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Titre :
Biographies canadiennes-françaises
Éditeur :
  • Ottawa :J.A. Fortier,1920-
Contenu spécifique :
1979 - 1980
Genre spécifique :
  • Publications en série
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Who's who in Quebec,
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Biographies canadiennes-françaises, 1979, Collections de BAnQ.

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[" ?BibliotI)èqu0 jSationalf bu (Suéü P.8LL FRijw.1 FONDEE EN 1920 Publié par les Editions Biographiques Canadiennes-Françaises Ltée 9615, AVENUE PAPINEAU, BUREAU 110 MONTRÉAL (QUÉBEC) H2B 1Z6 (514) 388-2621 V SGSl ,\\ Tous droits d'auteur réservés, copyright, Ottawa Dépôt légal - 4e trimestre - 1979 Bibliothèque Nationale du Québec Biographies Canadiennes - Françaises 26e ÉDITION 1979 - 1980 1920 -1980 \u201cLa première richesse d'une nation consiste dans la valeur des hommes qui la composent\u201d Charles Sainte-Foy PRÉFACE L\u2019évolution d\u2019une société, ses progrès, ses réalisations reposent sur l\u2019esprit d'initiative, la créativité, le travail, la contribution \u2014 si modeste soit-elle \u2014 de chacun de ses membres.Néanmoins, dans toute entreprise de caractère collectif \u2014 se bâtir un milieu social où il fait bon vivre demeurant le plus grand défi que les hommes doivent relever en commun \u2014 il existe une division des tâches.Chaque participant l\u2019accepte dans la mesure où elle sert le bien général.Un dictionnaire biographique réunit les hommes et les femmes qui influencent le plus directement l\u2019orientation de la société avec laquelle ils s\u2019identifient.La nature de leurs fonctions, les innovations qu\u2019ils ont introduites, les institutions qu\u2019ils ont créées ou celles qu\u2019ils font progresser, les établissements industriels et commerciaux qu\u2019ils ont fondés ou qu\u2019ils administrent, les services professionnels qu\u2019ils dispensent, les oeuvres littéraires, scientifiques ou artistiques dont ils ont enrichi le patrimoine national leur ont mérité la confiance et l'estime de leurs concitoyens.Leurs différentes et fécondes carrières nous renseignent sur l\u2019histoire contemporaine de la collectivité.En consultant ces biographies, nous apprenons à mieux nous connaître, à mesurer les immenses progrès réalisés dans tous les domaines de l\u2019agir collectif, à constater la qualité et la richesse de nos ressources humaines.Ceux qui ont lancé la première édition des \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d en 1920 affirmaient fièrement leur foi en la collectivité francophone de l\u2019Amérique du Nord.Soixante ans plus tard, nous pouvons nous rendre compte, au moment où paraît la 26e édition, combien ces précurseurs avaient vu juste.Cette collection de biographies constitue un palmarès, un armorial en hommage aux bâtisseurs contemporains de notre société.Remercions toutes les personnes qui ont contribué à la publication de cette source documentaire irremplaçable et souhaitons que le public accueille favorablement cette nouvelle édition.Michel BRUNET historien membre de l\u2019Académie canadien ne-française 5 AVANT PROPOS En 1920 paraissait la première édition des \"Biographies Canadiennes-Françaises\u201d.Depuis lors, vingt-cinq (25) volumes furent publiés, dont trois (3) portant le titre: \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d et \"Who\u2019s Who in Québec\u201d.Ce dernier titre vint s\u2019ajouter au premier en 1972, ayant comme objet principal de présenter à nos lecteurs un éventail plus complet de personnalités appartenant aux différents groupes ethniques qui composent notre nation.C\u2019est avec une extrême satisfaction que nous vous offrons ici le volume de la vingt-sixième (26e) édition qui a été entièrement renouvelée pour souligner la \"soixantième année\u201d d\u2019existence de ce précieux répertoire.Rappelons au lecteur que cette collection de volumes forme la plus importante réalisation historique de notre élite, dans tous les domaines.C\u2019est monsieur J.A.Fortier qui, par un travail inlassable, nous légua le premier volume des \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d.L\u2019oeuvre entreprise par celui-ci a été poursuivie avec acharnement, et ce pendant plus de vingt ans, soit treize éditions, par monsieur Raphaël Ouimet, journaliste et pour ainsi dire pionnier des \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d.Plusieurs autres noms, tels que J.A.Fortin, L.P.Nolet, H.P.Lemay et tout dernièrement le Colonel S.Marchand, prirent une part active dans la réalisation des éditions qui furent publiées au cours des dernières années.Notons le fait qu\u2019il n\u2019a pas toujours été facile pour ces différents éditeurs d\u2019effectuer les recherches nécessaires pour établir une galerie sélective de membres auxquels l\u2019on demandait une certaine souscription pour paraître dans ce guide biographique.Nous profitons ici de l\u2019occasion pour rendre un hommage sincère à tous nos prédécesseurs qui, par leur volonté et leur compétence, ont contribué à leur façon à faire connaître nos femmes et nos hommes d\u2019action à travers tout un continent.Comme nous le mentionnions plus haut, nous nous devions de souligner ce \u201csoixantième anniversaire\u201d en publiant un numéro spécial.C\u2019est ainsi que nous retrouvons dans un premier volet une section historique composée de biographies de quelques-unes de nos personnalités du passé qui ont façonné, à leur manière et d'après le rôle prépondérant qu\u2019elles jouaient à ce moment, la vie sociale et économique de notre grande province.Ces biographies sont reproduites intégralement telles qu'elles ont été écrites à l'époque et n'ont délibérément fait l\u2019objet d\u2019aucune remise à jour.Dans un deuxième volet, le lecteur s'intéressera aux notices biographiques de plusieurs personnalités contemporaines qui, de par leurs rôles respectifs, contribuent à apporter un dynamisme renouvelé dans leur propre sphère d'activités.Hommes politiques ou de profession, ecclésiastiques, industriels, grands patrons d\u2019entreprises ou cadres responsables, ils sont dans ce présent volume comme un témoignage de notre force et de notre richesse collectives.Enfin, une troisième section est consacrée aux entreprises et à leurs cadres de direction.En outre, nous pouvons y lire plusieurs brefs historiques qui renseigneront davantage le lecteur sur ces établissements qui exercent, sans aucun doute, une influence notoire sur notre vie sociale et économique d\u2019aujourd\u2019hui.6 Nous ne pouvons mentionner, hélas, qu'une faible partie de ceux qui sont responsables de notre croissance économique, culturelle et sociale.Il n\u2019est pas aisé, il est presque impossible de dénombrer tous nos hommes et nos femmes de réelle valeur qui oeuvrent au sein des différentes sphères de notre activité québécoise.Pas tous, mais beaucoup ont été appelés, et quelques-uns n\u2019ont pas répondu.Puisse notre prochaine édition les compter parmi nos souscripteurs, comblant ainsi une regrettable lacune.Nous avons conjugué nos efforts pour que la présente édition soit à la hauteur des objectifs que nous poursuivons, qu\u2019elle réponde aux multiples services qu\u2019elle est appelée à rendre et qu\u2019elle suscite l\u2019intérêt de tous les milieux, tant par la qualité de sa présentation que par la diversité de son contenu.On nous pardonnera les erreurs inévitables qui ont pu se glisser dans la compilation d\u2019un tel travail.Des caractères fins ont dû être employés dans certains cas pour faire tenir en aussi peu de place une quantité considérable de matière à lire.Nous osons croire que cette vingt-sixième édition sera accueillie avec le même empressement et la même chaleur que les éditions précédentes.A nos dévoués collaborateurs et distingués souscripteurs, nos sincères remerciements.l\u2019éditeur Jacques Bertrand 7 FOREWORD In 1920, the first edition of \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d was issued.Since then, twenty-five (25) books have been published, three (3) of which were given the title: \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d and \u201cWho\u2019s Who in Québec\u201d.This last title was added to the first in 1972 in order to introduce the reader to a greater range of personalities pertaining to the different ethnic groups of our nation.It is with great pleasure that we present this twenty-sixth (26th) edition which was entirely renewed to emphasize the \u201csixtieth year\u201d of this precious collection.Let us not forget that this collection of volumes forms the most important historical achievement of our elite in every domain.Mr.J.A.Fortier, who worked tirelessly, left us the first volume of \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d.Mr.Raphaël Ouimet, journalist and so to speak the pioneer of \u201cBiographies Canadiennes-Françaises\u201d continued relentlessly the work that his predecessor, Mr.Fortier, had undertaken.During a period of over twenty years, he succeeded in writing thirteen (13) editions.Many others, such as J.A.Fortin, L.P.Nolet, H.P.Lemay and more recently Colonel S.Marchand, played an active role in the realization of the editions published in these later years.It is important to recognize the efforts made by our different editors who went in search of a selective gallery of members, from whom a certain subscription was requested in order that they participate in this biographical guide.At the same time, we would like to take the opportunity to pay a tribute to all of our predecessors who, by their willingness and their proficiency, have contributed in their own way in giving fame to the great men and women of this continent.As mentioned above, we thought it appropriate to celebrate this \u201csixtieth anniversary\u201d by publishing a special issue.Thus, in the first part of this book, you will encounter an historical outline composed of biographies of some of our personalities of the past.In their own way and according to their dominating role, they have formed the social and economical life of our great province.These biographies are reproduced in full just as they were written at the time and were not deliberately subjected to any updating.The second part comprises biographical notes of many contemporary personalities, who by their respective roles, allow a new dynamism in their proper sphere of activities.Politicians or professionals, ecclasiastics, industrialists, firm owners or staff managers, they all appear in this book as a testimony of our collective strengh and wealth.Finally, the third part is dedicated to the firms and their senior officials.Here, you will find brief historical accounts which will familiarize you with these establishments who exert, undoubtedly, a well known influence on the social and economical life of today.Unfortunately, we can only mention a few names of those responsible for our economical, cultural and social development.It is very difficult to enumerate all of the famous men and women who function within the different spheres of 8 our society.We called a great majority of them but some rejected our appeal.Let's hope that in our next edition, they will be present among our subscribers, therefore filling an unfortunate gap.We have combined our efforts in order that this edition be up to par with the objectives we strive for, that it meets your requirements and it captures the interest of every circle, as much as by the quality of its presentation as the diversity of its content.It is unavoidable that errors be made in the compilation of such a book, but we hope that you will bear with us.We found it also necessary to use small print characters in order to integrate the quantity of reading material found in some text.We would like to think that this twenty-sixth (26th) edition be greeted with the same eagerness and the same warmth as the preceeding ones.We wish to express our thanks to our subscribers, and to all those who cooperated in putting out this issue.Jacques Bertrand editor 9 teSli WKMiS I igH ¦-r g|«: ¦.m i pans ¦ - mmm t m , i fm I mmm -f -, ¦ §f«8& Mÿ&SP; mWm « -?V : ¦SSS mm :':I @ sM Him S§HB issé »k» si - ms i HHS 11* sre fSSsg is .-,, 4 -, m 'SmM : A-.'.-.a&m ?¦ _ '\u2022 ÜÜÜ HOMMAGES AU PASSÉ. SIR AUGUSTE-RÉAL ANGERS ï «\u2022sisl ¦ ïSâlP- isfiï* 12 SIR AUGUSTE-REAL ANGERS 6ième Lieutenant-Gouverneur Sir Auguste-Réal Angers est né à Québec, le 4 octobre 1838, du mariage de François-Réal Angers et de Louise-Adèle 1 aschereau.Il fit ses études au Séminaire de Nicolet et son cours de Droit à l\u2019Universitc Laval.En 1860, année du décès de son père, il est admis au Barreau.Conseiller de la Reine en 1874, il exerce sa profession à Québec jusqu'en 1896 alors qu\u2019il alla résider à Montréal.Membre de l\u2019Assemblée Législative de 1874 à 1876, il est Solliciteur Général, puis Procureur Général, de 1876 à 1878.Elu aux Communes le 14 février 1880, il est promu Juge à la Cour Supérieure de Québec, le 13 novembre de la même année.Il démissionne, le 29 octobre 1887, et est choisi comme Lieutenant-Gouverneur de la Province.Le 4 décembre 1892, il cède sa charge à son successeur.Nommé Sénateur et membre du Conseil Privé en qualité de Ministre de l\u2019Agriculture, il délaisse ses fonctions en 1895, sur la question des écoles du Manitoba.Le 1er janvier 1896, il entre dans le Ministère de Sir Charles Tupper et assume la présidence du Conseil.En juin, il démissionne comme Sénateur afin de briguer les suffrages des électeurs du comté de Québec-Centre, aux Communes, et est défait.Il se retira alors de la vie publique.En 1898, il avait été décoré par le Saint-Père de l'ordre papal de Saint-Grégoire et, en 1913, il était créé chevalier de l'Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George.Il décéda à Montréal, le 15 avril 1919.Le 1er juin 1869, il avait épousé Julie-Marguerite Chicoine, fille du Sénateur, décédée en 1879.En avril 1890, il épousa en secondes noces, Alphonsine-Anna, fille d'Alexandre Lemoine, de Québec.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.18-19 \u2022 1965) 13 r?f r \u2022bsMp\u2019 sry\"' * .jf./y r** mt ¦î.ri mm : ¦4 - \u2018.'A*\u2022 T .S\t»! \u2019¦¦¦{ hft s*^uC.i1 rp £ ¦ in.- i-.ASi ;u.A: »%.L\u2019HONORABLE ANTONIO BARRETTE 14 L\u2019HONORABLE ANTONIO BARRETTE 22lèmc Premier Ministre L\u2019honorable J.-Antonio Barrette est né, le 26 mai 1899, à Joliette, du mariage de Ernest Barrette et de Robea Côté.Il fit ses études a l\u2019école de Joliette et en cours privés.A l\u2019âge de 14 ans, il est messager aux ateliers du C.N.R.à Joliette comme membre de l'équipe de nuit.C\u2019est à cette usine qu\u2019il apprit le métier de machiniste qu\u2019il exerça durant plusieurs années.Courtier d\u2019assurances.Membre de la Société des Oliviers.Président de l\u2019Association de la Jeunesse conservatrice.Secrétaire de l\u2019Association des Jeunes Gens d\u2019Affaires de Joliette.Candidat conservateur à l\u2019Assemblée Législative à l\u2019élection générale, le 25 novembre 1935, il est défait.Elu sous la bannière de l\u2019Union Nationale le 17 août 1936, il est réélu le 23 octobre 1939, et le 8 août 1944.Nommé Ministre du Travail dans le Cabinet Duplessis.Il est réélu le 28 juillet 1948, le 16 juillet 1952 et le 20 juin 1956.Le 11 septembre 1959, il est assermenté comme Ministre du Travail dans le Cabinet Sauvé.A la suite du décès subit du Premier Ministre Joseph-M.-Paul Sauvé, le 2 janvier 1960, l\u2019honorable Antonio Barrette est choisi par la députation de l\u2019Union Nationale comme Chef de ce parti.Le 8 janvier 1960, l\u2019honorable Antonio Barrette est assermenté comme Premier Ministre et Président du Conseil Exécutif.Il est réélu par le comté de Joliette à l\u2019élection générale, le 22 juin 1960, mais le Parti de l\u2019Union Nationale est défait et le Parti Libéral dirigé par l\u2019honorable Jean Lesage reprend le pouvoir.L\u2019honorable Antonio Barrette dirige alors le parti de l\u2019Union Nationale jusqu\u2019à la date du 14 septembre 1960 alors qu\u2019il se décharge de cette responsabilité.Il délaisse aussi son mandat de député et se retire de la vie publique.L\u2019honorable Antonio Barrette a été délégué de la Province aux conférences du Bureau International du Travail à Genève, de 1945 à 1951.En 1949, il est délégué à Rome à l\u2019occasion de l\u2019Année Sainte.En 1951, il est de retour près du Saint-Siège, lors de la célébration du soixantième anniversaire de l\u2019Encyclique de Rerum Novarum et, en 1956, il représente une fois de plus la Province lors du dix-septième anniversaire du pontificat de Sa Sainteté Pie XII.Le 2 juillet 1924, l\u2019honorable Antonio Barrette avait épousé Marie Guilbeault, fille d\u2019Osias Guilbeault de Joliette.De cette union sont nés : Alain, Lise, Nicole et Serge.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.84-85 - 1965) 15 SIR NARCISSE-FORTUNAT BELLEAU 16 SIR NARCISSE-FORTUNAT BELLEÂU 1er Lieutenant-Gouverneur Sir Narcisse-Fortunat Belleau est né à Sainte-Foy, le 20 octobre 1808, du mariage de Gabriel Belleau et de Marie Hamel.Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec et ses études juridiques sous MM.Perreault et Burroughs.Admis au Barreau du Bas-Canada en septembre 1832, il fut maire de la ville de Québec (1850-58).En 1852, il était choisi Bâtonnier du Barreau de la Province et devenait, la même année, Conseiller Législatif.Ministre de l\u2019Agriculture et Receveur Général dans trois ministères (1857-62) et (1865-67) il entrait au Sénat en 1867.En mai 1867, il était choisi Lieutenant-Gouverneur, charge qu'il occupa jusqu\u2019au mois de février 1873.En 1885, puis, de nouveau en 1890, Sir Narcisse fut administrateur de la Province.Il avait été créé chevalier commandeur de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George, par le Prince de Galles, le 21 août 1860.Il mourut à Québec, le 14 septembre 1894.Il avait épousé, le 9 septembre 1835, Reine-Rosette Van Felson.(Tirée de la 20e édition des\tp.8-9 - 1965) 17 18 L\u2019HONORABLE JEAN-JACQUES BERTRAND b.a., 11.1.Premier Ministre de la province de Québec (Tirée de la 21e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.34-35 - 1968-69) L\u2019HONORABLE JEAN-JACQUES BERTRAND, b.a., ILL Premier ministre de la province de Québec ; Ministre des Affaires inter-gouvernementales ; Ministre de la Justice ; Député de Missisquoi à l\u2019Assemblée législative.Né à Sainte-Agathe-des-Monts, comté de Terrebonne, le 20 juin 1916, fils de J.Lorenzo Bertrand et de Bernadette Bertrand.Etudes : Elémentaires et secondaires à Sainte-Agathe ; classiques, Juniorat des Oblats, Ottawa, et au Séminaire de Saint-Hyacinthe ; bachelier ès arts de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 1938, licencié en droit de l\u2019Université de Montréal, 1941.Décoré du Mérite universitaire de l\u2019Université de Montréal, pour sa participation active à la vie universitaire et en particulier, aux débats intej-universitaires pour l\u2019obtention du trophée Villeneuve.Carrière : Pratique du droit à Sweets-burg, comté de Missisquoi, depuis 1941 ; nommé conseiller de la reine 1950 et récipiendaire de doctorats en droit honoris causa des Universités de Lennoxville et d\u2019Ottawa, 1959.Elu député de Missisquoi à l\u2019Assem- blée législative 1948, il fut ministre des Terres et Forêts, 1958-1960 et de la Jeunesse et du Bien-être social 1960 dans le gouvernement du Québec.Il est titulaire du ministère de la Justice, depuis le 16 juin 1966.Par suite du décès de l\u2019honorable Daniel Johnson le 26 septembre 1968, M.Bertrand fut choisi par la députation de son parti, Premier Ministre du Québec et assermenté le 2 octobre 1968.Associations : Il fut président de la Chambre de Commerce des Jeunes de Cowansville et secrétaire-trésorier de la Corporation municipale et scolaire de Sweetsburg.Il est membre du Barreau de la province de Québec, et membre du conseil d\u2019administration de l\u2019hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Sweetsburg.Membre des Clubs Renaissance et Garrison.Etat civil : Marié à Gabrielle Giroux, le 14 octobre 1944, fille de feu l\u2019honorable L.A.Giroux de Sweetsburg (Québec).Sept enfants : Andrée, Jean-François, Suzanne, Pierre, Louise, Louis-Philippe et Marie.Religion : Catholique.Résidence : 769, rue Principale, Cowansville, (Québec).Bureau : Hôtel du Gouvernement, Québec, (Québec).19 'Mm 20 SIR CHARLES-EUGÈNE BOUCHER DE BOUCHERVILLE SIR CHARLES-EUGÈNE BOUCHER DE BOUCHERVILLE 3ième et iQième premier Ministre Sir Charles-Eugène Boucher de Boucherville est né à Boucherville le 4 mai 1822, du mariage de Pierre-Amable Boucher, seigneur de Boucherville et de Marie-Emélie Salrevoir de Bleury, sœur de l\u2019honorable C.C.S.de Bleury, Conseiller Législatif.Il fit ses études au Collège Saint-Sulpice, à Montréal, puis étudia la médecine à l\u2019Université McGill où il fut reçu médecin en 1843.Après un stage d\u2019étude outre-mer aux cliniques de Paris, il exerça sa profession à Montréal.Le 4 juillet 1861, les électeurs du comté de Chambly l\u2019élisaient député, mandat qu\u2019il conserva jusqu\u2019à l\u2019Union.Le 15 juillet 1867, il est nommé Président du Conseil Législatif et à ce titre devient membre du Conseil Exécutif jusqu\u2019au 27 février 1873.Appelé à former un Cabinet, il est Premier Ministre le 22 septembre 1874 et assume le portefeuille de Secrétaire Provincial et Regis-traire jusqu\u2019au 27 janvier 1876 alors qu\u2019il devient Ministre de l\u2019Agriculture et des Travaux Publics jusqu\u2019au 8 mars 1878.Il démissionne alors à la suite de démêlés avec le Lieutenant-Gouverneur Luc Letellier de Saint-Just qui lui avait retiré sa confiance, ce qui marqua l\u2019arrivée au pouvoir du premier ministère libéral dirigé par Henri-Gustave Joly de Lotbinière.Le 12 février 1879, il est nommé Sénateur.De nouveau Premier Ministre, le 21 décembre 1891, il résigne un an plus tard, le 16 décembre 1892 en faveur de L.O.Taillon, qui faisait partie de son Cabinet à titre de Ministre sans portefeuille.Sir Charles-Eugène de Boucherville se retira alors de la vie publique.Il avait été créé Commandeur de l\u2019Ordre de Saint Michael and Saint George en 1894, puis, promu, en 1914, Chevalier du même ordre.Il mourut, à Montréal, le 11 septembre 1915.Sir Charles E.B.de Boucherville avait épousé en premières noces Susanne Morrogh, fille de R.L.Morrogh de Montréal, et ensuite C.Lussier, fille de Félix-C.Lussier, seigneur de Varennes.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.54-55 - 1965) 21 L\u2019HONORABLE LOUIS-PHILIPPE BRODEUR 22 L\u2019HONORABLE LOUIS-PHILIPPE BRODEUR 13ième Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Louis-Philippe Brodeur, né à Belœil le 21 août 1862, du mariage de Toussaint Brodeur et de Justine Lambert, était le descendant direct, à la cinquième génération, de Jean Le Brodeur, sieur de la Vigne.Il fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et suivit les cours de Droit à l\u2019Université Laval, à Montréal.Inscrit au Barreau, le 25 septembre 1884, il s\u2019associa à l\u2019honorable Honoré Mercier et s\u2019intéressa de suite aux luttes de la politique et du journalisme.En 1891, il fut élu député du comté de Rouville à la Chambre des Communes.Orateur suppléant de 1900 à 1901, il est orateur de 1901 à 1904 et Ministre du Revenu de l\u2019Intérieur, de 1904 à 1906 puis, Ministre de la Marine et des Pêcheries, de 1906 à 1911.En 1907, M.Brodeur fut un des délégués du Canada à la Conférence Impériale de Londres.Il négocia au cours de ce voyage un traité de commerce avec la France.En 1909, il représenta de nouveau le Canada à la Conférence Impériale.En 1911, il est une troisième fois délégué à une autre conférence Impériale et assiste au couronnement de George V.Le 11 août 1911, l\u2019honorable L.-P.Brodeur remplace l\u2019honorable Juge Girouard â la Cour Suprême du Canada où il siège pendant onze ans.En 1923, il prenait sa retraite.Le 31 octobre 1923, il devenait Lieutenant-Gouverneur de la Province.L\u2019honorable Louis-Philippe Brodeur déoédait presque subitement, à Spencer Wood, le 2 février 1924.Il avait épousé Emma Brillon, fille du notaire J.-R.Brillon, l\u2019un des administrateurs de La Banque de Saint-Hyacinthe.De cette union, sont nés une fille Berthe (Mme Joseph de Lori-mier) et quatre fils, Me Régnier Brodeur, avocat ; le vice-amiral Victor Brodeur, C.B.; Jean-Charles, ingénieur et Wilfrid, assistant-protonotaire à la Cour Supérieure, à Montréal.