Journal de l'instruction publique, 1 juillet 1862, Juillet - Août
sawima P» rirfi 'LIBERTÉPROcKlsM _mu ik PEUPÏf Pî:J I Volume VI.Montréal, (Bas-Canada) Juillet et Août, 1862.Nos.7 et 8.SOMMAIRE.— Littérature.— Poésie: Les images d’un sou.— Gogoreto, par J Autran.— Science : Compte-rendu du Cours d’Histoire du Canada de l’abbé Terland à l’Université Laval (suite).— Education.— Conseils aux instituteurs : XXIV.Dernier conseil, Th.Barrau.—De la calligraphie : VI.De la nécessité de plumes bien appropriées aux commençants, Taiclet.—Sujet de composition : De l’habitude de saluer les passants, Guillaume Lévesque.—Exercice de grammaire.Dictée homonymique, — Avis Officiels : Erections et division de municipalités scolaires.Diplômes accordés aux élèves des Ecoles Normales.—Diplômes accordés par les bureaux d’Examinateurs.—Dons offerts à la bibliothèque du Départe-^DITOR-.IAL : Examens publics et distribution de prix dans les Collèges.Académies et Ecoles Modèles.—Examens publics et distributions de prix dans les Ecoles Normales.—Extraits des Rapports des Inspecteurs pour les années 1S59 et 1860.(Suite.)—Petite Revue Mensuelle.—Nouvelles et Faits Divers : Bulletin de l’instruction Publique.—Bulletin des Sciences.—Bulletin des Arts et des Beaux-Arts.Palmare : Liste des prix accordés aux Ecoles Normales Jacques-Cartier et Laval et aux Ecoles Modèles.—Collège de Montréal.—Collége-Masson.Dans notre vieille France il n’est pas de chaumière Où l’on ne vous retrouve au mur crépi de chaux, Symboles de foi pure ou de vertu guerrière, Apôtres et martyrs, et vous, fiers maréchaux ! De deux religions vous nourrissez les flammes ; Chacun de vous répand de sublimes leçons : Vierges, à la pudeur vous élevez les femmes ; Soldats, vous enseignez la bravoure aux garçons.Ah ! sur cet humble mur, que rien ne vous remplace ! Devant nos paysans restez, naïfs dessins : Faites vivre à jamais chez cette forte race Le culte des héro3 et le culte des saints ! LITTEEATUEE.Que le hameau par vous, magnanimes exemples, Donne à la Charité toujours de blanches sœurs ; Qu’il fournisse toujours des prêtres à nos temples, Toujours à nos drapeaux de vaillants défenseurs ! J.Atjtran, Vie Rurale.POESIE.LES IMAGES D'UN SOU.Salut, mère du Christ, front ceint de l’auréole! Pierre, muni des clefs que Jésus vous donna ! Salut, jeune vainqueur, passant le pont d’Arcole ! Salut, bon saint Joseph !—Salut, fier Masscna ! GOGORETO.(En route sur la côte de Gênes.) Halte, voiturin, je veux au rivage Suivre ici la route en humble piéton, Il eut pour berceau cet obscur village, Celui dont ce mur porte inscrit le nom.Je vous aime, dessins naïfs, simples ébauches, Suspendus au foyer du travailleur des champs.Dures sont vos couleurs, vos traits sont lourds et gauches ; Mais vous n’en êtes pas à mes yeux moins touchants.Tout jeune, il venait s’asseoir à la grève, Perçant l’horizon d’un œil inquiet ; Puis il s’endormait et voyait en rêve, Des mondes qu’au loin Dieu lui déployait ! Murat sous le dolman a l’épaule un peu torte ; Ney, devant l’ennemi, fait un saut de tremplin ; Sainte Agathe a vraiment trop de rouge.—N’importe, D’un respect attendri je me sens le cœur plein.De sa veste, alors, secouant l’etotfe, Ses amis fâché3 d’un sommeil trop long, Lui criaient : debout ! viens jouer, Christophe, A quoi rêves-tu, paresseux Colomb ?Le riche en son palais montre des toiles rares ; Van Dyck, Rembrandt, Corrége en décorent les murs.Le pauvre n’a que vous pour tableaux et pour lares; Seuls vous lui souriez sous ses lambris obscurs.Plus tard sous le sort, grande âme inclinée, On le vit, hélas ! dans ce même lieu, Repassant le cours de sa destinée, De l’oubli des rois faire appel à Dieu ! Aux petits comme aux grands il fallait des ancêtres, Des exemples sacrés et de vivants blasons.Vous, aimés des petits, chers aux groupes champêtres, Vous êtes leurs aïeux, les chefs de leurs maisons ! Au couchant, le soir, tournant la paupière Il suivait d’un œil émoussé d’ennui ’ L’astre qui, là-bas, portait la lumière Au monde si beau découvert par lui! Ils se content, le soir, piès de l’âtre qui brille, Les faits par qui vos noms devinrent glorieux ; Et vous initiez la modeste famille A toutes les grandeurs de la terre et des cieux.J.Autran, Poèmes de la Mer.L 4287 122 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.SCIENCE.HISTOIRE DU CANADA.COMPTE-RENDU DU COURS DE M.L’ABBÉ FERLAND, A l’uNI-VERSITÉ LAVAL.XXX.0Suite.3 Nous avons laissé M.de Maisonneuve complétant les premiers travaux de sa colonie de Montréal.L’hiver se passa sans incident remarquable; le Père Jésuite qui desservait cet établissement, rendant compte à son supérieur de sa mission, fait de grands éloges de la conduite des colons de M.de Maisonneuve.A Noël eut lieu une inondation qui fit beaucoup appréhender pour le sort de l’établissement de la Pointe-à-Callières.M.de Maisonneuve fit vœu que si son établissement était épargné par les eaux, il érigerait une croix sur la montagne.L’inondation s’arrêta, et, sans déiai, M.de Maisonneuve fit ouvrir un chemin vers la montagne : une croix ayant été faite, M.de Maisonneuve la porta sur ses épaules, aidé de ses gens, en procession à la montagne où on célébra la messe, après quoi le modeste monument fut érigé : ce lieu fut longtemps un lieu de pélérinage pour les pieux habitants de Montréal.Les Iroquois ignoraient ce qui se passaient à Montréal ; mais l’été suivant un parti de Huions surpris par eux crut trouver le moyen de se tirer d’affaire en informant leurs ennemis de ce qui se passait.Les Iroquois laissèrent pour le moment de côté les Huions pour aller attaquer le petit fort de la Pointe-à-Callières ; c’était vers le mois de juin ; mais ils furent repoussés après avoir tué deux hommes et fait quatre prisonniers aux Français surpris hors du fort : alors les Iroquois se retournèrent contre les Hurons qui furent bien punis de leur espèce de trahison.En septembre 1643, arriva à Montréal un homme qui, plus tard, a joué un grand rôle dans la colonie, c’était M.Louis d’Aillebout, associé de la Société de Montréal, et qui venait avec sa Dame se consacrer au service de la religion et de la France en Canada.M.D’Aillebout fut chargé en 1643 et 44, de faire élever des bastions autour de l’habitation ; car on était sans cesse harcelé et menacé par les Iroquois qui étaient toujours en embuscade dans les bois et dans le voisinage des champs où travaillaient les colons.Cachés dans tous les accidents du terrain et au milieu des halliers, les rôdeurs iroquois attendaient des journées entières pour surprendre, soit un homme, soit une femme, soit un enfant et leur casser la tête.On dressa des chiens à découvrir les Iroquois, pour donner l’éveil chaque fois que ces intelligents animaux dépistaient quelqu’un de ces redoutables maraudeurs.Une chienne, qui est célébré dans l’histoire que M.Dollier de Casson a faite de Montréal, sous le nom de Chienne Pilotte, rendit de cette sorte d’immenses services au nouvel établissement ; avec elle, comme guide et zélatrice des autres chiens, les Iroquois avaient peu de chances de pouvoir demeurer longtemps dans leurs cachettes sans être découverts.Un jour, un parti de 300 Iroquois réussit à surprendre 30 Français occupés à quelque distance du fort ; mais ces trente braves opposèrent une résistance si ferme, si courageuse et si bien dirigée, qu’ils réussirent à opérer leur retraite vers le fort, non pas néanmoins sans avoir eu deux ou trois hommes de tués et un plus grand nombre de blessés ; mais les pertes des Iroquois étaient beaucoup plus considérables, et ils furent obligés d’abandonner toute idée d’attaquer le fort.Eu 1644, Mlle.Mance fit ériger son hôpital, non pas a la Pointe-à-Callières, où l’on redoutait les inondations pmais sur l’emplacement même où est aujourd’hui l’Hôtel-Dieu de Montréal.A peine cet hôpital était-il ouvert qu’il fut de suite rempli de malades et (lô bl(3SS6S> Dans l’année 1644-45, M.de Maisonneuve passa en France, à cause de la mort de son père, et M.d’Aillebout prit sa place, comme gouverneur de Montréal.M.de Montmagny sentant que, malgré le courage et la supériorité personnelle des Français, sa colonie avait considérablement à souffrir de ces luttes continuelles avec les Iroquois, désirait faire la paix • mais il voulait que cette paix fut honorable et il ne voulait pas que les Iroquois pussent croire qu’il était forcé d’y avoir recoms : il attendait donc une occasion favorable.Au printemps 1644, une soixantaine de jeunes Hurons, réunis à quelques Algonquins, avaient réussi à traverser l’entrée du Richelieu, où se trouvaient assemblés grand nombre d’Iroquois, sans être aperçus de ceux-ci.Us attaquèrent et défirent un parti Iroquois dans le haut du Richelieu, firent trois prisonniers et réussirent à revenir sans être inquiétés par le gros de l’armée iroquoise.Les Hurons donnèrent un prisonnier aux Algonquins et gardèrent les deux autres.On descendit aux Trois-Rivières et là, les Algonquins commencèrent à tourmenter leur pauvre prisonnier qui était un chef iroquois ; mais les Français parvinrent à le sauver au moyen de présents, et M.de Montmagny le fit venir à Québec, où il le soigna, car il avait été horriblement maltraité déjà.M.de Montmagny voulut acheter des Hurons leurs deux prisonniers ; mais ceux-ci répondirent qu’ils n’étaient point des marchands, mais des guerriers, et que, d’ailleurs, comme ils n’étaient que des jeunes gens, ils ne pouvaient s’occuper de transactions qui étaient le privilège exclusif des chefs et des vieillards.Les Hurons remontèrent donc dans leur pays, emmenant leurs prisonniers.Le Père Brebeuf et quelques soldats français profitèrent de cette occasion pour retourner aussi au pays des Hurons.Dès le printemps, un des plus grands chefs des Algonquins, Pies-karet partit en guerre, ayant avec lui seulement six guerriers.11 remonta le Richelieu, qui n’était pas encore tout à fait libre de glaces, et entra dans le lac Champlain pour y faire l’embuscade dans les îles.Il ne fut pas longtemps dans ces parages sans trouver l’occasion de faire coup.Un jour il entendit le rapport d’un coup d’arquebuse et aussitôt il fit monter son canot à terre, et se cacha avec ses guerriers dans le bord du bois.C’étaient deux canots iroquois montés, l’un par sept hommes, l’autre par huit, qui faisaient la chasse.Bientôt un des canots vint en vue et à portée des arquebuses de Pieskaret ; une décharge des Algonquins fait sombrer le canot iroquois, noie un homme, en tue d’autres et fait tomber le reste sous les coups de Pieskaret.Le second canot ne tarda pas à se montrer et à partager le même sort.Pieskaret donc après avoir tué une dizaine d’Iroquois, en avoir fait deux prisonniers et mis les autres en fuite dans le bois, reprit avec ses deux captifs, le chemin de son pays.Ce Pieskaret était un des héros les plus fameux parmi les sauvages, non-seulement sa léputation était connue et célébrée chez les Français, les Hurons et les Algonquins ; mais encore chez les Hollandais, chez les Anglais et chez les Iroquois eux-mêmes, 6es ennemis.Pieskaret était devenu chrétien; mais il avait conservé toute la rudesse d’un guerrier sauvage : la seule chose qu’il eut abandonné de ses mœurs primitives était l’usage de tourmenter ses prisonniers qu’il traitait bien.Les chroniques des cinq cantons iroquois, recueuillies par Cald-walader ColJen, racontent plusieurs traditions sur Pieskaret.Pieskaret, disent ces chroniques, partit une fois au printemps seul pour aller combattre les Iroquois.Pour dépister ses ennemis dont il traversait le pays il mettait ses raquettes sans devant derrière pour faire croire à une marche opposée, puis de temps en temps il gagnait les hauteurs où la neige était fondue, pour marcher sur la terre et dérober la trace de ses pas.Ainsi faisant, il arriva dans le voisinage d’un village iroquois: il se tint caché tout le jour et pénétrant la nuit dans une cabane, il tua plusieurs Iroquois endormis et leur leva la chevelure.Au matin, les Iroquois se mirent à battre l’estrade, mais sans pouvoir découvrir le réduit où Pieskaret se tenait caché : la nuit suivante même exploit et le second jour même insuccès pour les Iroquois.Alors ceux-ci résolurent de faire bonne garde : Pieskaret s’en apperçut et se tint coi jusqu’au matin, puis, avant le jour ayant, en rôdant, rencontré une sentinelle endormie il lui cassa la tête ; mais non cette fois sans que sa victime ne donnât l’alarme en poussant un cri.Ce cri mit sur les traces de Pieskaret tous les guerriers du village; mais il n’y avait pas dans toutes les forêts de l’Amérique un jarret de la vigueur de celui de Pieskaret, et il se jouait de ses poursuivants, qu’il avait soin de tenir à petite distance, afin de les acharner à la chasse qu’on lui donnait.Les guerriers iroquois les plus avancés, perdant tout à coup les traces de Pieskaret, s’imaginent qu’il a enfin disparu tout à fait ; iis campent et s’endorment épuisés de fatigue ; mais Pieskaret est là qui les guette et qui bientôt vient leur casser la tête, pour reprendre ensuite le chemin de son pays, chargé de chevelures que seul il a conquis contre tout un village iroquois.Les deux prisonniers faits par Pieskaret dans sa dernière expédition furent remis à M.de Montmagny, en sorte que les trois prisonniers iroquois, parmi lesquels était un chef, étaient entre les mains du gouverneur de la colonie : c’était un moyen d’amener des négociations. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.123 M.de Montmagny donna la liberté aux chefagnier qu’il renvoya dans son pays, mais sans escorte, de peur de trahison de la part des Iroquois.Bientôt arriva au fort Richelieu un des plus grands chefs iroquois, Kiatsaton ; il était accompagné de deux guerriers et de Guillaume Couture.Kiatsaton venait remercier les Français de la liberté donné au chef iroquois, remettre Couture à M.de Montmagny et traiter de la paix.On lui donna une chaloupe, avec laquelle il se rendit à Trois-Rivières.Couture se rendit au rivage en canot et Kiatsaton harangua les Français du haut de la chaloupe : il était venu, dit-il, pour faire luir le soleil, pour aplanir la terre, enterrer la hache de guerre et rendre tous les hommes frères.Kiatsaton fut admiré de tous pour son intelligence et son savoir-vivre.M.de Montmagny monta à Trois-Rivières avec le Père Vimont pour traiter avec Kiatsaton.Une tente fut dressée, MM.de Montmagny, de Champflour et le Père Vimont prirent siège sur une estrade, ayant autour d’eux les chefs des diverses nations et des officiers français.Kiatsaton ouvrit la séance.; il portait une foule de colliers, dont son discours était l’explication.Il y avait un collier relatif à la liberté de Couture : dans la partie de son discours qui avait trait à ce colier, il regrettait qu’on eût renvoyé seul le chef, son frère, et dans une pantomime|parfaite il représentait les fatigues et les dangers qu’il avait courus seul dans les rapides, dans les portages, sur les lacs, dans les bois.Faisant contraster sa conduite à l’égard de Couture, avec celle de M.de Montmagny qui avait renvoyé le chef agnier seul, il dit : “ Je ne lui ai pas voulu dire (à Couture), lorsque nous étions dans notre pays:—Va-t’en, mon neveu; prends un canot et retourne à Québec ! Mon esprit n’aurait point été en repos ; j’aurais toujours pensé et repensé à part, moi :—ne s’est-il pas perdu ?En vérité ie n’aurais point eu d’esprit si j’eusse procédé de la sorte.Celui que vous avez renvoyé a eu toutes "les peines du monde en son voyage.Encore si vous l’eussiez aidé à passer les sauts et les mauvais chemins, le reste eut été supportable.Si au moins, en vous arrêtant et pétunant, vous l’eussiez regardé de loin et conduit de la vue, cela nous aurait consolés ; mais je ne sais où étaient vos pensées de renvoyer un homme seul parmi tant de dangers.Je n’ai pas fait de même au regard de Couture; je lui ai dit : allons, mon neveu, suis-moi ; je te veux rendre en loti pays au péril de ma vie.” Kiatsaton en présentant un collier relatif aux Algonquins, laissa voir que la paix était difficile entre eux et sa nation : “ J’ai passé, dit-il, auprès des lieux où les Algonquins nous ont maltraités et massacrés au printemps dernier, dans le combat où vos deux prisonniers ont été pris.J’ai passé vite, ne voulant pas voir le sang de mes gens répandu, ni leurs corps encore sur la place; mais j’ai détourné ma vue de peur d’irriter ma colère.”—Ici Kiatsaton frappait la terre du pied, puis penchant la tête il semblait écouter avant de continuer.—“ J’ai ouï la voix de mes ancêtres massacrés par les Algonquins, lesquels voyant que mon cœur est encore capable de se venger, m’ont crié d’une voix amoureuse: Mon petit fils, assieds-toi et n’entre point en fureur ; ne pense plus à nous, puisqu’il n’y a plus moyen de nous retirer de la mort: pense plutôt aux vivants, cela est d’importance, et tire-les du Maive et du feu qui peuvent les faire venir où nous sommes.Un homme vivant vaut mieux que plusieurs morts.—Ayant entendu cette voix j’ai passé outre et m’en suis venu jusqu’à vous, pour délivrer celui que vous tenez encore.” Le premier jour des négociations, on n’entendit que le discours .Kiatsaton,—ainsi le voulait la diplomatie sauvage: il fallait réfléchir quelques jours avant de répondre à une proposition de cette importance.Pendant les deux jours d’intervalle, entre la séance de ces premières ouvertures et la séance suivante, Kiatsaton avait tâché d engager secrètement M.de Montmagny à laisser les Algonquins en dehors du traité ; mais M.de Montmagny avait dit que jamais les Français n’abandonneraient les Algonquins devenus chrétiens et que, quant aux autres, il était difficile de les mettre à part, bien qu’on ne leur dût rien.Couture fut l’interprète de M.de Monlmagny ; il y eut des fêtes et bientôt les ambassadeurs iroquois partirent pour aller faire ratifier le traité général de paix par la nation iroquoise.Couture retourna avec Kiatsaton ; le voyage ne fut pas long, et, au retour, la paix fut conclue ; c’était en septembre 1645.Cette paix, paraît-il, était peu sincère de la part des Iroquois, comme on en verra bientôt la preuve.Cette même année, la Compagnie de la Nouvelle-France fit une espèce d’arrangement avec les habitants du pays par rapport à la traite.La Compagnie cédait le droit de traiter aux habitants, qui s organisèrent à cet effet en une société dans laquelle tous les co- lons avaient le droit d’entrer.Cette société s’engageait à payer à la Compagnie une rente annuelle de 1,000 peaux de castor, à fournir une certaine somme pour le soutien de l’Hôtel-Dieu, des Ursu-lines et des Pères Jésuites ; les colons en outre devaient réparer et entretenir les forts.La société des habitants élut des directeurs ; mais cette organisation ne dura pas longtemps avant de créer des jalousies et d’amener la discorde parmi les colons : on soupçonna les directeurs de partialité, et bientôt commencèrent des difficultés qui ne furent pas de suite aplanies.(A continuer.) E 1) TJ G ATI O 1ST.Conseils aux Instituteurs.XXIV.DERNIER CONSEIL.J’ajouterai, en finissant, un dernier conseil sur les moyens de conserver, au milieu des ennuis de votre profession, le calme de l’âme, et, par conséquent, le bonheur.Implorez tous les matins les secours de la divine miséricorde ; demandez-vous tous les soirs à vous-même un compte rigoureux de votre journée ; n’omettez jamais l’accomplissement de ce double devoir.Tous les matins aussi, avant de commencer votre journée, dites-vous : “ C’est avec des enfants que je vais être en rapport, c’est-à-dire avec des êtres naturellement légers, insouciants, indociles, disposés à l’ingratitude et au mensonge.” Si vous êtes bien pénétré de cette pensée, leurs défauts ne vous causeront aucun étonnement, leurs mensonges même et leur ingratitude ne produiront en vous aucun trouble ; vous vous occuperez avec calme de les instruire et de les corriger ; vous ne vous irriterez pas, vous ne vous découragerez pas.De même, dans vos rapports avec les parents, dites-vous-bien: “ Les personnes à qui j’ai affaire sont peu éclairées ; leur amour-propre les dispose trop ^facilement à la prévention et à l’injustice : ce sont des gens qui me payent, ou pour qui l’on me paye, et qui croient qu’à ce titre on ne me doit de reconnaissance qu’autant qu’on le veut bien.” Grâce à ces réflexions, vous supporterez avec patience leurs caprices.En résistant à des demandes inconvenantes ou injustes, vous conserverez toute la tranquillité de votre âme.Si vos services sont méconnus, vous ne vous étonnerez jias, vous ne vous plaindrez pas.Vous direz : “ J’aimerais mieux que les choses fussent autrement ; mais il est tout simple qu’elles soient ainsi.” Vous mettrez en Dieu votre confiance, et Dieu vous donnera de la force.Un homme célèbre, Winckelman, qui a été quelque temps maître d’école, et pour qui cette profession fut hérissée d’épines, se disait à lui-même, dans ses plus rudes épreuves, pour calmer son âme agitée : “ Paix, mon cœur ! ta force est encore plus grande que tes maux.” Enfin, je présente à votre imitation le portrait de l’homme digne d’élever la jeunesse.C’est dans les collèges que j'en ai trouvé le modèle ; mais la plupart des traits qui le caractérisent peuvent encore honorer un enseignement plus modeste : “ Sans s’élever à la sublimité de la tendresse paternelle, un maître peut du moins en approcher.“ Par une illusion qu’explique cette tendresse même, il croit voir ses enfants dans ses élèves.Passionné pour leurs progrès, malheureux de leurs défauts, heureux de leurs succès et de leurs vertus, il éprouve et des joies et des peines qui ressemblent à celles d’un père.“ Quel que soit le nombre de ses élèves, chacun d’eux est aussi précieux pour lui que s’il était seul.Sa tendresse inquiète ne cesse d’interroger le passé, de surveiller le pré- 124 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.sent, de préparer l’avenir.Pour l’avantage de ses disciples, les travaux les plus fastidieux lui sont agréables.La frivolité de l’enfance, la fougue de la jeunesse, loin de rebuter son ardeur, deviennent entre ses mains des éléments de succès.Il ne se lasse pas de varier ses efforts selon leurs caractères ; il sait épurer leurs inclinations les plus dangereuses, et les changer en sentiments honorables.“ Il travaille sur lui-même aussi assidûment que sur eux.Pour que ses leçons et ses exemples deviennent plus utiles à ses disciples, il aspire toujours à faire de nouveaux progrès dans la carrière où ils veulent le suivre ; il cherche sans cesse à enrichir la source d'où l’instruction découle pour eux, et à rendre plus parfaite l’image sur laquelle, souvent sans s’en douter, ils modèleront leur âme.“ Le calme dont il jouit n’est jamais sans nuages.Les fautes de ses disciples le poursuivent dans sa retraite, l’agitent dans ses promenades solitaires, interrompent son sommeil.Toujours sévère pour lui-même, toujours indulgent pour eux, c’est lui seul que souvent, dans le silence de ses réflexions, il accuse de leurs égarements.Il se demande si, par des précautions plus assidues, il n’aurait pas étouffé dans leur origine les défauts qui l’inquiètent, s’il n’aurait pas obtenu plus de docilité par une fermeté plus exigeante, plus de confiance par une plus indulgente bonté.“ Au plaisir d’avoir fait le bien se mêle toujours la douleur secrète de n’avoir pu atteindre ce mieux qui semble le fuir.Jamais ses disciples ne seront tels que sont amour les souhaite.Que ne peut-il répandre son âme dans leur âme, pour allumer en eux un amour immense de l’étude et de la vertu !”(1) Th.H.Barrau.De la Calligraphie.VI.DE LA NÉCESSITÉ DE PLUMES BIEN APPROPRIÉES AUX COMMENÇANTS.Bien proportionner le travail aux dispositions des enfants, c’est assurément la chose la plus importante; toutefois, cela ne suffit pas en écriture : il faut encore que les objets qu’on leur remet entre les mains pour exécuter ce qui leur est demandé, secondent leurs efforts, en rendant la tâche facile et les succès certains.Aussi, malgré la bonté de la méthode suivie, la gradation des exercices, la sûreté des procédés employés, on peut encore n’obtenir que de faibles résultats en Calligraphie, si tout ce qui concourt à l’exécution,—le papier et l’encre aussi bien que les plumes,—n’est pas convenable, et surtout bien approprié aux jeunes élèves.Ce n’est souvent que parce que certains instituteurs n’attachent pas assez d’importance à ces points essentiels, que leurs soins ne sont pas toujours couronnés d’un plein succès.Tout maître observateur sait que, faute d’un bon crayon, c’est-à-dire ni trop dur ni trop tendre, l’enfant ne retire pas tout le profit possible de l’utile exercice sur l’ardoise.Ne doit-il pas en être de même de l’execution sur le papier, si la plume dont se servent les commençants n’est pas convenable pour les premières leçons, toujours les plus importantes, puisque c’est quand on les prend que l’on contracte les bonnes ou mauvaises habitudes ?Il importe donc que les instituteurs sachent comment il convient de tailler les plumes, s’ils se servent de plumes naturelles, ou de les choisir, s’ils font usage de plumes métalliques.Inutile de dire que les modèles d’aucune méthode n’exigent l’emploi des unes plutôt que celui des autres., .