Biographies canadiennes-françaises, 1 janvier 1927, 1927
[" :s Q.VEBif ^Bibliothèque J2ationale bu ©uébet sSfe\u201e; (CanaîitPmtPH-îPrattçaiapB HiograpljtPH Publiées par RAPHAEL OUIMET Journaliste-Publiciste Membre (le la Société Historique de Montréal npntp ÀtUtPP d* J fMimtrial, 192T A ma vénérée mère, en la quatre-vingt quatrième année de son âge, je dédie respectueusement cet ouvrage. En vertu de la loi de 1921 concernant le droit d\u2019auteur Je certifie par les présentes que le droit d\u2019auteur sur l'oeuvre littéraire publiée, intitulée \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d, publiées par Raphaël Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q., a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004, dans le registre des droits d'auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d'Auteur, le 1 3ème jour de mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, de Westmount, Qué.Bureau des Droits d'Auteur, Ottawa, ce 13ème jour de mars, A.D.1925.GEO.F.O'HALLORAN, Commissaire des Brevets.TYPOGRAPHIE DE L\"'ÉCLAIREUR\", LIMITÉE, BEAUCEVILLE, QUÉ. EN MANIÈRE DE PRÉFACE Ce volume est lu le édition des Biographies canadiennes-françaises de mon ami Raphaël Ouimet.Souhaitons que ce ne soit pas la dernière.Il g a évidemment dans l'humauilé bien des ordres de grandeur, el je n'irais pas, ierre, 0.\t\t\tMarchand, Mon.A.\t480 Lapointe, Hon.1*1.\t\tTO\tMarcil, Mon.C.\t380 Laporte, Sir 11.\t\t08\tMarcotte, J.-FI.\t309 Larouche, Mgr J.-A.\t\t124\tMarcoux, J.-H.\t340 Larin, P\t\t\t84-85\tMarineau, P.-II.\t487 Larin, Vietorine .\t\t80\tMarion, I)\t\t322 Larue, (1\t\t\t30T\tMarion, J\t\t321 Latreille, E\t\t\t272\tMarsan, G.-A\t\t450 Laurencelle, II.\t\t481\tMarsan, P.208\t209 Laureys, H.\t\t425\tMassé, J.\t300 Laurier, Yvon .\t\t157\t\t482 Laurin, J\t\t\t\tMassicotte, E.-Z.\t40 Lavallée.L.-A.\t\t207\tMathieu, Mgr E.-O.,\t Lavigne, J.-F.\t\t308\t51, 52, 53, 54 .\t55 Lavoie, Rév.II.108\t\t100\tMassicotte, E.-J.\t482 Leblanc, Rev.M.\t\t498\tMathieu, Jeannette.\t72 Leclerc, P.-R.\t\t354\tMathieu, V.\t Leduc, lion.A.\t\t175\tMaurault, Rév.O.\t108 Leduc, L.\t\t105\tMayrand, C.\t312 Leduc, 0.\t\t453\tMayrand, O\t\t210 Lefebvre, A.\t\t107\tMercier, A.-F\t\t1 13 Lefebvre,\t\t\tMercier, II.\t307 Mgr P.-J.-A.\t\t430\tMercier, lion.IL.\t44 Legris, lion.J.-11.Lemay, J .-H.Lemieux, Sir F.-X.\t\t379\tMercier, Jeanne .\t45 \t\t122 314\tMeunier, A\t\t323 Lemieux, lion.R.\t\t09\tMichaud, Hon.E.\t301 Lemire, Rév.J.-A.\t\t203\tMichaud, J.-O.\t310 Lesieur, A\t\t\t259\tMignault, G.-E.\t150 Lespérance,\t\t\tMignault, lion.P.-B.\t317 lion.D.-O.\t\t319\tAli n\\ i Ile.E\t\t40 Létourneau, L.\t\t428\tMontpetit, E\t\t31-32 Lévesque, A\t\t\t380\tMonty, Laure .\t07 Lévesque, F\t\t\t119\tMonty, lion.R\t\t L\u2019Heureux, E.\t\t121\tMoreau, lion.().\t102 Limoges, Mgr J.-E.\t\t448\tMorin, J.\t\t\t83 Lindsay, E\t\t\t103\tMorin, Y\t\t309 Loignon, L.\t\t152\tMunger, L\t\t106 Loignon, (1\t\t\t153\tN\t Lortie, F1\t\t\t188\t\t Lussier, Rév.C.\t\t410\tNantel, Mgr A.\t.299 M\t\t\tNasre, Rév.S\t\t290 Magnan, A\t\t\t270\tNepveu, Rév.J.-E.\t298 12 Pages Nolin, G.304 Normand, E.281 Normandin, E.300 O Ouellette, Rév.J.-A.232 233 Ouimet, Adélaïde .\t23 P Page, C.-E.\t178 Page, L.179 Papineau, D.-B.\t158 Paquet, Mgr J.-A.280\t287 Paquet, E.-A.135 Paquin, Mgr J.-E.\t449 Paradis, lion.P.\t297 Paré, l.223 Parent, L.412 Parent, 0.\t285 Patenaude, lion.E.\t82 Paul, A.-A.230 Paulhus, J.-A.282 Pelletier, Rév.E.-E.\t308 Pelletier, O.238 Pelletier, J.\t120 Pelletier, L.-C.\t383 Pérodeau, Hon.N.\t19 Perras, Rév.G.\t464 Perrault, D.235 Perrault, lion.J.-E.\t288 Perrault, Madeleine .\t289 Perron, I Ion.J.-E.\t413 Philie, J.-H.\t296 Piché, G.-C.\t234 Pinault, Rév.E.484 485 Piuze, P.-A.159 Poirier, Hon.P.\t414 Poitras, Rév.E.\t273 Pouliot, J.-A.\t283 Poupart, A.\t160 Poupart, Marguerite.161 Préville, Rév.L.-N.\t237 Prévost, J.-M.-E.57-58 Prince, E.492\t493 Prud\u2019homme, Mgr J.-H.418 419 Pages R Racine, J.-C.-S.\t420 Raymond, R.P.\t451 Rémillard, Rév.J.-N.246 Richard, Rév.P.\t169 Richer, G.47 Rinfret, Hon.F.\t388 Rinfret, Hon.T.\t415 Robidoux, Hon.É.\t416 Robillard, A.-B.\t382 Robillard, T.\t381 Rocheleau, F.421 Rossignol, Rév.S.100 101 Rouleau, S.Eminence R.-ïï.17-18 Rousseau, A.\t284 Routiner, A.118 Roy, A.-Y.\t474 Rov, Berthe.181 Roy, Mgr C.422 Roy, E.41 Roy, Hon.E.\t423 Roy, M.-E.\t180 Roy, Hon.P.417 Roy, P.-G.389 S Saint-Cyr, J.-F.\t50 Saintonge, G.\t358 Sauvageau, Rév.J.-G.\t463 Savoy, G.\t387 Sauvé, A.163 Scott, Rév.H.-A., 196\t197 Séguin, J.-O.171 Sénécal, Mgr L.-A.\t291 Sirois, J.355 St-Germain, Y.\t424 St-Jacques, J.-E.\t162 Surprenant, W.\t360 Surveyor, Hon.E.-F.\t292 T Tanguay, Mgr E.-C.\t361 Taschereau, Hon.L.-A.20 13 Pages Taupier, J.-H.164 Taupier, J.-S.165 Tessier, A-1).359 Tétreau, E.37-38 Théberge, R.364 Tibodeau, Marie .\t95 Thurber, A.\t224 Toupin, Eév.J.-TA, P 1).\t318 Tranchemontagne, L.'\t170 Tremblay, E.\t120 Tremblay, T.-L.\t97 Trépanier, L.43 Trudeau, Rév.J.-T.\t320 Trudel, Rév.H.\t98 Trudel, Rév.J.-R.-I.\t99 Turgeon, Hou.A.\t96 Pages Turquetil, Mgr A.26-27 V Vaclion, Rév.A., 384\t385 Vaillancourt, E., 341\t342 Yaillaneourt, Rév.).\t343 Valois, A.293 Valois, G.489 Vermette, A.495 Vermette, J.-M.\t295 Véronneau, R.294 Vézina P.\t123 Vidal, J.-A.225 W Wattiez, P.81 Wismtainer, L.\t185 PAPINEAU 176 6-1671 pNTA, ^ I * \u2014 iftO^X c^PLEA' S^O-IBOÔ, *640^ LAURIER 1841-tOiQ frj^pMPGI II II II \u2014^ Hos Gloires PlmiomLES Son Eminence RAYMOND-MARIE ROULEAU, O.P.(Dix-neuvième évêque et neuvième archevêque de Québec) {Troisième cardinal canadien) 17 Son Eminence RAYMONMURIE ROULEAU, O.P S.E.Raymond-Marie Rouleau, cardinal-prêtre d?la sainte Eglise romaine, titulaire de l'église Saint-Paul de Montorio, est né à l\u2019Xle-Verte (Témiscouata), le 6 avril 1866, fils de Félix Rouleau et de Luce Irvine.Il fit ses études classiques au séminaire de Rimouski.A sa sortie du collège, en 1886, il entra au noviciat des Dominicains, à Saint-Hyacinthe et prononça ses voeux perpétuels le 3 août 1888.Il compléta ses études cléricales à Corbara et fut ordonné prêtre à Corte, en Corse, le 31 juillet 1892.De retour au pays, nommé premier prieur de la maison vicariale d\u2019Ottawa.Tour à.tour, professeur de Morale et de Droit canonique et régent des études.En 1909, il obtint le grade de Maître en Sacrée Théologie.Nommé Provincial de l'ordre des Dominicains, le 2 juillet 1919.Appelé par Rome au siège épiscopal del Valleyfield, le 10 mars 1923.Sacré évêque le 22 mai suivant, dans la cathédrale Sainte-Cécile de Valleyfield par S.E.Mgr Pietro Di Maria, délégué apostolique au Canada; nommé archevêque de Québec le 9 juillet 1926; intronisé le 8 novembre suivant; décoré du pallium le 24 février 1927; créé cardinal le 19 décembre 1927.\u201cVrai fils de saint Dominique et de saint Thomas d'Aquin, chef éminent par la doctrine, par le jugement, par la vertu et par l\u2019expérience, esprit profond, cultivé, surnaturel, Monseigneur l'Archevêque de Québec est avant tout un homme de Dieu.Convaincu, il l\u2019exemple de l\u2019apôtre saint Jean, que c\u2019est surtout la vérité qui délivre les hommes et sauve les peuples, Monseigneur Rouleau a pris pour devise épiscopale\u2019\u2019 Garitas Yeritatis.Toute l\u2019éminente personnalité de l\u2019Archevêque de Québec est dans ces deux mots de l\u2019Apôtre des Nations\u201d.(Semaine religieuse du 15 juillet 1926).\u201cNous avons lu et admiré, sur vos armes, cette belle devise, toute chargée de sens, et inspirée de l'Esprit sanctificateur qu\u2019engendra de toute éternité le Verbe divin: Garitas Yeritatis.Et nous saluons avec bonheur, dans la personne de notre nouvel Archevêque, un Chef armé de la science la plus étendue, mais pénétré en même temps des sentiments les plus paternels; un champion courageux des droits de la vérité, et un héraut très zélé des devoirs de la charité; un gardien ferme, vigilant, de la doctrine traditionnelle qui fait la force incomparable du catholicisme, et un apôtre soucieux de gagner à Dieu, par la puissance persuasive de cette doctrine d\u2019où rayonne l\u2019amour le plus actif et la bonté la plus conquérante, toutes les intelligences et tous les coeurs\u201d.(Adresse du clergé de Québec présentée à S.G.lors des fêtes de son intronisation).Homme d\u2019étude et d\u2019action tout à la fois, ses nombreuses obédiences lui apprirent à fouiller les livres, à manier les hommes, à activer les oeuvres.Très versé dans la science juridique, il eut plusieurs fois l\u2019honneur d\u2019être appelé par ses collègues d\u2019aujourd\u2019hui à lier ses connaissances aux faits concrets.Patriote éclairé et sincère, il appuya de ses conseils comme de ses écrits les tenaces défenseurs de la minorité française ontarienne.L\u2019Archevêque de Québec est en plus un orateur apprécié des foules et des élites, remarquable surtout par la pureté de la doctrine et du langage, la fermeté du ton et l\u2019onction de la piété.Résidence: Palais Cardinalice, Québec.18 Son Honneur NARCISSE PÉRODEAU Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec KSSêVîK.îur'SZA£ SK'1V Sn rff.'! L\u201cv;\" *> «rw*.1.Veî®ité de Montréal L'un des directeurs de la pagnie d'assurance'«on Rnv,r p \u201cM '¦ MenJbr® du bureau des directeurs de la com-jbureau des Commissaires Censeurs d T vlce'Présl.dei?t d\" Lu Sauvegarde.Président du de direction de la Socilté Cénérsîl Banque^Provinciale du Canada.Membre du bureau \"Ecole Polytechnique de Monirf.If'16 a?Administration.Ex-Membre de la corporation de ¦prêté serment à titre de inn.kn?' Nommé Conseiller Législatif, le 23 décembre 1897.A Jusqu\u2019en 1924 comme tel à représente p,ortefeullle le 14 mars 1910 et il partir de cette date Janvier 1924, a prêté le sermente gouvernement dans le Conseil Législatif.Le 10 de Québec.Marié, en 1885™ Mafv T Rnn?l c°\"rae lieutenant-gouverneur de la province \"\u2022¦sssm*}\tSôï*-\u201c\u2018''' c\"\u201crt\" ** 1\tGouvernement.Spencerwood, Québec.19 V ¦ L\u2019honorable L-L TASCHEREAU, C.R.Premier ministre de la Province de Québec.Naquit à Québec, le 5 mars 1867: fils de i'hon.Jean-Thomas Taschereau, juge de'la Cour Suprême, et de Joséphine Caron, fille de i\u2019hon.R.-E.Caron, ancien lieutenant-gouverneur cîe la Province de Québec.Etudia au Séminaire de Québec et à.Lavai.Admis au barreau en 1889.Il fut l\u2019avocat de Gaynor et Greene, dans la fameuse cause en extradition intentée par le gouvernement des Etats-Unis, 1902.Syndic du barreau de Québec, 1908-1909, bâtonnier, 1911-1912.Eehevin de la ville de Québec, 1900-1 908.Elu député de Montmorency à la législature, 1900, réélu en 1904, Ministre des Travaux Publics et du Travail, 1 907.Réélu en 1908, 1912, 1916 et 1919, Procureur-général de la Province de Québec, le 26 août 1919, et premier ministre, en juillet 1920.Il a épousé, le 26 mai 1891, Adine Dionne, fille de l\u2019hon.Elisée Dionne, conseiller législatif, dont il a trois fils et deux filles.En politique: libéral.Clubs: de la Garnison, Laurentide, Ste-Anne.Sociétés: Forestiers Indépendants, Royal Guardians, Alliance Nationale.Résidence: Québec.20 HENRI BOURASSA Journaliste M.Henri Bourassa est né à Montréal, le 1er septembre 1 868.\t11 est le fils de M.Napoléon Bourassa, l\u2019artiste et écri- vain très connu et, par sa mère, le petit-fils de Louis-Joseph Papineau.II a passé à Montréal les premières années de sa v e et y a fait ses études, sous des professeurs privés principalement, A 1 8 ans, il s'en est allé demeurer à Monte-Bello, où il s est longtemps occupé d\u2019agriculture.Dès l\u2019âge de 21 ans, il était élu maire de son village.11 s\u2019est vivement intéressé à 1 organisation agricole de la région: fondation de fromageries, développement des sociétés d\u2019agriculture, etc.II a été élu député fédéral de Labelle, pour la première fois, aux élections géné- rales de 1896.Réélu par acclamation quelques années plus tard, dans une élection partielle, à la suite de sa protestation contre l'intervention du Canada dans la guerre sud-africaine; réélu ensuite aux élections générales de 1900 et de 1904.Démissionnaire en 1907, il fut défait au cours d'une élection prov'nciale partielle dans Bellechasse, puis élu, aux élections provinciales générales suivantes, en juin 1908, dans les deux circonscriptions de Saint-Jacques de Montréal et de Saint-Hyacinthe.Il opta pour Saint-Hyacinthe, qu\u2019il représenta à Québec jusqu\u2019en 1912.Il ne se représenta point aux élections provinciales de 1912, afin de pouvoir se consacrer complètement à l\u2019oeuvre de son journal, le \u201cDevoir\", qu\u2019il avait fondé au commencement de 1910.Reste en dehors de la politique électorale de 1912 à 1925, alors que, cédant aux sollicitations depuis longtemps répétées de ses anciens électeurs de Labelle, il consentit à poser sa candidature à l\u2019élection fédérale de l\u2019automne 1 925.Elu à une majorité considérable, il l\u2019emporta, aux élections qui suivirent en 1926, par plus de 6,000 voix sur ses deux adversaires.M.Bourassa a employé à peu près toute sa vie à la propagande, par la parole et par la plume, des idées avec lesquelles son nom est associé depuis un quart de siècle dans l'opinion publique.Il a donné des conférences dans toutes les provinces du Canada, dans la Nouvelle-Angleterre et jusqu\u2019en Europe.Il a fait d\u2019assez nombreux voyages à l\u2019étranger pour compléter son information.L'oeuvre imprimée du député de Labelle est très considérable.Elle contient, outre la reproduction de nombreux articles et discours, des études originales qui ont eu un grand retentissement, telles son livre d'histoire de 1915, \u201cQue devons-nous à l'Angleterre?