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.32-33 - 1965) 23 L\u2019HONORABLE RENÉ-ÉDOUARD CARON 24 L\u2019HONORABLE RENÉ-ÉDOUARD CARON 2ième Lieutenant-Gouverneur L'honorable René-Edouard Caron est né à Sainte-Anne-de-Beau-pré, le 21 octobre 1800, du mariage d\u2019Augustin Caron, ancien député de Montmorency à l\u2019Assemblée du Bas-Canada, et d\u2019Elisabeth Lessard.Il fit ses \"tudes au collège Saint-Pierre à la Rivière-du-Sud, et au Séminaire de Québec.Admis au Barreau du Bas-Canada, le 7 janvier 1826, il établit son étude juridique à Québec.Conseiller de ville en 1833, il est maire de Québec de 1834 à 1836 et de 1840 à 1846.Il entre au cours de l\u2019année 1834, comme député libéral de la Haute-Ville de Québec, à l\u2019Assemblée Législative et démissionne en 1836, à la suite d\u2019une divergence de vues avec le Président de la Chambre Louis-Joseph Papineau.Il est nommé Conseiller Législatif du Bas-Canada, le 22 août 1837 mais décline cet honneur qu\u2019il accepte le 9 juin 1841.A titre de président du Conseil Législatif, il fait partie du ministère Lafontaine-Baldwin du 8 novembre 1843 au 19 mai 1847.Il occupe les mêmes fonctions dans ce ministère du 11 mars 1848 au 11 novembre 1849.Du 28 octobre 1851 au 14 août 1853, il remplit le même rôle dans le gouvernement Hincks-Morin.Le lendemain, 15 août, il était nommé juge de la Cour Supérieure et, le 27 janvier 1855, il était promu à la Cour du Banc du Roi.Le 11 septembre 1873, l\u2019honorable René-Edouard Caron était choisi comme Lieutenant-Gouverneur de la Province, succédant a Sir Narcisse-Fortunat Belleau.Décoré de l\u2019Ordre de Saint-Grégoire le Grand, en 1875, par le Saint-Père.Il décédait en fonction, à Spencer Wood, le 13 décembre 1876.L\u2019honorable M.Caron avait épousé en 1826, Joséphine de Blois.De ce mariage naquit, le 24 décembre 1843, un fils qui devint Sir Joseph-Philippe-René-Adolphe, avocat, et qui se distingua dans la vie publique.Sir Joseph Caron fit partie du ministère conservateur de Sir John A.Macdonald ; il était le président du Conseil des ministres en i885, lors de l\u2019insurrection de Riel.Il fut membre du cabinet de Sir John J.Abbott, de même que de celui de Sir Mackenzie Bowell.Le 25 août 1885, la Reine l\u2019avait créé chevalier commandeur de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.10-11 - 1965) 25 , jkï.k ¦} ft.L\u2019HONORABLE HENRY GEORGE CARROLL 26 L\u2019HONORABLE HENRY GEORGE CARROLL l6,ème Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Henry George Carroll est né à Kamouraska, le 31 janvier 1865, du mariage de Michael Burke Carroll, immigrant irlandais et de Marguerite Campbell, immigrante écossaise.Il fit ses études classiques au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière et ses études de Droit à l\u2019Université Laval, à Québec.Admis au Barreau, le 3 juillet 1889, il établit son étude juridique à la Rivière-du-Loup.Il est élu député de Kamouraska aux Communes en 1891 et est réélu à chaque élection jusqu\u2019en 1904.Le 7 février 1902, Sir Wilfrid Laurier l\u2019appela dans son ministère en qualité de Solliciteur Général.Le 29 janvier 1904, il était nommé Juge de la Cour Supérieure, et le 20 décembre 1908, il passait à la Cour du Banc du Roi.Le 2 avril 1929, Henry-George Carroll devenait Lieutenant-Gouverneur de la Province et remplaçait Sir Lomer Gouin, décédé en fonction.Il mourut à Québec, le 20 août 1939.En juin 1891, il avait épousé Amazélie Boulanger, fille de Lazare Boulanger, marchand de Sainte-Agathe-de-Lotbinière.De cette union sont nées : Marguerite (épouse de Me Louis Larue, C.R.), et Juliette (épouse de Me Edouard Taschereau, C.R.).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.38-39 - 1965) 27 t j r J-'& \u2019 ?ème Lieutenant-Gouverneur Sir Charles Fitzpatrick est né à Québec, le 19 décembre 1853, du mariage de John Fitzpatrick et de Mary Connolly.Il fit ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et au Séminaire de Québec.C\u2019est là qu\u2019il apprit la maîtrise du français qu\u2019il parlait avec autant de facilité que sa propre langue.Sir Charles fit ses études de Droit à l\u2019Université Laval, à Québec, où il remporta la médaille d\u2019or du Gouverneur Général.Admis au Barreau, le 9 septembre 1876, il est avocat de la Couronne du District de Québec, de 1879 à 1887, et professeur de Droit criminel à l\u2019Université Laval.Elu député du comté de Québec à la Législature de Québec, il y siège de 1890 à 1896 puis, est député du même comté à la Chambre des Communes, de 1896 à 1906.Il est Solliciteur Général du Canada de 1896 à 1902 et Ministre de la Justice de 1902 à 1906.Le 4 juin 1906, Sir Charles devenait Juge de la Cour Suprême du Canada.Le 21 octobre 1918, il acceptait la charge de Lieutenant-Gouverneur de la Province, qu\u2019il conserva jusqu\u2019au 31 octobre 1923.Commandeur de Saint-Grégoire le Grand, Sir Charles Fitzpatrick était conseiller privé de Sa Majesté ; Grand-Croix de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George ; docteur en Droit des universités Laval, Ottawa, McGill, Toronto, Notre Dame (Indiana).Pendant l\u2019absence du duc de Connaught, Sir Charles Fitzpatrick avait agi comme administrateur général de Sa Majesté.Il mourut à Québec, le 17 juin 1942.En mai 1879, il avait épousé Corinne Caron, fille de l\u2019honorable René-Edouard Caron, ancien Lieutenant-Gouverneur de la Province.De cette union sont nés un fils, Me Arthur Fitzpatrick, C.R., Juge des Sessions de la Paix, à Québec, et quatre filles : Corinne (Mme Arthur Cannon), Alice (Mme R.P.Keman), Mary (Mme A.C.Hill), Margaret (Mme J.M.Bate).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.30-31 - 1965) 41 y.Kkà>9%i r.'iy a L\u2019HONORABLE EDMUND JAMES FLYNN 42 L\u2019HONORABLE EDMUND JAMES FLYNN 12,ème premier Ministre L'honorable Edmund James Flynn est né à Percé, le 16 novembre 1847, du mariage de James Josuah Flynn, natif de Gaspé, et de Elisabeth Tostevin, or\u2019ginaire de Guernesey.Il fit ses études classiques au Séminaire de Québec où il obtint le diplôme de bachelier ès lettres.Le 16 septembre 1873, il est admis au Barreau après avoir obtenu sa licence en Droit de ['Université Laval, à Québec.Dès l'année suivante, l'Université Laval lui confie la chaire de Droit Romain, dont il demeure le titulaire jusque peu avant sa mort.Candidat défait à l\u2019élection fédérale de 1874 et aussi aux élections provinciales de 1875 et 1877, dans le comté de Gaspé, il est élu député libéral de Gaspé, en 1878, et siège à l\u2019Assemblée Législative jusqu\u2019à 1904.Il abandonne son chef Sir Henry Joly, le 28 octobre 1879, et se range du côté de l'Opposition.Appelé à faire partie du Cabinet de coalition Chapleau en 1879, en qualité de Solliciteur Général, il conserve ce portefeuille comme membre du Cabinet Ross de 1884 à 1887.A l\u2019clection fédérale de 1891, il est défait comme candidat dans le comté de Québec.Lors de la chute du ministère libéral Mercier, en décembre 1892.il fait partie du Cabinet Taillon, en qualité de Commissaire des Terres de la Couronne, charge qu\u2019il remplit jusqu'à la retraite de l'honorable Taillon, en mai 1896.Le 11 mai 1896.le Lieutenant-Gouverneur le convie à former un ministère.Premier Mimstre.il conserve le portefeuille de Commissaire des Terres de la Couronne.Son gouvernement ayant été défait à l'élection provinciale, le 28 judlet 1897.il dut céder la place au ministère libéral de Félix-Gabriel Marchand.Le 7 décembre 1900.il brigue de nouveau les suffrages et est élu député de Nicolet.Bâtonnier du Barreau de Québec de 1907 à 1909, il est nommé juge de la Cour Supérieure en 1912.et promu à la Cour du Banc du Roi, le 26 juin 1920.Il mourut à Québec, le 7 juin 1927.Il avait épousé en premières noces, en mai 1875, Augustine Côté, fille d\u2019Augustin Côté, propriétaire du « Journal de Québec ».De cette union naquirent onze enfants, dont quatre survécurent.Devenu veuf, il épousa Cécile Pouliot, veuve d\u2019Eugène Globensky.Sous son régime, il protégea les nouveaux colons en votant une loi qui empêchait la saisie de leurs terres et bestiaux.Il supprima de même le privilège des propriétaires qui pouvaient pendant trente mois couper du bois debout sur les fermes des colons.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.68-69 - 1965) 43 m i n L\u2019HONORABLE ONÉSIME GAGNON 44 L\u2019HONORABLE ONÉSIME GAGNON 20ième Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Onésime Gagnon est né à Standon, dans le comté de Dorchester, le 28 octobre 1888, du mariage de Onézime Gagnon et Julie Morin.Il fit ses études au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière où il obtint son baccalauréat ès arts, puis son cours de Droit à l\u2019Université Laval, à Québec.Après un stage à Oxford University, en Angleterre, comme Rhodes Scholar (boursier), il est admis au Barreau de la Province en 1912, et pratique sa profession à Québec.Il brigue les suffrages dans le comté de Dorchester à l\u2019élection générale le 28 juillet 1930 et est élu à la Chambre des Communes.Nommé Conseiller Privé de Sa Majesté, il entre, le 30 août 1935, dans le ministère Bennett en qualité de Ministre d\u2019Etat, mais est vaincu à l\u2019élection générale, le 14 octobre de la même année.Il abandonne l\u2019arène fédérale et est élu député du comté de Matane à l\u2019Assemblée Législative, lors de l\u2019élection générale qui marqua l\u2019arrivée au pouvoir de l\u2019Union Nationale à Québec, le 17 août 1936.Sans cesse réélu, lors des élections générales de 1939, 1944, 1948, 1952 et 1956, il détient successivement le portefeuille des Mines, Chasse et Pêcheries et celui de Trésorier Provincial, le 8 août 1944, titre changé en celui de Ministre des Finances, en 1951.Le 24 janvier 1958, il démissionne comme membre de l\u2019administration Duplessis.Il est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province le 14 février 1958.L\u2019honorable M.Gagnon était chevalier de l\u2019ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, et Fellow The Royal Society of Arts, de Londres.Conseil du Roi en 1924, il avait été Bâtonnier du Barreau de Québec en 1937-38.Il mourut en fonction, le 30 septembre 1961, à la résidence officielle du Bois de Coulonge, autrefois appelée Spencer Wood.Il avait épousé, le 8 janvier 1920, Cécile Desautels.De cette union sont nés sept enfants : André, Claude, Renée, Jean, Françoise, Marie et Cécile.(Tirée de la 20e édition des\tp.46-47 - 1965) 45 JOSEPH GAUVREAU, M.D.Régistraire d/u, Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec Chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, JOSEPH GAUVREAU Le Docteur Joseph Gauvreau, régistraire du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec, est né à Rimouski, le 27 août 1870.Par son père, Alexandre Gauvreau, H.A., C.S.issu d\u2019une des plus vieilles et plus respectables familles, où la médecine et le notariat sont de tradition.L\u2019un de ses ancêtres fut tué au siège de Québec en 1759.Mgr Gauvreau, ancien curé de Lévis et de Saint-Roch de Québec, était son oncle.Allié aux familles de Billy et Tessier.Irlandais par sa mère, née Elizabeth Bradley.A fait ses études au Séminaire de Rimouski.M.D.Laval, 1896.Prix Morin.A exercé à Rimouski, de 1896 à 1909.A la suite d\u2019un accident dans l\u2019exercice de sa profession, il dut se faire amputer l\u2019avant-bras gauche.Vint alors se fixer à Montréal, et comme il était déjà gouverneur du Collège des médecins depuis 1907, pour la division du Golfe, il fut élu régistraire.position qu\u2019il occupe encore à l\u2019heure actuelle, et à laquelle il fut toujours réélu en 1910, 1914, 1918, 1922, 1926, 1930.S\u2019est fait très vite remarquer, dans la métropole, par son esprit d\u2019organisation et sa grande énergie.Plume coulante, parole facile.H s\u2019est toujours exercé dans la conférence populaire sur des sujets d\u2019actualité ou des questions d\u2019hygiène sociale.La politique ne l\u2019a jamais séduit.Ce ne fut pas un partisan de la guerre, mais il a beaucoup fait, en tant que civil, pour apaiser l\u2019affolement des nôtres.Il fut choisi, à cette époque, par l\u2019Université de Montréal, pour organiser, au point de vue professionnel, 1 Hôpital militaire Laval.Il a fait des luttes héroïques pour la défense des droits du Français en Amérique.En 1913, il fut l\u2019un des fondateurs de la Ligue des Droits du Français, à Montréal, dont il a été le secrétaire général pendant longtemps.Il s\u2019est séparé de ce groupe sur des questions d\u2019administration.Il veut que toute entreprise, même nationale, s\u2019organise de façon à subsister par elle-même.Le journalisme l\u2019a toujours attiré.Il a publié, ici et là, sous différents noms de plume, des chroniques intéressantes et originales.Il ne serait pas surprenant qu'il y revienne en fin de carrière.L\u2019Union Médicale du Canada l\u2019a toujours compté au nombre de ses meilleurs collaborateurs.Il y reste attaché.Ex vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.L\u2019un des promoteurs et premier président de l\u2019Ecole Sociale Populaire de Montréal.L\u2019un des premiers membres du bureau médical de l\u2019Institut Bruchési.L\u2019un des premiers membres-fondateurs du Cercle Universitaire.Conférencier et propagandiste hygiéniste.Auteur de plusieurs ouvrages de médecine vulgarisée et d\u2019hvgiène sociale.Lauréat du prix d\u2019histoire David 1929.Il a publié : 1910 : L\u2019étudiant en médecine; 1911, Un mal à combattre.\u2014 La tuberculose, (épuisé) ; 1913: Contre l\u2019alcool, 3 éditions, 55 000 exemplaires, (épuisé) ; 1914 : La goutte de lait.\u2014 Conférence au Monument National, Montréal, (épuisé) ; 1915 : Cure marine; 1916 : La Ligue des Droits du Français.\u2014 Conférence à l\u2019Université Laval, Québec; 1918 : Le docteur Laurent Catellier.\u2014 Biographie; 1919: Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec - Lois, réglements, jurisprudence.\u2014 Compilation; 1920 : Le docteur Albert Laurendeau.\u2014 Biographie ; 1921 : Un comité de rédaction en bottes; \u2014 Le charlatanisme au flambeau de la loi : \u2014 Une étape dans l\u2019histoire de la médecine : \u2014 Boissarie et Lourdes ; 1922 : La mortalité infantile ; 1923 : L\u2019allaitement maternel ; 1926 : Michel Sarrazin.\u2014 Biographie : 1927 : L\u2019abstinence totale.\u2014 Conférence ; 1928 : L\u2019hon.Ls-Ph.Normand.\u2014 Biographie : Mémoires et rapports multiples d\u2019intérêt professionnel.En 1926, il a été créé chevalier de l\u2019Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem par Sa Sainteté Pie XI, et il a pris pour devise sur son blason : \u201cSobrietatis amicus, fidelis in cruce\u201d.Ami de la tempérance, fidèle dans l\u2019épreuve.Cela résume bien son tempérament et sa vie.Ses meilleurs passe-temps ont toujours été toutes les causes impopulaires : la tempérance, la lutte contre le cinéma, la Ligue des Droits du Français, le retour à la terre, le jardin potager et les fleurs! Le docteur Gauvreau a épousé le 23 juin 1902, Mlle Augustine L\u2019Arrivée, fille de feu le notaire J.-F.L\u2019Arrivée.Ils ont neuf enfants vivants.L\u2019aîné, Jean-Marie, est professeur à l\u2019Ecole Technique de Montréal.Le second de ses fils, Elzéar, est Clerc de St-Viateur.L\u2019aînée de ses filles est mariée au Dr Albert Jutras, de Montréal, actuellement à poursuivre des études sur la cure du cancer, à Paris.M.le docteur Gauvreau habite 6843, rue St-Denis, Montréal.(Tirée de la lie édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.114-115- 1 933) 47 \u20227 .V** ' ; a.'< ¦*; V.-.\u2022 > .fij rWWl v> * .vW \u2019 ¦\u2022 ft-, R^J ; .V- L\u2019HONORABLE JOSEPH-ADÉLARD GODBOUT 48 L\u2019HONORABLE JOSEPH-ADÉLARD GODBOUT 1 j'ème premier Ministre de la Province.Député du Comté de L\u2019Islet.Ministre de l\u2019Agriculture.L\u2019honorable Joseph-Adélard Godbout est né à Saint-Eloi, comté de Témiscouata, du mariage de Eugène Godbout, ancien député du comté de Témiscouata à l\u2019Assemblée Législative, et de Marie-Louise Duret.Il fit ses études au Séminaire de Rimouski où il obtient son baccalauréat ès arts.Il étudie l\u2019agriculture à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière où il est gradué en sciences agricoles (B.S.A.).Un cours de perfectionnement l\u2019amène ensuite aux Etats-Unis dans le Massachusetts où il s\u2019inscrit au Amherst Agricultural College.Agronome de carrière, Adélard Godbout enseigne ensuite l\u2019agronomie à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière où lui-même l\u2019avait étudiée.Le 13 mai 1929, il est élu à une élection partielle par le comté de L\u2019Islet.Nommé Ministre de 1 Agriculture en 1930.Il est réélu par le comté de L\u2019Islet à l\u2019élection générale, le 24 août 1931 et à celle du 25 novembre 1935.Le 11 juin 1936, il est assermenté comme Premier Ministre à la suite de la résignation de l\u2019honorable Louis-Alexandre Taschereau, qui se retire de la vie publique.Lors de la consultation populaire le 17 août 1936, il est défait dans son comté et le Parti Libéral est renversé du pouvoir qu\u2019il détenait depuis 1897.Le 23 octobre 1939, il est reporté à la tête de l\u2019administration provinciale comme Premier Ministre.Le 8 novembre 1939, il est assermenté comme Premier Ministre.L\u2019un des faits saillants de son administration est le bill qu\u2019il fit adopter par le parlement, le 25 avril 1940, par lequel l\u2019élément féminin, d\u2019âge majeur, obtint le droit de vote.Il est réélu par le comté de L\u2019Islet lors de l\u2019élection générale le 8 août 1944 mais le Parti Libéral est défait.Il dirige alors les forces libérales comme Chef de l\u2019Opposition à l\u2019Assemblée Legislative jusqu\u2019à l\u2019élection générale le 28 juillet 1948, alors qu\u2019il est défait par le comté de L\u2019Islet.Le 25 juin 1949, il est nommé sénateur comme représentant de la division Montarville.Il mourut accidentellement, à la suite d\u2019une chute à sa résidence de Frelighsburg, P.Q., le 18 septembre 1956.Le 9 octobre 1923, il avait épousé Dorilda Fortin, fille de Florent Fortin de L\u2019Islet.De cette union sont nés : Jean, Pierre, Marthe, Rachel et Thérèse.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.78-79 - 1965) 49 'tâ&sy irr -, ¦ y èfjs yj-jft SIR JEAN-LOMER GOUIN 50 SIR JEAN-LOMER GOUIN Ijième premier Ministre ISième Lieutenant-Gouverneur Sir Jean-Lomer Gouin est né aux Grondines, comté de Portneuf, le 19 mars 1861, du mariage du docteur J.-Napoléon Gouin, M.D., et de Victoire-Séraphine Fugère.Il étudia à Sorel puis au Collège de Lévis.Bachelier en Droit de l\u2019Université Laval en 1884, il est admis au Barreau la même année.Il s\u2019associe à Samuel Pagnuelo, promu juge quelques années plus tard, puis, à L.O.Taillon et, finalement, à Honoré Mercier, qui tous deux devinrent Premiers Ministres de la Province.Il brigue les suffrages à l\u2019élection fédérale de 1891, dans le comté de Richelieu, mais est défait.A l\u2019élection provinciale de 1897, il est député du comté de Saint-Iacques à l\u2019Assemblée Législative et est réélu par ce comté en 1900, 1904, 1908.Elu simultanément dans le comté de Saint-Jacques et celui de Portneuf en 1912, il opte pour Portneuf qu\u2019il représentera, de même, aux élections de 1916 et 1917.Il est appelé, en 1900, à faire partie du Ministère Parent en qualité de Ministre des Travaux Publics.Le 3 novembre 1904, il démissionne du cabinet Parent mais conserve son siège de député.Le 20 mars 1905, l\u2019honorable S.N.Parent ayant quitté la scène provinciale pour assumer, à Ottawa, la présidence de la Commission du Transcontinental, Sir Lomer Gouin est appelé à former un ministère.Premier Ministre, il assume le portefeuille de Procureur Général.Le 8 juillet 1920, il démissionne comme Chef du Gouvernement.Deux jours plus tard, il délaisse son siège de député.Le 12 juillet 1920, il est nommé Conseiller Législatif.Elu à l\u2019élection fédérale, le 6 décembre 1921, par le comté de Laurier-Outremont, à Montréal, il fait partie du Ministère fédéral de William Lyon MacKenzie King, dans lequel il assume le portefeuille de Ministre de la Justice.Le 3 janvier 1924, il démissionne, pour raisons de santé, et, dès lors, se consacre a ses affaires financières comme président ou administrateur de nombreuses corporations.Le 10 janvier 1929, il est assermenté comme Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il mourut en fonction, au Parlement, le 28 mars suivant, alors qu\u2019il s\u2019apprêtait à proroger la session provinciale.Lors du troisième centenaire de la Cité de Québec, en 1908, il avait été nommé Chevalier de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George par son Altesse le Prince de Galles alors en visite dans la vieille Capitale.Sir Lomer avait épousé en premières noces Elise Mercier, fille de l\u2019honorable Honoré Mercier, ancien Premier Ministre.Devenu veuf en 1904, D épousait en 1911, Alice Amos.De son premier mariage, deux fils naquirent: Léon-Mercier Gouin, avocat, Conseil de la Reine, Sénateur ; Paul-Nérée Gouin, avocat ; fondateur et Chef de l\u2019Action Libérale Nationale.Elu député par le comté de L\u2019Assomption à l\u2019élection provinciale de 1935, il ne siège qu\u2019une session.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.74-75 - 1965) 51 L\u2019abbé LIONEL GROULX Historien \u2014- Professeur à l\u2019Université de Montréal L\u2019abbé LIONEL GROULX M.l'abbé Lionel Groulx, historien, professeur à l\u2019Universi-c de Montréal est né le 15 janvier 1878 à Vaudreuil, au rang des Chenaux, au bord de la rivière Outaouais.Son père, Léon Groulx était agriculteur.Sa mère.Philomene Pilon est née aussi, à Vaudreuil, d\u2019une famille paysanne.Notons ici que son ancêtre lean Grou.venu de France au Canada, subit le supplice du feu, de la main des Indient, apres un combat héroïoue, en iuille* 1690.Il fit ses études primaires à l\u2019Academie de Vaudreuil.dirigée par les Clercs de St-Viateur.Entré en 1891 au petit Séminaire de Ste-Thérèse.il y poursuivit tout son cours classique.Il reçut sa forma'ion théologique au grand Séminaire de Valleyfield et au grand Séminaire de Montréal.H était ordonné prêtre le 28 juin 1903 à Valleyfield.Professeur au Collège de Valleyfield de 1901 à 1906, il enseigne pendant deux années, les belles-lettres et la rhétorique.Puis, en séjour d etudes en Europe, il passe deux années à Rome où il conquier' le doctorat en ohilosophie et en théologie et une autre à l\u2019Université de Fribourg (Suisse) où il étudia les lettres et la philosophie.De retour au pays, en 1909, il reprend à Valleyfield -a classe de rhétorique qu\u2019il garde jusqu\u2019en 1913.A, Montréal, depuis lors, la faculté\tdes le*tres de l\u2019Université Laval de\tMontréal lui confie en 1913\tla chaire\td histoire\tdu Canada dont il\taura été le premier titulaire et qu\u2019il\ta sans cesse occupée depuis.\tPendant\tquelques\tan- nées, il enseigne aussi l\u2019histoire à l\u2019Ecole des Hautes Etudes.En oc'obre 1920, il devenait directeur de la revue L\u2019Action française (dont il avait été l\u2019un des collaborateurs dei la première heure), organe de pensée et d\u2019action religieuse et nationale et qui groupa bientôt l\u2019élite do la pensée canadienne-française.L\u2019abbé Groulx\tremplit cet office jusqu\u2019au printemps\tde 1928.En 1931.il fut le\tdélégué\ten France\tde l\u2019Université de\tMontréal et de l\u2019Institut scientifique\tfranco-canadien et il a donné\tun cours\td histoire\tdu Canada sur renseignement français au Canada, à la Sorbonne, à l\u2019Institut Catholique de Paris et en quelques universités de province.Ces conférences de France ont été éditées chez Delagrave sous le titre : Le Français au Canada.L\u2019abbé Groulx est membre de la Société Royale du Canada, de la Société His'orique de Montréal, de la Société Historique du Canada et président de la Semaine d\u2019Histoire du Canada.Homme d\u2019étude doublé d\u2019un homme d\u2019action.Outre son rôle actif de directeur d\u2019une revue d actualité, pendant près de dix ans, comme conférencier, l\u2019abbé Groulx a porté la parole aux quatre points cardinaux de l\u2019Amérique française, dans tout le vieux Québec, l\u2019Ontario, l\u2019ancienne Acadie, la Nouvelle-Angleterre, le Nord-ouest canadien, la Louisiane et, avant que d\u2019être délégué officiel, jusqu\u2019en France.Mais sa principale oeuvre, outre ses cours réguliers, est encore son oeuvre écrite, qui est considérable, et dont la partie capitale est assurément constituée par ses ouvrages proprement historiques qui sont, par ordre de publication : Nos luttes constilutionnelles (1916), histoire de nos d-oits politiques fondamentaux; La Confédération canadienne (1918), origines de l\u2019érat politique actuel canadien; La Naissance d\u2019une race (1919), formation de notre premier état social.Lendemain de Conquête (1920), qui y fai: suite; Vers l\u2019Emancipation (1921), histoire des dix premières années du régime civil anglais.L\u2019abbé Groulx a dans ses cartons, la matière d\u2019environ six autres volumes qui seront édités sous! ce dernier titre.C\u2019est là la matière des cours qu\u2019il a donnés ces dernières années, et qui couvre tout le cycle qui s\u2019étend de notre première constitution ( 1774) à la Confédération.En plus de l\u2019ouvrage précité : L\u2019Enseignement du français au Canada, édité ce'te année en France, il a signé : Les Rapaillages (1916) essai de littérature régiona-liste; Chez nos ancêtres ( 1920), tableau des mœurs et coutumes d\u2019autrefois; Notre Maître, le passé ( 1924); Dix ans d\u2019action française (1926), exposé de doctrines; Une croisade d\u2019adolescents (1912), son premier ouvrage de longue haleine.Petite histoire de Valleyfield (1913).La France d\u2019Outre-Mer (1922), et divers opuscules destinés à la formation de la jeunesse.On prête aussi à l\u2019abbé Groulx, un roman : L\u2019appel de la race, publié ( 1923) sous le pseudonyme d\u2019Alonié de Lestres et qui fut, lors de sa publication, l\u2019objet de vives discussions.L\u2019œuvre historique de l\u2019abbé Groulx a été couronnée par l\u2019Académie française.De l\u2019histoire, l\u2019abbé Groulx a une très haute conception.Elle doit s\u2019entendre, selon qu\u2019il s\u2019en est expliqué quelque part, comme un magis'ère suprême qui conserve, transmet la vie et multiplie les forces .l\u2019instrument transcendant qui maintient vivante la personnalité d\u2019un peuple, détermine les fidéliés, rallie les âmes .Penseur fécond, remueur d\u2019idées, histcrien-siciologue, essayiste, parfois audacieux, l\u2019abbé Groulx et son œuvre n\u2019ont pas été sans susciter une grande diversité d\u2019appréciations, depuis quelque vingt années qu\u2019il occupe le devant de la scène de la pensée canadienne .Sur l\u2019art de l\u2019historien et l\u2019influence de l\u2019homme-d\u2019action, terminons par l\u2019opinion exprimée par M.Olivar Asselin (qu\u2019à coup sûr l\u2019on ne peut taxer d\u2019enthousiasme de commande) dans sa magistrale étude intitulée : L\u2019Œuvre de l\u2019abbé Groulx ( 1923 ) : \"Avec la clairvoyance, la qualité maîtresse de l\u2019œuvre historique de l\u2019abbé Groulx, c\u2019est la vie.Pareil don d\u2019évocation ne s\u2019était rencontré chez aucun de ses devanciers.Il sait voir et il sait rendre.Chez cet historien de l\u2019action et des mouvements collectifs, les portraits individuels sont rares.Exception faite de celui de Murray, étonnant raccourci de quelques lignes, l\u2019œuvre à vrai dire n\u2019en présente aucun .Historien d\u2019une civilisation, les unités humaines intéressent peu l\u2019abbé Groulx.Ce qui arrête son attention, c\u2019est la figure anonyme qui incarne un état social, le trait qui éclaire et caractérise un milieu ou une époque.Dans la reconstitution synthétique du passé, il aura égalé le plus beau Michelet, celui de qui cm a pu dire, à propos de certains chapitres de son Histoire de France, que ce qu\u2019il n\u2019avait pas su, il l\u2019avait deviné .