Journal de l'instruction publique, 1 juillet 1859, Juillet
Volume III.Montréal, (Bas-Canada) Juillet, 1859- No.7.SOMMA 'RE —Fete Universitaire : Ctflébration du deux-centième anniversaire r I arrivée de Mer Laval à Québec-Compte-rendu de la X?ee âcàdémmue Dncours des Ors Sewell, Larue, Taschereau et Tessier—Poésitf paT hLOctav A'ir Officiels : Erection, séparations el annexions de municlpaliu scolaires.—Nomuiation d’un Examinateur d’Ecole.—Rentrée des élèves à Jacques-Car.er.-Aux Commissaires el aux SynZs d’Ecolc -Dmldmç accordés par les Ecoles Normales Jacques-Cartier, McGill et Laval el nar le Bureaux des Examinateurs catholiques de Montréal et de Québec — Neuvièm conférence à l’école normale Jacques-Cartier.-Dons offerts au DépartemenL eh( de'na,ÿ 26û’ Sur le nombre de volumes ajoutés dans l’année 1615 sont dès dons ou des échanges.Dans le catalogue de ces dons nous remarquons une eo' lection très étendue de livres classiques et pédagogiques, envoyée n.è,’ MM.Hachette, libraires de l’Université, à Paris, un bon nombre d’ou vrages donnés par notre bibliothèque du Parlement, et une liste assez pays en cuun.mmm ue raie maniéré a le iaire connaître à l’étrano-er Sagénéros.té et son activité, sous ce rapport, sont au-dessus de tout Montréal, juin et juillet 185^ Calendar of the University of McGill College for 1859-60, in-8 53 n Beckett.’ ’ P>.Questions sur la Grammaire de l’Académie, à l’usage des élèves d.la Congrégation de Notre-Dame, rédigée par la Maîtresse Générale de ce.établissement, 36 p., in-12, Plinguet et Laplante.' DeVillers.—Quelques leçons sur l’art épisiolaire et lu politesse aceom pagnées de formules de comptes et de petits actes civils, à l’uèaire rie ecoles primaires supérieures par M.P D.DeVillers, prêtre, 55 n in is Gérât et Bourguignon.' 1 ln *°i 128 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Morris.—The Hudson's Bay territories, a lecture, 57 p., in-8, Lovell.Québec, juin et juillet 1859.LaRüe.—Du Suicide, thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue, le 15 juin 1859, à l’Université Laval, par F.A.H.LaRue, licencié en médecine, 128 p., in-8, St.Michel et Darveau.Tache’.—Notice historiographique sur la fête célébrée à Québec, le 16 juin 1859, jour du deux-centième anniversaire de l’arrivée de Monseigneur de Montmorency-Laval en Canada, publiée avec l’autorisation de M, l’abbé L.J.Casault.Recteur de l’Université, par J.C.Taché, ancien élève du Séminaire de Québec et Chevalier de la Légion d’Honneur, 72 pages, in-8, J.T.Brousseau.Petite Revue Mensuelle.La guerre italienne a, depuis notre dernier compte-rendu, pris des proportions gigantesques.Les combats de Frassinetto, de Montebello, de Palestro, et de Marignan, entre quelques divisions des armées autrichiennes et alliées, et même la grande bataille de Magenta perdent de leur importance, si on les compare à la lutte terrible dont le village à jamais célèbre de Solferino et ses alentours viennent d’être le théâtre.Cette bataille, une des plus meurtrières qui aient jamais été livrées, laisse presque dans l’ombre les hétacombes humaines dont il est fait mention dans les annales du premier empire français.Ses détails, que nous ne connaissons encore qu’en partie, sont émouvants.Battus sur tous les points, les Autrichiens, chassés par les bayonnettes françaises et sardes, avaient, après l’affaire de Magenta, évacué Milan et s’étaient repliés avec précipitation sur le Mincio.La distance ainsi franchie par leur armée en quelques jours seulement est considérable, elle est de plus de quatre-vingts lieues.Mais quelque rapide que fut leur retraite, ils étaient suivis de près et sans cesse harcelés par leurs ennemis, dont l’ardeur s’augmentait encore des succès qu’ils venaient d’obtenir.Les renforts nombreux que François-Joseph put recevoir de Vérone lui permirent de réorganiser ses troupes démoralisées et de reprendre l’offensive.La défaite de Giulay à Magenta, pouvait être rachetée par une victoire, et, comptant sur le nombre de ses troupes, il se décida à offrir la bataille.Les alliés, on le comprend, ne balancèrent pas à l’accepter.Le 23 juin, les Autrichiens se portèrent sur la petite ville de Casti-glione et s’arrêtèrent à un mille environ des premières lignes françaises.Leurs mouvements, opérés dans le plus grand silence, firent croire qu’ils avaient dessein d’envelopper la ville ; mais il n’en fut rien cependant.A 5 heures du matin, le 24, on entendit les premières détonations de l’artillerie, signal de l'attaque.Le centre autrichien s’étendait vers l’extrémité des collines qui s’élèvent à l’est de Castiglione ; leur droite se déployait le long des mêmes éminences en se rapprochant de cette place, et leur gauche se massait dans la plaine, vers le sud, à l’endroit où cessent les hauteurs.Sur ces élévations se trouvent deux villages, qu’occupaient les Autrichiens, et