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Titre :
Biographies canadiennes-françaises
Éditeur :
  • Ottawa :J.A. Fortier,1920-
Contenu spécifique :
1933
Genre spécifique :
  • Publications en série
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  • Who's who in Quebec,
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Biographies canadiennes-françaises, 1933, Collections de BAnQ.

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[" \" . à, ¦ i Pibliotbéque J^ationalf bu (Québec ÇJVO: S-U,* wSfîSSJ asSi T) i ini i* a |) hi co (fan atlieiutc Mi mLm Publiées par RAPHAËL OUIMET Journaliste-Publiciste Membre de la Société Historique de Montréal.(Dit'imuc ébttum jHuutreai, 1933 En vertu de la loi de 1921 concernant .le droit d\u2019auteur Je,certifie par les présentes que le droit d\u2019auteur sur l\u2019œuvre littéraire publiée, intitulée \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d, publiées par Raphael Ouimet, journaliste de la cité de Westmount, P.Q., a été enregistré sous le numéro d\u2019ordre 3004.dans le registre des droits d\u2019auteur numéro 1, tenu au Bureau des Droits d\u2019Auteur, le 13ème jour de mars 1925, au nom de Raphaël Ouimet, do' Westmount, Qué.Bureau des Droits d\u2019Auteur, Ottawa, ce 13ème jour de mars, A.D.1925.GEO.F.O\u2019HALLORAN, Commissaire des Brevets. A ma vénérée mère, en la quatre-vingt-neuvième année de son âge, je dédie respectueusement cet ouvrage. il p o g pa p IMPRIMERIE DU SACRÉ-CŒUR, LAPRAIRIE, P.Q. LETTRE A L\u2019EDITEUR Montréal, le 25 avril, 1933.Cher monsieur Ouimet, Vous me demandez une préface pour un nouveau volume de biographies canadiennes-françaises?Allons! Vous est-il permis d\u2019ignorer qu\u2019une semblable tâche n\u2019est guère dans mes cordesi J\u2019aimerais vous être agréable, mais comment apprecierais-je convenablement le but que vous poursuivez avec une ténacité exemplaire?Outre que je n\u2019en ai pas le loisir, je n oserais m en décerner la compétence.\t.Sans doute, je sais qu\u2019entre les ouvrages de renseignements qui se compulsent dans les bureaux, dans les bibliothèques, publiques ou privées, c\u2019est aux dictionnaires biographiques des contemporains qu\u2019on se reporte le plus souvent.Et je m explique cela.S\u2019il est vrai que l\u2019on connaît des hommes du joui, lews occupations diverses, leurs alliances ou lew , pat enté,.il i este encore' à avprendre sur leur compte maints détails intéi essants.Oii trouver la réponse aux questions que se posent les chercheurs, sinon dans les recueils de notices établies d après des informations de bonne source?An surplus, avec les ans, ces notices acquièrent une valeur documentaire justifiée tant pour les familles et les petites patries, que pour le pays tout entier.L\u2019utilité d\u2019une œuvre comme la vôtre est chose comprise ailleurs, puisque le nombre va croissant des publications biographiques, chez nos concitoyens, et nos voisins d\u2019origine anglo-saxonne.Bref, sur vos éditions, il y aurait beaucoup à dire, et je regrette de ne pouvoir m\u2019étendre davantage.Je ne voudrais cependant pas clore cette lettre sans reconnaître, cher monsieur Ouimet, que votre mérite est indiscutable, de vous être employé depuis plus de dix ans, à constituer ces galeries annuelles, où l\u2019histoire ira cueillir des traits et des données que sans vous, il faudrait demander aux souvenirs des anciens, ou aux volumineuses collections de journaux.Veuillez agréer, cher monsieur Ouimet, avec mes vœux de succès, l\u2019expression de mes meilleurs sentiments.E.-Z.Massicotte.ilSETS Les \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u2019\u2019 constituent un monument à notre richesse intellectuelle, qui contribuera à perpétuer le prestige de notre race.LES JOURNAUX. PAPINEAU 1766-1871 JSo 3 - 1 Ionta ^crc'^, a\"5 P L E a' i¦ ' rmX!P ïs'i.'U S*»*?** iEïZ+t \u2022tâOi- IB7' ,ÇUG** '%ECÎ^> [8] x a*.CARD TASCHEREAU gï~FÜ0\u2018 ¦^Pç)- iSft.2, £^C0le du rang, il fit d\u2019abord un cours commercial de Elie Dauphinais, du meme lieu.Apres avoir q\tcommença au collège de Saint-Hyacinthe, son de quatre ans, au collège Sain.-Françots a S-mt-Dem^ P-\t^Jinctifn, son baccalauréat ès-arts cours classique qu il termina en 1922, apres a\tMontréal en 1923, il en sortait en juin 1929, avec Admis a la faculté de médecine de 1\u2019J'i\tles «uïtes unlversitaires, ce qii lui a valu de le titre de docteur en medecme.Il prit \u201cnî.\touverneur de la province, pour dévouement aux œuvres gagner deux ans de suite, la médaillé du heutenan g d\tArchambault a toujours exercé sa profession sociales universitaires.De cette epoque a ce jour, le ao\tnombreuse.Le docteur Archambault dans la ville de Verdun, où il compte une clientele aussi mte\tq réputation très étendue.Bien que pratique la medecme generale.Comme aneshes.ste.^jot1\tsurchargé par la tiche humanitaire qui lu.relativement jeune dans la profession, le docteur Archambault e\t\u201caticms.H est le fondateur de la incombe, et qu il exerce pour le plus grand soulagement de ses etters P ^ hôpitaux de Verdun et de Goutte de lait, de la paroisse Notre-Dame de Lourdes assismnt a h\tSainf-Vincent-de-Paul, section Saint-Joseph de Lachine, médecin en chef de 1 Aide a la femme et ae la\td rhô ital de Verdun.Notre-Dame de Lourdes.Il est gouverneur à vie et membre du bçmm \"« cal « ^P.dans ,a Caisse Absorbé par un travail soutenu et incessant, .1 \u201c ,s °c\u201cPfean BattisK deVerdun et directeur de la Chambre populaire de Verdun, est vice-president de la Société Saint-Jean-Daptiste^ ae v ^\tr\u2022______ j- /-a.________ l.\t\u201e Irw-nliré Tl est Chevaliers de Ce populaire de veraun, esc vi^-pi^.ucu, \u2014 A, , j rCï_______________U Conseil de Verdun.Comme recreaitons, le Commerce de la meme localité.Il est Chevaliers de\tT« 21 avril 1931, il épousait Marie-Antoinette l affectionne particulièrement la lecture et le jeu de bridge.\tenfant En politique, indépendant Bernier, fille de Joseph Bernier de Westmount.De cette union est ne49V ™ Wellington?Verdun P.Q.tvec tendances consetvatrices.Domicile et bureaux de consultations .4140, rue\t8 [57] LOUIS-LEOPOLD LANE-CHARPENTIER, M.D.Chirurgien, en chef de l\u2019Hôpital Ste-Croix de Drummondville [58] LOUIS-LEOPOLD LANE-CHARPENTIER fils de T-B-Aimé Charpentier, industriel et de Margaret Lane, son épousé.' i, poursuivi?set études classiques au Séminaire de Nicolet et ses etudes medicales a ' UllArr?steavoirLfadfn0ifÏÏa pratique de sa profession en 1911, il ht un internat supple-I rr He trois mois à l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montreal pour ensuite aller s établir \u201c South Durham! comté de Drummond, Qué.Dès son arrivée, il ne fut pas lent a s assurer d'une clientèle très intéressante, rayonnant sur toutes les paro.sses voisines._ A ce dernier endroit, il pratiqua sa profession pendant quinze ans, acquérant par le fait même une large expérience de la pratique médicale.\t,\tr, iAxsit ?» DampratîciUenadWnexpérience consommée, le docteur Lane-Charpentier jouit d\u2019une renommée AleDrùmmondville, où il exerce depuis plusieurs années, il fut nommé au poste de chirurgien en chef de l\u2019Hôpital Ste-Croix, et il obtint du gouvernement provincial, presque,ssitôt sa nomination comme tel, la reconnaissance de cette institution, au n°mbre d hôpitaux généraux de la province de Québec.Tout en exerçant conscience, ement ses devoir professionnels, le docteur Charpentier s'est toujours occupe de la chose pubhcpue pour le plu grand bien de ses concitoyens.La politique parlementaire ou municipale 1 intéressé part entièrement, mais il ne tient nullement à accepter aucune charge honorifique, parce que fidèle à sa devise qui est de faire autant de bien que possible sans la moindre ostentat o , il ne veut en aucune façon y déroger.Ami sincère des pauvres, il fait largement sa part, e contribuant à leur soulagement physique comme moral.\ti a senciation\u201d Le docteur Charpentier est membre de L'Interstate Post Graduate> Med cal Association de l\u2019Amérique du Nord, membre de la \"Canadian Medical Assoda ion ,\t^ y- de l\u2019Association des Médecins de langue française de 1 Amérique du Nord, 1 Vie Président de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, membre non-iesicen u Cercle Universitaire de Montréal, membre de l\u2019Association Médicale Industrie e ce a Province de Québec, membre du Drummondville Golf & Country Club.Cheva 1er ce oo , Conseil Drummond 2174.\t.\t,\t., Ses récréations favorites sont les sports au grand air, particulièrement le jeu c e go En politique, le docteur Charpentier est libéral.\ttt ,._n de Le 20 janvier 1920, il épousait Mlle Gladys-Jane Hudon, fille de A.-J.Hudon, de Richmond, Qué.De cette union, est né un fils, Paul.Domicile et bureaux : Drummondville, Qué.[591 J.-A.VILLENEUVE, I.C., I.E., M.Sc.Professeur à l\u2019Ecole Polytechnique Joseph-Arthur Villeneuve, ingénieur civil et ingénieur électricien, professeur à l\u2019Ecole Polytechnic (Université de Montreal), est ne a Montreal, le 20 septembre 1894, du mariage de Joseph V\" [timer, et de Ermentine Labelle, fille de Joseph Labelle.C\u2019est à l\u2019Fmlo\tJ i t- Villeneuve, l\u2019Ecole du V umverMie ae ivioncreai;, est ne a iviontreai, le ZU septembre 1894, du mariage de lose couturier, et\tde\tErmentine\tLabelle,\tfille de Joseph Labelle.C\u2019est à l\u2019Ecole Montcalm\tet Flateau qu il\tfit\tscs etudes\tprimaires\tet sous des professeurs privés qu\u2019il les compléta Admis à l\u2019Ecole Polytechnique à un âge relativement peu avancé, il y suivit avec succès les cour de gen.e civil.Il fut adm.s a la pratique de sa profession en juin 1917, ayant obtenu sa licence d\u2019ingénieu avec la plus grande distinction.Fait digne de mention, c est exactement un mois plus tard qu'il fut nomm professeur a 1 Ecole Polytechnique, ou il enseigne la science de l'électricité depuis cette époque Au cours de ses vacances universitaires M Villeneuve pratiqua comme ingénieur pour le compt, de la Commission des Eaux courantes, pour la Commission du Havre et pour MM.Surveyer Béique e Lo,gnon, ingénieurs.En 1926 et 1928, il alla parfaire ses études au \"Massachusetts Institute of Technology\u201d a Cambridge Mass., E.-U et en revint avec le titre de maître ès-sciences en génie électrique.En 1 930, au mois de mai, le professeur Villeneuve organisa un bureau d\u2019ingénieurs conseils ave.comme associes, MM.J.-C.Bernier et F.Leblanc, ou on s occupe particulièrement, de la préparation de plans et devis pour 1 installation des appareils d\u2019éclairage, de chauffage et d\u2019aération, ainsi que pour 1; production et a distribution de 1 energie eleetnque.C\u2019est M.Villeneuve, qui en collaboration avec M- Cor mier, prejjara\tles\tplans électriques de\tla nouvelle Université de Montréal, sur le flanc du\tMont-Roval Cest lu,\tegalement qui\tdirigea\téquipe de l\u2019Ecole Polytechnique a Rigaud, dans les\trecherches 'scien tifiques qui furent faites, lors de 1 eclipse de soleil du 31 août 193 2.M.Villeneuve fait partie du Cercli Universitaire.Il aime tous les genres de sport et préconise la culture physique raisonnée.Dans les quelque' moments de loisir que lui laissent ses nombreuses occupations, il pratique la nage et le badminton fai un peu de tourisme, et des ascensions de montagne.Il ne fait pas de politique.Le 3 septembre 1917 i épousait Jeanne Castonguay, fille de François-Xavier Castonguay.De cette union sont nés huit enfants don sept sont encore vivants.Domicile t 3740, rue StHubert.Bureaux : 354, Est, rue Ste-Catherine Montréal [60] J.-C.BERNIER, I.C.Ingénieur civil \u2014 Ingénieur électricien , q\t, |.'flIjp Villeneuve Bernier & Leblanc, Ingénieurs Conseils de Montreal, naquit a Jean-Charles Bernier, de 1\tY.es Rdouard Bernier, comptable, et de Marie-Jeanne Mmville son épousé.Montreal en 1905, du mariage de Ch\tMontréal puis au collège St-Laurent et suivit les cours de l Ecole IL fit ses études classiques auccUege ^^ds-sdences appliquées, licencie en genie civil,.et en géme Polytechnique de Montreal ou il fut\t^ ^ assuré d\u2019un très brillant avenir, si on y joint 1 esprit d initiative électrique.Il n en faut pas davantage p\t,\t¦ nu\u2019on adopte M Bernier, quoique jeune encore, est un voulu, qui fait naître le succès dans quelque ^-^^Xe qu\u2019il a embrass/e.Pédant les cours de ses études, IT* ^naa,niaerMarconi el^duMinistère de* la Marine comme télégraphiste de marine.En juin il fut au service de la compagnie Marco™ e je sa profession, il entra au departement des ingénieurs de la i?29ù epo%Uie de SOn adm,ss,on a /'S U charge d\u2019assistant, au laboratoire d\u2019électricité à l\u2019Ecole Poly-Northern Electric, et occupa simultanément la charge\tVilleneuve et Leblanc.Au cours de sa technique.En 1930, il forma société d ingénieurs conseils avec\tà rl\u2019imnortants travaux, carrière, M.Bernier, en sa qualité d\u2019ingénieur, eut maintes fois 1 occasion ® P\trnibliaues 11 fut l\u2019un des pour le compte de la Cité de Montréal et autres grandes compagnies\tl'Université de Montréal Deux ir BoUurrSsierUiduOCNarionaT R^earT Counsel^d^tTwa^f advantage, Pendant -ois'jns de .'occuper-ou.certaines compagnies industrielles -ad\u2014\tfu( un des dirig ts dc réquipe canadienne qui se rendit à Rigaud fSre des observations scientifiques.Indépendant en politique M Bernier ne s en occupe quWc modération Les sports au grand air, notamment la chasse, la pêche, le badminton, constituent son délassementJav°r,Domiciie .1190, rue Visitation.Etude : 3 54 Est, rue Ste-Catherine.[611 VICTOR LINCOURT, M.D.Médecin - chirurgien [62] VICTOR LINCOURT Stature imposante qui reflète une robuste constitution; type de Canadien, comme on en voit peu de nos jours; praticien de talent, mais par trop modeste; gentilhomme accompli dans toute l\u2019acception du mot, tels sont en quelque sorte, les traits caractéristiques de celui dont nous allons esquisser la trop courte biographie.Victor Lincourt, médecin-chirurgien de profession, vit le jour a St- lheodore d Acton, dans le comté de Bagot, le 1(1 février 1885, du mariage d\u2019Edouard Lincourt, cultivateur, ao'ent manufacturier et, fait digne de mention, maître-chantre à 1 eg'lise paroissiale depuis plus de soixante ans, et de Philomène DeCelles, tille de Fabien DeCelles et cousine au rr degré de feu Mgr Maxime DeCelles ancien évêque de St-Hyacmthe.C est au Séminaire de Saint-Hyacinthe, qu\u2019il fit ses classiques, de 1899 a 1907.Bâche îer ès-lettres, il fut admis à la faculté de médecine de l\u2019Universite Laval de (Quebec en 1MI, et en sortit en 1911 avec le titre de docteur en médecine.\t, Il débuta alors dans l\u2019exercice de sa profession, à St-Ludger de Beauce ou il y ht un séjour d\u2019un peu1 plus d\u2019une année.A l\u2019automne de 1912 il quitta en effet St-Ludger de Beauce, à destination de Lac Mégantic où, depuis cette époque, il a toujours demeure et pratiqué, ayant succédé au Dr J.Mc Gregor.Diplômé de 1 Hôpital Laennec, de^Paris, où il fut au service cVOto-rhino-laryngologie, durant la majeure partie de 19.30, le docteur Lincourt s\u2019occupe de médecine générale et de chirurgie.Sa clientèle, l\u2019une des plus intéressantes des Cantons de l\u2019Est, se recrute dans toutes les classes de la société, anglaise comme française, et pauvres comme riches, trouvent en lui, un bienfaiteur dans la meilleure acception du mot.La politique ne 1 a jamais laisse indifférent.En maintes circonstances, il a pris part aux campagnes électorales provinciales et fédérales, et en 1923, il fut même candidat oppositionmste au provincial, dans le comté de Frontenac.Tribun populaire d\u2019une puissante envergure, sa voix chaude et captivante, en fait l\u2019un des orateurs les plus aimés et les plus écoutés des foules Le docteur Lincourt est un modeste (pii n\u2019a jamais recherché les honneurs, bien qu\u2019en certaines occasions, il aurait pu, s\u2019il l\u2019eût voulu, remplir les fonctions les plus honorifiques.Faire le bien et soulager l\u2019infortune, sans la moindre ostentation, voila sa devise.Le docteur Lincourt est intéressé dans plusieurs compagnies financières ou industrielles, mais à seul titre d\u2019actionnaire.Il est membre-fondateur du Conseil ^043 des Chevaliers de Colomb, à Lac Mégantic, fut Grand Chevalier, de 1928 à 1932, et depuis 1931, il est Député de District pour le District No 4.\t_\t_ Vers 1920, il fonda à Lac Mégantic, un cercle d\u2019action sociale, appelé Cercle Tardivel.Il se qualifia Capitaine Instructeur de Mousqueterie, à Toronto, en 1910.Il fait partie du Mess du 5e Bataillon des Mitrailleurs Canadiens., Au cours de ses études classiques, il eut l\u2019honneur de présider la cour civile et criminelle, de même que l\u2019Académie Girouard, au Séminaire de St-Hyacinthe.A l\u2019université, il fut secrétaire des Etudiants en médecine, de 1910 à 1912.Dans ses moments de loisirs, le docteur Lincourt voyage, s\u2019adonne a la lecture, tait clu journalisme en amateur, donne des conférences, joue aux quilles ou va a la.c îasse.En 1925, il parcourut tout l\u2019Ouest canadien et en 1930, il visita 1 Europe et Afrique.Au mois d\u2019août 1932, il fut délégué des Chevaliers de Colomb, à Washington, a la célébration du cinquantenaire de l\u2019Ordre, ainsi qu\u2019au dévoilement du monument au cardinal Gibbons.Comme président de Convention, il reçut en sa superbe résidence de Lac Mégantic, en 1932, ses confrères finissants du Séminaire St-Hyacintlie en 1907.Le docteur Lincourt épousa, le 24 septembre 1912, Bernadette Morel, fille de Philibert Morel de Québec.De cette union, est né un fils.En politique, il est conservateur de principes, mais indépendant d\u2019esprit, de caractère et de pratique.Domicile et bureaux : Lac Mégantic, P.Q.[63] F.LEBLANC, LC., I.E., B.S.A.Professeur à VE cole Polytechnique C est à Sherbrooke, P.Q., le 24 juin 1906, que naquit Fernand Leblanc, ingénieur civil de profession, du\tmariage de Joseph-Alfred Leblanc, avocat, et de Eva\tGiard, son\tépouse, fille de Joseph-Elie Giard.Il débuta dans ses études, à l\u2019Ecole du\tCentre dans sa\tville natale,\tfit ses classiques au Séminaire St-Charles Borromée de Sherbrooke, vint à Montréal suivre un cours préparatoire en génie civil, puis termina ses études scientifiques à l\u2019Ecole Polytechnique affiliée à l\u2019Université de Montréal.En 1930, le 17 mai, il était admis à\tla pratique de\tsa profession, et en septembre de la même année, M.\tLeblanc avait l\u2019avantage d\u2019être nommé\tprofesseur au\tlaboratoire\td\u2019électricité de l\u2019Ecole Polytechnique.Tout en étant licencié, M.Leblanc ne discontinua pas ses études en électricité, et travailla ardemment et sans cesse, à parfaire ses connaissances scientifiques, tant et si bien, qu\u2019aujourd\u2019hui il est considéré comme un expert en la matière.Trois années durant, il collabora avec M.J.-C.Bernier, I.C., dans les recherches scientifiques sur les moteurs synchrones, les tubes à vide et la télévision, pour les autorités du Département des Recherches scientifiques du gouvernement fédéral.M.Leblanc est non seulement un ingénieur civil de grand mérite, mais il est également un expert en électricité.Lors de l\u2019éclipse du soleil en août 1 932, il fut un de ceux qui firent partie de l\u2019équipe de l\u2019Ecole Polytechnique, envoyée en observation à Rigaud, P.Q.Au mois de mai 1931, M.Leblanc entra en société avec MM.Villeneuve et Bernier, ingénieurs civils, dont les bureaux sont situés à 3 54 Est, rue Ste-Catherine.M.Leblanc ne s\u2019occupe pas de politique, ni ne fait partie d\u2019aucune association ou club quelconque.Seule sa profession l\u2019intéresse au plus haut degré.Il est célibataire.\u2014 Domicile : 3817, rue St-Hubert, Montréal.[64] CHARLES-HENRI BOISVERT, I.C.Ingénieur en chef de la Commission des Services Publics de Québec Il y a trente années et au delà que nos pédagogues les mieux avisés recommandent à la jeunesse de la province de s\u2019orienter vers les carrières industrielles et certes les rapides succès de ceux qui ont su les écouter ne sont pas sans confirmer le bien fondé de la leçon.La carrière, encore brève du sujet de la présente esquisse, en est un autre probant exemple.Fils de feu Gédéon Boisvert, marchand et d\u2019Albinà Bernard, fille de Norbert Bernard, M.Charles-Henri Boisvert est né dans la métropole le 2 février 1904.Il fréquenta d\u2019abord l\u2019Académie St-Charles, puis le Mont-Saint-Louis et l\u2019Ecole Polytechnique, deux institutions-sœurs, si l\u2019on peut dire.C\u2019est en juin 1925 qu\u2019il était admis à la profession d\u2019ingénieur civil.Le premier emploi qu\u2019il prit à titre professionnel fut avec la \u201cShawinigan Water & Power\u201d, et qu\u2019il garda quatorze mois, de juin 1925 à août 1926.Entré alors à la Commission des Services Publics de la province de Québec comme ingénieur, cinq années plus tard, à la mi-août 1931, M.Boisvert était promu ingénieur en chef de cette importante institution, succédant à M.Alexandre Larivière, nommé commissaire.M.Boisvert fait partie de la Corporation des Ingénieurs professionnels de Québec et de l\u2019\u201cEngineering Institute of Canada\u201d.Ses récréations favorites : les sports au grand air : le tennis et le ski.Marié à Jacqueline Garneau, fille du notaire M.-C.-R.Garneau, il a un fils : Michel.Domicile : 78, avenue Casot, Québec.[65] 3 F.-X.-B.-L.BLAIS, M.D.Médecin - chirurgien [66] F.-X.-B.-L.BLAIS C\u2019est à Notre-Dame de Lévis, que naquit, le 25 août 1878, Léonidas Blais, du mariage de Ludger Blais, entrepreneur-menuisier, et de Georgianna Pouliot, son épouse, tille du notaire Barthélemy Pouliot, ancien député du comté de Dorchester.A l\u2019âge de douze ans, alors qu\u2019il eut termine ses primaires à 1 école paroissiale, le jeune Léonidas s\u2019en fut au collège de Lévis, y poursuivre son cours classique.Bachelier, il quitta le collège en 1 !)()(), et s inscrivit aussitôt a la faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Québec.Quatre ans plus tard, en juin 1901-, après de brillantes études médicales, il était reçu docteur en médecine avec très grande distinction.Dès son admission à la pratique de sa profession, le docteur Blais se dirigea vers Armagh, dans le comté de Bellechasse, où il établit son bureau de consultations.Il exerça durant onze ans, auprès d une clientèle considerable, rayonnant sur toutes les paroisses voisines.D\u2019un extérieur très agréable, y joignant des connaissances médicales indiscutables, il jouissait d\u2019une renommée très étendue.Durant son séjour à Armagh, le docteur Blais se multiplia, pour procurer à ses chers patients, tout le soulagement que requérait leur état.En 1915, pour des raisons d\u2019ordre personnel, le docteur Blais quittait la localité, pour aller établir ses bureaux de même qu\u2019une pharmacie, à Lac Mégantic, où depuis cette époque, il a toujours pratiqué.Là comme ailleurs, sa popularité n\u2019a nullement diminué, et s il 1 eut voulu, il serait depuis longtemps, l\u2019un de nos politiciens les plus en vue dans la province.Mais fidèle à sa devise, qui est de faire autant de bien que possible sans la moindre ostentation, il n\u2019a jamais voulu y déroger.C est précisément pour cette raison, qu\u2019il tient à consacrer tous ses instants, aux soins de ses patients, de même qu au bien-être de sa chère famille.Ami sincère des pauvres, il fait largement sa part, en contribuant à leur soulagement physique comme moral.Le docteur Blais est un des Gouverneurs du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.11 est un des officiers médicaux du Chemin de fer du Pacifique Canadien.Il est membre de la Chambre de Commerce de Mégantic, membre honoraire des officiers du corps de mitrailleurs, (5e Bataillon) ancien capitaine de milice dans le corps médical, fut Grand Chevalier du Conseil 204*3 des Chevaliers de Colomb et représentant de l\u2019Ordre au Conseil suprême, tenu à Philadelphie en 1926.Il est également membre des clubs de chasse et pêche de Megantic.Ses récréations favorites, (quand il peut en prendre) consistent à s\u2019occuper de littérature et de poésie.Le 18 octobre 1904*, il épousait à Lévis, Laurette Tanguay, fille de Isidore Tanguay, Ingénieur de marine, et de Elisabeth Charrier.De cette union, sont nés quatre enfants : Rolland, étudiant pharmacien ; Simone, épouse de Mtre Roger Brossard avocat de Montréal; Marius, de l\u2019Ordre des Pères Blancs d\u2019Afrique, et Fernande.Le docteur Blais est conservateur en politique.Domicile et bureaux : Lac Mégantic.167] F.-X.-ERNEST LOIGNON, I.C.Parmi les ingénieurs civils du Canada, il serait difficile d\u2019en trouver un plus achalandé et plus consulté que M.François-Xavier-Ernest Loignon, né à Montréal, le 5 août 1865, du mariage de Bruno Loignon, constructeur de navires, et de Marie Vauthier, fille de Philippe Vauthier.A la suite d\u2019études à l\u2019Ecole Sarsfield et au Collège de Montréal, il entra à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal en 1885, et en sortit en 1888, diplômé avec grande distinction.En 1890, il s\u2019établissait en affaires avec son frère, André Loignon.Quelques années après, il entrait au service de la \u201cPhœnix Bridge Co.\u201d, comme ingénieur - surintendant, pour une période de dix-huit mois.Au mois de décembre 1898, il entrait au bureau de M.Wm Kennedy, Jr., Ingénieur hydraulicien, comme assistant jusqu\u2019en 1916, et comme associé de 1916 à 1924.Depuis, les deux bureaux \u201cA.& E.Loignon\u201d, ainsi que \u201cWm Kennedy & Cie\u201d, ont été réunis sous la raison Ern.Loignon, Ingénieur Civil et Ingénieur Hydraulicien.Depuis octobre 1925, nommé ingénieur conseil pour l\u2019Oratoire St-Joseph et le Pont de Montréal-Sud.En avril 1925, fut choisi par le Dép.des Travaux Publics, P.Q., comme expert technique pour l\u2019examen des projets primés du pont proposé au-dessus des chutes Montmorency.M.E.Loignon était élu président de l\u2019Association des Anciens de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, pour le terme de 1925-26.Il s\u2019intéresse aux œuvres de charité, entre autres la St-Vincent-de-Paul.Le 20 octobre 1890, M.Loignon épousait Mlle Ludoiska Côté, fille du notaire Hyacinthe Côté, et 14 enfants sont nés de cette union, dont 8 survivent.En politique : libéral.Résidence : No 178, De l\u2019Epée, Outremont.[68] J.-PAUL LAPLANTE Médecin Surintendant médical de VHôpital St-Luc Le docteur J.-Paul Laplante, Surintendant Médical à l\u2019Hôpital St-Luc de Montréal, naquit dans la métropole, le 12 juin 1902.Il est fils de Joseph-S.Laplante, marchind-quincaillier, et de Blanche Giroux, son épouse.Après avoir complété ses études primaires à l\u2019école Champlain, ( 1908-191 5), il fit son cours classique a,u collège Loyola, dirigé par les RR.PP.Jésuites, et en sortit bachelier ès-arts, en 1923.Au cours de\tla même année, il était\tadmis à\tla faculté\tde médecine de\tl\u2019Université McGill, et\tsix ans plus tard, le 1er juin 1920, il était reçu Docteur en Médecine et Maître en Chirurgie.Dès son admission à la pratique de sa profession, le docteur Laplante fut nommé chef interne à l\u2019Hôpital Général de Montréal et resta en service jusqu\u2019au 31\tdécembre\t1931.Antérieurement, c\u2019est-à-dire durant\tson stage d\u2019étudiant à\tMcGill, il avait fait de\tl\u2019internat\tà l\u2019Hôpital Homéopathique\tet au Children\u2019s Memorial Hospital.En janvier 1932, les autorités de l\u2019Hôpital St-Luc de Montréal, requirent ses services et le nommèrent chef interne.Depuis le 1er février 193 2, le docteur Laplante occupe les hautes positions de Surintendant Médièal au même hôpital.Absorbé par\tun travail incessant, le\tdocteur\tLaplante\tne s\u2019occupe pas\tde politique, mais il\tsait cependant exercer ses droits de citoyen quand l\u2019occasion se présente.Il est officier du No 4 C.C.S.du C.A.M.C.\t.\t.Ses délassements favoris, quand il peut en prendre, sont la milice, les jeux de tennis et de golr.Le docteur Laplante est célibataire et libéral en poétique.Domicile et bureaux : Hôpital St-Luc, 1058, rue St-Denis, Montréal.[69] PAUL LACOSTE, C.R.Avocat |70] PAUL LACOSTE De la société légale \u2019\u2019Lacoste ÔC Lacoste\u201d de Montréal, est né le 12 novembre 1874, du mariage de l\u2019honorable Sir Alexandre Lacoste, ancien Président du Sénat et ancien Juge en chef de la Cour d\u2019Appel de la Province de Québec, avec Lady Lacoste (Marie-Louise Globensky) .Petit-fils de l\u2019honorable Louis Lacoste, notaire, du Village de Boucherville, près Montréal, et\tqui fut le 1er maire de\tcette municipalité en\t1857, député\tdu\tcomté de\tChambly\tde 1 834 à 1861, Conseiller Législatif\tet finalement Sénateur\ten 1867 jusqu\u2019à\tsa mort.