Le soleil, 4 mai 1972, jeudi 4 mai 1972
[" INTERETS MENSUELS SUR PLACEMENTS DE 3, 4, 5 ans 1135 ch.St-louis, Quebec - 681-0277 ?68 PACES LE SOLE II QUEBEC, JEUDI 4 MAI 1972 PRIX QUINZE CENTS 76e ANNEE \u2014 No 109 Secteur de Saint-Jean-Vianney La technique et la nature ont empêché la répétition de la nuit du 4 mai 1971 Par PAUL LONGPRE de la Presse Canadienne La technique et la nature auront réussi à empêcher le sol instable de Saint-Jean-Vianney de menacer la vallée de la majestueuse Saguenay, un an après la nuit .d'apocalypse du 4 mai 1971 où 31 personnes étaient englouties dans un glissement de quelque 15 millions de verges cubes de glaise et de sable- Tel est du moins l'avis du Dr Pierre Larochelle.professeur titulaire en génie civil à l'université Laval et coordonnateur des travaux géotechniques qui se poursuivent toujours sur ce qui restera pour un bon bout de temps encore un chantier d'étude des \"argiles sensibles\".Les travaux de la mission technique mise sur pied l'an dernier par le ministère des Richesses naturelles devaient permettre de découvrir au cours de l'été dernier un peu au nord du lugubre \"trou de Saint-Jean\", un système géologique du même genre, mais dix fois plus important, qui aurait pu mettre en danger tous les habitants de la vallée.Il s'agit d une poche de sable contenant pas moins de 138 millions de gallons d'eau.Une digue naturelle d'argile sert de bouchon à ce réservoir souterrain.TRANCHEE Au cours de l'hiver, la mission technique décidait de creuser une tranchée de plusieurs centaines de pieds de longueur entre le site du glissement du 4 mai, maintenant presque rempli par les bulldozers, et ce \"système\".Un printemps plutôt froid a amené une fonte progressive des neiges et cet ouvrage permet aux ingénieurs de contrôler l'égouttement de cette poche Autres textes et photos aux pages 2 et 20 vers la rivière Petit-Bras ou s\u2019étaient engouffrées l'an passé sept familles avec tous leurs biens.Quant à la rivière, un mince filet d'eau que le glissement a transformé en un canyon dangereux à cause de ses berges escarpées et argileuses, des travaux de génie de plus de $2 millions ont réussi à en stabiliser le lit.Il a fallu y déposer des milliers de tonnes de roc emprisonné dans des cages métalliques appelées \"gabions\".Ces derniers ont deux effets: solidifier le lit et les berges et contrôler le débit de l'eau pour prévenir l'érosion.\"SOUS CONTROLE\" \"On peut donc dire que la situation est sous contrôle à tous points de vue\", déclarait hier le professeur Larochelle, rejoint à son domicile de Québec.Selon lui, il n'y a pas lieu de craindre pour la vallée du Saguenay et encore moins pour la partie de Shipshaw qui n'a pas été évacuée.Pour les prochains mois, on n'envisage que des travaux mineurs, bien que la surveillance des mouvements du sol se poursuivra.Ce drame aura nécessité entre-temps Kexode de 1,888 personnes qui habitaient Shipshaw et Saint-J ean-Vianney, deux villages jumeaux situés à une dizaine de milles de Chicoutimi.Ce dernier village est maintenant rayé de la carte.Shipshaw est amputé de plus de 2,000 acres, la moitié de la zone déclarée dangereuse par les spécialistes du MRN.Tous ces gens ne sont sans doute pas prêts d'oublier le cauchemar du 4 mai, même s'ils ont été réinstallés aux frais de l'Etat \u2014 une opération de plus de $7 millions, dans un nouveau quartier d'Arvida.Des étudiants contestent avec plus de vigueur le règlement numéro 7 D'autres abandonnent la lutte par Damien GAGNON La contestation étudiante contre l'article 31 du règlement numéro 7 se poursuit.Devant l'impossibilité de contrôler le groupe de manifestants, la direction de la régionale Jean-Talon a pris ce matin la décision de fermer toutes ses écoles cet après-midi pour ne pas mettre inutilement en danger la sécurité des élèves.Ce matin, plus de 1,500 étudiants de la polyvalente de Charlesbourg sont descendus dans la rue et la police locale a extrêmement de difficulté à maîtriser ces jeunes.On a demandé l\u2019aide de la Sûreté provinciale qui concentrerait plutôt ses effectifs au parlement ou une manifestation de plusieurs centaines d'étudiants est toujours possible.On parlait même de cet après-midi.A l'école polyvalente de Charlesbourg, les manifes- tants ont empêché les autobus scolaires de se rendre à l'école et ils en auraient endommagé une sérieusement.Par ailleurs, à Québec tout était calme ce matin alors que les élèves au niveau de chaque école ont voté sur l\u2019acceptation ou le rejet d'un horaire semaine de travail.\t_ Des directions d'écoles nous ont cependant déclaré qu'ils ne pouvaient dire si les manifestations étaient terminées.L'action des étudiants demeure imprévisible et l'on s'attend à un débrayage cet après-midi au niveau de certaines écoles.NE PLUS CONTESTER Par ailleurs, face au climat de mécontentement qui prévaut au sujet de l'article 31, du règlement numéro 7, l'exécutif étudiant de l'école secondaire Joseph - Fran-(Suite à la page 2, 4e col.) *»*«\u2022> * -\u2022 v H âmeËÊ~ -X .\u2022 .&.Ê1 dMBBm \"\">> y'm \u2018 U 1 Par le mur \u2014 \u2022 Plus de 235 caisses de cigarettes, estimées à environ $70,000 ont été volées, au cours de la nuit, dans un entrepôt de P.-A.Beaudoin, à Laurier-Station.Les voleurs ont percé un mur pour entrer dans l'établissement et s'emparer d'un camion après l'avoir chargé.(Nos informations, page 191 Allocations familiales Ottawa avait comploté l'échec du Québec, à Victoria (Morin) par Jean-Claude PICARD Le gouvernement fédéral a fait des pressions, aussi fortes que secrètes, auprès de la majorité des gouvernements provinciaux pour qu'ils rejettent la proposition du Québec concernant les allocations familiales, peu de temps avant l'ouverture de la conférence constitutionnelle de Victoria, en juin 1971.Le gouvernement dirigé par M.Pierre Elliott Trudeau, pour être bien sûr que son message serait compris, a même pris le soin de confier à un émissaire fédéral la tâche de transmettre, de main à main, aux premiers ministres ou aux ministres du Bien-être social concernés, les documents visant à détruire la position québécoise.Ces affirmations sont faites par M.Claude Morin, ancien sous-ministre aux Affaires intergouvemementales et membre de la délégation québécoise à la conférence de Victoria, dans un ouvrage qui sera publié au cours des prochains jours et qui s'intitule \"Le pouvoir québécois .\" M.Morin écrit ceci: \"Il arriva toutefois qu'à l'insu du Québec, Ottawa transmit (.) à toutes les provinces dites pauvres, soit toutes sauf l\u2019Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique, dans certains cas par les soins d'un haut fonc- i Autres informations, page 111 tionnaire fédéral, un texte attaquant les positions québécoises et \"prouvant\" combien financièrement tragiques pour elles celles-ci s'avéraient si on devait les accepter Chacun de ces documents était préparé \"sur mesure\u201d pour la province concernée et devait être remis soit à son premier ministre lui-même soit à son ministre du Bien-être social Le messager fédéral était chargé, si nécessaire, de fournir des explications supplémentaires dont on peut facilement s'imaginer quelles n'eurent rien de rassurant pour la province intéressée\".\"L'opération devait demeurer secrète et, à cette fin.elle fut discrètement conduite Malheureusement pour le gouver- nement fédéral, la délégation québécoise en fut informée à Victoria, pendant la conférence.Elle prit même connaissance d'un de ces textes qu'on espérait dévastateur et convaincant et qui avait été préparé par les soins d'Ottawa\".LA POSITION QUEBECOISE A LA FAÇON D'OTTAWA En fait, selon M.Morin qui qualifie cette manoeuvre de (Suite à la page 2, 1ère col.) Selon Cloutier et L'Allier Le Conseil supérieur de l'éducation n\u2019a pas à jouer le rôle d'arbitre par Vincent CLICHE Le ministre de l'Education, M.François Cloutier, et celui de la Fonction publique, M.Jean-Paul L'Allier, ont rejeté, hier après-midi, la proposition de la Corporation des enseignants du Québec (CEQ) visant à se servir du Conseil supérieur de l'éducation comme \"arbitre\" sur plusieurs points en litige dans les négociations en cours.Parlant devant la Commission parlementaire de la Fonction publique, le ministre Cloutier a déclaré qj'd n'est pas question de sortir des mécanismes établis pour ces négociations et que ce serait fausser le rôle du Conseil supérieur de l'éducation que de lui faire jouer un rôle d'arbitre.Pour sa part, le ministre L\u2019Allier a ajouté que le gouvernement s\u2019opposait A Autres informations, page 6 ce qu'il y ait quelque forme d'arbitrage que ce soit dans le conflit actuel concsr.nnt les 250.000 employés syndiqués des secteurs public et parapublic.LES MECANISMES Le ministre Cloutier a ex-(Suite A la page 2, 1ère col.) Lutte à la pollution des eaux Retard immense du Québec sur l'Ontario par Lise LACHANCE de notre bureau de Montreal Alors que l\u2019Ontario a obtenu $228 millions en prêts de la Société centrale d\u2019hypothèques et de logement pour combattre la pollution des eaux, de 1961 à 1971, le Québec n\u2019est allé chercher que $67 millions, soit plus de trois fois moins.Ces chiffres et d'autres que le ministre fédéral de l\u2019Fmvironnement, M.Jack Davis, a dévoilés hier devant 1,000 spécialistes des problèmes de pollution réunis en congrès, à Montréal, démontrent le retard immense du Québec sur sa province voisine en ce qui concerne l'écologie.Ainsi, a poursuivi en anglais le ministre: \u2014 les villes de Québec, Halifax et Saint-Jean sont les seules des 20 plus grandes régions métropolitaines du pays à n'avoir aucun traitement des eaux d'égout; \u2014 Montréal traite moins de 10 pour cent de ses eaux d'égout, tandis que Vancouver le fait à 50 p.c.et que Toronto traite toutes ses eaux usées.JUSQUE DANS LE BAS DU FLEUVE \"Urbaniser comme on le fait à Montréal, c'est courir au devant des problèmes a affirmé M.Davis.Et la pollution qui frappe Montréal ne se limite malheureusement pas à elle.Elle touche des dizaines de milliers de Québécois vivant en aval: les pêcheurs de Rivière - du - Loup, les propriétaires d'hôtels, motels, res- taurants et autres ressources du genre, aussi loin qu'à Matane et Baie-Comeau\".Aussi, à son avis, l'action à entreprendre dans la lutte a la pollution doit déborder le cadre local pour s\u2019étendre à la région.Il insiste sur ce point: il faut des études régionales suivies d'une action régionale, sur une échelle réaliste.\"Les habitants des grandes villes essaient d'arrondir les angles, de payer le moins possible.Mais ils Autres nouvelles à la page 15 le font aux dépens de quelqu'un.D'autres se retrouvent donc avec les pots cassés: ils doivent soit payer davantage pour assainir le Saint-Laurent, soit rater des chances qu'ils auraient si le fleuve coulait jusqu'à eux dans son état original et non pollué\".L'homme politique a souligné qu'il doit rencontrer bientôt son homologue au niveau provincial, le Dr Vic- tor Goldbloom, et qu'il espère pouvoir alors annoncer des mesures touchant le bas Saint-Laurent.\"Le gouvernement fédéral peut aider les provinces, a-t-il dit.Il a les experts en sciences biologiques et en génie qui lui permettent de le faire.\" REMEDES Pour hâter la solution au problème de la pollution, les remèdes sont nombreux a souligné M.Davis.11 en a énuméré cinq: 1)\tcouper de moitié au moins le volume d'eau que chacun de nous utilise; 2)\tcesser d'employer dans nos maisons des substances chimiques comme les détergents; 3)\ts'assurer que les déchets industriels ne passent pas les frontières de 1 usine concernée; 4)\tséparer les eaux d égoût hygiénique des eaux de surface; 5)\tdévelopper de nouveaux procédés de traitement des cours d\u2019eau en mi-(Suite à la page 2, 3e col.) Thieu se rend à Hué Nouvelle rupture des pourparlers sur la paix au Vietnam, à Paris mmmmmimmmimmmm sommaire PARIS (AFP - UPI - Reuter) \u2014 Les Etats-Unis et le Sud-Vietnam ont encore une fois aujourd'hui suspendu les pourparlers sur la paix au Vietnam au moment où l'offensive des Nord-Vietnamiens semble redoubler d'efforts pour s'assurer des avantages décisifs sur le terrain.Par ailleurs, le président sud-vietnamien Nguyen Van Thieu s'est rendu aujourd'hui par avion dans la cité de Hué afin dé redonner du souffle aux défenseurs qui attendent l'assaut des forces nord-vietnamiennes et du Vietcong.Alors que Thieu quitte Saigon, les combats se rapprochent de cette ville.Des accrochages et des tirs de harcellement ont eu lieu aujourd'hui à l'ouest, au nord 'Autres informations, pages 53 et 651 et à l'est.Les forces communistes tentent de couper le ravitaillement de la capitale.Sur le front nord et dans les Hauts-Plateaux, les villes de Hué et de Kontum sont toujours sous la menace des forces nord-vietnamiennes et du Front national de libération.Depuis l'arrivée de Le Duc Tho, négociateur de premier plan pour le Nord-Vietnam, les yeux étaient tournés vers la Conférence de Paris, dans l'espoir d'y voir surgir une solution au conflit vietnamien.SURPRISE La décision américaine de rompre les négociations a surpris les observateurs, étant donné que les Etats-Unis et le Nord-Vietnam avaient semblé laisser la porte ouverte à un règlement éventuel au cours de la séance d'aujourd'hui.l.e délégué américain, William Porter, avait demandé la semaine dernière l'arrêt de l'offensive en cours au Sud-Vietnam comme preuve de bonne volonté des adversaires à la table des négociations.En reprenant la négociation qu\u2019il avait interrompue là.il y a plusieurs semaines, le délégué américain avait laissé planer la semaine dernière la menace d'une nouvelle interruption si cette preuve de bonne volonté n'était pas donnée.Cette demande a été catégoriquement rejetée à la séance d'aujourd hui par le délégué nord - vietnamien, Xuan Thuy, qui a affirmé que les accusations américaines sur \"l\u2019invasion du Sud-Vietnam par le Nord et la violation de \"frontières internationale\", relèvent de l'imagination.Xuan Thuy a élevé une protestation énergique \"contre la suspension de la conférence et a demandé quelle \"poursuive ses travaux normalement.\" En quittant la salle de conférence, à l'issue de la 149ème séance.M.William Porter, chef de la délégation américaine, et l'ambassadeur sud-vietnamien, M.Pham Lam, avait dit à la partie communiste:\t\"Nous ne voulons pas fixer une date pour la prochaine réunion\".M.Porter a ajouté pour sa part: \"Ne croyez pas que cette décision est basée exclusivement sur les résultats de la réunion d'aujourd'hui.Elle illustre l'absence totale de progrès\".M.Porter a précisé que cette décision illustre l'absence totale de progrès sur tous les plans.Cette dernière remarqua semble indiquer que les conversations secrètes ont également échoué.M.Le Duc Tho, membre du bureau politique de Hanoi, était arrivé dimanche dernier à Paris pour entreprendre des conversations secrètes et on pensait généralement qu\u2019il avait déjà rencontré des représentants américains.Arts et Lettres\t34 et 53 Annonces classées\t56 à 64 A Québec aujourd\u2019hui\t34\t Bandes dessinées\t65 Bridge\t60 Décès\t67 Documents\t20 Famille\t22 à 24 Economie-Finance\t27 à 30 Horoscope\t57 Mot mystère\t56 Mots croisés\t38 Patron\t5» Sport\t35 à 46 Télévision\t66 Nuageux avec bruine aujourd'hui, Cette nuit : s'é- Lclaircissant.Demain :\ten- soleillé et quelques périodes nuageuses.Min.: 35, max.: (Détails à la page 87) Agriculture \u2014 Un plan de développement propose au gou vernement québécois la consolidation du secteur agricole rentable.Par ailleurs, le ministre Toupin a reçu du gouvernement fédéral une réponse aux critiques qu'il venait de formuler à son endroit.\u2014 page 3 et 26 En anglais s.v.p.\u2014 Les maires du canton de Chichester, au Québec, refuseront toute correspondance de Québec qui ne leur sera | pas adressée en anglais, langue majoiitaire dans la région \u2014 page 11 I CONSOLATION ipipfe Une jeune fille tente de consoler sa mère dont le mari, un mineur, est encore emprisonné dons une mine d'argent à Kelloqg.Idaho Déjà, les secouristes ont sorti 24 cadavres et 58 mineurs manquent encore à l'appel a la suite de l'explosion meurtrière.