Le soleil, 12 décembre 1972, mardi 12 décembre 1972
[" > 4 Goût cxquis/Prix modique les Vins Vaarl importés d'Afrique du Sud ?76 PAGES LE SOLEIL 76e ANNEE \u2014 No 293\tQUEBEC.MARDI 12 DECEMBRE 1972\tPRIX QUINZE CENTS AVEZ-VOUS PAIT VOTRE Novembre Légère hausse des prix à la consommation OTTAWA (PC) \u2014 L'indice des prix à la consommation est passé de 142.0 à 142.3 entre octobre et novembre, rapporte Statistique Canada.ce qui constitue un accroissement légèrement inférieur à celui normalement enregistré ces dernières années au cours de cette période.De novembre 1971 à novembre 1972, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 5.1 pour cent.L'augmentation de novembre de cette année représente une hausse de deux pour cent, comparativement à l'indice de 1961 qui était de 100.Les prix des aliments ont diminué de 0.1 pour cent, mais, sans les aliments, l'indice des prix a grimpé de 0.30 pour cent, principalement en raison des augmentations respectives de 0.6 pour cent et de 0.4 des indices de l\u2019habitation et de l'habillement.L'indice des loisirs et de la lecture a progressé de 0.7 pour cent, mais celui des transports a diminué dans la même proportion.Par ailleurs, l'indice des soins personnels et de santé s'est accru de 0.3 pour cent et celui des alcools de 0.1 pour cent.DETAILS Alors que cette année, l'indice de l'alimentation est passé d'octobre à novembre, de 145.3 à 145.1 1 an dernier l'indice était demeuré stationnaire au cours de cette même période.Cette diminution de l'indice du prix des aliments, selon Statistique Canada, est principalement due à la baisse des produits alimentaires consommés à la maison.Toutefois, le prix des !é-(Suite à la page 2, 3e col.) Pensions - En consentant de contribuer davantage au programme de revenu garanti de la C.-B.le gouvernement canadien aurait décidé d'augmenter les pensions des personnes âgées.\u2014\tpage 3 Pollution - Le ministre Gold-bloom lance un ultimatum à 175 entreprises montréalaises, leur demandant de se conformer aux règlements (relatifs à l'élimination des déchets chimiques.\u2014\tpage 5 Publicité - La démission de Mme Marie Vallée du \"Comité consultatif de la publicité destinée aux enfants\" porte un coup au ministre Tetley.\u2014 page 8 sommaire Arts et Lettres 24 et 25 Annonces classées 46 à 51 A Québec aujourd'hui 25 Bridge\t50 Décès\t53 Documents\t20 Economie-Finance 36 à 39 Famille\t40 et 41 Horoscope Mot mystère\t46 Mots croisés Patron Sport\t27 à 30 Télévision\t54 la météo Neige et verglas cette nuit et demain matin: Min.: 15 * 20.Max.32.(Détails p.2) Æ iÆjm T- ¦ mm if ffm ¦m u iii K ~ m® mm i - - -a mm .Depuis cinq ans des enfants fréquentent une \"école-taudis\" par Damien GAGNON Cent cinquante enfants de 7 ans du quartier Saint-André à Neufchâtel ont pour école un taudis: le système de chauffage fait défaut, la toiture coule, la neige entre dans les classes par les murs et fenêtres aux joints mal faits et le plancher non isolé qui a déjà cédé une fois, risque continuellement de s écrouler sous les pas des enfants.Depuis cinq uns que la situation existe, le ministère de 1 Education ne semble pas en voir l'urgence et reste insensible à tout rapport des services de santé et d'incendie de la ville de Québec.l e 8 juin 1972, le service de protection contre 1 incendie de la ville de Québec, à la suite d'une inspection des lieux, demandait la fermeture de cette école qui porte le nom de Lafontaine.système de chauffage, le 6 décembre la température étant plus chaude le toit s'est mis à couler.Une enquête menée par le comité de 1 école Saint-Charles dénoncé la situation et réclame la construction d'une nouvelle école.Ce rapport fait état de l'absence de conditions hygiéniques les plus élémentaires.du système d'éclairage tant naturel qu artificiel insuffisant.Il y a manque dàé-ration.mauvaise insonorisation, pas de vestiaires, ni salle de récréation et de local pour les cinq professeurs.L école Lafontaine n a que cinq locaux de classes, durant les jours de mauvais temps, pas d'endroit pour les récréations et les jours de beau temps, la situation r est guère mieux puisqu il ny a pas de cours de récréation.Ce rapport signé par le directeur et le chef de la division de la prévention MM.Cyrille Mainguy et Emile Bernard en arrivait à la conclusion suivante: afin de vous éviter une enquête sérieuse si un incendie se déclarait et en raison des multiples dangers qui se présentent pour la sécurité des élèves nous croyons qu'il est de notre devoir de recommander que cette école ne soit plus utilisée comme telle lors de la réouverture des classes au mois de septembre prochain.En voici les principales raisons: la fournaise n'est pas stiuée dans une pièce approuvée.le tuyau d'alimentation à l'huile traverse les classes pour se rendre à la chambre à fournaise, ce qui représente un danger.la cheminée n est pas conforme et les extincteurs portatifs ne sont pas suffisants et sont mais répartis.A la commission scolaire de la Jeune l.orette.on a aussi un rapport du Service de santé de la ville de Québec qui date de Lan dernier et qui dénonce le manque de salubrité et d\u2019hygiène des lieux.L'école Lafontaine fait partie du complexe Saint-Charles qui reçoit au-delà de 61)0 élèves de la maternelle à la 2e année inclusivement.A l'édifice Saint-Charles même, des classes ont été organisées au sous-sol, une école maternelle récente \"Domisilami'' reçoit environ 120 élèves et une annexe gen-rt école Lafontaine possède deux classes maternelles.A l'école Lafontaine sont regroupés les quelque 150 élèves de deuxième année.Cette école construite il y a une dizaine d\u2019années, sert à l'enseignement des tous petits depuis cinq ans.L'édifice n'a pas de fondation, il repose sur des blocs de béton.Le plancher est fait de contre - plaqué non isolé.L'entretien est extrêmement difficile, impossible de le laver.On applique de la peinture une fois par année.Les murs sonc également de contre-plaqué ou autres matériaux plutôt rude: les traces de doigts ou des mains ne peuvent y être délogées.Dans la semaine du 4 décembre l'école a du être fermée à cause d'un bris dans le Une école ?Il ne s'egit pas d'un hangar ou d'un entrepôt de marchandise, mais bien d'une école que fréquentent quotidiennement 150 enfants (garçons et filles) de 7 ans.On a l'impression de retourner plusieurs années en arrière au temps des petites écoles de rang.Castonguay manifeste un optimisme diplomatique Impossible, disent les parents de donner a cette école un enseignement moderne, complet et efficace tel que le veut le ministère de l'Education (d'après son règlement numéro 7 concernant l'enseignement élémentaire).Ce règlement numéro sept favorise l'intégration d'activités parascolaires à l'horaire régulier.Comment y parvenir alors que I on ne peut même pas donner un enseignement pedagogique convenable.11 faut donc croire les commissions scolaires et les enseignants qui dans bien des régions, se sont dits incapables d'appliquer ce règlement à cause du manque d'équipement.Evidemment, et l'on sen rend compte, il y a une différence entre élaborer un règlement dans un bureau de technocrates et la réalité dans laquelle vivent les étudiants et les enseignants.De concert avec les autorités de 1 école Saint-Charles, de la commission scolaire de la Jeune l.orette.le comité d'école appuie sans réserve la construction d une nouvelle école.A la commission scolaire, on possède depuis cinq ans tout un dossier sur les mauvaises conditions physiques, hygiéniques et pédagogiques de l\u2019école Lafontaine en même temps qu'un dossier qui milite en faveur de la construction d'une nouvelle école alors que 16 classes de ce secteur sont dans des locaux de fortune.Mais le ministère del 'Education a refusé jusqu'ici de donner suite à cette demande prétextant qu'il attendait le regroupement scolaire et qu'entre-temps, il se contentait de régler les problèmes les plus urgents.On espérait sans doute qu'avec le regroupement scolaire on trouvait des locaux non utilisés dans certaines petites localités.Le nombre actuel des écoliers du secteur ou 'a nouvelle école serait construite (angle ouest de la rue Saint-Charles et de la rue Chauveau) desservirait une clientèle scolaire de 350 élèves.Cela ne tient pas compte des développements futurs.Neufchâtel est lin quartier de la ville de Québec qui prend depuis une dizaine d années une expansion considérable.Thieu: la guerre doit continuer SAIGON (AFP, Reuter UP! et PA) \u2014 Le président Nguyen Van Thieu a déclaré, ce matin, à Saigon, que le Sud - Vietnam devra poursuivre la guerre, en précisant que \"c'est le seul moyen de survivre.\u201d Thieu a rejeté, selon l'agence anglaise Reuter, toute pression extérieure visant à imposer un accord de paix, et a souligné que 300.000 soldats nord - vietnamiens devront se retirer sur leur territoire si l'on souhaite mettre un terme a la guerre en Indochine.Les agences France Presse et Associated Press, dont le- correspondants ont assisté au même discours du président sud - vietnamien devant l'Assemblée nationale oe son pays, raportent, pour leur part, paradoxale mer.t.que le président Thieu a accepté d une façon déguste le cessez.