\tPatriote de 1837, il fut à cette occasion incarcéré comme prisonnier politique.Paul Lacoste fit son cours classique chez les Révérends Pères Jésuites au Collège Ste-Marie à\tMontréal, et son cours\tde droit à l\u2019Université Laval de\tMontréal.Il\treçut les\tdegrés de bachelier ès-arts et de licencié en droit.Il fit sa cléricature chez Bisaillon, Brosseau ÔC Lajoie, et fut admis au Barreau en juillet 1897.La même année, il fit partie de la société légale \"Bisaillon, Brosseau, Lajoie ÔC Lacoste , plus tard, de\t\"Kavanagh, Lajoie\tÔC\tLacoste\u201d, et\tfinalement de \"Lacoste ÔC Lacoste , dont\tles\tbureaux sont situés dans l\u2019édifice de la Banque Provinciale du Canada, No 221, rue St-Jacques Ouest, à Montréal.En\t1899\til joignit le\t65e Régiment\tCarabiniers Mont-Royal, dont il fut l\u2019un\tdes\tofficiers pendant quelques années.Le 1er mai 1903, il\tfut élu secrétaire du\tBarreau et le\t31\tdécembre\t1912, il\tfut nommé Conseil du Roi.Au\tcours\tde sa carrière il\ta agi dans\tplusieurs causes importantes qu il conduisit\tavec succès jusqu\u2019au\tplus\thaut tribunal\tde\tl\u2019Empire, le\tConseil Privé, à Londres, en Angleterre.Il a toujours été l\u2019un des avocats de la Banque Provinciale du Canada depuis sa fondation.Il est exécuteur testamentaire et avocat de plusieurs successions importantes.Il a toujours pris un vif intérêt aux organisations françaises et est depuis plusieurs années avocat-conseil du Consulat Général de la République Française au Canada, de la Chambre de Commerce Française, et de l\u2019Union Nationale Française, et il est aussi membre de 1 Alliance Française.Il s\u2019est toujours intéressé aux œuvres philanthropiques et de charité, entre autres à 1 Hôpital Sainte-Justine, dont il est l\u2019un des gouverneurs à vie.Lorsque le vent de la Prohibition eut envahi le Canada et les Etats-Unis, et que les prohi-bitionnistes firent assaut sur la Province de Québec, M.Lacoste fut chargé de défendre tant à Québec qu\u2019à Ottawa les intérêts opposés et lorsque le referendum sur cette question fut soumis au peuple de la Province, il dirigea avec succès la campagne en faveur d\u2019une tempérance modérée, qui fut approuvée par une forte majorité.La politique a toujours eu beaucoup d\u2019attrait pour lui, et il a toujours été un conservateur convaincu.Dès sa sortie du collège en 1894, il monta sur les tribunes politiques et fut mêlé à des campagnes mémorables où il rencontra les adversaires les plus redoutables du temps.Il ne cessa depuis de prendre une part très active et quelquefois prédominante dans toutes les luttes politiques provinciales et fédérales, tant comme orateur que comme organisateur.Souvent ses chefs eurent intimement recours à ses conseils sages et judicieux.Bien que sollicité plusieurs fois de briguer les suffrages populaires il s y est toujours refusé, s\u2019étant entièrement consacré à l\u2019exercice actif de sa profession; d\u2019un autie côté, jamais il n hesitia à prêter main forte à son parti, ni à aider les amis qui c nt eu recours à ses services.Il fut membre du Club Lafontaine, du Club Cartier et de plusieurs autres clubs politiques, et vers 1913 il fonda avec quelques amis l\u2019Association Libérale Conservatrice Limitée, dont il devint plus tard le Président.M.Lacoste a toujours été un enthousiaste des sports, et encore aujourd\u2019hui ses récréations favorites sont la natation, le tennis, le golf, l\u2019automobile, la pêche, la chasse et les promenades à travers bois.Il fait partie de plusieurs Associations et Clubs sociaux, politiques et sportifs, entre autres : Chevaliers de Colomb, Cercle Universitaire, Laval-sur-le-Lac, Montreal Club, l\u2019Association Conservatrice, \"Canadian Club\u201d et \"Canadian Bar Association\u201d, etc.En 1909, il épousa à Paris, France-Anita Duchastel, de Montrouge, fille aînée de M.Léon Duchastel de Montrouge, ancien consul de France à Vancouver, et à Montréal, et de Anita Snyder.De ce mariage sont nés cinq enfants qui vivent encore Roger, Marc, Fernande, Anita et Norbert.Il réside au No 582, Avenue Rockland, Outremont.Il passe ses étés avec sa famille à son camp du \"Lac Lacoste\u201d, dans les Laurentides, près de l\u2019Annonciation, comté de Labelle.[71] ¦n % F.-J.LANGLAIS, M.D.Médecin Le docteur François-Joseph Langlais, l\u2019un des médecins les plus en vue et les mieux considérés dans la région de Québec, naquit à Trois-Pistoles, le 27 décembre 1864, du mariage de François Langlais, médecin, et de Marie-Sophie Roy, son épouse, fille de M.Roy, de St-Anselme.Ses études primaires terminées, à l\u2019école paroissiale, il s\u2019en fut au Séminaire de Rimouski, poursuivre ses humanités et termina sa philosophie au Séminaire de Québec, après quoi il fut admis à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval de Québec.Reçu avec distinction, docteur en médecine, le 5 avril 1887, le docteur Langlais débuta à Trois-Pistoles, où depuis près d\u2019un demi-siècle, il a sans cesse pratiqué au même endroit.Pas n\u2019est besoin de dire, que le savant praticien, ami et bienfaiteur du pauvre comme du riche, est à la tête d\u2019une clientèle considérable.D\u2019une santé robuste, que n\u2019ont pu flétrir quarante-cinq années de labeurs incessants, le docteur Langlais suit encore assidûment son bureau de consultations, et prodigue toujours à ses chers patients, le soulagement que requiert leur état.Au cours de sa belle carrière professionnelle, le docteur Langlais, fit en 1907 et en 1928, deux voyages d\u2019études médicales en Europe, dans les hôpitaux de Paris.En 1891, le gouvernement provincial le nomma coroner pour le district de Kamouraska, charge qu\u2019il remplit durant trente-trois ans, ( 1891-1922).En maintes circonstances, le docteur Langlais refusa de se laisser porter candidat aux élections parlementaires, préférant consacrer tout son temps à l\u2019exercice de sa profession.Ancien Gouverneur du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, il siégea durant deux termes, de 1900 à 1906.Il est membre de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord, de l\u2019Association Médicale Canadienne, de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec.Est président, depuis sa fondation, de l\u2019Association Médico-chirurgicale, des comtés de Témiscouata et Madawaska.Est Associé, depuis juin 1931, du Collège Royal des Médecins.(Canada).Le docteur Langlais épousa, en 1910, Virginie Grandbois, fille du Dr P.-E.Grandbois, de Rivière-du-Loup.Il convola en secondes noces, le 28 décembre 1918, avec Alida Langlais, fille du notaire P.Langlais, de Rivière-du-Loup.Il n\u2019a pas de famille.En politique, conservateur.\u2014 Domicile et bureaux Trois-Pistoles, P.Q. HENRI MUETTE Voyageur tic commerce Intègre dans toute l\u2019acception du mot; philanthrope et bienfaiteur insigne, dont la générosité n\u2019a d\u2019égale que son humilité; homme de caractère, dont les actes ont toujours été marqués au coin de la justice et de la loyauté : voilà en résumé les traits caractéristiques, de celui dont nous allons estquisser la trop brève biographie.Henri Milette, voyageur de commerce, ancien échevin et pro-maire de la ville d\u2019Outremont, ancien président de l\u2019Association des Commissions Scolaires indépendantes de l'Ile de Montréal et membre du bureau des Evaluateurs d\u2019Outremont, vit le jour à St-Georges-de-Windsor, le 18 juin 1869, du mariage d\u2019Edouard Milette, négociant et de Perpétue Bourque, son épouse.C\u2019est à l\u2019école de Richmond qu\u2019il reçut son éducation première qu\u2019il perfectionna lui-méme par l\u2019étude et la lecture.A l\u2019âge de 14 ans, il embrassa la carrière des affaires, et débuta comme commis à l\u2019emploi de Hudon ÔC Caron, négociants de Richmond.Il y fit un stage de plusieurs années comme tel, puis vers 1890, il se dirigea vers Montréal, où il se fixa définitivement.Dès son arrivée dans la métropole, il prit emploi chez \"Scroggie Ltée\u201d, puis au cours de l\u2019année suivante, il s\u2019établit à son compte personnel, dans le commerce de nouveautés, puis comme marchand de meubles et enfin comme marchand de papier.En 1899, il abandonna son commerce, et joignit la \"Dominion Paper Co.\u201d à titre de voyageur.Depuis cette époque reculée, M.Milette a sans cesse rempli les mêmes fonctions pour la même compagnie.Contribuable de la ville d\u2019Outremont depuis un grand nombre d\u2019années, il eut l\u2019avantage de siéger au Conseil de Ville d\u2019Outremont durant trois ans, (1920 à 1 923), d\u2019avoir été pro-maire.d\u2019avoir présidé durant neuf ans la Commission Scolaire d\u2019Outremont (1910 à 1920), d\u2019avoir également présidé l\u2019Association des Commissions Scolaires indépendantes de l\u2019Ile de Montréal, d\u2019être encore membre du bureau des Evaluaeurs d'Ou-remont et juge de Paix.M.Milette fut un de ceux qui contribuèrent le plus à l\u2019érection du splendide monument qu\u2019est l\u2019école Querbes.Alors qu\u2019il était président de la Comm.Scolaire, il céda en effet à la Comm., à titre absolument gracieux, une option personnelle qu\u2019il avait à un prix très avantageux sur le terrain où se trouve édifiée l\u2019Académie Querbes, faisant réaliser à la Comm., une économie de $ 20,000.M.Milette s\u2019est toujours intéressé à la chose publique.Le 25 août 1891, il épousait Marie-Louise Râtelle, veuve de feu J.Varin et fille de Louis Râtelle, marchand de Terrebonne.En politique, indépendant.Domicile : Outremont.[73] ALEXANDRE LACOSTE, C.R.Avocat [74] ALEXANDRE LACOSTE Né à Montréal, le 29 janvier 1883, fils de l\u2019honorable Sir Alexandre Lacoste, ancien juge en chef de la Province de Québec et de Lady Lacoste (Marie-Louise Globensky) et petit-fils de l\u2019honorable Louis Lacoste, ancien député, conseiller législatif et sénateur.\t_\tx Il a fait ses études à Montréal, au Mont-St-Louis, au College bte-Marie et son droit à l\u2019Université Laval de Montréal.Il fit sa cléricature chez MM.Campbell, Meredith, Macpherson ta Hague, avocats de Montréal et fut admis au Barreau en 1905.Nommé en 1905 l\u2019un des avocats de la \u201cMontreal Light & Power , il pratiqua alors avec M.George 11.Montgomery, C.R., sous la raison sociale de Montgomery & Lacoste.En 1909, il fit partie de la société légale Kavanagh, Lajoie & Lacoste.En 1928, il forme une société légale avec son frère Me Paul Lacoste, C.R., sous la raison sociale de Lacoste & Lacoste.Créé Conseil du Roi en 1928.Il a pris une certaine part aux affaires publiques, mais s\u2019est toujours consacré plus particulièrement à l\u2019exercice de sa profession.En 1904, il prit une part active en faveur du candidat du parti conservateur, Sir Rodolphe Forget (pii sortit vainqueur de la mémorable élection du Comté de Charlevoix.Dans le domaine légal, il a conduit de 1911 à 1928, avec succès, comme 1 un des avocats de la Succession de Beaujeu, la célèbre cause de la \u201cCedars Rapids Manufacturings Company\u201d, contre cette Succession.Ce procès qui dura 17 ans, en passant quatre fois par le Conseil Privé, a fait dire à l\u2019honorable juge en chef Lafontaine, de la Cour d\u2019Appel, dans un jugement rendu sur un incident : \u201cIl n a pas existe de cause semblable devant nos tribunaux, et probablement aucune cause pareille et aussi compliquée ne se verra de nouveau\u201d.La décision finale rendue par le Conseil Privé en cette cause est de la plus haute importance pour tous les propriétaires riverains de pouvoirs d'eau.Avocat de la Succession Hurtubise, il a également conduit avec succès une série de procès considérables pour recouvrer en grande partie les biens disparus de la Succession.Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital St*-Justine, membre a vie du Cercle Universitaire, membre du \u201cRoyal Automobile ( lub .Sports favoris : Tennis, golf, automobilisme.Il a épousé, le 26 septembre 1911, Alberta Bienvenu, tille de Tancrède Bienvenu, ancien vice-président et gérant général de la Banque Provinciale du Canada, dont il a deux filles, Marguerite et Germaine.En politique : conservateur.Domicile : 4047, Ouest, rue Dorchester, Westmount.Etude : 221, Ouest, rue St-Jacques, Montréal. » m% ROSARIO MESSIER, L.S.C.J ournaliste M.Messier dépasse à peine la trentaine et déjà compte une carrière d\u2019une activité et d\u2019une variété que lui envierait plus d\u2019un, qui a le double de son âge.Fils d\u2019un important fonctionnaire d\u2019un riche comté avoisinant la métropole, diplômé du cours classique et formé à notre école du Haut Commerce, dans la vie pratique, d\u2019abord attaché à l\u2019une de nos plus grandes organisations d\u2019état, puis au premier de nos quotidiens, M.Messier n\u2019a pas tardé à accéder aux postes de direction.Né à Varennes, Qué., le 22 avril 1899, il est le fils de J.-S.Messier, régistrateur du comté de Verchères, et d'Eva Malo, fille de Pierre Malo de St-Damase.Il étudia à l\u2019école du rang de la Picardie (Varennes), au collège de l\u2019Assomption et à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales où il obtint le diplôme de \"Licencié en Sciences Commerciales\u201d.C\u2019est en 1922 qu\u2019il débuta dans la carrière, comme secrétaire du Dr Merrill Désaulniers, membre de la Commission des Liqueurs de la province de Québec.De 1 92 3 à 1 925, il fait partie du personnel de la rédaction de \"La Presse \u201d.En 1926, il est directeur du \"Bulletin de la Ferme\u201d et publiciste de la \"Coopérative Fédérée\u201d.Gérant, 1927-28, de la publicité des \"Editions de l'Eclaircur\u201d, de 1928 à 1932, il est associé de M.J.-A.Fortin dans les Compagnies \"[\u2019Eclaireur Inc.\u201d, les \"Publications Françaises Commerciales Limitée\u201d, la \"Publicité Canadienne\u201d.Enfin depuis 193 2, il est président et administrateur général de la Compagnie \"Les Publications Françaises Commerciales Limitée\", éditeurs-propriétaires du journal de commerce français le plus important du Canada : \"Le Détaillant\u201d.Depuis 1 930, M.Messier remplit également l\u2019office de secrétaire général pour tout le Canada de l\u2019Association des Marchands Détaillants du Canada- En 1930, il fonde \"Le Bureau de Crédit des Marchands Détaillants Incorporée\u201d, dont il est le directeur-gérant.Il fait partie de la Société St-Jean-Baptiste et il est membre du Club Canadien, du Club St-Denis, du National, du Club des Journalistes de Montréal.Ses récréations favorites sont les sports au grand air : tennis et tourisme.Le 3 février 1926, il épousait Gilberte St-Jean, fille d\u2019Ulric St-Jean, ancien régistrateur du comté de Verchères.Il est père d\u2019un fils, Gilles.\u2014 Domicile 8126, rue St-Denis, Montréal.[76] J.-E.NANTEL Fonctionnaire Joseph-Emile Nantel, surintendant du Département de l\u2019Incinération de la ville de Montréal, naquit à l\u2019Ile Bizard, le 12 septembre 1875, du mariage de Camille Nantel, forgeron, et de Marguerite Bélair, son épouse, fille de Léon Bélair, Il reçut son instruction à l\u2019école Saint-Pierre, rue Panet.Au terme de ses études en 1890, il travailla comme apprenti pour le compte de la maison \"L.-A.Dansereau\u201d, fabricants de biscuits.Il y fit un stage de huit ans au cours desquels il remplit diverses fonctions, puis en 1898, muni de connaissances suffisantes et d\u2019un capital satisfaisant, il quittait son emploi pour entreprendre lui-même la fabrication des biscuits.M.Nantel fit de son entreprise personnelle, un succès considérable, en très peu de temps.Ayant en 1906, cédé ses intérêts à d\u2019autres, il entra au service de la ville de Montréal, à titre d\u2019inspecteur au Département de l\u2019Incinération.L\u2019année suivante, il était promu au poste d\u2019assistant-surintendant, et depuis 1913, il est le surintendant général de cet important département.La politique n\u2019a aucun attrait pour M.Nantel.Il n\u2019a jamais voulu faire partie d\u2019aucune compagnie commerciale ou financière et il a toujours refusé d\u2019accepter toute charge honorifique, bien qu\u2019en maintes circonstances, l\u2019offre lui en ait été faite.La société Saint-Vincent-de-Paul trouve en lui un bienfaiteur insigne.Il est de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb.(Conseil Lafontaine) et des Forestiers Indépendants.Ses délassements favoris sont la natation et le tourisme.Le 1er juin 1897, il épousait Louisa Duquette, fille de Romuald Duquette.M.Nantel n\u2019a pas de famille.\u2014 En politique, indépendant.Domicile : 2132, rue Jeanne d\u2019Arc.Durant l\u2019été : Sainte-Geneviève, Qué.[771 FERNAND DUFRESNE Avocat Directeur du Service de la Police de Montréal [78] FERNAND DUFRESNE Le directeur du Service de la Police de Montréal, membre éminent du Barreau et Recorder de la Cité de Montréal, naquit dans la métropole, le 5 février 1897, du mariage de feu Olivier Dufresne, ancien contrôleur et auditeur de la cité, et de Clannda Pigeon, son épouse, fille de Joseph Pigeon, cultivateur de Ver,chères.11 reçut son instruction primaire au Jardin de l\u2019Enfance, fit un cours commercial au Mont-Saint-Louis, et étudia les classiques aux collèges de Saint-Hyacinthe et Sainte-Marie a Montréal, où il obtint son baccalauréat ès-arts.Entré à l\u2019Université Laval en 1917, il en sortit en 1920 avec le titre de L.L.B.Admis à la pratique de la profession d\u2019avocat, en juillet 1920, il en commença l\u2019exercice, en société avec Mtres Beauchamp et Desjardins.En 1923, il devint l\u2019associé de Aires Beaudry et Bertrand, et fit partie de ce bureau légal jusqu\u2019au mois de décembre 1926, époque de sa nomination comme greffier de la cour du Recorder.L année suivante, il était choisi comme avocat en charge de la cour du Recorder, et en août 1928, il remplissait les fonctions d\u2019avocat en chef du département de la Police.Le 20 août 1929, les autorités provinciales le nommaient Recorder de la Cité de Montréal, et fin mars 1931, il acceptait la position de Directeur du Service de la Police de Montréal.Cette nomination fut très heureuse à plus d\u2019un point de vue, car depuis l\u2019avènement de M.Dufresne à la direction de ce très important département, nous n\u2019avons eu qu\u2019à signaler des transformations notables, qui ont justifié surabondamment l\u2019excellence des méthodes employées sous son intelligente direction.Et nous nous plaisons à dire, de concert avec les autorités étrangères, que le corps policier de Montréal, tel que présentement administré, est l\u2019un des plus parfaits qui soient.Il ne fait partie d\u2019aucun club ou association quelconque, et consacre tous ses moments de loisir au bon fonctionnement de la grande entreprise qu\u2019il dirige avec tant de tact et de dignité.Bien que relativement jeune, il a beaucoup voyagé aux Etats-Unis et en Europe.Lors d\u2019un récent voyage d\u2019études qu\u2019il fit en France, en Italie, en Angleterre et en Suisse, il assista à la convention internationale des Chefs de Police du monde entier, tenue \u2019à la Sorbonne, à Paris, et il eut l\u2019insigne honneur d\u2019être élu vice-président de cette association.C\u2019est la première fois, qu\u2019un Canadien-français est ainsi honoré.M.Dufresne est vice-président de l\u2019Association Internationale des Chefs de Police du Monde entier; membre de l\u2019Association Internationale des Chefs de Police; membre de l\u2019Association Canadienne des Chefs de Police et membre de La Ligue de Sécurité de la Province de Québec.Ses amusements favoris, sont les voyages et les sports au grand air.Le 27 février 1923, il épousait Marguerite Payette, fille de Frs Payette, négociant, de Montréal.De cette union, sont nés : Gisèle et Françoise (jumelles) et Jean.Domicile : 4614, Avenue Wilson, Montréal.[79] J.-M.POMINVILLE, M.D.Médecin Cest Ie 1er mai 1872, que naquit dans 1 historique village de Saint-Benoît, comté des Deux-Montagnes.Joseph-Maurice Pominvil e.Son pere, François-Xavier Pominville était cultivateur de son état et sa mère Domitille Menard, était la fille de Benjamin Menard, aussi cultivateur du même lieu.Après kvoir fait des etudes commerciales assez completes, le jeune Pominville fut d\u2019abord employé dans un magasin général à Saint-Benoît, et apres un certain stage comme commis, il dut suivre l\u2019exemple de ses freres et cultiver la terre sous la direction paternelle Ayant toujours manifesté un goût plus prononcé pour l\u2019étude que pour 1 agriculture, il s en fut, a 1 age de dix-sept ans, commencer ses études classiques au collège Bourget Rigaud De ses elements latins a sa philosophie, il brilla entre tous, et lorsqu\u2019il quitta le collège pour entrer\u2019 à l\u2019Uni-versite Laval y etudier la medecine, il avait obtenu avec grande distinction tous ses baccalauréats C\u2019est le 7 juin 1900, que le docteur Pominville fut admis à la pratique de sa profession.Le 1er août 1900, il alla s\u2019établir à St-Joseph-du-Lac, et ne fut pas lent à s\u2019assurer d\u2019une clientèle fort intéressante, rayonnant sur les paroisses voisines.Praticien de grande experience, le docteur Pominville jouit d\u2019une renommée considérable Tout en exerçant consciencieusement ses devoirs professionnels, le docteur Pominville s\u2019est toujours occupé de la chose publique pour le plus grand bien de ses concitoyens.La politique parlementaire ou municipale l\u2019intéresse particulièrement, mais il n a jamais voulu accepter la moindre charge honorifique parce que fidèle à sa devise qui est de faire autant de bien que possible sans la moindre ostentation, il ne veut en aucune façon y déroger Ami sincere des pauvres, il fait largement sa part, en contribuant à leur soulagement, physique comme moral.Le docteur Pominville est secrétaire de la succursale locale des Artisans Canadiens-Français II aime particulièrement la partie de peche, quand il peut se payer ce plaisir.Le 12 avril 1904, il épousa Maria Leclair, fille de feu Alfred Leclair de Roxton Falls.De cette union, sont nés neuf enfants dont sept sont encore v.t/anrc Conservateur convaincu, il a rendu de reels services Domicile : Saint-Joseph-du-Lac, comté des Deux-Montagnes, P.Q.[80] mm J.-P.ROLLAND Industriel J.-Pierre Rolland, vice-président de la \"Compagnie de Papier Rolland Ltée\u201d, vit le jour à Montréal, en 1886, du mariage de l'honorable Jean-Damien Rolland, Conseiller Législatif, et d Albina Parent.II est le petit fils de l'hon.J.-B.-R.Rolland, sénateur, qui avec son frère Stanislas-J .-Baptiste Rolland, avait fondé l'importante industrie pour la fabrication du papier, dont les usines sont à St-Jérôme.Mont-Rolland, et les magasins et bureaux d'administration .i Montréal.Pierre Rolland fit ses études au Mont-Saint-Louis et a l'Academie du Plateau.Dès sa sortie du collège, il embrassa la carrière commerciale, et s entraîna à la pratique des affaires sous la direction paternelle.A la mort de son père, il lui succéda, et avec son frère, feu Em le Holland, il dirigea ses diverses entreprises industrielles et commerciales.M.Pierre Rolland, est depuis plusieurs années vice-président de la \"Compagnie de Papier Rolland Ltée\u201d, fabricants de papier registre, papier toile et parchemin, l\u2019une des plus considérables du genre dans la province de Québec.M.Rolland qui s\u2019est sans cesse interesse à la chose publique, fut échevin de la Ville d\u2019Outremont durant près de douze ans.Jugeant que son ro e avait été suffisamment rempli, il se retira de la vie publique en 1929.De 1929 à 1931.il fut president de l\u2019Association Athlétique \"Le National\u201d.Il a également rempli les mêmes fonctions honorifiques, dans la \"Dominion Commercial Travelers Association\u201d, dont il est présentement le trésorier.Il est a souligner quil est le premier Canadien-français «i occuper cette importante fonction.Il est directeur de la Compagnie J.-K.Rolland Ôt Fils\u201d, directeur de l\u2019Imprimerie Moderne, membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal, membre de l'Association des Manufacturiers canadiens, membre du Club des Ingénieurs et du Club Laval-sur-le-Lac.Ses récréations favorites, sont le golf et le tourisme.\t, .En novembre 1910, il épousait Blanche Rolland, fille de feu le docteur Albert Rolland, de Montreal.De cette union, sont nés un garçon et une fille.\tc n i Domicile : 760, Avenue Rockland, Outremont.Bureaux : 116, Ouest, rue St-Faul.[81] JOSEPH-EDOUARD-MARTIAL DESROCHERS Notaire \u2022\u2014 Inspecteur des Bureaux d\u2019Enregistrement de la Province de Québec [82] JOSEPH-EDOUARD-MARTIAL DESROCHERS il a émigré l\u2019âge Toseoh-Edouard-Martial Desrochers est né à l'Assomption, le 28 août 1872, d où\t, ,,\t~i -Jo P\tur St-Thomas-de-Joliette; fils de Urgel Brien dit Desrochers, cultivateur, decede a 1 age de 04^sXeatndePCaronne L^que ^ de 85 ans \"ïi fit ses études classiques au Collège d.joliette, puis LI droit à Laval de Montréal, et sa cléricature à Montréal, en l'etude de Mtres Emery Papineau, Ones me Morin et Victor Morin, pratiquant en société.Admis à la pratique du notariat avec très grande distinction en arrivant en tete ne la liste, le lu sep,e.uo,e cru.IL a exercé sa profession à St-Félix de-Valois de novembre 1 898 à juin 1 899, puis à St-Hilaire-de-Rouville, ou il tient encore son etude.11 est depositaire des ereffes des notaires j.-A.Au,hier et Misaél Halde.Il a agi sans interruption comme secret.iro-tresor.er des municipalités du village et de la paroisse de St-Hilaire, et des Commissaires d écoles des memes municipalités.En outre, depuis 1920, il agit comme secrétaire-trésorier de la corporation du village » c as erv De plu: St-Mathi ciation des Jeunes Notaires, sous le haut patronage de leur aine, M.Leandre Belanger, il en a ete président alors que ses confrères.Oscar Désautels et Ernest-R.Decary eurent ete respectivement nommes, le pre- président, et le second, secrétaire-trésorier de la même Association.Mtre j.-E.-M.Desrochers a «é membre président alors que de la Chambre des Notaires, de 1912 à 1918 inclusivement.Il fut nomme a la charge de secrétaire de 1 tion libérale du Comté de Rouville, vers 1905, à la suggestion de 1 hon.L.-P.Brodeur, alors Orateur a la Ç hre des Communes, à Ottawa, qui l\u2019avait amené pratiquer à St-Hilaire, sur la recommandation expresse e\t\u2022 juge GeVvaTs son professeur de droit.Plus tard, il devint, avec feu F.-X Boisseau, notaire de St-Hyacinthe secrétaire-conjoint de l'Association libérale des Comtés de St-Hyacinthe et Rouville.Apres avoir ete fortement sollicite de briguer les suffrages des électeurs de Rouville lors de la vacance creee a la Legislature de Québec par la démission de M.Edmond Robert, on lui confia le poste d Inspecteur des Bureaux d fcnre gistrement de la Province de Québec, en remplacement de\tfeu J.-E.Duhamel, par commission\ten date\tdu 2 mars, 1925, et celui de Commissaire per dedimus potestatem, par commission en date du 2U juin ae même année, il dut alors abandonner pratiquement sa nombreuse clientèle.Comme Inspecteur des Bureaux d\u2019Enregistrement il a pour collègue, son dévoué et distingué ami, E.-Edmond de Sales Laternere, notaire et seigneur des Eboulements.Depuis son entrée en fonction comme inspecteur des bureaux d enregistrement de la province de Québec, il a consacré une partie de ses loisirs à la préparation d\u2019un important travail de compilation des lois,\tStatuts, tarifs, lettres-circulaires et opinions\témanées de l\u2019hon.Procureur General, etudes\tet jugements, sur\tl\u2019enregistrement des droits réels et la tenue\tdes bureaux d\u2019enregistrement de la\tProvince\tde Québec, opinions et règles extraites des Annuaires de l\u2019Association des Régistrateurs, depuis 1887.avec index alphabétique pour chaque matière.Cet ouvrage qui sera des plus utiles aux membres de la profession legale sera bientôt complété.Plusieurs régistrateurs et particulièrement ses confrères et amis.Mtres 1.Brassard, régistrateur de\tMontréal, P.Angers, D.L., régistrateur de\tBeauce.P.-A.Longpré.régistrateur\tde Laval,\tet J.Aimé Lussier, régistrateur de St-Jean, et secrétaire de l\u2019Association des Régistrateurs, ont indirectement et largement collaboré à cette œuvre en lui fournissant plusieurs notes et opinions legales et personnelles sur le même sujet.Il est l\u2019un des fondateurs de l\u2019Assurance Groupe, créée par l\u2019Association des Régistrateurs.dont il est l\u2019un des membres.Il est membre de la Société des Artisans-Canadiens-Français, de la cite de Montréal et de l\u2019Alliance Nationale.Il s\u2019intéressa vivement aux œuvres sportives, philanthropiques, sociales et patriotiques, mais ses activités se portèrent particulièreemnt à la réalisation du progrès de St-Hilaire et au bien-être de ses habitants.Aussi, grâce à son travail constant, à son tact et à son activité dévorante et a son énergie inlassable, il a.avec l\u2019aide et la collaboration de quelques amis dévoués et pratiques, fait marcher St-Hilaire à pas de géant vers la voie du progrès, en le dotant de toutes les améliorations modernes et réglementant la salubrité publique et privée, le tout de façon à assurer aux nombreux villégiateurs et touristes une existence saine, gaie et idéale.En 1924, il a été élu président des Régates de Belœil, puis Fannee suivante, commodore, en succédant en ligne directe, à l\u2019hon.L.-P.Brodeur, Hector Barsalou, l\u2019hon.Ch.Laurendeau, l\u2019hon.Rodolphe Monty et l\u2019hon.Alfred Duranleau.Il est membre du Cercle Universitaire, apres avoir ete, pendant quelques années jusqu\u2019à la date de sa nomination comme Inspecteur des Bureaux d\u2019Enregistrement de la Province de Québec, l\u2019un des membres du Club de Réforme.Il adore la vie de famille et sa principale récréation consiste en la floriculture, cultivant particulièrement les glaïeuls par milliers et les pivoines,\tpour ensuite, en faire bénéficier sa famille, ses locataires-villégiateurs et\tses\tnombreux amis et visiteurs\u2019 Son hospitalité de bon aloi et sa gaieté gauloise lui commandent de faire annuellement bon nombre de gallons de cidre de pommes \"Fameuses et McIntosh\u201d, de St-Hilaire, réputées les meilleures de 1 Amérique du Nord, et qu\u2019il distribue gratuitement à ses amis et visiteurs, presque aussi souvent que le cœur leur en dit.Aussi ce cidre abondant est particulièrement connu de plusieurs citadins de Montréal, qui se font rarement prier pour le déguster.En se récréant ainsi, il a pensé faire une réclame pour St-Hilaire, au développement intensif duquel il a constamment travaillé tout en préconisant la paix et l\u2019harmonie entre toutes les classes, ainsi que l\u2019a déclaré en plusieurs occasions l\u2019hon.Rodolphe Lemieux, l\u2019un de ses anciens professeurs d U-niversité,\tqui est\tdevenu, pour un temps, le député de Rouville\tà\tla Chambre des\tCommunes, a la suite d\u2019une délégation\tdes principaux électeurs libéraux de Rouville, à\tla\ttête de laquelle\til\tse trouvait avec son excellent\tami, le\tDr C.-A.Bernard, de St-Césaire, ex-M.P.P.\tet\tle très dévoué\tM.