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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Journal de l'instruction publique, 1864-08, Collections de BAnQ.

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Volume VIII.Montréal, (Bas-Canada) Août, 1864.No.8.SOMMAIRE.Littérature : Poésie.L'Ange et l’enfant.—La Marraine Magni-bque.—Les Petites Sœurs des pauvres, Reboul.—Education : Pédagogie.— Enseignement de la lecture {unite).—Avis Officiels : Nomination de Com-missairod Ecolo.—Erectmns.divismns et annexions de Municipalités scolaires.—Diplômes octroyés par les Ecoles Normales.—Diplômes octroyés par les JSureaux d Examinateurs.—Instituteurs disponibles.—Dons offerts à la Bibliothèque du Département.—Errata.-Partie Editoriale: Examens et distributions de Prix dans les écoles normales.-ExameDs et distributions de Prix dans les Universités, Collèges, Académies et Ecoles modèles.—Vingt-deuxième conférence des Instituteurs de l’Ecole Normale Laval.—Extraits des rapports des Inspecteurs d’école, pour 1861 et 1862, {mite).—Petite Revue Mensuelle.— Nouvelles et Faits Divers.—Bulletin des Lettres.—Liste des Distributions de Prix dans les Ecoles Normales Jacques-Cartier et Laval.“ Que les fronts y soient sans nuage, Que rien n’y révéle un tombeau ; Quand on est pur comme à ton âge, Le dernier jour est le plus beau.” Et, secouant ses blanches ailes, L’ange, à ces mots, a pris l’essor Vers les demeures éternelles.Pauvre mère!,., ton fils est mort !.Eebocl LITTERATURE.LA MARRAINE MAGNIFIQUE, L’ANGE ET L’ENFANT.“ Hélas 1 ma pauvre Madeleine J’ai couru tous le3 environs ; Elégie d une mire.Je n’ai pu trouver de marraine, Et ne sais comment nous ferons.1828.Uu ange au radieux visage, Penché sur le bord d’un berceau, Semblait contempler son image, Comme dans l’onde d’un ruisseau.11 An nouveau-né que Dieu nous donne Nul n’a craint de porter malheur Eq lui refusant cette aumône : La pauvreté fait donc bien peur?“ Charmant enfant qui me ressemble, Disait-il, oh 1 riens avec moi 1 Viens, nous serons heureux ensemble, La terre est indigne de toi.“ Et cependant, tout à l’église Pour le baptême est préparé.Faut-il que l’heure eu soit remise î Que dira notre bon curé ?” il Là, jamais entière allégresse : L’âme y souffre de ses plaisirr ; Les cris de joie ont leur tristesse, Et les voluptés leurs soupirs.Mais, tandis que l’on se lamente, Une dame, le front voilé, La robe jusqu’aux pieds tombante, S’offre à ce couple désolé.“ La crainte est de toutes les fêtes ; Jamais un jour calme et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain.—“ Dites-nous, bonne demoiselle, Qui peut vous amener ici?" —“ Pour votre enfant, répondit-elle, Soyez désormais saus souci : “ Eh quoi ! les chagrins, les alarmes Viendraient troubler ce front si purl Et par l’amertume des larmes Se terniraient ces yeux d’azur ! 11 Je viens pour être sa marraine, Et je vous jure, sur ma foi, Que, par ma grâce souveraine, Il sera plus heureux qu’un roi.“ Non, non, dans les champs de l’espace Avec moi tu vas t'envoler.La Providence te fait grâce Des jours que tu devais couler.“ Au lieu d’une pauvre chaumière, Il habitera des palais, Dont le soleil et sa lumière Ne sont que de pâles reflets.“ Que personne dans ta demeure N’obscurcisse ses vêtements, Qu’on accueille ta dernière heure Ainsi que tes premiers moments.“ Et, daos cette magnificence, Loin de vous rester étranger, Il brûlera d’impatience De vous la faire partager.” 5187 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.—“ Quoi ?l’enfant qui nous vient de naître Doit avoir un pareil destin ?Hélas ! nous n’osions lui promettre Que l’indigence et que la faim.“ Quelle puissance est donc la vôtre?Etes-vous ange ou bien démon ?“ —” Je ne «uis ni l'un ni l’autre ; Mais plus tard vous saurez mon nom." —“Eh bien ! s’il faut que l’on vous croie, Si, pour nous tirer d’embarras, Le ciel près d- nous vous envoie.Prenez notre fils dans vos bras.” Sur les marches du baptistère, L’eufant est aussitôt porté ; Mais de l’onde qui régénère Dès que son front est humecté.Au jour qu’il connaissait à peine 11 clot la paupière et s’endort.Elle avait dit vrai, la marraine ; Car la marraine était la mort.Reboül.Traditionnelles.LES PETITES SŒURS DES PAUVRES.Comment tant d’affamés ont-il pu le maudire.Le Dieu fils du labeur, né sur un peu de foin ?Sur les rebuts du monde il fonda son empire, Et du prodige encor notre siècle est témoin.Malheureux que l’enfer berce de ses chimères, Dont les maux ont cessé de regarder au ciel, Devant ces saintes soeurs, devant ces saintes mères, D’un coupable mépris garderez-vous le fiel ! Ah 1 le Christ est encor, malgré tous vos prophètes, Le Dieu qui se montra moins Dieu que serviteur ; Le Dieu qui fait asseoir le pauvre dans ses fêtes Et réserve à Lazare une place d’honneur.Aujourd’hui réduisant le blasphème au silence, Comme s’il avait craint de vous humilier En puisant dans les rangs d’une sainte opulence, Il a choisi vos sœurs pour se justifier.Quelques filles du peuple, une simple servante Que Jésus enflamma du feu de son amour, Mieux que tous les calculs d’une morgue savante Ont su trouver le mot de l’énigme du jour.Si l’aumône répugne à votre main trop fière, Elles iront pour vous, infatigable essaim, Chercher de quoi pourvoir leur ruche hospitalière, Et leur faim s’oubliera tant que vous aurez faim.Dans cet asile ouvert à vos peines cruelles, Bien plus pauvres encor que votre pauvreté, Le lit sera pour voue et la paille pour elles, Si la moisson des maux passe la charité.Trop souvent, sur ce lit où gît votre souffrance, L’âme est endolorie aussi bien que le corps ; Leur voix, au désespoir enseignant l’espérance, Changera leS douleurs en célestes trésors.O frères! c’est assez d’implacables colères, D’autres Dieux roue feraient un plus triste destins ; Cherchez au sein du Christ l’abri de vos misères : Son Calvaire est pour vous le meilleur Aventin.II Je ne vous ferai point de menaces terribles, Le démon de l’envie en a déjà pris soin ; Mais, riches, songez-y ! car les jours sont pénibles : L’aumône est un devoir et peut-être un besoin.L’abondance sordide est mère de la haine.Hélas I les cœ irs sont pleins de funèbres dépits ; Et, pour être assurés de la moisson prochaine, Pour les pauvres glaneurs laissez quelques épis 1 Vos œuvres, trop souvent, sont futiles ou mortes.Pensez, sur le sommet, aux angoisses d’en bas ; Lorsque ces pauvres sœurs frapperont à vos portes, Ouvrez I car le pardon accompagne leurs pas.N’ayant rien à donner, elles se sont données.Anges médiateurs près du divin courroux, Leur visite délivre ; et leurs mains fortunées Demandent pour le pauvre encor moins que pour vous.Sanctifiez le seuil de vos maisons prospères, Faites au Christ souffrant la part de vos deniers ; Couvrez sa nudité des hardes de vos pères Qui pourrissent peut-être au fond de vos greniers.Le pain souvent lui manque ainsi que les guenilles : Pour apaiser sa faim réduite au désespoir, Dans le tablier béni de ces pieuses filles Mettez de vos banquets ce qui reste, le soir.L’offrande la plus mince est toujours bien venue ; Tout s’utilise ou change en leurs bénignes mains : Ce pliant recevra le sommeil de la rue, Ces miettes deviendront de bienheureux festins.Ce saint plâtre égaiera la nudité des chambres, Ces tissus, reprisés d’un doigt industrieux, Du vieillard grelottant réchaufferont les membres ; Et toute la récolte est au profit des cieux.Il en est parmi vous, que le Christ les bénisse ! Qui donnent à main pleine et surtout à plein cœur ; Liguez-vous avec eux ; c’est leur sainte milice Qui peut-être a du ciel suspendu la rigueur.Ne cherchez pas ailleurs le salut de votre âme, Celui de vos foyers et de votre trésor ; La nue à l’horizon garde un reste de flamme Et la foudre éloignée, hélas 1 murmure encor.Vous avez vainement, pour abriter vos têtes, D’un bouclier plus fort armé l’autorité ; Si l’égoïsme règne, attendez les tempêtes ; Car le calme du monde est dans la charité 1 Reboül.Traditionnelles.EDUCATION.De renseignement de la L.ecture.