- le - feu.Il anait suggéré que tous les prisonniers de guerre soient libérés avant Noël et que ue nouvelles négociations de paix soient entreprises aussitôt l'instauration du cessez - le - feu.Th eu proposerait en fait maintenant que la marche des t égociations de paix soit modifiée radicalement et qje le règlement du con-tlit e négocie dorénavant entre les deux Vietnams, sans >e présence directe des Américains.A Paris, la délégation du Viet Cong a fait le commentaire suivant au sujet du discours de Thieu: \"L'attitude obstinée et les demandes absurdes et arrogantes de Nguyen Van Thieu ne ser- (.Suite a la page 2, 5e col.) Trois morts et cinquante blessés dans deux accidents impliquant 3 autobus scolaires (p.15) Ouais ! Ils sont sur la lune.par Gilbert ATHOT t'est un optimisme \"diplomatique\u2019' qua manifesté, hier, le ministre québécois des Affaires sociales, M.Claude Castonguay, à la suite des déclarations faites, la veille, par son nouvel homologue fédéral, M.Marc La-londe.Le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social s'était alors, entre autres affirmations, dit entièrement d'accord sur la nécessité d'un régime intégré de sécurité du revenu tel que préconisé par le Québec.Les propos tenus par M.Castonguay tant à l'intérieur qu'à l\u2019extérieur de l\u2019Assemblée nationale, hier, laissent clairement entendre que les déclarations de son homologue fédéral ont porté avant tout sur des objectifs et des principes, mais non sur des modalités ou des moyens d'atteindre ces derniers.C'est donc dire qu'il ne faudrait pas déduire des propos du ministre fédéral qu'une entente à court terme est possible sur tout le dossier de la politique sociale Ce que M.Castonguay devait confirmer en d\u2019autres termes un peu plus tard dans l'après-midi.D'ailleurs, le ministre des Affaires sociales du Québec a révélé qu'il a eu des entretiens avec M.Lalonde au cours de la journée de vendredi dernier, mais qu'il ne s'agissait pas d une rencontre do négociations qui sont interrompues depuis de nombreux mois.M.Castonguay a précisé que son homologue fédéral et lui-même avaient profité de leur rencontre pour faire \"un tour de dossier\" de la politique sociale et, entre autres éléments de cette dernière: les allocations familiales, les pensions de vieillesse, le supplément du revenu garanti, le régime d'aide sociale, le régime des rentes du Québec (et celui du Canada).Les entretiens de vendredi dernier ont également porté sur le programme d'initiatives locales, sur l'assurance - chômage, la formation professionnelle des adultes, les arrangements financiers dans le domaine de la santé.'Nous avons fait une exploration assez large de programmes qui, dans certaines dimensions, touchent à la sécurité du revenu ou font partie de ce dossier\", a aussi précisé le ministre québécois.DIPLOMATIE APPARENTE La diplomatie apparente dont a voulu se servir M.Castonguav ne se retrouvait pas seulement dans le contenu sobre de ses propos, mais aussi et peut-être surtout dans la forme de ces derniers.Dans cette veine, il a affirmé: \"Alors, si l'on fait les bilans de ce qu'il a dit, plus Carte électorale \"Guillotine' dès samedi Comme le disait le Soleil, samedi dernier, le gouvernement Bourassa utilisera lt règlement de clôture, appelé communément \"guillotine\u201d, pour mettre fin aux débats qui paralysent de puis une semaine le comité parlementaire qui étudie le projet de refonte de la carte électorale.C'est ce qu'a annoncé hier le vice - premier ministre du Québec, M.Gérard-D.Lévesque, après avoir tenté vainement pendant toute la journée de convaincre le parti Unité - Québec de la nécessité d'imposer une limite de 50 heures à ces discussions.L'UQ a tenté par tous les moyens de bloquer le projet de loi qui créerait 110 comtés provinciaux au lieu des 108 anciens La commission parlementaire a commencé à étudier le projet de loi il y a environ une semaine, après que celui-ci eut été adopté en deuxième lecture.TEMOIGNAGES REFUSES Hier, les participants uni-quistes à la commission ont demandé la comparution des membres de la Commission Drouin qui a dressé le schéma de la restructuration de la carte électorale, de même que de certaines figures de proue du Parti libéral L'opposition officielle voulait que ces personnes témoignent sous la foi du serment.Cette requête a été rejetée aux voix.Les membres de ladite Commission étaient, outre le juge François Drouin, qui en était le président, les lommissaires Alphonse Barbeau et Jacques Prémont.le bilan de notre conférence et de -a réaction, il me semble qu'il y a une ouverture et au il y a lieu d'espérer qu'on peut en arriver à une amélioration de la situation, notamment en ce qui a trait à l'établissement d un regime québécois d'allocations familiales\".\"J\u2019ose presque espérer que nous sommes en voie de déboucher\", devait-il ajouter dans la même optique d'un optimisme \"diplomatique\".Le ministre des Affaires sociales a été encore plus précis à l'extérieur de l\u2019Assemblée nationale sur la portée réelle des déclarations dr M.Marc Lalonde et principalement sur la nature des entretiens qu\u2019il a eus avec ce dernier.(Suite à la page 2, 3e col.) Un commentaire de Benoit LA\\OIE J\u2019arrive au bureau vers les 2h de l\u2019après - midi et je furète un peu dans la salie, comme à l\u2019accoutumée.Je feuillette la dernière édition du journal.A un certain moment, je prends conscience que l'ap- Autres nouvelles à la page 52 pareil de télévision du fond de la salle de rédaction est ouvert.Quand j\u2019aperçois la binette de Henri Bergeron et du professeur Sicotte, l\u2019é- clair me vient: \"Ah, oui, c\u2019est vrai.Il me semble avoir entendu dire que les astronautes américains doivent atterrir sur la Lune cet après - midi\".N\u2019ayant rien de mieux à faire, pour l\u2019instant disons -le.je me dirige donc vers l\u2019appareil où je rencontre deux ou trois confrères qui entrent et ressoi tent de la cloison vitrée, jetant un coup d\u2019oeil distrait à l\u2019appareil de télévision, au moment où le moduie lunaire fait ce qu\u2019il a à faire, c\u2019est -à - dire prendre contact avec l\u2019astre.Un autre de mes confrères entre: \"Est-ce qu\u2019ils ont atterri?\", demande-\u2022 t - il d\u2019une façon bien anodine, de la même façon que je prendrais pour demander à mon voisin, \"veux-tu un café?\" Le blagueur du petit groupe a répondu qu\u2019ils sont arrivés \"sur le côté\", tandis qu\u2019un autre ajoute: \"ils ont fait du \"top\" On entend le commandant du module s\u2019exclamer devant ce qu\u2019il voit à travers les hublots de la cabine: \"Bah.ce gars-là n\u2019est jamais sorti\", lance un au're (Suite à la page 2, 1ère col.) 7 ?Quebec, Le Soleil, mardi 12 décembre 197?vmmHim MUN I REAL (PC) \u2014 Voici les prévisions de la météo pour le Québec et Ottawa pour aujuurd hui avec un aperçu pour demain: Abitibi, Pontiac, Témixcamingue.Luurentides, St-Maurice : Devenant nuageux et neige commençant tard cet après-midi ou ce soir; neige mèlee de pluie vei-glassante dans le sud la nuit prochaine ou tôt demain; se changeant en chutes de neige demain après-midi; venteux cette nuit Min.; 25.Max.; 30.Ottawa ; N;ige mêlée de pluie verglassante cette nuit ou tôt demain cessant vers midi; venteux cette nuit.Min.: 25 à 30.Max.: 35.Montréal :\tNuageux, neige ce soir; neige ou pluie verglassante cette nuit et mercredi, cessant durant l'après-midi; venteux cette nuit.Min : 25 à 30.Max.: 35 Cantons de l'Est : Neige ce soir et pluie verglassante cette nuit se changeant en pluie tôt demain matin; venteux cette nuit.Min.: 30.Max.: 35 à 40.Lac-St-Jean, Chibougamau :\tNeige commençant ce soir et se poursuivant demain; venteux cette nuit.Min.: 5.Max.: 20 à 25.Québec :\tNeige mêlée de pluie verglassante cette nuit et demain matin; venteux cette nuit.Min.: 15 a 20.Max.: 32.Vent de l'est : 15 à 20 milles, rafale jusqu'à 25.Baie-Comeau, Rimouski, Sept-Iles, Gaspé : Neige intense pour cette nuit et demain; Min : 0 à 10.Max.: 20 à 25.Légère hausse.(Suite de la première page) Thieu la guerre ., (Suite de la première page) MERCREDI Basse 6h.10 Haute llh.25 Basse 18h.25 Haute 23h.40 MERCREDI Utrr 7.21 ( oinher 15.57 Ouais ! Ils sont sur la lune (Suite de la première page) Tout le monde s'en va.la conversation étant terminée.Le téléviseur est encore ouvert et je reste devant quelques instants.Mais bien vite les explications du prof Sicotte, alimentées tant bien que mal par l'animateur Bergeron me lassent.Il me semble avoir déjà tout vu et tout entendu cela, il y a longtemps.Ces deux-là indiquent aux téléspectateurs les heures où.à la télévision, nous pourrons voir les premiers pas du nouveau groupe d'astronautes sur cette nouvelle partie de la Lune.Et je me dis que peut - être par accident.je les regarderai à la maison .si je n'ai rien d'autre à faire.Ou si je les manque, ça n'aura pas grande conséquence.J\u2019en ai déjà vu d'autres.C'est tout.Je sais que c'est le dernier vol interplanétaire du programme Apollo.Très bien.A la longue, les répétitions de films à la télévision, ça finit par vous lasser.C'est vrai, je m\u2019excuse en mon âme et conscience auprès des esprits scientifiques.Je dois confesser sans ressentir aucun remords que la seule chose qui pourrait me faire m'intéresser de nouveau à cette projection d'images lunaires serait un événement subit et anormal.Si je n\u2019ai pas d'échos de cette sorte, je me dirai: \"pas de nouvelles, bonnes nouvelles\".Si je voulais expliquer en termes plus choisis ce désintérêt aux \"marches sur la Lune\", je pourrais dire comme l\u2019ont fait bien d'au- tres personnes avant moi que les sommes versées pour ces programmes auraient été peut - être mieux utilisées dans une guerre à la pauvreté, à la pollution, ou que sais - je, pour autre chose d'aussi humanitaire.Je vois d\u2019ici les scientifiques répondre avec véhémence de quels bienfaits les découvertes de ce dernier voyage Apollo feront bénéficier l'humanité future.Bien franchement, l'une ou l'autre de ces opinions a ses mérites et je ne fais même pas de choix.Dans mon seul classeur, je mettrai cette discussion au titre: \"cas de recherches\".Et si les Américains veulent continuer à nous épater.eh bien vivement qu'ils me fassent voir Mars, ou la vie sur une station orbitale, ou un autre \"show\".Je les soupçonne d'ailleurs de laisser tomber la série Apollo parce qu'elle est devenue comme \"Papa a raison\": ça ne se vend plus.Pour le moment, je m'intéresse plus aux nouvelles sur le procès gagné de Jacques Rose, ou encore à la rescousse d'un aviateur dans le Grand Nord canadien.qui résistait au froid depuis 32 jours, etc.Lui, dans son environnement de neige et de froid, il était quand meme plus seul et sans aide que les trois astronautes.Et s'il vit encore, ça part d'un instinct grégaire qui est l'instinct de conservation.Il n'y a aucune technique bien avancée là-dedans, mais ça me touche plus.J'en suis encore là.