\tDion, president - e l\u2019Association libérale.Aussi, il a ans cesse eu un culte et une reconnaissance sans bornes pour ses amis, protecteurs et aviseurs, les hon.L.-P.Brodeur et Rodolphe Lemieux.L\u2019hon.L.-P.Brodeur a toujours résidé à St-Hilaire.dans sa résidence qu\u2019occupent encore son épouse distinguée, charmante et hospitalière, avec Madame Berthe DeLorimier, sa fille, et Wilfrid Brodeur, son fils cadet.L\u2019hon.Lemieux, en vue de se qualifier au siège de Sénateur a jeté son regard sur St-Hilaire en y acquérant du notaire Desrochers une superbe résidence de villégiature sur l^s bords du Richelieu ^\t_\tj\t*» Le 11 juillet, 1905.il a épousé Marie-Laurence Brunet, fille de J.-C.Brunet, et de Dame Mane-Aglaé-Corinne Laurenr.De cette union sont nées Madeleine et Jacqueline.Résidence : St-Hilaire, Comté de Rouville, P.Q.[83] M.-G.-L.SIROIS Négociant et Importateur Marie-Georges-Ludger Sirois, propriétaire de la Maison Ludger Sirois, négociant et importateur, naquit à Cacouna, P.Q.Le 5 août 1879, du mariage de Adolphe Sirois, cultivateur, et de Caroline Bernier, son épouse, fille de Xavier Bernier.C\u2019est à l\u2019école modèle de Cacouna qu\u2019il reçut son instruction.A l\u2019âge de 16 ans, en 1 895, il débutait dans la carrière commerciale, en entrant au service de la maison J.Viel, à Rivière-du-Loup, qu\u2019il quittait cependant l\u2019année suivante, pour venir à Montréal, travailler pour le compte de P.Bruneau.Après un stage de neuf années, il entreprit pour lui-même, en société avec son beau-frère J.-E.Plourde, l\u2019établissement d\u2019un commerce d\u2019épiceries.En 1 908, M.Sirois cédait ses intérêts à une tierce personne, et acceptait la position de voyageur de commerce, pour le compte de la maison Masson ô£ St-Germain.D\u2019une affabilité et d\u2019une courtoisie parfaites, il ne tarda pas à se créer une vaste clientèle.En 1913, la compagnie \u2019\u2019National Coffee ÔC Spices\u201d, eut l\u2019avantage de s\u2019assurer sa précieuse collaboration, comme représentant pour tout le territoire de la province de Québec.En 1922, M.Sirois fonda la \"Royal Coffee ÔC Spices\u201d, et prit plus tard comme associés, MM.J.-M.Guindon et J.-E.Plourde.L\u2019année suivante, il quittait la compagnie pour établir en fin de compte, l\u2019important établissement actuel de thés, cafés et épices, qu\u2019il contrôle seul depuis une dizaine d\u2019années, sous la raison sociale de Ludger Sirois.Les produits \"Délecta\u201d qu\u2019il a lui-même lancés sur le marché, et qui sont siens, sont reconnus comme étant d\u2019une pureté indiscutable.M.Sirois ne s\u2019occupe pas de politique.Il est de l\u2019Association Catholiques des Voyageurs de Commerce, de l\u2019Ordre des Forestiers Catholiques et l\u2019un des membres fondateurs de la Société des Oliviers.Il fut pendant dix ans, Chef Ranger des Forestiers Catholiques, trésorier pendant deux ans du Cercle des Voyageurs et secrétaire correspondant du Comité Général de l\u2019Association des Voyageurs, pendant quatre ans.La pêche constitue sa récréation favorite.Le 5 octobre 1903, il épousait Alida Vidricaire, fille de Magdelger Vidricaire.De cette union, sont nés douze enfants, dont Paul-Etienne, Marie-Jeanne et Fernande sont encore vivants.En politique: indépendant.Domicile: 4343, av.DeLorimier.Place d\u2019affaires: 405, rue Notre-Dame E.184] M.RENAUD Industriel Maximilien Renaud, gérant de la \"Trudeau Carnage Ltd manufacturier de carrosseries pour automobiles, vit le jour à Montréal, le 8 juillet 1889, du mariage de J-B.Adhcmar Renaud, marchand, et de Marie Collins\tson épouse, fille de D.\tCollins, manufacturier.C\u2019est\ta 1 ecole\tSa,nt-P.erre, dirigée\tpar les Freres Maristes qu\u2019il reçut son instruction commerciale.En 1907.il débuta dans la carrière des affaires, en prenant emploi\tcomme comptable, pour\tle compte de la \"Carrosserie\tTrudeau\tLtee\t11 y fit un\tstage de cinq années comme tel, puis en 1913,\til en devint le contremaître.\tTrois ans\tplus\ttard, en 1916,\til avait 1 avan- tage d\u2019être nommé directeur-gérant général de toute 1 entreprise.M Renaud quoique dans la quarantaine seulement, est un homme d\u2019affaires averti, qui par son esprit d\u2019initiative raisonnée, a contribué dans une grande mesure à faire de cette maison canadienne, lune des plus importantes du genre dans la métropole.Expert reconnu en matière de carrosserie, .1 est 1 un des principaux estimateurs attitrés de la Compagnie des Tramways, du Canadien National et de plusieurs compagnies d assu-rances,\tdans l'évaluation des dommages causés aux automobiles a la suite\td accidents de\ttoute nature.M Renaud ne s\u2019occupe pas de politique, mais il a toujours favorisé de son vote, le parti libéral, tant au fédéral qu'au provincial.Charitable à l'excès, il ne s\u2019abstient jamais de faire sa large part pour soulager les malheureux.M.Renaud est membre à vie de la Palestre du National.Sa recreation favorite est le tourisme.Grand amateur de voyages, il a visité tous les Etats-Unis, tant dans l\u2019intérêt de son industrie que par agrément.Le 18 décembre 1918, il épousait Zita Descary, fille de Ferdinand Descary, marchand-tailleur de Montréal.De cette union sont nés : André, Robert, Jean-Marc.Gabriel, Thérèse et Monique.Domicile : 6869, rue Fabre. S.E.Monseigneur OVIDE CHARLEBOIS, 0.M.I.Evêque titulaire de Bérénice premier Vicaire Apostolique du Keewatin [86] S.E.Monseigneur OVIDE CHARLEBOIS Son Excellence Monseigneur Ovide Cliarlebois, naquit à Oka, P.Q-, le 1 .février 1862, d\u2019une modeste famille de cultivateurs qui a donné à 1 Eglise cinq prêtres et une religieuse.Son père, Hyacinthe Cliarlebois était cultivateur, et sa mère, Emérence Chartier dit Robert, était la tille de Dominique Chartier.11 fit ses études classiques au Collège de l\u2019Assomption, et entra chez les Oblats de Marie Immaculée en 1882 où il fit ses études théologiques.Il fut ordonné prêtre le 17 juillet 1887, par Mgr Grandin.Peu après son ordination, il partait pour les missions sauvages, et pendant seize ans, il résida seul dans la pauvre mission du Cumberland House, Sask.De là il desservait les lointaines missions de Le Pas, de Grand-Rapide, de Nelson House et parfois celles de Pakitawagan et du Lac Pélican, construisant chapelle et résidence dans ces missions, faisant de ses propres mains la plus grande partie du travail.La chapelle de Le Pas devait etre plus tard sa première cathédrale.Au mois d\u2019août 1903, il était nommé principal de lecole industrielle de Duck Lake, Sask., poste qu\u2019il occupa pendant sept ans.C\u2019est alors qu\u2019il fonda, avec quelques confrères et séculiers, l\u2019excellent journal Le Patriote de l\u2019Ouest\u2019\u2019.Le 8 août 1910, il fut sacré évêque de Bérénice par Mgr Langevin, O.M.I., archevêque de Saint-Boniface et chargé du nouveau Vicariat Apostolique du Keewatin.Cet immense Vicariat qui comprenait alors toute la partie nord des Provinces du Manitoba et de la Saskatchewan, ne se composait que de missions sauvages dénudées de toutes ressources; treize Peres Oblats et quelques freres con-vers en constituaient tout le personnel.Le nouvel évêque commença son ministère dans un état de pauvreté absolument apostolique : comme le Sauveur, il n avait pas même un lit à son usage.En 1925, les missions des Esquimaux furent detachees du Vicariat du Keewatin pour former la Préfecture de la Baie d\u2019Hudson.En 1929, Mgr Cliarlebois dotait sa ville épiscopale d\u2019un hôpital des plus modernes pouvant recevoir plus de cent patients.Depuis deux ans, deux mines de cuivre sont exploitées dans les limites du Vicariat.Monseigneur Cliarlebois passe l\u2019été en courses apostoliques; le territoire à couvrir est si étendu, qu\u2019il n\u2019a le temps de visiter qu\u2019un tiers de son Vicariat par année.Toutes ses courses se font en canot et sont coupées d\u2019interminables portages, de fondrières et de rochers où vous attend 1 innombrable armee des marin-gonins et des moustiques.A soixante-dix ans, Mgr Cliarlebois ne craint pas d entreprendre ces durs voyages, et ceux qui ont l\u2019occasion de l\u2019accompagner savent que sa force et son endurance n\u2019ont d\u2019égal que son zèle d\u2019apôtre.Après vingt et un ans de dévouement inlassable, malgré la modicité des res-rources et des incendies désastreux et répétés, le Vicaire Apostolique du Keewatin a le bonheur de voir ses missions prospères et établies sur un bon pied.Pi ois prêtres séculiers, vingt-six Pères Oblats, vingt-trois frères convers et cinquante et une religieuses sont heureux de se dévouer sous la houlette d un tel pasteui.Domicile : Le Pas, Manitoba.[87| L\u2019abbé J.-E.-0.CHARLEBOIS Assistant-Principal à l\u2019Ecole Normale M.l\u2019abbé Joseph-Emmanuel-Ovide Charlebois, assistant-principal à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier de Montréal, est né à l\u2019Assomption, province de Québec, le 3 1 août 1890, du mariage de Joseph-Procule-Samuel Charlebois, agriculteur, et de Julie Comtois, son épouse, fille de Hyacinthe Comtois et de Aurélie Dumontier.Il est le neveu de S.E.Mgr Ovide Charlebois, O.M.I., évêque titulaire de Bérénice et premier vicaire apostolique du Keewatin, des Pères Guillaume et Charles Charlebois, O.M.I.C\u2019est au collège de l\u2019Assomption que M.l\u2019abbé J.-E.Charlebois fit son cours classique, et au Grand Séminaire de Montréal, qu\u2019il étudia la théologie.Il fut ordonné prêtre en l\u2019église de sa ville natale le 23 mars 1913, par S.E.Mgr Ovide Charlebois, O.M.I.De septembre 1912, à août 1931, il fut professeur de Mathématiques, de Littérature au collège de St-Jean, à St-Jean-sur-Richelieu.Au cours des années 1930-3 1, il fit un long voyage à travers la France, l\u2019Italie, l\u2019Espagne, la Suisse, la Belgique, la region du Rhin, l\u2019Egypte, la Palestine, la Syrie, Stamboul et Athènes.De retour au pays, il fut nommé, en septembre 1931, assistant-principal et professeur de philosophie, d apologétique, de catéchisme et d\u2019histoire à l\u2019école Normale Jacques-Cartier, à Montréal.Monsieur l\u2019abbé Charlebois est un érudit, qui a formé au cours de sa longue carrière dans le professorat, de belles intelligences qui ont fait leur marque dans la vie.Sa nomination comme assistant-principal à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, est des plus heureuses, et les nombreux élèves qui fréquentent cette institution enseignante, ne seront pas les derniers à en ressentir les effets les plus bienfaisants.Monsieur 1 abbé Charlebois habite à l\u2019Ecole Normale, Parc Lafontaine, Montréal. L.- EUGENE COURTOIS -M Président et gérant général de \u201cLa Société Coopérative de h rais Funéraires Louis-Eugène Courtois, président et gérant générai de \"La Société Coopérative de P™?Montréal, est né dans la métropole, le 18 juin 1887, du mariage de Joseph Courtois, courtier en assurances, et de Azélie Vincent, fille de Eusèbe Vincent.Son cours commercial terminé chez les Frères Maristes, M.Courtois fut dirigé vers 1 Université d'Ottawa pour y poursuivre ses études classiques.Il y obtint, en 1909, son baccalaureat es-arts.En septembre de la même année il entra au service de son père qui, depuis vingt \u201c?\u2022\t\u201c bureau d'assurances très prospère.M.Courtois ne tarda pas a acquérir dans ce nouveau\tchiffre de une expérience précieuse qui contribua à faire augmenter dans des proportions intéressantes le chiffre de leurs affaires.A la mort de son père, en août 1913, M.Eugène Courtois s associa a son frere Joseph, et continua l\u2019entreprise sous la raison sociale Courtois Frères Ce bureau d assurances, le\tL**' dans la partie est de Montréal, est l\u2019un des plus considérables de la métropole, comme entreprise particulière.Le 27 avril 1931, M.Courtois accepta l\u2019importante situation de gérant général de la \"Société Cooperative de Frais Funéraires\u201d.En juin 1932, il s\u2019adjoignit comme assistant-gerant general son frété et'\tP\u201e' Et, le 28 février 1933, M.Courtois fut élu président de la Société Cooperative de Frais Funéraires .Il est membre de la Société des Oliviers, des Chevaliers de Colomb des Artisans Canadiens des clubs St-Denis, Canadien, Cercle Universitaire et de la Chambre de Commerce.M.Courtois est vice-président de l\u2019influente association d\u2019hommes d\u2019affaires, 1 Est Central Commercial.La lecture et la musique sont ses amusements favoris.Le 18 juin 1913, il épousait Bernadette Bélisle, fille de Emery Bélisle, de Papineauville.En politique, indépendant.\u2014 Domicile :\t43 77, St-Hubert, Montréal.[89] L VICTOR MATHIEU, N.P.Notaire Commandeur de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire le Grand [90] VICTOR MATHIEU Né i Saint-Roch t, Québec, le 2 no.cmbre 1889, fils 8e M.Ls-Jos.Mathieu, des travaux militaires, et de Dame Mathilde Laberge; neveu de feu S.E.Mgr O.-E.Mathieu, arChnallfaitdsefp?èmièrSesSétudes à l\u2019Ecole des Frères de St-Roch et au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière ; son cours classique au Séminaire de Quebec et son cours de droit a.1b versité Laval.Le notaire Mathieu exerce sa profession a Quebec depuis 1916.Il a déjà une étude très achalandée.Il est le notaire et le chargé d\u2019affaires de plusieurs communautés ^etmie corporations épiscopales, notamment pour S.E.Mgr O.E.Mathieu, C \u2022 *\u2022*\t-\t\u2022» vêque de Régina, Sask., pour S.E.Mgr A.-A.Sinnott, archevêque de Winnipeg Man , pour S E Mgr l.-H.Prud\u2019homme, évêque de Prince-Albert et de Saskatoon, Sask et pour S.E.Mgr J Hallé, évêque de Pétrée et vicaire apostolique de l\u2019Ontano-Nord.Il a en plus agi comme notaire du Gouvernement fédéral dans plusieurs causes en expropriation pour fins public|ues,lathieu fait aussi partie de la milice canadienne, dans laquelle il débuta en 1909 comme sergent d\u2019ordonnance au 17\" Régiment de Lévis; puis il passa au 87ème Regiment de Quebec comme lieutenant provisoire, lieutenant et plus tard capitaine En 1913 il alla suivre cours de mousqueterie à Rockliff, Ont., et en 1914, lors de la declaration de la guerre, alors qu'il était à suivre un cours d\u2019officier signaleur à Petawawa, Ont., il fut appelé a Quebec po faire du service de garnison à la Citadelle avec son Régiment.\t.\t,\t.\t, \u2022 \u2022 Au mois de mai 1918, sur la recommandation de Son Em.le cardinal Begin, il était chois par S E Mgr G.Fortes comme son secrétaire militaire.- En 1921,.1 permuta dans e Régiment de Beauce et en même temps il était promu au grade de major.\u2014 Au mois de septembre 1922, il reçut du général Landry l\u2019offre de prendre le commandement du C.OdL.Laval, de Québec, qu\u2019il refusa pour rester avec son regiment et, au mois d octobre 19-6, i fut choisi pour succéder au colonel Gilbert et prendre le commandement du Regiment de Beauce.\u2014 Il est qualifié officier instructeur de mousqueterie et de gymnastique C est un vent propagandiste de l'enseignement de la culture physique dans les écoles.11 a tonde lui-même plusieurs corps de cadets dont il se chargea pendant un certain temps de 1 enseignement de la gymnastique : à l\u2019Ec.des Fr.de St-Roch, au Pens.St-Lou.s de Gonz au Pens.St-J.-Berch., à l\u2019Orph.de Nazareth, à l\u2019Ec.St-Charles et a l\u2019Ec.St-Maunce, de 1Limo.ou a 1 Académie de St-Malo, au Coll, de St-Grégoire de Montmorency, au Coll, de St-Ronruald, a 1 Acad Mallet, à l\u2019Acad.de Ste-Marie, au couvent de Pont-Rouge, aux coll.de St-Joseph et Ste-Marie de Beauce, au coll.de Thetford Mines, à l\u2019Ec.Normale et au Sem.de Quebec Durant ses loisirs il s\u2019occupe de journalisme et il collabore a plusieurs journaux de Queb .Il fait jiartie de l\u2019Ail.Nat., des Forestiers Cath., des Prev.du Can., de la Caisse Nat.d\u2019Ec et de la Soc.St-J.-Baji.de Québec.Il est Chev.de Col membre de la Ch.de Corn et du Club Rotary, du Club Canadien, du \u201cMess\" du Royal 22\" Reg., du Mess du Royal Can.Naval Volunteer Reserve, de Québec, et du Club de Tennis de la Garnison.Est décoré de la médaille militaire de long service.En juillet 1931, .1 fut créé par S.S.Pie XL Commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire le Grand.\t.,.\t\u2022 Il est en faveur du bilinguisme dans tous les services de .1 Etat.Il a aide et sousent a l\u2019œuvre de l\u2019Aide à Laval, du Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatiere, a ! Hop.du St-Sacrement et à la reconstruction de la Basilique de Québec.Il est libéral.\u2014 Ses récréations favorites sont le journalisme, la milice, la peche et les voyages.M.Mathieu a visité deux fois l\u2019Ouest canadien, le Manitoba, la Saskatchewan, 1 Alberta et les Montagnes Rocheuses, Banff et le Lac Louise.\t,\t\u201e ^ Le 24 septembre 1918, il épousa Mlle Jeannette Beland, fille de 1 honorable sénateur H -S.Béland, et de son mariage sont nés deux enfants : Henri-Béland Mathieu et Jacques-Beland MatEnU'l928 le 2 juin, il a fondé le \u201cPRIX MATHIEU\u201d, dans le but de stimuler l\u2019étude du français et\" de l'Histoire du Canada, accordé à l\u2019élève le plus méritant du Collège Mathieu à Gravelbourg.Résidence : 124, rue St-Augustin, Quebec. JEANNETTE BELAND- MATHIEU Naquit a Saint-Joseph-de-Beauce, le 2 août 1897, du mariage de l\u2019honorable Henri-S.Béland, sénateur ancien ministre des Postes dans le cabinet Laurier et ancien ministre de l\u2019Hygiène et du «etablissement Civil dans le cabinet King, et de Dame Flore Gérin-Lajoie.Madame Victor Mathieu esr la niece de M.le chanoine F.Béland, V.F., des Révérendes Sœurs Marie de la Victoire, des Ursulines, et St-Henri, sup.du couvent de St-Célestin, Nicolet.Elle reçut son instruction chez les Dames Ursulines des Trois-Rivières et elle alla compléter ses etudes en anglais aux couvents de Stanstead et de St-AIbans aux Etats-Unis.Au mois de juillet 1914, elle accompagna son père en Belgique où elle demeura quatre ans.Durant la guerre, elle se dévoua aux œuvres de secours dans le territoire occupé par les Allemands en visitant et en aidant aux pauvres et aux orphelins en particulier, ceux qui étaient nourris et habillés par la ot-Vmcent-de-Paul et la société de la Croix-Rouge à Anvers.Au mois de juin 1918, par suite des nombreuses demarches du Gouvernement anglais, elle put sortir de la Belgique qui était encore occupée par les Allemands et elle alla rejoindre en Hollande son père qui venait lui-méme d etre libéré d une captivité de trois ans à Berlin.i> i ^ iCUi ÎTtour au Canada, le 2 août 1918, l\u2019hon.Dr Béland et Mademoiselle Béland furent 1 objet de belles et grandes fêtes dans leur paroisse de St-Joseph-de-Beauce.Mademoiselle Béland a écrit, ses mémoires sur sa captivité en Belgique, qui ont paru en janvier ^ 1919 sous forme d\u2019articles dans deux revues : \"The Every Women World\u201d et \"La Cana-5ienne \u2022 Le 24 septembre 1918, elle épousa M.Victor Mathieu, notaire de Québec et Commandeur de 1 Ordre de Saint-Gregoire-le-Grand, et de son mariage sont nés deux enfants : Henri-Béland Mathieu et Jacques-Béland Mathieu.Résidence 124, rue Saint-Augustin, Québec.[92] JACQUES ROUSSEAU « Avocat Jacques Rousseau, avocat au Barreau de Montréal, naquit à Sainte-Anne-de-la-Pérade.le 30 mai 1901, du mariage de J.-Alexandre Rousseau, financier, et de Corinne Dufresne, fille du docteur GeorgevHenri Dufresne de Ste-Geneviève de Batiscan.Il fit ses études commerciales et classiques a 1 Université d Ottawa.Ayant laissé ses cours pour raisons de santé en 192 2, il profita de ce conge force pour faire un stage d\u2019une année au collège d\u2019agriculture Macdonald, à Ste-Anne-de-Bellevue Revenu a 1 Université d Ottawa il y obtenait la Licence en philosophie avec très grande distinction.Cette meme annee, il en 1924, s\u2019inscrivait la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal et trois ans plus tard, recevait le titre dC\tLAdm!s à\" ^\u2019pratique de\tsa profession\ten juillet 1927, il entra\timmédiatement en\tsociété avec M.L.\tHenrichon, sous la raison\tlégale de Rousseau flc Hennchon.En\t1932, M.Jacques\tRousseau fonda, avec M.Georges Rousseau, l\u2019étude légale Rousseau ÔC Rousseau.\t.,\t,\t,\t,\t» Mtre Rousseau s\u2019occupe de droit civil et surtout de droit commercial, dans lequel il s est specialis .Conservateur convaincu,\tM.Rousseau\ts\u2019est toujours intéresse a\tla chose publique\tet il a maintes fois contribué, par son travail\tcomme par sa\tparole, .à maintenir haut et\tferme le vieil étendard de son parti.En dehors de ses activités professionnelles, il s interesse a The Eastern Lumber Ltd et a la '\u2019Compagnie Rousseau, limitée\u201d, dont il est directeur.Il fut pendant cinq ans 1 ame dirigeante de La Ganterie Canadienne, limitée\u201d, de Ste-Anne-de-la-Pérade.\t.\t.\t.\t.\tla Comme récréations favorites, M.Rousseau affectionne particulièrement les sports du tennis, de la chasse et de la pêche.En politique : franc conservateur.Domicile : Montréal.Etude :\t10, Ouest, rue St-Jacques, Montreal.[93] llRSil PAUL ETHIER Administrateur - Gérant et Financier [94] PAUL ETHIER Paul Etliier, fils de Joseph Etliier, en son vivant banquier et financier, et de Angelina Angers, son épouse, fille de Joseph Angers de Montréal, naquit dans la métropole, le 20 mai 1899.C\u2019est au collège Notre-Dame de la Côte-des-Neig-es, et à l\u2019Académie Querbes, à Outremont, qu\u2019il fit ses études primaires, puis au collège Bourget, à Rigaud et à l\u2019O\u2019Sullivan Business College de Montréal, qu\u2019il compléta son cours commercial en 1917.Le 1\" juin 1918, il s\u2019enrôla dans l'aviation canadienne comme cadet dans la \u201cRoyal Canadian Air borce \u2019 où il resta jusqu à la demobilisation en décembre 1918.Dès sa sortie de l\u2019armée en 1918, Paul Etliier embrassa la carrière des affaires, en s\u2019occupant de diverses entreprises commerciales.En 1920, alors qu\u2019il n\u2019avait que vingt et un ans, il quittait Montréal et se dirigeait vers l\u2019Ouest canadien.A Falher, en Alberta, il entra en société avec le sénateur P.-E.Lessard, et devint président du \u201cFalher Syndicate Limited marchands généraux et distributeurs.En 1922, M.Etliier céda ses intérêts, et s\u2019établit à son compte personnel dans le commerce général et distribution, et y resta jusqu en septembre 1927, lors de son retour à Montréal.Durant son séjour à Falher, il eut l\u2019insigne honneur d\u2019être élu premier magistrat de la localité, et marguillier en chef de la paroisse Sainte-Anne du même lieu.Dès son arrivée à Montréal, M.Paul Etliier joignit son père, qui dirigeait alors, en société avec M.J.-Z.Langevin, un bureau de finances.En 1929, la société Etliier et Langevin ayant été dissoute, les messieurs Etliier, père et fils, continuèrent seuls les affaires.A la mort de M.Etliier, père, en 1930, son fils Paul dirigea seul l\u2019administration du bureau, et contribua dans une large mesure, à faire de la \u201cInvestment Guarantee & Mortgage, Co., Ltd.\u2019\u2019, l\u2019une des plus importantes du genre dans la métropole.M.Paul Ethier est également administrateur-gérant de la succession Joseph Etliier.Homme d\u2019affaires dans toute l\u2019acception du mot, M.Ethier ne s\u2019occupe pas de politique, bien qu\u2019à l\u2019occasion il sache exercer ses droits de citoyen.Il est le président actif du \u201cSt.Lawrence Kiwanis Club, Inc.of Montreal\u201d, et est membre des Chevaliers de Colomb, Conseil Lafontaine.Il est également membre souscripteur du club St-Denis, membre des clubs Laval-sur-le-Lac, St.James Health Club et St.Lawrence Kiwanis Club of Montreal.Bien que relativement jeune, M.Paul Etliier a considérablement voyagé.Il a vu presque tout le Canada et les Etats-Unis.Il a également visité la France, l\u2019Italie, la Grèce, la Turquie, la Syrie, la Libanie, la Palestine et l\u2019Egypte.Pas n\u2019est besoin d\u2019ajouter que sa récréation favorite, est le voyage.Il est néanmoins grand amateur de golf, de tennis, de chasse et de pêche.Le 18 mai 1920, il épousait Teresa Holmes, fille de Ch.Holmes, d\u2019Orillia, Ont.Libéral en politique.Domicile : \u201cThe Trafalgar\u201d, 3010, boulevard Westmount.Bureaux : 132, rue St-Jacques, Montréal.[95] üNFxl ARISTIDE COUSINEAU Banquier Le nouveau président de la maison René-T.Leclerc, banquiers en valeurs de placement, M.Aristide Cousineau est né dans la métropole le 12 novembre 1897 du mariage de Moïse Cousineau et d\u2019Hermine Richer, fille d\u2019Antoine Richer.Il reçut sa première formation scolaire à l\u2019Académie de l\u2019Archevêché et il s\u2019inscrivit subséquemment à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales.En 1919, il prenait à la Compagnie de papier Rolland l\u2019office de comptable en chef du prix de revient, qu\u2019il remplit deux années.En 1921, il entrait comme comptable à la maison René-T.Leclerc, banquiers en valeurs de placement.Statisticien en 1924, il devenait associé de la firme en 1926, Enfin en 1930, il était porté président de la maison.M.Cousineau ne participe pas aux Tuttes électorales, ni fédérales, ni provinciales, ni municipales, et n\u2019a été élu à aucune charge publique.Président de \u201cRené-T.Leclerc, inc.\u201d, il est au surplus directeur de \u201cDavid & Frères, limitée\u201d et directeur de la \u201cConfederation Amusement, Lted\u201d.Comme œuvre de bienfaisance, il s\u2019intéresse à la St-Vincent-de-Paul.Il est membre du Canada Club.La chasse et la pêche sont ses récréations favorites, et il est membre du Club du Lac Bonneterre.Le 5 février 1922, il épousa Cécile Filion, fille de Wilfrid Filion, et il est père de cinq filles : Lucille, Aline, Pierrette, Thérèse et Denise.Résidence : Grande Allée, Ahuntsic, Montréal.[96] GEORGES-OSCAR SOUCIE Banquier en valeurs M.Georges-Oscar Soucie, vice-président de la maison montréalaise bien connue, \u201cRené-T.Leclerc, inc.\u201d, banquiers en valeurs de placement, est né le S octobre 1889 à Longueuil, Qué., du mariage de Georges Soucie, rentier et de Marie Charron, fille de Nazaire Charron.Il étudia au collège St-Lambert, tenu par les Clercs de St-Viateur et à l\u2019Académie de l\u2019Archevêché, dirigée par les Frères des Ecoles Chrétiennes.Le 30 janvier 1906 \u2014 il avait seize ans \u2014 il prenait son premier emploi en entrant à la Banque d\u2019Hochelaga, à sa succursale de l\u2019Est.En 1908, il était appelé au bureau-chef où il devait passer plus de douze années et y occuper subséquemment les charges de chef du département des collections et de chef du département des monnaies étrangères.Le 28 janvier 1921, il quittait cette institution et passait à la maison \u201cRené-T.Leclerc, inc.\u201d, dont il devenait l\u2019administrateur dix-huit mois plus tard, en septembre 1922.Enfin en avril 1931, il était élu vice-président de cette importante maison.H.Soucie est également directeur de \u201cDavid & Frère, Ltée\u201d et de \u201cGarment Centre Capitol, Inc.\u201d.Tout entier à ses affaires, il ne s\u2019occupe pas de politique et n\u2019a d\u2019attache à aucun parti.Il est membre du Club St-Denis et du Canada Club.Le 10 juillet 1917, il épousa Berthe Arsenault, fille d\u2019Odilon Arsenault.Trois enfants sont nés de leur union : Raymond, Hubert et Yolande.Domicile : 28, Argyle ave., St-Lambert, Qué.[97] 4 ROSARIO FONTAINE, M.D.Directeur du Laboratoire provincial de médecine léffale et de Police techni [98] ROSARIO FONTAINE Le directeur du Laboratoire provincial de médecine légale, naquit à Rougemont, le 12 mars 1892.Son père, Hubert Fontaine, était le fils de Lambert Fontaine, premier colon de Rougemont.11 est le benjamin d\u2019une famille de douze enfants, qui sont tous vivants et dont plusieurs membres brillent avantageusement dans diverses professions.Après une enfance heureuse et paisible passée à écouter chanter le vent dans les grands arbres de la montagne de Rougemont, Rosario Fontaine fit ses études classiques à Mon noir (St-Jean) et au collège Sainte-Marie de Montréal, où il obtint son baccalauréat ès-arts.Il termina ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, en 1917, puis s\u2019enrôla comme officier médical du 10\u201c bataillon Canadien, après avoir été pendant quelque temps capitaine-examinateur des conscrits La Grande Guerre terminée, il revint au pays, en 1919, et fut successivement interne et chef-interne de l\u2019Hôpital Notre-Dame.En 1922, il retournait en France pour faire des études de spécialisation et, après un stage de deux ans dans la Ville-Lumière, il était diplômé par l'Université de Paris en médecine légale, psychiatrie et police technique.Dès 1921, il était nommé assistant du regretté Dr Wilfrid Derome, et, pendant huit ans, il fut le collaborateur constant de ce savant renommé.Avec lui, il travailla à organiser le Laboratoire provincial de médecine légale et de police technique, qui est considéré comme le mieux outillé et le plus efficace du continent, qui est consulté couramment par la justice de tout le pays et qui fait des expertises pour toutes les provinces du Dominion.Les découvertes faites par ce laboratoire depuis quelques années, tant dans l\u2019instrumentation que dans les procédés nouveaux de recherches, ont été citées par les savants de nombreux pays.Après la mort du Dr Derome, en novembre 1931, le docteur Fontaine lui succéda à la chaire de médecine légale de l\u2019Université de Montréal et à la direction du laboratoire provincial, où il continue l\u2019oeuvre du Dr Derome avec le zèle et le dévouement que lui inspira son distingué prédécesseur.Le docteur Fontaine est membre des sociétés savantes suivantes : Canadian Medical Association, Société Médicale de Montréal, British Medical Association, National Rifle of America, Société de Médecine légale de France, dont il est membre correspondant.Il a publié dans diverses revues médicales, des études importantes sur ses travaux de recherches.En juin 1932, il était nommé vice-président du congrès tenu à Londres par la British Med ical Association, à l\u2019occasion du centenaire de sa fondation.Le docteur Fontaine a épousé, en 1929, Marie-Anne Giguère.Il n\u2019a pas de famille.Grand pêcheur à la ligne, il admet qu\u2019il est faible au golf et que son vif amour de la chasse est tempéré par la fréquente malchance du mauvais tireur.De tous les sports, la politique est celui qui l\u2019intéresse le moins.Domicile : 1295, rue St-Hubert.Bureau : 443, rue St-Vincent, Montréal.