Le soleil, 25 octobre 1973, jeudi 25 octobre 1973
[" la météo Généralement nuageux avec un maximum de 50 à 55 Minimum de 35 à 40.Aperçu pour demain: temps beau et chaud.détails en page 15 ?76 PAGES 77e ANNEE \u2014 No 245 SOLEIL QUEBEC, JEUDI 25 OCTOBRE 1973 r*IX QUINZE CENTS APERITIF C'est payant le fédéralisme même si c'est difficile à prouver dit Bourassa Devont le mënoce de I envoi de troupes soviétiques ou Proche-Orient Les forces américaines en état d'alerte (D\u2019après AFP \u2022 Reuter \u2022 UPI) \u2014 Les Etats-Unis ont placé aujourd'hui une partie de leurs forces militaires en état d alerte à la suite d une menace de l\u2019Union soviétique d envoyer des troupes au Proche-Orient à la demande de l\u2019Egypte pour assurer la surveillanece du cessez-le-feu.Le président Richard Nixon et le seerétaitre d Etat Henry Kissinger ont conféré dans la matinée sur révolution de la situation au Proche-Orient avec les dirigeants démocrates et républicains du Congrès.En sortant de la Maison blanche à l\u2019issue de cette réunion matinale d une heure et demi, M.Cari Albert, orateur de la Chambre des représentants, a déclaré que la mise en état d alerte des forces américaines, dont les forces de dissuasion nucléaires des Etats-Unis, était seulement une mesure de précaution.\"C\u2019est une situation sérieuse, mais l'accent est mis avant tout sur la diplomatie\", a dit M.Albert.Jamais un état d\u2019alerte aussi général n\u2019a été lancé depuis 1962.lors de la crise cubaine.A North Bay.Ontario, un porte-parole de Norad a déclaré que la base demeurait dans son état d alerte habituel, sans que des mesures spéciales soient prises.Selon le porte-parole, il y a cinq phases d alerte et la base est restée à la première phase.La Maison blanche a vigoureusement démenti que la soudaine aggravation de la crise du Proche-Orient soit liée aux efforts du président Richard Nixon pour surmonter la crise du Watergate.Le président Nixon a annulé encore une fois la conférence de presse de ce soir.Il parlera demain soir.Un haut fonctionnaire de la Maison blanche a (Suite à la page 2, 4e col ) Engagement des prêtres Une équipe de professeurs à la faculté de Théologie de Laval est d avis que \"la collectivité ne doit pas en venir à confondre 1 Eglise avec le clergé\", et le sociologue Fernand Dumont affirme que le chrétien doit s'engager.Lévesque réagit Le chef du Parti québécois, René Lévesque, a déclaré qu'il était immoral que Bourassa et Garneau continuent à mentir effrontément à la population au sujet des comptes nationaux Lire nos pages 3.6, 8.9, 10, 13.17, 18 et 19 Exaspéré, Dupuis chasse les reporters de R.-C.par Georges ANGERS Yvon Dupuis a rencontré hier soir à Lévis sa première assemblée véritablement hostile depuis le début de la campagne et cela a suffi pour que le chef créditiste perde patience et fasse éclater l'abcès entre lui et lesjoumalistesqui le suivent depuis le début de sa campagne Exaspéré par \"trois ou quatre grenouilles pé-quistes qui ie huaient copieusement.M Dupuis s en est pris aux journalistes de Radio-Canada qui filmaient rassemblée leur intimant l\u2019ordre d éteindie leurs réflecteurs les empêchant ainsi de faire leur travail Ceux-ci n\u2019eurent d'autres choix, devant cette colère du chef créditiste, que de plier bagage et quitter la salle aux applaud.ssements d\u2019au moins la moitié des quelque 400 personnes présentes, ceux-là même qui chahutaient M Dupuis.D'autant plus a ailleurs que les incidents ot., « te nombreux entre créditistes et journalistes depuis le début de la campagne, allant des menaces de M.Dupuis lui-méme dès les premiers jours de la campagne aux contraintes imposées à des journalistes en certaines circonstances.En somme c'est la guerre des nerfs qui a connu son point fort hier.Tout bénin ou important que soit cet incident selonqu 'on se trouve de telcôté plutôt que de tel autre, cette saute d'humeur du chef créditiste avait été provoquée.Les organisateurs de cette assemblée, au Collège de Lévis qui.il va sans dire, criaient au scandale en voyant des jeunes conspuer leur chef, avaient quand même prévu du chahut