„ .Le travail de l’enfant qui commence a écrire doit etre simple, mis à sa portée ; il faut par conséquent éviter avec soin que son esprit soit occupé An plein en même temps que de Informe des lettres ; autrement c’est un travail évidemment au-dessus des forces d’un commençant, surtout de celui qui n’a pas été exercé sur l’ardoise avant d’écrire sur le papier.11 faut, de plus, afin de faciliter l’exécution et la forme, assurer au plus tôt aux élèves deux choses qui leur manquent généralement : l’assurance et la souplesse.Or, pour faire acquérir à la main du commençant a la lois la fermeté et la légèreté qui lui sont si nécessaires pour l’exactitude des mouvements et la reproduction facile des formes, il est indispensable que la plume,—qui peut être une plume d’oie ou de métal,—soit forte ; que la largeur du bec égale à peu près l’épaisseur des jambages et du plein des lettres des premiers exercices, qu’il soit peu fendu, coupé carrément et de même force des deux côtés.Pour la fine écriture, le bec de la plume doit aussi toujours égaler le plein des lettres.Avec une telle plume, la main, non-seulement des jeunes élèves, mais encore des adultes, est mieux soutenue, les mouvements en sont plus assurés, et les pleins s’obtiennent naturellement sans pression ni grand effort.L’esprit n’étant plus alors, pour ainsi dire, occupé du plein, peut saisir plus vite et plus facilement la forme des lettres, et les élèves faire par conséquent des progrès plus rapides.Ce n’est d’ailleurs qu’avec une plume large du bec qu’il est possible de préparer et d’obtenir une bonne cursive, également nourrie et bien lisible, et non avec une plume très-fine ou coupée obliquement, puisque avec l’une et l’autre il faut appuyer pour produire les pleins, ce qui est tout à fait contraire à l’expédiée.D’un autre côté, la plume fine ou à bec de forme oblique, taille conseillée néanmoins par les calligraphes, a, en outre, l’inconvénient, si c’est une plume naturelle, de s’user promptement, et de mettre l’instituteur, qui en fait usage, dans le cas de retoucher les plumes pendant les leçons, ce qui est pénible pour lui, nuisible à la discipline et aux progrès des élèves.Au moyen d’une plume dont la largeur du bec égale à peu près les trois quarts d’un millimètre (c’est la largeur qui convient pour la moyenne écriture par laquelle on doit débuter), les commençants feront d’abord des liaisons grosses, mais qui deviendront plus fines à mesure que la main acquerra la facilité d’exécuter avec légèreté et vitesse, dispositions que développent assez promptement, dans des exercices bien gradués, une plume convenable, ainsi qu’une bonne manière de se tenir et de travailler.Certains maîtres repoussent les plumes larges, même pour les premiers exercices, par la seule raison qu’on ne peut faire les liaisons aussi fines qu’elles le sont sur le modèle; mais ils oublient que la chose n’est pas non plus possible aux jeunes élèves, surtout dans le principe, avec des plumes fines quelconques.La pratique prouve, au contraire, qu’avec de telles plumes, qui s’émoussent ou se détériorent toujours très-vite, ils font les liaisons non-seulement grosses, mais encore fort inégales, ce qui est d’un plus mauvais effet encore pour l’œil.De plus, les plumes métalliques surtout, si elles sont fines ou trop tendres, se cassent facilement ou sont bientôt mises hors d’état d’aller, autre inconvénient bien plus grand que celui de fortes liaisons.Mais soit paresse, soit indifférence, nous sommes plus enclins a imiter qu’à observer, et par conséquent pius disposés à trouver bon ce qui nous est connu ou familier, que ce qui est contraire a nos habitudes ou à notre manière de voir.Voilà le plus souvent la seule raison pour laquelle on doute de la bonté d’une chose nouvelle, alors même que la pratique et l’expérience doivent en démontrer bientôt l’utilité et les avantages.On a toujours tort sans doute d’abandonner légèrement une méthode qui fait obtenir des résultats ; mais on n’a certainement pas toujours raison de rejeter un procédé par le seul motif qu’il est nouveau.l Pendant longtemps on a fait écrire en gros, même les tout jeunes enfants ; et cependant il n’est pas un instituteur, parmi tous ceux qui ont dérogé à la méthode des anciens maîtres d’écriture, qui ne se trouve mieux maintenant de faire commencer ses élèves par le caractère moyen d’environ cinq millimètres, et de descendre ensuite graduellement jusqu’à l’écriture courante, la seule propre aux devoirs et aux dictées.D’après cette marche nouvelle, l’enfant met peu de temps a apprendre à écrire ; tandis que d’après l’ancienne, il en mettait beaucoup, et il ne réussissait même pas toujours.Il ne pouvait en etre autrement ; car débuter par la grosse écriture, ce n’est pas seulement prendre la route la plus longue à parcourir, mais encore la plus difficile à suivre.Pendant longtemps encore, et toujours par suite de la nouveauté et des habitudes prises, les instituteurs ont repoussé les plumes métalliques, et cependant elles sont à présent à peu près les seules employées clans les écoles.Les plumes larges, déjà préférées par bon nombre de maîtres qui en font usage pour les premières leçons de cursive, seront certainement appréciées aussi de tous ceux qui les essayeront.Tout n’est cependant pas fait quand on a mis une bonne plume entre les mains d’un enfant ; il est nécessaire encore de le diriger en vue de surmonter sûrement les difficultés à vaincre, et d a teindre au plus tôt le but vers lequel on doit tendre.(1) De l’Amour filial, page 115. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.125 Pour cela il faut, dans le commencement, n'attacher d’importance qu’à l’exécution des caractères, ne point détourner l’attention des élèves du corps des lettres, en indiquant les proportions mesurées des boucles et des queues, et encore ne point exiger qu’ils les observent rigoureusement.En posant de telles bornes, on comprime le libre mouvement de la main, et l’enfant, l’adulte même, n’obtient qu’un tracé tremblé et conséqnemment irrégulier, surtout avec une plume fine.Les plumes larges se recommandent donc en ce qu’elles favorisent à la fois l’exécution et la forme; mais leur emploi pour la cursive produit encore un autre résultat qui doit les faire préférer.En effet, ces plumes ne concourent pas seulement à assurer une belle et bonne cursive, une expédiée lisible et rapide ; elles disposent encore on ne peut plus avantageusement la main des élèves à bien exécuter, plus tard, les autres genres d’écriture, avantage d’autant précieux que presque dans toutes les écoles les élèves de la classe avancée sont aujourd’hui exercés sinon à la Bâtarde, du moins à la Ronde et à la Gothique.J.Taiclet.(Conférences sur VEcriture.) Sujet de Composition.DE L’HABITUDE DE SALUER LES PASSANTS.Les manières sont l’indice le plus happant et le plus certain du caractère et de la pensée d’un peuple.Elles sont la peinture de ses mœurs.En effet, tout sentiment généralement éprouvé, toute opinion commune, tout préjugé public, influe sur les habitudes extérieures et se reflète dans les actes de celui qui le partage ; tellement que l’examen des pratiques journalières des membres isolés d’une société la fait mieux connaître, la dévoile plus clairement que l’étude de ses institutions écrites et de ses faits collectifs.Il y a toujours un certain nombre de personnes qui s’éloignent du type commun et ont des manières différentes de celles de leurs compatriotes ; quelques-unes encore ont un maintien si peu tranché, qu’on ne saurait jamais deviner à quelle nation elles appartiennent; on les prendrait en tout pays, même dans le leur, pour des étrangers.Mais ces exceptions ne s’appliquent qu’à l’individu ; des manières communes à un peuple entier ne sauraient être trompeuses, aussi sont-ce les pratiques extérieures les plus universellement répandues qui présentent le plus fidèlement l’image de son caractère et de son état social.Comme les autres peuples, le Canadien se peint dans ses manières.Entre antres, l’habitude de saluer les passants, si fidèlement observée dans nos campagnes, frappe les étrangers au seuil même de notre pays.Parcourez le Canada français d’un bout à l’autre, qui que vous soyez, il vous semblera que tous vous connaissent ; uniformément chaque personne que vous rencontrerez ôtera son chapeau en signe de respect et d’amitié, et vous aperce-cevrez sur la figure de l’inconnu et du voyageur qui passe près de vous l’expression de la bienveillance.Vous serez vous-même forcé, après quelque temps, de convenir que vous passeriez pour un homme mal élevé, si vous n’en faisiez autant et si, conformément à l’usage reçu, vous n’étiez le premier à saluer les femmes; vous verrez aussi que cette coutume est universelle, commune à tous et réciproque aux grands et aux petits, aux riches et aux pauvres, à la vieillesse et au jeune âge.Cet échange d’égards et de civilités qui paraît particulier à notre pays, ce salut si futile en apparence et si peu réfléchi, exprime cependant une des pensées les plus profondes, un des plus nobles sentiments qui puissent animer un peuple.Les grandes pensées viennent du cœur, dit Vauvenargues, et que dit le cœur?les hommes sont tous frères et tous égaux.Voilà la pensée qui engage le Canadien à saluer son compatriote et l’étranger, l’inconnu et l’ami, à ôter son chapeau lorsque passe le riche ou l’indigent.Il fait ce que son cœur lui dit, ce que son âme lui inspire.Cet homme, ce voyageur m’est inconnu, dit-il, mais il est peut-être malheureux ; qu’il soit consolé, il verra qu’il n’est pas seul sur la terre, que d’autres pensent à lui ; et il lui souhaite le bonjour.Cet autre peut-être est un ami encore inconnu mais qu’il trouvera dans d’autres temps ; il le salue pour lui dire qu’il est maintenant le sien et l’inviter par ce signe à réclamer son aide.Est-ce un homme puissant, un riche, qu’il sache que le Canadien n’envie ni son rang ni sa fortune.Au pauvre, au malheureux, il dira le front découvert: “ Que Dieu te bénisse, frappe et tu trouveras un abri sous mon toit.” Voilà ce que veut dire le salut donné aux passants ; c’est l’expression de la confraternité, de la justice et de l’égalité qui distinguent les Canadiens.Cet usage indique aussi la persuasion de l’égalité entre tous les hommes, c’est une protestation de chaque instant, de tout un peu- ple, contre ces distinctions sociales qui s’établissent au hasard, qui attribuent aveuglément, aux uns la fortune et la considération, aux autres le mépris et la misère ; et cette idée de l’égalité est commune à tous les Canadiens aussi bien que l’estime qu’ils ont pour toute personne en quelque position qu’elle se trouve placée.Chez la plupart des peuples, on se dit en parlant des autres hommer : Je suis autant que vous, et l’on craindrait de perdre de son importance en leur témoignant le moindre respect ; c’est l’orgueil et l’égoïsme, et la préférence de soi-même qui inspirent ce sentiment ; n’est-il pas plus digne, plus généreux en saluant le passant comme font les Canadiens, de dire : Vous êtes autant que moi, je vous estime à l’égal de moi-même ?Cette habitude de saluer tout le monde indistinctement a encore sa sburce dans un sentiment religieux et appartient à la plus haute philosophie.L’homme est sur cette terre celui de tous les êtres qui se rapproche le plus de la divinité.Il a été créé à son image, et son âme est le souffle de Dieu.Si sa nature est tellement élevée, si la meilleure partie de lui-même a une origine aussi sublime, ne mérite-t-il pas tous les égards ?n’est-il pas digne de tousles respects?et honorer l’humanité, honorer l’homme n’est-ce pas rendre hommage à son créateur?En effet, l’esprit de Dieu est partout vivant dans l’humanité; chez le bon et le méchant, chez le grand et le petit, chez l’enfant nouvellement mis sur la terre, chez le vieillard prêt à remonter vers son auteur, chez la femme qui, plus souvent que nous, pense à Dieu et s’élève davantage vers lui en l’adorant avec plus de ferveur.Il semble donc que tous les hommes, quels qu’ils soient, ont droit à notre respect; cette considération, mes amis, aussi bien que fa vénération dû à nos anciens usages, vous engagera à faire comme jusqu’ici, à conserver l’habitude de saluer les passants.Guil.Levesque (1).Exercices pour les Elèves des Ecoles EXERCICE DE GRAMMAIRE.Définition, liste des conjonctions.DICTÉE.Mme veuve G., rentière à Paris, possède un chat qui, par sa taille, sa toison et surtout par la douceur de son caractère, justifie le nom de Mouton qu’on lui a donné.Maitre Mouton, par ses façons mielleuses, a eu l’art de se créer la plus douer, existence de chat que l’on puisse rêver : non content de l’affection de sa maîtresse, dont il est l’enfant gâté, à force de faire patte de velours à tout venant, il s’est acquis les sympathies des autres ménagères de la maison, si bien que chacune d’elles lui met chaque jour quelque friandise de côté, et chaque jour il fait sa ronde gastronomique, après quoi il rentre faire son somme sur les genoux de sa maîtresse.Or, l’autre jour, l’honnête matou, après avoir comme à l’ordinaire demandé et obtenu la porte, venait de sortir du logis, lorsqu’il aperçoit blottie dans un angle du palier une inconnue qui lui fait mille petites agaceries en sourdine et qui lui présente un morceau de viande des plus appétissants.Enchanté de faire connaissance avec une personne dont les manières sont si engageantes, il s’approche d’elle en faisant le gros dos, lorsque tout à coup l’inconnue, changeant d’allures, le happe et le fourre dans un énorme panier couvert où il se trouve en compagnie de l’un de ses semblables déjà étranglé.En vain, Mouton proteste contre cette violation du droit des gens, en vain il essaye de se servir des armes que la nature lui a données.Il est trop tard, et la séductrice s’enfuit avec sa proie.Déjà, la porte de la rue était franchie sans obstacle, car il n’y a pas de concierge dans la maison, lorsqu’un fruitier du voisinage, dans la boutique duquel un gamin venait de voler des œufs, se mit à le poursuivre en criant : “ Au voleur ! ” Exercices.Quelles sont les conjonctions contenues dans la première phrase ?—Il n’y en a qu’une, la conjonction et.(1) M.Guillaume Lévesque était avocat.Il fut un de ceux qui furent condamnés à mort par la cour martiale de Sir John Colborne, pour avoir pris part au mouvement insurrectionnel de 1838.Son jeune âge, il n’avait alors que dix-neuf ans, le fit gracier, mais à condition qu’il irait vivre à cent lieues de la frontière.11 passa en France où il fut quelque temps employé au ministère des affaires étrangères.Il fut nommé traducteur français jà l’Assemblée Législative quelque temps après son retour au pays.Il mourut à Québec en 1855, âgé de 36 ans.11 a laissé plusieurs écrits remarquables dont quelques-uns ont été recueillis dans le Répertoire National. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Y a-t-il des adjectifs conjonctifs ?—Il y en a deux, qui, un chat qm, etc.; et que, le nom de Mouton que, etc.Pouiquoi est-ce qui d’abord, et que ensuite ?—Parce que qui est d abord le sujet tie just [fie ; dans l’autre membre, au contraire, que est complément direct de on a donné.Relevez les conjonctions contenues dans la phrase maître Mouton, etc., jusqu’à la fin de l’alinéa.—Il n’y en a que trois, si bien que, et, que.Qu’est-ce que si bien que?Est-ce une conjonction précisément ?—C’est une conjonction composée ou une locution conjonctive.La véritable conjonction est que : si bien, tellement, de sorte, et beaucoup d’autres mots forment avec que des façons de parler qu’on nomme conjonctions composées.Qu’est-ce que et ?—C’est une conjonction pour marquer la liaison.Qu’est-ce que le second que ?—C’est la même conjonction composée que tout à l’heure ; seulement si bien est sous-entendu parce qu’il a été exprimé piécédemment.\ a-t-il dans la même phrase des adjectifs conjonctifs?—Oui, que et dont.Qu’est-ce que dont ?—C’est un mot conjonctif invariable, qui signifie de qui, duquel, de laquelle, desquels, desquelles.Sa maîtresse dont il est l’enfant gâté, c’est-à-dire de laquelle.Qu’est-ce que quoi dans après quoi ?—C’est encore un mot conjonctif, qui signifie laquelle chose.Après quoi, c’est-à-dire après laquelle chose (savoir après qu’il a fait sa ronde gastronomique).Pourquoi ces mots sont-ils appelés conjonctifs?—Parce qu’ils ont la force d’une conjonction, puisqu’ils lient ensemble les deux phrases entre lesquelles ils se trouvent.Quelles conjonctions sont contenues dans le second alinéa ?—Il y en a plusieurs ; or, comme, lorsque, lorsque, et.Lorsque est-il une conjonction simple ?—Lorsque est un mot composé de lors adverbe de temps et que conjonction ; mais comme depuis longtemps on l’écrit en un seul mot, lorsque est toujours donné comme conjonction simple.Y a-t-il des mots conjonctifs dans le même paragraphe ?—Oui, qui, qui, dont, où.Qu’est-ce que où ?—Où est un mot conjonctif invariable, qui signifie dans lequel, dans laquelle, auquel, à laquelle.Montrez cela.—Le panier ou il se trouve en compagnie, c’est-à-dire le panier dans lequel il se trouve en compagnie, etc.Relevez les conjonctions contenues dans le dernier paragraphe.—Et, car, lorsque.A quoi sert la conjonction car ?—Elle lie ensemble deux phrases dont la première est expliquée par la seconde ; car il n'y a pas de concierge explique comment la porte était franchie sans obstacle.La conjonction donc n’explique-t-elle pas la même chose ?—Oui, mais alors la pensée qui explique l’autre se trouve placée la première.Il n’y a pas de concierge ; la porte fut donc franchie sans obstacle.Y a-t-il dans la même phrase des mots conjonctifs?—Oui: que dans les armes que la nature, etc.; et duquel.Duquel est-il un mot conjonctif invariable ?—Non, c’est un adjectif variable comme tous les autres, puisque l’on dit l’homme duquel, la femme de laquelle, les hommes desquels, les femmes desquelles.Composition grammaticale.Mettez en français coirect les phrases qui suivent, qui terminent la dictée précédente, et où vous remplacerez les croix et les infinitifs présents par les conjonctions et les temps convenables des verbes.La femme aux chats croyant 4.c’est d'elle 4.il s’agir en cette circonstance, s’enf uir à toutes jambes, se jeter dans une rue adjacente, 4_ venir donner tête baissée contre un sergent de ville.Celui-ci, en voir cette femme hors d’haleine toute troubler, remarquer les cris de détresse qui partir du panier, se douter de la vérité, 4_ conduire la délinquante chez le commissaire.Le magistrat, avoir obtenu de cette femme l’aveu de ses larcins, faire venir la maîtresse de Mouton, qui rester glacée d’horreur en penser à la mort affreuse dont avoir été menacé son favori, 4.qui avoir certainement fait subir la peine du talion à la maudire voleuse, 4.les agents n’y avoir mis bon ordre.Quand à maître Mouton, il être immédiatement réintégré dans son domicile, 4.nous espérer 4.à l’avenir, rendre plus circonspect par cette aventure, il se garder bien d’accepter les offres qui pouvoir lui être faites par des mains perfides.CORRIGÉ.La femme aux chats, croyant que c’est d’elle qu’il s’agit en cette circonstance, s’enfuit à toutes jambes, se jette dans une rue adjacente et vient donner tête baissée contre un sergent de ville.Celui-ci, en voyant cette femme hors d’haleine et toute troublée, remarque les cris de détresse qui partent du panier, se doute de la vérité, et conduit la délinquante chez le commissaire.Le magistrat, ayant obtenu de cette femme l’aveu de ses larcins, lait venir la maîtresse de Mouton, qui resta glacée d’horreur en pensant à la mort affreuse dont avait été menacé son favori, et qui eût certainement fait subir la peine du talion à la maudite voleuse si les agents n’y avaient mis bon ordre.Quant à maître Mouton, il fut immédiatement réintégré dans son domicile, et nous espérons qu’à l’avenir, rendu plus circonspect par cette aventure, il se gardera bien d’accepter les offres qui pourraient lui être faites par des mains perfides.Oictée Ilomonyinique.L Faite, es, part, passé, f, du verb e faire.Faîte, n.m., comble ; le plus haut point.Faites (vous), du verbe faire.Fete, n.f., cérémonie religieuse ; solennité ; réjouissance.2.Faon, n.m., petit d’une biche.Fend (il), du verbe fendre.3.Fard, n.m., couleur artificielle ; feinte.Phare, n.m., tour surmontée d’un fanal.4.Fatigant, ad., ennuyeux, importun, pénible.Fatiguant, part, présent du veibe fatiguer.APPLICATION.Spectacle d’une belle forêt.Nous contemplons avec plaisir une belle forêt : les troncs entre lesquels repose tranquillement la biche timide avec son faon, acquièrent souvent une grosseur et une hauteur que n’ont jamais eues les plus magnifiques colonnes faites de main d’homme ; les voûtes de verdure que forment les arbres l’emportent en grâce et en hardiesse sur les plus beaux monuments qu’ait élevés un mortel parvenu au faîte des grandeurs et de l’opulence.Le jour, les rayons du soleil pénètrent l’épais feuillage, et peignent sur la terre des ombres mêlées de lumière; la nuit, les astres se lèvent ça et là sur leurs cimes, qui semblent porter des étoiles, espèces de phares mobiles, dans leurs longs rameaux ; c’est un temple auguste qui a son péristyle, ses sanctuaires, ses lampes allumées comme pour une fête.JCet immense édifice est mobile: à peine le vent souffle-t-il, que les feuilles s’agitent et laissent voir des teintes dont les tons varient à l’infini, mais ne deviennent jamais fatigants pour les yeux ; leurs troncs s’ébranlent avec leurs rameaux, sur lesquels l’oiseau, qui fend l’air d’une aile rapide, est venu chercher un abri contre le plomb du chasseur, et aussitôt de religieux murmures se font entendre au loin.Mais les fondements de ce temple ne sont pas moins dignes de votre admiration, et vous vous faites à vous-même cette question : Qui peut tenir debout ces colonnes mouvantes ?Leurs racines, vous répondez-vous ; ce sont elles qui, ne se fatiguant jamais, sont les cordages, les leviers et les pompes aspirantes de cette grande mécanique de la nature.Quant à moi, je l’avoue sans fard, la vue d’une belle forêt m’inspire les plus hautes méditations, et je me dis : Ici, il y a un Dieu prévoyant.Tirre.Lepetit L'Ecole Normale.AVIS OFFICIELS.ÉRECTIONS ET DIVISION DE MUNICIPALITÉS SCOLAIRES.Son Excellence, le Gouverneur Général, a bien voulu, par minute en Conseil du 17 du mois de juillet courant: lo.Eriger en municipalité scolaire la nouvelle paroisse de St.Placide, dans le comté de Charlevoix, comprenant les concessions St.Joseph, St.Flavien, St.Narcisse, St.Félix et St.Benjamin, et bornée comme suit: Au nord, par les terres non-concédées ; au sud, partie par les Côtes St.Charles et St.Jean et partie par les concessions St.Antoine 127 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.et St.Gabriel ; au nord-est, partie par le terrain d’Abraham Bouchard et partie par celui de Barnabé Boivin, exclusivement, et, au sud-ouest, par les terres non-concédées.2o.Diviser en deux la municipalité scolaire de Percé, dans le comté de Gaspé, et donner à l'une le nom de : Municipalité scolaire de Percé, et à l’autre, celui de: Municipalité scolaire du Cap-Désespoir : Renfermant, la première, toute cette partie de territoire comprise entre le township de la Malbaie, au nord-ouest, jusqu’à la ligne qui sépare la paroisse de St.Michel de Percé de celle de St.Joseph du Cap-Désespoir, vers le sud-ouest, formant une étendue de territoire d’environ trois lieues et demie de front, sur le Golfe St.Laurent, sur à peu près deux lieues de profondeur, sans comprendre l'Isle-Bonaventure, qui continuera de former une municipalité scolaire séparée.Les limites suivantes ont été données à la municipalité du Cap-Désespoir : s’étendant depuis la ligne qui sépare la paroisse de St.Michel de Percé susnommée de la dite paroisse de St.Joseph du Cap-Désespoir, au nord-est, jusqu’au ruisseau connu sous le nom de : Ruis-seau-à-Lapierre, vers le sud-ouest, formant une étendue de territoire d’environ deux lieues et demie de front, sur le Golfe St.Laurent, sur une profondeur d'environ deux lieues et deux tiors.En date du 24 du même mois : 3o.Eriger la municipalité scolaire de Mansfield et Waltham, dans le comté de Pontiac, en deux municipalités scolaires, et donner à l’une le nom de: Municipalité Scolaire de Mansfield avec les limites du township de ce nom, et donner à l'autre le nom de : Municipalité Scolaire de Waltham, avec les limites du township de ce nom.Diplômes accordés cette année par Us Ecoles Normales.ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER.Pour académies.—MM.Joseph Laferrière, Pierre Lamy, Damase Olivier et Tréfilé Picard.Pour écoles modèles.—MM.Siméon Longtin, Hector Bellerose, Gual-bert Gervais, Edmond Roy, François Desrosiers, Ludger Lussier et Théophile Verner.Pour écoles élémentaires.—MM.Charles Blais, Siméon Aubuchon, Moïse Guérin, Azarie Chenevert, Alexandre Dupuis, Honoré Rondeau, Gilbert Martin, François Mousseau, Joseph McKie, Camille Lefebvre, Calixte Brault et Israël Aubin.M.Gualbert Gervais a obtenu le prix du Prince de Galles.ÉCOLE NORMALE LAVAL Pour académies.—MM.Prudent Houde, Philéas Lessard, Michel Joseph Ahern et Charles Têtu.Pour écoles modèles.—MM.Thomas Tremblay, Sifroy Laroche, Jean Pageau, Edouard Hector Rouleau, Célestin Bouchard, Cyrille Lacombe, Simon Côté et William Fahey; et Melles.Ellen O’Brien, Victoire U’Auteuil, Delvina de St.Aubin, Elizabeth Turgeon, Firmine Corriveau, Sophronie Turcotte, Olympe Asselin, Eulalie Martineau, Joséphine Le-may, Praxède Fournier, Anna Dobbin,Clarence Delisle,Emilie Laperrière, Deiima Lemieux et Olympe Poissant.Pour écoles élémentaires.—MM.Ferdinand Auclair et Joseph Octave Goulet; et Melles.Philomène Fraser, Caro'ine Benoit, Alvina Desharnais, Elmire Bélanger, Alvina Sauvageau et Sophie Ecuyer.Melle.Ellen O’Brien a obtenu le prix du Prince de Galles.ÉCOLE NORMALE m’gILL.Pour écoles modèles.—MM.Robert Laing et Charles Cooper; Melles.Mary Elizabeth Kyle, Mary Henderson, Maria Jane Cockburn, Susan Elizabeth Faulkner, Eliza Locke, Elizabeth Elliot, Jane Middlemiss et Amelia Smith Hampton.Pour écoles élémentaires.—MM.Joshua Alexander Bell, James Walker et William Gray; Melles.Fiances Parker, Ezra Ball, Maria Gill, Isabel Crichton, Jane Ross, Margaret Walsh, Robina Hannah Patterson, Catherine Nolan, Margaret Joséphine Freel, Emma.Jane Hampton, Rose Jessie Brysou, Margaret Walker, Jemima Anderson, Mary Caroline Gar-lick, Sarah Jane Leaner, Eliza White, Jessie Frazer, Helen Elvina Briggs, Tryphena Straker, Lucilla Jane Osborne, Isabella Christie, Annie Lutterell, Sarah Johnson, Mary Stevens et Isabella McMartin.M.Robert Laing a obtenu le prix du Prince de Galles.BUREAU DES EXAMINATEURS PROTESTANTS DU DISTRICT DE QUEBEC.M.William Thompson, Melles.Margaret McNair, Mary Stewart, Sarah Thompson et Mary Jane Williams ont, le 30 de juin dernier, obtenu chacun un brevet d’école élémentaire.D.Wilkie, Secrétaire.DONS OFFERTS A LA BIBLIOTHÈQUE l'U DÉPARTEMENT.Le Surintendant accuse, avec reconnaissance, réception des ouvrages suivants : De M.Alphonse Leroy, professeur à l’Université de Liège, Belgique : Fables et apologues, par R.Maréchal, 1 vol.; La Veille du Déluge ou une intrigue de cour sous Louis XV, par E.Delumone, 1 vol.De MM.Brousseau, frères, Québec : Les Soirées Canadiennes, 5 exemplaires.De C.S.Cherrier, écuyer, C.R., Montréal .Trésors de l’Eloquence, 2 vols.