\u201d et cette autre étude, d\u2019un genre tout différent: \u201cLe Canada apostolique\u201d.Cette oeuvre, comme les discours de l\u2019orateur, touche aux sujets les plus variés: questions religieuses, problèmes scolaires, relations entre les races, politique internationale, colonisation, administration des terres publiques, organisation économique, syndicalisme, presse, etc.M.Bourassa a épousé Joséphine Papineau, fille de Gau-defroi Papineau, le 25 septembre 1905.De cette union sont nés quatre fils et quatre filles.En politique: Indépendant.Domicile: Montréal.22 ADÉLAÏDE L\u2019MJISSIER OUIMET Fille de Louis L\u2019Hussier, négociant, et de Adélaïde Boyer, de la Rivière St-Pierre, près Lachine, Marie-Adélaïde L\u2019Hussier naquit le 25 décembre 1844, à St-Louis (Missouri) où s'était retiré son père après sa sensationnelle évasion des prisons de Montréal, comme patriote en 1837.Ses études, commencées au couvent de Ste-Philomène à St-Louis, !v^.'~^T'\u2019 ^urent continuées au couvent de la congrégation de Notre-Dame à Montréal, après le retour de sa famille au pays.Le 29 août 186(5 elle épousait, à Montréal, Adolphe Ouimet, l\u2019éminent avocat et publicliste bien connu, qui mourut le 13 mars 1910.Ilix enfants, dont quatre survivent, sont issus de ce mariage.Sans nuire en rien au soin de sa nombreuse famille qui fut toujours a principale préoccupation de son existence.Madame Ouimet a trouvé le moyen d\u2019être en même temps une femme d'oeuvres éminemment active.Pendant de longues années elle a prêté son dévouement inlassable à ^es entrePrises de charité, ainsi qu\u2019aux oeuvres catholiques en général.Encore aujourd\u2019hui, malgré son âge avancé, elle s\u2019intéresse activement au bon fonctionnement des nombreuses associations religieuses dont elle fait partie.En résidence, à Montréal.23 CHARLES41IGUSTE DE L0TB1N1ÈRE HARDWOOD, C.R.Me Charles-Auguste de Lotbinière Harwood a maintenu, en des temps nouveaux, l\u2019ancien prestige d\u2019une race aux prérogatives aujourd\u2019hui disparues.Ce fils de seigneur s\u2019est, porté vers l\u2019étude «le l\u2019histoire, et plusieurs sociétés savantes l\u2019ont, accueilli avec plaisir.Ce qui ne l\u2019a pas empêché de briller dans la pratique de la profession de son choix: le droit.Né à Vaudreuil.le 2 août 1869.de Robert de Lotbinière-Harwood, co-seigneur de Yaudreuil et ancien député et de Charlotte McGillis, il a fait ses études classiques au collège «le St-Laurent.Laval de Montréal et McGill l\u2019eurent ensuite comme étudiant en droit.îl fut admis à la pratique de sa profession en janvier 1896.Conseil du Roi en novembre 1911.il fut nommé procureur-adjoint du chemin de fer du Grand-Tronc en 1020, puis avocat des chemins de fer nationaux du Canada en juillet.1923.La politique le tenta un instant: il se laissa porter candidat à la Législature en 1912, mais ce fut sa seule incursion dans ce domaine fie la politique active.Pendant la guerre, il se donna activement aux oeuvres patriotiques.Président du Fonds patriotique pour Ips comtés fie Vaudreuil et Soulanges.il fut secrétaire provincial du recrutement naval, en 1917.\t11 est encore membre fie la \u201cNaw League\u201d et.aussi du \u201cCanadian Club\u201d.Auteur estimé de plusieurs monographies historiques, dont la \u201cConvention de Fort Garry, 1870\u201d, mente une mention toute particulière.M.Harwood appartient à la Société des Sites historiques, à la Société des Numismates et Vntiquaires, à la Galerie des Arts de Montréal.Il est aussi membre du \u201cUniversity Club\u201d de Montréal.L\u2019Hôpital Notre-Dame le compte parmi ses gouverneurs.Il a épousé, en 1898, Marie, tille de l\u2019honorable Roderic Masson, sénateur.So ssement favori est le golf; il est membre du club de Conio.Père de six enfants.Résidence: 162 rue Hutchison.Montréal.24 LL LOUS DE LOTBINIÈRE HARWOOD.M D.Le doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, que l\u2019on est toujours accoutumé de considérer comme l\u2019une des plus hautes autorités en science chirurgicale, est né le 27 avril 186(>.Il est le fils de Henry-S.Harwood, ingénieur civil et ancien député au fédéral.Après son cours classique au Collège de Ste-Thérèse et au Collège Bourget, de lîigaud, il étudia la médecine à l\u2019Université Laval, de Montréal, où il gradua en 1890.Il fut alors attaché à l\u2019IIopital N.-Dame, en qualité de chirurgien, puis il partit pour l\u2019Europe, où il étudia pendant plusieurs années, sous la direction des plus éminents professeurs et savants du temps, entre autres le célèbre docteur l\u2019o/./.i, considéré comme le plus grand chirurgien de l\u2019école française.De retour à Montréal, il fut de nouveau appelé à faire partie du personnel médical de l\u2019Hôpital N.D., et en 1905 il '¦tait nommé professeur de gynécologie 5 la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Univ.de Montréal.L\u2019Hôpital Notre-Dame le nommait, la même année, son chef gynéeologiste, et l\u2019année suivante il était élu au poste de surintendant médical de cette institution.En 1905, il était élu président de lu section de Gynécologie du Congrès des médecins de langue française de l'Amérique du Nord, ce qui lui valut l\u2019honneur de souhaiter la bienvenue, au Canada, au docteur Pozzi, son ancien professeur et le plus grand gynéeologiste de France.Le docteur de Lotl>inière-Har\\\\ood est membre du collège américain de chirurgie; membre du bureau général des examinateurs; vice-président de l\u2019Association des éleveurs de vaches Holstein de la prov.de Québec; d en fut même le premier vice-prés.Sa ferme \u201cHet-Loo\u201d.située dans les Chenaux, î\\ Vaudreuil, fut reputee Pour la beauté et la qualité de son troupeau.Il a été pendant quinze ans directeur, contributeur et collaborateur de \u201cL\u2019Union medicale du Canada\u2019.\u2019 11 épousait en 1881, en premières noces, Mlle- Beithe Masson, de Montreal, decédée en 1895, et deux filles sont, nées de ce mariage, ainsi qu\u2019un fils; en secondes noces, il épousait Mlle Catherine Macdonald, d\u2019Alexandria, Ont., et, en troisièmes noces, il épousait Madame veuve Charles Martin, née Berthe Brosseau.Le docteur Harwood, qui est doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal depuis plusieurs années, est membre des clubs St.James et St-Denis et de la Société d\u2019Urologie de Paris.Résidence: 228 Sherbrooke-Ouest, Montréal; l\u2019été, Vaudreuil \u201cLes Chenaux\u201d.25 ¦ te r.h; >-« X Monseigneur A.TURQUETIL PREFET APOSTOLIQUE DE LA BAIE D\u2019HUDSON Mgr Arsène Louis-Eugène Turquetil naquit à Riviers, département du Calvados, Normandie, le 3 juin 1876, du mariage de Félix Turquetil et Maria Ducellier.11 étudia pendant 8 ans au Petit Séminaire de Villiers-le-Sec, diocèse de Bayeux et Lisieux, puis au Grand Séminaire de Som-mervieu, d\u2019où il partit après deux ans pour entrer au noviciat des Pères Oblats de Marie Immaculée, à Angers.Après ses voeux d\u2019un an, il alla étudier la théologie à Liège, Belgique, où il prononça ses voeux perpétuels et fut ordonné prêtre en 1899.Au mois d\u2019août 1925 il recevait son obédience pour le Vicariat Apostolique de Satkatchewan.11 arriva à.Prince-Albert le 7 septembre et en repartit de suite pour la Mission de St-Pierre du Lac Caribou, parmi les Montagnais Mangeurs de Caribou, sur les confins des \u201cTerres stériles du Nord Ouest\u201d.De 1900 à 1912, le Père Turquetil parcourut en tout sens le Nord du Vicariat de la Saskatchewan, passant 9 à 10 mois de l\u2019année sur le chemin, c\u2019est-à-dire en raquette ou en canot.Ses voyages d\u2019hiver du Lac Caribou 26 à Prince-Albert sont restés célèbres dans la mémoire des anciens.Puis en trois occasions différentes, en 1901, en 1905 et en 1906, il tenta de pénétrer dans le pays Esquimau, et réussit finalement à passer un été, seul, avec les Esquimaux de Ennada Lake, 1906.Son rapport à ses supérieurs fût qu'il fallait aller par la mer, si on voulait réussir à fonder une mission avec résidence permanente, dans ces déserts de neige, chez les Esquimaux mangeurs de viande crue.5 ans plus tard, son évêque, Mgr O.Charlebois, l\u2019envoyait faire un voyage de découverte et d\u2019information à la c*te Ouest de la Paie d\u2019Hudson.Ce voyage dura 6 mois, et le Père Turquetil informa ses supérieurs de la possibilité et de la nécessité d\u2019ouvrir une mission chez les Esquimaux d?la Baie d\u2019PIudson.Cela fût fait l\u2019année suivante, 1912, il fût nommé supérieur, et partit de Montréal avec un autre Père français, breton, le Père Leblanc, en juillet, et arriva le 3 septembre à l\u2019endroit qu\u2019il avait choisi, Chesterfield Inlet.Là, il se bâtit une petite maison-chapelle de 16 x 30, avec des planches importées de Montréal, et avec son compagnon, se mît à l\u2019étude de la langue.Ses rapports disent ce que fût cette étude; oeuvre d?patience, quand les sauvages riaient à tout propos d?s moindres fautes de prononciation des missionnaires.Puis, après trois ans d\u2019étude, vînt le tour des catéchismes.La morale chrétienne dérouta ces naturels primitifs, habitués au laisser-aller des usages païens.Ils se prirent à rire, à se moquer, et ce fût, cinq ans durant, l\u2019isolement complet dans une atmosphère plut t hostile.Le compagnon du P.Turquetil ne pût résister à si longue épreuve, il mourait à l\u2019automne de 1916.A cette même date, on recevait la nouvelle du massacre des Rév.PP.Rouvière et Leroux, par les Esquimaux du Mackenzie.Les missions esquimaudes étaient en danger: on songeait, en maint lieu, à rappeler les missionnaires.Le P.Turquetil consacra la sienne au Sacré-Coeur, recourant aussi à la Petite Thérèse de l\u2019Enfant-Jésus.Et tout changea en moins de 24 heures.Trois familles demandaient le baptême.Pendant dix mois consécutifs, elles furent préparées, instruites; heures de prières et de catéchisme par jour leur paraissaient bien peu.Et le 2 juillet, 1917, les premiers convertis de la Petite Thérèse recevaient le saint baptême.Ils étaient 12, alors; 4 ans plus tard, on comptait 50 chrétiens, aujourd\u2019hui plus de cent Esquimaux sont baptisés, et 500 se préparent au baptême.L avenir du christianisme en Extrême Nord est définitivement assuré.Envoyé à Rome, en 1924, à l\u2019exposition Vaticane des Missions, le R.P.Turquetil en revint avec le titre de Préfet Apostolique de la Baie d\u2019Hudson, et juridiction sur tout le Nord du Vicariat du Iveewatin et du Vicariat du Golfe St-Laurent.Son territoire comprend plus de un million six cents mille milles carrés.Il n\u2019avait alors que 3 prêtres avec lui; aujourd\u2019hui, en moins de deux ans, 10 Oblats de Marie-Immaculée travaillent à la conversion des 5000 Esquimaux disséminés sur cet immense espace, 3 missions sont ouvertes, une quatrième l\u2019a été en août 1927.à Ponds Inlet, à l\u2019extrémité nord de la Terre de Baffin, au point le plus au nord habité par des êtres humains.Les missionnaires Oblats de Marie-Immaculée ont en même temps accompli une oeuvre immense de civilisation chez ces pauvres nomades des déserts du Nord.Leur condition matérielle n\u2019a guère changé, sans doute; ils vivent encore sous l\u2019iglu, habillés de peaux de bêtes, et mangeant la chair crue, mais la mentalité de ces gens, leur manière de voir les choses ont changé, tout un monde nouveau s\u2019est ouvert à leur esprit, à leurs aspirations.Chrétiens, ils se rapprochent de nous, abandonnent ce qui sentait la barbarie, la sauvagerie d\u2019autrefois.Le pays est donc aussi conquis à la vraie civilisation, celle des idées, l'Esquimau accueillera paisiblement navigateurs, explorateurs, mineurs, éleveurs d\u2019animaux à fourrures, pêcheurs, etc., tous ceux que tenteront les conditions spéciales de ces déserts du Nord.Et c\u2019est l\u2019oeuvre accomplie en quinze ans par le premier ap tre des Esquimaux de la Baie d\u2019Hudson, Mgr A.Turquetil, et ses compagnons Oblats de Marie-Immaculée.27 LE CHANOINE F.=X.BRASSARD M.le chanoine Brassard naquit le 12 janvier 18(H.à la Baie-St-Paul (Charlevoix), de Jean Brassard, ingénieur, et Eulalie Potvin, tille de René Potvin, de la Malbaie.Il commenta, à l\u2019Ecole Normale de Québec, ses études qu\u2019il poursuit au séminaire de St-Charles-Borromée de Sherbrooke, jusqu\u2019à la préparation complète aux Ordres.Il est ordonné à Chicoutimi, le 31 juillet 1887, par feu Mgr Dominique Racine, dont on peut rappeler en passant qu\u2019il a été le premier évêque du lieu et qu\u2019il était le frère de Mgr Antoine Itacine, qui a été le 1er évêque de Sherbrooke.En septembre d?la même année on désigna M.Brassard pour le vicariat de St-Romain.Deux ans plus tard, il est déjà curé, soit à St-Philémon de Stoke où il ne fait que passer.Puis on lui confie successivement les cures de St-Etienne de Bolton, de St-André de Sutton et enfin de St-Patrice de Magog.Entre temps, ses supérieurs ont reconnu ses talents d'administrateur et lui confient la construction de l'église de St-Edouard qu\u2019il mène à terme en fort peu de temps (décembre 1896).L'an dernier, le 26 mars 1926, il est fait chanoine au chapitre d?son diocèse.M.le chanoine Brassard est prêtre dans toute l'acception du terme: il est tout entier à son ministère sacré.Domicile: Presbytère St-Patrice de Magog. L\u2019abbé HERMÉNÉG1LDE FRASER Le euro fie la florissante paroisse de Kte-Murguerite-Màrie, de Magog, est un constructeur, un fondateur, un opiniâtre et un courageux, que l\u2019adversité n\u2019a jamais abattu.Il est né le 2 mars 1872, à N.-D.de L\u2019Isle-co,n.t1, .,le I enuscouata, du mariage de Malcolm Fraser, cultivateur, et de Sarah Voisine, fille de Pierre ioisine Apres ses etudes commerciales au Collège de I,'Islet, dirigé par les FF.de la Doct.chrétienne, il fit rwH Si C,aSS1iqueS -et tlV,°l0?l,.'ues :l VEk- Nonr f \u201c \u2022 ' \u2018\u2018H1.1,1 no,\"\"u\u2018 1\"emier curé de St-Hubert de Spalding, comté de Frontenac, et ce fut au cours Jmm Tf- .5l,.nu le la Cène de\tSte-Thérèse.