\t(Téléphoto PA) (Nos informations, page 67) t ê *\tI\t} 7 it\tQuébec, Le Soleil, jeudi 4 moi 197?Appareil révolutionnaire anti-pollution adaptable à toutes les automobiles MARSEILLE (AFP) \u2014 Deux ingénieurs marseillais viennent de mettre au point un appareil anti-pollution qui peut s'adapter sur toutes les voitures.L'appareil, qui est logé près du carburateur, est un réservoir contenant un mélange d\u2019eau et de glycol, aspiré par une pompe électrique et débouchant dans le carburateur.Cette opération se fait par admission du melange lans le carburateur avant l'arrivée aux cylindres.Cette eau est ensuite sou- mise à la compression du piston.Cette dernière transforme l'eau en vapeur sèche et ! explosion du carburant entraine la décomposition de l'eau en hydrogène et oxygène L'oxygène ainsi libéré est absorbé par le carbone non brûlé de l'explosion.Dans le même temps, l'hydrogène résiduel entraine la descente du piston et augmente ainsi la puissance du moteur.Les résultats de l\u2019expérience ont permis, affirment les inventeurs, d'obtenir une combustion complète sans rejet de vapeurs toxiques dans l'atmosphère.Allocations familiales .(Suite de la première page) \"chantage grossier\", le document fédéral visait essentiellement à faire miroiter des pertes financières pour les provinces déjà pauvres si les participants à la conférence acceptaient telle quelle la proposition québécoise qui était d'insérer dans la constitution la primauté législative des provinces en matière d'allocations familiales.On sait que cette proposition ne fut pas acceptée telle quelle dans la Charte de Victoria et que le gouvernement québécois invoqua ce passage de la Charte pour la rejeter en totalité, mettant ainsi un terme au processus de révision consitutionnelle.M.Morin explique ainsi quel était ce document fédéral transmis aux provinces: Le document exposait à sa façon les positions québécoi ses On y disait, entre autres choses: 1) combien de millions de dollars la province intéressée perdrait si on se rendait aux désirs du Québec, la perte provenant de la différence qui existait entre sa contribution à Ottawa et les versements reçus par ses résidents aux fins des allocations familiales et du supplément de revenu garanti: 2) le risque qu'il y avait à ce que le Québec et les provinces \"riches\" ne désirent profiter de la proposition québécoise et des transferts fiscaux et financiers quelle supposait pour instituer chez elles ces deux programmes, auquel cas Ottawa serait peu intéressé à les maintenir pour le reste du Canada (seulement 18% de la population) et serait donc conduit à les faire disparaître d'où pertes substantielles pour la province; 3) la possibilité bien évidente que le gouvernement fédéral voit fondre, dans ce cas, toute motivation à augmenter les allocations familiales, comme il y avait déjà songé et comme il l'avait annoncé\".Selon l'ancien sous-ministre, cette manoeuvre \"était grossière car elle tenait du chantage et propageait une fausse idée des position» du Québec\".Il ajoute qu elle visait en outre à diviser les provinces entre elles au cas où elles auraient été tentées d'accepter les positions québécoises.En fait, il avait été convenu, lors d'une réunion précédant la conférence de Victoria, que le Québec ferait connaître ses positions aux autres gouvernements provinciaux et qu'Ottawa ferait aussi connaître les siennes.Il arriva cependant que le gouvernement fédéral préféra plutôt démontrer à certains gouvernements provinciaux l'erreur qu'ils feraient d'accepter les positions québécoises.MAUVAIS PAS DE BGURASSA M.Morin affirme d'autre part que la demande d\u2019inclure la proposition québécoise dans la Charte de Victoria permettait de corriger une prétendue erreur du premier ministre Bourassa qui avait déjà laissé entendre aux représentants du gouvernement central qu'il était d'accord avec le projet de charte.Il fallait donc se rattraper avant qu'il ne soit trop tard, c'est-à-dire reposer le véritable problème: celui de la répartition des compétences.Mais comment le faire?Etait-il nécessaire de se lancer de nouveau dans des déclarations à la .lohnson?De reparler d'égalité ou indépendance?Le style du nouveau gouvernement, son image, son fédéralisme sans équivoque se prêtaient mal à une telle stratégie\", écrit-il.Il ajoute que la solution fut trouvée à une séance du Cabinet, tenue à la fin de janvier 1971, et qu on décida alors de demander l'inscription, à l'ordre du jour de la conférence de Victoria, du partage des compétences en matière de politique sociale.\"La pression était dorénavant mise; la conférence constitutionnelle imminente venait inévitablement de prendre un sens tout nouveau.On n'y aborderait plus seulement les sujets jugés prioritaires par Ottawa: le Québec avait repris un leadership et introduit dans le jeu fédéral un élément hautement pertubateur\", précise-t-il.Pourtant, affirme-t-il, le gouvernement québécois était désireux de ne pas causer l'échec de cette conférence parce qu'il craignait de donner plus d'arguments au Parti Québécois.M, Morin écrit enfin que c'est grâce à ce passage de la charte de Victoria que le Québec a pu rejeter en bloc toute la charte, parce, dit-il, il n'aurait pas osé le faire si la question de la politique sociale avait été l'objet d'un document distinct de la charte.Selon Cloutier et .(Suite de la première page) pliqué que le ministère de l'Education était présent constamment à chaque étape des négociations, au moins à deux niveaux: au niveau du ministre, qui est membre d\u2019un comité ministériel qui fait le lien entre les tables et le conseil des ministres et au niveau des différentes tables sectorielles.\"C'est donc par l\u2019intermédiaire de ces mécanismes qu'il convient d'intervenir, a dit M.Cloutier.En ce qui concerne la suggestion de faire appel au Conseil supérieur de l'éducation, il convient tout de même de \u2022 » i Québec, le Soleil, |oud< 4 mai 197?¦k 3 Plan directeur de développement agricole: Consolider le secteur agricole rentable et récupérer les \"laissés pour compte rr C est une intervention à deux volets que le plan directeur de développement du secteur agricole\" propose au gouvernement québécois :\tla consolidation du secteur agricole rentable et .a récupération de la catégorie d'agriculteurs qualifiée de \"laissés pour compte\".l.e document constate en effet, A l'heure actuelle, l\u2019éclatement du secteur agricole en deux sous - secteurs: l'un étant définitivement engagé dans la voie dé l'agriculture rentable et formé d'exploitations techniquement avancées utilisant une capitalisation élevée et des méthodes de gestion scientifiques; alors que l'autre secteur, à cause de certaines contraintes, traverse une phase d'ajustements qui conduit inévitablement fl de nouvelles utilisations des ressources imDÜquées.Une telle situation explique le double objectif des programmes du \"plan directeur\u201d.Le premier n'est pas nouveau.Un début d'effort d'ajustement et de réorientation des politiques gouvernementales dans ce domaine a été fait depuis quelque temps.Le plan directeur\" comprend d'ailleurs plusieurs programmes déjà én -force ou en voie de l'être.Le second objectif, nouveau celui-là.est la contrepartie du premier.Une politique de développement appellera nécessairement un programme d'ajustements tant au niveau des individus que de la structure des fermes.Le document est très clair à ce sujet: \"L'action g o u v e rnementale dans ce domaine viserait à la restructuration des ressources biophysiques du milieu et à la réorientation, voire même à la prise à charge dans certains cas, des personnes affectées par cette restructuration.Cette action est, en fait, commandée par une intervention dans la consolidation de l'agriculture proprement dite, elle en consume la résultante, et c'est là une responsabilité dont nous ne pouvons nous soustraire\".LE CREDIT AU DEVELOPPEMENT RURAL Parmi les mesures nouvelle du \"plan directeur\", la création d'un crédit au développement rural en est certainement une des plus importantes.Ce crédit serait essentiellement destiné à la mise en valeur des ressources du milieu rural pour lesquelles aucune autre forme de crédit ne serait disponible à des conditions raisonnables.\"De même que les mesures d\u2019assistance et de sécurité sociale permettront aux agriculteurs marginaux, qui ne peuvent s'inscrire dans un plan de réaménagement des ressources du milieu, de vivre décemment, de la même façon des agriculteurs qui consentiront à changer d\u2019orientation en vue de constituer un meilleur actif pour la collectivité devraient-ils avoir il il ,\t.\u2022 ; V y-j,?¦ Vi*;.J » .\t«e*! m * m.m 5L-A.SES ?«s ¦ '¦V ^ -SI?.¦HfiÈfâjjwÆÆm L'agriculture d'hier., ., celle d'aujourd'hui., quant à demain ?accès à des politiques dynamiques et revivifiantes qui leur permettent de participer à la marche de l'économie québécoise\".Nous arrivons alors à la phase que nous pourrions qualifier \"d\u2019opération récupération et reconditionnement\" qui permettra à la collectivité de compter sur un renfort imposant de ressources humaines qui vivaient jusque-là, en quelque sorte, \"en marge\" du mouvement social quand ce n'était pas à ses dépens, explique le document.De pair avec cette opération devraient toutefois s'articuler les divers éléments de réaménagement des ressources physiques du milieu pour que s\u2019établisse un équilibre entre le potentiel humain et les diverses composantes d'une véritable politique de planification économique et sociale.\"C'est dans le cadre d'une telle politique que s\u2019inscrivent nos programmes d'ajus t e m e n t s dans le secteur agricole.La réalisation de tels programmes nous apparaitrait toutefois largement compromise sans l'apport d'un crédit au développement rural tout comme le succès de nos politiques de développement agricole serait sé- L'administration de la loi ARDA devrait être confiée de nouveau au ministère de l\u2019Agriculture L'administration de la Loi \"sur l'aménagement rural et le développement agricole\u201d (ARDA) devrait être confiée de nouveau au ministère de l'Agriculture et de la Colonisation.Elle relève actuellement de l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).C'est du moins ce que recommande le \"plan directeur de développement du secteur agricole\" présenté au conseil des ministres au cours des derniers mois par M.Normand Toupin.Ce transfert, selon le document, ne présenterait aucune difficulté majeure.Il s\u2019agirait simplement d\u2019apporter à la Loi de l'Office de planification et de développement du Québec et à la Loi du ministère de l'Agriculture et de la Colonisation les amendements qui confieraient au ministre de l'Agriculture et de la Colonisation la responsabilité de TARDA.Il ne suffirait ensuite qu'à habiliter l'Office de crédit agricole et de développement rural à poursuivre la réalisation des programmes reliés au développement du secteur agricole.JUSTIFICATIONS Afin d'éviter le fonctionnement de structures parallèles, le \"livre blanc\" précise que le ministère de l'Agriculture et de la Colonisation verrait d'un bon oeil que l\u2019Office de planification et de développement du Québec assure la coordination de la planification des divers ministères intéressés dans le développement du milieu rural, ces derniers étant appelés à oeuvrer directement dans l\u2019élaboration et la réalisation de leurs programmes respectifs.Comme justifications à ce transfert, le document signale la similitude qui caractérise à maints égards les programmes proposés par le ministère de l'Agriculture et de la Colonisation pour le développement du secteur agricole et ceux que prévoit TARDA dans le même domaine ainsi que dans le cadre du développement rural.Par ailleurs, on affirme que les éléments du programme de développement du secteur agricole sont pratiquement indissociables du reste des éléments d\u2019un programme d\u2019aménagement rural.Le document ajoute que les sommes considérables que le Québec se doit d'investir dans le développement du secteur agricole se conçoivent difficilement d'ailleurs sans l'apport essentiel et prépondérant de TARDA dans la même voie.\"Les réalisations impressionnantes dans les autres provinces doivent probablement une grande partie de leur succès au fait précisément que TARDA est demeurée sous l'autorité des ministres de l'Agriculture affirme aussi le \"livre blanc\".rieusement menacé sans l'existance d'un crédit agricole articulé.\" Un crédit au développement rural permettrait, par exemple, aux agriculteurs à bas revenus qui veulent se diriger dans un autre type d'entreprise, dans le cadre d'un plan d'aménagement.d'obtenir un crédit approprié à des conditions raisonnables.Selon le document, un tel crédit pourrait financer un nombre incroyable de projets, au niveau d'exploitations à dimensions réduites où le revenu agricole est inférieur au revenu extérieur (parcs d'engraissement), au niveau de projets communautaires et au niveau de la valorisation des ressources bio-physiques ou socio-économiques du milieu rural.\"Il s\u2019agit en somme de faire oeuvre d'imagination pour s\u2019assurer que les diverses ressources du milieu rural soient utilisées d'une façon optimale.\" Quelles seraient les modalités d'un tel crédit ?Selon les auteurs du \"Livre blanc ', il devrait se présenter sous la forme d'un crédit à long terme, d'un crédit à moyen terme ou d'un crédit à court terme selon la nature et les besoins de l'entreprise.La même souplesse devrait apparaitre au chapitre de la garantie qui pourrait s'obtenir tantôt sur hypothèque, tantôt sur nantissement nu sous toute forme de garantie jugée satisfaisante par l'organisme prêteur.Le montant et la durée des prêts seraient fixés eu égard à la rentabilité du projet et à la capacité de remboursement.Le taux d'intérêt pourrait varier selon la rentabilité du capital investi et le document souhaite la participation active de l'entreprise privée dans l'octroi de certains types de crédits.L'administration d'un tel crédit, selon le document, pourrait être confiée à l'Office du crédit agricole transformée en conséquence.L\u2019organisme de crédit au développement rural ferait office de banque auprès des divers agents de la planification et de la mise en valeur en essayant à tout prix d'éviter le double emploi.Même s\u2019il semble difficile aux auteurs de prévoir, au stade actuel.le coût d\u2019un tel crédit, ils considèrent comme réaliste une mise de fonds initiale de $10.- 000.\t000 à la disposition de l'organisme chargé d'administrer le projet.Il est peu probable toutefois, selon eux, qu\u2019un montant supé rieur à $5 millions ne soit déboursé au cours de la première année d'opération.Ici encore, le document affirme que le crédit au développement rural devrait s\u2019inscrire dans le cadre d'un programme fédéral-provincial négocié.1.\tES AUTRES POLITIQUES D\u2019AJUSTEMENT Les auteurs du \"Livre blanc\" croient impérieux de mettre au point une -politique globale d'a justement* dans le secteur agricole pour l'ensemble du Québec.Dans le radre de cette politique.ils proposent de générale ser pour l'ensemble du Québec certains programmes présente- ment en voie de réalisation dans l'Est du Québec et même à en ajouter de nouveaux.Un certain nombre parmi les programmes proposés touchent les structures de fermes: \u2014\tprogramme de transfert des fermes; \u2014\tprogramme d'achat, de vente, de location et de réaffectation des fermes; \u2014\tprogramme de mise en valeur de ces fermes; \u2014\tprogramme de normalisation de l'utilisation des espaces verts.Seul ce dernier programme est nouveau.Il vise à assurer le maintien de ceintures vertes à la périphérie des grands centres urbains et à empêcher que dans ces régions la spéculation ne contribue à maintenir certaines fermes improductives.Ce programme cherchera également à faire respecter le potentiel des ressources agricoles dans la réalisation de projets d'envergure tels la construction de routes, l'aménagement d'aéroports, etc.Les trois autres sont proposées par le gouvernement fédéral dans ce qu\u2019il appelle \"le programme de rachat des petites fermes.\" On sait qu'Ottawa veut appliquer unilatéralement ces mesures, ce qui est à l'origine d'un conflit fédéral - provincial qui a été mis en évidence au début de mars par le ministre québécois de l'Agriculture.Les autres programmes d'ajustement s'adressent à l'individu: \u2014 Programme d'information plus qui seraient appelés à abandonner l'activité ag'icoe.Cette dernière mesure fait partie également du projet tédéral.Les implications rinaicières se rapportant à ces programmes reliés aux structures de fermes se chiffrent à un peu plus de $4,000,000 par année, alors que, dans le cas des programmes s'adressant aux individus, les déboursés de $2,800,-000 devront être faits la première année.CONSOLIDATION ET DEVELOPPEMENT DE L'AGRICULTURE PROPREMENT DITE Nous revenons ici au premier volet d'intervention prévu dans \"le plan directeur\", soit le renforcement de l'agriculture proprement dite.Les auteurs du document affirment tout d'abord que.