(1) Les observations que nous avons présentées à la fin de l’article précédent sur le développement intellectuel qu’il faut se proposer dans l’enseignement de la lecture concernent également la culture du sens moral.N’oublions jamais que, dans l’instruction de la jeunesse, le développement moral doit toujours accompagner le développement intellectuel.Nous ne dirons pas que l’un est plus important que l’autre, le dernier étant en quelque sorte un moyen d’obtenir le premier; car, si nous en exceptons l’influence de l’exemple, nous n’arrivons au cœur qu’en passant par l’esprit.Les leçons morales, pour influer sur les sentiments et sur la conduite de la vie, doivent se formuler en pensées, et celles-ci être traduites en un langage qui a besoin d’être saisi par l’esprit pour faire impression sur nous.Mais quelque opinion qu’on puisse avoir de cette asser-tiou, c’est le développement moral qui donne au développement intellectuel toute sa valeur, qui en fait la véritable utilité dans le monde.Ce n’est pas le lieu de revenir ici sur le danger si souvent signalé de l’instruction dépourvue d’éducation.Toujours est-il que le maître qui instruit sans élever a rempli la moitié de sa tâche, et que l’homme qui, à égalité de savoir et d’intelligence, joindra le plus profond (1) Voir notre livraison (l'avril et les précédentes. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.107 sentiment du devoir avec la plus ferme volonté de l’accomplir, sera toujours celui qui rendra le plus de services à la société, et qui y sera le plus estimé et considéré.Or la lecture est sans contredit l’un des enseignements qui se prêtent le mieux à la culture de ce sentiment Mais pour que ce but soit atteint, il faut l’avoir en vue.Les pensées doivent donc, dans le cours des lectures, être analysées sous le rapport moral non moins que sous le rapport du sens.Le caractère moral des faits dont traite le livre doit être l’objet, de questions nombreuses ; il faut exercer les élèves à les juger, a les apprécier, tant en eux-mêmes que dans les circonstances où ils se sont produits.On doit en même temps faire faire des applications nombreuses de ces jugements à la conduite journalière de la vie, en choisissant de préférence ses exemples parmi ceux qui sont le plus à la portée des enfants.On remarquera, sans qu’il soit besoin de le dire, que cet enseignement moral peut être singulièremeni facilité parle choix des livres de lecture, les uns se prêtant beaucoup mieux que les autres à la lecture du sens moral chez les élèves.Les ouvrages qui contiennent des histoires, des anecdotes, des traits de dévouement, de bons exemples, des faits moraux enfin, offrent sous ce rapport beaucoup plus d’occasions d’éveiller de bons sentiments et d’inculquer des principes de vertu que des ouvrages qui roulent sur des sujets purement instructifs.Il faut donc faire un choix entre les uns et les autres, selon l’objet qu’on se propose ; mais l’importance de ce choix est trop bien comprise des maîtres pour qu’il soit nécessaire d’insister sur ce sujet.AQUISITION DES CONNAISSANCES ET LIVRES INSTRUCTIFS.Lorsque nous nous occupons d’un enseignement, il nous arrive souvent de ne pas nous rendre assez compte de son objet et de ce qu’il comporte.Nous le prenons en quelque sorte partie par partie, cherchant à nous pénétrer de chaque détail à mesure qu’il se présente, afin de l’enseigner du mieux qu il nous est possible, mais parfois négligeant de nous faire une idée exacte de l’ensemble.Alors, comme nous n’avons pas saisi l’objet dans sa totalité, les rapports des parties au tout nous échappent, et, prenant à nos yeux une valeur exagérée, nous perdons de vue son importance relative.En général, les premières dont nous nous occupons finissent par nous faire perdre de vue celles qui doivent venir ensuite.On en voit un exemple dans la lecture, où, comme nous l’avons dit précédemment, le mécanisme et le choix de la méthode sont devenus l’objet d'une attention presque exclusive.De même qu’il y a divers points à considérer dans l’enseignement de la lecture, il y a de même pour l’élève des degrés ou des stages divers.A chacun de ces stages correspond en général un objet différent, et l’on se tromperait en s’occupant dans l’un de ce qui convient à d’autres.Ces stages ou degrés coïncident assez exactement avec la division que nous avons établie ; ils sont également er.rapport avec 1 âge.Ainsi, au premier degré correspond l’étude des lettres et des syllabes: c’est un mécanisme dont l'étude n’est guère qu une affaire de mémoire, et qui s adresse plus aux yeux qu’à l’intelligence.^ A u deuxième degré, l’étude des mots, déjà plus difficile, n’est pourtant encore que la continuation de l’étude du langage telle que l’enfant l’a faite avec sa mère.Dans le troisième degré, l'étude des idées, comme moyen de développement intellectuel et moral et de culture des facultés, demande des esprits plus exercés à réfléchir et plus habitués à exprimer leurs idées : c’est encore un enseignement qui se rapproche de celui de la mère, mais il est plus raisonné et demande plus d’expérience de la part du maître.Il en est de même du quatrième degré, auquel convient plus spécialement ce qui a pour objet de meubler l’esprit de l’élève de connaissances et de notions de toutes sortes ; cette partie est essentiellement du domaine de l’école : c’est de l’enseignement proprement dit, comme nous allons le voir, et il faut pour cela des intelligences assez développées.Enfin, au dernier degré vient l’art de lire avec goût et en donnant à son débit l’expression convenable, ce qui suppose encore plus d’instruction chez l’élève et un âge plus avancé.Il ne faudrait pourtant point induire de la division précédente qu’on doive, à chacun de ces stages, s’occuper exelu-vement de l’objet qui s’y rapporte.Ces divisions son bonnes pour soulager l’esprit, à qui elles permettent de se rendre mieux compte des faits, mais, dans la pratique, elles ne se présentent jamais d’une manière aussi tranchée.Ainsi,dans l'enseignement primaire, l’étude du langage se joint pour ainsi dire à tout; le développement intellectuel et moral ne peut non plus jamais être perdu de vue.Il y a, par exemple, une culture des facultés et un exercice de l’intelligence dans l'étude de la signification des mots, comme il y en a dans l’attention apportée à leur construction, à leur décomposition, à la formation des syllabes, et même à l’étude des lettres et de leurs formes.Quant à la culture morale, elle doit se retrouver