\tetc.jrà^ïroupe'W^cam\tàjoi^plte citons les monuments pai-fa^\tJoseph^/gardien du* paiiwle^ vie! Son passe-temps favori consiste dans la lecture pratique du violon et du piano.Célibataire et liberal en politique.' Résidence: S3, rue Dubois, Ste-Thérèse de Blainville.P.Q.80 51 WÊmrn PA11L=J.=B\u201e WATTIEZ Maraîcher Le premier président et fondateur de l'Association des jardiniers-maraichers de la province de Québec, M.Paul-J.-B.Wattiez, est né à Cousolre, département du nord, France, «u mariage de J.-B.Wattiez et de Stéphanie Josse.ülle de Pierre Josse et de Anne-Marie Talion, le 31 décembre 1864.A la suite d\u2019études sérieuses à l'Institut agricole de Beauvais, il en sortit en 1882, diplômé en science agricole.En 1887-89 il fut élève stagiaire à la Ferme de Hâmes par Gaines en Calaisis, Pas-de-Calais.De 1889 a 1891 il fut directeur de la ferme srv» ¦ PHILOMENE VEZINA COUTU .\u2022 Madame Philomène Vézina, épouse de M.Louis Coutu, dont on trouvera l\u2019esouisse (to°\t?1'col?tre, est née à St-Louis-de-Gonzague, Qué., le 13 juin 1864 du mariage Fournier6 ^fnrés\u2019 ,t0ll71?ur> et de Philomène Cavana, fille de Charles Cavanâ et de Jubé J oui mer.Apiès de sérieuses études chez les soeurs de Jésus et de Marie à St-Louis-de ^anadilnnes ell^mf^1 M' .^ouis Coutu, le 19 août 1884, et, modèle des véritables mères tnutTi ?\t\u2019\t, lu\u2018 donnaIt Quatorze enfants.Femme d'intérieur et de principes dans sentiers deThonn^m'et\"^1116 C°utu (,Phll°urlène Vézina) élevait sa famille dans les droits est\tr \u2022 c,e \u2018a ve^tu- L une de ses filles, autrefois pianiste de grand renom, ¦ r?IlgleVse e} se dévoue pour le salut des âmes, aux confins de la Syrie, dans Tésîui\tmissionnaires françaises de Marie.Un de ses fils, membre de la Compagnie de donné nrêtre enüif9?reU1paUX .ct°! èges des ^suites, à St-Boniface et à Montréal, a été or-Pr,.,+é pre \u2022 en 1926-., Pouvait-il en etre autrement, du reste, lorsqu\u2019on sait que madame encn ^len?.t présidente des Dames de Ste-Anne, de St-Gabriel de Brandon?sfoccnîpe l\u2019Hosniee MobâhrKflmtaiV«etS dT6 b*enfa11,*an9e parmi lesquelles il faut citer particulièrement Ma?fe rtnm1 oi ï\u2019J ?5P 1 Ste-Justine, 1 Assistance maternelle et les Soeurs missionnaires de avant\u2019 w»,\u2019ch^L^ame.patropesse ¦ Madame Coutu s\u2019occupe de son foyer et de sa famille nniiHr,,îo in ch°fa.es.mais le?travaux de fantaisie constituent sa récréation favorite.En 1 c îtique, elle est indépendante, mais elle ne s\u2019en mêle pas d\u2019une manière active.Domicile: 6664 rue Saint-Denis, Montréal.147 LUCIEN COUTU, M.D.Le docteur Lucien Coutu est né à St-Gabriel-de-Brandon, le 14 août 1898, du mariage de Louis Coutu, bourgeois, et de Philomène Vézina, fille de Pierre Vézina.OUÏS UOUIU, ÜUUI gtUlS, CL UC J.1UIU1HCHC »\t«V- .Après son courg classique au Collège Ste-Marie, sous la direction des P.P.Jésuites, puis la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, il obtenait son doctorat et sa licence en .\t.\t, *\t,\t\u2022\t_\t1 o o nio Pu Marc-André, Cisèle, Réal, Luce.Sa récréation favorite est le tennis.Domicile: 0879 rue St-Denis, Montréal.sont nés: Fernand, En politique: conservateur.149 .; \" I, :'\t¦ L\u2019abbé ALEXANDRE» ALBERT GODBOIIT C\u2019est un homme d\u2019une activité singulière.Québec lui doit une paroisse nouvelle, St-François d\u2019Assise, et un sanctuaire national, Notre-Dame-de-Roc-Amadour.S\u2019il a construit église, sanctuaire, salle paroissiale, presbytère, il a surtout semé la parole de Dieu et passé en faisant le bien.AI.l\u2019abbé Alexandre-Albert Godbout est dans la force de l\u2019âge.Tl est né le 4 juillet, 1879 dans la paroisse N.-D.de Quebec, de Pierre Oodbout, marchand, et de Marie Oloutier.Ses études an séminaire de la vieille capitale parachevaient l'éducation reçue au foyer, et le 7 mai, 190f>.il fut revêtu du sacerdoce.Ses supérieurs lui firent parcourir le cvcle varié des fonctions ecclesiastiques.Professeur au séminaire de Québec jusqu\u2019au 1S mai.1909, vicaire à St.-J.-Baptiste jusqu\u2019au 10 mars, 1911.où il fonda la fanfare des cadets, il devint aumônier du pensionnat St-Louis-de-Gonzague et de l\u2019orphélinat des Srs de la Charité: il y resta jusqu\u2019au 8 janvier 1914, alors qu\u2019on lui confia l\u2019aumônerie de l\u2019hôpital St-François d\u2019Assise.Ce fut alors qu il fonda la paroisse dont il est resté le pasteur depuis le 17 mars, 1914.Joignant à une expérience variée les dons de prudence et de discernement, il fut nommé par S.G.Mgr Paul-Eugène Roy, archevêque de Québec, membre du conseil d\u2019administration diocésain.Il est membre du comité permanent des oeuvres eucharistiques dans le diocèse, aumônier de Pass, protectrice des policiers municipaux de Québec, prés, de la Gie du Cimetière St-Charles.et gardien du sanctuaire national de N.-D.-de-Roc-Amadour.A ses titres officiels.M.Godbout en joint un autre qu\u2019il ne se donne pas lui-même, mais que son entourage lui confère spontanément: celui d\u2019homme charitable.Et cette charité, dit-on, se montre aussi discrète qu\u2019efficace, redoutant la publicité mais faisant le bien dans le silence.M.l\u2019abbé Godbout réside à 333, 1ère Avenue, St-Frs-d\u2019Assise, Lairet, Québec, 150 L\u2019abbé Charles=Ovide ûodbout Encore dans toute la force de l'âge, le curé actuel de Charlesbourg a déjà à son actif une carrière bien remplie.Il naquit le 6 décembre 1872, à Notre-Dame de Québec, du mariage de Pierre Godbout, marchand de chaussures, et de Marie Cloutier, fille de Syge-froy Cloutier.C'est au séminaire de Québec qu\u2019il fit son cours classique, couronné par ses études philosophiques et théologiques et, le 23 mal 1897, il était ordonné prêtre, en la Basihque de Québec, par Monseigneur Bégin, par la suite cardinal.Son Ordinaire le lança immédiatement dans le ministère, en qual té de vicaire à St-François-du-Sud (1897-1 898), puis à St-Romuald (1898), et à St-Alban (1898-1899).De 1899 à 1901, nous le retrouvons vicaire à Ste-Anne de la Pocatière, et plus tard à St-François de Beauce, de 1901 à 1903, enfin à Charlesbourg, de 1903 à 1905.C'est alors qu'il fut nommé curé de la nouvelle paroisse Notre-Dame-des-Lauren-tides qu'il fondait, de 1905 à 1921, ce qui lui valut son titre de missionnaire agricole.Enfin, depu:s 1921, il est revenu à l'une de ses paroisses favorites, mais en qualité de curé cette fois: Charlesbourg.Depuis 1924 il est président de la Société d'Hor-ticulture du comté de Québec, et on lui doit la réouverture du collège des FF.Maristes, dès son arrivée, ainsi que la restauration de l\u2019église, du presbytère, du cimetière, du parc du Sacré-Coeur, ainsi que la construction de la salle paroissiale.M.le curé Godbout est intimement lié à tous les mouvements agricoles, dont il est un fervent partisan, et il s\u2019intéresse également aux divers systèmes d'assurance canadiens-français.La culture maraichère et l'aviculture sont ses passe-temps favoris.En politique, le curé de Charlesbourg est indépendant.Résidence: Presbytère de Charlesbourg, Qué. F.=X.=ERNEST LOIGNON, IX.Parmi les ingénieurs civils du Canada, il serait difficile d\u2019en trouver un plus achanlandé et plus consulté que M.François-Xavier-Ernest Loignon, né à Montréal, le 5 août 1865, du mariage de Bruno Loignon, constructeur de navires, et de Marie Vauthier, fille de Philippe Vauthier.A la suite d études à l\u2019Ecole Sarsfield et au Collège de Montréal, il entra à 1 Ecole Polytechnique de Montréal en 1885, et en sortit en 1888, dipl mé avec grande distinction.En 1890, il s\u2019établissait en affaires avec son frère, André Loignon.Quelques années après, il entrait au service de la Phoenix Bridge Co., comme ingénieur surintendant, pour une pênoae de 18 mois.Au mois de décembre 1898, il entrait au bureau de M.Wm.Kennedy, JiL Ingénieur hydraulicien, comme assistant jusqu\u2019en 1916, et comme associé de 1916 à 1924.Depuis, les deux bureaux \u201cA.& E.Loignon\u201d, ainsi que \u201cWm.Kennedy & Cie\u201d, ont été réunis sous la raison Ern.Loignon, Ingénieur Civil et Ingénieur Hydrau.icien.Depuis octobre 1925, nommé ingénieur conseil pour l'Oratoire St-Joseph et le Pont de Montréal-Sud.En avril 1925, fut choisi par le Dép.des Travaux Publics, P.Q., comme expert technique pour l\u2019examen des projets primés du pont proposé au-dessus des chutes Montmorency M E Loignon était éiu président de l\u2019Association des Anciens de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, pour le terme de 1925-26.Il s\u2019intéresse aux oeuvres de charité, entre autres la St-Vincent-de-Paul.Le 20 octobre 180, M.Loignon épousait Mlle Ludoiska C^te, fille du notaire Hyacinthe CLté, et 14 enfants sont nés de cette union, dont 8 survivent.En politique: libéral.Résidence: No 178, De l\u2019Epée, Outremont.153 JOSEPH CHARLES-fiASTON LOIONON, M.D.Le docteur Joseph-Charles-Gaston Loignon, l\u2019un des médecins aliénistes attachés au semuce de 1 Hôpital St-Jean-de-Dieu, k la Longue-Pointe, est né à Montréal le 1er janvier 1900, du mariage de Ernest Loignon, ingénieur-conseil, et de Ludoiska Côté, fille du notaire H.-11.Coté.Après de solides études au Mont-St-Louis, puis au Collège de Montréal il fit ses études médicales à la faculté de médecine de l'Université de Montréal, et en 1923 il était admis k la pratique de sa profession, avec le titre de docteur en médecine.Après un stage brillant k l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il alla passer quelque temps au Taunton State Hospital, Etats-Unis, où il étudia particulièrement les maladies mentales et nerveuses dans le but de se spécialiser dans cette branche si utile de la médecine.A son retour, il fut nommé l\u2019un des médecins aliénistes attachés au service de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, selon que nous l\u2019avons dit plus haut.Absorbé par son travail, le docteur Loignon ne s\u2019est pas intéressé à la politique.A part ses études, la musique est sa récréation favorite.Il est membre de la Netv-England Psychiatic Society et du Cercle Universitaire de Montréal.Le docteur Loignon est célibataire.Résidence: 178 avenue de l\u2019Epée, Outremont.153 ADOLPHE LAMARCHE, M.D.Parmi les courageux.les opiniâtres, les convaincus, oui débutent dans leur carrière avec rien autre chose que leur foi en leur étoile et leur volonté de parvenir, et qui ont peiné pour s\u2019instruire et se faire un chemin dans le monde, n\u2019avant.pas eu à compter sur quelque protection que ce fut, il convient de citer le nom du docteur Adolphe Lamarche, médecin-chirurgien du Boulevard Saint-Laurent, qui est aujourd\u2019hui à la tête d\u2019une imposante clientèle.Né le 30 janvier 1802, à Lachute, comté d\u2019Argenteuil, d\u2019un père cantonnier de son état, Félix Lamarche, et de son épouse Marie-Louise Trudel, tille de Adolphe Trudel, il fit ses études primaires à l\u2019Ecole supérieure St-Louis, chez les Clercs de St-Viateur, et ses études classiques au Séminaire de Ste-Thérèse, grâce à la générosité d\u2019un oncle et de son curé.Quant à ses études universitaires, à Montréal, il dut les gagner par un travail â côté.Enfin, le 20 juin 1919, il touchait au but rêvé en étant admis à la pratique de sa profession.Après avoir été interne à l\u2019Hôpital de la Miséricorde, il dut se frayer un chemin, seul, sans autre appui que son courage et sa volonté d\u2019arriver.Il finit par vaincre les obstacles, et le succès en pratique générale a aujourd\u2019hui répondu à son attente.Le docteur Lamarche ne s\u2019est pas occupé de la chose publique, mais il est par contre président du Con-ventum du 75me cours de Ste-Thérèse, en qualité de président réélu dernièrement, et il compte parmi les fon-da.teurs et présidents de l\u2019Amicale de l\u2019Ecole supérieure St-Louis (1920-1927).Il est aussi médecin de la Goutte de lait du St-Enfant-.Jésus, médecin de l\u2019Institut Bruchési et il est membre îles sociétés medicales et savantes de la province.J1 est intéressé dans la Great West Assurance of Canada et dans l\u2019Automobile Owners Association.Il fait partie de la St-Vincent-de-Paul, de l\u2019Assistance Maternelle et de la Goutte de lait de la paroisse St-Enfant-Jésus.Il est de plus médecin-examinateur de l\u2019Ordre des Forestiers catholiques.Le chant, la pêche, les cartes, les échecs et les voyages sont ses passe-temps favoris.Le 6 août 1919, il épousait Mlle Bernadette Jolv.fille de M.Alexis Jolv.et deux enfants sont nés de cette union: Madeleine et Raymond.En politique: libéral.Résidence: 5178 Boulevard Saint-Laurent.154 BERNADETTE JOLY= C\u2019est le nom de fille de l\u2019épouse du docteur Adolphe Lamarche, du Boulevard St-Laurent nord, Montréal.Elle est née le 24 juillet 1894, à Montréal, du mariage de Alexis Joly, ancien marchand, et de Azilda Gauthier, fille de Michel Gauthier, de la Cote-des-Neiges.Après de sérieuses études au Pensionnat St-Basile, sous la direction des Soeurs de Ste-Croix, elle fut pendant quelques années musicienne professionnelle, car elle avait toujours eu un penchant pour cette forme supérieure de la beauté artistique.Femme d'intérieur avant tout, elle ne s\u2019intéresse pas activement au mouvement social tendant vers le féminisme, et les fonctions publiques la laissent froide.Mais, en dehors des soins de son foyer et de sa famille, elle sait s'intéresser aux oeuvres de bienfaisance et de charité: ce qui explique qu'on la trouve au nombre des Dames de charité de la paroisse du St-Enfant-Jésus et de l'Hôpital des Incurables.Dans ses moments de loisir, elle continue la pratique de sa chère musique, et les cartes ainsi que les voyages constituent sa récréation favorite.Le 6 août 1919, elle épousait îi Montréal, le docteur Adolphe Lamarche, et