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.MONTRÉAL, (BAS-CANADA), JUILLET et AOUT, 1862.Examens publics et distributions de prix dans les Collèges, Académies et Ecole Modèles du Mas-Canada.Chaque année, la presse des diverses parties du pays se couvre, à cette époque, de comptes-rendus des séances publiques de nos nombreuses institutions d’éducation depuis les universités et les collèges classiques, jusqu’aux humbles mais indispensables écoles primaires.Notre journal ne saurait reproduire tous ces articles, quelque intéressants qu’ils soient ; nous nous bornerons donc, cette année, comme les années précédentes, à une revue des examens pour laquelle nous tirerons parti, et des correspondances publiées ailleurs et de celles qui nous ont été spécialement adressées et que nous regrettons vivement de ne pouvoir insérer au long.A l’Université-Laval, au Séminaire de Québec, au Séminaire de Montréal, au collège de Ste.Marie à Montréal, et dans la plupart des autres collèges, on s'est borné, cette année, comme les années précédentes, à une séance solennelle pour la distribution des prix.Quelques jours avant cette distribution, au Séminaire de Québec, S.E.le Gouverneur Général avait passé en revue, dans la grande cour, les élèves qui se sont livrés toute l’année aux exercices militaires, sous l’habile direction de M.l’instructeur Suzor.Les évolutions les plus difficiles, y compris la charge à la baïonnette et le feu des tirailleurs, furent exécutées avec une rapidité et une précision, qui valurent aux élèves les plus grands éloges de la part de Lord Monck et de tous les militaires qui se trouvaient présents.Les jeunes soldats en se retirant, chantèrent en chœur un chant de troupiers, avec un entrain tout à fait charmant.Les examens du collège de Montréal eurent lieu à la maison de la Montagne, où se tient le pensionnat, depuis que la maison du Griffintown est occupée par les troupes.Un vaste édifice a remplacé l’ancien manoir que l’on regrette cependant, à raison des nombreux souvenirs qui y étaient attachés.Du vieil établissement ou Fort des Messieurs, il ne reste plus que deux petites tours sur une terrasse au bord du chemin.Dans une de ces tours sont enterrés plusieurs néophytes des premiers temps de la colonie, et des épitaphes convenables conservent leur mémoire.La séance, vu la nature temporaire des arrangements qui ont été faits, eut lieu dans un vaste dortoir au-dessus de la chapelle.Elle était présidée par le supérieur, M.Granet.Une dissertation ou plaidoyer, dans lequel les différents orateurs firent preuve de beaucoup de goût et de talent ; trois intéressantes lectures accompagnées d’expériences sur la physique et la chimie appliquées aux arts ; des exercices de musique vocale et instrumentale firent de cette séance une des plus agréables et des plus intéressantes auxquelles il nous ait été donné d’assister.Après la distribution des prix, M.le supérieur invita l’assemblée à se rendre dans le parterre du collège, où devaient sc faire les adieux.Au pied d’une belle statue de la Vierge, dans ce site imposant d’où l’on découvre toute 128 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.la cite de Ville-Marie, et les campagnes voisines, au milieu des souvenirs historiques sans nombre qui se pressaient clans la mémoire des auditeurs, M.Alphonse Deschamps prononça un discours éloquent et rendu plus pathétique encore par les circonstances.Il fut suivi du directeur du collège, M.Lenoir, qui congédia l’assemblée par une allocution heureuse et touchante.La distribution des prix au collège Ste.Marie réunissait, le lendemain, à peu près le même auditoire, où se trouvaient comme la veille plusieurs juges, anciens ministres, supérieurs d’établissement, ainsi que le surintendant de 1 éducation.La musique du 16e régiment, sous la direction de M.de Angelis, embellit cette séance et joua, outre un grand nombre de morceaux choisis, plusieurs airs canadiens qui furent vivement applaudis.Le Rév.Fère Vignon, recteur, présidait à cette séance.Quoique cette maison nous ait habitués à un graud mérite littéraire dans les compositions qui sont déclamées par ses élèves, nous osons presque dire que MM.Falardeau, Legendre et Dubreuil surpassèrent encore leurs prédécesseurs par 1 éloquence du débit et la perfection du style.On se rappelle que, l’année dernière, Mgr.Taché, ancien élève du collège de St.Hyacinthe, présidait aux examens de cette maison.Cet honneur, dit le Courrier de St.Hyacinthe était réservé cette année à un autre ancien élève parvenu, aussi lui, à une position très-élevée, quoique d une autre nature ; l’hon.M.Sieotte, premier ministre pour le Bas-Canada, qui termina la séance par une allocution, dans laquelle il insista sur l’importance de l’éducation classique et sur le bien qu’avait fait au pays sa diffusion, par des établissements de la nature de celui-là.Il fut suivi par M.Cherrier, membre du Conseil de l’Instruction Publique, qui s’exprima avec sa facilité et son éloquence habituelles.Nous ne devons pas omettre de dire que la distribution des prix avait été précédée d’un entretien sur Naples et l'Italie, œuvre littéraire pleine de mérite, dans laquelle le digne supérieur de l’établissement, M.Raymond, avait recueilli et animé ses souvenirs de voyage.Le collège de Nicolet a l’excellente habitude d’ouvrir sa séance annuelle par un concours d’éloquence, les principaux personnages de l’auditoire étant les juges du camp de cette joute littéraire, dans laquelle on apprécie non-seulement le débit mais encore le mérite de la composition.M.Louis Blondin, de la Baie-du-Febvre, a été le lauréat, et l’accessit a été donné à M.Elzéar Gérin-Lajoie, qui avait eu l’heureuse idée de traiter un sujet tiré de l’histoire du Canada, le massacre de Lachine.M.le grand-vicaire Caron présidait à cette solennité.Au collège de Ste.Thérèse de Blainville a eu lieu une simple distribution de prix, présidée par M.le grand-vicaire Trudeau, et précédée d’un exercice de musique vocale et instrumentale, où 40 à 50 voix se firent entendre sous la direction de M.Chatillon, l’habile professeur de musique de cet établissement.Par suite de la mort de M.le grand-vicaire Gauvreau, le collège de Ste.Anne n’a pas eu de séance publique cette année.Un correspondant d’un des journaux de Montréal rend un compte très-détaillé et très-intéressant des examens publics du collège de l’Assomption.On y a conservé l’habitude des véritables examens avec programmes et questions soumises par les auditeurs, thèses, récitations, etc.Le correspondant fait le plus grand éloge de la manière dont les élèves se sont acquittés de leur tâche, surtout en ce qui concerne le grec et le latin ; il parle aussi très-avantageusement d’un discours de M.Zéphirin Mayrand, sur l’histoire de l’Eglise et du discours d’adieu prononcé par M.Damase Jobin, fils de feu l’ancien représentant du comté de Montréal.On a eu, dans ce collège, une heureuse idée, celle de donner comme sujet de travail particulier l’histoire du collège lui-même.Il serait à souhaiter que chaque maison d’éducation s’occupât de tenir ainsi au complet le récit de tout ce qui s’y est passé d’intéressant depuis sa fondation, et de le faire résumer de temps à autre par quelques-uns de ses élèves.Ce serait une innovation précieuse, au point de vue de l’histoire de l’instruction publique en Canada.Le cahier de M.Dansereau qui fut passé de main en main contient, assure-t-on, une excellente esquisse historique du collège de Y Assomption.Le collège des Trois-Rivières, qui a eu l’honneur d’une visite de S.E.le Gouverneur Général, n’a point pu, à raison du très-court séjour de Lord Monck dans cette ville, profiter de cette circonstance pour faire en même temps sa distribution de prix.Celle-ci, qui a eu lieu quelques semaines plus tard, a été présidée par M.le grand-vicaire Caron, et M.l’inspecteur Hubert en a rendu compte dans Y Ere Nouvelle.Cette maison, qui n’est que dar.s la troisième année de son existence, compte déjà 110 élèves divisés en six classes jusqu’à la rhétorique inclusivement.L’examen public a été des plus satisfaisants.Nous avons souvent parlé à nos lecteurs des collèges industriels de St.Michel de Bellechasse, de Terrebonne, de Sherbrooke et de plusieurs autres et nous n’aurions cette année qu’à nous répéter.Nous aimons mieux reproduire ici ce que nous trouvons dans un journal de Montréal, sur une institution moins connue peut-être, mais qui mérite de l’être : Le Collège Rigaud est assis sur le flanc de la montagne Rigaud.Une colline à pente douce, ornée des plus beaux arbres, conduit à la rue principale du village.Une source d’eau vive, descendant des hauteurs, vient se convertir à ses pieds en un bassin d’eau limpide.A côté, est le manoir seigneurial avec ses beaux et riches domaines.Devant est la jolie rivière qui sépare le village en deux parties.Elevé au-dessus des autres édifices et dominant le village, il semble découvrir son ombre bienfaisante.Ce site avec les beautés champêtres qui l’environnent doit être un des plus salubres du Canada.Les exercices littéraires qui ont rempli, pendant deux jours, l’enceinte de la salle principale d’une foule immense, ont été ce que sont les mêmes exercices dans les autres collèges.Les élèves, habilement préparés, ont donné à l’auditoire un grand témoi-gnagne des succès de leur année scolaire, en lui dévoilant toutes les beautés, les richesses et les trésors de la science.Ils ont été particulièrement heureux dans les hautes branches de l’éducation, comme les Belles-Lettres, la Logique et la Morale.Dans leurs pièces habilemerrt jouées, plusieurs se sont distingués par le talent de la déclamation.La musique vocale et instrumentale bien exécutée, faisait ressortir le tout, et, par son harmonieux accord, procurait à l’âme de douces jouissances.Enfin la distribution des prix eut lieu, et après un discours d’adieu, prononcé par un des plus anciens élèves, M.le Chanoine Fabre, entouré d’un bon nombre de membres du clergé fut invité à prendre la parole, et dans une allocution qui a mérité de chaleureux applaudissements, il couronna dignement ces séances solennelles qui avaient intéressé à un haut degré tous les assistants.A l’autre extrémité de la province, le collège industriel et agricole de Rimouski, qui a dû lutter pendant plusieurs années contre les plus graves difficultés,semble prendre un nouvel essor, grâce au zèle persévérant de M.Potvin, qui s’en est fait lui-même le Principal ; les examens ont été honorés de la présence d’un grand nombre de personnes distinguées, et le Canadien en a donné un compte-rendu intéressant.Un cours d’agriculture a été fait dans cette institution par M.Smith, auteur de plusieurs écrits sur cette matière et l’on se propose prochainement d’annexer au collège une ferme-modèle.Après nos collèges classiques et industriels viennent nos nombreuses écoles supérieures de filles.La plus ancienne c’est le couvent des Ursulines de Québec ; les journaux de la capitale sont, comme à l’ordinaire, remplis d’éloges pour cette vénérable et excellente maison.Les œuvres d’art paraissent cette année les avoir frappés d’avantage et l’on y fait surtout mention honorable de parements d’autels JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.129 peints sur velours, par Melles.Jennings et Théberge, de pastels, par Melles.Faucher et Théberge, d’une vue des chutes de Niagara, par Mlle.DeBlois, et de copies à l’huile d’un tableau de M.Légaré, représentant l’ancien monastère du temps de Mde.de La Pelleterie, par Melles.Renaud, McDonald, Jennings et Clancy.Le discours d’adieu fut prononcé par Melle.Carrier, après quoi les élèves furent félicitées par M.le grand-vicaire Cazeau qui présidait.Les Ursulines des Trois-Rivières ont eu, comme le collège de cette ville, l’honneur de la visite de Lord Monk ; mais comme le collège aussi, elles ont dû remettre à un autre jour la distribution des prix et des couronnes.Il en a été autrement à l’Académie de Villa-Maria, dirigée par les Sœurs de la Congrégation près de Montréal.Le verneur-général accompagné des ministres, du Surintendant de l’éducation, du maire de la ville, de Lord Paulet et de toute sa suite a pu juger par lui-même de tout ce que la renommée publie au sujet de cette brillante institution.L’hon.M.Cartier, l’hon.Juge Monck et une foule de personnages distingués assistèrent à cette intéresante cérémonie.Une petite pièce très-bien dite et chantée par les élèves, ayant pour titre : “ Les soins de la Providence,” une adresse .en vers anglais, composée par Melle.Shine, et un petit discours en prose, chef-d’œuvre de bon goût et de laconisme dit avec beaucoup de grâce, par Melle.Leblanc, de nombreux morceaux de chant et de musique instrumentale firent les frais de cette séance tout à fait digne de celui pour qui elle était donnée.S.E.exprima vivement aux personnes qui l’entouraient la satisfaction qu’elle éprouvait.Les besoins toujours croissants de la grande cité de Montréal ont engagé les Sœurs de la Congrégation à établir deux autres maisons de premier ordre dans cette ville ; l’une est un pensionnat sous le nom de Mont Ste.Marie, dans l’édifice récemment occupé par l’Hôpital St.Patrice, l’autre est un externat dans la rue St.Denis.Les deux parties de la ville, ouest et est, se trouvent ainsi avoir l’éducation supérieure de filles à leur porte.L’Académie St.Denis a eu cette année sa première distribution solennelle de prix et de récompenses, présidée par M.Billaudelle, ancien supérieur du séminaire : l’hon.secrétaire provincial, M.Dorion, l’hon.juge Mondelet, et le surintendant de l’éducation étaient aussi présents.Nous avons surtout remarqué une conversation sur l’histoire du Canada on ne peut plus intéressante, et digne de servir de modèle dans ce genre.La prononciation et le débit des jeunes élèves étaient aussi corrects que naturels et exempts de toute affectation.Un drame anglais dans lequel Melle.Power a su faire verser des larmes à ses auditeurs, même aux plus impassibles en apparence, et une petite pièce comique en français dans laquelle Melle.Saint Louis a excellé, ont complété,avec la musique, cette aimable séance.Melle.Elisa Chauveau a prononcé le discours d’adieu et M.Billaudelle a fait une des allocutions les plus heureuses et les plus touchantes qu’il nous ait été donné d’entendre.Les exercices du Mont Ste.Marie se trouvent rapportés au long dans la Minerve, et nous extrayons du compterendu de cette feuille le passage suivant, dans lequel on rend aux filles de la sœur Bourgeois un juste tribut d’éloges.L’adresse d’adieu fut présentée à M.le Grand Vicaire Trudeau, par Mlle.Côté, qui fut couronnée plusieurs fois, et qui méiita, outre les principaux prix, ceux d’excellence et de bonne conduite.Cette jeune élève qui a remporté d’aussi beaux lauriers, au milieu des applaudissements répétés de ces jeunes amies qui paraissaient très-émues, est orpheline.Ses père et mère ont été victimes du fatal accident arrivé, il y a quelques années sur le pont suspendu de Montmorency, près de Québec.Nous apprenons que cette jeune demoiselle est décidée à consacrer son beau talent a aider les bonnes Sœurs de la Congrégation dans l’œuvre qu’elles remplissent avec tant de zèle et de dévouement.Elève, elle a > remporté des couronnes ; Sœur, son vrai mérite ne tecevra sa récom-5 pense que des mains de Dieu., Les examens des différentes institutions placées sots le contrôle des Sœurs de la Congrégation ont vivement intéressé toutes les personnes présentes.Il ont prouvé, comme toujours, l’excellence » de l’éducation donnée par ces bonnes Sœurs, et le zèle avec lequel i elles se dévouent à l’instruction des jeunes enfants qui Jeursonicon-; fiées.Outre les grands établissements qu’elles dirigent à Montrai, les Sœurs de la Congrégation ont, dans le Bas-Canada, 36 missions fréquentées par des milliers d’élèves.Dans Montréal seulement, elles donnent une éducation gratuite à pas moins de 3,000 enfants.Le couvent des dames du Sacré-Cœur, situé à quelques milles de Montréal, a eu aussi sa distribution de prix à laquelle présidait M.le chanoine Fabre.Le True Witness parle avec les plus grands éloges d’une dissertation sur l’histoire de l’église, et de plusieurs autres morceaux, récités par les élèves et qui ont été vivement applaudis.Un des traits les plus intéressants de cette solennité a été l’exécution d’un morceau de musique très-remarquable, composé par Melle.Lajenesse, une des élèves.Un autre journal nous assure que cette jeune personne, dont les talents pour la musique sont des plus distingués, doit aller compléter ses études au conservatoire à Paris.Malgré toute l’efficacité des différentes maisons d’éducation que nous venons de mentionner, l’établissement du noviciat des sœurs de Ste.Anne à Lachine, et celui des sœurs des Saints noms de Jésus et Marie à Hochelaga, ont placé encore à la disposition des familles de Montréal, deux autres académies qui ne manquent point d’élèves.Ces deux nouvelles maisons ont eu cette année leurs premiers examens publics.Les examens du couvent de Lachine ont eu lieu au milieu d’une foule de citoyens de ce village et de Montréal, tant protestants que catholiques, et parmi les premiers M.Rennie a exprimé vivement l’admiration que lui causaient les succès obtenus dans un aussi court espace de temps.La distribution des prix à Hochelaga a été présidée par M.le grand-vicaire Truteau, près de qui se trouvait M.Simon Valois, le généreux fondateur de cette institution.Cette nouvelle maison s’élève en face de la maison-mère des religieuses du même nom, que l’on peut appercevoir de l’autre côté du "St.Laurent à Longueuil.L’instruction dans l’établissemeht principal de cet ordre se donne exclusivement en français et, dans le principe, il avait été compris qu’au couvent d’Hochelaga, l’anglais seul serait enseigné : la langue française cependant n’a point tardé à s’y introduire et les exercices ont été faits dans les deux langues.Un dialogue en anglais sur l’Angleterre, la France, l’Italie et l’Irlande, un autre dialogue en français et plusieurs morceaux de chant et de musique, parmi lesquels nous avons remarqué C&stelfidardo, musique de la composition de M.Smith, l'habile professeur de l’établissement et “ UInflammatus ” du Stabatde Rossini, firentles frais de la séance.Le discours d’adieu fut prononcé par Melle.Proulx de Ste.Marie de la Beauce.M.le Surintendant prononça’ une allocution dans laquelle il félicita vivement les religieuses sur leurs succès, et loua la générosité de M.Valois à qui cet établissement est dû.Après la séance on visita les salles et les classes qui sont disposées de la manière la plus avantageuse pour l’enseignement.Dans une de ces salles se trouvaient réunis des échantillons de dessin et de broderie, dont quelques-uns nous ont vraiment étonné par leur perfection.La chapelle est une des plus jolies et des plus élégantes que nous ayons vues ; elle est distribuée sur lm plan tout nouveau dans ce pays.Les vitraux historiés sont l’œuvre des sœurs et ont ajouté à la surprise que nous a causée toute cette maison, improvisée pour bien dire aux portes de Montréal sans aucun bruit ni réclame.Nous n’en finirions jamais si nous entreprenions de parler de tous les autres pensionnats de filles dont les exercices littéraires ont attiré l’attention.Mentionnons encore 130 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.cependant la maison-mère des religieuses de la Présentation à St.Hyacinthe, où l’hon.M.Sicotte a présidé à la distribution des prix, et où le premier ministre du Bas-Canada e.' M.Desaulniers prononcèrent des allocutions ; la maison des sœurs de Marie et Jésus à la Pointe-Lévis, dont les examens furent présidés par M.le grand-vicaire Cazeau ; celte des religieuses de la Congrégation à Sherbrooke, où pous voyons avec plaisir que l’on a adopté l’idée assez généralement répandue, cette année, des dialogues ou conversations sur l’histoire et la géographie ; enfin le couvent de Sommerset, dirigé par les sœurs de Charité, autre signe des progrès évidents que fait l’éducation parmi nos populations des townships de l’Est.De nombreuses académies de garçons et écoles modèles, dirigées par des élèves des écoles normales ou par d’autres instituteurs ou institutrices munis de diplômes, ont invité le public à constater leurs progrès et les comptes-rendus de leurs examens occupent une place assez considérable dans les colonnes des journaux.Nous sommes heureux de reproduire ce que dit un journal de cette ville de l’examen de l’académie commerciale, placée sous le contrôle des commissaires d’école catholiques et dirigée par M.Archambault, ancien élève de l’école normale Jacques-Cartier : “ Cet examen a prouvé à l’évidence l’utilité d’une Institution semblable à Montréal.Donner aux jeunes gens qui se destinent à la carrière commerciale une éducation soignée dans les deux langues française et anglaise, appuyerparticulièrement sur la branche des mathématiques, et mettre la Religion comme base de cette bonne éducation : telle est le but de cette Institution.C’est ce qui explique parfaitement son titre d’Académie Commerciale Catholique.Aussi, nous voyons avec plaisir que les citoj’ens de Montréal, qui réservent leurs enfants pour le commerce, ont très-bien compris l’utilité de cette Académie, et les Commissaires, en en autorisant l’établissement, ont rendu un véritable service à la population de Montréal.Nul doute qu’en voyant les progrès des élèves et la manière avec laquelle ils ont répondu aux examens, ils ont dû être amplement récompensés.“ A la fin de cette séance, MM.Olier Lachapelle, Louis Leblanc et James Cullen, trois des premiers élèves de l’établissement, ont donné lecture de trois essais faits par eux-mêmes, les deux premiers en français sur l’histoire du Canada et le troisième en anglais sur l’histoire de l’Irlande.Ces essais dénotent beaucoup de travail de la part de leurs auteurs ; ils prouvent en même temps l’excellence du système d’enseignement de'l’histoire nationale.L’histoire du Canada est l’objet d’une constante étude à l’Académie de M.Archambault qui lui donne un soin particulier, sans négliger cependant les autres branches de l’histoire.Il serait à souhaiter qu’il en fût ainsi partout.Le Surintendant a cru devoir laisser de côté d’autres occupations pour assister aux examens des écoles modèles de Ste.Claire dans le comté de Dorchester et de St.Henri, dans le comté de Lévis, les commissaires et les contribuables ayant fait de grands sacrifices pour l’établissement et l’entretien de ces écoles.L’école modèle de Ste.Claire est dirigée par M.Edmond Roy,ancienélève de l’école Normale Jacques-Cartier, aidé d’un assistant.Les élèves des deux sexes ont répondu avec facilité et avec un aplomb remarquable aux questions qui leur ont été soumises.M.l’inspecteur Juneau et MM.les curés de plusieurs paroisses voisines assistaient aux deux séances Les réponses des élèves sur l’histoire et la géographie, sur l’arithmétique et sur toutes les autres branches sur lesquelles ils furent interrogés, sans aucun égard aux programmes, constatèrent les résultats de l’excellent système d’enseignement suivi par M.Roy.Après la distribution des prix, M.le Surintendant félicita M.Bernard, le curé de la paroisse, et les commissaires d’école sur l’heureux succès de leurs sacrifices.L’école modèle de St.Henri est dirigée par M.Louis Roy, ancien élève de l’école Normale Laval ; les élèves répondirent également bien aux questions qui leur furent soumises et méritèrent également des éloges.M.Grenier, le curé de la paroisse, * qui est due, ainsi qu’au Dr.Sinclair, président des com- missaires d’école, l’initiative de l'établissement de cette école modèle, félicita vivement ses paroissiens et les engagea à persévérer, même aux dépens de quelques sacrifices, dans leur noble entreprise.Nous avons aussi des correspondances sur les examens de l'académie de garçons, dirigée par M.Saintonge à St.Césaire, des écoles modèles tenues par M.Galipeau, à St.Henri de Mascouche et par M.Martineau, à St.Denis, correspondances auxquelles nous aurions aimé à donner place dans nos colonnes, si nous n’eussions craint d’ajouter à la longueur et à la monotonie de cet article.Nous ne saurions terminer cependant sans ajouter que les examens des Frères des écoles chrétiennes à Québec, à Montréal et dans tous les grands centres de population où sont établis ces excellents instituteurs, ont donné, comme à l’ordinaire, les plus beaux résultats.Nous avons pu assister à une partie de la séance qui a eu lieu au Cabinet de Lecture Paroissial,jpour les classes françaises,des nombreuses écoles des Frères dans cette ville ; les exercices d’arithmétique, les divers dialogues, et la musique instrumentale que nous y avons entendue nous ont convaincu qu’il y avait dans ces écoles un progrès soutenu.Il ressort de cette rapide revue que l’intérêt public en tout ce qui concerne l’instruction de la jeunesse, non-seulement se soutient parfaitement, mais augmente-chaque année.Une noble rivalité, d’où nous ne pouvons attendre que les plus heureux résultats, s’est emparée de toutes les localités du pays, et partout, à l’exemple du représentant de notre souveraine et des ministres de la religion, nos hommes publics et les premiers citoyens s’efforcent de montrer leurs sympathies pour la classe enseignante, et s’estiment heureux de pouvoir applaudir aux succès d’une jeunesse animée d’un louable esprit d’émulation.Puisse le sentiment de l’importance de l’éducation se graver par là profondément dans l’esprit du peuple ! Puisse surtout l’opinion publique se manifester partout avec énergie en faveur des bons maîtres et des bonnes écoles! Examens Publics et Distributions de Prix dans les Ecoles Normales.La visite de S.E.le Gouverneur-Général, à Montréal, a procuré, cette année, aux deux écoles normales de cette ville l’honneur de voir distribuer par le représentant de notre Gracieuse Souveraine, les diplômes et les récompenses accordés à leurs élèves.Mardi, le 2 juillet, à dix heures du matin, Lord Monck, accompagné de S.E.le Commandant des Forces, des Honorables MM.McDonald, Sicotte, Dorion et McGee, et du maire de Montréal, 6e rendit au Bureau de l’Instruction Publique, où des préparatifs avaient été faits pour .sa réception.La compagnie No.10 des Chasseurs Canadiens, formée principalement des élèves de l’Ecole Normale Jacques-Cartier, était sous les armes dans la cour extérieure, sous le commandement du Lieutenant Beaubien et de l’Enseigne Bellerose.S.E.fut reçue à la grille par M.le Surintendant, accompagné du secrétaire du Département, M.Giard, de M.l’Abbé Verreau, Principal de l’Ecole Normale, du Col.Coursol et des officiers du bataillon des Chasseurs Canadiens en grand uniforme.S.E.voulut bien inspecter la compagnie des élèves, qui présenta les armes tandis que le corps de musique de Prince jouait le God Save the Queen.S.E.se rendit ensuite dans la salle du Conseil de l’Instruction Publique, où l’attendaient les membres du Conseil et une brillante réunion de personnes invitées pour la circonstance, parmi lesquelles on remarquait M.le Grand-Vicaire Truteau, administrateur du diocèse, M.le Grand-Vicaire Granet, Supérieur du Séminaire de St.Sul-pice, le Rév.Père Vignon, Supérieur des Jésuites, le Rév.Père Aubert, Supérieur des Oblats, et plusieurs membres de ces maisons, Lord Paulett, Général des Gardes, M.le Dr.Meilleur, ancien Surintendant de l’Instruction Publique, l’Hon.Juge Berthelot, l’hon.M.Drummond, ancien ministre, plusieurs Echevins et Conciliera de ville et un grand nombre de dames.Les membres du Conseil de l’Instruction Publique présents étaient S.S.l’Evêque Anglican, le Rév.M.Dowd, l’Hon M.Sicotte, M.Cherrier, M.Dunkin et le Surintendant.L’adresse suivante fut lue en anglais par l’Evêque Anglican et en français par le Surintendant : JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.131 Qu’il plaise à Votre Excellence, Nous, les membres du Conseil de l’Instruction Publique du Bas-Canada, présents en cette ville, nous empressons d’offrir à Votre Excellence nos plus respectueux hommages, en même temps que l’expression de notre dévouement au gouvernement de Sa Majesté.Nous devons à Votre Excellence la plus vive reconnaissance pour les marques d’intérêt qu’EUe veut bien donner à des institutions placées sous notre contrôle et sur lesquelles nous fondons les plus belles espérances.L'état prospère de l’instruction publique dans le Bas-Canada, où il se trouve actuellement près de trois raille quatre cents écoles et maisons d’éducation de toute classe, renfermant plus de cent quatre-vingt mille élèves et presque toutes subventionnées par le gouvernement, est dû non-seulement à l’initiative et aux secours de l’Etat; mais encore au zèle et aux efforts du clergé et à l’heureuse harmonie qui n'a jamais cessé d’exister, en matière d’instruction publique, entre toutes les classes des sujets de Sa Majesté dans cette partie de la province.Si l’on a égard aux circonstances dans lesquelles se trouvent surtout placées un grand nombre de municipalités rurales, on conviendra que le peuple du Bas-Canada a fait pour l’éducation des sacrifices vraiment considérables, puisque dans les huit dernières années ses contributions annuelles se sont élevées de cent soixante mille à près de cinq cent mille piastres.Nous ne dissimulerons point cependant tout ce qui reste à faire pour compléter et perfectionner notre système d’instruction populaire ; mais le vif intérêt que Votre Excellence témoigne à la tâche qui nous est dévolue, nous fait espérer que nous triompherons heureusement sous ses auspices des difficultés qu’il nous reste encore à vaincre.C’est avec cet espoir que nous prions Votre Excellence d’agréer les vœux sincères que nous formons pour son bonheur, pour celui de Lady Monck et de toute votre famille.Son Excellence fît la réponse suivante : Messieurs.