une vieille tour très haute d’où la vue embrasse tout le pays environnant.Comme à Magenta, l’armée autrichienne prenait, en se développant, la forme d’un croissant long d’à peu près quinze milles.Le 1er corps d’armée, sous les ordres du général Baraguay-d’Hilliers, engagea la bataille devant Solferino.Les hauteurs sur lesquelles est placé le village furent emportées à la suite d’une lutte obstinée.Durant l’action, le 2d corps, commandé par le général McMahon, combina ses mouvements de façon à se joindre à celui du général Niel, qui se portait sur Médole.L’empereur avait pris le commandement de toute l’armée.Sa Majesté ordonoa à l’infanterie et à l’artillerie de la garde de prendre position entre le 1er et le 2d corps et de s’emparer de San-Cassiano.Pour renforcer la droite du général McMahon, qui ne pouvait compter sur l’appui du général Niel à cause de la distance qui les séparait, Napoléon ordonna également à toute la cavalerie de sa garde et aux deux divisions de cavalerie du 1er et du 2nd corps d’occuper l'espace qui se trouvait vacant entre le 2d et le 4e corps d’armée.Le maréchal Canrobert devait, de son côté, surveiller les mouvements des Autrichiens venant de Mantoue.L’armée impériale combattit tout le jour.Elle avançait lentement, mais en bon ordre, chaque corps combinant ses mouvements avec ceux des autres parties de l’armée.Une fois maîtres de Solferino, les Français s’emparèrent successivement de toutes les positions occupées par les Autrichiens dans la direction de Pozzolengo.San Cassiano et Cavriana tombèrent au pouvoir de la garde.Ce dernier village futenlevé à la bayonnette sous les yeux de l'empereur, qui dirigeait en personne le feu de l’artillerie.Vers 4 heures de l’après-midi, les Autrichiens, dans le but de protéger leur retraite, firent un dernier effort pour pénétrer entre le 4e et le 2d corps.Il s’en suivit un combat violent auquel prirent part l’artillerie et l’infanterie.La cavalerie exécuta plusieurs charges qui décidèrent du succès de cette grande journée.Refoulés de tous côtés, les Autrichiens commencèrent à opérer leur retraite sur toute leur ligne.Vers 5 heures, un violent orage, accompagné de tonnerre et de grêle, favorisa leur3 mouvements rétrogrades.Le champ de bataille disparut “quelque temps dans la tempête.Quand la colère des éléments se fut apaisée, les Autrichiens étaient en pleine retraite.L’empereur d'Autriche, qui avait habité, à Cavriana, le matin, la maison où Napoléon it, dans l'après-midi, son quartier général, avait quitté son armée dès 4 heures pour se rendre à Goïto.L’empereur Napoléon a fait preuve de la plus grande bravoure et courut plusieurs fois de grands dangers.A 9 heures et demie, tout était terminé.450,000 hommes avaitnt pris part à la bataille.La perte des alliés s’élève à près de 10,060 hommes ; celle des Autrichiens est énorme : on en porte le chiffre à 24,000.La victoire a été complète ; mais elle a été chèrement payée.Jamais on ne vit acharnement pareil ; jamais non plus la vaillance française ne brilla de plus d’éclat.Le stoïcisme avec lequel les soldats de cette nation envisagent et reçoivent la mort rappelle les temps héroïques de la Grèce et de Rome.Un témoin raconte ainsi quelques-unes des scènes douloureuses qui se sont passées sous ses yeux durant et après l’action.Je vis, dit-il, toutes les blessures qu’il soit possihle d’infliger au corps humain.Les hommes, qui pouvaient encore marcher, suivaient les voitures chargées de leurs camarades plus maltraités qu’eux par l'ennemi.Il s’en trouvait quelques-uns dont le visage, haché de coups de sabre, était noirci de poudre et de sang; d’autres dont les bras, rompus par la balle, pendaient le long de leurs flancs.Des soldats avaient eux-mêmes bandé leurs blessures, et, pour que le contact de leurs vêtements ne les envenimât pas, ils s'eu étaient dépouillés en partie.J'en remarquai un qui marchait d'un pai ferme et résolu.Il était nu jusqu’à la ceinture.Une balle lui avait percé le côté ; un affreux sillon rouge marquait sa joue ; il avait, en outre, sur le derrière de l’épaule, une plaie profonde faite par la bayon-nette.La plupart des blessés qui se rendaient ainsi aux ambulances avaient le regard sévère, conversaient peu entr'eux, quoiqu’ils cheminassent deux à deux, et il y en avait peu cependant qui portassent sur leur figure l’empreinte de la douleur.Ceux qui ne pouvaient faire usage de leurs jambes étaient portés sur des litières, dans des charriots ou sur des brancards recouverts de mate-las.Mais il n’y avait que les officiers qui fussent transportés de la sorte, et presque tous étaient si gravement blessés que leur guérison est impossible.Il s'en trouvait un dont les deux jambes avaient été coupées par un boulet ; un autre avait reçu une balle dans la cuisse et paraissait horriblement souffrir.Plusieurs de ceux qui avaient été frappés