\"Guillotine\" .M.Rémi Paul, porte-parole uniquiste, a aussi suggéré d'entendre des collaborateurs du premier ministre Bourassa tels que Mlle i ise Bacon, présidente du Parti libéral du Québec, M.Paul Desrochers, conseiller spécial du premier ministre, et M.Jean Prieur, qui travaille aussi dans l'entourage de M.Bourassa.Le vice-premier ministre, en réponse à la demande uniquiste, a fait l'éloge de tous ces gens et a dit qu'il ne concevait pas qu\u2019on s'attaque à leur intégrité.Il a ensuite rappelé que le juge Drouin avait déjà répondu aux question des membres de la Commission parlementaire au cours de séances antérieures.M.Lévesque a lancé aux députés uniquistes présents: \"Même si on adoptait une nouvelle carte arrangée à votre goût, vous en \"arracheriez\" autant aux prochaines élections\".Alors que le porte-parole libéral faisait allusion au \"paquet de niaiseries\" qui *e sont dites depuis une semaine à cette commission.Me Paul a expliqué qu'il désirait faire comnaraitre les gens déjà mentionnés afin de savoir s'il y avait eu tripotage politique au sein de la Commission Drouin.C'est alors que la proposition a été battue aux voix.LES PARTIS D'OPPOSITION Puis M.Lévesqun a annoncé qu\u2019il mettrait fin aux débats samedi prochain à minuit en utilisant le règlement de guillotine.Il avait tenté auoaravant de s enten-d e avec TUO pour fixer (Suite de la première page) une limite de 50 heures à toute cette discussion, et, en cette occasion, il avait reçu l'appui du Parti québécois.Courrier de la deuxième classe - Enregistrement No 1206.Mais I'UQ, appuyée par le Ralliement créditiste, a rejeté ce compromis.L'ancienne Union nationale force donc le gouvernement Bourassa à recourir au règlement de clôture; cepen-dans les uniquistes ne considèrent pas avoir joué toutes leurs cartes et auraient l'intention de présenter une motion de non-confiance contre le gouvernement.Au nom du Parti québécois, le député de Gouin, M.Guy Joron, a fait remarquer à l'UQ que le chantage n était pas un procédé législatif acceptable.Affirmation que M.Gérard-D.Lévesque a approuvée.Quant à te loi.M.Joron a dit estimer qu\u2019elle n\u2019était pas une mauvaise loi et qu'il ne fallait pas l\u2019écarter, mais qu\u2019il fallait s en servir pour parvenir à une loi meilleure, jusqu\u2019à la réforme du mode de scrutin.Les députés uniquistes reconnaissent qu\u2019ils perdront la bataille de toute façon, mais ils espèrent par contre sensibiliser l\u2019opinion publique sur ce qu'ils appellent \"les injustices flagrantes qu'amplifiera le nouveau découpage des comtés\".C\u2019est donc dans le but de remédier à ces injustices que le chef d'Unité-Québec, M.Gabriel Loubier, a présenté hier un projet de loi visant à réformer le mode de scrutin en même temps que la carte électorale I e président de l\u2019Assemblée nationale a jugé ce p-nie1 de loi irrecevable sous prétexte qu\u2019il engendrerait des dépenses gourer-.» mentales advenant son Fü.iption.et qu'il était im-rossib'e à un député de l'opposition de présenter un pri jet de loi impliquant des dépet.tes.gumes a augmenté en moyenne de 6.8 pour cent, par suite dune hausse du prix de la plupart des produits frais et de tous les produits en conserve.L'indice des fruits, qui diminue normalement au tours de cette période, a baissé de 2.8 pour cent, en raison de la baisse des prix des fruits frais.Toutefois, au cours des 12 derniers mois, soit depuis novembre 1971, les indices des légumes et des fruits ont progressé respectivement de 13 et 8 pour cent I.A VIANDE Au cours du mois dermer.le prix du boeuf a baissé de 2.9 pour cent, alors que le prix du porc accusait une hauss» de 0.3 pour cent et ce'ui de la volaille de 1.6 pour cent.L\u2019indice de la viande, du poisson et de la volaille a \u2022 enregistré une hausse de plus de 15 pour cent depuis un an, soit la plus forte augmentation parmi les principaux produits alimentaires au cours des 12 derniers mois.L\u2019HABITATION En ce qui regarde l'habitation, l'indice est passé de 145.2\tà 146.1 en novembre, alors que celui de l'habillement progressait de 134.4 à 134.9.L'indice des transports a diminué de 0.7 pour cent, passant de 134.1 à 133.1 en raison surtout d'une regression, avec le lancement des modèles 1973 des voitures neuves.Dans le domaine des soins personnels, les prix sont passés de 151-2 à 151,6, à la suite d\u2019une augmentation de 1.2\tpour cent du prix des services de soins personnels qui n\u2019a été contre-balancé qu\u2019en partie par les baisses de prix des produits pharmaceutiques et de soins personnels.LES LOISIRS Quant aux loisirs, I aug- Castonguay manifeste .(Suite de la première page) En réponse aux questions des journalistes de la presse électronique, il a affirmé, on re peut plus clairement, qu'il n'y a pas d\u2019entente et qu'il n'y a pas eu de discussions visant à une entente.Tout en signalant que son optimisme provenait à la fois des déclarations de M.Lalonde et de la prise de position unanime des provinces quant à leur primauté en matière de sécurité du revenu et des programmes sociaux s'y rattachant (unanimité qui a percé à Victoria lors d'une récente conférence interprovinciale des ministres responsables du bien-être social), M.Caston-guay devait préciser: \"C'est un dossier fort complexe.Il serait utopique de penser pouvoir apporter des solutions à court terme à tous les éléments du dossier.\" PROCHAINES ETAPES Par ailleurs, des propos du ministre québécois sur les étapes à franchir vers un soi-disant \"déblocage\", les observateurs en ont déduit que la rencontre de vendredi entre MM.Caston-guay et Lalonde n\u2019a été, en réalité, qu\u2019une prise de contact en vue d'une éventuelle reprise des négociations entre les deux niveaux de gouvernement, mais pas plus.Sur cette question des prochaines étapes, le ministre québécois a déclaré: \"M.Lalonde a dit, d'ailleurs publiquement, qu'il voulait rencontrer les ministres des autres provinces et c'est une chose qu\u2019il semble en voie d\u2019effectuer.Nous avons convenu que, dans un délai assez bref, nous recommuniquerions de nouveau pour poursuivre la discussion\".Les observateurs de la scène politique qui ont suivi l'évolution du dossier des négociations Québec - Ottawa en matière de politique sociale et surtout de sécurité du revenu n'ont pas été surpris par la \u2019\u2019sobriété\" de l\u2019optimisme manifesté par M.Castonguav, hier.D'autant plus que ces mêmes observateurs ne sont pas sans se remémorer que le nouveau ministre fédéral de la Santé et du Bien-être social, M.Maie Lalonde.est le même qui, lorsqu'il était chef de cabinet du premier ministre Trudeau, s\u2019est vu \"débouté\" par le cabinet fédéral après qu\u2019il eut donné son assentiment à un arrangement administratif remontant à plusieurs mois.Ces observateurs se sont montrés surtout étonnés de l\u2019ouverture d'esprit presque inconditionnelle dont a fait preuve M.Lalonde au cours de sa participation à une émission de télévision, dimanche dernier, surtout que les principaux ministres fédéraux ayant dit non aux demandes du Québec sur la même question sont pour la pluoert enc ire membres du cabinet fédéral, y compris le prédécesseur de M.Lalonde, M.John Munrg.mentation de l\u2019indice est due à une augmentation générale des prix des billets d entrée au cinéma.Les prix des bâtons de hockey et des patins ont aussi augmenté, mais les prix des pellicules photographiques ont diminué.Au cours de la dernière année, l\u2019indice des loisirs et de la lecture s'est accru de 3.3 pour cent.Les tabacs et les alcools ont augmenté de 0.1 pour cent du fait de l\u2019augmentation du prix de certains alcools à Winnipeg et Vancouver, ainsi que de l'augmentation du tabac à cigarettes dans un certain nombre de villes.Au cours de la dernière année l\u2019indice des alcools et tabacs a augmenté de 2.5 pour cent.vent qu\u2019à illustrer son intention de retarder la paix.Après celle du Gouvernement révolutionnaire provisos (Viet Cong) la délégation du Nord Vietnam à Paris a implicitement rejeté a son tour les propositions de trêve prolongée, de libérations de prisonniers et d'ouverture de négociations intervietnamiennes avancées par le président Thieu.Dans une déclaration écrite au sujet du discours de Thieu, le porte-parole de la délégation nord - vietnamienne réaffirme que le \"ûeuple vietnamien ainsi que l'opinion mondiale exigent que les Etats-Unis et l'administration de Saigon procèdent sans délai a la signature de l'accord \"conclu en octobre entre MM.Kissinger et Le Duc Tho.Le porte-parole a rappelé que la paix aurait déjà été rétablie au Vietnam depuis un mois et demi\" et nombreux problèmes réglés si la partie américaine avait signé cet accord \", le 31 octobre comme elle l'a proposé.