partout, et ce serait méconnaître ses devoirs que de la négliger un seul instant.Il n’en est pas moins vrai qu’à chaque degré, le but diffère : c’est donc l’objet correspondant à ce degré qu’il faut avoir principalement en vue ; qu’un accessoire, si important qu’il soit, ne nous fasse jamais négliger le principal Cette observation s’applique principalement à la quatrième partie de la lecture qui va nous occuper maintenant, c’est-à-dire à celle qui a pour objet de donner aux élèves des notions diverses.Cette partie est sans contredit celle qui se rapporte le moins à l'objet proprement dit de la lecture Peut-être même n’aurait-on jamais songé à l’y rattacher comme on l’a fait, et alors nous n’aurions pas a nous y arrêter, si le temps que les élèves passent dans les écoles n’était beaucoup trop court pour tout ce qu’il importe de leur apprendre.On a donc cherché à suppléer à l’insuffisance de l'instruction qu’on peut leur donner dans les leçons régulières par un enseignement en quelque sorte occasionnel ou incident.De là 1 idée de rattacher à la lecture les connaissances de toutes sortes dont on croit utile de meubler leur esprit.Mais peut-être un enseignement franchement donné vaudrait-il mieux que cet enseignement bâtard, où en réalité l’on fait très-peu, parce qu’on veut faire en même temps des choses très-différentes.Il y a dans l’instruction primaire bien peu de poinis où l’on se soit autant trompé que dans tout ce qui ri garde cette partie de l’enseignement de la lecture.A cet égard, les .erreurs proviennent, soit de ceux qui enseignent, soit des auteurs de livres de lecture.Les maîtres que l’on pousse à étendre les connaissances de leurs élèves, et qui d'ailleurs ont le désir de leur donner Je plus qu’ils peuvent des notions utiles, ne comprennent pas toujours bien le parti à tirer de ces livres.Après l’embarras du choix, embarras déjà très-grand, vient pour eux la difficulté d’en faire un judicieux emploi.Us tombent le plus ordinairement dans deux excès opposés : ou ils ajoutent trop d'explications aux livres, ou ils en ajoutent trop peu.Dans le premier cas ils supposent que les détails contenus dans le livre suffisent pour faire comprendre le sujet, et le défaut de temps les porte parfois à admettre cette supposition.Dans le deuxième, ils comprennent que les livres mis entre les mains des élèves sont toujours d’une étendue trop restreintre, et qu’ils contiennent trop de choses pour que chacune puisse être bien comprise sans le secours des développements donnés à la leçon.Dans l’un ou l’autre cas, il y a perte pour les élèves.Si le maître exprime trop peu, le but qu’on s'était propo- JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.sè en choisissant le livre est manqué : il ne reste rien de la lecture sous le rapport des connaissances que l’élève aurait dû acquérir.Si le maître explique trop, alors le tenps de la leçon se passe en explications, il n’y a pas de lecture proprement dite ; c’est un temps perdu pour les progrès que l’élève devrait faire dans cet art.—( Journal des Instituteurs de Paris.) AVIS OFFICIELS.NOMINATION.COMMISSAIRE D’ÉCOLE.Son Excellence le Gouverneur-Général a bien voulu, par minute en conseil du 26 de juillet dernier, approuver la nomination suivante : Comté de la Beauce.—Aubert-Gallion • M.Joseph Dutil.ÉRECTIONS, DIVISIONS, ANNEXIONS ET DÉLIMITATIONS DE MUNICIPALITÉS SCOLAIRES.Il a plu à Son Excellence, le Gouverneur Généra’, par minute en conseil du 26 du mois de juillet dernier : lo De distraire de la municipalité scolaire de Notre-Dame-de-la-Vie-toire, dans le comté de Lévis, la partie de territoire ci après décrite et i de l’ériger en municipalité scolaire séparée, sons le nom de Municipalité du village de Bienville; savoir : Comprenant une étendue de territoire de six arpents, huit perches et trois pieds de front sur quarante arpents de profondeur; bornée comme suit : au nord-est, par la l'gne qui divise la paroisse de Notre-Dame-de-la-Victoire de celle de St.Joseph de la.Pointe-Lévia ; au sud-ouest, par la ligue qui divise la terre d’Isidore Bégin de cette partie de la terre de Michel Begin qui se trouve dans la ville de Lévis ; au DOid-ouest, par ie par la ville de Lévis et partie par le flc-uve St.Laurent, s’étendant en profondeur ju-qu’à quarante pieds d’eau, à marée basse ; au sud-est, par le tiait-quarré des terres du premier rang.2o D ériger en municipalité scolaire séparée la paroisse de Ste.Brigitte, situee partie, dans le comté de Nicolet, partie dans le comté d’Yamaaka et partie dans le comié de Drummond, et de lui donner le même nom et les mêmes limites qui ont été assignées à la dite paroisse par proclamation de Son Excellence, le Gouverneur Général, en date du douze de novembre, mil huit cent soixante-trois, et insérée dans la Gazette du Canada, à la page 3566 dît volume 22.3o D ériger en municipa ité scolaire la paroisse de St.Fulgence, située parue dans le comté de Drummond et partie dans celui de Bagot, sous le nom de Municipalité scolaire de St Fulgence et avec les mêmes limites qui ont été assignées à la dite paroisse par proclamation de Son Excellence, le Gouverneur Général, en date dn dix-neuf de décembre, mil huit ceut soixante-trois, et insérée dans la Gazette du Canada, à la page 167 et 168 du volume 23.4o D'ériger en municipalité scolaire la paroisse de St.Tite, dans le comté de Champloin, et de lui donner le même nom et les mêmes limites qui ont été assignées à la dite paroisse par proclamation de Son Excellence, le Gouverneur Général, en date du onze de juillet, mil huit cent soixante-trois, et insérée dans la Gazette du Canadat à la page 2094 du voiume 22.5o De distraire de la municipalité scolaire de Percé, dans le comté de Gaspé, la partie de territoire qui s’étend depuis le ruisseau qui passe sur la terre de M.James- Cain, à l’endroit nommé Cap-Rougp, à aller jusqu’à la ligne de division entre la municipalité susdite de Percé et celle du Cap-Désespoir, du côté de l’est, et d’annexer cette partie de territoire à la susdite municipalité du Cap-Désespoir, dans le même comté.6o De distraire de la municipalité scolaire de Yictoriaville, dans le comté d’Arthabaska, le huitième lot de chacun des cinq premiers rangs du township d’Arthabaska, et d’annexer les dits lots à la municipalité scolaire d’Arthabaskaville, dans le même comté.7o De distraire de la municipalité scolaire d’Orford, située daDS les limites de la ville électorale de Sherbrooke, les lots de terre des l7me et 18me rangs du township Orford compris entre les 1er et 6me lot3 inclusivement, et de les annexer à la municipalité scolaire de Stukcley-Nord, dans le comté de bhefford.8o De distraire de la municipalité scolaire de St.Irénée, dans le comté de Charlevoix, la concession connue sons le nom de Ste.Magdeleine, à partir de la propriété de Thadée Bouchard à aller jusqu’à celle de Louis Maltais, exclusivement, et de l’annexer à la municipalité scolaire de la Malbaie, dans le même comté.9o De distraire de la municipalité scolaire du Coteau St.Pierre, dans le comté d’Hochelaga, la partie de territoire ci-après décrite et de l’annexer à la municipalité scolaire de St.Henry, dans le même comté ; savoir : Le terrain appartenant aux héritiers de Philippe Turcot, borné, au nord, par le chemin de fer de Lacbine, au sud et à l’est, par le chemin de la Côte St.Paul, et, à l’ouest, par le terrain de Désiré Turcot, y compris la propriété de Jean Baptiste Cazelais.lOo De donner une nouvelle délimitation à la municipalité scolaire de Hull et à celle de St.Etienne de Chelsea, toute3 deux dans le comté do l’Outaouais, comme suit; savoir.Premièrement.