—Je reçois avec plaisir l’assurance que vous donnez de votre attachement à la Couronne et les souhaits de bienvenue que vous m’adressez comme son représentant dans cette province.Les efforts déployés en Canada, pour l’avancement de l’instruction publique, font grandement honneur au gouvernement et aux habitants de cette province, et je suis heureux d’apprendre que, sur ce sujet important, il y a harmonie entre toutes les classes des sujets de Sa Majesté en ce pays.Ce sera toujours pour moi un devoir très-agréable de vous aider à surmonter les difficultés qui s’opposeraient à la perfection du système d’Education, parce que je pense qu’il n’y a pas de moyen plus efficace de favoriser les plus hauts intérêts des habitants du Canada.S.E.visita ensuite la bibliothèque du Département, le musée, le laboratoire et quelques-unes des salles de l’Ecole Normale, et voulut bien exprimer son étonnement de ce qu’autant de matériaux utiles avaient pu être réunis dans cette institution dans un aussi court espace de temps.L’entrée de S.E.dans l’Ecole-Modèle fut saluée par les applaudissements des jeunes élèves, et deux d’entre eux complimentèrent S.E.dans les termes suivants: Mylord, Les élève9 de l’Ecole Modèle Jacques-Cartier remercient humblement Votre Excellence de sa gracieuse visite, et ils ne cesseront jamais de prier le ciel pour la santé et la prospérité de Votre Excellence, de Lady Monck et de toute votre famille.Cette petite harangue fut prononcée, en français par le jeune McLaughlin, et en anglais par le jeune Théophile Lavione.b.E.répondit par quelques gracieuses paroles et se rendit ensuite à la Salle des Cours Publics, où devait se faire la distribution des prix et des diplômes.Cette salle, ainsi que toute l’école, était ornée de drapeaux et de verdure ; S.E.prit place sous ut, dais elevé pour la circonstance, ayant à sa droite le Général Williams, et à sa gauche le Maire de la cité.M.le Surintendant prononça en français une courte allocution, dans laquelle il rendit justice aux efforts du Principal et des Professeurs de l’Ecole.M.l’abbé Verreau exposa, en peu de mots, l’objet et la nature de l’institution et présenta à S.E.les candidats aux diplômes, qui reçurent en même temps les divers prix auxquels ils avaient droit.Il fut donné 4 diplômes pour académies, 7 pour écoles modèles et 12 pour écoles élémentaires.M.le Principal expliqua les conditions particulières du concours pour le prix fondé par S.A.R.le Prince de Galles.Ce prix ne comporte point seulement un succès relatif, mais il faut que l’élève qui le reçoit ait obtenu un certain degré de succès dans toutes les branches de 1 enseignement.M.Gualbert Gervais fut l’heureux lauréat.M.Olivier lut, au nom de ses condisciples, l’adresse suivante : Milord, Il serait difficile do trouver des expressions pour dire à Votre Excellente tout ce que n0U9 éprouvons en ce moment.L’honneur inattendu de recevoir nos diplômes et nos récompenses de la main du représen- tant de Sa Majesté dans cette colonie, nous inspire un devoir de reconnaissance dont le sentiment se trouvera profondément gravé dans nos cœurs avec le souvenir de cette journée, si mémorable pour nous.Ce devoir, nous ne saurions mieux l’accomplir qu’en nous montrant dignes en toutes choses des faveurs que nous n’avons cessé de recevoir du gouvernement, faveurs couronnées aujourd’hui par la présence de Votre Excellence.Former avec le plus grand soin des sujets fidèles à leur gouvernement et à leur patrie, capables de les servir dans les diverses carrières de la vie, telle est l’importante mission qui nous est donnée et qu’avec la grâce de Dieu et l’instruction que nous avons reçue, nous espérons pouvoir remplir.Lorsque le pays s’est trouvé un instant menacé, nous avons cru de notre devoir d’offrir nos humbles services pour sa défense.Votre Excellence a bien voulu les accepter, et, après quelques mois d’exercices militaires, nous nous trouvons, nous l’espérons, en état d’exercer à notre tour les enfants qui seront placés sous nos soins.Nous nous efforcerons aussi de développer chez eux ces beaux sentiments de patriotisme et de dévouement qui éclatent à chaque page de l’hDtoire de notre pays.L’endroit même où se trouve Votre Excellence, a été la résidence d’un grand nombre de vos prédécesseurs; le noble exemple que Votre Excellence donne aujourd’hui sera à ajouter à leurs meilleures et à leurs plus utiles actions : à peine arrivé dans notre ville, vous donnez à l’instruction publique une grande marque d’intérêt et un grand encouragement.Soyez-en, Milord, mille fois béni ! et daignez accepter les vœux sincères que nous formons pour Votre bonheur et pour le bonheur de Lady Monck et de toute votre famille I S.E.répondit avec bienveillance à ce discours, et félicita les élèves sur leur bonne tenue et surtout sur le patriotisme qu’ils avaient montré en se formant en compagnie de volontaires.La cérémonie fut précédée et suivie du chant de plusieurs morceaux de musique.S.E.se rendit avec la même suite à l’Ecole Normale McGill, rue Belmont, où elle fut reçue par M.le Principal Dawson et par les gouverneurs de l’Université.Elle fut conduite à la grande salle de l’école, laquelle était encombrée d’une foule d’amis de l’éducation.La séance fut ouverte par une prière faite par Sa Seigneurie l’Evêque Anglican, après quoi M.le Surintendant adressa quelques paroles à S.E., lui disant qu’ayant vu l’Ecole Normale Laval à Québec, elle avait vu maintenant toutes les institutions de ce genre dans le Bas-Canada, et que nos trois écoles normales, quoique moins richement dotées que celle du Haut-Canada, à raison de leur nombre, avaient déjà donné 500 diplômes à des élèves qui, presque tous, enseignent actuellement.Il paya en même temps un juste tribut d’éloge au zèle et à la capacité île M.le Principal Dawson, dont les travaux viennent d’être récompensés par la Société Royale des Sciences d’Angleterre, qui l’a mis au nombre de ses membres.M.le Principal Dawson prononça ensuite un discours de circonstance qui fut suivi de la distribution des diplômes.S.E.donna elle-même deux diplômes pour écoles modèles et trois diplômes pour écoles élémentaires aux élèves-maîtres, et huit diplômes pour écoles modèles, et 25 diplômes pour écoles élémentaires aux éléves-insti-tutrices, en tout 38.Melle.Coke, une des élèves-institutrices, lut ensuite un discours d’adieu ; et M.Morris, M.P.P., au nom de ses confrères de l’Université, prononça une allocution qui fut écoutée avec intérêt.Lord Monck prit ensuite la parole, et comme M.Morris avait dit que cette école avait des droits tout particuliers aux sympathies et à l’encouragement des populations d’origine britannique, S.E.en concourant dans cette observation, ajouta que toutes les institutions du pays, destinées à répandre l’éducation, devaient leur être chères.S.E.s’étendit sur les avantages de l’éducation comme discipline de l’esprit et agent de moralité ; le zèle du peuple du Bas-Canada, prouvé par ses contributions progressives, fut aussi de sa part l’objet des éloges les plus flatteurs.Le noble orateur ajouta qu’il n’avait aucun doute que les efforts et les sacrifices des habitants du pays seraient récompensés même à un point de vue purement matériel ; car, même à ce point de vue, l’éducation rapporte toujours beaucoup plus qu’elle ne coûte.S.E.insiste assez longuement sur les bienfaits de l’éducation et son discours fut vivement applaudi.Le prix du Prince de Galles fut ensuite donné à M.Robert Laing.S.E.se rendit ensuite dans la cour des récréations, où les jeunes élèves de l’école modèle, sous la direction de leur instructeur militaire, M.Darnelly, exécutèrent diverses manœuvres avec beaucoup de prestesse et de précision.Lord Monck, le Général Williams et les autres militaires présents exprimèrent hautement leur satisfaction ; le Général Williams fit observer qu’il était de la plus haute importance que l’exercice militaire se fit dans toutes les écoles du pays.Les examens publics à l’Ecole Normale Laval ont eu lieu le deux et le quatre de juillet ; les séances de l’examen du départe- 132 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.ment des élèves-instituteurs ont été présidées par Mgr.l’Evêque de Tloa, arrivé de Rome la veille même.Cet empressement montre quelle importance le digne prélat attache à cette institution; nous empruntons au Courrier du Canada le compte-rendu de cette solennité et nous le faisons suivre de celui qui a été publié par le même journal au sujet de l’examen des élèves-iristitutrices.Il a été donné, dans ces deux occasions, 4 diplômes pour académies à des instituteurs, 8 pour écoles modèles et 2 pour écoles élémentaires.Dans le département des élèves-institutrices, il a été donné 15 diplômes pour écoles modèles et 6 pour écoles élémentaires ; en tout, 35.Les trois Ecoles Normales ont donc donné cette année 96 diplômes, ce qui, ajouté à 411 distribués précédemment, donne un total de 507.L’examen des éleves de l’Ecole Normale Laval (département des élèves-instituteurs) a eu lieu mercredi dernier.S.G.Mgr.l'Evêque de Tloa, arrivé à Québec le matin même, voulut bien avec sa bonté ordinaire, venir donner de sa main les prix et les diplômes qui furent décernés dans la séance de l’après-midi.Dans la séance du matin, les élèves furent interrogés sur la grammaire française (classe de M.le Prof.Laçasse) ; sur la géographie, la géométrie (Prof.Toussaint) ; la chimie organique, l’astronomie, l’histoire d’Angleterre et l’histoire du Canada (Prof.Thibault).Le reste de cette séance, ainsi qu’une partie de celle de l'après-midi, fut consacré à l’examen des classes dirigées par M.le Principal de l’école : la zoologie, la botanique, l'ornithologie, l’agriculture, etc.Il n’est guère possible, nous le disons sans exagération, de répondre d’une manière plus satisfaisante que ne le firent les élèves durant cet examen long et sérieux.Nous en félicitons et MM.les Professeurs de l'Ecole Normale et les studieux élèves qui ont si bien profité de leurs leçons.Nous voudrions pouvoir mentionner ici les noms de tous ceux qui se sont distingués pendant les deux séances de l’examen ; malheureusement, notre mémoire nous fait un peu défaut et nous ne pourrons faire mention que de ceux dont les réponses fermes et justes nous ont frappé davantage.Ce sont, dans la première division, MM.Tremblay, McGrath, Laroche, Lacombe, Drouin, Pageau, Rouleau et Côté, et, dans la seconde division, MM.Ouellet, Parent, Garneau, Fraser, Pelletier et Lebœuf.Avant la distribution des prix, les élèves de 3e année, (élèves-académiciens,) au nombre de quatre, traduisirent et analysèrent quelques pages grecques et latines.Tous quatre reçurent leurs diplômes d’instituteur pour académie.Ce sont MM.Lessard, Houde, Ahern et C.Têtu.Plusieurs morceaux de musique furent exécutés par les élèves, pendant les deux séances, tantôt sur l’harmonium, tantôt sur le piano.Nous avons surtout remarqué les morceaux exécutés par MM.Pageau, Laroche et Fahey.Ceux des élèves qui se livrent à l’étude de la musique, consacrent à cette étude le temps de leurs récréations.Quatre ou cinq d’entre eux, ainsi que l’a expliqué publiquement M.le Principal, ont bien voulu, durant la dernière partie de l’année scolaire, faire le sacrifice presque entier de leurs récréations pour les consacrer à l’étude des éléments de l’harmonie et de la philosophie de la musique.M.L.Laroche, qui se distingua tout particnlièrement dans ces études, reçut en prix le dictionnaire de plain-chant et de musique religieuse au moyen-âge et dans les temps modernes, par M.T.d’Ortigue—un des magnifiques ouvrages sur la musique actuellement eu vente à la librairie Hardy.Après la séance, M.le Principal remercia Mgr.l’Evêque de Tloa pour la faveur qu’il accordait à l’école en honorant cet examen de sa présence ; il fit allusion à la visite toute récente de Monseigneur à Sa Sainteté et le pria de bénir l’institution.S.G., avant de quitter la salle des séances, adressa aux élèves de ces paroles encourageantes qui vont au cœur ; il dit aussi combien lui et son clergé a niaient l’Ecole Normale Laval, et il félicita M.l’abbé J.Langevin sur l'état florissant de l’institution placée sous sa direction.L’examen des élèves de l’Ecole Normale (département des élèves-institutrices), qui a eu lieu vendredi dernier, a été tout aussi brillant, :iuon plus brillant, que celui des élèves-instituteurs.Les élèves tracèrent, séance tenante, plusieurs cartes de géographie, et furent questionnées et transquestionnées sur plusieurs matières, mais surtout sur l’histoire du Canada.Mademoiselle Hélène O’Brien remporta le grand Prix du Prince de Galles ; prix extrêmement difficile à obtenir, et remporté, l'an dernier, par M.Houde, du département des élèves-instituteurs.Les prix et accessits d’excellence furent décernés à Mesdemoiselles O’Brien, d’Auteuil, de St.Aubin, Turgeon, et Corriveau, dans la premiere division, et, dans la seconde division, à Mesdermoiselles Gosselin, Massicotte, Desharnais, Vézina et Bernier.Nous devons faire encore mention de Mesdemoiselles de St.Aubin, Larochelle, Asselin, Martineau et Ad.Dumas, les deux premières pour leur chant et leur musique, et les autres pour leurs jolis albums de dessin.M le Grand-Vicaire Cazeau, qui présida à la distribution des prix et des diplômes, félicita M.le Principal et MM.les Professeurs de l’Ecole Normale, ainsi que les Dames religieuses Ursuliues sur les brillants succès de leurs élèves, et, avec sa facilité d’improvisation accoutumée, il exprima à ces dernières tous le3 vœux qu’il formait pour leur bonheur dans la carrière, souvent ingrate mais toujours méritoire, à laquelle elles ont bien voulu se vouer.Extraits «tes rapports de MM.les Inspecteurs d’Ecole pour les années 1859 et 1860.Extraits des rapports de M.l’Inspecteur Tanguay.(Suite.) 20.St.Eloi.Il y a dans cette municipalité 5 écoles en opération, dont 2 sont bonnes et 3 médiocres.Les enfants assistent irrégulièrement à l’école, tellement qu’à peine la moitié du nombre inscrit sur les journaux des instituteurs la fréquente avec assiduité.Si, à cela, on ajoute le manque de livres, la dissipation, le peu d’aptitude chez plusieurs institutrices, on conviendra que les progrès doivent être lents et très-lents.Je dois excepter les écoles nos.1 et 2 où les résultats ont été bons.Les comptes sont tenus avec soin.21.Trois-Pistoles No.1.Dans cette municipalité, il y a 5 écoles, dont 3 ont donné un excellent résultat : les 2 autres sont bien inférieures.Il y a de plus le couvent fréquenté par 56 élèves et qui ne le cède à aucun autre de son ordre.Cette maison, autant par sa forme extérieure que par le fini des travaux intérieurs, fait grandement honneur à la paroisse.Je n’ai dans mon district d’inspection aucune institution qui produise de meilleurs résultats : salubrité et beauté du site, confort, capacité reconnue des institutrices, active et paternelle surveillance du digne fondateur de cette maison, paroisse riche et amie de l’éducation, tout semble concourir pour faire de cette localité une des plus éclairées et des mieux disposées.Des 5 écoles sous contrôle, 2 ont été bien dirigées ; les 3 autres l’ont été médiocrement et n’ont pas répondu au but qu’avaient en vue ceux qui ont fait des sacrifices pour les maintenir.Il est à espérer que les commissaires feront quelque chose pour améliorer l’état actuel de ces 3 arrondissements.En général, le nombre d’écoles est trop considérable pour les ressources à la disposition de la Corporation.Les comptes sont parfaitement bien tenus et accusent un état de finances florissant.22.Trois-Pistoles No.2.Ici encore un trop grand nombre d’écoles pour les moyens dont on peut disposer, de sorte qu’on est forcé d’engager de jeunes institutrices à $50 ou $60, et les résultats sont en proportion du salaire.Je dois néanmoins excepter deux écoles sur les 8 que possède cette municipalité, et où les progrès ont été passables.Ces 8 écoles sont, en général, fréquentées irrégulièrement comme le prouve l’assistance moyenne de 166 élèves seule ment sur un total de 231.Le secrétaire-tresorier est bien disposé, mais peu capable.Les finances sont tlans un état satisfaisant.23.St.Mathieu de Rioux.Petite municipalité détachée de celle de St.Simon, qui n’avait que deux écoles médiocres en opération, et depuis peu de temps seulement, lois de ma dernière visite.Une de ces 2 écoles a été fermée, parce que la maîtresse, qui la dirigeait, n’avait point de diplôme.Je crois devoir remarquer ici que le morcellement des municipalités me paraît, dans la plupart des cas, grandement préjudiciable au bon fonctionnement de la loi ; car c’est ordinairement une partie riche et importante de la paroisse qui se sépare des rangs pauvres et contribuant peu au fonds commun.Ces nouvellesmunicipalités, ainsi abandonnées à elles-mêmes, sont forcées, pour avoir des écoles, d’engager des maîtresses au rabais, et l’on sait ce que produisent généralement ces écoles.24.St.Simon.A 6 écoles sur pied, dont 2 sont bonnes et 4 fort inférieures.Tiois de ces dernières ont dû être fermées parce que les maîtresses, qui les dirigeaient, n’avaient point de diplôme.11 y a, dans cette municipalité encore, un trop grand nombre d’écoles pour les ressources mises à la disposition des commissaires.Les comptes et les procédés de la corporation sont tenus avec soin et ponctualité.25.St.Fabien.A4 écoies, outre une en commun avec le Bic.Trois de ces 5 écoles ont assez bien tait: les 2 autres n’ont produit que de faibles résultats, grâce à l’indifférence d’un certain nombre de contribuables.Le secrétaire-trésorier s’acquitte de ses devoirs comme il le faut.La formation d’un arrondissement mitoyen avec le Bic a mis fin à des plaintes qui se répétaient chaque année.Tout est, maintenant, eu voie rie progrès.26.Bic.Cette municipalité à 5 écoles en opération dont une est commune à St Fabien et au Bic.Ces 5 écolos sont toutes sur un bon pied et produisent de bien bons résultats, sauf une qui n’a pas fait autant qu’on aurait pu désirer.Les institutrices n’ont point de diplôme, mais doivent s’en munir à la prochaine réunion du bureau JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.133 des examinateurs.Il leur a été permis de contiuuer d’enseigner jusqu’à celte date, vu les progrès qu’elles ont fait faire à leurs élèves, ce qui est la meilleure preuve de leur aptitude.Les finances sont dans un meilleur état que par le passé, bien qu’il reste encore un assez fort montant de dettes à payer.27.Rirnouski.Il y a à Rimouski un couvent qui continue de donner pleine satisfaction et fréquenté par 58 élèves ; un collège industriel, dont l’enseignement est, ni plus ni moins, celui d’une bonne école modèle ordinaire ; deux bonnes écoles, celle de M.M.Coulombe et celle de Melle.J.Pouliot ; puis 10 écoles bien inférieures, mal pourvues de matériel et peu fréquentées.Une de ces dernières est indépendante.Les finances sont dans un état prospère et comme elles ne l’ont pas été depuis longtemps.Presque tous les anciens arrérages, ceux du moins qui sont dus par des personnes solvables, ont été perçus, et la corporation est en moyen de pouvoir faire honneur à ses engagements.Le secrétaire-trésorier a fait preuve d’urie activité et d’une énergie fort louables.28.St.Anaclet.N’a que deux écoles en opération, l’une assez bonne, et l’autre médiocre et peu fréquentée.Cette municipalité est un démembrement de la paroisse de Rimouski, et il sera probablement formé un 3e arrondissement avant longtemps.Les résultats obtenus durant le dernier semestre sont peu satisfaisants.Je ne puis rien dire de la manière dont les comptes et les procédés de la corporation sont-tenus, car je n’ai pu les voir, le secrétaire-trésorier étant absent lors de ma visite.29.Ste.Luce de Léssard.Il y a, dans cette localité, 7 écoles, dont 3 sont bonnes et quatre qui n’ont donné que de faibles résultats.Deux institutrices seulement sont munies de diplôme: trois devront discontinuer ; les deux autres seront employées jusqu’à la date de la prochaine réunion du bureau des examinateurs.Il y a 262 enfants fréquentant ces 7 écoles, avec une assistance variant de 117 à 225.Il y a peu de zèle de la part d’un grand nombre de contribuables pour l’instruction de leurs enfants.Les contributions se paient lentement : il y a certainement manque de moyens chez plusieurs, mais aussi manque de bonne volonté chez un plus grand nombre.Depuis quelques années, les progrès sont faibles dans les écoles des arrondissements nos.3, 4, 5 et 7.Les comptes et procédés de la corporation sont assez bien tenus : ils accuseut un état fort arriéré.30.Lepage de Ste Flavie.Avait 6 écoles sur pied, toutes passables.Il a fallu beaucoup de persévérance et d’énergie de la part des commissaires pour arriver à un résultat aussi satisfaisant dans une municipalité où le plus grand nombre des contribuables était opposé à tout mode coercitif et à toute contribution quelconque.Tout me fait espérer aujourd’hui qu’avant peu d’années, cette paroisse ne le cédera à aucune autre de mon district sous le rapport de l’éducation.La corporation est endettée de la somme de $128.Le secrétaire-trésorier remplit bien ses devoirs.31.Métis.A 3 petites écoles fréquentées par 47 enfants, et dans lesquelles on n’enseigne que la lecture, quelques notions d’arithmétique et d’écriture.Le salaire des instituteurs n’est que de $48.Il y a une apathie décourageante parmi cette population écossaise pour tout ce qui a trait à l’éducation de la jeunesse.Aussi les progrès sont pour ainsi dire nuis.Le secrétaire-trésorier s’acquitte de se?devoirs comme il le faut.32.St.Octave.A 4 écoles fréquentées par 113 élèves.Une seule de ces écoles a fait des progrès et a été fréquentée régulièrement ; les trois autres ont fait peu.On a réuni dernièrement ces trois arrondissements en un seul, et l’instituteur qui dirige l’école a déjà fait faire des progrès remarquables à ses élèves.Il règne dans cette localité une indifférence d’autant plus difficile à faire disparaître qu’elle se couvre du prétexte de pauvreté, de manque de vêtements convenables pour envoyer les enfants à l’école et du besoin qu’ont les parents de les garder à la maison pour les travaux agricoles.La corporation est bien disposée et fait autant qu’il lui est possible pour remplir ses devoirs d’une manière efficace.Les comptes laissent à désirer sous le rapport de la régularité.33.Matane.A 3 écoles en opération et une de fermée, pour la raison qu’il n’a pas été possible de se procurer une institutrice ayant un diplôme.Deux des institutrices, pour l’obtenir, ont eu à faire un voyage de 100 lieues.Les résultats obtenus sont satisfaisants, et je n’ai que des éloges à faire pour la régularité avec laquelle fonctionne la loi d’éducation dans cette paroisse, qui, quoique située à l’extrémité inférieure du district de Kamouraska et delà côte du Sud, est plus avancée que plusieurs autres paroisses plus riches et plus prétentieuses.Les comptes sont passablement tenus et accusent une forte balance en faveur de la corporation.Ici finit l’examen détaillé des diverses municipalités de mon district d’inspection.Les obstacles à l’avancement et aux progrès des écoles sont les mêmes que ceux déjà signalés dans mes rapports précédents, et il est inutile de les rappeler de nouveau.Il me suffira de donner ici un résumé de ce qui précède.Nombre de municipalités où la loi d’éducation est en opération.Nombre d’écoles élémentaires bien tenues,.