nos principaux citoyens; H a débuté dans les affaires il Québec en 1890 comme comptable à l'agence de la Sun Life Insurance Company, de là il fit un stage chez Jos.Hamel .V Cie et fut pendant vingt ans comptable de Nazaire Turcotte & Cie, l'une des plus importantes maisons qué-beequoises dans le commerce d\u2019épicerie en gros.En 1922, fort de sa grande connaissance en comptabilité et de son expérience générale des affaires, il débuta à son compte comme syndic autorisé.Il fait depuis comme tel d\u2019excellentes affaires et sa clientèle satisfaite de ses bons services grandit tous les jours.\t, Membre du Old Colony Club of Canada et du Royal Arcanum, M.Leclerc apporte à toutes les entreprises de philantrophie son concours généreux.Le 22 mai 1893, il épousait en premières noces mademoiselle Léda Belanger, et en secondes noces le 8 mai 1911, mademoiselle Antonia Huot, fille de M.Louis Huot, pharmacien de cette ville.De ces deux mariages lui naquirent onze enfants.M.Pierre Rosario Leclerc, qui n\u2019est âgé que de cinquante-quatre ans, a une carrière déjà si bien remplie Qu\u2019elle peut lui laisser espérer de nouveaux succès.Sa parfaite non-nêteté le rendra toujours digne des responsabilités qui lui incomberont dans la vie privée et publique.Résidence: 135 rue Aberdeen, Québec.135 GEORGES MORISSET Né le 20 novembre 1878, à St-Joseph, Beauce, est le fils de feu Michel-Diogène Moris-set, marchand, et de feu Apaïs Arcand, et petit-fils de feu le notaire J.-Q.-C.Arcand qui, comme chef d'un groupe de rebelles, fut fait prisonnier politique à la Beauce lors des troubles de 1 837-38.Il a fait ses études à l\u2019école modèle du village natal, puis son cours commercial et son cours classique au collège de Sainte-Anne de la Pocatière et ses études de droit à l\u2019Université Laval, Québec.Il arriva à Québec, pour s\u2019y établir, avec le siècle nouveau en 1900 et débuta dans le journalisme quotidien et politique en 1903.En 1911, il devint le publiciste de l\u2019Exposition Provinciale de Québec, en 1912 assistant-secrétaire jusqu\u2019au printemps de 1914 pour y entreprendre la tâche devenue redoutable, au début de la guerre, de secrétaire-administratif de l\u2019Exposition.Depuis lors il s\u2019est en quelque sorte identifié avec cette grande institution québécoise.Ennemi acharné de la routine, esprit innovateur et initiateur, il a fortement contribué, en dépit de maints préjugés à vaincre et de grands obstacles à surmonter, à donner de l\u2019aplomb et de l\u2019éclat à cette vaste entreprise d\u2019intérêt public et national.Il a fondé en 1917, conjointement avec deux confrères journalistes (MM, Damase Potvin et Alonzo Cinq-Mars) cette sympathique et florissante société des Arts, Sciences et Lettres de Québec dont il a été le premier président, subséquemment le secrétaire-correspondant pendant sept ans et l\u2019un de ses plus fidèles animateurs.Il est aussi l\u2019un des fondateurs de cette grande revue mensuelle illustrée Le Terroir, qui en est à sa septième année d\u2019existence et dont il a maintenant la direction administrative et la présidence de rédaction et de collaboration.Il a épousé, en 1908, Léonie Morisset, fille de feu le docteur Alfred Morisset de Ste-Hénédine, Dorchester, dont sont nés six enfants: Georgette, Marcel, Germaine, Louise, Jacqueline et Rachel.En politique: libéral.Résidence: Québec.136 JOSEPH-LÉON LACHANCE Né à Saint-Jean, île d\u2019Orléans, comté de Montmorency, province de Québec, le 22 janvier 1886, du mariage de J.-Eugène Lachance, pilote et gérant d\u2019assurances, et de l\u2019hilomène Lachance, il lit ses études classiques au collège de Lévis et débuta, en 1907, dans les affaires en entrant comme assistant-comptable de la maison Carrière Larue et compagnie.Il s\u2019occupa ensuite d\u2019assurance, puis il passa à l\u2019emploi de la Phillip Carey Manufacturing Company.Il s\u2019est acquis une grande réputation comme organisateur d\u2019associations financières et commerciales, telles que les firmes J.-L.Lachance limitée, St.Lawrence Transportation Limited, National Construction Limited, et Financial Corporation Limited, dont il est le président, et les compagnies suivantes: la Transportation and Shipping Company Limited, et la Arctic Ice Company, Limited.Il n\u2019a jamais pris de part directe aux affaires publiques et il a toujours refusé de briguer les suffrages populaires.Pour se distraire des affaires qui l\u2019absorbent, il se livre volontiers aux sports nautiques, tels que le yachting, qui est, avec la pêche, sa récréation favorite.Il a épousé, le 11 octobre 1909, Bernadette Couture, fille de Cléophas Couture.De ce mariage sont nés trois filles et un garçon.Résidence: 100 Avenue Cartier, Québec, 137 mmu.fiche Né le 2 décembre 1880, à Montréal.Il fit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétien-nés, de St-Joseph et du Mont St-Louis, (1894-1897).Débuta dans le commerce, puis à l\u2019emploi du Canadian Pacific Railway (1 898-1900) et de la Belgo-Canadian Pulp and Paper Co , de Shawini-gan Falls (1901-1903).Il reprend alors ses études interrompues, en allant d'abord suivre les cours de l\u2019Ecole polytechnique de Montréal (1903-1 905) puis ceux de l\u2019Ecole forestière Yale, à New-Haven, Conn., (1905-1907) dont il reçoit le diplôme de Maître-ès-Sciences forestières.Il entre immédiatement au service du gouvernement provincial dont il était le pupille au Yale Forest School, puis est nommé Chef du service forestier de la province en 1909, et Directeur de l\u2019Ecole forestière Laval, fondée en 1910.Il occupe cette dernière charge jusqu\u2019en 1918, demeurant professeur de Sciences forestières.La même année, la Branche de Protection des Forêts est fusionnée avec le Service forestier dont il est le chef depuis douze années.Membre de l\u2019American Forestry Association, de la Société forestière de Franche-Comté et Belfort, de la Société forestière de Belgique, de la Société forestière de Suisse, de la Société Dendro-logique de France, \u201cFellow\u201d de l\u2019American Geographical Society, membre de la Société du Parler-Français, de la Société des Arts, Sciences et Lettres de Québec, de la Commission de géogra-prie de Québec, directeur de l\u2019Association forestière du Canada, membre du Club de la Garnison de Québec, du Rotary Club, etc.Résidence: 43 Chemin Ste-Foye, Québec.138 St- Le chanoine J.=CharIes=À.D\u2019Hyères dit Beaulieu Monsieur le chanoine J'.-Charles-A.D\u2019Hyères (ou Diers) dit Beaulieu, du chapitre de Québec, est né à .-Gervais.comté de Belleehasse, Québec, du mariage de Jean D\u2019Hyères (ou Diers) dit Beaulieu, cultivateur, et de Marie Audet, dit Laoointe, fille d\u2019Etienne Audet.dit Lapointe.11 fit ses études classiques au Petit Séminaire de Québec (1892-1900).où il obtenait le Prix du Prince de Galles en Physique.De 1900 à 190 4 il suivit les cours théologiques au Grand Séminaire de Québec, où il fut ordonné prêtre le 1.5 mai 190 1.par S.G.Mgr M.-T.Labrecque.évêque de Chicoutimi, pendant un voyage de Mgr L.-N.Bégin, à Rome.De 1904 à 1900 il était secrétaire-assistant et chancelier à P Archevêché de Québec, puis vicaire à St-Roch de Québec de 1900 ù 1908.De 1908 à 1910 il fut étudiant à l'Institut Pontifical Biblique de Rome, profitant des vacances de 1909 pour faire un pèlerinage en Terre Sainte, et visiter la Grèce, la Turquie, l\u2019£gypte, etc.De retour au Canada, il fut professeur de Théologie à l\u2019Universite Laval de Quebec de 1910 à 1911, et de 1912 à 1915.En 1911 et 1912 il fut secrétaire et chancelier de S.G.Mgr O.-E.Mathieu, premier évêque de Régina, Saskatchewan.En 1915, Son Eminence le Cardinal L.-N.Bégin le rappelait à l\u2019Archevêché de Québec en qualité de chanoine.Il y remplit les fonctions de procureur assistant et d\u2019aumônier de l\u2019Archevêché.de procureur du chapitre diocésain, de secrétaire et trésorier de la Société ecclésiastique de St-Joseph.et d\u2019aumônier de la Prison de Québec.En 1919 il était choisi comme secrétaire et trésorier de l\u2019Assurance mutuelle des fabriques de Québec, dont il devenait administrateur en 1925.après en avoir été l\u2019un des réorganisateurs.Il est aussi depuis une quinzaine d\u2019années trésorier et membre du bureau de direction des oeuvres de L\u2019Action Sociale Catholique, qui publie le grand \u201cleader\u201d quotidien L\u2019Action Catholiaue.Monsieur le chanoine Beaulieu est licencié en Philosophie, docteur en Théologie, et licencié en Droit Canonique, de l\u2019Université Laval de Québec; il est licencié en Ecriture Sainte, de la Commission Pontificale Biblique de Rome.C\u2019est comme on le voit, une figure éminente de notre clergé canadien.Résidence: Archevêché de Québec.139 J.4ntonio Grenier Né à Plessisville le 1er octobre 1 886, fils de L.-H.Grenier et de Belzémire Vallée-Grenier.Fit son cours classique au Séminaire de Québec, et son cours de droit à l\u2019Université Laval de Québec.Admis au Barreau en 1911.A fait partie des sociétés légales Grenier U Richard, et Plamondon, Grenier U Bé-dard.Un an après, il abandonnait la pratique du droit pour entrer dans le service civil.Il fut nommé sous-secrétaire au ministère de l'Agriculture, le 20 mars 1912.L\u2019année suivante, le 1 7 mars 1913, il était nommé secrétaire du même ministère, puis le 2 septembre 1915, promu sous-ministre de l\u2019Agriculture.Commandeur du Mérite Agricole.Intelligent et laborieux, M.Grenier justifia promptement le choix de son chef.Le département de l\u2019Agriculture à Québec est depuis plusieurs années l\u2019un des plus importants de l\u2019administration.On y suit les mouvements agricoles avec une attention particulièrement vigilante.M.Grenier est membre de la Royal Agricultural Society of England, membre du Conseil d\u2019Agriculture et directeur de la Société d\u2019industrie laitière.A été élu vice-président de l\u2019American Association of Farmer\u2019s Institute Workers en 1917.Résidence: Québec. Le chanoine JOSEPH VAILLANCOIIRT La persistance de la plus digne des vocations n\u2019a probablement jamais été mieux démontrée que dans la courte esquisse biographique ci-dessous du chanoine titulaire du chapitre de l\u2019archevêché de Québec, qui, forcé par la maladie de suspendre ses études théologiques, se livra à l\u2019étude de la pharmacie, pour revenir, au bout de huit années à sa vocation première et fournir une carrière ecclésiastique qui fait certainement honneur au clergé canadien.C\u2019est donc le 24 mars 1864, à St-Henri, comté de Lévis, que naquit M.le chanoine Joseph Vaillancourt, du mariage de J.-C.Vaillancourt, boulanger, et de Geneviève Paquet, mie de Charles Paquet.Il fit ses études au Collège de Ste-Anne de la Pocatière, puis au Grand Séminaire de Québec.Deux ans plus tard, la maladie le força à discontinuer ses études; et, de 1887 à 1895 il s\u2019occupa d\u2019études pharmaceutiques.Mais, en 1895, son état de santé lui permit de continuer ses études théologiques, et M.Vaillancourt les reprit au Grand Séminaire de Québec pour y être ordonné prêtre le 23 mai 1897.De 189 < à 1905, il fut professeur o,u Col-lège de Lévis De 1905 à 1910, il fut curé aux Ecureuils.De 1910 à 1912, on le retrouve procureur à l\u2019évêché de Rimouski.De 1912 à 1915, il est curé à St-Lazarre-de-Bellechasse, et de 1915 à 1919 il administre la cure de St-Apollinaire-de-Lotbinière.Mais, depuis 1915, il est également attaché à l\u2019archevêché de Québec, en qualité de procureur diocésain II fut créé chanoine honoraire en 1922 et il est chanoine titulaire depuis 1926.C est en 1926 qu il fut appelé officiellement aux fonctions de procureur en charge de 1 archevêché de Québec.M.le chanoine Vaillancourt est l\u2019un des prêtres les plus dévoués du clergé québécois.141 EDGAR VEZINA Né à Québec, le 18 juin 1880, fils de feu Joseph Vé-zina, artiste musicien, ancien directeur de la Symphonie de Québec.Il a fait ses études au Séminaire et à l'Académie Commerciale de Québec.A épousé, le 14 août 1902, Eva Lafrance, décédée, fille de P.-G.Lafrance, secrétaire de la Banque Nationale, à Québec, dont il a cinq enfants: Marcelle, Yvette, Paul, Gérard et André.Après avoir débuté comme comptable, il fut nommé, en 1903, secrétaire-trésorier de la Compagnie de Pulpe de Péribon-ka, Lac Saint-Jean, qui avait alors pour président, l\u2019honorable Amédée Robitaille, ex-secrétaire de la Province dans le ministère Parent.En 1906, l\u2019honorable Auguste Tessier, trésorier de la Province, le nomma au bureau des vérificateurs de son département, en remplacement de feu J.-E.Drolet, fils du premier auditeur de la Province.A cette nouvelle charge, il se mit au courant des lois des différents départements concernant l\u2019apurement des comptes, et réussit par ce travail à améliorer sensiblement le système de vérification à la branche de l\u2019auditeur de la Province.A cause de son expérience dans l\u2019administration générale des affaires publiques, il fut, le 4 décembre 1918, promu par l\u2019honorable W.Mitchell, à la charge importante d\u2019assistant auditeur de la Province, en remplacement de feu Ephrem Chouinard.142 L\u2019HONORABLE NÉMÈSE GARNEAU Naquit à Ste-Anne-de-la-Pérade, le 15 septembre 1847, du mariage de Jean-Baptiste Garneau, médecin, et de Marie-Nathalie H infret.Fit ses études à l\u2019Académie Saint-Cyr et à l\u2019Académie du professeur Thom.Marchand de merceries, à Québec, de 1871 ù 1897.Promoteur et président de la Cie de Pulpe de Chicoutim; vice-président de la Cie de Pulpe et de Pouvoirs d\u2019eau de Chicoutimi; ancien directeur de la Quebec B.and R.Co.; Conseiller de Ch.de C.de Québec; membre du Conseil d\u2019Agricul-ture depuis 1897; Lauréat du Mérite Agricole 1895; membre du Conseil exécutif de la Société de l\u2019Industrie Laitière de la province de Québec, 1897-1905; président de la Société Générale des Eleveurs de la province de Québec depuis 1898.Promoteur et président de l\u2019association Les Prévoyants du Canada depuis sa fondation, 1909; vice-président de l\u2019association \u201cQuebec Fire\u201d depuis 1920.Fut élu membre de l\u2019Assemblée Législative pour le comté de Québec en 1897; membre du conseil législatif depuis 1901.Ministre de l\u2019Agriculture dans le Cabinet Parent, 1905.Membre du Comité exécutif de la N.Am.Pulp and Paper Co.Représentant du ministre de l\u2019Agriculture du parlement fédéral à la Commission des exemptions des soldats, 191\u2018,(5-1918.Président de la Commission de l\u2019Etablissement des soldats, en 1919.Président de la Commission des contingences du Conseil Législatif.Directeur de la Banque Provinciale depuis 1918.Chevalier Commandeur de l\u2019Ordre de la St-Grégoire-le-Grand, octobre 1916.Il épousa, le 24 octobre 1879, Marie-Elodie Plamondon, fille de J.-P.Plamondon, avocat de Québec.De ce mariage naquit un fils, Jules, et en secondes noces, Marie-Corinnne Paradis, fille de Fis Paradis, cultivateur.En politique; libéral.Résidence: 10 Avenue St-Denis, Québec.143 AIMÉ AUGER Est né à Ste-Croix, comté de Lotbinière, le 19 mars 1 883, du mariage de J.-Cléo-phas Auger, manufacturier de bois, et de Cédulie Ouellet, fille de Louis Ouellet.Ses études primaires terminées, il entra au collège de Lévis, où il obtint ses diplômes.Il débuta dans les affaires en 1904.Jusqu\u2019en 1911, il fut commis dans le bureau d'assurance Bcllcau &> Belleau, rue Saint-Pierre, Québec.En 1911, il devint associé de la maison qui continua à faire ses affaires sous le nom de Belleau £3 Auger.En 1922, il organisa le bureau de nouveau, et cette fois sous la raison sociale de Belleau, Auger £3 Turgeon, Ltée, absorbant les bureaux d\u2019assurance J.-B.Morissette, Charles Gagnon, Henri Bray.Depuis, la compagnie n\u2019a cessé de progresser et aujourd\u2019hui elle occupe tout le premier plancher de la Banque Nationale, 71, rue Saint-Pierre, Québec.Il n\u2019a jamais pris part à aucune lutte politique tant fédérale, provinciale que municipale.Il s\u2019intéresse activement à plusieurs oeuvres de bienfaisance et de charité.Membre du Club de la Garnison, du Quebec Golf Club.Sa récréation favorite est le golf.Le 16 juillet 1914, il épousa Mlle Juliette Mailloux, de Fraserville.Il a trois enfants, Suzanne, Marie-Madeleine et Paul.En politique, il est libéral.Résidence: 16, rue Laporte, Québec.MB _ j : 144 L\u2019honorable PHILIPPE ROY .\" Philippe Roy, médecin et chirurgien, Commissaire Général du Canada à Paris, est né à Saint-François, province de Québec, le 1er février 1868, fils de Jean-Baptiste et Joséphine Roy.Il fit ses études classiques au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec.A joué un rôle très important dans la politique du pays.Appelé au Sénat, le 8 mars 1906 et reçut la présente nomination, le 9 mai 1911.Est commandeur de la Légion d\u2019Honneur.Il épousa à Edmonton, en 1899, Mademoiselle Hélène Young.De cette union, sont nés trois fils et trois filles.Est membre des clubs Prairie (Edmonton), Automobile (Paris).En politique: libéral.Résidence: 56, Avenue du Bois de Boulogne, Paris, France.145 IVAN E.VALLÉE Naquit à Québec, le 11 février 1887, du mariage de feu Louis-André Vallée et d\u2019A-manda Genest.Il fit ses études commerciales complètes à l\u2019école Saint-Patrice de Québec, puis suivit un cours privé de mathématiques et entra à la faculté des Arts de l\u2019Université Laval de Québec en 1 905.Admis en 1906 à l'école Polytechnique de Montréal pour suivre les cours de génie.Reçut de l\u2019Université Laval, en 1 9 1 0 ses titres d\u2019ingénieur civil, d'ingénieur chimiste et de bachelier-ès-sciences appliquées.De 1910 à 1919, il agit en qualité d\u2019assistant de son père alors ingénieur en chef et directeur des chemins de fer du ministère des Travaux publics et du Travail de la province de Québec.En avril 1919, il fut appelé par le gouvernement à prendre charge de cette importante position officielle laissée vacante par suite de la mort de M.Louis-A.Vallée, son père.Il fut aussi nommé ingénieur de la Commission des Services d\u2019Utilité publique de la Province de Québec.Il est membre de plusieurs sociétés scientifiques, entre autres, l\u2019Engineering Institute of Canada, l\u2019Association des Anciens Elèves de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, la Société Géographique de Québec, la National Geographic Society des Etats-Unis, Société des Arts, Sciences et Lettres de Québec.Il a épousé le 20 mai 1912, Mademoiselle Gabrielle Legendre, dont lui sont nés quatre enfants: Louis-Ivan, Rolande, Marcel, Madeleine.I r 146 Monseigneur CAMILLE ROY Mgr Camille Roy.que le pape décorait du titre de protonotaire apostolique, en septembre dernier, est né le 22 octobre 1870, à Bêrthier (en bas), comté de Montmagny, du mariage de Benjamin Roy, cultivateur, et de Desanges Gosselin, fille de Pierre Gosselin.\t.\t,\t.\t.\t.Après son cours classique au Séminaire de Québec, il étudia la théologie a l\u2019Institut catholique de Paris et en Sorbonne où il fut licencié ès-lett.re».Il est docteur en philosophie de l\u2019Université Laval.Ordonne prêtre le 19 mai, 1894, il avait été professeur de philosophie à l\u2019Université Laval en 1892-1893.\t11 fut profes- seur de rhétorique au Séminaire de Québec, de 1894 à 1898, puis de 1901 à 1918.De 1918 à 1923, il fut préfet des études à la même institution, puis en 1923-24 il était directeur spirituel.Depuis 1897.il est professeur de littérature française à l\u2019Université Laval, et il en est le recteur depuis 192 4.Depuis cette meme année, il est aussi supérieur du Séminaire de Québec.Il a donc pris une part des plus actives a la direction de ces deux institutions enseignantes et si florissantes.Il s.\u2019cst occupé d\u2019études-critiques et d\u2019histoire de la littérature canadienne, et en sa qualité d\u2019écrivain, il est l\u2019auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels il convient de citer: \u201cNos origines littéraires\u201d; \u201cEssais sur la littérature canadienne\u201d; \u201cNouveaux essais\u201d; \u201cErables en fleurs\u201d; \u201cA l\u2019ombre des érables\u201d; \u201cLa critique littéraire au XTXme siècle\u201d; \u201cManuel d\u2019histoire de la littérature canadienne-française\u201d ; \u201cMonseigneur de Laval\u201d; \u201c(.\u2019Université Laval et les fêtes du cinquantenaire ; \u2018 Propos canadiens\u201d; \u201cLe troisième centenaire de Québec\u201d; etc.Il collabora aussi à nombre de revues.Prédicateur du carême, à Notre-Dame de Montréal, en 1915, il a à son actif une oeuvre oratoire considerable.Tl fut membre fondateur de la Société du parler français, en 1902.société dont il fut le président de 1906 è 1908.Il fut aussi le directeur de la revue de l\u2019Université Laval: \u201cLe Canada-Français\u201d, de 19)8 a 1924.Depuis 1904, il est membre de la Société Royale du Canada, et il est aussi membre de la Société Nationale Académique de Cherbourg.Chevalier de la Légion d\u2019IIonneur de France, en 192 5.En 1924, il décrochait le Prix David, avec son volume \u201cA l\u2019ombre des érables\u201d.Et l\u2019Académie Française couronnait en 1925 l\u2019ensemble de ses oeuvres en lui attribuant une médaille d\u2019or destinée à couronner l\u2019une des meilleures oeuvres de littérature française écrites à l\u2019étranger.Résidence: Séminaire de Québec.147 L\u2019abbé J.=N.4.DESJARDINS Ne le 5 février 1882, du mariage de Narcisse-Arthur Desjardins, médecin de Ste-Anne de la Pocatière, avec Angèle, fille de Joseph Dion, pilote.A fait ses études classiques au petit séminaire de Ste-Anne de la Pocatière.Entré en 1890, il en est sorti en 1902, avec le titre de bachelier.A fait sa théologie, partie à Sainte-Anne de la Pocatière, et partie au Grand Séminaire de Québec, et a été ordonné prêtre en 1907.Il a commencé à exercer le saint ministère comme vicaire à Saint-Roch, de Québec, en 1908.Quatre ans plus tard, il fut transféré à Saint-Jean-Baptiste, de Québec.Au début de la grande guerre, il offrit ses services et fut enrôlé comme aumônier militaire.Il fut envoyé en Angleterre avec les recrues canadiennes en entraînement, en 1915, et les accompagna en France en 1916.Il fut continuellement de service au front en 1916-17-18, et son dévouement lui valut la médaille de vermeil du gouvernement français, en 1918.Au cours des opérations, et pendant qu\u2019il était en service actif, il fut promu au rang de major.A son retour au pays, après l\u2019armistice, a été nommé aumônier militaire du Royal 22ième, en garnison à la citadelle de Québec, poste qu\u2019il occupe depuis 1921.148 L\u2019honorable JOSEPH ÉDOUARD CARON Né à Sainte-Louise, comté de l\u2019Islet, le 10 janvier 1866.Fils d\u2019Edouard Caron, cultivateur, et de Desanges Cloutier.Après avoir terminé son cours commercial au collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, il se livra dès l\u2019âge de 14 ans à la culture de la terre paternelle.11 fut secrétaire-trésorier du conseil municipal de Sainte-Louise de 1893 à 1912 et secrétaire-trésorier de la commission scolaire de cette paroisse, ainsi que du conseil du comté de l\u2019Islet et de la société d\u2019agriculture du même comté, de 1895 à 1912.Candidat aux élections fédérales générales de 1900 et à l\u2019élection partielle de janvier 1902.Elu par acclamation député de l\u2019Islet à la législature en septembre 1902.Réélu par acclamation en 190 4 et par 470 voix de majorité en 1908.Défait aux élections générales provinciales de 1912 par 9 voix de minorité, mais élu deux mois plus tard pour le comté des îles de la Madeleine par 4 00 voix de majorité.Réélu par acclamation pour ce dernier comté en 1916, 1919 et 1923.Ministres sans portefeuille dans le cabinet Gouin en janvier 1909, il est ministre de l\u2019agriculture depuis le 19 novembre 1909, sauf en 1912 et 1913, alors qu\u2019il fut ministre de la voirie.Créé docteur ès-science agricole par l\u2019Université Laval en 1920.A épousé en 1888, Léopoldine Castonguay, de Saint-Roch-des-Aulnaies (décédée en 1920).De ce mariage sont nés deux fils: Amédée, avocat à Rimouski, Paul-Emile, son secrétaire particulier, et une fille, Mlle Jeanne Caron.En politique: libéral.Réside à Québec depuis 1918.149 Est né à Québec, le 4 août 1876, du mariage de Tho-mas Duchaine, manufacturier de chaussures, et de Marie-Louise Simard.Ses études primaires terminées, il entra au Séminaire de Québec et termina son cours à l\u2019Académie Commerciale où il obtint ses diplômes.Il débuta dans les affaires en 1896.Il s\u2019intéressa à l\u2019industrie de la chaussure et succéda à son père à la tête de l\u2019importante manufacture qui porte son nom.Cette maison qui est avantageusement connue est l\u2019une des plus prospères de la province.J.= Il n\u2019a pris aucune part aux luttes politiques et ne s\u2019est jamais porté candidat aux charges publiques.Il est directeur de la Merchants & Employers Guarantee & Accident Co., de Montréal.Il s'intéresse à plusieurs oeuvres de bienfaisance et de charité, entre autres au Secrétariat des Familles, dont il est le trésorier.Il ne fait partie d\u2019aucune société et n\u2019est membre d\u2019aucun club.Sa récréation favorite est son foyer.Le 28 juin 1904, il épousa Marie-Valéda Lauzon, fille d\u2019Exupère Lauzon, d\u2019Ottawa, Ont.Il a dix enfants.En politique il est libéral.Résidence: 169, Grande Allée, Québec.150 70850^88 Monseigneur AMÉDÉE GOSSELIN Né le 30 septembre 1803, à Saint-Charles-de-Bellechasse, il est le fils d'Eugène Gosselin, cultivateur, et d\u2019Arthémise Fournier.\t, .\t.Il fit son cours complet au Séminaire de Québec, dont huit ans au petit s°rninaire, et quatre ans au grand séminaire.\t,\t,\t_ .\t, Ordonné prêtre le 31 mai 1890, il a toujours reside au Séminaire de Quebec, ou il a rempli successivement les fonctions de professeur de Belles-Lettres et Rhétorique, ainsi que de Préfet des études 1894-1904; de professeur d\u2019Histoire du Canada, de 1893 jusqu\u2019à ce jour.\t, ^\t\u201e .\t.,,TT .T n - Il fut aussi supérieur du Séminaire de Quebec et Recteur de 1 Université Laval, de 1909 à 1915.\t_\t, , ,,TT .\t.\t.Depuis 1904 il est archiviste du Séminaire et de 1 Université, et il exerce cette fonction simultanément avec celle de professeur (^Histoire du Canada.En 1911, il était élu membre de la Société Royale du Canada.Il fut élevé à la dignité de protonotaire apostolique en 1913, puis à celle d archidiacre du chapitre de Québec, en 1915.Il a fait deux voyages en Europe, en 1919 et en 1925.A part une multitude d\u2019articles divers dans les journaux et revues de la province, il a publié à Lévis, en 1900, \u201cLa famille Coulon de Villiers\u201d; puis a Quebec, en 1911, \u201cL\u2019Instruction au Canada sous le régime français\u201d, ouvrage fort documente dont d edition est épuisée.C\u2019est cet ouvrage qui valut à son auteur le prix 1 erret, de 1 académie des Sciences morales et politiques de France.Monseigneur Gosselin est un de nos historiens les plus qualifiés et un écrivain dont la haute valeur et la reputation nous font honneur.En résidence au Séminaire de Quebec.151 RONÉO «[GUÈRE M.Roméo Giguère manufacturier en cuirs, est né le 25 mars, à Québec, en 1878, du mariage de David Giguère, marchand, et de Marie Sansfaçon.Après ses études chez les Frères de la Doctrine Chrétienne, il débutait dans l\u2019industrie de la chaussure, de 1895 à 1898.Il entra alors au service de M.Nazaire Fortier, et en 19 11, il devenait l'associé de son patron, sous la raison sociale de Nazaire Fortier et Compagnie.Il ne s\u2019intéressa pas activement aux affaires publiques, fédérales, provinciales ou municipales, s'occupant uniquement de son commerce.Il est cependant intéressé comme actionnaire ou autrement dans plusieurs compagnies financières et commerciales.La pêche est sa récréation favorite.Le 10 juin 1901, il épousait Mademoiselle Anna-Marie Darveau, fille de Théophile Darveau, et il eut de ce mariage, dix enfants tous vivants.En politique, M.Roméo Giguère est indépendant.Résidence: 336 rue Saint-François.152 -'I MONSEIGNEUR ÉLUS ROY Mgr Elias Roy, que Sa Sainteté Pie XI nommait Prélat domestique, en 10 24, par un bref pontifical spécial, est considéré comme l\u2019un des prêtres les plus érudits du clergé de la province de Québec.Il naquit le 14 février 1870, à Lévis, du mariage de Jean Roy, maçon, et de Zoé Filteau.Il fit ses études classiques au Collège de Lévis, de 1882 à 1880, puis après un an de Grand Séminaire, il entrait au Collège de Lévis, en qualité de professeur.11 y est resté jusqu\u2019à ce jour, se dévouant à la noble cause de renseignement.Il fut ordonné urètre à Charlesbourg, le 28 mai 1893, par Sa Grandeur Mgr L.-N.Bégin, devenu plus tard cardinal.Ce fut d\u2019abord par l\u2019enseignement des belles-lettres qu\u2019il débuta, mais il enseigna successivement, et parfois simultanément, tant était grande son endurance et sa capacité d'assimilation, les différentes sciences du programme supérieur: physique, chimie, histoire naturelle, mathématiques.Il fut même requis, à trois reprises différentes, d\u2019occuper la chaire de théologie morale (1900-1909.1919-1921.1924-1925).En 1919.il a publié un opuscule sur une question d\u2019un haut intérêt moral \u201cLe Mariage dans l\u2019ancienne discipline et la nouvelle\u201d.En 1898, l\u2019Université Laval le créait Maître-ès-arts.Profondément touché et intéressé par la majestueuse beauté du chant grégorien, il alla étudier en 1913, cette plus haute forme de la musique sacrée, recommandée par le Motu Proprio, à Quarr Abbey, en Angleterre, puis, il revînt l\u2019introduire au Collège de Lévis.De 1904 à 1907, et de 1917 à 1923, Mgr Rov fut directeur des ecclésiastiques, et il abandonna cette fonction, en 1923, pour devenir supérieur du Collège de Lévis.Ce fut en 1924, que Sa Sainteté Pie XI émettait, le bref le nommant Prélat, domestique.C\u2019est Mgr Rov qui a eu la principale part dans l\u2019organisation de l\u2019Association des anciens élèves du Collège de Lévis, fondée en 1915 et établie sur des bases définitives en 1917.Mgr Rov est aussi depuis 1910.chapelain de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.153 Marc=AurèIe Lemieux Avocat Naquit à Québec, le 24 avril 1879, du mariage de sir F.