\"Chez lui, pas une ligne qui ne porte la marque du naturel .tout accuse le rythme normal et spontané de la pensée et du sentiment .\"Dès mainenant, la critique se doit de reconnaître dans l\u2019œuvre de l\u2019abbé Groulx, le plus bel élément de l\u2019actif intellectuel canadien-français .\"Sans attendre cette refonte qu\u2019il annonce de son œuvre, je salue en lui un maître de la recherche historique, un maître du style, un maître de la vie spirituelle, un maître de réflexion et d\u2019énergies patriotiques\u201d .(Tirée de la 14e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.478-479 - 1942) 53 SIR LOUIS-AMABLE JETTE 54 SIR LOUIS-AMABLE JETTÉ 8ième Lieutenant-Gouverneur Sir Louis-Amable Jette est né à L\u2019Assomption, le 15 janvier 1836, du mariage de Amable Jctté, marchand, et de Caroline Gauffreau.Il Ht ses études au collège local et son cours de Droit à 1 Université Laval, à Montréal.Admis au Barreau du Bas-Canada, le 2 février 1857, il entre en société avec Hector Fabre et Simeon Lesage, puis, ensuite avec F.-L.Béiquc, qui devait par la suite devenir Sénateur.Choisi candidat liberal de Montréal-Est, aux élections fédérales de 1872, il défait Sir Georges-Etienne Cartier, chef du parti conservateur bas-canadien.11 détient ce mandat jusqu\u2019en 1878 alors que, le 2 septembre, il remplace sur le banc de la Cour Supérieure du District de Montréal le juge Wilfrid Dorion, décédé.La même année, il devenait professeur de Droit Civil à l\u2019Université Laval, à Montréal.En 1891, il était choisi comme président de la commission d\u2019enquête concernant le chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Dém ssionnaire du Banc, il est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province, le 2D janvier 1898 puis, de nouveau, de 1903 à 1908.En 1901, pendant son terme d'office, sa Majesté le créa chevalier commandeur de 1 Ordre Distingue de Saint Michael and Saint George.En 1908, Sir Louis-Amable Jctté remontait sur le banc de la Cour Supérieure et, l\u2019année suivante, il était promu juge-en-chef de la Cour du Banc du Roi.Il y siégea jusqu'en 1911.Le 5 mai 1920, Sir Louis-Amable Jette décédait à Québec.En avril 1862, il avait épousé Berthe, fille de Toussaint Laflamme et de Marguerite-Suzanne Thibaudeau, (sœur de 7 oussaint-Antoine-Rodolphe Laflamme, ancien ministre de la Justice).Il eut sept enfants, dont trois survécurent : Jules, Jésuite, décédé en 1927 ; Berthe, mariée à l\u2019honorable Rodolphe Lem eux, ministre dans 1 administration Laurier ; et Clothilde, épouse du docteur Siméon Grondin, M.D.(Tirée de la 20e édition des\tp.22-23 - 1965) 55 ïSI* L\u2019HONORABLE DANIEL JOHNSON b.a., ll.b., c.r.Premier Ministre de la province de Québec du 16 juin 1966 au 26 septembre 1968 56 (Tirée de la 21e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.36-37 - 1968-69) L\u2019HONORABLE DANIEL JOHNSON, b.a., U.b., c.r.Premier Ministre de la province de Québec, du 16 juin 1966 au 26 septembre 1968 date de son décès.Député du comté de Bagot, depuis 1946 ; Ministre des Affaires fédérales-provinciales et Ministre des Richesses Naturelles.Né à Danville, Richmond, le 9 avril 1915, fils de Francis Johnson et de Marie Daniel.Etudes : Primaires, les Frères du Sacré-Coeur, Danville Richmond ; classiques, Séminaire de Saint-Hyacinthe ; universitaires Faculté de droit, Université de Montréal.Carrière : Admis à la pratique du droit, 1940.Il exerce sa profession à Montréal.Elu pour la première fois à la Législature de la province de Québec, le 18 décembre 1946 ; adjoint parlementaire du premier ministre Maurice L.Duplessis, 1954 ; président des comités de la Chambre et vice-président de l\u2019Assemblée législative, 1956.Ministre des Ressources hydrauliques, 1958, responsable des aménagements de Bersimis, des travaux de Carillon sur l'Outaouais, de la Mani-couagan et de la Rivière-aux-Outardes.Elu chef de l\u2019Union Nationale, septembre 1961.Voyages d\u2019études en Italie, Scandinavie, France et Angleterre, 1961-1964.Auteur d\u2019un ouvrage, « Egalité ou Indépendance » publié en mars 1965.Associations : Il fut vice-président national, Association catholique de la Jeunesse canadienne-française ; président, Association générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal ; la Fédération canadienne des Etudiants catholiques et la section française de l\u2019Union des Jeunesses catholiques du Canada.Conférencier dans les universités d\u2019Ontario, 1938 ; vice-président, Pax Roma-na.Conseiller juridique, Chambre de Commerce des Jeunes du Canada ; Conseil central des Syndicats nationaux de Montréal ; Association des Hebdos de langue française.Membre : Club Saint-Denis ; Cercle Universitaire, Montréal ; Club de golf de Saint-Hyacinthe ; Club Renaissance; Quebec Winter Club ; Club Garrison, Québec ; Chevalier de Colomb 4e degré.Etat civil : Marié à Reine Gagné, le 2 octobre 1943, fille de Me Horace Gagné, c.r.de Montréal.Quatre enfants : Daniel, Marc, Diane et Marie.Loisirs : Golf et lecture.Religion : Catholique.Affiliation politique : Union Nationale.Résidences : 276, rue Notre - Dame, Saint-Pie, Bagot, (Québec).4439, avenue Oxford, Montréal, (Québec).Bureau : Hôtel du Gouvernement, Québec, (Québec).t Décédé le 26 septembre 1968.57 ; SIR HENRI-GUSTAVE JOLY DE LOTBINIÈRE «r- \u2022 J* 58 SIR HENRI-GUSTAVE JOLY DE LOTBINIÈRE 4ième Premier Ministre Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière est né à Epernay, France, le 5 décembre 1829, du mariage de Pierre-Gaspard-Gustave Joly, calviniste, et citoyen de Genève, Suisse, et de Julie-Christine Chartier de Lotbinière, fille de l\u2019honorable M.E.G.Chartier de Lotbinière, orateur de l\u2019Assemblée puis Conseiller Législatif.Il fit son cours classique à Epernay, sa ville natale, puis, revint au Canada y étudier le Droit.Il est admis au Barreau du Bas-Canada en 1855.Elu en 1861, à la Chambre d\u2019Assemblée par le comté de Lotbinière, il représente ce collège électoral jusqu\u2019en 1867, et s\u2019oppose énergiquement, mais en vain, au principe de la Confédération.Le 24 septembre 1867, il reçoit du comté de Lotbinière un témoignage de confiance peu commun alors qu\u2019il est élu simultanément à l\u2019acclamation, à l\u2019Assemblée Législative et à la Chambre des Communes.Il détient ce double mandat jusqu\u2019à son abolition en 1874.Chef de la loyale Opposition de Sa Majesté à La Législature, depuis 1867, il devient Premier Ministre de la Province le 8 mars 1878 à la suite de la démission du Ministère de Boucherville, congédié par le Lieutenant-Gouverneur Letellier de Saint-Just.(Voir ce dernier).Il assume alors le portefeuille de Commissaire de l\u2019Agriculture et des Travaux Publics.Le règne du Ministère Joly était précaire car l\u2019Opposition conservatrice détenait 28 des 65 sièges.Chaque vote devenait un essai de forces.Le Conseil Législatif, où dominaient les conservateurs, prêta main-forte à l\u2019Opposition en suspendant le vote des subsides et en priant le Lieutenant-Gouverneur Robitaille (M.Letellier avait été démis de ses fonctions) de changer le ministère pour diverses raisons.M.Joly ajourna les Chambres au 28 octobre, et s\u2019occupa dans l\u2019intervalle à parcourir les comtés afin d\u2019exposer la situation au peuple et de dénoncer les procédés inconstitutionnels du Conseil Législatif.Le Leader de l\u2019Opposition, Adolphe Chapleau s\u2019employait, pendant ce temps, à circonvenir certains députés libéraux par des promesses de portefeuilles ou de places lucratives.Il réussit ainsi à détacher cinq députés qui votèrent contre le ministère Joly sur une motion de non-confiance le 28 octobre.Celui qui avait secondé la motion n\u2019était autre que Me E.J.Flynn, libéral, qui devint, plus tard, Premier Ministre conservateur Telle fut la fin du ministère Joly qui démissionna.L\u2019honorable Joly se retira de la Législature en 1885.Il est créé Chevalier Commandeur de l\u2019Ordre Saint Michael and Saint George en 1895.En 1896, il est élu à la Chambre des Communes par le comté de Port-neuf.En 1897, il assume le portefeuille de Ministre de l\u2019Intérieur dans le Gouvernement de Sir Wilfrid Laurier.Le 21 juin 1906, il est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Colombie Britannique, charge qu\u2019il occupe jusqu\u2019au 11 mai 1906.Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière mourut à Québec, le 16 novembre 1908.Le 12 novembre 1859, il avait épousé Margaretta Josephte Gowen, fille de Hammond Gowen, de Québec.De cette union naquit un fils, Edmond-Gustave Joly.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.56-57 - 1965) 59 j 60 SIR FRANÇOIS-CHARLES-STANISLAS LANGELIER SIR FRANÇOIS-CHARLES STANISLAS LANGELIER 10ième Lieutenant-Gouverneur Sir François-Charles-Stanislas Langelier est né à Sainte-Rosalie, comté de Bagot, le 24 décembre 1838, du mariage de Louis-Sébastien Langelier et de Julie-Esther Casault.Il fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe.En 1860, il était licencié en Droit de l\u2019Université Laval, à Québec.Il s'inscrivit, dès l\u2019année suivante, au Barreau puis fit un stage de deux ans à Paris afin d\u2019approfondir ses connaissances légales en matière civile.En 1863, de retour à Québec, l\u2019Université Laval lui confie la chaire de Droit Romain puis, celle de Droit Civil.Candidat libéral à l\u2019Assemblée Législative dans le comté de Bagot, à l\u2019élection de 1871, il est défait.En 1873, il est élu par le comté de Montmagny mais vaincu à l\u2019élection de 1875.En 1878, il est réélu, le 1er mai, et fait partie du ministère Joly où il détient d\u2019abord le portefeuille de Commissaire des Terres (1878-79) et celui de Trésorier Provincial (1879-80).Député aux Communes de la circonscription électorale de Mégantic, de 1884 à 1887, il représente ensuite au Parlement Fédéral le comté de Québec-Centre de 1887 à 1898.L\u2019honorable M.Langelier est juge de la Cour Supérieure en 1898 et juge-en-chef suppléant en 1906.Il est administrateur de la Province en 1903.Le 28 juin 1907, Sa Majesté le crée Chevalier de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George.Le 5 mai 1911, Sir François Langelier est désigné comme Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il mourut à son poste, le 8 février 1915.Sir François avait épousé en premières noces Virginie-Sophie Lé-garé, décédée en 1891.En mai 1892, il liait sa destinée à Marie-Louise-Adélaïde Braun, fille de Frederick Braun, d\u2019Ottawa.De cette union sont nés : Juliette (Mme H.Estrup) ; le major Braun Langelier, M.C., qui servit avec distinction au front lors de la Guerre de 1914-1918 ; Françoise (Mme H.J.Mowat) ; Marc et Gérard.Sir François était le frère de Charles Langelier, avocat, député à l\u2019Assemblée Législative et à la Chambre des Communes, et, plus tard, Magistrat.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.26-27 - 1965) 61 SIR PIERRE-LAURENT-DAM ASE-ÉVARISTE LEBLANC 62 SIR PIERRE-LAURENT-DAM ASE-ÉVARISTE LEBLANC 11 tème Lieutenant-Gouverneur Sir Pierre-Laurent-Damase-Evariste Leblanc est né à Saint-Martin, de File-Jésus, le 10 août 1853, du mariage de Joseph Leblanc et de Adèle Bélanger.Il fit ses études à l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier, à Montréal, et son cours de Droit, à l\u2019Université Laval, à Montréal.Admis au Barreau, le 1er juillet 1879, il se porte candidat aux élections à l\u2019Assemblée Législative dans le comté de Laval, le 30 octobre 1882.Son élection ayant été contestée et annulée, il est réélu le 14 juillet 1886.Cette élection, ayant été aussi contestée et annulée, il est, toutefois, victorieux à l\u2019élection suivante, le 12 mai 1888.Jusqu\u2019à l\u2019élection de 1904, il représente ce comté.Il est président de la Chambre à plusieurs reprises.Le 9 février 1915, il est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il décéda le 18 octobre 1918, à Montréal.En 1910, il avait été décoré de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George.Il avait épousé, le 12 janvier 1886, Hermine Beaudry.De cette union naquirent trois enfants : Un fils, Beaudry Leblanc et deux filles.(Tirée de la 20e édition des\tp.28-29 - 1965) 63 L\u2019HONORABLE LUC LETELLIER DE SAINT-JUST 64 L\u2019HONORABLE LUC LETELLIER DE SAINT-JUST 3ième Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Luc Letellier de Saint-Just est né à la Rivière-Ouelle, le 12 mai 1820, du mariage de François Letellier de Saint-Just, notaire, et de Marie-Sophie Casgrain, fille du seigneur de la Bouteillerie.Il fit ses études au collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière, et au Séminaire de Québec, où il obtint ses diplômes en 1837.Il fit son cours juridique à l\u2019Université Laval, à Québec, et fut admis à la pratique du notariat en 1841.Dix ans plus tard, en 1851, il est élu député par le comté de Kamouraska à l\u2019Assemblée Législative, puis, réélu en 1852 et en 1857.Du 31 octobre 1860 au 1er juillet 1867, il fait partie du Conseil Législatif.Du 46 mai 1863 au 29 mars 1864, il est membre du ministère Macdonald-Dorion, en qualité de ministre de l\u2019Agriculture.Nommé Sénateur de la division de Granville, le 22 mai 1867, il démissionne le 14 décembre, alors qu\u2019il est choisi comme Lieutenant-Gouverneur de la Province, succédant à l\u2019honorable René-Edouard Caron, décédé.Le 22 mars 1878, le Lieutenant-Gouverneur refuse au ministère de Sir Réal Angers la sanction du bill du chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, qui est maintenant la ligne principale du Pacifique Canadien entre Québec et Montréal.L\u2019honorable Letellier de Saint-Just est démis de ses fonctions, le 25 juillet 1879, par le Gouverneur Général-en-Conseil.Cette démission survint à la suite d'une requête du Gouvernement Fédéral et de l\u2019envoi en Angleterre de deux mandataires du ministère fédéral de Sir John A.Macdonald, à savoir : L\u2019honorable Hector Langevin et le député John J.Abbott.Le Marquis de Lome, Gouverneur Général du Canada, ne voyait pas d\u2019un bon œil cette requête, et ce n\u2019est que sur réception de la lettre, en date du 3 juillet 1879, du secrétaire colonial Hicks-Beach qu\u2019il approuva la décision du Cabinet Macdonald.La cause qui avait provoqué cette situation remonte au 25 février 1878, alors que le Lieutenant-Gouverneur Letellier de Saint-Just avait adressé une note au Premier Ministre conservateur Sir Charles-Eugène de Boucherville, blâmant le Premier Ministre d\u2019avoir sollicité de la Législature des subsides et des taxes sans l\u2019autorisation préalable du Lieutenant-Gouverneur ; d\u2019avoir présenté certains projets de loi sans l\u2019assentiment de celui-ci ; d\u2019avoir lancé une proclamation qui ordonnait des prières d\u2019action de grâce sans son avis ; d\u2019avoir manifesté une insouciance habituelle à l\u2019égard des prérogatives légales d\u2019un officier supérieur.Dans une seconde lettre, en date du 1er mars de la même année, le Lieutenant-Gouverneur ne mettait pas en doute la bonne foi que le Premier Ministre de Boucherville lui opposait, mais il maintenait ses griefs et lui retirait sa confiance.C\u2019était forcer le ministère à démissionner.Ce qui eut lieu, en effet, dès le lendemain, le 2 mars.Cette prise de position entre deux personnages d\u2019appartenances politiques opposées \u2014 Letellier de Saint-Just était libéral \u2014 souleva une question de principe et le Marquis de Lome en référa au Secrétaire Colonial, à Londres, avant d\u2019approuver la révocation du mandat du Lieutenant-Gouverneur.L\u2019honorable Luc Letellier de Saint-Just mourut, le 28 janvier 1881, à la Rivière-Ouelle, où il avait vu le jour.Il avait épousé, le 9 février 1848, Eugénie Laurent, fille de M.-F.Laurent, notaire à Québec.Plusieurs enfants naquirent de cette union.(Tirée de la 20e édition des\tp.12-13 - 1965) 65 L\u2019HONORABLE FÉLIX-GABRIEL MARCHAND 66 L\u2019HONORABLE FÉLIX-GABRIEL MARCHAND 13ième Premier Ministre L\u2019honorable Félix-Gabriel Marchand est né, le 9 janvier 1832, à Saint-Jean, comté d\u2019Iberville, du mariage de Gabriel Marchand, négociant, et de Mary McNider.Il fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe.En 1855, il est reçu notaire public.Il fonde le journal Franco-Canadien, qui eut une durée éphémère.Pendant plusieurs années il fait partie de la Milice et devient Lieutenant-Colonel du 21e Bataillon de l\u2019Infanterie Légère du Richelieu.De 1866 à 1870, il est en service actif au cours de la guerre contre les Fénéens et est promu Commandant de brigade au début de la dernière année de l\u2019invasion.Le 2 septembre 1867, il est élu à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Sa;nt-Jean, à l\u2019élection générale, la première depuis l\u2019inauguration de la Confédération.Cette élection débuta, dans la Province, le 29 août, pour ne se terminer que le 12 septembre.La votation dura deux jours dans chaque comté.Le 18 mars 1873, il assume le portefeuille de Secrétaire Provincial et Registraire dans le Ministère Joly.Le 19 mars 1879, il devient Commissa're des Terres.Il démissionne lors du renvoi de Sir Henri-Gustave Joly par le Lieutenant-Gouverneur Théodore Robitaille.Le 24 mai 1897, il devient Premier Ministre à la suite de la défaite du gouvernement conservateur de l\u2019honorable Edmund James Flynn, à l\u2019élection du 1er mai de la même année.Il retient pour lui-même les portefeuilles de Secrétaire Provincial, de Registraire et de Trésorier Provincial.L\u2019Université Laval lui avait conféré un degré de Docteur en Droit, honoris causa, en 1891.Il était membre de la Société Royale du Canada.Littérateur, il a laissé plusieurs ouvrages dont Fatenville, comédie en prose, d\u2019un acte; Erreur n\u2019est pas compte; Un bonheur en attire un autre, comédie en vers ; Les Faux Brillants, comédie en vers, de 5 actes ; L\u2019Aigle et la Marmotte ; Mélanges historiques, etc.L\u2019honorable Félix-Gabriel Marchand mourut en fonction, à Saint-Jean, le 16 septembre 1900.En 1854, il avait épousé Marie-Hersélie Turgeon, fille de Louis Turgeon.Onze enfants naquirent de cette union.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.70-71 - 1965) 67 EDOUARD-Z.MASSICOTTE ' ;\\,9 \u2022 m Archiviste de la Cour Supérieure du district de Montréal EDOUARD-Z.MASSICOTTE Fils d\u2019Edouard Massicotte, qui\ttint pendant\tplus de quarante ans\tun commerce\tde chaussures, rue Notre-Dame, paroisse Ste-Cunégonde, et d\u2019Adèle Bertrand, Edouard-Z.Massicotte, I archiviste, annaliste et folkloriste de Montréal bien connu est né dans la métropole, le 24 décembre 1867.Du côté paternel, il est issu d\u2019une famille\tdont l'ancêtre vécut à\tBatiscan dès\tle dix-septième siècle.Par sa mère, il se rattache\tà ce colon\tBertrand qui s\u2019établit\tlors de la Cession dans la région des Deux-Montagnes.Elève du collège Ste-Marie, il débutait dés 1886 dans le journalisme, à 1 Etendard.En 1890, il s\u2019inscrivait à la faculté de droit.Admis au Barreau en 1895, il exerça sa profession en société avec Camille Piché, plus tard juge aux sessions de la paix à Montréal.Il prenait, en 1899, la direction du Monde illustré, passait en 1903 au Samedi, qu\u2019il ne quitta qu en 1910.L année suivante.Sir Lomer Gouin lui confiait le poste de chef des archives du palais de justice de Montreal.Membre de la première Ecole\tlittéraire de\tMontréal (1895), de\tla Société de\tfolklore de la province de Québec, il fait partie de la Société historique de Montréal, de la Société d Archéologie et de Numismatique, de la Commission des Monuments histor ques de la province de Québec.Il est membre à vie de la Société St-Jean-Baptiste et président du comité de revision du d.ctionnaire de Mgr Tanguay.Il a épousé en 1899, Alice Godin, fille de J.-P.Godin, marchand aux Trois-Rivières.De leur union sont nés un fils, Jean-Maurice, professeur de dessin sous la commission scolaire de Montréal, et une fille, Suzanne.L\u2019unique frère de celui qui fait le sujet de cette page, Edmond-J., décédé il y a quelques années, a laissé une remarquable galerie de scènes de mœurs canad.ennes, que 1 on a pu appe er le \"musée de nos traditions familiales.\u2019\u2019 Travailleur acharné, Edouard-Z.Massicotte a produit une œuvre écrite considérable et il serait impossible de citer ici tous les journaux et revues auxquelles il a collaboré.Il a abordé les sujets les plus divers qui vont de la botanique à l\u2019art héraldique, de la technique de 1 athlétisme à 1 histoire du droit, de la topographie au folklore, de la généalogie à l\u2019histoire des mœurs.Nous ne saurions fournir ici une liste complète des ouvrages qu\u2019il a signés.Mentionnons les principaux : Monographie de plantes canadiennes (1899), Cent fleurs de mon herbier (1906), La famille Massicotte (1904), La famille Descary (1910), La famille Lemieux ( 1923), Athlètes canadiens-français, Armorial du Canada français (en collaboration avec M.Régis Roy) 1915 et 1918, Dollard et ses compagnons, (1920).Faits curieux de l\u2019histoire de Montréal, ( 1922), Les Chirurgiens et Médecins de Montréal sous le régime français, ( 1922), Arrêts, éd.ts, ordonnances et règlements sous le régime français, Anecdotes canadiennes, 4 séries.Dans les mémoires de la Société Royale, ont paru : Les colons de Montréal, 1642-1667 (repris dans le Bulletin des Recherches historiques de 1913, les Actes des trois premiers tabellions de Montreal, 1915; les tribunaux et officiers de justice à Montréal, 1648-1760, ( 1916); les Premières concessions de terre .à Montréal, 1848-1665, 1917: Le recensement de Montréal en 1741, (1921); une Noce populaire il y a cinquante ans, (1923); la Ceinture fléchée, chef-d\u2019œuvre de l\u2019industrie domestique au Canada; Auberges et cabarets d'autrefois, 1926; Hôtelleries, clubs et cafés, 1928; les Spectacles à Montréal, de 1760 à 1800, ( 1932); Mémento montréalais sous le régime français, 1 933.Depuis 1912, M.Massicotte a concentré la majeure partie de sa production historique dans l\u2019organe des Archives de la province, le Bulletin des Recherches historiques.En outre de sa tâche quotidienne d\u2019administrateur, il emploie la plus forte partie de ses loisirs à l\u2019analyse des documents susceptibles d\u2019évoquer la vie de nos ancêtres sous le régime français.Ainsi il a établi, nom par nom, ceux qui constituèrent notre ville, au premier quart de siècle de son existence.Il a inventorié, répertorié et annoté les ordonnances administratives qui les régissaient.Il s\u2019est constitué une âme d\u2019autrefois.Il vit de la vie d un autre siècle.Dans sa revue de la production historique canadienne pour le cinquantenaire de la Société Royale, M.Ægidius Fauteux disait : \"Dans l'histoire régionale ou locale, il convient de distinguer, en ce qui regarde la province de Québec\ttout particulièrement, les riches études de M.E.-Z.Massicotte, autour d une histoire qui n'a plus pour lui de secrets.On doit encore à M.Massicotte la création des soirées de folklore canadien-français qui curent un tel succès aux alentours de 1920, à Montréal et dans nos divers centres.Enfin, l\u2019initiateur des grandes parades de la Saint-J ean-Baptiste, est 1 auteur du projet des plans d\u2019ensemble et des thèmes des processions qui se sont tenues à Montreal pendant neuf années (1924-1932) avec un succès sans parallèle dans notre passé, et il n\u2019est pas ambitieux de dire, peut-être, sur tout le continent.(Tirée de la 1 2e édition des \"B.C.F.\u201d, p.278-279 - 1935) 69 ¦ J?A 70 L\u2019HONORABLE LOUIS-FRANÇOIS-RODRIGUE MASSON L\u2019HONORABLE LOUIS-FRANÇOIS-RODRIGUE MASSON ycmc Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Louis-François-Rodrigue Masson est né à Terrebonne, le 7 novembre 1883, du mariage de l\u2019honorable Joseph Masson, Conseiller Législatif, et de Genevièvel-Sophie Raymond.Il fit ses études aux Etats-Unis, au collège des Jésuites à Georgetown, district de Columbia, puis, au Séminaire de Worcester, Massachusetts.Il les termina au collège de Saint-Hyacinthe.Après avoir étudié le Droit, il se fit inscrire, en novembre 1859, au Barreau du Bas-Canada.En septembre 1867, il est élu aux Communes comme député du comté de Terrebonne dont son père avait acquis la seigneurie, le 31 décembre 1882, au prix de 25,150 livres sterling.Le 19 octobre 1878, il accepte le portefeuille de la Milice, à Ottawa, qu\u2019il détient jusqu\u2019au 15 janvier 1880.Il assume la présidence du Conseil, le 16 janvier et la délaisse, le 31 juillet, de la même année.Nommé sénateur, le 29 septembre 1882, il démi: /onne le 6 novembre 1884, ayant été nommé au Conseil Législatif.Le 7 novembre 1884, l\u2019honorable M.Masson est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il abandonne cette charge le 29 octobre 1887 et, le 3 octobre 1890, il obtient de nouveau un siège au Sénat.En raison d\u2019absences soutenues, pendant deux années consécutives, son siège fut déclaré vacant, ainsi que le veut la constitution fédérale.Il mourut, à Montréal, le 8 novembre 1903.En 1856, il avait épousé Louisa Rachel Mackenzie, fille du Lieutenant-Colonel Alexander Mackenzie, qui mourut en 1880.De cette union naquirent : Henri, Léon, Marguerite et Marie (mariée à Me Auguste Harwood).Il épousa en secondes noces, en 1883, Cécile Burroughs, fille de John Henry Burroughs de Québec.De cette union, il eut deux enfants : Rodrigue et Cécile, mariée à Emmanuel Devlin, député.