\" Loin d\u2019agir ainsi, les Etats-Unis \"ont intensifié la guerre, introduit massivement des armes au Sud-Vietnam et pris des dispositions pour introduire en nombre accru dans ce pays des militaires américains sous l'étiquette d'experts civils.souligne lé porte-parole nord - vietnamien.A Washington, les observateurs.en l'absence de réactions officielles, estiment due malgré la déclaration ferme du président Thieu, Saigon devra se con- former à ce qui a déjà été décid, entre Hanoi et Washington Certains diplomates avancent dans la capitale américaine que.tout en refusant de signer un accord de paix négo.ié entre les Etats-Ln.s et le Nord - Vietnam, le president Thieu pourrait ! accepter tacitement.Quoi qu en dise le president Thieu, les négociations Kissinger \u2014 Le Duc Tho de Pars se poursuivent et la diplomatie secrète en vue d'un cessez - le - feu et d'une paix au Vietnam sera marquée aujourd'hui par des rencontres importantes au plus haut niveau.Pont les deux principaux acteurs de la négociation, la hjitième entrevue en neuf jours qu 'ts auront dans le cou-ant de ['après - midi sera plus qu'un prolongement des tètes - à - têtes précédentes car ils seront re- joints par leurs \"troupes\" respectives.M.William Porter, qui a été le délégué américain a la conférence de Paris pendant plus d un an.accompagne de M William Sullivan, charge des Affaires du Sud -Est asiatique au département! d\u2019Etat, rencontreront M.Xuan Thuy, délègue nord - vietnamien aux conversations de paix et M.Nguyen Co Thach, vice -ministre des Affaires étrun-gèies nord - vietnamein.En outre, les experts des deux partit.»- se retrouveront de leur coU.11 est fort probable que dans I après - midi, les deux groupe.- se joindront aux en-lieiitnr entre MM.Kissinger i ¦ Le Duc Tho,\" a dé-ciaié M.David Lamberton.porte - parole de la délégation américaine.Cet.» multiplicité d entretiens a conduit les observateurs t penser qu un accord de paix est imminent.en 0 Jupon à la taille anti-statique.Mini ou court.Blanc, beige, marine, noir.$6.00.»r> ; Robe d'inspiration indienne arnel brossé.Zippée à l'avant Marine brodé blanc.S-M.$25.00 rem,,.t Chemise de nuit courte arnel brossé.Robe de nuit longue en amel imprimé Rayures, jabot.Rose blanc ou turquoise Ajustement parfait.Imprimés assortis.blanc.S-M-L.S11 00.\tP-S-M $9.99.% v.ih maison simons kmtfee place de ïhôtei-de-ville/place ste-foy maga/inez en /oiree Nos deux magasins seront ouverts jusqu'à 21 h.tous les soirs jusqu'à Noel.Les samedi 16 et 23 décembre, notre magasin de Ste- F*oy seulement sera ouvert jusqu'à 21 h. / Quebec, le Soleil, mardi 12 décembre 1972 * 3 Dons le bill 71 La CECM déplore l'absence de politiques linguistiques Si la Commission des écoles catholiques de Montréal estime que le projet de loi 71 est un pas dans la bonne direction, elle souligne qu'il ne vise pas à une restructuration du système scolaire montréalais dans le sens qu'elle avait souhaité lors de la présentation de son mémoire sur l'étude du projet de loi 28.F.lle déplore particulièrement l'absence de politiques linguistiques.La présidente, Mme Thérèse Roux, avait personnellement, à cette occasion, affirmé que le gouvernement devrait rappeler la loi 83.La CECM était favorable à l'unification.Le rappel de cette constatation, dit la CECM, ne constitue pas un jugement die valeur sur le projet de loi 71, mais veut simplement indiquer que les problèmes soulevés par elle dans son mémoire sont laissés en suspens dans certains cas (exemples: la langue et les neutres).Ces questions, dit la CECM, constituent une préoccupation majeure pour les Montréalais et une source croissante d'insatisfaction du milieu francophone en particulier.Elle constate cependant que le projet de loi 71 est valable pour quatre raisons.Première- ment, il veut créer une meilleu re cohésion à l'intérieur du système en réduisant le nombre des commissions scolaires et en regroupant des commissions pour leur donner une taille minimale qui en fera des unités administratives capables d'offrir tous les services nécessaires aux élèves.Deuxièmement, il assure aux citoyens résidant dans les territoires de la CECM et du Protestant School Board Grand Montreal le droit d'élire leurs commissaires.Troisièmement, il vise à mieux répartir les revenus et les dépenses pour fins scolaires dans tout le territoire de l'ile de Montréal et à imposer un fardeau fiscal identique à tous les contribuables, tant chez les individus que pour les corporations.Enfin, quatrièmement, il prévoit la création d\u2019un conseil scolaire où les représentants de tous les territoires de l'ile auront l'occasion de se rencontrer et de travailler ensemble.La CECM espère que le fait de se côtoyer permettra aux diverses communautés linguistiques et religieuses d'amorcer un rapprochement qui aurait pu, dans d'autftes circonstances, être beaucoup plus efficace.Elle constate avec plaisir que le nouveau projet de loi donne au conseil et aux commissions scolaires une plus grande liber té d'action que le projet 28, au plan administratif.La CECM est toutefois d'avis que le conseil scolaire de l'ile ne pourra procéder à une étude objective et approfondie des facteurs pertinents à un plan de restructuration scolaire adéquat avant que l'Etat n'adopte une politique bien définie en matière de langue.Le mandat confié à cet égard au conseil est fort délicat; il ne lui appartient pas de prendre des décisions d'ordre politique.Les recommandations du conseil ne pourront qu'être subordonnées à la politique que l'Etat définira en matière de langue.Les études conduites localement sur les formes possibles d'une restructuration ont toujours, dit la CECM, mis en lumière l'importance de cette question.La CECM voudrait, concernant les zones défavorisées, que Le conseil scolaire soumette, dans un délai d'un an, un plan complet et détaillé, accompagné d'un échéancier de ce qu'il entend réaliser, en collaboration avec les commissions scolaires concernées, en faveur de ces milieux.Les commissions scolaires restent les propriétaires des immeubles par Damien GAGNON L opposition a échoué dans sa tentative de convaincre le ministre de l'Education, M.Cloutier, d'amender le projet de loi 71 de façon à remettre au conseil scolaire de l'ile de Montréal la propriété des immeubles scolaires.Les commissions scolaires conserveront donc la pro-piiété de leurs immeubles.Le député uniquiste de Chicoutimi, M.Jean-Noël Tremblay et le député péquiste de Saint-Jacques, M.CÎaude Charron.se demandent cependant comment le gouvernement peut prétendre que le conseil scolaire accordera priorité aux régions défavorisées comme le veut le projet de loi, s'il n'est pas propriétaire des immeubles pour en faire une juste répartition.Un premier amendement, apporté par le député de Chicoutimi, demandait tout simplement le transfert de la propriété des immeubles au conseil scolaire de l'ile de Montréal.Selon M Jean-Noël Tremblay, si les commissions scolaires restent propriétaires de leurs immeubles, \"je doute fort qu elles accepteront le partage des biens sur une base équitable qui irait dans le sens d'une affectation plus importante des ressources scolaires aux groupes dits défavorisés\".Le ministre de l'Education s\u2019est prononcé contre cet amendement prétextant qu'il faut respecter l'autonomie administrative et pédagogique des commissions scolaires.\"De plus, dit-il, nous ne voulons pas que la structure du conseil scolaire qui en est une de coordination soit trop lourde et qu'elle centralise tout.\" Le ministre de l'Education a par ailleurs affirmé que les décisions du conseil scolaire de l'ile seront exécutoires et qu elle pourra toujours par le biais du budget des commissions scolaires qu'il doit approuver, amener à la raison les commissions scolaires qui refuseraient délibérément une distribution des ressources.11 n est pas du ressort du conseil scolaire d'intervenir pour dire à telle commission scolaire de libérer telle école.Cela devra se faire sous forme de règlements généraux concernant l'utilisation que les commissions scolaires devront respecter.Cet amendement battu, le député de Saint-Jacques, Claude Charron, en a déposé un deuxième voulant qu'une commission scolaire soit obligée de mettre à la disposition d'une autre commission scolaire si une résolution du conseil est adoptée en ce sens, un ou plusieurs de ces immeubles.Cette résolution a également été battue par le parti ministériel.Pour le ministre de l'Education, il s'agit là d'une contrainte que l\u2019on ne veut pas imposer au conseil scolaire.Les députés de l'opposition nont également pas réussi à faire inscrire dans le projet de loi un amendement visant à donner un plus grand rôle aux parents dans cette nouvelle structure scolaire.Cet amendement demandait que les comités de parents soient consultés sur le choix des maîtres et sur leur affectation, 1 adoption des programmes d é-tndes, le choix des manuels et du matériel didactique et l'organisation des loisirs.Par ailleurs, le ministre de l'Education a consenti sans hésitation à abroger l'article 15 du projet de loi voulant que le lieutenant - gouverneur en conseil sur la recommandation du ministre nomme quatre commissaires à la Commission des écoles catholiques de Montréal jusqu'au 30 juin 1973.date des élections scolaires.Cet article semblait également embarrasser le ministre Cloutier.11 a