“ “ “ médiocres,.“ “ “ insuffisantes,.“ “ modèles.“ “ supérieures de filles,.“ de couvents enseignant,.“ de collèges.“ d’écoles indépendantes,.“ d’élèves fréquentant toutes espèces d’institutions d’éducation.7284 Coût moyen de l’instruction donnée à chaque élève.$2.90 Dans pe dernier chiffre ne sont pas comprises les fournitures classiques qui peuvent s’élever, en moyenne, à un écu.33 80 42 37 5 3 5 2 5 Extraits d’un rapport de M.l’Inspecteur Boivin.Il y a dans mon district d’inspection un couvent enseignant, une académie, une école modèle et 36 écoles élémentaires, dirigées par 9 instituteurs et 27 institutrices.Ces différentes institutions sont fréquentées par 1444 élèves, dont 777 garçons et 667 filles.Sur ce nombre 468 commencent à épeler ; 976 lisent couramment ; 302 lisent bien ; 862 écrivent ; 420 apprennent l’arithmétique simple ; 242 l’arithmétique composée ; 5 la tenue des livres ; 292 l’histoire ; 448 l’orthographe ; 594 la grammaire française ; 32 la grammaire anglaise ; 330 l’analyse grammaticale ; 52 l’art épistolaire ; 223 la géographie ; 64 traduisent l’anglais en français et 7 apprennent le latin.Etat sommaire de l’éducation dans chaque municipalité du district d’inspection de M.Boivin.1.St.Fidèle.Il y a trois écoles en opération danseette municipalité.Elles sont toutes dirigées par des institutrices.La meilleure est celle de l’arrondissement numéro 1, sous la direction de Melle.Marie Brassard.Celle de l’arrondissement No.2 est tenue par une institutrice habile qui enseigne depuis huit années et a les talents et l’énergie nécessaires pour faire progresser ses élèves.L’école de l’arrondissement No.3 était fermée lors du passage de M.Boivin, les enfants étant retenus chez eux par l’intensité du froid et le mauvais état des chemins.Les arrérages de cotisation dûs aux commissaires s’élèvent à £18 0 0 ; leurs dettes, de leur côté, sont de £25 0 0.2.Malbaie.Cette municipalité a cinq écoles en opération.L’école No.1 (département des garçons) est conduite avec talent par M.O.Martin.Il enseigne l’anglais à quelques-uns de ses élèves.Cet instituteur aurait besoin d’un adjoint à cause du grand nombre d’enfants qui fréquentent son école.Le département des filles est confié à une institutrice capable.Les écoles des arrondissements Nos.2, 5 et 6 sont aussi dirigées par des institutrices avec plus ou moins de succès; elles se plaignent cependant des fréquentes absences des enfants.L’institutrice de l’arrondissement No.4 mérite les plus grands éloges pour la manière habile dont elle conduit son école.Les affaires monétaires île la municipalité sont bien administrées par le secrétaire-trésorier, M.E.Tremblay.3.Ste.Agnès.Lors de la visite de M.l’Inspecteur Boivin, il y avait quatre écoles d’ouvertes dans celte municipalité.La meilleure est celle de l’arrondissement No.2, tenueparMelle.de Lima Potvin.L’arithmétique y est enseignée avec succès ; il en est de même des autres branches d’instruction.Les enfants de l’école No.1 sont moins avancés que ceux de l’école de l’arrondissement No.2, à cause de leurs fréquentes absences.Les écoles des arrondissements Nos.3 et 4 sont tenues par de jeunes institutrices qui débutent dans la carrière de l’enseignement.Le secrétaire-trésorier étant absent, M.Boivin n’a pu inspecter les livres et comptes de la corporation de cette municipalité.4.St.Irénée.Il y a trois écoles qui fonctionnent dans cette paroisse.L’école de l’arrondissement numéro un est fréquentée par un trop grand nombre d’enlants pour que l’institutrice qui la dirige puisse leur faire faire des progrès.Les résultats de l’exa- 134 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.rnen des élèves de l’école No.2 ont été très-satisfaisants.Ils savent bien les éléments de la grammaire française, lisent exactement et ont une écriture soignée.Cette école est confiée à une institutrice qui y enseigne depuis 3 ou 4 ans.L’école No.3 ne fonctionne que depuis 9 à 10 mois ; les élèves sont par conséquent peu avancés.Les commissaires de cette municipalité, quoique peu instruits, s’acquittent bien de leurs devoirs.Leurs affaires sont sagement administrées.5.Eboulements.Il y a cinq écoles en opération dans cette municipalité.Les commissaires ont fait les plus louables efforts pour mettre sur un pied convenable une bonne école modèle.Cette institution, fréquentée par 60 élèves, est sous la direction de M.Cléophas Côté, qui n’épargne ni temps ni peine pour faire faire des progrès aux enfants.La classe des filles est confiée à Melle.Boudreault.L’école No.2 est tenue par un instituteur qui enseigne depuis plusieurs années et qui paraît posséder beaucoup d’expérience.L’école de l’arrondissement No.3 est aussi tenue par un instituteur expérimenté.L’école No.4 manque des choses nécessaires aux progrès des enfants qui la fréquentent.Celle du No.5 est dirigée par une institutrice qui semble pleine de zèle.Les commissaires qui, du reste, remplissent leurs devoirs, négligent cependant de percevoir les cotisations ; il leur est dû £120 d’arrérages et ils ont une dette de £40.6.Township de Settrington.Il n’y a qu’une seule école en opération dans cette municipalité.Les colons de ce township sont trop pauvres pour qu’on y établisse le système de la cotisation.7.St.Urbain.Il y a deux écoles qui fonctionnent dans cette municipalité.L’instituteur de l’école de l’arrondissement No.1, M.Onésime Larouche, n’a qu’un mince salaire ; cependant, cela ne l’empêche pas de s’acquitter avec zèle de ses devoirs.L’autre école n’est que depuis 7 à 8 mois sous la direction d’une jeune institutrice.Affaires monétaires parfaitement conduites.8.Baie St.Paul.Outre un beau couvent que possède cette municipalité, il s’y trouve de plus une académie et 11 écoles élémentaires sous contrôle, en y comprenant la classe des externes du couvent, très-habilement conduite par une Sœur de la Congrégation de Notre-Dame, et la classe élémentaire de l’académie.L’académie, qui n’a aujourd’hui que deux années d’existence, est fréquentée par 50 élèves et est dirigée par M.O.Perron, qui a suivi un cours classique au Séminaire de Québec.La classe élémentaire est confiée aux soins de M.Simon Côté, ancien élève de cette institution.Les écoles élémentaires, à l’exception de trois qui sont dirigées par des in-tituteurs, sont toutes tenues par des institutrices formées au couvent de l’endroit.Sur les 11 écoles élémentaires, 3 sont mauvaise*, 1 est médiocre, 5 sont bonnes et 2 sont excellentes.Les comptes de la corporation sont bien tenus.9.Petite-Rivière St.Fiançois.Il n’y a qu’une seule école en opération dans cette municipalité.Melle.Adélaïde Thalon la dirige avec succès.Les affaires monétaires de la municipalité sont bien tenues.10.Isle-aux-Coudres.Il y a quatre écoles en opération dans cette municipalité.L’une est indépendante et les trois autres sont sous contrôle.L’école indépendante est fréquentée par 27 élèves et soutenue par 18 contribuables, qui payent de plus leur cotisation à la corporation scolaire.L’institutrice de l’école No.1 enseigne avec succès ; aussi ses élèves font-ils de grands progrès.L’école No.2 est tenue par une jeune institutrice très-capable, mais qui n’enseigne que depuis quelques mois.Celle de l’école No.3 se plaint d'il peu d’assiduité de ses élèves et, par conséquent, de leur peu de progrès.Les affaires des commissaires sont bien administrées.11.Escoumains.Il n’y a qu’une école en activité dans cette municipalité.Cette école est dirigée par une institutrice qui touche un salaire de £25.M.Boivin termine son rapport en attirant l’attention de M.le Surintendant sur le désir qu’éprouvent les contribuables de toutes les municipalités qu’il a parcourues de profiter des dispositions bienveillantes de la loi des écoles, laquelle accorde au riche comme au pauvre le droit d’v venir en même temps recevoir l’instruction.(A continuer.) Petite Revue Mensuelle.Le mois de juillet a été signalé pour les habitants d’une partie du Bas-Caoada, par la visite de Lord Monck, qui depuis son arrivée à Québec, avait été retenu dans cette ville par les affaires publiques.S.E.a profité des premiers loisirs que lui ont laissés la vacance du parlement pour voir Montréal, les Trois-Rivières et Sorel.La présence du Gouverneur-Général dans les deux premières villes, lui a donné l’occasion de prouver, d’une manière éclatante, tout l’intérêt qu’il porte à l’instruction publique, et nos lecteurs trouveront consigné dans une autre partie de cette feuille, le compte-rendu des visites qu’il a faites à plusieurs maisons d’éducation.S.E.a de plus visité les deux grands hôpitaux de Montréal, le nouvel Hôtel-Dieu ou Mont Ste.Famille et l’hôpital connu sous le nom d’hôpital anglais.L’un de ces établissements est desservi par les professeurs de l’Ecole de Médecine Canadienne, l’autre par la Faculté de Médecine de l’Université McGill ; ces deux corps de médecins ont présenté des adresses à S.E.Le Palais de Justice, le Pont Victoria et les autres principaux monuments de Montréal, ont aussi attiré l’attention de Lord Monk, qui a paru surpris et enchanté de la beauté et de la grandeur de cette ville.Les citoyens de Montréal ont invité le nouveau représentant de Sa Majesté à un banquet où se trouvaient réunis les chefs des divers partis politiques dans la province.S.E., suivant l’usage britannique de traiter les affaires de l’état dans de pareilles circonstances, a fait un discours qui a presque été un événement.Les déclarations de S.E.su sujet de la défense du pays, ont été depuis, le thème constant de discussions dans la presse politique, discussions rendues plus actives et plus intéressantes, par celles qui ont eu lieu subséquemment dans la Chambre des Communes et dans la Chambre des Lords.Lord Palmerston aurait été jusqu’à déclarer que “ le gouvernement impérial avait envoyé en Canada tout ce qu’il avait de troupes disponibles et que c’était à la colonie à faire le reste.” Ou doit voir dans ces paroles l’influence croissante du parti économiste, qui tient peu de compte des colonies.M.Roebuck, (par parenthèse notre ancien agent à Londres) ne s’est point gêné de dire que le peuple du Canada paraissait se croire indispensable à l’Empire, mais qu’il fallait le détromper.Oublie-t-il que la force de l’Angleterre dans le monde, c’est l’empire des mers, et que san3 de nombreuses colonies répandues sur toute la surface du globe, elle n’aurait point acquis ou du moins elle n’aurait point conservé jusqu’ici sa prépondérance maritime ?Plus que jamais sa devise est forcément: aut Cœsar aut nullus.Dans un édifice aussi colossal, on ne saurait affirmer qu’une partie quelconque de la charpente puisse être enlevée impunément.La position déplorable vers laquelle tout pousse aujourd’hui les Etats voisins, a sans doute persuadé aux hommes d’état anglais que le Canada ferait tout au monde pour n’en point partager les malheurs.Cette position a été toutefois mentionnée par Lord Palmerston avec la plus grande circonspection.Il a dit, avec raison, que plus on discuterait en parlement les torts réciproques et les chances de succès des parties belligérantes, moins on serait en état de leur rendre service plus tard.Cela ne l’a pas empêché cependant de flétrir, comme elle le mérite, l’odieuse conduite tenue par le général Butler, à la Nouvelle-Orléans.Voici les propres paroles du noble Lord, auxquelles l’humanité entière ne peut que faire écho.“ Je pense que nul ne peut lire la proclamation dont il a été parlé sans ressentir la plus vive indignation.(Applaudissements.) C’est une proclamation que je ne crains pas de qualifier d’infâme.(Nouveaux et bruyants applaudissements.) Un Anglais doit rougir quand il pense qu'un tel acte a été commis par un homme appartenant à la race anglo-saxonne.Si elle était émanée du chef d’une horde de sauvages, on l’aurait regretté, mais on n’en eût pas été surpris.Mais songer qu’un tel ordre du jour a été fait par un soldat (applaudissements), par un homme parvenu au poste élevé de général, c'est là, certes, un sujet d’étonnement, non moins que de peine.Je De puis douter que le gouvernement américain ne flétrisse et ne condamne ce fait dès qu’il en aura connaissance.(Ecoutez I) Nous avons reçu hier une dépêche de lord Lyons nous communiquant, d’après un journal américain, le paraphe lu par l’honorable baronnet et l’ordre du jour du générol Beauregard.11 n’y a aucune objection contre la production de ces papiers.Quant à la marche que le gouvernement de la Reine adoptera, la Chambre verra sans doute qu’il y a matière à réflexion.Mais je suis persuadé qu’il n’y a pas en Angleterre un seul homme qui ne partage les sentiments si bien exprimés par l’honorable baronnet et par mon honorable ami.(Applaudissements.)’’ Butler aura, du reste, peut-être à rendre compte personnellement de sa conduite à ceux qu’il a outragés, car il est aujourd’hui fortement question de reprendre la Nouvelle-Orléans.A l’Est, au centre et à l’Ouest, les fédéraux n’ont depuis deux mois éprouvé que des revers.Au lieu de prendre Richmond, comme ils s’en vantaient, ils ont été repoussés après cinq jours de combats acharnés, bien loin de cette ville et malgré tous ce qu’ils ont pu affirmer des forces supérieures de l’ennemi, il est maintenant constaté que tous les corps d’armées du Sud autour de Richmond n’ont jamais excédé cent vingt mille hommes.Lamarche rétrograde de McClelland n’a cessé que lorsqu’il s’est trouvé complètement protégé par les canonnières, la grande ressource du Nord.Mais comme les républiques décrètent la victoire, et destituent impitoyablement les généraux qui ne se conforment pas à leurs volontés sur ce point, lorsque toutefois elles ne les envoient pas aux sombres rivages, McClellan se voit aujourd’hui supplanté par le général Pope, comme il avait lui-même supplanté McDowell , le vaincu de Bull’s run.Seulement on se contente de grouper sous Pope la plus grande partie des forces, ce dernier devant tenir tête au fameux Jackson.Les exploits de VArkansas, le Merrimac de l’Ouest, ont fait lever enfin le siège de Vicksburgh, et de tous côtés, dans les états conquis ou envahis, les guérillas et même de nouvelles armées se lèvent plus formidables que jamais. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.135 Le président a ordonné une levée de trois cent mille hommes et les enrôlements volontaires ne suffisant plus, il est enfin certain que l’on va recourir à la conscription partout ou l’enthousiasme, aidé de fortes primes, ne donnera point des résultats satisfaisants.Malgré les déclarations de Lord Palmerston, VIndépendance Belge et quelques journaux français continuent à annoncer une intervention prochaine ou tout au moins une médiation des puissances européennes.La Revue Contemporaine combat avec talent les arguments que l’on oppose à cette médiation ; mais d’autres journaux disent avec raison que la France en a assez de toutes ces expéditions lointaines, qui lui coûtent trop cher et ne lui rapportent qu’une gloire dont elle n’a aucun besoin.On ne doit point s’étonner de cette sagesse économique, lorsque l’on voit l’Angleterre hésiter à défendre ses propres colonies.De plus, les résultats de l’expédition combinée du Mexique dans laquelle la France se trouve seule aujourd’hui, montrent combien sont dangereuses ces aventures chevaleresques.L’armée expéditionnaire va être portée à 30,000 hommes ; mais l’expédition elle-même se trouve rétrécie dans sa portée et dans son objet.Il paraît certain que dès que l’échec subi par les troupes françaises aura été vengé et qu’une indemnité suffisante aura été prélevée, on abandonnera le Mexique à ses destinées.Toute importation d’archiduc est aujourd’hui hors de question, car les affaires d'Orient ont de nouveau éloigné l’Autriche de la France, pour la rapprocher de l’Angleterre, it une nouvelle combinaison diplomatique paraît se former entre la Russie, la Prusse, la France et l’Italie d’une part, et l’Autriche, l’Angleterre et la Turquie de l’autre.C’est à cette combinaison, en vue des événements qui, d’un jour à l’autre, peuvent surgir à Constantinople, que l’on attribue la reconnaissance sans conditions, ou du moins sans conditions sérieuses, du royaume d’Italie par la Russie et par la Prusse.Il faut, en effet, de bien puissants motifs, pour que ces complices du partage de la Pologne viennent donner une confirmation aussi éclatante à la doctrine de l’autonomie politique.Ce succès vient bien à point pour le cabinet de M.Rattazzi, contre lequel Garibaldi, réfugié en Sicile, conspire aujourd’hui avec une fureur et une activité sans pareilles.Rome et Venise, affirme l’homme de la destinée, doivent être conquises sans plus tarder, et des manifestations inquiétantes ont eu lieu dernièrement dans la première de ces villes.On craint un débarquement de chemises rouges, et une escadre française croise sur les côtes d’Italie, prés de Civita Vecchia, afin de donner au besoin une leçon au héros révolutionnaire qui, dans ses discours et ses écrits, maltraite également le cabinet de3 Tuileries et celui de Turin.La question italienne entre donc dans une nouvelle phase, et cela au moment même où viennent de se terminer, à Rome, les grandes cérémonies de la canonisation des martyrs du Japon ; et au moment où l’univers catholique est encore sous l’émotion profonde des manifestations faites en faveur du pouvoir temporel.Cette émotion se traduit partout par les ovations qui accompagnent le retour des évêques dans leurs diocèses respectifs.En France surtout, la réception d’un grand nombre de prélats a montré que le sentiment catholique y est beaucoup plus vif qu’on ne le croyait.Le Canada, sous ce rapport, ne veut point rester en arrière de son ancienne mère-patrie, et l’accueil fait par les populations, ces jours derniers, aux évêques de St.Hyacinthe et de Montréal, en est une preuve bien éclatante.Les citoyens de Montréal avaient nolisé le bateau à vapeur Montréal, le plus neuf et le plus élégant de ceux de la Compagnie du Richelieu, et une députation, à la tête de laquelle se trouvaient l’hon.M.de Beau-jeu, président de la Société St.Jean-Baptiste, et M.McKenna, président de la Société St.Patrice, alla au-devant de l’évêque jusqu’à Sorel.Depuis cette ville jusqu’à Montréal, les deux rives du fleuve ont offert un spectacle des plus ravissants.La foule, accourue autour des églises dont les cloches sonnaient à toute volée, témoignait par des chants pieux, par des acclamations, par des décharges d’artillerie et de mousqneterie, par les pavillons et les oriflammes qui s’agitaient au souffle d’une brise rafraîchissante, tout l’enthousiasme qu’elle éprouvait.De temps à autre même, des chaloupes et des bateaux, élégamment pavoisés, apportaient plus près encore du pasteur les vœux et les félicitations de son peuple.Un second bateau à vapeur, nolisé par les Conférences de la St.Vincent de Paul, vint jusqu’à Varennes au-devant du Montréal, et l’arrivée, dans le port, des deux vaisseaux chargés d’une foule compacte et animée d’une gaité contenue et respectueuse, offrit le plus beau coup-d’œil.Les quais et l’Hôtel - de - Ville étaient encombrés; une garde d’honneur des Chasseurs Canadiens et une escorte de cavalerie attendaient le prélat ; après la présentation d’une adresse, lue par l’hon.M.de Beaujeu, et après la réponse de 1 évêque, la procession se forma et le conduisit, au bruit de toutes les cloches de la ville, à travers les rues pavoisées, à la grande église paroissiale de Notre-Dame.Sous le porche de l’église, M.Granet, supérieur du Séminaire, présenta une adresse, à laquelle S.G.répondit.Il pouvait être sept heures du soir et déjà l’obscurité qui régnait dans le temple majestueux et contenant de 8 à 10,000 personnes, donnait à la c,^r^Q10D*e UD caractère des plus touchants.Après un Te Deum, l’évêque se rendit à sa cathédrale, où une nouvelle adresse lui fut présentée par le grand-vicaire, doyen du chapitre, et où se fit une autre cérémonie religieuse.Les édifices religieux de la ville, collèges, couvents, hôpitaux, etc., et plusieurs maisons de particuliers, furent illuminés pendant une partie de la nuit.Par une coïncidence qui a certainement quelque chose de providentiel, au moment même de la canonisation des martyrs japonais, la civilisation chrétienne faisait, dans l’extrême Orient, deux conquêtes importantes.L’empereur de la Chine, qui a besoin aujourd’hui des secours de la France et de l’Angleterre pour dompter la rébellion, vient de faire au christianisme des conce sions importantes, et celui de la Cochinchine, réduit à l’impuissance par les résultats de l’expédition franco-espagnole, vient de céder à la France toute la Basse-Cochinchine, c’est-à-dire six de ses plus belles provinces, en même temps qu’il promet d’accorder à la religion chrétienne toute liberté.Il ne s’agirait donc plus que de forcer le Japon lui-même à imiter la conduite de la Chine et de la Cochinchine.La grande ambassade qu’il vient d’envoyer à Paris, comme il eD avait envoyé une à Washington, montre que ces barbares aussi voient arriver l’heure de leur transformation.Les Japonais ont été, pendant quelques jours, au nombre des lions de la grande exposition de Londres, où leurs costumes et leurs excentricités ont eu un grand succès.L’exposition elle-même vient de se terminer par la distribution solennelle des médailles, faite par le duc de Cambridge.On trouvera dans notre Bulletin des Arts et des Beaux-Arts et dans notre Bulletin de VInstruction Publique, divers articles intéressants sur cette grande fête de la science et de l’industrie.Le mariage de la Princesse Alice avec le Prince Louis de Hesse-Darmstadt, qui vient de s’accomplir, sera, assure-t-on, suivi assez prochainement de celui beaucoup plus important de S.A.R.le Prince de Galles avec la princesse royale du Danemark.Le prince, déjà si affligé par la mort de son père, vient de perdre encore une personne qui devait lui être bien chèie, son gouverneur, le général Bruce, si connu et si estimé dans ce pays.Robert, second fils de ce Lord Elgin, que ses collections d'antiquités avaient rendu si célèbre, était né le 15 mars 1813.Attaché à la fortune de son frère, Lord Elgin, il le suivit en qualité de secrétaire en Canada, où, dans le3 épreuves les plus difficiles, il montra un tact et une discrétion admirables, et sut se faire aimer de tous par son affabilité et ses autres qualités.C’est tout dire à sa louange que de rappeler que lorsqu’il fut chargé de l’éducation de l’héritier de la couronne, l'opinion publique, dans tout l’empire, ratifia ce choix comme le meilleur que l’on pût faire.Le Prince de Galles, dans le même temps où il perdait cet excellent maître, qui l’avait accompagné dans son voyage en Egypte et en Orient, visitait la France et était reçu avec la plus grande distinction par l’Empereur.Ce dernier vient lui-même de parcourir l’Auvergne et une grande partie de la Frauce centrale ; un des objets de son voyage est de bien préciser la position des différentes batailles livrées dans les Gaules par Jules César, dont il écrit l’histoire.Ce voyage a été marqué par des excès de flatterie bien ridicules.Ainsi, M.de Morny a bien voulu transformer en cavernes de conspirateurs où s’est entretenu, selon lui, le fanatisme napoléonien (textuel) les chais ou caves à vin de l’Auvergne ; et le maire de Bourges, en présentant à l’empereur les clefs de cette ville, lui a assuré qu’elles étaient la faible expression des sentiments d’affection de ses administrés.“ Voilà, s’écrie la Revue Contemporaine, que le fameux sabre qui fut le plus beau jour de la vie de M.Prudhommc va avoir désormais pour rivales les clefs de la ville de Bourges ! ” Nous ignorons si les exagérations de cet excellent maire vont être récompensées aussi magnifiquement que celles du président du corps législatif; mais toujours est-il que celui-ci vient d’être créé duc; on assure que c’est pour remplacer le duc Pasquier, qui vient de mourir, après une vie durant laquelle il a vu passer, tout en y prenant part (et la meilleure part) tous les régimes qui se sont succédés en France depuis un siècle.L’Empereur lui-même ambitionnerait, dit-on, une aut e partie des dépouilles du chancelier.Le César moderne, bâtissant sa réputation littéraire sur le récit des exploits guerriers de l’autre César, se présenterait, son livre à la main, devant les immortels, et ce qu’il y aurait de piquant, c’est que son ennemi intime, M.de Montalem-bert, serait chargé par l’étiquette de l’illustre assemblée, de répondre à son discours de réception.On a nié, il est vrai, que le souverain eût cette nouvelle prétention, et l’on a mentionné d’autres candidfftures dont quelques-unes laisseraient encore au panégyriste de Ste.Elizabeth de Hongrie une tâche assez difficile.Pour en revenir à M.Pasquier, nous emprunterons quelques phrases assez piquantes à la notice biographique que lui consacre Y Illustration.