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.1 6-1 7 - 1965) 71 ' t \u2018 «fi \u2019 r L\u2019HONORABLE HONORÉ MERCIER 72 L\u2019HONORABLE HONORÉ MERCIER Premia Ministre L\u2019honorable Honore Mercier est né à Subrevois, comté il'lbci ville, le 1' octobre 1840, du mariage de Jean-Baptiste Mercier, cultivateur, et île Mûrie Catherine Laflantme.Il fit ses études nu Collège Suinte Mûrie, U Monlreul.De 1862 à 1864, il est rédacteur en chef du Courrier de Suint Hyacinthe.Après ses études de Droit chez les avocats 1 afrnmboisc et 1\u2018upiucuu, il est admis au Barreau du Bas-Canada en 1865.Le 29 août 1872, il est élu à la Chambre des Communes put le comté île Rouville, mais ne brigue pus les suffrages if l\u2019élection générale fédérale en 1874.En 1879, il est élu û l\u2019Assemblée Législative par le comté de Saint Hyacinthe, et fait partie du Cabinet Joly en qualité de Solliciteur Général.Il succède en 1883 à Sir Henri-Gustave Joly comme chef provincial du Parti Libéral.Le 29 janvier 1897, le Lieutenant-Gouverneur l.etellicr de Saint Just appelle Honoré Mercier comme Premier Ministre en remplacement du Premier Ministre de Boucherville, congédié par ce Lieutenant Gouverneur.Mercier détient tour à tour, les portefeuilles de Procureur Général, de Ministre de l\u2019Agriculture cl de la Colonisation, et agit aussi, du 7 décembre 1888 au 30 juin 1890, comme Président du Conseil Exécutif.Pendant son administration Honoré Mercier règle la fameuse question des biens des Jésuites qui avaient été confisqués en 1800, par un brel du roi George III « en vertu de la conquête du Canada ».Le 16 décembre 1891, le Lieutenant-Gouverneur, Sir Auguste-Réal Angers retirait sa confiance à Honoré Mercier, le jour même de la réception du rapport de deux des trois membres de la Commission Royale formée par le Lieutenant-Gouverneur: les juges Louis Erangois Baby de la Cour du Banc du Roi et Charles Peers Davidson de la Cour Supérieure.Ces enquêteurs blâmaient le Premier Ministre du fait que l\u2019organisateur du parti libéial Ernest Pacaud, après avoir accepté une somme de $100,00000 de l\u2019rnlrepre neur Armstrong, intéressé à la construction du chemin île fer de la Baie des Chaleurs, en avait versé une minime partie à l\u2019un des membres du Cabinet, qui, toutefois, en ignorait la source originale.Le 2 février, le Président de la Commission Royale, le juge I ouis-Amable Jelté de la Cour Supérieure, que la maladie avait empêché de donner ses conclusions antérieurement, disculpait le Premier Ministre dans un rapport contraire à celui de ses collègues ou il déclarait qu\u2019il lui était impossible d\u2019adhérer à leurs conclusions.Le 8 mars 1892, Mercier, après une lutte ardente et acrimonieuse, est réélu par le comté de Bonavcnture à l\u2019élection générale qui ramène au pouvoir l\u2019administration de Boucherville.La Chambre était alors constituée de 52 conservateurs et de 18 libéraux.L\u2019honcrable Honoré Mercier mourut, a Montréal, le 30 octobre 1894 Il avait épousé en premières noces Léopoldinc Boivin, de Saint Hyacinthe, puis, devenu veuf, il lia sa destinée a Virginie Saint-Denis de la même ville.De cette union sont nés une fille Elise, cadette, qui devint l'énouse de l\u2019honorable Lomer Gouin ; un fils, Honoré, l\u2019aîné de la famille, ne a Saint Hyacinthe en 1875, avocat au Barreau de Montréal et député du comté de Châteauguay à la Législature, fut, en 1914.Ministre de la Colonisation, des Mines et Pêcheries dans l\u2019administration Gouin, puis Ministre des (erres et Forêts en 1919.Il conserva ce ministère dans le Cabinet Taschereau jusqu\u2019en 1936.Réélu aux consultations générales de 1923, 1927, 1931 et 1935 II était comte romain, Chevalier de la I^égion d\u2019Honneur et Commandeur de Saint Grégoire.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.66-67 - 1 965) 73 mÊ IW.MONTPETIT, C.R.Avocat \u2014 Secrétaire général de l\u2019Université de Montréal 74 2156 M.EDOUARD MONTPETIT, C.R.Né £t Montmagny le 26 septembre 1881, fils d\u2019André Montpetit, avocat et homme de lettres, et d\u2019Adèle Labelle.M.Montpetit fit ses études classiques au Collège de Montréal et son droit l\u2019Université Laval de Montréal.Admis au Barreau en 1904, il exerça pendant quelque temps sa profession à Montréal et enseigna l\u2019économie politique ù.la Faculté de droit, puis il alla compléter ses études à Paris où il obtint en 1909 le diplôme de l\u2019Ecole libre des sciences politiques et celui du Collège des sciences sociales.Il prolongea d\u2019un an son séjour à Faris, comme secrétaire du délégué commercial du Canada en France.De retour au pays en 1910, il fut nommé professeur ù.l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales et reprit son cours d\u2019économie politique à la Faculté de droit.Professeur titulaire de la Chaire Forget en 1912 et professeur de droit romain à la faculté de droit en 1913, il abandonna ces deux enseignements en 1920 lorsqu\u2019il fut nommé secrétaire général de l\u2019Université de Montréal.La même année, il fondait l\u2019Ecole des sciences sociales, économiques et politiques dont il prit la direction.En plus de ces fonctions et du professorat, l\u2019activité de M.Montpetit s\u2019exerça au cours de ces dix dernières années dans les domaines variés mais connexés pour la plupart à l\u2019Université : Vice-président de l\u2019Institut Scientifique Franco-canadien, président de l\u2019Association Canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences (1925-26), président du Cercle Universitaire (1927-28), secrétaire général du Comité France-Amérique, membre de la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal, membre du Comité de rédaction et d\u2019administration de la Revue trimestrielle canadienne, directeur de l\u2019Heure provinciale, président de la Commission des Assurances sociales de la province de Québec.M.Montpetit a été chargé de plusieurs missons SL l\u2019étranger.Il fut en particulier délégué par le Gouvernement de la province de Québec aux fêtes du Cinquantenaire de l\u2019Université de Berkeley (Californie) en 1918; par l\u2019Université de Montréal au Congrès des Universités de l\u2019Empire à Oxford en 1921; par le Gouvernement canadien il )a Conférence économique de Gênes, et à la Conférence de la Haye, en 1922.En 1925 il donna en Sorbonne, au titre de professeur agréé de l\u2019Université de Paris, di< cours sur le Canada; et en 1928, dix leçons, sur le Canada également, ;1 l\u2019Université de Bruxelles.Il fut invité par la Clarence Webster Foundation St donner trois conférences à l\u2019Université Mount-Allison en 1929.Décidé à se vouer de plus en plus à l\u2019oeuvre universitaire, à laquelle il est très attaché, et à lui consacrer tout son temps M.Montpetit a abandonné en mai 1931 diverses activités et une partie de son enseignement pour accepter, en plus de nés fonctions de secrétaire général et de directeur de l\u2019Ecole des sciences sociales, économiques et politiques, le poste de directeur des relations extérieures de l\u2019Université de Montréal.Orateur, conférencier et écrivain, M.Montpetit a prononcé de ombreux discours et conférences devant des auditoires canadiens-français, canadiens-anglais, français et be'ges.Il collabore à quelques revues du Canada et de France.Il a publié outre plusieurs brochures, les volumes suivants : Les Survivances françaises au Canada (1913), Au Service de la Tradition française (1919), Pour une Doctrine (T931,).Conseil du Roi, docteur en droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa (T927), membre de la Société Royale du Canada, membre de l\u2019Académie de langue et de littérature française de Belgique, officier de l\u2019Instruction publique, officier de la Légion d\u2019honneur, chevalier de l\u2019Ordre de Léopold de Belgique.M.Montpetit a épousé Mademoiselle Hortense Varin, fille de M.Ernest Varin, dont il a eu deux fils, Guy et André.Domicile : 3447, rue St-Hubert, Montréal.(Tirée de la 10e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.140-141 - 1931) 75 W, ¦ p, ,;v * >*V » tS > k / ¦ L\u2019HONORABLE JOSEPH-ALFRED MOUSSEAU 76 L\u2019HONORABLE JOSEPH-ALFRED MOUSSEAU 6ième Premier Ministre L\u2019honorable Joseph-Alfred Mousseau est né à Berthier en haut, le 18 juillet 1838, du mariage de Louis Mousseau et de Sophie Buteau de Grandpré.Il étudia à l\u2019Académie locale, et véritable autodidacte, il fit ses études secondaires seul.Il est admis au Barreau, le 2 avril 1860.Puis, il se lance dans le journalisme et fonde le « Colonisateur », édité à Montréal, mais qui eut une durée éphémère.De concert avec l\u2019honorable L.O.David, il publie, en 1870, un hebdomadaire illustré «L\u2019Opinion Publique» qui eut beaucoup de vogue mais qui disparut en 1883.Le 3 février 1874, les électeurs du comté de Bagot l\u2019élurent député aux Communes.Il devint président du Conseil en 1880, dans le Couvernement de Sir John A.Macdonald puis, Secrétaire d\u2019Etat.Il dénrssionna afin de se présenter dans le comté de Jacques-Cartier et fut élu député à l\u2019Assemblée Législative le 26 août 1880.Le 31 juillet 1882, l\u2019honorable Mousseau devenait Premier Ministre de la province de Québec et assumait le portefeuille de Procureur Général.Il ne resta que deux ans à la tête de l\u2019administration provinciale.Le 22 janvier 1884, il se retira de la politique pour accepter le fauteuil de Juge puîné de la Cour Supérieure à Rimouski.Il mourut subitement, en mars 1886, à l\u2019âge de 48 ans.L\u2019honorable J.A.Mousseau avait épousé Marie-Louise Des Rosiers, fille aînée du notaire Léopold Des Rosiers.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.60-61 - 1965) 77 wSt 'tit ht - L\u2019HONORABLE GÉDÉON OUIMET 78 L\u2019HONORABLE GÉDÉON OUIMET 2tèmc Premier Ministre L\u2019honorable Gédéon Ouimet est né à Sainte-Rose, comté de Laval, le 3 juin 1823, du mariage de Jean Ouimet et de Marie Beautron dit Major.Il fit ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe et au Collège de Montréal.Il étudie le Droit à l\u2019étude juridique de son frère André et est adm's au Barreau en août 1844.Il ouvre son étude à Vaudreuil dont il est élu maire quelques mois plus tard.Elu député à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Beauharnois, le 5 janvier 1858.il est défait à l\u2019élection générale de 1861 par Paul Denis.De retour à sa profession il fait partie de l\u2019étude Moreau, Ouimet et Morin.Excellent avocat, il se distingue principalement en Cour d\u2019Appel.Elu par acclamation à la Législature par le comté de Deux-Montagnes lors de l\u2019élection générale, le 15 juillet 1867, le Premier Ministre Chauveau lui confie le portefeuille de Procureur Général.Il détient ce portefeuille jusqu\u2019au 27 février 1873, alors qu\u2019il accède comme Premier Ministre à la tête du Gouvernement, en remplacement de l\u2019honorable P.J.O.Chauveau, démissionnaire.Il retient pour lui-même le portefeuille de Secrétaire Provincial et de Registraire.Il démissionne le 22 septembre 1874, ainsi que son Cabinet à la suite de ce qu\u2019on appela « le scandale d\u2019échange » à cause d\u2019un échange de certains lots que l\u2019honorable Louis Archambault, Ministre de l'Agriculture et des Travaux Publics, avait effectué.Cette transaction, au cours de laquelle une somme de $50,000.00 avait changé de mains, fut condamnée par un Comité d\u2019Enquête de la Chambre.En février 1875, l\u2019honorable Ouimet est nommé Surintendant de l\u2019Instruction Publique, charge qu\u2019il remplit avec distinction jusqu\u2019au 2 mai 1895 alors qu\u2019il est appelé au Conseil Législatif.Il avait été créé Officier de l\u2019Instruction Publique de France en 1878.En 1886, il était nommé Commandeur de Saint-Grégoire.Il fut le premier laïque canadien à faire partie de l\u2019Académie des Arcades à Rome.L\u2019honorable Gédéon Ouimet mourut le 24 avril 1905.Il avait épousé, le 3 août 1850, Jeanne Pellant, fille d\u2019Alexis Pellant.Sept enfants naquirent de cette union, dont Angélina, mariée au comte LIenri de Puyjalon, et Alexandre Ouimet, docteur en médecine.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.52-53 - 1965) 79 I-:- L\u2019HONORABLE SIMON-NAPOLÉON PARENT 80 L\u2019HONORABLE SIMON NAPOLÉON PARENT 14e Premier Ministre L'honorable Simon-Napoléon Parent est né à Beauport, le 12 septembre 1 855, du mariage de Simon-Polycarpe Parent, marchand général, et de Luce Bélanger.Il fit ses études à l\u2019Ecole Normale à Québec, et sous la direction de moniteurs privés, et à la Faculté de Droit à l\u2019Université Laval à Québec.Trois ans plus tard, il est diplômé premier de sa promotion.Licencié en Droit « summa cum laude », il décroche la médaille d\u2019or du Gouverneur Général le Marquis de Lome, ainsi que le Prix Tessier.Admis au Barreau le 13 juillet 1881, il ouvre son étude juridique à Québec et, quelques années plus tard, forme une étude avec Sir Charles Fitzpatrick, L.-A.Taschereau, Ferdinand Roy et L.-A.Cannon.Le 17 juin 1890, il est élu député à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Saint-Sauveur.Il est réélu aux élections générales de 1892, 1897, 1900 et 1904.L année de son entrée au Parlement, il était aussi élu échevin de la Cité de Québec et, en 1894, il en devenait maire, charge qu\u2019il devait occuper durant douze années consécutives.Le 26 mai 1 897, sous le ministère de l\u2019honorable Félix-Gabriel Marchand, il assume le portefeuille des Terres, Forêts et Pêcheries.L'honorable S.-N.Parent est Fauteur d\u2019un ouvrage intitulé « La loi de la Cession de Biens» publié en 1892.En 1903, il publia « Discours sur la question des droits de coupe sur le bois de pulpe », qu\u2019il avait prononcé à l'Assemblée Législative.L'honorable S.-N.Parent avait épousé, le 17 octobre 1877, Marie-Louise-Clara Gendron, fille de Ambroise Gendron, arpenteur et de Esther Chamberland.De cette union naquirent quatorze enfants, dont huit survécurent : Me J.-Albéric Parent, avocat, conseil du Roi, magistrat de la Cité de Hull ; l'honorable Georges Parent, avocat, conseil du Roi, Président du Sénat, ancien député de la Chambre des Communes de 1904 à 1911 et de 1917 à 1940, qui mourut en fonction, subitement, à Montréal, le 14 décembre 1942 ; Me Charles Parent, avocat, conseil du Roi, député à la Chambre des Communes de 1940 à 1957, qui décéda à Québec, le 12 juin 1961 ; Paul-E.Parent, Conseiller en Relations Publiques : Evangéline (Mme T.-A.Legris) ; Corinne (Mme A.-J.Major) ; Gabrielle (Mme Robert Laurier) ; Simonne (Mme Gaston Soucy).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.72-73 - 1965) 81 L\u2019HONORABLE ÉSIOFF-LÉON PATENAUDE 82 L\u2019HONORABLE ÉSIOFF-LÉON PATENAUDE Ijième Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Esioff-Léon Patenaude est ne a Saint-Isidore, comte de Laprairie, le 12 février 1875, du mariage de Hilaire Patenaude et de Angèle Trudeau.Il fit ses études au Collège de Montréal et à l\u2019Université Laval, à Montréal, où il obtint son baccalauréat ès arts.Il étudie le Droit à l\u2019Université Laval, à Montréal, et est admis au Barreau, le 22 août 1899.A l\u2019élection générale de 1908, il est élu par le comté de Laprairie à l\u2019Assemblée Législative et réélu à l\u2019élection générale de 1912.Il est nommé Conseiller Privé de Sa Majesté, le 6 octobre 1915, et se voit confier le portefeuille de Ministre du Revenu de 1 Intérieur dans le gouvernement R.L.Borden.Le 8 janvier 1917, il délaisse ce portefeuille et devient Secrétaire d\u2019Etat.Il démissionne du ministère le 13 juin 1917 et ne conteste pas la tumultueuse élection de 1917.Il est élu député du comté de Jacques-Cartier à l\u2019Assemblée Législative à l\u2019élection générale de 1923.Il délaisse son siège afin de briguer les suffrages à l\u2019élection générale aux Communes, le 29 octobre 1925, mais est défait.Il accepte le portefeuille de Ministre de la Justice dans le ministère Arthur Me'ghen, le 13 juillet 1926.A l\u2019élection générale, le 14 septembre de la même année, il est défait, par Me Joseph-Théodule Rhéaume, C.R., dans le comté de Jacques-Cartier.L\u2019honorable Esioff Patenaude est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province, le 1er mai 1934 et demeure en fonction jusqu\u2019au 14 décembre 1939, alors que Sir Eugène Fiset lui succède à Spencer Wood.Ancien président de la Banque Provinciale du Canada, il avait été président de l\u2019Alliance Compagnie Mutuelle d\u2019Assurance-Vie et président du Conseil de la Société d\u2019Administration et de Fiducie.Il décédait à Montréal, le 7 février 1963, à l\u2019âge de 87 ans.Le 8 mai 1900, l\u2019honorable Esioff Patenaude avait épousé Geor-gianna Deniger.De cette union sont nés un fils, Me Alphonse Patenaude, avocat, Conseil de la Reine, et une fille, Rose (Mme Hubert Prévost).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.40-41 - 1965) 83 hm-.84 SIR CHARLES-ALPHONSE-PANTALÉON PELLETIER SIR CHARLES-ALPHONSE-PANTALÉON PELLETIER 9ième Lieutenant-Gouverneur Sir Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier est né à la Rivière-Ouelle, le 22 janvier 1837, du mariage de Jean-Marie Pelletier et de Julie Painchaud.Sa mère était la sœur de l\u2019abbé Painchaud, fondateur du collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Il fit ses études au collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et son cours de Droit à l\u2019Université Laval, à Québec.Reçu avocat au Barreau du Bas-Canada le 2 janvier 1860, il ouvrit son étude juridique à Québec.Lors de l\u2019invasion fénienne, il commanda le 9e bataillon des Voltigeurs de Québec et se retira de la milice avec le grade de Lieutenant-Colonel.Elu député de Kamouraska à la Chambre des Communes, le 17 février 1869, il devait représentei ce comté jusqu\u2019au 3 février 1877 alors qu\u2019il fut nommé Sénateur pour la division de Granville, et Ministre de l\u2019agriculture dans le second ministère MacKenzie.Il conserva ce portefeuille jusqu\u2019à la chute du ministère MacKenzie, le 16 octobre 1878.Il avait également été député de Québec-Est à l\u2019Assemblée Législative de la Province de 1873 à 1874 mais dut abandonner ce siège, lors de l\u2019abolition du double mandat.A l\u2019arrivée du gouvernement Laurier au pouvoir en 1896, il fut appelé à la présidence du Sénat, le 13 juillet de la même année, charge qu\u2019il conserva jusqu\u2019au 28 janvier 1901.Créé compagnon de l\u2019Ordre Distingué de Saint Michael and Saint George, le 30 octobre 1878, il est promu Chevalier Commandeur du même ordre, le 24 mai 1898.Il est nommé Juge de la Cour Supérieure du district de Québec le 30 septembre 1904.Sir Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier devient Lieutenant-Gouverneur de la Province, le 15 septembre 1908, succédant à Sir Louis-Amable Jetté.Le 29 avril 1911, il succombe à son poste, à Spencer Wood.Il avait épousé en premières noces, en 1861, Suzanne Casgrain, fille de l\u2019honorable C.-E.Casgra'n, qui décéda l\u2019année suivante.En 1866, il épousa Virginie de Sales Laterrière, fille de l\u2019honorable Marc-Paschal de Sales Laterrière.Il eut un fils.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.24-25 - 1965) 85 L\u2019HONORABLE NARCISSE PÉRODEAU 86 L\u2019HONORABLE NARCISSE PÉRODEAU l^ième Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Narcisse Pérodeau est né à Saint-Ours, le 26 mars 1851, du mariage de Paul Pérodeau et de Modeste Herpin.Il fit ses études au Collège de Saint-Hyacinthe et son cours de Droit à l\u2019Université McGill, d\u2019où il est gradué le 17 mai 1876.Admis à la pratique du notariat, le 18 mai 1876, il est élu secrétaire de la Chambre des Notaires en 1880 et en devient le Président en 1912.De 1897 à 1900, il est professeur de procédure notariale à l\u2019Université Laval, à Montréal, où il enseigne aussi la législation financière, industrielle et commerciale.Le 23 décembre 1897, il entre au Conseil Législatif, comme représentant de la division de Sorel et Leader du Conseil.Il est nommé Ministre sans portefeuille, le 14 mars 1910, dans l\u2019administration Gouin.Le 8 janvier 1924, l\u2019honorable Narcisse Pérodeau est nommé Lieutenant-Gouverneur.De nouveau Conseiller Législatif, le 28 novembre 1929, à l\u2019expiration de son terme de Lieutenant-Gouverneur, il est Leader du Conseil, et représente alors la division de Montarville.En 1930, il fait partie du ministère Taschereau en qualité de Ministre sans portefeuille.L\u2019honorable Narcisse Pérodeau mourut à Montréal, le 18 novembre 1932.Il avait épousé Marie-Louise Berkley, fille du docteur Charles Berkley.De cette union, sont nés : Charles, Arthur, Horace, Jean et Yvonne (Mme Frank McKenna).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.34-35 - 1965) 87 L\u2019HONORABLE THÉODORE ROBITAILLE 88 L\u2019HONORABLE THÉODORE ROBITATLLE 4'èmë Lieutenant-Gouverneur L\u2019honorable Théodore Robitaille est né à Varennes, le 29 janvier 1834.du mariage de Louis-Adolphe Robitaille, notaire et de Justine Mongeau.Il fit ses études à l\u2019école Modèle de Varennes, au Séminaire de Sainte-Thérèse et aux Etats-Unis.Il étudia la médecine à l\u2019Université [.aval à Montréal et à l\u2019Université McGill.Il obtint le diplôme de docteur en médecine, en mai 1858, de cette université.En 1861, il est élu député du comté de Bonaventure aux Communes, puis, réélu à l\u2019élection générale de 1867, de même qu\u2019à celle de 1872.Le 30 juillet 1873.il est nommé Conseiller Privé de Sa Majesté et entre dans le ministère en qualité de Receveur Général du Canada ; il démissionne en même temps que son chef, Sir John A.Macdonald, lors de l'affaire du Pacifique Canadien.Il est réélu à l\u2019élection générale de 1874, et à celle du 17 septembre 1878.Le 26 janvier 1879, à l'âge de 46 ans, il est nommé Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il eut maille à partir avec Sir Henry Joly, libéral, et refusa la requête de celui-ci qui réclamait la dissolution du Parlement.Il quitte Spencer Wood, à l'expiration de son mandat le 6 novembre 1884.Le 29 janvier 1885, il entre au Sénat.Il mourut le 18 août 1897, à New Carlisle, P.Q.En novembre 1867, il axait épousé Marie-Joséphine-Charlotte-Emma Quesnel, fille de P.-A.Quesnel et petite-fille de l\u2019honorable F.-A.Quesnel, qui fut longtemps Conseiller Législatif.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.14-1 5 - 1 965) 89 L\u2019HONORABLE JOHN JONES ROSS 90 L\u2019HONORABLE JOHN JONES ROSS 7,ème Premier Ministre L\u2019honorable John Jones Ross est né à Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 16 août 1833, du mariage de George McIntosh Ross et de Marie-Louise-Eloïse Gouin.Il fit son cours classique au Séminaire de Québec et ses études médicales sous le docteur Carter.Il reçut son diplôme de docteur en médecine en 1852 de l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et s\u2019établit à Sainte-Anne-de-la-Pérade.Le docteur Ross représenta le comté de Champlain à l\u2019Assemblée Législative du Canada, du 13 juillet 1861 au 1er juillet 1867.Le 3 septembre 1867, il fut réélu député de Champlain à la Chambre d\u2019Assemblée de la province de Québec, mais il ne conserva son mandat que jusqu\u2019au 2 novembre suivant.Il avait aussi été élu représentant du même comté à la Chambre des Communes le 9 du même mois mais dut délaisser ce siège, le 2 janvier 1874, lorsque le double mandat fut aboli.L\u2019honorable M.Ross fit partie du Conseil Législatif, comme représentant de la division de Shawinigan, du 2 novembre 1867 au 4 mai 1901 et fut président de cette chambre, du 27 février 1873 au 22 septembre 1874.Le docteur Ross fut appelé à faire partie de l\u2019exécutif de la province de Québec, le 27 février 1873, en sa qualité de président du Conseil Législatif.Il conserva ce poste jusqu\u2019au 22 septembre 1874, et le reprit de nouveau le 27 janvier 1876.Il le garda jusqu\u2019au 8 mars 1878, quand le Lieutenant-Gouverneur Luc Letellier de Saint-Just renvoya le ministère de Boucherville et invita M.Henri-Gustave Joly à former un nouveau ministère.Mais le nouveau gouvernement fut lui-même renversé par un vote de l\u2019Assemblée et démissionna le 30 octobre de l\u2019année suivante.De nouveau ministre dans le ministère Chapleau, d\u2019abord comme président du Conseil législatif, du 30 octobre 1879 au 5 juillet 1881, puis, comme commissaire de l\u2019Agriculture et des Travaux Publics, de cette dernière date jusqu\u2019au 4 mars 1882.Le docteur Ross retient le même portefeuille en devenant Premier Ministre le 23 janvier 1884.Le 27 janvier 1887, il démissionne.Le 12 avril 1887, le docteur Ross était nommé sénateur et, le 14 septembre 1891, il devenait président de la Chambre Haute.Il est ministre sans portefeuille dans le ministère Tupper, du 1er mai au 8 juillet 1896.Il avait de même servi dans la milice en qualité de chirurgien major au premier bataillon du comté de Champlain.Président du Collège des médecins et chirurgiens de la Province, il est vice-président, en 1875, du chemin de fer de la Rive Nord connu plus tard sous le nom de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental, devenu aujourd\u2019hui la ligne principale du Pacifique Canadien entre Québec et Montréal.Le docteur Ross était un grand propriétaire et il s\u2019occupa beaucoup d\u2019agriculture, s\u2019efforçant de faire partager ses goûts et ses connaissances à ses électeurs.Il fut président de la Société d\u2019Agriculture du comté de Champlain et membre du Conseil d\u2019Agriculture de la Province, de 1862 à 1890.L\u2019honorable M.Ross décéda le 4 mai 1901 et ne laissa pas de postérité.Il avait épousé, le 8 août 1854, Marie-Arline, fille du Lieutenant-Colonel Joseph-Edouard Lanouette et d\u2019Antoinette-Adélaïde Pexard, de Champlain.