souligné que la CECM n'était pas également favorable à ces nominations.Cet article du projet de loi visait surtout à éliminer les difficultés que rencontre la Commission des écoles catholiques de Montréal à obtenir quorum alors qu'elle n'a que sept membres nommés par le gouvernement et l'archevêque.Cette difficulté sera encore plus grande du fait que 6 des sept membres de la CECM siégeront sur le conseil provisoire de l'ile.Pour les députés de l'opposition, ces nominations à six mois d\u2019une première élection au suffrage universel des commissaires d'écoles de la CECM, leur apparaissaient dangereuses.Selon le député de Chicoutimi, en les nommant, le gouvernement les prépare, leur donne les qualités pour être élus aux élections de juin 1973.Le bill 71 franchit l'étape de la commission parlementaire de l'Education Le projet de loi 71 (restructuration scolaire de l'ile de Montréal) a subi une étape importante hier soir, celle de la commission parlementaire de l'Edu-ca.ion.Sous réserve d'un article sur lequel le gouvernement devra apporter un amendement, la commission parlementaire a terminé ses travaux alors que tous les articles ont été adoptés après discussions et amendements dans certains cas.Le leader parlementaire, M.Gérurd-D.Lévesque, a souligné hier soir que le rapport de l'étude en commission parlementaire sera déposé cet après - midi à l'Assemblée nationale.Il est confiant maintenant rie pouvoir présenter le bill 71 en troisième lecture dès cette semaine, possiblement vendredi.Lors de la présentation à l\u2019As-semblée nationale de ce projet de loi par le ministre de l'Education, l'on prévoyait que les discussions à la commission parlementaire de l'Education seraient longues et ardues ayant encore présents à la mémoire les violents débats suscités par le projet de loi 28 qui n\u2019a pu être adopté Lan dernier, à pareille date.L'étude, article par article, n'a pria que trois séances de la commission parlementaire de l'Education (vendredi, samedi et hier).Il pourrait y arriver, quoique rien ne permette de le prévoir, qu'il y ait un débat au moment de l'acceptation du rapport alors que des amendements sont toujours possibles.Tout laisse plutôt croire que l'acceptation en troisième lecture se fera dans un délai assez court.Les députés des oppositions ont échoué dans toutes leurs tentatives d'apporter des changements majeurs au projet de loi visant à y inclure le français comme langue de travail, à modifier la carte scolaire ou encore à remettre au conseil scolaire la propriété des immeubles.Ils ont cependant réussi à obtenir des assurances sur la péréquation qui pourra s'établir à Montréal en faveur des quartiers défavorisés.Le seul amendement important consenti par le ministre se situe au niveau des zones défavorisées alors que le conseil scolaire de l\u2019ile devra y accorder priorité.Contrairement au défunt projet de loi 28, le projet de loi 71 n'a pas soulevé tellement de contestation dans les milieux montréalais.L.a seule opposition véritable vient des Anglo-catholiques qui veulent se dissocier de la CECM pour former deux commissions scolaires Anglo-catholiques.Mais le ministre de l\u2019Education, M.François Cloutier, a déjà déclaré qu'il ne cédera jamais à cette demande.Les discussions à la commission parlementaire, quoique orageuses à certains moments, se sont tenues à un niveau très élevé et dans un cl mat plutôt serein.11 faut dire, même si le ministre de l\u2019Education prétend, peut-être avec raison, que le projet de loi 71 est une approche évolutive des problèmes scolaires à Montréal, il permet avant tout à la métropole de rattraper le reste de la province sur le plan scolaire dont les structures ont été modernisées par la loi 27.Toutefois des mesures spéciales à l'ile de Montréai sont prévues dans ce projet de loi, corn me un conseil scolaire et un comité des directeurs généraux, dont le but est de coordonner tous les efforts en éducation.En abandonnant le principe de l\u2019unification du défunt projet de loi 28.le projet de loi 71 ne soulevait pas le problème linguistique alors qu'on conserve le statu - quo.sauf au niveau de la structure nouvelle, le conseil scolaire de l'ile, où les députés de l'opposition auraient voulu aporter un amendement pour exiger que le français soit la langue de travail.% DU NEUF \u2014 Dave Barrett a été assailli par les journalistes à Tissue de sa rencontre avec le premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Le premier ministre voulait une aide relativement au nouveau programme de revenu garanti qu\u2019il a institué dans sa province.Il Ta obtenue.\t(Téléphoto PC) En aidant la Colombie-Britannique Le gouvernement canadien aurait décidé d'augmenter les pensions des personnes âgées OTTAWA (D'après PC) \u2014 Le gouvernement canadien aurait décidé de hausser les pensions versées aux personnes âgées, en aidant la Colombie-Britannique.C'est l'un des éléments que dégagent à Ottawa les observateurs à l'issue des entretiens qu'ont eut les premiers ministres canadien et de la Colombie-Britannique, MM.Pierre Elliott Trudeau et Dave Barrett.M.Barrett a annoncé en effet hier que le gouvernement fédéra! avait consenti à contribuer davantage au programme de revenu garanti de cette province.Après une discussion de trois heures avec M.Trudeau, le premier ministre de la Colombie-Britannique a révélé que le fédéral va hausser le niveau de son aide en vertu du programme d aide aux provinces.M.Barrett voudrait que le fédéral assume 50 p.c.du coût de l'initiative provinciale qui coûtera $65 millions par an.Ce nouveau plan de la province porte le revenu des personnes âgées de $150 à $200 garanti.Selon M.Barrett, les discussions qu'il a eues avec M.Trudeau sont \"un pas dans cette direction.'' La formule actuelle fait que le fédéral paie environ \"65 pour cent du 50 pour cent\" pour le programme de revenu garanti, dont le minimum est maintenant de $200 par mois par individu.Il ne peut s'agir, à ce moment, d'un statut particulier pour la seule Colombie-Britannique et la formule nouvelle dont l'adoption semble imminente ressemble à un programme conjoint.Les autres provinces pourraient alors éventuellement en profiter d'une façon ou d une autre, même si M.Barrett a insisté sur le fait qu'il venait négocier pour sa seule province.CUISINE Jovial, M.Barrett a salué les journalistes au début et à la fin de sa conférence de presse en leur disant \"paix soit avec vous.\" Le nouveau premier ministre néo-démocrate a aussi révélé qu\u2019il avait eu l'occasion, au cours de cette rencontre, de goûter à la cuisine de Mme Trudeau dont il a dit qu elle était \"une excellente cuisinière.\" M.Trudeau se serait aussi engagé à étudier la possibilité de demander aux Etats-Unis la renégociation du traité de la rivière Columbia.Par ailleurs, M.Barrett a exprimé son accord aux paiements de péréquation qui aident les provinces plus pauvres, mais souhaiterait une formule plus souple.D\u2019après lui, aussi, la Colombie-Britannique paie trop en péréquation.Au sujet du traité de la rivière Columbia, la Colombie-Britannique s'était engagé à construire trois digues pour fournir de l'électricité aux Etats-Unis, M.Barrett a affirmé que la Colombie-Britannique aura besoin de $600 millions pour terminer les travaux, à cause de l'inflation qui n'avait pas été prise en considération lors de la négociation du traité.L'ancien premier ministre de la Colombie-Britannique.M.W.A.C.Bennett, qui avait signé le traité, avait déclaré à cette occasion que l aménagement de la rivière Columbia \"ne coûterait pas cinq cents aux contribuables de la Colombie-Britannique.\" LA SKAGIT Le premier ministre de la Colombie-Britannique a déclaré par ailleurs que la seule étape qui restait à franchir dans l'anéantissement du projet hydro-électrique de la rivière Skagit consistait, pour le gouvernement fédéral, à dire \"non\" aux Etats-Unis.Le premier ministre Barrett a rappelé que la position de son gouvernement à l'égard du projet était \"absolue:\" le refus complet devant l'éventualité d'une inondation de la vallée de la Skagit.Le gouvernement de la Colombie-Britan-nioue, a-t-il observé, appuie le système fédéraliste; c'est ainsi qu'il entend observer le protocole et attend qu'Ottawa informe les autorités américaines.Selon les clauses du projet, approuvé du temps du gouvernement créditiste de W.A.C.Bennett, la vallée de la rivière serait inondée par la construction d'un barrage sur la Skagit, sous la frontière canado-amé-ricaine./V Gerald MERRITHEW Au Nouveau-Brunswick Eugene McGINLEY .M: P James TUCKER Deux conservateurs et un libéral élus lors d'élections complémentaires FREDERICTON (PC) \u2014 La position des partis à la Législature du Nouveau-Brunswick demeure inchangée à la suite de l'élection de deux candidats conservateurs lors de scrutins complémentaires.James Tucker.32 ans, conseiller en orien tation.a remporté la victoire dans la circonscription de Charlotte, et Gerry Mem-thew.un principal d'école de 41 ans a été élu dans Saint-Jean-Est; tous deux étaient candidats du parti conservateur, présente ment au pouvoir au Nouveau-Brunswick.Ces deux circonscriptions étaient déte nues par des conservateurs.Le libéral Eugene McGinley, avocat de 37 ans, a d'autre part conservé le comté de Bathurst qui a élu un libéral depuis sa formation 1967 Les conservateurs possèdent donc toujours 33 députés, dont 1 ancien ministre du Tourisme, J.C.Van Horne, qui a annoncé qu'il siégerait comme député conservateur indépendant.Les libéraux ont 24 sièges.Il reste toujours un siège de libre, celui du conservateur George Mclneiney, qui est décédé.Louis Laberge : Nous n\u2019irons pas à la réunion de fondation d\u2019un front commun permanent par Gilles LAF RAMBOISL notre envoyé à MONTREAL Le president de la FTQ, M.Louis Laberge, a annonce, hier, à Montreal, que sa centrale ne participera pas à la rencontre qui devait jeter les bases d'un front commun permanent.Cette décision a été livrée en même temps que les détails entourant les poursuites que 10 personnalités de la FTQ intenteront conjointement contre MM.Florent Audette et Michel Bourdon, le Syndicat de la construction de Montréal (CSN) et la CSN elle-même Un document est à l\u2019origine de cette renaissance des rivalités intersyndicales: \"Le crime organisé dans les unions américaines de la construction\", rendu public par le Syndicat de la construction de Montréal (CSN), jeudi dernier.M.Laberge Ta qualifié de \"véritable torchon plein d'inexactitudes et à peine digne de la plus abjecte société d'extrème-droite américaine, la John Birch Society\".