aui jambes étaient assis dans des siégea attachés de chaque côté des mulets.Un grand nombre de ceux que l’on conduisait ainsi ou qui, pour marcher, étaient supportés par des soldats, semblaient presque mourants.Mais ce spectacle, toujours de nature à émouvoir, n’est rien au prix de celui qu’offrait, sans doute, le champ de bataille.Avec les terribles moyens de destruction que possèdent les armées, la boucherie humaine a dû être affreuse.Disons maintenant un mot des quatre grandes forteresses qui forment ce qu’on appelle le quadrilatère autrichien : Déjà très importantes, au point de vue stratégique, par leur position naturelle, elles ont été entourées de défenses formidables.Mantoue, la première d’entre elles, est réputée la ville la plus forte de l’Italie.Elle s’élève sur une île, dans le Mincio, au milieu de marécages et de rizières, qui en rendent le séjour dangereux, durant l'été, à cause des fièvres malignes qui y régnent et qui la protègent, en quelque sorte, contre une armée qui se harsarderait à en faire le siège.Elle est tellement insalubre que les commandants autrichiens n'y envoient qu’avec répugnance les régiments qui sont les plus rebelles à la discipline.Mantoue fut fondée par les Etrusques, 1100 ans au moins avant J.-C.Les Romains la leur enlevèrent dans la suite des tems et elle a fait partie de leur empire jusqu’à l’époque de son démembrement par les barbares.Dans ces jours de malheur, elle fut mise à sec par les Huns, qui s’en était rendus maîtres et à qui l'enlevèrent les Lombards.Des mains de ces derniers elle passa dans celles de l’Exarque de Ravenne.Chaile-mague lui donna sa première ceinture de remparts.Au Xle siècle elle appartenait à la famille de Canosse, seigneuts suzerains de Ferrare, de Modène et de Reggio.Indépendante durant une partie du siècle suivant, elle subit dans le Xllle, le XIV et le XVe siècles, le joug de différents maîtres, et elle finit, à la mort de son dernier duc, arrivée en 1708, par tomber au pouvoir des empereurs d’Autriche, qui l’annexèrent définitivement à leurs domaines.Depuis qu’ils la possèdent, ils ont mis eu œuvre toutes les ressources de l’art pour la rendre imprenable.Les chemins qui conduisent à la ville, à travers les marais qui l'environnent, peuvent être coupés et ses alentours submergés, à la volonté de ses maîtres.Des forts détachés en protègent de plus les approches.La population est aujourd'hui de 30,000 âmes.Mantoue fut prise en 1 par le3 Français, commandés par Bonaparte.Son territoire fut alors annexé à la France et fut appelé le département de Mincio, dont elle devint le chef-lieu.L’Autriche la recouvra en 1814 et l’a toujours gardée depuis.C'est dans les prisons de cette ville que fut longtemps détenu l’infortuné Orsini, qui tenta d'assassiner l'empereur Napoléon Iff et dont la vie aventureuse devait, à la suite de ce forfait, se terminer sur l’échafaud.Peschiera, qui se dresse à l’angle nord-ouest du quadrilatère, n'est rien qu’une forteresse et son histoire ne remonte pas bien haut.Napoléon 1er l’entoura de fortifications ; les Autrichiens y ajoutèrent de nombreux travaux, qui mirent cette place en état de résister aux assauts que donna l’armée piémontaise, dirigée par son roi Charles-Albert.Çeq fait l’importance de Peschiera, c’est qu’elle est en quelque sorte 1*,® du lac de Garde, la plus grande étendue d’eau de l’Italie.Les flot» autrichiennes qui sillonnent le lac en tout Bens sortent de Peschiera c « c t'ï LD 1SC0 « BRESCL?.VERONA® to oi 4 BOLOCI jLUCCA/ FLORENCE ^ ANCONA' LECHORNj T ° U S\C A N SIEN A (O CO JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.3 130 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.est probable qu’elles lui rendront service durant le siège qu’en font aujourd’hui les alliés.A l’est de Peschiera, dans une position superbe, sur 1’Adige, est l’antique et célèbre cité de Vérone.Le paysage qui se déroule'sous ses murs est borné à l’horison, vers le nord, par de belles collines tapissées d’une luxuriante verdure, et la campagne, aussi loin que se porte la vue, est couverte de villas qui s’élèvent au milieu de bosquets magnifiques.L’Adige, torrent rapide que grossissent souvent les eaux des montagnes, partage la ville en deux parties.Sa population, de 60,000 habitants, est industrieuse et est plus attachée à la cause de l'Autriche qu’à celle de l’Italie.Vérone a des châteaux forts de dimensions colossales et qui peuvent résister à bien des assauts.Chacune des hauteurs qui l’avoisinent est de plus couronnée d’une forteresse.Il est possible, à l’aide de ses nombreuses écluses, de couvrir d’eau toute la contrée environnante.Le camp autrichien, près de Vérone, est bien fortifié, et son enceinte qui renferme de vastes casernes et un immense arsenal est en état de donner asile à toute l’armée autrichienne qui combat aujourd’hui en Italie.Fondée dans le