\u2022.« _ \u2022 AIME ROLLAND Banquier en valeurs Fils de Arthur Rolland, marchand, et d\u2019Emma Gagnon, fille de Simeon Gagnon, M.Aimé Rolland, secrétaire-trésorier de la maison \"René-T.Leclerc, Inc.\u201d, est né dans la métropole le 13 octobre 1892.Il étudia à l\u2019Académie Campion, à l\u2019Ecole Olier et à l\u2019Académie du Plateau.A dix-huit ans, il faisait ses débets dans les affaires en acceptant un emploi à la Banque d\u2019Hochelaga, avec laquelle il demeura de janvier 1910 à la fin de 1915.Entré dès lors à la maison \"René-T.Leclerc\u201d, banquiers en valeurs de placement, il y passa neuf années, au service des ventes, 191 5-1926.De là il passa chez \"Nesbitt, Thompson ÔC Co.Lted\u201d, comme attaché au service des ventes pareillement.Revenu à la maison \"René-T.Leclerc, Inc.\u201d, lors de la réorganisation de celle-ci, il en est présentement l\u2019associé et le secrétaire-trésorier.Sans attaches politiques, M.Rolland ne participe pas aux luttes électorales et il n\u2019occupe aucune charge publique.Il appartient à un cercle de la St-Vincent-de-Paul et il s\u2019intéresse à la fédération des œuvres sociales de santé.Il est marguillier de l\u2019œuvre et fabrique de St-Nicolas d\u2019Ahuntsic.Il est membre de la Chambre de Commerce et du Club de Publicité de Montréal.Ses récréations favorites : le tourisme, le tennis, la chasse et la pêche.Le 28 avril 1920, il épousa Yvonne Saucier, fille de J.-E.Saucier et Antoinette Lamontagne; il est père de six enfants.En politique indépendant.m\u2014 ^Réside.nc^, j .Ahuntsjf.Montcé^'i.^ \u2022\u2022 ANTONIO SABETTA, M.D.Le docteur Antcnio-Mario-Roberto Sabetta, spécialiste en Dermatologie et en Syphiligraphie, assistant professeur à la Clinique de Dermatologie de l\u2019Université de Montréal, médecin spécialiste de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal, est né à Ururi, province de Campobasso, Italie, le 3 juillet 1897.Il est le fils de Matteo Sabetta, médecin et de Aminta Tanassi.C\u2019est aux collèges de Lanciano et Senigallia qu\u2019il fit son cours classique aux Universités\tde\tRome et de\tNaples, ses études\tmédicales.A été reçu avec la plus grande distinction Docteur en Médecine (110 sur 110, Cum Laude) en 1923, à l\u2019Université de Naples.Dès son admission à la pratique de sa profession, le docteur Sabetta se livra entièrement à l\u2019etude de la dermatologie et de la syphiligraphie.Il fit ses étùdes de spécialisation à Naples, à Paris et finalement, à Bari, Italie comme assistant à\tla\tClinique de\tDermatologie et de\tSpyhiligraphie de l\u2019Université Royale.En 1926, le docteur Sabetta quitta son pays d\u2019origine, pour venir s\u2019établir à Montréal, où il pratique depuis sept ans.Dès son arrivée ici, il\tfit\tdu service régulier à la Clinique\tde Dermatologie et Syphiligraphie de 1 Hôpital Notre-Dame, et le 15\tdécembre 1 930,\tsur proposition de\tfeu le docteur Gustave Archambault, professeur «à l\u2019Université de Montréal et directeur de la Clinique de Dermatologie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, le docteur Sabetta était nommé assistant-professeur à cette clinique, par les autorités de l\u2019Université de Montréal.Bien que relativement jeune dans la profession, le docteur Sabetta est reconnu comme une autorité dans le traitement des maladies de la peau.Tout entier à l\u2019exercice de sa profession, M.Sabetta ne s\u2019occupe pas de politique.Il est membre de la \"British Association of Dermatology and Syphilology ^Canadian Branch)\u201d, de \"La Société Médicale de Montréal\u201d et de la \"Montreal Dermatological Society\u201d, fl s intéresse aussi aux sociétés italiennes et particulièrement à l\u2019Ordre Indépendant des Fils d\u2019Italie et au .Cenaclo Italiano di coltura\u201d, dont il est le président.En 1917, il fit du service avec l\u2019armée sanitaire italienne, sur les champs de bataille d\u2019Italie.Ses délassements favoris, sont la musique, le théâtre et le golf.Célibataire et libéral en politique.\u2014 Domicile et bureau 343 5, St-Denis, Montréal.|1()1] A,-E.POIRIER, avocat Ancien Recorder de la Cité de Montréal [102] A.-E.POIRIER Alexandre-Eudore Poirier, avocat au Barreau de Montréal, et ancien recorder de la cité, est une personnalité marquante qui eut jadis son heure de célébrité.Ceux de notre génération qui l\u2019ont connu, se souviennent qu\u2019il était un journaliste à la plume alerte et vigoureuse, qu\u2019il était de plus, orateur à nul autre supérieur et qu'il fut l\u2019un des avocats criminalistes les plus réputés de son temps.Ses écrits dans différents journaux de Montréal et d\u2019ailleurs, ses discours pqlitiques, ses plaidoyers à la tribune des assises criminelles du pays, sont autant de souvenirs qui resteront à jamais inoubliables, dans la mémoire de ceux qui eurent l\u2019occasion de le lire ou de l\u2019écouter.Mais c\u2019est surtout comme avocat criminaliste qu\u2019il acquit la réputation qu\u2019on lui connaît.Eudore Poirier était un excellent plaideur, mais la force de son talent transcendant, se manifestait surtout lorsqu\u2019il adressait la parole aux jurés, dans le plaidoyer final, dernière phase d\u2019un procès qui constitue toujours, la grande pièce de résistance.Ses harangues à grand effet, empreintes de fermeté, et caractérisées par l\u2019élévation de la pensée et la noblesse de l\u2019expression, enthousiasmaient, électrisaient même ses auditeurs.Que de causes restées célèbres dans les annales judiciaires du pays, il a plaidées ; que d\u2019accusés il a sauvés de la peine afflictive et infamante, voire même du supplice de la peine capitale.On se souvient encore des fameux procès de Caza, de Lesieur, de Lalonde, de Parslow et de Cordélia Viau, pour ne citer que ceux-là.Mais malheureusement, sa carrière professionnelle fut de trop courte durée.A peine âgé de quarante ans seulement, il abandonnait en effet le journalisme, la politique et la profession d\u2019avocat, pour devenir Recorder de la Cité de Montréal, fonction qu\u2019il sut remplir du reste avec tact et dignité, jusqu'au jour de sa retraite définitive en 1907.Comme orateur politique, M.Poirier eut autant de succès sur les hustings, qu\u2019il en récolta à la barre du tribunal.Il fut candidat libéral trois fois, mais en aucune circonstance, il ne put réaliser sa légitime ambition.En 1882, il se présenta dans le comté de Terrebonne au fédéral, et fut défait par l\u2019hon.G.-A.Nantel.En juillet de la même année, Sir Adolphe Chapleau qui était alors premier ministre de la province de Québec, ayant abandonné son poste pour aller remplacer à Ottawa, l\u2019hon.J.-A.Mousseau, secrétaire d\u2019Etat, ce changement de mandat nécessita une nouvelle élection, et M.Poirier livra de nouveau la lutte dans le même comté, contre l'hon.Chapleau cette fois.M.Poirier se retira toutefois, le jour de la nomination, et laissa par le fait même élire son adversaire par acclamation.Rien que de courte durée, cette campagne politique fut la plus passionnante et la plus remarquable de tous les temps.En 1890, M.Poirier se présenta de nouveau, à Montréal cette fois, contre A.-T.Lépine, candidat ouvrier, et fut encore défait.En 1899, à la mort de M.B.-A.-T.De Montigny, il fut appelé à lui succéder comme recorder de la Cité de Montréal et comme commissaire des Licences, des Incendies et des Expropriations.Ardent défenseur de la morale, il fut un des premiers à entreprendre, en collaboration avec S.E.Monseigneur Paul Bruchési et le Rév.Père Loiseau S.J., une campagne contre le vice sous toutes ses formes, campagne qui produisit d'excellents résultats.En 1907, vu son mauvais état de santé, il prit sa retraite définitive, et alla vivre paisiblement, dans sa charmante villa de Ste-Marguerite du Lac Masson.Alexandre-Eudore Poirier, vit le jour à Ste-Thérèse de Blainville, le 21 mars 1857, du mariage de Alexandre Poirier, négociant, et de Olymphe Guérin.Il fit son cours classique au collège de sa ville natale, et ses études de droit à l'Université Laval de Montréal.Admis à l'exercice de sa profession, en janvier 1880.Au cours de son stage universitaire, et durant ses premières années de pratique comme avocat, il fit du journalisme au \u201cNational\", à la \u201cPatrie\u201d, au \u201cTemps\u201d de Montréal et à la \u201cConcorde\u201d des Trois-Rivières.De 1884 à 1689, il fut traducteur au \u201cHansard\" d\u2019Ottawa.Le 9 février 1880, il épousait Alexandra Gélinas, (décédée récemment) fille de Honoré Gélinas, de Yamachicne, Que.De cette union, est née une fille, mariée à M.Charles Hurtubise.En pdlitique, M.Poiriér a toujours été libéral.Domicile : 243, rué Kensington, Westmount.[103] OSCAR-PIERRE DORAIS Avocat, ex-bâtonnier du Barreau de Montréal Fils de L.-T.Dorais, député à l\u2019Assemblée Législative de Québec de 1880 à 1887, et d\u2019Elmire Poisson, fille d\u2019Alexis Poisson, de Gentilly, l\u2019ancien bâtonnier du Barreau de Montréal est né a Warwick, comté d\u2019Arthabaska, le 15 novembre 1871.Il fit son cours classique au Séminaire de Nicolet.Admis au Barreau de la province de Québec en juillet 1895, depuis septembre suivant, Mtre Dorais a sans cesse pratiqué le droit, à Montréal, avec son frère Albert-Paul, sous la raison sociale Dorais et Dorais.A collaboré avec son frère également à la publication de plusieurs volumes de droit touchant le Code Civil et le Code de Procédure Civile.Nommé d\u2019abord Conseiller du Roi le 1er juillet 1914, il fut choisi syndic du Barreau de Montréal le 1er mai 1915, et il remplit cette fonction jusqu\u2019au 1er mai 1917.Enfin, le plus récent et le plus éclatant témoignage de considération et d\u2019estime de la part de ses confrères, dû tout autant à sa parfaite probité qu\u2019à ses remarquables talents de juriste, le 1er mai 1929, il était élu à l\u2019unanimité bâtonnier du Barreau de Montréal.Trait qui peint tout un caractère : à la suite de près de trente-cinq ans de pratique, Mtre Dorais peut déclarer s\u2019ctre exclusivement et d\u2019une façon intensive consacré à l\u2019exercice de sa profession.On ne lui connaît pas d\u2019activité politique, financière ou sociale, si ce n\u2019est tout au plus qu\u2019il est membre du Cercle Universitaire de Montréal.Marié le 28 janvier 1 903, à Jane Reid, fille d\u2019Alexander Reid, il est le père de deux fils : Paul et Rupert, et une fille : Yvette, mariée à Mtre Jacques Panneton, avocat.En politique : conservateur.Domicile 3 43 0, avenue Laval, Montréal.[104] H.-C.TETREAULT Docteur en Chiropratique Henri-Charles Tétreault, chiropraticien de profession, naquit à Ste-Cécile-de-Milton, comté de Shefford, le 18 juillet 1898, du mariage de Georges Tétreault, cultivateur, et de Albina Authier, fille de Joseph Authier.de St-Césaire.Il débuta dans ses études classiques au Séminaire de St-Hyacinthe, fit sa philosophie au collège St-Laurent, puis étudia la médecine pendant deux ans à 1 Université de Montréal où il décrocha son baccalauréat ès-arts.En 1921, pour des raisons toutes personnelles, il abandonna l étude de la médecine, et s\u2019en alla suivre à l\u2019Université de Toronto, les cours de Chiropratique, méthode scientifique qui consiste à corriger la cause des maladies, et cela sans remèdes ou instruments quelconques, en se basant sur une connaissance précise de l\u2019anatomie et spécialement du système nerveux.Pendant trois ans, M.Tetreault étudia consciencieusement la science de la Chiropratique, et en 1924, il était diplômé avec distinction, docteur en Chi ropratique de l\u2019Université de Toronto.Dès l'obtention de sa licence, il vint ouvrir ses bureaux à Montréal, où il a sans cesse exercé sa profession.Bien que relativement jeune, M.Tétreault est déjà considéré comme l\u2019un des plus habiles chiropraticiens de la métropole, et la nombreuse clientèle qui afflue sans cesse à ses bureaux, en est une preuve indiscutable.Convaincu de l\u2019efficacité de cette méthode scientifique dans le traitement qu'il donne à ses patients, il ne craint pas de se dépenser outre mesure, pour en obtenir les résultats les plus satisfaisants.\t^ M.Tétreault ne s\u2019occupe aucunement de politique, pour la meilleure des raisons, c\u2019est qu\u2019il n\u2019en a pas le temps.Il fut jadis président de la \"Montreal Leather Goods\u201d et est présentement secrétaire de la \"Renardière St-Césaire Inc.\u201d.Il ne fait partie d\u2019aucune association ou club sportif, tous ses instants étant consacrés à l\u2019exercice de sa profession.Dans ses moments de loisir, il s\u2019adonne à la chasse et à la pèche.Le 14 octobre 1930, il épousa Bernadette Leduc, fille de Raoul Leduc, de Marieville.De cette union est née une fille, Denise.En politique, conservateur.\u2014 Domicile : 7670, rue Casgrain.Bureau : 4264, rue St-Denis, Montréal.[105] SAMUEL GENEST Docteur en Droit [106] SAMUEL GENEST Samuel McCallum-Genest est né aux Trois-Rivières, province de Québec, le 10 juin 1865.\t,\t, , Il est le fils de Laurent-Ubald Genest, avocat, qui fut pendant de longues années greffier de la.Paix aux Trois-Rivieres, et de Marie-Charlotte-Emma McCallum, née à Montréal.Samuel Genest vit aujourd\u2019hui dans la retraite.Mais son nom restera pour toujours attaché à l\u2019une des plus grandes luttes qui aient été menées chez nous pour la défense des droits des pères de famille et de la langue française.C\u2019est en sa qualité de président de la Commission des Ecoles catholiques de la ville d\u2019Ottawa que Samuel Genest s\u2019est jeté dans cette bataille.Elle l\u2019a conduit devant les tribunaux, elle l\u2019a mis en conflit avec le gouvernement de la province d\u2019Ontario, elle lui a valu, avec 1 affectueuse admiration des siens, avec le respect de ses adversaires d\u2019hier, avec la vive sympathie de nombreux Anglo-protestants, l\u2019un des plus hauts témoignages d\u2019admiration qui aient jamais chez nous été donnés à un homme qui n\u2019occupe aucune grande fonction publique.Le modeste employé que 1 1 niversité d\u2019Ottawa avait déjà fait Docteur en Droit a été fêté par les représentants autorisés de tout son peuple.Prêtres et laïques, archevêques, ministres, sénateurs, députés (sénateurs et députés de tous les partis), sont venus, dans un grand banquet public, cet hiver, proclamer que le vieux soldat avait bien mérité de l\u2019Eglise, de son pays et de sa race.La veille, les enfants des écoles françaises d\u2019Ottawa étaient venus saluer et acclamer l\u2019homme à qui, pour une large part, ils doivent de pouvoir s\u2019instruire dans leur propre langue.(\u2019\u2019est comme président de la Commission Scolaire catholique d\u2019Ottawa que Samuel Genest s\u2019est imposé à l\u2019attention du Canada tout entier et (pie son nom a été porté bien au-delà de nos frontières.Mais il a naturellement.fait partie aussi des sociétés nationales d\u2019Ottawa, où il a passé la majeure partie de sa vie d\u2019homme.Il a toujours vécu en intime communion avec les siens.Samuel Genest a fait ses études au Séminaire des Trois-Rivières.Il a fait partie du service administratif fédéral de 1885 a 1931.Il habite Ottawa depuis 1895.De 1885 à 1895, il a vécu à Aylmer, dans le voisinage d\u2019Ottawa.De son premier mariage avec Mlle Charlotte McConnell, M.Genest eut une fille, Mildred, récemment décédée; de son deuxième mariage avec Mlle Emma Woods, il a deux fils : M.Laurent Genest, chirurgien, et M.Jean Genest, avocat.Mme Genest, Canadienne-française comme son mari, a été, au cours de ses dures luttes, son constant et.son plus fidèle appui.Aussi a-t-elle été acclamée avec lui, aux dernières fêtes, par nos compatriotes reconnaissants.Domicile : Ottawa, Ont.[107] HECTOR AUBRY, M.D.Professeur à l\u2019Université de Montréal Le docteur Hector Aubry, professeur à l\u2019Université de Montréal, naquit à Montréal, le 16 septembre 1877, du mariage de Joseph-Benjamin Aubry, négociant, et de Alphonsine Aubry, son épouse, fille de M.Aubry, de St-Philippe-de-Laprairie.Il reçut son instruction élémentaire à l\u2019école Olier, fit ses classiques au collège Sainte-Marie et étudia la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal où il fut licencié avec très grande distinction, en 1902.Il débuta à Montréal et s\u2019occupa de médecine générale jusqu\u2019en 1909, époque de son départ pour l\u2019Europe, où il alla consacrer deux années entières, à l'étude de la Bactériologie à l\u2019Institut Pasteur, et de la Gynécologie, à l\u2019Hôpital Broca, à Paris.De retour au pays en 1911, le docteur Aubry se livra alors à la pratique exclusive de la chirurgie, spécialement chez la femme.Il est professeur agrégé en Bactériologie à l\u2019Université de Montréal, depuis 1912, et il remplit les mêmes fonctions à la Faculté Dentaire et à l\u2019Ecole Sociale d\u2019Hygiène Appliquée.Il est également, un des chirurgiens attitrés de l\u2019Hôpital Notre-Dame depuis 1913.Le docteur Aubry ne s\u2019occupe pas de politique.Les œuvres de charité et de bienfaisance l\u2019intéressent particulièrement.Il est membre des Forestiers Indépendants et fait partie du Mess des Officiers du 65e Régiment.Est major dans le Corps de Santé de l\u2019Armée, (C.A.M.C.), attaché comme médecin-major aux Fusiliers Mont-Royal, et fut l\u2019un des officiers fondateurs du corps d\u2019ambulance No 1 en 1909.Créé Officier d\u2019Académie, par le Gouvernement Français en 1923.Ses récréations favorites, sont la lecture et le tourisme.Le 5 février 1912, il épousait Alberta Emard, fille de J.-U.Emard, C.R.De cette union, est née une fille, Simone.\u2014 En politique, conservateur.Domicile : 309, Avenue Querbes, Outremont.Bureaux : 403, Est, rue Sherbrooke, Montréal. F jmb> HERMAS BASTIEN, B.A., PH.D.Philosophe Il naquit à Montréal, le 4 mai 1897.II fit ses études primaires chez les Frères du Sacré-Cœur dans la narcisse Saint-Eusèbe.puis chez les Frères de l\u2019Instruction Chrétienne, à l\u2019école Saint-Stanislas.De ^ 1 9 10 à 1914, il fut au collège de Montréal mais il termina son cours classique au collège Sainte-Marie, d\u2019où il sortit bachelier ès-arts, en 1918.Durant ses études de droit, il fut rédacteur du Quartier Latin.Au temps de la basoche, il travailla au Devoir, à la Patrie et au Canada.Journaliste, il collabora au Nationaliste sous les pseudonymes d\u2019Etienne Rocand et de Jean Tillemont.Il y signa même des poésies.Le journalisme menant à tout pourvu qu\u2019on en sorte, il se livre depuis 1922 à l enseignement.Il en parcourut tous les degrés.Il enseigna d\u2019abord à la Commission scolaire.Il est maintenant professeur de latin, au Mont-Saint-Louis et professeur d\u2019histoire de la philosophie en Amérique, à l\u2019Université de Montréal.Licencié en phil osophie, avec grande distinction, en 1925, docteur en philosophie, en 1927.Il fut membre de la Ligue d\u2019Action française et collaborateur assidu à L\u2019Action française, où il succéda à M.l\u2019abbé Lionel Groulx, comme directeur.Il a également collaboré à La Revue nationale et à La Revue Dominicaine, et en maintes occasions il a prononcé des conférences sur des sujets philosophiques ou historiques.\t,\t.Il est l\u2019auteur des ouvrages suivants : Les Eaux grises (poésies); Les énergies rédemptrices; Essai sur la psychologie religieuse de William James (thèse de doctorat) ; Itinéraires philosophiques; Philosophes américains; Réflexions sur le thomisme.Il a épousé, en 1921, Mlle Marie-Antoinette Lamothe, duquel mariage sont nés, trois filles, Andrée, Yolande, Mireille, et un fils, Hermas.Résidence, 509, rue Cherrier, Montréal.[1091 :: rrm* \u2018 ¦jàt0a _ Maître J.-A.BEAULIEU, C.R.Avocat [110] J.-A.BEAULIEU Celui qui voit et entend maître J.-A.Beaulieu au Palais, soit au Civil, soit aux Assises, ne se doute pas que cet avocat, qui plaide toujours avec facilité, élégance et chaleur, est aussi un écrivain de valeur et un artiste de belle envergure.Avocat d\u2019abord et avant tout, \u2014 maître Beaulieu aime sa profession, qu\u2019il pratique avec une consciencieuse probité.Affable, poli, digne toujours, le client, dans son étude, qui dénote l\u2019ordre, l\u2019harmonie et le bon goût, se sent immédiatement en présence de quelqu'un et s\u2019aperçoit qu\u2019il est à bonne adresse.Maître Beaulieu a plaidé aux Assises plusieurs causes importantes.Peu de temps après son admission au Barreau, il était appelé à défendre, aux Assises du district de Terrebonne, jes époux Flaherty, accusés d\u2019avoir tué leur beau-frère, un nommé Blais.Après une audition, qui avait duré plusieurs jours, et une plaidoirie des plus habiles et des plus éloquentes, qui avait mis des larmes dans les yeux de tous les jurés, Me Beaulieu obtenait, haut la main, un verdict de non coupables en faveur de ses clients.Un peu plus tard, Aux Assises du district de Montréal, Me Beaulieu défendait Magloire Hogue, accusé du meurtre de son épouse.Quoiqu\u2019en face d\u2019une preuve accablante contre l\u2019accusé, il réussissait, à la grande surprise de tous ceux qui avaient suivi ce procès, à sauver son client de la peine capitale.Il fut également heureux dans certaines autres causes de meurtre qu\u2019il eut à plaider, plus tard, entre autres celles de G.Asenbuek, accusé d\u2019avoir lardé un de ses compatriotes ; de Dame Coralie de Beaumont, d'avoir causé la mort de son mari, Emile Ponlot ; de Dame Juliette Simard, d\u2019avoir étouffé son enfant.Les activités de Me Beaulieu se sont étendues dans d\u2019autres domaines que celui du droit.Etudiant, il fondait le premier journal qui a été publié à l\u2019Université Laval de Montréal.Jeune avocat, tout en pratiquant sa profession, il trouvait le temps de rédiger \"Le Nord\", journal hebdomadaire publié à St-Jérôme, et, plus tard, \u201cLa Nation\u201d, publiée au même endroit.Il a aussi collaboré à plusieurs autres journaux, mais presque toujours sous des noms de plume.Me Beaulieu écrit en un style simple, clair, élégant.La politique devait nécessairement attirer cette nature impressionnable et éveillée à toutes les activités intellectuelles.Et l\u2019influence du milieu a dû y être aussi pour une bonne part, car, enfant, il voyait et entendait, à l\u2019hôtel de son père, à St-Jérôme, tous les hommes politiques que les luttes de parti amenaient en cette ville.Durant sa cléricature, vivant à Montréal, dans l\u2019intitnité de son oncle, feu l\u2019honorable G.-A.Nantel, alors ministre à Québec, dans le cabinet de Boucherville, cette impression de jeunesse n\u2019était pas dans un milieu propre à devoir s\u2019effacer.Et aussi le voyons-nous, plus tard, président du Club des jeunes conservateurs, et, ensuite, président du Club Cartier.En 1912, après beaucoup d\u2019hésitation, il acceptait la candidature qui lui était offerte dans la division Ste-Marie.à Montréal ; celle du Comté de Terrebonne, en 1915; mais candidat malheureux, comme beaucoup d'autres candidats conservateurs de l\u2019époque.Conduire de front presque trois carrières, \u2014 et avec un égal succès, \u2014 demande des dons qui ne sent pas l\u2019apanage du premier venu, et Me Beaulieu, il faut l\u2019avouer, n\u2019est pas le premier venu.Cet avocat sérieux et toujours éloquent, plaide en avocat, au Palais; cet écrivain averti, châtié, clair, écrit en littérateur ; cet artiste, à son atelier, peint comme seuls savent peindre les véritables artistes.Pareille personnalité mérite plus qu\u2019une mention honorable et vaut qu\u2019on se donne la peine de la bien souligner.M.Beaulieu est né à St-Sauveur des Monts, le 31 mars 1872, fils de Louis Beaulieu et de Valérie Nantel.Il a fait ses études au collège de Ste-Thérèse et son droit à l'Université Laval de Montréal.Admis à l\u2019exercice de sa profession, en janvier 1897, et fait conseil du Roi en 1910.A pratiqué comme avocat en société avec feu l\u2019hon juge L.-T.Maréchal, puis avec l\u2019hon.G.-A.Nantel, son oncle.A beaucoup voyagé en Europe et aux Etats-Unis.A représenté le Gouvernement à l\u2019Exposition universelle de Gand, en 1913.Il fait partie de plusieurs clubs, associations et sociétés politiques, littéraires, artistiques et sociales.Me Beaulieu a épousé, en 1909, Augustine Vanier, fille de J.-E.Vanier.Domicile : Montréal.Etude : 10, Ouest, rue St-Jacques.[111] ïïsm M.-P.BRISEBOIS, M.D.Chef du Service d\u2019Urologie à VHôpital de Verdun Maxime-Paul Brisebois, médecin-chirurgien, naquit à Alfred, Ont., le 12 août 1896, du mariage de Julien Brisebois, industriel, et de Sarah Montion, son épouse, fille de Maxime Montion, de St-Eugcne, Ont.Il commença ses études classiques au Juniorat de Papineauville et les termina au collège Bourget, à Rigaud, où il obtint son baccalauréat ès-arts.A sa sortie du collège en 1917, il entra à l\u2019Université de Montréal pour y étudier la médecine.En mai 1921, admis à la pratique de sa profession, il fit tout d\u2019abord un an d\u2019internat à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, puis en 1922, il ouvrit un bureau médical au Carré Chaboillez, et y pratiqua la médecine générale jusqu\u2019en 1925.Désireux de parfaire ses connaissances en médecine, il partit pour l\u2019Europe, le 5 juin 1925, et alla suivre pendant plusieurs années, les cliniques des grands hôpitaux de Paris, Budapest, Vienne et Berlin.Il eut l\u2019avantage, durant son séjour là-bas de suivre assidûment les cours des célèbres professeurs Legueu, Gosset, Faure, Lécene, Pauchet, Mansfeld, Verebely et Mamningcr.Alors qu\u2019il était à Paris, il fit des études spéciales à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Paris, et soutint une thèse remarquable, traitant de la \"Stérilité masculine d\u2019Origine Epédidymo-Testiculaire\u2019\u2019, thèse qui fut couronnée par l\u2019Université de Paris du titre honorifique de \"Lauréat de la Faculté de Médecine de Paris\u201d, et en plus, la médaille de bronze lui fut décernée.De retour au pays depuis l\u2019année 1928, le docteur Brisebois s\u2019est surtout spécialisé en urologie.Durant son séjour à Paris, il a suivi les cours de technique opératoire.Ayant été nommé chef du Service d\u2019Urologie à l\u2019Hôpital Général de Verdun, au mois de mars 1931.il quittait Montréal au mois d\u2019avril de la même année, pour se diriger de nouveau vers Paris afin d\u2019étudier plus profondément cette spécialité.Le Dr M.Brisebois suivit le grand cours de perfectionnement qui se donne à l\u2019Hôpital Cochin, et obtint le diplôme d\u2019Urologiste de l\u2019Université de Paris.Absorbé par un travail soutenu consacré exclusivement aux soins de ses patients, il ne veut ni ne peut se mêler de la chose publique.Il est membre de la Société Médicale de Montréal et du Club Canadien, Convaincu comme tout homme sage, que le \"mens sena in corpore sona\u201d ne peut s\u2019acquérir que par la pratique des sports au grand air, il n\u2019est pas surprenant de lui voir préférer à tout autre sport, ceux du golf, de la chasse et de la pêche, de la balle au camp et de l\u2019automobilisme.Le 5 juin 1923.il épousait Yvonne Labelle, fille unique de Patrick Labelle, de Montréal.De cette union, sont nées : Micheline, Ghyslaine, Suzanne et Lyse.Domicile et bureaux : 816, Est, rue Sherbrooke, Montréal.[112] ARTHUR DUPERRON, I.C Ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal Fils de Octave Duperron, marchand et de Elise Paquin, 1 ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal est né à Nicolet, Que., le 29 septembre 1889.Il étudia successivement chez les Frères des Ecoles Chrétiennes de Nicolet, au Mont-Samt-Louis de Montréal dont il est gradué du cours scientifique et à l'Ecole Polytechnique de Montreal dont il est gradué avec certificat d\u2019ingénieur civil.C\u2019est en 1911 que M.Duperron a ete admis à la pratique de sa profession.\t, .\t,, De 1912 à 1915, il prend de l\u2019emploi au Pacifique Canadien comme ingénieur au departement des Ponts.De 1915 à 1927, il est ingénieur à la Commission des Eaux Courantes de Québec.Là, il accomplit des travaux généraux d\u2019hydraulique, de construction de barrages et des études d\u2019aménagement hydro-électriques.Entre temps il était nommé (19-5) assistant-ingénieur en chef de la Commission des Eaux Courantes, qu\u2019il quitta, en 1927 pour devenir ingénieur en chef de la Commission des Tramways de Montréal.Professeur depuis 1925 à l\u2019Ecole Polytechnique, affiliée à l\u2019Université de Montreal, il y est chargé, au cours des travaux publics, de la section des barrages.Membre de l\u2019Institut des Ingénieurs du Canada et président de la section de Montréal pour l\u2019année 1931, il est également membre de la Corporation des Ingénieurs professionnels de la province de Québec.Il fait partie du Cercle Universitaire.Marié le 29 avril 1912 à Yvonne, Lacouture, fille de Alfred Lacouture, une fille leur est née : Michelle.Domicile : Montréal.