—La municipalité de Hull:—Bornée, au nord, par la ligne qui sépare la cinquième concession de la sixième, jusqu’au lot de terre No.viugt et un ; de là suivant la ligne qui sépare le lot No.vingt du lot No.vingt et un, jussqu’à la septième concession, qui se trouve entre les sixième et septième rangs, jusqu’à la ligne qui sépare le township de Hull de celui d’Eardley ; consetvant, à l’ouest, au sud et à l'est, les mêmes limites qui lui ont été antérieurement assignées.Deuxièmement.—La municipalité de St.Etienne de Chelsea, limitrophe de celle de Hull, est bornée comme suit ; savoir : Au nord, par la ligne qui sépare le township de Wakefield de celui de Hull ; à l'est, par la ligne qui sépare le township de Templeton de celui de Hull, jusqu’à la cinquième concession exclusivement ; de là, au sud, par la ligne qui sépare la cinquième conceS'ion de la sixième, jusqu’au lot de terre No.vingt et un ; de là suivant la ligne qui sépare le lot de terre No.vingt du lot No.vingt et un, jusqu’à la septième concession, qui se trouve entre les sixièmes et septième rangs, jusqu a la.ligne qui sépare le township de Hull de celui d’Eardley.llo De distraire de la municipalité scolaire de St.Barnabé de Gatineau, dans le comté de St.Maurice, la partie de territoire ci-après décrite et de l’annexer à la municipalité scolaire de St.Etienne, dans le même comté ; savoir : Toute la partie du troisième rang du township de Caxton, qui se trouve comprise entre la terre de Gabriel Duplessis, inclusivement, et celle d'Edouard Rivard, inclusivement.12o De distraire de la municipalité scolaire de Valcartier, dans le comté de Québec, la partie de territoire ci-après décrite et de l’ériger en municipalité scolaire, sous le nom de Municipalité de St.Gabriel Ouest ; savoir : Toute cette partie de territoire qui a été érigée et constituée en municipalité locale distincte pour les fins municipales, par acte de la législature sanctionné le 18 de mai, 1861, 24me Vict., chapitre 73.13o De distraire de la municipalité scolaire de St.André d’Acton, dans le comté de Bagot, la partie de territoire ci-après décrite et de l’ériger en m • nicipalité scolaire séparée, sous le nom de Municipalité de lu paroisse de St.Arulrè d’jJcton ; savoir : Comprenant les cinq premiers rangs du township d’Acton, moins les lots portant les Nos.trente-deux, trente-trois et trente-quatre du troisième raDg du dit township, et moins la moitié ouest du lot portant le No.trente-deux et les lots entiers portant les Nos.trente-trois et trente-quatre du quatrième raDg du township susdit.DIPLOMES OCTROYÉS PAR LES ÉCOLES NORMALES.Session de 1863-1864.ÉCOLE NORMALE LAVAL.Pour écoles modèles.—MM.François Simard, Cyrille Fournier, François Albert Ferland, Napoléon Mercier, Cyprien Librèque, Edouard Bacon, Mlles Philomène Lachaîne, Adèle Lespérance, Lumina Gaucher, Georgina Létonrneau, Aurélie Noël, Honorine Gagné.Pour écoles élémentaires.—MM.Louis Dion, Stanislas Fréchette, Jacob Ga^né, Jean Louis Mercier, Honoré Rousseau, Pierre Antoine Roy, Augustin Trépanier ; Mlles Marie Abbott, Entychiane Bernier, Léa Baudet Marie Marthe Belley, M.M.Séneville Bélanger, Victoria Bernard, Louise Baldwin, Rosalie Crépeau, M.Clémentine Caron, Virginie Fil-teau M.Julienne Fortin, Valérie Fradette, Joséphine Guillemetle Sophie Gravel, Célanire Gosselin, M.Odile Joncas, M.Malvina Morin, Henriette Portelance, Marie Tremblay, Albine Trépanier.Et en date du 1er d’oût, 1864, Mlle.Mary Loughran a obtenu un diplôme d’écoles élémentaires.ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER.Pour académies.—M.Eugène Urgel Archambault, principal de 1 académie commerciale de Montréal, M.Joseph Eugène Cassegrain, principal de l’académie Ste.Marie, Montréal, MM.Calixte Brault, Azarie Çhê-ne vert.Pour écoles modèles—MM.Oscar Desrosiers, Ignace Dorval, Charles H Ferland Ovide Lamarche, Alphonse Lanctôt, François Xavier Mousseau Eusèbe Monette, Antoine Malette, Laurence O’Ryan, Laurence O'Donnghue, Pierre Primeau, Paul Quesnel, Honoré Rondeau, Louis René, François Verner., _ ., -, , .Pour écoles élémentaires —MM.Joseph Godin, Joseph Guérin, Vir-gile Harman, Alexis Aubuchon. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.109 ÉCOLE NORMALE m'GILL.Pour académies.—MM.Archibald Duff, Alvan F.Sherrill.Pour écoles modèles.—M.Milo Alexander Herrick, Mlles Elizabeth Ahern, Jessie Fraser, Elizabeth Ann Fraser, Maria Gill, Mary Luella Herrick, Sarah Johnson, Isabella Morrison, Lucy Ann Merry, Anny Frances Murray, Margaret Mason, Sarah A.Millao, Mary Elizabeth Walton, Eliza White.Pour écoles élémentaires.—MM.Whiting Resford Balt, Thomas McCarthy, Duncan McCormick, Mlles Laetitia Barlow, Mary Bail lie, Emma Cutter, Mary Crossby, Eliza J.Cleary, Ellen Teresa Flynn, Mary Graham, Lilias Litchfield Hoyt, Elizabeth Hargreaves, Alma Herrick, Caroline Harding, Catherine McDonald, Mary O’Brien, Malvina Ross, Jane, Ann Swallun, Sarah Shaw, Margaret Sutherland, Jane Tuff, Mary Wilson, Lilias Watson, Elizabeth Walker.DIPLOMES OCTROYÉS PAR LES BUREAUX D’EXAMINATEURS.BUREAU DE PONTIAC.Pour écoles élémentaires.— 1ère classe A : MM.Francis Murray) James McCreary.Deuxième classe F : Mlle Emérance Berlhianme.Deuxieme classe A : MM.James Patrick Mullan, Thomas Stephens, Mlle Susan Connolly.Oct.le 21 mars, 1864.(Séance ajournée.) MÊME BUREAU.Pour écoles élémentaires.—2ème classe A : MM.Robert Angus, Thomas Coulter, Mlle Elizabeth Anna Best.Oct.le 3 mai, 1864.Ovide LeBlanc, Secrétaire.BUREAU DES EXAMINATEURS DE GASPÉ.Ecoles élémentaires, 1ère classe F et A : M.Daniel John Anderson.1ère classe A : M.Charles Hunt.Oct.le 3 mai, 1864.Ph.Yibert, jeune, Secrétaire.“ Voyage en Espagne et en Algérie, en 1855," 1 vol.“ Voyage en Danemark, en Suède, en Norvège, par la Belgique et la Hollande.Retour par le3 villes auséatique’, le Mecklémbourg, la Saxe, la Bavière, le Wurtemberg et le Grand-Duché de Bade.Séjour à Bade.En 1854," 1 vol.“ Voyage à Constantinople par l'Italie, la Sicile et la Grèce.Retour par la mer Noire, la Roumélie, la Bulgarie, la Bessarabie rus*e, les Provinces danubiennes, la Hongrie, l’Autriche et la Prusse, en mai, juin, juillet et août, 1853," 2 vols.“ Voyage en Russie.Retour par la Lithuanie, la Pologne, la Silésie, la Saxe ei le duché de Nassau.Séjour à Wisebade, en 1856," 1 vol.“ Antiquités celtiques et antédiluviennes.Mémoires sur l’industrie primitive et les arts à leur origine,” 2 vols.“ Hommes et choses : alphabet des passions et des sensations.Esquisse de mœurs faisant suite nu petit glossaire,” 4 vols.“ Sujets dramatiques,” 2 vols.Emma ou quelques lettres de femme," 1 vol.“ Mémoires de la société royale d’émulation d’Abbeville,” 1836, 1837 1838, 1839, 1840, 1841, 1842 et 1843, 3 vols.“ Mémoires de la société d'émulation d’Abbeville,” de 1844 à 1852, 2 ; vols.Mémoires de la société impériale d'émulation d’Abbeville,” de 1852 a 1860, 2 vols.Brochures.