-X.Lemieux, juge en chef de la Cour Supérieure, et de Diane Plamondon, fille de Marc-Aurèle Plamondon, juge de la Cour Supérieure.Il fit son cours classique au Collège des Jésuites, à Montréal, et son droit à l\u2019Université Laval, de Québec.Admis au barreau de la Province de Québec, le 5 juillet 1902.Il a depuis exercé sa profession à Québec, avec grand succès.Créé Conseil du Roi, le 1er janvier 1914.M.Lemieux est un fervent de tous les sports.En politique, il est libéral.Il a épousé, le 21 septembre 1902, Corinne Simard, fille de François Simard, négociant, de Québec, dont il a un fils unique: Marc-Aurèle.154 Sir FRANÇOIS XAVIER LEMIEUX Fils de Antoine Lemieux et Henriette Lagueux.Né à Lévis, P.Q., le 9 avril 1851.A fait ses études classiques au collège de Lévis et au Séminaire de Québec.Etudia le droit à l\u2019Université Laval de Québec, où il obtint ses degrés de LL.B.et LL.D.Admis au Barreau en 1872.A épousé, le 4 février 1874, Diane, fille de feu le juge M-A.Plamondon.Bâtonnier du barreau de Québec en 1896; bâtonnier général en 1897.Fameux criminaliste.Fut procureur de la Couronne pour le district de Beauce.A défendu Riel dans le procès de haute trahison, à Régina, en 1885.Fut l\u2019avocat de l\u2019hon.H.Mercier, devant la Commission Royale en 1892 Député de Lévis à la Législature de 1883 â 1892 et de Bonaventure, de 1894 à 1897.Juge de la Cour Supérieure depuis 1897.Nommé juge en chef de la Cour Supérieure à Québec, le 13 janvier 1911.Membre du Conseil de l\u2019Instruction Publique et Commandeur de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire.Porte le titre de Sir François Lemieux depuis le 1er janvier 1915.A six filles et six garçons.A présidé â Montréal, en juin dernier, le procès de l\u2019abbé Adélard Delorme, accusé de meurtre.Résidence: 77, rue Sainte-Ursule, Québec.155 Joseph=Alphonse Bégin Né à Lévis, le 25 avril 1 865, du mariage de Pierre Bégin et de Emélie Bégin.Il fit ses études commerciales et classiques au Collège de Lévis et son droit à l\u2019Université Laval, de Québec.Admis à la pratique du notariat en 1887, il exerça cette profession durant 15 ans.En 1902, il s\u2019associa à quelques-uns de ses clients et commença avec eux l\u2019organisation de compagnies pour l\u2019exploitation du bois sur une grande échelle.Bientôt leurs opérations forestières, dirigées de sept différents établissements, s\u2019étendaient sur le côté sud du Saint-Laurent depuis les Cantons de l\u2019Est jusqu à Gaspé.Il prit pendant 11 ans une part active à ces opérations et s\u2019occupa durant la même période de l\u2019exploitation de l\u2019amiante.Subséquemment, il contribua à l\u2019organisation de compagnies de placement et de fiducie.En 1917, le gouvernement de la province, le nomma contrôleur du revenu.Son premier travail fut de rendre effectif le contrôle de la perception des revenus en établissant un nouveau système de comptabilité et un mode spécial de vérification du travail des différents percepteurs.Il s\u2019appliqua ensuite à centraliser l\u2019administration des différentes sources de revenus.Il fut chargé en 1918 de la rédaction de lois à l\u2019effet de créer un ministère des affaires municipales, de mettre sous le contrôle du gouvernement de la province, l\u2019administration des fonds d\u2019amortissement et l\u2019opportunité des emprunts municipaux.M.Bégin est veuf et père de quatre enfants nés de son mariage avec feu Alphonsine Audet, fille de feu l\u2019honorable Nico-dème Audet, conseiller législatif pour la division Lauzon.156 J.«F.=IU01IL DIONNE Certains citoyens ont une dualité de personnalités qui les rend également sympathiques et populaires dans des milieux fort différents.M.1.-F.-Raoul Dionne est de ceux-là.L\u2019un des principaux représentants de la maison Holt-Renfrew, à Québec, depuis plusieurs années, il a su se faire estimer dans les cercles commerciaux.C\u2019est un négociant courtois, averti et aux vues larges.Mais il y a aussi chez lui l\u2019intellectuel, l\u2019artiste, le musicien dont le dévouement pour l\u2019avancement artistique de la vieille capitale est sans bornes.J.-F.Dionne est né à Québec le 2 décembre 1877, du mariage de Télesphore Dionne, menuisier, et de Joséphine Delisle.Il fit ses études chez les Frères des Ecoles chrétiennes et débuta fort jeune dans les affaires, en 1890.Il y a 25 ans qu\u2019il est représentant des manufacturiers, et il est aujourd\u2019hui acheteur pour le rayon de la confection pour dames de la maison Holt-Renfrew, à Québec.Si les luttes politiques le laissèrent plutôt froid, il s\u2019est toujours intéressé, par contre, à l\u2019avancement du mouvement littéraire et musical, tant à Montréal qu\u2019à Québec.Fils et frère de musiciens de renom,\u2014il est le frère de feu T.-O.Dionne, le luthier bien connu de Montréal,\u2014il chanta «l\u2019abord comme soprano à la maîtrise de Notre-Dame, de Montréal, direction Charles Labelle.Quelques années plus tard, nous le retrouvons baryton soliste au choeur du Gésu, sous la direction de son professeur Alex.-M.Clerk.Il suit ce dernier, toujours en qualité de soliste à St-Louis-de-France.Depuis 26 ans, il a pris la part la plus active au mouvement musical au Canada et aux Etats-Unis, chantant comme soliste dans presque toutes les villes de la province et même aux Etats-Unis.Il habite Québec depuis 16 ans et fut maître-de-chapelle à Manrèse en 1914-15.Il est le premier «lirecteur et fondateur des Chanteurs de St-Dominique.Il est rédacteur du coin des musiciens dans \u201cLe Terroir\u201d, et c\u2019est lui qui organisa le premier concours musical du journal susdit.Deux de ses conférences sur l\u2019histoire de la musique eurent un succès marqué.V.-prés.de la Soc.des Arts, Sciences et Lettres de Québec; membre du Club Rotary de Québec.L\u2019équitation est la récréation favorite de M.Dionne.Le 9 juin 1902 il épousait Mlle Hélène Hickok, fille de M.Thomas Carter-IIickok, de Montréal.Quatre enfants sont nés de ce mariage.Survivent: Guy et Yvette.Rés.: 108 rue Aberdeen, Québec.157 JOSEPH CÔTÉ M.Joseph Côté, l\u2019un des commerçants et citoyens les plus marquants de Québec, est né le 24 mars 1868, à Trois-Pistoles, comté de Témiscouata, du mariage de Théophile Côté, cultivateur, et de Flavie Larrivée, fille de Nicolas Larrivée.Il fit ses études au collège Notre-Dame-de-Lévis, et dès le 3 mai 1887, il débutait dans le commerce, au No.258 de la rue Saint-Joseph, à, Québec.Le 27 octobre suivant, il ouvrait une succursale au No.355 de la rue Saint-Paul.En juin 1888, il vendait le premier poste, rue Saint-Joseph, et en avril 1897, 1 déménageait au No.179 de la rue Saint-Joseph.Enfin, en avril 1901, il ouvrait la maison de gros actuelle, au No.188 de la rue Saint-Paul.Aujourd'hui, la compagnie Jos.Côté, Limitée, exploite une chaîne de huit magasins de tabac dans la Cité de Québec, tous organisés pour donner un service de première classe, munis d\u2019une installation des plus modernes et possédant un assortiment de marchandises incomparables au Canada.Cette maison a aussi des représentants à Montréal, Hull, Winnipeg, Régina, Calgary, Vancouver, C.A., Moncton, N.B., ainsi que des représentants-expéditeurs au Havre et à Liverpool.La maison Jos.Côté a l\u2019agence exclusive pour la distribution au Canada et aux Etats-Unis, pour les célèbres pipes \"Sicana\u201d, \u201cEtoc\u201d et \"Trans-Canada\u201d.M.Joseph Côté fut échevin de la ville de Québec, de 1910 à 1916, et président du département du feu de 1914' à 1916.Il est membre de la Chambre de Commerce de Québec, depuis 1901, et il fut membre du conseil de cette chambre, de 1908 à 1911; il fut l\u2019auditeur de 1911 à.1921.Il est président de la firme Jos.Côté, Limitée, importateurs d\u2019articles de fumeurs et négociant en gros.Cette compagnie est incorporée depuis avril 1919, conformément au statut fédéral, au capital de $250,000.00.M.Côté fait partie de la Société Saint-Vincent-de-Paul, de la Ligue du Sacré-Coeur et de la Congrégation de la Sainte-Vierge.Il est Chevalier de Colomb, depuis 1904 et il fut admis au 4me degré en 1920.Il est aussi membre du Quebec Automobile Club et directeur de ce club depuis 1920.Ses récréations favorites sont la pêche, les voyages et l\u2019auto.Le 14 mai, 1889, il épousait en premières noces, Marie-Louise Cé-lanie Dussault, décédée le 20 mars 1911; le 8 avril 1913, il convolait de nouveau avec Valéda Bilodeau, fille de Théophile Bilodeau, cultivateur, décédée le 15 août 1918, et enfin, le 5 septembre 1922, il épousait en troisième noces, Marie-Rose Bolduc, fille de G.-A.Bolduc, bijoutier.Quatre fils et douze filles sont nés du premier mariage; un fils, Roland, est né du deuxième, et une fille, Andrée, est née du troisième mariage.Résidence: 48 Chemin Ste-Foye.158 T:v' ALBERT R.DECARY Ingénieur et Architecte-Conseil, M.Albert-R.Decary est né à Montréal le 21 octobre 1875, du mariage de Alphonse-Clovis Decary, notaire, et de Délina Saint-JJean; descendant de Jean Decary, l\u2019un des pionniers de Montréal, venu de France avec Maisonneuve et établi à Ville-Marie dès 164 2.M.Albert-R.Decary reçut son éducation classique au collège Saint-Laurent, puis au collège Sainte-Marie, et à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.En 1890, il débuta dans la pratique de sa profession à Montréal; en 1899, il était nommé ingénieur pour le Ministère des Travaux Publics du Canada; en 1905, il était nommé ingénieur du District de Québec; depuis 1913, il est ingénieur surintendant de la Province de Québec pour le même Ministère des Travaux Publics du Canada.En 1906, il était nommé officier du corps d\u2019intendance militaire, l\u2019année suivante promu officier spécial du corps d\u2019intelligence.Directeur du Club de la Garnison de Québec, il est aussi membre du Quebec Golf Club, de l\u2019Engineer\u2019s Club of Montréal, du Royal St-Lawrence Yacht Club de Montréal, et membre honoraire du Quebec Yacht Club.Il est président de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de la Province de Québec; vice-président de l\u2019Engineering Institute of Canada; président de la Section de Québec de l\u2019institution précédente; membre de l\u2019Association des Architectes de la Province de Québec; \u201cFellow\u201d du Royal Architectural Institute of Canada; membre de la Chambre de Commerce de Québec; membre de l\u2019Association Permanente Internationale des Congrès de Navigation; membre de l\u2019Institut Canadien; de la Société de Géographie du Canada; de la Canadian Forestry Association.En 1903, il épousait Mlle Alice de Beaufort-Brunelle, décédée, fille de Guillaume de Beaufort-Brunelle; il a un fils, M.Pierre de Beaufort-Decary.Résidence; 16 rue des Grisons, Québec.159 Olivier = Napoléon Président, The Rock City Tobacco Co., Limited: président Drouin Frères, Limitée, épiciers en gros: ancien directeur de la Banque Nationale.Membre de la Commission des Liqueurs.Naquit à Québec, le 18 juillet 1862, fils d\u2019Olivier Drouin.Fit ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Québec.Marié en 1887, à Amanda Lafond.Débuta dans le commerce d'épiceries avec son père, à Québec.A la mort de son père, en société avec ses deux frères il s\u2019engage dans le commerce d'épiceries en gros, sous le nom de Droutn Frères & Cie.Cette maison porte maintenant le nom de Drouin Frères, Limitée, et compte au nombre des premières maisons de gros de Québec.Fonda aussi, en 1899, la Rock City Tobacco Co., Limited, une industrie qui s\u2019est développée merveilleusement.Président de la Rock City Cigar Co., président de la Deschambault Quarry Corporation, directeur de la d'Auteuil Lumber Co., Limited.Echevin de la cité de Québec de 1895 à 1909; Maire de Québec de 1910 à 1916.Président de la Commission des Chemins de Québec.Sociétés: Chevalier de Colomb, I.O.F., C.M.B.A., Co.U.\\V., Royal Arcanum.M.Drouin est Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand.Libéral.Résidence : 206, rue Saint-François, Québec.160 15 ALEXANDRE GEORGES SABOURIN M.Alexandre-Georges Sabourin est l\u2019un des ingénieurs civils de confiance du ministère fédéral des travaux oublies; il est chargé de la construction et de l\u2019entretien des quais et s\u2019occupe des travaux de creusage (draguage) dans le but de faciliter la navigation intérieure et costale.C'est le 5 iuin 1S76, qu\u2019il naquit à Beloeil, comté de Verchères.Qué., du mariage de J.-B.Sabourin, cultivateur, et de Denise Jeannotte.Il fit son cours classique au Collège Sainte-Marie à Montréal, puis étudia le génie civil à l\u2019Ecole polytechnique de Montréal.Après avoir gradué en 1902, il débuta dans la carrière en s\u2019occupant de travaux d\u2019aqueduc, de draguage et de voirie, à Lévis, à Joliette et à Montréal.En 1905-1906, il prenait une part active à l\u2019étude du projet de construction du canal de la Baie Géorgienne, pour le compte du ministère des travaux publics à Ottawa.Peu après, il devenait assistant ingénieur du même département, pour les districts de Québec, Montréal et Sherbrooke.En 1911, le gouvernement lui accordait la promotion d\u2019ingénieur de district, pour le même département des travaux publics, à Sherbrooke même, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019en 1921, alors qu\u2019on lui confia à Québec, le poste de confiance qu'il occupe aujourd\u2019hui.Est intéressé dans la Société générale de prêts des Cantons de l\u2019Est.Fait partie des Chevaliers de Colomb, et ses récrations favorites sont la musique, la lecture et les exercices au grand air.Le 21 mai 1907, M.Sabourin pousait Mlle Marie-Alida Beaudet, fille de M.Geo.-J.Beaudet, et une fille est née de ce mariage: Fernande.En politique: Indépendant.Résidence: Courville, près Québec.161 ÉDOUARD HAMEL Né à Pont-Rouge, comté de Portneuf, le 29 décembre 1 878, le notaire Edouard Hamel est le fils de Ferdinand Hamel et de Eva Edleston.Après un excellent cours classique au séminaire de Québec et de brillantes études légales à l\u2019Université Laval de Québec, il fut admis, en 1906, à la pratique du notariat.Il exerce depuis lors sa profession dans sa place natale, où il jouit de la considération de tous ses concitoyens et dirige une étude très fréquentée.Il a toujours pris le plus vif intérêt aux affaires municipales.Il a été secrétaire-trésorier de la municipalité du village de Pont-Rouge de 1911 à 1920, alors qu\u2019il fut élu maire.Il s\u2019occupe aussi de la politique provinciale.En octobre 1920, il fut élu par acclamation comme successeur de sir Lomer Gouin pour représenter le comté de Portneuf à la législature provinciale.Apres une lutte mémorable livrée contre le candidat op-positionniste, il fut réélu, le 5 février 1923, par une écrasante majorité de 1,600 voix.Il est vice-président de \u201cLa Fonderie Suprême Limitée\u201d, de Pont-Rouge.Il ne fait partie d\u2019aucun club, et il trouve ses récréations favorites dans la chasse, la pêche et le jeu de tennis.Il a épousé, en octobre 1913, Jeanne Dallaire, fille de Jean-O.Dallaire.De ce mariage sont nés Jean, Robert et Madeleine.En politique, libéral.Résidence: Pont-Rouge, comté de Portneuf, P.Q.JAjQU SI:-:., 162 , JULES GAUVIN Né à Neuville, comté de Portneuf, le 19 novembre 1867.Il débuta dans les affaires en 1884 comme commis dans une épicerie, quelques années après il abandonna cette ligne pour entrer dans le commerce de nouveautés.Après avoir servi dans nos meilleurs maisons d\u2019alors il formait en 1904 une Compagnie avec M.Ephrem L\u2019Heureux sous le nom de L\u2019Heureux et Gauvin.En novembre 1913, la dissolution ayant été décidée il entreprit de continuer seul le commerce de nouveautés au poste où il est actuellement.Par son énergie, son travail et son honnêteté a réussi à se créer une clientèle considérable.Tout absorbé par la conduite de ses affaires il s\u2019intéressait néanmoins aux affaires civiques e\tques, mais a toujours refusé les suffrages populaires, malgré diverses instances faites en différentes occasions.Il s\u2019est toujours montré favorable et généreux aux oeuvres de bienfaisance et de philanthropie et cela sans aucune ostentation.Il est exprésident de l\u2019Association des Marchands-Détaillants, Commissaire du Port de Québec, membre de la Chambre de Commerce de Québec.Il appartient à plusieurs clubs sportifs de la vieille capitale, ainsi qu\u2019au Club de Réforme.Il n\u2019a pas de meilleure récréation que le travail.En politique: libéral.Résidence: 171 rue des Fossés, Québec.163 00 Louis=Cyrius Jacques Né à Québec, paroisse St-Roch, le 5 février 1 882, du mariage de Joseph-I.Jacques, voyageur de commerce, et de Julienne Vaillancourt, fille de Simon Vaillancourt.11 fit ses études classiques au Séminaire de Québec, et ses études légales à l\u2019Université Laval de Québec.Admis au notariat le 15 juillet 1905, il se mit immédiatement à l'exercice de sa profession, à laquelle il se consacra exclusivement.Il s\u2019est spécialisé dans les questions de prêt hypothécaire et il administre plusieurs compagnies d\u2019immeubles.En 1 9 1 8, il fut élu membre de la Chambre des Notaires.Il est gérant des compagnies suivantes: \u201cLe Parc Jacques-Cartier Ltée\u201d, \u201cLes Grèves St-Charles Ltée\u2019\u2019, \u201cThe Quebec Bridge Realty Ltd\u201d, et \u201cLes Habitations Royal-Rousillon Ltée\u201d.Il s\u2019intéresse tout particulièrement à la société Saint-Vin-cent-de-Paul.Il est membre de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.Le tourisme est sa récréation favorite.Il a épousé, le 17 juin 1907, Céline Guay, fille de feu Joseph Guay, marchand de cuir.De ce mariage sont nés huit enfants, tous vivants: Julienne, Paul, Antoine, Thérèse, Gérard, Françoise, Dominique et Madeleine.Résidence: 131 rue Claire-Fontaine, Québec.Etude: 229 rue St-Joseph, Immeuble \"Quebec Railway\u201d.164 ALFRED VALÈRE ROY Le doyen de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, considéré comme l\u2019un des principaux chirurgiens du district de Québec, est né à Bienville de Lévis, le 3 mai 1S70, du mariage de Alfred Roy, ingénieur-mécanicien, et de Laetitia Robitaille, hile de François Robitaille.Après son cours classique au collège de Lévis, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval, à Québec, et fut admis à la pratique de sa profession en 1894.Il se spécialisa surtout dans la chirurgie et se créa en peu de temps, une réputation enviable.Cependant, sans négliger les devoirs de sa profession, il s'intéressa tout le temps aux affaires publiques, et les luttes politiques, surtout celles de sa province, l\u2019attiraient invinciblement.Libéral convaincu, il prit une part des plus actives aux différentes campagnes poitiques, et le 23 mai 1916, il était élu député à la Législature de Québec, pour sa division, par une substantielle ma.iorité.En 1919, il fut élu par acclamation, et réélu de nouveau en 1923, par une forte ma.iorité.Tout entier à la pratique de sa profession et à ses devoirs de représentant du peuple, il ne trouva pas le temps de s\u2019intéresser dans les compagnies financières et commerciales.L\u2019H pital seul dont il est le doyen occupe tous ses instants.Le docteur Roy est cependant Chevalier de Colomb et il fut un fidèle navigateur pendant deux ans.La pêche et la chasse sont ses récréations favorites.Le 7 iuin 1904, il épousait Mlle Bella Kiely, fille de M.Moses Kiely et de dame Zélé Guay, de Berlin.N.TT.En politique: libéral.Résidence: Avenue Bégin, Lévis, P.Q.165 G.=W.JOLICOEUR Médecin George - William Lacbaine dit Jolicoeur est né à St-Roch de Québec, le 28 avril 1859, du mariage de William Jolicoeur et de Emelaudre Labrec-que.On l\u2019envoya d\u2019abord à l\u2019école de M.Dion, puis à celle des Frères à St-Roch.De là, il passa au séminaire de Québec et ensuite à l\u2019Université Laval où il gradua avec distinction en 1 883.Le docteur Jolicoeur pratiqua durant plusieurs années à Saint-Sauveur avec beaucoup de succès.Il devint médecin examinateur de plusieurs compagnies d\u2019assurances, et de sociétés mutuelles C.M.B.A., Forestiers Can., Forestiers Indépendants, Union St-Joseph de St-Roch et St-Sauveur.La politique municipale finit par le tenter et en 1890, il fut élu pour représenter le quartier St-Valier.On lui confia la présidence du Comité de santé qu\u2019il réorganisa promptement, mais il refusa de briguer les suffrages dans la nouvelle division de St-Sauveur créée au parlement provincial.La médecine ne le laissa pas longtemps à l\u2019Hôtel de Ville.Il démissionna pour aller suivre des cours spéciaux à New-York: cours de gynécologie, d'auscultations, d\u2019électricité.Il suivit assidûment aussi la clinique des grands hôpitaux de la métropole américaine.De retour à Québec, le Dr.Jolicoeur se donna de nouveau à sa profession.Entre temps, il s\u2019intéressait aux sports.Amateur de chevaux dont il possédait les plus beaux specimens, il contribua beaucoup à convaincre plusieurs sociétés d\u2019agriculture de l\u2019importance de l\u2019élevage du cheval.A la mort du Dr Belleau, en 1 904, le Dr Jolicoeur fut nommé coroner pour le district de Québec.En cette qualité le Dr.Jolicoeur a dirigé plusieurs enquêtes très importantes, entr\u2019autres les enquêtes des deux accidents du Pont de Québec et celle des émeutes de Québec.166 PIERRE OEORGES ROY isif- \"'*¦ Membre de la Société royale du Canada depuis 1904; officier de l\u2019instruction publique, France, en 1906: miandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire-le-Grand; docteur ès-lettres de rUmversitc Laval ; docteur en droit de liversité i Notre-Dame de l\u2019Tndiana: docteur is-lettres de l\u2019Universite d\u2019Ottawa ; membre honoraire de la comma Société historique de Boston, titulaire de la médaille de la médaille de la Société historique de Montréal, etc.Né à Lévis le 2 3 octobre 1S70 et fils de Léon Roy, notaire et de Marguerite Lavoie, M.l ierre-Georges Itov fit ses études au collège de Lévis et au séminaire de Québec.Il s\u2019occupa très jeune de journalisme et.sa première aventure fut de fonder en 1890 Le Glaneur, petite revue mensuelle, littéraire et historique.M.Roy fit ensuite partie de la rédaction du Canadien, alors que l\u2019hon.M.Tarte en était le dïrecteur puis de a redaction du Quotidien.11 édita le Moniteur de Levis, pendant plusieurs années, puis, en 189;.fonda le Bulletin des recherches historicities, revue qui jouit d\u2019une réputation considerable et qui remplit sur notre continent le meme rôle que l\u2019Intermédiaire des chercheurs et des curieux, en France et que les Notes and Queries en Angleterre.Les volumes parus sont remplis de notes de commentaires et de documents la plupart inédits et de la plus grande utilité pour ls historiques, les annalistes et les généalogistes.Plus tard M Roy ^t attache au service des Archives du Dominion, puis en 1920, il devenait archiviste en chef de la Province de Quebec, charge dont il est.le premier titulaire.Par son activité extraordinaire, par son érudition, par sa position d archiviste et celle de secrétaire de la Commission des monuments historiques, il a pu conseiller ou réaliser plusieurs projets et mouvements, qui plus que jamais ont mis en honneur les etudes archéologiques, généalogiques ettra-ditiona.istes.Donner une liste des ouvrages qu\u2019il a publiés\tserait, impossible dans le\tcadre de cette\tnotice, contentons-nous d\u2019en signaler quelques-uns ds principaux.\tGenealogies des familles\tde Blainville,\t\u2022*- Valtrie, Duchesnay, ddviste d^ Québec \u2018depuis\u2019 19 21?etc!, etc.M.Roy'a épousé,\tà Lau/.on, le 8 juin 1890,\tMlle Eugénie,\tfille\tde A.T.Marsan, avocat.Il a quatre enfants, dont trois fils et\tune fille qui est religieuse\tche zles Soeuis de\tla Charité de Québec.Résidence: Lévis, P.Q.atons-nous d\u2019en signaler quelques-uns ds principaux.Genealogies des familles cie maimnie, ue w e, de Verchères, de Rame/av.de Salaberry, de Boisbriand, de Tonnancour, de Gaspé, Tache.Taschereau, ¦snay, Faribault, Panet, etc.I.es Noms géographiques rte la province rte Quebec: li.rte Vincennes Jonda-le P Indiana: les Petites Choses 32 Parc Lafontaine.Montréal.281 JEAN PAUL BASTIEN M.Jean-Paul Bastien, architecte, est descendant, du côté paternel aussi bien que du côté maternel, de deux de nos plus vieilles familles canadiennes-françaises de Vaudreuil et Terrebonne.C\u2019est à Vaudreuil, Qué., qu\u2019il naquit, le 1 8 avril 1 892, du mariage de feu François-de-Sales Bastien, avocat et exbâtonnier de la Province de Québec, et de Joséphine Masson, fille de feu John Masson, et petite fille de feu l'hon.Joseph Masson, seigneur de Terre-bonne.Après ses études au Collège Ste-Marie et au Mont-St-Louis, à Montréal, il débutait dans sa profession en 1917, après avoir suivi les cours de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, d\u2019où il sortait avec son diplôme d\u2019architecte obtenu avec la plus grande distinction.Une fois diplômé, il alla en Europe où il fit un stage prolongé dans le but de se perfectionner dans sa profession.A son retour, il s\u2019associa M.J.A.E.Cartier, avec lequel il pratique depuis, au No.76 de la rue St-Jacques, Montréal.Il est l\u2019arhcitecte de la succession de l'hon.Joseph Masson, et il est aussi l\u2019auteur des plans d\u2019un grand nombre de constructions importantes de la métropole et des environs.Ami des Beaux-Arts qu\u2019il encourage, et de la musique en particulier, il est actionnaire de la Société canadienne d\u2019opérette.Les oeuvres de bienfaisance l\u2019intéressent également.M.Jean-Paul Bastien est Chevalier de Colomb du troisième degré.Il est membre du Club St-Denis, du Cercle Universitaire et membre à vie de l\u2019Association Athlétique Amateur du National.Il est lieutenant dans le régiment de Maisonneuve.Les voyages sont sa récréation par excellence.Le 12 octobre 1926, il a épousé Mademoiselle Noella Boileau, fille de M.Camille Boileau.Il est indépendant en politique.Résidence: Vaudreuil-Village, Qué.282 Le chanoine P.=A,=ADÉLARD BELLEMARE Le 9 février 192(5.une foule considérable, parmi laquelle on remarquait les sommités de notre clergé, était réunie dans le temple de Batisean â l'occasion de la cérémonie d\u2019investiture du chanoine Bellemare, curé de cette florissante paroisse, qui, quelques jours auparavant, avait été créé chanoine honoraire de la cathédrale des Trois-Rivières.Ce fut une fête religieuse d\u2019un éclat extraordinaire, à laquelle présidait S.(J.Mgr Frs-Xa-vier Cloutier, évêque des Trois-Rivières.Le distingué prélat, faisant l\u2019éloge du nouveau titulaire, insista sur son apostolat pour le salut des âmes, ses qualités d\u2019administrateur, d\u2019éducateur et d\u2019orateur sacré.M.le chanoine Pierre-Antoine-Ad.Bellemare est né à Yamaehiche, comté de St-Maurice, le 5 juillet 1859 du mariage de Joseph Bellemare, cultivateur, et de Hermine Gélinas.11 fit ses études classiques au séminaire de Nicolet et ses études théologiques au séminaire des Trois-Rivières.Ce fut aux Trois-Rivières, le 21 sept.1884, qu\u2019il fut ordonné prêtre par Mgr LaFlèehe.Il débuta dans le ministère en qualité de vicaire à St-Boniface de Shawi-nigan avec desserte de St-Mathieu de Caxton (1884-90) où il construisit la première chapelle en 1889.\t11 fut curé de St-Elie de Caxton de 1890 à 1900 avec continuation de la desserte de St-Mathieu jusqu\u2019en 1891.C\u2019est lui qui établit, à St-Elie de Caxton le Calvaire de la Montagne et le chemin de la croix avec les distances exactes des diverses stations parofi Notre-Seigneur a passé lors de sa passion.Des études spéciales sur la Terre Sainte lui inspirèrent le projet de ce calvaire qu\u2019il réalisa en 1895.Il fit le pèlerinage de Terre-Sainte et de Rome en 1899-1900.Il fut nommé en 1900 curé de St Frs Xavier de Batisean et il est encore aujourd\u2019hui (192(5) le pasteur de cette paroisse.Il a restauré l\u2019église et.le cimetière de Batisean et reconstruit le presbytère.A l\u2019occasion du grand jubilé 1925, il a fait ériger sur la place de l\u2019église un superbe monument au Sacré-Coeur, en marbre de carrare.Il fut créé chanoine honoraire de la cathédrale des Trois-Rivières le 14 janvier 192G.Résidence: presbytère de Batisean.283 J,=A,=EMILE CARTIER Descendant de la vieille famille seigneuriale des Cartier, de Saint-Antoine-sur-Riche-lieu, M.J.-A.-Emile Cartier, architecte, B.A.A., est né à Montréal, le 15 avril 1894, du mariage de J.-Arthur Cartier, voyageur de commerce, et de Irène Ethier-Lamalice, fille de Joseph Lamalice et de Emélie Laurent.Il fit ses études au Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges (1901-1906) ; puis il passa à l\u2019Académie du Plateau (1906-191 1 ).Enfin il compléta ses études à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l'Université de Montréal (1911-1917).C\u2019est le 18 juin 1917, qu\u2019il débuta dans les aïaires en ouvrant un bureau, au No 74 de la rue Saint-Jacques, en société avec M.J.-Paul Bastien, sous la raison sociale de Bastien et Cartier.On était alors au milieu de la guerre mondiale.Au commencement d\u2019octobre, 1917, il était nommé architecte Je la succession de l\u2019honorable Joseph Masson, et en mai 1919, il transportait ses bureaux au No 76 rue Saint-Jacques.Il est l\u2019architecte de maints travaux importants à Montréal et au dehors, entre autres: l\u2019Orphelinat italien, le presbytère de Vaudreuil, le Palais des Nains, etc.Il est aussi l\u2019architecte des successions de Wilfrid Masson, de madame Masson, de la compagnie de terrains de banlieue, etc.Il est intéressé dans l\u2019Automobile Owners Association.Depuis le 1er juin 1925, il fait partie du bureau de direction de la Société canadienne d\u2019opérette.Il est aussi membre du Club Canadien, du Conseil Lafontaine, des Chevaliers de Colomb, et du Cercle Universitaire.M.Cartier est un fervent de la vie au grand air (camp), de la chasse, de la pêche, de l\u2019auto, du théâtre et de la musique vocale.Le 30 juin 1923, il épousait mademoiselle Bernadette Archambault, fille de Israël Archambault et de Georgiana Desmarais.En politique: libéral.Résidence: 3722 rue Saint-Hubert, Montréal.284 ADALBERT COLIN, Le poète latin qui écrivit le premier, la sentence \u201cTimeo hominem unius libri\u201d (Je crains 1 homme d\u2019un seul livre) a dit une profonde vérité que les siècles ont confirmée.Mais on ne dit aujourd\u2019hui: \u201cNe fais qu\u2019une chose et fais-la bien\u201d.Le docteur Adélard-Oscar-Albert Colin a compris toute la sagesse de cette aphorisme appris sur les bancs de ses éléments latins, et, il s\u2019est donné tout entier à la pratique de sa profession de médecin, pour le plus grand bien de sa clientèle, sans se laisser distraire par la politique et la chasse aux fonctions publiques.Il est né à, Montréal, le 7 avril 1875, du mariage de François Colin, artiste-peintre, et de Virginie Grothé, fille de André-Zéphirin Grothé.Il fit ses études classiques au Collège de Montréal, sous la direction des Sulpiciens, puis il étudia la médecine à l\u2019Université Laval.Le 7 juin 1900, il débutait dans la métropole, dans la pratique de sa profession.Il s,est tout de suite occupé de médecine générale et il s\u2019y adonna entièrement, sans jamais s occuper d\u2019autre chose.La médecine et la médecine seulement c\u2019est toute sa.vie, même dans ses rares moments de loisirs, il étudie et ne fait autre chose que de la médecine; il continue son dévouement pour le soulagement de l\u2019humanité, d\u2019une manière générale.Le 26 février 1906, il épousait mademoiselle Amanda Gagné, fille de Etienne Gagné, et de cette union naquirent quatre enfants: Carmen, décédée à 17 ans, le 18 mai 1925; Suzanne, décédée a 10 mois, en 1911, puis Marcelle et Anne-Marie qui poursuivent actuellement leurs études à !rÂtawa' ¦En Poétique, le docteur A.-O.-Albert Colin est conservateur.Résidence: Grand-Mère, Québec.285 I CHARLES=E.»A.HOUDE M.Charles - Edouard - Albert Houtle es; né à Maskinongé, diocèse des Trois-Rivières, et il est le fils de feu le notaire Louis-Adolphe Houde et de feu Marie-Olivine Héroux.Ses dispositions pour la musique ne l\u2019empêchèrent pas de pousser à fond de sérieuses études.Son père lui donna ses premières leçons de solfège, puis il travailla le piano d\u2019abord avec Madame Béliveau, organiste à l'église Saint-Pierre, de Montréal.Il continua ensuite avec le professeur Fowler et le regretté Dominique Ducharme, Il étudia l'orgue avec feu Jean-Baptiste Labelle, organiste à Notre-Dame, puis avec M.R.-O.Pelletier, organiste à la Basilique de Montréal.Feu Guillaume Couture, maître de chapelle à la même basilique, fut son maître de fugue et de contrepoint.M.Houde compléta sa formation musicale par l\u2019étude de différents instruments de fanfare et d\u2019orchestre.Partisan de l'école moderne de musique, il a été élu à l\u2019unanimité président du Conservatoire Royal de musique, pour 1925-1926, à la dernière réunion du bureau de direction.A dix ans, il faisait partie de la fanfare des élèves de l\u2019école des Frères de Sainte-Brigide, et à seize ans, il faisait partie de l\u2019Harmonie de Montréal, dirigée par M.Edmond Hardy.Il avait également seize ans lorsqu\u2019il fut nommé organiste de l\u2019Hôtel-Dieu.Sept ans plus tard, il était organiste au Saint-Nom-de-Jésus, puis il passa aux orgues du Saint-Enfant-Jésus et il est maintenant organiste à Saint-Jean-de-la-Croix.M.Houde est professeur de musique au collège Saint-Laurent depuis vingt-quatre ans, et l\u2019excellence de son enseignement et de sa pédagogie lui a toujours valu un grand nombre d\u2019élèves qui obtiennent leurs brevets d\u2019enseignement au Conservatoire Royal de musique.Corniste et cornettiste de valeur, M.Houde est fondateur de l\u2019orchestre 3ui porte son nom, composé uniquement des membres de sa famille.11 est i\u2019auteu \u2022 d\u2019un guide de l\u2019organiste, d\u2019un petit traité d\u2019accompagnement, d\u2019un Pot-Pourri sur des airs canadiens, d\u2019une Rêverie sur un thème varié, etc.M.Houde s\u2019est marié trois fois: d\u2019abord avec Mlle Eugénie Pelle-rin, soeur des révérendes Soeurs Antoine-de-Padoue, supérieure du couvent de Saint-Vincent-de-Paul, et de Soeur Vitaline, supérieure à l\u2019Hospice Gamelin, ainsi que du docteur J.