puisqu'ils avaient engagés deux policiers de Lévis pour surveiller la salle, en uniforme s il-vous - plait, du début à la fin de l'assemblée (Suite à la page 2, 4e col.) MROGR A/VÜVÏE MUPrlAIM QUÉBEC PORT ffîi Grand ménage U Soltèl.Roland ftfarroui 1/ balayage créditiste se prépare.Ft M.Dupuis a reçu un balai de ses supporteurs hier de même que les candidats qui dinaieot aver lui à 1 hôtel Raillargron.par Jean-Claude Picard envoyé du Soleil à Rivière-du-Loup Même s\u2019il admet qu i! est difficile de prouver hors de tout doute la rentabilité du fédéralisme, le premier ministre Robert Bourassa a dévoilé hier les conclusions d'une étude montrant qu'en 1971-72, \"le gouvernement fédéral a versé au Québec beaucoup plus qu'il n'en a retiré\u201d.Ce document, qui a été rendu public au cours d une conférence de presse donnée à Rivière-du-Loup et à laquelle assistaient les ministres Raymond Garneau et Guy Saint-Pierre, affirme en effet que, pour l'année 1971-72, le Québec a reçu, selon la méthode dite des bénéfices, $653.1 millions de plus qu'il n a versés à Ottawa, et $390 2 millions, selon la méthode des flux financiers.Cette étude, qui, de toute évidence, visait à répondre aux chiffres lancés mardi par le Parti québécois, et qui, de l'aveu même du ministre Garneau a été préparée en fonction d\u2019une campagne électorale, était prête depuis la mi-septembre selon les dires du premier ministre.D'ailleurs un des textes remis hier aux journalistes porte la date du 14 septembre 1973 Le premier ministre a expliqué que son parti aurait préféré ne pas dévoiler ces chiffres durant la campagne électorale mais que les gestes du PQ l\u2019avaient obligé à répondre.M.Bourassa a d\u2019ailleurs qualifié d immorale l'attitude du Parti québécois dans cette campagne, avouant toutefois que ce qu'il faisait n\u2019était guère mieux mais que son Parti n\u2019avait d'autre choix que de répondre, compte tenu de l'importance de cette élection.Quoiqu'il en soit des questions de moralité politique, cette étude, qui a été préparée par le ministère des Finances et qui est une mise à jour d'une étude similaire publiée en 1970, affiche les quatre résultats suivants: 1\t- Le Québec a retiré plus en 1971-72 du gouvernement fédéral qu'il n'a versé à ce même gouvernement.2\t- La balance démontrant la rentabilité du fédéralisme est à la haus-(Suite à la page 2, Ire col.) 145,000 électeurs de moins qu en 1972, dans Hie de Montréal MONTREAL (PT) \u2014 Il y aurait, en 1973, 145,000 électeurs de moins qu en 1972, dans 1 île de Montréal.C est ce qui ressort de 1 examen de la liste électorale permanente préparée pour les élections du 29 octobre.Les énumérateurs provinciaux n ont trouvé dans l ile, en mai dernier, que 1,115,386 électeurs, alors que les énumérateurs fédéraux en avaient trouvé, six mois auparavant, 1,298,372, ce qui représente un écart de 183,000 électeurs.Pourtant, les qualités exigées pour être électeur sont à quelques différences près identiques dans la loi fédérale et la loi provinciale.Il faut conclure que les énumérateurs provinciaux ont oublié ou negligéd inscrire sur les listes électorales près de 14 pour cent de la population habilitée à voter dans l ile de Montréal.ou bien, comme 1 assu :v,*\" v rwm.¦HPSSPTI * SsJd ¦\"m ¦ 4L w S*.- ' \u2022.- Ü c m La pollution cause une collision La ville de Newark au New-Jersey, a été le théâtre d un accident tragique et spectaculaire.Neuf personnes ont été tuées et une cinquantaine d autres blessées dans une série d accidents survenus hier, par un épais brouillard, sur l autoroute de New-Jersey.Le plus grave accident a vu un camion-citerne prendre feu et incendier plusieurs autres véhicules.Vingt voitures se sont tamponnées dans cet accident, la plupart des camions-remorques.Il semble que ce brouillard soit provoqué PA par le taux dangereusement élevé de pollution qui recouvre la région.Ainsi, dans la ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie, le niveau de pollution s est élevé à 175.alors quai indice 100, c est le signal d une première alerte.Cette ville est actuellement recouverte d un épais nuage polluant