—“ Notes sur le fossile humain d’Abbeville,” 5 brochures.Brochures scientifiques.-” Origine et antiquité de l’homme," 1859-1864, | 15 brochures.Errata.—Dans la livraison des mois de juin et juillet derniers, à la i page 90, dans le tableau imitulé : Diplômes accordés aux élèves des écoles j normales, depuis l'etablissement de ces institutions, à la 2me ligne de la 6me colonne, au lieu de 13, lisez : 53 ; puis, é la dernière ligne de la même j colonne, au lieu de 43, lisez : 83.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE INSTITUTRICE DISPONIBLE.Mlle Julie Latour, munie d’un diplôme d'écoles élémentaires pour le français et l’anglais.S’adresser à ce bureau.INSTITUTEURS DISPONIBLES.M.Wm.Kennedy, muni d’un diplôme pour le f ançais et l’anglais et de bonnes recommandations.M.Kennedy a étudié le français à Paris.S’adresser à North Lancaster, comté de Glengary,ou à ce Département M.Urbain Courteau, muni d’un diplôme d’écoles élémentaires.Conditions faciles et pourra fournir une monitrice capable de diriger les classes des commençants.S’adresser à lui-même, rue Visitation, 103, Montréal.DONS OFFERTS A.LA BIBLIOTHÈQUE DU DÉPARTEMENT.Le Surintendant accuse avec reconnaissance réception de l’ouvrage suivant : De MM.Beau chemin et Valois, libraires, Montréal : — “ Notes sur la Coutume d progrès bien sensibles dans 3 de ces éeoies ; les deux autres ne sont fréquentées que par un très-petit nomore d’enfarits peu avancés.Les contributions locales se moment, pour l’anné, à $309.39, et les prix des maîtresses varient de $40 à $120.Les comptes sont bien tenus.6.Nicolet.—A 9 écoles avec 375 élèves.Les écoles du village réunissent toujours un grand nombre d’enfants, et sont encore sous la direction de M.Pinard et de Mme.Dufresne.Une demoiselle anglaise enseigne l’anglais dans l’école de Mme.Dufresne.J’ai remarqué beaucoup d’émulation dans l’école des filles, et j’ai eu lieu d’être satisfait de l’examen que je leur ai fait subir sur les différentes matières d’enseignement.Toutes les autres écoles de la paroisse sont, en général, bien tenues ; mais j’ai pu constater que plusieurs d’entre elles étaient fréquentées irrégulièrement.Je n’attribuerai certainement pas ce défaut d assitance à la négligence ou à l’indifférence des habitants de cette localité, qui se sont toujours montrés bien disposés, mais bien à la trop grande étendue que comprennent plusieurs arrondissements.Les maisons sont en assez bon ordre, à l’exception d’une.Les commissaires s’acquittent bien de leurs devoirs.Les contributions locales se montent à $548.Les prix des maîtresses varient de $60 à $200; celui du maître étant de $160.Les comptes sont bien tenus.7.Ste.Monique.—Il y a 10 écoles en opération dans la municipalité scolaire No.1, et 2 dans celle du No.2, fréquentées par 425 élèves.Malheureusement, les écoles de la municipalité No.1 n’ont été ouvertes qu’eu octobre, l’élection des commissaires n’ayant été faite qu’aprés le temps voulu par la loi.Il y a apathie parmi les contribuables, qui comptent trop sur les deniers fournis par le gouvernement et trop peu sur ce qu’ils pourraient eux-mêmes fournir.Les contributions locales de la municipalité No.1, se montent, pour l’année, à $670, cette somme comprenant le prix de deux maisons d’école, dont une a coûté $160, et l’autre $1Ù0.Les contributions de la municipalité No.2 sont de $112.8.St.Grégoire.—A 11 écoles fréquentées par 600 élèves, sans compter ceux du couvem des dames de l’Assomption, qui en a 125, tant internes qu’externes.L’académie est tenue, celte année, par M.LeBlanc, qui a remplacé M.Biron; elle est régulièrement fréquentée par 80 à 90 élèves.Toutes les écoles de la paroisse sont généralement bien tenues, bien fréquentées, et les progrès satisfaisants.Cette paroisse est une de celles de mon district où l’on fait les plus louables efforts pour tout ce qui louche de loin ou de près à l’éducation.Les contributions locales se montent, pour l’année courante, à $934.Le prix du maître est de $200; celui des maîtresses varie de $40 à $96.Les affaires monétaires sont en bon ordre; M.le notaire Rivard, le secrétaire, montre du zèle et de la ponctualité dans l’exécution de ses devoirs.9.St.Céleslin.—Il y a cinq écoles dans cette paroisse, dont deux dans mon district, et fréquentées par 150 enfants.Ces écoles sont bien tenues et continuent de donner des résultats très-satisfaisants.Les contributions locales sont de $240 ; les prix des maîtresses de $72 à $80.Comptes bien tenus et affaires monétaires en bon ordre.10.Bécancour.—A 11 écoles sous contrôle, fréquentées par 575 élèves, sans compter l’académie indépendante de filles, qui réunit 20 élèves.Mme.Levasseur tient l’école supérieure de filles du village, et M.Poirier celle des garçons.Les filles sont très-avancées et reçoivent de leur habile maîtresse une excellente éducation dans les deux langues.Les garçons -ont peu avancés, ayant pourtant fait quelques progrès dans le cours de cette année.Je n’attribuerai certainement pas au maître le peu d’avancement de ses élèves, car ce monsieur montre du zèle et assez d’aptitude ; mais bien â ce que les enfants laissent l’école trop vite et qu’il n’y reste, le plus souvent, que de bien jeunes élèves.Le local où se tiennent ces écoles est en mauvais état, et convient peu, comme j’ai déjà eu occasion de vous le dire.A part une couple d’écoles où je ne vois que très-peu d’élèves, toutes les autres sont remplies d’enfants assidus, laborieux et très-avancés.Les commissaires font preuve de zèle et de bonne volonté dans l’exécution de leurs devoirs.La cotisation a été augmentée de 34 pour cent, et les contributions se moulent, celte année, à $933.54.Les salaires sont de $76 à $160.Affaires monétaires en bon ordre.11.Ste.Gertrude.—Il y a 5écoles sous contrôle avec 250 élèves.Il y a, en outre, l’académie des filles dont le nombre d’élèves est de 25.Les écoles de cette paroisse continuent de se maintenir sur un excellent pied, et les autorités scolaires méritent des éloges pour leurs efforts constant à promouvoir l’éducation dans leur jeune localité.Les contribuables ne reculent pas devant les sacrifices qu’on exige d’eux, et montrent toujours une bien bonne volonté.On a bâti, cette année, une jolie maison d’école du coût de $400, et acheté un terrain pour une autre maison du coût de $30.Les contributions locales se montent à $685.16, donnant une augmentation de $430.16 sur l’année dernière.Comptes en bon ordre.12.Gentilty.- Les 11 écoles de cette paroisse se maintiennent, en général, sur un pied respectable: 530 enfants les fiéquentent ; le nombre en augmente fous les jours, et l’assiduité à l’école devient de plus en plus régulière.J’ai remarqué des progrès satisfaisants partout, excepté dans 2 écoles, conduites par des maîtresses qui peuvent bien avoir de la bonne volonté, mais qui ne me paraissent pas pqsséder toutes les qualités requises.On a bâti deux jolies maisons d’école, cette année, et une autre a été bien réparée.Il ne reste plus qu’un arrondissement sans maison.Le président des commissaires, M.D.Mailhiot, mérite des éloges pour l’initiative qu’il a prise dans toutes les mesures depuis qu’il fait partie de la commission.Je ne crains pas de dire qu’il n’est pas une seule paroisse de mon district où l’éducation ait fait plus de progrès qu’ici, depuis quelques années.r L’académie a pour professeur M.Verville, qui a suivi son cours au séminaire de Nicolet et dont le zèle et la capacité promettent beaucoup.