“ M.le chancelier Pasquier est mort, et c’est à peine si l’on peut le croiie, tant on était habitué à le voir vivre.Beaucoup d’hommes qui ont marqué dans les événements accomplis, il y a trente ou quarante ans, ne le retrouvent dans leur souvenir que sous les traits d un vieillard.Il avait l’âge théologique du discernement à la mort du roi Louis XV ; il était un jeune homme quand la révolution française commença et un homme fait quand elle finit.Treize gouvernements et d’innombrables ministères avaient trépassé sous ses yeux, tués par des coups de foudres ou usés par de lentes maladies.Il s’en était consolé, grâce à beaucoup de philosophie.Il était le doyen des hommes politiques, le doyen des ducs, le doyen des académiciens, le doyen des causeurs spirituels, et le dernier des conseillers au parlement de Paris.A quatre-vingt-seize ans, il est malaisé de ne pas être l’aîné de beaucoup de gens et le survivant de beaucoup de choses.“ Préfet de police, il lui arriva la chose la plus merveilleuse peut-être de toute sa vie publique : cerné dans son hôtel, il fut arrêté et conduit à la Force par les complices de Mallet ; et pourtant l’Empereur ne le destitua pas.Le gouvernement de la Restauration fut si prodigue pour lui de faveurs et de dignités qu’on l’appela Pasquier Yinévitable.Il supportait d’ailleurs à merveille les présents de la destinée et n’eu était point 136 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.écrasé ; tant il avait d'esprit, de souplesse et de ressort.I.e ciel n'eut jamais à regretter de l’avoir traité en enfant gâté : il était de ceux qui tont honneur à la fortune.” Cette nécrologie, triste moyen de transition, nous ramène dans notre pa) s, où plusieurs personnages importants sont passés de vie à trépas depuis notre dernière revue.Ce sont d’abord, M.le grand vicaire Gau-vreau, qui fut pendant de longues années, l’un des soutiens les plus efficaces du collège de Ste.Anne-la-Pocatière ; puis Thon.William Hamilton Merritt, ancien ministre et conseiller législatif; puis encore le juge Rolland, type intéressant de la vieille magistrature française ; puis enfin Sir Allan MacNab, président du Conseil Législatif.Ce dernier et M.Merritt, occuperont une grande place dans l’histoire de notre pays.Sans M.Merritt, le Canada n’aurait point acquis l’importance commerciale et industrielle que lui ont donnée ses vastes travaux de canalisation ; sans le courage, disons mieux, sans l’audace de Sir Allan McNab, le Haut-Canada ferait peut-être aujourd’hui partie des Etats-Unis.William Hamilton Merritt, Daquit à Weschester, dans l’état de New-lork, le 3 juillet 1793.Son père, Thomas Merritt, qui servit du côté du gouvernement anglais, dans la guerre de l’indépendance, émigra au Nouveau-Brunswick puis au Canada.Fidèle aux traditions de sa tamille, le fils servit en 1812, dans l’armée canadienne et se distingua en plusieurs rencontres.Il tut élu pour la première fois au parlement du Haut-Canada, en 1832, par le comté de Haldiraand, et fut réélu par divers autres comtés, tant dans 1 Assemblée Législative de cette province que dans celle de la province unie jusqu’à 1860, où il fut élu au Conseil Législatif, par la division de Niagara.La mort l’a surpris occupé comme toujours d’utiles projets; celui auquel il travaillait dans ces derniers temps, était l’établissement d’une ligne de petits vaisseaux à vnpeur, propres à transporter le blé et la farine de l’Ouest jusqu'à Québec, sans transbordement et la construction dans cette dernière ville de docks et de magasins destinés a en faire le grand entrepôt de ce commerce.Mais la grande idée de sa vie, celle qui remplit une partie notable de son existence, fut la construction du canal de Welland ; dire ce qu’il montra de persévérance et d’activité, ce qu’il déploya de ressources pour parvenir à l’exécution de ce projet qu’il eut enfin la satisfaction de voir réalisé, est plus que nous ne pourrions faire.Son zèle pour tout ce qui touchait au développement des ressources matérielles du pays était quelquefois excessif, et plus d’une fois il a été traité de visionnaire.On lui a dit à propos du chemin de fer qu’il fit faire le long d’une partie du canal de Welland, qu’il ne serait jamais content tant qu’il n’y aurait paâ un canal d’établi tout le long du St.Laurent et des grands lacs, un chemin de fer le long du canal et un tunnel par dessous.M.Merritt appartenait au parti réformiste du Haut-Canada, et fut ministre des travaux publics sous la seconde administration LaFontaine-Baldwin.La biographie de Sir Allan MacNab, requerrait plus d’espace que nous ne pouvons lui en consacrer aujourd’hui.Nous y reviendrons plus tard.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.— Exposition de Londres : Département de l’éducation.On arrive à ce département par un escalier qui part du vestibule entre la grande galerie des tableaux anglais et celle de3 tableaux étrangei’3.La formation de ce département a été confiée à un comité composé d’hommes à la tête des principales maisons d’éducation du jour.La liste en est donnée au long dans le Guide officiel.(Official Directory.) Le Surintendant et les membres de ce comité avaient d’abord conçu un plan beaucoup plus vaste et qu’il leur a été impossible de réaliser dans un espace aussi étroit.On avait l’intention d’avoir un département réunissant tous les objets ayant trait à l’instruction en général ; mais les commissaires étrangers ont exprimé le désir d’avoir une collection pour chaque nation séparément; de sorte que, de cette manière, il n’y a pas moyen de comparer entre eux les livres en usage dans les différentes parties de l’Europe.La liste des objets admis offre, néanmoins, quelque intérêt, vu qu’elle indique le mode de classification qu’avait en vue le comité.L’espace demandé par les exposants était à peu près quinze fois plus considérable que celui qui est à la disposition du comité national, et l’on comprend qu’il a été bien difficile de trouver un espace convenable pour tous les objets exposés.Voici la classification qu’a enfin adoptée le surintendant du comité : Classe A.Livres, cartes, diagrammes." B.Appareils d’enseignement.11 C.Joujoux et jeux.“ D.Démonstrations de la science élémentaire.Ci-suit la liste des principaux objets envoyés dans chacune de ces classes.Classe A.Tousles principaux éditeurs de livres d’école ont envoyé à cette cla3.;e leurs traités et leurs manuels les plus récents, qui sont disposés de manière à pouvoir être consultés facilement, ce qui est un grand avantage pour les instituteurs ou tous ceux qui s’occupent d’éducation.Les cartes de MM.Stanford, Nelson et Wyld sont dignes d’attention.M.Abbott a exposé une mappemonde donnant la véritable forme de la terre et faisant, par conséquent, disparaître la fausse impression que conçoivent les enfants en voyant le globe terrestre représenté par deux tableaux plats et circulaires.Cette classe est surtout riche en diagrammes de différentes espèces et en dessins ayant rapport à l’instruction et pouvant servir à orner élégamment les murailles d’une chambre d’école.MM.Griffith et Farran, M.Gordon, d’Edimbourg, ainsi que MM.Darton et Hodge, ont fait montre d échantillons fort remarquables.MM.Smith et M.Newton ont exposé des globes en caoutchouc, et M.Betts a exhibé des globes portatifs faits en ardoise et à l’usage des écoles.Classe B.Cette classe a été l’objet d’une attention bien marquée de la part des grandes sociétés religieuses ou d’éducation La société nationale, la société coloniale, etc., etc.y ont contribué chacune pour leur part, et plusieurs des échantillons exposés sont d’une grande valeur.Il y a, entre autres, des meubles, des tableaux de lecture par images, des livres, et tout l’appareil et les tableaux nécessaires à une école élémentaire.Il y a aussi de beaux modèles de pupitres en miniature, de chevalets et d’autres objets, le tout offrant ce qu’il y a de plus parfait en ce genre.Une des sociétés religieuses a exposé un superbe tableau représentant le collège qu’elle a dernièrement érigé à Stockwell.L’œuvre philanthropique de l’école des mendiants (Ragged school) est représentée par un joli tableau.On y voit le gamin des villes préservé du vice et de la misère et élevé par les soins charitables de cette association, jusqu’à ce qu’il devienne un citoyen à l’aise.Près de cette série de tableaux se trouve un modèle de la maison bâtie en l’honneur de Samuel Gurney, et qui peut contenir 50 élèves.Cette maison est la cinquième de ce genre qu’érige l’association qui vient d’être nommée.Cette classe renferme aussi un échantillon du mode suivi dans l’eu-seignement du dessin.Le département des sciences et des arts exhibe ici une série complète de tableaux montrant le cours suivi dans les écoles de dessin du gouvernement.Il y a peu d’objets dans cette classe qui attireront l’attention du philanthrope autant que ceux qui ont trait à l’enseignement des aveugles.On trouve ici tout ce qui peut aider à enseigner à l’aveugle la lecture, l’écriture, l’arithmétique, la géographie et les arts industriels.L’on sait que les ami3 et les protecteurs des divers asiles d’aveugles ne se sont pas toujours accordés sur la meilleure manière de leur enseigner à lire.Plusieurs pensent qu’un système phonétique, exempt des anomalies et des difficultés que présente l’alphabet ordinaire, pourraît être employé avec avantage pour les élèves qui, n’ayant jamais vu un livre, n’ont rien à désapprendre, et ne sont point arrêtés par les obstacles créés par l’usage de notre orthographe.Il est surtout intéressant d étudier les diverses formes d’alphabets qui ont été inventés pour cet objet ; et I on peut observer que l’expérience semble avoir conduit à l’adoption des caractères romains ordinaires et à l’assimilation, pour les aveugles, der caractères saillants aux caractères ordinaires dont on se sert pour nos livres.Il a été exposé quelques cartes et tableaux en relief, des échantillons d’écriture et de chiffres, ainsi que deux grands globes, aussi en relief et qui méritent l’attention de tous ceux qui s’occupent d’améliorer l’enseignement donné dans les asiles d’aveugles.Le Vicomte Cranborne et M.Edmund Johnston ont non-aeuiement fourni plusieurs échantillons à cette classe, tels que livres en relief, etc , mais ont pris eux-mêmes une part active dans le choix et la classification de tous les objets de cette collection.M.Haskins a aussi exposé deux instruments de musique qui ressemblent à l’aneien accordéon, à l’exception des clefs qui sont semblables à celles du piano.M.Haskins exhibe ces instruments comme pouvant être d’usage dans les écoles, ou dans les chapelles qui n’ont point d’orgue.Le système nouveau de M.Curven pour enseigner la musique dans les écoles élémentaires mérite aussi d’attirer l’attention de tous ceux qui s’intéressent à cette partie importante de l’enseignement.Classe C.Dans cette classe, il se trouve plusieurs articles qui n’out aucun rapport à l’instruction publique, et qui sont pour ainsi dire déplacés dans cette catégorie.Par exemple, il y a là les poupées de MM.Montana™ , les joujoux inventés par Jaques et Fils et ceux de McCremer, etc., mais le centre de ce département est rempli d’objets intéressants sous le double rapport de l’amusement et de l’éducation.Tels sont les inventions gymnastiqnes, les balles à pied de Rugby, les jeux de crosse exposés par MM.Dark, Duke et Feltham, etc., etc.Classe D.Cette classe renferme deux divisions que, d abord, l’on avait eu l’intention de tenir séparées; savoir : l’histoire naturelle et la physique.La collection d’histoire naturelle ne renferme que peu d’objets ; les plus importants sont de beaux échantillons de têtes de lion et de tigre, exposés par MM.Ward ; une collection d’oiseaux, etc., etc.Les instruments de physique exposés par MM.Griffin et ceux de M.Statham méritent la plus grande attention, en ce qu’ils sont adaptés aux besoins de l’éducation.De superbes diagrammes, servant à démontrer les premières vérités de la science physique, sont aussi exposés par MM.Johnston, d’Edimbourg, et par M.Mackie.— (Trad, de VEducational Times.BULLETIN DES SCIENCES.On a découvert que le phosphore peut être préparé de manière à ne plus s’enflammer subitement et de manière même à pouvoir être exposé JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.137 à l’air sans altération et sans danger d’ignition, ce dont ont su tirer parti MM.Bryant & May (448 Exposition de Londres) qui exposent des allumettes chimiques ininflammables ailleurs que sur une certaine partie de la boîte.Voici le secret de cette invention : Le chlorate de potasse dont est enduite l'allumette ne contient point de phosphore et est placé dans cet état sur le papier sablé de la boîte ; ce qui fait quejjces allumettes sont tout à fait exemptes d’accidents causés’ par le feu, et qu’elles ne sont même pas empoisonnées.(Trad de VIntellectual Observer.) —Il a été exposé des échantillons (accompagnés de notes explicati" ves) du procédé de Jones pour conserver les viandes comestibles.D’après ces échantillons, il s’agit, pour obtenir le résultat désiré, d’opérer le vide au moyen d’une machine pneumatique, et d’introduire ensuite de l’azote.Ce gaz pénètre, s’infiltre dans les viandes et les préserve ainsi de toute putréfaction.(Traduit du même.) —Le Cosmos parle d’un instrument inventé par le Capitaine Schultz et qui peut déterminer la durée des phénomènes, même de ceux qui ne durent que la cinq cent millième partie d’une seconde.Cet instrument Be compose, d'abord, d’un tambour, à peu près d’un mètre de circonférence, dont la surface est argentée et recouverte de noir de fumée avant que l’expérience ait lieu.Par un mouvement double, ce tambour fait trois tours en une seconde.Vient ensuite un diapason faisant cinq cents vibrations, en une seconde, puis un point ou aiguille placée sur le diapason et décrivant une ligue courbe sur le tambour, et, enfin, cet instrument porte un petit appareil électrique qui indique par une étincelle le commencement et la fin du phénomène.La partie la plus curieuse de cet instrument, c'est la longueur de la marque faite sur le cylindre et qui représente une durée infinitésime.On assure qu’on a pu dernièrement mesurer, au moyen de cet instrument, le temps qu'une balle lancée par une carabine, a mis à parcourir quelques centimètres.Chaque centimè-re est égal à 0.393Y d’un pouce.(Traduit du même.) BULLETIN DES ARTS ET DES BEAUX-ARTS — Notre compatriote, M.Falardeau, dont nous avons raconté les succès à Florence, (voir le 2nd volume de notre journal, p.166,) a fait une courte visite à son pays natal, la première depuis qu’il l’a quitté.Il avait apporté avec lui un certain nombre de copies des tableaux des meilleurs maîtres, que les amateurs, à Québec et à Montréal, se sont disputées.— M.Anatole Partenais, natif de l’Industrie, dans le comté de Joliette, qui étudie la sculpture à Paris, a remporté le second prix à l’Ecole des Beaux-Arts.— Nous trouvons daus le London Standard un article intéressant sur quelques-uns des produits qui représentent les ressources et l’industrie canadiennes à la grande Exposition de Londres.Nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en traduisant cet article : “ Il est maintenant reconnu qu’aucune colonie delà couronne britannique ne mérite plus que le Canada la considération des Anglais ;—que le Canada contient dans son vaste territoire d’indispensables sources de richesse et qu’aucune autre colonie n’a figuré avec autant d’éclat, par ses nombreux et précieux produits, à l’Exposition internationale.Sans avoir étalé autant de clinquant et de merveilleux que quelques autres nations, l’exposition canadienne a fait constater un grand progrès matériel : on y trouve des échantillons de matériaux bruts d’un prix infini et des produits de la terre dont la qualité surpasse ceux de tous les autres exposants de divers pays.“ Le bois est la principale partie de l’exposition canadienne.Nous nous proposons de nou3 occuper exclusivement aujourd'hui de cet article en remettant à une autre occasion la discription des produits des deux'départements.“ Le spectateur debout sur la plate-forme au-dessous du dôme de l’Est, et jetant les yeux au Nord, éprouve quelque désappointement en apercevant une pile de bois qui dérobe à la vue les splendides vitraux coloriés de MM.Hardman & Cie., de Birmingham.Mais s’il veut continuer d’inspecter le bois qui, vu de la fontaine Majolica, fatigue un peu les yeux, il verra que sa persévérance sera largement récompensée.“ J.B.Hulbert, écr.,L.L.D., d’Hamilton, Haut-Canada, est l’Assistant Commissaire chargé du département du bois, et nous avons à reconnaître en cette occasion sa courtoisie ainsi que celle de B.Chamberlin écr de Montréal, assistant-commissaire, et de Sir W.E.Logan, directeur de la statistique géologique en Canada et commissaire en chef à Londres.“ Il existe à peine sous la zone tempérée un arbre qui ne croisse en Canada, outre une quantité d’espèces de bois indigènes au continent américain.“A mesure que le pionnier s’avance vers les parties établies il fait une éclaircie dans la forêt en cherchant le lieu où il doit construire son habitation.C’est ainsi que, lentement, mais avec continuité, le bois des forêts de l’Amérique semble destiné à disparaître de la surface du globe, et qu’il est probable que dans le cours du temps, ni les deux Canadas, ni les Etats-Unis ne pourront se vanter de posséder de plus vastes forêts que celles que nous avons actuellement en Angleterre.Bien des générations s’éteindront, néanmoins, avant que le Canada cesse de profiter de l’immense ressource que lui offre la richesse de ses bois.Tout le monde connaît l'innombrable quantité de radeaux chargés de bois qui, chaque printemps, descendent les rapides de l’Outaouais et du St.Laurent pour se rendre à Québec, ce véritable centre du commerce de bois du nouveau et de l’ancien monde ; mais peu de personnes ont, croyons-nous, une idée de l’étendue des forêts du Canada, de l'importance du commerce à Québec et de la valeur et de la beauté des arbres entretenus, plantés ou cultivés par nos fils établis au delà des grands lacs.“ La collection de bois pour le Bas-Canada a été faite par le Dr.J.C.Taché, de Québec, qui a particulièrement signalé pour la beauté du grain, le tilleul, les diverses espèces d’érables, mais surtout l'érable piqué, le boi3 d’orignal (moose wood), la plaine ondée, le cormier (dog wood), le saule et le bouleau.“ Sous le rapport de la valeur commerciale, les plus notables espèces sont les 13 variétés de coniferœ y compris le pin, Tépinette, les chênes, le cèdre et le noyer.“ Les boi3 exhibés par le Bas-Canada sont d’ailleurs excellents sous tous les rapports, mais ils sont inférieurs à ceux du Haut-Canada recueillis et présentés par le Dr.Hulbert.“ Les échantillons ont été rassemblés de toutes les extiémités des forêts les plus reculées des deux provinces, et les plus remarquables sont ceux du Dr.Hulbert.“ Les spécimens que l’on a le plus admirés à l’Exposition, sontle chêne blanc dont une planche a 4 pieds de largeur, le noyer noir, bois magnifique pour les ameublements,—les érables à sucre et autres (soft) de trois à 4 pieds de largeur,—le pin dont une planche a, nous a-t-on dit, 12 pieds de longueur (on aurait pu la couper à 50 pieds,) sans nœuds, et sciée d’un arbre de 22 pieds de circonférence et de 120 pieds de hauteur jusqu’au premier branchage.Un tel arbre dut “ sentir” que sa mission était remplie lorsqu’il a été abattu pour fournir à l’Exposition Internationale une planche témoignant de la splendeur et de la richesse des forêts du Canada.“ Parmi toutes les espèces de bois exposées, les échantillons du chêne blanc sont les plus estimés.Ce bois est le meilleur des 20 variétés de chêne connues dans l’Amérique du Nord.Pour la construction des navires, il peut seul remplacer le vieux chêne anglais, et il est déjà depuis longtemps bien connu dans nos chantiers.Le prix en est très-modique.Il peut être livré à Québec à raison de £51 pour cent pieds cubes, et étant largement répandu en Canada, l’approvisionnement est inépuisable pour le présent et pour plusieurs générations successives.“ Le noyer noir peut se vendre à Québec à raison d’environ $70 pour mille pieds cubes, et en conséquence du développement graduel du commerce, cet article ne peut manquer d'être en usage général dans les manufactures de meubles en Angleterre.Le noyer ou mélèse (Hickory) si généralement employé aux Etats-Unis et dans l’Amérique du Nord est trop peu connu dans ce pays, et pourrait être employé très-avantageusement par les carossiers, car il combine à la fois la force, l’élasticité et la légèreté.Les érables sont trop avantageusement connus et estimés pour ouvrages de fantaisie pour en faire ici une mention particulière.Il suffit de dire que les échantillons de cette espèce dans le département canadien ont égalé ou surpassé tous ceux des autres pays.Le tilleul (bass wood) du Canada attirera, nous l’espérons, l’attention de nos tourneurs et facteurs d'instruments de musique, attendu qu’il a une plus grande croissance que celui d’Angleterre et qu’il est à meilleur marché.La pruche (tamarac ou hemlock) du Canada est, dit-OD, égale au chêne pour les courbes des vaisseaux, et l’on en fait un grand usage dans cette colonie pour les traverses de chemins de fer.Ce bois pourrait, en outre, être importé en Angleterre pour le même objet avec le plus grand avantage.Le commerce de bois du Canada, quoique d’une vaste étendue, est néanmoins susceptible d’un plus grand développement.L’exportation de son bois brut ou scié se monte annuellement à 400 millions de pieds cubes (board measure).Cette vaste quantité n’est composée que de cinq ou six des meilleures espèces connues.Les autres, nous dit-on, sont abandonnées ou brûlées comme nuisance pour éclaircir les forêts.Il est à espérer que le département canadien, à la grande exposition, ouvrira en Europe un vaste marché pour ces bois magnifiques, mais jusqu’à présent négligés.“Nous ne nous sommes réservé aucun espace pour parler des spécimens de branches et de feuilles que le Dr.Taché et le Dr.Hulbert ont recueillis et préparés et sur lesquelles nous attirons l’attention ne nos lecteurs botanistes.” Nous nous empressons de donner à nos lecteurs la liste ci-jointe des prix décernés aux Canadiens à la grande Exposition Internationale.Médailles.—7ève Classe.Billings E., de la Commission Géologique, pour ses décades imprimées sur les fossiles du Canada.—Compagnie Anglaise et Canadienne des Mines, pour leur persévérance dans leurs découvertes.—Foley & Cie., pour plans de mines, minéraux et plomb, fondus dans la colonie.__ Hunt, J.Sterry, de la commission géologique, pour les séries descriptives des rocs de cristal du Canada et ses différents écrits sur la géologie du Canada —Larue & Cie., pour des roues de chemin de fer dans la colonie, et qui ont parcouru 150,000.—Compagnie des Mines de Montréal, pour des séries intéressantes de minéraux accompagnés de plans et sections des ouvrages—Taylor A., pour de bons échantillons de pierre gypseuse brute et travaillée, avec plans et sections des mines._ Les Officiers de la Commission Géologique du Canada, pour une collection admirablement préparée d’échantillons, qui donne une haute idée des ressources minérales de ce pays—Walton B., pour la découverte de 138 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.bonnes ardoises à toit—Compagnie des Mines du Canada Ouest, pour échantillons et plans.—Williams, de la Compagnie Canadienne des Huiles, poui Vintroduction d’une iniDortantc industrie en taisant des puits artésiens pour l’exploitation de l’huile.Mentions Honorables dans la 1 ère Classe.—Davies, W.H.A., pour échantillons intéressants.— McCaw T., pour échantillons de minerai.—Sweet S.& Cie., pour échantillons de minerai.—Stephenson, W., et Fils, bonne qualité de briques.—Bulmer & Sheppard, pour do., do.—Gibb, T., pour briques blanches et tuyaux pour égouts.—Missisquoi Drain Tile Company, pour tuyaux à égnuts.—Betts, E.L., Hodges, J., Peto, Sir S.M., Bart!, M.P., une mention honorable collective pour l’heureuse exécution du Pont Victoria et le génie déployé par M.Hodges en en construisant les caissons.Classe XXI.—Médailles.Classe IL—Section A.—Médailles.Benson & Apsden, pour l’excellente qualité des échantillons d’empois de Blé-d’Inde.—Canadian Oil Works, pour une grande exposition d’huile dérivative.—McNaughtou E.A., pour empois de fleur de patates — Pearson Brothers, pour une grande exposition d’huile dérivative.Classe III.—Section A.—Médailles.Les Commissaires du Canada pour le déploiement d’articles en laine.—Mde Dunphy.—MM.W.Stephen & Cie.Classe XXIV.—Médailles.Notman, Montréal, pour l’excellence d’une grande série de photographies.Classe XXIX.—Médailles.Bureau d’Agriculture du Haut-Canada, pour échantillons de grains de différents comtés, d’excellente qualité.Société d Agriculture de Wellington, pour do., do.— Société d'Agriculture de Wentworth et Hamilton, pour do., do.—Boa W.,pour do, do.Société d Agriculture de Huntingdon, une médaille à celui qui a récolté 40 minots de pois sur un acre de terre de M.John Penis, cultivateur.—Denison R.L., pour épis de Blé-d’Iude d’une grosseur extraordinaire.—Evans W., pour une collection excellente et intéressante de graines.—Fleming J., pour do.—Johnstone B , pour une collection de blé d’hiver excellent (Soule).— Logan J , pour blé de printemps—Société d’Agriculture du Comté de Peel (médaille à John Lynch, secrétaire) pour orge, pois et deux sortes de blé du printemps d’une qualité excellente.—Logan S., pour orge.— Shaw A., pour riz d’excellente qualité.—Société d’Agriculture de Beau-hamois, (deux médailles accordées à ceux qui cultivent,) pour graines de lin cultivées par C.Bourgouin et pour mil cultivé par C.Tait.— Wilson J., pour farine d’avoine d’excellente qualité.Mentions Honorables —Société d’Agriculture de Huntingdon, B.C., pour orge cultivée par M McNaugbton.—Société d’Agriculture de Wentworth et Hamilton pour collection de blé (bonté de la qualité).—Bedham T., pour avoine de bonne qualité—Shaw A., pour Blé-d’Inde et pois carrés, qualité excellente.—Wilkins C., Blé-d’Inde, bonté de la qualité.Classe III.—Section B.Brown D sucre d'érable, excellente qualité.—Reinhardt G., jambon d’excellente’ qualité.Mention Honorable— Révd.F.L’Heureux, sucre d'érable.Classe IV.—Section C.—Médailles.Blaikie et Alexander, pour lin arrangé.—Bridge Andrew, pour une cuvette sur un nouveau principe, montrant beaucoup de goût et de .___Eddy E.B., Ottawa, pour une machine à faire des seaux et des cuvettes —ingersoll C.Lewis, pour un quart fait sur un nouveau r,,.