forçant les compagnies aériennes à annuler leurs vols et certaines industries à ralentir leurs opérations.Méprise ou boycottage?Embargo sur une expédition de pétrole destiné au Canada OTTAWA (D après PC) \u2014 L'Arabie séoudite a bel et bien décrété un embargo sur une expédition de pétrole destiné au Canada, a révélé hier, en Chambre, le ministre des Affaires extérieures, M.Mitchell Sharp.Mais il a ajouté qu\u2019on ne sait pas vraiment s'il s agit d'une nouvelle politique de boycottage arabe contre le Canada ou s'il y a simplement eu méprise Comme le chargement en question, avant d être acheminé par pipe line au Canada, devait être déchargé d'abord à Portland aux Etats-Unis, et que ce pays est la cible du boycottage arabe, on se demande clarifier la situation que le ministre Sharp a pris contact avec les ami ssa-deurs des nations a.'al es L Ottawa.\"Avoir nus en doute la parole des pays Autres textes, page 74 si une mésentente ne part pas de ce fait.L'ambassade canadienne en Arabie séoudite cherche également à faire plus de lumière sur cet incident.C'est précisément pour arabes, a dit M Sharp, aurait signifié un manque de confiance qui aurait pu être mal interprété sur le plan commercial.\" Peut-être cette manoeuvre de 1 Arabie séoudite est-elle inspirée des rumeurs de détournement de pétrole canadien vers les Etats-Unis, rumeurs lancées lundi et répétées hier en Chambre par le député néo-démocrate Lome Nystrom.Hier, M Nystrom y est allé de plus belle en affirmant que \"Exxon\", corporation d\u2019Imperial Oil aux Etats-Unis, ainsi que Texaco ont fait parvenir aux autorités canadiennes des notes confi-(Suite à la page 2, 3e col.) Biens culturels Dans le quatrième d \u2019une série de cinq articles dont le dernier paraîtra demain, François Mailhot poursuit son dossier sur les biens culturels.Il explique cette fois comment le fédéral, en invoquant l'intérêt national et en profitant de 1 inaction du Québec, réussit à amputer le territoire historique québécois de ses plus beaux ensembles.page 22 Nixon Les parlementaires ont poursuivi hier la procédure d\u2019une éventuelle destitution du président Nixon, tant au Sénat qu\u2019à la Chambre des représentants.Lundi, la commission juridique de laCham-bre basse entendra l an-cien procureur spécial Archibald Cox dont le congédiement par le chef de l'exé~ut;f américain est à l'origine de l\u2019actuel rebondissement de l'affaire Watergate.page 59 Arts et lettres 55-56-57 A Québec aujourd'hui 55 Bandes dessinées\t74 Bridge\t70 Décès\t75 Famille\t14-15-16 Economie-finance 61 Horoscope\t67 Mots croisés\t68 Mot mystère 66 Page documentaire 22 Patron\t69 Petites annonces 66 à 73 Sport\t39à 49 Télévision\t56 #c \\ Vite sur patins Jacques Demers, un Québécois qui a pris les bouchées doubles pour se retrouver directeur du personnel des Cougars de Chicago à 28 ans seulement.page 39 Après un vote serré La peine de mort abolie pour un autre 5 ans OTTAWA (D après PO \u2014 Les Communes ont finalement décidé de prolonger pour une autre période de cinq ans l'abolition partielle de la peine de mort.En effet, 119 députés, contre 106, ont voté pour cette loi abolissant la peine capitale, exception faite pour les meurtriers de gardiens de prison ou de policiers.Toutefois, le Cabinet s'est réservé le droit de commuer en sentence d'emprisonnement à vie toute punition ultime, comme cela s'est fait de puis 1962 Le dernier chef du gouvernement canadien à signer un décret de mort fut M.John Diefenbaker.Cette loi abolit, entre autres effets, les expressions \u2019 meurtre qualifié\" et \"meurtre non qualifié\u201d et les remplace par \"meurtre passible de mort\" et \"meurtre passible d'emprisonnement\u201d.De plus, il devient possible pour un juge d\u2019ordonner à une personne condamnée à l\u2019emprisonnement à vie de demeurer en détention pour au moins vingt ans.On sait que ce genre de détenu est normalement éligible à la libération conditionnelle, après 10 ans.La loi nouvellement adoptée prévoit aussi que les personnes condamnées à mort depuis l'expiration de l'ancienne loi, en décembre dernier, sont couvertes par la nouvelle limitation de la peine de mort.Au moment du vote, MM Trudeau et Stanfield ont opté pour le rejet de la peine de mort, alors que M Réal Caouette et tous les créditistes ont voté contre le projet de loi abolitionniste.II est à noter que le vote positif de M Stanfield s'opposait à la majorité des députés de son parti, parmi lesquels seulement 22 ont voté pour 1 abolition de la peine de mort.