-M.Pellerin, député à la Législature provinciale; de ce mariage, une fille est née, Mlle Olivine Houde.En secondes noces, il épousa Mlle Azilda Gélinas, institutrice, soeur de M.le curé Raphaël Gélinas, de Saint-Sévérin-de-Proulxville.Sept fils et deux filles naquirent de ce mariage: Frédéric, Rosaire, Charles-Armand, Cécilien, Paul, Raphaëlla et Azilda.Selon que nous l\u2019avons dit, tous les enfants de M.Houde sont des musiciens de valeur.Enfin, en troisième noces, il épousa Madame Maria Frénette, tante du Rév.Père Paradis, de la Communauté des Oblats.M.Houde est un modeste qui exerce sa profession depuis nombre d\u2019années au No 2080 de la rue Saint-André, à Montréal.286 ^ALFRED NAUO M.J.-Alfred Naud, administrateur, est né à Montréal, le 16 décembre 1874, du mariage de Alfred Naud, menuisier, et de Adèle Morin.Après ses études à l\u2019Académie de l\u2019Archevêché de Montréal, il débutait dans les affaires en 1890, chez William McNally & Co., où il resta deux années.Fut ensuite comptable nuis vendeur (1893) chez William Hill, grossiste en peinture et.verrerie.En 1900.devint l\u2019associé de M.Hill jusqu\u2019en 1905.alors que la maison fût absorbée par la Martin-Senour Co.Ltd.M.Naud fût l\u2019instigateur et l\u2019organisateur principal de cette dernière Compagnie et occupa la position de gérant des ventes, dès le début, et jusqu\u2019en 1909 alors qu\u2019il résigna pour la représentation, dans la province de Québec, de la Compagnie Pratt & Lambert Inc., de Buffalo, N.Y.Durant son stage avec cette maison il fut chargé d\u2019aller faire une enquête sur les possibilités d\u2019exportation en Europe.Les bons résultats de ce voyage lui valurent la nomination de représentant général de la Compagnie en Europe.Après deux ans d\u2019un travail effectif, M.Naud dût revenir au Canada pour cause de santé.Après un repos d\u2019un an, M.Naud prit une part active aux affaires de la \u201cArgonaut Cons.Mines, Ltd.\u201d dans laquelle il était financièrement intéressé depuis plusieurs années.En janvier 1925, il était élu 2ème vice-prés, et ass-gér.pour être promu quelques mois plus tard, au poste de gér.gén.de cette compagnie, qui exploite une propriété minière à Argonaut, Ont.Est aussi vice-prés, et adm.-dir.de la compagnie minière \u201cLaval-Quebec Mines, Ltd,\u201d avec propriété sous développement dans le canton de Uouyn, Qué.Membre de l\u2019Alliance Nationale, de La Sauvegarde, de la St-J.-B., de la Caisse Nat.d\u2019Econome et des Forestiers catli.Le travail est la principale récréation de M.Naud qui fut cependant un apôtre militant de la langue française, à une époque où nous ne comptions pas de conservatoire, car il fut alors l\u2019un des membres fondateurs des Soirées de famille de la St-Jean-Baptiste.Le 2 septembre, 1902, il épousait Marie-Anne de Montignv, tille de feu le recorder B.-A.-T.de Montigny, et trois filles sont nées de ce mariage: Cécile, Raymonde, Fernande.Résidence: 383 Avenue Metcalf, Westmount, P.Q.287 J.-ALDÉRIC OUIMET M.J.-Aldéric Ouimet descend, tant du côté paternel que du côté maternel, de deux de nos plus anciennes familles canadiennes, et il a su se créer de bonne heure, une situation enviable dans le monde des affaires, de la métropole, particulièrement dans le domaine de l'immeuble.Né à Montréal en 1 893, il est le fils de feu l\u2019honorable J.-Aldéric Ouimet, ancien ministre, conseil du roi et membre du Conseil Privé de Sa Majesté, et de Thérèse Larocque, de Montréal.Après avoir étudié au Collège Sainte-Marie, sous la direction des Jésuites, puis à l\u2019Université McGill, il se lança de bonne heure dans les affaires, en qualité de courtier en immeubles, et il est aujourd\u2019hui le gérant de la Compagnie des Terrains de la banlieue de Montréal, fondée en 1900 et dont les succès ne firent qu\u2019augmenter depuis cette date.En 1917, il fit du service actif outre-mer, avec le détachement C.A.S.C.affecté aux transports.Monsieur Ouimet est membre des Clubs Laval-sur-le-Lac, Canadien et de l\u2019Association athlétique-amateurs de Montréal (M.A.A.A.).Appartenant à l\u2019une de nos plus anciennes familles conservatrices, il suit la tradition et est conservateur en politique.Sa récréation favorite est le jeu de golf.Il a son bureau à 160 rue Saint-Jacques, et son domicile à 65 rue Drummond, Appartement 31, Montréal.288 Monseigneur k\t\u2022 NANTEL Monseigneur Antonin Nantel est né à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, le 16 septembre 1839, du mariage de Guillaume Nantel, cultivateur, et de Adélaïde Desjardins, il fit ses études classiques au séminaire de Ste-Thérèse, auquel il voua toute sa vie.Ordonné prêtre le 5 décembre 1S62, il fut professeur de seconde et de rhétorique, préfet des études, puis supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse.Comme préfet des études, il établit le cahier d\u2019honneur pour les meilleurs devoirs des élèves et fonda l\u2019academie Saint-Charles.Elu supérieur en 1870, il présida en 1875 les grandes fêtes du cinquantenaire du séminaire et contribua en 1880 à la fondation des \u201cAnnales Te-résiennes\u201d.Après l\u2019incendie de 1881, il travailla à l\u2019oeuvre de reconstruction de cette maison et présida en 1883 l\u2019inauguration du nouveau séminaire.Il a publié des ouvrages classiques: le \u201cNouveau Cours de langue anglaise\u201d, le \u201cPronouncing Book\u201d, une \u201cPetite géographie des écoles canadiennes\u201d les \u201cFleurs de la poésie canadienne\u201d.\u201cLa Parole humaine\u201d, ouvrage d\u2019érudition philologique, édité a Paris en 1908 sous le pseudonyme d\u2019A.Berloin.En 1889-1890, il fit le pèlerinage de Rome, de Lourdes et de Terre-Sainte.Plus tard, il passa quelques années à Paris.A son retour de Paris, on fêta avec éclat en 1914, ses noces d\u2019or sacerdotales, et, dix ans après, ses noces de diamant A cette occasion, il fut élevé à la dignité de prélat domestique de Sa Sainteté Pie XI.Monseigneur Nantel est aussi chanoine honoraire de l\u2019archevêché de Montréal.Le vénérable octogénaire, après une mémorable carrière d\u2019éducateur, vit dans la retraite, se préparant au grand voyage de l\u2019éternité.En résidence au College Sainte-Thérèse.289 1 L\u2019honorable FERNAND RINFRET Né à Montréal le 28 février 1883, fils de François Rinfret, avocat, et d\u2019Albina Pominville.fille de F.-O.Po-minville.Il fit ses études au collège Notre - Dame, Côte-des-Nei-ges, et au collège Ste-Marie, Montréal.En 1907, il débuta dans le journalisme à \"L'Avenir du Nord\", publié à St-Jérôme, comté de Terrebonne.Il devint rédacteur en chef au \u201cCanada\u201d en 1907, et directeur en 1909.Il a publié plusieurs brochures littéraires.En mars 1 920, il fut élu membre de la Société Royale du Canada, section littéraire.Membre de la Commission de la Bibliothèque de Montréal depuis 1917.Nommé professeur à l\u2019Université de Montréal en 1921.Elu député de la division St-Jacques de Montréal à la Chambre des Communes, le 7 avril 1920.Réélu en 1921, 1925 et 1926.Est depuis septembre 1926, secrétaire d\u2019Etat dans le cabinet MacKenzie-King.Fit partie, en 1918, de la délégation de journalistes canadiens qui visita l\u2019Angleterre et le front de guerre en France et prononça plusieurs discours à Paris et à Londres.Vice-président du Conservatoire Lassalle.Membre du Club de Réforme, dont il fut le président en 1916-191 7.Membre du Club St-Denis, de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale, de la M.A.A.A.Récréations favorites: lecture, musique, En politique, libéral.* V L 4 I L\u2019honorable TlilBAUDEÀU RINFRET Naquit à Montréal, le 22 juin 1879, du mariage de F.-O.Rinfret et d\u2019Al-bina Pominville.Il fit ses études classiques au collège Ste-Marie, où il obtint son diplCme de bachelier ès-arts en 1899, et son droit à l\u2019Université McGill.Admis au barreau de la province de Québec en 1901.Créé Conseil du Roi en 1912.Il exerça sa profession en société avec l\u2019hon.Jean Prévost, de 1901 il 1910, et depuis, comme associé de Perron, Taschereau, Vallée et Genest.Nommé par le gouvernement fédéral, juge de la Cour Suprême, le 15 septembre 1924.Assermenté le 20 septembre 1924.Il a pris une part active au mouvement politique dans le district de Montréal et se porta candidat dans le comté Laval, à l\u2019élection de 1919, mais fut défait.Nommé par le gouvernement fédéral, juge de la Cour Suprême, le 15 septembre 1 924.Assermenté le 20 septembre 1924.Il a pris une part active au mouvement politique dans le district de Montréal et se porta candidat dans le comté Laval, à l\u2019élection de 1919, mais fut défait.291 Méopold Senay M.J.-Léopold Senay, pharmacien, est né le 26 juillet 1892, à St-Césaire, comté de Rouville, Qué., du mariage de J.-B.Senay, marchand, et de Alphonsine Clément, fille de feu Olivier Clément, marchand-tailleur, à St-Jean, d\u2019Iberville, Qué.Après avoir terminé ses études au collège de St-Césaire il s\u2019occupa pendant cinq années à l\u2019étude et à la pratique de l\u2019optométrie.En 1913 il passait avec succès les \"xamens d\u2019admission à l\u2019étude de la pharmacie et entrait à l'Ecole de Pharmacie de l\u2019Université Laval de Montréal, d\u2019où il sortait en 1916 avec le diplôme de Bachelier en Pharmacie.La même année il était admis à la pratique de sa profession après avoir subi avec succès, l\u2019examen de licence devant l\u2019Association Pharmaceutique de la Province de Québec.Il se fixa tout de suite à Montréal, et dès le 4 décembre, 1916, il ouvrait une première pharmacie à l\u2019angle de l\u2019avenue Atwater et de la rue LeLisle.Ses affairés ayant prospéré, le 11 septembre 1922, il acquérait une seconde pharmacie, à l\u2019angle de l\u2019avenue Atwater et de la rue Saint-Antoine.Le souci de son succès en affaires l'éloigna de la politique fédérale, provinciale ou municipale, et il ne rechercha jamais les charges publiques.En 1922 il devint membre du Conseil de l\u2019Association Pharmaceutique de la Province de Québec et en juillet 1926, il était élu trésorier de cette association.M.J.-Léopold Senay est membre des Chevaliers de Colomb.Le 1er mai 1916, il épousait, en premières noces, Mlle Blanche Bor-duas, fille de F-X.Borduas, marchand-tailleur, et deux filles, Georgette et Rolande, sont nées de ce mariage.Le 22 octobre 1923, il épousait en secondes noces, Mademoiselle Claire Legault, fille de Joseph Legault.En politique: indépendant.Résidence: 15 avenue Calumet, Montréal.292 PIERRE TRAHAN Le maire actuel de la Cité de St-Jean, Québec, est un \u2018\u2018self made man\u201d dans toute l\u2019acception du mot.et c\u2019est une Usure fort populaire, non seulement dans la ville où l\u2019on vient de l\u2019élire deux fois par acclamation comme premier magistrat, mais aussi dans les municipalités environnantes.M.Pierre Trahan naquit le 6 décembre 1876, à St-Valentin, Que., du mariage de Napoléon Trahan, entrepreneur, et de Elise Béchard, lille de Pierre Béchard.Il a d'autant plus de mérite d\u2019avoir occupé les positions de commissaire d\u2019écoles, de conseiller municipal et de maire, que ce qu\u2019il sait il l\u2019a appris seul, n\u2019ayant que fort peu fréquenté la petite école de sa paroisse natale, l\u2019école du rang.Ses succès en affaires n\u2019en sont pas moins surprenants.C\u2019est un cas rare et à citer en exemple de formation individuelle.Donc, M.Pierre Trahan débuta fort, modestement dans la vie.et fut journalier jusou'cn 1902, puis de 1902 à 1915, tout en étudiant seul, il fut entrepreneur, de 1915 ù date, il fut à la fois entrepreneur et commerçant, à l\u2019exception de 1916 à 1921, alors qu\u2019il fut cultivateur.Il fut élu commissaire d\u2019écoles pour la première fois, le 4 juillet 1910, puis réélu le 7 juillet 1913, position qu\u2019il occupa jusqu\u2019au 2 2 juin 1916.Le 23 février 1908, il était élu conseiller du quartier ouest, puis réélu pour le même quartier, le 27 février 1911.Il fut donc conseiller de la Cité de St-Jean pendant six années, et commissaire d\u2019écoles, également pendant six ans.Le 19 février 1923, il était élu maire de St-Jean par acclamation, puis réélu aux mêmes fonctions importantes et honorifiques, en 1925.Il est vice-président de la Chambre de Commerce de sa localité et il est membre du Club Iviwanis.Il est aussi membre du Club de Golf et du Club des Iiaquetteurs.Le 7 août 1900, il épousait Mlle Anne Marceau, fille de Jean-Baptiste Marceau, et il eut de ce mariage douze enfants, sept filles et cinq fils: Jeanne, Jean, Cisèle, Berthe, Marthe, Adine, Maurice, Célina, Simonne, André, René et François.Agronome de progrès, M.Trahan achetait en 1916, une terre en fort mauvais ordre, puis il la revendait en 1921, après avoir reçu du gou-vernement de Québec, le diplôme du très grand mérite agricole.Résidence: Saint-Jean, Qué.293 L\u2019abbé JOSEPH VERSCHELDEN Né à Ste-Thérèse de Blain-ville, comté de Terrebonne, le 1 1 mars 1875, du mariage de Louis Verschelden avec Do-mithilde Vanier.Il reçut son éducation primaire aux écoles paroissiales, après quoi, il fit ses études classiques au Petit Séminaire de Ste-Thérèse.Ordonné prêtre, le 3 juillet 1 898, il resta au séminaire de Ste-Thérèse en qualité de professeur jusqu'en 1901, alors qu'il fut nommé vicaire à Saint-Eustache.Au même titre, il exerça le saint ministère dans les paroisses de Ste-Brigide de Montréal, St-Charles de Montréal et St-Enfant-Jésus de Montréal.En 1913, il fut nommé curé de St-Elzéar de Laval, paroisse qu\u2019il desservit jusqu\u2019en 1917, alors qu\u2019il fut transféré à la cure de Sainte-Clothilde de Montréal, poste qu'il occupe encore aujourd\u2019hui.A la mort du chanoine R.Décarie, en 1920, il fut désigné par l\u2019archevêque de Montréal, pour représenter le clergé à la commission scolaire du district ouest.S\u2019intéresse à toutes les oeuvres sociales et éducationnelles.Résidence: 2715 rue Notre-Dame ouest, Montréal.294 Mgr LOUIS ADÉLARD SÉNÉCAL S\u2019il vous arrive de passer par St-Denis, ne manauez pas d\u2019aller saluer le curé: vous trouverez lii un homme qui sera toujours enchanté de vous recevoir, qui vous connaîtra peut-être grâce à de vastes relations, et qui saura certainement vous intéresser: c\u2019est Mer Louis-Adélard Sénécal, ancien cure de la Cathédrale de St-Hyacinthe Aussi bien St-Denis est presque: pour Mgr Sénécal une terre natale, puisqu'il est ne dans une paroisse voisine St-Marc, de Louis Sénécal,\tcultivateur, et de Julie Adam, en\tl\u2019année\t1862.\tMgr Seneeal fit ses études au séminaire de St-Hvaointhe et\tau Grand Séminaire\tde Montréal.\tIl fut\tordonne\tpretre par Mgr Moreau le 23 mai 1880.Il fut nommé vicaire à Sorel, dès 188(1.Il y passa tout son temps de vicariat, puis-qu\u2019en 1893 Mgr Maxime Decelles, ayant besoin d\u2019un nouveau curé, jeta les yeux sur lui et le nomma a St-¦loachim-de-Shefford Pendant 3 ans] il v fit oeuvre utile d\u2019avancement matériel aussi bien que spirituel.En 189(1 il fut transféré à la cure de St-Thomas-d\u2019Aqilin.où l\u2019évêque lui ordonna de transporter, à 3 milles de leur site primitif l\u2019église et le presbytère.Un tel déménagement, comme on s\u2019imagine facilement, n\u2019alla pas sans difficultés \u2022 mais la patience et l\u2019habileté du curé triompha de tous les obstacles et St-Thomas devint une paroisse florissante Mgr Maxime Decelles jugea bon d\u2019approcher île lui un homme qui pouvait lui être d\u2019un grand secours pour l\u2019administration d\u2019une paroisse de ville, et M.l\u2019abbé Sénécal fut nomme à la cathédrale de St-IIyacinthe, en 1902.Il y devait rester 24 ans, éclairant, encourageant sa population: aimable a tous, pauvres comme riches, peut-être plus encore\taux pauvres, qui ne\tfurent jamais\trepoussés; donnant a chacun de ses paroissiens une large part de son coeur\tet.de ses prières.\tAussi fût-ce une joie\tpour la\tville de St-IIya- cinthe de voir Mgr Fabien-Zoël Decelles honorer M.le chanoine Sénécal du titre de Prélat domestique, en 1924.lîn 1926, Mgr Sénécal, dont la santé s\u2019était un peu affaiblie, quitta St-Hyacintlie pour St-Denis, ou, avec une activité renouvelée, il exerce toujours ses belles qualités de pasteur.295 L\u2019abbé Léon Verschelden Né à Ste-Thérèse, comté de Terrebonne, le 3 août 1885, fils de Louis Verschelden, jardinier, et de Domithilde Vanier, fille de Joseph Vanier, de Ste-Rose.Il fit ses études primaires à Ste-Thérèse, son cours classique au Séminaire de Ste-Thérèse, et ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal.Ordonné prêtre le 29 juin 3 909, par S.G.Mgr Racicot.Pendant cinq ans professeur de langues au Séminaire de Sainte-J hérèse, et pendant cinq autres années, professeur de sciences : chimie, minéralogie, géologie, botanique, zoologie, physique, astronomie.En 1919, il entra dans le ministère paroissial, comme vicaire au Saint-Enfant-Jésus.Il s\u2019occupa des oeuvres des dames de la paroisse.Fut chapelain du choeur de chant des hommes.Maintenant vicaire à Ste-Clothilde.Membre du Conseil de surveillance des Prévoyants du Canada.Aumônier à la prison de Bordeaux.Membre du Cercle Outremont.Récréations favorites: chant, échecs, dames: en vacances, chasse et pêche.Résidence: 2715 rue Notre-Dame ouest.296 ZÉPHIKIN NAPOLÉON RAYMOND Né à St-Placide des' Deux-Montagnes, le 15 septembre 1867, fils de Zéphirin Raymond, marchand, et de Mélina Labelle.Premier Gradué du Cours Commercial, Collège Bourget, Rigaud, le 23 juin 1885.Il fit ses études classiques au Séminaire de Ste-Thérèse et au Séminaire de Philosophie de Montréal, puis ses études légales à l'Université Laval, à Montréal.Bachelier en loi.Admis à la pratique du notariat, le 2 août 1899, il exerça sa profession à Montréal, St-Placide et Lachute.Commissaire de la Cour Supérieure et Juge de Paix poulies districts de Montréal, Terrebonne et Ottawa.Ami du progrès, il fut le protagoniste de la construction de la ligne téléphonique reliant St-Benoît à St-Placide.Depuis qu'il demeure à Lachute, il s\u2019est occupé très activement du développement des pouvoirs hydrauliques de Carillon, et' du projet d\u2019un pont interprovincial devant relier Grenville, Que., à Hawkesbury, Ont.Petit-fils du Capitaine Joseph Raymond, patriote de 1837.Il s\u2019est toujours mêlé à la politique active.Candidat à l\u2019élection partielle, dans Argenteuil, novembre 1925, Sa ligne de conduite fut: \u201cNe jamais être l\u2019esclave de son parti au détriment de sa nationalité! \u201d Il est actionnaire de La Sauvegarde, membre de l\u2019Alliance Nationale, des Forestiers Indépendants, de l\u2019Union St-Joseph du Canada et des Artisans Canadiens-Français.Directeur du Club de Golf de Lachute et membre du Club de Réforme, de Montréal.Le chant et la musique sont ses récréations favorites, et la vie de famille fait son bonheur.Il a épousé, le 24 septembre 1901, Eva Pinard, fille de Alfred-L.Pinard, marchand et ex-êchevin d\u2019Ottawa.De ce mariage sont nés sept enfants: Jeanne, Paul, Gabrielle, Gérard, Pauline, Cécile et Heva.\t.\t.En politique: Libéral-indépendant.Résidence: Lachute d Argenteuil, Qué.297 S.G.Monseigneur JOSEPH.ÉMARD Fils d\u2019un instituteur, et d\u2019une famille qui a donné à Dieu deux prêtres et trois religieuses, Monseigneur Emard ( Jos.-Médard), premier évêque de Valleyfield, est né à Saint-Constant, le 1er avril 1 853.Il fit ses études classiques et théologiques au Collège de Montréal, et au Grand Séminaire de la même ville, sous la direction des Sulpi-ciens.Il fut ordonné prêtre, le 10 juin 1 876, à Montréal, par feu Monseigneur Fabre.Après quelques mois de vicariat à St-Enfant-Jésus (Mile-End), de Montréal, il partit pour Rome, où il passa trois ans au Séminaire français, suivant les cours du Collège Romain.Il revint au pays en 1880, docteur en théologie et en droit canonique.Nommé vicaire à Saint-Joseph de Montréal, il y fut six ans de 1 880 à 1886.Appelé alors à 1 archevêché de Montréal comme vice-chancelier, de 1 886 à 1889, il devint chancelier en 1889, et chanoine en 1891.Elu premier évêque de Valleyfield, le 5 avril 1892.Il fut sacré, sous ce titre, à la cathédrale de Valleyfield, le 9 juin suivant, par feu Monseigneur Fabre.Administra son diocèse pendant trente ans, y fonda un collège-séminaire et y assura l\u2019existence de plusieurs institutions importantes.A été nommé au cours de la grande guerre, évêque des camps \u2014 episcopus castrensis.En mai 1922, Monseigneur Emard a été transféré par le Saint-Père, du siège épiscopal de Valleyfield au siège archiépiscopal d\u2019Ottawa.1 298 JOSEPtMRTfflIR LANCTOT M.Joseph-Arthur Lanctôt, courtier en assurances, né à Montréal, le 3 juin, 1879, est le fils de Charles-Benjamin Lanctôt, l\u2019un des marchands d\u2019ornements d\u2019église les plus connus des environs de la Place d\u2019Armes, il y a une trentaine d\u2019annees, et de Dame ïmelda Gauthier, fille de L.J.Gauthier.Il appartient donc à l\u2019une de nos plus anciennes familles de Montréal.\t, ^ Apres de solides études au Mont-Saint-Louis et a l\u2019International Business College, en 189 7 il débutait dans le commerce, avec son père, en qualité de voyageur pour la maison C.B.Lanctôt.Au bout de dix ans, soit en 190 7, il s\u2019établissait à son compte, et représenta plusieurs maisons européennes pendant deux ans (1908-1909).De 1910 à 1910, il fut l\u2019un des représentants de la maison Boivin, Wilson et Cie., Limitée, et en 1910 il se lançait dans l\u2019assurance.Le succès lui sourit à un tel point qu\u2019en 1918, on le nommait agent-général de la North West fire Insurance Company, et c\u2019est depuis cette dernière année, qu\u2019il dirige à Montréal, les affaires de cette compagnie.aussi bien que dans la province.Il est intéressé financièrement dans les compagnies suivantes: Dominion Oil Cloth & Linoleum Co.Ltd., Canada Linceed Oil Mills Ltd., Dominion Bridge Co.Ltd., CaCnada Steamship Lines Ltd., International Paper Co.Ltd., North West Fire Insurance Co., dont, il est l\u2019agent général du district de Montréal.M.Lanctôt est aussi membre ù vie de la Dominion Commercial Traveller Association, et il est membre du Club Chapleau.Donc, va sans dire nue la pêche et.la chasse sont ses sports favoris.Quant à sa récréation préférée, c\u2019est le voyage, ayant voyage durant dix-huit ans au Canada, de Vancouver à Terrenouve, une grande partie des Etats-Unis, et en Europe, visitant l\u2019Angleterre, la France, la Suisse et l\u2019Italie.En avril 1903, il épousait Mlle Angeline Labelle, fille de M.H.-P.Labelle, manufaeturier-ébéniste et commerçant.Trois enfants sont nés de ce mariage.En politique, M.Joseph-Arthur Lanctôt est libéral.Résidence :\t39, Ave.Nelson, Outremont,, Que.299 ¦ L\u2019épouse du nouveau shérif de Montréal est, en même temps qu\u2019une philanthrope dévouée, une femme du monde accomplie qui saura nous faire honneur dans les circonstances officielles, réceptions ou autres, alors qu'elle devra se trouver aux cités de son mari en public.Madame Ada Giroux, épouse de M.Orner Lapierre, est née à Montréal en 1890 du mariage de Honoré Giroux, mécanicien, et de Célophise Leblanc.Après de brillantes études chez les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, où elle se distinguait par son goût éclectique pour la musique et la littérature, elle s'intéressait dès sa sortie du couvent aux causes nécessitant une dépense de dévouement, voire des sacrifices de toutes sortes.Elle s\u2019entraînait à la charité et à.la bienfaisance et trouvait moyen de faire le bien, sans grande ostentation.L\u2019H pitai Ste-Justine et l\u2019Assistance Maternelle ont trouvé en elle une ap tre zélée qui rallia bien des suffrages à de si nobles causes.Et comme dame patronesse de la Crèche de la Miséricorde, Madame Lapierre ne se dévoue pas moins pour cette oeuvre.C\u2019est le 17 juin 1918 qu\u2019elle épousait M.Orner Lapierre à qui elle donna une fille, Pauline, à l\u2019éducation de laquelle elle consacre la plus grande partie de son temps.Comme son mari, Madame Lapierre est libérale en politique, et comme son maria elle est une mélomane convaincue et un habituée de tous nos principaux concerts.Résidence: 1273, rue Saint-Hubert, Montréal.300 QMER LAPIERRE Elevé le 12 juin 1925 aux hautes fonctions de shérif de Montréal, en remplacement de M.L.-.T.Lemieux devenu représentant de la province de Québec à Londres.M.Orner Lapierre doit sa nomination à son initiative et à l\u2019habileté dont il a fait, preuve en réorganisant deux départements importants de l\u2019administration judiciaire de Montréal.Et, cette nomination, bien vue dans tous les cercles, fait honneur au gouvernement de la province de Québec.Al.Orner Lapierre est né à Montréal, le 29 avril 1K75.du mariage de Olivier Lapierre et de Georgeline Perreault, fille de Urgel Perreault.Tl lit ses études classiques au collège de l\u2019Assomption et son droit à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis au barreau en juillet 1899.il pratiqua d\u2019abord seul, puis en société avec MM.Parizeault; Rhéaume et Archambault.En octobre, 1915, le gouvernement provincial lui confiait la tâche responsable de réorganiser le département de la rédaction des jugements de la Cour Supérieure de Montréal.En octobre 1922, il était promu au poste\tde\t(Greffier de la Paix à\tMontréal, avec mission de réorganiser les cadres administratifs de la Cour de police.\tIl\ts\u2019acquitta avec le plus grand succès de ces deux missions fort importantes, et cela lui valut la confiance de ses supérieurs.Aussi, sa nomination au poste de shérif de Montréal se trouve-t-elle justifiée par un tel dévouement et une habileté aussi incontestable d\u2019administrateur public.Au cours de sa carrière d\u2019avocat, il fut deux fois candidat libéral pour le comté de Alontcalm.et il se révéla orateur de belle envergure sur les hustings.Lors de sa cléricature il fut le fondateur et premier-président de l\u2019Association des étudiants libéraux.Ilest vice-président de la Compagnie d\u2019Auvents des marchands Limitée, et directeur de la New Century Land Coy.Ltd.Il est également intéressé dans d\u2019autres compagnies financières et commerciales, et son activité rayonna également dans les oeuvres philanthropiques.C\u2019est ainsi qu\u2019il est ancien président de la St-Vineent-de Paul.Le 11 mai, 1903, il épousait en premières noces, Henriette Amyreault, tille de Mme Veuve Jos.Amyreault, de St-.Taoques l\u2019Achigan, dont i! eut une fille et un fils.Le 17 juin 1918, il épousait en secondes noces, Mlle Ada Giroux, fille de M.Honoré Giroux, de Montréal.Deux filles sont nées de ce second mariage.Le nouveau shérif de Montréal est aussi administrateur de la Cour Juvénile et officier spécial pour la révision de la liste des jurés.\tIl\test membre honoraire\tdu Club Canadien et membre du Cercle Universitaire.Récréations favorites: lecture\tet\tmusique.Résidence: 1273, rue Saint-Hubert, Montréal.301 Joseph=Àlexandre O\u2019Gleman Le notaire Joseph-Alexan-dre O\u2019Gleman est né à Saint-Rémi, comté de Napierville, le 1er avril 1876, du mariage de Pierre-Avila O'Gleman, marchand et de Mélanie Ferras, de Saint-Rémi.Après des études commerciales à l\u2019Académie de sa paroisse natale, il fit son cours classique, partie au collège Bourget, à Rigaud, et partie au Collège de Montréal.Il étudia le notariat à l\u2019Université Laval, aujourd'hui l\u2019Université de Montréal, et fut admis à la pratique de sa profession en septembre 1899.Il pratiqua d\u2019abord à Saint-Roch de l\u2019Achigan, jusqu\u2019à septembre 1905, puis à St-Léonard-Port-Maurice et Montréal jusqu\u2019à ce jour.Il fut secrétaire-trésorier de la paroisse de St-Léonard et il occupe le même poste depuis que cette paroisse est devenue ville.Il est également, depuis 15 ans, secrétaire-trésorier de la Société d'agriculture du comté d\u2019Hochelaga.Le notaire O\u2019Gleman s\u2019est spécialisé dans les prêts sur hypothèque et le règlement des successions.Mutualiste convaincu, il fait partie des Forestiers catholiques et de l\u2019Alliance Nationale.Il est également membre des clubs du Lac Labelle et de Chasse et Pêche.Sa récréation favorite est le tennis.Le 23 juillet 1901, il épousait Mademoiselle Béatrice Da-genais, fille de M.Martial Dagenais, rentier, de St-Roch de l\u2019Achigan, décédée le 15 juin 1925.Aucun enfant n\u2019est né de ce mariage.Résidence: 5143 avenue du Parc.Bureau: Edifice Versailles, 90 rue Saint-Jacques.302 L\u2019abbé EDMOUR HÉBERT M.Edinour Hébert est né, à Drummondville, le 18 novembre 1879, du légitime mariage de Arthur Hébert., employé civil, et de Marguerite Cooke.Par son père, il descend directement de Mathieu Michel Leneuf du Hérisson, et, par sa mère, il appartient à la noble famille anglaise des Adair.Il commença ses études classiques au Séminaire de Ste-Thérèse et les termina au Collège Ste-Marie avec le titre de bachelier ès-arts.Il fit ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal où il obtint sa licence en Théologie avec distinction.Ordonné prêtre, le 5 juillet 1903, par S.G.Mgr Paul Bruchési, il partait au mois d\u2019octobre suivant pour la Ville Eternelle.A Rome, il suivit les corns' de philosophie et de théologie à l\u2019Université de la Propagande, et les cours de droit canon à P Apollinaire : il décrocha avec grande distinction le triple doctorat de Philosophie, de Théologie et de Droit Canon.Après le séjour d\u2019un an à la Solitude d\u2019Issy-les-Moulineaux, il revint à Montréal où il fut successivement vicaire à Laehine, à St-Stanislas et au St-Enfant-Jésus.En 1918, il était nommé directeur des oeuvres sociales du diocèse de Montréal, poste qu\u2019il occupa pendant six ans.Depuis 1924 il est professeur de philosophie au Séminaire de Ste-Thérèse.M.l\u2019abbé Edmour Hébert est un des prêtres les plus distingués du diocèse de Montréal.Théologien d\u2019une grande sûreté doctrinale, il a été nommé censeur diocésain en 1910 et substitut du promoteur de la foi en 1920.Canoniste remarquable, il a été appelé à préparer plusieurs mémoires canoniques importants et a été choisi comme substitut du défenseur du lien matrimonial.Philosophe averti et bien au courant des erreurs modernes, il est chargé depuis quelques années du cours de droit professionnel à l\u2019Université de Montréal.Mais c\u2019est surtout dans les questions sociales qu\u2019il a fait sa marque: il a établi plus de vingt-cinq caisses populaires et est considéré comme le fondateur du syndicalisme catholique à Montréal.303 J.OSCAR DUCHARME Né à Chambly-Bassin, comté de Chambly, Province de Québec, le 6 juillet 1 897, du mariage de G.