à l'intérieur de ce secteur, un -.\u2018(fort considérable d'ajustement et de réorientation des politiques gouvernementales a été fait depuis quelque temps.\"Cette nouvelle orientation est marquée au coin du désir d\u2019associer davantage ce secteur de l'agriculture à l\u2019ensemble de ! é-conomie agro-alimentaire, comme l'indique d'ailleurs l'objectif général du ministère de l'Agriculture: Optimaliser les effets économiques de l\u2019agriculture, 1e la production à la table eu consommateur.\" Trois types de programmes sont prévus à cet effet; le premier se rapportant à 'a production agricole, le deuxième à la Textes de Gilbert ATHOT et Michel SAMSON et de consultation.Il consiste à mettre à la disposition des agriculteurs, en étroite collaboration avec les représentants des ministères concernés, les renseignements appropriés quant aux diverses mesures qui s'offrent à eux, en plus de les conseiller dans leur choix; \u2014 Programmes destinés à ceux qui demeureront en agriculture.Le premier consiste en une compensation pour désuétudes fonctionnelles.Il s'applique dans le cas de fusion de deux ou plusieurs fermes, étant donné que doit être supporté le coût de bâtiments qui ne seront d\u2019aucune utilité pour les exploitations consolidées.La seronde mesure consiste en une allocation à la relocalisation des agriculteurs désirant se réinstaller sur une ferme rentable lorsque le plan d\u2019aménagement le justifie.Otte subvention ne dépasserait nas $2.000; Programmes destinés à ceux qui abandonneront l'agriculture.I.es cultivateurs qui abandonneront I agriculture à la sut'e de la vente de leur ferme, dans le cadre de la fermeture de certaines paroisses, auraient accès à \"l\u2019allocation de base à la reloca lisatinn dans 1rs centres désignés.Un programme de pré-pension annuités s'iHrt '.sernit aux agriculteurs de «>0 ans et commercialisation et à la transformation des produits et le dernier aux individus.I\u2014PROGRAMMES SE RAPPORTANT A LA PRODUCTION AGRICOLE Le \"plan directeur\" considère comme un prérequis au développement rationnel d une agriculture québécoise rentable la détermination des vocations régionales, tant au niveau des ressources biophysiques et humaines qu'à celui des investissements en place et ries besoins des marchés accessibles sur une base concurrentielle.Une division du territoire en trois grandes régions (à croissance normale, limitée et relativement faible) a déjà été faite.Des nouveaux programmes visant la diversification des productions ont été annoncés au printemps de 1971 et mis en marche depuis:\tpromotion de l\u2019insémination artificielle, promotion de l'industrie porcine et ovine, aide à l'élevage des bovins de boucherie, assurance-santé animale cnntrihutnire et implantation de nouvelles productions végétales (soya, colza, .blé de printemps).Par ailleurs dans une tentative de rationaliser les techniques de production et d augmenter la productivité, le document prône une intensification des programmes de gestion agricole et de vulgarisation des techniques de production.Le développement de la production suppose également, selon le \"Livre blanc\", l'assouplissement de la politique laitière canadienne.Les producteurs laitiers acceptent de s\u2019imposer des restrictions pour prévenir une situation excédentaire, mats ils s'inscrivent en faux contre la rigidité des politiques actuelles de la Commission canadienne du lait qui nous expose actuellement à importer à brève échéance des millions de livres de gras.\"A cet égard, nous envisageons de négocier avec la Commission canadienne du lait le pouvoir de contingentement provincial des quotas de subsides à partir des nécessités nationales\".Cette plus grande souplesse permettra au Québec de réaliser le réaménagement des quotas selon les vocations régionales dune part, tout en amenuisant au niveau national les inconvénients de la trop grande rigidité de la Commission canadienne du lait d'autre part.Le \"plan directeur\" s'en prend également à la politique de la Commission canadienne du blé.\"Il nous faut absolument briser le monopole de la Commission canadienne du blé qui cristallise une politique discriminatoire à l'endroit des producteurs québécois\".\"Il nous apparaît inadmissible que, malgré l'aide au transport de l'Office canadien des provendes, les éleveurs québécois doivent payer leurs grains de 50% à 100% plus cher que les producteurs étrangers et leurs confrères de l\u2019Ouest respectivement\".Pour corriger une situation vieille de 20 ans, le ministère de l'Agriculture s'est engagé résolument dans un programme de rattrapage dans la production québécoise des céréales, ajoute le document.Le partage des marchés consacrera vraisemblablement la vocation céréalière de l\u2019Ouest, affirment les auteurs, mais permettra au Québec d'améliorer son auto-suffisance dans les élevage à partir d'un coût d'alimentation concurrentiel.Le développement des ressources agricoles implique également une utilisation appropriée des sols compte tenu du zonage des productions.Le document propose donc une série d'avantages financiers comme incitatif aux améliorations foncières.Au niveau des mesures existantes, le \"plan directeur\" propose certaines améliorations.Il suggère ainsi une extension du programme d'assurance-récolte à des productions comme les pommes, les pommes de terre et les cultures industrielles.\"Enfin, tous les efforts seront consentis pour que nous puissions nous intégrer, au même titre que les autres provinces, au programme fédéral-provincial d'assurance-récolte, et nous espérons qu'un accord dans ce sens sera conclu avant la fin de l'exercice financier en cours\".(Rappelons que ce document a été rédigé en septembre 1971).Au niveau des adaptations, le \"plan directeur\" suggère des amendements aux lois de crédit agricole.Ces amendements sont à l'heure actuelle à l'étude à l'Assemblée nationale.Là encore, le document précise que ces modifications ne constituent qu'un prérequis à des négociations avec Ottawa pour créer un programme fédéral- provincial de crédit à l'agriculture.PROGRAMMES SE RAPPORTANT A LA COMMERCIALISATION ET A LA TRANSFORMATION DES PRODUITS AGRICOLES.Selon le plan directeur\", il faudrait procéder à une refonte de la Loi des marchés agricoles afin de la rendre plus simple.H suggère d'accroitre les pouvoirs de la Régie, de telle sorte qu'elle puisse avoir un droit de regard sur l\u2019efficacité, l'administration des plans conjoints sur leurs méthodes, sur le bien-fondé de l'étendue des pouvoirs qu\u2019ils réclament, sur l\u2019utilisation qu\u2019ils font des prélevés monétaires et des montants provenant de la vente des produits agricoles.Dans un autre ordre d'idée, le \"plan directeur\u201d estime qu\u2019il faudra recourir à une formule de gestion de l'offre et de partage des marchés au niveau national, et cela en raison de la régression des marchés d'exportation et de leur instabilité.Le partage des marchés devrait tenir compte, selon eux, de la vocation naturelle des régions du pays, des investissements déjà effectués et de la présence ou de l'absence d'option agricole de rechange dans les régions concernées.Par ailleurs l\u2019attribution, le transfert et la distribution des quotas individuels à l\u2019intérieur d un quota provincial devraient être exclusivement de juridiction provinciale, estime le document.L\u2019établissement et le maintien d une industrie agricole prospère, continue le \"Livre blanc\", postulent le développement au niveau secondaire d'une industrie agro-alimentaire bien intégrée au milieu agricole et orientée en fonction de ses possibilités.Le \"plan directeur\" prévoit une aide technique par l'affecta tion dune équipe multidisciplinaire du ministère au service du secteur secondaire.Il prévoit aussi une aide financière par exemple dans le cas de la modernisation d'usi\"es laitières régionales.Finalement, le document estime nécessaire une intensification de la recherche en commercialisation.Ill \u2014 PROGRAMMES SE RAPPORTANT AUX INDIVIDUS Au plan des individus, le \"plan directeur\" prévoit un programme de formation technologique et professionnelle.Il estime nécessaires des cours de formation pour futurs exploitants agricoles au niveau post-secondaire.Il faudrait également, selon de document, préparer des tech-nologistes orientés vers les secteurs de la production, de l\u2019aménagement et de la conservation du milieu rural de même que pour le secteur industriel de la transformation et de la consommation.Le document mentionne également à ce chapitre la loi du syndicalisme agricole (non encore acceptée en troisième lecture) comme un moyen de faciliter une coordination aux chapitres de la représentation et de la revendication.En dernier essor, le \"plan directeur\" suggère la création d un Conseil supérieur de l'agriculture.Ce conseil constituerait une structure permettant de réunir autour d une même table les représentants des agriculteurs, des consommateurs, de l'industrie agro-alimentaire, de l'enseignement etc., et d'obtenir une aide valable de point de vue de la formulation des divers problèmes et de l'élaboration de leurs solutions.BUREAU A LOUER Bot 1er plancher, 860 pi.car.prix.Chauffe et entretenu.GARE CENTRALE D AUTOBUS 225 S«t, Beu!.Chare*t, Qué.524-4621 (demander M.f.Chartrond) ARPENTEUR-GEOMETRE ANDRE LAÇASSE 1669 Delaunay.Tel.: 656-1502 r i ¦ \u201c SERVICE ™ ™ ¦ AGRONOMIQUE DU QUEBEC ENR I Seul service technique et profattionn TEL:6535547 I\tENTRETIEN ¦ AMELIORATION OES PARTERRES PLANTATION ET FERTILISATION V I I I I ESPACE A LOUER pour bureaux Environ 2,000 pi.car.2e plancher (face à l'église St-Sacrement).527-3451 (demander Jean Boissinot) LOCAUX A LOUER Commercial ou industriel.Dimensions: 60' x 100'.Stationnement fourni.Bureaux additionnels adjacents si désiré jusqu'à 1200 pi.ca.Situé à 877, rue Kirouac.S'adresser à Michel Moisan, jour: 683-4451 \u2014 soir: 626-0158 Le grand gin.DisbDe au Canada pour Erven Lucas Bd».HoDande.Une sacrée bonne boisson.DOCTEURS REMY BEAULIEU-Us LaBARRE OPTOMETRISTES NOUVELLE ADRESSE: 376 du Roi, ch.208.Tél.: 524-2413 (En haut Régie des Alcools) Stage d'études pour les professeurs d'anglais (langue seconde) du 4 JUILLET au 12 AOUT - Méthodes d'enseignement - Grammaire - Phonétique comparée - Usage de l'anglais moderne Le nombre d'inscription étant limité, veuillez (aire parvenir votre demande dans les plus brefs délais.S'adresser à: Director, TESl Institute H -531-13 Sir George Williams University Montreal 107 879-3948 i I A Fais ce que dois éditorial i QUEBEC, LE SOLEIL, JEUDI 4 MAI 1972 Les investissements étrangers La première impression qui se dégage des grandes lignes de la politique fédérale au sujet des investissements étrangers est qu'il s'agit d'une première approche, très prudente, vis-à-vis d'un secteur délicat de notre économie nationale.Le gouvernement entend limiter pour le moment son contrôle à l'acquisition d'entreprises nationales par des intérêts étrangers.Il n'élimine pas de telles acquisitions mais il se réserve le droit de les soumettre aux critères de l'intérêt national.Il s'agit donc moins d'un \"tamisage\" des investissements étrangers au Canada que d'un \"tamisage\" de l'acquisition des entreprises canadiennes par des intérêts étrangers.Le contrôle ne touchera pas moins, comme l'indique le rapport gouvernemental, 12 à 20 p.c.des transactions des entreprises étrangères au pays.De la sorte, tout projet d\u2019acquisition majoritaire d'entreprises canadiennes par des intérêts étrangers devra préalablement être soumis au cabinet fédéral.Celui-ci tiendra compte de divers facteurs pour juger si l'acquisition projetée sert ou dessert les intérêts nationaux: incidence sur l'activité économique et sur l'emploi, sur le progrès technologique, sur la concurrence, sur la coincidence des entreprises avec les grandes politiques nationales.Le gouvernement canadien dirige ainsi sa stratégie de contrôle économique non pas sur le vaste secteur des investissements étrangers, mais sur le secteur plus restreint des entreprises nationales passant aux mains d'intérêts étrangers.Cette forme de contrôle, déjà utilisée en d'autres pays, est celle qui soulève le moins de difficultés et qui reçoit au premier abord le plus grand appui des citoyens d'une nation.Même là le gouverne- ments étrangers.Il y a de ce côté une forme de dépendance dont il nous faut tenir compte dans notre politique économique.Les firmes multinationales sont devenues l'une des données frappantes de l'économie actuelle.Il y a là une évolution normale de l'entreprise depuis les débuts de la révolution industrielle.D'artisanale, la production, avec la révolution industrielle, est devenue semi-artisanale par le travail dans les foyers acheminé ensuite à un atelier où il subissait de nouvelles transformations.Il y eut des fabriques locales, puis des industries nationales.Devant l'évolution des moyens de communication et de transport, la production a tendance à se spécialiser et les lois de l'offre et de la demande à jouer en dehors des frontières nationales.La croissance des firmes multinationales répond à ce besoin.Ce n'est donc pas un phénomène artificiel qui peut facilement être enrayé.Jusqu'à maintenant les Etats-Unis, en raison de leur fort marché intérieur et de leur dynamisme économique, ont surtout été le siège des entreprises multinationales.Mais l'Europe développe ses propres firmes multinationales et le Marché commun est en voie d'organiser son propre marché intérieur, de telle sorte que les Etats-Unis sont appelés eux aussi à recevoir des entreprises multinationales provenant d'Europe.Le Canada, lui, placé à côté de la première puissance économique au monde, subit sa forte influence.Les investissements américains globaux au Canada s'élèvent à quelque $35 milliards, soit 30 p.c.de tous les investissements américains à l'étranger.Ces investissements américains au pays ont exercé une incontestable influence sur notre croissance le père cJrM.TpefiDLAY.j\"7 SORTENT ]PEU OA RT t LE SERMON! a \\ W | (^ l'o^inion du lecteur | Le jouai ou le français québécois Au monde vraiment ordinaire.ment nuance son action.C'est que l'acquisition d\u2019entreprises nationales par des intérêts étrangers si elle comporte des désavantages dans certains cas peut entraîner des avantages en d'autres cas.Ainsi, en général, lorsqu'une entreprise canadienne passe en mains étrangères, c'est que celles-ci possèdent des moyens plus puissants que l'entreprise originelle pour la mettre en valeur, la développer, pour avoir accès à des marchés plus considérables.La transaction peut donc avoir des effets salutaires sur l'emploi si l'entreprise en question accroît son activité.elle peut avoir des répercussions favorables sur notre balance commerciale par un accroissement des exportations.Enfin, si l'achat en question provoque une production à plus grande échelle, elle peut également entraîner un accroissement de la recherche.La plus grande partie des dépenses de recherche et de développement effectuées par l'industrie canadienne se situe dans le secteur contrôlé actuellement par les capitaux étrangers.Ce sont autant de facteurs qui entrent en ligne de compte non seulement le moment venu de contrôler les investissements étrangers au pays mais également lorsqu'on considère l'achat d'entreprises canadiennes par des intérêts étrangers.Mais, il peut arriver que des avantages à court terme se traduisent par des désavantages à long terme.Même si économiquement l'achat d'entreprises canadiennes par des capitaux étrangers entraînait un accroissement de l'activité économique nationale ces transactions faites en trop grand nombre feraient tout simplement du Canada une annexe de la République américaine.Il y a donc en ce domaine un niveau de propriété étrangère qu'il faut éviter de franchir, même si dans chaque cas individuel la transaction est favorable.Un autre facteur à considérer est l'influence qui s'exerce à la longue sur notre balance des paiements.Les intérêts étrangers investis au Canada se traduisent par des dividendes payés du Canada à l'étranger.L'an dernier ces dividendes s'élevaient à $1.3 milliard aux Etats-Unis d'où nous proviennent 80 p.c.des investisse- économique, mais nous risquons d'être noyés sous ces bienfaits.Il s'agit donc pour nous de bien peser les avantages et les inconvénients, à la fois économiques, politiques