IVe siècle avant l’ère chrétienne, Vérone fut 200 ans après soumise par les Romains.Elle acquit, sous leur domination, une grande importance et ils l’embellirent de monuments magnifiques dont l’amphithéâtre que l’on y voit encore peut donner l’idée.A la chute de l’empire romain, elle fut prise par les Goths, qui en firent leur capitale.En 714, Charlemagne s’en rendit maître, et tant que dura le pouvoir de ses successeurs en Italie, Vérone fut la principale entre toutes le3 villes de ce pays.Elle devint ensuite république, perdit sa liberté sous les seigneurs qui portèrent son nom, tomba en la puissance de différents maîtres, puis, enfin, fatiguée des vicissitudes de fortune auxquelles elle était sujette, elle se donna volontairement à Venise, à qui elle a appartenu jusqu’en 1797.On y a tenu un congrès en 1822.Elle e3tla patrie de Cornelius Nepos, de Catulle, de Pline l’ancien, de Paul Véronèse, de Bianchini, du marquis Haffei, et de plusieurs autres personnages célèbres.Legnago est une petite ville qui a été fortifiée il y a deux ou trois cents ans, durant les guerres d’Italie, et dont on avait plus tard laissé tomber une partie des remparts en ruine.Napoléon 1er y commença de grands travaux, que les Autrichiens ont continués.Cette ville a 3,500 habitants et forme le coin sud-e3t du quadrilatère.Peu de jours après les combats de Montebello et de Magenta, le 12 juin dernier, mourait, à Vienne, dans sa quatre-vingt sixième année, Clément-Vinceslas-Népomucène-Lothavie de Metternich.C’est une des illustrations diplomatiques de l’époque contemporaine, et le rôle important qu’il a joué sur la scène du monde, durant plus d’un demi-siècle, rend sa vie intéressante à plus d’un titre.C’est surtout parce que cette existence se trouve intimement liée à la destinée d’un empire dont il semble avoir provoqué la chute, qu’elle mérite de nous occuper.Il appartenait à une famille des plus distinguées et il naquit à Coblentz, en 1773.Ses parents l’envoyèrent fort jeune en France, où il fit ses études à l’Université de Strasbourg.Sa rare intelligence, jointe à mille agréments personnels, le firent d’abord remarquer de tout le monde et surtout de son souverain, Léopold II, dont il sut gagner les bonnes grâces.Maître des cérémonies de la cour en 1790, chargé d’une mission à Aix-la-Chapelle en 1794, M.de Metternich fut ensuite nommé secrétaire du congrès de Rastadt.Son aptitude aux affaires le fesant remarquer de plus en plus, il vint, en 1806, comme ambassadeur, représenter l’Autriche près îa cour de France, où ses dehors bienveillants en imposèrent à Napoléon.Ses rapports amicaux avec lai n’eurent cependant pas une longue durée : l’empereur, qui s’était mépris sur la sincérité politique du prince, demanda bientôt son rappel.C’est lui néanmoins qui conseilla, quatre ans après, le mariage de Napoléon et de Marie-Louise.La coalition des rois de l’Europe contre l’empire et l’invasion du sol français par les armées étrangères sont encore l’œuvre de M.de Metternich.M.Ferré, un des collaborateurs de VIllustration, apprécie sévèrement les résultats du système politique suivi par cet homme d’état “ L’Autriche, dit-il, a été sous son gouvernement ramenée en arrière de plus d’un siècle.Son administration, qui prétendait servir le pouvoir monarchique, a contribué à le faire craindre et n’a pas agrandi son influence.Sa souveraine habileté a consisté à masquer la faiblesse de la monarchie autrichienne en fesant croire à sa puissance.Tout l’art de M.de Metternich a été de savoir disposer ses alliances.Jalousant tous les gouvernements, il n’en bravait aucun qu’il n’eût l’appui des autres.C’est ainsi qu’en 1840, lors des affaires d’Orient, il parvenait à former une nouvelle coalition contre la France et à l’exclnre du concert européen.Incapable d’une action propre, l’Autriche, qu’il attachait toujours à la remorque de quelque autre puissance, a du recourir constamment, dans ses embarras, à une intervention amie.“ C’est ainsi qu’en .1848, elle a été sauvée de sa perte par la Russie, et qu’aujourd'hui encore elle attend des secours de la Prusse.Cette faiblesse n’est pas seulement le résultat d’une organisation défectueuse de l’empire, elle est une des conséquences du système politique implanté et suivi avec une persistance opiniâtre par M.de Metternich.Vaincu et chassé en 1848, on a pu croire un moment que sa politique rétrograde ne se relèverait plus ; mais au rétablissement des affaires, M.de Metternich, s’il n’a pas ressaisi le pouvoir, a du moins ressaisi une influence occulte sur l’esprit du jeune empereur, et cette influence, mise au service de vieux préjugés et de l’absolutisme le plus étroit, s’est exercée au prix des vrais intérêts de l’Autriche.On peut voir où l’ont conduite ces inspirations.L’Italie, excédée par une dure oppression, aspire à la liberté et recouvre son indépendance