-N.Ducharme, financier, et de Délia Rivet, décédée le 17 décembre 1925, fille de Léon Rivet, il fit ses études sous la direction des Frères des Ecoles Chrétiennes au collège commercial de St-Jérôme et au pensionnat du Mont St-Louis, à Montréal, de 1913 à 1917.Il débuta dans les affaires en 1917 et est agent d\u2019assurance depuis 1919.En 1921, il est arrivé premier au concours entre les agents de la Sauvegarde.En 1924, il se qualifia président du club Ducharme en sortant une seconde fois bon premier, dans le concours des agents de la Sauvegarde.En 1 925 il sortit premier dans les concours Laporte et Milette.Est présentement président d\u2019honneur du club Ducharme.Il est actionnaire de la compagnie d\u2019assurance La Sauvegarde et de la Fidélité Limitée.Intéressé aux oeuvres de bienfaisance et de philanthropie, il est le bienfaiteur de plusieurs institutions de charité.Il fait partie de l\u2019ordre des Chevaliers de Colomb.Il est membre à vie de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale.Il est président du club de tennis Cartier.Le tennis, le baseball, le yachting et l\u2019équitation sont ses récréations favorites.Il a épousé, le 4 novembre 1920, Antonia Gagnon, fille de J.-G.Gagnon.De ce mariage sont nées Pierrette, Suzel, Gaétan et Fernand (décédé en 1926).En politique: indépendant.Résidence: 4399 rue Berri, Montréal.304 FÉLIX DESROCHERS M.Félix Desrochers, avocat de Montréal, est né le 13 avril 1886, à St-Charles-sur-Richelieu, du mariage de Charles Desrochers, oarossier.et de Herminie Geoffrion.Après ses primaires à l\u2019école paroissiale de St-Oharles.il fit son cours classique au Séminaire de St-Hvaointhe.et il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Montréal.11 est bachelier ès-arts et licencié en droit.Tl débutait dans la pratique de sa profession, le 7 juillet 1908.Doué d\u2019une activité extraordinaire, il trouva le moyen, sans quitter sa profession d\u2019avocat, de s\u2019occuper de politique, de musique et de publicité littéraire.Orateur-né.surtout improvisateur, il a le secret d\u2019émailler ses discours d\u2019une abondance de bons mots qui amusent et lui valent dès le début la sympathie de son auditoire.Il a surtout le bon esprit de n\u2019être pas avare de ses discours.Il est également un conférencier fort écouté.Il s\u2019occupa de politique, dès ses années de cléricature, et il a à son actif, pas moins de 18 campagnes.Il fut premier ministre du parlement modèle, en 1912, puis candidat conservateur dans St-Hyacintlie, aux élections provinciales de 1916.Tous les mouvements patriotiques et de bienfaisance l\u2019intéressent Aussi, fait-il partie de la St-Jean-Baptiste, de la Société des Artisans canadiens-francais.et autres associations.S\u2019étant identifié de bonne heure à l\u2019oeuvre des voyageurs, il est membre bienfaiteur du Cercle catholique des voyageurs de commerce.Tl est aussi président de l\u2019Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale et il s\u2019occupe actuellement du réajustement des finances de cette association nôtre.Il est président du Club Cartier-McDonald.La musique est plus qu\u2019un passe-temps chez-lui, puisqu\u2019il y consacre une partie de ses énergies et de son dévouement.C\u2019est ainsi qu\u2019il est membre du bureau de direction et publiciste de l\u2019Ass.chorale St-Louis-de-France.et qu\u2019il fait partie comme clarinettiste du Trio Desrochers, composé de ses frères, le prof.T.-J.Desrochers, du Dr.IL-A.Desrochers et de lui-même.Fervent admirateur de la Soc., canadienne d\u2019opérette, il en est un des actionnaires les plus enthousiastes.Tant d\u2019à-côtés ne l\u2019empêchant pas cependant de s\u2019occuper sérieusement de sa profession d\u2019avocat.Le 17 juin 3 913, il épousait Mlle Rita Duckett, fille de M.R.-J.Duckett et de Délia Tellier.Un fils est né de ce mariage: Jean, étudiant au collège du Gésu.En politique, M.Félix Desrochers est conservateur.Résidence: 3 003.St-Hubert.Bureau: 20 St-.Tacques.305 THEODOSE DAOIIST L\u2019un des architectes les mieux connus à Montréal et dans tout le Canada, M.T.Daoust est né le 13 avril 1867, à la Pointe-Claire, comté de Jacques-Cartier, du mariage de L.B.Daoust, marchand, et de Denise Valois, fille de Pierre Valois.Après\tses\tprimaires à\tl\u2019Académie Sainte-Marie, rue Craig, Montréal, il suivit les cours de l\u2019Ecole des Beaux Arts, sous l\u2019abbé Chabert, directeur et W.Laurens, professeurs pour le dessin d\u2019ornementation, la peinture, l\u2019aquarelle et le modèle vivant.M.Daoust fut plus tard, professeur de dessin à l\u2019Ecole des Beaux Arts de l\u2019abbé Chabert.\tA\tseize ans, il\tcommençait l\u2019étude de l\u2019architecture sous M.A.F.Dunlop, alors le plus grand architecte anglais de Montréal.Après\tavoir\tété\tson\tpremier\télève\tet\tavoir travaillé\tsous sa direction\tdurant quatre ans et\tsix\tmois,\til\touvrit\tbureau\ten\t1887,\tau No.30\true\tSaint-Jacques.\tM.Daoust n\u2019avait alors que vingt ans.M.Daoust est reconnu comme le créateur d\u2019un style d\u2019architecture approprié à notre climat, et fort admiré des connaisseurs.Après avoir eu successivement comme associés, MM.Cendron, Roy et Mesnard il pratique seul sa profession et a depuis 25 ans, son studio au No.3778 rue Saint-Denis, Montréal.M.Daoust a construit plusieurs centaines d\u2019édifices publics et privés.Pour n\u2019en citer que quelques-uns nous mentionnerons particulièrement: le bureau central des postes, restauré et agrandi; les postes de polices et de pompiers de Notre-Dame-de-Grâce; le bain public de la Côte Saint-Paul; le théâtre Casino; le collège et le couvent Sainte-Elisabeth; l\u2019Académie Sainte-Marie; l\u2019Académie Saint-Antoine; l\u2019église de Sainte-Cuné-gonde, avant l\u2019incendie, et plusieurs autres de nos temples.Il fut aussi l\u2019architecte d\u2019un très grand nombre de magasins, manufactures et habitations de tous genres.A Trois-Rivières, après la grande conflagration de 1910, on lui confia la lourde tâche de préparer les plans pour l\u2019érection de la plupart des principaux édifices de la ville soeur.A Saint-Philippe, il construisit également l\u2019église, le presbytère, le couvent, le marché, les banques et nombre d\u2019autres édifices.Il en fut de même, à Saint-Hyacinthe, à Farnham, à Vaudreuil, à Pointe-Claire, à Marieville, à l\u2019Epiphanie, à Lower, Grand-Isle N.B., où les services de M.Daoust, comme architecte, furent requis à l\u2019année.Ce fut également M.Daoust qui fut l\u2019architecte des différents carnavals d\u2019hiver de Montréal.On lui doit en effet, la construction de la fameuse \u201cCondora\u201d érigée sur le Champ de Mars en 1889, le lion et le labyrinthe de la Place-d\u2019Armes, le fameux palais de glace de 1910, au pied du Mont-Royal et maints autres monuments du genre, qui furent admirés de toute la population.Il est le fondateur de l\u2019Association des Architectes de la province de Québec et de l\u2019Institut Royal des Architectes du Canada.Il est membre de la section Notre-Dame de la Saint-Jean-Baptiste, du club libéral de Montréal, du St.Lawrence Yacht Club et du Club nautique de la Pointe-Claire.Il a épousé mademoiselle Bernadette Lavoie, fille de M.Antoine Lavoie, de Saint Thimothée, Qué.libéral en politique.Résidence: 3778 rue Saint-Denis, Montréal.306 SON HON.JOSEPH PHILIPPE DUPUIS Est, né k Saint.-Chrysostôme, comté de Châteauguay, le 18 décembre 1877, du ma-riatre de L.-C.Dupuis, instituteur, et de Edesse Mailloux, fille de Eloi Mailloux.Ses études commerciales terminées au collège du Sacré-Coeur à Coatieook.il se lança dans le commerce dp beurre et de fromage en 1891.commerce qu\u2019il fit pendant neuf ans.Abandonnant ce genre d\u2019affaires, il se rendit à Bromptonville en 1908 et s\u2019intéressa au commerce du bois.Tl demeura dans cette ville pendant, sept ans, après quoi il vint a Montréal et fonda, en 1910, à Verdun, la Maison Dupuis, très avantageusement connue.Délaissant la politique fédérale et provinciale, il s\u2019est quelque peu occupé de politique municipale.En 1915.cédant à la demande de ses nombreux amis, il se porta candidat à la mairie de Verdun.Après avoir livré à son adversaire une lutte acharnée, il fut, défait.Fut élu sans opposition maire de la ville de Verdun, le 20 mars 1925.Réélu en 199.6.Tl est intéressé dans plusieurs entreprises commerciales.Tl est président de la maison J.-P.Dupuis Ltée: président de la Alliance Lumber Co.Il est Chevalier de Colomb, 4ème degré.Membre du Club Canadien, du Club de Golf Laval-sur-le-Lac.du Otterburn Boating Club.Sa récréation favorite est le boulingrin.Le 18 juillet 1898, il épousa Tda Tailleur, fille de David Tailleur.De ce mariage sont nés quinze enfants.En secondes noces, il épousa, le 23 septembre 1926, Madame Honorine Bourbeau.En politique: libéral.Résidence; 141.La Salle, Verdun.307 \\s GILLES J.FORGET Gilles-Joseph Forget est né à Montréal, le 25 décembre 1897, du mariage de feu Sir Rodolphe Forget, agent de change, avec Blanche McDonald, fille de A.-R.McDonald, surintendant du chemin de fer Intercolonial.Il a fait ses études au Mont St-Louis d'où il est sorti en 1914 pour débuter immédiatement dans la pratique des affaires.Il prit d'abord du service à la Nairn Falls Power K Pulp Company, une fabrique du comté de Charlevoix ayant ses moulins à cinq milles de Pointe-à-Pic et possédant de très riches limites à bois.Il devint plus tard le surintendant de la compagnie et conserva ce poste quand la compagnie se réorganisa et devint la Donohue Brothers Ltd.En 1921, il résigna cette importante position, et vint se fixer à Montréal, siège social de la finance canadienne, où il ouvrit aussitôt un bureau de courtier en assurances, en société avec M.G.-D.Laviolette.Cette importante maison d\u2019affaires, connue sous le nom de Laviolette, Forget H Cie, dont les bureaux sont situés à 55 St-François-Xavier, a comme président M.Gilles Forget; vice-président, M.G.-D.Laviolette, et secrétaire, M.Maurice Forget.Il est directeur de Donohue Brothers Ltd, de Montcalm Land Co.et de la Compagnie de Téléphone Charlevoix-Sague-nay, membre de la Chambre de Commerce de Montréal, gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame et membre du club de Golf de Rosemere.Le 9 mai 1922 il a épousé Mlle Alberte, fille de Madame Albert Amiot, de Montréal.En politique: indépendant.Résidence: 114 avenue Vendôme, Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, 308 Descendant d\u2019une famille de militaires et de pionniers, M.Edouard Garand, le plus jeune de nos éditeurs canadiens-français se devait d\u2019être à son tour le pionnier d\u2019une oeuvre profitable aux travailleurs de la pensée française en Amérique; c\u2019est ainsi qu\u2019il est le premier imprimeur-éditeur ayant songé à mettre la littérature canadienne sur une base commerciale, permettant ainsi à nos romanciers et écrivains de se révéler au public tout en retirant un bénéfice monétaire appréciable pour leur effort intellectuel.Le propriétaire-éditeur du \u201cRoman canadien\u201d est à peine âgé de vingt-cinq ans, étant né à Montréal, le 27 juillet 1901, du mariage de Joseph Garand, imprimeur, et de Mlle C.Juneau, fille de M.O.Juneau.Il fit ses études â l\u2019Ecole Saint-Jacques et au Collège Sainte-Marie.Dès le mois de mars 1922, il se lançait dans les affaires en qualité d\u2019éditeur, et grâce à son travail et ses efforts, il vit le succès lui sourire rapidement.M.Garand fait partie des Chevaliers de Colomb et il est ex-secrétaire de la section Saint-Jacques de la Saint-Jean-Baptiste.Il est aussi vice-président du Montagnard, et ses récréations favorites sont le tennis, la raquette, etc.Le grand-père de M.Garand était colonel, lors de l\u2019invasion du Canada par les Féniens, et l\u2019un de ses oncles maternels était également colonel dans la guerre de Sécession.Ce fut même un de ses ancêtres maternels, du nom de Juneau, qui fonda la ville célèbre de Milwaukee, Wisconsin.Résidence: 153, rue Sainte-Elisabeth.309 74637533 Êdouard=Donat Godon Non seulement M.Edouard Donat Godon est un des marchands les plus avantageusement connus du Nord, mais c\u2019est un des pionniers de la florissante ville des Laurenti-des qu\u2019est aujourd'hui Sainte-Agathe-des-Monts.Il naquit à Sainte-Agathe même, le 29 mars 1859, du mariage de Amable Godon, cultivateur, et de Joséphine Gauthier, fille de Xavier Gauthier.Après avoir fait ses études à l\u2019école de Sainte-Agathe, il s\u2019initia aux affaires, tout en complétant par l\u2019étude personnelle son éducation, et il débuta dans les affaires en qualité de marchand-général en 1881.Il fut pendant 19 ans secrétaire de la commission scolaire de Sainte-Agathe, et greffier de la cour de 1894 à 1923.Il fut juge de paix, de 1919 et l\u2019est encore actuellement, et il fut mar-guiller de la paroisse, de 1907 à 1910.S\u2019étant grandement occupé des questions municipales locales, il fut conseiller du village de Sainte-Agathe, de 1889 à 1897, et lorsque cette municipalité devint ville, en 1915, ce fut M.Edouard-Donat Godon qui en fut le premier maire jusqu\u2019à 1923.S'intéressant aux problèmes sociaux et à la mutualité en général, il fut pendant 15 ans, chef ranger des Forestiers catholiques.En 1917, il fut nommé juge au tribunal des exemptions militaires.Conservateur en politique, il fut choisi organisateur du parti, il y a de nombreuses années.Le 30 juin 1879, il épousait mademoiselle Joséphine Leduc, fille de Jean-Olivier Leduc.M.Edouard-Donat Godon a toujours habité et habite encore Sainte-Agathe-des-Monts où il est connu et estimé de tous.310 ALPHONSE A.PAIL M.Alphonse-A.Paul, marchand bien connu de Montréal, est né à Sorel, Qué., le 29 décembre 1892, du mariage de François Paul, industriel, et de Georgiana Leclerc.Il a fait ses étuds au collège du Sacré-Coeur de sa ville natale.En 1908, il commença sa carrière, en qualité de comptable dans différentes maisons, particulièrement pour le compte de marchands de bois de construction et de manufacturiers de portes et chassis, et en 1921, il débuta dans les affaires.Le soin qu\u2019il y a toujours donné l\u2019a tenu éloigné des luttes politiques fédérales, provinciales ou municipales, et il n'a pas recherché les honneurs ou les fonctions publiques.Il est directeur de la compagnie Daigle & Paul, Limitée, et il est intéressé dans l'Alliance Lumber Co.Il est directeur de l\u2019Association des Marchands de bois Détaillants de la province de Québec et de l\u2019Association des Marchands de bois Détaillants de Montréal.Ami du progrès et des arts, il est actionnaire de la Société Canadienne d\u2019Opérette, de Montréal.M.Paul est membre des Chevaliers de Colomb et des Oliviers.Il est membre du club St-Denis et vice-président du club de chasse et pêche des montagnes de Rawdon, Qué.Le tennis, la chasse et la pêche sont ses sports favoris.Le 14 octobre 1919, il épousait Mlle Alice Prud\u2019homme, fille d\u2019Aristide Prud\u2019homme, décédée en lui laissant une fille, Jacqueline.En politique, M.Alphonse-A.Paul est libéral.Résidence: 170 rue Champigny, Montréal 311 FRÈRE EUE Frère Elie, (J.-S.Phaneuf), des Ecoles Chrétiennes, est né à Salvail, subdivision de la paroisse de La Présentation, comté de Saint-Hyacinthe, le 25 décembre 1875, de Zéphirin Phaneuf et d\u2019Eliza Chartier.Il fit ses études à l\u2019Académie Girouard et au Séminaire de Saint-Hyacinthe, puis au Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes, au Mont-de-la-Salle, Montréal, où il entra en 1890.Successivement, il enseigna à Québec, à Saint-Jean, à Ottawa et, enfin, au Mont-Saint-Louis de Montréal où il réside depuis 1903.Passionné dès son enfance pour notre histoire nationale, il en a fait une étude sérieuse, ce qui lui a permis de collaborer au Cours Supérieur d\u2019Histoire du Canada, publié par les Frères des Ecoles Chrétiennes, volume où se trouve une table analytique fort précieuse pour les recherches.Le Frère Elie a publié, en 1913, la généalogie de MM.Casavant, facteurs d\u2019orgues à Saint-Hyacinthe, ainsi que la lignée de Marie-Olive Sicard de Carufel, épouse de Joseph Casavant, le fondateur de la maison Casavant.Généalogiste de la Famille Phaneuf-Farnsworth, le frère Elie publiait, en 1914, un superbe volume de 300 pag'es, abondamment illustré, très clair et des plus intéressants.Claude-Mathias Farnsworth, l\u2019ancêtre canadien des Phaneuf, capturé par les sauvages du Sault-au-Récollet, en 1704, à l\u2019âge de quatorze ans, fut racheté par les Sulpiciens qui le firent instruire.En 1700, il demandait le baptême; il eut pour parrain Claude de Ramesay, le constructeur du célèbre château du même nom.Claude-Mathias se fit naturaliser, puis épousa, le 2 octobre 1713, Catherine Charpentier.On a compté 0,000 de leurs descendants dont près de 2,000 vivent actuellement.En 1913, la famille Phaneuf célébrait solennellement le 200ième anniversaire du mariage de Claude-Mathias et de Catherine Charpentier; 250 personnes, venant de toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, assistaient à cette fête dont on commémora le souvenir en faisant frapper une grande médaille en bronze.Le nom propre Farnsworth a subi des transformations étonnantes: Farnsworth, Farnets, Fanef, Faneuf et Phaneuf.Deux fois lauréat aux concours établis par la Société Saint-Jean-Baptiste, le Frère Elie s\u2019occupe toujours d\u2019histoire.Sous les pseudonymes d\u2019Elie de Salvail, du Rivage, des Erables, etc., il collabore activement à l\u2019intéressante et prospère revue des jeunes, \u201cL\u2019Oiseau Bleu\u2019\u2019, au \u201cBulletin de l\u2019Enfant-Jésus\u201d, et au \u201cBulletin des Ecoles Chrétiennes\u201d publié en Belgique: il a également prêté son concours au \u201cCanadien Errant\u201d, au \u201cPays Laurentien\u201d, à l\u2019Action Catholique, à la \u201cRevue Nationale\u201d, etc.Le Frère Elie prépare actuellement un travail original et patriotique.Il a trouvé, dans notre histoire nationale, 3G5 anniversaires correspondant aux 3G5 jours de l\u2019année; il développe chacun de ces faits historiques en 400 ou 450 mots.Ce travail aura sa place marquée au foyer de toutes les familles canadiennes; ce sera sans contredit le véritable livre de chevet de tous ceux qui désirent connaître ou ne pas oublier l\u2019histoire de leur pays.312 LOUIS-DAVID ROCHETTE Le Dr Ls-David Rochette est né le 18 déc.1863 à St-Barthélemy, comté de Berthier, du mariage de Norbert Rochette, pilote \u201cbranché\u201d sur le navire \u201cQuébec\u201d, et de M.-Louise Malboeuf, tille de .1.-11.Malboeuf.Après ses études classiques au collège de Joliette et l\u2019étude de la médecine à Montréal, il débutait en 1888 dans la pratique de sa profession a St-Cyprien de Napierville, où il resta 20 ans, puis a Terrebonne où il séjourna pendant 17 ans.Le 2 sept.1889 il épousait à St-Barthélemi Mlle Florida Drainville, tille de Norbert Drainville, M.D., et ce fut le chanoine Edmond Moreau, curé, qui bénit leur union.De ce mariage sont nés 12 enfants: 7 filles et û garçons, dont le Dr Romeo Rochette.Modelé accompli du médecin de campagne, il a toujours fait preuve d\u2019un dévouement sans borne et d\u2019un grand esprit chrétien manifesté par les soins assidus dont il a entoure les communautés religieuses.11 est médecin des compagnies d\u2019assurance: Sun Life, New-York Life, Metropolitan Life et Great West.L\u2019Association médicale du comte de bt-Jean l\u2019a compté pendant de longues années parmi ses directeurs, et il occupe aujourd\u2019hui le même poste pour St-Jérôme.Amateur passionné de musique, il fonda le Corps de musique de Napierville et devint maître de chapelle d\u2019abord à Napierville puis a Terrebonne.Il a travaillé avec succès ù développer dans cette dernière localité le goût pour la bonne musique, surtout par l\u2019organisation de concerts où des choeurs mixtes de plus de cent voix ont exécuté des oeuvres de maîtres.A Napierville, les problèmes municipaux l\u2019interesserent et le firent favoriser de toutes ses forces la prohibition et l\u2019amélioration de T agriculture.Vers 1895 il se présenta aux charges municipales dans le but de promouvoir la cause de la tempérance par la limitation du nombre des licences.Lu mutualité a aussi reclame ses activités et il fait partie des Forestiers Canadiens et de l\u2019Alliance Nationale.Il est membre du Club de Terrebonne.Le 2 déc.1922 le Dr Rochette fut l\u2019une des victimes les plus éprouvées de l\u2019incendie de Terrebonne, mais il sut se remettre courageusement à la besogne.Et aujourd\u2019hui il tient un nouveau bureau de consultation a Montréal, au No 2005 rue Masson, Rosemont, Montréal.313 A.SAINT PIERRH Arthur Saint-Pierre, publiciste, professeur de Sociologie Appliquée à l'Université de Montréal.Membre de la Société Royale du Canada, lauréat des prix d\u2019action intellectuelle de l\u2019A.C.J.C., section Science Sociale, 1920; lauréat du Prix David, section Science Sociale, 1926.Est né à Walkerville ,Ont., le 30 septembre 1885, de J.-B.Saint-Pierre, de Lavaltrie, et Azilda La-pierre, de Saint-Thomas.Par sa grand\u2019mère, du cité paternel, il est apparenté à la famille Brien, et par sa grand\u2019mère du cité maternel, à la famille Lajoie.C'est un autodidacte, n\u2019ayant fréquenté l\u2019école que durant cinq ans, dont deux en classe anglaise.A 16 ans, il publia dans la page féminine de la Patrie, quelques courtes compositions littéraires.A 23 ans, il débutait dans le journalisme professionnel, à la Presse.En 1907, à la demande de quelques jeunes gens de la paroissie de l\u2019Immaculée-Concep-tion, il se joignait à, eux pour fonder le cercle Pie X de l\u2019Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française.Il a été l\u2019un des membres fondateurs et le secrétaire de la Fédération régionale et de la Fédération Générale des Ligues du Sacré-Coeur et de l\u2019Ecole Sociale Populaire, vice-président général de l\u2019A.C.J.C.; promoteur de l\u2019Oeuvre des Caisses coopératives d\u2019épargne et de crédit, dites caisses Desjardins, et de l'org.profess, catholique dans la région Montréal; chef du Secrétariat de la Société St-Jean-Baptiste de Montréal, puis directeur de ses revues, dont il a fondé l\u2019une l'Oiseau Pieu.Il est membre du Comité général des Semaines Sociales canadiennes dont il est également l\u2019un des professeurs.Marié le 28 septembre 1914, à Laetitia Désaulniers, fille de Avila Dé-saulniers et de Lumina Allard.Il a six enfants.A publié les ouvrages suivants: L\u2019Avenir du Canada français; Vers l\u2019Action; L\u2019instruction Obligatoire; L\u2019Organisation ouvrière dans la province de Québec; Pour le Comptoir Coopératif de Montréal; L'Organisation professionnelle ; L\u2019Utopie Socialiste, une expérience de colonisation au Paraguay; Le Devoir Social; La Fédération Américaine du Travail; Questions et Oeuvres Sociales de chez nous, avec une préface de S.G.Monseigneur Gauthier; L\u2019Utopie Socialiste, (réponse à Jean Valjean) ; Le comte Albeit de Man; £,a Question Ouvrière au Canada, avec une préface par Edouard Montpetit, prix d\u2019Action intellectuelle 1920; Le Bilan Moral d\u2019une Grande Expérience Sociale; L\u2019Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, ouvrages honorés d\u2019une lettre de Sa Sainteté Pie XI et d'une préface de S.G.Monseigneur Gauthier; Le Problème Social, Prix David, 1926.Résidence: 1205 rue Somerville, Montréal.314 ALEX A N DRE-EL DORE POIRIER M.Alexandre-Eudore Poirier, avocat et ancien recorder de la Cité de Montréal, est une figure jadis célèbre non seulement au barreau, mais dans les cercles journalistiques et littéraires.Il naquit le 21 mars 1857, à Sainte-Thérèse-de-Bienville, du mariage de Alexandre Poirier, marchand, et de Olympe Guérin.Il fit ses études classiques au Séminaire de Ste-Thérèse et débuta dans la pratique de sa profession, le 12 janvier 1S80.Il ne taicta pas a s\u2019affirmer, surtout en qualité de criminaliste, grâce à son talent d\u2019orateur, et il acquit en peu de temps une réputation égale à celle des Cornelier, des Saint-Pierre, des Desmai aïs, des Greenhields et autres.En 1899, il était nommé recorder de la Cité de Montréal, à la mort du recorder 1.-A.-T.de Montigny et il occupa avec succès ces fonctions, pendant plusieurs années, avant de prendre sa retraite.Il fit du journalisme au \u201cNational\u201d, à la \u201cConcorde\u201d et au \u201cTemps\u201d, de Montréal, où il se fit remarquer par une plume alerte et vigoureuse.il fut aussi un temps traducteui au Hansard fédéral.Il est ancien président du Club libéral National Le 9 février 1880, il épousait Mlle Alexandra Gélmas, fille de Honoré Gélinas, de lama-chiche, Qué.Une fille est née de ce mariage.En politique, M.Alexandre-Eudore Poirier est libéral.Résidence: Outremont 315 Le mois d\u2019août a eu certainement une influence bénévole sur la carrière de M.Wilfrid Potvin, directeur-gérant et président des établissements Potvin Limitée, car, c\u2019est au cours de ce mois, celui de sa naissance, qu\u2019il se maria et qu'il fonda les établissements qui ont fait sa renommée dans le domaine de l\u2019art de la coiffure, particulièrement féminine.Wilfrid Potvin, du mariage de a\t_\t____ et de Joséphine Roy, fille de Hyacinthe Roy, cultivateur C\u2019est donc le 8 août 1877, que naquit à Hull, Qué., M.Ephrem Potvin, contre-maître, Après avoir étudié aux écoles des Frères des écoles chrétiennes de Hull et d\u2019Ottawa, il débutait dans les affaires à Montréal, le 4 août 1904, en ouvrant un établissement de coiffure pour hommes, à l\u2019hôtel Corona, rue Guy.Quelques années plus tard, en 1913, mais toujours en août, soit le 7 il transportait son commerce, à l\u2019angle des rues Peel et Sainte-Catherine-ouest.C est bien le 15 mai 1924, qu'il forma la compagnie actuelle Potvin Limitée, qui administre l\u2019un des plus prospères établissements de coiffure pour dames, de Montréal, mais ce fut réellement le 11 août 1924 que fut ouvert ce salon de haut style.Et, c est le 18 août, 1903 (toujours le mois d\u2019août) que M.Wilfrid Potvin épousait mademoiselle Rose Léger, institutrice, fille de M.Jos.Léger, d\u2019Ottawa.M.Potvin fut jusqu\u2019en 1912, secrétaire du Club social des Maîtres-coiffeurs de Montréal.Il est membre du M.A.A.A.et des Elks, mais il ne s\u2019est pas occupé de politique et n\u2019a pas occupé de fonctions publiques.Le billard anglais, le tennis et la pêche sont ses récréations favorites.En politique: jadis libéral mais maintenant indépendant.Résidence: 214 Bishop Royal George Apartment.316 568^00 LUDGEMGÈNE POTVIN Le président de l\u2019Institut des Comptables et auditeurs de la Province de Québec est né le 20 février 1885, à West-Shefford, Qué., du mariage de Napoléon Potvin et de Louise La-bonté.Il reçut son instruction aux Etats-Unis, dans les écoles publiques primaires, puis aux écoles supérieures, et en 1907 il trouvait de l\u2019emploi dans une banque, ce qui l\u2019initia aux affaires.Il y resta quatre années, et depuis 1911 il s\u2019occupe de comptabilité publique.Il passa d\u2019abord deux ans avec M.Georges Gonthier, comptable expert et maintenant auditeur-général du Canada et depuis 1918, il fait partie de la société Turcotte, Merrill et Potvin.Il est membre de l\u2019Institut des comptables et auditeurs de la province de Québec depuis le 18 août 1916 et il en est le président depuis le mois d\u2019octobre 1925.M.Ludger-Eugène Potvin est comptable enregistré (Chartered Accountant) depuis le 21 mars 1922.Il est reconnu comme un expert en comptabilité.Il est membre du Board of Trade de Montréal, du club de Réforme et membre-directeur du club de Golf Laval-sur-le-Lac.Sa récréation favorite est le golf.\t1 Le 21 avril 1924, il épousait mademoiselle Juliette Emard, fille de feu J.-U.Emard, avocat, et par ce mariage, il se trouve allié à Sa Grandeur Monseigneur Emard, archevêque d\u2019Ottawa, et à, l\u2019une de nos plus vieilles familles canadiennes.Un enfant lui est né.En politique, M.Ludger-Eugène Potvin est libéral.Résidence: 1732 rue Hutchison, Outremont.317 EMMANUEURTHIR DOLICET \\ M.Emmanuel-Arthur Doucet, architecte de Montréal, est né à Merry Mack, Massachusetts Etats-Unis, le 16 septembre 1888, du mariage de Hercule Doucet, voiturier, et de Marie-Louise Masson, fille de Emmanuel Masson.Après avoir étudié chez les Frères de la Doctrine Chrétienne et à l\u2019Ecole polytechnique, de l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, il débuta le 12 mai 1912 dans la pratique de sa profession d\u2019architecte.Il a dressé les plans et surveillé la construction d\u2019un grand nombre d\u2019édifices importants de la métropole du Canada, entre autres: l\u2019école Souart, l\u2019église Ste-Marguerite-Marie.Il a aussi dressé les plans et surveillé l\u2019érection de l\u2019église de Notre-Dame-des-Victoires.Il fut aussi l\u2019architecte de l\u2019immeuble des débardeurs syndiqués du Port de Montréal, de l\u2019immeuble J.-A.Prud\u2019homme et Fils, rue Craig, et un grand nombre d\u2019autres, dont l\u2019énumération serait trop longue.Le souci de sa profession l\u2019a tenu éloigné de la vie publique et politique.M.Emmanuel-Arthur Doucet fut professeur d\u2019architecture à l\u2019Ecole des Arts et Métiers, en 1914, 1915, 1916.Il est membre actif de l\u2019Association des Architectes de la province de Québec, de l\u2019Association catholique de la Jeunesse canadienne, du Royal Institute of Canada et de l\u2019Association des Anciens Elèves de l'Ecole Polytechnique.Il est aussi membre actif du Club Canadien, de Montréal, et du Club Boulingrin Delorimier.Le 1er septembre 1921, il épousait Mademoiselle Dolorès Bergeron, fille de M.Edmond Bergeron, et deux fils sont nés de cette union: Jean-Charles, le 1er décembre 1922, et Bernard, en 1925.Résidence: 1251 rue Sherbrooke-Est, Montréal.318 EUGÈNE DOUCET M.Eugène Doucet, imprimeur, est né à Danville, Cantons-de-l\u2019Est, Qué., le 16 novembre 1893, du mariage de Hercule Doucet, voiturier, et de Marie-Louise Masson.Il étudia chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et les Frères du Sacré-Coeur, et il débuta dans les affaires en 1911.Son premier établissement était situé à l\u2019angle des rues Ontario et Bordeaux, site occupé actuellement par l\u2019église Ste-Marguerite-Marie.Ce fut en 1919 que M.Doucet s\u2019outilla de la manière la plus moderne, dans son local actuel de l\u2019avenue Papineau.Il s\u2019occupe d\u2019impressions commerciales et s\u2019est particulièrement spécialisé dans la préparation des systèmes à feuillets mobiles.Son installation lui permet d\u2019entreprendre des travaux artistiques et de luxe et son imprimerie rivalise aujourd\u2019hui avec les meilleures à Montréal.Ayant toujours donné tous ses soins à ses affaires, M.Doucet n\u2019a pas trouvé le temps de s\u2019occuper de politique.La seule fonction publique qu\u2019il occupa fut celle de marguiller de sa paroisse, celle de Ste-Marguerite-Marie, en 1923.Il est gouverneur à vie de l'Hôpital Notre-Dame, membre à vie de l\u2019Association Athléti-que-Amateur du National, syndic du Conseil Lafontaine, des Chevaliers de Colomb, membre de la Chambre de Commerce.Le 30 octobre 1916, il épousait mademoiselle Bella Jodoin, fille de M.J.