et culturels, des investissements étrangers (il faut comprendre américains) au pays.Le \"mécanisme d'examen de prise de contrôle\" des entreprises canadiennes par des intérêts étrangers n'est qu'une première étape du contrôle des capitaux étrangers au Canada.A mesure que ces capitaux se feront plus importants, les pressions s'accroîtront en vue d'étendre le contrôle ou le \"tamisage\" à tous les investissements.Le projet de loi soumis aux Communes laisse d'ailleurs la porte ouverte à ce sujet.Les grandes lignes de ce projet de loi sont prudentes et nuancées; elles sont un peu à l'image des sentiments ambivalents qu'entretiennent les Canadiens à l'endroit des capitaux américains: ils les désirent tout en s'en plaignant.Pour effectuer ses premiers pas en ce domaine, le gouvernement fédéral, compte tenu des opinions partagées des citoyens et des provinces, pouvait difficilement adopter une politique plus radicale à l'endroit des capitaux étrangers.Jusqu'à quel point les provinces s'associeront-elles à son action?Jusqu'à quel point le gouvernement central possède-t-il les pouvoirs réels voulus pour s'engager dans une politique résolue de contrôle des capitaux étrangers?Voilà des questions qui se poseront de plus en plus et qui sont reliées, en fait, à la qualité de l'unité canadienne nécessaire à l'affirmation de l'idendité nationale.Tant que cette unité interne subira des pressions centrifuges aussi fortes que celles qui s\u2019exercent à l'heure actuelle, le Canada aura du mal à affirmer d'abord pour lui son identité nationale et à l'affirmer ensuite vis-à-vis de l'étranger, ce qui ne sera à l'avantage ni de l'une ni de l'autre de nos deux communautés linguistiques.Toutes deux doivent pourtant affronter les dangers de la force d'attraction américaine.Cilles BOYER Pour faire suite à un travail de français que nous avons effectué au cours du trimestre, nous nous permettons de vous donner un bref aperçu de la situation du \"jouai\" au Québec- Le jouai, qui vient à proprement parler du mot cheval, est une langue sans pouvoir hors de la réalité immédiate.C'est une langue d'occasion, une langue du moment qui fait plus souvent appel à la spontanéité qu'à la connaissance.Le jouai appartient à la race des défavorisés, des exploités.La plupart des expressions proviennent d'une déformation de mots qui est due à notre climat, d'un remplacement de mots qui est dû à notre situation politique.Tl est aisé de dire que le jouai est une langue appauvrie, une langue désossée, une décomposition, mais il ne faut pas le condamner pour au*ant; il est le reflet de la personnalité des Québécois, de leur mentalité.Le phénomène jouai est un phénomène universel: il existe dans plusieurs contrées et on ne l'abolit pas même si c'est une langue déformée, (ex.argot, chiac, \"slang\") La vraie question en ce qui a trait à notre vocabulaire, est de savoir si, à l'heure actuelle, le français québécois est dans ce domaine une langue figée, ou s'il manifeste la même créativité que par le passé.Si l'on s'en tient à l'opinion d'un linguiste de l'université Laval, le vocabulaire québécois augmente à un rythme croissant et non accéléré.Cette question est attribuable à l'énorme complexe d'infériorité que nous avons subi sur le plan linguistique, et la tare, dont nous sommes actuellement les victimes, nous fait réagir en premier lieu, à être honteux de notre langue et en second lieu.à n'en vouloir qu'à en retirer les aspects créatifs et uniques.Le fait que le français ait toujours existé au Québec ne nous assure pas son avenir et ceci nous amène à poser la question suivante: \"Nos enfants parleront-ils français?\" Si nous analysons la situation objectivement, nous nous permettons d'en douter.Les causes qui ont un effet direct sur notre langue s'énumèrent comme ceci: \u2014\tle taux de natalité est à la baisse, \u2014\tl'emploi trop fréquent d\u2019anglicismes dans notre langue \u2014\tla majorité des immigrants parlent anglais, \u2014\tles investissements au Québec proviennent de sources anglaises \u2014\tl'anglais est de plus en plus employé comme langue de travail et par le fait même facilite l\u2019accès à des postes de la haute direction.Et si le français ne permet pas aux Québécois de gagner leur pain, le peuple l'oubliera tout simplement.L'Etat peut nous apporter la meilleure solution pour conserver notre langue, en proclamant une fois pour toutes, le français langue officielle au Québec.\"Notre langue, si elle réussit à survivre, sera à la fois plus française qu'elle ne l'est actuellement et plus différente du français commun\".(Gaston Miron).Andrée GAULIN 586 Royale St-Jean - Ile d'Orléans Gaétan CHEVALIER Robert NADEAU Denis POULIOT étudiants CEGEP Limoitou En attendant M.Toupin Le projet de politique globale en agriculture pour le Québec, que dévoilent nos collègues, Gilbert Athot et Michel Samson, dans des éditions de cette semaine, trace des objectifs généraux dont la portée mérite d'être appréciée à sa valeur.Pleurnicher constamment sur le sort de nos agriculteurs ne sert plus à rien si l'Etat n'entre pas de plain-pied dans une action concrète, positive et pragmatique pour saisir d'abord le mal à sa racine et ne cesse d'éparpiller ses efforts par des solutions de \"plâtrage\" qui n'aboutissent, la plupart du temps, qu'à des demi-remèdes dont les effets risquent d'être pires que le mal que l'on entend guérir.II est vrai, en partie, que l'agriculture québécoise rencontre de sérieux obstacles de réforme dans les conflits de juridiction qui séparent Ottawa de Québec, dans le dédoublement anachronique de leurs efforts et dans l'orientation de certains organismes dont les décisions entravent l'amorce d'une politique globale d'agriculture pour le Québec.Et cela est d'autant accentué par l\u2019existence de certains particularismes réels au sein de notre économie agricole.Cependant, il ne faudrait pas que cela serve de prétexte, il ne faudrait pas attendre que le problème constitutionnel soit entièrement réglé sur ce point, comme sur bien d\u2019autres, pour mettre effectivement la main à la pâte.Il existe beaucoup de problèmes de fond auxquels on peut s'attaquer de façon sérieuse, pour tenter de sauver ce qui reste de rentable dans la situation actuelle.Et, à ce sujet, on doit retenir ce que le 'livre blanc\" propose comme intervention à deux volets: la consolidation du secteur agricole rentable et la récupération de la catégorie d'agriculteurs que le document qualifie de \"laissés pour compte\" On n'ignore pas que, comparativement à il y a 100 ans, où la population agricole du Québec comptait pour plus de 86 pour cent des habitants, notre société est et devient de plus en plus urbaine puisque 90 pour cent des emplois se retrouvent aujourd'hui dans les secteurs non agricoles et qu'en 1975, selon le Conseil économique du Canada, la proportion des travailleurs agricoles n'atteindrait pas plus de 4.3 pour cent de tous les travailleurs.Cela n'a pourtant pas diminué la productivité agricole puisque, depuis les quelque 25 dernières années, elle a augmenté de plus de 50 pour cent, ce qui fait que le volume de production par travailleur agricole a triplé.Toutefois, on sait que.malgré cette augmentation de la productivité, beaucoup plus forte en agriculture que dans tous les autres secteurs, le revenu moyen de l'agriculteur est demeuré sensiblement au-dessous de la moyenne générale des secteurs non agricoles.Le cultivateur.littéralement écrasé sous le prix des machines aratoires et les coûts d'administration rendus prohibitifs par rapport au prix de sa production, ne peut subsister tel qu'il est actuellement, ne peut plus payer des taux de main - d'oeuvre comparables à ceux du secteur non agricole, d'où déplacement considérable des travailleurs agricoles vers les secteurs non agricoles.Il faut donc en arriver à admettre que la ferme actuelle, telle qu'on la rencontre chez nous et soumise à de telles conditions, ne peut que difficilement subsister à moins qu'elle ne s'agrandisse.Cet agrandissement progressif des fermes est devenu extrêmement important pour l'amélioration de la tenue de l'économie en général et du secteur agricole en particulier.Ce qui implique donc, a fortiori, que les problèmes auxquels fait face l'agriculteur actuel ne trouveront point leur solution si l'on essaie de maintenir le nombre des cultivateurs enga- gés aujourd'hui dans l'agriculture.Il faut reconnaître et accepter le fait que l'on aura besoin à l'avenir de moins de cultivateurs.De ce fait, nos politiques pour l'avenir immédiat doivent être de deux natures distinctes.La première doit se baser sur des mesures économiques visant un renforcement du cultivateur commercial et de ceux qui désirent s'engager dans l'agriculture commerciale.Il faut donner à quiconque veut devenir un cultivateur financièrement prospère l'occasion de le devenir.Quant à la seconde politique, elle doit se baser sur une attitude socio - économique axée sur ceux qui, pour une raison ou une autre, n'appartiennent pas au secteur commercial de l'agriculture, ce groupe étant formé de résidents de régions rurales ayant cessé leurs activités agricoles.Ces politiques entraînent cependant des coûts aussi bien que des avantages sociaux et elles peuvent être onéreuses à certains égards, sans toutefois jamais être compensées par les millions que l'Etat verse en allocations sociales à 36 pour cent des agriculteurs québécois.Elles soulèvent surtout les problèmes urgents de la consolidation des fermes et de la pension aux agriculteurs susceptibles de céder leur ferme et dont la vente ne leur assurerait pas un revenu suffisant.En ce qui regarde la consolidation des fermes, il ne faut certes pas, au départ, entendre que l'on doive remplacer le cultivateur actuel par d'immenses fermes intégrées en corporations et dominées par des entreprises urbaines.Cela pourrait être, en dernière limite, une des solutions.Mais il ne faut pas non plus oublier que la responsabilité des dirigeants se doit aujourd'hui à ces cultivateurs établis sur la terre.Cela doit demeurer l'un des objectifs socio économiques de la réforme.Mais il faut tenter le plus possible de se servir de la ferme Beaucoup de propos, de toutes tendances, ont été échangés dans ces pages depuis le début de l'escalade du Front commun.Je n'ai pas l'intention d'ajouter ici quelque commentaire personnel, mais j'apprécierais beaucoup que vous portiez à l'attention de vos lecteurs le document ci - dessous qui constitue l'examen de composition de fin d'année des étudiants du secondaire IV (jeunes de 15 à 17 ans) à l'Ecole Joseph - François Perrault de Québec.\"Choisir l'un des sujets proposés et composez un texte à forme libre d'une page et demie minimum.1\u2014\tVous êtes un policier de la Sûreté du Québec.Vous êtes en devoir lors d'une manifestation monstre de grévistes du secteur public et parapublic.L'escouade anti-émeute est sur place: >'on s'attend au pire.50.000 manifestants se trouvent face aux policiers.Comme jusque-là la manifestation se déroule dans 'e calme, vous avez le temps de penser aux problèmes des syndiqués et au rôle du policier, lui - même syndiqué, face à d\u2019autres syndiqués.Exprimez les pensées qui vous viennent à la tête dans cette situation précise.2\u2014\tVous êtes un des 50 000 manifestants du secteur public et parapublic qui se trouvent face au Parlement de Québec.Vous voulez faire valoir les revendications du Front commun syndical; salaire de bare de $100.00, sécurité d'emploi, travail égal - salaire égal et conditions de travail décentes.Toutes les forces policières du Québec protègent le Parlement.La manifestation se déroulant dans le calme, vous oensez aux problèmes qui sont à la base de ce conflit et essayez d'entretenir les possibilités de règlement de ces problèmes.Exprimez les pensées qui vous viennent à la tête dans cette situation précise.1\u2014 Vous êtes un député du gouvernement Bourassa.Par une des fenêtres du Parlement, vous assistez à la scène décrite plus haut.Quelles sont les pensées qui vous viennent à l'idée dans cette situation ?Aux lecteurs de cette prose, et plus spécialement aux parents des enfants qui fréquentent cette institution et toute autre du Québec où des examens de ce genre pourraient qualifier ou caler leurs enfants à la fin de cette année académique, d'agir au meilleur de leur connaissance .et de leur conscience.Guy Morin 485 boul.Langelier, Québec 2.Autre province, autre attitude Dans les condamnations prononcées par le Juge Georges Pelletier relativement aux officiers et syndicats d'hôpitaux coupables de refus à des injonctions, on a exercé une certaine discrimination en faveur d'accusés qui comprenaient difficilement le français.Ainsi pouvait-on lire dans le rapport du Soleil du 27 avril: \"Un quatrième officier, Mlle Evelyn Piercy, qui a exposé en défense comprendre difficilement le français, et conséquemment la véritable portée de l'injonction, n'a été condamnée qu'à une amende de $1,000.\" On comprend difficilement cette \"faveur\", à moins qu\u2019elle ne soit inspirée par la plus authentique charité.Au Mani'oba, où j'ai vécu vingt-quatre ans, on pratiquait souvent une certaine discrimination à l'endroit des accusés francophones qui comparaissaient en cour, mais ce n'était absolutment pas la discrimination des trihunaux du Québec.Ainsi, un de mes anciens élèves du Collège de St-Boniface du* se présenter un jour devant un tribunal de Winnipeg:\ts'acharnant à parler français, \"l'autre langue officielle du Canada, il fut vivement rabroué par le magistrat en fonction qui, finalement, et à contrecoeur, accorda l'aide d\u2019un interprète.mais triompha en condamnant le Franco - manito-bain \"stubborn\" à la peine maximum.Et vive le bilinguisme! Ludger Guy, S.J., 630 Chemin Ste Foy, Québec 6, Qué.familiale actuelle pour en faire une unité agricole dont les dimensions soient assez grandes pour lui permettre de contrebalancer les grands coûts d'équipement et autres frais de production.Quant à l'aide financière à la retraite, elle doit primordialement se baser sur une aide financière à la mobilité, au recyclage et au déplacement hors de l'agriculture devant tenir compte de l\u2019âge, du degré d'instruction et des obligations financières de ceux à qui elle s'adresse.Tout cela ne touche effectivement qu'une minime partie des moyens dont dispose l'Etat pour assurer la relève de notre économie agricole.Bien d'autres objectifs doivent être atteints pour donner à ces politiques de base leur efficacité pratique.Mais il n'en demeure pas moins qu'il faille obligatoirement passer par elles pour résoudre le reste.Et cela est loin d\u2019être fait.Attendons le livre de M.Toupin pour voir où nous en sommes réellement.Paul LACHANCE A i t l 4 Ouébtc Le Soleil, jeudi 4 moi 197?Wimi n° sarv coton 'Ce \" jyS>.5 \u201c99\\oP°\u2018r\u2018 ***\u2022*\"¦ é S-tvS-'.Jxfcv.ïWîTî\u2019 ^ ?vYvrvH: tojsÿ* 'ikMn lïû&£ ÿsmfcf ¦ sâs&i ggggl \u2022x-kx WMê.>£{55c >r r)^ \u2022ïSjVifff.' v*V'ÎO ÉÜ^ M -»« r' «1 « Pgjpegÿ ;%£%< MH SisÊSSE : ¦$Sj&8&, m?£ mÊÊM èttïàa illS^lIfellIS aiSM» '.B&M-i «SKefe .i.y*?W Æ&S £tti£BË «Mite ap» '«\u2022jTtyX rÆ-'?ær- SMpII «Ilfît Hf vJ-VV , ;.SW r ÜÿSSv ' ,;Tfc*l'vS ÜS® £ Sfe>\u2018 ¦ «S/3T Uî^S'v SSP?» s «6 %» KK« .«sa wmm ÊÊ&mm Mwmm m$0ë$Éà MMH +*étÉÉÉÉÉÊm «s»** ^.».-.r r « ra be II©»' £&1>£I«7/i ji * »\\ x F î&'&fr\u2019ïeWii C'ÿ^o ^\t4 .^ ma® > w.:v .?