en face des années autrichiennes- A quoi donc la politique de M.de Metternich a-t-elle profité à la monarchie autrichienne 7 On peut prévoir un jour où l’Autriche, démembrée de ses possessions et réduite à son territoire propre, descendra au rang des plus humbles états de la confédération germanique.” Au moment où nous allions clore cette revue, la paix, ce bienfait de Dieu, et que la vieille Europe semble ne plus connaître, vient de se conclure entre les deux empereurs.C’est à Villa Franca qu’elle a été signée le 10 courant.Elle a pour conséquences : lo.l’expulsion des Autrichiens de la Lombardie et l’annexion de cette belle province au royaume de Sardaigne.2o.L’établissement d’une confédération sous la présidence honoraire du pape ; 3o.la conservation de la Vénétie par l’Autriche, mais comme partie intégrante de la confédération.Nous ne rêvions plu3 que combats, chocs d’armées, terribles assauts de forteresses et tout le carnage qui s’en suit, quand la volonté puissante de Napoléon est venue mettre en fuite ces sombres visions des cerveaux éblouis par la rapidité de ses mouvements.Qu’il soit béni pour la surprise agréable qu’il vient de faire au monde, en lui annonçant que la paix allait succéder aux bouleversements causés par la guerre, et puisse cette paix, pour le bonheur des peuples, n'être de longtemps interrompue ! Pour compléter le compte-rendu des évènements mémorables dont nous venons d’esquisser le récit, et afin de mettre le lecteur à même de comprendre les évolutions des armées autrichiennes et alliées, nous intercalons dans cette revue une carte du théâtre de la guerre.Le dessinateur y a indiqué par des chiffres et des lettres, le3 villes dont nous donnons les noms ci-dessous.Ces villes sont : 1 Pise, 2 Lucques, 3 Rimini, 4 Forli, 5 Faenza, 6 Reggio, 7 Parme, 8 Plaisance, 9 Pavie, 10 Stradella, 11 Vohera, 12 Montebello, 13 Alexandrie, 14 Mortara, 15 Verceil, 16 Arona, 17 Sesto Calendi, 18 Lecco, 19 Sandrio, 20 Bellinzona, 21 Varese, 22 Logano, 23 Monza, 2 4Abbiate Grasso, 25 Buflhlora, 26 Magenta, 27 Tréviglio, 28 Cassel Maggiore, 29 Castiglione, 30 Peschiera, 31 Roveredo, 32 Trente, 33 Arcole, 34 Legnago, 35 Padoue, 36 Bassano, 37 Bellune, 38 Feltri, 39 Sacile, 40 Udine, 41 Palme, 42 Goriza, 43 Poi'togruaro, 44 Oderzo, 45 Trévise, 46 Rovigo (46 Melegnano), 47 Ferrare (47 Martinengo), 48 Golfe de Venise, 49 Golfe de Trieste, 50 Golfe de Genève.B Binasco, C.Casale, D Desenzano, G Castel, S Giovanni, I Trecate, L Lonato, R Valeuza, T Tortone, V Vigevano, M Marengo, G Mt.St.Gothard, B Mt.St.Bernard, C Mt.Cimo d’Asto, F Rivière Gradisca.Les voies marquées par deux lignes parallèles, soit =, sont les cours des canaux Naviglia Sforvesea et Naviglia Grande.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DES LETTRES.— M.de Tocqueville, le célèbre publiciste et littérateur français, est mort, à Cannes, dans le mois d’avril dernier.Alexis Charles Henri Clérel de Tocqueville était né à Verneuil, le 29 juillet 1805, et n’avait pas encere 50 ans lors de son décès, quoique sou nom fut depuis longtemps populaire.11 descendait de Malherbes par sa mère.Il remplissait déjà des fonctions judiciaires en 1826.En 1831, il fut, conjointement avec M.Gustave de Beaumont, chargé comme commissaire de s’enquérir du système pénitentiaire aux Etats-Unis.Il visita le Canada vers cette époque, et lui et son collègue furent alors les hôtes de feu l’Hon.John Neilson.M.Neilson avait, en compagnie de M.le Juge Mondelet, des Trois-Rivières, accompli une semblable mission et avait publié un rapport très intéressant sur ce sujet.Comme tous les Français qui vinrent au Canada, il fut frappé de la conservation de la France de notre langue et de no3 mœurs françaises, et fut surtout enchanté de l’excursion qu’il fit dans les belles paroisses qui se groupent autour de Québec.Peu de tems après son retour en France, il publia son fameux ouvrage “De la Démocratie en Amérique,” que Royer Collard appelle une continuation de l’Esprit ries Lois de Montesquieu.En 1837, il remplaça M.de Laro-miguières a l’Académie des Sciences, et en 1841, il succéda au comte de Cessac à l’Académie Française.De 1839 à 1848, il fut membre de la Chambre des Députés, où il représentait Valognes, dans le département de la Manche.Quoiqu’il donnât son appui au pouvoir sur bien des questions, surtout sur celle de l’esclavage et sur celle de l’adoption du système pénitentiaire américain, il était cependant l’adversaire du gouvernement et flétrissait vigoureusement la politique corrompue qui prévalait durant les dernières années du règne de Louis-Philippe- "D janvier 1848, il disait du haut de la tribune : “ Nous sommes à la veille d’une grande révolution!” Prophétie qui se réalisa un mois après.A l'assemblée constituante, où il siégeait encore comme député représentant ses anciens électeurs, il vota avec le parti