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.62-63 - 1965) 91 WÆ Kvi; 92 L\u2019HONORABLE JOSEPH-MIGNAULT-PAUL SAUVÉ L\u2019HONORABLE JOSEPH-MIGNAULT-PAUL SAUVÉ 2itème premier Ministre L\u2019honorable Joseph-M.-Paul Sauvé est né à Saint-Benoît, comté des Deux-Montagnes, le 24 mars 1907, du mariage de Arthur Sauvé et de Marie-Louise Lachaine, fille de Louis-de-Gonzague Lachaine, notaire.Il fit ses études à l\u2019école paroissiale, au Collège Sainte-Marie à Montréal, au Séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville.Il s\u2019inscrit ensuite à la Faculté de Droit à l\u2019Université de Montréal où il est gradué bachelier en Droit.Le 8 juillet 1930, il est admis au Barreau.A la suite de la nomination de son père comme Ministre des Postes, dans le Gouvernement Bennett, Me Paul Sauvé est élu, comme conservateur, par le comté des Deux-Montagnes à l\u2019élection générale, le 17 août 1936.Il est réélu en 1939 et en 1944.Lors de cette dernière élection il était en service actif sur les champs de bataille européens.Il est victorieux de même en 1948, 1952 et 1956.Le 18 septembre 1946, à son retour de la guerre mondiale il assume le portefeuille de Ministre du Bien-Etre et de la Jeunesse dans le Cabinet Duplessis.Il est un aspect de la carrière de l\u2019honorable Paul Sauvé qui vaut d\u2019être mis en relief.Il compte, en effet, de valeureux états de service dans l\u2019Armée canadienne.Officier-Lieutenant de réserve au début de la guerre, il est promu capitaine en 1940, lors de l\u2019organisation du deuxième bataillon des Fusiliers Mont-Royal.La même année, il est nommé commandant de compagnie au Centre d\u2019instruction militaire de Sorel.L\u2019année suivante, on lui confie la tâche d\u2019organiser, avec le major Francoeur, l\u2019Ecole d\u2019officiers et de sous-officiers de Saint-Hyacinthe, puis le centre d\u2019instruction avancée de Farnham.Là, il est chargé, conjointement avec le major Francoeur, de former l\u2019équipe des instructeurs de langue française.Deux mois plus tard, le capitaine Paul Sauvé est promu major, second en commandement et instructeur-chef du Centre de Farnham.S\u2019étant qualifié officier d\u2019état-major en 1942 au Collège Royal Militaire de Kingston, il part pour l\u2019Angleterre où il obtient d\u2019être attaché comme commandant de compagnie aux Fusiliers Mont-Royal.En février 1944, il est promu second en commandement et, quelques mois plus tard, il prend le commandement de ce régiment avec le grade de lieutenant-colonel lors des combats de la forêt de la Londe, en Normandie.Il dirige les Fusiliers à travers la France, la Belgique et la Hollande.Sa bravoure sur les champs de bataille lui vaut la Croix Militaire française avec étoile de vermeil.En 1947, le Gouvernement Canadien reconnaissait ses mérites en le nommant brigadier, et commandant de la dixième brigade d\u2019infanterie de réserve.Après un stage de trois ans à ce poste, il est affecté à la réserve de l\u2019Armée.En 1951, l\u2019Université Bishop de Lennoxville lui confère un doctorat en Droit honoris causa.Et en 1952, l\u2019Université Laval lui décerne aussi un tel doctorat.Le 10 septembre 1959, il succède comme Premier Ministre à l\u2019honorable Maurice Duplessis et retient les portefeuilles du Bien-Etre Social et de la Jeunesse.L\u2019honorable Joseph-M.-Paul Sauvé mourut soudainement à sa résidence de Saint-Eustache-sur-le-Lac, le 2 janvier 1960, n\u2019ayant été Premier Ministre que quatre mois.Le 4 juillet 1936, il avait épousé Luce Pelland, fille de Zéphirin Pelland de Joliette.De oette union sont nés : Luce, Me Pierre Sauvé, avocat, et Ginette.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.82-83 - 1965) 93 L\u2019hon.I0LIS S.STLAIJRENT, K.C., LL.D, 94 L\u2019hon.LOUIS S.ST-LAURENT, K.C., LL.D., Né le 1er février 1882 à Compton, P.Q., du mariage de J.-B.Moïse St-Laurent, Canadien-français, et de Mary Broderick, canadienne-irlandaise.Il fit ses études au Collège St-Charles de Sherbrooke, P.Q., et à l\u2019Université Laval, de Québec, où il obtint ses titres de Bachelier ès Arts (B.A.), licencié en droit (LL.L.) et de docteur en droit (LL.D.).Il est docteur en droit \u201chonoris causa\u201d de l\u2019Université Queens (1930) et de l\u2019Université du Manitoba (1935).11 épousa, le 19 mai 1908, Jeanne, fille de P.-F.Renault, de Beauceville, P.Q.Il compte plusieurs enfants dont : Marthe (Mme Dr Mathieu Samson), Renault (marié à Louise Badeaux) avocat, Jean-Paul (marié à Madeleine Hamel), Thérèse (Mme Gi.F.Rafferty) et Madeleine (Mme Hugh O\u2019Donnell, avocat).II est membre du Club de la Garnison (Québec), du Cercle Universitaire (Montréal), du University Club (Montréal), du Rideau Club (Ottawa).Il a été assermenté membre du Conseil Privé et nommé Ministre de la Justice et Procureur Général du Canada, le 10 décembre 1941.A été élu à la Chambre des Communes le 9 février 1942.et réélu à l\u2019élection générale du 11 janvier 1945.Nommé ministre des Affaires Extérieures du Canada en novembre 1947 et devint Premier Ministre du Canada, le 7 août 1948.Il est libéral en politique, et appartient à la religion catholique.Adresse : 239, Grande Allée, Québec, P.Q.(Tirée de la 1 5e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.367-368 - 1948) 95 \\ , * ;W X ^ SIR LOUIS-OLIVIER TAILLON 96 SIR LOUIS-OLIVIER TAILLON 8ième et llième Premier Ministre Sir Louis-Olivier Taillon est né à Terrebonne, le 26 septembre 1820, du mariage de Aimé Taillon et de Marie-Josephte Daunais.Il fit ses études au Collège Masson et apprit ensuite le Droit à l\u2019étude juridique de Fabre, Lesage, Jetté et Girouard.Admis au Barreau en 1865, il pratique sa profession à Montréal où il forme plus tard, 1 étude juridique Taillon, Bonin, Laramée et Morin.En 1892, il est choisi Bâtonnier du Barreau de la Province.En 1875, il est élu à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Montréal-Est.Le 8 mars 1882, il est choisi Président de l\u2019Assemblée, charge qu\u2019il détient jusqu\u2019au 23 janvier 1884, alors qu\u2019il devient Procureur Général dans le Cabinet Ross.Le 11 décembre 1886, il est élu par le comté de Montcalm lors d\u2019une élection complémentaire ayant été défait antérieurement dans le comté de Montréal-Est par L.O.David, à l\u2019élection générale du 30 juin 1886.Il assume de nouveau la charge de Procureur Général, qu\u2019il conserve jusqu\u2019au 25 janvier 1887.Le 25 janvier 1887, il est assermenté comme Premier Ministre et Procureur Général à la suite de la demission du Premier Ministre, l\u2019honorable John Jones Ross qui avait été en butte à une lutte acerbe de la part du « parti national » dirigé par Honoré Mercier au sujet de la pendaison de Riel.Ce parti, notons-le, était composé de libéraux et de conservateurs dissidents.Le 29 janvier 1887, quatre jours après son assermentation comme Premier Ministre, l\u2019honorable L.O.Taillon démissionne à son tour en raison de la faiblesse de son gouvernement battu en brèche, en Chambre, par Honoré Mercier.L\u2019honorable Taillon ayant proposé l\u2019ajournement de la Chambre, sa motion fut défaite par 36 voix à 26.Après quoi, Mercier proposa lui-même l\u2019ajournement.Cette motion fut adoptée par 35 voix a 28.Cest alors que Taillon lâcha les rênes du pouvoir et que le Lieutenant-Gouverneur Masson charge Honoré Mercier de former un ministère.Le 21 décembre 1891, l\u2019honorable L.O.Taillon devient Ministre sans portefeuille dans le gouvernement de l\u2019honorable C.E.B.de Boucherville, poste qu\u2019il occupe jusqu\u2019au 16 décembre 1892.Le 8 mars de la meme annee, il est élu à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Chambly.Le 16 décembre 1892, il est assermenté comme Premier Ministre, pour la seconde fois, à la suite de la démission de l\u2019honorable de Boucherville.Il assume le portefeuille de Trésorier Provincial.Le 11 mai 1896 il démissionne pour entrer à la Chambre des Communes en qualité de Ministre des Postes dans le Cabinet de Sir Charles Tupper.Il est défait en 1896, à l\u2019élection fédérale générale dans le comté de Chambly-Verchères, nouvellement formé.A l\u2019avènement du gouvernement conservateur de l\u2019honorable R.L.Borden à Ottawa, en 1911, Sir L.O.Taillon est nommé Maître de Poste à Montréal.En 1917, il avait été créé Chevalier Commandeur de l\u2019Ordre de Saint Michael and Saint George.Sir Louis-Olivier Taillon mourut, à Montréal, le 25 avril 1923.En juillet 1875, il avait épousé Louise-Georgina Archambault, fille de R.U.Archambault.(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.64-65 - 1965) 97 vr* ,\u2022 , ¦4 * t , \" ÀÆsr I Jf* ¦ * TV s :x ¦\"\u2022 ,.,r ¦0 ~ nrJit ?98 L\u2019HONORABLE LOUIS-ALEXANDRE TASCHEREAU L\u2019HONORABLE LOUIS-ALEXANDRE TASCHEREAU l^ième prem{er Ministre L\u2019honorable Louis-Alexandre Taschereau est né à Québec, le 5 mars 1867, du mariage de l\u2019honorable Jean-Thomas Taschereau, juge de la Cour Suprême du Canada et de Joséphine Caron, fille de l\u2019honorable René-Edouard Caron, avocat, ancien Lieutenant-Gouverneur de la Province.Il fit ses études au Séminaire de Québec.Après un cours de Droit à l\u2019Université Laval, a Quebec, il est admis au Barreau en 1889.Syndic du Barreau de Québec de 1908 à 1909, il est Bâtonnier de 1911 à 1912.Il s\u2019intéresse à la politique municipale et est échevin de la ville de Québec de 1906 à 1908.Le 7 décembre 1900, il est élu à l\u2019Assemblée Législative par le comté de Montmorency à l\u2019élection générale et réélu le 25 novembre 1904.Le 17 octobre 1907, il fait partie du Cabinet GouLn, en qualité de Ministre des Travaux Publics et du Travail.Le 4 novembre de la même année, il est réélu à l\u2019élection complémentaire à une imposante majorité.Réélu sans interruption par le comté de Montmorency aux consultations générales de 1908, 1912, 1916 et 1919, il est assermenté comme Procureur Général de la Province le 26 août 1919.Le 8 juillet 1920, il devient Premier Ministre, à la suite de la résignation de Sir Lomer Gouin, et conserve le portefeuille de Procureur Général.Il est réélu successivement lors des élections générales en 1923, 1927 et 1931.En avril 1933, il assume le portefeuille de Ministre des Affaires Municipales qu\u2019il délaisse, le 6 juin 1935, en faveur de l\u2019honorable Télesphore Damien Bouchard, lors de l\u2019admission de ce dernier dans le Cabinet.Il est réélu par le comté de Montmorency à l\u2019élection générale du 4 novembre 1935, et résigne comme Chef du Parti Libéral et Premier Ministre, le 11 juin 1936, en faveur de l\u2019honorable Adélard Godbout.L\u2019honorable Louis-Alexandre Taschereau mourut à Québec, le 6 juillet 1962.Il était Commandeur de la Légion d\u2019Honneur et Commandeur de l\u2019Ordre de Léopold de Belgique.Le 26 mai 1891, il avait épousé Adine Dionne, fille de l\u2019honorable Elisée Dionne, Conseiller Législatif.De cette union sont nés trois fils et deux filles : Paul Taschereau, C.R., avocat au Barreau de Québec ; l\u2019honorable Robert Taschereau, Juge de la Cour Suprême du Canada et Charles Taschereau, ingénieur civil ; Gabrielle (Mme Courtland Fages) ; Juliette (Mme Louis-P.Gélinas).(Tirée de la 20e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.76-77 - 1965) 99 100 LE MAJOR GÉNÉRAL LE TRÈS HONORABLE PHILIAS VANIER LE MAJOR GÉNÉRAL LE TRÈS HONORABLE PHILIAS VANIER Gouverneur Général du Canada Le Major Général le Très Honorable Georges Philias Vanier est né, le 23 avril 1888, à Montréal, du mariage de Philias Vanier et de Margaret Maloney.Il fit ses études classiques au Collège Loyola où il obtint, en 1906, son baccalauréat ès arts.Inscrit à la Faculté de Droit à l\u2019Université Laval (devenue l\u2019Université de Montréal), il est gradué bachelier en Droit en 1911 et admis au Barreau, en 1911, avec distinction.Lors de la Première Grande Guerre, il sert en France sur la ligne de feu, de 1915 à 1918.Décoré à trois reprises pour bravoure exceptionnelle, il mérite la Distinguished Service Order et, deux fois, la Croix Militaire.Il est grièvement blessé à l\u2019ennemi.La France reconnaît son héroïsme en le décorant Chevalier de la Légion d\u2019Honneur en 1917.De 1925 à 1928, il est Commandant du 22e Régiment, en garnison à la Citadelle, à Québec.De 1928 à 1931, le Major Général Vanier est le représentant officiel du Canada au Conseil Consultatif de la Commission relative aux affaires Militaires, Navales et Aériennes.Il fait partie de la délégation du Canada à la Conférence Navale tenue à Londres en 1930.Il agit, en septembre 1936, comme aviseur technique de la délégation canadienne à La Ligue des Nations.Lors du couronnement du Roi Edouard VIII, et de celui de George VI, il est chargé, comme délégué du Canada, de voir aux arrangements relatifs aux imposantes cérémonies de ces grands événements.De 1939 à 1940, il est Ministre Plénipotentiaire du Canada en France ; Membre de la Commission conjointe de la Défense Etats-Unis-Canada.Le Major Général Vanier est nommé Ministre du Canada auprès des Gouvernements alliés établis au Royaume-Uni, en 1943, et attitré Délégué du Canada auprès du Comité Français de la Libération Nationale.En 1944, il est à Algers.Subséquemment, il est nommé ambassadeur en France jusqu\u2019en 1953, alors qu\u2019il se retire du service diplomatique.Lors de la Conférence de la Paix à Paris en 1946, il est délégué du Canada en rapport avec la préparation des Traités avec lTtalie, la Roumanie, la Hongrie et la Finlande.En cette circonstance, il lui incombe de signer les Traités au nom du Canada, à Paris, en février 1947.L'année, suivante, le Major Général Vanier est l\u2019un des délégués à l\u2019Assemblée de l\u2019Organisation des Nations Unies à Paris.Multiples sont les honneurs qu\u2019il a mérités : il est membre de l\u2019Académie des Sciences Morales et Politiques, de l\u2019Institut de France.Membre de l\u2019Académie des Belles-Lettres et Arts de Rouen ; Citoyen d\u2019honneur des villes de Lille, 1945 ; Dieppe, 1946 ; Dijon, 1947 ; Honfleur, 1949; Douain, 1951; Caen, 1954; Citoyen de Paris, 1955; Granby, 1959.Le Gouverneur Général est Chevalier Grand\u2019Croix de l\u2019Ordre de Malte 1959 ; Chevalier de l\u2019Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 1959 ; Membre à vie de l\u2019Association du Barreau Canadien ; Commandeur de la Legion of Merit (Etats-Unis).Il est membre du Conseil Privé de Sa Majesté.Il est l\u2019auteur de : Paroles de Guerre ; Un Canadien parle aux Français.Le 29 septembre 1921, il épousait Pauline Archer, fille de l\u2019honorable juge Charles Archer.De cette union sont nés : Thérèse, (pédiatre) ; Bernard, (peintre) ; Georges, (Trappiste); Jacques, (Dominicain) et Michel.Le Gouverneur Général est en résidence officielle à Rideau Hall, Ottawa.(Tirée de la 20e édition des \"B.C.F.\u201d, p.6-7 - 1965) 101 NEREE BEAUCHEMIN Cbarles-Nérée Beauehemin naquit à Yamachiche, P.Q., le 20 février 1850, du mariage de Hyacinthe Beauehemin, médecin et de Elézire Richer-Laflèche, fille de Abraham Richer-Laflèche.Du côté maternel, il est le cousin de Monseigneur Laflèche, ancien évêque des Trois-Rivières, de Sir Lomer Gouin, ancien premier ministre et de l\u2019Hon.Aram Pothier, ex-gouverneur du Rhodes-Island, E.-U.Après avoir fait ses études classiques au Séminaire de Nico-let, il entra à l\u2019Université Laval, à Québec et fut admis avec grande distinction à la pratique de la médecine, le 24 juin 1874.Il a sans cesse pratiqué dans sa paroisse natale.Poète à ses heures de loisir, Nérée Beauehemin a produit des pièces délicieuses, d\u2019une facture irréprochable, qui lui ont valu les louanges les plus méritées.Son dernier volume de vers, notamment, intitulé: \u201cLes Floraisons Matutinales\u201d provoqua un concert d\u2019éloges, de la part de plusieurs critiques, tant français que canadiens.Citons quelques appréciations: Albert Sorel, de l\u2019Académie française, a dit de \u201cLa Cloche de Louisbourg:\u201d \u201cC\u2019est la perle de l\u2019anthologie des poètes canadiens.\u201d L\u2019abbé Emile Chartier, dans une étude qu\u2019il a faite de cette pièce: \u201cCette richesse du rythme et de la rime, de la phraséologie et de la pensée, s\u2019exprime par la vive émotion du poète.\u201d Lozeau: \u201cNérée Beauehemin, pur artiste suffisamment affranchi de ses maîtres, les Parnassiens.\u201d Le Journal des Débats, Paris, 15 août 1904: \u201cSi les vers de M.Fréchette trahissent son admiration pour Victor Hugo, les vers de M.Nérée Beauehemin prouvent un disciple intelligent du Parnasse.\u201d L\u2019hon.Rodolphe Lemieux: \u201cBeauche-min est peut-être le plus grand poète du Canada.\u201d Citons encore le jugement de l\u2019Encyclopédie Britannica, University Toronto Magazine, avril 1910: \u201cBeauehemin shows true poetic genius, a fine sense of rhythm and verbal melody, and so sure an eye for local colour that a stranger could choose no better guide to the imaginative life of Canada.\u201d M.Beauehemin fut admis membre de la Société Royale du Canada en 1897.Il épousa, le 8 mars 1878, Anna, fille de Elie Lacerte, médecin et ancien député du comté de Saint-Maurice.De cette union, sont nés 5 garçons et 5 filles.En politique, conservateur.Résidence: Yamachiche, P.Q.102 (Tirée de la 5e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.329 - 1925) MÈÊM ¦ y- Photo J.-A.Dumas.HENRI BOURASSA Journaliste Directeur du \u201cDevoir\u201d.Né à Montréal, le 1er septembre 1868, fils de Napoléon Bourassa, auteur et artiste, et de Azélie Papineau.A suivi un cours d'études classiques complet, sous la direction de professeurs prives.Est considéré, comme l\u2019un clés plus grands tribuns populaires de notre temps.Journaliste remarquablement doué.A collaboré, à maints journaux et revues, tant à l\u2019étranger qu\u2019au Canada.Auteur de plusieurs ouvrages littéraires d\u2019une haute facture.A siégé aux Communes et à la Législature, comme représentant des comtes de Labelle, St-Hyacinthe, Bellechasse et Montréal.(Division St-JacquesJ.Résigna son mandat dans les deux Chambres, sur des questions de principes.A été maire de Montebello et de Papineauville.Est directeur du journal \u201cLe Devoir\u201d, depuis sa fondation.A épousé Joséphine Papineau, décédée, fille de Gaudefroi Papineau, le 25 septembre 1905.De cette union, sont nés quatre fils et quatre filles.Dans ses moments de loisirs, il voyage et s\u2019occupe de littérature.En politique : Nationaliste.(Tirée de la 2e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.227 - 1922) 103 M.-A.SUZOR-COTE Peintre, sculpteur et graveur.Né à Arthabaska, le 6 avril 18(39, fils de Théophile Coté, notaire, et de Cécile-Adéline Suzor.de Québec, il a fait ses études au collège d\u2019Artha-baska et au Séminaire de Ni col et.De bonne heure il manifesta des aptitudes spéciales pour les beaux-arts et partit pour Paris en 1891 afin d\u2019étudier sous les grands maîtres.Pendant un certain temps il s\u2019adonna à la culture du chant, fut admis au Conservatoire et ses professeurs lui laissaient entrevoir une brillante carrière lyrique quand une affection de la gorge lui ravit sa voix de baryton.Il retourna à la peinture et à la sculpture, suivant également les cours de l\u2019Académie Julian et de l\u2019Académie Colarossi.Il exposa pour la première fois au salon des Artistes Français en 1894.Parmi les récompenses qu\u2019il a reçues on note: Mention Hon.pour dessin Cours Ivon; Ecole des Beaux-Arts ; trois prix de composition et un prix de peinture, Académie Julian; deux médailles d\u2019argent pour dessin, Académie Colarossi; Mention Hon.Salon des Artistes Français; médaille de bronze, Exp.Univ.de Paris, 1900; Mem-tion Hon.à l\u2019Exp.de Lyon et à celle de Marseilles; créé officier d\u2019Académie, membre des trois sociétés de lithographes, peintres-graveurs et Artistes Français de Paris.Est passé maître dans l\u2019art de représenter nos types canadiens, de même que les scènes de la vie rurale.Il a peint dans presque tous les genres, et ses tableaux et sculptures se trouvent dans nombre de galeries publiques ou privées tant en Europe qu\u2019en Amérique.Il a fait les décorations rurales des résidences de Thomas F.Ryan, Daniel Guggenheim, Richard Crocker, etc.Membre de 1 \u201cArts Club\u201d et de l\u2019\u201cArt Association of Montréal\u2019\u2019 et de la Royal Canadian Academy.Résidence et studio: 67, rue Ste-Famille.Montréal.(Tirée de la 4e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.467 - 1 924) 104 Marie-Claire DAVELUY Femme de lettres, conférencière, bibliothécaire.Née à Montréal, le 15 août 1880, fille de Georges Daveluy et de Maria Lesieur-Desaulniers, fille du docteur L.-L.-L.Desaulniers.Fit ses études chez les Soeurs des SS Noms de Jésus et Marie, à Hochelaga.Admise à la Bibliothèque de la Ville de Montréal, le 1er mai 1917, elle a suivi, en 1920, à l'Université McGill, des cours anglais de bibliothéconomie et a obtenu un certificat d\u2019étude.Mlle Daveluy est l\u2019auteur d\u2019une monographie sur \u201cL\u2019Orphelinat Catholique de Montréal,\u201d fondé- en 1832, ouvrage publié en 1919.Elle a produit beaucoup d\u2019articles, soit dans le domaine historique, religieux, ou social : esquisses suir des figures féminines d\u2019autrefois; dialogues sur les unions ouvrières ; lettre sur les diaconesses dans l\u2019Eglise primitive; etc.Collaboratrice à \u201cL\u2019Action Française, à \u201cLa Bonne Parole\u201d, à \u201cLa Revue Nationale\u201d J1920-21 J, à \u201cL\u2019Oiseau Bleu\u201d où elle fait paraître, en ce moment, un roman historique pour la jeunesse.Comme conférencière, Mlle Daveluy a prononcé des discours à Montréal (1916), et à Ottawa (1917), au cours de la lutte pour les écoles bilingues de l\u2019Ontario ; a adressé la parole, à Montréal, aux fêtes du \u201cSeptième centenaire (1221-1921) du Tiers-Ordre de Saint-François\u201d; a été invitée à donner un cours sur \u201cLes conditions morales de l\u2019usine\u201d, aux \u201cSemaines Sociales\u201d du Canada, qui se sont tenues, à Ottawa, au mois d\u2019août dernier.Secrétaire-archiviste de \u201cL\u2019Orphelinat Catholique de Montréal\u201d, Mlle Daveluy est également membre du bureau de direction de la \u201cFédération nationale St-Jean-Baptiste,\u201d et demeure la première femme admise dans la.\u201cSociété Flistorique de Montréal.\u201d A institué, en 1920, une fête annuelle en l\u2019honneur de Jeanne Mance, le 17 mai, jour anniversaire de la fondation de Montréal.Sa récréation favorite : la lecture.Adresse : 882, rue St-Denis, Montréal, Qué.(Tirée de la 3e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.199 - 1923) 105 L\u2019honorable L.-O.DAVID Laurent-Olivier David est né au Sault-au-Récollet, le 24 mars, 1840, fils du major Stanislas David.Eduqué au collège Ste-Thérèse; marié en premières noces à Mlle Albina Chenet décédée en 1887 ; marié en secondes noces à Mlle Ludivine Garceau; admis au barreau en 1864.Quand il était étudiant a fondé Le Colonisateur ; en 1870 conjointement avec MM.Mousseau et Desbarats a fondé l'Opinion Publique dont il fut le rédacteur en chef en 1874, fonde Le Bien Public, et plus tard publie La Tribune.Collabore encore à des journaux et revues.Auteur de plusieurs travaux historiques importants, notamment Biographies et Portraits, Le Héros de Châteauguay, Les Patriotes de 1837-37, Mes Contemporains, Les Deux Papineau, Le Clergé Canadien: Sa mission et Son Oeuvre, L\u2019Union des Deux Canadas, le Drapeau de Carillon, drame historique, Laurier et son Temps, Vingt Biographies, etc.A pratiqué le droit avec feu l\u2019hon.J.-A.Mousseau; député de Montréal-Est de 1886 à 1890; greffier de la cité de Montréal de 1892 à 1919; appelé au Sénat en juin 1903; président de la St-Jean-Baptiste 1887-88 et fondateur du Monument National; a fait ériger en France une statue à Montcalm; membre de la Société de Protection des Femmes et des Enfants; membre de la Société Royale du Canada, Chevalier de la Légion d\u2019Honneur de France.Libéral en politique, il débuta dans les rangs du parti conservateur qu'il quitta pour se rallier au parti libéral sous Dorion, Holton et Laflamme, et fut pendant nombre d\u2019années confident et conseiller de Sir Wilfrid Laurier.Sa récréation favorite est l\u2019étude des questions historiques canadiennes.Il est le père de onze enfants dix filles et un garçon, l\u2019hon.L.