[113] SX»'***'\t* JOSEPH GAUVREAU, M.D.Bégistraire du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec Chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem [114] JOSEPH GAUVREAU Le Docteur Joseph Gauvreau, régistraire du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec, est né à Rimouski, le 27 août 1870.Par son père, Alexandre Gauvreau, H A C S issu d\u2019une des plus vieilles et plus respectables familles, où la médecine et le notariat sont de tradition.L\u2019un de ses ancêtres fut tué au siège de Quebec en 1759.Mgr Gauvreau, ancien curé de Lévis et de Saint-Roch de Québec, était son oncle.Allie aux familles de Billy et Tessier.Irlandais par sa mère, née Elizabeth Bradley.A fait ses études au Séminaire de Rimouski.M.D.Laval, 1896.Prix Morin.A exerce a Rimouski, de 1896 à 1909 A la suite d\u2019un accident dans l'exercice de sa profession, il dut se taire amputer l\u2019avant-bras gauche.Vint alors se fixer à Montréal, et comme il était déjà gouverneur du Collège des médecins depuis 1907, pour la division du Golfe, il fut élu registraire position qu\u2019il occupe encore à l\u2019heure actuelle, et à laquelle il fut toujours réélu en 1910, 1914 1918, 1922 1926 1930.S\u2019est fait très vite remarquer, dans la métropole, par son esprit dorga-nisation et sa grande énergie.Plume coulante, parole facile.Il s est toujours exerce dans la conférence populaire sur des sujets d\u2019actualité ou des questions d hygiene sociale.La politique ne l\u2019a jamais séduit.Ce ne fut pas un partisan de la guerre, mais il a beaucoup fait, en tant que civil, pour apaiser l\u2019affolement des nôtres.Il fut choisi, a cette époque, par l\u2019Université de Montréal, pour organiser, au point de vue professionnel, 1 Hôpital militaire Laval.\t,\t\u201e\t.\t.\t, .11 a fait des luttes héroïques pour la défense des droits du Français en Amérique, r.n 1913 il fut l\u2019un des fondateurs de la Ligue des Droits du Français, à Montreal, dont il a été le secrétaire général pendant longtemps.Il s\u2019est séparé de> ce groupe sur des questions d\u2019administration.Il veut que toute entreprise, même nationale, s\u2019organise de façon a subsister par elle-même.\t.\t.\t,\t, Le journalisme l\u2019a toujours attiré.Il a publié, ici et la, sous dinerents noms de plume, des chroniques intéressantes et originales.U ne serait pas surprenant qu'il y revienne en fin de carrière.L\u2019Union Médicale du Canada l\u2019a toujours compté au nombre de ses meilleurs collaborateurs.Il y reste attaché.Ex vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montreal.Lun des promoteurs et premier président de l\u2019Ecole Sociale Populaire de Montréal.L\u2019un des premiers membres du bureau médical de l\u2019Institut Bruchési.L\u2019un des premiers membres-fondateurs du Cercle Universitaire.Conférencier et propagandiste hygiéniste.Auteur de plusieurs ouvrages de médecine vulgarisée et d\u2019hygiène sociale.Lauréat du prix d'histoire David 1926.11 a publie : 1910 : L\u2019étudiant en médecine; 1911, Un mal à combattre.\u2014 La tuberculose, (épuisé) ; 1913; Contre l\u2019alcool, 3 éditions, 55 000 exemplaires, (épuisé) ; 1914 ; La goutte de lait.\u2014 Confe-rence au Monument National, Montréal, (épuisé) ; 1915 : Cure marine; 1916 : La Ligue des Droits du Français.\u2014 Conférence à l\u2019Université Laval, Québec; 1918 : Le docteur Laurent Catellier.\u2014 Biographie; 1919 : Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec-Lois, réglements, jurisprudence.\u2014 Compilation; 1920: Le docteur Albert Laurendeau ____ Biographie ; 1921 : Un comité de rédaction en bottes ; \u2014 Le charlatanisme au flambeau de la loi ; \u2014 Une étape dans l\u2019histoire de la médecine : \u2014 Boissarie et Lourdes; 1922 : La mortalité infantile ; 1923 : L\u2019allaitement maternel ; 1926 : Michel Sarrazin.\u2014 Biographie : 1927 : L\u2019abstinence totale.\u2014 Conférence; 1928 : L\u2019hon.Ls-Ph.Normand.\u2014 Biographie : Mémoires et rapports multiples d\u2019intérêt professionnel.En 1926, il a été créé chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre de Jerusalem par Sa Sainteté Pie XI, et il a pris pour devise sur son blason : \u201cSobrietatis amicus, fidelis m cruce .Ami de la tempérance, fidèle dans l\u2019épreuve.\t.\t, , Cela résume bien son tempérament et sa vie.Ses meilleurs passe-temps ont toujours ete toutes les causes impopulaires : la tempérance, la lutte contre le cinéma, la Ligue des Droits du Français, le retour à la terre, le jardin potager et les fleurs!\t., Le docteur Gauvreau a épousé le 23 juin 1902, Mlle Augustine L Arrivée, fille de feu le notaire J.-E.L\u2019Arrivée.Ils ont neuf enfants vivants.L\u2019aîné, Jean-Marie, est professeur a l\u2019Ecole Technique de Montréal.Le second de ses fils, Elzéar, est Clerc de St-Viateur.L\u2019aînée de ses filles est mariée au Dr Albert Jutras, de Montréal, actuellement à poursuivre des études sur la cure du cancer, à Paris.M.le docteur Gauvreau habite 6843, rue St-Denis, Montréal.[115] JEAN-MARIE GAUVREAU Artiste - Professeur Né à Rimouski, le 21 juin 1903.Fils de Joseph Gauvreau, médecin, et d\u2019Augustine L\u2019Arrivée.A étudié au Collège Ste-Marie; diplômé de l\u2019Ecole Technique de Montréal et de la Faculté des Lettres de l\u2019Université de Montréal.\u2014 A sa sortie de l\u2019Ecole Technique, après un stage à l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales, il entre à 1 emploi de J.-W.Kilgour 6c Bros.Ltd\u201d, où il devient assistant-surintendant.Nommé professeur-stagiaire et boursier du Gouvernement provincial en 1925, il fait un stage d\u2019un an à l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Montréal avant d aller poursuivre ses études à l\u2019Ecole BouIIe de Paris, où il obtint le diplôme après le cours régulier de quatre années.Il est non seulement le premier Canadien, mais le premier étranger diplômé de cette célèbre Ecole darts appliqués aux industries du mobilier.De retour au pays en 1930, la Direction de l\u2019enseignement technique lui confie l\u2019organisation de l\u2019Enseignement de l\u2019ébénisterie à l\u2019Ecole Technique de Montréal.Ses recherches pour l\u2019utilisation de nos bois canadiens dans la fabrication de nos meubles de luxe, ont déjà attiré l\u2019attention du public et ont eu la faveur d\u2019une sympathique publicité à l\u2019occasion des expositions déjà nombreuses des travaux de ses élèves exécutés d\u2019après les dessins de leur professeur.En juin 1932, il devient Chef de la Section du meuble de l\u2019Ecole Technique.Collaborateur assidu à plusieurs journaux et revues notamment à la revue \"Technique\u201d; a publié une brochure intitulée \"l\u2019Enseignement de I\u2019ébénisterie\u201d et un volume \"Nos intérieurs de demain\u201d.Cet ouvrage premier du genre au Canada, a été couronné en 1930 par les Prix d\u2019Action intellectuelle de l\u2019A.C.J- C., dans la section de la critique d\u2019art.Auteur de plusieurs conférences sur des sujets de sa spécialité.En 1 930, Monsieur André Fréchet, Directeur de l\u2019Ecole Boulle de Paris, le chargeait de donner aux élèves de cette institution, un cours sur l\u2019exploitation forestière et les industries du bois au Canada.Ses connaissances approfondies dans les arts appliqués en général, et dans les arts du mobilier en particulier, lui ont permis d\u2019être recherché déjà pour maintes installations dans nos foyers canadiens-français.Ancien vice-président du Cercle des étudiants canadiens de Paris; ancien président et fondateur du Cercle Philotechnique de l\u2019Ecole Technique de Montréal; ancien président du Cercle La Haye de l\u2019A.C.J.C.et ancien Secrétaire général de cette importante association de jeunesse qu\u2019il a eu l\u2019honneur de présenter à Rome en 1926, à l\u2019occasion des fêtes Aloysiennes.S\u2019est toujours intéressé aux questions sociales et religieuses.Il a épousé en 1928, Mlle Marguerite Roux, fille du Docteur J.-P.Roux, de Montréal, et de Lucienne Tremblay, décédée.De cette union sont nés trois enfants : Hélène, Pierre et Jacqueline.\u2014 Résidence : 3 448, rue Berri à Montréal.[1161 OMER NOEL, M.D.Surintendant de l\u2019Hôpital St-Jean-de-Dieu L\u2019actuel Surintendant et Directeur Médical de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, naquit à Nicolet, le 2 3 août 1883, du mariage de Orner Noël, cultivateur, et de Célanire Trudel, son épouse, fille de Thomas Trudel, de Nicolet.Le docteur Noël fit son cours classique au séminaire de sa ville natale, où il obtint son baccalauréat ès-sciences.puis poursuivit ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal.En mai 1908, il était admis à la pratique de sa profession après avoir décroché avec grande distinction, le titre de Docteur en Médecine.Il débuta aussitôt dans l\u2019exercice, en faisant de l\u2019internat à Saint-Jean-de-Dieu, pendant deux années.En 1910, il quitta temporairement son poste à l\u2019hôpital des aliénés, pour aller parfaire ses études dans les grands hôpitaux de France.Il y séjourna plusieurs mois, puis revint au pays, reprendre ses fonctions d'interne.En 1920, le docteur Noël fut nommé assistant-surintendant de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, et en juillet 1931, il succédait au docteur F.-E.Devlin, démissionnaire, comme Surintendant et Directeur Médical de la même institution.Cette heureuse nomination fut accueillie avec joie et satisfaction pai tous ses confrères en médecine, de même que par tout le personnel de l\u2019hôpital,\tcar le docteur\tOrner Noël\test\treconnu à juste titre comme une autorité compétente en neuro-psychiâtrie.En\t1927-28, le docteur Noël\tfit\tun grand voyage en Europe, allant puiser à la source même de la science médicale, en France et en Belgique, les connaissances étendues qu\u2019il possède à un haut degré.Bien que surchargé d\u2019un travail excessif, le docteur s\u2019occupe également d\u2019hygiène mentale pour la cité de Montréal, depuis 1929, et tient aussi ses bureaux de consultations privées, au No 93 5 rue Cherrier.Il est professeur agrégé de clinique des maladies mentales, à l\u2019Université de Montréal.Le docteur Noël ne fait pas de politique, consacrant tout son temps aux soins de ses chers patients.Il est Chevalier de Colomb et membre du Cercle Universitaire et de l\u2019Alliance Nationale.Gouverneur à vie de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il fait également partie des sociétés suivantes : Société Médico-Psychologique de Paris \u2014 American Medical Psychiatrie \u2014 Société Medicale de Montréal \u2014 Société pour le rapprochement des relations médicales franco-canadiennes \u2014 Société de Médecine Industrielle \u2014 Association des Médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord \u2014 Collège des Médecins et Chirurgiens de\tla Province\tde\tQuébec.Le tourisme et le yachting constituent son délassement favori.Le 26\toctobre 1909,\til épousait\tBerthe Gagnon, fille de Narcisse Gagnon, manufacturier de Montréal.De cette union, sont nés Jean, Simonne et Paul.En politique, le docteur Noël est libéral.\u2014 Domicile et bureaux :\t93 5, rue Cherrier, Montréal.[117] LADISLAS JOUBERT, C.G.A., C.P.A.Président général de la Corporation des Comptables Publics Licenciés de la Province de Québec [118] LADISLAS JOUBERT Né à Terre-bonne, le 16 novembre 1881, du mariage de \"Wenceslas Joubert, ex-maire et marchand de la ville de Terrebonne, et de Philomène St-Denis, son épouse, fille du Capitaine Etienne St-Denis, de Lachine, et de Philomène Lortie.Fit ses études au collège St-Louis de Terrebonne, puis à 1 International Business College, diplômé pour cours commercial français et anglais.Fit aussi une longue étude de haute comptabilité.En 1898, embrassa la carrière de comptable et fut au service de la maison \u201cL.Chaput, Fils & Cie\u201d de 1898 à 1902.De 1902 à 1908, au service de la Compagnie du Pacifique Canadien dans le département des vérificateurs.De 1908 à date il est à son compte; en 1921 il est diplômé de P Ass.Générale des Comptables du Canada et est élu directeur de cette association en 1922.En 1924 est élu vice-président de cette association; en est élu président pour 1925-26.En 1922 il passe l\u2019examen des Comptables de la Province de Québec et obtient le titre L.A.; est élu directeur de cette association depuis 1925 à date.M.Joubert est aussi vice-président de la Corporation des Comptables Publics Licenciés de la Province de Québec, et président de la \u201cGeneral Accountants Association\u201d pour tout le Dominion.Membre des sociétés : St-Jcan-Baptiste, Alliance Nationale, Artisans Canadiens-Français.Forestiers Catholiques, Forestiers Indépendants, des Macchabées; commissaire de la Cour Supérieure pour le district de Montréal, membre de la Chambre de Commerce de Montréal, membre de la Société Nationale de Géographie Universelle, membre de la Société des Comptables du Prix de Revient (Prix Coûtant), gérant du Bureau Comptable, Joubert, Clarke, Carpentier & Doughty, Comptables Publics Licenciés.En octobre 1932, M.Joubert était élu président général de la Corporation des Comptables Publics Licenciés de la Province de Québec.Il firt également président de l\u2019Association Générale des Comptables de la Puissance du Canada.(C.G.A.) Il est de plus syndic licencié sous la nouvelle loi des faillites.SPORT : \u2014 Diplômé du Cours de Culture Physique de Earl Liedermen, U.S.A.; ancien président de la Ligue provinciale pour baseball; fondateur et propriétaire du fameux club Terrebonne, champion amateur de la province pendant quinze années.La balle au mur, la boxe et la lutte sont ses amusements favoris.En politique : Indépendant; cependant, prit une part active dans plusieurs grandes élections.' M.Joubert a épousé, le 28 septembre 1915, à Lachine, Mélina Léger, fille d\u2019André Léger, marchand et ex-échevin de la ville de Lachine, et de Mélina Picard, son épouse.Le 9 décembre 1930, M.Ladislas Joubert fut nommé Juge de Paix avec juridiction dans toute la province de Québec.Résidence : 4549, rue St-Denis; Bureau : 34, Ouest, rue St-Jacques, Montréal.[1191 L.-A, GIROUX, C.R, Bâtonnier du Barreau de Bedford Louis-Arthur Giroux, avocat au Barreau de Bedford, naquit à Farnham, comté de Missisquoi, le 6 avril 1893, du mariage de F.-X.-A Giroux C.R.et de Elmire Poulin fille de Guillaume Poulin.Il reçut son instruction primaire al e cole paroissiale, continua ses études au collège de Farnham et fit son cours classique au Séminaire de Saint-Hyacinthe et ses études légales à l'Université Laval.Admis à la pratique du Droit, en juillet 1918, il entra en société avec son père, Mtre F.-X-A Giroux C R avec lequel il exerça sa profession à Sweetsburg jusqu\u2019en 1928.A la mort de celui-ci, Mtre L.-A Giroux forma une nouvelle société avec M.P.-E.Delaney avec études,\tà Sweetsburg et k Granby.\tM.\tGiroux est Conseil du Roi depuis 1929.Au cours de son stage universitaire,\til fut secrétaire particulier\tde\tfeu\tSir Evariste LeDIanc, ancien Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec.M.Giroux fut secrétaire du Barreau de Bedford, de 1919* à 1929, examinateur du Barreau de la province de Quebec, de 1929 a 1932 et il est présentement, bâtonnier du Barreau de Bedford, ayant été réélu en non\u2019 ViSeSt touJ°urs occupe de la chose publique, et fait paitie du Conseil municipal de Sweetsburg, depuis 192 2.11 est president de la Commission Scolaire de Sweetsburg, depuis juillet 193 2 II est également secretaire de l\u2019Association du Barreau rural de la province de Québec, depuis sa fondation en juillet 1928.11 est membre de la Canadian Bar Ass.\u2019 et de la \"Commercial Law League of America.Secrétaire du club de golf de Cowansville, de 1926 a 1932, il en est présentement\tle président.Conservateur de vieille souche, il se présenta aux élections\tprovinciales de 1931, et\tne\tfut\tdéfait que par 25 voix, par 1 hon.R.-R.Stoclcwell, l\u2019actuel trésorier provincial.M.Giroux est secrétaire de l\u2019Association conservatrice du comté de Missisquoi.Ses récréations sont : le golf, le canotage et le tourisme, c H6 n2 \u2022\u2019Uin 1920> épousait Juliette Bolduc, fille de feu J.-B.Bolduc, M.D., de Québec et de Elise LaRue.De cette union, sont nés : Gabrielle, Fernand, Yvette, Françoise et Suzanne.En politique, conservateur.Domicile et étude : Sweetsburg, Que.[120] ftiP^ F.-X.-A.GIROUX, C.R.Avocat Farnham, comté Francois-Xavier-Arthur Giroux, ancien bâtonnier du Barreau de Bedford, naquit de Missisquoi, le 3 mars 1866, du mariage de Louis Giroux, cultivateur, et de Elmire Poulin, son -\t~\tC\u2019est au collège de Ste-Marie-Monnoir, a Marieville qu il commença ses etudes fille de Guillaume Poulin.classiques1 enâ**1879 êt\"au \"Séminaire de St Hyacinthe qu\u2019il les termina en 1 887.Admis à la faculté de droit classiques en\tet _\t.- [c ti(re de licenCi£- en droit, le 9 janvier 1890.\t11 débuta seul dans de I 'I Jnîversitc Laval, il en sortit avec ic meu ,»w\u201ev,v '¦* \u2014- ~ ~\t-*\tD , l\u2019exercice de sa profession, et en 1892.il forma une société légale avec le sénateur Georges Baker, puis en 11^92*8\t«»\"p \u2018pŒ.^G.roux uLntedleTlég'al « 1-^T.nTv.s» clî.nï™ arouxVinire.» P»t^™nt à u trwtfïs ,\"\u2022&\tPA1.; il fut encore candidat conservateur dans le même comte, mais au federal cette ois Mtr.Giroux l'honneur d'occuper toutes les charges honorifiques au Barreau de Bedford.Effectivement, _\t__Ultnnmnr \\\tr-, 111 cio 11 r ç rends il fut secrétaire, ex'aminatëuë, -«nseiileVet bâtonnier ^plusieurs, «prises.^\tla ^^e\" le^Ordr^ de°s cwmuidicur, iuusciuci te\ti- _\t*\t¦ r r\t-.IJ C\t_ i__ ChevahtersGdeVCoTombdët deTForelriefs*CatholiquesDe °1908 à 1912,'il s'occupa activement de journalisme et fut propriétaire et rédacteur du^ourna^\t6e cette union, son, nés H U^tllllinc \u2014\t- \u2014\te Le 22 juin 1892, il épousait Eugenie Latond,\t\u2014- -\t.\t10in J\tactuel du Barreau de Bedford et Marie-Ange, decedee en 1910.Louis- Arthur, avocat et bâtonnier En politique, M.Giroux était conservateur A l\u2019époque de sa mort, le 1er mai 1928, il habitait Sweetsburg, Qué.[121 A.-A.LEFEBVRE, M.D.Médecin [122] A.-A.LEFEBVRE Le docteur Arsène-Arthur Lefebvre, est né à Saint-Hyacinthe, le 1\" août 1897, du mariage de Pascal-Arsène Lefebvre, négociant, et de Vitahne Bedard son épousé, fille de Hilbert Bédard, industriel.C\u2019est au séminaire de Saint-Hyacinthe qu il fit son cours classique, et a l'Université de Montréal qu\u2019il étudia la médecine.Admis avec grande distinction, en 1924, à l\u2019exercice de sa profession, il débuta à Saint-Hyacinthe, et pratiqua pendant un an la médecine générale.Désireux de parfaire les connaissances qu\u2019il avait acquises, le docteur Lefebvre partit en Furone en 1925, et v fit un séjour de plusieurs années, au cours desquelles il suivit les cliniques des grands hôpitaux de Paris, où il fit une étude approfondie, des maladies du foie du rein et des voies urinaires.Après un stage d\u2019une année, il obtenait le titre de moniteur a a clinique urologique de l'Hôpital Necker.En 1927, il fit du service a 1 Hotel-Dieu, a Hôpital Broussais et aux Enfants-Malades.De retour d\u2019Europe, il passa quelque temps à Saint-Hyacinthe, fonda une clinique urologique à l\u2019hôpital local et fut élu secrétaire du bureau médical de cette institution.Le docteur Lefebvre contribua dans une large mesure, à la création d une ecole de gardes-malades laïques, à l\u2019Hôpital de Saint-Hyacinthe.Puis il quitta Samt-Hyacinthe et vint ouvrir son bureau\u2019médical à Montréal, où il pratique depuis cette époque.Entré au service du Bureau d\u2019Hygiène, et préposé à l\u2019inspection médicale des écoles, il y accomplit un travail absolument efficace.Apôtre convaincu de 1 hygiene preventive, il en prêche partout la saine doctrine à la gent écolière, qu\u2019il instruit par d intéressantes causeries qui produisent chez les enfants, l'effet le plus salutaire.Le docteur Lefebvre est une autorité en matière d\u2019hygiène pratique.Ses conférences à la radio sur 1 education physique de la race ont toujours été écoutées avec beaucoup d\u2019attention.La plupart de nos associations de sport amateur comptent en lui un conseiller averti, et un ami sincere.Sa débordante activité nous fait voir le Docteur Lefebvre sur un autre champ d\u2019action et ses compatriotes lui sont redevables de l\u2019inauguration du mouvement national pour la rehabilitation de la bonne et saine chanson française, sous forme de grands concerts populaires, donnes un peu partout dans la métropole, et de causeries à la Radio.C'est encore lui, qui depuis trois ans, a été l'animateur principal des fêtes resplendissantes de la Saint-Jean-Baptiste au I arc Laton-taine.Le docteur Lefebvre est un patriote de la vieille école, qui ne craint pas de se dépenser outre mesure, pour faire revivre nos anciennes traditions, si chères à ceux dont le cœur est resté bien placé.Le docteur Lefebvre est directeur général de la Société Saint-Jean-Baptiste, depuis novembre 1931 II est président du Comité des Promenades Historiques et des concerts populaires organisés par la Saint-Jean-Baptiste.Président du Comité d'Action nationale Française.Il fait aussi partie du Bien-Etre de la Jeunesse.Durant son séjour dans sa ville natale, il fut président et l'un des fondateurs du club Ouvrier local et lieutenant provisoire du Régiment de Saint-Hyacinthe, intendant des Chevaliers de Colomb, membre de la Chambre de Commerce.Comme professionnel, il est me-decin attitré de la Commission Athlétique de Montréal et de plusieurs organisations sportives d\u2019amateurs.Il est médecin bénévole à la clinique externe des maladies vénériennes, a 1 Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.A fait du service militaire en 1918, dans le C.O.1.C.Laval de Montréal.Ses distractions favorites, il les trouve à la campagne et dans les livres.La politique n\u2019a pour lui aucun attrait.Le 1\" juin 1927, il épousait Alina Weir, fille de F.-J.Weir, président de la firme \u201cP.-N.-R.Weir, Ltée\u201d.De cette union, est née une fille, Pierrette.Domicile : 5586, rue Philips.Bureau médical : 2403, Est, rue Ste-Catherine, Montréal.[123] É mm IRENEE LAGARDE, B.A.,L.L.L Avocat Figure marquante parmi les jeunes professionnels, Irénée Lagarde, avocat au Barreau de Montréal, naquit dans la métropole, le 2 mai 1906, du mariage de Joseph Lagarde, marchand, et de Olivine Léger, son épouse, fille de Arthur Leger, de 1 Ile-Perrot.C\u2019est au collège Sainte-Marie dirigé par les RR.PP.Jésuites qu\u2019il fit son cours classique, et à l\u2019Université de Montréal, qu\u2019il étudia le droit.Gradué bachelier ès-arts en 1926 avec la plus grande distinction, il avait, trois années plus tard, ( 1929) l\u2019honneur d\u2019être licencié en droit, \"summa cum laude .Apres une période relativement courte, pendant laquelle il exerça seul sa profession, il s\u2019associa en 1930 - M.Salluste Lavery, sous la raison sociale de Lavery & Lagarde.Il s\u2019occupe de droit civil et criminel.Habitant Rosemont depuis plusieurs années, il a pris part à toutes les activités de son quartier.En avril 1 932, il fut un des principaux supporteurs de J.-H.Brien, aux honneurs municipaux, et il eut la satisfaction bien légitime, de voir son candidat, vaincre le vétéran Drummond qui fut échevin de ce quartier durant quatorze ans, par plus de 2,000 voix de majorité.Depuis toujours, il a été de toutes les manifestations.II est president actif du Club conservateur de Rosemont, et sous son habile direction, il a porté l\u2019effectif de cette association, en l\u2019espace de trois mois, à 800 membres.Il est le fondateur de l\u2019Ordre des Canadiens de Naissance a Rosemont.Il en fut le président durant deux ans, puis céda la place «à son ami J.-H.Brien, 1 actuel échevin de Rosemont.1} ,est également membre ou directeur de tous les clubs et associations de son quartier, et il fait partie du Club des Journalistes de Montréal.M.Lagarde prend sa récréation dans la lecture et les voyages.En octobre 1930, il épousait Eva Brien dit Durocher, dont il eut deux fils, Gaétan et Yves.En politique, franc conservateur.Domicile : 2806, rue Masson.Etude : 29, Est, rue St-Jacques, Montréal.[124] \u201c T* W.-F.-R.PROULX Avocat Willie-F.-R.Proulx, avocat au\tBarreau de Montréal, est\tun\tFranco-américain de naissance,\tayant vu le jour, à Springfield, Mass., E.U.le 18 avril 1907.Fils de Ulric Proulx, entrepreneur, et de Cécile Saint-Jean, son épouse, il\tvint à Montréal dès\tsa\tplus tendre enfance, et\thabita à Lachine où il fit ses etudes primaires.Vers l\u2019âge de\tdouze ans, il entra\tau\tcollège Sainte-Thérèse\toù\til fit ses humanités, puis alla\tterminer sa philosophie au collège Sainte-Marie.Bachelier ès-arts \"Cum Laude\u201d en 1927, il s\u2019inscrivit à la faculté de droit de l\u2019Université de Montréal, et en juillet 1930, il était admis à l\u2019exercice de sa profession.Il débuta dans l\u2019étude de Gendron, Monette et Gauthier, avec lesquels il pratiqua durant deux ans.Au debut de 1 annee 193 2, M.Proulx continua seul l\u2019exercice de sa profession, s\u2019occupant exclusivement de droit criminel.Bien que jeune encore, M.Proulx a déjà obtenu comme criminaliste, des succès marquants qui lui font augurer le plus brillant avenir.Conservateur en politique, il s\u2019est toujours intéressé à la chose publique prenant part a toutes les luttes de son parti.Tribun populaire à la parole facile, il est reconnu comme 1 un des orateurs les plus intéressants à entendre.Ses discours dans lesquels foisonnent les réparties les plus spirituelles, sont sans cesse marqués au coin de la plus stricte logique.Willie Proulx est avocat et politicien .c\u2019est tout dire.Durant son stage universitaire, il remporta, en 1929, le championnat oratoire de 1 Université de Montréal\tEn 1927, il publia\tun\trecueil de poésies qui\tlui\tvalut d\u2019être couronné lauréat\tdu concours provincial organisé par les Chevaliers de Colomb.Modeste dans ses moindres gestes, il contribue largement, mais sans ostentation, au maintien de nos œuvres de bienfaisance et de chante.Il est membre de la Palestre du National, et les Chevaliers de Colomb le comptent comme un de leurs membres les plus dévoués.Dans ses moments de loisirs, il affectionne particulièrement la pratique des sports au grand air, tels que le tennis, le canotage et le tourisme.\ti r*\tn Le 21 novembre 1931, il épousait Marguerite Lapointe, fille de C.Lapointe, de Cornwall.En politique, conservateur.Domicile : 3515, rue Durocher.Etude : 60, rue St-Jacques, O., Montreal. *- EDOUARD-Z.MASSICOTTE ¦ri Archiviste de la Cour Supérieure du district de Montréal [126] -Z.MASSICOTTE Fils d\u2019Edouard Massicotte, qui tint pendant plus de quarante ans un commerce de chaussures, rue Notre-Dame, paroisse Ste-Cunégonde, et d\u2019Adèle Bertrand, Edouard-Z.Massicotte, 1 archiviste, annaliste et folkloriste de Montréal bien connu est né dans la métropole, le 24 décembre 1867.Du côté paternel, il est issu d\u2019une famille dont l\u2019ancêtre vécut à Batiscan dès le dix-septième siècle.Par sa mère, il se rattache à ce colon Bertrand qui s\u2019établit lors de la Cession dans la région des Deux-Montagnes.Elève du collège Ste-Marie, il débutait dès 1886 dans le journalisme, à 1 Etendard.En 1890, il s\u2019inscrivait à la faculté de droit.Admis au Barreau en 1895, il exerça sa profession en société avec Camille Piché, plus tard juge aux sessions de la paix à Montréal.Il prenait, en 1899, la direction du Monde illustré, passait en 1903 au Samedi, qu\u2019il ne quitta qu en 1910.L année suivante.Sir Lomer Gouin lui confiait le poste de chef des archives du palais de justice de Montréal.Membre de la première Ecole littéraire de Montréal ( 1895), de la Société de folklore de la province de Québec, il fait partie de la Société historique de Montréal, de la Société d Archéologie et de Numismatique, de la Commission des Monuments historiques de la province de Québec.Il est membre à vie de la Société St-Jean-Baptiste et président du comité de revision du dictionnaire de Mgr Tanguay.Il a épousé en 1899, Alice Godin, fille de J.-P.Godin, marchand aux Trois-Rivières.De leur union sont nés un fils, Jean-Maurice, professeur de dessin sous la commission scolaire de Montréal, et une fille, Suzanne.L\u2019unique frère de celui qui fait le sujet de cette page, Edmond-J., décédé il y a quelques années, a laissé une remarquable galerie de scènes de mœurs canadiennes, que 1 on a pu appeler le \"musée de nos traditions familiales.\u201d Travailleur acharné, Edouard-Z.Massicotte a produit une œuvre écrite considérable et il serait impossible de citer ici tous les journaux et revues auxquelles il a collaboré.Il a abordé les sujets les plus divers qui vont de la botanique à l\u2019art héraldique, de la technique de 1 athlétisme à 1 histoire du droit, de la topographie au folklore, de la généalogie à l\u2019histoire des mœurs.Nous ne saurions fournir ici une liste complète des ouvrages qu\u2019il a signés.Mentionnons les principaux : Monographie de plantes canadiennes (1899), Cent fleurs de mon herbier ( 1906).La famille Massicotte (1904), La famille Descary (1910).La famille Lemieux ( 1923).Athlètes canadiens-français, Armorial du Canada français (en collaboration avec M.Régis Roy) 1915 et 1918, Dollard et ses compagnons, (1920).Faits curieux de l\u2019histoire de Montréal, (1922), Les Chirurgiens et Médecins de Montréal sous le régime français, ( 1922), Arrêts, édits, ordonnances et règlements sous le régime français, Anecdotes canadiennes, 4 séries.Dans les mémoires de la Société Royale, ont paru : Les colons de Montréal, 1642-1667 (repris dans le Bulletin des Recherches historiques de 1913, les Actes des trois premiers tabellions de Montreal.1915; les tribunaux et officiers de justice à Montréal, 1648-1760, (1916); les Premières concessions de terre à Montréal, 1848-1665, 1917; Le recensement de Montréal en 1741, (1921); une Noce populaire il y a cinquante ans, ( 1923) ; la Ceinture fléchée, chef-d\u2019œuvre de l\u2019industrie domestique au Canada; Auberges et cabarets d\u2019autrefois, 1926; Hôtelleries, clubs et cafés, 1928; les Spectacles à Montréal, de 1760 à 1800, (1932); Mémento montréalais sous le régime français, 1933.Depuis 1912, M.Massicotte a concentré la majeure partie de sa production historique dans l\u2019organe des Archives de la province, le Bulletin des Recherches historiques.En outre de sa tâche quotidienne d\u2019administrateur, il emploie la plus forte partie de ses loisirs à l\u2019analyse des documents susceptibles d\u2019évoquer la vie de nos ancêtres sous le régime français.Ainsi il a établi, nom par nom, ceux qui constituèrent notre ville, au premier quart de siècle de son existence.Il a inventorié, répertorié et annoté les ordonnances administratives qui les régissaient.Il s\u2019est constitué une âme d\u2019autrefois.Il vit de la vie d\u2019un autre siècle.Dans sa revue de la production historique canadienne pour le cinquantenaire de la Société Royale, M.