* 116 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.L école des filles est dirigée par Mlle.Poirier, élève du couvent de St.Grégoire : elle s’acquitte de ses devoirs avec talent.Les contributions locales se montent, pour l’année, à la jolie somme de $1118 80; augmentation sur l’année dernière, $287.85.Le prix du maître e^t de $180; celui des maîtresses varie de $48 a $120.Les comptes sont bien tenus.13.Blandford.—A 2 écoles et 50 é’èves les fréquentant.Les écoles ont été fermées quelque temps dans le cours de J année, pour des causes que j’ai déjà eu occasion de vous faire connaître; mais elles sont aujourd’hui en opération.On a réparé une des maisons d’école, et l’autre doit l’être prochainement.Les contributions locales sont de $128, et le prix des maîtresses est de $60.11.St.Pierre-les- Becquets.—A 9 écoles avec 550 enfants.C’est une des paroisses où j’ai remarqué le plus de progrès.Aussi avec des maîtresses bien capab'es, et montrant une aptitude toute particulière pour l’enseignement, des élèves fréquentant assidûment les écoles, des commi-saires de bonne volonté, ri est difficile qu’il en soit autrement, et que je n’aie pas à constater de bons résultats.Les contributions locales se montent, pour l’année, à $699, et le prix des maîtresses varie de $60 à $176.Comptes bien tenus.Voilà, M.Je Surintendant, mes observations particulières sur chaque municipalité, et il me reste plus, maintenant, qu’à faire quelaues remarques sur les sujets suivants: lo.L’ecriture est la branche d’enseignement la plus négligée dans les écoles.J’insiste beaucoup sur la bonne écriture; je m’efforce de convaincre de son importance les maîtres et les éiéves; mais je suis persuadé que ce sera sans bons résultats, tant qu’on écriia sans système quelconque, comme on le fait généralement, et n’ayant que de mauvaises tables comme celles qu’on a presque partout.2o.L’habitude de retirer trop promptement les enfants de l’école est quelque chose de bien préjudiciable aux progièsde l’éducation, et c’est le défaut général dans mon district.Entré à l’école à 6 ans (je parle ici de l’école élémentaire suilout), le petit garçon en soit a 10 ou 11 ans, à l’âge où il commence à comprendre ou apprécier ce qu’on lui enseigne, et où il pourrait, par conséquent, fade des progrès.On tient généralement les petites filles plus longtemps à l’école; car on veut en faire des maîtresses d'école et ou ne néglige rien pour elles ; on les envoie même à l’école supérieure ; mais les garçons, eux, sont presque tous privés de l’avantage de l’école supérieure où ils pourraient acquéiir des connaissances utiles dont ils sont privés toute leur vie.3o.Le trop grand nombre de matières d’enseignement est aussi un grand mal.L’enfant qui aurait, depuis 6 à 11 ans, à apprendre la lecture, l’écriture, le calcul, son catéchisme, un peu de grammaire et quelques notions sur l’histoire du Canada, devrait, ce semble, avoir assez à faire; mais, s’il lui faut, dans cet espace de temps, apprendre une géographie de 3 ou 400 pages, l’histoire de France, quelquefois même l’histoire ecclésiastique, etc., etc., il est facile de comprendre qu’il ne saura rien comme il faut, et que son éducation lui sera à peu près inutile ; et c’est ce qui se fait dans un très-grand nombre d’écoles élémentaires, au grand préjudice des enfants et au mécontentement des parents qui savent apprécier les choses.Je lermine mon rapport par le résumé des statistiques que je vous transmets en même temps.Ce résumé présente les résultats suivants : 108 arrondissemenls dans 16 municipalités scolaires différentes, possédant 81 maisons d’école ; 106 écoles, sous le contrôle des commissaires et sous mon inspection, avec un total de 5440 enfants les fréquentant.Sur 106 écoles sons contrôle, il y a 4 académies: 2 dans le comté de Nicolet (pour les garçons seulement) et 2 dans celui d’Yanraska (mixtes) avec 350 élèves ; 3 écoles modèles: 2 dans le comté de Nicolet, (l’une pour les garçons et l’autre mixte) et 1 dans celui d’Yamaska (mixte) avec 285 élèves; 4 écoles supérieures des filles, toutes dans le comté de Nicolet, avec 215 élèves.Il y a, de plus, dans les limites de mon district, 1 collège classique, avec 250 élèves; 1 couvent avec 80 élèves; 5 écoles indépendantes avec 115 élèves.Toutes ces institutions d’éducation donnent un total de 5885 enfants.Les écoles sont dirigées par 11 instituteurs, tous munis de diplôme, et par 95 institutrices, loutes, moins une, munies aussi de diplôme et recevant des salaires variant, pour les instituteurs, de $100 à $400, et, pour les institutrices, de $40 à $200.Les contributions locales se montent à $10146.05.Extraits des Rapports pour l’année 1862.Il y a eu une légère diminution dans le nombre d’élèves fréquen- tant les écoles, cette année.Le nombre d’arrondissements est resté le même, 108, ainsi que le nombre des municipalités, 16.Il y a 3 maisons d’école de plus que l’année dernière.Sur les 108 écoles en opération, il se trouve 5 académies, 2 dans le comté de Nicolet et 3 dans celui d’Yamaska; 2 écoles modèles, toutes deux dans le comté de Nicolet, et 3 écoles supérieures de filles, dans le même comté.Il y a, en outre, un collège classique, 1 couvent et deux écoles indépendantes.Le nombre d’instituteurs est de 10 seulement ; celui des institutrices est de 101 : tous sont munis de diplôme.Les traitements accordés aux instituteurs varient de $100 à $520 ; les traitements des institutrices sont de $72 à 200.Les contributions locales se sont elevées à la somme de $9874 30.En paicourant le rapport de M.l’Inspecteur Maurault, nous avons observé avec plaisir que presque tous les instituteurs et les institutrices de son district d’inspection sont abonnés au Journal de l'Instruction Publique.Dans plusieurs localités, les commissaires reconnaissent si bien toute l’importance qu’il y a pour un instituteur ou pour une institutrice de lire attentivement la partie pédagogique de cette publication qu’ils font une des conditions de l’engagement l’obligation de s’y abonner.Extrait du rapport de M.l’inspecteur Hubbard, pour l’année 1861.COMTÉS DE STANSTEAD, RICHMOND, COMPTON ET WOLEE, ET PARTIE DES COMTÉS DE DRUMMOND ET d’aRTHABASKA.J’ai l’honneur de vous soumettre mon rapport pour l’année 1861.Je suis heureux de pouvoir constater qu’il s’est opéré des progrès satisfaisants dans plusieurs localités, quoique ces progrès ne soient pas encore ce qu’ils devraient êlre.Presque partout les commissaires et les contribuables semblent comprendre la nécessité d’avoir non-seulement des écoles, mais de binnés écoles ; on établit dans diverses localités des écoles nouvelles, et plusieurs des anciennes sont placées sur un meilleur pied et fonctionnent plus régulièrement.Voici un examen détaillé des municipalités de mon district d’inspection.COMTÉ DE STANSTEAD.1.'Slanstead.