încîne_Laurie James, pour planches et plaiiçons et 21 échantillons de bois venant du district d’Ontario.—McKee Hugh, pour do., do., 98 dualités de bois de la colonie, avec feuilles, etc.—Moore T., pour une srraude collection de manches pour outils en différents bois.—Nelson & Wood Dour petits balais nouveaux.—Potter S Cie., Duncan, pour 19 hi Ilots auarrés —L’Abbé Provancher, pour une collection choisie et bien illustrée des bois de la colonie, accompagnés d’échantillons secs, infor-1 f a etc__Sharp, Samuel, échantillons de bois.— Skead, James pour 1ô., do.-Van Allan, D.R., pour do„ do.-Trembiski, A.I nourdo do Mentions Honorables.—Bronson, A., pour échantillons V:’ L ¦ _jjiu.10w> pour belles sections de “ Landrus Sassafias.”— Choate' Jacob, plantes de cérisier et érable tendre -Coutlée, pour une collection de 72 espèces de bois de la colonie.-Gingras, G , pour des t,lunches —Crooks, «elle, pour une collection de 490 plantes.—Prieur, F X pour une collection de 74 espèces de bots de la colonie.—Rose, E H.’ pour une boîte remplie d’échantillons de noyer noir.Classe V.—Médailles.Lame & Cie., roues de fer battu, pour l’excellence de la main d’œuvre et durée approuvée Mention Honorable.—Sharp, S., Hamilton, modèles de chars à coucher et à fret.Classe VIII.—Mention Honorable.E.O.Reebard, Québec, modèles de roues à eau.Chauveau, l’Hon.P.J.O., pour le mérite de sa collection de journaux d’éducation et rapports —Passmore, S.W., pour sa collection d’oiseaux et poissons.Mention Honorable.—Thompson, J., pour do., do.Classe XXXI.—Mention Honorable.Snell, Montréal, pour machine à clous.Classe XXXU.—Médailles.Gaskin, R., Kingston, pour une collection d’instruments d’agriculture.__Tongue & Cie., Ottawa, pour un assortiment d’outils bien finis.DISTRIBUTION DE PRIX.Liste des Prix distribués à l’Ecole Normale Jacques-Cartier.TROISIÈME ANNÉE.Excellence- 1er pr Joseph Laferrière ; ace Pierre Lamy.Enseignement—pr Pierre Lamy ; acc Tréfilé Picard.Philosophie—pr Joseph Laferrière ; aec Pierre Lamy.Composition Littéraire pr Pierre Lamy; acc Damase Olivier.Thème latin—pr Joseph Laferrière ; aec Damase Olivier.Version latine—pr Joseph Laferrière ; acc Damase Olivier.Langue grecque—pr Joseph Laferrière ; acc Pierre Lamy.Thème anglais—Damase Olivier ; acc Trefflé Picard.Version anglaise—pr"Pierre Lamy ; acc Damase Olivier.Mathématiques—pr Joseph Laferrière; acc Damase Olivier.— Chimie—pr Joseph Laferrière ; acc Pierre Lamy Géologie—pr Joseph Laferrière ; aco Pierre Lamy et Damase Olivier, ex-æquo.SECONDE ANNÉE.Excellence—pr Siméon Longtin ; 1er acc Gualbert Gervais, 2e Hector Bellerose.Enseignement—1er pr Hector Bellerose ; 1er ace François Desrosiers, 2e Ludger Lussier.Langue fran-çaise—1er pr Gualbert Gervais ; 1er acc Théophile Verner, 2e François Desrosiers.Thème anglais—1er pr François Desrosiers; 1er acc Hector Bellerose, 2e Gualbert Gervais.Version anglaise—1er pr François Desrosiers; 1er acc Hector Bellerose, 2e Gualbert Gervais.Histoire ancienne — Siméon Longtin ; 1er acc Hector Bellerosse, 2e Gualbert Gervais.Histoire d’An-o-leterre—1er pr Siméon Longtin \ 1er acc François Desrosiers 2e Gualbert Gervais et Hector Bellerose, ex-æquo.Histoire de France —1er pr Siméon Longtin ; 1er acc François Desrosiers 2e Gualbert Gervais Algèbre—1er pr Siméon Longtin ; 1er acc Gualbert Gervais 2e Hector Bellerose.Géométrie et Trigonométrie.1er pr Siméon Longtin ; 1er acc François Desrosiets 2e Gualbert Gervats.Géologie —1er pr Siméon Longtin ; 1er acc Hector Bellerose 2e Gualbert Gervais.Physique —1er pr Gualbert Gervais: 1er acc Siméon Longtin 2e Hector Bellerose.Lecture anglaise—1er pi-Hector Bellerose ; 1er acc Gualbert Gervais 2e François Desrosiers.Classe IX.—Médailles.PREMIÈRE ANNÉE.Gaskin Capt.P-, pour sa collection d’instruments d’agriculture.— Jeffray J- pour sa charrue en fer.—McSherrv, J., pour do., do.—Morley, J pour do., do.—Paterson, J., do., do.—Whiting & Cie., pour instruments d'agriculture.Met tions Honorables —Sovereign, L.L., instrument aratoire perfectionne.—Collard, H., cultivateur.Classe X.—Section.Brown, J., excellence de ciment hydraulique.—Stephenson, les représentants de feu R., pour modèle du Pont Victoria.Mentions Honorables.| Excellence —1er pr Charles Blais 2e Siméon Aubuchon ; 1er acc Moïse Guérin 2e Azarie Chenevert.Enseignement-1er pr Charles Blais 2e Honoré Rondeau ; 1er acc Gilbert Martin 2e Siméon Aubuchon.Langue française—1er pr Charles Blais 2e Moïse Guérin ; 1er aco Siméon Aubuchon 2e Honore Rondeau.Thème anglais—1er pr Moïse Guérin 2e Charles Blais ; 1er acc Siméon Aubuchon 2e Azarie Chenevert.Version anglaise—1er pr Charles Blais 2e Siméon Aubuchon; 1er acc Moïse Guérin Je Azarie Chenevert.Géographie—1er pr Siméon Aubuchon Je JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.139 Moïse Guérin : 1er ace Charles Blais 2e Azarie Chenevert.Arithmétique mentale —1er pr Godefroy Massé 2e Alexandre Dupuis; 1er acc Charles Blais 2e Azarie Chenevert.Arithmétique raison-née—1er pr Godefroy Massé 2e Gilbert Martin ; 1er acC Charles Blais 2e Honoré Rondeau.Histoire du Canada- 1er pr Azarie Chenevert 2e François Mousseau ; 1er acc Siméon Aubuchon 2e Moïse Guérin.Lecture anglaise—1er pr Godefroy Massé 2e Charles Blais ; 1er acc Moïse Guérin 2e Siméon Aubuchon.LES TROIS CLASSES RÉUNIES.Dessin au crayon—1er pr Siméon Longtin et Hector Bellerose ex-æquo 2e Gualbert Gervais et Damase Olivier ex-æquo ; 1er acc Tretflé Molleur et Tréfilé Picard, ex-æquo 2e François Mousseau.Enseignement de la Musique vocale—pr Damase Olivier.Musique Vocale—pr Joseph Laferrière.Piano—1er pr François Des rosiers 2e Azarie Chenevert.PRIX DU PRINCE DE GALLES.GUALBERT GERVAIS.Liste des Prix de l’Ecole Modèle Jacques-Cartier.CLASSES FRANÇAISES ET ANGLAISES RÉUNIES.Excellence—prix Michael Joseph McLoughlin ; 1er acc William Hickey 2e Joseph Hare.Bonne conduite— 1er pr Michael Joseph McLoughlin(2e Vitalien Pauzé ; 1er acc Charles Boyer 2e J.Baptiste Rolland 3e Charles Letourneux.Assiduité—1er pr ex-æquo Vitalien Pauzé et Hormisdas Thérien 2e Joseph Thérien ; 1er acc Auguste Caron-Plinguet 2e Charles Letourneux 3e Sifroy Forest.Intruction religieuse—première classe—1er pr Vitalien Pauzé 2e William Hickey ; 1er acc Joseph Desautels 2e Charles Boyer 3e Hormisdas Thérien.Instruction religieuse—seconde classe—prix Joseph Hare ; 1er acc ex-æquo Henry Kavanagh et Aimé Rey.Instruction religieuse—troisième classe—1er pr Auguste Caron-Plinguet 2e pr ex-æquo Odilon Labadie et Adolphe Labadie ; 1er acc Joseph D’Orsonnens 2e Napoléon Leveillé 3e Alberic Douais.Musique vocale—première classe—1er pr Hormisdas Thérien 2e Joseph Creteau 1er acc Charles Letourneux 2e Charles Boyer 3e Joseph Lecompte.Musique vocale—seconde classe—1er pr Honoré Bonenfant 2e Aimé Rey : 1er acc Joseph Thérien 2e Odilon Labadie 3e Anguste Caron-Plinguet.Musique vocale—troisième classe —seconde partie—prix Joseph Desautels ; 1er acc Camille Trépa-nier 2e Patrice Kelley.Musique vocale—troisième classe—première partie—pr Herménégilde Desautels ; 1er acc Joseph Leveillé 2e Napoléon Leveillé.Arithmétique—première classe—prix Derds O’Connor ; acc Michael Jos.McLoughlin et John O’Connor.Arithmétique—seconde classe—seconde partie 1er pr François X.Leiloux 2e William Hickey ; acc Vitalien Pauzé, Joseph Creteau et Théophile Lavigne.Arithmétique—seconde classe—première partie—prix Henry Kavanagh ; acc Joseph Bastien et Joseph Desautels.Arithmétique—troisième classe—seconde partie — prix Joseph Thérien ; acc Joseph Dumouchel et A.Caron-Plinguet Arithmétique—troisième classe—première partie—prix Adolphe Labadie; acc Camille Trépanier et Joseph Guérard.Arithmétique —quatrième classe—prix Alphonse Senécal ; acc Albert Loiseau et Ulric Thibaudeau.Arithmétique mentale—prix Willim Hickey ; acc Michael Joseph NcLoughlin et John O’Connor.Ecriture— première classe—1er pr Arthur Jetté 2e James d’Arcy 1er acc Jos.Desautels 2e F.X.Ledoux 3e Jos.Bastien.Ecriture—seconde classe—prix Charles Letourneux; acc Aimé Rey et Alphonse Provost.Ecriture—troisième classe—prix Alberic Donais ; acc Adolphe Labadie et Sifroy Forest.Gymnastique—première classe —1er pr Joseph Creteau 2e William Hickey; 1er acc Hormisdas Thérien 2e Joseph Lecompte 3e Arthur Jetté.Gymnastique— seconde classe—prix Charles Letourneux; 1er acc Vitalien Pauzé 2e Joseph Hare.Gymnastique—troisième classe—1er pr Alphonse Provost 2e Honoré Bonenfant ; 1er acc Joseph Lenoir 2e Odilon Labadie 3e Charles Hayden.CLASSE FRANÇAISE—2dE DIVISION—1ÈRE PARTIE.Lecture—1er pr Arihur Jetté, 2e Henry Kavanagh ; 1er acc Jos.Lecompte 2e Vitalien Pauzé 3e Charles Boyer." Epellation—1er pr Vitalien Pauzé 2e Thomas Handly ; 1er acc Charles Boyer 2e Edouard Dubnc 3e Henry Kavanagh.Mémoire—1er prix William Hickey 2e Joseph Hare ; 1er acc M.Joseph McLoughlin 2e Charles Boyer 3e Vitalien Pauzé.Langue française—1er pr Arthur Jetté 2e Henry Kavanagh; 1er acc William Hickey 2e Joseph Creteau 3e Joseph Haie.Traduction—1er pr ex-æquo Joseph Hare et Mi- chael Joseph McLoughlin 2e Arthur Jetté ; 1er acc Charles Boyer 2e Henry Kavanagh 3e Théophile Lavigne.Géographie—1er pr William Hickey 2e Thomas Handly ; lei'acc Charles Letourneux 2e Michael Joseph McLoughlin 3e Vitalien Pauzé.2de division—2de partie.Lecture—1er pr Aimé Rey 2e Honoré Bonenfant; 1er acc Joseph Desautels 2e Benjamin St.Germain 3e Camille Trépanier.Epellation—1er pr Aimé Rey 2e Arthur Boyer ; 1er acc Joseph Lenoir 2e Honoré Bonenfant 3e Napoléon Forest.Mémoire- 1er pr Aimé Rey 2e Arthur Boyer ; 1er acc Napoléon Forest 2e Joseph Lenoir 3e Joseph Desautels.Langue française—1er pr Joseph Lenoir 2e Aimé Rey ; 1er acc Honoré Bonenfant 2e Joseph Dumouchel 3e Joseph Desautels.Traduction—1er pr Aimé Rey 2e Honoré Bonenfant ; 1er acc Arthur Boyer 2e Olivier Leblanc 3e Napoléon Forest.Géographie—1er pr Olivier Leblanc 2e Odilon Labadie; 1er acc Joseph Dumouchel 2e Alfred Hupé 3e Honoré Bonenfant.1ÈRE DIVISION—1ÈRE PARTIE.Prix Auguste Caron-Plinguet; 1er acc Alphonse Provost 2e Odilon Labadie.Epellation—prix Alphonse Provost ; 1er acc Auguste Caron-Plinguet 2e Charles Hayden.Géographie—prix Joseph Thérien ; 1er acc Joseph D’Orsonnens 2e Alphonse Provost.1ÈRE DIVISION—2dE PARTIE.Lecture—prix Alphonse Senécal ; 1er acc Herménégilde Desautels 2e Napoléon Leveillé.Epellation—prix Alphonse Senécal ; 1er acc Herménégilde Desautels 2e Ulric Thibaudeau.Géographie—prix Herménégilde Desautels; 1er acc Alphonse Senécal 2e Ulric Thibaudeau.Prix d’accessits—Vitalien Pauzé, Charles Boyer, Joseph Desautels, Napoléon Leveillé.Liste des Pris de l’Ecole Normale Laval.(DÉPARTEMENT DES ÉLÈVES-INSTITUTEURS.) ÉLÈVES DE TROISIÈME ANNÉE.Rhétorique, latin et grec—1er pr Prudent Houde, Philéas Lessard, 2 Charles Têtu, Michel Ahern.PREMIÈRE DIVISION.Excellence—1er pr Thomas Tremblay, 2 F.X Drouin ; 1er acc Sifroy Laroche, 2 acc Jean Pageau, 3 acc Edouard Rouleau.Religion—1er pr Ths.McGrath, 2 Jean Pageau et Ferdinand Auclair ; 1er acc Cléophas Parent, 2 acc Cyrille Lacombe, 3 acc Cyprien Gagné et Pierre Giroux.Pédagogie—1er pr Thomas Tremblay, 2 F.X.Drouin ; 1er acc Jean Pageau et Cléophas Parent, 2 acc Simon Côté, Ths.McGrath.Enseignement—1er pr Cyprien Gagné, 2 Sifroy Laroche et Ths.Tremblay, 3 Ferdinand Auclair et Célestin Bouchard ; acc Cyrille Lacombe, Simon Côté, Ths.McGraih, Ed.Rouleau et Oscar Rousseau.Dictée française—1er pr F.Xavier Drouin, 2 Jean Pageau ; 1er acc Ths.Tremblay, 2 acc Cyrille Lacombe, 3 acc Sifroy Laroche.Analyse grammaticale—1er pr Sifroy Laroche, 2 F.X.Drouin et Ths Tremblay ; 1er acc Jean Pageau, 2 acc Luc Montreuil, 3 acc Edouard Rouleau.Analyse logique—1er pr Ths.Tremblay, 2 Sifroy Laroche et Jean Pageau ; Fer acc F.X.Drouin, 2 acc Pierre Giroux, 3 acc Edouard Rouleau.Littérature et Mythologie—1er pr Cyrille Lacombe, 2 Thos.McGrath ; 1er acc F.X.Drouin, 2 acc Edouard Rouleau, 3 acc Ths.Tremblay.Histoire du Canada—1er pr Ths Tremblay, 2 Thomas McGrath ; 1er acc Sifroy Laroche, 2 acc Jean Pagpau, 3 acc Pierre Giroux.Histoire de France—1er pr Jean Pageau, 2Ths Tremblayet Thos.McGrath ; acc Sifroy Laroche, F.X.Drouin et Simon Côté.Histoire d’Angleterre—1er pr Jean Pageau, 2 Sifioy Laroche et Ths.McGrath ; 1er acc Edouard Rouleau, 2 acc Simon Côlé, 3 acc Thos.Tremblay et Célestin Bouchard.Tenue des livres—1er pr Thos.Tremblay, 2 F.X.Drouin ; 1er acc Cyrille Lacombe, 2 acc Sifroy Laroche, 3 acc Edouard Rouleau et Pierre Giroux.Algèbre — 1er pr Ths.McGrath et Wm.Fahey, 2 Sifroy Loioche t t~Ths.Tremblay ; 1er acc F.X.Drouin et Cyrille Lacombe, 2 acc Jean Pageau et Edouard Rouleau.Géométrie et Trigonométrie_1er pr F.X.Drouin, 2 Silroy Laroche et Wm.Fahey ; 1er acc Thomas Tremblay, 2 acc Edouard Rouleau et Ths.McGrath, 3 acc Célestin Bouchard.Astronomie—1er pr Jean Pageau et Ths.McGrath, 2 Sifroy Laroche ; 1er acc Ths.Tremblay, 2 acc F.X.Drouin.3 acc C.Bouchard.Globes —1er pr Ths.Tremblay, 2 Sifroy Laroche: 1er acc Edouard Rouleau, 2 acc Jean Pageau, 3 acc F.X.Drouin, 140 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Chimie—1er pr Wm Fahey, 2 Célestin Bouchard ; 1er acc Sifroy Laroche et Ths.Tremblay, 2 acc Edouard Rouleau, 3 acc F.X.Drouin.Zoologie—1er pr Oscar Rousseau, 2 Edouard Rouleau; 1er acc Ths.Tremblay, 2 acc F.X.Drouin, 3 acc Célestin Bouchard.Agriculture—1er pr Célestin Bouchard, 2 Ths.McGrath et Oscar Rousseau ; 1er acc Simon Côté, 2 acc Ferdinand Auclair, 3 acc Sifroy Laroche et Jean Pageau.Botanique — 1er pr Oscar Rousseau, 2 Ths.Tremblay ; 1er acc Sifroy Laroche et Thomas McGrath, 2 acc F.X.Drouin et Edouard Rouleau.Dessin linéaire —1er pr Edouard Rouleau, 2 Cyrille Lacombe ; 1er acc Sifroy Laroche et Wm.Fahey, 2 acc Célestin Bouchard et Ths.Tremblay, 3 acc Oscar Rousseau.Calligraphie—1er pr Wm.Fahey, 2 Edouard Rouleau ; 1er acc Ths.McGrath, 2 acc Cyrille Lacombe.SECONDE DIVISION.Excellence—1er pr Elzéar Ouellet, 2 François Parent ; 1er acc Bernard Garneau, 2 acc Alexis Fraser, 3 Joseph Lebœuf.Religion — 1er pr Elzéar Ouellet, 2 François Parent ; 1er acc Fis.Ferland, 2 acc J.Lebœuf, 3 acc B.Garneau.Pédagogie—1er pr Louis Ouellet, 2 J.Lebœuf ; 1er acc François Ferlaud, 2 acc B.Garneau, 3 acc François Parent et Alexis Fraser.Enseignement—1er pr Frs.Parent et Alexis Fraser, 2 Joseph Lebœuf et François Ferland ; 1er acc Elzéar Ouellet, 2 acc Joseph Pelletier, 3 acc Cyprien La-brèque.Dictée française—1er pr Louis Ouellet, 2 Louis Têtu ; 1er acc Bernard Garneau, 2 acc Elzéar Ouellet, 3 acc Joseph Pelletier.Analyse grammaticale—1er pr François Parent, 2 Elzéar Ouellet et Alexis Fraser ; 1er acc Bernard Garneau, 2 acc Herman Martineau, 3 acc Joseph Pelletier et Uldéric Desroches.Histoire sainte — 1er pr Octave Goulet, 2 Elzéar Ouellet et Uldéric Desroches ; 1er acc Joseph Pelletier, 2 Joseph Lebœuf, Bernard Garneau et Ls.Têtu.Histoire du Canada—1er pr Fiançois Parent, 2 Elzéar Ouellet ; 1er acc Joseph Lebœuf, 2 acc Uldéric Desroches, 3 acc Herman Martineau et Octave Goulet.Arithmétique—1er pr Uldéric Desroches, 2 Alexis Fraser et Cyprien Labrèque ; 1er acc Bernard Garneau, 2 acc François Parent et Elzéar Ouellet, 3 acc Joseph Pelletier.Tenue des livres—1er pr Frs.Parent et Elzéar Ouellet, 2 Alexis Fraser et Bernard Garneau ; 1er acc Uldéric Desroches, 2 acc Joseph Lebœuf, 3 acc James Walsh.Géographie — 1er pr François Parent, 2 Elzéar Ouellet ; 1er acc Joseph Lebœuf, 2 acc Uldéric Desroches, 3 acc Bernard Garneau.Physique—1er pr Frs.Parent, 2 Elzéar Ouellet ; 1 acc Joseph Lebœuf, 2 acc Uldéric Desroches, 3 acc Alexis Fraser.Agriculture.—1er pr Frs.Parent, 2 Alexis Fraser ; 1er acc Elzéar Ouellet, 2 acc François Ferland et Bernard Garneau, 3 acc Joseph Lebœuf et Octave Goulet.Botanique—1er pr Elzéar Ouellet, 2 Octave Goulet ; 1er acc Frs.Parent, 2 acc Alexis Fraser, 3 Bernard Garneau et Joseph Pelletier.Dessin des cartes—1er pr Herman Martineau, 2 Octave Goulet.Calligraphie—1er pr Herman Martineau, 2 Alex.Fraser ; 1er acc Joseph Pelletier et François Parent, 2 Uldéric Desroches et Edouard Bacon.Progrès—Prix Alexis Fraser et Joseph Lebœuf.LES ÉLÈVES RÉUNIS.Langage correct—1er pr Philéas Lessard, 2 Cyprien Gagné.ANGLAIS.Première classe.1er pr Ths.McGrath et Cyrille Lacombe, 2 Wm.Fahey et Thomas Tremblay ; 1er acc James Walsh, 2 acc Célestin Bouchard et Louis Têtu.Seconde classe.1er pr Elzéar Ouellet et C.Labrèque, 2 Alexis Fraser et Bernard Garneau ; acc Octave Goulet et François Parent.Sollège—1er pr Luc Montreuil, 2 Octave Goulet ; 1er acc Cyrille Lacombe et Bernard Garneau, 2 acc Thomas Tremblay et Alexis Fraser.Piano et harmonium.Première classe—1er pr Jean Pageau, 2 Sifroy Laroche ; acc William Fahey.Seconde classe—Prix Bernard Garneau ; acc Joseph Lebœuf.Harmonie et Philosophie de la musique— 1er pr Sifroy Laroche, 2 Jean Pageau et Frs.Parent.Liste des 3?rix de l’Ecole Normale Laval.(DÉPARTEMENT DES ÉLEVES-INSTITUTRICES.) Excellence—1er pr Ellen O’Brien, 2 Victoire d’Auteuil ; 1er acc Delvina de St.Aubin, 2 acc Elizabeth Turgeon, 3 acc Firmine Corriveau.Religion—1er pr Sophronie Turcotte, 2 Elizabeth Turnon et Eulalie Martineau ; 1er acc Delvina de St.Aubin et Olympe Poissant, 2 acc Victoire d’Auteuil, Firmine Corriveau et Praxède Fournier.Pédagogie—1er pr Elizabeth Turgeon, 2 Ellen O’Brien ; 1er acc Olympe Poissant, 2 acc Emélie Laperrière, 3 acc Firmine Corriveau.Enseignement—1er pr Ellen O’Brien, Victoire d’Auteuil, 2 Elizabeth Turgeon; 1er acc Delvina de St.Aubin, 2 acc Eulalie Martineau, 3 acc Praxède Fournier.Dictée française —1er pr Delvina de St.Aubin, 2 Victoire d’Auteuil ; 1er acc Ellen O’Brien, 2 acc Delvina Lemieux, 3 Emélie Laperrière.Analyse grammaticale—1er pr Victoire d’Auteuil, 2 Delvina de St.Aubin ; 1er acc Ellen O’Brien, 2 acc Joséphine Lemay, 3 acc Sophronie Turcotte.Analyse logique—1er pr Ellen O’Brien, 2 Victoire d’Auteuil ; 1er acc Joséphine Lemay, 2 acc Anna Dobbin, 3 acc Delvina de St.Aubin et Elizabeth Turgeon.Littérature et Mythologie—1er pr Ellen O’Brien, 2 Paraxède Fournier et Victoire d’Auteuil ; 1er acc Delvina de St.Aubin, 2 acc Anna Dobbin.—Histoire du Canada—1er pr Ellen O’Brien, 2 Elizabeth Turgeon et Fiimine Corriveau ; 1er acc Eulalie Martineau, 2 acc Delvina de St.Aubin, 3 acc Olympe Asselin.Histoire de France—1er pr Ellen O’Brien, 2 Victoire d’Auteuil ; 1er acc Olympe Asselin, 2 acc Sophronie Turcotte, 3 acc Anna Dobbin.Histoire de l’Angleterre—1er pr Ellen O’Brien, 2 Elizabeth Turgeon et Anna Dobbin ; 1er acc Delvina de St.Aubin et Olympe Asselin, 2 acc Sophronie Turcotte, 3 acc Victoire d’Auteuil.Arithmétique—1er pr Eulalie Martineau, 2 Firmine Corriveau ; 1er acc Delvina de St.Aubin, 2 acc Sophronie Turcotte, 3 acc Elizabeth Turgeon.Toisé—1er pr Ellen O’Brien, 2 Firmine Corriveau ; 1er acc Eulalie Martineau, 2 acc Sophronie Turcotte, 3 acc Victoire d’Auteuil et Olympe Asselin.Tenue des livres—1er pr Ellen O’Brien, 2 Sophronie Turcotte ; 1er acc Elizabeth Turgeon, 2 Victoire d’Auteuil et Anna Dobbin.Géographie—1er pr Delvina de St.Aubin et Firmine Corriveau, 2 Elizabeth Turgeon ; 1er acc Ellen O’Brien, 2 acc Victoire d’Auteuil et Eulalie Martineau.Globes—lerpr Ellen O’Brien, 2 Elizabeth Turgeon ; 1er acc Delvina de St.Aubin, 2 acc Olympe Poissant, 3 acc Firmine Corriveau.Physique—1er pr Eulalie Martineau, 2 Olympe Poissant ; 1er acc Ellen O’Brien, 2 acc Praxède Fournier, 3 acc Anna Dobbin.Botanique—1er pr Praxède Fournier, 2 Olympe Poissant ; 1er acc Ellen O’Brien, 2 acc Emélie Laperrière, 3 acc Delvina de St.Aubin.Calligraphie—1er pr Victoire d’Auteuil et Delvina de St.Aubin, 2 Ellen O’Brien et Olympe Asselin ; 1er acc Anna Dobbin et Joséphine Lemay, 2 acc Firmine Corriveau.Dessin des cartes—1er pr Olympe Asselin, 2 Eulalie Martineau ; 1er acc Firmine Corriveau, 2 acc Joséphine Lemay, 3 acc Ellen O’Brien.SECONDE DIVISION.Excellence—1er pr Louise Gosselin, 2 Caroline Massicotte ; 1er acc Alvina Desharnais, 2 acc Catherine Vézina, 3 acc Sophronie Bernier.Religion—1er pr C Vézina et Philomène Gagnon, 2 Sophronie Bernier ; 1er acc Louise Gosselin et Alvina Desharnais, 2 acc Elmire Bélanger et Luce Hudon.Pédagogie—1er pr Philomène Gagnon, Alvina Desharnais ; 1er acc Louise Gosselin, 2 acc Caroline Massicotte, 3 acc Marie Martin.Enseignement—1er pr Caroline Massicotte et Louise Gosselin, 2 Adéline Dumas ; 1er acc Virginie Blanchet, 2 acc Sophronie Bernier, 3 acc Odile Toussaint.Dictée française—1er pr Catherine Vézina, 2 Adéline Dumas ; 1er acc Sophie Ecuyer, 2 acc Julie Dancausse, 3 acc Louise Gosselin.Analyse grammaticale—1er pr Eliza Noël, 2 Alvina Desharnais ; 1er acc Louise Gosselin, 2 acc Julie Dancausse, 3 acc Caroline Massicotte.Histoire sainte—1er pr Sophronie Bernier et Louise Noël, 2 Elmire Bélanger ; 1er acc Joséphine Larochelle, 5 acc Caroline Dufresne et Luce Hudon.Histoire du Canada—1er pr Caroline Massicotte, 2 Louise Gosselin ; 1er acc Sophronie Bernier, 2 acc Joséphine Laroehelle, 3 acc Catherine Vézina et Elmire Bélanger.Arithmétique—Ire pr Catherine Vézina et Julie Dancausse, 2 Alvina Desharnais ; 1er acc Caroline Massicotte, 2 acc Louise Gosselin, 3 acc Adéline Dumas.Tenue des livres—1er pr Louise Gosselin et Louise Belley, 2 Caroline Massicotte et Alvina Desharnais ; acc Alvina Sauvageau et Joséphine Sauvageau.Géographie—1er pr Caroline Massicotte, 2 Louise Gosselin ; 1er acc Sophronie Bernier, 2 acc Philomène Gagnon, 3 acc Adéline Dumas et Joséphine Laroehelle.Calligraphie —1er pr Adéline Dumas et Angèle Dumas, 2 Louise Gosselin ; 1er acc Philomène Gagnon, 2 acc Virginie Blanchet.Dessin des cartes —1er pr Caroline Massicotte et Louise Gosselin, 2 Adéline Dumas et Catherine Vézina ; 1er acc Julie Dancausse, 2 acc Philomène Gagnon, 3 acc Elmire Bélanger et Joséphine Sauvageau.LES DEUX DIVISIONS RÉUNIES.Dessin—1er pr Olympe Asselin, 2 Eulalie Martineau et Adéline Dumas, Victoire d’Auteuil et Joséphine Lemay, 2 Louise Gosselin.Musique vocale—1er pr Delvina de St.Aubin, 2 Delima Le- JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.141 mieux ; 1er acc Joséphine Lemay, 2 aec Louise Moiissette.Piano —1er pr Delvina de St.Aubin, 2 Joséphine LarochelJe et Caroline Massicotte ; 1er acc Louise Morissette et Angèle Dumas, 2 acc Olympe Asselin et Philomène Gagnon.ANGLAIS.Première classe.1er pr Ellen O’Brien et Anna Dobbin, 2 Delvina de St.Aubin ; 1er acc Caroline Dufresne, 2 acc Mathilde Taylor, 3 acc Delima Lemieux et Elmire Bélanger.Seconde classe.1er pr Adéline Dumas et PniJomène Gagnon, 2 Emélie Laper-rière ; 1er acc Sophronie Turcotte, 2 acc Sophronie Bernier et Virginie Blanchet, 3 acc Martine Martin.Langage correct—1er pr Ellen O’Brien, 2 Elisabeth Turgeon.Progrès—Prix Olympe Poissant et Praxède Fournier.Analyse Grammaticale—1er pr Victoire d’Auteuil, 2e Delvina de St.Aubin ; 1er acc Ellen O’Brien, 2e Joséphine Lemay, 3e Sophronie Turcotte.PRIX DU PRINCE DE GALLES.Melle.Ellen O’Brien.Liste des Prix pour l’Ecole-Modèle Laval.classa: française.DIVISION SUPÉRIEURE.Excellence—1er pr Joseph Savard, 2 pr Victor Bérubé ; 1er acc Louis Larouche, 2 acc Gustave Généreux.Instruction religieuse— Premier groupe—1er pr Désiré Labbé, 2 F.X.Marion; 1er acc Victor Bérubé 2 acc Honoré Morissette.Deuxième goupe—1er pr Louis Larouche, 2 Gustave Généreux ; 1er acc Louis Mercier, 2 acc Edouard Darveau.Troisième groupe — 1er pr Elzéar Aubé, 2 Samuel St.Michel ; 1er acc Isidore Bazin, 2 acc F.X.Bélanger.Assiduité—1er pr Joseph Savard, 2 J.Bte.Drouin ; 1er acc Jean Brisson, 2 acc Edouard Darveau.Grammaire française—Dictée— Premier groupe—1er pr Joseph Savard, 2 Victor Bérubé ; 1er acc Honoré Morisette, 2 acc Isidore Bazin.Deuxième groupe—1er pr Gustave Généreux, 2 pr J.Bte.Drouin ; 1er acc Louis Ri vérin, 2 acc F, X.Marion.Troisième groupe—1er pr Edouard Darveau, 2 Télesphore Laçasse ; 1er acc Lawrence Cannon, 2 Désiré Labbé.Quatrième groupe—1er pr Louis Larouche, 2 F.X.Samson ; 1er acc Alfred Samson, 2 acc Philéas Rousseau.Cinquième groupe 1er pr Peter O’Leary, 2 Owen Fahey ; 1er acc John Newton.Sixième groupe—1er pr John Collins, 2 John Kelly ; 1er acc Napoléon McAvoy, 2 acc John Ahern.Septième groupe—1er pr Wm.Gamble, 2 Wm.Nevill et John A.McDonnell ; 1er acc Wm.McCarthy, 2 Chs.Bradley.Analyse logique—1er pr Victor Bérubé, 2 Joseph Savard ; 1er acc Honoré Morissette, 2 acc Isidore Bazin.Analyse grammaticale—Premier groupe—1er pr Joseph Savard, 2 Victor Bérubé ; 1er acc Honoré Morissette, 2 acc Isidore Bazin.Deuxième groupe—1er pr Gustave Généreux, 2 Ths.Corrigan ; 1er acc F.X.Marion, 2 acc J.Bte.Drouin.Troisième groupe—1er pr Télesphore Laçasse, 2 Edouard Darveau ; 1er acc Désiré Labbé, 2 Lawrence Cannon.Quatrième groupe—1er pr Louis Larouche, 2 Philéas Rousseau ; 1er acc Alfred Samson, 2 acc F.X.Bélanger.Cinquième groupe—1er pr Peter O’Leary, 2 Owen Fahey ; 1er acc John Newton.Sixième groupe—1er pr John Collins, 2 John Kelly ; 1er acc Napoléon McAvoy, 2 acc John Ahern.Géographie—Premier groupe—1er pr Victor Bérubé, 2 Joseph Savard ; 1er acc Louis Mercier, 2 acc Gustave Généreux.Deuxième groupe—1er pr Gabriel Belleau, 2 Edouard Darveau ; 1er acc h.X.Marion, 2 J.Bte.Drouin.Troisième groupe—1er pr Elzéar Aubé, 2 Alfred Cloutier et Jean Brisson ; 1er acc Val-lier Roy, 2 acc Napoléon Balzareili.Quatrième groupe—1er pr F.X.Bélanger, 2 Désiré Labbé; 1er acc Louis Riverin, 2 Philéas Rousseau.Arithmétique—Premier groupe—1er pr Isidore Bazin, 2 Gustave Généreux ; 1er acc J.Bte.Drouin.Deuxième groupe—1er pr Louis Larouche, 2 Gabriel Belleau ; 1er acc Désiré Labbé, 2 Alfred Samson.Troisième groupe—1er pr Edouard Darvean, 2 Louis Riverin et Philéas Rousseau.Qua-triéme groupe—1er pr Elzéar Delisle, 2 Joseph Clavette ; 1er acc ' alier Roy, 2 acc F.X.Bélanger.Algèbre—Premier groupe—1er pr Victor Bérubé et Jos.Savard, 2 Honoré Morissette.Deuxième groupe—1er pr Isidore Bazin, 2 Gustave Généreux ; 1er acc J.Bte.Drouin.Histoire sainte—1er pr Lawrence Cannon, 2 Alfred Cloutier ; 1er acc Godfrey Drouin, 2 Adjutor Larue.Histoire du Canada —Premier groupe—1er pr Victor Bérubé, 2 Louis Larouche et Honoré Morisette ; 1er acc Jos.Savatd, 2 acc Gustave Généreux.Deuxième groupe—1er pr Louis Mercier, 2 Joseph Clavette ; 1er acc J.Bte.Drouin, 2 acc Désiré Labbé.Tenue des livres—Premier groupe—Ire pr Victor Bérubé, 2 Isidore Bazin ; 1er acc Jos.Savard, 2 acc Louis Mercier.Deuxième groupe—1er pr Edouard Darveau, 2 Gabriel Belleau ; 1er acc Louis