Ægidius Fauteqx disait : \"Dans l\u2019histoire régionale ou Locale, il convient de distinguer, en ce qui regarde la province de Québec .tout particulièrement, les riches études de M.E.-Z.Massicotte, autour d une histoire qui n\u2019a plus pour lui de secrets.\u201d On doit encore à M.Massicotte la création des soirées de folklore canadien-français qui eurent un tel succès aux alentours de 1920, à Montréal et dans nos divers centres.Enfin, l\u2019initiateur des grandes parades de la Saint-Jean-Baptiste, est l\u2019auteur du projet des plans d\u2019ensemble et des thèmes des processions qui se sont tenues à Montréal pendant neuf années ( 1924-1932) avec un succès sans parallèle dans notre passé, et il n\u2019est pas ambitieux de dire, peut-être, sur tout le continent.[127] 2953 PIERRE-GEORGES ROY Archiviste Membre de la Société Royale du Canada depuis 1904; officier de l\u2019Instruction publique, France, en 1906; commandeur de l\u2019Ordre de St-Grégoire-le-Grand ; docteur ès-lettres de l\u2019Université Laval; docteur en droit de l\u2019Université Notre-Dame de l\u2019Indiana; docteur è's-lettres de l\u2019Université d\u2019Ottawa; membre honoraire de la Société historique de Boston, titulaire de la médaille de la Société historique de Montréal, etc.Né à Lévis, le 23 octobre 1870 et fils de Léon Roy, notaire, et de Marguerite Lavoie, M.Pierre-Georges Roy fit ses études au collège de Lévis et au séminaire de Québec.Il s\u2019occupa très jeune de journalisme et sa première aventure fut de fonder en 1890 Le Glaneur, petite revue mensuelle, littéraire et historique.M.Roy fit ensuite partie de la rédaction du Canadien, alors que l\u2019hon.M.Tarte en était le directeur, puis de la rédaction du Quotidien.Il édita le Moniteur de Lévis, pendant plusieurs années, puis, en 1 895 fonda le Bulletin des recherches historiques, revue qui jouit d\u2019une réputation considérable et qui remplit sur notre continent le même rôle que l\u2019Intermédiaire des chercheurs et des curieux, en France et que les Notes and Queries en Angleterre.Les volumes parus sont remplis de notes de commentaires et de documents la plupart inédits et de la plus grande utilité pour les historiques, les annalistes et les généalogistes.Plus tard, M.Roy fut attaché au service des Archives du Dominion, puis en 1920, il devenait archiviste en chef de la Province de Québec, charge dont il est le premier titulaire.Par son activité extraordinaire, par son érudition, par sa position d\u2019archiviste et celle de secrétaire de la Commission des monuments historiques, il a pu conseiller ou réaliser plusieurs projets et mouvements, qui plus que jamais ont mis en honneur les études archéologiques, généalogiques et traditionalistes.Donner une liste des ouvrages qu\u2019il a publiés serait impossible dans le cadre de cette notice, contentons-nous d\u2019en signaler quelques-uns des principaux.Généalogies des familles de Blainville, de La Valtrie, de Verchères, de Ramezay, de Salaberry, de Boisbriand, de Tonnancour, de Gaspé, Taché, Taschereau, Duchesnay, Faribault, Panet, etc.Les Noms géographiques de la province de Québec : B.de Vincennes, fondateur de l\u2019Indiana; les Petites Choses de notre histoire, 5 vol.; le Vieux Québec, les Rapports annuels de l\u2019Archiviste du Québec depuis 1921, etc., etc.M.Roy a épousé, à Lauzon, le 8 juin 1896, Mlle Eugénie, fille de A.-T.Marsan, avocat.Il a quatre enfants, dont trois fils et une fille qui est religieuse chez les Sœurs de la Charité de Québec.Chevalier de la Légion d\u2019Honneur.Résidence : Lévis, P- Q- [128] JEAN-JACQUES LEFEBVRE Fonctionnaire Fils de Jean Lefebvre, agriculteur, et d\u2019Ernestine Poissant, Jean-Jacques Lefebvre, des Archives de la Cour Supérieure de Montréal, est né le 4 août 1905 à St-Philippe-de-Laprairie, berceau de sa famille tant maternelle que paternelle depuis toujours.Il a grandi dans la paroisse voisine, «à St-Constant où ses parents se nxaient en octobre suivant.Il a reçu sa première instruction aux écoles paroissiales, a fait ses humanités au Collège Bourget de Rigaud et a terminé ses études classiques en 1926 à Montréal sous des professeurs prives.En mars 1927, il entrait aux Archives de la Cour Supérieure de Montréal et en février 1929, il était nomtné député-protonotaire.Depuis tantôt sept années, il travaille sous M.E.-Z.Massicotte, l\u2019annaliste et folkloriste bien connu.Par goût et par état, il s\u2019occupe d\u2019histoire générale, nationale, régionale, de généalogie, d ethnologie et de bibliographie.Conférencier, il a aussi signé des articles de critique historique.Ouvrages en préparation : Les anciens députés de Laprairie, 1792-1925; La famille Lefebvre, de Laprairie, 1670-1930; qSSp'.sVr *a population de LaPrairie; La seigneurie de La Salle; Les paroisses de St-Philippe, St-Constant et de ot-Remi; Quelques maîtres de la pensée canadienne, 1900-1925; Chronique du temps présent : chefs de file de I après-guerre au Canada français.L\u2019un des fondateurs (1929) de l\u2019éphémère société historique de LaPrairie, A a part.\u2018e\tSociété historique de Montréal, du Comité de révision du dictionnaire Tanguay et de l\u2019A.'.A\u2022 Nationale.Récréations favorites : la lecture, la musique symphonique (quand par fortune il s\u2019en trouve p.* S.F.) et, au c'néma : une partie de polo! Célibataire.\u2014 Détail généalogique piquant : Son ancêtre 'erre Lefebvre, natif de Rouen, se rencontre à Montréal dès 1670.Il devait faire partie de la recrue de colons amenée alors par les soins de l\u2019intendant Talon.En 1673, il épousait à LaPrairie.Marguerite Gagné et y est le deuxième à se marier là, le premier ayant été son beau-frère Pierre Gagné.Il y décéda en 1694 ^année même que le huguenot converti, Jacques Poissant \u2014 l\u2019ancêtre maternel \u2014 s\u2019y établissait.Les des-ndants de Pierre Lefebvre sont quasi innombrables.Celui qui fait le sujet de cette page est un des reprenants de la neuvième génération.Résidence ; 3679, rue Ste-Famille, Montréal.[129] 5 DR PIERRE-Z.RHEAUME Chirurgien en chef de l\u2019Hôpital St-Luc Professeur à l\u2019Université de Montréal [130] PIERRE - Z.RHEAUME Directeur scientifique et chirurgien en chef de l'un des grands hôpitaux de la métropole, en pleine maturité d âge et de talent, le Dr Pierre-Z.Rhéaume a voué sa carrière tout entière à la recherche, à son service clinique et a 1 avancement des intérêts professionnels.t Jeune encore, il fut appelé à recueillir une direction vivante auprès du professeur Brennan, 1 un de ses premiers patrons , et aussi de 1 un des pionniers de 1ère antiseptique en notre ville, le professeur Marien dont il fut l'assistant pendant cinq années.A Paris, de 1902 à 1904, il étudie sous les maîtres de la chirurgie LeDantec, Lucas, Chapionnière, Poirier, Tillaux, Pozzi, Jean-Louis Faure.Entre temps, il a attiré l\u2019attention publique sur son nom, par une série d'articles parus dans les journaux de médecine, et qui se recommandent par des qualités qui chez lui n\u2019iront qu\u2019en s\u2019accroissant : amour de la profession, clarté des idées, précision, ordre et méthode.Encore aujourd\u2019hui, ces études se relisent avec plaisir et profit.De retour au pays, le jeune diplômé de Paris tente de la clientèle privée, dans la petite ville qui s organise, Valleyfield, et pendant trois ans, il se livre à une pratique intensive de la chirurgie et se voue à toutes les causes de la santé publique.Mais se sentant né pour de plus larges horizons, il vint bientôt s'établir dans la métropole.Ici, il ne tarde pas à asseoir définitivement sa renommée de chirurgien consciencieux, dextre, maître de soi, d\u2019opérateur sûr, habile et rapide, de clinicien ponctuel, de praticien gentilhomme, de confrère affable et obligeant.Dès son arrivée, il était entré à l'Hôtel-Dieu.Il passe par les divers échelons de l'enseignement chirurgical.Professeur agrégé de Laval dès 1911, la Faculté de Médecine 1 appelle en 1914 à prendre charge de la nouvelle chaire d\u2019anatomie topographique et de chirurgie opératoire.Mais c\u2019est la Grande Guerre et le Dr Pierre-Z.Rhéaume se rembarque pour la France; mais cette fois non plus à titre d\u2019étudiant, mais bien de lieutenant-colonel de la force expéditionnaire canadienne et il servit comme chirurgien en chef de \u201cNo 6 Canadian General Hospital , jusqu\u2019à l\u2019Armistice.Rentré au pays, il reprend son ancien poste de chirurgien de l'Hôtel-Dieu, développant et pratiquant toujours sa spécialité : la chirurgie de l\u2019intestin et de l\u2019estomac.Président de la Société Médicale de Montréal, 1921, membre du collège américain des chirurgiens, co-fondateur du collège royal de médecine du Canada, membre du conseil provincial d\u2019hygiène, président de la société de chirurgie, 1931-32, président de l\u2019association des medecms de langue française de l\u2019Amérique du Nord, en 1930 ; il fut l\u2019organisateur du congrès tenu a Montréal par celle-ci, et de 1 aveu général, l\u2019un des mieux réussis depuis la fondation de 1 institution.Depuis trente-trois ans, le Dr Pierre-Z.Rhéaume a sans cesse collaboré aux revues scientifiques et y a publié des articles, tant dans celles de l'étranger que du pays Auteur d\u2019un volume remarqué sur la chirurgie de l\u2019estomac et de l\u2019intestin (édité chez Masson a Paris), il fut délégué de l'A.M, L.F.A.N., de l\u2019Université de Montréal et du gouvernement du Dominion au congrès de chirurgie tenu à Paris en 1930.Là, il fut appelé a faire une importante communication, illustrée - procédé nouveau - d\u2019un \u201cfilm\" personnel.On lui fit egalement l\u2019honneur d\u2019opérer et de décrire des techniques personnelles devant une reunion internationale de chirurgiens.Subséquemment, il donna une série de conférences dans plusieurs villes universitaires européennes.Le Dr Pierre-Z.Rhéaume, que l\u2019on retrouve à la fondation de l'Hôpital Ste-Justine fut attache vingt-cinq années comme chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu.Quand il quitta cette institution un fort groupe de médecins et de chirurgiens se réunirent pour témoigner de leur estime et jovial ,sans Ia>sser d\u2019être compatissant et charitable, le bon docteur Bastien , comme se plaisent a 1 appeler ses nombreux patients de même lue ceux qui le coudoient journellement, est la personnification du gentilhomme accompli.Liberal convaincu, grand admirateur des Mercier et des Laurier qui furent de son nô tfmie nar 7r T 5 °CC,Upe PaS de P°litique active * «* fait parti d\u2019aucune association politique, par contre, on le rencontrera souvent dans les organisations philanthropiques de a métropole se tenant au courant des progrès de la science, et se prodiguant auprès des ' '8ents e[ cles Petits, plus particulièrement à \"La goutte de lait\u201d de la paroisse St-Pierre.Mais là ne s arrêtent pas ses activités, car le docteur étant un mutualiste convaincu et nàro-,7 \\0tT\ta mettne T lalcuts administratifs au service de nos institutions d\u2019é- U d® bienfaisance, teIle Compagnie Mutuelle d\u2019immeubles, à la fondation de laquelle ,1 s est genereusement dévoué depuis près de vingt ans, comme membre actif actionnaire et administrateur.\t\u2019 Depuis cinq ans il préside aux destinées de cette institution canadienne-française, après avoir tait partie du conseil d\u2019administration de cette organisation, comme trésorier vice-president en collaboration avec les Crépeau, les Morin, les Lamoureux et les Jeannotte, etc.Il fait aussi partie des sociétés de bienfaisance et de secours telles : l\u2019Alliance Nationale, tes forestiers dont il est l\u2019un des médecins aititrés et les artisans Canadiens-Français.La lecture et la vie de famille occupent les rares loisirs du docteur et constituent sa principale distraction.Marié à Lucie Nolin le 5 novembre 1903, il convola en secondes noces avec Rose-Delima Dore, fille de Pierre Doré de Laprairie.De son premier mariage il eut une fille : Maria, qui lui tient lieu de famille, car le docteur perdait son épousé le 2 avril 1929.,H MJsré cette pénible épreuve et le poids de ses 72 ans, le docteur ne laisse pas d\u2019être Un i' a SES !\\onmreuses fonctions professionnelles et administratives, tout comme au plus iort de sa carrière.ni,,, ^ trcile et.Ie bureau médical du docteur Bastien sont sur la rue Visitation, au umero 1206 ; et a certaines heures aux quartiers généraux de la Mutuelle d\u2019immeubles, au numéro 1306, Ste-Catherme, Est.[163] NARCISSE FOREST Notaire Cl A*\tForest agriculteur, et de Delphine Gaudet, fille de Joseph Gaudet et de Marie P C F ,d MJ le notahe Forest naqii le 20 juin 1858 à Saint-Jacques-de-I'Achigan, comte de Mont-calm ^rmss^ répu\u201c.a\u201doir\tfondée par les déportés de 1755 e, pour ses spécialistes remarquables en agriculture.griculture.\t,\t,\t,00r m v M Forest étudia au Collège de l\u2019Assomption et à TUniversité Laval C est en octobre 1861, i^V de 1897 à 1903, il avait été, de 1890 à 1892, directeur de la Société d Agriculture du comte des Deux de 18V/ a y\tfondateur de l\u2019Association des bons chemins du comte des Deux SB.B'E qui' ifTrfses origines'\u2019lointaine\u2019s'\u201d\u2014- qui^sont^l/^u'martyr'^.PAmcrique.comme rns f^;rpmntd|r deTun^y,\t>« assises d'un collège acadien et que dirigent présentement les Peres Eudtstes.Est depuis 1903 le secrétaire-trésorier du Conseil du Comté des Deux-Montagnes.Le 30 août 1886.Mtre Forest épousa Rose Fortier (fille d\u2019Antoine Fortier en son temps^\"depuis doyens du notariat de la region, et soeur de M.Vincent Fortier qui pratique egalement le notariat 1896).Quatorze enfants naquirent de leur union.En politique : libéral.Résidence : Sainte-Scholastique.[164] *® % J.-L.FILLION, M.P.P.Courtier d\u2019assurances com,.;\tq.'T Scourtier d assurances de son état, et depute a la législature de Québec pour le , i M D ' Jour.a St-Jos®f?h d Alma, le 17 mai 1 895, du mariage de Adolphe Fillion cultivateur, et de Marie Potvm, son épousé, fille de Antoine Potvin, de St-Joseph-d'Alma 11 ht ses etudes au Séminaire de Chicoutimi, et en 1912, il quitta le collège pour se livrer à l\u2019agriculture d\u2019Almi direC\u201c0n t!a|ternC p En }920i 11 accepta la position de secrétaire-trésorier de la ville de St-Joseph-commahihriT qU\u2018urempl\u201c Pcpndan' hr* années, puis passa à la \"Québec Chibougamou\" où il s\u2019occupa de de lP n\u2019e?' intéressé dans aucune corporation commerciale ou financière, et il consacre tout son temps ParhcuhL energies au benefice de La Sauvegarde .Il1 s\u2019intéresse à toutes les œuvres paroissiales, mais particulièrement aux retraites fermées.\t\u2019 fait partie de l\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, (3e degré).Dans ses moments de loisir, monsieur le député s'adonne aux sports de la chasse et de la pêche.ses moments de T\t_\t.\t- - - ¦\t[VUCC o nuuil lit- dUH Le 7 avril 1916, il épousa Héléna Simard, fille de Ernest Simard, aont sept garçons et trois filles^ En politique, libéral.De cette union, sont nés dix enfants, Domicile : St-Joseph d\u2019Alma, Lac St-jean, P.Q.[165] ilKlllitll \t \t\t\t\t OSCAR-L.BOULANGER, C.R, M.P.Avocat \u2014 Député \u2014 Président des Fils natifs du Canada [1661 OSCAR-L.BOULANGER Le député de Bellejhasse, à la Chambre des Communes élu le 14 septembre 1926 et réélu en 1930, est un brillant avocat dans\u2019la force de la jeunesse.Une pratique légale vaste et diversifiée, une initiation précoce aux dessous de la politique dans les fonctions de secrétaire d\u2019homme public, une participation active aux luttes de partis depuis 1914.l\u2019avaient préparé à briguer le suffrage populaire.Qu\u2019il ait été élu par la forte majorité de 2.99o voix, cela n\u2019a surpris personne de ceux qui le connaissaient et fondaient sur lui des espoirs.Né à Saint-Charles de Bellechasse, le 3 novembre 1888, de Joseph-L.Boulanger, cultivateur de St-Charles,\u2019et d Elisabeth 1 aie, de St-Raphaël, il étudia d\u2019abord à l\u2019école élémentaire de St-Charles, puis au séminaire de Québec.A la fin de son cours classique, il aborda le droit, passant quelques années à Laval, à McGill et à l\u2019Ecole technique de Québec.Il fut admis à la pratique de sa profession d\u2019avocat le 9 octobre 1912 : il était B.A.et B.C.L.De 1912 à 1914, il est à Québec .ii.\t.\t.\tjj entra club des ,,\t, .\t-\u2014\t*'»\u201c\u2022» e-*\u201c\u201c^ uuuiicm uctcmc »ua en uuitnaiu le pius fort volume d assurance produit par un agent et par le fait, la présidence du \"Club\u201d laquelle n\u2019est décernée qu\u2019une seule rois a un agent.Depuis cette date, M.Adonaï Meunier est membre du Club Premier et a produit au delà d\u2019un million d affaires d assurance-vie pour la \"Great West\u2019\u2019 annuellement; il détient lui-même au delà de S 80.000 d assurance-vie dans la Great West Life\u2019\u2019.Il est administrateur des successions Meunier et Lafrenière.ex-sec.de la Société St-Vincent-de-Paul, Ste-Madeleine, bienfaiteur du Ref.N.-D.de la Merci.Comm de la Cour Supérieure.Exmiembre du comité de l\u2019A.C.V.Prés, actuel de l\u2019A.C.V.Cercle Outrement.Ch.de Colomb V?' d' A' Nat,onale- Membre de 1 Ass.des Assureurs-Vie du Canada.Ancien sergent du 65e régiment C.M.R.et ex-lieutenant des Zouaves, ancien sec.et 1er vice-président de l\u2019U.C.R.Fut aussi prés, du Boucanier et du Cercle Paroissial.La lecture, les études et les voyages avec sa famille constituent sa principale récréation.Le 6 juin 1916, il épousait Mlle Blanche Lafrenière, fille de J os.Lafrenière et neuf enfants sont nés de cette union.En politique ; indépendant.Résidence : 643, Ave Stuart, Outremont.|2571 9 89 L\u2019honorable HENRY-GEORGE CARROLL, L.L.D.,C.R.Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec [258] L\u2019honorable HENRY-GEORGE CARROLL C\u2019est une carrière apparemment fort unie que celle de l\u2019homme qui occupe présentement le plus haut poste civil de notre province.Depuis au delà de vingt ans, elle s\u2019écoule dans les eaux calmes de la magistrature.Et pourtant à y regarder de près, elle n'a pas été sans ses heures de lutte et d\u2019agitation, puisque le sujet de cette esquisse a dû livrer plus d\u2019une campagne électorale, forme de guerre authentique, d\u2019abord contre l'honorable Thomas Chapais, aujourd\u2019hui Sénateur, et ensuite contre M.Linière Taschereau, C.R., deux des forts jouteurs du1 temps dans le parti conservateur.Sa carrière comporte également une autre leçon, car le Lieutenant-Gouverneur est né de parents pauvres qui ne pouvaient en aucune façon l'aider, ni par leur influence, ni par leur argent.Cela encore marque une longue route parcourue.Son nom indique bien son origine ; Carroll est un nom de vieille souche irlandaise et le nom de sa mère, Campbell, un nom de vieille souche écossaise.Sa mère s\u2019est convertie au catholicisme quelques années avant sa mort.Le Lieutenant-Gouverneur cependant est né dans un village où l\u2019on ne parlait jamais anglais et il a fait ses études dans un collège et une université française, de sorte que sa langue courante est le français.Deux autres mots sembleraient devoir caractériser la personnalité du plus haut magistrat actuel de notre province.Il est essentiellement un homme de gouvernement et un homme de caractère.\u2014 Homme de gouvernement.A peine admis au Barreau, quand il a à peine atteint vingt-six ans, il se fait élire député et s\u2019en va en chambre fédérale où il gardera un siège pendant près de quinze années, faisant même partie pendant deux ans du Gouvernement du pays, pour de là passer au pouvoir judiciaire.\u2014 Homme de caractère.A une grande solennité tenue dans une de nos institutions d\u2019enseignement secondaire et que présidait le Lieutenant-Gouverneur quelques semaines après son accession à Spencer Wood, il fut remarqué que loin de faire appel aux théories générales et si commodes de la primauté de tel ou tel système d\u2019enseignement, son allocution porta tout entière sur la formation du caractère comme le plus grand facteur national ou individuel de succès et de rendement.Cet avis, tombant de si haut, prenait une singulière éloquence.Mais ce ne sont pas là que quelques traits de sa physionomie et que nous pouvons à peine esquisser.Suivons sa carrière par le détail des événements.Il naquit à Kamouraska, Qué., le 31 janvier 1865, du mariage de Burke Carroll et de Marguerite Campbell.Il fit ses humanités au Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière et il termina son cours classique à la faculté des Arts de l\u2019Université Laval de Québec.Inscrit à la faculté de droit de Laval également, il était bachelier en loi en 1889 et admis au Barreau la même année.Il débuta aussitôt dans l\u2019exercice de sa profession à Québec en société avec l\u2019honorable A.Turgeon, plus tard président du Conseil Législatif.En 1894, il alla s\u2019établir à Fraserville, chef-lieu de son district ; il y pratiqua quelques années et y fut avocat de la Couronne.En 1902, il était fait L.L.D.de l\u2019Université Laval et la même année Conseil du Roi (par commission de Lord Minto).Aux élections générales du pays, en 1891, il était élu comme libéral par le comté de Kamouraska, député à la Chambre des Communes.Réélu aux élections suivantes de 1896 et 1900, Sir Wilfrid Laurier l\u2019appelait en février 1902 à faire partie de son Gouvernement comme solliciteur général, poste ciu\u2019il occupa jusqu\u2019à sa nomination comme juge puîné de la Cour Supérieure de Québec, le 29 janvier 1904.En décembre 1908, il était nommé juge de la Cour du Banc du Roi.Il fut aussi commissaire \u201cex-officio\u2019\u2019 pour la revision des Statuts du Canada; president de la Commission royale nommée en juin 1912 pour tenir une enquête sur le trafic des liqueurs dans la province de Québec.En août 1906, il avait été nommé membre du Conseil de l\u2019Instruction Publique de la province de Québec.Il épousa en juin 1891, Amazélie Boulanger, fille de L.Boulanger, de Ste-Agathe de Lotbi-nière.Il a deux filles : Mme Louis Larue et Mme Adouard Taschereau, toutes deux de Québec.Le 2 avril 1929, il fut nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province de Québec, succédant à Sir Lomer Gouin, décédé en office.Résidence à Spencer Wood, Québec.[259] CHARLES PREFONTAINE Négociant Charles-Emile Préfontaine, jeune négociant en vue de Montréal, est né à Marieville, comté de Rouville, le 6 septembre 1895.Il est le fils de Napoléon Préfontaine, marchand, et de Albina Ste-Marie, fille de Olivier Ste-Marie, de Marieville.Il commença ses études à Marieville et termina un brillant cours commercial au collège St-Césaire.En quittant le collège à l'âge de 16 ans, M.Préfontaine se dirigea vers Edmonton, où il ouvrit un magasin de cigares pour le compte de son père.Après deux ans, soit en 1913, il voyagea par toute la province, pour le compte de 1\u2019 \"Imperial Tobacco\u2019\u2019.En 1914, il tint une librairie et articles de sport à Marie-ville.D\u2019une activité fébrile et voulant faire sa marque dans le monde du commerce, celui qui fait le sujet de cette biographie débuta, en 1919, dans le commerce d\u2019automobiles et garage, et en 1926 s\u2019en vint à Montréal établir la maison d\u2019affaires \"United Auto Parts\u201d dont il est le président.Le succès vint couronner un travail laborieux, intelligent et constant; car en effet, M.Préfontaine est actuellement l\u2019administrateur et le président de la Cie Auguste Fittes Ltée\u201d, propriétaire de C.-E.Préfontaine Machine Shop de Montréal, il est 1 associé de Maurice Préfontaine Enregistré; enfin, l\u2019associé de Préfontaine ÔC Handfield.Quoique ses affaires absorbent presque tout son temps, il sait tout de même faire du bien autour de lui et soulager nombre de malheureux; en effet, il est un des membres les plus dévoués de la Société St-Vincent-de-Paul, de la Société St-Jean-Baptiste et est Chevalier de Colomb, au 3e degré.Dans ses moments de loisirs, il affectionne surtout la chasse et la pêche.Il fait partie du \"Press Club\u201d et du club St-Denis.Le 17 octobre 1915, il épousait Valéda Nadeau.De cette union sont nés sept enfants.Disons pour terminer, qu\u2019il a parcouru le Canada de l\u2019Atlantique au Pacifique ainsi que les Etats-Unis.En politique : indépendant.Domicile :\t4287, de Lanaudière, Montréal. JOS.-IS.DUPRE Négociant Joseph-Israél Dupré copropriétaire et secrétaire de la \"Compagnie Léonidas Villeneuve Ltée\u201d marchands de b°ts de construction, lune des institutions commerciales du genre, les plus anciennes et les plus considé- rabks déjà métropole, naquit à Montréal, le 3 1 août 1866, du mariage dé Narc sse Dupré, briqu'êrier,\"«\"de é'est à l'Académie St-Louis, du Mile-End, RAYMOND-J.BEAUSOLEIL Ingénieur civil C\u2019est un fait incontestable que notre race a donné non seulement à notre province mais au pays tout entier des hommes de première valeur, et combien des nôtres brillent au firmament de la gloire dans leur sphère respective! Et n\u2019est-ce pas Sir Lomer Gouin, de regrettée mémoire, qui déclarait il y a quelques années en Chambre, qu\u2019il ne craignait nullement pour le succès futur des fils de notre sol alors que bien équipés intellectuellement ils entrevoyaient l\u2019avenir avec un optimisme raisonné.Monsieur Raymond Beausoleil, ingénieur civil, dont nous esquissons brièvement la présente biographie, corrobore éloquemment les paroles de notre grand homme d Etat.Né à Montréal le 1er juin 1886 du mariage de Cléophas Beausoleil, avocat, conseiller du roi, et de Henriette-Audette Lapointe, Raymond-J.Beausoleil, ingénieur civil, a fait de sa carrière un splendide succès.C est au Mont-St-Louis qu\u2019il commença ses études pour les parfaire à l\u2019Ecole Polytechnique, où il gradua en 1911, nant avec un succès bien mérité les titres de Bachelier ès-Sciences Appliquées, Ingénieur Civil et Ingénieur des Mines.En 1908, il entra à l\u2019emploi du \"Delaware Bc Hudson Co\u201d, dans le département des mines de charbon à Scranton, Penn.En 1909, et 1910, il était employé à la Commission du Havre de Montréal.De 1911 à 1913, on le trouve Ingénieur, au Chemin de Fer National Transcontinental, «à Ottawa.De 1913 à 1916, il est Inge-nieur à la Commission des Eaux Courantes de Québec; en 1916, Ingénieur chez Lymburner Ltée, Montréal; de 1916 à 1917, Ingénieur à la \"Canadian Electro Products Co.Ltd\u2019\u2019 Shawinigan Falls, P.Q.; de 1917 à 1920.Ingénieur à la \"St.Lawrence Sugar Refineries Ltd\u2019\u2019; de 1 920 à 1923, il est assistant-ingénieur en chef de la \"Canada Starch Co.Ltd\u2019\u2019; en 1923, Ingénieur résident de la \"National Supply Co.\u2019\u2019 de Chicago.^ Enfin de 1 -3 à ce jour, il occupe la position d\u2019ingénieur en chef de la \"National Supply Company Limited de Montrea .Il occupe de plus la charge de vice-président et gérant général de cette dernière compagnie.En outre, B.Beausoleil passe pour une autorité dans la combustion; ainsi toutes les installations industrielles de chauffage au mazout les plus importantes dans l\u2019Est du Canada ont été faites sous la direction de celui-ci.Il est membre de l\u2019Association des Ingénieurs Professionnels de Québec; membre de L\u2019 \"American Society ^of IVIechamcal Engineers\u2019\u2019 New York; membre du comité du combustible de \"l\u2019Engineering Institute of Canada .Est membre des clubs Réforme et Kiwanis; il affectionne particulièrement le tourisme; c\u2019est ainsi qu il a visité tous les Etats-Unis comme Ingénieur.Le 6 juillet 1908, il épousait Blanche-Bernadette Jarret de Boston.De cette union sont nés trois enfants.En politique, libéral.Domicile 4143, Papineau, Montréal.[264] J.-E.RIVARD Gérant de banque Joseph-Emihen Rivard, I actuel gerant de la Banque Canadienne Nationale à Rimouski.vit le jour à Deschambault, comte de Portneuf le 12 octobre 1895, du mariage de François-Xavier Rivard, boulanger et de Mary Goudrcau son épousé, fille de Georges Goudreau.C\u2019est au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière qu\u2019il lit q0nj-l0UrS commcrc,aI' et c cst en 1914, qu\u2019il embrassa la carrière des affaires.Cette année-là en effet il débuta comme commis junior au service de la Banque Nationale, à son bureau principal à Québec ' Apres un stage de quelques mois comme tel, il fut dirigée vers Thetford Mines où il séjourna quatre années, puis en 1917, il quitta 1 mstitunon bancaire, pour joindre le corps d\u2019aviation canadien (Royal d?Ta Malb r 0r\u201c(l- Lan?ec.suivante, i retourna au service de la Banque Nationale, à sa succursale ae la Malbaie puis fut transféré plus tard a la Succursale principale à Montréal.la\tD23i M V.Rivi\u2019rd °K\"nt une Pr°motion importante, en étant nommé gérant de la succursale de rue ot-Paul, a Quebec.Dix années durant, il remplit ces délicates fonctions, leur\timomtanJ932\u2019 les .aut?rit»?dc Banque Canadienne Nationale lui confièrent\tenfin\tla\tgérance\tde mportantc\tsuccursale a Rimouski, position qu il occupe encore présentement Rivard °iSük de I*\"\"* ,aj.erti: d\u2019une urbanité et d'une courtoisie qui caractérisent le vrai gentilhomme, M.FnJ 192*° as î)ons\u2018dcration parfaite de tous ceux avec qui il a des relations d'affaires, de la \"Transeon\u201c\u201cTf\"' du pilote Vachon et du mécanicien Thibault, fit, sur un des avions (Lac\tSteAenésT\ti é AITays \u2022 d'S?e par le Doct,CUr Cuisinier, le premier voyage d\u2019affaires\tde\tLa\tMalbaie (Lac\tote Agnes)\ta Sept Isles.M.Rivard est membre du Club Social de Rimouski.f?creat*ons fsvorites sont la pèche, la lutte et le hockey.En 1921, il e Alexandre Marier.De cette union, sont nés cinq enfants.Domicile \u2022 D:\t.