%&-.ig?.mm 'SV^'f: 'À V/-V -^.j \u2022 \u2022** \u2022« \u2022\u2022 v :-H EEeaaS» S ¦-\u2022 v w^sfôfi SM« ^I5»4i9SI ÏJ$pk'& tm MSSl \u2022v'f * «« sess ¦f^yj.k «*lfistr^a r -¦ ,à- 4 4 a%| *\u2022\u2022 w 6 * Quebec, le Soled, jeudi 4 mai 1977 Les grévistes sont-ils coupables de simple désobéissance civile ou de délit criminel?Pepin, La berge et Charbonneau comparaissent aujourd'hui Les juges André Taschereau, George Montgomery et Marcel Crête, de la Cour du banc de la Reine, auront à décider si le fait que des travailleurs aient décidé de ne pas se conformer fi des injonctions interdisant tout arrêt de travail dans des hôpitaux pour malades chroniques et mentaux du Québec constitue une simple désobéissance civile ou un délit de nature pénale ou criminelle.En d'autres mots, ils devront décider si l'arrêt concerté de travail dans des hôpitaux qui étaient sous le coup d'une injonction doit être considéré comme un défi aux lois de l'Etat.Plaidant devant les trois juges siégeant à la Cour d\u2019appel du Québec, le procureur de la Couronne, Me Guy Letarte (Gagné, Trottier et associés) a argumenté que les sanctions récemment imposées par un juge de la Cour supérieure à une trentaine de ces syndiqués constituent des condamnations d'ordre pénal.Il a ajouté qu\u2019il faut s'en rapporter au Code criminel pour déterminer si l'inscription en appel d'une condamnation pénale, suspend ou non, d'une façon provisoire, l'exécution des amendes et des peines d'emprisonnement qui ont été imposées.Me Letarte s'est référé à des décisions de la Cour suprême, dans lesquelles il est dit qu'un refus d'obtempérer à une injonction devient une cause pénale (ou criminelle) lorsqu'il est fait publiquement et qu'il met en cause un grand nombre de personnes.Le juge Antoine Rivard et, tout récemment, le juge François Lajoie, de la Cour d'appel, ont reconnu le principe que l'inscription en appel des jugements rendus contre une trentaine de syndiqués, suspend l'exécution de la peine d'emprisonnement jusqu'à ce que jugement soit rendu par la Cour d'Appel sur le coeur du litige.La Cour d'appel était saisie, hier, d'une requête, présentée par Me Phil Cutler, procureur principal de la partie syndicale, demandant au plus haut tribunal de la province de décider si, de la même façon les amendes sont payables immédiatement ou non.Le procureur syndical a particulièrement argumenté que le fait que des travailleurs syndiqués aient refusé d'obéir à une injonction ne constitue qu'une désobéissance civile; qu en vertu des lois civiles, il devrait y avoir sursis au paiement des amendes, jusqu'à ce que la Cour d'appel décide si la Cour supérieure qui a imposé ces sanctions, était compétente ou non pour émettre de telles ordonnances d'outrage au tribunal.Me Cutier a été secondé par les plaidoiries d'un procureur-conseil, le bâtonnier J.Ahearn, de Montréal, lequel a cité un certain nombre de références de jurisprudence.Mais en réplique, la Couronne a tiré un dernier argument: étant donné que les cellules syndicales, sociétés créées de bonne foi, ont été condamnées à de fortes amendes, n'y aurait-il pas danger à ce que ces sociétés se volatilisent, d'ici à ce que la Cour d'Appel se prononce sur le tond du litige?En réponse à cette réplique, les juges de la Cour d appel ont déclaré qu'ils établiraient, dans leur jugement une distinction, entre le cas de la personne morale et celui de la personne physique.Les organismes concernés sont les cellules syndicales des hôpitaux Charles LeMoyne.de Montréal; la Piéta, de Hull; Notre-Dame de Lourdes, de Montréal; Maimonides, de Montréal; du lac Edouard; Jewish of Hope, de Montréal; Protestant, de Montréal.Certaines cellules syndicales ont été condamnées à l'amende maximum de $50,000; leurs officiers, à des amendes allant de $2,500 à $5.000 additionnelles à des peines d'emprisonnement d'un, trois et six mois.par J.-Claude RIVARD Les chefs syndicaux Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau, devaient compa raltre, aujourd'hui, en division de pratique de la Cour supérieure, à Québec, afin de répondre à une accusation d\u2019outrage au tribunal, pour avoir incité les syndiqués d'hôpitaux pour malades mentaux et chroniques à ignorer une injonction, lors de la récente grève du Front commun CSN-FTQ-CEQ dans les secteurs publics et para-publics.Les \"trois grands\" devaient comparaître, au début de l'a-près - midi, devant le juge Pierre Côté, affecté à la division de pratique, pour se conformer à l\u2019ordonnance qui leur a été servie, mercredi dernier, par le juge Samuel Bard.MM.Pepin, Laberge et Charbonneau se voient reprocher d avoir incité les syndiqués à désobéir à l'injonction émise le 1er avril dernier, par le juge Georges Pelletier, laquelle interdisait tout arrêt de travail dans près de soixante-dix hôpitaux pour malades mentaux et chroniques de la province, d'ici le 9 juin.Le chef de la CSN, M.Marcel Pepin, avait déclaré devant le juge Pelletier, le 18 avril, que c'est pour suivre ses ordres que les syndiqués qui font actuellement l'objet de poursuites judiciaires pour outrage au tribunal.ont refusé de rentrer au travail, le 11 avril, jour du déclenchement de la grève à laquelle mit fin le Bill 19, dix jours plus tard.Les chefs Louis Laberge de la FTQ et Yvon Charbonneau, de la CEQ, présents dans la salle d'audience, le 18 avril, ont déclaré, par la voix de leurs procureurs.que s'ils étaient entendus, ils rendraient un témoignage analogue à celui de M.Pepin.Les syndiqués qui ont refusé de se soumettre aux injonctions, soit ceux de vingt et un hôpitaux sur les quelque soixante- dix que touchait l'injonction, appartiennent en grande partie à la Confédération des syndicats nationaux.LES ALLEGUES .Dans sa requête pour que les trois chefs syndicaux soient cités à comparaître pour outrage au tribunal, le procureur - général de la province déclare notamment ce qui suit; \"Les directives des intimés ont eu comme conséquence une désobéissance civile par au-delà de 11,000 salariés travaillant dans une trentaine d'institutions visées par l'ordonnance d'injonction.\" \"Non seulement les intimés ont-ils recommandé la violation de l'ordonnance d'injonction par les personnes à qui elle s'adressait.mais ils ont même, par leurs représentants et mandataires.fait savoir aux salariés concernés qu'ils n'avaient pas à se préoccuper des amendes dont ils se rendaient passibles, lesdi-tes amendes devant être acquittées, le cas échéant, par les centrales syndicales.\" \"Même après que des salariés visés par l'ordonnance d'injonction eurent été condamnés pour outrage au tribunal, les intimés, plus particulièrement par la voix de Marcel Pepin, ont continué à recommander l'ignorance et la violation de l'ordonnance d'injonction.\" \"Par les instructions qu'ils ont données aux salariés qu'ils représentent, regroupés dans le Front commun dont ils sont les dirigeants et les conseillers, les intimés se sont rendus coupables d'outrage au tribunal.\" Les procédures rappellent que la veille du déclenchement de la grève, soit le soir du 10 avril, M.Yvon Charbonneau, avait publiquement déclaré en sa qualité ds poite - parole du Front commun et conséquemment de MM.Pepin et Laberge: \"Cette grève commencera demain matin, le 11 avril, sera le fait de tout le monde et dans le secteur public et para-public, y compris les groupes, y compris ment sous le coup des injonc- l'intention de recommander à injonctions qui, à notre les secteurs qui sont actuelle- tions ., mais nous n'avons pas nos groupes de respecter des sont illégales .\" avis, La CSR du Lac-Saint-Jean abandonne les injonctions par Marc LESTAGE ALMA \u2014 Dans un effort pour rétablir les relations humaines avec son personnel, la Commission scolaire régionale Lac-Saint - Jean a décidé, hier soir, de ne pas renouveler les trois injonctions prises contre ses employés durant le récent conflit des salariés de l'Etat.seiller juridique de la commission scolaire et de plus, \"leur prolongation ne ferait que gâter les relations.Il est donc préférable de les laisser mourir de leur belle mort\", ajoutent les avocats Simard, Blanchette et Poisson.CHEFS DE SECTION Ces injonctions, \"sont plus ou Dans la même veine, et aus-moins illusoires\", selon le con- si pour se conformer à la loi Outrage au tribunal: la Cour supérieure a-t-elle juridiction?Les procureurs syndicaux ont, une fois de plus, présenté, hier, une objection en droit en argumentant que la Cour supérieure n'avait pas la juridiction requise pour émettre des ordonnances d'outrage au tribunal contre des syndiqués et des associations de syndiqués qui ont refusé d\u2019obéir à l'injonction du 1er avril, dans les hôpitaux pour malades mentaux et chroniques.Comparaissant devant le juge Roger Laroche, de la Cour supérieure.au nom du syndicat et des officiers syndicaux de l'Hôpital Saint-Charles, de Joliette; de l'hôpital Saint-Augustin, de Courville.et des Services communautaires hospitaliers, de Québec, les procureurs syndicaux ont soutenu que l'émission des ordonnances d'outrage au tribunal, en rapport avec une injonction émise suivant les dispositions du Code du travail, était de la compétence du Tribunal du Travail.Cette prétention qui fait actuellement l'objet d une inscription en Cour d'appel et au sujet de laquelle on doit se présenter à la Cour suprême, le 15 mai, pour solliciter une permission d\u2019appel direct, a rencontré une vive opposition de la part des procureurs de la Couronne.Me Guy Letarte a, pour une part, rappelé qu'à deux reprises déjà, le juge Georges Pelletier, de la Cour supérieure, a rendu jugement sur ce point de droit, tel qu'il est loisible de le constater à la lecture des notes sténographiques du dossier.Le juge Laroche a décidé de prendre l'objection en délibéré et de rendre sa décision en fin de semaine, c'est-à-dire lorsqu'il aura terminé d'entendre les enquêtes de six ou sept syndicats accusés, avec leurs officiers, j d'outrage au tribunal.Cette objection avait été plai-1 dée par Me Phil Cutler, lequel sollicita un ajournement dans l'audition de la cause, d'ici à ce que la Cour d'appel se soit prononcée sur ce point de droit.Le i juge ne crut pas opportun d'accéder à cette demande.LA SIGNIFICATION A peine l'enquête allait-elle commencer dans le cas du syndicat et des officiers syndicaux de l'Hôpital Saint-Charles de Joliette, que fusa une seconde objection.de la part d'un autre procureur syndical.Me Ghis-lain Laroche.Celui-ci signala que les intimés n'ont pas tous été assignés en Cour d une façon régulière.Au lieu d'une assignation \"personnelle\", par le huissier, ils auraient été l'objet 1 19\", les commissaires ont refusé les démissions des 52 chefs de section qui les avaient présentées en bloc durant le dernier conflit.\"En vertu de la loi 19, nous avons la responsabilité de maintenir nos employés au poste qu'ils occupaient en date du 11 avril\", de renchérir le président Maurice Guérin.On a également mentionné qu'il ne s'agissait que de procédures puisqu'en définitive, les chefs de section ont continué leur travail dès la rentrée.Pour se conformer aux usages, le directeur général de la CSRLSJ, invitera chaque chef de section à réviser sa position, dans une lettre qui sera postée cette semaine.dune assignation \"à domicile\", ce que n'aurait pas prévu l'ordonnance d\u2019outrage au tribunal.L'objection rencontra à nouveau l'opposition de la poursuite, laquelle soutint que ce mode exceptionnel de signification était autorisé, en raison des motifs d'urgence, et du climat, dans lequel les intimés ont été convoqués devant les tribunaux.Cette dernière objection a été acceptée \"sous réserves\", le juge se gardant la discrétion de la rejeter ou non, au cours de l\u2019enquête.JOLIETTE Dans la première phase de l'enquête en rapport survenus avec les événements durant la grève, à l\u2019Hôpital Saint-Charles de Joliette, la Couronne a fait entendre M.L.Roy, directeur du personnel.Ce dernier a révélé que l'hôpital dune capacité de 1,028 lits, a offert ses services à 925 malades, avec un personnel de 120 personnes, le personnel normal étant d'environ 900 personnes.Un groupe de 250 à 300 patients ont été invités à collaborer au maintien des opérations de la cuisine, de la buanderie, d'entretien ménager et de soins particuliers aux malades impotents.\"Néanmoins, on n'avait pas le choix; on avait besoin d'employés\" a-t-il ajouté pour expliquer qu\u2019en dépit de l\u2019existence d'une injonction ordonnant un retour immédiat des grévistes au travail, la direction de l'hôpital fut contrainte à un certain moment de négocier des services d'urgence.L'audition des intimés de Joliette devait se faire, aujourd\u2019hui.PORTES ALUMINIUM 2 pces $ 58' FENETRES D\u2019ALUMINIUM 3 rainures 59 po.à 74 po.74 po.à 87 po.$2*| 95 $2395 $OK95 Egalement VERRES THERMOS Garantie de 5 ans 87 po.à 101 po.FENETRE POSEE $2.00 PORTE POSEE $12.00 REVETEMENT D'ALUMINIUM $4goo \"Clapboard\u201d Garantie de 20 an*\t¦ w joui INSTALLATION NON COMPRIS* GERARD LABONTE ENTREPRENEUR LICENCIE 1900 rue VEZINA, QUEBEC \u2014 TEL.: 661-7882 c«ntw viu« A »akh fov IETE 72 j?/ 529-9292 Tricots \"Vélo\" pour les sportifs à grande allure De souples tricots FortreP et Celara à coupe ajustée contribueront à vous donner une allure sportive très appréciée.Ces chandails d\u2019entretien facile sont bicolores.\"\tx .al Modèle \u201cT\", manches courtes et col à pointes longues.5 boulons à la patte d'attache.P M.G.TG.en blanc et marine, blanc et bourgogne ou lilas et prune b' Modèle à coi montant et manches courtes.P.M.G.en marine et blanc, rouille et brun, lilas et brun, jaune et marine, bourgogne et blanc.Centre-Ville, Mercerie pour hommes ray on S2 A TC 85 $ 65.00 TC-100 Magnétophone à cassette avec radio AM^FM.Enregistre directement ou d'une source séparée.Magnétophone commandé par boutons.Facile à transporter.Comprend: 4 piles \"C\", écouteur, microphone et adaptateur AC.$119.95 PHOTO CENTRE BRUNET 605 est ST JOSEPH Quebec 2 529-5741 PLACE LAURIER Ste-Foy 6561717 TC 100 UTILISEZ NOTRE PLAN FACILE DE CREDIT LE PLUS GRAND CENTRE DE PHOTO AU COEUR DE QUEBEC qiïzjvAzm ^ ^^15.RUE ST-LOUIS, LEVIS \u2014 837 Succursale 8890, Boul.Ste Anne, Château Richer 8821 / ^8327559 Québec, le Soleil, jeudi 4 mai 1072 13 A Pointe-Bleue, une expérience d'assistance-travail qui peut faire boule de neige per Roger BELLEFEUILLE La réserve indienne de Pointe-Bleue, située près de Rober-val, au Lac Saint-Jean, est le cadre d\u2019une expérience d assistance-travail susceptible à la fois de faire.boule-de-neige, comme de faire sourciller des organismes comme le Conseil canadien du développement social.Ce dernier a déjà dénoncé dans un exposé de principe ts programmes de nature à assujettir les prestations d'assistance sociale à l'acceptation d'un emploi pour les bénéficiaires considérés contme aptes au travail.Le conseil de bande de Pointe-Bleu était autorisé, l'an dernier, à titre d'expérience-pilote, à consacrer une partie de son budget d'assistance sociale à un programme de création d'emplois réservés exclusivement à des assistés-sociaux indiens de la réserve reconnus comme aptes au travail.Sur un budget d'environ $150,-000 un montant de quelque $10,-000, fut ainsi utilisé, ce qui procure de l'emploi à 10 chefs de familles et à 10 célibataires pour une période de temps suffisante pour les rendre éligibles à des prestations d assurance-chômage.Selon les commentaires recueillis sur la réserve mène, cette initiative suscita tellement d'enthousiasme dans la population que pas un Indien ne refusa l'emploi proposé et que les demandes dépassèrent l'offre.Des Indiens qui n'avaient vécu que d\u2019assistance sociale depuis plusieurs années trouvèrent à s'occuper d'une façon individuelle et collective jugée utile.Un sentiment de valorisation personnelle gagna ce groupe de travailleurs et leurs familles.Les travaux furent surtout axés sur l'embellissement de la réserve \u2014 nettoyage des rives du lac sur une longueur d-* 2 milles, démolition de vieilles maisons inhabitées, amélioration de Amendements au bill 48 (Tessier) Le ministre des Affaires mu- ! mcipales du Québec, M.Mauri- 1 ce Tessier, a annoncé hier h \\ l'Assemblée nationale que certains amendements seront apportés au bill 48 sur l'évaluation foncière.Sans préciser la nature de ce* amendements, il a laissé entendre qu'ils pourraient peut-être toucher dévaluation foncière de* agriculteurs.Il a par ailleurs précisé, à la «uite d'une question du député de Nicolet, M.Clément Vincent, que plusieurs rencontres avaient eu lieu entre des représentants du ministère des Affaires municipales, du ministère de l'Agriculture et des cultivateurs.\"En conclusion de ces rencontres, il a été décidé de former un comité tripartite, ministères des Affaires municipales, de l'Agriculture et UCC.Nous attendons que l'UCC désigne son représentant pour que le comité puisse tenir une première séance\".Le député de Nicolet lui demanda par ailleurs si, dans certaines régions du Québec, en vertu du bill 48, certaines évaluations foncières pour terres incultes sont passées de $20,000 à $60,000.