Riverin, 2 acc Philéas Rousseau.Toisé—1er pr Joseph Savard, 2 Isidore Bazin ; 1er acc Victor Bérubé, 2 Louis Mercier.Usage des Globes—1er pr Jos.Savard, 2 Victor Bérubé ; 1er acc Isidore Bazin, 2 acc Louis Mercier.Ecriture—1er pr Joseph Savard, 2 Louis Larouche ; 1er acc Victor Bérubé et Gustave Généreux, 2 acc Télesphore Laçasse.Solfège—1er pr Joseph Savard, 2 Isidore Bazin ; 1er acc Gustave Généreux, 2 Victor Bérubé.Division inférieure—Assiduité—1er pr Eudore Evanturel, 2 Siméon Belleau ; 1er acc Edouard Généreux, 2 acc George Belleau.Instruction religieuse—Premier groupe— 1er pr Alfred Cloutier, 2 Lawrence Cannon ; 1er accBruneau Drolet, 2 acc Edouard Généreux.Deuxième groupe—1er pr Eudore Evanturel, 2 George Belleau ; 1 acc Auguste Hamel, 2 acc Panet Auger.Lecture—Premier groupe—1er pr Arthur Légarè, 2 Ed.Aubé ; 1er acc Edouard Généreux, 2 acc Louis Drouin.Deuxième groupe—1er pr Eudore Evanturel, 2 Charles Merrill ; 1er acc Eugène Beaupré, Bruneau Drolet.Grammaire française — 1er pr Elzéar Delisle, 2 Edouard Aubé ; 1er acc Edouard Généreux, 2 acc George Belleau.Arithmétique—Premier groupe—1er pr Arthur Légaré, 2 Edouard Aubé ; 1er acc David Plante, 2 acc Charles Merrill.Second groupe—1er pr Eudore Evanturel, 2 Bruneau Drolet ; 1er acc Odina Cloutier, 2 acc Arthur Tessier.Liste des Prix de l’Ecole-Modèle des Filles.CLASSE FRANÇAISE.GRANDE CLASSE.Excellence—1er pr Henriette Dionne, 2 Zénaïde Goulet; 1er acc Joséphine Desroches, 2 Julie Vallerand.PREMIÈRE DIVISION.Prix Célina Légaré ; acc Joséphine Roy.Instruction Religieuse —1er pr Julie Vallerand, 2 Philomène Dodelin ; 1er acc Zénaïde Goulet, 2 Célina Légaré.Assiduité—Prix Philomène Dodelin ; acc Zoé Trudelle.Dictée française—1er pr Henriette Dionne, 2 Julie Vallerand; 1er acc Zoé Trudelle, 2 Cécilia Soucy.Analyse—1er pr Henriette Dionne, 2 Zoé Trudelle ; 1er acc Cécilia Soucy, 2 Julie Vallerand.Arithmétique— 1er pr Zénaïde Goulet et Cécilia Soucy, 2 Joséphine Desroches ; 1er acc Zoé Trudelle, 2 Julie Vallerand.Histoire du Canada—1er pr Cécilia Soucy, 2 Euphémie Tanguay; 1er acc Zoé Trudelle, 2 Eiise Desroches.Globes— 1er pr Cécilia Soucy, 2 Zénaïde Goulet ; 1er acc Henriette Dionne, 2 Julie Vallerand.Géographie—1er pr Philomène Dodelin, 2 Zoé Trudelle; 1er acc Zénaïde Goulet, 2 Eulalie Lacombe.Ecriture— 1er pr Célina Légaré, 2 Cécilia Soucy ; 1er acc Julie Vallerand et Joséphine Desroches, 2 Elise Desroches.Grammaire anglaise— 1er pr Marie Trudelle, 2 Hermina Couillard ; 1er acc Henriette Dionne, 2 Zénaïde Gonlet.Lecture anglaise—1er pr Zoé Trudelle, 2 Henriette Dionne; 1er acc Cécilia Soucy, 2 Léda Peachy.Traduction—1er pr Zoé Trudelle, 2 Henriette Dionne ; 1er acc Cécilia SoucyT, 2 Zénaïde Goulet.DEUXIÈME DIVISION.Sagesse—Prix Elise Grenier ; acc Hélène Picard.Instruction religieuse—1er pr Esther Fiset, 2 Zoé Trudelle ; 1er acc Euphémie Tanguay, 2 Elise Grenier.Assiduité—Prix Éléonore Gui raid ; acc Elise Grenier.Dictée française—1er pr Eulalie Lacombe, 2 Euphémie Tanguay et Marie Trudelle ; 1er acc Elise Grenier, 2 Joséphine Roy.Analyse grammaticale—1er pr Eulalie Lacombe, 2 Euphémie Tanguay ; 1er acc Marie Trudelle, 2 Joséphine Roy.Histoire Sainte—1er pr Georgianne Guay, 2 Julie Vallerand ; 1er acc Clarisse Rousseau, 2 Elise Laçasse.Géographie—1er pr Euphémie Tanguay, 2 Elise Laçasse ; 1er acc Elise Desroches, 2 Elise Grenier.Lecture française— 1er pr Emélie Langlois, 2 Hélène Picard ; 1er acc Marie Bilodeau, 2 Clarisse Rousseau.Ecriture—1er pr Joséphine Am iot, 2 Georgianne Guay; 1er acc Joséphine Roy, 2 Séphora Rouillard.Lecture anglaise—1er pr Elise Desroches, 2 Emélie Langlois ; 1er acc Sophie Donaldson, 2 Elisa Dionne.TROISIÈME DIVISION.Sagesse—Prix Georgianne Guay ; acc Julie Marier.Instruction religieuse—1er pr Eléonore Guirard, 2 Marie Bilodeau ; 1er acc Elise Laçasse, 2 Hermina Couillard.Assiduité—Prix Marie Bilo- 142 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.deau ; acc Zoé Richard.Histoire Sainte—1er pr Joséphine Amiot, 2 Mathilde Lefrançois ; 1er acc Joséphine Côté, 2 Emilie Langlois.Géographie—1er pr Mathilde Lefrançois, 2 Georgianne Guay ; 1er acc Joséphine Amiot, 2 Emélie Langlois et Clarisse Rousseau.Ecriture—1er pr Marie Bilodeau, 2 Mathilde Lefrançois; 1er acc Adèle Bureau, 2 Hélène Couillard.Lecture anglaise—1er pr Joséphine Amiot, 2 Joséphine Roy et Amériida Lemonde ; 1er acc Adèle Bureau, 2 Clarisse Rousseau.PETITE CLASSE.Grammaire française—Premier groupe—Prix H.Grenier et A.Blanchet ; acc J.Finn et L.Peachy.Second groupe—Prix R.Déry et C.Ernst ; acc A.Robitaille et A Ferland.Arithmétique—Premier groupe—Prix L.Peachy et H.Blanchet;acc J Lafrance et H.Ferland.Second groupe—Prix R.Déry et A.Robitaille ; acc A.Peachy et M.Belleau.Géographie—Premier groupe—Prix A.Blanchet et B.Bélan ; acc H.Grenier et A.Robitaille.Second groupe—Prix H.Blanchet et R.Déry ; acc A.Peachy et J.Parent.Troisième groupe—Prix L.Guirard et D.Pinault ; acc A.Soucy et M.Huot.Histoire—Premier groupe—Prix L.Peachy et J.Finn ; acc H.Grenier et R.Béland.Second groupe—Prix H.Blanchet et E.Tessier ; acc L.Guirard et A.Brousseau.Troisième groupe— Prix O.Laçasse et D.Pinault; acc A.Soucy et R.Amiot.Lecture —Premier groupe—Prix L.Peachy et R.Déry ; acc A.Blanchet, J.Finn et H.Blanchet.Second groupe—Prix A.Peachy et R.Bélan ; acc A.Brousseau et A Sampson.Troisième groupe—Prix O.Laçasse et L.Guirard ; acc A Tessier et R.Amiot.Lecture anglaise —Premier groupe—Prix A.Peachy et Arabella Sampson ; acc B.O’Marly et A.Blanchet.Second groupe—Prix R.Déry et H.Giroux ; acc H.Ferland et R.Amiot." Ecriture—Premier groupe— Prix A.Blanchet et C.Ernst ; acc H.Blanchet et R.Déry.Second groupe—Prix A.Sampson et M.Belleau ; acc A.Peachy et L.Guirard.Assiduité—Prix Rose Bélan et Jane Finn ; acc A.Blanchet et C.Ernst.1er acc B.Reynolds, 2 E.Desroches.Troisième groupe—1er pr M.A.Smith, 2 Honorah Clary; 1er acc Mathilda Murphy, 2 L.Finch.DIVISION INFÉRIEURE.Lecture anglaise—Premier groupe—1er pr K.O’Flaherty, 2 C.Cannon ; 1er acc C.Edwards, 2 C.Sparks.Second groupe—1er pr G.Harden, 2 F.Dobbin ; 1er acc C.Coote, 2 K.Hawley.Troisième groupe—1er pr C.Cannon, 2 M.Sammon ; 1er acc M.Collins, 2 Mary McNamara.Lecture française — Premier groupe—1er pr C.Gingras, 2 A.Matte ; 1er acc C.McIntyre, 2M.Hallée.Second groupe—1er pr M.Kelly, 2 C.Cannon ; 1er acc M.Welsh, 2 M.Foley.Troisième groupe—1er pr K.Coote, 2 H.Burnstein ; 1er acc K.Hawley, 2 C.Coote.Arithmétique—Premier groupe—1er pr C.Edwards, 2 J.Driscoll ; 1er acc M.Foley, 2 H.Burnstein.Second groupe—1er pr M.Lachance, 2 C.Gingras; 1er acc M.McNulty, 2 A.Matte.Troisième groupe—1er pr J.Hogan, 2Butler ; 1er acc M.Gilsran, 2 J.Hogan.Grammaire française—1er pr C.Gingras, 2 A.Matte ; 1er acc Z.Trudelle, 2 C.McIntyre.Grammaire anglaise—1er pr C.Edwards, 2 C.Sparks ; 1er acc C.McIntyre, 2 C"Coote.Histoire Sainte—Premier groupe—1er pr Z.Trudelle, 2 C.McIntyre ; 1er acc C.Gingras, 2 A.Matte.Second groupe—1er pr C.Edwards, 2 K.Hawley ; 1er acc M.Lachance, 2 H.Burnstein.Ecriture—Premier groupe—1er pr Z.Trudelle, 2 J.Lockhart ; 1er acc Mary Welsh, 2 C.McIntyre.Second groupe —Prix M.Gilgan et M.Lachance.Troisième groupe—Prix K.Hawley el M.Buckley; acc M.Hallée et F.Driscoll.Assiduité— Prix Z.Trudelle et M.Hallée.Catéchisme—1er pr C.Edwards, 2 K.Coote.Conduite exemplaire—M.Lachance, C.Edwards, Z.Trudelle et J.Lockhart.Liste de Prix décernés aux Elèves de l’Ecole Modèle de l’Ecole Normale Laval- CLASSE FRANÇAISE.DIVISION SUPÉRIEURE.Excellence—1er pr Mary Ahern, 2 Mathilda Murphy.Assiduité—1er pr Maria O’Doud, 2 Mary Workman.Instruction religieuse—1er pr Mary Whelan, 2 Maria O’Doud ; 1er acc Mary Ahern, 2 Mary Malone.Grammaire anglaise—1er pr Mary Ahern et C.Hughes, 2 Mary Whelan et E.Fiset ; 1er acc Sophia Hughes et M.O’Doud, 2 Helen Kymlinet R.A.Daly.Analyse grammaticale—Premier groupe—1er pr Sarah Malone, 2 M.Murphy ; 1er acc M.A.Murphy, 2 C.Sammon.Second groupe — 1er pr Margaret Kennedy, 2M.A.O’Hair ; 1er acc E.Desroches, 2 M.A.Reynolds.Troisième groupe—1er pr Maria Spaiks, 2 Margaret Wilkinson, 1er acc S.Ann Wilkinson et Frances McKay.Grammaire française — Premier groupe—1er pr Esther Fiset, 2 C.Hughes ; 1er acc S.Hughes, 2 M.Whelan.Second groupe—1er pr E.Desrochers, 2 Hélène Roy ; acc Mary O’Doud.Troiisème groupe—1er pr A.Peachy, 2 B.Reynolds ; 1er acc M.A.Murphy, 2 M.Workman.Géographie —Premier groupe—1er pr Caroline Hughes et M.Ahern, 2 Sophia Hughes-et M.Whelan ; 1er acc Maria O’Doud etM.Malone, 2 A.Vehlon.Second groupe— 1er pr Esther Fiset, 2 R.A.Daly; 1er acc A.Peachy, 2 E.Desroches.Troisième groupe—1er pr M.A.Murphy, 2 H.Kymlin ; 1er acc M.Murphy, 2M A.Smith.Quatrième groupe—1er pr M.Ann O Haïr, 2 L.Finch ; let acc M.Sparks,*2 M.Reynolds.Arithmétique —Premier groupe—1er pr M.Ahern et M.Malone, 2 M.Whelan et M.Murphy ; 1er acc C.Hu"lies et S.Hughes,2 R.A.Daly.Second groupe—1er pr E.Fiset, 2 ÎVL A.Smith ; 1er acc M.A.Murphy, 2 Helen Kymlin.Troisième „r0i,pe—1er pr L.Finch, 2 M.Sparks.Quatrième groupe —1er pr M.Reynolds, 2 M.A.O’Hair ; 1er acc M.McGuire, 2 M.Myler.Traduction—1er pr E.Fiset, 2 Sophia Hughes ; 1er acc Caroline Huches, 2 Mary Ahern.Globes—1er pr Mary Ahern, 2 Caroline Hughes ; acc S.Hughes et M.Whelan.Lecture trnnçaise—Premier Troupe—1er pr Caroline Hughes, 2 F-sthei Fiset ; lei acc Sophia Hughes, 2 Mary Whelan.Second groupe - 1er pr M.Smith, 2 A.Peachy; 1er acc B.Reynolds, 2 M.A Fahey, 3 M.Woïkman.Troisième groupe —1er pr E.McGuire, 2 M.A.Reynolds; 1er acc Eliza Finch, 2 Mary Sparks.Histoire Sainte—Premier groupe— 1er pr M.A.Fiset, 2 A McKay ; 1er acc C.Sammon, 2 C.McGlone.Second groupe—1er pr Catherine Tims, 2 M.A.O Hair ; 1er acc Mamaret Wilkinson, 2 S.Ann Wilkinson.Ecriture— Premier groupe—1er pr Sophia Hughes et M.Malone, 2 A.Veldon ; acc Caroline Hughes.Second groupe—1er pr C.McGlone, 2 R.A.Daly , CLASSES ANGLAISES.EXCELLENCE.1er pr Ths.Corrigan, 2 John Newton; 1er acc Wm.Gamble et Wm.Wood, 2 Owen Fahey et John Kelly, 3 John Collins et Jos Duggan INSTRUCTION RELIGIEUSE.Premiere classe —1er pr Ths.Corrigan, 2 Owen Fahey et John Newton ; 1er acc John Henchey et John Collins, 2 Peter O’Leary, 3 Ths.O’Brien et John Kelly.Seconde classe—1er pr Jos.Duggan, 2 John Wallace: 1er acc John Ahern, 2 Archibald McDonnell, 3 Wm.Henchey et Ths.Owen.TRADUCTION DU FRANÇAIS EN ANGLAIS.Première classe—Ths Corrigan, 2 John Newton; 1er acc John Collins, 2 Peter O’Lenrv, 3 John Henchey et Owen Fahey.Seconde classe— 1er pr John Kelly.2 Lawrence Cannon ; 1er acc Wm Wood, 2 Michael Lockhart et Tb3 O'Brien, 3 Jos Duggan et Wm McCarthy.Troisième classe—1er pr Chs Bradley, 2 Wm Nevill ; 1er acc Wm Gamble, 2 Archibald McDonnell, 3 Wm Henchey et John Wallace.anglais en français.Première classe—1er pr Gustave Généreux, 2 Victor Bérubé ; 1er acc Honoré Morissette.2 André Vallerand.Seconde classe—1er pr Louis Larouche, 2 J B Drouin ; 1er acc Isidore Bazin, 2 Jos Savard et Louis Kiverin, 3 Fis Dussault.Troisième classe—1er pr F.N.Manon, 2 Ed Darveau ; 1er acc Télesphote Laçasse, 2 Elz.Aube, 3 Neré Desio-ches Quatrième classe—1er pr Alfred Samson, 2 Alexandre Fiset; 1er acc F X Samson, 2 Alfred Cloutier, 3 Jean Brisson.Cinquième classe __Jer pr Jos Clavette, 2 Arthur Turcotte; 1er acc Gabriel Belleau,- Désiré Labbé, 3 Ths Yallière.GRAMMAIRE ANGLAISE.Première classe (Irlandais)—1er pr Ths Corrigan, 2 Owen Fahey i 1er acc John Collins, 2 John Henchey, 3 John Newton et Peter O’Learv.Seconde classe—1er pr Ths O’Brien, 2 Patrick Walsh; 1er acc Michael Lockhart, 2 Wm Wood, 3 Lawrence Cannon et Wm McCarthy.Troisième classe—1er pr Wm Gamble, 2 Archibald McDonnell, 1er acc Chs Bradley et Wm Nevill, 2 acc John Wallace; 3 Wm Henchey Première classe (Canadiens-Français)-ler pr Victor Bérube, 2 Gustave Généreux; 1er acc Honoré Morissette, 2 André Vallerand Seconde classe—1er pr Ls Larouche, 2 Ls Riverin ; 1er acc F.X.Bélangei, -Samuel St.Michel, 3 Louis Mercier. JOURNAL DE INSTRUCTION PUBLIQUE.143 GÉOGRAPHIE.Première classe—1er pr Tlis Corrigan, 2 Wm Wood et Wm.Gamble; 1er acc Owen Fahey et John Kelly, 2 John Henchey et Michael Lockhart, Wm Nevill et Wm AIcCarthy.Seconde classe—1 pr John Collins, 2 John New'ton ; 1er acc Peter O'Leary, 2 Ths Owen.Troisième classe—1er pr Thos.Bradley, 2 Jos Duggan ; 1er acc John Wallace, 2 John Ahern, 3 Lawrence Cannon et Napoléon McAvoy.HISTOIRE SAINTE.Première classe—1er pr John Henchey, 2 Wm Wood.Second classe —1er pr Ths Corrigan, 2 Owen Fahey et John Newton ; 1er acc Peter O’Leary, 2 John Kelly, 3 Wm Gamble.Troisième classe—1er pr John Collins, 2 Wm McCarthy ; 1er acc Wm Gamble, 2 Jos Duggan, 3 Wm Nevill et Ths O’Brien.Quatrième classe—1er pr Archibald McDonnell, 2 Ths Sherridan ; 1er acc Napoléon McAvoy, 2 John Wallace, 3 Wm Henchey.HISTOIRE DU CANADA.Première classe—1er pr Ths Corrigan, 2 John Kelly ; 1er acc John Newton et Wm Wood, 2 Owen Fahey et John Henchey, 3 Michael Lockhart.Seconde classe—1er pr Patrick Walsh, 2 Peter O’Leary et Chs Bradley ; 1er acc John Ahern, 2 Richard Ryan.ARITHMÉTIQUE.Première classe—1er pr Wm Wood, 2 Michael Lockhart; 1er acc Wm McCarthy et Ths Owen, 2 John Ahern, 3 John Henchey.Seconde classe —1er pr John Collins, 2 Edmond Duggan ; 1er acc Chs Bradley, 2 Peter O’Leary, 3 Ed Généreux.MESURAGE ET GÉOMÉTRIE.1er pr Ths Corrigan, 2 Wm Gamble; 1er acc Wm Nevill et John Kelly, 2 Ths O’Brien, 3 John Newton.ALGÈBRE.1er pr Ths Corrigan, 2 Wm Nevill; 1er acc Owen Fahey, 2 John Kelly, 3 Wm Gamble.GLOBES.1er pr Ths Corrigan, 2 Wm Gamble et Wm Wood ; 1er acc John Kelly, 2 John NewtOD, 3 Wm Nevill et John Henchey.TENUE DES LIVRES.1er pr Ths Corrigan, 2 Owen Fahey ; 1er acc Wm Nevill et John Kelly, 2 Ths O’Brien, 3 John Newton.ASSIDUITÉ.1er pr Wm Wood, 2 Ths Corrigan ; 1er acc John Kelly, 2 Owen Fahey.ÉCRITURE.1er pr John Newton et Ths Corrigan, 2 Owen Fahey ; 1er acc John Henchey et Ths O’Brien, 2 Wm Nevill, 3 Wm Wood et Patrick Walsh.DIVISION DES PETITS.INSTRUCTION RELIGIEUSE.1er pr George Owen, 2 George Dudley ; 1er acc John Driscoll, 2 Alfred Penny.LECTURE ET ÉPELLATION.Première classe—1er pr James Owen, 2 George Owren ; 1er acc Ed Généreux, 2 George Dudley, 3 Panet Anger.Seconde classe—1er pr Arthur Legaré, 2 Louis Drouin ; 1er acc Ths Gingras, Eudore Evantu-rel, 3 Chs Merrill.TRADUCTION.Première classe—1er pr Ed Généreux, 2 Siméon Belleau ; 1er acc Ed Aubé, 2 David Plante, 3 James Owen.Seconde classe—1er pr Arthur Légaré, 2 Eudore Evanturel ; 1er acc Louis Drouin, 2 Chs Merrill, 3 George Cbâteauvert.ARITHMÉTIQUE.Première classe—1er pr John Wallace et Elzéar Delisle, 2 Ed Généreux ; 1er acc Lawrence Cannon, 2 Wm Henchey, 3 Napoléon McAvoy.Secoude classe—1er pr Arthur Légaré, 2 Ed Aubé ; 1er acc David Plante,2 Chs Merrill, 3 George Belleau.Distribution Solennelle des Prix du Collège de Montréal, le 8 Juillet 1862.PHILOSOPHIE.Instruction religieuse—1er pr Charles Pruneveault, Thomas Freeman, 2e Alphonse Deschamps, Thomas Kane.Excellence—1er pr C.St.Pierre, 2e JeanBoissonneault.Dissertation Latine—1er pr C.St.Pierre, 2e J.Boissonneault.Histoire de la Philosophie—1er pr J.Boissonneault, 2e C.St.Pierre.Physique Expérimentale—1er pr C.St.Pierre, 2e E.Freeman.Astronomie—1er pr E.Freeman, 2e C.St.Pierre.Zoologie 1er pr C.St.Pierre, 2e J.Boissonneault.Examens—1er pr J.Boissonneault, 2e A.Deschamps.RHÉTORIQUE.Instruction religieuse—Prix A.Houle.Excellence—Prix A.Houle.Discours latin—Prix A.Houle.Discours français—Prix R.Giroux.Vers latins—Prix A.Houle.V< rsion latine—Prix A.Quoilier.Grec.—Prix R.Giroux.Histoire—Prix ex æquo, A.Houle, J.Charlebois.Algèbre— Prix A.Houle.Thème anglais—Prix James Foley.Version anglaise— Prix A.Houle.Mémoire—Prix A.Houle.Examens—Prix A.Houle.BELLES-LETTRES.Instruction religieuse—1er pr ex æquo, Alexandre Deschamps, Samuel Trudel, 2 J.Larocque.Excellence—1er pr J.Laroque, 2 E.Grandbois.Amplification latine—1er pr E.Prudhomme, 2 E.Grandbois.Amplification française—1er pr E.Lachapelle, 2 Alexandre Chauveau.Vers latins—1er pr J.Larocque, 2 E.Prudhomme.Version latine—1er pr S.Trudel, 2 E.Grandbois.Grec—1er pr J.-Bte.Moriceau, 2 J.Larocque.Histoire—1er pr A.Chauveau, 2 Zotique Racicot.Algèbre—1er pr T.Giroux, 2 J.Larocque.Thème anglais—1er pr S.Trudel, 2 ex æquo J.Larocque, J.Eagan.Version anglaise—1er pr E.Grandbois, 2 S.Trudel.Mémoire—1er pr J.B.Moriceau, 2 J.Larocque.Examens—1er pr E.Grandbois, 2 J.Larocque.VERSIFICATION.Instruction religieuse—1er pr Télesphore Dagenais, 2 Jule3 Thibault-Excellence—1er pr T.Dagenais, 2 A.Provost.Vers latins—1er pr Joseph Dubuc, 2 E.Beauchamp.Thème latin—1er pr J.Dnbuc, 2 Aimé Dugas.Version latine—1er pr A.Provost, 2 ex æquo, P.Ledret, J.Dubuc.Grec —1er pr A.Provost, 2 E.Beauchamp.Histoire—1er pr A.Provost, 2 T.Dagenais.Arithmétique—1er pr J.Dubuc, 2 E.Beauchamp.Thème anglais—1er pr John McLaughlin, 2 Edward O'Sullivan.Version anglaise—1er pr P.Ledret, 2 J.Dubuc.Mémoire—1er pr T.Dagenais, 2 J.Thibault.Examens—1er pr T.Dagenais, 2 A.Provost.MÉTHODE.Instruction religieuse—1er pr ex æquo, Ferdinand Doherty, Edward O’Sullivan, 2 Elzéar Plante.Excellence—1er pr F Doherty, 2 E.Plante.Thème latin—1er pr F.Doherty, 2 S.Côté.Version latine—1er pr F.Doherty, 2 J.McLaughlin.Grec—1er pr F.Doherty, 2 A.Bissonnette.Histoire—1er pr F.Doherty, 2 S.Côté.Thème anglais—1er pr P.Marion 2 Alphonse Denis.Version anglaise—1er pr Désiré Chevrier, 2 A.Dazé Mémoire—1er pr F.Doherty, 2 J McLaughlin.Examens—1er pr F Doherty, 2 A.Dazé.SYNTAXE- Instruction religieuse—1er pr ex æquo, Alphonse Rivière, Martin Callaghan, 2 Alphonse Gougeon, 3 Arthur Paquin.Excellence—1er pr Elzéar Riendeau, 2 T.Kavanagh, 3 M.Callaghan.Thème latin— 1er pr ex æquo, E.Riendeau, M.Callaghan, 2 A.Gagné, 3 A.Chauret.Version latine—1er pr D.Derome, 2 A.Tracy, 3 Joseph Delorme.Histoire—1er pr Alfred Champagne, 2 M.Callaghan, 3 Octave Mousseau.Thème anglais—1er pr A.Tracy, 2 J.Carroll, 3 M.Callaghan.Version anglaise —1er pr D.Derome, 2 J.Delorme, 3 A.Gougeon.Mémoire—1er pr M.Callaghan, 2 O.Mousseau, 3 ex æquo, X.Bernard, A.Champagne.Examens—1er pr ex æquo, M.Callaghan, T.Kavanagh, 2 O.Mousseau.3 E.Riend eau.éléments (1ère Division).Instruction religieuse—1er pr ex æquo, Olivier Harel, Patrick Curran.2 Joseph Daigneanlt, 3 Pierre Bergevin.Excellence—1er pr O.Harel 2 P.Cnrran, 3 0.Filiatreault.Thème latin—1er pr T Harel, 2 O.Harel) 3 P.Curran Version latine—1er pr C.Filiatreault, 2 F.Demers, 3 O.Harel.Histoire—1er pr F Demers, 2 C.Filiatreault, 3 J.Daigneault.Mémoire— 1er pr C.Labelle, 2 C.McKerclier, 3 ex æquo, Emery Dubois, J.Onasa-kenrat.Examens—1er pr T.Harel, 2 E.Vincent, 3 ex æquo, Emery Lalonde, P.Curran, Philémon Laberge.éléments (2e Division).Instruction religieuse—1er pr Avila Guy, 2 J.B.Denis.Excellence_ 1er pr Pierre Giroux, 2 Eustache Prudhomme.Thème latin—1er pr P.Giroux, 2 E.Prudhomme.Version latine—1er pr W.Lyslon, 2 E.' I Prudhomme.Mémoire—1er pr J.Conway, 2 Léonce Caisse.Examens I —1er pr P.Giroux, 2 Joseph Chenevert. 144 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE MUSIQUE VOCALE.Division des grands—1er pr Charles Beaubien, 2 Octavo Jannei.Division des petits—Prix P.Cnrran.MUSIQUE INSTRUMENTALE.1er pr C.Beaubien, 2 A.Benoit.Distribution des Prix du Collège Masson.COURS CLASSIQUE.PHILOSOPHIE.Philosophie intellectuelle:—1er pr Joseph Lauzon, 2 Joseph Dé-sautels.BELLES-LETTRES.Excellence—1er pr Noé Poupard, 2 Ovide Dutrizac.Composition française—1er pr Ovide Dutrizac, 2 Noé Poupard.Versions latines—1er pr Ovide Dutrizac, 2 Noé Poupard.Thèmes latins— 1er pr Noé Poupard, 2 Ovide Dutrizac.Histoire d’Angleterre— 1er pr Noé Poupard, 2 Louis Meunier.Récitation des principes de littérature —1er pr Noé Poupard, 2 Louis Meunier.Interprétation des auteurs latins—1er pr Noé Poupard, 2 Joseph Archambault.Géographie — 1er pr Noé Poupard, 2 Louis Meunier.MÉTHODE ET VERSIFICATION.Excellence—1er pr Télesphore Vaudry, 2 Joseph Legris.Vers latins—1er Joseph Legris et Télesphore Vaudry, 2 Pierre Thé-berge.Thèmes latins—1er pr Télesphore Vaudry, 2 Jos.Legris.Versions Latines—1er pr Télesphore Vaudry, 2 Zéphirin Joncas.Histoire du moyen-âge—1er pr Zéphirin Joncas, 2 Joseph Legris.Récitation de la grammaire latine—1er pr Joseph Legris, 2 Zéphirin Joncas.Interprétation des auteurs latins—1er pr Joseph Legris, 2 T.Vaudry et Zéphirin Joncas.Géographie—1er pr Zéphirin Joncas et C.Ouimet, 2 Pierre Théberge.ÉLÉMENTS ET SYNTAXE.Excellence—1er pr Augustin Duval, 2 Ferdinand Audet.Thèmes latins—1er pr Augustin Duval, 2 Camille Brochu et Napoléon Prévost.Versions Latines—1er pr Adolphe Mathieu, 2 pr Ferdinand Audet.Histoire Romaine—1er pr Adolphe Mathieu, 2 F.Audet et A.Duval.Grammaire latine—1er pr F.Audet et A.Mathieu, 2 pr Augustin Duval.Interprétation des auteurs latins.1er pr Adolphe Mathieu, 2 Augustin Duval.Géographie—1er pr A.Duval, F.Audet et C.Brochu, 2 Emmanuel Viger et Louis Sicard.PARTIE ANGLAISE.Pour les classes du Cours Classique.Excellence—1er pr Pierre Théberge,2 Ovide Dutrizac.Thèmes— 1er pr Télesphore Vaudry, 2 Pierre Théberge, 3 Henri Béliveau.Interprétation des auteurs—1er pr Alphonse Larin, 2 E.Carmel et T.Vaudry, 3 P.Théberge et H.Béliveau.Progrès—Prix Noé Poupard.COURS COMMERCIAL.SIXIÈME CLASSE.Excellence—1er pr Henri Lepage, 2 Adolphe Lamarche, 3 Narcisse Trudel.Tenue des livres—1er pr Henri Lepage, 2 Alphonse Ouellet, 3 Louis Després.Arithmétique—1er pr Adolphe Lamarche, 2 Joseph Delfausse, 3 E.Braztau et J.B.Bouc.Thèmes : 1er pr Henri Lepage, 2 Adolphe Lamarche, 3 Narcisse Trudel.Version : 1er pr Adolphe Lamarche, 2 Henri Lepage, 3 Narcisse Trudel.Traduction du “ Télémaque” : 1er pr Henri Lepage, 2 Adolphe Lamarche, 3 Louis Després et Ernest Turgeon.Calligraphie : 1er pr Alphonse Ouellette, 2 Henri Lepage, 3 Louis Després.Prononciation anglaise : 1er pr Henri Lepage, 2 Alphonse Lamarche et Narcisse Trudel, 3 T.Crevier et J.Delfausse.Traduction du “ Fifth Book ” : 1er pr A.dolphe Lamarche, 2 Henri Lepage, 3 Narcisse Trudel.Grammaire : 1er pr Henri Lepage, 2 Télesphore Crevier, 3 Ernest Turgeon.Abrégé d’Histoire d’Angleterre — (en anglais) : 1er pr Henri Lepage, 2 Ernest Turgeon, 3 A.Choquet et T.Crevier.Géographie : 1er pr J Delfausse et T.Crevier, 2 Adolphe Larmarche, 3 Charles Vaillancourt.CINQUIÈME CLASSE.Excellence : 1er pr Damase Chamberland, 2 Nicolas Fortin, 3 François Lapointe.Arithmétique: 1er pr Léandre Bélanger et D.Chapleau, 2 Zotique Meunier, Alphonse Chalifoux et Cléophas Delorme, 3 D.Chamberland et Nicolas Fortin.Thèmes : 1er pi-Nicolas Fortin, 2 J.-Bte.Toutan, 3 Damase Chamberland.Versions : 1er pr Zotique Meunier, 2 Damase Chamberland, 3 Nicolas Fortin.Traduction du “Fourth Book”: 1er pr Dieudonné Chapleau, 2 Sifrov Desjardins, 3 François Lapointe.Traduction de l’Histoire de France (abrégé) : 1er pr Michel Cyr, 2 Stanislas Auger, 3 Sifroy Desjardins.Grammaire: 1er pr Dieudonné Chapleau, 2 François Lapointe, 3 Zotique Leclerc et Damase Chamberland.Dialogues : 1er pr François Lapointe, 2 Damase Chamberland, 3 S.Auger et S.Desjardins.Calligraphie : 1er pr Jules Lefebvre et Nicolas Fortin, 2 Joseph Lefebvre et P, Amess, 3 Eloi Ouimet et Zotique Meunier.Prononciation anglaise : 1er pr Nicolas Fortin, 2 J.Bte.Toutan, 3 F.Lapointe, P.Amess et S.Auger.Géographie : 1er pr Roch Courval, 2 J.Gariépy et D.Chapleau, 3 S.Auger, D.Chamberland et P.Amess.QUATRIÈME CLASSE.Excellence—1er pr Victor Delfausse et Antoine Beaudoin, 2 François Champoux, 3 Ulrie Lévêque et George Pichette.Arithmétique : 1er pr George Pichette, 2 A.Beaudoin et J.Bte.Gagné, 3 U.Lévêque et Roch Labelle.Thèmes : 1er pr François Champoux, 2 Victor Delfausse, 3 Antoine Beaudoin.Versions : 1er pi-François Champoux, 2 U.Lévêque et A.Beaudoin, 3 Victor Del-fauese.Grammaire : 1er pr Antoine Beaudoin, 2 Victoire Delfausse, 3 George Pichette.Histoire Sainte : 1er pr Jean Turgeon, 2 Victor Delfausse, 3 Louis Bissonnet.Dialogues : 1er pr Victor Delfausse, 2 Louis Bissonnet, 3 J.Turgeon el J.Navers.Prononciation anglaise : 1er pr François Champoux, 2 Ulric Lévêque, 3 Pierre Saucier Calligraphie : 1er pr Louis Bissonnet, 2 J.Bte.Gagné et Victor Delfausse, 3 A.Ouimet et Jean Larin.TROISIÈME CLASSE.Excellence : 1er pr Joseph Auger et Cyrille Dumont, 2 Rodrigue Labelle, 3 Philéas Gratton.Arithmétique: 1er pr François Chapleau et Rodrigue Labelle, 2 Joseph Auger, 3 A.Laporte et C.Dumont.Thèmes : 1er pr Rodrigue Labelle, 2 J.Auger et C.Dumont, 3 Gustave Fauteux et Seufroy Valiquette.Versions : 1er pr Moïse Gauthier, 2 F.Larin et J.Saucier, 3 Léon Larue.Grammaire : 1er pr Louis Lajeunesse, 2 Télesphore Filion, 3 Nopoléon Fortin.Lecture : 1er pr L.Lajeunesse et J.Foster, 2 Joseph Saucier, 3 J.Young et James Moss.Calligraphie : 1er pr François Larin, 2 Ed Bryères et Larue, 3 Arsène Ladébauche et N.Allard.DEUXIÈME CLASSE.Excellence : 1er pr Darnase Courval, 2 Jos.Beausoleil, 3 Eusèbe Ethier.Arithmétique: 1er pr Charles Larin, 2 Pierre Valiquette, 3 Henri Chapleau.Grammaire : 1er pr H.Chapleau et B.Nolan, 2 Charles Larin, 3 Pierre Valiquette.Cathéchisme: 1er pr Pierre Valiquette, 2 Eusèbe Ethier, 3 D.Courval et Ferdinand Bryères.Lecture Française : 1er pr Bryan Nolan, 2 William Nolan, 3 James Moss.Lecture anglaise : 1er pr Bruno Navers, 2 Eusèbe Ethier, 3 Joseph Beausoleil.Lecture latine: 1er pr Damase Courval, 2 Pierre Valiquette, 3 Méleusippe Durocher.Calligraphie: 1er pr William Nolan, 2 Clovis Forget, 3 Ferdinand Fortin.PREMIÈRE CLASSE.Catéchisme : 1er pr Pierre Lévêque, 2 Léandre Barrette, 3 Jos.Dazé.Leclure : 1er pr Joseph Dazé, 2 P.Lévêque et L.Barrette, 3 Gilbert Duquay.Epellation : 1er pr Joseph Dazé, 2 Léandre Barrette, 3 Adolphe Viger.Progrès : 1er pr Ulric Desjardins, 2 Jules Dusureau.PRIX EN DEHORS DES MATIÈRES DE CLASSE.MUSIQUE INSTRUMENTALE.Piano—Première division : 1er pr Adolphe Mathieu, 2 Henri Desjardins et Er.Turgeon.Seconde division : 1er pr Alphonse Jacques et Camille Brochu, 2 Adolphe Lamarche et Damase Chamberland.Violon : Prix Edouard Carmel.Flute : Prix Alphonse Carmel et Henri Béliveau.INSTRUMENT DE CUIVRE.1er pr Joseph Gariépy et Joseph Lauzon, 2 Joseph Desautels, Edouard Carmel, Henri Desjardins et Alex.Anderson.MUSIQUE VOCALE.1er pr Joseph Gariépy, Jos.Lauzon et Adolphe Mathieu, 2 Richard Lamarre, Camille Lamarre, Jos.Desautels et Urgel Dnprat.Des Presses d Air dilaté d’Eusèbe Senécal, 4, rue St.Vinrent, Montréal.
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