-B.Jodoin, et trois filles et deux fils sont nés de cette union.En 1913, il fondait le Cercle Doucet, de l\u2019Union St-Pierre, qui se fusionna aux Artisans en 1923.Résidence: 980 Est, rue Sherbrooke, Montréal.319 L\u2019abbé Joseph=Anthime Ducharme Cite à l'ordre du jour du bataillon pour mépris de la mort, en octobre 1918, pendant l\u2019épidémie de grippe espagnole.Ainsi, le prêtre-soldat n\u2019est pas une légende selon que le prouve une fois de plus cette glorieuse citation méritée à la fin de la grande guerre par M, l\u2019abbé Joseph-Anthi-me Ducharme, l\u2019aumônier actuel de l\u2019hôpital militaire de Ste-Anne-de-Bellevue.M.l\u2019abbé Ducharme naquit le 5 juin 1881, à St-Félix de Valois, comté de Joliette, du mariage de Pierre Ducharme, forgeron, et de Alphonsine Piette, fille de Dieudonné Piette.Après un brillant cours d\u2019étude au Séminaire de Joliette, de 1896 à 1903, il fut licencié en théologie et bachelier en droit-canon, et de 1906 à 1907, il était professeur au séminaire de Joliette.C\u2019est le 29 juin 1907 qu\u2019il reçut les ordres, des mains de feu Monseigneur A.Archambault.Il fut ensuite vicaire à St-Ambroise, 1907-1908; vicaire à Saint-Barthélémy, 1908-1911; vicaire à St-Jacques de l\u2019Achi-gan, 1911-1917.Il ne fut ensuite vicaire à Saint-Lin que pour quelques mois, et il s\u2019enrôla dans l\u2019armée canadienne, comme prêtre-aumônier, avec le grade de capitaine.Il fit d\u2019abord du service au Canada puis du service outremer avec les troupes expéditionnaires canadiennes jusqu\u2019après l\u2019armistice.Son inlassable dévouement et sa grande affabilité lui valurent en peu de temps l\u2019estime de tous ses camarades soldats, et c'est sa vaillante conduite pendant l\u2019épidémie qui lui valut la citation par laquelle nous avons voulu commencer ces notes biographiques.De retour au Canada en 1919, M.l\u2019abbé Ducharme fut immédiatement envoyé comme aumônier à l\u2019hôpital militaire de Sainte-Anne de Bellevue où il réside encore, et c\u2019est grâce à son dévouement et à son zèle ainsi qu\u2019à son activité, si cet hôpital militaire possède aujourd\u2019hui une superbe chapelle à l\u2019usage des malades et du personnel.M.l'abbé Joseph-Anthime Ducharme est resté un humble et un \u201cbon garçon\u201d, ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019être un apôtre.Mais ce sont là de solides qualités qui méritent à qui les possède, des amitiés durables et sincères.320 Le R.P.J.=EllûÈNE DÀOLST, C.S.C.-\t.kes r?^6'icux de Ste-Croix ont fait beaucoup pour le relèvement de l\u2019enseignement dans notre province, et I\tUniversité de Montreal ne pouvait vraiment pas ignorer ces pédagogues humbles et savants, dans la formation de son C onseil tie la faculté des Arts.Il est donc d\u2019une intéressante actualité d\u2019esquisser dans ces pages, une biographie qui mériterait d\u2019être plus développée du U.P.Eugène Daoust, supérieur du collège de St-Laurent, dont la carrière, remplie de dévouement, fut si profitable à la jeunesse de la présente et de l\u2019autre génération.Le R.P.Daoust.est à peine dans la force de l\u2019âge, et le poste de confiance dont on l\u2019a investi dit avec éloquence ses mérites autant que l\u2019ardeur de son apostolat pour la formation supérieure de notre jeunesse.11 naquit a la Côte-St-Paul, de Montréal, le 2 septembre 1882, du mariage de François-Xavier Daoust, forgeron, et de Eli sa Nantel, fille de Arsène Nantel.Après ses primaires aux écoles de la Côte-St-Paul, il fit son cours classique au Colège de St.-Laurent.puis son noviciat à l\u2019institution de Ste-Oeneviève, comté de Jacques-Cartier.II\tétudia la théologie au Séminaire de Québec, ainsi qu\u2019au Scholastique des pères de Ste-Croix, puis il fut dirigé sur l\u2019Université de Harvard, E.-IT.où il se perfectionna dans les sciences.Sa vocation religieuse s\u2019étant affirmée de bonne heure, il prenait l\u2019habit le 28 août 1904, et le G septembre 190G, il faisait sa profession religieuse.C\u2019est en la cathédrale de Montréal, le 29 juin 1909, qu\u2019il fut ordonné.prêtre par Sa Grandeur Mgr Racicot.eveque auxiliaire de Montréal.Ses supérieurs, avant constaté sa véritable vocation pour renseignement, lui confièrent successivement les importantes fonctions, après qu\u2019il eut été professeur, de dirècteur-préfet de discipline, d\u2019assistant supérieur, et enfin de supérieur du collège, en juillet 1925.Ces diverses fonctions, pourtant absorbantes en elles-mêmes, ne l\u2019empêchèrent lias d\u2019occuper la chaire des sciences, depuis 1905 jusqu a date.Va sans dire que l\u2019enseignement et la formation de la jeunesse canadienne studieuse ont toujours été le grand but de son exemplaire carrière.Il est aujourd\u2019hui l\u2019un des officiers les plus en vue de la Congrégation des Religieux de Ste-Croix, C.S.C.Comme tous les autres supérieurs de nos collèges classiques il fait Partie du Conseil de la Faculté des Arts, de l\u2019Université de Montréal.Résidence: Collège de Saint-Laurent, Saint-Laurent, Qué.321 C.-AMERIC BERNARD Le député du comté de Rouvil-le à la Législature de notre province, est né le 10 juillet 1866, à Beloeil, comté de Verchères, Qué., du mariage de Elie Bernard, cultivateur, et de Esther Choquette, fille de Jean-Baptiste Choquette.Après ses études classiques au Séminaire de St-Hya-cin'he et ses études médicales à l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal (Université Victoria), il fut admis à la pratique de sa profession en mars 1889, et dès le mois de mai de la même année, il allait s\u2019établir à St-Césaire, comté de Rouville.Il a toujours habité ce dernier endroit et sa clientèle, qui n\u2019a fait qu\u2019augmenter par suite de son expérience, de son humanité et de ses connaissances, est aujourd\u2019hui l\u2019une des plus enviables.Bien que ce médecin-chirurgien si populaire se soit laissé convaincre d\u2019entrer dans la vie publique depuis quelques années, cette clientèle n\u2019a en rien diminué et le docteur Bernard est l\u2019un des médecins les plus actifs.Il dut s\u2019occuper de politique fort jeune, en qualité de lieutenant de l\u2019hon.L.-P.Brodeur, député du comté pendant vingt ans, son beau-frère.Il fut toujours un ardent champion de la cause libérale.Les questions municipales ont aussi réclamé son dévouement pendant trente ans.Il fut maire du village de St-Césaire, de 1902 a 1907, puis de 1917 à 1923.Ce fut le 5 février 1923 qu\u2019il fut élu député du comté à la Législature provinciale.Il fut aussi préfet du Comté en 1917-1918.Il est à noter que le docteur Bernard n\u2019a jamais subi d\u2019élection; il fut toujours élu par acclamation aux différentes fonctions publiques qu\u2019il occupa et qu\u2019il occupe, ce qui prouve sa grande popularité.De 1901 à 1923, il fut coroner du district de St-Hyacinthe II est intéressé financièrement dans plusieurs compagnies importantes, dont la Southern Canada Power Co.Ltd., la Société coopérative Agricole de la vallée de Yamaska, dont il est membre et promoteur.Cette société a ses entrepôts à St-Césaire même.Il est fondateur et prés, de la Compagnie de Conserves-Rouville Ltée, installée à St-Césaire ; membre de la Société d\u2019Agriculture du comté de Rouville.Il s\u2019es tdu reste toujours intéressé à tous les mouvements agricoles ou éducationnels.Les maisons d\u2019éducation du comté et de St-Césaire en particulier, /ont trouvé dans le docteur Bernard un protecteur et un ap'tre, entre autres le Couvent de la Présentation, le collège commercial de St-Césaire ainsi que le juvénat, dont il est le médecin depuis 36 ans.Mutualiste convaincu et ardent, il fait partie de l\u2019Union St-Joseph de St-Hyacinthe, de la C.M.B.A., des For.Ind.et des For.Cath., et il est grand chevalier du Conseil de St-Césaire de 1 Ordre des Chevalier de Colomb.Il est le médecin de ces dernières sociétés.Le Dr.Bernard fait partie du Club de Réforme, du Club de chasse et péché du lac D\u2019Argent, les clubs Mascoutain et Automobile, de St-Hyacinthe.Lorsqu\u2019il se porta candidat libéral de son comté, il eut comme adversaire M.Anthime Arès, cultivateur et prés, des Fermiers-Unis.Il est resté le seul Canadien-français qui fut témoin du sauvetage émouvant des 705 rescapés du \u201cTitanic\u201d, le 15 avril 1912, alors qu\u2019il était passager sur le \u201cCarpa-thia\u201d, en route pour un voyage de six mois en Europe.Le 22 septembre 1890, il a épousé Mlle Eugénie Brillon, fille du notaire J.-R.Brillon, de Beloeil.De ce mariage sont nés, un fils mort à l\u2019âge de 13 ans, et une fille» Mlle Jeanne Bernard.En politique: libéral.Rés.: St-Césaire, Co.Rouville.***** 322 L0UIS4RSÈNE LAVALLÉE L\u2019ancien maire de Montréal naquit à Berthier (en haut), le 2 février 1861, du mariage d\u2019Alfred Lavallée, agriculteur, et de Geneviève Lavallée; fit ses études classiques au collège Jo-liette et son cours de droit à l\u2019Université Laval, Montréal; fut admis au barreau en juillet 1884; épousa, le 14 mai 1889, Lina, née du mariage de Adolphe Pagé, marchand, et de Aurélie Bonneville, de Montréal; exerça la profession d\u2019avocat sous la raison légale: Lavallée, Olivier & Lefebvre; Lavallée & Olivier; Lavallée, Lavallée & Lavallée (ses frères P.-Oscar et Chs-Hector) ; Lavallée & Delfausse et Lavallée, Desmarais & De Serres; fut élu membre du Conseil du Barreau 1893-95; fut nommé Conseil en Loi du Roi le 9 sept.1903; fut un des fondateurs de l\u2019Alliance Nationale, et fut appelé en son Conseil d\u2019Administration en 1898 et en fait encore partie; en fut élu président général 1908 à 1916; membre du Club Lafontaine, Club Canadien, Club St-Denis, administrateur et président de ces deux derners clubs pendant deux ans; membre de la Chambre de Commerce et du Board of Trade de Montréal; fut élu échevin, quartier La Fontaine, Montréal, durant six termes, douze ans, dont quatre par acclamation, 1900 à 1912, et finalement fut élu maire 1912 à 1914 par une majorité de 12,496 voix contre Geo.Marcil, président du Marcil Trust.Durant les quatorze ans qu\u2019il fut au Conseil de ville de Montréal, soit comme échevin, soit comme maire, il dévoua ses efforts et ses énergies à l\u2019agrandissement des limites de la ville qui était alors encerclée par au delà de vingt cités, villes et villages incorporés qui furent alors annexés, entr\u2019au-tres les villes de St-Henri, de Ste-Cunégonde.de la Côte St-Panl, de Ville Emard, de la Longue Pointe, de Rosemont, de N.-D.des Neiges, de la Côte des Neiges, de Villeray et d\u2019une partie des paroisse de St-Laurent et du Sault-au-Récollet, d\u2019Ahuntsic, etc.On l\u2019appelait dans les journaux de l\u2019époque le père du \u201cPlus Grand Montréal\u201d.Président de l\u2019Union des Municipalités Canadiennes, 1912-13; membre de la Commission Royale d\u2019enquête re Ecoles Catholiques de Montréal, 1926.Fut candidat conservateur dans la division St-Jacques en 1896 mais défait et depuis déclina presqu\u2019à toutes les élections l\u2019honneur de la candidature dans la même division.Prit toujours une part active dans les conseils d\u2019organisation du parti conservateur à Montréal.Résidence: Parc Lafontaine, Montréal.323 Georges=Raoul Brunet L\u2019un des principaux dirigeants de tout le mouvement ouvrier dans la province de Québec et du Canada, M.Georges-Raoul Brunet, imprimeur, est né le 4 décembre 1881, à St-Clet, Qué., du mariage de Georges Brunet, charpentier, et de Angèle Le-compte, fille de Edouard Le-compte.C\u2019est aux écoles primaires de Vankleek-Hill, Ont., qu\u2019il reçut ses premiers éléments d\u2019instruction, mais il se perfectionna dans la suite aux écoles du soir, à Montréal.Entré en apprentissage dès l\u2019âge de quatorze ans, il arrivait à Montréal â dix-sept ans.Il devint vite expert dans son métier, et quatre années plus tard, bien qu\u2019il fut fort jeune, on l\u2019élisait président de l\u2019Union des pressiers d\u2019imprimerie, local de Montréal, charge qu\u2019il occupa, de 1902 à 1904.De 1905 à 1910, il fut secrétaire du Conseil des Métiers et du travail, puis président en 1911-1912.De 1911 à 1915, il fut l\u2019organisateur de la Fédération américaine, et il est aujourd\u2019hui trésorier de la Compagnie de la Bourse du travail, et vice-président général de l\u2019Union des pressiers et assistants-pressiers d\u2019Amérique, depuis 1922.Aux élections provinciales de 1912.il se porta candidat ouvrier dans la division Montréal-Laurier.Il consacre toute son énergie au bien être des unions ouvrières en qualité de président de l\u2019exécutif provincial du Congrès des métiers.M.Georges-Raoul Brunet est Passer Regent du Royal Arcanum, et membre des Forestiers Catholiques.Les quilles et le billard sont sa récréation favorite.Au mois de juin 1906, il épousait mademoiselle Ida Huneault, fille de François Huneault, et de ce mariage sont nés deux fils et deux filles.M.Brunet a représenté officiellement les ouvriers de Montréal à maints congrès des Etats-Unis et du Canada, et de 1915 à 1921, il fut à l\u2019emploi du gouvernement provincial de Québec, en qualité de greffier de la commission de conciliation et officier des salaires raisonnables, fonctions exigeant une haute connaissance de tous les problèmes du travail qui nous concernent.E politique, M.Brunet est libéral.Résidence: 2084, Chateaubriand, Montréal.324 AIMÉ LANGLOIS Mtre Aimé Langlois, le sympathique député du comté Chainbly-Verchères, à la Chambre des Communes, est né à Varennes, le 6 décembre 1880, du mariage de Charles Langlois, cultivateur et ancien maire de Ya-rennes, et de Marie-L.Jodoin.Après de brillantes études, partie au college de Varennes et partie au collège de l\u2019Assomption, il poursuivit ses études légales à l\u2019Université Laval de Montréal et fut admis avec distinction, en 1905, à la pratique du notariat.Depuis cette époque, il exerce sa profession dans sa paroisse natale.En niai 1905, il fut choisi comme secrétaire-trésorier des Corporations de Varennes et il remplit encore ces importantes fonctions.De 1918, jusqu\u2019au 29 octobre 1925, il fut gérant de la Banque Provinciale, à Varennes.Elu député de Chambly-Verchères en 1925, il dut coder une seconde fois la forte pression qui lui fut fait par ses électeurs et fut réélu, le 14 septembre, comme libéral.M Langlois est membre de l'Association du Notariat Canadien; président du Cercle paroissial de Varennes, qu\u2019il a fondé, en 1916; secrétaire de la Chambre de Commerce de Varennes; membre des Artisans C.F., de F Ass.des Anciens Elèves de l\u2019Assomption, du club LeMoyne et du Country Club de St-Lainbert.A pris une part active aux mouvements qui assurèrent la construction de la route St-Lambert-Lévis et du Pont de Longueil.11 contribue largement aux améliorations locales, aux oeuvres paroissiales et éducationnelles.Descendant de cultivateurs établis à Varennes depuis 1698, il s\u2019intéresse vivement à la classe agricole, à laquelle il rend de grands services.Son dévouement, sa probité lui ont gagné la confiance générale.L\u2019étude de l\u2019histoire, le chant et la musique, constituent ses récréations.U a épousé, le 22 mai 1905.Régina Massue, fille du seigneur L.-A.Massue et petite-fille de feu L.-H.Massue, ancien député de Richelieu, et de feu l\u2019avocat PominviUe, ancien associé de Sir Geo.-E.Cartier.De cette union sont nés cinq enfants: Paul, étudiant en droit, Roland, élève du collège de l\u2019Assomption, Gabriel, Jean et Marcelle.Résidence: Varennes, P.Q.325 Joseph=Philippe Côté Ce jeune industriel, \u2014 n'est-il pas de fait le plus jeune manufacturier de la province?\u2022\u2014-naquit à Montréal le 16 juin 1900, du mariage de David Côté, machiniste, et d\u2019Octavie Roberge.Actif et studieux, dès l'âge de quinze ans il décrochait son diplôme académique à l\u2019Académie Saint-Paul.Il suivit alors les cours de l\u2019Ecole technique pendant deux ans, et en 1917, il débutait à la Canadian Tube Co.; en qualité de mécanicien, position qu\u2019il conserva jusqu\u2019en septembre 1924.En octobre 1925, il devenait chef du département des montres à la compagnie R.Gsell.Enfin, ce fut en juin 1925 qu\u2019il s\u2019établit à son compte comme fabricant et importateur de verres de montre.Cette maison qu'il vient à peine de fonder, mais déjà prospère, est la seule du genre au Canada, et elle fournit presque tous les bijoutiers du pays.Les débuts de la Acme Crystal Co.,\u2014c'est le nom de la compagnie,\u2014ont été difficiles, et il fallait à M.Côté une forte dose d\u2019endurance et de ténacité, se trouvant à faire face, avec des moyens limités, à une concurrence étrangère et locale considérable.Mais, à force de persévérance et de travail, pratiquement nuit et jour, la première année, le succès s\u2019est affirmé assuré, et la compagnie Acme compte aujourd\u2019hui comme clients les meilleurs bijoutiers du pays, tels que Birks, Mappin & Webb, Dingall, de Winnipeg, etc.Ces rapides succès dans l\u2019industrie se trouvent intimement liés à l'intelligente et constante collaboration de trois des membres de la famille de M.Côté: M.Albéric Côté, artiste, chef du département de l\u2019imprimerie; M.Henri Côté, opticien, chef du département de la mécanique; Mlle Cécile Côté, directrice du département de l\u2019expédition.Quant à M.J.-P.Côté, il s\u2019occupe du bureau et des affaires d\u2019administration.Il est propriétaire-gérant de la Acme Crystal Co., rue Saint-Jacques, Montréal.II est membre de l\u2019Association catholique des voyageurs de commerce, et il fait partie de l\u2019orchestre Saint-Paul.Il est aussi membre du National.Le tennis et le golf sont ses récréations favorites.Le 22 août, 1925, il a épousé Mlle Aline Bissonnette, fille de M.Albert Bissonnette et de Mme Evélina Tourville.En politique: libéral.Résidence: 29, 5ième Avenue, Verdun, Qué.326 L\u2019abbé JEAN BAPT1STE BAZ1NET dll pot.par o+tnw-! 'mvn*resta iusou\u2019eii mai 1901.Nommé curé à Plaisance qu\u2019il fonda, il ne quitta cette paroisse qu\u2019en mai 1911 alors que Mgr O.-II.Gauthier le nommait à la cure de Ste-Apathe-des-Monts, poste qu\u2019il occupe en-cove aujourd\u2019hui.En outre de l\u2019exercice de son ministère, tant au point de vue spirituel que temporel, il s\u2019est particulièrement dévoué pour des oeuvres d\u2019intérêt local et general.L education des enfants et le progrès de renseignement, depuis l\u2019école rurale jusqu\u2019au cours academique pour garçons et hiles, ont etc 1 objet île sa so'licitude dès la première heure.Missionnaire agricole depuis plus de 20 ans, il n a perdu aucune occasion de prêcher l\u2019amour du sol et de travailler à améliorer le sort des cultivateurs.I, etablissement, dans sa paroisse de Ste-Agathe d\u2019une ferme de démonstration et d\u2019élevage, sous la direction du ministère provincial de 1 agriculture' est un témoignage public de son dévouement et de son mérité Comme les questions sociales ne le laissent pas indifférent, il fut l\u2019un des directeurs assidus de 1 raton St-Joseph du Canada, 1 une de nos plus belles sociétés mutuelles nationales et catholiques.Voulant aussi améliorer le sort des tuberculeux qui vont demander leur soulagement et leur guérison au climat de Ste-Aeathe.il leur a procure des sanatoria publics ou privés bien organisés au point de vue de l\u2019hygiène et de la morale.Mais parmi toutes les oeuvres ou ü a accomplies et les causes qu\u2019il a défendues, il faut placer au premier rang lu tempérance; le travail et les sacrifices ne le rebutèrent pas, du iiiomnt qu\u2019il s\u2019agissait de sauver de 1 alcoolisme ses paroissiens et les colons du nord.Homme d'étude et de réflexion, M.l\u2019abbé Ba/.inet aime les discours senses et se plaît à etudier le monde dans la grande mascarade qui défile sans fin.327 JOSEPH WILFRID CYR % Le shérif actuel du district de Terrebonne est né le 21 février 1875, à Ste-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, du mariage de Joseph Cyr, entrepreneur de pompes funèbres, et de Delphine Presseault, fille de Paul Presseault.Après avoir fait ses études commerciales au Collège de Ste-Scholastique, sous la direction des Frères de l\u2019Instruclion chrétienne, son père étant mort en 1890, à l\u2019âge de 36 ans seulement, il débutait dans les affaires, en 1892, en qualité d\u2019entrepreneur de pompes funèbres, mais plus tard, il s\u2019occupa d\u2019assurance, comme courtier, puis il devint voyageur de commerce dans l\u2019épicerie en gros.Ayant grandi dans un milieu essentiellement politique il s\u2019intéressa de bonne heure à tous les problèmes fédéraux, provinciaux ou municipaux, et il fut pendant de nombreuses années un organisateur des plus actifs.Orphelin de bonne heure et à la tête d\u2019une famille de six enfants dont il était l\u2019aîné, il doit particulièrement son instruction à son amour de 1 étude qui le portait à travailler le soir, une fois le dur labeur de la journée terminée.Il n\u2019a ni recherché ni occupé de fonctions publiques, et il ne fut nommé shérif du district de Terrebonne qu\u2019en 1916.\t11 est financière- ment intéressé en qualité de directeur dans la Automobile New-Engine Corporation Automobile à vapeur) et dans plusieurs compagnies où il a fait des placements d\u2019argent.En 1917, il a fait une conférence devant le Club littéraire de son village natal sur 1 Histoire de Sainte-Scholastique, et en 1925, il en fit une autre sur \u201cL\u2019Art des affaires\u2019\u2019, devant les Chevaliers de Colomb, de Saint-Jérôme.Il est membre du Club Saint-Antoine et des Chevaliers de Colomb à Saint-Jérôme.Ses récréations favorites sont la lecture et la discussion sur les questions commerciales.Il suit du reste de fort près toutes les études commerciales publiées chez nous, tant en anglais qu'en français.Il est amateur de peche et il a une villa d\u2019été à Saint-Placide, sur le lac des J )eux-Montagnes.Le 18 septembre 1893, il épousait Mlle Hortense Bélisle, fille de Toussaint Bélisle, de Saint-Eustache, et deux filles et un fils sont nés de cette union: soeur Sainte-Isabelle de France, de la congrégation des Soeurs de Sainte-Croix, Mlle Jeanne Cyr et M.Lucien Cyr, employé des postes au fédéral.\temploye aes En politique, M.Joseph-Wilfrid Cyr fut libéral.Résidence: Saint-Jérôme, comté de Terrebonne.328 E.P.J.COIRVAL M.Elzéar-Pierre-Joseph ourval, architecte, est né à Montréal le 29 juin 1871, du mariage de Joseph Courval, entrepreneur-plombier, et de Aglaé Gervais.Après avoir fréquenté les écoles des Frères des écoles chrétiennes, il compléta ses études par des leqons privées, sous la direction du professeur A.Bonin, de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal.Admis à la pratique de la profession d\u2019architecte en 1898, il entra au service du département des ingénieurs, à la compagnie du chemin de fer Pacifique Canadien, en 1903, en qualité de dessinateur, et il occupa ce poste jusqu\u2019en 1910, alors qu\u2019il passa au service de la Cité de Montréal, comme assistant dessinateur en chef.En 1918, il devenait dessinateur en chef municipal et il occupe cette position depuis cette année.Il est membre de l\u2019Association des architectes de la province de Québec et membre de l\u2019ïnstitut Royal des Architectes du Canada.Tout entier à son travail, il ne se mêla pas de politique fédérale, provinciale ou municipale, mais les questions sociales et la mutualité l\u2019intéressent.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut président du Cercle Charlemagne, de l\u2019Alliance Nationale, en 1918-1919, et il en est maintenant le président d'honneur.Le 21 mai 1895, il épousait Mlle Alphonsine DesRosiers, fille de feu Oscar DesRosiers, avocat, et nièce de l\u2019hqnorable juge J.-O.Mousseau, ancien premier ministre de la province.Résidence: 72 rue Resther.329 L\u2019abbé Louis=N.=J.de Gonzague Si ce missionnaire, aussi humble que dévoué, est depuis trente ans le desservant de la tribu des Abênakis, de Odanak, près Pier-reville, c\u2019est pour répondre au désir de son évêque, soucieux de conserver ce débris d\u2019une vaillante nation indienne, qui rendit d\u2019immenses services au début de la colonie et pour préserver cette noble tribu, des erreurs du protestantisme, implanté chez elle par un des leurs, en 1830.Métis-Abénakis lui-même par son père dont l'origine est anglaise par les Gill, et française par les ancêtres, puis canadienne par sa mère, l\u2019abbé Louis-Napo-léon-Joseph de Gonzague, naquit le 6 octobre 1864, à Odanak même, du mariage de Louis de Gonzague, industriel, et de Théotiste Cour-chesne, fille de Edouard Courchesne, de Pierreville.Après de sérieuses études au séminaire de Nicolet, il fut ordonné prêtre le 31 août 1891, par Sa Grandeur Monseigneur Elphège Gravel, 1er évêque de Nicolet.Il débuta dans le ministère en qualité de vicaire à St-Zéphirin de Courval d\u2019abord, puis de 1892 à 1893, à St-Pierre-les-Becquets et de 1894 à 1895, à Saint-David de Yamaska.Ce fut le 12 octobre 1895, que l\u2019ordinaire du diocèse, croyant avec raison que les descendants des courageux et fidèles Abênakis d\u2019Odanak, méritaient d\u2019avoir un des leurs comme père spirituel, nommait M.l\u2019abbé de Gonzague curé-missionnaire de cette intéressante et historique paroisse du district de Yamaska.Le choix était certes heureux, puisque l\u2019accord le plus parfait ne cessa jamais de régner entre ce pasteur et ses ouailles, au cours d\u2019un stage aussi prolongé.Il y a eu, en effet, trente ans le 12 octobre dernier, que M.l\u2019abbé de Gonzague est missionnaire au même endroit.Les citoyens d\u2019Odanak n\u2019ont pas laissé passer une telle date inaperçue et ils ont affirmé hautement à leur pasteur, toute la considération et l\u2019amour qu\u2019ils ont pour lui.Ils ont manifesté leur reconnaissance à celui des leurs, qui s\u2019était toujours dévoué à, leur intérêt.Odanak, tiré de l\u2019abénakis, veux dire: \u201cChez Nous\u201d.\u201cAu campement\u201d.C\u2019est un joli petit village situé sur les bords de la rivière Saint-François, comptant une population approximative de 350 âmes.Lorsque M.de Gonzague en prit la cure, le protestantisme y avait été implanté depuis très longtemps, par un nommé Pierre Masta, d\u2019origine Italienne, mais qui était à vrai dire, le plus indien et le plus sauvage des Abênakis.A cette époque (1895) il y avait à Odanak, une trentaine de familles protestantes.Grâce au zèle inlassable du bon père de Gonzaque, une vingtaine d\u2019entre elles, se sont converties au catholicisme, ce qui fait qu\u2019aujour-d\u2019hui, Odanak compte environ trois cents catholiques et seulement une vingtaine de protestants.: : yÿ.330 LÉANDRE» DEMERS Navigateur de grande réputation et figure universellement connue dans le monde maritime canadien, Capitaine L.-A.Demers naquit à Montréal le 18 août 1862, du mariage de Léandre Demers, rentier, et de Edwidge Legris fille de Xavier Legris.Après un cours commrcial aux Académies du Plateau et Ste-Marie, il débutait (1877-/8) chez.Dufresne & Mongenais 11 fut ensuite comptable (1878-79), dans une compagnie d\u2019assurance.En 1879, il entrait en apprentissage sur les navires de .1.McGuire, de Québec, et signait un engagement de quatre ans.Cet engagement fut rompu, pour cause de maladie.Une fois rétabli, il visita tous les pays du monde, en qualité de marin sur les voiliers, passant par tous les stages d\u2019un apprentissage des plus sérieux.Puis, après avoir suivi les cours de marine, à Londres, Ang.il subit avec succès, trois examens, et en 1888, il obtenait ses degres de capitaine au long cours.Entre temps, il avait navigué sur le fameux voilier \u201cThermopylae\u201d, ( 1887-88-89-90).En 1889 il entrait au service du gouvernement canadien comme officier en second sur le \u201cAgnes Macdonald .En 1892,\u2019 il était premier officier du \u201cConstance\u201d.En 1897, il devenait capitaine de \u201cLa Canadienne\u2019\u2019.Il fut.capitaine du \u201cVictoria\u201d, en 1898, et commandant de l\u2019\u201cAcadia\u201d en 1899.En 1902-03, fonda 1 Ecole de marine au Monument National, dont il devenait le principal conférencier.En 1903, était capitaine du \u201cResti-gouche\u201d.En 1905, nommé assistant puis examinateur en chef, des capitaines et seconds et assistant commissaire des naufrages.En 1906.commissaire des naufrages, surintendant du pilotage et des ecoles de marine du Dominion, examinateur en chef des pilotes.En 1908, il accepte la position de commissaire en chef des naufrages pour le Dominion.Maître du Port de Montréal en 1912, il démissionne en 1914 et reprend la position de commissaire en chef des naufrages, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Comme tel, est considéré une autorité, et les décisions qu\u2019il rend dans les causes, même les plus compliquées, n\u2019ont jamais provoqué la moindre critique.Est juge de paix pour la P.de Q.et notaire en Ontario.Il est Ç.de C.au 4ème dégré: membre de la Soc.Astron.Royale, de la Soc.des Sciences et Arts, du Can.Club d Ottawa, du Circumnavigation Club de N.-Y.et du Prof.& Teehn.Inst, of Can.Le 4 août 1SS9, il épousait à Londres, provoque 4è Circumnavigation\t.\t- - - - -\t,\t,\t,\t.Ang.Mlle M.-R.Elisabeth Craggs fille de R.Craggs.De cette union, quatre enfants sont nés.dont deux tils vivent.En politique, libéral.Rés.: 3 avenue Renfrew.Ottawa.331 77 EPHRMECTOR FRAPPIER Tous ceux qui fréquentent ou passent par le Club de Réforme de Montréal, en qualité de membres ou invités, et ils sont légion, savent que le gérant actuel, M.Ephrem-Hec-tor Frappier, est la courtoisie même et le plus précieux des informateurs-gérants.Il naquit à Montréal, le 24 juillet 1886, du mariage de F.-X.Frappier, fleuriste, et de Léa Archambault, fille de Gaspard Archambault.Il appartient ainsi à deux de nos plus anciennes familles canadiennes.Après avoir étudié au Collège Saint-Jean-Baptiste, à Montréal, il entra, en 1901, au service de la Quebec Steamship Co.et voyagea de Québec à New-York et jusqu\u2019aux Antilles.Il fit, par la suite, un stage de plusieurs années dans les principaux hôtels de New-York et revint à Montréal en 1908, travailler pour le compte de la Compagnie de Navigation Richelieu.En 1909, il est à l\u2019emploi du Canadien Pacifique, dans le département du Commissariat, et de 1913 à 1918, il fait du service au Grand Tronc Pacifique.De 1919 à 1921, il voyagea à travers tous les Etats-Unis, dans le, but d\u2019y acquérir de l\u2019expérience en qualité d\u2019administrateur d\u2019hôtelleries pour touristes.Ce ne fut qu\u2019en 1921 qu\u2019il fut choisi comme gérant du Club de Réforme, de Montréal, position qu\u2019il occupe avec toujours la plus grande dignité.Ses fonctions, presque toujours absorbantes et onéreuses, l\u2019empêchèrent de se mêler activement de notre mouvement politique.Il ne rechercha pas davantage les honneurs ou les fonctions publiques.Le 1 5 juin, 1917, M.Ephrem-Hcctor Frappier épousait, à Winnipeg, mademoiselle Leila-Maria Théroux, fille de F.-P.Théroux, de Cohoes, New-York.Deux enfants sont nés de cette union: Elaine-Léa et Donald Ephrem.Monsieur Frappier est un homme d\u2019affaires avant tout, et les membres du Club de Réforme ont confiance en leur gérant.En politique: libéral.Résidence: 32 rue Sherbrooke ouest, Montréal.332 ROGER FORTIER Agé de vingt-sept ans, M.Roger Fortier est né à Montréal au mois de février 1899; son père, M.Adélard Fortier, industriel de renom, vice-président de Montreal Dairy Company Limited, appartient à l\u2019une de nos familles canadiennes les plus en vue du comté des Deux-Montagnes.Madame Adélard Fortier (Alberta Roy), sa mère, est l\u2019une des filles de M.J.