\"Je ne suis pas au courant, a-t-il répondu, mais je suis très surpris de la chose, puisque, actuellement, les normes et règlements qui établiront les critères tels que mentionnés au bill 48 n ont pas encore é(é complétés.Ils n'ont pas été encore approuvés par le conseil des ministres et, par conséquent, ne sont pas encore en vigueur, de sorte que les rôles d'évaluation qui ont été faits au cours des derniers mois l'ont été en vertu de l'ancienne loi\".L Desjardins, candidat à la présidence de l'exécutif du RC MONTREAL (PC) \u2014 Le car didat du Ralliement créditiste dans le comté de Chambly lors de la dernière élection complémentaire dans ce comté.M.Lionel Desjardins, vient d'annoncer qu'il sera candidat au pos\u2018e de président du comité exécutif du Ralliement crédi-tiste du Québec.Le congrès annuel du Ralliement a lieu au pavillon Saint-Arnaud, à Trois - Rivières, samedi et dimanche prochains.Au cours d'une entrevue accordée hier matin à une station de radio de Montréal, M.Desjardins a confirmé qu'il entamerait sous peu des procédures judiciaires contre son organisateur en chef et son agent officiel lors de l'élection complé-men'aire dans Chambly, MM.Gaston Bourbeau et Claude Blais.Il les accuse d'avoir accepté, à son insu, un montant de $5,000 du Parti libéral pour assurer le financement de sa campagne électorale dans Chambly.Selon lui, cet argent a été versé en vue de diminuer les chances de succès du candidat du Parti québécois dans Chambly, Me Pierre Marois.| rain de camping, réparation de clôtures.A un taux horaire de $3 65, s'ils avaient été exécutes à contrat, ces différents travaux auraient coûté près de $64,000.Ce qui différencie cette initiative à la fois des programmas traditionnels de travaux publics et de travaux d'hiver, c'est que les crédits nécessaires venaient exclusivement du budget d'assistance sociale et qu'e'le s'adressait uniquement aux assistés sociaux aptes au travail.Il faut dire cependant que le programme des travaux d'hiver \u2014 qui faisait appel à la contribution des gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux mettait avant tout l'accent sur l'embauche de bénéficiaires d'aide sociale.D'autre part, ce qui distingue l'initiative de Pointe-Bleue d\u2019un programme d'assistance-travail comme tel, c'est que le salaire n'est pas équivalent aux prestations d'assistance.Ainsi, à Pointe-Bleue, l'assisté social célibataire a droit à une assistance de $75.par mois.En travaillant dans le cadre de ce projet, il recevait $40.par la chaussée, entre\u2019icn du ter- semaine pour une semaine de 40 heures, ce qui est moins que le salaire minimum, mais ce qui le rend quand même éligible à des prestations d'assurance-chômage de $30.par semaine, une fois le travail terminé.Reporté sur une base de 12 mois, ses revenus annuels sont donc supérieurs à ce qu'ils auraient été s'il était demeuré assisté-social, ce qui constitue une forme d'incitation au travail.FEU VERT Restreinte, jusqu'au 30 mars dernier à la réserve montagnai-se de Pointe-Bleue, le gouvernement fédéral, par l'entremise du Conseil du Trésor, a autorsé pour la présente année financière la poursuite de cet expérience et son extension à toute réserve qui en fera la demande, compte tenu de certaines normes et directives précises.Les objectifs de ce programme de \"Perspectives-Travail (Work Opportunity Programm), tel qu\u2019énoncé par le ministère des Affaires indiennes -st d'abord d'accroître l'autonomie in- U*\"* De l'assistance sociale qui a servi à construire des chalets de camping .et pourquoi pas ! ' ¦b \u2022 y « s y-*' «¦PW* .fié $3> ¦ i'.i ¦> dividuelle et communauta re en procurant des occasions d'emplois à des Indiens qui seraient autrement bénéficiaires d'ass's-tance; aussi, fournir des services et diverses facilités qui, règle générale, viennent assez loin sur les listes de priorités.Selon cette même directive, les conseils de bande sont appelés à contribuer de 'eur propre fonds à ces programmes.Ainsi, une bande qui a des revenus annuels se situant entre $10,000 et $19,000 sera appelée à contribuer deux pour cent du coût du projet, ou un maximum de $1,000 dans l'année.SEULE LIMITE: L\u2019IMAGINATION Quant aux types de travaux suggérés, la directive signale que le seul facteur limitatif d'envergure r.e pourrait être que l'imagination.Les suggestions sont groupées cependant autour de quatre centres d'intérêt: les projets pour l'amélioration de l'environnement, les projets touchant des services à la famille (aide-ménagère, garderies de jour, camps de jour); les projets de développement économique et ceux destinés à améliorer l'équipement communautaire, tels que terrain de jeux, patinoires, etc.APPLICABLE AILLEURS Compte tenu de la «ituatlon particulière des réserves indiennes, il va sans dire qu'un tel programme est plus facilement applicable sur ces territoires qu en dehors des réserves.Les travailleurs indiens demeurant sur une réserve sont moins hésitants à accepter un salaire qui se situe même en deçà du salaire minimum, du fait que leur gains sont moins grevés que le travailleur non-indien, n'ayant à verser aucune cotisation pour le régime de rentes, l\u2019assurance-maladie, le syndicat, en plus d'être exempté d'impôt.Sa seule contribution va à toutes fins utiles à l'assu-rance-chômage.D'autre part, le pouvoir d'achat d'un dollar sur une réserve est supérieur à celui hors réserve, du fait qu'il y a exemption de taxe de vente, et que l'habitation est à toutes fins utiles gratuite.Visitez 11 \u201cpays\u201ddifférents en 2 semaines sans quitter l\u2019Etat de New York.Kingfisher Tower sur le Lmc Otsego.WÊM.I ¦ v , .i %.***** .WBK& \u2022>;ç ' «ssrdÉk mm Vous êtes en train de conduire en pays indien quand soudain, juste en face de vous, s'élève la réplique d\u2019un château médiéval\u2014Kingfisher Tower, sur le lac Otsego.Le dépaysement est total.Visiter l\u2019État de New York en voiture c\u2019est aller de découverte en découverte, de pays en pays.F.n 2 semaines vous pouvez y faire .un tour du monde.Mais utilisez d\u2019ahord le coupon ci-dessous pour recevoir votre \u201cnécessaire de voyage\u201d.Etes-vous prêt à traverser nos montagnes, à longer nos lacs, visiter nos sites historiques, lézarder sur nos plages et contempler l\u2019océan?Alors, allons-y! 1.\tChaque méandre du Heuve Hudson est une page d\u2019histoire.La beauté grandiose du fleuve Hudson rivalise avec celle du Rhin.Les canots des Indiens, les navires des explorateurs et le premier bateau à vapeur de Fulton ont remonté ce fleuve.Près de Tarrytown, vous pouvez, voir le \u201cSunnyside\u201d imaginé par Washington Trving.Allez jusqu'au sommet du Mont Beacon\u2014où les feux signalaient l'approche des troupes anglaises.A l'aérodrome de Old Rhincback.le dimanche après-midi, pendant l'été, vous pouvez observer des combats pour rire entre avions de la première guerre.2.\tCertaines stars holywoodiennes ont fait leurs débuts dans les centres de villégiature des Catskill.Elles y reviennent toujours.On s'amuse ferme dans les Catskill et vous pourrez y rencontrer des vedettes accomplies ou naissantes, lin choix d'hôtels luxueux s'oflrc à vous si vous ne préférez planter votre tente.A la ferme d'animaux sauvages des Catskill.près de Cairo, les enfants peuvent nourrir les animaux.Et les amateurs de course tous harnais pourront aussi as- sister aux courses de Monticello qui débutent à 20h45\u2014pendant l'été.A Wood-stock il y a concert chaque dimanche.3.A Saratoga, c\u2019est le départ! C'est l'endroit révé pour suivre les courses et se reposer à fond.La plus ancienne de toutes les courses de pur-sang des États-Unis se tient à Saratoga.du 31 juillet au 26 août.Départ à 14 heures.La piste de courses sous harnais est ouverte le soir tout l'été, avec des courses de trotteurs et d\u2019ambleurs.Prenez un bain d'eaux thermales à Saratoga et visitez les jardins pétrifiés.Le soir, allez au ballet au Performing Arts Centre.Les représentations ont lieu tout l\u2019été.En mai, le Festival des tulipes a lieu à Albany.Un grand défilé et l'élection de la Reine des tulipes commémorent l'origine hollandaise de cette ville.4.De la vallée du lac Champlain à la cime des Adirondack* C'est une région de montagnes majestueuses.de lacs innombrables, de forêts sauvages.Vous y trouverez \u201cle pays du Père Noël\u201d au village de North Pole\u2014au nord de la Whiteface Mountain.Les enfants seront ravis de se promener dans la Forêt Enchantée, à Old Forge, au centre des Adirondacks.Passez à Frontier Town, prés de Schroon Lake, pour y voir un rodéo \u201cdu bon vieux temps\u201d! Vous pouvez pique-niquer sur les sommets et faire une croisière sur la chaîne des lacs Fulton Passez la nuit dans une auberge de montagne, un chalet au bord d'un lac ou dans un camp de forêt Cette région est d'une grande beauté.5.Croisière dans les Mille-Îles Plus de 1700 îles en fait, et de l'eau à perte de vue.Faites le tour des îles en bateau à partir d'Alexandria Bay (durée: 2'.\u2019h).Vous y verrez les ruines d'un château romantique.L'autre excursion part de Clayton.A Natural Bridge, un autre bateau vous fait remonter sous terre l'In- dian River, jusqu'aux cavernes du Natural Bridge.Si vous aimez faire du bateau ou du ski nautique, nager, pêcher, pratiquer la plongée sous-marine, c'est l'endroit rêvé pour vos vacances.6.C\u2019est là qu\u2019Abner Doubleday a \u201cinventé\u201d le baseball.A Cooperstown.vous pourrez voir le \u201cRasehall Hall of Fame\" et le terrain où, selon la légende.Abner Doubleday lança le jeu de baseball en 1839.Cooperstown est la reconstitution d\u2019un village du siècle dernier.On y trouve cinq musées: d\u2019agriculture, des Indiens, de la forêt, des calèches et attelages et Feni-more House qui abrite une collection d'art populaire américain primitif.7.\tDégustez les mousseux des Finger Lakes C\u2019est le pays où coule l'eau .et le vin .La visite des établissements vinicoles est gratuite\u2014ainsi que la dégustation.Vous pouvez nager dans les eaux fraîches et profondes des Finger Lakes.Visitez Tauehannock F alls\u2014une chute de 215 pieds-la plus haute à l'est des Rocheuses.Le Watkins Glen State Park est magnifique et.contient 15 cascades.Cet été.des courses automobiles importantes se dérouleront à Watkins Glen l'une d'elles, du 11 au 13 août, compte pour la série Can-Am.8.\tLaissez-vous euranler par le fracas de la cataracte de Niagara.Vous voici en face de l'une des merveilles du monde naturel.L'efi'ct le plus spectaculaire est l\u2019illumination nocturne par des projecteurs de toutes les couleurs.Non loin de là.dans le Letchworth State Park, vous verrez les gorges Genesee, surnommées \u201cle Grand Canyon de l\u2019est\u201d.Niagara Falls possède aussi le premier musée océanographique de terre ferme aux É.-U.Vous y verrez dauphins, lions de mer.pieuvres, piranhas, anguilles électriques et autres habitants de toutes les mers du globe.9.\tPlantez votre tente au beau milieu d'une forêt de pins de 65.000 acres.Situé dans la région de la Porte du Sud- ouest (Southwest Gateway), le \u201cAlleghany State Park\" offre ses forêts, ses lacs et plus de 50 milles de pistes pour les marcheurs.Vous pouvez faire le tour du Red House Lake en canoë ou attrapper un maskinongé de 40 livres dans le lac Chautauqua.Si vous aimez le théâtre, la Chautauqua Institution présente, tout l'été, un programme de théâtre, d'opéra et de musique symphonique.10.Les lumières et la gloire de la Cité Magique New York est vraiment une ville \u201cmagique\" pour les enfants, avec ses gratte-ciel miroitants, le zoo du Bronx, la statue de la Liberté.Visitez le palais des Nations Unies (visites avec guide tous les jours).Toute la famille sera ravie de faire le tour de l\u2019île de Manhattan en bateau-rendez-vous au quai 83 à l'ouest de la 43e rue.Allez voir une exposition avant-gardiste à Greenwich Village.Emmenez les enfants se régaler(a peu de frais)àChina-town.N'oubliez pas Times Square, l'Empire State Building, le Radio City Music Hall et le Centre Rockefeller.IL Les anciens ports baleiniers de Long Island ont fait place à de nouvelles stations balnéaires Vous trouverez cinq milles de plage sablonneuse pour vous étendre au soleil dans le Jones Beach State Park.Allez pêcher en mer le thon et l'espadon.Vous pourrez louer un bateau à Montauk.A Oyster Bay.vous pourrez visiter Sagamore Hill, la demeure de Théodore Roosevelt.Régalez la famille de \u201cclam chowder\", de homards ou de crabes farcis à l\u2019un des innombrables-et excellents\u2014restaurants de fruits de mer.On s'amuse partout dans l'État de New York.Nous tenons à votre disposition un livre (en anglais seulement) qui regorge d'idées de vacances, d'adresses d'hôtels etc.Envoyez-nous le coupon ci-dessous, et vous le recevrez gratuitement Ottf nnnonr* *At comnumdit#* t on|f>mt^rr«#n1 p*r le»« 'jpryic^S du TOuri»m>*»*»' - ¦\tmmmm* Un sous-comité sur un problème MONTREAL (PC) \u2014 Le vice-président exécutif du Congrès du travail du Canada, (CTC), M.Jean Beaudry, a précisé hier que i'enquête du sous-comité du CTC au Québec portait non pas sur les relations de la centrale canadienne avec sa filiale qué-| bécoise.la FTQ, mais sur un problème de É \"régie interne\" soulevé, d'une part par un article paru en février dernier dans le Toronto Star et.d'autre part, par la déclara-| tion subséquente des permanents du CTC | au Québec.L'article du Toronto Star rapportait des propos agressifs envers la FTQ, que le président du CTC, M.Donald Macdonald, aurait tenus quelques jours plus tôt à une assemblée à huis clos de tous les permanents de la centrale canadienne.Cinq permanents du CTC au Québec devaient confir-mer plus tard, dans une déclaration écrite p à la FTQ, l\u2019authenticité de ces propos, en dépit des dénégations de M.Macdonald.L'enquête, a indiqué M.Beaudry, com-|:\tprendra trois étapes: \u2014 La première, commencée mardi à ¦ Montréal, consiste en une rencontre avec g le?permanents du CTC au Québec, afin de MR > 3M du CTC enquête de \"régie interne\" connaître leur version de l'affaire.Trois d'entre eux doivent encore être interrogés.\u2014 Le sous-comité entendra ensuite, au congrès du CTC \u2014 15-19 mai \u2014 ou immédiatement après, des permanents d'autres régions du pays qui.présents à la réunion de Toronto, ont été témoins de 1 intervention de M.Macdonald.\u2014 Enfin, le principal intéressé, M.Macdonald lui-méme, sera invité à présenter son point de vue.L'enquête terminée, un rapport sera remis au comité exécutif du CTC qui en disposera.Le sous-comité est formé exclusivement de vice-présidents québécois du CTC.Mme Huguette Plamondon et M Louis Laberge, président de la ETQ, appelés à en faire partie, se sont désistés.Lu ETQ avait réagi aux propos attribués a M.Macdonald \u2014 qui aurait notamment qualifié de \"marxistes\" les prises de position de son congrès de décembre dernier \u2014 par une mesure de boycottage: elle ne présentera aucune résolution au congrès du CTC.M.Beaudry a révélé que la date-limite pour l'envoi des résolutions est déjà passée et que seul le corigrès peut maintenant décider d'en accepter d'autres.Le ministère du Travail fera des représentations auprès du fédéral au sujet de la formation professionnelle Les cols bleus de Montréal ne se sont toujours pas entendus avec l'hôtel de ville MONTREAL (.PC) \u2014 L injonction qui mit fin il y a deux mois à la crève des cols bleus de Montréal expire le 10 mai prochain sans avoir rapproché les parties puisque, selon le président du syndicat, M.Roger I.ampron.il n\u2019y a eu depuis le retour au travail qu'une seule séance de négociation, le 23 mars dernier.Vendredi et samedi, le syndicat réunit ses cadres afin d'examiner les moyens susceptibles d'accélérer le règlement du conflit.Mardi, M.Lampron a adressé un télégramme à tous les membres du comité exécutif de la Ville de Montréal pour leur faire part qu'il était prêt à négocier jour et nuit.Le samedi 13 mai, les 6.000 Le ministre du Travail, Me Jean Cournoyer, a révélé hier que son ministère étudiait présentement le texte du projet de loi sur la formation professionnelle des adultes, déposé la semaine dernière devant la Chambre des ( ommunes.