de cette union sont nés deux enfants: Madeleine et Raymond.Ils sont sa grande occupation de tous les jours.En politique, l'épouse du docteur Lamarche, comme son mari du reste, est libérale.Résidence: 5178, Boulevard Saint-Laurent, Montréal.155 0099 GE0RGESÉT1ENNE MlûNAULT Médecin Le nom de M.Mignault ne souffre pas de présentation.Personnalité des plus en vue dans le monde médical et universitaiie de Montréal, son renom déborde les cadres de sa ville et ne fait qu\u2019établir les promesses de son adolescence.11 est né à St-Augustin, Montcalm, le 13 mars 1881, du mariage de Pierre-Z.Mignault, médecin, et de Marie-Louise Lachaine, fille du docteur Lachaine, de Ste-Thérèse.11 fit ses études secondaires là-même et il y a obtenu ses degrés de B.A.avec très grande distinction.Il a poursuivi ses études spéciales à l\u2019Université Laval de Montréal.Admis à la pratique de sa profession en 1900, il a toujours pratiqué à Montréal, soit depuis au delà de vingt ans.Carrière encore brève mais remplie s\u2019il en est.Professeur agrégé au cours de matière médicale à l\u2019Université de Montréal, membre du bureau médical de l\u2019Institut Bruchési, attaché à 1 Hôpital Notre-Dame, son activité professionnelle se concentre surtout à l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur de Cartierville, où il occupe la position de Professeur de Clinique dans le Département de la tuberculose pulmonaire.En 19J6, l\u2019Université de Montréal le chargeait de l\u2019organisation de cette institution, tâche qu\u2019il e.,t à parfaire à titre de président du Bureau Médical et de professeur et chef de clinique de cet hôpital.M.Mignault se spécialise dans les affections pulmonaires.Il s\u2019intéresse à toutes les questions concernant la tuberculose.Memlne de la Cana Man Medical Tuberculose Association, membre de la Société médicale de Montréal et membre adhérent du Congrès Français de médecine de Paris, il est de plus président depuis 1917 de la Equitable Mutual Fire Insurance Co.et fait partie du Club Laval-sur-le-Lac et du Cercle Universitaire.Pendant l\u2019année 1922, il fit un voyage d\u2019études à Paris, au cours duquel il fit du service à l\u2019hôpital Laennec, sous la direction des professeurs Rist et Ameuille, et à l\u2019hôpital Boucicault, sous la direction des professeurs Bezançon et Letulle.A suivi les cours de la Fondation Iîockfeller.Ses récréations favorites sont la chasse et la pêche.Marié en 190(5 à Yvonne, fille de Médéric Laurier, entrepreneur.Trois enfants leur sont nés: deux filles et un garçon.En politique: conservateur.Domicile: G85, ave.Dunlop, Outremont.156 YVON LAURIER Médecin Le seul nom de M.Laurier est une évocation très chère aux oreilles canadiennes.Mais M.Yvon Laurier n\u2019aura pas adopte la voie du grand Sir Wilfrid.Il aura préféré la noble profession d\u2019embaumeur de la souffrance humaine, qui remplissait un Anatole France d\u2019enthous\u2019asme, à la lecture de la vio de Claude Bernard.Né à Montréal le 20 mars 1 889 du mariage de J.L.Laurier et de Zéphirine, fille de Z.Corbeil et de Clara Guilbault, il a fait ses premières études à l\u2019école Aionanïu.jult ou du Flateau et ses etudes classiques au Collège de Montréal.En quittant les Messieurs de St-Sulpice, il s\u2019orientait vers l\u2019étude de la médecine.Gradué de l\u2019Université Laval de Montréal en 1913, il fit de 1 internat à l'Hôtel-Dieu.Il est actuellement attaché de l\u2019Institut Bruchési, et assistant à la clinique médicale de l\u2019Hôpital du Sacré-Coeur, médecin examinateur de l\u2019Alliance Nationale et de la Security Life.Il s\u2019est donné pour spécialité l\u2019étude et le traitement des maladies pulmonaires.La profession de médecin si absorbante et attachante qu\u2019elle soit n\u2019est pas incompatible avec la participation aux affaires publiques.En certains cas même, elle peut devenir une quasi obligation.D\u2019ailleurs dans les ministères ou les parlements, besoin est de spécialistes en tous ordres.Ces considérations avec d\u2019autres engagèrent M.Laurier à se laisser porter candidat en octobre 1925.Il fit une campagne mémorable comme libéral protectionniste.Il est directeur de l\u2019Alliance Nationale et de l\u2019Association des Anciens Elèves du Collège de Montréal.Il fait partie de la Société St-Jean-Baptiste, des Forestiers Canad ens, des Forestiers Indépendants.II a été directeur de l'Ass.Nationale Athlét que Amateur.Il est membre du Cercle Universitaire, du Club Laval-sur-le-Lac.Ses divertissements sont les voyages et le golf.Marié le 8 juin 1915 à Antoinette, fille de feu J.B.Beaudoin et Maria Laflamme, deux fils leur sont nés: Yves et Jean-Jacques.Résidence: 1839 rue Plessis, Montréal.157 DENIS-BENJAMIN PAPINEAU Fonctionnaire L\u2019aide-de-camp de Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec est l\u2019un des militaires canadiens-français les mieux connus.Le lieutenant-colonel Denis-Benjamin Papineau n\u2019a que quarante-quatre ans, et sa carrière a été fort remplie.Né à Papineauville, le 21 août 1882, il est le fils de Gordon-B.PapL neau, fonctionnaire, et de Marie-Eugénie Mackav.Son grand-père paternel fut cinquante ans notaire de la cité de Montréal.M.D.-E.Papineau: et son aïeul maternel, M.John-Hubert Mackay, fut longtemps marchand à Papineauville.Mais le futur aide-de-camp ne se sentait de goût ni pour la basoche ni pour le commerce.Aussi, sitôt finies ses études au collège Ste-Marie.de Montréal, il entra dans la milice dès 1899, d\u2019abord au 65e régiment, Carabiniers Mont-Royal, d\u2019où il permuta au 85e l\u2019année suivante.11 fit de l\u2019école militaire à St-Jean, Toronto et Kingston et.en 1901.fut envoyé comme sous-lieutenant à Halifax, en service spécial, au troisième bataillon du Régiment Royal Ganadien.La guerre d\u2019Afrique survint.Il y alla sous les ordres du lieutenant-colonel T.-L.Boulanger, de Québec, comme lieutenant du 4e Carabiniers à cheval.A son retour, en 1902.il fut envové en garnison à St-Jean.U v resta iusou\u2019an 22 août.1904.On le nomma alors lieutenant au Régiment Roval Canadien (Force permanente).Il eut sa promotion fie capitaine en janvier 1907, de major le premier septembre 1914 et de lieutenant-colonel.juillet 1915.Tl fit.du service à Halifax.Québec, Fredericton et Montréal, s\u2019occupant de l\u2019entraînement des milices canadiennes.De 1914 à 1917.il commanda l\u2019Ecole royale d\u2019infanterie à Halifax.A ce moment, on le ramena à Montréal, au district militaire numéro 4.Il fut assistant-adjudant général de Valcartier en 1918.En 1919, il allait en Sibérie avec la mission britannique à VJadivostock.A .son retour, et.jusqu\u2019en 1921, il fut adjudant et quartier-maître général adjoint au District Militaire No 5 à Québec, alors qu\u2019il prit sa retraite dout accepter le Doste d\u2019aide-de-camp du Lieutenant-Gouverneur.Marié depuis 1907 à Bessie-Gertrude.fille du capitaine James-M.Allan, de Halifax, il a trois filles.Membre du cluh de la Garnison, à Québec, il habite l\u2019Hôtel du Gouvernement.158 PHILIPPEAIGUSTE PIUZE Fonctionnaire Lo nouveau préfet, du Pénitencier rie Saint-Vincent-de-Paul est lieutenant-colonel, et s\u2019il a gagné son crade au cours de la grande guerre.tant par son couratre que par sa compétence, il convient également de dire que sa nomination au poste important qu\u2019il occupe est favorablement vue de tous.Le lieutenant-colonel Piuze est donc né le 28 octobre 1888, à la Rivière-du-Loup, comté de Témiscouata, Que., du mariage de Louis-Théodore Piu/.e, agent dp la Richelieu & Ontario Navigation Co., et de Marie-Louise Tremblay, fille de Louis-Didier Tremblay.Après de solides études au Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière et au St.Michael College, de Toronto, il débutait dans les affaires en qualité d\u2019assistant gérant de \u201cLa Protection\u201d, assurance contre Je feu.C\u2019était alors en 1010.et il occupa son poste jusqu'en 1014 alors qu\u2019un vent de patriotisme poussait tous les jeunes gens enthousiastes vers la grande guerre.Le lieutenant-colonel Piuze fit donc partie de la Force expéditionnaire canadienne, de 1914 à 1010.et il fut successivement officier-commandant du ISOme bataillon, officier-commandant du premier bataillon du deuxième régiment de Québec.Puis, ^ 1919 à 1924, il fut assistant-adjudant et quartier-maître général du district militaire No f>, de Québec; enfin, de 1924 à 1926, il fit partie du Roj'al 22e Regiment, à la Citadelle de Québec.Ce fut le 1er avril 1927 que le gouvernement le nomma préfet du Pénitencier de St-Yincent de-Paul.Ses activités militaires l\u2019ont toujours tenu éloigné de la politique et des fonctions publiques.Le lieutenant-colonel Piuze est membre du Mess des officiers de la Citadelle de Québec, membre du Club de la Garnison de Québec, membre du Mess des officiers des Canarabiniers Mont-Royal.Le 5 septembre 1011, il épousait mademoiselle Anita Chassé, fille de Alphonse Chassé, et de cette union sont nés dix enfants: Lionel, Thérèse.Guy, Réal, Béatrice, Yves, Marie, Anita, Denise et Lucie.En politique: indépendant.Résidence: Saint-Vincent-de-Paul.159 ARMAND POUPART, L.L.D.Il sort à peine de l\u2019Université, et son nom est connu.Du collège de St-Laurent, où il obtint tous les prix, toutes les médailles, cumulant honneurs sur distinctions, il passa à la faculté de Droit de Montréal, Et quand il en sortit, il avait décroché le prix Lymburner, le prix du Jeune Barreau, le prix Larue, le prix du Barreau de Montréal, et d\u2019autres encore.Me Armand Poupart, de la société légale Phaneuf et Poupart, est né à Montréal le 13 février 1901.Il est le fils de feu le docteur Joseph-Arsène Poupart et de Mlle Fidélia Gérin-Lajoie, fille de feu Thomas Gérin-La.1oie et de Rose de Lima Messier.Il étudia chez les religieux de Ste-Croix, à St-Laurent près Montréal, puis fit son droit à la rue St-Denis.Licencié avec grande distinction en mai 1924, il fut admis au Barreau en Juillet de la même année, où il s'est fait en peu de temps un nom qui ferait envie à des avocats d\u2019expérience.Dans ses loisirs, il s\u2019occupe de sports en plein air, ce qui lui a valu d\u2019être nommé secrétaire du club Chapleau, dans les Laurentides.En politique, il est libéral.Marié, le 29 juin 1926, à Mile Marguerite-Marie Taschereau, fille de Joseph-Elzéar Taschereau et de Marie Dorion, il vit une partie de l\u2019année au manoir de St-Ours, dont sa femme, petite-fille de l'une des demoiselles de St-Ours, est la seigneuresse.Il a pris au vieux manoir 'e même intérêt que sa femme, et la seconde avec une rare intelligence dans l\u2019oeuvre de conservation et de restauration historique qu\u2019elle a entreprise et menée à bien.A Montréal, Me Armand Poupart habite sur l\u2019avenue Papineau.160 ! MARGUERITE TASCHEREAU=POUPART Si le manoir St-Ours-sur-Richelieu est probablement le plus intéressant qui soit en notre province, c\u2019est en très grande partie à sa présente maîtresse qu\u2019il le doit.Et ceux qui ont eu le très grand plaisir de le visiter se sont émerveillés du zèle diligent déployé par la seigneuresse pour lui conserver son double caractère de musée canadien et de résidence très vivante.Née dans le manoir même, le 19 septembbre 1902, du mariage de Joseph-Elzéar Taschereau et de Marie Dorion, celle-ci fille de l\u2019hon.Joseph-Adolphe Dorion et d\u2019Amélie de St-Ours, Madame Armand Poupart\u2014Marguerite Taschereau\u2014s\u2019éprit passionnément de son manoir dont elle est l\u2019héritière par droit de succession.L\u2019une des toutes dernières descendantes de Pierre de St-Ours, chevalier de St-Louis et capitaine au régiment de Carignan, elle a maintenu à St-Ours, fief concédé par Louis XIV à son aïeul en 1672.la permanence de la tradition.Malgré le changement des temps, elle est restée pour le village la \u201cseigneuresse\u201d, avec tout ce que cela comporte de respect et d\u2019affection.En 1922, elle dévoilait un monument à Pierre de St-Ours, sur le domaine du manoir.Plus tard, en 1926, la population apposait une plaque commémorative de son mariage avec Me Armand Poupart.La seule ambition de la jeune seigneuresse est de garder intacts les meubles antiques et les trésors du manoir.Dans e socle du monument à son aïeul, elle a fait enclaver la première meule du premier moulin banal qui moulut le premier blé récolté dans la seigneurie.Instruite à la Présentation, Mlle Taschereau épousait, le 29 juin 1926, Me Armand Poupart, de Montréal.Elle s\u2019occupe très activement du refuge Notre-Dame de la Merci, dont elle est l\u2019une des patronesses.Et son sport favori est l\u2019équitation.En été Madame Armand Poupart réside au Manoir, St-Ours-sur-Richelieu, et en hiver sur l\u2019avenue Papineau à Montréal.161 : / JOSEPH-LÉON SAINT-JACQUES, C.R, L\u2019ancien député du comté d\u2019Argenteuil à la Législature provinciale est non seulement une figure marquante dans notre monde politique, mais aussi au barreau, où il occupe un rang des plus enviables.C\u2019est à St-Hermis, comté de Deux-Montagnes, le 13 juillet 1877, qu\u2019il naquit, du mariage de feu Joseph St-Jacques et de Cazildée Lafond.Il fit ses études au Collège Commercial d\u2019Ottawa, puis à l\u2019Ecole Normale J.