\"Ce n'est pas le moment maintenant de nous demander de nous asseoir à la même table que les auteurs de ce texte\", a-t-il dit.Il refusait par le fait même de participer à la réunion qui devait regrouper les dirigeants des trois centrales (FTQ, CSN et CEQ).L'objectif de la réunion (les 18 et 19 décembre) était clair: jeter les bases d\u2019un front commun permanent.Cependant.M.Laberge a immédiatement ajouté qu'il n'avait pas dit qu'il ne participerait plus jamais à un front commun intersyndical: \"Il faudra un certain recul avant qu'on puisse se parler de nouveau.\" POURSUITES Quant aux poursuites contre la CSN et certains de ses permanents, M.Laberge a insisté pour dire qu'il ne sera jamais question de retirer ces démarches judiciaires: \"Nous irons jusqu'au bout.\" A l'heure actuelle, il est impossible d'évaluer de façon précise le montant total des poursuites contre la CSN.Si Ton se fie aux premiers chiffres avancés hier, elles pourraient dépasser $5 millions, puisque M Laberge à lui seul réclame $1 million et que deux autres permanents y vont pour $1.3 million.\"Lorsque la CSN, par l'entremise du Syndicat de la construction de Montréal, révèle des faits (dossiers judiciaires) qui souvent remontent à IV ou 2V ans, elle fait la preuve de toute la bassesse dont elle est capable, surtout quand elle sait fort bien que l'on peut retrouver dans ses propres rangs des personnes qui ont eu.dans le passé, des problèmes avec la justice, qui ont payé leur faute et qui se sont par la suite réhabilitées.\" Le président de la FTQ s'est refusé à citer des noms: \"Nos réponses se veulent dignes, sans attaques personnelles.\" Deux membres de la FTQ avaient déjà annoncé, en fin de semaine, qu'ils auraient recours aux poursuites pour \"laver leur réputation\".Il s'agissait de MM.Roger Meloche et René Mantha.Mais leurs démarches ne se limitaient pas à la centrale rivale.Ils entendent également poursuivre le Journal de Montréal.Interrogés au cours de la conférence de presse, ils ont affirmé qu'ils consulteraient leurs avocats avant de savoir s'ils étendraient aux autres organismes d'information les procédures qu'ils intenteront au quotidien montréalais.ENQUETE M.Laberge a profité de la rencontre avec les journalistes pour répéter que son mouvement est prêt à offrir \"sa collabora tion à 100 pour cent\" dans toute enquête qui pourrait faire la lumière sur toutes les accusations lancées par la CSN depuis le début de la campagne de maraudage dans le secteur de la construction il y a quarante jours.En plus des relations possibles avec la pègre, la CSN, par la voix de son président, M.Marcel Pepin, avait fait état de cas flagrants de patronage au sein de la Commission rie l'industrie de la construction, patronage qui favoriserait la FTQ.A la fin de la conférence de presse, hier, M.Laberge a fait les souhaits d'usage aux journalistes (\"Joyeux Noël\", etc.) et s'est lui-mème souhaité une meilleure année que 1972 .La CSN devrait cesser d'intimider les permanents de la CSD (Dalpé) La CSN devrait cesser d'intimider les permanents de la CSD avant de jeter la pierre à la FTQ.C'est en ces termes que le président de la CSD, M.Paul-Emile Dalpé, a dénoncé \"les tactiques de harcèlement et d'intimidation\" auxquelles des fiers-à-bras de la CSN auraient soumis ses employés dans la région de Rimouski.Dans un communiqué remis à la presse, le comité exécutif de la CSD a précisé que M.Clément Lévesque, conseiller syndical de cette centrale à Rimouski, a reçu à deux occasions la visite d'un contingent de fiers-à-bras de la CSN.De plus, plusieurs assemblées syndicales de la CSD.dans le Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Rimouski, auraient été brisées par des gens a la solde de la CSN.Selon le texte, \"ces agissements sont aussi ignobles et odieux que ceux que la CSN reproche à la FTQ\".Le CDE nie en être venu a ia conclusion que le français doit être la langue de travail au Québec MONTREAL (d'après PC) \u2014 Le Centre des dirigeants d'en treprise a nié hier- en être venu à la conclusion que le français doit être la langue de travail au Québec.Le président du groupement, M.André Deom, dans un communiqué remis à la presse, a déclaré que les média qui lui ont mis de telles paroles dans la bouche l'ont cité d'une manière inexacte.M.Deom a dit que nulle part dans son texte de vendredi il a pu suggérer que le groupement est en faveur du français comme langue de travail dans la Belle Province.Il a ajouté qu\u2019une partie du COIFFEURS ESTHETICIENNES Un locol dnpon.bin pou' CO'Heu' #t un pou* Très b>en trtue.1er ovfnue discours livrait des \"réflexions personnelles au sujet d'attitudes auxquelles nous devrons nous attaquer dans les années qui viennent\".M.Deom a précisé que le centre a déjà expliqué sa position Jevant la commission Gen-dron, soit que le français ne doit pas être imposé mais encouragé à coups de mesures incitatives.A VENDRE \u201c 2, inter-IV, 120,600 95 tout ou 661-6301 BUREAUX A LOUER Ste-Foy 1.500 p.c., édifice moderne o l'epreuve du feu, tapi» et ndeoux fourni», stationnement grotuit, disponible le 1er jonvier 1973 Tél.: 651-7000 849-8484 LES SAULES Terrain Route section Henri pieds carres partie STE-FOY 19 logements, $190,000.00 CHARLESBOURG 13 logements, $122,000 00 26 logements.$244,000.00 VANIER 16 logements, $145,000.00 Georges Hébert: 656-1778 Fiducie Prêt & Revenu, Courtiers 529-0751 ) I v éditorial I L\u2019ordinateur et Personne n'ignore plus que nous vivons aujourd'hui à une époque d'intense espionnage systématisé, servi par les moyens les plu-s inimaginables dérivés de l'évolution de plus en plus fantastique de l'électronique.Celle-ci s'est en fait introduite si solidement dans la communication humaine qu'elle y nourrit la peur et la suspicion, et est en train d'y faire germer l'anonymat, source première de la déshumanisation.La semaine dernière, un groupe d'étude, chargé de scruter les problèmes touchant la vie privée et l'information, signalait à cet effet, en rendant son rapport public, qu'il était temps de donner l'alerte puisque les Canadiens étaient en voie de ne plus pouvoir garder pour eux les renseignements confidentiels les touchant et que chaque étape technologique de l'ère des ordinateurs ne ferait qu'aggraver la situation.Les Canadiens ne peuvent s'imaginer, parait-il, dans quelles quantités on amasse et \"stoke\" des renseignements personnels sur leur vie.Tous les gestes importants qu'ils posent, depuis l'achat d'une voiture à l'inscription d'une demande de passeport, créent des données qui sont enregistrées.Personne ne s'appartient plus.Les renseignements obtenus par ordinateurs, les banques de données, les agences privées de filature, les bureaux de crédit, tout permet maintenant à n'importe qui d'obtenir n'importe lequel renseignement sur n'importe qui.Et le comité d'étude s'inquiète justement du fait que le simple volume des données réunies sur une personne risque de lui porter préjudice.Et il affirme qu'il faudra un jour fixer des limites à l'étendue de ces données avant que tout ne soit connu sur chacun et sur chaque chose.Il s'interroge, par exemple, sur l'éventualité que le caractère sacré et confidentiel de l'information entre médecin et patient soit dépassé même si la libre circulation de ce type de renseignements peut permettre aux planificateurs, aux chercheurs et aux praticiens de doter la société de services de santé plus efficaces.Il mentionne également les problèmes nouveaux auxquels les banques ont à faire face devant l'emploi croissant qu'elles font de l'ordinateur, sous la poussée de la concurrence et de l'efficacité, mais qui.par contre, peut entraîner un nombre plus grand d'erreurs ayant des répercussions sur la cote de solvabilité de leurs clients et qui, permettant à un nombre plus grand d'employés d'avoir accès à des informations confidentielles, donnerait ouverture à un plus grand nombre de fuites.Le gouvernement fédéral a accueilli ce rapport en acceptant, en principe, l'une de ses conclusions voulant que les premières mesures qui visent à protéger l'information personnelle soient appliquées aux banques de données gouvernementales et qu'une réglementation soit Fois ce que dois QUEBEC, LE SOLEIL, MARDI 12 DECEMBRE 1972 \u2019intimité mise au point pour assurer la sauvegarde de la vie privée dans les systèmes d'information exploités par le gouvernement.On comprend aisément cette belle déclaration de principe susceptible de faire croire que l'Etat puisse intervenir de façon positive pour protéger le droit sacré à l'intimité