modéré, et l’opposition heureuse qu’il fit avec M.Thier3 au parti socialiste, attira sur lui tous les regards.Il fut chargé par le Général Cavaignac de la mission de représenter la France au congrès des puissances qui avait pour but le règlement de la question italienne.Le 3 juin 1849, il était ministre des affaires étrangères ; il prit une part active à la discussion qui s'éleva an sujet de l’expédition contre les républicains de Rome.Ayant quitte e ministère le 31 d’octobre, il s’opposa à la politique du président et resta jusqu’à la fin un des amis et des défenseurs du gouvernement constitn- JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.131 tionnel.Le 2 décembre 1851, il fesait partie des membres de l’assemblée législative qui signèrent un protêt contre le coup d’état.Il fut arrêté et jeté en prison avec plusieurs de ses collègues.Sous le gouvernement de l’empereur, il ne sortit pas des limites de la vie privée.Ses derniers ouvrages sont: Histoire Critique du règne de louis XIV, 2 vols., 1847, et 1 '.Ancien Régime de la Révolution, 2 vols., 1856.Ce dernier ouvrage, de même que son livre sur La Démocratie en Amérique ont été traduits en anglais et ont obtenu un immense débit.M.de Tocqueville était malade depuis longtemps et mourut à Cannes, sur la Méditerranée, après avoir donné le meilleur exemple par sa piété et sa résignation et avoir accompli avec la plus grande dévotion tous les exercices de piété que prescrit l’église catholique.M.Gustave de Beaumont, son vieil ami, le visitait fréquemment et rapporte que, dans les derniers jours de sa maladie, il manifestait la plus vive anxiété sur le sort de l’Italie, dans la crise actuelle, s’étant lui-même activement occupé des affaires de la péninsule.» — L’Académie des Jeux Floraux de Toulouse, qui est une des plus anciennes institutions littéraires du monde, puisqu’elle a été fondée en 1223, ouvre encore tous les ans ces concours de poésie et de critique littéraire, et distribue les fleurs d’or et d’argent qui sont, comme au temps des troubadours, la récompense des hommes experts dans la gaie science.Le Recueil des Jeux Floraux, pour 1859, se divise en deux parties : la premiere contient les poëmes et les essais couronnés, la seconde les œuvres des membres de l’Académie.Le premier prix, qui consiste dans une violette d’or, a été donné à M.Boulay-Paty, auteur du poème sur le télégraphe transatlantique.Dans la seconde partie d’un recueil se trouvent plusieurs chants d’une muse bien connue et bien-aimée de no3 lecteurs, celle de M- de Puibusque.DISTRIBUTIONS DE PRIX.Version Anglaise.1er pr J Schmouth, 2 O Coutu, | 1er acc G Lamarche, 2 C Mo- retti, 3 A Leduc.Géographie.1er pr G Fabre, 2 J Cardinal.| 1er acc O Coutu, 2 M Hurtubise, 3 F Desrosiers.Arithmétique.1er pr J Schmonth, 2G Descaries.| lei acc B Marion, 2 G Fabre, 3 F Desrosiers.Tenue des Livres.1er pr J Cardinal, 2P Marion.| 1er acc A Enault, 2 J Schmouth, 3 G Descaries.LES DEUX CLASSES RÉUNIES.Agriculture.1er pr J Filion, 2 J Cardinal, 3 J [ 1er acc C Coté, 2 F Dostaler, Delorme.j 3 A Enault, 4 H Charlebois.MUSIQUE VOCALE.Basse —Prix A Lenoir ; 1er acc G Lamarche, 2 acc A Taillefer.Tenor—Prix R.Giroux ; 1er acc C.Gélinas,2e J Marion.Alto—Prix A Leduc ; Acc A Magnan.MUSIQUE INSTRUMENTALE.Première division—Piix ex æquo T Dostaler et R Giroux.Seconde division—1er pr F Desrosiers, 2 pr George Lamarche; Pas d’accessit mérité.PRIX DE BON LANGAGE DÉCERNÉ PAR M.CHAUVEAU.Première Classe—T Amyrault.Il n’a pas été mérité dans la 2de classe.Distribution des Pris aux Eleves Maitres de l’Ecole Normale Jacques Cartier.Liste des Prix pour l’Ecole Modèle Jacques Cartier.CLASSE DE DEUXIEME ANNÉE, CLASSE FRANÇAISE.Conduite.Prix : Tancrède Dostaler.| Enseignement à l’Ecole Modèle.Prix : Théophyle Amyrault.Composition Française.Prix: T Amyrault.] 1er acc C Pelland, 2 A Coutu.Langue Française.Prix: Pelland.| 1er acc T Amyrault, 2A Lenoir.Thème Anglais.Prix : J Barette.| 1er acc A Coutu, 2 C Cotté.Version Anglaise.Prix: T Amyrault.| 1er acc J Barrette, 2 A Lenoir.Histoire de France.Prix : E Pelland.| 1er acc A Coutu, 2 A Magnan Algèbre.Prix : T Amyrault.| 1er acc A Coutu, 2 E Pelland.Géométrie.Prix : T Amyrault.| 1er acc A Coutu.2 A Lenoir.Physique.Prix T Amyrault.