-Cartier, à Montréal.Ayant été admis à l\u2019étude du droit, il suivit les cours de l\u2019Université Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Université de Montréal, et fut admis à la pratique de sa profession le 9 juillet, 1901.il débuta à Lachute et Ste-Scholastique et y tint une étude légale pendant six années.Puis il entra alors en société, à Montréal, avec feu le juge Gustave Lamothe, en 1907.A la mort de ce dernier, en 1915, il devint chef de l\u2019étude St-Jacques, l'illion et Houle.Il était alors Conseil du roi.Les luttes politiques fédérales ou provinciales l\u2019intéressèrent à un tel point qu\u2019il s\u2019en occupa depuis 1901.Il y prit une part des plus actives, notamment dans les comtés des Deux-Montagnes et Argenteuil.Enfin, le 30 novembre 1925, il était élu député d\u2019Argenteuil et siégeait immédiatement dans l\u2019opposition provinciale, en qualité de conservateur.Il fut l\u2019un des plus forts supports de l'opposition.Aux élections générales rie 1927, M.St-Jacques ne se présenta pas comme député.La politique n\u2019a cependant pas empêché M.St-Jacques de suivre de près sa carrière d\u2019avocat, ce qui lui a valu une réputation fort honorable.Philanthrope, M.St-Jacques est gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il est aussi membre du club de golf Laval-sur-le-Lac, du Club Universitaire de Montréal et du Club des Journalistes.Les voyages, le golf et la lecture constituent sa récréation favorite.Le 19 mai 1906, il épousait mademoiselle Albertine Lafond, fille de Mathias Lafond, marchand, à St-Hermas, et six enfants sont nés de ce mariage: Jacques, Jules, Gustave, Alberte, Jacqueline et Gérard.En politique: conservateur.Résidence: 455 Avenue Outremont.162 SAUVE Journaliste Peu cVhommes politiques ont, autant que lui, fait preuve de courage et d\u2019activité.En 1916, devint chef de l\u2019opposition à la Législature de Québec.Aux élections de 1919, ne retourna à la Législature qu\u2019avec quatre membres de l\u2019opposition.Arthur Sauvé ne se découragea pas, continua à faire face au gouvernement de Québec, à rester sur la brèche nuit et jour, posant des principes, critiquant ce qu\u2019ils considérait être des abus, des erreurs, tenant des assemblées un peu partout.Sa vaillance lui valut l\u2019admiration populaire, même de ses plus ardents adversaires.Aux élections de février 1923, dans l\u2019espace de trois semaines, au lendemain d\u2019une session longue et agitée, il put faire choisir, avec la collaboration de quelques amis, 89 nouveaux candidats et faire élire vingt et un députés de l\u2019opposition.Né à Saint-Hermas, le 1er octobre 1875, du mariage de Joseph Sauvé, cultivateur, et de Cléophée Chauret-te.Fit ses études à Oka, à Ste-Thérèse et à Laval.Il se consacra au journalisme.Il débuta au Monde Canadien.Député des Deux-Montagnes à la Législature depuis 1908 par de fortes majorités ou par acclamation.A la grande convention des oppositionnistes en 1922, il fut choisi chef officiel par les 500 délégués principaux réunis.Membre des clubs Cartier, St-Denis, Canadien, Laval-sur-le-Lac.En 18 9 9, épousa Marie-Louise Lachaine, fille de feu le notaire L.-G.Lachaine, de St-Jérôme.De ce mariage sont nés quatre enfants.Résidence: Saint-Eustache.163 77 JOSEPH HENRI TALP1ER, M.D.Fils du plus vieux médecin pratiquant de tout le district de Chambly et Richelieu et de la propre nièce de Sir Hyppolite Lafontaine, le Dr Joseph-Henri Taupier appartient donc à une de nos familles canadiennes les plus anciennes, les plus connues et les plus respectées.Il naquit le 9 mars 1881, a Chanibly-Bassin, du mariage du docteur Jean-Solomon Taupier, méd-chir., et de Corinne Lafontaine, fille de Louis Lafontaine, neveu de Sir Ls-llypppolite Lafontaine, ce patriote dont le socle attend encore le monument, dans le parc de Montréal qui porte son nom.Après un cours commercial à Chambly, il fit ses études classiques au Collège de Montréal et sa philosophie au Collège Ste-Marie, d\u2019où il sortit avec le degré de bachelier ès-arts de l\u2019Univ.Laval, aujourd\u2019hui l\u2019Univ.de Montréal, où il étudia la médecine jusqu\u2019en 1905.Admis à la pratique de sa profession en cette dernière année, après avoir été interne a l\u2019H.-Dieu (1905-190G), il alla poursuivre ses études médicales à Paris, de 1906 à 1909.C\u2019est là qu\u2019il suivit les cours de l\u2019Ecole de médecine de Paris et de différents hôpitaux, particulièrement le célèbre hôpital Necker.En 1909, il vînt s\u2019établir a Montréal, au No 97 de la rue Sherbrooke-Est, où il pratiqua sept ans.En 1911, cependant, il fit un nouveau séjour en Europe, toujours dans un but d\u2019études.Depuis 1915 il pratique à 3458 avenue du Parc.Il s\u2019occupe de médecine générale, mais se spécialise surtout dans la chirurgie et particulièrement dans le traitement des maladies vene-riennes et la gynécologie.Il est du reste diplômé de l\u2019Ecole de Chirurgie de Paris.Le Dr Jos.-II.Taupier fut en son temps président des Etud.en méd.de l\u2019Univ.Laval de Montreal (1904-1905) et il est anc.près, du Club St-Louis, Fort Chambly.Il fut autrefois l\u2019un des plus fervents adeptes des sports au grand air et on le considérait à bon droit comme l\u2019un de nos plus forts athlètes canadiens.Les oeuvres humanitaires ne le laissèrent pas non plus indifférent, puisqu\u2019il s\u2019est toujours intéressé à l\u2019Hôpital Dupont, et autres institutions du même genre.La littérature est sa récréation favorite.Le 16 janvier 1923 il épousait Mlle Rachel Bigonesse, fille de Elzéar Bigonesse, de Chambly-Bassin, et deux enfants sont nés de cette union: Aline et Jean.En politique: indépendant.Résidence: 3453 avenue du Parc, Montréal.164 / J j JEAN SOLOMON TAUPIER, M.D.C\u2019est à St-Mathias, le 28 novembre 1852, que naquit ce doyen des médecins, estimé et respecté à la ronde dans tout le district de Chambly, le docteur Jean-Solomon Taupier, du mariage de Jean Taupier et de O'.ivine Dufresne.Après ses études classiques au Collège Ste-Marie-de-Monnoir, il étudia la médecine à l'Univ.Victoria, et fut admis à la pratique de sa profession, avec grande distinction, en 1876; il y a donc 51 ans.Il pratiqua d\u2019abord à Laca-die, de 1876 à 1878, puis il alla s\u2019établir à Chambly-Bassin où, depuis 50 ans, il s\u2019occupe de médecine générale et ne refuse jamais le secours de son art à qui le réclame.Bien qu'on l\u2019en ait prié à maintes reprises, il a toujours refusé de se laisser porter candidat aux élections fédérales ou provinciales.Mais il a toujours pris l'intérêt de sa municipalité, et on doit lui attribuer toutes les améliorations faites dans Chambly-Bassin comme dans Chambly-village.Maire de Chambly-Bassin depuis 1022, il en avait été conseiller auparavant (1920-1923).\t11 fut aussi marguillier à Chambly.De Dr Taupier est médecin en chef du Bureau provincial d\u2019hygiène de Chambly et du district, et il est médecin de rH p.des SS.Grises, de la Cong.N.-D.et de l\u2019Institution des FF.de la doct.chrétienne, il Chambly.Mais il est un titre que tous dévouement ainsi que sa charité ne connaissent pas de limites.Le docteur Jean-Solomon Taupier trouve ses meilleures récréations dans l\u2019étude et le travail.Le 10 avril 1877 il épousait Mlle Corinne Lafontaine, fille de Louis Lafontaine et nièce de Sir Louis-Hypolite Lafontaine.Quatre enfants sont nés de ce mariage, dont le docteur Henri Taupier, de Montréal.En politique: conservateur.Résidence: Chambly-Bassin, 165 L\u2019abbé ÉTIENNE BLANCHARD Né à Saint-Jean-Baptiste de Rouville le lit février 1883, l\u2019abbé Etienne Blanchard fit ses études à Marievllle, à Sherbrooke et au Grand Séminaire de Montréal, et fut ordonné prêtre par Mgr Paul LaRocque, à.Danville, le 22 septembre 1907.Vicaire à Sherbrooke (1907-1908), il Disraeli (1908-1911), à Weedon (1911-1912), à l\u2019église Notre-Dame de Montréal (1912), professeur au Collège de Montréal (1912-1913) il entra dans la Compagnie de Saint-Sulpice (1914), après un séjour d\u2019un an à Issy-les-Moulineaux près Paris, France.Depuis ce temps, vicaire k Saint-Jacques de Montréal.L\u2019étude de la langue française a toujours intéressé l'abbé Blanchard.Dès ses premières années au Collège de Monnoir, il avait la réputation auprès de ses confrères de savoir par coeur son dictionnaire français.Le temps que lui laisse le travail du ministère, il l\u2019emploie à faire des travaux et k donner des conférences philologiques.166 Il est l'auteur des ouvrages de lexicographie suivants: En garde ! (six éditions, 45,000 exemplaires), En français (13,000 ex.), Dictionnaire du Bon Langage (trois éditions, 20,000 ex., une quatrième édition remaniée.spécialement adaptée aux maisons d\u2019éducation, vient de paraître), 1000 mots illustrés (5,000 ex.), Catalogue spécial de Philologie Française (600 ex.), 2000 Mots Bilingues par l\u2019Image (trois éditions, 43,000 ex), Le Bon Français en Affaires (deux éditions, 5,000 ex.), La bonne Logeuse (deux éditions, 1,500 ex.), Jeux de Cartes du Bon Langage (cinq séries de 5,000 ex.chacune).Il fut aussi collaborateur à VAnthologie des Indépendants de Paris, à L'Action française de Montréal, au Devoir, à la lier ne canadienne, à la Revue nationale, au Petit Canadien, et pendant longtemps chargé d\u2019une chronique hebdomadaire sur le Bon Langage à la Presse, de Montréal.Grande a été l\u2019influence exercée sur le parler de nos gens par les ouvrages, les conseils, les suggestions, les articles de journaux, les conférences de l\u2019abbé Etienne Blanchard, qui abondent toujours de sens pratique.Il y a dix ans, les annonces de nos grands journaux étaient loin d\u2019être irréprochables.Les affiches et placards étalaient des monstruosités qui attiraient le ridicule.L\u2019abbé Blanchard se mit en communication avec les chefs d?publicité de différentes maisons, leur passa la série de ses ouvrages, leur signala les anglicismes et termes impropres à faire disparaître des annonces et des affiches.Les annonceurs tant anglais que français s\u2019y sont prêtés volontiers, et aujourd\u2019hui, avec leur toilette nouvelle, annonces et affiches ont considérablement contribué à améliorer la langue commerciale des Canadiens français.Du point de vue linguistique, il a révisé le vocabulaire et la traduction des catalogues de nombre de nos maisons d\u2019affaires.Les mots en ont été soigneusement choisis, les phrases rendues plus brèves, plus claires, moins calquées sur l\u2019anglais.Le peuple, lisant ces annonces, s\u2019en assimile les mots et les tournures et, au comptoir, se sert des mots et expressions qu\u2019il a lus.Ces mots, imprimés sur la rétine de l\u2019oeil de nos gens, leur viennent à l\u2019idée quand l\u2019occasion se présente, et c\u2019est ainsi que le langage populaire s\u2019échenille et s\u2019épure.Les conférences de l\u2019abbé Blanchard sont toujours attentivement écoutées, et ce qui leur vaut le succès, ce sont les anecdotes amusantes et les mots drôles triés sur le volet qui y foisonnent.Il est inépuisable.Actuellement, l\u2019abbé Blanchard s\u2019occupe à préparer un Dictionnaire de Citations.Terminons cette biographie en citant quelques opinions: \u201cMonsieur l\u2019abbé Blanchard est inlassable dans son effort pour corriger notre langage qui en a tant besoin.Ses ouvrages ont déjà fait merveille dans nos écoles primaires et dans plusieurs de nos collèges classiques.Ils sont en train de pénétrer dans les ateliers.\u201d (Le Canada français, Québec, sept.1919.) \u201cJe suis d\u2019ailleurs l\u2019un des nombreux admirateurs de l\u2019oeuvre importante que vous avez entreprise et que vous poursuivez si courageusement et si efficacement au Canada.Grâce à vous, la langue française s\u2019épure de jour en jour, non seulement dans les écoles, mais dans toutes les classes de la société canadienne-française.\u201d (J.-M.Fleury, professeur à l\u2019Ecole Normale Supérieure, Ottawa.) L\u2019abbé Olivier Maurault Le distingué curé de Notre-Dame, M.Jean-Léon-Olivier Maurault, né à Sorel (Richelieu), le 1er janvier 1886, du mariage de Jean-Elie-Godfroy Maurault, avocat, et de Ma-rie-Luce-Eugénie Boucher.Venu à Montréal en 1893, il fit son cours commercial à l'école Olier et à l'académie du Plateau, puis ses humanités au Collège de Montréal (1903-1905) et sa philosophie au Séminaire de Philosophie ( 1905-07).Il entra au Grand Séminaire en 1907 et fut ordonné prêtre le 25 juillet 1910.Après son noviciat sulpicien à Issy-les-Moulineaux (1910-1911), il passa deux années à l'Institut Catholique de Paris, comme élève libre de la faculté des lettres.Revenu au pays en 1913, il fut deux années professeur de syntaxe au Collège de Montréal.11 devint, en 1915, vicaire à Saint-Jacques.En même temps, jusqu\u2019en 1918, il fut attaché à la Bibliothèque Saint-Sulpice en qualité de Directeur.Il enseigna le français, à l\u2019Ecole Polytechnique, de 1916 à 1919.Il est chapelain de cette maison ainsi que de l'Ecole des Hautes Etudes Commerciales.Membre de la Société Historique de Montréal, il est aussi Prieur du Chapitre montréalais de l\u2019Ordre Sacré du St-Sépulcre.Il fait partie du bureau de rédaction de la Revue Trimestrielle Canadienne.Il est censeur du Quartier Latin, journal des étudiants de l\u2019Université de Montréal.Il a publié, en 1918, le Petit Séminaire de Montréal; en 1923, Saint-Jacques de Montréal; en 1924, Saint-François d\u2019Assise de la Longue-Pointe.Il a collaboré au Foyer, à la Revue Canadienne, à l'Action Française, à la Revue Trimestrielle Canadienne, à Y Encyclopédie de la Jeunesse, etc., etc.Résidence au Séminaire de Saint-Sulpice, rue Notre-Dame-Ouest, Montréal.168 L\u2019abbé PIERRE RICHARD Monsieur l'abbé Pierre Richard, P.S.S., est né le 2 5 août, 1 87 2, à La P.ruffière, petit village de Vendée, de Pierre Richard, cultivateur, et de Jeanne Albert.11 lit ses études classiques au Petit Séminaire de Chavagnes-cn-Paillers et ses études théologiques au Grand Séminaire de Luçon et à l\u2019Institut catholique de Paris.Monseigneur Jourdan de la Passardière l\u2019ordonna urètre, le 8 avril 1898, dans la chapelle du Séminaire de Saint-Sul-pise de cette dernière ville.Après une année de séjour à la Solitude d\u2019Issy-les-Moulineaux, il fut envoyé au Canada.C\u2019est le 4 septembre 189 9 qu\u2019il arriva à Montréal.Le 