à Ottawa, afin de déterminer s'il y a lieu de faire des représenfitions auprès des autorités fédérales.Interrogé en chambre sur l'état de la négociation entre Québec et Ottawa sur cette question de la formation professionnelle, le ministre s est par ailleurs borné à répondre que les seuls progrès qu'il ait vus récemment se traduisent dans une lettre de M.Trudeau et un projet de loi déposé à la Chambre des Communes.M.Cournoyer, qui répondait à une question du chef parlementaire du PQ, M.Camille Laurin, a précisé que le gouvernement du Québec n'avait pas encore répondu à la lettre de M.Trudeau, mais qu'il entendait faire les représentations nécessaires \"s'il y a lieu\", avant que le projet de loi fédéral ne soit présenté pour étude en comité plénier de la Chambre des communes.Dans sa lettre au premier ministre Bourassa, le chef du gouvernaient d'Ottawa souvent que la proposition fédérale et le projet de loi qui a été déposé aux Communes, constituent une \"entente administrative acceptable par les deux parties\".Cette proposition fédérale prévoit entre autres la formation de sous - comités qui s'occuperaient des questions d'ordre technique de la formation professionnelle et la reformulation de certaines règles et modaliv s des programmes de formation professionnelle.Le projet de loi modifierait entre autres les règles d'admissibilité aux allocations de formation professionnelle, les taux minima de ces allocations ainsi que le remboursement aux provinces des frais de formation dans le cadre d'ententes réciproques.Cournoyer doit se prononcer sur le permis de travail dans l'industrie de la construction cette semaine Le ministre Jean Cournoyer doit se prononcer au cours de la semaine sur l'attitude qu'entend prendre le ministère du Travail face à la contestation en cours contre l'obligation de détenir un permis de travail pour oeuvrer dans le secteur de la construction.En réponse à une question du député de Abitibi-Ouest M.Aurèle Audet* le ministre a révélé que cette question était présentement à l'étude et qu'il entendait fane une déclaration plus précise devant I Assemblée nationale an cours de la semaine.Depuis quelque temps, plusieurs protestations ont été enregistrées contre ces dispositions de l'arrêté en conseil 2711 sur le marché du travail dans l\u2019industrie de la construction qui oblige les travailleurs à se munir de permis de travail pour oeuvrer dans ce secteur.Mardi, près de 3,000 travailleurs de la construction, exploitants et employés de garages ont protesté contre ces décrets et règlements touchant la qualification professionnelle.Ces dernier» ont reçu également l'appui de la Fédération de la construction dans leur lutte contre ces réglementations qui briment, à leur avis, les droits des travailleurs dans les régions et les empêchent d'exercer leur métier comme auparavant.?l / ! { ê \\ Quebec, Lt SoUII, |«udi 4 mal 1977 1 Accord du Barreau du Québec sur l\u2019aide juridique L accès à la justice doit être une priorité absolue et le Barreau di Québec est d'accord avec le principe d'une loi institutionnalisant l'aide juridique aux défavorisés à travers la province.Cette prise de position a constitué l'élément principal du mémoire qu'a présenté, hier avant-midi, la corporation devant la Commission parlementaire permanente de la Justice chargée d'étudier en deuxième lecture le projet de loi 10 intitulé \"Loi de l'aide juridique\" et qui a été adopté en première lecture au début de l'année.Représentant le Barreau du Québec, Me René Letarte, nouveau bâtonnier de la région de Québec, a soumis que l'organisme admettait en effet que les circonstances actuelles et à venir amènent l'Etat à mettre à la disposition des défavorisés des moyens exceptionnels destinés à créer pour eux l'égalité avec les autres citoyens.Le citoyen dit \"pauvre'' a droit à la justice tout comme l\u2019Etat lui a donné l'accès complet à la santé, souligne le mémoire.Cependant, le Barreau demande que l'Etat établisse un système assurant aux bénéficiaires le libre choix de son avocat, partout au Québec et requiert la coexistence de corporations d'aide juridique, là où ces dernières seront nécessaires.SOUPLESSE Me Letarte a affirmé que l'objet de la loi est le pauvre et que c\u2019est ce dernier qui en sera donc le patron, ce qui implique nécessairement qu'il a donc le droit de choisir l'avocat de son choix, ou la clinique d'aide juridique ou les bureaux d'aide juridique.C'est pourquoi le Barreau insiste sur la nécessité d'adopter un régime souple et dynamique qui puisse se développer par l'usage, selon ses besoins, mettant à la disposition des citoyens un éventail complet de tous les moyens d'accès aux tribunaux.Tl est essentiel aussi d'assurer.face à la justice, la liberté du citoyen, l'autonomie des organismes administratifs prévus h la loi et l'indépendance du professionnel.Prenant pour acquis qu'un cloisonnement doit exister entre les domaines administratifs et professionnels, le Barreau du Québec appuie l'idée de la participation du public dans toutes les structures de l aide juridique.Compte tenu de l'expérience acquise après 20 ans d'aide juridique gratuite, le Barreau réitère dans son mémoire, aussi bien à l'Etat qu'aux défavorisés, son offre de participation et son appui total.DE L'ARGENT Enfin, le Barreau croit que, pas plus que la santé, la justice n'étant une question d'argent, il est du devoir de l'Etat d'affecter à cette priorité des crédits proportionnés aux droits fondamentaux des citoyens.Me Letarte a soumis que selon ''ses sources d'information\", le gouvernement ne consacrerait, pour 1 an prochain, que $2,-300.000 à ce sujet et que c'était trop peu.Me Choquette s'est empressé d'ajouter que les $2,000,000 ne valaient qu'en attendant que la loi soit votée.Il y aura alors un autre budget, puisé à même le fonds consolidé de la province et qui sera affecté spécialement à l'application de la loi.Le Barreau devra se présen- ; ter à nouveau devant la Commission mercredi prochain alors que le bâtonnier du district d'Arthabaska, Me Jean Moisan, présentera l'autre partie du mémoire suggérant des amendements au bill 10.Pour sa part, la corporation j des arpenteurs - géomètres de la province de Québec, par la voie de son procureur, Me Pierre Beaudoin, a demandé que les services de certains membres de la profession soient rendus accessibles aux défavorisés de la même manière que les services de notaires ou d'avocats.La corporation soutient que certains actes professionnels, tel le bornage, font partie de l'acte judiciaire, ou encore l'action en bornage alors que l'arpenteur- géomètre devient un officier du tribunal.Soumettant que la propriété de biens immobiliers ne signifiait pas nécessairement la richesse et que près de 4(1 pour cent des cultivateurs vivaient d'assistance sociale.Me Beaudoin a soumi que ces derniers avaient, en nombre de cas, dont l'expropriation, besoin des services d'arpenteurs et ne pouvaient se les offrir.- Subvention à une enquête sur la pratique duau Québec La longue recherche entreprise l'an dernier par une équipe de chercheurs du Programme de journalisme à Laval sur la \"pratique du journalisme\" au Québec sera poursuivie cette année, grâce à une importante subvention que l'équipe vient de recevoir.Le Conseil des Arts du Canada a en effet accordé une subvention de $14,425 pour permettre la réalisation de la deuxième étape de cette recherche qui doit s'échelonner sur une période de quatre ans.L'an dernier, la Donner Canadian Foundation de Toronto avait consenti une première subvention au montant de $13,- 250 à cette équipe de chercheurs dirigée par M.Roger de la Garde, professeur au département de journalisme.Cette première phase avait consisté en une cueillette de données déjà existantes sur le métier et en la réalisation d'une cinquantaine d'entrevues préliminaires auprès de journalistes.Cette année, particulièrement ; au cour de l'été, des entrevue* dirigées doivent être faite* au- , près de 200 journalistes du Qué- , bec.Cette équipe avait tenté, mal* sans succès, d'intéresser le gouvernement du Québec à cette recherche en l'invitant à contribuer à ses coûts.Télé-tirage minMoto inter.loto Vendredi, 5 mai à 11:30 a.m.QUÉBEC Château Frontenac (sous les auspices de l'Association des Officiers V aux bâtiments du Québec Inc.) Choquette lance du projet de loi un appel à l'unité autour instituant l'aide juridique p»r Fernando LEMIEUX C est un appel à I unite et au consensus autour du projet de loi instituant l'aide juridique qu a lancé hier avant-midi, à l'Assemblée nationale, au Barreau et a la population, le ministre québécois de la justice Me Jérôme Choquette.Ce dernier prenait la parole devant la Commission parlementaire créée pour étudier, en deuxième lecture, le bill 10, intitulé \"Loi de l aide juridique\" et qui a été adopté en première lecture au début de Tannée.Le Barreau ne s'oppose pas au principe du bill, mais désire une plus grande universalisation de la \"justice pour tous\", propose le maintien des cliniques d aide juridiques, approuve la création de corporations d aide juridique et ajoute que la liberté doit être laissée au défavorisé de choisir son avocat.Mais on sait que le Barreau et nombre de ses membres sont à couteaux tirés avec le ministre de la Justicç.Âu dernier congrès de la corporation, à Montréal, les congressistes ont adopté un système d aide juridique qui serait universel et qu'on appelle \"judicare\".Cependant, le Barreau ne s'est pas senti lié par ce vote et a préféré présenter à la Commission l'idée d'un système mixte d'aide juridique au sein duquel l'avocat conserverait son autonomie pleine et entière et ne serait pas nécessairement un salarié de l'Etat.Au dernier congrès du Barreau, Me Choquette a été verte- ment dénoncé par le Bâtonnier Yvon Jasmin qui a accusé le gouvernement de vouloir imposer la dictature par les bills 10, 250 créant le Code des professions et la loi 70, dite des \"petites créances' et n'obligeant plus le détenteur de créances de $300 et moins à recourir aux services d'un avocat.Mais au sein du Barreau, les opinions sont profondément partagées autour de ces bills et le dernier congrès a prouvé que des avocats acceptaient déjà une certaine forme de socialisation de la profession, tandis que d'autres la rejetait carrément.\"Je ne suis pas insensible au profond déchirement qui existe à l heure actuelle au sein des avocats qui font partie du Barreau, mais je voudrais faire ici, dès le début des audiences, une mise au point\", a dit Me Choquette.\"Ce n'est pas une attitude antipathique envers le Barreau qui nous anime, mais bien le seul souci du bien public.De différents points peut nous parvenir un concert discordant d'opinions qui, je dois le dire, ne plait pas au ministre de la Justice.Je ne veux en aucune façon restreindre le droit de paro- le, mais je souhaite que cette étape parlementaire de la Commission et la deuxième lecture du bill en Chambre apporte un consensus général pour le plus grand bien du public dans le respect des intérêts légitimes des avocats.\" UNIVERSEL Me Rémi Paul, député uquiste de Maskinongé, a regretté pour sa part que \"le ministre aille de lavant aussi timidement\", requis un système d'aide juridique universel ou, tout au moins, qu'il puisse s appliquer à tous les pères de famille gagnant moins de $5,000 par année.Me Robert Burns, député pé-quiste de Maisonneuve, dans un communiqué qu'il a lu devant la Commission parlementaire, a écarté l'idée du libre choix de l'avocat avancé par le Barreau et soumis que soutenir ce principe était illusoire.Le député a ajouté que les besoins des défavorisés dépassaient les besoins juridiques auxquels ils pouvaient s'attendre et que le projet de loi 10 devait prendre un aspect plus large.\"Le projet de loi ne cherche pas à canaliser le dynamisme dont peut être capable une communauté défavorisée, ni à favoriser et soutenir les possibilités d'organisation de certaines catégories de justiciables devant les problèmes qu\u2019ils vivent ensemble\", a ajouté Me Burns.Ce dernier a affirmé que l'E- tat ne peut refuser ion aida au justiciable qui cherche des solutions collectives aux situations qui font de lui une personne économiquement défavorisée: l aide jurid.que est une mesure d assistance, mais nous pourrions aussi en faire un outil de relèvement social.ANNONCE LE PROBLÈME DES ÉTUDIANTES ENCEINTES Il y a quelques années encore, une élève enceinte était contrainte, par l\u2019ostracisme dont elle était l\u2019objet, à abandonner ses études.Sélection du Reader's Digest de mai décrit le changement fondamental et bénéfique survenu dans ce domaine.Ainsi, Montréal, Calgary et Kingston ont maintenant des foyers maternels pour adolescentes en- ; ceintes où les futures mères ! peuvent suivre le cours nor- I mal de leurs études et recevoir la compréhension, les conseils et les soins que réclame leur état.Lisez comment, grâce à des initiatives j semblables, plusieurs villes ; canadiennes sont en train de découvrir une réponse humaine et positive à ce problème.Achetez Selection aujourd hui même.13 MAI Cfi£ü ko \u2018'J vot Pr °c0 c° rt e0 \u2022'O «*0/ *0 ¦a A,*e Pt ont Po o0 /O (J RALLYE TIERS-MONDE 615, Calixa-Lavollée, Qué.6 Tél.: 681-0064 ÉjjsSl® WBSS moi 11\tmm il h 11 C i\tr y* \"f f^| inr p< Vous voulez une voiture pour un dui mois ou plus?Avis vous l'offre à un tarif super-économique.Exemple: vous pouvez avoir une Plymouth Fury III (ou une voiture équivalente) pour quelque $65 par mois seulement, y compris une excellente assurance.et les 750 premiers milles sont gratuits! Il peut y avoir de légères variations de tarif d'une ville à l'autre; le supplément de millage est compté en plus et l'essence est à votre charge.Consultez Avis au sujet du Minibail.Les voitures Minibail sont en nombre limité.Réservez la vôtre à l'avance.Un autre des minitarifs spéciaux Avis.Notre ambition: votre satisfaction.Avis loue des voitures de toutes les bonnes marques, Plymouth et Dodge en tête.Téléphonez-nous dès à présent.nous sommes à votre disposition 7 jours par semaine.683-1741 5033 18 Québec, Le Soleil, jeudi 4 moi 1972 rnl PLACE FLEUR DE LYS PLACE LAURIER CENTRE-VILLE Rabais sur balles de golf 'Brute Ensemble de golf Tru-Flite' de Spalding à prix de rabais Un produit de l'ère spatiale, les balles 'Brute1 sont fabriquées d'un matériau unique.FAUTEUIL DIVANT LIT EXCURSION D'ETE \u2018Black Brute', super compression Val.de 12.00 doz \u2019¦'XJF ëifëri COUVRE-LIT Composition: sac, fers 3 5, 7, 9 et bois 1 et 3 putter.Pour hommes e femmes gauchers ou droi tiers.SIEGE D'AUTO Protégez vos nouveaux meubles de l'usure quotidienne Cette housse n'a peur de rien.Même le malmenage que lui ferait subir une famille active ne lui enlèvera ni sa belle forme ni son aspect net.Pour tous meubles d'intérieur ou d'extérieur.Modèle laminé.Lavez et séchez à la machine, run, or, rouille et autres.le tout 'Red Brute', haute compression Val.de 9.00 doz jaune Pour divant-lit dim.- 70 x 90\" Spécial ARTICLES DE SPORT.CENTRE-VILLE, sous-sol.PLACE LAURIER ET PLACE FLEUR DE LYS.COMMANDES POSTALES ET TELEPHONIQUES ACCEPTEES.COMPOSEZ 524-8411.Pour divan régulier dim.: 70 x 120\" Spécial Pour d Pour fauteuil dim.: 60 x 72' Spécial 70 x 140' Spécial LE SYNDICAT DE QUEBEC.CENTRE-VILLE, 5e étage.PLACE LAURIER ET PLACE FLEUR DE LYS.COMMANDES POSTALES ET TELEPHONIQUES ACCEPTEES.COMPOSEZ 524-8411.un aspect neuf à vos vieux meubles Donnez 'Blue Brute', compression régulière Val.de 7.80 doz Une aubaine à ne pas manquer Ensemble de golf 7 pièces pour femmes et hommes gauchers ou droitiers.Composition: bois 1 et 3, fers 3, 5, 7, 9, putter 'Pin-Hi' de Cambell.\u2022 Nouvelles tiges en acier \u2022 Têtes de bois laminé \u2022 Têtes de fers robustes \u2022 Poignées en caoutchouc.e tout Le Syndicat de Québec Ltée.C P.1217, Québec 2 La housse en coton et viscose pour tous les meubles adhère à toutes les surfaces ne se froisse pas, peut être lavée et séchée à la machine.Motifs exotiques soutache.Vert, brun, jaune or ou bleu.Modèle tel qu'illustré.Pour jofa Pour d Pour grand d Pour fauteuil dim.: 60 x 72' 70 x 90' 70 x 140' Nom .Adresse I Compte de crédit [ ] C.O.D.[_] Mandat [ ] Chèque [H LE SYNDICAT DE QUEBEC.CENTRE VILLE.5e étage PLACE LAURIER ET PLACE FLEUR DE LYS COMMANDES POSTALES ET TELEPHONIQUES ACCEPTEES COMPOSEZ 524 8411.ARTICLES DE SPORT.CENTRE-Vlut, sous-sol.COMMANDES POSTALES ET TELEPHONIQUES ACCEPTEES.COMPOSEZ 524-8411.\u2022 ' > Wm WM Quant.\tDescription\tPrix\t1 | \t\t1 1 1 \t\t1 \tTaxe 8%\t1 \tTotal\t1 1 1 HEURES CENTRE-VILLE: 9h.a 5h.30, jeudi et vendredi jusqu'à 9h.du soir et le samedi jusqu'à D'OUVERTURE:\t5h.du soir.PLACE LAURIER ET PLACE FLEUR DE LYS: 9h.30 à 5h.30, jeudi et vendredi jusqu'à 9h.du soir et le samedi jusqu'à 5h.du soir.>\tf\tX\tI < * Des nouvelles de partout, voilà votre contact avec le monde ?DEMAIN LE SOLEIL «S 76e ANNEE \u2014 No 109 QUEBEC, JEUDI 4 MAI 1972 PACE DIX-NEUF Conférence des municipalités Les adhérents seront connus aujourd'hui *§ - wm A Laurier-Station 3ÏÏ3xi rrnifrg mm ~ i ; i i; ; .v i x i X .\u2018.