| (Il n’y a pas eu d’acc.mérité.) CLASSE DE PREMIERE ANNÉE.Bonne conduite et progrès.M Urtubise.I Instruction religieuse - Première divison—1er Prix, Edmond Lanier 2nd do Oscar Sauvé ; 1er accessit John Sheridan 2nd André Fowler 3e Joseph Hausselman.Seconde division—1er pr Charles Schiller 2e Alphonse Laliberlé ; 1er acc Curtius Chenier 2e James D’Arcy 3e Thomas Hanley.Troisième division—Prix Edmond Ra-diger ; acc Jacques Perreault.Bonne conduite—Prix André Fowlei ; acc John Sheridan O.Laramé.Assiduité—1er pr Edouard Vilmairé 2e ex æquo James D’Arcy et Hercule Beaudry ; 1er acc Jacques Perreault 2i Charles Schiller 3e John Sheridan.Musique vocale alto— 1er pr Sheridan 2e Hausselman ; 1er acc Dillon 2e Finlay 3e Dage-nais.Soprano—1er pr Radiger 2e Carroil ; 1er acc Beaudry 2e Lefebvre 3e Jobin.1ERE DIVISION.Lecture — 1er pr John Sheridan 2e Joseph Hausselman; 1er acc Tancrède Jobin 2e André Fowler 3e Napoléon Archambeault.Epellation—1er pr Joseph Hausselman 2e pr Joseph Montmarquet ; 1er acc Alfred Lefebvie 2e Benjamin Lamontagne 3e André Fowler.Mémoire—1er pr Napoléon Archambeault 2 pr Alphonse Dagenais ; 1er acc Tancrède Jobin 2e Oscar Sauvé 3e Joseph Hausselman.Langue Française—1er pr Joseph Hausselman 2e John Sheridan ; 1er acc André Fowler 2e Tancrède Jobin 3e Frédéric Finlay.Arithmétique—lere Division—1er pr Frédéric Finiay 2e Joseph Hausselman ; 1er acc John Shtridan 2e Daniel Hatton 3e Francis Donnelly.Arithmétique—2nd divison—1er pr Alphonse Dagenais 2e Napoléon Archambeault ; 1er acc Tancrède Jobin 2e Tancrède Viger 3e Benjamin Lamontagne.Elément d’Algèbre—1er pr Alphonse Dagenais 2e pr Napoléon Archambeault; 1er acc Frédéric Finlay 2e Joseph Hausselman 3e John Dillon.Enseignement.1er pr p Marion, 2 O Coutu.| • 1er acc J Caidinal, 2 C Moretti, | 3 J Filion.Grammaire Française.ler P1 G Lamarche, 2 J Schmouth | 1er acc W Barrette, 2 O Coutu, | 2 C Moretii.Orthographe.*er pr Schmouth, 2 VV Barrette | 1er acc J Cardinal, 2 F Desso: riers, 3 Marion.Thème Anglais.Çr pr O Goulu, 2 J Sohmonth.| 1er acc W Barrette, 2 J Cardinal, 2 C Moretti.2eme division.Lecture—1er pr Alphonse Laliberté 2e Ovide Laramé ; 1er acc Edmond Lanier 2e Philidelphe Aumon 3e Déziré Beaudry.Epellation—1er pr Ovide Laramée 2e Hector Pinet ; 1er acc Philidelphe Aumon 2e Déziré Beaudry 3c Edmond Radiger.Mémoire—1er pr Philidelphe Aumon 2e pr Edmond Lanier ; 1er acc Ovide Laramé 2e David Demers 3e Hector Pinet.Langue Française — 1er pr Hector Pinet 2e pr Edmond Radiger ; 1er acc Alphonse Laliberté 2e Ovide Laramé 3e George Harding.Ariihmétique—1er pr Philidelphe Aumon 2e Hector Pinet ; 1er acc Edmond Lanier 2e Louis Caty 3e Edmond Radiger.Ecrilure—1er pr Samuel Hatton 2e Benjamin Lamontagne ; 1er acc Tancrède Jobin 2e Frédéric Finlay 3e Alphonse Dagenais. 132 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.3eme division.Lecture—1er pr Barthélemy Joly 12e pr Léon Gougeon ; 1er acc Jacques Perreault 2e pr Louis Caty 3e Henry Smallwood.Epellation—1er pr Jacques Perreault 2d pr Louis Caty ; 1er acc Barthélemy Joly 2e Henry Smallwood 3e Maxime Larivière.Arithmétique — Ire division—1er pr Hercule Beaudry 2e Zotique Valiquelte; 1er acc Maxime Larivière 2e Jacques Perreault 3e Thomas Hanley.Arithmétique—2nd division—Prix Léon Trudeau ; 1er acc Avila Dagenais 2e Arthur Moretti.Ecriture—1er pr Edouard Vilmaire 2e pr Joseph Convoy; 1er acc Honoré Bonenfant 2e Oscar Sauvé 3e Curtius Chevrier.4eme division.Lecture—Prix ex æquo Richard Donaghy et Charles Terroux 1er acc Thomas Hanley 2e Gustave Laparre.Epellation—Prix Thomas Hanley ; 1er acc Charles Terroux 2e Richard Donaghy.Arithmétique—Prix Edouard Vilmaire ; 1er acc Barthélemy Joiy 2e Jean Baptiste Rolland.Ecriture—Prix Hercule Beaudry ; 1er acc Henry Deschamp 2e Némès Gouin.5EME DIVISION.-1ERE PARTIE.f Lecture—Prix ex æquo Gustave Mousseau et Némes Gouin ; le acc Alphonse Leblanc 2e Jean Baptiste Rolland.Epellation—Prix Alphonse Leblanc ; 1er acc Gustave Mousseau 2e Némès Gouin.Arithmétique—Prix Léon Go geon ; lpracc Honoré Bonenfant 2e Joseph Conroy.5eme division.—2eme partie.Lecture—Prix Henry Grenier ; 1er acc Edouard Leblanc 2e Alfred Finlay ; Epellation—lere Division—Prix Joseph D’Orsennens ; 1er acc Edouard Leblanc 2e Henry Grenier.Epellation—2e division—Prix Patrice Cuddeghy ; 1er acc Henry Pelletier 2e Napoléon Beaudry.Arithmétique—Prix Charles Létourneux ; 1er acc Henry Pelletier 2e Napoléon Beaudry.DIVISION ANGLAISE.4eme classe.Epellation—1er pr John Sheridan, 2 Joseph Hausselman, 3 Frank Donnelly, 4 John Dillion, 5 Sr muel Hatton, 6 George Harding; Fred.Samuels, extra.Lecture 1er pr J Sheridan, 2 S Hatton, 3 George McLean, 4 Daniel Hatton, 5 F Donnelly, 6 G Harding.Analyse—1er pr J Sheridan, 2 F Donnelly, 3 J Hausselman, 4 S Hatton, 5 George McLean, 6 D Hatton.Principes de la Gram-TOajre—ier pr J Sheridan, 2 S Hatton, 3 J Hausselman, 4 F Donnelly, 5 J Dillon, 6 G McLean.Géographie—1er pr J Hausselman, 2 S Hatton, 3 J Dillon, 4 J Sheridan, 5 G McLean, 6 Alexander Laurer.Seulement ceux qui sont les 1er, 2ème, 3ème et 4ème dans chaque sujet, reçoive un prix.3eme classe.Epellation—1er pr T Carroll, 2 E Radiger, 3 D Beaudry, 4 Lori-mar.Lecture—1er pr T Carroll, 2 C Thompson, 3 J Handly, 4 A Lefebvre.Grammaire—lerpr Archambault, 2 T Carroll, 3 A Viau, 4 A Dagenais.Géographie—1er pr J Handly, 2 A Viau, 3 A Dufresne, H D Demers.Histoire Naturelle—1er pr J Handly, 2 G Gravel, 3 Dagenais, 4 Lappare.Les Nos.1, 2, 3 et 4, sont tous des prix dans cette classe.2eme classe Division des Petits.