-A.David, secrétaire provincial dans le cabinet Taschereau.Résidence: 325 Chemin Sainte-Catherine, Outremont.106 (Tirée de la 5e édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.407 - 1925) DAMASE POTVIN Journaliste, homme de lettres.Né le 16 octobre 1882, à la Baie des Ha! Ha!, Saguenay.Il fit ses études commerciales et classiques au Séminaire de Chicoutimi et débuta dans les lettres en donnant pendant trois ans une \u201cChronique éc.o-lière\u201ddans r\u201cOiseau-Mouche\u2019\u2019.Ses études terminées, il fonda le \u201cTravailleur\u201d, de Chicoutimi, puis dirigea pendant un an le \u201cProgrès du Saguenay\u201d.Il vint ensuite à Québec où il collabora à la \u201cSemaine Commerciale\u201d, à la \u201cVérité\u201d, puis devint rédacteur en chef du \u201cQuotidien\u201d, de Lévis.Il fonda le \u201cPetit Québécois\u201d.En 1909, il vint à Montréal, collabora au \u201cDevoir\u201d à l\u2019époque de sa fondation, fonda la revue \u201cJe Vois Tout\u201d et collabora au \u201cSamedi\u201d et à la \u201cRevue Populaire\u201d.Reçu membre de l\u2019Ecole littéraire, en 1910.Sous divers pseudonymes, collabora ensuite à presque toutes les revues publiées à Québec ou à Montréal.Directeur \u201cdu Terroir\u201d; rédacteur à l\u2019\u201cEvènement\u201d.Il a publié, en 1908, \u201cRestons chez nous\u201d, un roman du terroir, et sous le pseudonyme de Graindesel, en 1916, un roman de mœurs politiques intitulé \u201cLe Membre\u201d.Il a aussi publié en 1919 un roman canadien \u201cL\u2019Appel de la Terre\u201d qui a eu un grand succès.Il a écrit en collaboration \u201cLes Deux Aventuriers\u201d, et \u201cMaria Chapdeleine\u201d drame en cinc} actes.Vient de publier \u201cLe Tour du Saguenay\u201d, historique, légendaire et descriptif.Il fut l\u2019un des membres fondateurs et est le secrétaire de la société des Arts, Sciences et Lettres, de Québec; président de la galerie de la presse à la Législature, en 1915, et président de la Presse Associée de Québec.Membre de la Société de Géographie de Québec et de la Société du Parler Français.(Tirée de la Ire édition des \u201cB.C.F.\u201d, p.227 - 1920) 107 IDOLA SAINT JEAN Professeur-Féministe La féministe la plus on vue , $¦ Y* Vice-président et directeur général : CANATOM INC., fondée en 1967, experts-conseils spécialisés en énergie nucléaire et en usines d\u2019eau lourde.Membre du Conseil d\u2019administration : Université de Montréal ; Association des Ingénieurs-Conseils du Canada ; Canatom Inc.; Sorès Inc.Membre du comité exécutif de Canatom Inc.et Président de l\u2019Association des Ingénieurs-Conseils du Canada.Né à Montréal, (Québec), le 15 novembre 1932, fils de Georges-Albert Fortier (décédé) et d\u2019Angéline Desmarais (décédée).Études: 1953, Collège André-Grasset, Montréal ; B.A.de l\u2019Université de Montréal (option sciences); 1953-57, Ecole Polytechnique de Montréal, B.Sc.A., option génie mécanique.Diplôme: 1957-59, Imperial College of Science and Technology, Londres, Angleterre.Etudes post-universitaires, boursier Athlone.Diplôme en génie nucléaire (D.I.C.).Carrière: Vice-président, Direction des Projets, Canatom Inc., Montréal, 1975- Pierre C.FORTIER Vice-président et directeur général Canatom Inc.1977 ; Vice-président, Gestion des Filiales, Entreprises SNC Ltée, Montréal, 1972-1975; Directeur de la planification et de l\u2019expansion; Directeur du Département Génie nucléaire, SNC Inc., Montréal, 1964-1972; Ingénieur-projeteur, département Génie thermique et mécanique, Société d\u2019ingénierie Shawinigan Ltée, Montréal, 1962-1964; Ingénieur-projeteur en thermodynamique et échange de chaleur, Dominion Bridge Co.Ltd., 1960-1962; United Aircraft of Canada Ltd., 1959.Fonctions para-professionnelles: Vice-président de l\u2019Association générale des Etudiants de l\u2019Université de Montréal, 1955-1956; Associations: L\u2019Ordre des Ingénieurs du Québec ; Association des ingénieurs-conseils du Canada; Association canadienne d\u2019énergie nucléaire ; Association des diplômés de l'Université de Montréal; Association des diplômés de Polytechnique; Athlone Fellows Association; Société canadienne de génie mécanique; Chambre de Commerce française au Canada; Club Saint-Denis, Le Cercle Universitaire d'Ottawa.État civil: Marié à Solange Charbon-neau, le 23 août 1957, fille de Léonel Charbonneau (décédé) et de Jeanne Durand.Deux fils: Eric, Patrice, et une fille: Anne.Résidence: 728, avenue Wilder, Outremont, (Québec).Tél.: 731-0330.Bureau: 740 ouest, rue Notre-Dame, Montréal, (Québec) H3C 3X6.Tél.: 879-5371.182 L.Paul FOURNIER Vice-président de direction, Finances et administration La Société des pâtes et papiers Kruger Limitée Vice-président de direction, Finances et administration : LA SOCIÉTÉ DES PÂTES ET PAPIERS KRUGER LIMITÉE.Membre du Conseil d'administration : La Société des pâtes et papiers Kruger Limitée.Né en Saskatchewan, le 30 novembre 1918, fils d\u2019Eugène et d\u2019Alexina (Char-trand) Fournier.Études : Université McGill, licencié en comptabilité (l.i.a.) et bachelier en commerce (b.corn.).Carrière : À l'emploi de P.S.Ross & Sons, comptables agréés, Montréal, 1940-1945; directeur-adjoint, Ministère du Revenu National (Division de l\u2019Impôt sur le Revenu), Montréal, 1945-1950; secrétaire-trésorier, Pulp & Paper Research Institute of Canada, Montréal, 1950-1955; associé aux intérêts Kruger de 1955 à ce jour.Associations : Membre : L\u2019Ordre des comptables agréés du Québec; Club Saint-Denis.Loisirs : Golf, piano, lecture.État civil : Marié à Mildred Rochette, le 3 juillet 1943, fille de Joseph Rochette et d\u2019Elizabeth (Foster) Rochette.Deux enfants: Paul et Marcel.Résidence : 250, avenue Clarke, app.1020, Westmount (Québec) H3Z 2E5.Bureau : 3285, chemin Bedford, Montréal (Québec) H3S 1G5.183 Président et chef de la direction: LA BANQUE ROYALE DU CANADA, fondée en 1869.Né à Halifax, N.-E.Carrière: Il entra au service de la Banque Royale du Canada à St.Stephen, N.-B., en 1939, où son père fut directeur de succursale de 1926 à 1945.Il a servi durant quatre ans dans les forces armées du Canada, au Royaume-Uni et en Europe, avec le Régiment Carlton et York de la première division d\u2019infanterie canadienne, et possédait le rang de major à son retour à la vie civile, en 1945.A la suite d\u2019études au King\u2019s College et à Dalhousie University, à Halifax, où il obtint son baccalauréat en commerce, il réintégra le service de la Banque Royale à Fredericton, N.-B., en 1949.Après avoir travaillé dans plusieurs succursales du Nouveau-Brunswick, il fut muté en 1950 à Montréal où il séjourna cinq ans avant de rejoindre Halifax pour y assumer les fonctions d'inspecteur jusqu\u2019en 1958.Revenu à Montréal comme directeur de la succursale Stanley et Sainte-Catherine, il fut nommé, en 1962, surintendant à la ré- R.C.FRAZEE Président et chef de la direction La Banque Royale du Canada gion administrative du Québec, du Nouveau-Brunswick et de l\u2019Est de l'Ontario.Nommé directeur régional adjoint en 1964, il partit à Winnipeg l\u2019année suivante comme directeur général de la région du Manitoba, pour revenir ensuite à Montréal en 1968, à titre de directeur général, Régions canadiennes.En 1970, ses nouvelles responsabilités de vice-président l\u2019amenèrent à Toronto, mais il revint à Montréal le 1er novembre 1972 pour assumer les fonctions de vice-président et directeur général en chef.Le 28 février 1973, il fut nommé vice-président exécutif et directeur général en chef et, en juin 1977, président de la Banque.Il assuma les nouvelles responsabilités de chef de la direction en janvier 1979.Associations: Gouverneur du Portage Program for Drug Dependencies Inc.; administrateur de la Commission du parc international Roosevelt Campo-bello, de l'Institut de recherche C.D.Howe, de la Fondation du Montreal Children\u2019s Hospital, de l'Institut Niagara et de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal, il a toujours pris une part active dans le travail communautaire, en particulier les campagnes de bien-être en diverses villes.Membre du Saint James\u2019s Club de Montréal, du Club de golf Royal Montréal et des clubs Granite, Manitoba et Lyford Clay.État civil : Marié et père d\u2019un garçon et d\u2019une fille.Bureau : Siège social, 1 Place Ville-Marie, Montréal (Québec).184 \"I '\u2022 Vice-président de premier rang (Affaires gouvernementales): LA BANQUE ROYALE DU CANADA, fondée en 1869.Né à Sherbrooke (Québec).Carrière: Entré au service de la Banque Royale du Canada en janvier 1938, à la succursale de Drummond-ville, il fut muté à Saint-Jean (Iberville) en janvier 1942 et s\u2019enrôlait dans les forces armées canadiennes quelques mois plus tard; de 1944 à 1945, il a servi outremer (Angleterre, Belgique et Hollande) avec le Régiment de la Chaudière.A la fin des hostilités, il fit des études à l\u2019Université Khaki, affiliée à l\u2019Université de Londres, puis des études complémentaires à l\u2019Université McGill de Montréal.En janvier 1947, il retourna au service de la Banque Royale pour une période de réadaptation dans quelques succursales de Montréal.Il fit un stage de deux ans à Québec avant de se joindre au Service d\u2019inspection, en 1949.A la suite d\u2019un séjour de perfectionnement à l\u2019étranger (Paris, Nassau et San Juan, Porto Rico), il fut nommé directeur Pierre A.FRÉCHETTE Vice-président de premier rang (Affaires gouvernementales) La Banque Royale du Canada adjoint de la succursale Saint-Denis et Sainte-Catherine, à Montréal, en 1952.L\u2019année suivante, il se joignait au Service du crédit à l\u2019administration régionale et, en 1955, il occupait le poste de directeur adjoint à la succursale principale de Montréal.Il fut nommé inspecteur de crédit en 1960, surintendant adjoint en 1961, surintendant en 1965 et directeur général adjoint (développement régional) en 1968.Il a occupé les fonctions de directeur général pour le Québec de février 1973 jusqu\u2019en février 1977, alors qu\u2019il fut nommé au poste de vice-président, Québec.En avril 1978, il fut muté au siège social de la Banque pour occuper le nouveau poste de vice-président de premier rang, avec la responsabilité des Affaires gouvernementales.Associations: Gouverneur de la Jeune Chambre de Commerce; président de la Fondation de recherche en administration, Université de Sherbrooke; administrateur, Orchestre Civique des Jeunes de Montréal, et membre de la Chambre de Commerce du District de Montréal, du Club Saint-Denis, du Club Laval-sur-le-Lac et du Club Universitaire de Montréal.Bureau: Siège social, 1 Place Ville-Marie, Montréal (Québec).185 Réjean GAGNÉ Président directeur général Gagné R.& G.Inc.Président directeur général: GAGNE R.& G.INC., fondée en 1942, compagnie de propriétés immobilières et de location d'équipement lourd.Président directeur: Placements M.B.R.G.Inc.Administrateur: MARANDA INC., fondée en 1961, compagnie de production et de distribution d'équipement de sécurité, 6205 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.Appartement Longpré Ltée, 6205 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, Progrès Crémazie Inc.Né à Montréal, le 8 mai 1935, fils de Georges Gagné et de Laurence Long-pré.Études : École Louis Jolliet ; Collège Saint - Laurent, 1945 - 1950; Collège Mont Saint-Louis, 1950-1955; Cours commercial, c.g.a.Fonctions para-professionnelles : Directeur: Hôpital Hôtel-Dieu de Montréal, 1968, 1969 et 1970.Gouverneur: Centre Immaculée-Conception.Associations : Membre : Chambre de Commerce de Montréal et de la Province de Québec ; Club de Golf de Laval-sur-le-Lac ; Club Saint-Denis ; The Canadian Club of Montreal.Loisirs : Ski nautique, golf, pêche.Religion : Catholique.État civil : Marié à Lise Lafortune, le 27 octobre 1956, fille de René Lafortune et de Cécile Marsan.Quatre enfants : Michel, François, Alain et Sylvie.Résidence :\t1275 Blvd Mont-Royal, Outremont, (Québec).Bureau : 190 est, boulevard Crémazie, Montréal, (Québec).Tél.: 381-2565.186 Président : STETHEM, GAREAU (Québec) LTEE, conseillers en administration.Études : Baccalauréat en commerce de l\u2019Université McGill ; Faculté des Sciences sociales, économiques et politiques, de l'Université de Montréal.Carrière : De 1947 à 1957 avec la compagnie Singer Manufacturing Co., Saint-Jean, Québec, où il occupe les postes suivants : ingénieur industriel, Service technique ; directeur adjoint des Services techniques et de fabrication ; chef du Service des relations pa-tronales-syndicales ; directeur adjoint des Services de personnel et des relations communautaires; directeur des Services de personnel et des relations communautaires.De 1957-1960, directeur des Services (organisation, personnel et relations publiques), Thurso Pulp and Paper Company, Nation Valley Railroad Company et Thurso Lumber Company.De 1960-1962, directeur de projet (Canada), Singer Company Inc., New York, N.Y.De 1962-1964, vice-président, Service d'administration, La Compagnie Singer Claude GAREAU Président Stethem, Gareau (Québec) Ltée du Canada Ltée, Montréal, Québec.De 1964-1967, directeur général (organisation, personnel, administration), Canadair Limited, Montréal.De 1967-1971, directeur, Service d'organisation, de personnel et de marketing, P.S.Ross et Associés, Montréal.Associations : Administrateur de la Chambre de Commerce du district de Montréal et président du Comité du Plan et du Comité des Ressources Humaines.Président de l\u2019Association des administrateurs de Montréal.Membre du Conseil d\u2019administration : McGill Industrial Relations Center.Administrateur : Corporation des Championnats Mondiaux du Cyclisme.Membre: La Société canadienne des Relations publiques ; Canadian Management Center; Club Saint-Denis; Association des Conseillers en Relations Industrielles ; Administrateur : Camp Françoise Cabrini.Co-auteur du livre «Marketing \u2014 Défi québécois».État civil : Marié, quatre enfants.Résidence: 246 Westgate Drive, Rose-mère, (Québec).Bureau: 1155 ouest, boulevard Dorchester, Chambre 911, Montréal, (Québec).Tél.: 879-1444.187 Président: ASSOCIATION INTERNATIONALE DES UNIVERSITES, 1975-1980.Président: Conseil des Sciences du Canada, 1972-1975; Conseil de l'Université des Nations-Unies, 1974-1976.Recteur : Université de Montréal, 1965-1975.Né à Québec en 1913.Études : B.A.Université Laval 1933; B.Sc.A.Université Laval 1937; Bourse Rhodes, deux années de recherche en chimie organique, Université d'Oxford; D.Sc.(chimie) Université Laval 1940.Carrière : Chargé de cours de chimie à la Faculté de médecine, Université Laval 1940; professeur agrégé 1945; professeur titulaire 1950-54.Directeur adjoint, Laboratoires de recherches Ayerst, McKenna et Harrison Ltd., 1954; directeur des recherches de la même compagnie et des Laboratoires Ayerst de New York, 1957-65; vice-président 1963-65.Recteur de l'Université de Montréal, 1965-75.Président du Conseil de l'Université des Nations-Unies 1974-76.Président de l\u2019Association internationale des Universités 1975-80.Auteur et co-auteur d'environ 90 communications, articles scientifiques traitant surtout de chimie organique et biologique.Doctorats d\u2019honneur et distinctions: Juin 1966, LL.D.University of Toronto; octobre 1966, D.Sc.Collège militaire royal, Kingston; mai 1967, D.Sc.University of British Columbia; juin 1967, LL.D.McGill University; octobre 1967, doctorat de l'Université de Clermont-Ferrand, France; mai 1968, LL.D.St.Thomas Roger GAUDRY, c.c., d.sc.Président; Association internationale des Universités, 1975-1980 University, Fredericton, N.B.; mai 1969, LL.D.Brock University, St.Catharines, Ont.; mai 1969, LL.D.Bishop\u2019s University; mai 1970, D.Sc.University of Saskatchewan, Regina; juin 1976, D.Sc.The University of Western Ontario, London.Trois fois récipiendaire du Prix scientifique de la Province de Québec.Médaille Pariseau de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019avancement des sciences 1958.Médaille de l\u2019Association des anciens de l\u2019Université Laval 1965.Médaille du Centenaire du Canada 1967.Médaille de Montréal de l\u2019Institut de chimie du Canada 1974.Compagnon de l'Ordre du Canada 1968.Associations : Membre, Société royale du Canada 1954; Président, Institut de chimie du Canada 1955-56; Membre, Conseil de la Société de chimie industrielle de France 1960; Membre, Conseil des gouverneurs et Comité exécutif, Université de Montréal, 1961-65; Président, Association des universités et collèges du Canada 1969-71; Président, Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, 1970-72.Membre du Bureau de direction, Institut national du cancer, 1963-73; membre du Conseil d\u2019Administration, Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, 1966-75; vice-président, 1972-75; membre de l'Académie du monde latin, 1967; membre de l\u2019Institut de la vie, Paris, 1968; membre du Conseil, Association internationale des universités, 1970; président 1975-80; membre du Comité de fondation de l'Université des Nations-Unies, 1972; président du Conseil de l\u2019Université des Nations-Unies, 1974-76; membre des Conseils d'administration de la Banque de Montréal, 1975; de CDC Sciences de la Vie, Inc.(Connaught Laboratories Limited, Omnimedic Inc.et autres) 1975; de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, 1975; des Distilleries Corby Limitée, 1975; de la Société canadienne de recherche en gériatrie, 1976; Alcan Aluminium Limitée, 1977; Hoechst Canada Inc., 1977; SKW Canada Limited, 1978.Membre honoraire à vie, Corporation des chimistes professionnels du Québec, 1964.Membre honoraire.Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada 1971.Membre honoraire, Association professionnelle des pharmaciens d'industrie du Québec, 1972.État civil: Marié à Madeleine Vallée en 1941.Cinq enfants.Bureau : Université de Montréal, 2910, boulevard Edouard-Montpetit, C.P.6128, Montréal, (Québec) H3C 3J7.188 Président-directeur général : A.JANIN & COMPAGNIE LIMITEE, Montréal.Président du Conseil et président du Comité exécutif: CANADIAN FOUNDATION COMPANY LTD., Toronto.Henri-F.GAUTRIN Président-directeur général A.Janin & Compagnie Limitée Carrière : Ingénieur chez Intrafor (De Hulster & Faibie) puis aux Charbonnages de France, 1942 à 1950 ; Création de Compagnie d'Entre-prise et Equipement français au Canada : Francan Ltd.1950-51 ; Assistant du directeur technique, Intrafor (De Hulster & Faibie), Paris, (groupe S.G.E.) 1951-54 ; Directeur technique de cette compagnie 1954-57 ; Directeur, génie civil, Janin, Montréal 1957-1960 ; Directeur général 1960-63 ; Président de 1963 jusqu\u2019à ce jour.Président du Conseil : Janin Construction Ltée, Janin Building & Civil Works Ltd., The Foundation Company of Canada Limited, Foundation International Ltd., A.D.Ross & Company Limited, National Materials Handling Ltd.Président : Namur Equipement Ltée, Turnkey Development, Engineering & Contract Management Limited, Janin Contractors Limited, Foundation (Western) Ltd.Associations : Membre du Conseil d'administration, Association des Constructeurs de Routes et grands travaux du Québec 1964-66 ; Président de cette association 1966-1968.Membre : Corporation des Ingénieurs du Québec et de l\u2019Ontario ; Institut Canadien des Ingénieurs ; Canadian Institute of Mining & Metallurgy : Administrateur et vice-jrésident Conseil d\u2019Expansion économique ; Président de l'Association Canadienne pour l'Amérique Latine.Membre du Conseil d'administration : Sword Contracting Limited, Pagé Construction Inc., Roy & Trottier Inc., Pax Construction Inc., Les Usinages Industriels Limitée.Né à Breteuil (Normandie), le 9 juillet 1919, fils d'Henri Joseph Gautrin et de Zélia Thomas.Études : Collège de Béthune ; Préparation Ecole Navale Lysée Saint-Louis ; Institut Polytechnique (Grenoble), Ecole des Ingénieurs Hydrauliciens ; Faculté Sciences et Droit, Grenoble : Cours post-universitaire, Universités de Montréal et McGill, Baccalauréat (b.a.); Certificat admissibilité Ecole Navale, admission Ecole de l'Air : Diplôme d'ingénieur Civil (Hydraulicien) ; Licences ès Sciences, Etudes Supérieures Géologie appliquée.État civil: Marié à Marcelle Lamory, le 11 juin 1942, fille de Louis et de Marie-Louise (Leroy) Lamory.Trois enfants : Henri-François, b.a., b.sc., m.sc., d.sc., Professeur U.D.M.; Jean-François, b.a., b.sc., m.a., m.sc., p.h.d.Econométrie Economiste Sénior au M.F.E.R.; Marie-Françoise, b.a., b.sc., m.sc., Biologie Professeur CEGEP.Loisirs : Pêche.Religion : Catholique Résidence : 1582, Sioux, Sainte-Rose Ouest, Ville de Laval, (Québec) H7P 4R8.Bureau : 2, Complexe Desjardins, Bureau 3218, Montréal, (Québec) H5B 1B3.189 Gaston Gustave GAUVREAU Vice-président, région Est Air Canada Vice-président, région Est: AIR CANADA.Né à Montréal (Québec), le 19 avril 1930, fils de Wilfrid Gauvreau et de Laura Gagné.Etudes: Ecole Supérieure Saint-Arsène, Montréal; Catholic High School, Montréal; Outremont Business College, Outremont; Université Sir George Williams, Montréal (marketing); Université de Montréal, Montréal (formation aux ventes); Alexander Hamilton Institute, Philadelphie (administration); Université Cornell, Ithaca, N.Y.(formation de cadres supérieurs).Carrière: Entré à l'emploi d\u2019Air Canada (TCA, à l\u2019époque) en 1948, à Montréal; successivement agent de piste, agent passagers et superviseur des ventes à Dorval; instructeur et représentant commercial à Montréal; représentant commercial à Paris; chef des ventes passagers, région méridionale (Amérique centrale, Amérique du Sud, Bermudes, Bahamas, Antilles); officier de liaison pour l\u2019Expo 67 et membre du comité organisateur pour le pavillon d\u2019Air Canada; directeur régional des ventes et services (Europe, Afrique, Moyen-Orient, Inde); directeur général des ventes et services pour la région Est; directeur général pour la province de Québec.Fonctions para-professionnelles: Directeur et membre du comité exécutif de l\u2019Office des congrès et des visiteurs du grand Montréal; membre de la Commission des libérations conditionnelles du Canada; directeur et vice-président au marketing pour la Coupe mondiale d\u2019athlétisme (1979).Associations: Membre de la Chambre de Commerce du district de Montréal, du Board of Trade de Montréal, de l\u2019American Society of Travel Agents (ASTA), de l\u2019Association des Agents de Voyages du Québec, de l\u2019Association des Directeurs Commerciaux de Montréal; membre du club de golf Beaconsfield.État civil: Marié à Carmen Chouinard, le 17 mars 1957.Trois enfants: Michèle, Guy, Richard.Loisirs: Golf, tennis, pêche, lecture.Résidence: 245 Sherwood Road, Beaconsfield (Québec) H9W 2H3.Bureau: 1, Place Ville-Marie, Montréal H3B 3P7.190 Jacques J.GIASSON, B.Sc., Ing.Président et Chef de la direction La Cie des Ciments du St-Laurent Président et Chef de la direction, LA CIE DES CIMENTS DU ST-LAURENT, Bureau 1024, 50 Place Crémazie, Montréal (Québec) H2P 2T7.Né à Montréal (Québec) le 30 octobre 1935; fi!s de Georges Léopold et Germaine (Saint-Onge) Giasson.Études : Collège Loyola, baccalauréat en sciences; Université McGill, baccalauréat en génie civil; Université d'Ottawa, diplôme en sciences de gestion; Diplôme en Recherche Opérationnelle de l'American Telegraph and Telephone Association.Carrière : Ingénieur surveillant, Bell Canada, Montréal 1959-64; Gérant général de l'usine, Duplate Canada Ltd., Oshawa, 1965-67; Gérant général de l\u2019usine, Duplate Canada Ltd., Hawkesbury, 1968-69; Gérant général, secteur manufacturier, Henry Birks and Sons Ltd., Montréal, 1970-71; Adjoint au Président, La Cie des Ciments du St-Laurent, 1972; Président, La Cie des Ciments du St-Laurent, 1973; Président et Chef de la direction, La Cie des Ciments du St-Laurent, 1977.Président du Conseil de Sidbec; Président de la section canadienne et membre du comité exécutif de l'Association du Ciment Portland; Membre du Conseil d'Administration de La Cie des Ciments du St-Laurent et ses filiales au Canada et aux Etats-Unis; Holderbank Financière Glaris, S.A.; La Banque Canadienne Nationale; Federation Insurance Co.of Canada; Membre de l'Association des Ingénieurs professionnels du Québec et de l\u2019Ontario; Membre de (\u2019Operational Research Associa- tion; Membre des Chambres de Commerce du Canada, de la province de Québec, de Montréal, et Canado-Suisse; Membre, Le Conseil Canadien des Chrétiens et des Juifs.Membre du Conseil d'Administration de: Les Soupes Campbell Limitée; Les Prévoyants du Canada; Conseil National des Recherches en Sciences Naturelles et en Génie Canada; World Wide Life Association (Canada); Gouverneur des Jeunes Entreprises du Canada; Gouverneur du Conseil du Patronat du Québec; Président de la Campagne de Souscription de l'Assistance Médicale Internationale.État civil : Marié le 23 avril 1960 à Thérèse, fille d'Antoine Gagnon, Bedford, Québec; deux filles, Dominique et Brigitte; trois garçons, Philippe, Patrice et Pascal.Loisirs : Golf, natation, ski, tennis, voyages, photographie, bridge.Clubs : Saint-Denis, St.James, Laval-sur-le-Lac, Mont-Royal, Toronto.Résidence : 633 boulevard Laird, Ville Mont-Royal, Québec, H3R 1Y5.191 il Mr Président directeur général de SIDBEC ET SIDBEC-DOSCO LIMITEE.507, Place d'Armes, Montréal, Québec H2Y 2W8.Né à Shawinigan, (Québec), le 7 février 1922; fils de James Gignac et Jeanne (Giguère) Gignac.Études: Collège Jean-de-Brébeuf, B.A.1942; Ecole Polytechnique, ingénieur B.Sc.A.(génie civil) 1947.Carrière : Ingénieur, Dufresne Engineering, 1947-1951; directeur général, Albert Gigaire Limitée de Shawinigan (1951); commissaire à l\u2019Hydro-Québec, 1961 à 1969.Au mois de mai 1966, il est nommé président directeur général de Sidbec.Au mois de décembre 1968, Sidbec prend contrôle de Dominion Steel and Coal Corporation, Ltd.