-Alfred Roy, Fils, qui a laissé une succession importante qui porte son nom.Au Jardin de l\u2019Enfance, coin des rues Demontigny et St-Denis, les Révérendes Soeurs de La Providence lui donnèrent la préparation nécessaire pour les études classiques.Son entrée au Collège Ste-Marie, son séjour pendant neuf années, la vie collégiale vécue avec les Rév.Pères Jésuites lui permirent d\u2019étudier le \u201cnotariat\u201d.Nous étions en 1919 et l\u2019Université de Montréal acceptait son application comme \u201cétudiant en notariat\u201d pour lui décerner en 1922 le titre de \u201cbachelier\u201d.Notaire en 1922, M.Roger Fortier devenait cette même année industriel et entrait avec la Cie Montreal Dairy où, depuis quatre ans, il agit en qualité d\u2019assistant du vice-président.Indépendant en politique, ses sports favoris: la crosse, le hockey, la balle-au-eamp, etc.lui ont donné un développement physique tel qu\u2019on le classe parmi les athlètes.Membre à vie du Cercle Universitaire, M.Fortier fait aussi partie du Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb Résidence: 406 Est rue Sherbrooke, Montréal.333 ROSARIO GÉNÉREUX Figure proéminente dans l'important commerce des automobiles de la métropole du Canada, M.Rosario Généreux est né le 18 novembre 1882, à Berthierville, Qué., du mariage de Alfred Généreux, pompier, et de Marie Piette, fille de Timothé Piet-te.Après ses primaires à l\u2019école Saint - Jean - Baptiste de Montréal, il alla parfaire ses études au Collège de Montréal, et comme sa vocation semblait le diriger particulièrement vers le commerce, il suivit les cours de l\u2019International Business College.Après avoir fait un apprentissage en qualité de commis en ferronnerie à la maison Jean Paquette et chez Larivière, Incorporée, il débutait pour lui-même dans les affaires, le 1 6 septembre 1916, après cependant avoir été le gérant des ventes de la Ford Motor Co., Limited of Canada Branche de Montréal, et il fondait la maison Généreux Motor Co., Limited, dont il est le directeur-gérant.Le succès répondit à ses efforts, mais il fut toujours trop attentif à faire progresser la carrière qu\u2019il avait embrassée, pour s\u2019occuper de politique, soit fédérale, provinciale ou municipale, et il n\u2019eut pas davantage le loisir ni la fantaisie de rechercher les fonctions publiques.Il ne se déroba pas cependant aux devoirs de la bienfaisance et il est gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il est aussi membre de la Chambre de Commerce et du Club de Réforme.Le golf et le tourisme constituent sa récréation favorite.M.Généreux est libéral en politique et célibataire.Résidence: 941, Sherbrooke Est.334 LIICIEN H.GENDRON Occupant une situation enviable dans le barreau de la province de Québec, appartenant à une de nos plus respectables familles canadiennes, tant par son origine que par alliance, M.Lucien-H.Gendron, avocat, est né le 28 août 1890, à St-Hyacinthe, Qué., du mariage de Louis-A.Gendron, avocat, et de Blanche McDonald, fille de feu Milton McDonald, ancien député.Après un cours d\u2019études au Mont-St-Louis, de Montréal, il prépara son brevet, étudia le droit à l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, et fut admis à la pratique de sa profession dès 1914.Il débuta d\u2019abord à St-Hyacinthe, sa ville natale, en société avec Me Louis Lussier, avocat, C.R., puis au bout de deux ans, il vint pratiquer à Montréal, en société avec Me Jos.Cohen, société qui dura sept années.Enfin, le 1er mai 1926, il s\u2019associa avec Me René Gauthier, et son bureau est situé au No 190 de la rue St-Jacques.Il s\u2019occupe particulièrement de droit criminel et il s\u2019est distingué dans nombre de causes importantes, ces dernières années, telles le procès fameux de l\u2019abbé Delorme, à deux reprises différentes, celui des bandits de la banque d\u2019Hochelaga et la cause des frères McGuire, accusés de meurtre.Le nombre de ses causes en cour Supérieure est considérable, et il a également plaidé en Cour Suprême, la cause de John-H.Roberts, ainsi que celles du Roi vs Sylvestre et de Roy vs Gouin.La lecture et les voyages sont sa récréation favorite.Le 19 janvier 1915, il épousait Mlle Marguerite DeLorimier, fille de Me Raoul DeLorimier, C.R.En politique, Me Lucien-H.Gendron est conservateur.Résidence: 59 Nelson, Outremont, Qué.335 THOMAS GIRARD Le premier qui a affirmé qu'on trouvait partout des Canadiens jusqu'aux antipodes, n'avait pas tort, et bien que la municipalité de Saint-Prime, du Lac-tSaint-Jean, ne soit pas précisément voisine des grands centres du Sud-Africain, la distance n\u2019a pas empêché M.Thomas Girard, qui a en lui l'âme d\u2019un voyageur, de quitter jeune son village natal pour aller faire sa fortune au pays des Boers.C\u2019est donc le 28 novembre 1871, à Saint-Prime ,Lac Saint-Jean, Qué., que naquit M.Thomas Girard, du mariage de Toussaint Girard et de Apoline Fortin, fille de Joseph Fortin.A peine âgé de vingt ans, il se langait dans les affaires à son propre compte, dans son village natal, en qualité de marchand-général.Six ans plus tard, il s\u2019établissait fabricant de poêles, et l\u2019année suivante il devenait entrepreneur, profession qu\u2019il exerça pendant quatre années.Il a aussi fait de l\u2019immeuble pendant une quinzaine d\u2019armées à Montréal.En 1908, cédant à son amour des grands voyages, il était en Afrique-du-Sud, où il ouvrit et lança trois cinémas, à Forthburg, Johannesburg et Pretoria, et il les revendit peu de temps plus tard, avec un bénéfice de trente mille dollars.En 1910, il était à Londres\u2019, et il se lançait, dans la capitale de l\u2019Angleterre, dans le commerce des chevaux de traits.Il discontinua ce commerce, cependant, après y avoir englouti une somme de dix mille dollars.Il revînt alors dans sa province de Québec, où il reprit la série de ses succès en affaires.C\u2019est ainsi qu'il est actionnaire, directeur et gérant de l\u2019A.O.A.Il est également intéressé dans une puissante compagnie d\u2019immeubles faisant affaires à Cuba, Antilles.Il est actuellement receveur pour le compte du gouvernement de la province de Québec.Les oeuvres de charité et de bienfaisance qui l\u2019intéressent le plus .-ont la Saint-Vincent-de-Paul et l\u2019Assistance publique.Il est membre de l\u2019Automobile Owners Association, du Club Canadien, de l\u2019Union du Commerce et de l\u2019Association athlétique du National.Il fut directeur de cette dernière association pendant sept ans, et c est en grande partie à ses efforts que nous devons la construction de la Palestre de la rue Cherrier.Tous les genres de sport l\u2019intéressent.M.Thomas Girard s\u2019est marié deux fois: d\u2019abord avec Mlle Marie Marcoux, puis avec mademoiselle Léontine Michaud, mais il n\u2019a pas lu d\u2019enfants de ses deux mariages.En politique: libéral.Résidence: 3916, Parc Lafontaine, Montréal.336 HORACE R.MOT ¦ Monsieur IIorace-R.Iluot.pharmacien-chimiste, est né le 27 juillet 1885, à Saint-Valérien-d\u2019Upton, Que., du mariage de Télesphore-II.Iluot, agriculteur, et de Marie-Anne Charbonneau.institutrice.Après avoir étudié au High-School et au collège du Sacré-Coeur, à Woonsocket, Rhode-Island.il étudia la pharmacie au Collège de Pharmacie de Montréal, où il fut médaillé en 1906.Admis à la pratique de sa profession en 1907.il entrait en affaires en 1908.Le souci de ses affaires et.de sa clientèle le tînt éloigné des luttes politiques fédérales, provinciales ou municipales et des fonctions publiques, mais son application le fit remarquer de ses confrères et il fut nommé conseiller de l\u2019Association pharmaceutique de la province de Québec.M.Iluot porte un intérêt particulier aux oeuvres de philanthropie et de bienfaisance, principalement aux hôpitaux Homéopathique, Notre-Dame, du Précieux-Sans et des Incurables.Il est intéressé comme directeur dans la Manufacturers Finance Corporation Limited et.la Bankers and Trust Discount Corporation.Il est aussi membre des Chevaliers de Colomb et du Lion\u2019s Club, ainsi que du Cercle Universitaire et du Royal Auto Club.Ses récréations favorites sont le tourisme, le golf et le tennis.Le 3 septembre 190 7, monsieur Ï-Iorace-R.Iluot épousait mademoiselle Georgette-B.Vadeboncoeur, fille de M.Dominique Vadeboncoeur, tailleur.Trois enfants sont nés de cette union: Roger et Maurice et René, décédé.En politique, M.Iluot est indépendant.Résidence: 440 Champagneur, Outremont.337 YVES LeROUZES Un des membres les plus distingués de la noble carrière de l\u2019enseignement, à laquelle il a consacré 35 années de sa vie, dont 23 dans la province de Québec, M.Yves LeRouzès, inspecteur d\u2019écoles du district de Vaudreuil est né à Coatreven, canton de Tréguier, Bretagne, France, le 2 mars 1873, d\u2019Emmanuel LeRouzès, entrepreneur, de Tréguier, et de Perri-ne LeCorre.Après ses études à Guingamp et à Ploermel, il obtient son brevet d\u2019instituteur en 1890 à Vannes.Il commence alors une carrière très active: à Rennes, Bretagne, 1890-92; à St-Pierre-Miquelon en 1892; voyage d\u2019études en Acadie avec les eudistes; au collège de Church Point et au séminaire d\u2019Halifax, pendant les vacances, 1 896; à Douarnenez, France au cours supérieur, juin 1898; directeur d\u2019école à Saint-Pierre-Miquelon, 1899; vient à Québec en 1902 et passe brevet d\u2019instituteur de la province; chef du service scolaire pour M.Menier, (trois écoles mixtes) à l\u2019île d\u2019Anticosti (1902-1908); à Québec en 1908, il enseigne au collège de Lauzon (1908-09) ; passe seize ans à l\u2019académie du Plateau à Montréal, tour à tour professeur de 8e, 9e et 10e.Y fonde un cercle d\u2019études pour les élèves sortis du cours académique.11 agit comme secrétaire du comité exécutif des fêtes du cinquantenaire du Plateau en 1922.Après un voyage en France et à.New-York en 1923, fait un rapport sur les projections dans l\u2019enseignement.Il monte un cabinet de physique et organise le cabinet de chimie et enseigne les mathématiques et les sciences.Détenteur de nombreux brevets, du certificat d\u2019aptitude à l\u2019enseignement de la gymnastique.Il connaît la musique, les sciences physiques et naturelles, les travaux photographiques, l\u2019agriculture, l\u2019horticulture, l\u2019aviculture.Nommé guide officiel de Montréal en juin 1925.A été président du 1er cercle d\u2019études pédagogiques des instituteurs à Montrai, le cercle Roy.A dirigé 8 ans les cours de perfectionnement pour préparer des instituteurs et institutrices au brevet supérieur.Donne depuis 6 ans aux enfants Français, des cours d\u2019histoire de France et du Canada, sous les auspices du consulat gén.de France et de l\u2019U.N.F.Fait partie depuis 13 ans de l\u2019Union Nationale Française en qualité de trésorier ou de conseiller.A collaboré 5 ans à l\u2019organisation de la Colonie des Grèves et a fondé, il y a 5 ans la colonie de Ste-Adèle pour orphelins et enfants de vétérans français.Délégué à Montréal de la Ligue maritime et coloniale française.Créé officier d\u2019académie par le gouvernement français, le 23 juin 1922.Vient de recevoir le brevet de \u201cBoyology\u201d.A toujours servi d\u2019agent de liaison entre les sociétés françaises et canadiennes-françaises.Membre de la Société d\u2019histoire naturelle de Montréal; Chevalier de Colomb, membre société St-Jean-Baptiste (section Olier).Récréations: photographie, jardinage, aviculture, botanique, culture maraîchère.A épousé, 16 octobre 1902, Geneviève Pinson, fille d\u2019Auguste Pinson, de St-Pierre-Miquelon.A six enfants vivants, Joseph, Jacques, Emile, Yvon, Marcel et Henri.Un 7ème, André, est décédé.Résidence: Rue Berri, Montréal.338 LIQUOR! LACOMBE Le jeune député de Laval-Deux-Montagnes à la Chambre des Communes est né à Sainte-Scholastique, le 17 juin 1895, du mariage de Pierre Lacombe, cultivateur, et de Malvina Verdon, fille de Jean-Baptiste Verdon.\t.Après de solides études classiques au Séminaire de Sainte-Thérèse, où il décrocha le titre de bachelier ès-Arts, il étudia le droit à l\u2019Université de Montréal.Durant son stage universitaire, il fut tour à tour secrétaire, président et aviseur légal des E.K.D.de 'l\u2019Université de Montréal,et fut reçu avocat le 12 janvier 1922, avec le diplôme de bachelier en loi.Tl pratiqua immédiatement sa profession, à la fois à Sainte-Scliolastique et à Montréal: ù Sainte-Scholastique en société avec Me J-A.-C.Ethier, député du comté, aujourd\u2019hui juge en chef de la Cour de circuit, à Montréal, où il débuta par une cause célébré, celle d\u2019Henri Roi, accusé du meurtre de sa fillette, qu\u2019il fit acquitter, à Montreal, avec Me Bruno Bourgeau et actuellement avec Me Paul Fortier.\t.S\u2019étant occupé activement de toutes les luttes politiques fédérales et provinciales, en faveur du parti libéral, depuis 1919.c\u2019est lui que les électeurs de Laval-Deux-Montagnes ont choisi pour les représenter au parlement d\u2019Ottawa, comme successeur au juge Ethier, aux élections générales de 1925, et de nouveau aux élections générales de 1920, avec une forte majorité.Comme il est l\u2019un des plus jeunes réputés de la Chambre des Communes, et que ses chefs voient en lui un parlementaire d\u2019avenir il a été choisi comme secondeur à l\u2019adresse en réponse au discours du trône., Il est intéressé dans la Confederation Life Association et s\u2019intéresse d\u2019une manière générale à un grand nombre d oeuvres philanthropiques.Il est membre du club Perron, de l\u2019Association de la Jeunesse liberale et président honoraire de l\u2019Association libérale des Deux-Montagnes.M.Liguori Lacombe est célibataire, et le tourisme et la pêche sont ses recreations favorites.En politique: libéral.Résidence: Sainte-Scholastique, Que. FIERREALVAREZ LAPLANTE Le greffier actuel de la prospère ville de Saint-Jérôme, monsieur Pierre-Alvarez La-plante, naquit à Saint-Henri-de Mascouche, Que., le 1er juin 1873, du mariage de Joseph Laplante, menuisier et contremaître à la compagnie de papier Rolland, et de Ma-rie-Hedwidge Pepin, fille de François Pepin, huissier et commis.Après avoir étudié au petit Séminaire de Sainte-Thérèse, il s\u2019essaya dans la carrière de l\u2019enseignement, en 1 896, mais l'année suivante il entrait dans le bureau d\u2019assurance de M.J.Corbeil, et il y restait jusqu\u2019en 1912.Ce fut en 1912 qu\u2019il entra au service de la ville de Saint-Jérôme, en qualité d\u2019assistant secrétaire-trésorier sous les ordres de M.Ed.Marchand, et, en 1915, il était nommé greffier de Saint-Jérôme, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.M.Laplante fut fonctionnaire sous l\u2019administration des maires S.-G.Laviolette, J.-A.Legault, C.-L.de Martigny, J.-Em.Fournier et R.Castonguay.Né travailleur et studieux, M.Laplante, tout en donnant le maximum d\u2019attention à ses fonctions, ne cessa de s\u2019intéresser au mouvement éducationnel dans la province.La lecture, les recherches historiques, scientifiques et autres constituent le plus clair de ses récréations, ainsi que tous genres d\u2019amusements sains.La bienfaisance l\u2019intéresse également et il aime secourir les malheureux dans la mesure de son possible.M.Laplante a été grand chevalier du conseil de Saint-Jérôme de l\u2019Ordre des Chevaliers de-Colomb.Le 25 janvier 1898, il épousait mademoiselle Marie-Louisa Papineau, fille de Augustin-Séraphin-Camille Papineau, de Saint-Hyacinthe, Qué., et six enfants, dont cinq vivent, sont issus de ce mariage.Résidence: Saint-Jérôme.?340 ARTHUR MARANDA Il fait bon, en ces temps où, dirait-on, c\u2019est, le malsain plaisir de certains esprits mal tournés, de chercher à salir le corps policier de la métropole, de pouvoir affirmer (pie la police de Montréal compte des hommes de marque, d\u2019une valeur incontestable, des gentilshommes accomplis.Et comme preuve de ce que nous avançons, ne suffit-il pas d\u2019esquisser cette biographie de l\u2019inspecteur Marauda, dont, les promotions ont été aussi rapides que méritées, cet athlète peut-être le plus parfait qui soit, ce modèle de nos fonctionnaires municipaux.M.Marauda est né à Montréal, le 10 mai 1887.Après ses études au collège Ste-Brigide, il entrait au département de police et des incendies de Maisonneuve, le 20 février 1907.Cinq ans plus tard, il était promu lieutenant, et le 23 juin 1914, il devenait capitaine.Après l\u2019annexion de Maisonneuve à Montréal, le 9 février 1918, il devenait capitaine-instructeur de nos policiers, (9 déc.1118) et le 31 mars 1925, il était eleve au poste important d\u2019inspecteur de police de la métropole.Voici pour la carrière policière.Passons maintenant à la carrière athlétique île Marauda et disons de suite, que bien peu d\u2019athlètes peuvent montrer un cadre aussi rempli, aussi fécond en évènements heureux, tout à son honneur et au nôtre.C\u2019est en 1908.qu'il commença la pratique du sport en plein air, qu\u2019il n\u2019a jamais abandonnée depuis.Il se classa rapidement au premier rang, et dès 1911, il décrochait le championnat des forces de la police canadienne, titre qu\u2019il a toujours détenu depuis cette date éloignée.Il a à son crédit, 28 championnats policiers, (sports généralisés).11 est également le détenteur du record mondial pour la course des 100 verges en raquettes, record établi à Sherbrooke, en février 1915 (temps: 11 2-5); détenteur des records canadiens pour les distances de 100 verges (plat) 120 et 220 verges avec obstacles.tons établis 5 Montréal et à Sherbrooke en janvier et février 1915.Temps: 11 4-5.26 8-5 et 18 secondes respectivement.M.Marauda fut l\u2019un îles membres délégués de l\u2019équipe Olympique canadienne, qui alla concourir à Stockolm.Suède, en 1912.A été fondateur et président de PA.A.de Maisonneuve et est présentement président de l\u2019A.A.A.de la police de Montréal.Ancien directeur de l\u2019 V.A.A.National.Un des fondateurs du Conseil des Chevaliers de Colomb.No.1787 de Maisonneuve et pendant deux ans officier du dit Conseil.Le 10 novembre 1907.il épousait Mademoiselle Blanche Henrichon, et de cette union, sont nés cinq enfants.Résidence: 2868.rue Adam, Montréal.341 J.=À.LEGAULT Le maire de Saint-Jérôme, cette prospère ville industrielle du nord de Montréal, est un homme d\u2019une activité et d\u2019une expérience qui ont valu à ses concitoyens une bonne part de leur actuelle prospérité.M.J.-A.Legault, bijoutier et optométriste, est né le 27 mars 1864, à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, du mariage de Isidore Legault, cultivateur, et de Adeline Sheffer, tille de Pierre Sheffer.Après avoir étudié au collège de l\u2019Assomption, il quittait notre province en 187 9 et allait s\u2019établir à Lowell, Mass., où il s\u2019initia dans son commerce, en qualité de premier employé canadien, à la grande maison de bijouterie Durant et Rogers.Il y passa sept ans puis ouvrit à son compte, dans le centre des affaires de la ville de Lowell, un joli magasin de bijouterie qui lui permit de faire d\u2019excellentes affaires.Ce fut en cette année-là, (1886), qu\u2019il épousa Mlle Herminie Cusson, fille de Alfred Cusson, autrefois de Longueuil, qui était à la tête d\u2019un magasin considérable de modes, à Nashua, ville voisine de Lowell.Après six autres années de succès en affaire, M.Legault fut forcé de revenir au Canada, pour cause de santé.Après trois années de repos, il alla s\u2019établir à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne où il trouva un champ propice à son activité et à son civisme.En 190 5, il décrochait son diplôme d\u2019opticien du Collège des Opticiens de Montréal.Ce fut en 1913, que M.Legault fut élu maire de Saint-Jérôme pour la première fois.Il avait été choisi en même temps pour terminer l\u2019installation des usines électriques de Saint-Jérôme.Il fut le successeur de M.Sévère Laviolette.En 1919 on le chargea du pavage des rues de la ville en macadam asphalté, et il obtenait pour cela du gouvernement une subvention de 3 p.c.Les deux rues principales de Saint-Jérôme ont été ainsi pavées de 1919 à 1921, et le travail ayant donné entière satisfaction, on se montra reconnaissant evers M.Legault et l\u2019hon.Athanase David, qui l\u2019avait secondé d\u2019une manière admirable dans ses efforts.En 1922, on le réélisait à la mairie dans un but de protection des industries, et il s\u2019occupa d\u2019abord de la restauration des départements des incendies et de la police.C\u2019est sous son administration qu\u2019on a construit de nouveau bassins hydrauliques, ce qui donne aujourd\u2019hui 1,200,000 gallons, avec une pression amplement suffisante fournie par deux pompes modernes.En 1924, il était réélu par acclamation et c\u2019est encore sous son administration que la ville a passé un contrat avec la Laurentian Hydro-Electric So., dans le but d\u2019augmenter l\u2019énergie électrique et améliorer l\u2019éclairage de la ville.Cette augmentation de l\u2019énergie électrique permet aux industries existantes de se développer et autorise même la création de nouvelles industries.M.Legault fait partie des Chevaliers de Colomb et il est membre du Cercle Saint-Antoine L\u2019automobile et la marche sont ses récréations favorites.Il est le père d\u2019une fille, Rita.Résidence: Saint-Jérôme, Qué.342 GEORGES PELLETIER Né le 10 juillet 1882 à la Rivière-du-Loup en bas; fils de Narcisse-G.Pelletier et de Caroline Vé/.ina.Fit ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Poeutière et à l\u2019Université Laval (Québec).Licencié en droit avec grande distinction et diplômé d\u2019études littéraires (juin 1904).Avocat (juillet 1904).Pratiqua le droit (1904-1908).Rédacteur à l'Action Catholique (1908-1909).Passe au Devoir à la fondation de ce journal (10 janvier 1910).Fait depuis ce temps, sans interruption, partie de la redaction du Devoir; rédacteur politique à Ottawa (1910-1915); secrétaire de la rédaction (1915-1923); administrateur général (1924); membre et secrétaire, depuis 1919, du conseil de l\u2019Imprimerie Populaire (Ltée) qui publie le Devoir.Auteur de nombreuses chroniques parlementaires d\u2019Ottawa (1910-1915), de deux enquêtes sur l\u2019immigration canadienne et la vie chère, et de lettres de l\u2019Ouest Canadien (1913), d\u2019études sur les causes de la vie chère (Revue Trimestrielle, 1917).sur l'industrie canadienne-française et sur les obstacles à l\u2019indépendance économique du Canada français (1921-1922), sur le budget familial (Semaine Sociale, 1923), de lettres de France au cours d\u2019un voyage en Europe (1923-1924).Membre de la Société Royale du Canada (1919); fait partie du conseil du Cercle Universitaire de Montréal, dont il est un des membres fondateurs (1918) et secrétaire depuis 1920.Membre des conseils d\u2019administration du Cercle Universitaire (limitée) et des Voyages Hone.Professeur et membre du Conseil de l\u2019Ecole des Sciences Sociales, Economiques et Politiques de l\u2019Université de Montréal, ou il est depuis 1919 chargé de cours sur la rédaction, la facture et l\u2019administration des journaux.Marié le 11 septembre 1923 avec Corinne Adam, fille de Joseph Adam, C.R., et de Corinne Mathieu, de Montréal.Nationaliste.Résidence; Hôtel Place Viger, Montréal.343 Joseph4vila Molleur Né à Pike-River, comté de Missisquoi.fils d'Alfred Molleur, cultivateur, et de Marie Giroux, fille de feu Julien Giroux, de Lacolle, province de Québec.Il a fait ses humanités au collège de Ste-Marie de Mon-noir, sa philosophie au séminaire de St-Sulpice, et son droit à l'Université Laval de Montréal.Après avoir fait sa clérica-ture aux bureaux de Roy, Roy et Sénécal, dont il devint plus tard l'associé, il forma avec M.J,-J.Brosseau la société légale Molleur et Brosseau.Il exerce maintenant seul sa profession.A occupé comme avocat dans plusieurs causes importantes et clos la fameuse cause Perreault et Gervais vs The Atlantic, and Lake Superior Railway Co,, pendante depuis quinze ans, dans laquelle cinq juges avaient siégé et que feu le juge Saint-Pierre décida finalement en faveur des héritiers des demandeurs.Il a aussi occupé comme avocat pour des corporations rurales depuis la mise en force du nouveau Code Municipal, plus particulièrement devant le bureau des délégués des comtés d\u2019Iberville et de Missisquoi.A toujours pris un vif intérêt au développement du comté de Missisquoi, dont son père avait été l\u2019un des pionniers, et où sa famille possède encore des terres.S est aussi occupé d'immeubles et est l'administrateur de plusieurs successions importantes.Membre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, président de la section Saint-Stanislas et aussi membre de plusieurs sociétés mutuelles et de bienfaisance.Il a épousé, le 28 septembre 1909, Alice Brosseau, fille de feu Casimir Brosseau, de Laprairie, dont il a cinq enfants.En politique, libéral.34.4 L\u2019honorable J.=E.ROBIDOUX L\u2019éminent juge puîné de la Cour Supérieure de la province de Québec est une des figures les plus remarquables de la magistrature, du barreau, de la politique et de la littérature au Canada.Agé de près de 84 ans, il célébrait, récemment, le soixantième anniversaire de son entrée au barreau canadien.Joseph-Emerv Robi-doux est né le 10 mars 1843 à St-Phi lippe de Laprairie, fils de Toussaint Robidoux.Il lit son cours classique aux collèges de Montréal et Ste-Marie, puis il étudia le droit à l'Université McGill, d'où il sortait en 1800 avec le titre de bachelier en droit civil; cette université lui conféra en 1887.le titre de docteur en droit civil.Il commença à pratiquer sa profession en 1886, et il fut fait.Conseil du Roi, e»> 1870.En 18«\">.il fut bâtonnier du barreau de Montréal, et l\u2019année suivante, il était élu bâtonnier général pour la province de Québec.La même année (1896) il était choisi comme président de l\u2019Association du barreau canadien.Il fut élevé à la magistrature, le 8 octobre, et il prit sa retraite, il y a quelques dix ans, non pour cause de santé, car il est.encore alerte et vigoureux, mais à cause de son âge avancé et de son long stage sur le banc.Il fut.professeur de droit civil à l\u2019Université McGill, pendant de nombreuses années.Pt il n\u2019abandonna sa chaire que lors de sa nomination comme secrétaire provincial, sous l\u2019administration Mercier.Ce fut en 1884 qu\u2019il fut élu pour la première fois représentant du comté de Châteauguav, à la Législature provinciale: puis il fut réélu en 188G, 1890 et.1897.Il fut.secrétaire de la province puis procureur-général, sous l\u2019administration Marchand.11 fut commissaire enquêteur sur l\u2019administration de la justice à Montréal, puis au sujet des édifices du parlement à Québec.Fin lettré, il écrivit nombre d\u2019articles et d\u2019études d\u2019une belle toilette littéraire, et ses conférences suides sujets d\u2019histoire ou de littérature furent jadis foi t courues.Grand ami et admirateur île la France, il fut en 1903.le premier président de l\u2019Alliance française à Montréal.Il fit aussi partie du comité local d\u2019organisation des fêtes du tricentenaire de Québec, en 1908.Est officier de l'Instruction publique de France, chevalier de la Légion d\u2019honneur, membre du Conseil de l\u2019Instruction publique de la province.Il fut prés, de la Soc.des gradués de l\u2019Université McGill.En juin.I860, il épousait en premières noces, Sophie-Jamière Saucer, bile de feu Jao-ques-lL Saucer, puis en juin 1879, il épousait la soeur de sa première épouse.Mlle Clara Saucer.L\u2019hon.juge Robidoux est le père de cinq enfants.Il est membre des clubs St.James.Mont-Royal, Montreal Joekev Club (vice-prés.); Canada Auto Club (membre honoraire); Concours hippique.(Horse Show) membre honoraire.En politique: libéral.Résidence: G79 rue de l\u2019Université, Montréal.345 FRANÇOIS MARCHAND M.François Marchand, le gérant des Etablissements M.-A.Wollacker, Ltée., est né le 26 mars 1879, à Saint-Victor (Loire), France, du mariage de Antonin Marchand, ingénieur, et de Marie Bour-dier, fille de Charles Bourdier.Il fit ses études chez les Frères Maristes, à Lyon.Après avoir débuté au Crédit Lyonnais, en 1897, il devint caissier principal à la Banco di Roma, puis, en 1912, il était engagé par la banque Internationale du Canada.Il continua ensuite avec la Home Bank jusqu\u2019à la déconfiture de cette institution financière.Il entra alors dans le commerce, où il ne tarda pas à faire sa marque, ne s occupant que de ses affaires et entreprises, sans s\u2019intéresser activement aux problèmes politiques et sans rechercher les fonctions publiques.Depuis le 1er juin 1925, il est le gérant des Etablissements M.-A.Wollacker, Ltée, au capital de $30,000.00 dollars.M.François Marchand est trésorier de l\u2019Union Nationale française, trésorier des Vétérans Français de la Grande Guerre et membre de la France Républicaine.Le 15 novembre 1923, il épousait mademoiselle Marie-Ange Bergeron, fille de Ernest Bergeron.M.Marchand est un patriote sincère qui répondit l\u2019un des premiers à l'appel de sa patrie, quittant le Canada le 19 août 1914, pour ne revenir que le 1er avril 1919, après avoir fait toute la guerre et avoir été blessé trois fois assez grièvement.Il porte avec une légitime fierté la Croix de guerre, la Médaille d\u2019Italie, la Médaille de Verdun ainsi que la Médaille des Alliés.Résidence: 314 rue Lagauchetière Est.346 ELZÉBERT TURGEON vV^ C\u2019est à Saint-Charles, comté de Bellechasse, Que., le 13 août 1884, que naquit M.Elzébert Turgeon, marchand, du mariage de Elzéar Turgeon, employé civil, et de Marie Naud-dit-La-Brie, fille de M.Naud-dit-La-Brie.Après son cours à l\u2019Académie Commerciale de Québec, il entrait, en 1900, en qualité de comptable, à la compagnie E.-M.Lennon .1 eu de temps après, il s\u2019établit à St-Bruno, puis le 26 janvier 1887, il se fixait definitivement a lerrebonne.En 1888, il tut nommé secrétaire-trésorier de la Commission Scolaire.il occupa ces fonctions, durant 20 années consecutives, A la commission scolaire et durant 12 années consécutives à la municipalité de Terrebonne.1) une grande activité M.Mathieu joint à l\u2019amour du.travail, un esprit de suite, d\u2019ordre et de méthode remarquable, et a cela s\u2019aioute une ponctualité en tout, rarement prise en défaut; aussi ses succès, dans 1 exercice de sa profession îe président à diverses reprises,\t.o « x\u201e.^ .~ .\u2014 -._., 0_0- ,.T\t~___, de Terrebonne des Artisans canadiens français\u201d, dont il fut le premier président, puis en 1893 Le Cercle fc>t-Louis de Terrebonne de l\u2019Alliance Nat.\u201d, dont il fut aussi le premier près.11 fut 1 un des fondateurs et.directeurs de \u2018\u2018La Cie d\u2019éclairaere électrique de Terrebonne.\u201d Fut l\u2019un «les fondateurs et le premier près, de la \u2018\u2018Globe Shoe Ltd \u201d Fut échevin en 1902, puis maire en 1904, poste qu\u2019il occupa durant 12 années consecutives; il fut aussi prés, de la comm, scolaire durant plusieurs années.M.Mathieu, a réuni des notes nombreuses, concer .\u201d\t\u2019\t^ A.x \u2018 des fond cîiandfet de* Elisabeth\"Cormier de'Y\u2019ÈpTphanie.'' De cette union, sont nés\u2019dix enfants, dont deux seulement sont vivants: Paul et Marie.La lecture et les voyages sont ses récréations favorites.En politique, conservateur-protectionniste convaincu.Résidence: 65 Avenue Saint-Louis, Terrebonne îrnant ^histoire5 de \u2019Per r ebonn ef et i i tra va il ïè actuellement ù leur mise en ordre, pour les publier.Fut l\u2019un ondateurs et le prés, à diverses reprises, du \u201cClub de Terrebonne\u201d, fait aussi partie du \u2018 Canadian Club ot ireal\u201d et du \u201cClub Cartier Macdonald\u201d.A épousé, le 22 avril 1890, Marie, fille de Edouard Leblanc, ma 471 L\u2019abbé Eusèbe=Siméon Girard Le successeur de Sa Grandeur Monseigneur Alphonse Deschamps, évêque auxiliaire de Montréal, à l'aumônerie des Sourdes-Muettes de Montréal, alors que ce dernier était nommé à l\u2019un des postes les plus élevés de l\u2019archevêché, avant sa consécration épiscopale, est un homme d\u2019un mérite exceptionnel dont n'ont qu\u2019à se louer les religieuses et le personnel de l\u2019institution des Sourdes-Muettes, rue St-Denis.Littérateur, orateur et d\u2019un esprit fort cultivé, ses conférences et sermons sont suivis avec la plus vive attention.Il naquit à Saint-Valentin, comté de St-Jean, Qué., le 7 août 1880, et n'est âgé que de 46 ans.Son père fut M.Eusèbe Girard, cultivateur, et sa mère, Malvina Martin.Il fit ses études classiques, philosophiques et théologiques au Séminaire de Montréal et à Joliette ,et il fut ordonné prêtre à Lacolle, Qué., par feu Monseigneur Racicot, alors évêque auxiliaire de Montréal, le 1er juillet 1906.De 1906 à 1913, il fut vicaire à Laprairie, puis il fut vicaire à St-Denis-sur-Richelieu, en 1914-1915.Il fut alors appelé par son ordinaire, en qualité de deuxième aumônier chez les Sourdes-Muettes, de Montréal (1916), et il seconda avec zèle et habileté Monseigneur Deschamps dans ses fonctions parfois difficiles et d\u2019un genre si spécial.Il devînt premier aumônier en 1923 et il occupe ce poste de confiance et d'abnégation depuis sa nomination.M.l\u2019abbé Eusèbe-Siméon Girard habite l\u2019Institut des Sourdes-Muettes, rue Saint-Denis, Montréal.472 L\u2019abbé PAUL DESAULNIERS ' m 5 * Né à Saint-Sulpice, comté de l\u2019Assomption, le 2 mai 1881, du mariage de Arthur Desaulniers, marchand, et de Elise Bouthillier, tille de Denis Bouthillier, il lit son cours classique à Montréal au collège Sainte-Marie, sous la direction des Jésuites, et ses études théologiques au grand séminaire de Montréal.Le 10 mars 1907, 11 était ordonné prêtre en l\u2019église Saint-Louis-de-France, par Monseigneur Paul Bruchési, archevêque de Montréal, pour le diocèse de Manchester, New-Hampshire.Il alla immédiatement exercer le ministère dans son diocèse où il brûlait de se dévouer pour nos frères franco-américains.11 fut d\u2019abord nommé vicaire de la paroisse Sainte-Marie de Manchester en 190 7.L\u2019année suivante, il était envoyé par son évêque à Nashua, N.