—Epellation—1er pr Mousseau, 2 Larivière, 3 Moretti, 4 Cantier.Lecture—1er pi J Perrault, 2 Moretti, 3 Mousseau, 4 Valiquette.Division des Grands.—Epellation—1er pr Smallwood, 2.Trudeau, 3 Rolland, 4 E D’orsennens.Lecture—1er pr A Leblanc, 2 Bon-enfant, 3 A Dagenais, 4 Berthelet.1ERE CLASSE.Division des Petits.—Epellation- 1er pr M.Cuddihy, 2 St.Amour, 3 Dorval, 4 E Grenier.Lecture—1er pr M Cuddihy, 2 Dorval, 3 G Grenier, 4 St.Amour.Division des Petits.—Alphabet et Combinaison de Lettres—1er pr Létourneux, 2 Pelletier, 3 St.George.ECOLE NORMALE LAVAL, Département des Elèves-Instituteurs.PREMIERE DIVISION.Excellence—1er prix, Norbert Thibault, 2e pr Louis Lefebvre, 1er acc Joseph Déguisé, 2e acc Charles Rouleau, 3e acc Joseph Prémont.Pédagogie—1er prix, J Prémont, L Lefebvre et J Déguisé, 2pr N Thibault ; 1er acc Laurent Simoneau 2 pr Charles Rouleau, 3 pr Amateur Demers et Cléophe Côté.Dictée Française—1er prix, N Thibault, 2 pr Charles Rouleau ; 1er acc J Piémont,2e acc Charles Mignault, 3 acc Chs.Pageau.Analyse Française—1er prix J Deguiee, 2 pr J Prémont ; 1er acc C Rouleau et L Lefebvre ; 2 acc James Donnelly, 3 acc N Thibault.Littérature—1er prix, J Prémont et N Thibault, 2 pr J Donnelly; 1er acc Amateur Demers et J Déguisé 2 acc C Rouleau, 3e acc L Lefebvre.Astronomie—1er pr L Lefebvie 2 pr N Thibault et J Déguisé ; 1er acc Chs Rouleau 2 acc Augustin Girardin 3 acc A Demers.Chimie—1er pr J Déguisé 2 pr L Lefebvre ; 1er acc Charles Rouleau, 2 acc J Prémont 3 N Thibault.Physique—1er pr L Lelebvre 2 pr C Rouleau ; 1er acc Alfred Esnouf, 2 acc J Déguisé et N Thibault 3 J Donnelly.Trigonométrie—1er pr J Déguisé 2 pr L Lefebvre ; 1er acc N Thibault 2 acc A Esnouf, 3 acc C Rouleau.Géométrie—1 pr L Acfebvre2 pr A Esnouf ; lei acc T Prémont 2 acc T Déguisé 3 acc J Donnelly.Algèbre—1er pr L Lefebvre 2 pr N Thibault ; 1er acc A Esnouf 2acc C Rouleau 3 acc J Prémont.Arithmétique—1er prix L Lefebvre 2 pr C Rouleau ; 1er acc A Esnouf 2 acc Cléophe Côté 3 acc N Thibault.Tenue des Livres—1er prix J Déguisé 2 pr N Thibault et J Régis Roy ; 1er acc L Lefebvre 2 acc A Esnouf 3 acc A Demers, L Simoneau et Cléophe Côté.Géographie—1er prix N Thibault 2 pr L Lefebvre ; 1er acc J Prémont2acc A Esnout C Rouleau et C Mignault, 3 acc A Demers.Histoire du Canada—1er pr L Lefebvre 2 pr N Thibault et A Girardin ; 1er acc J Prémont 2 acc C Rouleau 3 acc A De-mers.Histoire de France—lerpr N Thibault 2 pr J Prémont; 1er acc C Mignault,2 acc L Simoneau 3 acc A Demers.Histoire d’Angleterre—1er prix N Thibault et J Déguisé 2 pr J Donnelly ; 1er acc J Prémont 2 acc C Mignault et C Pageau 3 acc L Lefebvre.Anglais —1er pr J Donnelly 2 pr J Déguisé, A Girardin et J Régis Roy ;acc A Esnouf C Rouleau et C Mignault.Mémoire—1er prix J Déguisé 2 pr N Thibault et L Lefebvre ; 1er acc A Esnouf 2 acc C Rouleau 3e acc L Simoneau.Dessin Linéaire—1er pr J Déguisé 2 pr J R Roy ; Acc L Lefebvre.SECONDE DIVISION.Pédagogie—1er prix Cyprien Gagné, 2 pr Hercule Huot ; 1er acc Alphonse Dumais 2 acc David Plante 3 acc Léonidas Dick.Dictée Françabe—1er prix Léonidas Dick 2 pr Théoph.Lamontagne; 1er acc A Dumais 2 acc Louis Fortier 3 acc James Haney.Analyse Française—1er pr Théo.Lamontagne 2 pr J Haney ; leracc L Fortier 2 acc Léo.Dick 3e acc A Dumais et David Plante.Physique —1er prix Léo.Dick, 2 prThéo.Lamontagne ; 1er acc L Fortier 2 acc David Plante 3 acc A Dumais.Arithmétique—1er prix Eugène Couture 2 pr L Fortier ; 1er acc Léo.Dick 2 acc Théo.Lamontagne 3 David Plante.Tenue des Livres—1er prix David Plante, 2 pr J Haney ; 1er acc Théo.Lamontagne, 2 acc H Huot 3 acc L Fortier.Géographie—1er prix L Fortier 2 pr Théo.Lamontagne ; 1er acc Léo.Dick, 2 acc J Haney, 3 acc H Huot.Histoire Sainte —1er prix L Dick 2e pr Théo.Lamontagne ; 1er acc Hercule Huot, 2e acc D Plante 3 acc J Haney.Histoire du Canada—1er prix J Haney et H Huot 2 pr L Dick et Théo.Lamontagne ; 1er acc A Dumais, 2 acc L Fortier et D Plante 3 acc C Gagné.Anglais—1er prix L Fortier et Théo.Lamontagne, 2 prix A Dumais ; Acc J Haney et Léo Dick.Mémoire—1er prix L Dick 2 pr Théo.Lamontagne ; 1er acc D Plante 2 acc H Huot, 3 acc L Fortier.LES DEUX DIVISIONS RÉUNIES.Religion— Ur prix L Lefebvre 2 pr J Prémont ; 1er acc J Déguisé 2 acc A Demers 3 acc N Thibault.Langage Correcte—Prix J Pré mont ; Acc N Thibault et C Rouleau, Ecriture—1er prix J R R°y 2 pr A Dumais ; 1er acc C Rouleau, 2 acc C Mignault, 3 acc Théo.Lamotagne.Musique.—Pianoet Harmonium.—1er prixL Lefebvre 2 pr C Pageau et Léo.Dick ; 1er acc J R Roy 2 acc Cléophe Côte et C Mignault.Solfège—1er prix L Lefebvre 2 pr C Pageau ; 1er acc J R Roy et C Rouleau 2 acc A Girardin.Progrès—1er prix C Rouleau 2 pr D Plante.Des Presses d Vapeur de Senécal, Daniel 4 Cie., 4, Rue Saint Vincent
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