11 du même mois et de la même année, il était nommé vicaire à Saint-Jacques où il est toujours demeuré, à l\u2019exception de deux années, de septembre 1914 à janvier 1917, qu\u2019il a dû passer en France pendant la guerre.A Saint-Jacques son ministère s\u2019est porté à peu près sur toutes les oeuvres.Tout d\u2019abord, il s\u2019est occupé des Jeunes Gens.Il a été chargé de leur Congrégation de 1901 à 1908.Pour eux, il fonda en 1901, un Cercle, \u201cLe Cercle Catholique des Jeunes Gens de Saint-Jacques\u201d, qu'il dirigea jusqu\u2019en 1913.A cette époque, il organisa, avec deux de ses confrères, un patronage, destiné aux garçons des écoles de la paroisse, les jours de congé et pendant les vacances.A son retour de la guerre, en 1917, il fut surtout chargé des oeuvres de Jeunes Filles.11 est à la tête de la Congrégation des Enfants de Marie depuis 1918.Il a fondé pour les Jeunes Filles deux maisons, la Maison Jeanne d\u2019Arc, rue Saint-Denis, et la Pension Jeanne d\u2019Arc, rue Berri.Entre temps, Monsieur l'abbé Richard s\u2019occupa de mutualité.11 fut chapelain de la C.M.B.A.f No.83, des succursales des Artisans-Canadiens, de l\u2019Alliance nationale, de l\u2019Union Saint-Pierre de la paroisse Saint-Jacques.De 1901 à 1913, il fut aussi aumônier de l\u2019Union Nationale Française.Il remplit la même charge à l\u2019Hôpital français jusqu\u2019à maintenant.Il joua également un rôle dans l\u2019Association du Bien-Etre de la Jeunesse.Il assista à sa fondation et en devint le premier chapelain.Cette charge, il l\u2019exerça une année, jusqu\u2019au moment de son départ pour la guerre.Il dut alors la céder à un autre; mais il la reprit à son retour et il l\u2019a toujours gardée depuis.169 -«ssaMMgg LOUS TRANCHEMONTAGNE, N.P.Jlégistrateur Au seul énoncé de son nom et de ceux de ses père et mère et ses aïeux maternels, l\u2019on se représente aisément que M.Tranchemontagne a «les attaches profondes là, dans son comté de Berthier.Son nom et celui de sa mère sont identifiés à cette localité, et sa famille y compte parmi les premières et les plus répandues.En effet, son père avait cinq frères qui tous vécurent dans ce comté.Citons: René, avocat; Charles, notaire; Alfred, prêtre; Joseph, commerçant, et Henri, capitaine.L\u2019existence aura commandé des déplacements répétés au notaire Tranchemontagne, mais il peut se dire d\u2019un pays, d\u2019une région, et c\u2019est un avantage à noter.Il naquit, le 6 janvier 1881 à St-Bavthélemy, d\u2019Olivier Tranchemontagne, cultivateur, et d\u2019Héloïse Désy, fille de Louis Désy et rie Marie Cournoyer.Il commença ses secondaires au Sém.de Joliette, les poursuivit au Collège de Montréal et les termina au Sém.de\te des MM.de St-Sulpice.Il se dirigea alors vers l\u2019Univ.Laval de Québec.Après un stage de trois ans il prenait sa licence en droit, et le 22 juillet 1905 il était admis par la Chain, des notaires à la pratique de la profession.11 débuta à Maskinongé où il demeura un an, pour passer ensuite à Roxton Falls, où il pratiqua pendant treize ans.Entre temps, il avait été fait (1912) député-proton.pour la Cour Sup.du Dist.de Bedford, mais il avait résigné presque aussitôt.Le 24 août 1921 il a été nommé régistrateur pour le comté de Shefford, situation qu\u2019il occupe encore.Il est aussi greffier de la Cour de Magistrat et de Circuit pour le comté de Shefford depuis 1922.De par sa profession, M.Tranche-montagne était appelé à participer aux affaires publiques.Il ne s\u2019y déroba pas.Il fit la lutte de \u201cbusting\u201d et s\u2019occupa d\u2019organisation électorale dans le comté de Shefford.Il fut le sec.-trésorier pendant dix ans (1907-1917) de la municipalité de Roxton Falls.Il est membre de l\u2019Alliance Nat.et fait partie des Ch.de Colomb.Marié, le 25 septembre 1906, à Laetitia Duval, fille de Bruno Duval et Ernestine Haller.Six enfants leur sont nés: quatre filles et deux garçons: Cécile, Marthe, Claire, Yves, Jules et Estelle.qu; En politique libéral.Résidence: Waterloo, 1*.Q.170 4551 OSCAR SÉGUIN Journaliste Né le 29 octobre 1888, à Rigaud, comté de Yaudreuil; fils de Prooule Séguin et.le Lydia Lefebvre, fille d'Antoine Lefebvre et de .Mathilde LaRocque de Roquebrune.Fit ses études à Rigaud et à Montréal.Après avoir collaboré à différents journaux, entr\u2019autres \u201cLa Vérité\u201d, de Québec, débuta dans le journalisme actif, à \u201cLa Patrie\u201d, de Montréal, en 1912, passa au \u201cDevoir\u201d en 1913.A Montréal depuis 1907, il alla s'établir dans les Cantons de l'Est, en février 1910, alors qu\u2019il fit l\u2019acquisition du \u201cJournal de Waterloo\u201d, Waterloo, Qué., le seul organe français du district de Bedford.Au début de 1927, il vendit son journal à l\u2019Imprimerie de Waterloo Ltée, dont il est le président.Membre fondateur et directeur artistique du Cercle Dramatique Ste-Marthe, de Montréal, de 1907 à 1911.Membre fondateur, ex-secrétaire financier et ex-grand Chevalier du conseil 2077 des Chevaliers de Colomb, de Waterloo.Membre fondateur et directeur artistique du Cercle Dramatique de Waterloo.Gérant du magasin de la Commission des Liqueurs de Québec, depuis juin 1921.Prés, de la Ch.de Connu, de Waterloo, 1924-2Ô et 192.\">-20, directeur 1920-27.Membre du Club de Réforme, de Montréal, depuis 1924.Ex-membre du Club des Journalistes, de Montréal.Membre fondateur et ex-directeur de l\u2019Association des Périodiques canadiens-français catholiques; membre de la Canadian Weekly Newspapers, membre de l\u2019Ass.des Auteurs Can., de la Producers League, des K.-Unis, et de la Soc.St-.I.-Baptiste, de Waterloo.Auteur de pièces de théâtre, seénari, etc.A pris une part active dans les campagnes électorales fédérales de 1917, 1921, 1925 et 1920; provinciales de 1915, 1919, 1923 ef 1927; municipales de sa ville.S\u2019intéresse vivement au développement de Shefford, particulièrement aux classes agricole et ouvrière de son comté.Marié le 17 mai 1915 avec Blanche-Irène Poirier, tille de J.-Aldéric Poirier et de Rose-de-Lima DeLisle, à Montréal, dont il a trois enfants: Madeleine, Gisèle et Marcel.En politique: libéral.Résidence: Waterloo, Québec.171 ALEXANDRE ûlIBAELT, C.R.M.Guibault est un de ceux qui remplissent à tous les degrés le rôle de dirigeant que leur assignaient dès leur adolescence de graves professeurs qui ne se lassaient de se montrer quelque peu inquiets à la vue de ces ~\t.\t.\t.\t¦ '\tr ri r :\tTl .?.\t1a OQ AfiTA hl'i» ICU1 imuicaicilic\tP, i il n l'iunoovuic >1'\u201c\t,,v\t.-\ti\t\u2022\t*\t.\t,\t¦\t.\t.\t- \u201e\t,\t.têtes blondes ou brunes qui portaient tout l\u2019avenir.Sa carrière en fait foi.Il naquit a .lunette le 2J octobie 1870 du mariage de Joseph Guibault, carrossier, et Olive St-Germain, fille de J.-B.St-Germain.Il ht son cours d\u2019études classiques au séminaire de Joliette.Admis à la profession d\u2019avocat le 21 juillet 189a, il a pratiqué à Joliette de cette année-là jusqu\u2019en 1916, en société avec J.-A.Renaud, C.R., sous la raison sociale de Renaud & Guibault.Ces premières années laissèrent entrevoir des succès marquants qui devaient continuer de s\u2019affirmer plus nombreux par la suite.M.Renaud devenant assistant sous-ministre de la Justice a Ottawa, M.Guibault s\u2019associa en 1916 avec M.Jos.Sylvestre, C.R., ex-député du comté de Montcalm a la legislature de Québec.Depuis 1919, M.Guibault pratique seul.Fait Conseil du Roi en 1918, il était élu 1 année suivante Conseiller au Barrreau de Montréal.Maire de Joliette pendant onze ans, de 1909 à 1920.M Guibault a pris part \u2014 son état le lui commandait \u2014 à diverses campagnes électorales.\tIl s\u2019est même laissé \"porter candidat en 1908 comme porte-drapeau du parti conservateur, son adversaire étant M.J-\\ Üubeau, nommé depuis magistrat pour le district do Joliette.Directeur de la Juliette Steel Go.^ Ltd, trésorier «le l\u2019Association «lu Parc de Joliette et intéressé dans la plupart des industries locales creees a Joliette depuis vingt-cin«i ans.Président depuis sa fondation «lu dispensaire anti tuberculeux et «le puériculture «lu district de Joliette, il est encore aviseur légal et directeur depuis 19 11 de l\u2019Union St-.oseph «lu Canada, membre de l\u2019Alliance Nationale, «les Artisans Oanadiens-Franc;ais, de la C.M.B.A , «les Royal Arcanum, ancien Grand Chevalier du Conseil 1468 des Chevaliers de Colomb «le Joliette et president du Club de Chasse et de pêche du même lieu.Ses récréations favorites sont la lecture, les voyages, la chasse et la pêche.Marié le 27 septembre 1897 à Dinorali, fille d\u2019Ernest Desrosiers, de Berthierville.Un fils et une fille leur sont nés: Guy et Renée.En politique: conservateur.Résidence: Joliette, P.Q.m Monseigneur EUSTACE DEGAS D\u2019origine acadienne.Descendant d\u2019Abraham Dugas, le premier de ce nom, arrivé de France en Acadie en 1 640, à Port-Royal.Son bisaïeul, Joseph Dugas, déporté à Boston lors de l'expulsion des Acadiens, en 1 755-1760, revint s'établir à Saint-Jacques de l\u2019Achigan où fut formée en 1770 une paroisse exclusivement acadienne.Monseigneur Dugas est né à Saint-Jacques, comté de Montcalm, le 3 mars 1876.fils de Camille Dugas, cultivateur, et d'Amanda Leblanc, fille d'Anselme Leblanc.Il fit son cours primaire à l'école St-Jacques, son cours classique et sa théologie au college de l'Assomption, 1 888-1 900.C r-donné prêtre à la cathédrale de Montréal par S.G.Mgr Bruché si, le 1er avril 1900.Vicaire à Varennes, avril-septembre 1900.Vicaire à l\u2019Epiphanie, 1900-1904.Secrétaire particulier de S.G.Mgr J.-A.Archambault, évêque de Joliette, au mois d'août 1904, il l\u2019accompagna à Rome et en Terre Sainte en 1906.Chanoine titulaire de la cathédrale de Joliette, 14 novembre 1907.Chancelier de l'évêché, 26 mars 1910.Procureur de l\u2019évêché, 1911-1915.Vicaire général du diocèse, le 1 3 février 1913.Administrateur du diocèse de Joliette, 1912, 1914.1919.Vicaire capitulaire à la mort de Monseigneur Archambault pendant la vacance du siège épiscopal, avril à octobre 1913.Protonotaire apostolique, le 21 septembre 1914.Nommé curé de Saint-Pierre, dans la cité de Joliette, en décembre 1915.Nommé curé à St-Lin des Laurentides en 1924.173 Numa=Edouard Brossoit Avocat Fils de Thomas Brossoit, avocat, C.R., et de Rose-Anne, fille du docteur Moïse Sabourin, de Beauharnois.Il naquit à Melocheville, le 22 août 1875.Fit ses études au Séminaire de St-Hyacinthe et à l\u2019Université McGill, où il obtenait en juin 1897 son diplme de bachelier en Loi Civile.Il a épousé, le 26 septembre 1899, Hectorine, fille de feu Ovide Mailloux, architecte, de Montréal, dont il a six enfants: Laurette, Hermance, Irma, Pauline, Eliane, Marcelle.Il a exercé sa profession avec son père de 1897 à 1905, et seul depuis la mort de ce dernier.Il est à la tête d\u2019une vaste clientèle.Nommé Conseil du Roi en 1914.Pendant de nombreuses années il a collaboré à la \u201cRevue de Jurisprudence\u201d, et il a aussi fourni un grand nombre d\u2019articles au \u201cProgrès de Valleyfield\u201d.Avocat de la Couronne pour le district de Beauharnois en 1907; reviseur de la liste électorale de Valleyfield depuis 1915.Recorder de Valleyfield depuis le 28 juin 1909.Sociétés: Chevalier de Colomb, Conseil 1180, 4e degré; Ordre des Forestiers Catholiques, Ordre des Forestiers Canadiens, Alliance Nationale, Artisans Canadiens-français, Union St-Pierre, Union St-Joseph.Il est vice-ehef-Ranger provincial de la Cour de Québec des Forestiers catholiques.Il fut l\u2019un des promoteurs et est le vice-président du Fonds de Secours des Forestiers catholiques, fondé en 1917.Membre de l\u2019Automobile Club de Montréal et de plusieurs autres clubs.En politique: libéral.Récréations favorites: touring, yachting, chasse, pêche.Adresse: Valleyfield.174 L\u2019hon.Alfred Leduc Négociant Né à Montréal, le 2 août 1 868, fils d'Edouard-Domi-nique Leduc et de Marie-Louise Marcotte.11 fit ses études à l\u2019Ecole St-Joseph.puis au Collège de Montréal et enfin à l'Académie de l'Archevêché de Montréal.En 1887, il débutait dans les affaires comme commis dans la maison de commerce de son père.Deux ans plus tard, il prenait avec son frère la direction de la maison, sous la raison sociale de E.A.Leduc.En 1909, il devint seul propriétaire et réorganisa son commerce sous la raison sociale de E.H A.Leduc, limitée, dont il est le président.Echevin de la ville de St-Henri, de 1 894 à 1 897 et de 1 900 à 1903.Echevin de Ste-Cunégonde de 1903 à 1905.Président de 1 Association des Bouchers de 1900 à 1905.Président de 1 Association des Hommes d'Affaires de la Partie Ouest de Montréal et trésorier de l'Association des Propriétaires de la Partie Ouest.Membre de la Chambre de Commerce de Montréal.Gouverneur à vie de l'Hôpital Notre-Dame, de l'Hôpital Western et de la Y.M.C.A.de Westmount, Président honoraire de 1 Association des Hommes d Affaires, de l\u2019Association des Bouchers et du Live Stock Exchange.Elu à la Chambre des Communes comme député de Saint-Henri-Westmount en 1917, il démissionna en 1921.Nommé ministre sans portefeuille, dans le cabinet Taschereau, en 1927.Elu membre du conseil de la Chambre de Commerce 1924-1925.Récréation favorite: l\u2019équitation.Il a épousé, le 6 septembre 1 892, Eugénie Claude, fille de Pierre Claude, ancien maire de Côte-des-Neiges.De ce mariage sont nés seize enfants, dont quatorze vivent.En politique, libéral.Résidence: 457, Avenue Claremont, Westmount.175 ALFRED DlIRANLEAll, C.R.M.Alfrd Duranleau, C.K., ex-M.P.P., de la société légale Monty, Duranleau, Ross & Angers, est l\u2019un des avocats et hommes oublies les plus en vue de la province de Québec.Né à West Farnham, P.O., le 1er novembre 1871.de Napoléon Duranleau, manufacturier, et d'Adélaïde Patenaude, il fit son cours