-H., comme vicaire de la paroisse de Saint-Louis-de-Gonzague, où il passa neuf ans.Il fut nommé en 1917 curé de la paroisse Saint-Edmond de Manchester, où depusi lors il travaille aux progrès des catholiques franco-américains.M.l\u2019abbé Desaulniers a su conquérir l\u2019estime, l\u2019affection et la reconnaissance de tous les fidèles pour lesquels il s\u2019est dépensé depuis son ordination.473 L\u2019abbé François=Gabriel Caisse Né à Lachine, près Montréal, le 31 janvier 1868, du mariage de Louis-Fabien Caisse, maître de poste, et de Phi-lomène Rozelle, fille de Joseph Rozelle et de Julie Picard, il fit d'excellentes études classiques au Collège de Montréal.Après sa théologie au grand séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1895 par Mgr Edouard-Charles Fabre, archevêque de Montréal.Il fut d\u2019abord vicaire à la cathédrale de Rimouski de 1895 à 1899, puis à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, de 1899 à 1\t908.Il fut ensuite curé de Sainte-Lucie de Doncaster, comté de Terrebonne, de 1908 jusqu\u2019au mois d\u2019octobre 1912, et de Saint-Luc, comté de Saint-Jean, d\u2019octobre 1912 à novembre 1917.C\u2019est à cette date que Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, lui confia la charge ardue de fondateur de paroisse et l\u2019appela à la direction de Notre-Dame de la Paix, démembrement de la paroisse Notre-Dame des Sept-Douleurs de Verdun.Le 2\tnovembre 1917, il entra dans ses nouvelles fonctions et sc mit immédiatement à l\u2019oeuvre, construisant une église, un presbytère et des écoles.Il est commissaire d\u2019écoles depuis le mois de juillet 1920.Homme d\u2019oeuvres, il s\u2019occupe de tout ce qui peut concourir à l\u2019avancement du peuple.Il se consacre tout particulièrement à l\u2019éducation et au bien-être des enfants.Il est aumônier de la société Saint-Jean-Baptiste, section Notre-Dame-de-la-Paix, Verdun.Il est membre du Grand-Trunk Boating Club.Résidence: 635, rue Ethel, Verdun.Tél.York 1885.474 L\u2019abbé fRANÇOIS XAVlER RABEAll Né à Ste-Geneviève, P.Q., le 4 mai 1858, du mariage de Benoît Rabeau avec Thérèse Demers, il fit ses études au collège Bourget, à Rigaud, où il fit un brillant cours classique.Après avoir fait sa philosophie au Séminaire de Philosophie et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal, il fut ordonné prêtre par Mgr Fabre, le 28 août 1881.Après un an de professorat au collège Bourget, à Rigaud, 1881-1882, il fut vicaire à Valleyfield, de 1882 à 1884, puis à St-Joseph, à Montréal, de 1884 à 1893.En 1893, il devenait curé, mais avec la lourde charge de fonder une paroisse, celle de St-Lambert, comté de Chambly.Il se mit résolument à l\u2019oeuvre et, dès 1890, il construisait la première église.En 1898, soucieux du progrès de l\u2019éducation, il fonda le^ couvent dont il confia la direction aux Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.En 1904, il bâtit le presbytère.Sous sa direction éclairée et grâce à son zèle infatigable, la paroisse de St-Lambert ne fit que prospérer rapidement.Reconnaissant envers ses premiers maîtres, dont il avait su apprécier les vertus et la science, il appela, en 1903, les Clercs de St-Viateur pour se charger de l\u2019éducation des jeunes garçons.Ses oeuvres nombreuses l\u2019ont fait chérir de ses paroissiens; aussi l\u2019ont-ils vu partir avec un vif regret en 1912.Cette fois, Mgr Bruchési l\u2019envoyait dans une ancienne paroisse, celle de St-Constant, comté de Laprairie, fondée en 1752.Actif, M.le curé Rabeau n\u2019avait en vue que le bien sipirituel et temporel de ses paroissiens.En 1916, il faisait voter la prohibition des liqueurs alcooliques.L\u2019année suivante, il faisait encore voter la prohibition, cette fois celle du vin, de la bière et du cidre.En 1922, il appela les Soeurs de Ste-Anne pour leur confier l\u2019école modèle des garçons et des filles du village.^ En septembre 1924 11 se retira du ministère paroissial pour prendre sa retraite à l\u2019Hôpital-General des Soeurs Grises, à Montréal.475 OSIAS LEDUC M.Osias Leduc, né à St-Hilai-re, le S octobre 1864, est un peintre consciencieux et de rare mérite.Ses productions, toujours agréables, ont été vivement appréciées dans tous les milieux comme en témoignent plusieurs revues et journaux d\u2019arts du Canada, d\u2019Angleterre ou de France.Ecoutons ce que quelques critiques ont dit de ce compatriote talentueux : \u201cM.Leduc est l\u2019un de nos artistes ayant la personnalité la plus forte, la plus marquée.Il a toujours vécu à l\u2019écart, mais d\u2019un autre c té il est resté lui-même.Il a une vision fort originale, délicate et pleine de sentiments.(A.Lab^rge).\u201cFils de ses oeuvres, il est allé se perfectionner à Paris sans suivre la discipline d\u2019aucun maître.Il ne s\u2019est inféodé à aucune école et sa manière de peindre diffère avec chacun de ses tableaux.C\u2019est un artiste et un chercheur\u201d.(Louis Deligny).' Son oeuvre contient un certain nombre de toiles oïî l\u2019observation est directe et minutieusement traitée.Sa virtuosité y gagne une affirmation.\u201d (Vasari dans le Pays laurentien).\u201cAyant vécu toute une existence, une très noble existence entre l\u2019art et la nature, il a assujetti la seconde au premier en l\u2019ennoblissant.Ce peintre n\u2019est pas demeuré stationnaire et cristalisé dans une manière mais il évolue lentement vers de meilleures réalisations.\u201d (R.La Roque de Roquebrune, dans Y Action).Pour donner une idée de l\u2019oeuvre considérable de ce compatriote distingué, énumérons quelques-uns des genres dans lesquels il s\u2019est essayé avec succès, depuis 1887: Natures mortes, (il en a exposé sept très belles entre 1891 et 1898, aux Arts Association de Montréal et d\u2019Ottawa); illustrations au crayon noir, au fusin, à la plume, à la gouache, à l\u2019aquarelle.Paysages d\u2019été et d\u2019hiver: notamment, Fin de juin, Effet gris, le Cumulus bleu, le Pont de béton, etc.(deux de ses tableaux, en ce genre, ont été acquis par la Galerie nationale d\u2019Ottawa: Pommes vertes et Neige dorée).Par ailleurs, M.Leduc a décoré et orné de tableaux, en tout ou en partie: la chapelle du Sacré-Coeur en l\u2019église de l\u2019Enfant-Jésus de Montréal; la chapelle du couvent de St-Hilaire; la chapelle de l\u2019évêché de Sherbrooke; l\u2019église de Ste-Geneviève ; les églises de St-Hilaire, de Rougemont, de Farnham, de l\u2019île Bizard et la cathédrale de St-Hyacinthe.Eu sculpture, il a fait des médaillons en bronze, et des plaquettes en plâtres; en portraits peints, il a signé ceux de l\u2019hon.L.-P.Brodeur, pour le parlement d\u2019Ottawa, de l\u2019hon.T.-N.Francoeur, président de l\u2019Assemblée législative de Québec et celui de l\u2019abbé O.Maurault, curé de Notre-Dame de Montréal.Jusqu\u2019en 1921, M Leduc a exposé, presque chaque année à Montréal, Toronto, Ottawa, Québec, Winnipeg et Halifax; mais depuis, ses grands travaux de décorations d\u2019église semblent avoir accaparé tout son temps et ne plus lui laisser de loisirs.Toutefois, l\u2019on sait qu\u2019il travaille quelques tableaux qui trancheront beaucoup sur ce qu\u2019il a produit jusqu\u2019ici.Ajoutons, en terminant ces notes nécessairement brèves que M.Leduc a été élu membre associé de la Royal Canadian Academy of Arts, en 1916.Cot artiste réside à St-Hilaire, comté de Rouville.476 L\u2019honorable P.=J.=ARTHIJR CARDIN Né le 28 juin 1879, à Sorel, P.Q., du mariage de Joseph Cardin et de Virginie Perron.Admis au barreau en 1908.Aux élections générales de 1911,\til fut élu député du comté de Richelieu, à la Chambre des Communes.Cette lection ayant été invalidée, M.Cardin fut réélu le 27 octobre 1912.\tIl fut réélu aux élections générales de 1917, 1921 et 1925.Le 30 janvier 1924, lors de la retraite de sir Lomer Gouin, l\u2019honorable M.Cardin était assermenté au Conseil Privé et fait ministre de la Marine et des Pêcheries.Il fut alors réélu par acclamation le 27 février 1924.En septembre 1925 changea de portefeuille et devint titulaire des Douanes et de l\u2019Accise.Réélu député de Richelieu aux élections générales de septembre dernier.Est ministre des Pêcheries dans le Cabinet King.Le 25 août 1909, il épousa Mademoiselle Rosa Casavant, fille de M.J.-B.-M.-E.Casavant de Sorel, Québec.En politique: libéral.Résidence: Sorel, P.Q.477 L\u2019abbé AUGUSTE LA PALME Le curé de Saint-François-de-Sales, sans ménager son dévouement le plus entier aux oeuvres de son ministère et aux intérêts de ses paroissiens, sait aussi occuper tous ses moments de loisir à des oeuvres d'intellectualité et de progrès profitables à notre nationalité.Il naquit le 19 septembre 1 870.à Saint-Dominique-de-Bagot, du mariage du notaire Tréfilé La Palme et de Louise Rénault, fille de Henri Ré-nault, autrefois seigneur de l'Ile-du-Pas, et de Julie Olivier.Il fit ses études classiques aux collèges Bourget et Ste-Marie, et sa théologie au Grand Séminaire.Ordonné prêtre à Montréal, le 23 décembre 1899, il fut vicaire à Lachine, à Maisonenuve, Hochelaga et St-Jean-Baptiste; il fut aussi aumônier chez les Soeurs du Bon-Pasteur et de la Providence.Apôtre, journaliste et littérateur, il fut le rédacteur du Bulletin paroissial de Viauville, puis de celui de St-Jean-Baptiste.Il rédigea ce dernier bulletin, de 1914 à 1916, \u201cd\u2019une plume alerte et de belle tenue\u2019\u2019, au dire de M.l\u2019abbé Auclair dans sa monographie de la paroisse.En avril 1917, il était nommé curé à St-François-de-Sales.Il restaura l\u2019église et le presbytère, et on lui doit la construction d\u2019une Croix-du-Chemin en pierre, peut-être unique dans la province par son architecture et son ornementation.Cette tendance artistique chez l\u2019abbé La Palme n\u2019a rien de surprenant, car il appartient à une famille de haute culture.Qu\u2019il nous soit permis de rappeler qu\u2019il est le cousin de la regrettée artiste canadienne Béatrice La Palme.Il est l\u2019auteur de maints articles fort sérieux publiés dans la Semaine Religieuse, La Presse, Le Devoir; il a écrit la préface de L\u2019Hcùis du Passé, le recueil de poésies de Madame Boissonnault, et il prépare présentement un Essai sur les écoles primaires rurales.Il est membre de la Société historique de Montréal.Il affectionne l\u2019étude de la floriculture et de l\u2019apiculture.Il est directeur de la Société des apiculteurs de la province de Québec, et comme tel, il a écrit plusieurs articles dans L\u2019Abeille, de même qu\u2019il a fait des conférences fort écoutées aux différents congrès des apiculteurs.478 ÉilËfc S.û.Monseigneur ALPHONSE OSIÀS GAGNON C\u2019est à Notre-Dame-de-Bonsecours, dans le comté de Shefford, le 13 décembre 1860, que naquit Mgr Alphonse-Osias Gagnon, du mariage de Maxime Gagnon, cultivateur, et d\u2019Héloïse Vaillancourt.Les indices de sa vocation future se manifestèrent de bonne heure, et le 1er septembre 1875, il entrait au Séminaire St-Charles-Borromée.à Sherbrooke.Il fut ordonné prêtre le 8 juillet 1883, par Mgr Antoine Racine.Ses aptitudes le portèrent toute sa vie vers l'éducation.C\u2019est ainsi qu\u2019il fut professeur au séminaire de Sherbrooke, en 1897, il fut nommé préfet des études et occupa ce poste jusqu\u2019au 20 juin 1923.Sans cesser d\u2019être préfet, il fut supérieur du séminaire de 1909 à 1918.Son zèle pour la cause de l\u2019éducation et son dévouement aux oeuvres de bienfaisance, de formation et de progrès le firent nommer Prélat domestique le 4 avril 1919.Le 23 mai 1923, il était nommé évêque titulaire de Spiga et auxiliaire de Sa Grandeur Monseigneur Paul LaRocque, évêque de shem brooke.\tI Ce fut le 29 juin suivant que Monseigneur Alphonse-Osias Gagnon fut sacré évêque par Monseigneur Georges Gauthier, administrateur apostolique de l\u2019archidiocèse de Montréal.479 L\u2019honorable François=Liguori Béique Naquit à Saint-Mathias, le 20 mai 1845, du mariage de Louis Béique et d'Elisabeth D'Artois.Il fit ses études classiques au Collège de Marieville et vint à Montréal suivre les cours de la Faculté de Droit de l'Université Laval de Montréal.Il fut admis au Barreau en 1 868.Nommé Conseil du Roi (Québec) en 1 885, et du Canada en 1889.A plaidé maintes fois devant le Comité Judiciaire du Conseil Privé.Bâtonnier du Barreau de Montréal de 1891 à 1893.Membre de la Commission Royale dans la cause Whelan en 1890; procureur de feu l\u2019honorable Honoré Mercier et de ses collègues devant la Commission chargée d\u2019enquêter dans la cause du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, en 1891 ; procureur du Canada devant la Commission chargée d\u2019étudier les réclamations du Détroit de Behring, en 1896.Docteur en droit de l\u2019Université Laval de Montréal, honoris gratia, 1900.Un des fondateurs de Le Parti National.Appelé au Sénat par Lord Minto, le 8 février 1902.Membre senior de la société légale Béique U Béique.Vice-président de la Banque d\u2019Hochelaga.Directeur du Pacifique Canadien et de la Canadian Cottons, Ltd.Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de 1899 à 1905.Président de la Montreal Industrial Exhibition Association.Membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal.Membre de la Ligue pour la Prévention de la Tuberculose, Montréal.Membre des Clubs St.James et de Réforme.Membre de la Soc.des Nunismates et Antiquaire, Mont.Epousa en 1875, Caroline-Angélique Desaules, fille de l\u2019honorable L.-A.Desaules, conseiller législatif.Il a six fils et deux filles.En politique, libéral.Résidence: 540-ouest, rue Sherbrooke, Montréal.480 Joseph=Henri=Wilfrid Renaud Le dévoué défenseur de la cause des contribuables de Maisonneuve et des Chevaliers de Colomb, devant nos législateurs, a sa place toute indiquée dans ce panthéon national «le nos activités.M.J.-H.-W.Renaud, avocat, est né .Joliette le 18 avril 1878, du mariage de J.-H.Renaud, et de E.Laura Piché.Après un brillant coure classique au Séminaire «le Joliette, dont il sortit bachelier ès-lettres, ès-scien-ces et ès-arts, il étudia le droit à l\u2019Université Laval de Montréal, d\u2019où il sortit L.L.L.avec grande distinction, après avoir remporté plusieurs prix dont celui de Campbell, Meredith.Admis a la pratique, en juillet 1906, il ouvrit un bureau et professa durant cinq ans avec succès.S\u2019il ne s\u2019occupa pas directement de politique, il se dévoua tout «le même pour la cause «les contribuables de Maisonneuve, en sa qualité de président de l\u2019association des contribuables de cette localité, fonctions dont on l\u2019avait investi en 11)18.Ce fut en 1919-1920 qu\u2019il combattit vigoureusement, devant la Législature et le Conseil legislatif et réussissait a .obtenir, a deux reprises différentes, une réduction «le f»0 sous, sur la surtaxe «le Maisonneuve.Cette victoire lui valut, la reconnaissance de tous les citoyens de l\u2019est de Montreal.11 lutta aussi, avec un talent tout aussi «ligne, devant les mêmes législateurs, pour réclamer une exemption «le la taxe foncière, sur tous les immeubles «les Chevaliers de Colomb.Par la suite, il eut la consolation de voir ses démarches couronnées du plus entier succès.Fut élu en 1918, grand chevalier du Conseil Maisonneuve.En 1923, élu président du chapitre de Montréal, et c\u2019est en cette dernière qualité qu\u2019il soutint si dignement et si habilement, cette these dite de l\u2019exemption «les taxes devant l\u2019honorable Conseil Législatif de la Province.11 présida egalement et au meme titre, la Convention Suprême des C.de C.tenue à Montréal en 1923.Il est l\u2019un des fondateurs du Conseil Maisonneuve «les C.«le C.et prés, «le la Comp.de Const, de Maisonneuve.Le 4 sept.1907, il épousait Mlle Graziella Laurier, fille «le C.-H.Laurier, cousin germain «le Sir Wilfrid Laurier.Il avait commence de bonne heure à se dévouer pour les meilleures causes puisque en 1902.il fut l\u2019un «les pères de la Constitution ecnte «les étudiants en droit de l\u2019Université Laval.En politique, indépendant.Résidence: 184 4 Boulevard Pie LX, Montréal.481 L\u2019ABBÉ J.=N.DUPUIS M.l\u2019abbé Joseph-N.Dupuis, curé de St-Eusèbe-de-Verceil, est né à Montréal, le 1 6 décembre 1871, fils de Na-zaire Dupuis, fondateur de la Maison Dupuis et Frères, et d\u2019Alphonsine St-Onge; fit ses études classiques au Collège de Montréal et sa théologie au Grand Séminaire, sous la direction des Messieurs de St-Sulpice.Ordonné prêtre, dans l\u2019église du Sacré-Coeur, le 30 août 1896, par Sa Grandeur Monseigneur Fabre; étudiant au Collège Canadien à Rome (1896-1899) d\u2019où il revient docteur en théologie de la Propagande (1898) et docteur en droit canonique de l\u2019Apollinaire ( 1899) ; étudiant à l\u2019Institut Catholique de Paris et à la Sorbonne (1899-1900); vicaire à St-Jacques de Montréal (1900-1902) et à St-Louis-de-France (1902-1904): durant neuf ans aumônier des Religieuses du Sacré-Coeur au Sault-au-Récollet et en même temps chapelain de l\u2019Oeuvre de la Crèche, chez les SS.de la Miséricorde.Durant huit ans remplit la charge de visiteur des écoles catholiques de Montréal.Nommé curé de St-Eusèbe-de-Verceil en octobre 1920; a bâti l\u2019église de Saint-Eusèbe, Tune des plus vastes et des plus belles de Montréal, inaugurée en octobre 1923.En 1924, directeur du Pèlerinage Canadien au Congrès Eucharistique d\u2019Amsterdam, à Rome, à Londres et à Lisieux.En 1925, a procuré à sa paroisse l'avantage d\u2019entendre l\u2019un des plus célèbres orateurs de France, M.le chanoine Stéphen Coubé, qui a prêché la station quadragêsimale à Saint-Eusèbe-de-Verceil, avec un immense succès.M.l\u2019abbé Dupuis a prononcé des sermons de circonstance dans la plupart des églises de Montréal à l\u2019occasion de solennités et de grands anniversaires.Auteur de plusieurs conférences: L\u2019Italie artistique, Paris religieux et littéraire, Souvenirs de voyage, Amis et Ennemis, Sainte-Cécile, A travers nos classes, etc., appartient à l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, aux Forestiers Catholiques, aux Artisans Canadiens-Français; est le président d\u2019honneur de l\u2019Association des Chanteurs de Montréal.Résidence; 641 rue Fullum, Montréal.482 L\u2019honorable Sir LOMER Ancien premier ministre de la province de Québec, 1905-1920.Ministre de la Justice dans le Gouvernement MacKenzie-King, (1922).Fils de J.-N.Gouin, M.D., et de S.Fugère.Naquit à Grondines, le 19 mars 1861.Fit ses études aux collèges de Sorel et Lévis et à.Laval, de Montréal Admis au barreau en 1884.LL.D.(Laval), (McGill), (Lennox-ville), et (Toronto).Epousa, le 1er mai 1888, Eliza, fille de.l\u2019hon.H.Mercier, et en secondes noces (1911), Alice, fille de A.Amos.Ancien bâtonnier général de la Province.Officier de l\u2019Inst.Pub.et de la Lég d\u2019Honneur; Knight-Bachelor et K.C.M.G.; Commandeur de l\u2019Ordre de Léopold Directeur du Roval Trust, de l\u2019Ass.Mont-Royal, des Banques d\u2019Epargnes, Provinciale et Montréal.A représenté St-Jacques et Port-neuf à la Législature, de 1897 à 1920.Ministre des Travaux Publics de 1900 à 1906; premier ministre jusqu\u2019en 1920, alors qu\u2019il démissionna.Conseiller Législatif, août 1920.Représenta aux Communes, la division Laurier-Outremont, jusqu\u2019en 1925.Membre des clubs Garnison, de Québec, Saint-Denis et Réforme, de Montréal.Résidence: 316, rue Peel, Montréal.483 5 L\u2019hon.% LEMIEUX Rodolphe Lemieux, orateur de la Chambre des Communes, est né à Montréal, le 1er novembre 1 866, fils de feu H.-A.Lemieux, fonctionnaire, et de Marie-Anne Bisail-lon.A fait son cours classique, au collège de Nicolet et son droit, à l\u2019Université Laval, de Montréal.Admis à l\u2019exercice de sa profession en 1891, il fut fait Conseil du Roi, en 1897.A pratiqué comme avocat, en société avec feu l\u2019Honorable Honoré Mercier, puis avec sir Lomer Gouin, tous deux, anciens premiers ministres de la province de Québec.Est dans la politique active, depuis trente ans.A en effet représenté depuis 1896, à la Chambre des Communes, les comtés de Gaspé.Nicolet et Rouville.A été le principal lieutenant du regretté sir Wilfrid Laurier.Nommé Solliciteur Général, le 29 janvier 1904; Maître Général des Postes, le 4 juin 1906; ministre de la Marine et des Pêcheries, le 11 août 1911.A fréquemment représenté officiellement le gouvernement canadien à 1 étranger.Créé chevalier de la Légion d'Honneur, en 1906, et officier, en 1910.Est orateur de la Chambre des Communes, depuis les dernières élections générales de 1921.Réélu député de Gaspé aux élections générales de 1926.A épousé, le 15 mai -894, Berthe Jetté, fille de feu l\u2019honorable Louis-Amable Jetté, ancien juge et Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec.Est membre des clubs, Eighty, Libéral-National, (Londres, Angleterre) ; Rideau, (Ottawa) ; St.James, Mount Royal et Canada, (Montréal).En politique, libéral.484 L\u2019honorable EUGÈNE LAFONTAINE Est né à St-Bdouard, comté de Napierville, le 26 novembre 1857, du mariage de Laurent-D.Lafontaine avec Hedwidge Singer, dont le père, originaire du Hanovre, est venu en Amérique avec le régiment du Baron Raleigh, et s\u2019établit à St-Philippe après la guerre de l\u2019indépendance.Il est aussi le petit-fils de Thomas Surprenant-Lafontaine, l\u2019un des patriotes de 37.A fait ses études classiques au collège de Montréal et son droit à.l\u2019Université Laval.Avocat depuis 1881.Créé C.R.en 1890.A été échevin de Ville St-Louis et député à Québec, de 1886 à 1891, représentant au Parlement le comté de Napierville, comté qui avait été auparavant représenté par son père, le docteur L.-D.Lafontaine, Fut substitut du procureur-général.Elevé à la magistrature le 30 août 1906.Commissaire d'écoles de Montréal, depuis 14 ans et président du bureau depuis 4 ans.Professeur successivement de droit romain et civil.Doyen de la faculté de droit et a été l\u2019un des fondateurs de la Maison des Etudiants.Ancien directeur de la Société St-Jean-Baptiste et président de la société d\u2019économie politique et sociale.Président de la Ligue anti-alcoolique, pendant dix ans il a pris part au mouvement de tempérance dans la province de Québec et dans le Dominion, comme président du Dominion Prohibition Committee.Nommé juge en chef de la Cour d\u2019Appel le 22 décembre 1922, succédant à feu le juge Lamothe.A épousé, en janvier 1882, Elmire Moll, fille du Dr Moll, de Berthier.De cette union est née une fille.485 L\u2019hon.G.=C.Dessaules Georges-Casimir Dessaules, industriel, sénateur, né à Saint-Hyacinthe, le 29 septembre 1827.Fils de l\u2019honorable Jean Des-saulles, Conseiller Législatif, l\u2019un des fondateurs de Saint-Hyacinthe, le propriétaire des Seigneuries Dessaulles et Yamaska qu'il a concédées et établies, et de Rosalie Papineau, fille de Joseph Papineau et soeur de Louis-Joseph Papineau.A fait ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe; Séminaire de Québec; Université de Georgetown, D.C., de laquelle il reçut le dipl'me de Bachelier ès-Arts en 1848.En avril 1915, il reçut le diplôme de docteur en droit de l\u2019Université de Georgetown, D.C.A étudié le droit de 1848 à 1850 chez Giard et Lafrenaye, avocats de Montréal, mais ne fut pas admis au barreau.A habité St-Hyacinthe où il administra ses propriétés et la seigneurie Yamaska et développa les chutes de la rivière Yamaska pour augmenter la force hydraulique utilisée pour une minoterie et une manufacture de tissus de laine acquise plus tard par la Compagnie Penman qui l\u2019exploite actuellement.Se consacra activement, de 1850 à 1910, au mouvement industriel et aux affaires municipales de Saint-Hyacinthe; conseiller municipal de 1852 à 1868, et maire après 1872 pendant environ vingt-cinq ans avec certaines interruptions, ayant toujours été élu sans opposition, sauf en 1872.Elu à la législature provinciale comme député du comté de Saint-Hyacinthe et siégea jusqu\u2019en 1900.Nommé sénateur pour la division de Rougemont.Président de la Banque de Saint-Hyacinthe de 1880 à 1908 alors que cette banque fut mise en liquidation, ultérieurement remboursant complètement ses déposants.A agi comme receveur des chemins de fer Quebec Southern et South Shore, pendant leur réorganisation de 1904 à 1906, qui aboutit à leur vente au chemin de fer Delaware and Hudson.Epousa en premières noces, en 1857, Emilie Mondelet, fille du juge Dominique Mondelet; et en secondes noces, le 14 janvier 1869, Fanny Leman, fille du docteur Dennis Shepherd Leman, de Buckingham, P.Q., décédée le 5 décembre 1914.De son premier mariage sont nés trois enfants: Arthur, célibataire; Henriette, veuve de M.Maurice Saint-Jacques, de Saint-Hyacinthe; Alice, veuve de Henri Beaudry, industriel de Montréal ; et du second mariage, quatre: Emma, célibataire; Fanny, en religion Mère Madeleine, Supérieure générale des Soeurs Dominicaines de Fall-River, Mass.; Casimir, avocat et Conseil du Roi, de Montréal, et Henri, ingénieur civil à Shawinigan Falls, P.Q.En politique, libéral.Résidence: Saint-Hyacinthe, P.Q.486 % L\u2019honorable P.=B.MIGNÀULT Pierre-Basile Mignault, juge de la Cour Suprême du Canada, est né à Worcester, E -U le losept.18&4.fils dl 1>.-B.Mignault, médecin, et de Catherine O\u2019CaUaghan Ptudïn ri\u2019iÉord à Worcester, puis termina son cours classique au college Ste-Mane a Montréal.Obtint sesTegrés de B.O.L.avec très grande distinction, à McGill, en 1877.Pratique le droit, depuis 1878 et est Conseiller du lîoi, depuis 1893.A été syndic du barreau en 1905, bâtonnier en 1906 et président de 1 Association du Barreau Cana-dieu en 1908.A été professeur de Droit Civil, à McGill.Est 1 auteur du Manuel de Droit Parlementaire\u201d (1888), \u201cCode de Procédure Civile Annote (1891), Droit Paroissial\u201d' (1892), \u201cLe Droit Canadien\u201d (complet en 9 volumes.) Lst membre de la Société Royale du Canada, depuis 1908; fut nommé membre de la Commission Internationale en 1914.Elevé au poste de juge de la Cour Suprême du Canada, en juillet 1918.A énousé en octobre 1888, Marie-Elisabeth, fille de M.Branclvaud, C.R., de Beau-harnois.VRst membre des Clubs University et Beaconsfield Golt de Montreal et du Ri-deau and Country Club, d\u2019Ottawa.Résidence: Roxborough Apartments, Ottawa et Beaconsfield, P.Q.durant l\u2019été.487 L\u2019abbé Joseph=Emery Provost Ceux qui savent mêler un peu d\u2019art aux oeuvres de charité et de bienfaisance font oeuvre d'éducation et nous leur devons de la reconnaissance.M.l'abbé Joseph-Eme-ry Provost est de ceux-là.En sa qualité de curé de la paroisse du Très-Saint-Sacrement, de Parc Dominion, à Lachine, paroisse qu'il a su rendre prospère depuis 1911 qu\u2019il en est le desservant spirituel, il a fait preuve de rares qualités d'organisateur, mais d\u2019organisateur aux idées élevées, voire artistiques.C'est grâce à lui si ses paroissiens ont pu entendre de superbes chorales et des auditions aussi artistiquement profitables que celles des Paul Dufault, des Rodolphe Plamondon et autres.Les fêtes de charité nombreuses qu il a organisées au profit de sa paroisse, ont du reste toujours été empreintes d\u2019un cachet artistique consolant au point de vue de la culture intellectuelle de la masse.M.I'abbé Joseph-Emery Provost est né le 19 novembre 1871, à Saint-Bruno, Qué., du mariage de Michel Provost et de Lucia Deslières.Il fut ordonné prêtre, le 21 décembre 1895.Il fut professeur au Collège de Montréal (1895-1896) ; vicaire à Saint-Paul de Montréal (1897-98); à Saint-Jacques (1898-99), à Hochelaga (1899-1901); de nouveau à Saint-Jacques (1901-1903), à Saint-Louis-de-France (1903-1910), et en 1911, son ordinaire le nommait curé de la paroisse du Très-Saint-Sacrement du Parc Dominion, à Lachine.C\u2019est là, que tout en se dévouant au bien-être spirituel de ses ouailles, il a pu donner libre cours à son initiative et ses penchants artistiques et contribuer au bien-être temporel de ses paroissiens, tout en aidant à leur formation intellectuelle de la manière la plus élevée qui soit.Résidence: Presbytère de la paroisse du Très-Saint-Sacrement, Parc Dominion, Lachine.L\u2019abbé Provost compte un grand nombre d\u2019amis, de collaborateurs et admirateurs.488 Révérend Père M.=G.PERRAS, O.P.Marie-Gabriel-Phili/.a Perras, de l\u2019ordre de St-Dominique* est né, à St-Isidore, comté de Laprairie, le 21 décembre 188(5, fils de Toussaint Perras, cultivateur et de Marie Dubuc, fille de Antoine Dubuc.Après avoir terminé de brillantes études classiques au collège de Valleyfield il entra dans l\u2019ordre des Frères Prêcheurs, le 26 juillet 1908, et prit le saint habit, le 3 août suivant.Il fit sa profession de foi, le 3 août 1909 et fut ordonné prêtre, le 26 juillet 1913, par Monseigneur C.-H.Gauthier, en l\u2019église de St-Jean-Baptiste d\u2019Ottawa.Professeur au couvent d\u2019études St-Jean-Baptiste d\u2019Ottawa, il enseigna la philosophie, de 191f> à 1917, puis l\u2019Ecriture Sainte, de 1921 à 1923.Au cours des années 1917-18, il fut vicaire à St-Hyacinthe et de 1920 à 1921, il remplit les mêmes fonctions à Notre-Dame de Grâce, ou en 1923, il fut nommé procureur.Nommé finalement, le 16 juillet 1924, curé de la paroisse Notre-Dame de Grâce.1-e R.P.Perras est un érudit, reconnu comme orateur sacré de grande envergure et d\u2019une science profonde.Sa grande affabilité, son tact, et son dévouement inlassable, ont contribué â lui assurer dès sa nomination comme curé, l\u2019estime et la considération de tous ses paroissiens.Ami de la jeunesse, il ne manque pas une occasion d\u2019encourager les organisations de jeunes gens.Sous sa direction immédiate, la chorale de Notre-Dame de Grâce est entrée dans une nouvelle voie de progrès, et il en est de même, pour tout ce à quoi il En résidence: Couvent des Dominicains, Notre-Dame de Grâce.489 L\u2019abbé Émile Cloutier Le curé de la paroisse St-Jean-Baptiste de Grand\u2019Mè-re, M.l'abbé Emile Cloutier, est né à St-Prosper, comté de Champlain, le 19 décembre 1 875, du mariage d'Ernest Cloutier, cultivateur, et de Clara Frigon.Après avoir fait ses études classiques et théologiques au séminaire des Trois-Rivières et à l'Université Laval de Québec, il fut ordonné prêtre en 1901, en la cathédrale de Trois-Rivières, par Sa Grandeur Monseigneur François-Xavier Cloutier.De l\u2019époque de son ordination jusqu\u2019en 1904, il fut professeur de versification et de rhétorique, au séminaire des Trois-Rivières.L\u2019année suivante, il se rendit à Rome, où deux années durant, il fut étudiant au Collège Canadien.De l\u2019année 1907 à 1908, il est étudiant à l\u2019Université de Louvain, en Belgique.A son retour au Canada, il est nommé vice-chancelier et directeur diocésain des oeuvres sociales, au diocèse des Trois-Rivières.Il remplit ces importantes fonctions durant huit ans.Est curé de la paroisse Saint-Pierre de Shawinigan depuis sa fondation, en 1916.Monsieur l\u2019abbé Emile Cloutier est docteur en droit canonique.Résidence: Grand\u2019Mère, P.Q.490 Monseigneur ED.