\"Ils ont voté selon leur conscience et j'ai voté selon la mienne \", a dit M.Stanfield.L1 faut dire que pour une des rares fois, ce vote faisait abstraction des couleurs des partis politiques.Parmi les députés québécois, ce fut presque un match nul.alors que 29 députés votaient pour le projet de loi et 27 contre.Sur les 29 abolitionnistes, 28 sont libéraux et l'autre est conservateur.Il y en aurait eu un second probablement, si M.Claude Wagner ne s'était pas'absenté pour passer des examens médicaux Le seul libéral réten-tionniste à attirer l'attention fut le député de Louis-Hébert, Mme Albanie Morin, qui avait présenté sans succès un amendement, en comité plénier sur la Justice, à la suite de l'adoption du bill en deuxième lecture.L'amendement présenté par Mme Morin voulait que soient passibles de mort ceux qui commettent un meurtre au cours d'un viol ou d'un enlèvement, puisque selon elle, ce genre d'homicide ne peut être que prémédité.Cette proposition fut défaite par 115 voix à 78.Un amendement rejeté à la même occasion fut celui du conservateur Allan Lawrence, qui demandait que l\u2019on maintienne la peine de mort pour l'auteur de plus d'un meurtre prémédité, de même que (Suite à la page 2.2e col ) # 2 * Quebec.Le Soled, jeudi 25 octobre 1973 C'est payant.(Suite de la te puisquen 1967-68, ( écart était de $116 7 millions en faveur du Québec comparativement à $6£3 1 millions en 1971-72 \u201eelon la méthode des bénéfices.Selon l'autre méthode de calcul on est passé durant ces mêmes années d'un déficit de $90 millions à un écart positif de $390 2 millions.3\tEn 1971 72.lesQuébé cois ont contribué pour 22 4 pour cent de ('ensemble des revenus fédéraux.Durant cette même période.ils ont reçu 24 6 pour cent des dépenses fédérales.4\t- Cette tendance à la hausse sera encore plus accentuée en 1973-74 à cause des changements radicaux dans le système de prestation d assurance-chômage et d'une amélioration à la formule de péréquation qui selon le document québécois apportera une hausse de $80 millions au cours du présent exercice financier.Le document conclut enfin que.peu importe la métnode de calcul utilisée, \"il ressort clairement une rentabilité indéniable du fédéralisme pour les Québécois.L'étude évalue cette rentabilité à $110 par Québécois.Par ailleurs, le ministre des Finances, M.Raymond Carneau, a déclaré hier qu\u2019il avait fait préparer cette étude, sachant que le Parti québécois dévoilerait son budget durant la campagne électorale.\"Je savais que le PQ se préparait à lancer son budget durant la campagne électorale.J'ai demandé qu\u2019on prépare cette étude afin d éviter que les péquistes ne réalisent un coup de la Brinks \u201d, a-t-il dit, en réponse aux questions des journalistes.On se souviendra que, le printemps dernier, M.Carneau avait déclaré, devant 1 Assemblée nationale, qu'une telle étude n'était pas dans les priorités de son ministère.De plus, face à cette bataille de chiffres que se livrent depuis quelques jours péquistes et libéraux, chacun ayant leurs études à l'appui, MM Bou-rassa.Carneau et Saint-Pierre ont tous reconnu que les difficultés de calcul, les imprécisions de certains chiffres et l ab-sence d autres chiffres rendaient difficile un examen complet de cette fameuse question de la rentabilité du fédéralisme et de la viabilité économique d un Québec indépendant.M Carneau a indiqué \"que son document n avait pas une valeur absolue et qu'il ne faisait qu'indiquer des tendances favorables au Québec\".Quant à M.Saint Pierre, il a repris sa déclaration de la veille où il disait que \"les options politiques doivent se décider dans une approche autre que celle de la rentabilité économique du fédéralisme ou de l\u2019indépendance.car