commercial au collège de St-Césaire, son cours classique au séminaire de Ste-Marie-de-Monnoir et ses études de droit à l\u2019Université Laval de Montréal.Licencié en droit et admis au barreau en 1897, il fonda à Montréal en 1898, avec Thon.Rodolphe Monty, C.R., la société Monty & Duranleau qui devint en 1921 la société Monty, Duranleau Ross & Angers.Conseil du Roi depuis 1915.il a fait partie du Conseil du barreau de Montréal.du Mureau des Examinateurs du barreau de la province de Québec, il a occupé dans un grand nombre de causes importantes et remporté devant nos cours de justice de brillants succès.Conservateurs en politique, M.Duranleau fut élu aux élections provinciales de février 1 923 député de la division Laurier-Ontremont.où il réside depuis trente ans et où son esprit civique et son désintéressement lui ont acquis l\u2019estime de tous ses concitoyens.Orateur puissant, dialecticien profond, il s'éleva dès la première session au premier rang des débateurs parlementaires.En 1898, il épousait Mlle Laure Monty, de Montréal, dont il eut six enfants.Il est depuis plusieurs années gouverneur à vie de l\u2019H pital Notre-Dame, membre de la Chambre de Commerce, membre de l\u2019Alliance Française, membre il vie du Club St-Denis, membre du Club des Journalistes et l\u2019une des têtes dirigeantes de différentes associations conservatrices de la province de Québec.Les récréations favorites de M.Duranleau sont le golf, la lecture et l\u2019automobilisme.Résidence: 71 ouest Boulevard St-Joseph, Montréal.176 LAURE MONTY DIJRANLEAU L\u2019épouse de l\u2019ancien représentant de la division Laurier, à la Législature provinciale, est la soeur de l\u2019hon.Rodolphe Monty, l\u2019un des chefs conservateurs les plus en vue et les plus estimés dans la politique fédérale.Elle naquit à Montréal, du mariage de feu Jacques Monty, en son vivant marchand, et de Adèle Beauchemin.Après un cours des plus brillants au couvent des Soeurs de la Présentation, à Marieville, Qué., elle sortit de son Alma Mater avec un dipl'me d\u2019honneur.Femme d\u2019une haute culture, elle a tout ce qu\u2019il faut pour faire l\u2019agrément et la joie de son foyer, et ses intimes savent apprécier ses réels talents de pianiste et d\u2019artiste-peintre.Les oeuvres sociales ainsi que celles de pure bienfaisance ne la laissent pas non plus indifférente, puisqu\u2019elle est l\u2019une des membres les plus dévouées de la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste et des Dames de Charité de Montréal.Elle a hérité de ses ascendants de la courtoisie proverbiale de nos canadiennes, et ceux qui sont admis à ses réceptions savent toute son affabilité et son tact.Ses récréations favorites sont la lecture et la musique.Le 22 août.1898, elle épousait M.Alfred Du-ranleau, avocat, aujourd\u2019hui député de la division Laurier à Québec, dont elle encouragea toujours les enthousiasmes et les aspirations.Neuf enfants sont nés de ce mariage, dont six survivent.Résidence: 71 Boulevard St-Joseph-Ouest, Montréal.177 CHARLES ÉDOUARD PAGE Entrepreneur Né aux Trois-Rivières le 14 août 1897, fils de feu Charles Pagé entrepreneur & hotelier et de feue Georgiana Dargis.Il fit son cours classique au Séminaire des Trois-Rivières, et trois années de droit à l\u2019Université de Montréal.Il interrompit éventuellement ses études de droit, à la mort de son père, pour devenir exécuteur et administrateur de la succession.Propriétaire de l\u2019Hôtel St-Louis, bien connue du public voyageur en général, il dirige avec succès cet établissement aujourd\u2019hui recommandé par nos plus importantes associations touristiques tant américaines que canadiennes.Pour continuer l\u2019oeuvre de son père entrepreneur il organisait en 1923 la Cie \"The Pagé Equipment & Construction Co.Ltd\u201d, dont il est le président.Cette compagnie a déjà exécuté plusieurs importants travaux pour le compte des gouvernements fédéral et provincial ainsi que pour la Corporation des Trois-Rivières.Le 14 juin 1922, il a épousé Lorette Gohier, fille de feu Edouard Gohier de St.Laurent dont il a deux enfants: Robert, Pierre.Fervent des jeux en général, il prit toujours une part active dans toutes les organisations sportives qui ont fait même à certains temps l\u2019orgueil des Trois-Rivières.Membre du Club de golf \u201cKi 8 Eb\u201d du club de tennis \u201cAppolo\u201d et de plusieurs clubs de chasse et de pêche.En politique; Libéral.Rés.Les T.-R.P.Q.178 LÉON PAOÉ Entrepreneur Né aux Trois-Rivières le 26 juillet 1901.fils de feu Charles Pagé, entrepreneur et hôtelier, et de feue Georgiana Dargis.Après un cours commercial au Collège Saint-Michel de Toronto, il revint poursuivre brillamment un cours scientifique à l\u2019Académie De La Salle des Trois-Rivières.En 1923, il organisait avec son frère Chs-Edouard, la Cie \u201cThe Pagé Equipment & Construction So.Ltd\u201d, et en devenait le gérant.Depuis, il dirige avec succès les intérêts de cette importante Compagnie de construction aux Trois-Rivières.M.Léon Pagé est célibataire.Fervent surtout du hockey, il dirigeait durant la saison 1923-1924 le club \u201cTrois-Rivières\u201d, prenant part dans l\u2019élimination finale pour le championnat amateur de la Province de Québec.\t___ En politique: Libéral.Résidence: Les Trois-Rivières, P.Q.179 MAURICE LAURENCE ROY Comptable Par son travail et l\u2019importance des services rendus, un Canadien-français, quoi qu\u2019on dise, peut obtenir des grandes entreprises anglo-saxonnes, l\u2019avancement rapide et les hautes situations.La carrière de M.Maurice Laurence Roy en est une preuve indiscutable.Né à Québec en 1888, le 21 août, de Georges Roy et de Marie Canac Marquis, instruit au séminaire de Québec et au collège Wallace, le .jeune homme débuta dans les affaires en 1906, comme comptable au chemin de fer Transcontinental.Il y resta quatre années.En 1910, il passa à la \u201cEastern Canada Fisheries\u201d, oû il demeura jusqu\u2019en 1912.De 1913 à 1915, il est secrétaire-trésorier de la \u201cStinson-Reeb Builders Supply\u2019\u2019.En 1915, la \"Eastern Canada Fisheries\u201d le rappelle pour en faire son gérant, puis, en 1921, \u201cStinson-Reeb\u201d le font revenir.Il en fut le vice-président et trésorier.Est présentement attaché à la Compagnie A.Desrosiers Ltée, fabricants à Montréal de la pierre \u201cDesco\u201d.Président de la \"Island Lands Company\u201d, directeur de la \u201cPeat Fuel\u201d, secrétaire-trésorier de la Corporation Scolaire et de la Commission Scolaire Catholique de Ville Mont-Royal.Toutes ces activités ne l\u2019empêchent pas de faire un peu de sport.Il est membre du Mount-Royal Country Club, du club de curling d\u2019Outremont, du club de golf Forest Hills; car le curling et le golf sont ses distractions favorites, quand il en a le loisir.Il a épousé, le 21 octobre 1912, Berthe, fille d\u2019Emmanuel St-Louis.Il a cinq fils et quatre filles.Libéral en politique, il ne prend pas une part active aux luttes.Résidence: 140, avenue Rutland, Ville Mont-Royal.180 BERTHE SAINT-LOUIS ROY S'il fallait, énumérer les mérites de la femme au foyer et vanter le sacrifice qu\u2019elle a fait, «ne fois pour toutes, de sa.liberté de mouvement et d'action nour se consacrer à, sa tâche obscure et sublime, le livre d'or de la race canadienne-française serait toute une bibliothèque, aux rayons innombrables.Mais la femme sait se taire.Sa mission se poursuit dans le silence et un volontaire oubli de soi.Si quelques loisirs lui surviennent dans le cours de son existence de fatigues, elle ne pense qu\u2019à étendre les bienfaits de son dévouement: son plaisir, c\u2019est de faire le bien et d\u2019être utile, de servir, toujours.Nos hôpitaux, nos écoles, nos asiles, nos églises, doivent une large part du bien qu\u2019ils font au dévouement de quelques femmes de mérite.Ce concours infatigable et désintéressé se manifeste de mille façons, avec un discernement parfait.Car du foyer, c\u2019est tout naturel qu\u2019il se prodigue à ce qui n\u2019en est, en quelque sorte, que le prolongement, l\u2019épanouissement, le soutien.Les oeuvres de la ville Mont-Royal n\u2019ont pas de plus ferme soutien que Madame Berthe St-Louis Roy, épouse de M.Maurice Laurence Roy, comptable.Fille de feu Emmanuel St-Louis, entrepreneur, et d\u2019Emma Lamontagne; née le 24 novembre 1885, instruite au Sacre-Coeur du Sault, mariée le 21 octobre 1912, elle a neuf enfants, cinq fils et quatre filles.Mme Roy est la petite cousine de feu Mgr Fabre, ancien évêque de Montréal.Mme Roy s\u2019occupe activement de l\u201dé\u2019glise de Mont-Royal, de l\u2019école St-Joseph et de la section Mont-Royal des amies de l\u2019Hôpital français, dont elle est la présidente.Résidence: 140, Avenue Rutland, Ville Mont-Royal, 181 ALBERT-PIERRE BEALCHEMIN Fonctionnaire Figure universellement connue dans le monde du jeu d\u2019Echecs et de l\u2019Espéranto, aussi bien qu\u2019au Palais de Justice de Montréal, M.Albert-Pierre Beauchemin.sténographe officiel, naquit à Sorel, Q.ué.le 14 sept.1860.du mariage de Louis Beauchemin, ing.-mécanicien, et de Adélina Bellefeuille, fille de Jacques Bellefeuille, cultivateur.A la suite de solides études classiques au Séminaire de Nicolet, M.Albert-P.Beauchemin débutait, dès le mois rie juin 1886.en qualité de sténographe à la Cour Supérieure de Montréal, position qu\u2019il occupait jusqu\u2019en 1898.Et de 1898 à 1908, il fut sténographe à la cour criminelle et à la cour rie police.Puis de 1908 a 1921, il fut secretaire privé des juges de la Cour d\u2019Appel à Montréal, et enfin il fut transféré aux Registres de la Cour d\u2019Appel, en 1921, position qu\u2019il occupe encore aujourd\u2019hui.M.Beauchemin ne se mêla pas de politique, et s\u2019il est membre des Forestiers Indépendants et du Royal Arcanum, d\u2019autres problèmes sociaux sollicitèrent son activité débordante.Il est d\u2019abord membre du Montreal Chess Club, et considéré comme l\u2019un de nos plus forts joueurs d\u2019échecs, ce qui naturellement, constitue sa récréation favorite.Mais, il fut surtout et avant tout, un apôtre de la langue internationale \u201cEspéranto\u201d, h Montréal: il fut même le fondateur du club Espérantiste de Montréal, en 1900.Cela lui valut trois voyages en Europe, 1908, 19057 1907, et il fut le représentant du Canada au premier congrès universel de la langue \u201cEspéranto\u201d, à Boulogne-sur-Mer (1905), puis à celui de Cambridge, Angleterre, en 1907.Le 5 février 1888, il épousait Mlle Lydia Lamarche, fille de Stanislas Lamarche, et une fille est née de ce mariage: Eva, épouse du Dr.J.A.Rodier.En politique, M.Beauchemin est libéral.Résidence: 4 63, rue Oxford, Montréal.182 HECTOR CHARLAND, L.L.D.Louis-Joseph-Hector Charland, avocat, assistant-greffier de ' la Cour d\u2019Appel à Montréal, est né à l\u2019As-comption, Qué., le 1er juin 1883, du mariage de Louis Charland, employé civil, et de Marie-Lina Baignet.Il a fait ses études classiques au Collège de l'Assomption, d\u2019où il sortit bachelier ès-lettres, puis, ayant étudié le droit à l\u2019Université de Montréal, il fut admis au barreau en 1909, avec le titre de Licencié en droit.Depuis trente ans qu\u2019il s\u2019occupe activement de théâtre, M.Hector Charland est aujourd\u2019hui considéré comme l\u2019un des promoteurs du mouvement amateur sérieux et réellement artistique, à Montréal, et c\u2019est de lui qu\u2019on a dit que, par son talent et son dévouement, il avait fait plus pour notre développement intellectuel et artistique, que nombre d\u2019étrangers venus ici avec de surfaites réputations.Il a parcouru toute la province, dans le répertoire classique et moderne, faisant pénétrer le goût de l\u2019art et notre culture, cinq fois dans l\u2019Ontario, et 9 fois aux Etats-Unis, dans les centres canadiens de la Nouvelle-Angleterre.Il a donné des cours de diction et d\u2019élocution au Collège de l\u2019Assomption, son Alma Mater, puis aux Séminaires de St-IIyacinthe et des T.-Rivières.Il fut pendant trois ans- le directeur artistique de la section de comédie du Cercle Universitaire, et on l\u2019a surnommé le vétéran de la scène au théâtre du (îésu, Collège Ste-Marie, où il a joué avec le plus grand succès, le drame et la comédie, depuis 17 ans.Parmi ses principaux rôles, citons, dans le genre classique: \u201cAthalie\u201d, \u201cLouis XI\u201d, \u201cL\u2019Aiglon\u201d, \u201cLa tille de Roland\u201d, \u201cLe malade imaginaire\u201d, \"Le bourgeois gentilhomme\u201d, \u201cLe gendre de M.Poirier\u201d.