=CHS TANGUAY Edmond-Charles Tanguay, Prélat Domestique de la maison de Sa Sainteté le Pape, est né à Weedon, comté de Wolfe, le 7 septembre 18b2.11 est fils de Charles Tanguay et de Zéphirine Parizeau.Il a fait ses études classiques et théologiques au Séminaire St-Charles-Borromée de Sherbrooke, et fut ordonné prêtre, par Monseigneur Antoine Racine, à Weedon, le 5 août 1887.A tout d\u2019abord été directeur des élèves, puis en 1888 était nommé procureur du Séminaire et en 1897, devenait directeur du Grand Séminaire de Sherbrooke.De l\u2019année 1897 à l'année 1900 inclusivement, il alla compléter ses études d\u2019Ecriture Sainte à l\u2019école biblique de Jérusalem, d\u2019où il revint avec le titre de Docteur.Fut nommé Camérier secret en 1901 et Prélat Domestique de Sa Sainteté le Pape, en 1914.Est aumônier du 54ème carabiniers de Sherbrooke et chapelain des Chevaliers de Colomb, Cour No 590.Résidence: Séminaire Saint-Charles-Borromée, Sherbrooke.491 RAOUL DUMOUCHEL Né à Montréal ,1e 9 novembre 1870, du mariage de Ls-N.Dumouchel, notaire, d\u2019une grande réputation, et de Caroline Leblanc, Raoul Dumouchel fit de brillantes études au Collège de Montréal et chez les Révérends Pères Jésuites.Admis à l\u2019étude du notariat en 1891, il suivit les cours de l\u2019Université Laval de Montréal, faisant en même temps du journalisme.Il s\u2019occupa surtout de la partie sportive; encyclopédie vivante de connaissances en sports, il était le juge tout désigné pour les parties de crosse, concours, etc.Dès 1898, il était secrétaire du club National qui remporta pour la première fois au Canada, le championnat du jeu de crosse, et c\u2019est grâce à 492 ses efforts continus que le club de crosse est devenu une grande Association athlétique.Il fut l\u2019un des artisans les plus dévoués de cette belle Palestre de l'Association Athlétique d\u2019Amateurs Nationale, qui fait l\u2019orgueil de tous les canadiens-français.Il a eu l'honneur insigne d\u2019en devenir le président, et il en est encore un des gouverneurs veillant au succès de cette association qu\u2019il a tant à coeur.A la mort de son père, le notaire Raoul Dumouchel hérita de son greffe, et sa clientèle ne cessa d'augmenter.Et, aujourd\u2019hui, le notaire Raoul Dumouchel est à la tête d\u2019un bureau des plus achalandés.Il hérita aussi de son père, qui était un collectionneur et rechercheur en toutes choses historiques, d'une quantité de souvenirs très précieux sur l\u2019histoire du Canada et surtout sur l\u2019histoire des troubles de 1837, auxquels ses ancêtres prirent une part très active.Le notaire Dumouchel fit aussi du théâtre.Au sortir du Collège, il fût l\u2019âme dirigeante du Cercle Ville-Marie qui était le rendez-vous de tous les étudiants du temps.On y a donné là des spectacles très intéressants qui attiraient toute l\u2019élite de la société canadienne-française.Dans son répertoire il remplit toujours des r'ies importants, entr\u2019autres dans \u201cLe grondeur\u201d, \u201cLes deux timides\u201d, \u201cL\u2019ut dièze\u201d, \u201cDon Quichotte\u201d, \"Le médecin malgré lui\u201d, \"Le célèbre Viergot\u201d, ainsi que plusieurs autres.Il excellait cependant à jouer l'opérette; on se rappelle encore ses succès dans \u201cLes deux Aveugles\u201d, \u201cLa leçon de chant\u201d, \u201cLe mariage aux lanternes\u201d, \u201cLe Voyage en Chine\u201d etc., etc.Le notaire est aussi un amateur passionné de musique, il en fait lui-même à ses heures, pour son compte personnel.Il tient de famille.Deux de ses oncles, frères jumeaux, ont été de grands organistes et compositeurs.Ils firent leurs études sous les grands maîtres à l\u2019école de Liepzig.A leur retour d\u2019Europe, l\u2019un d\u2019eux devint organiste à la Cathédrale d\u2019Ogdensburg et 1 autre à la Cathédrale d\u2019Albany.Ils donnèrent dans cette dernière ville, des concerts très appréciés, avec le concours de la grande prima dona, Emma Lajeunesse, universellement connue sous le nom de l\u2019Albani.Plus tard, l\u2019organiste d\u2019Albany retint les services de Mademoiselle Eugénie Tessier, notre grande cantatrice aveugle, comme soprano soliste du choeur de la cathédrale.Le notaire Dumouchel fût un conservateur militant, il prit part à toutes les luttes politiques depuis trente ans.Il fut lui-même candidat dans Maisonneuve aux dernières élections fédérales.Il épousa Mademoiselle Blanche Laplante, le 20 août 1918, et habite la coquette ville de la Pointe-aux-Trembles, dont il est échevin depuis plusieurs années.493 L\u2019Honorable JOSEPH ARCHAMBAULT Né à Montréal, le 17 février 1879, fils de G.Archambault, M.D.et de Marie-Louise Papin, fille de Jos.Papin, ancien député.Il descend en ligne directe de Jacques Archambault qui vint au Canada avec Maisonneuve en 1642, et à qui fut concédé le premier lot sur l\u2019île de Montréal, à la Place d\u2019Armes.A fait ses études classiques au Collège Ste-Marie d\u2019où il est sorti avec B.A., ses études légales à l\u2019Université Laval où il a pris ses degrés LL.B., et a été admis au barreau en juillet 1901.A exercé sa profession seul jusqu\u2019en 1910 alors qu il s est associé à Charlemagne Rodier, C.R.; en 1915 a formé la société légale Archambault, Marcotte et Gagnon.Membre du conseil du barreau en 1 91 3 et nommé C.R.la même année.En 1911, a été le commissaire-enquêteur envoyé en Irlande pour le procès Dillon.Il s\u2019est toujours intéressé à la chose publique et depuis ses premiè-années d\u2019Université a pris part à toutes les luttes électorales et s'est fait remarquer très jeune encore par son éloquence.En décembre 1917, élu député de Chambly-Verchères, aux Communes, et réélu en 1921.Nommé, en septembre 1925, juge de la Cour Supérieure.Gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame, membre des clubs National, Montréal A.A.A., St-Denis, Laval-sur-le-Lac et Réforme.Président honoraire du club de Tennis d Outremont.Lemoync de Longueuil et Saint-Laurent Boating Club, etc.Le 6 février 1912, a épousé Fabiola, fille de J.-B.-A.Martin, dont il a eu deux enfants, Yvette et Georges.494 ADJUTOR SAVARD Né à Ste-Marie, en Beauce, le 26 juin 1894.Son père, le docteur E.-M.-A.Savard, D.P.H.est inspecteur général du conseil d\u2019hygiène de la province de Québec.Sa mère, née Eva De-mers et aujourd\u2019hui décédée, tait la soeur de MM.Louis et Sylvio Demers, anciens propriétaires de l\u2019\u201cEvènement\u201d de Québec.Obtint son diplCme commercial au collège Ste-Marie, puis commença ses études classiques au collège de Lévis et les compléta dûment muni du titre de bachelier, au Séminaire de Québec.Optant pour la médecine, il s\u2019en évada après quelques années pour se vouer au journalisme.Devint correspondant du \u201cSoleil\u201d à Ottawa, puis à Québec.Une brochure en anglais: \u201cQuebec and Confederation\u201d, date de cette époque.Fut au front, en 1918, avec les journalistes canadiens.Outre une série d\u2019articles et de dépêches, en rapporta: \u201cTriptyque de gloire: Ypres, Vimy, Verdun\u201d.Secrétaire particulier de l\u2019Hon.Athanase David, de 1919 à 1923.Incidemment correspondant canadien du \u201cMatin\u201d, de Paris, et collaborateur politique de la \u201cPatrie\u201d sous le pseudonyme de André Laforest.Publia sous ce nom d\u2019emprunt le \u201cParlement Vengeur\u201d.Attaché à l\u2019organisation de l\u2019exposition canadienne en Belgique, puis à Paris, en 1923.Secrétaire du comité pour le relèvement du franc qui recueillit, à Montréal, en 1926, au-delà d\u2019un million de francs.Rédacteur de politique étrangère à la \u201cPatrie\u201d depuis 1923.Club: St-Denis, club de Réforme, club de la Garnison, club de golf Laval-sur-le-Lac, club des Journalistes.Résidence: rue Peel, 2S6.495 L\u2019ABBE E.H.MESSIER * M.l\u2019abbé Elie-Hormisdas Messier, curé à St-Hugues, est né à Saint-Paul de Rou-ville, le 16 mai 1858, du mariage de Casimir Messier, cultivateur, et de Zoé Végiard.Il fit son cours classique au collège de St-Hyacinthe et poursuivit ses études théologiques, à Marieville, à Sorel et au grand Séminaire de Montréal.Monsieur Messier fut ordonné prêtre en son village natal, par Monseigneur Moreau, le 10 août 1882.Au cours de l\u2019année de son ordination, il fut nommé vicaire à Saint-Charles-sur-Richelieu, poste qu\u2019il occupa durant une année.En 1 883, il fut vicaire à Upton, puis de 1883 à 1885, il remplit les mêmes fonctions à Saint-Hugues et à Saint-Pie de Bagot, de 1885 à 1890.Nommé curé de Knowlton en 1890, il y resta sept ans, puis accepta la cure de Sabrevois, de 1897 à 1904.De cette époque à 1910, il fut curé à Saint-Sébastien d\u2019Iberville.Acquiesçant alors au désir de l\u2019Ordinaire, il accepta la nomination de curé à Saint-Hugues, et depuis quinze ans il exerce le saint ministère au même endroit.Travailleur infatigable, désireux avant tout de procurer à ses chers paroissiens, la consolation sous toutes ses formes, il ne cesse de se dépenser pour le plus grand bien de ses ouailles.Monsieur l\u2019abbé Messier a fait plusieurs voyages en Europe et en Terre Sainte.Résidence: Saint-Hugues, P.Q.496 ANTONIO VERMETTE M.Antonio Vermette, pharmacien-chimiste, est né le 9 janvier 1897, à, Montréal, du mariage de Edmond Vermette, entrepreneur et de Marie-Laure Proulx, fille de F.-X.Proulx.Il fit ses études au collège Ste-Thé-rèse et à l\u2019Université Laval aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal.Après son admission à la pratique, en 1920, M.Vermette débuta comme gérant des ventes, à la Canadian Hospital Supply Co.et deux ans plus tard, soit en 1922, il se livrait à la pratique de sa profession, en travaillant comme pharmacien, pour le compte de la pharmacie Bergeron.En 1923, il passa à la pharmacie Bourque et l'année suivante, il ouvrait pour son compte personnel, la pharmacie \u201cPrincipale\u201d à St-Laurent et la pharmacie \u201cIdéale\u201d à la C te-des-Neiges.En 1925, il abandonnait la pratique active de sa, profession, pour fonder les \u201cEtablissements Vermette Inc.\u201d importateurs d\u2019instruments de chirurgie et d\u2019accessoirs de tous genres, pour hôpitaux, laboratoires etc., et en devenir par la suite, le président.M.Vermette est intéressé dans la McIntosh Electrical Corp.de Montréal, et il est membre de la Société des Artisans Canadiens français.Ses récréations favorites sont les voyages, le golf, le hockey et la boxe.En politique, il est indépendant.Célibataire.Résidence: 621 rue Garnier, Montréal.497 L\u2019abbé Ls=Arthur=L.Dusablon Curé de la paroisse de Loui-seville.Né à Sainte-Anne de la Pé-rade le 25 février 1867 du mariage de Joseph - Prosper Dusablon, négociant, et de Virginie Hamelin, fille de Narcisse Hamelin.Il fit son cours classique et ses études théologiques au séminaire des Trois-Rivières.Ordonné prêtre le 2 juillet 1890.A la demande de monseigneur Duhamel, archevêque d\u2019Ottawa, il vint exercer le ministère à Sainte-Anne d\u2019Ottawâ et à Saint-André-Avelin.Monseigneur McMahon, évêque de Hartford, Connecticut, ayant besoin de prêtres canadiens, il fut envoyé à Danielson, Conn., où il remplit les fonctions de vicaire pendant près de trois ans.De retour au Canada en 1895, il enseigna au séminaire des Trois-Rivières puis, en 1902, il fut nommé secrétaire-archiviste de l\u2019évêché des Trois-Rivières.Aumônier des Filles de Jésus, desservant des Vieilles-Forges, sur le Saint-Maurice, jusqu\u2019en 1909.Curé de Saint-Alexis des Monts jusqu\u2019en 1912.En 1907, il fit un pèlerinage en Terre Sainte et visita la France, la Belgique et l\u2019Italie.En 1912, il était nommé à la cure de Saint-Pierre de Sha-winigan, et en 1923, à celle de Louiseville, P.Q.S\u2019occupe présentement de la reconstruction de son église, jncendiée au cours du mois d\u2019août dernier.498 VICTOR DORÉ M.Victor Doré est né à Montréal, le 27 juillet 1880, du mariage de Hubert-Olivier Doré, principal de l\u2019école Champlain, et de Sarah-Jane Anderson, fille de James Moore Anderson.Après avoir fréquenté l\u2019Académie du Plateau, puis l'Ecole Normale Jacques-Cartier, il compléta ses études par des cours privés.Il débuta dans les affaires en 1898, en qualité de comptable, mais il v avait l\u2019atavisme qui devait exercer une influence considérable sur sa vocation, et ayant un père pédagogue, il était tout indiqué pour bifurquer dans l\u2019enseignement.C\u2019est ce qui lui arriva en 1900, alors qu\u2019il entrait au service de la Commission des écoles catholiques en qualité de professeur.Il enseigna alors successivement à l\u2019école Edward Murphy et à l\u2019Académie du Plateau.Après six années d\u2019enseignement, il revenait au commerce et à la finance et il fut alors à l\u2019emploi de J.-M.Fortier Ltée, et de F.-X.St-Charles et Cie.successivement.En 1908, il reprenait l\u2019enseignement à l\u2019école Montcalm, puis il fut appelé par la Commission scolaire catholique, au poste de comptable.En 1916, il était nommé professeur à l\u2019Ecole des Hautes études commerciales de Montréal.La comptabilité lui fut dévolue comme matière principale d\u2019enseignement, mais il est aussi professeur d\u2019organisation industrielle et de pratique financière.Tl occupe actullement ce poste responsable avec une grande autorité et compétence.Il est aussi professeur à l\u2019Ecole des Sciences Sociales.En 1918, il devenait contrôleur des finances de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.Ancien sec.-gén.de la Soc.St-J.-Baptiste; sec.-trés.du Club St-Denis et très, de la Soc.can.française pour l\u2019avancement des sciences.Ancien adm.de la Soc.nat.de Fé-ducie.L\u2019un des fondateurs du Cercle Universitaire, de Montréal.Membre des C.de C.» Soc.St-J.-Baptiste, Clubs St-Denis.Canadien, Universitaire et de l\u2019Ass.des Comptables de la Province de Québec.Le 5 octobre 1903.épousait Mlle Aurore Aumond, fille de Joseph Aumond.Deux enfants sont nés de cette union.En politique.M.Victor Doré est libéral.Résidence; 368 Est rue Sherbrooke, Montréal.499 FRERE ROBERT Le Révérend Frère Robert-( Etienne Poitras), des Ecoles Chrétiennes es.né le 20 juillet 1887, à Saint-Jean-Baptiste de Cuébec, d'Cnésime Poitras et de Joséphine Poitras.El ve des Frères des Ecoles Chrétiennes il sortit premier de leur école Saint-Jean-Baptiste, actuell ment Académie Saint-Joseph.Il a toujours conservé un bon souvenir de l\u2019excellent enseignement qu\u2019il y a reçu.En 1901, il entrait au Petit-Noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes, au Mont-de-la-Sal-le, près de Montréal.Là, puis au Noviciat et au Scolasticat, iJ posa des bases sérieuses à sa formation scientifique et pédagogique.Il enseigna tout d\u2019abord à l\u2019école Plessis de Montréal, puis à l\u2019Académie de la Salle à Ottawa.Depuis 1909, il est professeur au Mont-Saint-Louis, Montréal, où il donne, avec un succès remarqué, les cours de physique et de mathématiques aux élèves de cet important établissement.Plusieurs de ses élèves ont des places enviées dans le génie civil, le commerce, la finance; d\u2019autres complètent actuellement leurs études à l\u2019Ecole Polytechnique, aux Plantes Etudes ou aux universités McGill, Boston Tech et Montréal.Le Révérend Frère Robert est un critique littéraire averti; un des premiers, il a obtenu le prix de $100.00 offert annuellement pour travaux littéraires par l\u2019A.C.J.C.; il est aujourd\u2019hui membre actif du jury qui décerne ces prix recherchés.Il a publié différentes études, notamment \u201cL\u2019Atome\u201d et \u201cUn essai sur les théories d\u2019Enstein\u201d dans la Revue Trimestrielle; un \u201cEssai sur les Contes Canadiens\u201d et \u201cLittérature Nationale et Régionale\u201d dans \u201cLe Canada Français\u201d.Le Révérend Frère Robert fut diplômé ès-science et ès-lettres avec la plus grande distinction à l\u2019Université de Montréal.Puis, sous la direction de Messieurs E.Beaupré et A.Léveillé, il subit avec grand succès les examens des certificats d\u2019études supérieures en Calcul différentiel, en Mécanique rationelle et en Astronomie, ce qui lui valut le titre envié de licencié ès-science mathématique, titre particulièrement rare au Canada.Enfin, en 19 24, dirigé par le Docteur Gendreau et par M.A.Frigon, il obtint le certificat d\u2019études supérieures de physique.Le Révérend Frère Robert fit, en 1922, un voyage en Europe où il acquit une expérience précieuse.Il est membre de la Société Physique du McGill et de la Société Française de Physique.Doué d\u2019une activité intellectuelle remarquable, il trouva encore le temps de cultiver en dehors des mathématiques, la botanique, l\u2019entomologie, le folklore même, et plusieurs langues étrangères.Depuis quelques années il se spécialise dans l\u2019étude des théories Modernes de la Physique.Enfin, le Frère Robert est un professeur enthousiaste; passionné pour l\u2019enseignement, il s\u2019efforce d\u2019inculquer à ses élèves, son grand amour pour la science et pour la recherche scientifique.500 ADJUTOR MARANDA Parti du bas de l\u2019échelle et parvenu au succès, aux honneurs et à l\u2019estime de ses concitoyens, M.Adjutor Marauda a une carrière qui est une belle leçon d\u2019énergie et de persévérance pour la jounesse qui débute.11 naquit le 15 novembre 1872, à St-Sauveur de Québec, du mariage de Honoré Marauda, charretier, et de Démerise Gagnon.Après avoir étudié quelques années au collège de St-Sauveur, à Québec, il pratiqua sept ans le métier de typographe, de 1885 à 1892, puis il fit son apprentissage comme teinturier en fourrures, et pratiqua ce nouveau métier, de 1892 à 1911, avec la Compagnie Paquet, Limitée.Enfin, en 1911, il ouvrait une teinturerie à son compte, créant ainsi la seule industrie du genre à Québec, industrie maintenant connue par le monde entier à cause de la qualité de ses marchandises et du travail qu\u2019on y accomplit.M.Maranda ne s\u2019est pas occupé de politique et il ne s\u2019est pas laissé tenter par le mirage de la vie publique, ne s\u2019occupant (pie de faire prospérer son industrie.Il est cependant président du corps des Syndics de la paroisse du Sacré-Coeur, à Québec; trésorier de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de la même paroisse, et membre du comité de régie de la Société Saint-Jean-Baptiste.Il fait aussi partie de la Chambre de Commerce québécoise, est Chevalier de Colomb et membre du Club Canadien de Québec.Le 26 juillet 1925, il avait le grand honneur d\u2019être investi, par Monseigneur Alfred Langlois, Chevalier-Commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire-le-Grand.La chasse et la pêche sont ses récréations favorites.Le 15 avril 1892, il épousait Mlle Alma Picard, fille de Alfred Picard, et dix enfants sont nés de ce mariage.En politique : libéral.Résidence: 8 avenue Parent, Québec. L\u2019abbé Joseph=Octave Roussin Est né au village Les Cèdres, comté de Soulanges, le 13 janvier 1855, du mariage de Alexis Roussin, maître-tanneur, et de Angèle Coutlée.A fait ses études classiques au collège de Montréal et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal.Le 21 décembre 1878, il était ordonné prêtre par Monseigneur Chs-Edouard Fabre.Il fut d'abord vicaire à Beauharnois, de 1878 à 1879, puis à Saint-Louis de Gonzague, de 1 879 à 1880.L\u2019année suivante, il est transféré à Huntingdon et de 1881 à 1891 il remplit les mêmes fonctions à Saint-Henri de Montréal.Il fut desservant à Valleyfield au cours de l\u2019année 1892 et curé à Sainte-Adèle, de 1893 à 1899.Depuis cette dernière époque, il exerce comme tel son saint ministère à Pointe-aux-Trembles.Travailleur infatigable, désireux avant tout de procurer à ses chers paroissiens la consolation sous toutes ses formes, il ne cesse de se dépenser pour le plus grand bien de l\u2019humanité.Il a fait réparer et décorer l\u2019église et le presbytère, a fait l\u2019acquisition d\u2019un magnifique orgue et exécuter maints autres travaux qui font de ces monuments religieux quelque chose de splendide.On lui doit également l\u2019érection d\u2019un nouveau cimetière.C\u2019est aussi à son instigation que la Commission scolaire a décidé l\u2019érection de la magnifique école appelée l\u2019Académie Roussin.Est membre de l\u2019Alliance Nationale et des Artisans Canadiens-Français.Résidence : Pointe-aux-Trembles.502 PAIL GAUTHIER maintenant bourgeois, et ue viciunct u: 516 L\u2019abbé J.=P.4(.LUSSIER ü\u2019abbé Joseph-Pierre-Rodrigue Lussier est né à St-Da-mase, comté de St-Hyacinthe, le 1er août 1884 du mariage de Nectaire Lussier, cultivateur, et d'Eliza Beauregard, fille de Michel Beauregard.Entré au juniorat des O-blats de Marie-Immaculée à Ottawa, il suivit les cours de l'Université d'Ottawa de 1904 à 1909.Il fit sa rhétorique et sa philosophie au séminaire de St-Hyacinthe et s a théologie au grand séminaire de Montréal, sous la direction des Sulpiciens, de 1912 à 1915.Après une année de professorat au séminaire de St-Hyacin-the (1915-1916), il fut ordonné prêtre, le 25 juillet 1916, dans la cathédrale de St-Hyacinthe par Mgr Xyste Bernard, qui le nomma vicaire à Iberville (1916-1917) .Prêté au diocèse de Toronto en 1917, il fît deux ans de vicariat à la paroisse du Sacré-Coeur de Toronto, et travailla, tout ce temps-là, à préparer la fondation de la paroisse canadicnne-française de Ste-Jeanne-d\u2019Arc de Toronto.Le 29 octobre 1919, il obtint de l\u2019archevêque de Toronto de fonder cette paroisse.Il acheta un terrain pour construire l'église et une maison privée pour servir de presbytère.Il construisit, en 1920, l\u2019église que Mgr Neil McNeil bénit le jour de Noël 1920.En 1921, il fonda une succursale de la société des Artisans Canadiens-Français.Son habileté, son tact, son énergie, lui ont fait surmonter les difficultés inhérentes à une oeuvre semblable.La jolie église de Ste-Jeanne-d\u2019Arc (rues Dundas et Edna) dans un des beaux quartiers résidentiels de Toronto, demeure comme un vivant témoignage d\u2019honneur à notre race.M.l'abbé Lussier s\u2019occupe sans cesse à faire du bien à ceux des nôtres qui demeurent ou seulement passent à Toronto.Résidence: 5 avenue Edna, Toronto, Ont.517 L\u2019abbé Joseph=Arthur Né à Montréal, le 23 mai 1 887, du mariage de Etienne Payment, commis, avec Rose-Anna Pilon.A fréquenté dans sa plus tendre jeunesse le Jardin dà l\u2019Enfance de Ste-Cunégonde Àt, plus tard, les cours des Frères des Ecoles Chrétiennes de Sainte-Cuné-gonde et de Sainte-Brigide de Montréal.Il a fait ses études classiques au Petit Séminaire de Montréal.De là, il est passé au Séminaire de Philosophie de Montréal, et au Grand Séminaire des Messieurs de Saint-Sulpice.Ordonné prêtre dans la cathédrale de Montréal, le 17 mai 1913.Est resté pendant cinq ans dans l\u2019enseignement, comme professeur au Petit Séminaire de Montréal, après quoi il a exercé le saint ministère comme vicaire à Sainte-Clothilde de Montréal.Membre de la Société des Artisans Canadiens-Français; de la Caisse Nationale d\u2019Economie, des Chevaliers de Colomb, etc.Résidence: 2715 Notre-Dame Ouest, Montréal.518 L\u2019ABBÉ ROMÉO CAILLÉ C\u2019est une figure bien connue par son dévouement et son zèle apostolique que celle de ce vicaire de la paroisse Sainte-Catherine qui est en même temps desservant de la colonie chinoise de Montréal.Il naquit le 25 juin 1892, à Saint-Luc, comté de Saint-Jean, du mariage de Lucien Caillé, cultivateur, et de Emma Lavoie, fille de Raphaël Lavoie.Après ses études classiques, philosophiques et théologiques au collège de Montréal, au séminaire de philosophie et au grand séminaire, il fut ordonné prêtre en la chapelle des Religieuses missionnaires de l\u2019Immaculée-Con-ception, le 1er juillet 1917, par Sa Grandeur Monseigneur Bruchési, et immédiatement chargé de la desserte de la colonie chinoise catholique de Montréal, avec résidence à l'Académie Querbes, Outremont.Il dut étudier la langue chinoise pendant deux ans, puis, en collaboration avec les Chinois de Montréal, il fonda l\u2019hôpital chinois actuel, inauguré le 7 mars 1920, et présentement sous la direction des Religieuses de l\u2019Immaculée-Conception.Il fit en 1921 un grand voyage en Orient, visitant les principales villes du Japon et de la Chine.Le 1er mai 1922, il était nommé vicaire-adjoint en la paroisse Ste-Catherine.Il est le promoteur et le principal facteur de l'érection de la nouvelle école et de la nouvelle chapelle des Chinois, inaugurée tout récemment, le 3 mai 1925, par Sa Grandeur Monseigneur Deschamps, évêque auxiliaire de Montréal.La nouvelle chapelle est connue sous le vocable du St-Esprit.Son oeuvre d'apostolat chez les Chinois de Montréal remonte au temps où il était au grand séminaire, alors que Monseigneur Bruchési requérait M.l\u2019abbé Caillé pour se dévouer à cette oeuvre.Il accepta alors par esprit d\u2019obéissance, on avait prétendu du reste qu\u2019il avait des facilités pour l\u2019étude de cette langue compliquée et des autres langues.Il est fort estimé des Chinois de Montréal qui lui confient tous leurs intérêts les plus chers.Il se trouve ainsi mêlé à toutes sortes de questions ou d\u2019affaires qui les concernent et qu\u2019il réussit toujours à conduire à bonne fin.M.l\u2019abbé Caillé attribue ce succès à l\u2019aide du St-Esprit, sa dévotion de prédilection.Résidence: 406, rue Amherst, Montréal.519 L\u2019abbé J.=J.DESJARDINS M.l\u2019abbé J.-J.Desjardins est né le 29 janvier 1 877, à Saint-Janvier, comté de Ter-rebonne, du mariage de Joseph Desjardins, cultivateur, et de Zoé Labelle.Il a fait son cours classique au petit Séminaire de Sainte-Thérèse et ses études théologiques au Grand Séminaire d\u2019Ottawa.Ordonné prêtre le 1er juin 1901, il exerça d'abord le saint ministère en qualité de vicaire à Sainte-Agathe-des-Monts et à Buckingham, de 1901 à 1904 et ensuite comme curé à Luskville et à Gracefield, P.Q., de 1 904 à 1916.Ayant offert ses services pour accompagner les volontaires canadiens au début de la guerre, il fut affecté au 230ème bataillon, comme aumônier, dans les rangs duquel il servit de 1916 à 1917, pendant son entraînement au Canada.Il fut ensuite appelé à remplacer le capitaine aumônier Crochetière, du 22ème, tué au front, le 2 avril 1918, et resta avec ce régiment jusqu\u2019en septembre de la même année, étant présent à la bataille d\u2019Amiens, le 8 août, servant dans la Somme et ensuite au Pas de Calais, à Arras et au Canal du Nord, près de Cambrai.Après sa démobilisation au Canada, en septembre 1919, il fut nommé chapelain des Servantes de Jésus et Marie, de Hull, poste qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.Résidence: 210, avenue Laurier, Hull.a*'.;»*' 520 L\u2019abbé Chs=Gervais Descarries Né à Saint-Laurent, près Montréal, le 23 novembre 1865, du mariage de Charles Descarries, cultivateur, avec Hélène, fille de Félix Valois.Il a fait son cours classique au Collège St-Laurent, son cours de philosophie au Séminaire de Philosophie et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal.Ordonné prêtre par feu Mgr Fabre, le 23 décembre 1893, il est resté un an attaché au Collège de Montréal à titre de professeur, après quoi il est entré dans le ministère, étant successivement vicaire à Saint-Philippe, de 1894 à 1896; à Sainte-Cu-négonde, de 1897 à 1898: à Saint-Henri, de 1898 à 1905.En cette dernière année, il a été appelé à la cure de la paroisse de Saint-Colomban où il est resté jusqu'en 1909, après quoi il a été transféré à Sainte-Adèle.En 1913, il était nommé curé de Saint-Jacques-le-Mineur et en 1921 il était appelé à la desserte de la paroisse Saint-Charles, de Montréal, où il est encore curé.Il prend sa récréation dans le travail aux oeuvres paroissiales qui sont nombreuses et variées, s'intéressant surtout à la Saint-Vincent de Paul et autres oeuvres de charité.Résidence: 401, Rue Centre, Montréal.521 L\u2019abbé Joseph Cloutier M.l'abbc Joseph Cloutier, curé de Ste-Rose, P.Q., est né à Ste-Thérèse de Blain-ville, le 26 août 1 856, du ma^ riage de Alexis Cloutier, forgeron, et de Julie Desjardins.Il reçut son éducation primaire à l\u2019école de son village natal, puis fit son cours classique au Petit Séminaire de Ste-Thérèse de Blainville.Ordonné prêtre à l\u2019évêché de Montréal, le 6 juillet 1884, par Mgr Fabre.Aussitôt après son ordination, il fut nommé vicaire à St-Lin, où il y resta jusqu\u2019en 1886.A cette époque, ses services furent requis au Séminaire de Ste-Thérèse, en qualité de professeur.Il y resta six ans, après quoi il alla remplir les fonctions de vicaire à Ste-Rose, de l\u2019année 1891 à 1898.Un an plus tard, il est nommé curé à Ste-Lucie, puis en 1899, curé à St-Elzéar.Au même titre, il exerça le saint ministère à St-Blaise durant onze ans et enfin à Ste-Rose, depuis 1916.Il s\u2019intéresse à toutes les oeuvres sociales et éducationnelles.En résidence à Sainte-Rose, P.Q.522 ADRIEN THIBAIBEAI, M.D.Le docteur Adrien Thibaudeau, l'un des chirurgiens les plus réputés du comté des Deux-Montagnes, est né le 14 juin 1886, à Sainte-Scholastique, du mariage de Odilon Thibaudeau, cultivateur, et de Alphonsine Ouimet.Après ses primaires à l'école de Ste-Scholastique, il compléta ses études chez les Frères de la Doctrine Chrétienne, puis au Collège de Ste-Thérèse de Bienville, et enfin à l'Université Laval, aujourd'hui l'Université de Montréal, où il étudia la médecine.Admis à la pratique de sa profession en 1 909, il fit de l'internat à l'Hôtel-Dieu de Montréal, sous les docteurs Dubé, Flingston, Roy et Fournier, études de pratique générale et de laboratoire.En 1910, il alla pratiquer la médecine, pendant deux années à Edam, dans la Saskatchewan, alors qu\u2019il fut officiellement désigné comme médecin de la réserve indienne de Sweet-Grass.C\u2019est alors qu\u2019il apprit la langue indienne des Cris, qu'il parle couramment, en plus de l\u2019anglais et sa langue natale.De 1912 à 1926, c'est à Saint-Eustache, municipalité historique canadienne de notre province, qu'il a principalement pratiqué sa profession, ce qui ne l'empêcha pas toutefois d\u2019aller passer deux années à Paris (1922-1923) où il étudia son art dans les plus grands hôpitaux, entre autres: l\u2019hôpital Laennec, avec le docteur Léon Bernard, spécialiste en tuberculose; les docteurs Marfan et Nobecourt pour le traitement des enfants: l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, avec les docteurs Caussade et Levers, pour le traitement particulier de l\u2019estomac.Dès son retour au Canada, il était nommé secrétaire de l\u2019Association médicale du beau comté des Deux-Montagnes, et de 1922 à 1925, il fut attitré du conseil municipal de St-Eustache.Le docteur Thibaudeau est intéressé dans plusieurs compagnies financières, dont la Security Life Insurance et la Shawinigan Water U Power Co.Il s'intéresse particulièrement à l\u2019oeuvre de l\u2019Université de Montréal, à l\u2019Hôtel-Dieu, à l\u2019hôpital Ste-Justine et aux problèmes de l\u2019école primaire en général.Il est l\u2019un des membres les plus dévoués de la Société St-Jean-Baptiste, et du club Universitaire de Montréal.La musique et le golfe sont ses distractions favorites.Le docteur Thibaudeau possède des titres universitaires de la faculté de médecine de Paris; des hôpitaux Chauffard, (Hôpital St-Antoine), Mar-fan ou \u201cLes enfants assistés\u2019\u2019, et Nobecourt, pour enfants malades.Il possède aussi ses certificats de l\u2019hôpital Laennec et de l\u2019hôpital Cochin.Le docteur Thibaudeau est membre de la St-Jean-Baptiste et du Cercle Universitaire, et ses principales récréations, en dehors de ses études, sont la musique et le golf.En avril 1920, il épousait Mlle Gabrielle Foisy-Champagne, fille de M.Evariste Champagne, et deux enfants sont nés de cette union.En politique: nationaliste-indépendant.Résidence: St-Eustache, Qué.523 "]
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