(DOSCO).Monsieur Gignac fut alors nommé président directeur général de Dosco, qui le 28 mars 1972, changeait son nom en celui de Sidbec-Dosco Limitée.Administrateur : En Janvier 1970, M.Gignac fut nommé directeur de Brinco Limited et en mai 1970, était élu membre du Conseil d\u2019administration de Power Corporation of Canada, Limited.En 1973, M.Gignac est nommé vice-président et membre du Conseil d'administration de Sidbec-Feruni.En 1973, il fut également nommé aux Conseils d'administration de la compagnie Les Industries Shawinigan Limitée et la Corporation de valeurs Trans-Canada et la compagnie Canada Steamship Jean-Paul GIGNAC, b.a., b.sc.a.Ingénieur Président directeur général de Sidbec et Sidbec-Dosco Limitée Lines, Ltd.Jusqu\u2019à la fin de 1973, il fut membre du Conseil du Conference Board canadien.M.Gignac fut également membre du Comité exécutif (1967-1970) et membre du Conseil d'administration (1967-1973) de l\u2019Université de Montréal.Il est membre du Conseil de l'Institut de Recherches Cliniques de Montréal.En 1976, M.Gignac fut nommé officier de l\u2019Ordre du Canada et en décembre de la même année, il est nommé au Conseil d'administration de la compagnie Pratt, Whitney Aircraft Canada Limited.Egalement en 1976, M.Gignac est nommé président du Conseil d'administration de Sidbec-Normines Inc.Membre : Monsieur Gignac est membre de l'Institut International du Fer et de l\u2019Acier (MSI), de la Corporation des Ingénieurs du Québec et de l\u2019Institut Canadien des Ingénieurs.Il est aussi membre de plusieurs sociétés civiques, dont la Chambre de Commerce de Montréal.Il a été président du «Canadian Hardwood Veneer and Plywood Bureau», et de la Régionale Mauricienne de l\u2019Association professionnelle des industriels.M.Gignac a été directeur et membre du Comité exécutif de l\u2019Association Canadienne de Normalisation de 1963 à 1969 et membre du Conseil National des Recherches (1968-1972).Honneurs : Il a reçu deux doctorats «Honoris Causa» en sciences appliquées, l'un de l'Université de Sherbrooke, en 1968 et l'autre de l\u2019Université de Montréal, en 1973.Détenteur du Mérite d\u2019Or de l'Université de Montréal, de la Médaille Archambault pour l\u2019avancement des sciences, il reçut le titre de «Man of the Year», de la faculté des sciences de l'administration de l\u2019Université York pour l'année 1968.État civil: Marié à Joan Hébert de Shawinigan, le 11 décembre 1947; a quatre garçons et trois filles.Passe-temps : Tennis, ski et golf.Clubs : Club Canadien, le Cercle de la Place d\u2019Armes et le Club St-Denis.Monsieur Gignac habite la région métropolitaine.192 Jean-Paul GOURDEAU Président et chef de l'exploitation du Groupe SNC Président et chef de l'exploitation du Groupe SNC.Né à Québec en 1925.Études: Il entreprit des études de génie à l'Université Laval et les poursuivit à l'École Polytechnique de Montréal dont il détient un baccalauréat en sciences appliquées depuis 1951.Il a aussi une maîtrise en sciences de l'Université Harvard (1952).Carrière: M.Gourdeau a fait ses débuts comme conseiller technique auprès du ministère de la Santé de la Province de Québec.Il s'est joint en 1961 à Surveyor, Nenniger & Chênevert, en qualité d\u2019ingénieur en chef à la division des Travaux municipaux.Il a été nommé, en 1965, directeur de l\u2019ingénierie et vice-président de l'exploitation, en 1966.M.Gourdeau est ensuite devenu vice-président exécutif du Groupe SNC en 1972 pour accéder à la présidence en 1975.M.Gourdeau est responsable depuis 1966 de la gestion et du contrôle d\u2019un grand éventail de projets qui intéressent la plupart des industries et toutes les disciplines de l\u2019ingénierie.Il a surtout oeuvré dans le domaine de la protection de l'environnement.Distinctions: M.Gourdeau s\u2019est mérité en 1971 le prix Arthur Sidney Bedell, décerné par la Water Pollution Control Federation de Washington, D.C., pour \"dévouement personnel extraordinaire\" envers le Canadian Institute of Pollution Control.Directorats: Il est vice-président et membre du comité exécutif de la Fédération internationale des ingénieurs-conseils.M.Gourdeau est membre de plusieurs autres conseils d\u2019administration dont ceux de l'École de Technologie Supérieure de l\u2019Université du Québec à Montréal, de la Canadian Construction Association du Conseil des Sciences du Canada, et de Ducros, Meilleur, Roy et Associés Ltée.Associations professionnelles: M.Gourdeau participe activement aux travaux de plusieurs associations professionnelles dont la Water Pollution Control Federation et l\u2019American Water Works Association.Il est également ex-président de l\u2019Association des ingénieurs-conseils du Canada et de l'Association Québécoise des Techniques de l'Eau.Articles: M.Gourdeau est l'auteur de plusieurs articles dans le domaine de la protection de l\u2019environnement.État civil: M.Gourdeau a épousé Mlle Jeannine Lamarre.Ils ont quatre enfants et habitent Saint-Lambert au Québec.Bureau: 1, Complexe Desjardins, Case postale 10, Succursale Desjardins, Montréal (Québec) H5B 1C8.193 Bernard J.GOYETTE, B.A., B.Sc.C., M.Sc.C.Premier Vice-président Division de l\u2019Est La Banque Mercantile du Canada Premier Vice-président, Division de l\u2019Est : LA BANQUE MERCANTILE DU CANADA, fondée en 1953.Né à Montréal (Québec) le 17 mai 1940, fils de Louis Goyette et d\u2019Annette Blondin.Études: Primaires: Ecole Notre-Dame-des-Neiges; secondaires: Ecole Supérieure St-Stanislas; universitaires: Université Laval, il est b.a., b.sc.c.et m.sc.c.; University McGill, détenteur d\u2019un brevet de l\u2019Institut des banquiers canadiens.Carrière : Officier crédit, Banque Royale du Canada, Montréal en 1964; service à la clientèle, Banque Royale de Paris en 1965; Crédit corporatif, Banque Royale de Paris 1966-1967; Directeur-adjoint, Banque Mercantile du Canada, Montréal, en 1970; Directeur de succursale en 1971; Directeur, First National City Bank of New-York en Haïti en 1974; Vice-président, Placements et Changes, Banque Mercantile du Canada en 1975; Premier Vice-président, Division de l\u2019Est, en 1977.Associations : Club Saint-Denis ; St.James Club; Club de la Roue du Roy (chasse); Club du Lac d'Argent (chasse et pêche).Loisirs : Pêche saumon, chasse aux oiseaux migrateurs, exploration du terrritoire du nouveau Québec \u2014 pilotage (avion).État civil : Marié à Rachelle Jauvin, fille de Paul Jauvin et de Marguerite Gagnon, le 28 octobre 1967.Deux filles : Christine et Chantale.Résidence: 3057 Lacombe, Montréal, Qué.Bureau: 625 ouest, boul.Dorchester, Montréal (Québec).Tél.: 871-2537.194 Éducatrice, musicienne, généalogiste, auteur, Mlle Jeanne Grégoire, originaire de Saint-Valentin dans le comté de Saint-Jean, obtient son diplôme de l'École normale de Saint-Hyacinthe et enseigne durant trente-cinq ans aux degrés élémentaires et complémentaires, tout en enseignant le piano à ses heures de loisirs.Après des études musicales chez les Soeurs de la Merci et par la suite avec les professeurs Georges Gervais et Étienne Guillet de St-Jean, Mlle Grégoire reçoit le brevet supérieur et devient lauréate de piano au Conservatoire national de musique de l\u2019Université de Montréal.Membre fondateur de la Société généalogique canadienne-française et première femme à occuper le poste de membre du conseil dès 1946, Jeanne Grégoire est élue dix ans plus tard au poste de présidente.Elle organise alors des cours sur la méthode de recherches en généalogie et en \"petite histoire\u201d.Parallèlement, durant ses vacances estivales, elle effectue plusieurs voya- Jeanne GRÉGOIRE Éducatrice et Auteur ges en Europe dont deux spécialement consacrés pour recherches aux archives de France.En outre, elle fut collaboratrice aux revues \"Les mémoires de la Société généalogique canadienne-française\u201d, \u201cLa revue d'Histoire de l\u2019Amérique Française\u201d, \u201cLe Journal des Traducteurs\u201d et aussi auteur de deux monographies familiales intitulées: \u201cLa source et le filon\u201d et \"Le Diet de Grégoire de Blois\u201d ainsi que du \u201cGuide du généalogiste\u201d et de 135 biographies d'ancêtres de familles canadiennes, publiées sous le titre \u201cLes anciennes familles du Québec\u201d.Prix Rauber de 1955 décerné par la Société pour la propagation des langues étrangères en France, commandeur de l\u2019Ordre du Mérite Scolaire, Mlle Grégoire est également récipian-daire de la médaille d\u2019argent de la Société du Bon Parler Français, la créant ainsi directrice à vie, et successivement promu plus tard au titre de Chevalier de ladite Société.De plus, lors de la collation solennelle des grades tenue le 25 mai 1979, l\u2019Université de Montréal lui décerna un doctorat \u201chonoris causa\" pour reconnaître ses mérites, ses succès et ses services dans les domaines culturels et de l\u2019éducation.Mlle Grégoire a élu domicile à Outremont (Québec).195 SON EXCELLENCE MONSEIGNEUR PAUL GRÉGOIRE Archevêque de Montréal Archevêque de Montréal.Né à Verdun, le 24 octobre 1911, fils d\u2019Albert Grégoire et de Marie Lavoie, l\u2019aîné de leurs trois enfants.Études : Primaires, École Supérieure Richard ; classiques, Séminaire de Sainte-Thérèse ; théologiques, Grand Séminaire de Montréal ; spéciales, Philosophie, Lettres, Histoire et Pédagogie, d.ph., I.th., I.I.I., m.a., Université de Montréal ; diplômé, Ecole Normale Secondaire.Carrière : Ordonné prêtre le 22 mai 1937; professeur, Séminaire de Sainte-Thérèse, 1937-1939 ; stage d\u2019études, Université de Montréal, 1939-1942; directeur, Séminaire de Sainte-Thérèse, 1942 ; professeur de philosophie de l'éducation, Ecole Normale Secondaire et Institut Pédagogique, 1942-1950 ; aumônier des étudiants, Université de Montréal, 1950-1961 ; nommé Evêque titulaire de Curubi et auxiliaire à Montréal, le 26 octobre 1961 ; Chanoine titulaire, Chapitre métropolitain, le 22 décembre 1961; consacré Evêque le 27 décembre 1961 et désigné aux postes de vicaire général et de di- recteur de l\u2019Office du Clergé.Administrateur du diocèse de Montréal au cours des sessions du Concile Vatican Il ; président de la commission épiscopale d\u2019oecuménisme (secteur français), Conférence Catholique Canadienne, 1965.Nommé Archevêque de Montréal, le 20 avril 1968, l'investiture officielle eut lieu le 22 mai 1968.Membre de la délégation canadienne, à Rome, au Synode des Evêques de 1971.Nommé récemment membre de la Sacrée Congrégation romaine pour le Clergé.Bureau ; 2000 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, (Québec).196 Reginald K.GROOME Président du Conseil et président, Hilton Canada Directeur général, Le Reine Elizabeth Président du Conseil et président, HILTON CANADA; Directeur général, LE REINE ELIZABETH.M.Reginald K.Groome, président du Conseil et président de Hilton Canada et directeur général de l\u2019hôtel Reine Elizabeth, fait partie de l\u2019organisation Hilton depuis 1957.Né à Montréal et bilingue, il a fait ses études au Montreal High School et à l\u2019Université McGill.Il obtient son premier emploi dans les services de la publicité, de la rédaction et de l\u2019impression d'une maison d\u2019édition montréalaise.Il collabore à des émissions du service international de Radio-Canada et, en 1951, il est correspondant outremer pour sept quotidiens canadiens.En 1953, M.Groome est nommé directeur de la publicité et des relations publiques d'un important hôtel de Montréal dont il devient de plus directeur du personnel en 1955.A l'âge de 29 ans, il se Joint à Hilton Canada et assume la direction du personnel et des relations de travail du Reine Elizabeth en 1957.Il est promu au poste de directeur résident du Reine Elizabeth en 1961.Deux ans plus tard, il est nommé adjoint au vice-président et administrateur délégué de la société Hilton du Canada.En mai 1965, il devient vice-président de Hilton Canada et en octobre 1968, vice-président administrateur.Il accède à la présidence et à la direction générale du Reine Elizabeth en décembre 1972, ainsi qu\u2019à la présidence du Conseil d'administration en juin 1978.M.Groome a la responsabilité directe de tous les établissements Hilton au Canada : le Reine Elizabeth, les restaurants de la Place Ville-Marie et le Hilton International Dorval, tous à Montréal; le Toronto Harbour Castle Hilton et le Hilton International Toronto Airport, à Toronto; l\u2019Hôtel Vancouver, en Colombie-Britannique et le Hilton International, Québec.Actif dans plusieurs domaines d'intérêt communautaire, M.Groome a reçu un certificat de Citoyen de Mérite du Conseil canadien de la citoyenneté en 1976; la médaille du Jubilé d\u2019argent de la Reine en 1977 et le premier Prix de Mérite canadien du B\u2019nai B\u2019rith en 1978.Il est ancien président du conseil national des Boy Scouts of Canada et président honoraire du Conseil du Board of Trade.Il est membre de l\u2019Association de l\u2019industrie touristique du Canada et gouverneur à vie de l'hôpital Montreal General ainsi que gouverneur de l'Université Concordia.Il est également membre des conseils d\u2019administration de Herald Insurance Company et Crum & Forster of Canada Ltd., et le seul administrateur canadien de United States Fire Insurance Co., Westchester Insurance Co.et North River Co.M.Groome est marié à Christina Walker, de Montréal également.Ils ont trois fils.197 Yves GUÉRARD Actuaire et Président du Groupe Sobeco Actuaire et Président du Groupe Sobeco formé de Pouliot, Guérard & Associés Inc., actuaires et consultants en avantages sociaux, Laplante, Gauvin, Tremblay, Pouliot, Guérard & Associés Inc., études et conseils en gestion et gestion de redressement, Multitek Inc., services d'informatique et Pouliot, Guérard & Clare Inc., actuaires et consultants; 2, Complexe Desjardins, Bureau 1516, Boîte postale 5, Montréal, Québec H5B 1C6, téléphone: 285-1122.Président du Conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal, 1979-80.Vice-président de l'Institut Canadien des Actuaires, 1979-80.Président du Centre d'Etudes et de Formation en avantages sociaux (CEFAS), 1977-79.Né à Saint-Félix de Valois, (Joliette), Québec, le 7 juin 1934, fils de Jean-Paul et d'Augustine (Charbonneau) Guérard.Études: Séminaire de Joliette, Collège Jean-de-Brébeuf, Collège Saint-Laurent, Université de Montréal - Faculté des Sciences.Fellow de l'Institut Canadien des Actuaires; Fellow de la \u201cSociety of Actuaries\"; Fellow de la \u201cConference of Actuaries in Public Practice\u201d.Carrière: Manufacturers Life, Toronto, 1956-1960; Alliance Mutuelle-Vie, Montréal, 1960-1964; associé senior, Pouliot, Guérard & Associés Inc., Montréal, depuis 1964.Fonctions para-professionnelles: Directeur du Quartier-Latin, 1954-1955; Président de l'Asso- ciation des Diplômés de l\u2019Université de Montréal, 1970-1972; Président de l'Association Québec-France, 1972-1977; Président du CEGEP Maisonneuve, 1974-1977.Conférences sur l\u2019inflation et l\u2019indexation des salaires, l'utilisation des fonds des caisses de retraite, la non-discrimination dans les avantages sociaux, les perspectives démographiques, l\u2019instabilité des investissements publics et privés, la création de régimes de prévoyance collective, l'intervention de l'Etat et le rôle de la libre entreprise, le recours aux mécanismes du marché pour la réalisation des objectifs de la collectivité, etc .Chargé d\u2019enseignement en actuariat à l'Université de Montréal.Associations: American Risk & Insurance Association, Association de l'Informatique du Canada, National Foundation of Health Welfare & Pension Plans, Association Internationale des Actuaires et Association Internationale des Actuaires-conseils, Canadian Pension Conference, Montreal Board of Trade, Canadian Management Association, Canadian Association of Data Processing Service Organizations.Loisirs: Tennis, ski, jardinage, théâtre, lecture.État civil: Marié à Madeleine De la Chevro-tière, le 25 octobre 1958, fille de Charles-Auguste et de Marthe De La Chevrotière.Deux fils: Vincent et Bastien.Résidence: 11774, rue de Tracy, Montréal, Québec H4J 2B9.198 Président et administrateur en chef: DOMTAR INC.Administrateur: Domtar Inc.; Banque Canadienne Impériale de Commerce; Sidbec-Dosco Limitée; Drummond, McCall & Company Limited; Mount Royal Club; Centraide; C.D.Howe Research Institute; Comité de direction, Montreal General Hospital; Conseil administratif, Trinity College School, Conseil administratif, Université McGill; Bureau des gouverneurs, Conseil du Patronat du Québec; Bureau des gouverneurs, Corporation de l\u2019hôpital Douglas; Conseil des gouverneurs, Jeunes Entreprises du Québec.Né à Montréal (Québec) le 13 novembre 1917.Fils de Daniel Evoy Hamilton de Pembroke (Ontario) et d'I-sobel Stewart d'Ottawa (Ontario).Études: Westmount High School; Université McGill, B.Sc.(génie).Carrière: 1946, Ontario Paper Company, Thorold (Ontario); 1955, Chef d\u2019usine, Quebec North Shore Paper Company, Baie-Comeau (Québec); 1960, Directeur divisionnaire adjoint, Alexander Daniel HAMILTON Président et administrateur en chef Domtar Inc.Ontario Paper Company, Thorold (Ontario); 1961, Vice-président, B.C.Forest Products Limited, Vancouver, (Colombie Britannique); 1964, Président, B.C.Forest Products Limited; 1967,\tPrésident et administrateur en chef, B.C.Forest Products Limited; 1968,\tPrésident, Produits des pâtes et papiers Domtar Ltée; 1974, Président et administrateur en chef, Domtar Inc.Carrière militaire: A servi à la division technique de l\u2019A.R.C., au Canada en 1941 et outre-mer de 1942-1945; citation en 1943.Société: Delta Upsilon (McGill).État civil: Marié à Frances McLeod, fille de Kirkland McLeod, le 25 février 1942; deux filles (Sandra et Joanne) et trois fils (Stewart, Kirk, Alex).Loisirs: Golf, pêche, ski et tennis.Clubs: University Club of Montreal; Mount Royal Club; Toronto Club; Canadian Club of Montreal; Laurentian Golf & Country Club; Montreal Indoor Tennis Club; Royal Montreal Golf Club; Coral Beach & Tennis Club (Bermuda).Résidence: 3, avenue Murray, Westmount (Québec) H3Y 2X9.Bureau: 395 ouest, boul.de Maisonneuve, 16e étage, Montréal (Québec).199 Président du conseil d\u2019administration, président, chef de la direction et directeur: INDUSTRIES DE CÂBLES D\u2019ACIER LTÉE, fabricants de câbles métalliques, torons et produits connexes; fondée en 1963.1155 ouest, boul.Dorchester, bureau 3500, Montréal, Québec, H3B 3T6.Tél.: 871-9511.Président du conseil d\u2019administration; Gourock Industries Ltd., vice-président du conseil d\u2019administration et chef de la direction \u2014 Bridon American Corp., président Leaworth Holdings Ltd., Les Industries de métaux Noranda Ltée, Crusader Fence Ltd., directeur Alberta Ropes Ltd., Ashlow Engineering Inc., Bridon Ltd., Bridon Cordage Inc., Brome Lake Ducks Ltd., Glaxo Canada Ltd., Norandex Aluminum Building Products Ltd., Redpath Industries Ltd., Van-Can Industries Ltd., Western Canada Ropes Ltd.Né à Montréal (Québec) le 15 décembre 1929; fils de Joseph Wingfield Henry et de Mabel Kitchen Henry.Études: Hudson High School, Lower Canada College.Roderick L.HENRY Président du conseil d\u2019administration Président, Chef de la direction et Directeur Industries de câbles d\u2019acier Ltée Carrière: Apprenti en marketing, Dominion Wire Rope, Montréal, 1952; Préposé à l\u2019étude des temps, Dominion Wire Rope, Montréal, 1954; Adjoint au directeur des ventes, Dominion Wire Rope, Montréal, 1956; Directeur des ventes, Dominion Wire Rope, Montréal, 1960; Directeur général des ventes, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1963; Adjoint au vice-président directeur, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1966; Vice-président, Ind.de câbles d'acier Ltée, Montréal, 1967; Vice-président et directeur général, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1969; Vice-président directeur, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1971; Directeur, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1972; Président, Ind.de câbles d'acier Ltée, Montréal, 1973; Président du conseil d\u2019administration, Ind.de câbles d\u2019acier Ltée, Montréal, 1977.Membre: The Canadian Institute of Mining & Metallurgy, American Management Association, La Chambre de commerce canadienne, The Mount Royal Club, Mount Bruno Country Club, Montreal Badminton & Squash Club, Knowlton Golf Club.Loisirs: Golf, tennis, ski.Religion: Anglicane.État civil: Marié à Jill Foster Henry, fille de l\u2019Honorable G.B.Foster et de Barbara Foster, le 12 juin 1953.Trois filles: Willa, Diana, Jane.Résidence: 602 avenue Clarke, West-mount, Québec.200 Stephen W.HERBERT Directeur général Hôpital Royal Victoria Directeur général : HOPITAL ROYAL VICTORIA, hôpital d\u2019enseignement affilié à l'université McGill.Membre du Conseil d\u2019administration: Institut conjoint hospitalier de Montréal.Né à Montréal, le 18 août 1941, fils de Mary et Herbert T.Herbert.Études: Baccalauréat ès Sciences, Université McGill, 1963 et Maîtrise en administration hospitalière, Université d\u2019Ottawa, 1968.Carrière: Gérant d\u2019affaires, Bayview Enterprises Incorporated, 1963-64; directeur du Personnel, hôpital Général du Lakeshore, 1964-66; directeur adjoint à la planification (1968-71) et codirecteur général adjoint (1971-77) du Centre Médical Universitaire McMaster; depuis 1977, directeur des services hospitaliers et depuis 1979, directeur général Hôpital Royal Victoria.Depuis mai 1977, à temps partiel, membre du corps enseignant de l\u2019école d\u2019administration hospitalière d\u2019Ottawa et du Kellogg Center for Advanced Studies in Primary Care.Associations: Fédération internationale des hôpitaux; Association pour la santé publique du Québec; Association des hôpitaux du Canada; Association canadienne d\u2019hygiène publique; Collège canadien des directeurs de services de santé; American Public Health Association; American Hospital Association.Loisirs: Photographie, peinture, sports.État civil: Célibataire.Résidence: 4800 de Maisonneuve ouest, Westmount, Québec.Bureau: 687 avenue des Pins ouest, Montréal, Québec.201 Yves HUDON Président Les Aliments Imasco Limitée Président-directeur général Les Aliments Grissol Limitée Viau Limitée Aliments Loney Ltée Taillefer & Fils Inc.Président: LES ALIMENTS IMASCO LIMITÉE.Président-directeur général: Les Aliments Grissol Ltée, Viau Limitée, Aliments Loney Ltée, Taillefer & Fils Inc.Membre du Conseil d'administration : Modem Plastic Company Limited; Les Industries John Lewis Limitée; Gouverneur, Université de Sherbrooke -Faculté Administration ; Les Constructions Sofidel Inc.Né à Montréal, le 11 mai 1925, fils de Paul et d\u2019Evelyne (Lefaivre) Hudon, décédés.Études : Académie Saint-Léon de Westmount; Université McGill.Carrière: Gérant du bureau et du service de crédit; Hudon & Orsali 1948-1952; administrateur: 1952-1956; assistant-directeur du service des achats, Shop & Save: 1957-1958; président et gérant général: Loney Foods 1959-1961; président et gérant général: Grissol Foods 1961 à ce jour.Associations: Membre: Ex-Young Presidents\u2019 Organization (Y.P.Q.).État civil : Marié à Claire Bélanger, fille d'Alphonse Bélanger, le 24 février 1953.Quatre enfants: François, André, Marie et Martine.Loisirs: Natation, jardinage, bateau à voile et voyages.Résidence: 1, Merton Crescent, Hampstead, Montréal (Québec).Bureau: 4945 est, rue Ontario, Montréal (Québec).Tél.: 255-2811.202 Louis Marie André JALABERT Président Directeur Général BNP CANADA INC.Président Directeur Général BNP CANADA INC.Administrateur/Directeur Général: SIMCANA LTEE, Montréal.Administrateur/Directeur Général: SOCAN INC., Montréal.Administrateur: La Nationale Compagnie de Réassurances du Canada, Montréal; Sopexa (Canada).Né à Marseille (France) le 2 août 1924.Fils de Joseph Jalabert et de Marie Tavernier.Études: École libre de Provence (Pères Jésuites) Marseille.Faculté de Droit, Aix en Provence.Ecole Libre des Sciences Politiques, Paris.Carrière: Dans le Groupe de la BANQUE NATIONALE DE PARIS depuis 1945.Successivement Inspecteur, Paris 1945-53; Inspecteur des Sièges du Moyen-Orient, Beyrouth, 1953-59; Directeur de la Succursale d\u2019Alger 1959-61; Vice Président et Directeur de la SOCIETE FINANCIERE POUR LE COMMERCE et L\u2019INDUSTRIE S.F.C.I.LTEE, Montréal 1962-69; Directeur des Agences d\u2019Australie, Sydney, 1969-78; Président Directeur Général de la BNP CANADA INC.à Montréal, 1979.Fonctions para-professionnelles: Ancien Président de la Chambre de Commerce Française au Canada.Ancien Vice-Président de l\u2019Alliance Française de SYDNEY.Associations: Club St-Denis, Montréal.Australian Club, Sydney, (Australie).Cercle de l\u2019Union Interalliée, Paris, Royal St.Lawrence Yacht Club, Mount Royal Club, Montréal.Religion: Catholique.État civil: Marié à Lucienne Gardet le 6 juin 1944, fille de Lucien Gardet et de Victoria Gauthier.Trois enfants, Sophie, Christophe et Magali.Résidence: 1444 Redpath Crescent, Montréal (Québec).Tél.844-6720.Bureau: 35è étage, Tour de la Bourse, Montréal (Québec).Tél.866-8712.203 Bernard H.JEAN Vice-président, ventes Peinture Internationale (Canada) Limitée Vice-président, ventes: PEINTURE INTERNATIONALE (CANADA) LIMITEE -International Paints (Canada) Ltd.Né à Régina, Saskatchewan, le 22 décembre 1921, fils de Stanislas et de Céline Jean.Études: Primaires, Holy Rosary School, Régina ; secondaires, Campion College, Régina.Carrière : Au service d\u2019international Paints (Canada) Limited comme gérant général, division des provinces de l'Ouest, Régina, Saskatchewan ; vice-président, ventes, Montréal, Québec.Service militaire dans l\u2019Aviation Royale Canadienne (RCAF) mai 1942-septembre 1945.Associations : Ancien marguillier, paroisse «Our Lady of Fatima», Saint-Laurent, Québec ; ancien président, «Maple Leaf Lions Club», Régina, Saskatchewan.État civil : Marié à Lois Boudreau le 31 août 1946, fille de W.J.et de Muriel (Hughes) Boudreau.Six enfants : Laurent, Michel, Paul, Suzanne, Marie-Anne et Renée.Loisirs : Ornithologie.Affiliation politique : Libéral.Religion : Catholique romain.Résidence : 474, Place Oakville, Dol-lard-des-Ormeaux, (Québec).Bureau : 6615, avenue du Parc, Montréal, (Québec).204 Pierre Jean-Hubert JEANNIOT Premier vice-président Marketing et Planification Air Canada Premier vice-président, Marketing et Planification; membre du Comité Exécutif: AIR CANADA.Président du Conseil d\u2019administration : Université du Québec à Montréal, depuis 1972.Membre du Conseil d'administration : CANAC Consultants Limitée.Membre du Conseil consultatif de l'Institut de Recherche sur les Transports: Université de Montréal.Né à Montpellier, (France), le 9 avril 1933.