\u201cLe médecin malgré lui\u201d, \u201cLe grondeur\", \u201cL\u2019Abbé Constantin\u201d.Enfin, depuis trois ans.M.Hector Charland tient, et avec quelle maîtrise, le rôle sublime et émouvant du Christ, dans \u201cLa Passion\u201d, qui se joue chaque année à St-Jérôme devenue l\u2019Oberrammergau du Canada, avant jusau\u2019ici attiré pins do 76.000 spectateurs.M.Hector Charland a épousé Mlle Marie-Gabrielle-Zoé Daoust, filleule de Sir Wilfrid Laurier, le 10 septembre 1917.et il est père de deux enfants: Roger, élève au Collège Ste-Marie, né d\u2019un premier mariage avec Marie-Blanche Chevalier, et Ouv.de son deuxième mariage.En politique: libéral.Résidence: 3416 St-Hubert, Montréal. J.A.BEAULIEU, C.R.Né à St-Sauveur des Monts, le 31 mars 1872, fils de Louis Beaulieu et de Valérie Nantel.A fait ses études au collège de Ste-Thérèse et son droit à.l\u2019Université Laval de Montréal.Admis à l\u2019exercice de sa profession en janvier 1897, et fait conseil du Roi en 1910.A pratiqué comme avocat en société avec feu Thon, juge L.T.Maréchal, et puis avec feu l'hon.G.A.Nantel, son oncle.A été candidat malheureux deux fois: en 1912, dans la division de Ste-Marie, à.Montréal, contre l\u2019hon.N.Séguin, et en 1915, dans le comté de Terrebonne, à une élection partielle, comme candidat conservateur indépendant.A beaucoup voyagé en Europe et aux Etats-Unis.A représenté le Gouvernement à l\u2019Exposition Universelle de Gand, tenue en 1913.Publiciste, M.Beaulieu a écrit,\u2014le plus souvent sous des noms de plume,\u2014dans plusieurs journaux et revues.Dans ses moments de loisirs s\u2019est beaucoup occupé d\u2019art.Fait partie de plusieurs clubs, associations et sociétés politiques, littéraires, artistiques et sociales.A épousé, en 1909, Augustine Vanier, fille de M.J.E.Vanier.Résidence: Sainte-Thérèse, comté de Terrebonne.Bureau: 99, rue Saint-Jacques, Montréal.184 LOUS WISINTAINER Négociant M.Louis Wisintainer, marchand et manufacturier de moulures pour encadrements et autres objets dart, est né le 18 avril, dans le Tyrol, en Autriche.Il est arrivé le 15 octobre 1887, à Montréal, venant d\u2019Anvers, Belgique, n\u2019ayant pour tout bagage qu\u2019une petite boîte sur le dos, renfermant la marchandise qu\u2019il colportait de porte en porte pour gagner son pain.A Montréal il continua à faire cet humble commerce pendant deux ans.En 1889, n ayant pour tout capital que la modique somme de $5.00, il ouvrit un petit magasin d\u2019encadrements et d imageries.A force de travail, d\u2019économie et de persévérance, il fonda sur le Boulevard St-Laurent un établissement qui ne tarda pas à prospérer.En 1906, il incorpora cet établissement en compagnie à fonds social.\u201cSelf made man\u201d dans toute la force du mot; homme de progrès et doué d\u2019une activité inlassable, il n\u2019a jamais connu ce qu\u2019est le repos tel qu\u2019on l\u2019entend de nos jours.Il s\u2019est contenté du repos dominical, car, soit dit en passant, M.Wisintainer est un catholique fervent et très attaché à ses principes religieux.Habilement secondé par son fils, \u201cLa Compagnie Wisintainer & Fils\u201d, depuis sa fondation, n\u2019a fait que grandir et prospérer.L\u2019honnêteté et la droiture en affaires d?M.Wisintainer sont connues de tous ceux qui ont eu à transiger avec lui.Sa grande charité est très connue, et nombreux sont ceux qu\u2019il a discrètement obligés et secourus.Il fait partie de la Société de St-Vincent de Paul.En 1889, le 8 d\u2019août, il épousa Elisa Ressouche, née à Morvezol, département de Lozère, qu\u2019il a eu la douleur de perdre, il y a trois ans.De ce mariage sont nés cinq enfants, dont trois vivent.M.Wisintainer a fait plusieurs voyages dans son pays d\u2019origine, mais sa patrie adoptive est sa véritable patrie, ce dont il ne se cache pas, tout au contraire, car personne n\u2019aime mieux qui lui nos institutions religieuses, politiques et sociales.C\u2019est un Canadien dans toute la force du mot, aimant le Canada en vrai et grand patriote.185 J.-A.-ALFRED BLANCHARD, N.P.Le notaire Joseph-Aclolphe-Alfred Blanchard, de Verdun, est né le 7 juin 1901, à Pont-Château, village de la paroisse St-Ignace du Côteau-du-Lac, du mariage de Alfred Blanchard, industriel, et de Georgiana Méthot.fille de François Méthot.Une fois ses études classiques terminées au Collège Bourget, à Rigaud, d\u2019où il sortit avec le diplôme de bachelier ès-sciences, il étudia la loi à l\u2019Université de Montréal, d\u2019où il sortit en 1926, avec le titre de Bachelier en loi \u201cSumma cum laude\u201d, et le 17 juillet de la même année il était admis à la pratique de sa profession.Il pratique simultanément à Pont-Château et à Montréal avec le notaire A.Courtois et il s\u2019occupe spécialement de règlements de successions, d\u2019incorporations de compagnies, prêts d\u2019argents, etc.La politique l\u2019a toujours intéressé et il s\u2019en est occupé activement dans l\u2019intérêt du parti conservateur.Le notaire Blanchard est secrétaire de la Corporation des Placements d\u2019utilité publique Ltée, et de l\u2019Aqueduc du comté de Soulanges Ltée.Les oeuvres philanthropiques ne le laissent pas indifférent et il s\u2019intéresse à toutes d\u2019une manière générale.Il est Chevalier de Colomb au troisième degré et membre de la Caisse Nationale d\u2019Eco-nomie.Il est également membre de l\u2019Association Athlétique du National, et le tourisme ainsi que le tennis sont ses récréations favorites.Le 5 juillet 1927, il épousait Mlle Simone Lortie, fille du docteur J.-A.Lortie, ancien député de Soulanges au fédéral et ancien membre de la Législature provinciale pour le même comté.En politique: indépendant.Résidence: 329 rue Melrose, Verdun.186 SIMONE LORTIE BLANCHARD La jeune épouse du notaire J.-A.-A.Blanchard (née Simone Lortie) est une de nos jeunes musiciennes d'un rare talent, ce qui ne l'empêche pas d'être une femme d'intérieur toujours prête à encourager l\u2019art et les oeuvres de bienfaisance.Elle est née le 12 novembre 1904, à St-Polycarpe, comté de Soular.ges, du mariage du Dr J.-A.Lortie, ancien député du comté au fédéral et ancien membre de la Législature provinciale, et de Anna Gladu, fille du notaire J.-A.Gladu.Elle a fait de solides et brillantes études, d'abord au couvent des Soeurs de Ste-Anne, de St-Polycarpe, Qué., et à l'Ecole Normale de Valleyfleld.Puis, dans le but de se perfectionner dans la langue anglaise, elle termina ses études à la communauté des Soeurs de Ste-Croix, à Alexandria, Ont.En 1923, elle terminait ses études avec la plus grande distinction.C'est à l\u2019école Normale de Valleyfleld qu\u2019elle étudia le plus sérieusement la musique, et elle est reconnue aujourd'hui comme une pianiste de grand talent.Elle chante aussi fort agréablement, avec une jolie voix bien cultivée mais naturelle.Elle s\u2019intéresse aux oeuvres de charité et elle est Dame de St-Anne de la paroisse de Notre-Dame des Sept Douleurs, et dame patronesse de l'Hôpital Notre-Dame.La musique est sa récréation favorite.Le 5 juillet 1927, elle a épousé le notaire J.-A.-A.Blanchard, fils de Alfred Blanchard, industriel.Résidence: 329 rue Melrose, Verdun.187 FERNAND LORTIE Avocat Très jeune au Barreau, fait avocat cette année même, M.Lortie de par ses antécédents a déjà été mêlé à diverses organisations dont il n\u2019aura qu\u2019à continuer les activités pour se placer au premier rang.Il naquit le 24 janvier 1902, à St-Polycarpe, Soulanges, du mariage de J.-A.Lortie, médecin, et Anna Gladu, fille de L.-A.Gladu, notaire.Il a fait tout son cours classique au collège Bourget, de Rigaud.dont il sortit bachelier ès-lettres.Puis il s\u2019inscrivit au Barreau et à l\u2019Université de Montréal dont il est bachelier en loi.11 a fait sa cléricature à l\u2019étude Lamothe, Gadbois & Charbonneau.Admis à la pratique de sa profession en janvier 1927, il s\u2019est associé en juin de la même année à Me Benoît sous la raison sociale Benoît & Lortie.Fils du Dr J.-A.Lortie, député du comté de Soulanges à Ottawa pour le Parlement de 1908-1911, candidat oppositionniste de Sir Wilfrid en 1911 et député à la législature de Québec de 1923-27, M.Lortie a commencé très jeune à suivre le mouvement politique.Mêlé aux campagnes électorales de 1923 et 1927 dans le comté de Soulanges où son père était candidat, il n\u2019abandonnera pas de sitôt, croyons-nous, la tribune.11 fait partie de diverses associations politiques: Club Provincial, Club Cartier-Mac-Donald, Jeunesse Conservatrice.M.Lortie prête une attention vigilante aux diverses oeuvres de bienfaisance.Ses divertissements sont le tourisme, le tennis, le hockey et les voyages, notamment aux Etats-Unis qu\u2019il connaît bien.Célibataire (1928).En politique: conservateur Résidence: 329, ave.Melrose, Verdun.188 \u201e - L\u2019HONORABLE ARTHUR LACHANCE L\u2019lion.Marie-Arthur Lachance, juge-en-chef de la cour des sessions de la Paix, à Québec, est né en la Cité de Québec, le 22 juin 1868, du mariage de François-Xavier Lachance, maître-forgeron.et de Eulalie Jobin, tille de Joseph Jobin, jardinier.Après ses études élémentaires à l\u2019Académie Saint-Jean-Baptiste des Frères des Ecoles Chrétiennes de Québec, il fit son cours classique au Séminaire de Québec, puis son droit à l\u2019Université Laval.Il faisait en même temps sa cléricature à l\u2019étude de Amyot et Pelletier.Admis au barreau le 6 juillet 1894, il exerça sa profession à Québec, l\u2019abord en société avec Thon.Adélard Turgeon, président du conseil législatif, puis avec M.Jos.Ahern, secrétaire de la commission des utilités publiques et Me Maxime Morin.Nommé substitut du procureur-général pour les districts de Montmagn.v et Beauee, en 1899, il remplit ces fonctions jusqu\u2019en 1905, alors que le gouvernement le chargea des mêmes fonctions, pour la cité et le district de Québec, fonctions qu\u2019il a remplies, jusqu\u2019à son élévation à la magistrature.Il fut nommé Conseil du Roi, le 80 juin 1903.Lors de la nomination de M.Albert Malouin comme juge, le siège de Québec Centre aux Communes devînt vacant, et la candidature libérale fut offerte à M.Lachance qui l\u2019accepta et fut élu le 19 janvier 1 905.\t11 fut réélu aux élections de 1908, par une majorité de 991 voix, contre son adversaire M.Hubert Cimon, avocat, puis de nouveau par 593 voix contre M.Jules Hone, en 1911.Il ne se porta pas candidat aux élections de 1917, mais il avait combattu à la Chambre la loi imposant le service militaire obligatoire.I)e 1917 à 1920 il se consacra exclusivement à l'exercice de sa profession, puis le 1er septembre 1920 il fut nommé juge-en-chef des sessions de la Paix, à.Québec, en remplacement de feu Charles Langelier.Docteur en droit, il est professeur de droit criminel à l\u2019Université Laval de Québec, depuis 1920.Mutualiste convaincu, il fait partie de l\u2019Ordre canadien des Forestiers, des Gardiens Royaux, de l\u2019Alliance Nationale, de la section Saint-Jean-Baptiste, de l\u2019Union Saint-Joseph de Québec.Ses récréations favorites sont la lecture et la musique.Le 14 septembre 1903, il épousait Mademoiselle MarieéAnne Routhier, fille de François-Xavier Routhier.En politique: libéral.Rés.10 av.des Erables, Québec.189 L\u2019honorable filllLLAllEANDRÉ FAUTEUX, C.P.Fils de François Fauteux, cultivateur, et d\u2019Arthémise Danis, il naquit à St-Benoît, comté des D.-Montagnes, le 20 octobre 1874.Au sortir de brillantes études au petit Séminaire de Ste-Thérèse, il entra à l\u2019Université de Montréal, alors Université Laval, et après y avoir subi avec éclat l\u2019épreuve de la licence en droit, il fut admis au Barreau de Montréal en 1901.Depuis ce temps il n\u2019a cessé de pratiquer comme avocat, d\u2019abord seul, puis en 1904, avec MM.Adélard Jarry et Francis Fauteux, et, enfin, à partir «le 1907, avec M.Francis Fauteux.Lui-même fut nommé, en 1924, Conseiller du Roi.Conservateur convaincu, l\u2019hon.M.G.-A.Fauteux a pris une part active à toutes les luttes politiques depuis plus de vingt ans.Ayant été appelé, en 1921, par l\u2019hon.M.Meighen, à faire partie de son ministère, il brigua les suffrages des électeurs de Terrebonne, en qualité de solliciteur-général, aux élections fédérales de cette même année.En 1925 et en 1926, il fut candidat à trois reprises différentes dans le comté de Bagot et, bien que chaque fois il ait dû sucomber sous le nombre, cette triple lutte soutenue dans des circonstances particulièrement difficiles a montré la sincérité de ses opinions en même temps que son indomptable courage.Aux mêmes élections générales de 1920, il avait été encore une fois choisi par l\u2019hon.M.Meighen pour faire partie de son cabinet à titre de solliciteur-général.Il avait été assermenté comme membre du Conseil privé le 28 août 1920.L\u2019hon.M.Fauteux est en même temps 1 un de nos orateurs les mieux doués.Dès sa jeunesse, alors qu\u2019il était président des étudiants en Droit, il avait commencé à se faire remarquer par l\u2019aisance de sa parole autant que par la chaleur de sa conviction.Et ces dons naturels n\u2019ont fait que se développer depuis.Parmi ses nombreux succès oratoires, nous n\u2019en signalerons que deux, la retentissante conférence qu\u2019il prononça en mars 1925 devant le \u201cCanadian Club\u201d de Quebec, et 1 allocution à la fois si classique et si vibrante dont l\u2019occasion lui fut fournie la même annee par le centenaire du Séminaire de Ste-Thérèse, son \u201cAlma Mater\u201d.\t, Le 6 octobre 1909, il avait épousé Jeanne, fille de M.S.-J.-B.Rolland, laquelle est decode en 1917; de cette union, il lui reste une fille unique, Jeannine.Membre du Club Canadien, du Club Saint-Denis et du Club de Golf de Laval-sur-le-Lac.Résidence: 13, Chemin Bellingham, Outremont.190 AEûIDIllS FAUTEUX Avocat .,Né à MoïUréiil le 27 septembre 1876, fils de Hercule Fauteux manu-factuner, et de Exilda Dagenais.A fait ses études au collège de Montréal ,un°ir term.iné sf\\s études théologiques au Grand Séminaire de là étfirno,- ! eàa^f° a ,,giade de licencié, il entra à l'Université Laval pour v L\tlîn\t,Admi?avocat au barreau\tde la province de\tQuébec, le 1,0 juillet\t1003.\tEntre temps, en 1902-1903,\til fut éditeur propriétaire du lfo5Pr l'oi^nrfp1 hebdomadaire, organe des jeunes conservateurs.De V - J909, Jcollrtespondant parlementaire de la \u201cPatrie\u201d à la Législature de Quebec; de 1909 à 1912, rédacteur en chef de la \u201cPresse\u201d, de Montréal' Srdnice a 9m\u2019 1 tafiC,eptDle PA0Ste de conservateur de la Bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal.Représentant de la Province de Québec dans la Commission des sites des Monuments Historiques du Canada Lauréat du 1901CTq09de FitératUrî fra\"Salse à l'Université Laval de Montréal en 1900, 19?8' 1 Vice ^sUTe7lbJe ,de 'a Société Royale du Canada (section 1) en If 1a 'nu b lié \u2019?né 191711 \u2018¦ *4 a S?îlé(té Histori(lue de Montréal depuis 1916.nes^1-\ten\téÏ9Îs\t.?TI\u2019 JEtu.
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