de la personne, si l'on sait par ailleurs qu'il est le plus gros \"emmagasineur\" de données sur la vie privée de ses citoyens.11 incombe donc au gouvernement de donner l'exemple en soumettant ses propres organismes à des règlements aptes à protéger la vie privée du citoyen.Mais il lui est tout aussi essentiel de légiférer sur tous les autres organismes qui font ainsi cette cueillette, par les voies les plus inimaginables, de façon à empêcher que ne soient recueillis plus qu'il n'est nécessaire de renseignements sur une personne ou une autre, que ces renseignements ne servent pas à créer des situations de discrimination raciale, religieuse ou autre, de réglementer les agences de toutes sortes qui font des enquêtes de crédit, bref, qu'il tente de faire le nettoyage de tous ces procédés inquisitoires qui ne laissent aucune protection a personne.Mais il importe, par contre, qu'en prenant les mesures pouvant éventuellement protéger la vie privée d'une personne, ce à quoi il est difficile de croire, on voit aussi à ne pas entraver la liberté de l'information.Mais il faudrait surtout, comme le suggère le comité d'étude, que, pour protéger le droit à la vie privée, on lui donne d'abord une définition pouvant être utilisée devant les tribunaux, servir de base à une législation plus efficace et permettre une meilleure compréhension des problèmes touchant la vie privée, en somme, le droit à l'intimité, ce droit d'être laissé libre de conduire sa vie personnelle en réduisant les ingérences de toutes sortes au minimum.Sous une forme déployée, cela signifie pour un individu le droit de mener sa vie personnelle à l'abri de l'ingérence dans celle-ci, celle de sa famille et de son foyer, des pressions indues sur son intégrité physique ou mentale ou sur sa liberté morale, ou intellectuelle, des atteintes à son honneur et à sa réputation, de révélations de faits reliés à sa vie privée et qui seraient embarrassantes sans être d'intérêt public, etc.Cela signifie qu'il existe une certaine sphère de la vie privée qui ne devrait pas être envahie à la légère, sous aucun prétexte, sans que l'on puisse considérer que la personnalité même de l'individu a été violée.Le problème est de taille mais la solution s'en impose d'autant plus qu'il menace les assises mêmes de la démocratie et demeure un luxe qu'aucune société libre ne peut s'offrir sans risquer de créer son propre effondrement.Paul LACHANCE -JE VEUX ONE CARTe.AVEC T>E5 MEUF5,r>E5 VÂC«E5,UME GRANGE ! UNE CARTE fOOR HADI7AJ1TJ/* | ^Lo^inion du lecteur | Une ville comme Sept-Iles qui naquit un jour d'un embryonnai-vre village, devint en moins de vingt ans prospère et accueillante.Avec une population généreuse, courageuse et prête à bâtir; nous avons vu s'épanouir le tout dans la chaleur humaine malgré la rigueur du climat.Ses citoyens en majorité d'âge moins que moyen ont su se donner ce patrimoine et garder vivant ce fier coin de terre et prouver que le fer c'est l'affaire de tout le monde.Un jour de novembre 1972 la télévision d'Etat dans un reportage qui devait rendre hommage à cette métropole de la Côte-Nord.eut un effet contraire et discrédita notre ville aux yeux de toute la population du Québec.Avec des prises de vues, des scènes délabrées, des rues en Autre protestation de Sept-Iles construction, des maisons négligées et pour couronner le tout des bribes d'interviews négatives et coupées de façon à laisser croire qu'à Sept-Iles les gens sont blasés, frustrés, sans culture, endettés et pour comble de moeurs légères.Une réaction plus que normale s'ensuivit.Un groupe de femmes eurent l'idée d'une pétition, les quartiers généraux se tinrent à la bibliothèque municipale et le premier après-midi plus de 500 femmes sortirent de leur foyer et allèrent poser ce geste de protestation.Ce geste collectif de mécontentement devint encore plus concret quand au dernier comptage le lendemain vers 20.00 heures plus de 2.000 noms étaient inscrits sur les listes et là je ne compte pas celles qui circulent un peu partout en ville dans les commerces, les bureaux, les cours du soir qui regroupent plusieurs milliers de personnes, dans les parcs de roulottes, à Clarke-City, Ville de Grasse, etc.Et je ne vous parle pas des groupes d'écoliers qui ont surgi à la bibliothèque et ont insisté pour poser eux aussi un geste de mécontentement en regard de cette émission, qu'ils avaient vue à l\u2019école, et ne se sont pas gênés pour exprimer leur indignation.Durant ces deux journées qui m'ont permis de renouer des liens avec les vrais citoyens de Sept-Iles, je n'exagère pas en disant que je n'ai vu que des femmes élégantes.Des femmes en colère sans doute mais distinguées s'exprimant avec intelligence et tact ne cachant pas leur mépris contre Radio-Canada et son équipe de \"Femme d\u2019aujourd'hui' la plupart étaient d'accord pour admettre être arrivées à Sept-Iles assez démunies et depuis veau culturel et là-dessus je suis dàccord avec elles.Nous sommes conscientes de ne pouvoir jouir de tous les spectacles des résidents de grands centres comme Québec et Montréal mais lorsque nous en avons l\u2019occasion nous ne les ratons pas.La Librairie Côte-Nord, la Bibliothèque Municipale sont des mieux cotées de la province.La Société des Concerts, Les Jeunesse Musicales et combien d autres organismes fonctionnent très bien et ceci depuis de nombreuses années et j'en suis témoin.Avant de se permettre des critiques sur les loisirs organisés, et la vie d\u2019une communauté essayons donc de s'y intégrer et d'y participer peut-être pourrons-nous ensuite être plus objectif.Devrons-nous financer indéfiniment une télévision d'Etat qui profite de nos taxes pour nous démolir?La tension sino-russe Ce qu'on aurait dû dire et montrer de Sept-Iles Depuis son entrée à l'ONU, la Chine de Pékin a évidemment amélioré son influence partout dans le monde, comme il était prévu.Cet expansionnisme a surtout heurté la politique internationale de l'Union soviétique.Sur quelque continent qu'on regarde, la Chine a marqué des points.En Asie, elle a empêché l'entrée du Bangladesh à l'ONU, ce qui a principalement irrité Moscou et New Delhi.Elle a renoué avec le Japon après 80 ans de querelles, remontant à la guerre sino-japonaise de 1895 qui s'étaii terminée par la défaite de la Chine et le traité de Shimonoseki, attribuant au Japon l'ile de Formose et les Pescadores.La course diplomatique a ainsi été gagnée par les Chinois sur Moscou, et le Kremlin, dans ses tractations avec Tokyo, a immédiatement annoncé qu'il n'était pas prêt à abandonner les Kouriles pour normaliser les relations russo-japonaises.Quant à ce qui a trait au conflit vietnamien, il plane toujours un certain mystère sur les intentions de Moscou, face à la position de la Chine et au rapprochement sino-américain.En outre, Pékin pénètre comme un coin dans le complexe aménagement historique qui résulte de la dernière guerre mondiale en Europe centrale.Après avoir établi un pied-à-terre depuis longtemps en Albanie, Pékin vise à normaliser ses relations avec la Grèce.Mao a renoué avec Bonn et établi des relations diplomatiques normales avec l'Allemagne occidentale.L'Inde a répliqué en reconnaissant immédiatement l'Allemagne de l'Est, sous l'influence de Moscou.On dirait que les pays de l'OTAN, pour essayer d'amenuiser l'intérêt de certains pays d'Europe pour la Chine, vont bientôt faire de même et reconnaître Pankow, ce qui serait l'étape ultime voulue par Moscou pour l'entrée de deux Allemagnes séparées à l'ONU.En Amérique du Sud, il y a une course entre Pékin et Moscou pour \"s'adjuger\" le Brésil; jusqu'ici, la Chine a acheté 3,000 tonnes de coton brésilien et une délégation commerciale brésilienne de 50 membres se rendra en Chine en 1973, pour poursuivre les négociations entamées.La Chine et l'URSS ont engage d'ailleurs la même cause au Chili d'A'iende.On se demande quelle puissance réussira davantage à s\u2019installer au Brésil, ce pays étant notoirement plus important que le Chili.Il s'ensuit une animosité grandissante entre les deux qui risque de s'étendre dans toute l'Amérique.Cette situation se retrouve d'ailleurs aux Etats-Unis; ceux-ci viennent de placer une commande de 22,-000 livres de tabac chinois.Il s'agit ici d'un renversement de situation; dans les années 1930, les Chinois importaient du tabac américain.Aujourd\u2019hui, ils en exportent aux Etats-Unis en dépit des mises en garde répétées que le secrétariat au Bien-être de Washington multiplie contre l'usage du tabac.Mais, si la Chine est devenue le deuxième pays producteur de tabac au monde, c\u2019est peu de choses pour la santé du Chinois, car Pékin doit importer beaucoup de céréales et doit demander de ménager le pain.Tout cela se répercute dans le climat des relations sino-soviétiques.En octobre, à l'occasion de la fête nationale chinoise, il est apparu que la guerre froide s'installait de plus en plus entre les deux voisins géants.La rapidité du rapprochement sino-japonais a en quelque sorte sidéré le Kremlin.Depuis quelques semaines, Pékin fait une large publicité sur les abris souterrains que la fourmilière chinoise a creusés dans toutes les grandes villes depuis quatre ou cinq ans.La capitale, par exemple, est lacérée de tunnels souterrains par lesquels la population pourrait évacuer la ville et se réfugier dans la campagne en cas de bombardements.Les Chinois les ont fait visiter aux Occidentaux, en particulier, ce qui veut dire beaucoup.Par ailleurs, on vient de révéler qu'un accrochage sérieux entre Soviétiques et Chinois s'est produit à la frontière