\"'I L SI r i Par Gilles LAF RA.MBOISE C'est ce soir que l'on connaîtra de façon précise le nombre de municipalités qui ont décidé d'adhérer à la \"nouvelle\" Conférence des municipalités de la région de Québec.En effet, les représentants municipaux qui se présenteront à la deuxième assemblée générale de l'organisme seront mandatés, cette fois, par le conseil municipal de leur localité.On sait que, lors de la dernière réunion, à Charlesbourg, les participants avaient accepté de faire parvenir à toutes les villes des deux rives une iemjnde d'adhésion à la Conférence.Ce document précisait que chacune des municipalités intéressées devait nommer un représentant et un délégué-substitut.O.i faisait également mention des frais d'inscriDtion annuels qui s'élèvent à S100.La Conférence, qui sc veut \"représentative des conseils municipaux auprès des gouvernements supérieurs\", a été nr.'se sur pied il y a quelques mois.Depuis ce temps, on a procédé à la nomination des membres de l\u2019exécutif et on a établi les problèmes prioritaires.On s'attaquera, dès ce soir, à la Loi 48 sur l'évaluation foncière.Les autres priorités avaient trait au regroupement municipal, à l'intégration des forces policières et aux problèmes régionaux en général.Le président de la Conférence, M.Louis Pettigrew, de Sille-ry, a tenu à signaler qu'on n'avait pas aborder la question du regroupement en premier, en raison de l'étude du ministère des Affaires municipales.\"Nous allons procéder à la format on du comité sur l'évaluation ton-cière, parce que c'est le sujet le plus pressant, celui qui peut le plus bouleverser les munie pali-tés au point de vue des taxes\", de dire M.Pettigrew.Selon lui, on ne procédera pas immédiatement à la création de tous les comités, \"pour ne nas prendre les bouchées trop grosses\".On voudrait éviter un éparpillement des forces au début.I Quant au nombre d'adhérents, M.Pettigrew a dit que \"tous sont entièrement libres, on ne leur a pas mis le fusil dans le dos\".X-.-si «hthW-*\tUH' î ' î '\t(\tI .y- «UU'WU\tU UU'UU I____ - \u2014I-1-i-1-1.t\t\u2014i ?\twv: *4* n*?$s£, \u2022V «>»' «¦¦ \u2022¦' V t**.- M >\u2022«*» jfcjpgg V?* t*~ $è£4hi \u2022^«s* \u2022~*e\u2014\t->i r^fîSt:^ : ^Wiül ^tÜBw^î S % \u2019 J 'X.|| 4%g*4g -4-pWfc»»; ¦+***&*£¦:: Æ* \u2022-î **û I > ¦' ?t* - màWMB LE 4 MAI 1971 \u2014 Une vue partielle du trou géant laissé par l'effroyable glissement d'argile.Le village fut littéralement sectionné.par Gabriel BERBER! Les jeunes ont oublié plus vite que leurs aînés SAINT-JEAN-VIANNEY \u2014 Des hommes et des femmes n'auront pas survécu à l\u2019épouvantable nuit du 4 mai 1971 qui devait \u2022onner le glas pour le village de Saint-Jean-Vianney.Ces personnes n'ont pas péri aux côtés de leurs 32 concitoyens disparus avec tous leurs biens, lorsque le sol s est liquéfié dans l'obscurité pour devenir un fleuve de boue.Mais elles n'ont pu trouver la force de se remettre d'un choc brutal causé par ces heures terrifiantes et le drame social qui s'ensuivit.Aidés par le temps et dans certains cas, par le réconfort que procure l'usage de tranquillisants, la plupart des survivants sont parvenus, aujourd\u2019hui, à surmonter cette période d'angoisse.Ils n ont cependant rien oublié, et les traits familiers des 16 victimes emportées par des éléments naturels déchaînés et qui nont pas été retrouvées, demeureront à jamais gravés dans les mémoires, entre autres souvenirs.Si les gens ont réussi à effacer les cicatrices du jour de la tragédie, l'agonie du village de Saint-.Iean-Vianney, après le 4 mai 1971, fut à ce point longue qu'elle fut maruqée d'intrigues, de conflits d'intérêt et de luttes de tous genres Suite d'événements assez troublants en fait, qu'ils causèrent probablement un tort plus considérable que le climat de panique engendré par le gigantesque affaissement dç terrain.Ainsi, la communauté paisible et homogène que formaient, avant la tragédie, Saint-Jean-Vianney et la paroisse limitrophe, Shipshaw, est devenue une population désunie, où les gens se détestent les uns les autres, constituant même des clans distincts prêts à violenter à tout moment.UNE \"PETITE IRLANDE' Saint-Jean-Vianney-Shipshaw, c'était, avant l'heure du sinistre, environ 425 familles et 2,500 citoyens.On vivait dans l'harmonie, même si les deux municipalités n'étaient pas encore engagées sur la voie d une fusion totale.Vint le jour fatidique.Une fois l'affolement dissipé en grande partie, la majorité des habitants de Saint-Jean-Vianney créent l'Association des propriétaires et des locataires sinistrés (APEL) et choisissent un peu plus tard de reconstruire leur avenir à Arvida.Puis, pendant l\u2019été et jusqu'à la fin de 1971, ce sera le grand déménagement dans un quartier neuf de cette ville industrielle, des familles de Saint-Jean-Vianney.En attendant que leur domaine soit reconstitué, elles doivent s'accommoder de roulottes, réparties dans trois parcs temporaires.particulièrement chez le maire Jean-Maurice Coulombe.La campagne de dénigrement qu'il entreprend alors et qu'il soutient toujours, dans l'ombre, lui vaut d abord la défaite aux élections de novembre 1971.Et ce sera la semence d'une division profonde et destructrice parmi les ressortissants de Shipshaw qui restent pour se partager la dépouille du village de Saint-Jean-Vianney.En format réduit, Shipshaw représente un peu l\u2019Irlande du Nord, avec la différence que ce sont deux factions de catholiques qui s'affrontent.Il ne s'agit pas non plus d'une lutte armée, mais d'un fort courant de rancoeur et même de haine, opposant les alliés de l\u2019ancien maire Coulombe aux sympathisants de l'APEL, qui comprend notamment le conseil actuel de Shipshaw et les familles de cette municipalité qui vivent dans l'isolement tragique depuis la disparition du village de Saint-Jean - Vianney.Dans le camp de l'ex-maire, se trouvent le maire et le curé du village englouti.Le pasteur, M.l'abbé Egide Boulianne s'est joint à la minorité des paroissiens, ceux qui nont pas voulu quitter Shipshaw, à la suite du désastre.Décision qui a favorisé la reconstruction de l'église de Saint-Jean - Vianney là où se trouvent les partisans de M.Coulombe.Au grand désarroi des autres citoyens de Shipshaw et de l'APEL.Ceux-ci voulaient au contraire sauver l'église et le presbytère de Saint-Jean-Vianney de la démolition, pour les transporter dans une partie plus populeuse de Shipshaw.Us espéraient aussi récupérer les $160,000 payés en indemnisation à la Fabrique par la Société d'habitation du Québec.Tous ces espoirs sont anéantis, et le curé et son entourage sont maintenant sévèrement blâmés pour avoir permis l'édification d'une nouvelle église et d'une maison attenante pour desservir uniquement une trentaine de familles de Shipshaw.Car la quiétude qui identifiait la paroisse dans le passé a cédé la place à une antipathie très grave et qu'on dit irréversible de la part des brebis catholiques envers le.curé Boulianne et ses acolytes.Si bien que plusieurs se promettent de ne pas fréquenter la nouvelle église ou de désobéir au précepte dominical, tout simplement.LA DANSE DES MILLIONS Quant au Fonds de secours, il contribua, au début, à dissoudre les inquiétudes des citoyens éprouvés, face à l'ampleur des dommages matériels résultant de la tragédie elle-même et de l'exode qui s'annonçait.Une fois la souscription terminée, il n'a pas cessé d être l'objet de vives disputes.Dans l\u2019intervalle, au cours de l'automne, le Quartier Est de Shipshaw, autre territoire sujet aux glissements de terre argileuse, est évacué pour de hon et là aussi, la plupart des citoyens décident d'élire domicile à Arvida.Bilan final de ce déplacement massif de population: quelque 245 familles optent pour Arvida, une quinzaine préfèrent transporter ou construire leur maison sur une terre plus solide à Shipshaw et enfin, une poignée d'autres s établissent dans des municipalités voisines.L'héritage humain que s'attire facilement Arvida par l'intermédiaire de la compagnie Alcan qui cède gratuitement le secteur approprié pour la relocalisation, soulève l'indignation et la colère, les dons de particuliers affluèrent de toute part.Ottawa versa $1,250.000 au Fonds.Complétée, la campagne de souscription révéla que près de $2.700,000 avaient été amassés, la valeur des terrains donnés par l Alcan, soit approximativement $500,000, figurant dans ce montant.Un an après le sinistre, les familles de Saint-Jean-Vianney ont encaissé environ trois quarts de million du Fonds.Personne n\u2019est réellement satisfait du règlement et la réévaluation de quelque 400 dossiers parait imminente.Les réclamants auraient déjà trouvé matière à soulèvement.Us s'étonnenent d'apprendre, par exemple, que le chèque de $407,-000 émis au gouvernement par le Fonds de secours afin de payer les frais de gîte temporaire, comprend $100,000 en remboursement de salaires des employés des Affaires sociales, en plus du coût de location de bureaux et de machinerie etc.Un an après, le village de Saint-Jean-Vianney a rendu l'âme, mais le drame se continue, horrible surtout pour une quarantaine de familles, traquées par l'éloignement, qui demeurent à quelques arpents du gouffre, et qui espèrent partir avant que la terre ne s'entrouve de nouveau.M.LEO BOURGEOIS \u2014 Ce père de famille a perdu trois des siens dans le glissement d'argile du 4 mai 1971.Il est encore sous le coup du choc et il rappelle le drame avec des sanglots dans la voix.VILLAGE RECONSTITUE \u2014 Voici le Plateau Saint-Jean-Vianney-Shipshaw ont emmé-Deschéne» à Arvida.où 245 familles de nagé.\t, Dans son ensemble, le vaste programme de relocalisation aurait coûté pour sa part environ $10.000,000.Sont exclus évidemment, ici, les pertes encourues par les municipalités, la commission scolaire, etc., et le prix des travaux de solidification du sol à Saint Jean-Vianney.Il serait onéreux de disséquer ces dépenses, mais voici quelques détails: $3.500.000 pour l'aménagement du site de relora-lisation à Arvida; $700,000 pour le transport de plus de 200 maisons; $500.000 pour les honoraire^ d\u2019ingénieurs-cnnseils; $400,-00s *1e préparation d immatriculation d essence oe ta*e provinc aie ou ôe transport locêl s\u2019ilyaiii GARAGE O GOSSELIN INC 185, Saint-Sacrement 681-0525 Levis GODBOUT AUTOMOBILE ENR 72.boul Kennedy 837-2661 Chicoutimi BEDARD ET FILS AUTO LTEE 1423.boul St-Paul 549-1264 Cap Santé PASCAL AUTO INC.266 Route #2 285-1341 PLUS do ISO ooncouionnoiroi a votre aorvtco au Canada Je ne sais pas qui en a eu l'idée mais, à ! intersection du chemin Sainte-Foy et de la rue Emile-Côté, quelqu'un a fait refaire le trottoir en hypothénuse contre l'ancien qui faisait angle droit avec le coin.On m'assure que d'autres, fatigués de voir les piétons passer à travers une haie d'arbustes bordant un coin de rues, ont tout simplement coupé les branches qui nuisaient aux piétons et que certains propriétaires ont même fait fabriquer des échelles pour permettre à ceux qui cherchent les raccourcis d'enjamber les clôtures.NIAGARA Niagara Falls, ça vous dit quelque chose?Saviez-vous qu'on y compte plus de 200 familles canadiennes - françaises?Que ces familles ont des enfants et que 60 d'entre eux séjournent à Québec?Que tous, sans exception, ont conservé leur langue maternelle et qu'ils étudient en français à l'école Saint - Antoine subventionnée par le gouvernement fédéral.Du 28 au 3 juin, ils recevront 50 adolescents de l'école Pie XII de Sainte-Foy, leurs hôtes pour la semaine.Mais si les premiers ont pu faire le voyage à Québec en avion, les autres devront se rendre à Niagara .à trois pieds d'altitude.les bruits de la ville PAR PIERRE CHAMPAGNE ET LES ENFANTS ?Le coin de la route de l'Eglise et du Chemin Sainte-Foy, à Sainte-Foy, était, à une certaine époque, un casse-tète, dans le vrai sens du mot.pour les automobilistes.I! V a quelques années, on le réaménageait pour le plus grand bien de tous, mais il demeure très dangereux, surtout pour les enfants.LES PLACES COMMERCIALES Les autorités de Place Laurier prévoient, un jour, être en mesure de construire un tunnel \"commercial\" entre leur complexe immobilier et place Sainte-Foy.Selon nos renseignements,le tunnel, qui passerait probablement par l'ancienne salle de quilles Laurier, serait \"décoré\" de boutiques de toutes sortes.C'est une amélioration que les clients apprécieront certainement et qui.économiquement, pourrait s'avérer rentable pour les deux centres commerciaux.Mais il ne faut pas être trop enthousiaste puisque ce rêve, ce projet, ne se matérialisera que dans trois, quatre ou cinq ans.Et peut-être, un jour, verra-t-on le réseau de tunnels de l'université I.aval se joindre à celui des centres commerciaux pour créer un Sainte-Foy souterrain.JOIGNEZ LE Si vous ne pouvez battre votre ennemi, joignez-vous à lui dit le proverbe Et c'est b>en dit.Un des grands malheurs de notre civilisation est que le chemin le plus court entre deux points demeure la ligne droite.Et les piétons le savent.Tous les coins de rues de la ville sont rognés par le passage répété des \"pédestres\" qui régulièrement, prennent la ligne droite.A Saint Gabriel de Rimouski Un septuagénaire met en fuite un individu armé d'un couteau et qui voulait le voler par Jos.-L.HARDY Un septuagénaire de Saint \u2022 Gabriel de Rimouski s est défendu contre un assaillant armé d'un couteau à dépecer, qui lui réclamait son argent.M Jean - Baptiste Desrosiers, 72 ans, s'est servi d'un manche de hache et a mis son agresseur en fuite.Il a quand même été bousculé et a subi une profonde entaille à une \u2022jambe.Cette tentative de vol a été signalée à la Sûreté du Québec, division de Rimouski, vers 2h30, hier matin.Lorsque les agents de la SQ se sont présentés, ils ont trouvé M.Desrosiers en proie à un violent choc nerveux et l'intérieur de sa maison tout en désordre.M.Desrosiers demeure seul dans une habitation située à l'entrée du village de Saint - Gabriel, à quelque 25 milles au sud-est de Rimouski.Un peu avant 2h30, il fut éveillé en sursaut par un indivudu qui pénétrait par effraction dans son domicile.I,'intrus s'est dirigé vers lui et, sous la menace d'un couteau, réclama l'argent qu\u2019il possédait.Il s'en suivit un corps à corps au cours duquel '1.Des osiers fut blessé.Il se défendit si bien qu'il mit son agresseur en déroute.Ce dernier fut même blessé à une main.Devant la résistance qu'il rencontrait, l\u2019assaillant a pris la fuite avec un compli- ce qui l'attendait au volant d'une automobile.Les agents de l'équipe de détec- tion de la SQ, à Rimouski, auraient une bonne description des vc'rurs.PEPINIERE CHAMPIGNYa Une visite vous convaincra de notre beau choix D'ARBRES, ARBUSTES, ROSIERS, CONIFERES, HAIES, ETC.NOTRE PEPINIERE EST SITUEE 2185 ROUTE NATIONALE NO 2, ANCIENNE-LORETTE à 2\"i milles du boulevard Duplessis vers Yrois-Rivières à droite de la route.OUVERT de 8h.a m.à 9h.p.tn.tous les jours de la semaine et le dimanche après-midi.Résidence\tPépinière TEL: 653-7584 TEL.: 872-9663 Robert Langlois propriétaire Du côté est de la route de l'Eglise, il n\u2019y a pas de trottoir, ni du côté sud du chemin Sainte-Foy.Or.des centaines d'enfants s'y présentent chaque jour pour se rendre à l'école.Des brigadiers scolaires font l'impossible pour assurer leur sécurité mais cette intersection mériterait d'être condamnée.Logiquement, on devrait obliger les enfants à marcher sur le trottoir, du côté ouest de la route de l'Eglise et à traverser sur l'autre trottoir, du côté nord du chemin Sainte-Foy.Ce serait peut-être une bonne façon de ne pas forcer le sort.Certainement mieux que de laisser les enfants dans la rue.au milieu d'automobilistes trop souvent insouciants.SOUS HENRI IV Les adolescentes et adolescents d Sainte-Foy se réjouiront du fait que dans quelques mois un tunnel pour piétons leur permettra dorénavant de se rendre au complexe scolaire sans avoir à traverser ce boulevard achalandé qui sépare la ville en deux.Il était temps.Il y a quelques années déjà Le Soleil publiait un reportage dénonçant cette pratique inhumaine.Les écoliers, pour se rendre chez eux, dans le plus court laps de temps, avaient sectionné les clôtures bordant le boulevard et traversaient à qui mieux mieux cette autoroute où les automobilistes circulent souvent à plus de 80 milles à There.Devant le danger, la ville de Sainte-Foy avait placé un brigadier scolaire mais le pôvre ne pouvait diriger tous ces adolescents qui, l'école finie occupaient le boulevard sur 500 pieds de largeur.A partir de 6000 BTU A partir de 8000 BTU A partir de 10,000 BTU A partir VENEZ NOUS VOIR AVANT D'ACHETER ! PASCAL NE VOUS OFFRE QUE LES FABRICATIONS DE GRANDE RENOMMEE CHRYSLER - ADMIRAL WESTINGHOUSE NOTRE VENDEUR SE FERA UN PLAISIR DE VOUS CONSEILLER DANS LE CHOIX DE L'APPAREIL QUI VOUS CONVIENT LE MIEUX.5000 BTU » 91959 6834496559 22 Queb«c, le Soleil, jeudi 4 mai 197?Selon une enquête HBëWc'y.yfy .- \t moi* ( .¦H maœtt SUV ; ¦ '¦ 4 y#* *?mmf ' Wmè SfiÉHi * >Vÿ- $*£
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.