Études : Université Sir George Williams, baccalauréat ès sciences physiques et mathémathiques, 1956; Université McGill, études post-universitaires en gestion d\u2019entreprise.Carrière : Sperry Gyroscope Company of Canada, Ingénieur électronique, 1952-1955; Air Canada, Génie du contrôle de la qualité, 1955-1956 ; Adjoint au Surintendant de la qualité, 1956-1958 ; Chef des méthodes de qualité, 1958-1962 ; Chef de la recherche opérationnelle, 1962-1965 ; Surintendant des systèmes administratifs au sein du département de l\u2019entretien, 1965-1968 ; Directeur des systèmes administratifs et de la recherche opérationnelle, 1968-\t1969 : Université du Québec, Vice-président aux communications, 1969-\t1970 ; Vice-président et Coordonnateur général de la planification, 1971-1973 (Air Canada).Fonctions para-professionnelles : La Société française de recherche opérationnelle; The Institute of Management Sciences ; La Société canadienne de Recherche opérationnelle; The Airline Group of the International Federation of Operational Research Societies ; L'Association canadienne de l\u2019Informatique.Associations: Membre : Club Saint-Denis, Mount Stephen Club.Résidence: Ville Mont-Royal (Québec).Bureau: 1, Place Ville-Marie, Montréal, (Québec) H3B 3P7.205 Principal et Vice-Chancelier: McGILL UNIVERSITY.Né à Sudbury (Ontario), le 28 juin 1941, fils de Lloyd A.Johnston et Dorothy Stonehouse Johnston.Études: Sault Collegiate Institute; Harvard University (A.B.magna cum laude 1963); University of Cambridge (LL.B.1965); Queen\u2019s University (LL.B.1966).Carrière: A enseigné le droit aux universités Queen\u2019s (1966-1968), Toronto (1968-74) et Western Ontario où il était doyen de la faculté de droit (1974-1979).Nommé principal et vice-chancelier de l\u2019Université McGill à partir du 1er septembre 1979.Admis au barreau de l\u2019Ontario en 1969; arbitre, Commission de l\u2019arbitrage du travail de l\u2019Ontario 1971-1979; commissaire, Commission des valeurs mobilières de l'Ontario 1972-1979; président, Commission d'enquête sur les hôpitaux de l\u2019Ontario 1974; président, Comité de doyens de droit de l\u2019Ontario 1976-1978; président, Comité des doyens de droit du Canada 1977- David L.JOHNSTON Principal et Vice-Chancelier McGill University 1978; président, Comité consultatif conjoint des hôpitaux et du ministère du travail de l\u2019Ontario 1977; membre, Comité de rédaction d'une nouvelle législation sur les valeurs mobilières de l'Ontario 1978.Auteur et co-auteur de nombreux articles, commentaires, chapitres et rapports.Livres: Computers and the law (ed.) 1968; Canadian Securities Regulations, 1977 et supplément 1979; Canadian Companies and the Stock Exchanges (en collaboration avec R.Forbes) 1978; Closely held companies in Canada (en collaboration avec F.lacobucci) 1980.Associations: Membre, Association canadienne des professeurs de droit; membre, American Association of Law Teachers; membre, Middlesex Law Association (1974-1979); membre, Harvard Alumni Association (directeur 1973-1976).État civil: Marié à Sharon Downey, le 29 août 1964, fille de Reed et Joan Durling Downey.Cinq filles: Deborah, Alexandra, Sharon, Jenifer et Catherine.Loisirs: Ski, patinage, jogging, lecture (All-American Hockey Team 1962 et 1963).Religion: Anglicane.Club: University Club, Montréal.Bureau: Pavillon F.Cyril James, 845 ouest, rue Sherbrooke, Montréal, P.Q.H3A 2T5.Tél.: (514) 392-5347.206 Frederick R.KEARNS Président et chef de la direction La Société Canadair Limitée Président et chef de la direction: LA SOCIETE CANADAIR LIMITEE.Depuis le mois de janvier 1965, Monsieur Frederick R.Kearns est président et chef de la direction de la Société Canadair Limitée.Entré dans cette entreprise en 1949, il fit carrière dans le service des finances où il est passé de chef de la comptabilité analytique à vice-président et contrôleur.En 1960, il était nommé vice-président directeur, ventes et finances et, en 1961, faisait partie du conseil d\u2019administration.En 1963, il devenait vice-président directeur de Canadair et, deux ans plus tard, occupait son poste actuel.Monsieur Kearns est également membre de la Chambre de Commerce du Canada, de la Chambre de Commerce de Montréal et de la Chambre de Commerce Canado-Allemande.Il est membre du conseil de l'Institut des relations industrielles du Québec et siège au conseil des gouverneurs de L\u2019Association canadienne de l\u2019Amérique latine.Il fait aussi partie du conseil d'administration et du conseil de direction de la Société Asbestos Limitée.Entre octobre 1974 et septembre 1975, il fut président de L\u2019Association des industries aéronautiques du Canada et, de 1957 à 1960 administrateur de l\u2019Institut des cadres financiers dont il reste toujours membre.M.Kearns est de nationalité canadienne, né à Quyon au Québec, où il étudia à l'école St.Mary.En 1940, il était engagé par le ministère de la Défense nationale et, en 1942, servait comme pilote de chasse à l\u2019escadrille 443, en Europe.Après sa démobilisation en 1945, il fréquenta la faculté de commerce de l\u2019Université McGill dont il fut diplômé en 1949.M.Kearns a épousé Elizabeth Black, de Montréal, lis ont cinq enfants et habitent à Montréal, au Québec.M.Kearns fait partie du Royal Montreal Golf Club, du Royal Ottawa Golf Club, du Mount Royal Club, du Wings Club de New York et du Mid-Ocean Club aux Bermudes.207 Roger LACHAPELLE Président du Conseil La Distillerie Meagher Limitée Président du Conseil, LA DISTILLERIE MEAGHER LIMITEE.Administrateur: Association des Distillateurs Canadiens, Morgan Trust Co., BNP Canada Inc.Né à Montréal, (Québec), le 5 avril 1925.Études: Lachine High School, Lachine Québec ; Sir George Williams College, Montréal ; Université McGill, Montréal.Carrière : Au service de la C.A.R.C.de 1943 à 1945 ; Transparent Paper Products Limited : Secrétaire-trésorier, 1949-60; Vice-président, 1960-66; Président et chef de direction 1966.La Distillerie Meagher Limitée : Président et chef de direction depuis 1967.Associations: Membre de la Chambre de Commercede Montréal; Club Richelieu (Montréal), Club St-Denis, Club Forest & Stream, Club Seignory, Club St.James.État civil: Marié à Jeanne Carey.Quatre enfants : Marc, Robert, Lucie et Josée.Loisirs: Lecture, ski et pêche.Résidence : 11807, rue De Meulles, Montréal, (Québec) H4J 2E4.Bureau: 950, chemin de l\u2019Adacport, Montréal, (Québec) H3C 3W5.208 Paul LACOSTE Recteur Université de Montréal M.Paul Lacoste est né à Montréal le 24 avril 1923.Il a fait ses études secondaires au Collège de Montréal et a obtenu son baccalauréat ès arts, sa licence en philosophie et sa licence en droit à l\u2019Université de Montréal.M.Lacoste a été boursier de l\u2019Université de Chicago et du Gouvernement français.Il est devenu docteur de l\u2019Université de Paris en 1948.M.Lacoste est recteur de l\u2019Université de Montréal depuis le 1er juin 1975, après avoir été vice-recteur de cette institution de 1966 à 1975.Il est aussi professeur titulaire au Département de philosophie de cette université et avocat.Il est président de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française ainsi que du Mouvement canadien de la responsabilité scientifique.Il est membre des conseils d\u2019administration de l\u2019Ecole polytechnique, de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal et de l\u2019Association of Commonwealth Universities.Il est un ancien président de la Conférence des recteurs et des principaux du Québec ainsi que de l'Association des universités et collèges du Canada.M.Lacoste a été professeur invité à la Faculté de droit de l'Université de Montréal de 1962 à 1970 et il a exercé la profession d'avocat de 1964 à 1966.Il a été animateur et commentateur à la Section des affaires publiques de la Société Radio-Canada de 1956 à 1963, membre du Conseil supérieur de l\u2019éducation du Québec de 1964 à 1968, de la Commission royale d\u2019enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme de 1965 à 1971 (se- crétaire conjoint de 1963 à 1965), du Conseil de la Ville de Montréal et du Conseil de la Communauté urbaine de Montréal de 1970 à 1974 et du Conseil des universités du Québec de 1969 à 1977.Il a été administrateur d'autres institutions publiques et il a rempli de nombreuses missions à l\u2019étranger.On lui doit de nombreux articles sur les problèmes de l\u2019éducation.Il a publié plusieurs ouvrages en collaboration, notamment Justice et paix scolaire (1962), A Place of Liberty (1964), Principes de gestion universitaire (1970), L'Education permanente et l'université québécoise (1975), Education permanente et potentiel universitaire (1977).Il est aussi l\u2019auteur de l\u2019Université de Montréal: ses orientations, ses composantes et ses relations avec la société (1976).De 1973 à 1976, il a participé au programme conjoint UNESCO-AIU (Association internationale des universités) d\u2019études sur l\u2019enseignement supérieur.M.Lacoste est officier de l\u2019Ordre du Canada et docteur en droit \"honoris causa\" de l\u2019Université McGill et de l\u2019Université de Toronto.En 1973, il a épousé Louise Marcil, Ph.D., professeur adjoint à l'Université de Montréal.Il a une fille, Hélène, avocat.209 Président: JACQUES LAFERTE LTEE, commerce de bois et matériaux de construction, fondé en 1960.Président des compagnies de matériaux suivantes: Jacques Laferté Ltée, Laferté & Letendre Ltée, Laferté & Léger, Matério Plessis Ltée, Isolation Jacques Laferté Ltée, Les Armoires Laferté (1978) Ltée.Président ex-officio du groupe d\u2019achat B.M.R., Président-fondateur de Sol-Expert.Né à Drummondville, (Québec), le 21 octobre 1931, fils de Gérard Laferté et de Marie-Rose Chartrand.Études: Collège St-Frédéric, Mont Saint-Louis, St-Michael College, Vermont.Carrière: A son entrée dans le monde des affaires en 1950, il travaille pour un commerce de bois et matériaux de construction ayant déjà appartenu à son grand-père J.A.Laferté.Jacques Laferté décide en 1960 d'ouvrir son propre commerce sous le nom de Jacques Laferté Ltée situé au 1650 Jacques LAFERTÉ Président Jacques Laferté Ltée boul.Lemire, à Drummondville, continuant ainsi la 3e génération dans ce même commerce.En 1969 il achète avec son comptable un centre de rénovation à la Présentation.En 1977, il devient co-propriétaire de Matério Plessis.Associations: Il est présentement Président fondateur de Sol Expert.Il fut Président du groupe d\u2019achat B.M.R.Il a été fondateur du groupement d'achat Matreco à travers le Canada et par la suite, il fut nommé Président de ce groupement.Il fut Président de la Jeune Chambre, du Club Richelieu.Directeur: Club de Golf et Curling de Drummondville, Chevalier de Colmb.Vice-Président de l'Association des Détaillants du Bois de Québec.Loisirs: Golf, ski, lecture, voyage.État civil: Marié à Mabel Perreault, le 13 février 1954, fille d\u2019Eddy Perreault et d\u2019Eva Thibault.Un fils: Louis-Jacques.Trois filles: Marie-Chantal, Nathalie et Guylaine.Résidence: 385, Chemin du Golf, Drummondville, (Québec).Bureau: 1650 Boul.Lemire, Drummondville, (Québec).Tél.: 478-2582.210 Claude LALIBERTÉ Président-directeur général de la Société d'énergie de la Baie James Administrateur d'Hydro-Québec Président-directeur général de la SOCIÉTÉ D'ÉNERGIE DE LA BAIE JAMES.Administrateur d'HYDRO-QUÉBEC.Claude Laliberté est né à Québec en 1939.Il fait ses études classiques au Collège des Jésuites de sa ville natale où il obtient son Baccalauréat ès Arts, en 1958.Il s\u2019inscrit alors en génie civil à l'Université Laval de Québec.En 1963, il est diplômé de cette institution à titre de bachelier ès sciences.De 1963 à 1965, il se spécialise en hydraulique à l\u2019Université Berkeley de Californie et revient au Québec détenteur d\u2019une maîtrise.Monsieur Laliberté commence sa carrière comme ingénieur d\u2019étude au Laboratoire d\u2019hydraulique Lasalle.En 1978, il se joint à la firme d'ingénieurs-conseils Acres Quebec Ltd où il collabore au projet de Churchill Falls en tant qu\u2019ingénieur, Génie et construction.De 1971 à 1977, M.Laliberté est ingénieur senior chez Rousseau, Sauvé, Warren et Associés.Sa participation aux activités de la Société d\u2019énergie de la Baie James remonte à janvier 1973 alors qu\u2019il est délégué par cette firme à la SEBJ, comme Chef de service Avant-projets.En septembre 1977, le gouvernement québécois le nomme directeur général d\u2019Électricité et Énergies nouvelles à la Direction générale de l\u2019Énergie.Mais dès le 1er octobre 1978, il revenait à la Société d\u2019énergie comme président-directeur général.Il est le premier à être nommé en vertu de la Loi 41.M.Laliberté est aussi administrateur d'Hydro-Québec.Il est membre de l\u2019Ordre des ingénieurs du Québec ainsi que du Conseil canadien des ingénieurs.Il est également membre de la Chambre de Commerce du Québec.Durant ses heures de loisirs, M.Laliberté s'adonne à différents sports, tennis, ski, natation, de même qu\u2019à la lecture.C\u2019est aussi un mélomane.Marié en août 1965 à Nicole Bédard, il est père de deux fils: Eric, douze ans et François, neuf ans.211 Gérard LAMARCHE Directeur général Régie de la Place des Arts Gérard Lamarche est né à Montréal le 27 septembre 1918.Diplômé de l\u2019Ecole d\u2019Administration de Banff, rattachée à l\u2019Université de la Colombie-Britannique, il fait ses études classiques au Collège Jean-de-Brébeuf et des études spéciales de philosophie à l\u2019Université de Montréal.Il étudie également à l\u2019American Management Society de New York.Au cours de la Seconde Guerre, il fait partie du Régiment de Maisonneuve à titre de lieutenant et est adjudant au CEOC du Collège Jean-de-Brébeuf.Après la guerre, Gérard Lamarche entre à Radio-Canada où il occupe successivement les postes de directeur de Radio-Collège, directeur des programmes du réseau français de radio, directeur des programmes des réseaux français de radio et télévision et directeur général de la Division du Québec et des réseaux français de radio et télévision.Il a également été professeur à la Faculté des Sciences sociales de l\u2019Université Laval pendant cinq ans (sessions d\u2019été).Depuis 1964, il occupe le poste de directeur général de la Régie de la Place des Arts.Il fut membre du Conseil d\u2019administration de la Société des festivals de Montréal, du Conseil d\u2019administration de l\u2019Alliance française, conseiller artistique et administratif de Terre des Hommes, membre du Comité exécutif de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal et administrateur délégué de l\u2019Opéra du Québec.Monsieur Lamarche est actuellement membre du Conseil d\u2019administration de la Conférence canadienne des arts, du Conseil d\u2019administration de l\u2019Office des congrès et des visiteurs du Grand Montréal de l\u2019Association des directeurs de théâtre et de l\u2019International Society of Performing Arts Administrators.Monsieur Lamarche fut nommé membre de l\u2019Ordre du Canada en octobre 1977.Gérard Lamarche est marié à Thérèse Lachapelle et père de deux fils, André et Robert.Bureau: Place des Arts, 1501, rue Jeanne-Mance, Montréal, Québec H2X 1Z9 Tél.: 842-2141 212 Président du conseil et Président: LAVALIN INC.Président et/ou Administrateur des filiales de Lavalin Inc.: Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Associés, Inc., Fenco Consultants Ltée, Petrotech Lavalin Inc., Partec Lavalin Inc., Geocon Ltée, Photosur Inc., Hydrogéo Canada Inc., Ebastec Lavalin Inc., Lavalin International Inc.Administrateur des compagnies suivantes, associées à Lavalin Inc.: Bureau d\u2019Etudes de Lignes de Transport Inc., Cana-trans Inc.et Nucléotec Inc.Né à Chicoutimi (Québec), le 6 août 1931; fils d\u2019Emile Lamarre (décédé) de Jonquière, Québec et de Blanche Gagnon de Jonquière, Québec.Instruction: 1944-48, Matriculation Senior, Diplôme en Sciences; Collège Mont-Saint-Louis, Montréal; 1948-1952, Bachelier en Sciences Appliquées (B.Sc.A.); Ingénieur Civil; Ecole Polytechnique de Montréal; 1952-1955, Maîtrise ès Sciences en génie (M.Sc.); Imperial College of Science and Technology de Londres, Angleterre, D.I.C.; Cours post-universitaires en structures et en sols; 1953, Société STUP, Paris, France; Stagiaire (6 mois); 1958-1959, Cours d'extension en génie sanitaire; Ecole Polytechnique de Montréal; 1975, \"Fellow\" de l\u2019Institut Canadien des Ingénieurs.Expérience: 1955-1962, Lalonde et Valois, Ingénieurs-Conseils; successivement: ingénieur des sols, ingénieur en structure, ingénieur de projets pour les travaux publics; 1960-1962, ingénieur en chef; 1962-1972, associé de la société Lalonde, Valois, Lamarre, Valois & Bernard LAMARRE, M.Sc., D.I.C., F.I.C.I.Président du conseil et Président Lavalin Inc.Associés, a dirigé la plupart des projets de cette société, entre autres la Route Transcanadienne à Montréal, l\u2019Estacade, le Pont-Tunnel L.H.Lafontaine; Président du conseil d'administration de Lavalin International Inc.; 1972 à ce Jour, Président de Lavalin Inc.Associations: Institut Canadien des Ingénieurs; Ordre des Ingénieurs du Québec, Ontario et Nouveau-Brunswick; Association des Ingénieurs-Conseils du Canada; Association des Routes et Transports du Canada; American Society of Civil Engineers; Association Canadienne de Normalisation; Association Internationale des Ponts et Charpentes; Prestressed Concrete Institute; American Concrete Institute; British Concrete Institute; Chambre de Commerce du District de Montréal, Chambre de Commerce Française du Canada.Publications: 1955, Thèse sur le comportement plastique du béton; 1956, Article sur le comportement plastique du béton armé; Revue \"L'Ingénieur\" de Montréal; 1965, Article sur les voies rapides de Montréal; Institut des Ingénieurs du Canada; 1966, Description des caractéristiques de l\u2019Estacade; Engineering Journal of Canada; 1967, Emploi du Béton précontraint dans les voies rapides de Montréal \u2014 Prestressed Concrete Institute; 1970, Intégration et Systématisation dans les études de Transports; Vlème Congrès Mondial de la Route - 1970.Egalement plusieurs conférences.Distinctions: 1952, Boursier Athlone, par l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal; 1975, \"Fellow\" de l'Engineering Institute of Canada (F.E.I.C.).État civil: Épousa Louise Lalonde Lamarre, le 30 août 1952; fille de Jean-Paul Lalonde, a deux fils (Jean et Philippe) et cinq filles (Christine, Lucie, Monique, Michèle et Mireille).Clubs: Club Mont-Royal, Club St-Denis, St-James Club of Montreal, Club Laval sur le Lac, Seignory Club Inc.Résidence: 4850, Cedar Crescent, Montréal, Québec H3W 2H9.213 M \u2022'.\u2022\u2022Vv-.V.V-.' s Jacques LANDRY Directeur général adjoint Radio-Télévision française Société Radio-Canada Directeur général adjoint : RADIOTELEVISION FRANÇAISE, SOCIETE RADIO-CANADA.Né à Sherbrooke, (Québec), en 1924, fils de Germain Landry et de Claudia Coll.Études : Séminaire de Sherbrooke et Faculté des Sciences sociales à l\u2019Université Laval.Carrière: Pendant ses études, il participe à de nombreuses émissions radiophoniques au poste CHLT, comme annonceur, rédacteur, organisateur, animateur, et il s\u2019adonne au journalisme étudiant.En 1946, il est co-fondateur et directeur à plein temps de «Vie étudiante*.A l\u2019Université Laval, il fait partie de la rédaction du «Carabin».Pendant les vacances, il est annonceur au poste CBV de Québec.En 1950, au terme de ses études universitaires en relations industrielles, il entre au bureau du personnel d\u2019une importante usine de textiles à Magog, d\u2019où il est muté, en 1952, au siège social de la compagnie à Montréal.Il participe à quelques émissions radiophoniques de Radio-Canada comme animateur de la série «L\u2019Age de raison» pour l\u2019Ecole des Parents et auteur d\u2019une enquête sur «Les enfants de tout le monde».En 1954, il devient réalisateur à la télévision de Radio-Canada.Ses principales réalisations : «Conférence de presse», «Les Idées en marche» (qu\u2019il a lancées à la TV).Il met aussi sur pied des séries sur les romanciers canadiens, sur l\u2019art canadien et sur le théâtre.En 1956, il devient directeur adjoint, puis, en 1965, directeur des programmes de télévision ; en avril 1970, directeur de la Télévision et, en novembre 1972, directeur général adjoint de la Radiodiffusion française à Radio-Canada.Il fut l\u2019un des fondateurs en 1964 et président de la Communauté des télévisions francophones de 1971 à 1973.Il siège à l\u2019Ecole nationale de théâtre.Il en fut l\u2019un des vice-présidents du Conseil d\u2019administration.Il est membre-fondateur et délégué de Radio-Canada au Conseil international des radios-télévisions d\u2019expression française.État civil: Marié à Suzanne Lacerte et père de cinq enfants.Bureau: 1400 est, boulevard Dorchester, Montréal, (Québec).214 Me Jean Braun LANGELIER, c.r.Vice-président secrétaire et avocat-conseil général BP Canada Inc.Vice-président, secrétaire et avocat-conseil général: BP CANADA INC.Secrétaire: BP Pétroles Limitée, BP Canadian Holdings Limited, Les Immeubles BP Limitée, British Petroleum Investments CompanyLimit-ed.Président du Conseil d\u2019administration: Restaurants Châtelaine Limitée.Né à Québec, le 31 août 1925, fils de Braun Langelier, c.m., et de Jeanne Pelletier, et petit-fils de feu Sir François Langelier, K.C.M.G., Juge en Chef de la Cour Supérieure et Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, et de feue Lady Langelier.Études: Université d'Ottawa, bachelier ès Arts avec spécialisation en économie politique, sciences politiques, littérature anglaise et française; McGill University, b.c.l.; cléricature en droit avec le Très Honorable J.L.Ilsley, c.p., de l\u2019étude légale Ralston, Ilsley, Duquet & MacKay.Carrière: 1951 à 1953, conseiller spécial responsable de la négociation des contrats ainsi que de l\u2019élaboration et de la mise en oeuvre de la politique d\u2019achat auprès du bureau du conseiller financier du Ministère de la Production de Défense et auprès du Très Honorable C.D.Howe, c.p.; 1953 à 1956, directeur général et chef de la mission d\u2019achat en Europe du Ministère de la Production de Défense et négociateur en chef pour le Ministère de la Défense Nationale dans tous les pays de l'Otan ainsi que conseiller spécial auprès du Général Commandant de l\u2019aviation canadienne en Europe sur les questions de logistique; 1956-1957, conseiller spécial, questions légales et contractuelles, Ministère de la Production de Défense, et adjoint spécial du directeur général de la Division de la production aérienne; 1957 à 1966, associé de l\u2019étude légale Duquet, MacKay, Weldon et Associés, de Montréal, se spécialisant en droit commercial, corporatif et en relations de travail; le 1er Juin 1966, il entre au service du groupe BP au Canada en tant que secrétaire et avocat-conseil général; il a été nommé Conseil en loi de la Reine en 1968.Associations: Membre: Barreau de la province de Québec, Barreau du Canada, Association des Chefs de Contentieux du Canada, McGill Law Graduates Society, Association de droit international, branche canadienne, Montreal Board of Trade; (1974-.), avocat-conseil, Chambre de Commerce de la province de Québec, Chambre de Commerce de Montréal, Chambre de Commerce du Canada; (1979-.), membre du conseil d\u2019administration, Chambre de Commerce Française au Canada; The Canadian Club, Le Club Laval-sur-le-Lac, Saint James\u2019s Club; (1976-.), Bureau des Gouverneurs, Ecole Nationale de Théâtre.État civil: Marié à Denise Colcombet.Un enfant: Luz.Résidence: 551, avenue Davaar, Outremont H2V 3A7.Bureau: 1245 ouest, rue Sherbrooke, Suite 2000, Montréal H3G 1G7.215 4M Roger P.LANGLOIS Directeur de l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal Directeur de l\u2019ECOLE POLYTECHNIQUE de Montréal (fondée en 1873).Né à Montréal, (Québec), le 5 avril 1922, fils d\u2019Edgar et d\u2019Henriette Langlois, née Prendergast.Études universitaires: Cours d\u2019ingénieur à l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal, maîtrise au Massachusetts Institute of Technology.Diplômes obtenus: Ecole Polytechnique de Montréal, B.Sc.A., 1946; Massachusetts Institute of Technology, M.Sc., 1953.Carrière: Ingénieur, BGL Construction Limitée, 1946-1947; Ecole Polytechnique de Montréal: assistant au laboratoire d\u2019électronique, 1947-1951, assistant professeur et professeur agrégé au département de génie électrique, 1952-1963; Président du Comité d'organisation de l'Ecole normale de l\u2019enseignement technique à Montréal, ministère de la Jeunesse, Gouvernement du Québec, 1963-1964; Directeur de l\u2019Ecole normale de l'enseignement technique, 1964-1969; Vice-doyen des Sciences, Université du Québec à Montréal, 1969-1970; Directeur de l\u2019E- cole Polytechnique de Montréal, 1970.Fonctions para-professionnelles: Président, Comité des Doyens de génie et de sciences appliquées du Québec.Associations: Institut Canadien des ingénieurs, Ordre des ingénieurs du Québec, Institute of Electrical and Electronics Engineers, American Society for Engineering Education, Association nucléaire canadienne (membre du Conseil de direction).Loisirs: Ski, golf.État civil: Marié à Suzanne Laurendeau, le 21 septembre 1946, fille d\u2019AI-déric et de Françoise Laurendeau, née Panet-Raymond.Six enfants.Résidence: 270, avenue Outremont, Outremont (Québec).Tél.: (514) 272-1219.Bureau: Ecole Polytechnique de Mont-tréal, Campus de l\u2019Université de Montréal, 2500, chemin de Polytechnique, Montréal (Québec).Tél.: (514) 344-4943.216 , s ; * \u2022 \u2022 \u2022
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