du Kazakstan, à la fin de novembre.Cet incident rappelle ceux de 1969, puisqu'il y eut des morts des deux côtés.Et des rumeurs persistantes signalent que des réunions d'état-major du pacte de Varsovie se tiennent en Mongolie.On sait que Moscou déploie en permanence des dizaines de divisions de l'infanterie mécanisée aux frontières de l'Est.La tension monte et il y a lieu de penser que le Sinkiang va bientôt revenir dans l'actualité.L'OPINION DU LECTEUR Le Soleil met gratuitement cette rubrique a la disposition de ses lecteurs pour leur permettre d'exprimer leur opinion sur des questions d'actualité et des problèmes d'intérêt public.Il se garde en tout temps le droit de procéder d un choix dons les lettres qu'il reçoit donnant la préférence a celles qu'il |uge les plus intéressantes, les plus aptes a retenir l'attention du plus grand nombre de lecteurs.Seront écartées les lettres qui constituent de lo propagande en faveur d'un groupement, d'une idee ou d'un parti politique, celles qui traitent de problèmes strictement personnels.La direction du Soleil se garde aussi le privilege d'obreger les lettres trop longues, d'éliminer celles qui comportent des injures ou des attaques personnelles S'efforcer en general de ne pas dépasser cinq 0 six cents mots, quoique par exception nous nous gardons le droit de publier des textes plus longs à condition qu'ils présentent un intérêt particulier.Fournir un texte dactylographié.Toutes les lettres devront être publiées avec le nom et l'adresse véritables de leur auteur, après vérification soit par le téléphoné ou par le courrier.la direction M.le Réalisateur, Programme \"Femmes d'aujourd'hui \", Radio Canada Cher Monsieur, Faisant suite à votre émission télévisée sur la ville de Sept-Iles à la télévision d'Etat en date du 27 novembre 1972 et réalisée au cours de l'été 1972, je me permets de protester énergiquement contre ce eue vous avez présenté au public canadien concernant notre ville.Vous n'avez fait voir que les mauvais côtés de la vie Sept-Ilienne, vous avez montré les Indiens, la seule chose vraiment réelle que nous avons vue.Nous avons pu déceler une recherche assez intensive de votre part cherchant à nous abaisser et nous faire voir au public canadien comme une colonie arriérée.Des gens interviewés, peu y demeurent depuis longtemps, il aurait été facile de trouver des dames qui demeurent ici depuis au moins dix ans, car les familles de ces dames représentent 50% au moins de la population, d'aucune d'entre celles interviewées semblaient être des mécontents et des frustrées.Voici donc d'ailleurs ce que vous auriez pu et dû montrer à la population canadienne, en premier lieu mentionnons l'Auberge des Gouverneurs où vous êtes demeurés durant votre séjour ici.Il y a certainement plusieurs choses que vous avez dû voir en visitant notre belle ville, i.e., le Centre d'Achats Boulevard et ses quelques tren-tes postes de commerce et 3 banques, le Grand Passage.Edifices Concorde et Laure avec ses 30 magasins.Clinique Médicale, clinique dentatre, bureaux d'avocats, de notaires, d\u2019architectes, de comptables, et le poste de radio CKCN, l'hôpital de Sept-Iles, l\u2019Hôtel de Ville, la résidence pour personnes âgées, 3 églises catholiques, le Centre Communautaire.3 églises protestantes.l\u2019Ecole Polyvalente Manikoutai et ses 2800 élèves avec 2 résidences pour étudiants, l'Ecole Secondaire Ga-mache et ses 800 élèves.l'Ecole St-Paul et ses 500 élèves, 9 écoles primaires, l'Ecole Secondaire Queen Elizabeth et ses 400 élèves, le CEGEP Mingan.La Place du Commerce formant un quadrilataire qui comprend environ une quarantaine de commerces et 6 banques.Les installations de la Compagnie Iron Ore.surtout les deux nouvelles usines en construction qui représentent à elles seules un in- vestissement de 250 millions de dollars, les intsallations de Wa-bush Mines, notre terrain de golf de 18 trous, notre Arena, le Centre Récréatif qui est en train d'être converti en Centre Culturel, 5 Motels, 9 Hôtels, une cinquantaine de petites Industries, des Restaurants qui n'ont rien à envier à ceux de Montréal tant qu'à la qualité de la nourriture.Imaginez-vous donc que nous possédons une AEROGARE avec piste d'atterrissage pouvant accueillir des avions DC-9, c'est presque qu'incroyable mais c'est vrai, des rues et routes pavées, des trottoirs, de* lumières de rue, des feux de circulation, un théâtre en plein air, un stade de baseball, un palais de justice, deux théâtres qui montrent des films assez récents et non les plus anciens comme mentionné à votre émission, des maisons appartements de 30 logements et plus que ça existe aussi, une Marina pour bateaux de plaisance, un chemin de fer, une cour de triage, des garages, des postes d'essence, un club de ski.une piste de courses, un port de mer ouvert à l'année, quelques parcs de Maisons Mobiles dont le plus près est à 5 milles du centre ville, 95% des maisons n'existent que depuis 1952, et 50% de ce nombre que depuis 1960.Les automobiles et les motoneiges s'achètent avec emprunt de la banque, par emprunt d'une compagnie de finance ou comptant comme partout ailleurs.Il nous manque 5 choses pour être égal à la Ville de Montréal: La population.Place des Arts.Terre des Hommes.['Université et en dernier lieu la POLLUTION.Joubliais aussi de mentionner que nous avons une route pavée tout au long pour se rendre vers Québec.Le chômage est presque inexistant.J'ai vécu à Ottawa, à Montréal, je suis venu vivre à Sept Iles en 1959 pour retourner vivre à Longueuil en 1966 et revenir demeurer à Sept Iles en 1971, très fier d\u2019y revenir et très fier d'y demeurer.Je crois sincèrement qu'il y aurait lieu d'apporter des corrections sur ce qui a été dit et montré à votre émission afin de nous placer au niveau réel auquel nous appartenons vis à vis Monsieur et Madame PUBLIC du Canada.Sans préjudice: J.André Papillon, 55 St-Olaf.Sept Iles.vivre dans une certaine aisance.Elles ont fait des comparaisons assez pertinentes sur le ni- Jocelyne Boudreau.citoyenne et porte-parole des femmes de Sept-Iles Déclaration du comité exécutif du syndicat des métiers de la construction de l'Est du Québec Les révélations de Gilles Hu-pé, conseiller syndical de la CSN, sont fantaisistes, indécentes et ridicules.Le comité exécutif du Syndicat des Métiers de la Construction de l'Est du Québec a des problèmes trop sérieux et trop préoccupants à l\u2019heure actuelle pour se permettre d accorder la moindre attention aux révélations fantaisistes et ridicules de M.Gilles Hupé, conseiller syndical de la CSN à Rimouski, à propos d une prétendue offre de règlement impliquant le versement dune somme de 30,000 dollars à Me Bernard Lesage, procureur du Syndicat, et la démission de l'exécutif.Nous, du Comité exécutif, nous n\u2019avons pas pris, aepuis l\u2019assemblée du 9 juillet 1972, brisée par les fiers-à-bras de la CSN, toutes les mesures visant à protéger les biens, les intérêts et l'autonomie de notre Syndicat contre ces actes illégaux et antidémocratiques pour abdiquer aujourd'hui devant nos responsabilités.l es prétendues révélations de Gilles Hupé tiennent visiblement de la science-fiction, surtout à la lumière du récent jugement de la Cour supérieure de Rimouski, qui nous a réintégrés dans nos fonctions après la tentative avortée de la CSN de nous \"dégommer\" et de nous remplacer par un exécutif tan-toche à son service.Ce règlement a clairement signifié à la CSN qu elle n'est pas propriétaire de notre Syndicat et, en tant qu'exécutif, nous voudrions faire savoir et à Gilles Hupé et à la CSN que c'est commettre une grave erreur que de penser un seul instant que nous pouvions monnayer notre démission.De plus, la CSN est dans une très mauvaise position pour accuser la CSD de nous manipu- ler, après avoir tenté sans succès de nous remplacer par un exécutif fantoche.Les travailleurs de la Construction et le grand public n'oublieront pas qu'à l'assemblée du 9 juillet la CSN et ses fiers-à-bras se sont emparés d'une assemblée d'information de notre Syndicat et ont procédé illégalement à notre remplacement.Faudrait-il que, malgré ces actes illégaux et antidémocratiques et à la suite du jugement de la Cour supérieure de Rimouski les condamnant, nous allions demander l\u2019assistance judiciaire et technique à la CSN.L'indécence de la CSN dans cette affaire est incalculable, après toutes les condamnations quelle a essuyées dans plusieurs régions de la province ou avoir tenté sans succès, comme à Rimouski, de s'emparer de certains Syndicats ou de certaines Fédérations.Quant à Gilles Hupé, il est bon que le public sache que c'est lui qui a été le recruteur à Rimouski pour la réunion du 22 mai 1972, au Centre Mgr Mar-coux à Québec, où la décision a été prise de créer une Nouvelle Centrale Syndicale.C'est ce même Gilles Hupé qui, à l\u2019époque, nous disait que la CSN était complètement pourrie et qu1l n'avait rien à y faire.Qu'il ait décidé d'y rester, il a peut-être de bonnes raisons qui ne nous intéressent pas de toutes façons Mais qu'il vienne se présenter aujourd'hui en prédicateur pour nous vendre sa CSN pourrie, selon ses propres termes, nous croyons que, syndicalement, il n'ait pas décence nécessaire pour le faire EIzéar Chevalier, président Marcel Côté, secrétaire, Adalbert Beaulieu, trésorier, % Louis-Gonzague Ouellet, vice-président, 37C Bout.Jessop, Rimouski. 4 «il iftBSMW m W&M mm 9$zs*;w m l,o I (:i ron Ola nl X.S.O.P.Fine Champagne V.S.O.R Baron ()tard ('n ii i -1 \u2022 '( r.itr i|ii
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