la rentabilité des deux options ne peut être établie quantitativement\".Les trois ont toutefois ajouté que ces tendances à la hausse dans la part que le Québec reçoit du régime fédéral les raffir-maient dans leur foi vis-à-vis le fédéralisme, d autant plus qu'à leurs yeux, ^ indépendance représente une aventure dangereuse au plan économique\".Quant aux chiffres publiés mardi par le PQ, chiffres qui tendraient à démontrer la viabilité de l'indépendance, M Bou-rassa s\u2019est bien gardé de dire qu'ils étaient faux -ces chiffres sont tirés d une étude du ministère de 1 Industrie et du Commerce - mais il les a toutefois qualifiés d'incomplets affirmant que le PQ n'avait pas en main tous les tableaux nécessaires pour juger de l 'ensemble de la situation.Il a également dit que tout cela ne réglait pas la question fondamentale de 1 incertitude et des craintes qu'amènerait l\u2019indé-pendancé.M Garneau a d\u2019autre part profité de cette conférence de presse pour remettre aux jounialistesun volumineux document reprenant par le détail l'essentiel de la critique libérale au budget péquiste.Au chapitre des revenus, M Garneau affirme de nouveau que.selon ( hypothèse la plus optimiste.il manque $1 milliard au budget péquiste, tandis que.selon l'hypothèse plus réaliste, il manque $3 milliards.Enfin, selon l'hypothèse pessimiste, celle où le première page) PNB baisserait de 20 p c.en deux ans en devenant indépendant.U manquerait $5 milliards au budget du PQ M Garneau s est bien défendu de brandir des épouvantails, mais il en a pas moins comparé le Québec indépendant au Chili.Le document du ministre des Finances prédit également une dévaluation du dollar québécois, établissant sa valeur entre $0 50 et $0 75 du dollar canadien.Expliquant que la valeur d une monnaie s'établit sur la balance commerciale et la balance des capitaux, M Garneau affirme que le Québec importe pour $400 millions de plus par année qu\u2019il exporte, ce qui est cependant contraire aux chiffres avancés par le PQ.Ce document conclut enfin que i'indépendanc^ provoquera une baisse de l'activité économique et une diminution du niveau de ta vie de la population 145,000 électeurs.(Suite de la premiere page) rent les représentants du Parti québécois, ont délibérément décide de ne pas les inscrire.Il y a eu sans doute révision des listes, mais elle a été partiellement compensée, négativement parlant, par les demandes de radiation, lesquelles sont encore à I étude.En chiffres: 67,235 demandes d inscription ont été examinées la semaine dernière, mais, par contre, 35.168 demandes de radiation ont été présentées.Les statistiques définitives se font toujours attendre, mais, selon le jeu des moyennes, on peut estimer que la révision aura ajouté quelque 46.000 ou 45.000 noms à ceux qui sont déjà inscrits, avec, comme résultat, que de 140,000 à 145,000 électeurs dûment habilités à voter dans l'île de Montréal ne pourront pas se présenter aux bureaux de scrutin le 29 octobre, ayant été soit oubliés, soit défranchisés.Devant 1 ampleur de ce chiffre, on ne saurait écarter la possibilité qu un ou des partis perdants aux élections du 29 entament des procédures, qui constitueraient évidemment un précédent, pour faire annuler purement et simplement les élections.Après un vote serré.(Suite de la première page) l'auteur d'un meurtre au cours d'un acte de piraterie aérienne.Cette fois, l'amendement fut battu par 114 voix contre 75 Quant à la rumeur voulant que les sénateurs modifient le projet de loi et le transforment en un bill purement abolitionniste, le promoteur de la loi qui vient d'ètre adoptée.M.Warren Allmand.a déclaré qu'il n'en avait jamais entendu parler.Il a cependant ajouté qu'il sait qu'un bon groupe de sénateurs sont abolitionnistes.Au sujet de cette rumeur, M Stanfield a fait remarquer qu'une telle initiative du Sénat serait très mal venue.Méprise ou boycottage.(Suite de la premiere page) dentielies sur les tactiques de détournement du pétrole du Canada aux Etats-Unis, qui commence à ressentir les effets de I embargo ara tie M Nystrom a mem
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