\u2022\t~ fill épousait Louisiane Marier, Rimouski, P.Q 1265 Mgr VINCENT-JOSEPH PIETTE, P.A.,0m ê f A Recteur de l\u2019Université de Montréal [266] Mgr VINCENT-JOSEPH PIETTE Mgr Vincent-Joseph Piette, ancien vicaire général, recteur de l\u2019Université de Montréal, est issu d\u2019une famille d\u2019agriculteurs comme tant d\u2019autres types remarquables de notre race.Il naquit le 5 août 1869, à Berthier (en haut), P.Q., du mariage d\u2019Olivier Piette et de Julie Desrosiers (fille de Hercule Desrosiers).De ses études primaires, il fit une année à Longueuil et le reste au Collège St-Joseph de Berthier, tenu par les Clercs de St-Viateur.Attaché à ses premiers éducateurs, il alla poursuivre sous leur direction ses études secondaires au petit Séminaire de Joliette.Il reçut sa formation théologique du grand Séminaire de Montréal.Il fut ordonné prêtre, le 17 décembre 1392, des mains de Mgr Fabre.Nommé, cette année-là, vicaire à St-Henri de Montréal, 1892-97, il passa au même titre cinq ans plus tard à St-Jean-Baptiste de Montréal, 1897-1905, et de là comme vicaire aussi, à la Basilique de Montréal, 1905-1907.C\u2019est quinze années de probation.Promu curé en 1907, il prit charge de la paroisse de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire-de-Villeray, qui était à s\u2019ériger.En 1910, il fut appelé à fonder une paraisse, très renommée aujourd\u2019hui dans la métropole, St-Stanislas.11 y construisit 1 église et le presbytère.En 1918, il y reconstruisit l\u2019église incendiée en décembre auparavant.Le 22 août 1922, il fut élevé aux hautes fonctions de vicaire général, devenait de ce fait, membre du Chapitre de la Cathédrale et, quelques jours plus tard, il reçut la distinction de Protonotaire apostolique.Dans les deux paroisses où il fut curé, Mgr Piette s\u2019intéressa particulièrement aux questions éducationnelles.En 1917, lors de la fusion des commissions scolaires de Montréal, il fut nommé commissaire dans le district Est, et il prit une part active à l\u2019établissement et à la mise en œuvre du nouveau régime, jusqu\u2019au mois d\u2019août 1922, date de sa promotion au vicariat général de Montréal.Le 23 février 1923, Mgr Piette était nommé recteur de l\u2019Université de Montréal, succédant à S.E.Mgr G.Gauthier.Quand la nouvelle loi qui régit les écoles primaires catholiques de Montréal entra, en vigueur et que la commission scolaire fut réorganisée en juillet 1928, Mgr Piette y fut nommé représentant de l\u2019Université de Montréal et élu président de la ( ommission pédagogique, tout en faisant partie de la Commission administrative.Curé fondateur, organisateur né, administrateur et constructeur, avant tout réalisateur et.homme d\u2019action, Mgr Piette aura marqué son rectorat par les merveilleuses transformations que notre grande institution canadienne-fran-çaise d\u2019enseignement supérieur subit présentement.L\u2019Université de Montréal lui devra, pour une large part, le choix de scm site grandiose, l\u2019érection de ses magnifiques édifices sur le Mont-Royal, et le vigoureux élan de progrès qu\u2019elle reçut en ces dernières années.[267] L\u2019honorable PIERRE D\u2019AUTEUIL Juge de la Cour Supérieure à Québec Il y a à coup sûr peu de localités de notre campagne québecquoise, qui ait donné le jour à autant de personnalités remarquables que la Riviére-Ouellc dans le comté de Kamouraska.Que l\u2019on voie plutôt; la Rivière-Ouelle est la petite patrie de Jean-Charles Chapais, père de Thon.T.Chapais; de l\u2019hon.Luc Letellier de St-Just, lieutenant-gouverneur; de l\u2019hon.Chs-Eus.Casgrain, père de l\u2019abbé Raymond Casgrain et aïeul de l\u2019hon.Thos.Chase Casgrain; de François Casgrain, seigneur de la Bouteillerie; de Chs Têtu, père de Lady Hector Langevin; de l\u2019hon.Amable Dionne, seigneur de La Pocatière et Conseiller législatif; et de son fils^ Elisée Dionne, ministre dans le gouvernement Ross, à l\u2019avènement du gouvernement Mercier, en 1886; père de l\u2019épouse de l\u2019hon.L.-A.Taschereau, premier ministre; de Sir Alphonse Pantaléon Pelletier, L'eutenant-Gouverneur; de Ludger Têtu, médecin éminent, père de cinq prêtres dont Mgr Henri Têtu, enfin de l\u2019hon.Ernest Gagnon, membre du cabinet Mercier.C\u2019est là même que l\u2019hon.Juge d\u2019Auteuil est né, le 2 avril 1857, du mariage de Louis d\u2019Auteuil, cultivateur, avec Justine Garon, fille du notaire Pierre Garon.II fit son cours classique au Sém.de Québec et son droit à Laval de Québec.C\u2019est en juillet\t1881\tqu\u2019il était admis\tau\tBarreau\tde\tla prov.\tde Québec.Il fait d\u2019abord un stage de quatre années à Québec,\tpuis il ouvre une étude en 1 885 à\tla\tMalbaie,\ten même temps qu\u2019il collabore à la rédaction de l\u2019Echo des Laurentides.Il plaît au juge de rappeler ses débuts modestes où il avait pour concurrents MM.J.-S.Perreault et Charles Angers, qui furent tous deux députés d-Charlevoix aux Communes, et tous deux aussi réputés les égaux des maîtres du Barreau de la prov.de Quebec.En 1892, M.d\u2019Auteuil était nommé magistrat de district pour Chicoutimi.En 1897, il reprend 1 exercice de sa profession dans le distr.de Saguenay.De 1892 à 1919, il fut candidat conservateur à la Législature : quatre fois dans Charlevoix et trois dans Charlevoix et Saguenay.Il fut élu à trois reprises par le premier comte et à deux dans la seconde division.Il fut maire du village de la Baie\tSt-Paul et préfet\tdu\tcomté de Charlevoix\tde 1897 à 1900.C\u2019est le 3 mars 1921, qu\u2019il était nommé juge\tde la\tCour Supéiieure\tde\tla prov.\tde\tQuebec.\tLe 3 octobre 1893, il avait épousé Adèle Dumas, fille de Alexis Dumas, marchand à Hébertville, dont il eut quatre enfants: Henri, Germaine, Raymond et Thérèse.Le 23 oct.1907, il convola avec Adélina Forget, veuve de Philippe Laferrière, fille de David Forget, avocat à Montréal et sœur de Sir Rodolphe Forget.Domicile : Quebec.[268] ALDERIC BLAIN Avocat Jeune encore M.Blain est en passe de voir se réaliser les plus belles ambitions de sa jeunesse.Avocat une large clientele lui est venue, recrutee indistinctement au sein des deux nationalités.En 1927 une division électorale de Montreal lui confiait un mandat pour la Législature de Québec.Ces divers titres fournissent un champ d action etendu à son beau talent et à sa tenace énergie.Il naquit à St-Remi de Î^Primèln\u2019 A R ° novembre 1 886.du mariage d'Ernest Blain.cultivateur, et de Malvina Primeau, fille de ChrétiTnnë' \u2018Je.Beauhi>rno,s- Il «J\u201ct » premiere instruction à l'école de St-Rémi et chez les Frères des Ecoles il sortit bachel- r 'U P\u201e CSS|S' ,dc Montrée.Apres avoir terminé son cours classique au Collège Ste.Marie, d'où au Barreau hdi f\tS.,nS5î'vlf a la fac\u201c1,te de drqueS- U n fart nombre de campagnes dans l'intérêt du parti société des Artisans C P d raft' par \u201cne fo\u201ce °nte pour la division Montreal-Dorion.Membre de la St-Jean-Baptiste^se^tùi^Safnt.Edouard6\t^\t1 A\u2018 ft ft\tft Club Canadien et de la société président.Marié le 12 ocJobre 19 5\t\u2022\tr\tau«i\tmembre fondateur de\tla section Lafontaine, dont il fut cinq enfants leur sont nés FerftaLd\tfil'e, de JoscPh Damel- entrepreneur de Montreal, En politique ¦ conservateur nand- Marc-André, Gisèle, Real, Luce.Sa recreation favorite est le tennis.Domicile : 6879, rue St-Denis, Montréal. L.-B.CORDEAU, C.R.Président de la Commission des Liqueurs de Québec L.-B.CORDEAU Le Président de la Commission des Liqueurs de Québec, M.Lionel-Bruno Cordeau, avocat de profession, naquit à St-Hyacinthe, le 24 janvier 1877, du mariage de Joseph Cordeau, cultivateur, et de Marie-Louise Beauregard, fille de Michel Beauregard.Après avoir reçu son instruction primaire à l\u2019école du rang, il entra au collège de St-Hyacinthe où il fit son cours classique, et compléta ses études à la faculté de droit de l\u2019Université Laval, à Montréal.Admis au Barreau de la Province de Québec, au mois de janvier 1900, il débuta dans 1\u2019 exercice de sa profession, en société avec Mtre Camille Piché, C.R.A la nomination de celui-ci comme juge de la Cour de Police, Mtre Cordeau forma une nouvelle société avec M.N.-Z.Cordeau, son frère, qui décéda quelques années plus tard.M.Cordeau s\u2019adjoignit alors comme associé, Mtre A.-E.-J.Bissonnette, avec lequel il pratiqua jusqu\u2019en 1923, époque de sa nomination à la présidence de la Commission des Liqueurs de Québec.M.Cordeau qui s\u2019occupait surtout de droit civil, eut souvent l\u2019occasion, au cours de ses vingt et quelques années de pratique, de plaider devant toutes les cours de justice des provinces de Québec et d\u2019Ontario, dans des causes d\u2019une importance capitale.En 1913, il était créé Conseil du Roi.Nommé Recorder de la Cité de Verdun en 1909, il siégea comme tel jusqu\u2019en novembre 1923, résignant alors ses fonctions, pour accepter celle de la présidence de la Commission des Liqueurs.Ardent libéral, M.Cordeau s\u2019est, sans cesse mêlé très activement au mouvement politique dans la province, et bien qu\u2019en maintes occasions les circonstances l\u2019auraient poussé vers la carrière parlementaire, il s\u2019y refusa toujours, préférant consacrer à l\u2019exercice de sa profession, toute son activité, laquelle trouvait d\u2019ailleurs amplement à s\u2019employer au bénéfice d\u2019une clientèle importante, autant par la qualité que par le nombre.Membre du Conseil du Barreau de Montréal en 1916-1917, il fut choisi unanimement comme délégué auprès du Conseil Général du Barreau de la Province de Québec.Monsieur Cordeau remplit les délicates fonctions de président de la Commission des Liqueurs de Québec depuis dix ans, et sous sa sage direction, l\u2019administration est reconnue comme étant absolument parfaite sous tous rapports.Monsieur Cordeau a beaucoup voyagé aux Etats-Unis et en Europe.Il est membre actionnaire du Club de Réforme et en fut le président, au cours des années de 1920 et 1921.Il fait aussi partie du Club St-Denis, du Club Laval-sur-le-Lac et du Cercle Interallié de Paris, France.Ses récréations favorites sont le golf et le tennis.Le 24 octobre 1907, il épousait Albertine Tessier, fille de feu Narcisse Tessier.De cette union, sont nés deux enfants : Roger et Marthe.En politique, libéral.Domicile : Appartements Drummond, Montréal.[271] wm ÆGIDIUS FAUTEUX Avocat Conservateur de la Bibliothèque municipale Né à Montréal, le 27 septembre 1876, fils de Hercule Fauteux, manufacturier, et de Exilda Dagenais.A fait ses études au Collège de Montréal, Après avoir terminé ses études théologiques au Grand Séminaire de la même ville, avec le grade de licencié, il entra à l\u2019Université Laval pour y étudier le droit.Admis avocat au Barreau de la province de Québec, le 10 juillet 1903.Entre temps, en 1902-1903, il fut éditeur - propriétaire du '\u2018Raft'd\u201d, journal hebdomadaire, organe des jeunes conservateurs.De 1905 à 1909, correspondant parlementaire de la \"Patrie\u201d à la Législature de Québec; de 1909 à 1912, rédacteur en chef de la \"Presse\u201d, de Montréal ; enfin, en 1912, il accepta le poste de conservateur de la Bibliothèque Saint-Sulpice à Montréal.En 1932, M.Fauteux était nommé conservateur de la Bibliothèque municipale de Montréal.Représentant de la Province de Québec dans la Commission des sites des Monuments Historiques du Canada.Lauréat du concours de littérature française à l'Université Laval de Montréal en 1900, 1901, 1902.Elu membre de la Société Royale du Canada (section 1) en 1918.Vice-président de la Société Historique de Montréal depuis 1916.Il a publié, en 1917, \u201cEtudes Historiques sur les Bibliothèques Canadiennes\u201d; en 1918, \u201cLa Famille d\u2019Ailleboust\u201d ; en 1922, \u201cJournal Inédit du Siège de Québec\u201d, et en 1927, \u201cMonsieur Lecoq : Souvenirs d\u2019un ancien séminariste\u201d.Il a épousé à Montréal, le 28 janv.1911, Antonia Chevrier, fille de feu Gatien Chevrier et de Odile Lalonde, de St-Polycarpe, P.Q.Résidence : 1477, rue Viau, Montréal.[2721 i jSI AIME GEOFFRION, C.R.Avocat De la société Geoffrion.Geoffrion et Prud\u2019homme, avocats, édifice de la Banque Canadienne Nationale, Montréal.Né^ à Montréal, le 13 novembre 1 873, fils de l\u2019hon.C.-A.Geoffrion et de Eulalie-G.Dorion.Il fit ses études à 1 école St.John\u2019s, Montréal, au collège Sainte-Marie et à l\u2019Université McGill.Admis au Barreau le la province de Québec en 1894.Créé Conseil du Roi en 1903.Professeur de Droit Civil à l'Université McGill depuis 1905, il démissionna en 1910.Représentant la province de Québec sur la Commission d\u2019arbitrage chargée de régler les réclamations réciproques d\u2019Ontario et de Québec depuis la Confédération.Avocat des Pinkerton dans la cause célèbre de David Russell.Agit pour la province de Québec devant le Conseil Privé, «dans la cause célèbre touchant l\u2019interprétation du décret \"Ne Temere\u201d; pour le Séminaire Saint-Sulpice, dans leur cause contre les Indiens; pour les gouvernements provinciaux contre le gouvernement fédéral, touchant les pouvo rs d incorporation des corporations et compagnies d\u2019assurance; pour les cinémas contre le gouvernement e vuebcc, touchant l\u2019interprétation de la Loi du Dimanche.Avocat conseil junior du gouvernement fédéral dans 1 affaire des frontières de l\u2019Alaska, 1903-1904, avocat du gouvernement fédéral dans l'affaire du Labrador, de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson et l\u2019Affaire des Métaux Précieux.Aviseur de la province de Québec en maints litiges surtout constitutionnels.Avocat de la \"United Church of Canada\u2019\u2019, quand elle demande son incorporation au parlement fédéral et au gouvernement de Québec.Aviseur de l\u2019Association des Banquiers au gouvernement federal lors de la dernière révision de l\u2019Acte des banques.Commissaire des Ecoles catholiques '\u2022d M°ntre3l 1917-1921.D recteur de la \"Canada Life Insurance Co.\u201d, de 1\u2019 \"Aluminium Limited\u201d, Beauharnois Power Corporation\u201d, \"Title Guarantee and Corporation\u201d.Membre des Clubs St.James, Réforme, Mont-Royal, Country Club (Ottawa), Garnison (Québec), Cercle Inter-Allie, Paris.Il a épousé, en novembre 1896, Marguerite Thibaudeau, fille de l\u2019honorable ,|.-K.\t1 hibodeau.En politique : libéral.\u2014 Résidence :\t3482, rue Durocher, Montréal.[273] L\u2019honorable L-ATHANASE DAVID, C.R, A vocat \u2014 Secrétaire provincial [274] L\u2019honorable L.-ATHANASE DAVID Quand I honorable M.David se décida pour l\u2019arène politique, il y a quelque quinze ans, l\u2019on entendit un son nouveau tomber de la tribune.Au prestige d\u2019un nom déjà inscrit dans les annales du pays, au charme prenant de la jeunesse s\u2019ajoutaient chez lui une gravité de pensée, une hauteur de vues, une solution personnelle et qui voulait être objective, des problèmes de l\u2019heure.Ce jeune homme qui arrivait de la métropole, où il avait vu le jour, où il avait grandi, où il avait été éduqué, où il avait pensé, réfléchi dans le but de faire quelque chose, de n\u2019étre point inférieur à lui-même et de ne pas démériter d\u2019un grand nom \u2014 legs toujours redoutable \u2014 quand il se présenta dans un comté rural, au lieu de verser dans la démagogie, pierre d'achoppement de toute démocratie mal entendue, ne craignit pas de rappeler les grands exemples de l\u2019histoire politique, d\u2019établir des parallèles savants et qui dénotaient une méditation prolongée, d\u2019indiquer le sens qu\u2019il entendait donner à deux ou trois branches des activités de notre peuple.Et d\u2019ores et déjà, il laissa pressentir \u2014 s\u2019il ne définit pas aussi explicitement qu\u2019il le pourrait après quinze années de pratique \u2014 sa conception de l\u2019homme d\u2019Etat.M.David devait tenir parole, et les électeurs de Terrebonne et, par leur valeur de représentation, toute la population du Québec ne devaient pas non plus être déçus.L\u2019auteur de ces lignes s\u2019est volontairement limité à fixer les traits de M.David débutant, quand il aurait pu tout aussi bien le saisir à un autre moment.En effet, lorsqu\u2019il est entré en lice, il était déjà tout armé, telle une Minerve, il connaissait son but et sa voie, et il entendait déjà, selon le mot d\u2019un de ses condisciples, M.Montpetit, doter son pays d\u2019une idée bonne.Quinze années d\u2019épreuve, seule pierre de touche des idées et des doctrines, sont là pour attester que M.David a su se réaliser lui-même.Instruction publique et santé publique auront toujours été ses chevaux de bataille.Et vraiment, l\u2019œuvre accomplie dans ces domaines, tout le public en est au courant, est encore plus une création qu\u2019une renaissance.Instruction publique, par une étude approfondie, des enquêtes poussées et les réformes jugées utiles, à tous les degrés de l\u2019enseignement, primaire, secondaire, technique et supérieur.Votation, sous son impulsion, d\u2019un crédit annuel aux collèges classiques.Fondation des bourses, déjà théoriquement préconisées, au profit des diplômés les mieux doués des universités et qui leur permettent d\u2019aller se spécialiser en leur art ou leur science, aux vieilles écoles européennes.Création d\u2019un prix littéraire annuel dit \"prix David\u201d et attribué par jury.En 1922, fondation de l\u2019Ecole des Beaux-Arts, dont la\tfréquentation\tannuelle indique la pressante opportunité.Ces titres divers, avec d\u2019autres encore,\tont valu\tà\tl\u2019honorable\tsecrétaire provincial la désignation familière et reconnaissante, sinon officielle, de ministre des beaux-arts.Quant à son action dans le domaine de la santé publique, si elle est moins éclatante, elle n\u2019en est pas moins réelle.Elle consiste surtout en des services administratifs de prévention, de direction, et d\u2019inspection et que l\u2019espace réservé ici ne permet pas d\u2019énumérer.La loi de l\u2019Assistance Publique, dont il est l\u2019auteur, œuvre d\u2019assainissement physique et moral, en est une forme par le secours qu\u2019elle assure aux vieillards nécessiteux.Sur ce chapitre, qu\u2019il suffise d\u2019ajouter que l\u2019honorable M.David n\u2019entend pas que ses compatriotes passent pour arriérés à côté de l\u2019Américain qui a apporté\tau monde\tla\tconception\tdu prix inestimable d\u2019une seule vie humaine.Après avoir tenté de traduire l\u2019idée que M.David représente dans notre vie publique et de signaler \u2014 trop brièvement \u2014 son influence sociale et politique, quelques lignes sur sa personne et sa famille.Son aïeul paternel était aux\talentours\tde\t1830, au\tSault-au-Récollet, grand propriétaire terrien, capitaine de milice, magistrat de village, une manière de premier personnage de son patelin.Quant à son père, le regretté L.-O.David, est-il besoin de rappeler le rôle national qu\u2019il a tenu, jamais dissocié du plus grand nom de l\u2019histoire canadienne, sir Wilfrid Laurier, au surplus son lieutenant favori et qui n\u2019eût eu qu\u2019un signe du doigt à esquisser pour être désigné à la plus haute fonction civil de la province.Lui-même est né dans la métropole, au jour de la fête nationale (1885), dans le moment même où son père participait à une manifestation publique.Sa mère était née Albina Chenet.Après ses études secondaires au Mont-Saint-Louis et au Collège Sainte-Marie, il suivit les cours de loi de Laval de Montréal.Il fut admis au Barreau en 1905.Président de l\u2019Association du Jeune Barreau de 1913 à 1915 et membre du Conseil du Barreau pour le terme 1914-1915.il a eu maintes causes en libelle à diriger et il est réputé spécialiste en la matière.Conseiller du Roi.Députe de Terrebonne à Québec et toujours réélu depuis, après trois ans seulement de vie parlementaire, il était appelé par sir Lomer Gouin au secrétariat de la province.Orateur né \u2014 il y en a, quoi qu\u2019on prétende! S\u2014 toutes les formes de l\u2019éloquence lui sont familières : avocat courtois, exact sur les faits et précis dans leur exposé, tribun qui fait accourir les foules rurales tout autant qu\u2019il est recherché à la conduite des discussions académiques, et maniant à 1 occasion la langue anglaise avec \"un accent d\u2019Oxford\u201d, a dit un éminent Américain.Depuis la disparition de M.Elliott, il est le chef de l\u2019étude légale Elliott ÔC David avec, comme associés, MM.Dugas, Faribault et Parent.Créé chevalier de la Légion d\u2019Honneur en 1923 et officier en 1925.Membre des Clubs St-Denis, de Réforme, Canadien et promoteur de diverses associations athlétiques et sportives.\tî\\ovfmkre\til épousait Antonia Nantel, fille de l\u2019honorable G.-A.Nantel, ancien ministre fédéral, et d Emma Tassé.De cette union sont nés cinq enfants : Simone, Madeleine, Laurent-Nantel, Paul et Suzanne.\u2014 Résidence : rue Crescent, Montréal.[275] DR J.-E.LAFLECHE Chirurgien-dentiste Joseph-Edouard Laflèche, chirurgien-dentiste de profession, naquit à Sturgeon Falls, Ont., le 29 janvier 1901, du mariage de Arthur Laflèche, ingénieur, autrefois de St-Jérôme, et de Sophie Valade, son épouse, fille de F.Valade, autrefois de Chêneville, P.Q.C\u2019est au collège de Sudbury Ont., dirigé par les Révérends Pères Jésuites, qu\u2019il fit son cours classique, et aux Universités McGill et Montréal, qu\u2019il étudia l\u2019art dentaire.Admis à l\u2019exercice de sa profession en juin 1925, il s\u2019en fut, quelques mois après, s\u2019établir à Lac Mégantic, où, depuis cette époque, il a toujours pratiqué.Le docteur Laflèche est un des praticiens les plus réputés des cantons de l\u2019Est.A la tête d\u2019une clientèle considérable, rayonnant sur toutes les paroisses voisines, il exerce sa profession à l\u2019avantage du pauvre comme du riche.Jouissant d\u2019une popularité de bon aloi, acquise par sa bienveillance habituelle avec tous ceux qui le coudoient, ses concitoyens n\u2019hésitèrent pas en 1932, à le choisir comme leur mandataire au conseil de ville de Lac Mégantic.Depuis sa nomination comme tel, il remplit avec tact et dignité, la charge de président du comité d\u2019hygiène, du comité industriel et des relations extérieures du comité de réception, et il est en plus, membre de différents autres comités.Le Dr Laflèche est aussi directeur de la Chambre de Commerce.Il est propriétaire de l\u2019Immeuble Laflèche, où sont les quartiers généraux de la Compagnie B du 2e Bataillon des Mitrailleuses, du District de Québec, dont il est Capitaine, et l\u2019Hôtel Queen\u2019s, incontestablement le plus bel édifice du genre à Lac Mégantic, sont sa propriété exclusive.Au cours de son stage à l\u2019Université, il fut élu président du Comité de Régie de la faculté de médecine pour 192 3-24.L\u2019Ordre des Chevaliers de Colomb, dont il est depuis plusieurs années l\u2019organisateur local, reçoit son attention particulière.Le délassement favori du docteur Laflèche, est de travailler à la construction, à l\u2019amélioration et à l\u2019embellissement de sa ville.Ce qu\u2019il en formule des projets, au Mess des Officiers de son bataillon.Il épousa, le 24 novembre 1925, Lucille Bourassa, fille unique de Joseph Bourassa, de Montréal.De cette union, est née une fille, Carmen.\u2014 Domicile et bureaux : Lac Mégantic, P.Q.[276] VINCENT FORTIER Notaire Son père pratiqua le notariat quarante ans dans ce comté des Deux-Montagnes où depuis près de trente-huit ans M.Fortier exerce la même profession.L\u2019exemple d\u2019une telle fidélité à un état de vie (en dehors de celui d\u2019agriculteur), transmise de père en fils, est peu commun et vraiment il vaut qu\u2019on les signale.M.le notaire Vincent Fortier naquit le 15 décembre 1868 à Sainte-Scholastique, comté des Deux-Montagnes, Qué., fils d\u2019Antoine Fortier et d\u2019Emélie Roussel.Il fit son cours classique au Collège de Montréal et ses études légales à l\u2019Université Laval de Montréal.Le 4 septembre 1896, il était admis à la pratique du notariat.Il alla s\u2019implanter immédiatement dans son village, recueillant l\u2019étude de son père, décédé en mars précédent après quarante-deux ans de pratique, ayant été admis «à l\u2019exercice de sa profession dès 1854.M.Fortier fut secrétaire-trésorier du village de Sainte-Scholastique de 1896 h 1904, et sur la même période, secrétaire du conseil de comté.En cette dernière année, il abandonna ces charges pour se consacrer tout entier à sa profession.M.Fortier n\u2019a jamais brigué de charges publiques.Modeste, dépourvu d\u2019ambition, il mène une vie retirée, répondant à la conception que l\u2019on se fait volontiers du rôle traditionnel, attribué à son état.II est secrétaire-trésorier du Club du Lac-des-Pins.La pêche, la marche, le tennis et le croquet sont ses récréations favorites.Marié d\u2019abord en mai 1898 à Charlotte Carmel, devenu veuf il convola en 1908 avec Valentine Raymond, fille de Félix Raymond.En politique : conservateur.Résidence : Sainte-Scholastique, Qué.[277] r *> *¦'1 HENRI HEBERT, R.C.A.Artiste sculptev/r [278] HENRI HEBERT Coïncidence peu banale : le père de celui qui fait le sujet de la présente notice, Philippe Hébert, pionnier en son art au pays (et que, soit dit en passant, Sir Arthur Conan Doyle eut voulu voir siéger à l'Académie Royale de Londres) portait le même nom que le pionnier de notre sol.Où le père a passé, passera bien l'enfant, dit le proverbe.M.Henri Hébert est un enfant de la balle.Fils du sculpteur de grand renom que l\u2019on sait, il a fait sa carrière, lui aussi, avec le ciseau.Né à Montréal, fils de Philippe Hébert, artiste sculpteur et de Maria Roy, nièce de Victor Roy, l'architecte de l\u2019église Saint-Louis-de-France et de maints autres édifices, Henri Hébert étudia d'abord le dessin au Monument National avec Ed.Dyonnet, puis aux écoles du soir de la ville de Paris avant de fréquenter l'Ecole des Arts Décoratifs de la même ville.De retour a Montréal, il fut l'élève de William Brymner qu'il quitta pour aller de nouveau à Paris, suivre les cours de l\u2019Ecole des Beaux-Arts, où il passa cinq ans avec les maîtres Thomas et Injalbert.Désormais fixé dans la métropole canadienne, dans les répits que lui laissèrent ses travaux d\u2019artiste, il se livra au professorat.Pendant onze ans, il a enseigné le modelage dans la section d\u2019architecture à l\u2019Université McGill et deux ans au Monument National, qui avait été sa première école.Ses œuvres révèlent un talent souple et varié allié à une technique savante et comme disait l'abbé Olivier Maurault, pour le remercier à la fin d\u2019un conférence sur l'art et les artistes, qu\u2019il fit au Cercle Universitaire : \"Vous êtes, si ie ne me trompe, par le souci de la forme, le plus classique de nos sculpteurs, et néanmoins par l\u2019inspiration, le plus\tmoderne\tde tous.Votre talent que je\tme permettrai d\u2019appeler distingué, a une\télégance de\trace qui\ttient chez vous à un glorieux atavisme.Nous eûmes Hébert le vieux, nous avons Hébert le jeune et cela n\u2019est pas sans exemple dans l'histoire de l\u2019Art.\u201d (Voir les Brièvetés de l'abbé Maurault, éditions du Mercure.) Signalons parmi les œuvres les plus importantes d\u2019Henri Hébert : Ez'anyéliiic, à la Grand'Prée, N.-E., exécutée pour la Cie du C.P.R., Yarmouth Boy, à Yarmouth, monument commémoratif de la guerre, à Outremont, le Père Lefebvre, à Memramcook, le monument de L.-O.David, au cimetière de la Côte-des-Neiges, Sir Rodolphe Forget, à Saint-Irénée-de-Charlevoix, Abraham Martin, sur la jetée Louise à Québec, enfin le monument à sir Louis Hippolyte LaFontaine, au parc du même nom, Montréal.On lui doit comme sculpture décorative, le groupe qui couronne l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales et celui de l\u2019Ecole Technique, les sculptures de la façade de la maison des gardes-malades de l\u2019Hôpital\tGénéral, des écoles\tSaint-Zotique, Sainte-Clotilde,\tSainte- Julienne Falconieri, les panneaux\tde l\u2019entrée\tdu New\tBirks Building, etc.Comme sculpture religieuse, il a à son actif le Sacré-Cœur de Saint-Henri et Sainte-Marguerite-Marie à Montréal, Saint Jean-Baptiste de Pawtucket.Il est l\u2019auteur des plaques commémoratives : les frères Bonin, au Séminaire de Joliette, Engineers Club, J.B.Lear ni ont, pour Québec House, à Westerham, Kent, Angleterre, Torn Wilson, à Yoho Valley, B.C.Ses bustes les plus remarquables sont : Alphonse Jongers, Sir Andrew Macphail, Edouard Montpetit, Dr Albert Lesage, sir Alexandre Lacoste, sir Rodolphe Forget, J.-M.Gibbon, R, E.-A.Dubuc, Madame Henri Rainville, Madame Ernest Rolland, etc., etc.Henri Hébert est membre de l\u2019Académie Royale du Canada, comme académicien, de Town Planning Institute of Canada, ex-président du Pen & Pencil Club, ex-président du Arts Club, membre du Cercle Universitaire, du M.A.A.A., de la Ligue du Progrèe Civique.En conclusion de cette notice biographique, citons l\u2019appréciation générale de l\u2019œuvre de\tl\u2019artiste, extraite du remarquable ouvrage : Ateliers, de Jean Chauvin : \u201cSi Henri Hébert accorde son art au rythme de son temps, il écoute\tsurtout le rythme éternel, celui des grandes époques qui se succèdent depuis quatre mille ans.Peut-être redoute-t-il un peu les aventures où l\u2019entraînerait l'art moderne le plus avancé, mais\til le\tcomprend,\tet de\tcette calme allée des classiques où il a choisi de se tenir, il s\u2019efforce de\tnous\tamener à\tsa juste compréhension.Le talent de Henri Hébert, conscient aujourd\u2019hui de tous ses moyens, trouve de plus en plus à s\u2019employer ., .Toutes les magnifiques qualités de son art maintenant se précisent : génie du synthétique et de la stylisation, goût, élégance, sobriété, conscience.