—Les résultats de cette année pour cette municipalité sont préférables à ceux de l’année dernière.Les commissaires s’acquittent de leurs devoirs avec beaucoup de zèle.Tous les instituteurs employés sont munis de diplôme.Il serait à désirer que la municipalité ne fût par divisée en autant d’arrondissements, (32).Les commissaires ont tenté de faire une nouvelle division, mais en ont été empêchés par l’opposition qu’ont montrée les contribuables à ce changement.Les écoles de ces 32 arrondissements sont généralement bien tenues, à l’exception de deux ou trois où les progrès sont presque nuis.Une des causes qui entravent le plus le bon fonctionement des écoles dans celte municipaltlé et dans quelques autres, c’est l’habitude qu’ont les commissaires de changer d’instituteurs trop souvent.L’académie a été bien fréquentée, et les instituteurs qui la dirigent, M.Lee et Mlle.Stevens, sont très-habiles: je suis heureux qu’ils aient été engagés de nouveau pour l’année prochaine.Il y a eu des progrès satisfaisants à l’académie de Georgeville, ainsi qu’à celle de Cassville, qui est dirigée par M.Locke, élève de l’école noimale McGill.2.Barnston.— Je regrette d’avoir à dire qu’il n’y a point de progrès sensibles, dans cette municipalité, sous le rappoit de l’administration des affaires.Point de zèle chez les commissaires ; le secrétaire indifférent et négligent même; les instituteurs payés irrégulièrement ; réunions des commissaires trop rarement : tels sont les obstacles qui nuisent considérablement au progrès et à l’avancement des écoles et des affaires scolaires.Il y a 21 arrondissements dans cette municipalité: quelques-uns n’ont pas d’école, et celles qui sont en opération sont en général bien tenues.Plusieurs des maisons d’école ont besoin de réparations; d’autres sont trop petites.L’académie de Barnston est bien fréquentée et dirigée par un instituteur capable et zélé; la monitrice, Mlle.Harvey, enseigne avec succès.L’académie de Coaticook fait des progrès moins rapides que celle de Barnston, 3.Halley.—Il y a 14 arrondissements d’école et une école dissidente (catholique) dans Hatley.Chacun de ces arrondissements a JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 117 une école, à ’exception de deux où elles sont fermées depuis quelque temps.Toutes les écoles en opération ont produit de bons résultats, et quelques-unes ont fait voir des progrès très-rapides.L’arrondissement No.13 a besoin d’une maison; mais il n’y a pas d’entente entre les contribuables au sujet ue cette bâtisse, et durant ce temps l’école se lient dans une maison qui est très-peu convenable.Les dissidents surmontent avec coulage les difficultés inhérentes à presque toutes les nouvelles localités.Leur école est tenue d’une manière satisfaisante, et il y a progrès.L’académie de Charleston est dirigée durant l’été par M.Johnson, élève de l’école normale McGill et suffisamment capable.Durant l’hiver, c’est M.Hall et Mlle.Harvey, dont il a été pailé plus haut, qui ont la direction de celte école.Les progrès sont bons.Les affaires rie la corporation sont bien administrées.4.Magog.—Il y a 6 écoles dans cette localité, tenues, plusieurs, par des nisiituteurs sans diplôme, et inférieures, en général, à celles des townships voisins : il y a exception pour les écoles dos numéros 2 et 3 qui sont sur un bon pied.5.Barjord.—Il y a beaucoup de zèle de la part des commissaires et des contribuables de Barford.Les finances sont dans un élat prospère, et il a été construit plusieurs maisons d’école.Les 5 écoles en opération ont donné des résultats bien satisfaisants, à l’exception de celle du No.5 où les progrès ont été faibles.Tous les instituteurs sont munis de diplôme.Récapitulation.—Toutes les écoles de ce comté (Stanstead) au nombre de 80, sont des écoles anglaises, à l’exception de l’école dissidente de Hatley, qui est française.Une grande partie de la population appaitierit à la religion protestante.A tout prendre, ce comté est le plus avancé de mon district sous le rapport de l’éducation, quoiqu’rl y ait aussi d’excellentes écoles dans quelques municipalités des autres comtés.Les 7 écoles supérieures ou académies ont rendu des services importants en formant à l’enseignement des instituteurs pour les écoles élémentaires.Le bureau des examinateurs se montre plus sévère dans les examens qu’il fait subir aux candidats aux diplômes, et cette sévérité produira de bons effets.COMTÉ D£ COMPTON.6.Compton.—Les commissaires de cette municipalité s’acquittent des devoirs de leur charge avec zèle et ponctualité ; la loi fonctionne mieux que par le passé.On se donne beaucoup de peine pour se procurer de bous instituteurs, et tous ceux qui sont employés aujourd’hui sont munis de diplôme.L’association des instituteurs qui lient ses séances ici en hiver, a produit un bon effet aux yeux des contribuables et donne du prestige aux écoles et à l’instituteur.Il y a 20 écoles en opération, généralement bien fréquentées et dirigées avec succès, à l’exception des Nos.I et 7 .L’académie de Compton est bien fréquentée et est très-utile.7.Clifton.—Cttte municipalité a de bonnes maisons d’école, excepté dans l’arrondissement No.4.L’école No.3 est la plus avancée: dans les autres, il y a eu progrès, moins celle du No.4, qui rétrogade.L’école No.2 n’est pas an-si bien fréquentée que les trois autres, et cela est dû à une difficulté survenue entre la maîtresse et les parents des élèves.Tous les instituteurs et institutrices ont un diplôme, et les affaires de la corporation sont bien gérées.8.Hereford.-— Il est bien difficile de visiter cette partie de mon district, qui est montagneuse et dépourvue de communications faciles, de sorte qu’il faut faire le double et le triple du chemin pour se rendre d’un arrondissement à l’autre.Il s’ensuit que les écoles ne sont pas fréquentées régulièrement et que les progrès, par là même, sont lents.Il y a 4 école6 qui, en hiver, se réunissent pour n’en former que deux.Les commissaires font preuve de bonne volonté et gèrent bien leurs affaires.9.Eaton.—Les écoles sont en général sur un bon pied dans cet endroit ; il n’y a exception que pour les Nos.2, b et 12 où les progrès sont lents.Les commissaires s’acquittent bien de leurs devoirs et ont dernièrement formé trois nouveaux arrondissements, où il ne tardera pas à y avoir des écoles en opération.La question des limites des arrondissements est le sujet de difficultés sans cesse renaissantes.Tous les instituteurs ont des diplômes et reçoivent leurs salaires régulièrement.L’académie de Cookshiie est tenue avec Habileté par M.£d.Terrill, A.B.Les séances de l’association des instituteurs, qui se sont tenues ici en mai, y ont produit un aussi bon effet qu’à Compton.L’école indépendante est bien fréquentée, et fait des progrès sous la direction d’un instituteur capable.10.Newport.—Il a été annexé dernièrement une partie de territoire à cette municipalité, qui a 4 écoles en opération.Les élèves font des progrès satisfaisants, et ceux des arrondissements Nos.3 et 4 font même des progrès lapides.Tous les instituteurs ont des diplômes.Les commissaires ont de la difficulté à faire lonctionner la loi d’éducation, ce dont j’ai eu occasion de parler dans un autre rapport.Les comptes sont mieux tenus que par le pa-sé.Il y a une école indépendante qui était fermée lors de ma visite.11.Bury.