\u201d [279] R.-A.LePAGE, M.D.Médecin-chirurgien-pharmacien \"Aux âmes bien nées, la valeur n\u2019attend pas le nombre des années\u201d.Cette vérité s\u2019applique tout particulièrement à ce jeune professionnel, qui à force de sacrifices, de travail et de persévérance, est parvenu à surmonter tous les obstacles de la vie, et à se créer une situation qui lui fait grand honneur.René-Adrien LePage, médecin-chirurgien et pharmacien, vit le jour à Ste-Florence, comté de Matane, le 1er août 1901, du mariage de Amédée LePage, cultivateur, et de Rose-de-Lima Lévesque.Après avoir fréquenté l\u2019école paroissiale, il fit son cours classique au Séminaire de Rimouski où il obtint son baccalauréat ès-arts, puis entra à l\u2019Université Laval de Québec pour y étudier la médecine, et fut admis avec grande distinction à la pratique de sa profession, en juin 1928.Né de parents plutôt pauvres, le jeune LePage ne put parfaire son instruction qu\u2019au prix de très grands sacrifices et de louables efforts, qui lui ont valu cependant de pouvoir jouir aujourd'hui, d\u2019une aisance enviable.Le docteur LePage exerce sa profession à Mont-Joli depuis cinq ans.Il est à la tête d\u2019une clientèle considérable, qui rayonne sur toute l\u2019étendue de son comté.D\u2019une affabilité consommée, compatissant à la misère d\u2019autrui, il se dépense sans compter pour procurer à ses chers patients, le soulagement que requiert leur état, dut-il pour cela franchir parfois et par tous les temps, des distances considérables.Les œuvres de charité et de bienfaisance, notamment celle de l\u2019Assistance Maternelle, reçoivent toute sa sollicitude.Il est intéressé dans la \"United Drugs Ltd\u201d.Il est membre de l\u2019Association Médicale de la Province de Québec, de la Société Médicale du Golfe St-Laurent et est Vice-Président de la Chambre de Commerce de Mont-Joli.Ses délassements favoris, il les prend dans la lecture et la pratique des sports au grand air.Le 30 mai 1929, il épousait Hectorine Poirier, fille de Alphonse Poirier, de Mont-Joli.De cette union, est né un fils, Gaston.En politique, le docteur LePage est conservateur protectionniste.Domicile et bureaux rue Principale, Mont-Joli, P.Q.[2801 ERNEST LOISELLE Voyageur de commerce \u2014 artiste dramatique Figure caractéristique de renommée très étendue; inimitable dans son genre, parce que doué d\u2019un talent hors ligne, il a le don naturel de savoir amuser son monde, même dans les moments les plus critiques de cette dépression mondiale.Auteur, acteur et artiste de genre, il est tout cela.Ernest Loiselle est encore un tout jeune homme dont l\u2019avenir s\u2019annonce brillant.Né à Montréal, le 21 septembre 1899, du mariage de feu Louis-Alphonse Loiselle, ancien secrétaire-trésorier de \"Amherst Park Land Co.\u201d et de Georgiana Gauvin, son épouse, fille de Michel Gauvin, de Québec, il fit son cours élémentaire à l\u2019Académie Saint-Paul, et compléta ses études au collège de Longueuil ainsi qu\u2019au collège Sainte-Marie, de Montréal.A l\u2019âge de 17 ans, il débuta dans les affaires, chez Granger Frères, en qualité de commis étalagiste.Quelques années plus tard, on le vit en charge du département de la papetrie, à la \"Northern Electric\u201d, puis durant trois ans, sous-secrétaire à la Banque Provinciale, et finalement depuis cinq ans, représentant de la Brasserie Frontenac, à titre de voyageur.Travailleur infatigable que la corvée ne semble pas épuiser, il ne suspend ses opérations que lorsque son travail est entièrement terminé.Doué d\u2019un sens artistique complet, Loiselle est absolument maître de lui-même, dans l\u2019interprétation des rôles qui lui sont confiés, quelque difficiles soient-ils.Il fut assistant-regisseur et interprète de la Société Canadienne d\u2019Opérette pendant trois ans; il nous fut souvent donné d\u2019admirer son beau talent, et de l\u2019applaudir frénétiquement chaque fois qu\u2019il paraissait en scène.Ma;s ce n\u2019est pas seulement comme artiste, qu\u2019Ernest Loiselle a su se créer une réputation aussi étendue.En effet, comme auteur et interprète des multiples saynètes dont il nous gratifie maintenant presque tous les soirs à la radio, il est le seul parmi les nôtres qui ait pu intéresser son immense auditoire invisible, à un aussi haut degré.Il est l\u2019auteur de plus de 500 esquisses, (sketches) toutes aussi spirituelles les unes que les autres, où il se dédouble instantanément à volonté.C est un artiste dans la véritable acception du mot.M.Loiselle est président de la Compagnie du Journal Le Nord de Montréal.Il est membre des clubs St-Denis et Kiwanis St-Laurent.Le tourisme, le yachting, la natation et le théâtre, constituent ses récréations favorites.Il est célibataire.\u2014 Domicile 1253, rue Bélanger, Montréal.[281] L\u2019hon.CYRILLE-F.DELAGE, N.P.Surintendant de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec [282] L\u2019hon.CYRILLE-F.DELAGE L\u2019honorable Olivier-Cyrille-Fraser Delâge, notaire et Surintendant de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec, naquit à Québec, le 1er mai 1869, du mariage de Jean-Baptiste Delâge, notaire, et de Marie-Emma-Elmire Fraser, fille de André Laughlin Fraser.Il fut d\u2019abord élève des Frères des Ecoles Chrétiennes, école Lagueux (autrefois école Saint-Roch) puis du Séminaire de Québec (1881-89) et de l\u2019Université Laval (1889-1892).Dans cette dernière institution, il se distingua d\u2019une manière toute particulière en gagnant les médailles d\u2019argent, prix Angers et Tessier, la médaille d\u2019or, prix Stanley, et le prix Casgrain pour le droit criminel, ainsi que les titres de bachelier ès-lettres, bachelier en droit, docteur en droit (1908) et docteur ès-lettres (1919).Admis à la pratique de la profession du notariat, le 8 octobre 1892, il s\u2019établit immédiatement à Québec en son étude actuelle fondée par feu J.-B.Delâge.son père, en 1860, et dans laquelle ses deux fils, Maurice et Emile, exercent avec lui la même profession sous la raison sociale de Delâge, Delâge & Delâge.Au cours de cette période d'activité professionnelle, il fut choisi comme notaire de la Commission du Havre de Québec (1900-1911) des banques de Montréal, succursale Saint-Roch, d\u2019Hochelaga, succursale rue Saint-Jean, et Canadienne Nationale, succursale Grande-Allée, Québec.En 1903, il avait été élu membre de la Chambre des Notaires, pour le district de Québec, et il le fut subséquemment à chaque triennat, jusqu'à ce jour.Entre temps, il s\u2019intéressa vivement à toutes les questions politiques, éducationnelles et nationales.L\u2019un des fondateurs du Club Mercier à Saint-Roch, il en fut même le premier secrétaire.Vers la même époque, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, section Saint-Roch, le choisit comme son secrétaire, puis il devint assistant-secrétaire général, secrétaire général, trésorier général, président adjoint et président général (1909-10).En 1901, le 31 octobre, par son élection dans le comté de Québec, il entra à la Législature provinciale et ce mandat lui fut renouvelé aux élections de 1904, 1908 et 1912.Il y occupa les postes de député-orateur (vice-président) de 1909 à 1912.d\u2019orateur (président) de 1912 à 1916 et il se retira de la politique active, cette dernière année, pour devenir, le 13 avril 1916, Surintendant de l\u2019Instruction Publique de la Province.En 1905, il avait été nommé membre du Comité catholique, puis, en 1916, du Comité protestant et Président du Comité catholique du Conseil de l\u2019Instruction Publique.Pendant toute la durée de la guerre et au delà, il a été président du Fonds patriotique canadien (1914-1923) succursale de Québec, œuvre qui a rendu des services signalés aux familles de nos soldats.L\u2019honorable Cyrille-F.Delâge est, en outre, membre du Conseil des Arts et Manufactures, du Conseil d\u2019Agriculture de la Province de Québec (1916) ; de la Société Royale du Canada, section française, (1919) ; gouverneur du Syndicat financier de l\u2019Université Laval (1918-25) ; président de la Société du Parler Français au Canada (1922-24) et, depuis, directeur; président de la Société de Géographie de Québec (1925); vice-président de l\u2019Institut Canadien de Québec (1925) et, depuis, directeur; président de l\u2019Association des Auteurs canadiens, section française (1925) ; commissaire-censeur de la Banque Provinciale du Canada (nov.1926); membre de la Corporation de l\u2019Ecole polytechnique (29 déc.1928 ).Il a publié en 1919 un volume intitulé \u201cDiscours, Conférences et Lettres\u2019\u2019, et, en 1927, un second volume sous le même titre.Comme appréciation de ses bons services en toutes circonstances, la France et la Belgique lui ont accordé : la première, en 1911, le titre d\u2019Officier d\u2019Académie et en 1918, celui d'Officier de l\u2019Instruction Publique; la seconde, la médaille de première classe commémorative du Comité de Secours national.En 1928, Notre Saint-Père le Pape Pie XI le créa Commandeur de l\u2019Ordre de Pie IX.En 1926, diplôme d\u2019honneur avec médaille d\u2019argent par la Ligue Maritime Coloniale Française.En 1928, médaille d\u2019argent de l\u2019Alliance Française.En 1929, médaille de bronze par le Gouvernement canadien pour services rendus comme président du Comité provincial de Québec, lors de la célébration du Soixantième anniversaire de la Confédération.Ordre du Mérite scolaire (3° degré) 24 avril 1930.Le 16 octobre 1894, l\u2019hon.Cyrille-F.Delâge épousait Mlle Alice Brousseau née à Saint-Roch de Québec, le 11 juin 1874, fille de M.Télesphore Brousseau et de Dame Céline Genest.Cinq enfants sont issus de leur mariage.Domicile : 3, rue Ste-Julie, Québec.[283] .* n HECTOR CHARLAND, L.L.D.Louis-Joseph-Hector Charland, avocat, assistant-greffier de la Cour d\u2019Appel à Montréal, est né à l\u2019Assomption, Qué., le 1er juin 1883, du mariage de Louis Charland, employé civil, et de Marie-Lina Baignet.Il a fait ses études classiques au Collège de l\u2019Assomption, d\u2019où il sortit bachelier ès-lettres, puis, ayant étudié le droit à l\u2019Université de Montréal, il fut admis au Barreau en 1909, avec le titre de licencié en droit.Depuis trente ans qu\u2019il s\u2019occupe activement de théâtre, M.Hector Charland est aujourd\u2019hui considéré comme l\u2019un des promoteurs du mouvement amateur sérieux et réellement artistique, à Montréal, et c\u2019est de lui qu\u2019on a dit que, par son talent et son dévouement, il avait fait plus pour notre développement intellectuel et artistique, que nombre d\u2019étrangers venus ici avec de surfaites réputations.Il a parcouru toute la province, dans le répertoire classique et moderne, faisant pénétrer le goût de l\u2019art et notre culture, cinq fois dans l\u2019Ontario, et neuf fois aux Etats-Unis, dans les centres canadiens de la Nouvelle-Angleterre.Il a donné des cours de diction et d\u2019élocution au Collège de l\u2019Assomption, son Alma Mater, puis aux Séminaires de St-Hyacinthe et des Trois-Rivières.Il fut pendant trois ans le directeur artistique de la section de comédie Universitaire, et on l\u2019a surnommé le vétéran de la scène au théâtre du Gésu, Collège Ste-Marie, où il a joué avec le plus grand succès, le drame et la eoméd-e, depuis 17 ans.Parmi ses principaux rôles, citons, dans le genre classique : \"Athalie\u201d \"Louis XI\u2019\u2019.\"L\u2019Aiglon\u201d.\"La fille de Roland\u201d, \"Le malade imaginaire\u201d, \u201cLe bourgeois gentilhomme\u201d, \"Le gendre de M.Poirier\u201d, \"Le médecin malgré lui\u201d, \"Le grondeur\u201d, \"L\u2019Abbé Constantin\u201d.Enfin, depuis tro:s ans, M.Hector Charland tient, et avec quelle maîtrise, le rôle sublime et émouvant du Christ, dans \"La Passion\u201d, qui se joue chaque année à St-Jérôme devenue l\u2019Oberrammergau du Canada, ayant jusqu\u2019ici attiré plus de 75,000 spectateurs.M.Hector Charland a épousé Mlle Marie-Gabrielle-Zoé Daoust, filleule de Sir Wilfrid Laurier, le 10 septembre 1917, et il est oère de deux enfants : Roger, élève au Collège Ste-Marie, né d\u2019un premier mariage avec Marie-Blanche Chevalier, et Guy, de son deuxième mariage.En politique : libéral.Résidence : 3416, St-Hubert, Montréal.[2841 GASTON GARIEPY Courtier Gaston Gariépj7, courtier en valeurs minières et membre du \u201cConsolidated Mining and Oil Exchange\u201d, naquit à Montréal, le 19 décembre 1905, du mariage de feu Hennas Gariépy, négociant, et de Rose-Anna Limoges, fille de Octave Limoges, Il fit ses études commerciales au collège Laval de St-Vincent-de-Paul, et dès sa sortie du collège en 1920, il se lança aussitôt dans la carrière des affaires.Il ne fut pas lent à s\u2019amasser un intéressant avoir, qui lui permit en quelques années, d\u2019étendre considérablement le champ de ses activités et de devenir l\u2019acquéreur de divers établissements qu\u2019il sut diriger avec une habileté consommée.Propriétaire du théâtre Bourget et du \u201cVilleray Meat Market\u201d, il céda plus tard ses intérêts en échange d\u2019une somme d\u2019argent considérable, qui lui assura du coup une aisance enviable.En 1928, il accepta l\u2019importante position de gérant du département français à Montréal, de la maison I).S.Patterson de Toronto, courtiers en valeurs minières.Deux ans plus tard, en 1930, il fonda la compagnie limitée \u201cCanadian Valve Hood\u201d et en fut le secrétaire-gérant.Quelques mois plus tard, il disposa de ses intérêts dans cette compagnie, pour succéder à son père comme administrateur de l\u2019Hôtel Iroquois, (autrefois l'Hôtel Riendeau) l\u2019un des plus anciens établissements du genre dans la partie est de Montréal.Il en est présentement le gérant.Monsieur Gariépy ne s\u2019occupe pas de politique active, mais il sait exercer ses droits de citoyen quand l\u2019occasion lui en est offerte.En plus de ses occupations quotidiennes comme gérant et administrateur de l\u2019Hôtel Iroquois, il s\u2019occupe de l\u2019administration de la succession de son père et il fait partie du \u201cConsolidated Mining and Oil Exchange\u201d.Il a également des intérêts dans plusieurs compagnies minières telles que, Noranda, Siscoe, Sylvanite et Rubec.Il est membre de l\u2019Association des Hommes d\u2019Affaires de Ville-Marie.Il a beaucoup voyagé et a visité les Etats-Unis dans leur entier.Comme récréation favorite, il affectionne particulièrement les voyages et le jeu de tennis.Il est célibataire et indépendant en politique.Domicile : 3767, Avenue Laval.Bureau d\u2019affaires : 454, Place Jacques-Cartier, Montréal.[285j -PIERRE-RODOLPHE FORGET, R.A., L.L.Avocat \u2014 Courtier [286] 3325 -PIERRE-RODOLPHE FORGET Fils de sir Rodolphe Forget, ancien président de la Bourse de Montréal, il était assez naturel de voir M.Maurice-Pierre-Rodolphe Forget abandonner un jour le droit pour se livrer exclusivement à la finance et au courtage en bourse et devenir ainsi, en 1927, l\u2019associé de la maison Leclerc, Forget & Cie, courtiers en valeurs et obligations.Il est né à Montréal, le 28 mars 1899, du mariage de feu Rodolphe Forget (Sir), de Montréal, et de Lady Blanche Macdonald-Forget, de Montréal également.Il fit ses études au Mont-St-Louis et au collège Ste-Marie, puis à l\u2019Université de Montréal, où il avait été admis avec le titre de bachelier ès-arts et d\u2019où il sortit avec celui de bachelier en loi, le 2 juillet 1921.Il fit sa cléricature aux bureaux de McGibbon, Mitchel, Casgrain, McDougall & Stairs et à ceux de Mtres Laurendeau & Laurendeau Le 2 mars 1922, il formait une société légale connue sous le nom de Cormier & Forget, et il pratiqua sa profession pendant quelques années.Elu membre de la Bourse de Montréal, en mars 1927, il abandonna sa profession d\u2019avocat .pour ne s\u2019occuper exclusivement que de finance, et il formait une société avec M.René-T.Leclerc, sous le nom de Leclerc, Forget & Cie.Le 1\" mars 1929, cette société fut dissoute et M.Maurice Forget, en société avec son frère M.Gilles Forget, formait une nouvelle société sous le nom de Forget & Forget, banquiers et courtiers, avec -bureaux à 49 et 51, rue St-Jacques, Montréal.M.Forget est ancien président de la National Lacrosse Union et il est vice-président du \u201cSenior Group\u2019\u2019 de la Quebec Amateur Hockey Ass.Il est directeur de la \u201cMontcalm Land Co.\u201d, de Québec; de la \u201cCharlevoix-Saguenay Telephone, Co.\u201d; de la \u201cIdeal Démontable Wheel Co.Ltd.\u201d, et Gouverneur de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Il s\u2019intéresse particulièrement à la St-Vincent-de-Paul, comme œuvre de bienfaisance.Il est membre du Cercle Universitaire, des clubs Canadien, Canada, Laval-sur-le-Lac, Montreal Hunt, United Services Club, Royal St.Lawrence Yacht Club, Rosemere et Forest Hill Golf Clubs.Ancien directeur de l\u2019A.A.A.Nationale.Le 5 mai 1926, M.Maurice Forget épousait mademoiselle Suzanne Morin fille de Alphonse Morin, en son vivant avocat, et de Rachel Villeneuve, fille de feu J.-O.Villeneuve, négociant et ancien maire de Montréal.De cette union est née une fille, Louise.Le golf, le tennis et le ski sont ses récréations favorites.En politique : indépendant.Domicile : 161, ave.Vendôme, Montréal.Bureau : 49, rue St-Jacques, Ouest.(287] 8970 CHARLES ARCHAMBAULT, N.P.dise.Tous Notaire et organiste, deux idéaux de vie qui ont des points de rapprochement, quoiqu on les deux ont pour base l\u2019harmonie : harmonie dans les familles par le contrat_ de manage r par le testament, en dépit des prétentions des avocats, ces chicaniers toujours en quete de la petite bete , et harmonie dans la plus sublime des langues, celle qu\u2019on écoute au concert ou a 1 église, 1 une noyee dans le ravissement.Donc, le notaire Charles Archambault partage sa vie entre les errements de ses actes et les pages sublimes des maîtres de la musique, depuis Bach et tous ses disciples.II naquit à l\u2019Assomption, patrie par excellence des Archambault, le 1er mai 1885, du mariage d Achille A-chambault, marchand, d\u2019Alvina Courteau, fille du docteur Eugene Courteau, de St-Roch-1 Achigan, Que.A ^ouriedu, mie vau «avat-v-v-v*\t- .\t, TT\tT\t|\t¦ \u2022 c la suite de ses études classiques au Collège de l\u2019Assomption, et de ses etudes legales a 1 Université Laval il fut admis à la pratique de sa profession de notaire en 1910.Il se fixa immédiatement a Montreal, ou il a F -\t-\t\u2022\t\u2022\t1 ne dérogea pas, et depuis sa sortie du college, il '\t*\ts de musique et * , __________ - o\tNotre-Dame-des- V,\tJ____1 ni \"I :t\tI \u2019xxe-m t ainsi qu a toujours pratique depuis.Musicien de culture seneuse.~.o\u2014 «- \u2022\t\\\t.ne cessa de s\u2019occuper de la musique qu\u2019il aimait par-dessus tout, soit comme membre de corps de musique et chorales.Mais son instrument favori étant l\u2019orgue, il fut organiste d abord\t.Viauville, ainsi qu\u2019à Outremont, et depuis 1912 il est 1 organiste titulaire de de sociétés Victoires, de 1908 à 1912, l\u2019église St-Stanislas de Montréal.Les œuvres de bienfaisance et de mutualité ne l\u2019ont pas non plus laissé indifférent et c\u2019est ainsi qu\u2019il est directeur du Bien-Etre de la Jeunesse, depuis plusieurs années déjà.Il fait egalement partie de 1 Alliance Nationale, des Forestiers catholiques, de la Société des Artisans canadiens-trançais.Scs récréations favorites sont naturellement les concerts, les conférences, l\u2019opéra et les soirées littéraires.Il épousait, le 7 septembre 1920, Mlle Marie-Marguerite-Rose Fortier, fille du docteur L.-A.Fortier, de Saint David, comté de Yamaska.De ce mariage naquit un fils En politique, le notaire Charles Archambault est libéral.Résidence :\t75 5, Est, Avenue Mont-Royal, Montréal.Lambert.[2881 JOSEPH-LOUIS-HENRI PAGE, M.D.Ex-Maire de Saint-Hyacinthe .je Dr Joseph-Louis-Henri Page, médecin-chirurgien depuis trente-cinq ans et cite de St-Hyacinthe, est né dans l'historique paroisse St-Denis-sur-Richelieu.le rtenri Page, marchand, et d Herméline Morin, fille d\u2019Olivier Morin ex-maire de la prospère 28 juin 1873, fils de , -*1 fit son c°.urs commercial à l'académie St-Denis, dirigée par les clercs de St-Viateur, ses études Montréal C\\ f j se\u201dmaVes de Sherbrooke et de St-Hyacinthe et sa médecine i l'Université Laval de Montreal.C est dans 1 annee 1896 qu il était admis à la pratique de sa profession.Il exerça d\u2019abord la médecine dans les Cantons de l\u2019Est et il est établi depuis 1904 à St-Hyacinthe où il pratique Elu échevin de la cité de St-Hyacinthe en 1925.il fut réélu en 1927, mais pour démissionner la meme annee.Le 14 juillet 1930 apres une campagne memorable, il était élu maire de St-Hyacinthe Le Dr Page est commissaire pour 1 erection civile des paroisses du diocèse de St-Hyacinthe depuis septembre 1930.Il est president du bureau médical de l\u2019Hôpital St-Charles de St-Hyacinthe depuis 1929 Ufi,1! cette institution son œuvre de prédilection.Il est président de la Compagnie de Chaus'-dn Nord I .denSt\u2018DyaCmthe\u2019 dlîe.cteuf dc 1 Association des Médecins de Langue française de l\u2019Amérique du Nord.Le Dr Page qui a fait plusieurs voyages d\u2019étude en Europe est membre de la Société des Chirurgiens Français de Pans.Il épousa en 1896, Malvina Marcorelles En politique : indépendant.Domicile : St-Hyacinthe, Qué.12891 10 L\u2019honorable J.-N.FRANCŒUR, C.R.M.P.P.LL.L.B.S.Ministre des Travaux Publics [290] L\u2019honorable J.-N.FRANCŒUR L honorable Joseph-Napoléon Francoeur, avocat et Ministre des travaux publics et du Travail dans le cabinet Taschereau, est ne a Cap-Saint-Ignace, comté de Montmorency.Il est le fils de Auguste Francoeur, cultivateur et de Marie-Avda Caron.Il fit ses études primaires à l\u2019Ecole Normale de uebec, son cours classique au Séminaire de Québec et son droit, à université Laval.Admis au Barreau en 1905, il exerce depuis, sa piofession d avocat à Québec, et est présentement en société avec Mtres Larue et Lanctôt.L\u2019honorable Francoeur est Conseil du K01, depuis 1913.Alors qu il était étudiant, il se présentait aux élections générales provinciales comme député du comté de Lotbinière.Défait en 1904, il se présenta à nouveau en 1908 et remportait cette fois, Par une belle majorité, sa première victoire électorale.Réélu à l\u2019élection de 1912, par une majorité encore plus grande que la precedente, il n\u2019a depuis cette époque, jamais subi de luttes, ayant ete élu par acclamation en 1916-1919-1923 et en 1927.En août J93L h subissait sa première lutte depuis 1912 et remoortait une victoire éclatante.L honorable h rancoeur fut choisi comme président de l\u2019Assemblée legislative, en décembre 1919 et fut réélu en 19^3 U remplit ses importantes fonctions jusqu\u2019en 1928.,/r.Tf 5 J'uin J,93°, h fut invité à faire partie de l\u2019Exécutif, comme Ministre des Travaux Publics et du Travail, succédant à l\u2019hono-ifble Antonin Ga ipault, aujourd\u2019hui juge de la Cour Supérieure du district de Quebec.L\u2019honorable Francoeur est membre des clubs de Réforme et OnéW Tl\u2019 îe-f ntirCal: dCS C,Ubs Canadian et de A Garnison, de Quebec.Il fait egalement partie du \u201cQuebec Golf\u2019\u2019, du \u201cQuebec !idUnthHR\u201cnetiCIU?\u201d d°nLil fllt Président, et est actuellement président du Quebec Lawn Tennis Club\u201d.Ses récréations favorites, sont l\u2019athlétisme et les sports au grand air.\t1 Lî5 au En politique, libéral.Domicile : Château St-Louis Etude : 52, St-Louis, Québec.[291] HENRI BOURASSA Journaliste et Député M Henri Bourassa est né à Montréal, le 1\" septembre 1868.Il est le fils de M.Napoléon Bourassa, l\u2019artiste et écrivain très connu, et, par sa mère, le petit-fils de Louis-Joseph Papineau.Il a passe a Montréal les premières années de sa vie et y a lait ses etuc es, sous des professeurs privés principalement.A 18 ans, il s en est a e demeurer à Monte-Bello, où il s\u2019est longtemps occupe d agriculture.Dès l\u2019âge de 21 ans, il était élu maire de son village.Il s\u2019est vivement intéressé à l\u2019organisation agricole de la région : fondation de fromageries, développement de sociétés d\u2019agriculture, etc.Il a ete élu député fédéral de Labelle, pour la première lois, aux elections geneiales [292] de 1896.Réélu par acclamation quelques années plus tard, dans une élection paitielle, à la suite de1 sa protestation contre l\u2019intervention du Canada dans la guerre sud-africaine : réélu ensuite aux élections générales de 1900 et de 1904.Démissionnaire en 1907, il fut défait au com s d une élection provinciale partielle dans Bellechasse, puis élu, aux elections provinciales générales suivantes, en juin 1908, dans les deux circonscriptions de Saint-Jacques de Montréal et de Saint-Hyacinthe.Il opta pour Saint-Hyacintlie, qu\u2019il représenta à Québec jus-Z?!.^\u201cj ^ ne ,se représenta point aux élections provinciales de 1.D, ann de pouvoir se consacrer complètement à l\u2019œuvre de son journal, Le Devoir , qu il avait fondé au commencement de 1910.Reste en dehors de la politique électorale de 1912 à 1925, alors que,' cédant aux solhcdahons depuis longtemps répétées de ses anciens électeurs de Labelle, il consentit à poser sa candidature à l\u2019élection fédérale de 1 automne 1925.Elu à une majorité considérable, il l\u2019emporta aux elections qui suivirent en 1926, par plus de 6,000 voix sur ses deux adversaires.Réélu par acclamation en 1930.M.Bourassa a employé à peu près toute sa vie à la propagande, Pai Pai'°l® par la plume, des idées avec lesquelles son nom est associé depuis un quart de siècle dans l\u2019opinion publique.Il a donné des conférences dans toutes les provinces du Canada, dans la Nouvelle-Angleterre et jusqu\u2019en Europe.Il a fait d\u2019assez nombreux voyages a l\u2019etranger pour compléter son information.L\u2019œuvre imprimée du député de Labelle est très considérable.Elle contient, outre la reproduction de nombreux articles et discours, des études originales qui ont eu un grand retentissement, telles son livre d\u2019histoire de 1915, \u201cQue devons-nous à l\u2019Angleterre?\u201d et cette autre étude, d\u2019un genre tout différent : \u201cLe Canada apostolique\u201d.Cette œuvre, comme les discours de l\u2019orateur, touche aux sujets les P us variés : questions religieuses, problèmes scolaires, relations entre (\t'«'tes, politique internationale, colonisation, administration des erres publiques, organisation économique, syndicalisme, presse, etc.M.Bourassa a épousé Joséphine Papineau, i apmeau, le 25 septembre 1905.De cette union et quatre hiles.tille de sont nés Gaudefroi quatre tils En politique : Indépendant.Domicile : Montréal.[293] L\u2019honorable ALFRED DURANLEAU, C.P,C.R.Ministre de la Marine [294] L\u2019honorable ALFRED DURANLEAU L honorable Alfred Duranleau, ministre de la Marine dans le Cabinet Bennett, est 1 un de nos concitoyens les plus en vue dans la province de Québec, vocat au Barreau de Montréal depuis trente-cinq ans, il a sans cesse pratiqué rr'0\"\t, S la métroPole> jusqu\u2019au moment où il fut appelé par l\u2019honorable K.B.Bennett, a faire partie du ministère fédéral en 1930.Ne a West Farnham, P.Q., le 1\" novembre 1871, de Napoléon Duranleau, manufacturier, et d\u2019Adélaïde Patenaude il fit son cours commercial au collège de bt-Cesaire, son cours classique au séminaire de Ste-Marie-de-Monnoir et ses etudes de droit a 1 Université Laval de Montréal.Licencié en droit et admis au Barreau en 1897, il fonda à Montréal en 1898, avec l\u2019hon.Rodolphe Montv, K-> la société Monty & Duranleau qui devint en 1921 la société Montv, Duranleau, Ross & Angers.Conseil du Roi depuis 1915, il a fait partie du Conseil du Barreau de Montreal du Bureau des Examinateurs du Barreau de la province de Québec; if a occupe dans un grand nombre de causes importantes et remporté devant nos cours de justice de brillants succès.Conservateur en politique, M.Duranleau fut élu aux elections provinciales de février 1923 député de la division Laurier-Outremont, ou il reside depuis trente ans et où son esprit civique et son désintéressement lui ont acquis l\u2019estime de tous ses concitoyens.Défait aux elections de 1927, il abandonna la politique provinciale, pour se consacrer exclusivement à l\u2019exercice de sa profession.^ *d 1,1011 du regretté Rodolphe Monty, son associé, en novembre 1928, M.Duranleau forma une nouvelle société légale avec Mtres Angers et Paul Montv société qui existe encore présentement, sous le nom de Duranleau, Angers et Monty! xr ,\tHM.°5 cedant à une très forte pression des électeurs du comté de Chambly- ercheres, il fut candidat aux élections générales fédérales dans cette circonscrip-mn électorale, et fut élu député par une imposante majorité.A la formation du le\t1930\u2019 1 CUt llnS\u2018Sne h°nneur d\u2019être choisi ministre de la Marine, Réélu par acclamation comme ministre, le 25 août 1930.Orateur puissant, dialecticien profond, il s\u2019éleva dès la première session \u201cd*baters\u201d parlementaires.En mai 1931.l\u2019hon.Duranleau é ait 1 ïrier t Barrr de Montréa]' et en wm de la même année, il était élu Bâtonnier General du Barreau de la province de Québec Adrien Reni * fi0™**.\tMonty, de Montréal, dont il eut six enfants : est dermis M \u2019 \u2022 dU \u2019 Al™e\u2019 Luclenne\u2019 (Mme R°méo \u2018Bienvenu) et Claire.Il de la Chambre'1^ P3\"11668 8°uver\"eur à v,ie de l\u2019Hôpital Notre-Dame, membre Club St-Denis ^ nnnnerce, membre de 1 Alliance Française, membre à vie du St S s.s\u2019r\u201ed;;ttcl\"b dr, J\u201cri,l.e5- *\t*\u2022 b«m, d.ciations conservatrices de 1\t\u2019¦ ^\ttetCS dlriSeantes de différentes les récréa ions V .pi'0Vlnce de Québec.Chevalier de Colomb.tomobiW\tVOnteS d
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