—CeUe municipalité a 6 écoles élémentaires: celle du No.1 est annexée à l’école modèle dirigée par W.Best, instituteur tiès-capable.A part cette dernière, les progrès sont faitdes dans les écoles Nos.3, 4 et 6, et nuis dans celles des Nos.2 et 5.Les commissaires paraissent disposés à faire tout ce qui dépend d’eux pour l’avancement de leurs écoles.Tous les instituteurs et institutrices, à l’exception d’un seul, ont leurs diplômes, et tous sont payés ponctuellement.12.Lingwick—Il y a peu de progrès dans ce township, et cela est dû à l’indifférence des contribuables.Les écoles sont mal fréquentées: il n’y a d’exception que pour celle du No.2, qui a un nombre suffisant d’éléves et où les résultats 60nt bons.J'ai raison d’espérer qu’il en sera ainsi pour les autres arrondissements avant peu.Les commissaires et le secrétaire actuel sont animés du meilleur esprit.Le salaire est le même pour tous les instituteurs ou institutrices : $12 par mo:s.Trois sont munis de diplôme.13.IVinslow Sud.—Lorsque je visitai cette municipalité, en janvier dernier, il y avait 4 écoles en opération, et donnant généralement de faibles résultats.Les maisons d’école sont en mauvais état et mal pourvues du malériel strictement nécessaire.L’établissement d’autres écoles est bien à désirer, surtout pour la partie de ce township habitée par des Franco-Canadiens.14.St.Romain.—J’ai visité cette nouvelle municipalité, l’hiver dernier.Il n'y avait point encore de commissaires de nommés, et aucune école sous contrôle, si ce n’est une école indépendante.J’ai regretté beaucoup de ne pouvoir rencontrer les personnes influentes de cette localité, avec lesquelles j’eusse pu m’entendre au sujet de la formation des écoles.15.IVitlon, Marston et Hampden.—Ces trois localités n’étaient pas érigées en municipalité scolaire lors de ma visite.16.Westbury—Il y a ici le même nombre d’écoles que par le passé : elles sont, sinon avancées, du moins en bonne voie de progrès.Les maisons sont en bon ordre, excepté dans l’arrondissement No.1.L’allocation de Westbury est faible, et les commissaires ont quelque difficulté à percevoir les cotisations.Les instituteurs employés ont des diplômes.Récapitulation.Le comté de Compton renferme 11 municipalités, 64 écoles élémentaires, 1 école modèle et 2 académies.Toutes ces écoles sont des écoles anglaises, et la grande majorité des élèves est de la religion protestante.St.Romain est sur le point d’établir 3 écoles françaises, et il serait peut-être nécessaire d’en établir une à Compton.Avant longtemps, il serait aussi urgent d’ouvrir une école française dans la municipalité de Hereford.17.Sherbrooke.—Cette municipalité a un bon nombre d’écoles élémentaires, un collège, un couvent, une académie et plusieurs écoles indépendantes.Parmi les écoles élémentaires, il y en a 2 qui sont des écoles françaises : toutes sont bien fréquentées et font des progrès satisfaisants.La perception des deniers de la cotisation s’opère lentement; ce qui est cause que quelques-uns des instituteurs ne sont pas payés régulièrement.Je regrette d’avoir à constater que l’académie ne fait pas tous les progrès désirables, et ceci doit être attribué au manque d’assiduité de la part des élèves, et à la coutume bien regrettable de changer de maîtres trop souvent.Les classes des filles, sous l’habile direction de Mlle.Robertson, ont donné des résultats plus satisfaisants.J’ai lieu de croire qu’il y aura un changemeut notable dans le département des gaiçons avec l’instituteur actuel, M.Green.Le cours suivi au collège est plutôt un cours commercial qu’un cours classique, et ceci répond aux besoins de cette partie de la province.Ou y enseigne le français et l’anglais, et l’assistance est nombreuse et régulière, ainsi qu’au couveut.Cés deux insti- 118 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.tutions et toutes les écoles catholiques de Sherbrooke sont sous la surveillance du Rev.M.Dufresne, curé, dont le zèle et l’énergie méritent les plus grands éloges.L’école connue sous le nom de Newfoundland School, appartenant à l’association anglaise des écoles de Terreneuve, fait des progrès rapides et est la plus considérable de la ville.L’instituteur, M.Pope, m’a paru avoir une excellente méthode.Je n’ai pas eu l’occasion de visiter les écoles indépendantes.18.Ascot—Cette municipalité a un trop grand nombre d’écoles pour les ressources à sa disposition.Elles tont, en général, des progrès à l’exception de celle du No.12, et sur les 17 en opération, 2 sont françaises.Je remarque avec peine que les maisons d’école sont presque toutes trop petites.Les instituteurs sont tous munis de diplôme.Les commissaires se sont conformés mieux que par le passé aux exigences de la loi, et tout en a été pour le mieux.Le Bishop's College et l’école préparatoire qui y est jointe,{Grammar School ont vu leurs classes fréquentées par un bon nombre d éléves, et ce nombre va toujours en augmentant.19.Orjord.—Il y a aujourd’hui 7 écoles en opération, dont les élèves ne soni pas très-avancés; mais ils font des progrès satisfaisants.Trois de ces écoles sont des écoles françaises.Les arrondissements sont trop éloignés les uns des auties; il yen a un même qui se trouve à 6 lieues dè distance de l’arrondissement le plus voisin.Il y a donc dans Sherbrooke, Ascot et Orford 27 écoles élémentaires ; sur ce nombre, 7 sont des écoles françaises.Les 20 autres sont des écoles anglaises, et la majorité des élèves est de la religion protestante.La plupart des personnes à la tête de ces écoles sont des institutrices ayant des diplômes du bureau de Stanstead, et une un diplôme de l’école normale.COMTÉS DE RICHMOND ET DE WOLFE.20.Shipton.—Cette municipalité est florissante ; les registres et les comptes sont en ordre; il est prélevé un fort montant pour le soutien des écoles, et les instituteurs reçoivent leur salaire quelquefois même avant qu’il soit dû.Il a été dernièrement décidé par les commissaires de n’employer que des instituteurs pourvus de diplôme.Les 18 écoles en opération ont donné de bons résultats, sauf celles des arrondissements Nos.12, 17 et 18, où les progrès ont été faibles.L’académie de Danville continue toujours de marcher de succès en succès sous la direction de M.Pearl, A.B., qui est un instituteur capable et zélé.Les écoles de Shipton sont toutes des écoles anglaises ; mais je crois qu’il sera possible, avant longtemps, d’y établir une ou deux écoles françaises: j’en ai déjà fait la suggestion aux commissaires.21.Melbourne.—Cette municipalité a le même nombre d’arrondissements, avec une augmentation dans le nombre des écoles en opération.Il y a eu peu de progrès en général Les cotisations se perçoivent lentement, et les instituteurs ne sont pas payés comme ils devraient l’êlre.J’ajoute que les deniers, quoique employés judicieusement, ne sont pas dépensés de la manière voulue par la loi, et celte remarque peut s’appliquer a Shipton et à quelques autres municipalités.Il serait à désirer qu’il fût assigné d’autres limites aux arrondissements Nos.1, 2 et 8.Il y a une école française, celle du No.18, dont les élèves font des progrès bien satisfaisants.Les maisons d’école sont généralement dans un mauvais état ; celles qui ont été construites dernièrement sont plus convenables.L’académie de filles a été bien fréquentée durant l’année, et tenue par une institutrice habile; ses élèves font des progiès rapides.22.Village de Melbourne.—Je regrette vivement d’avoir à constater qu’il ne se fait rien dans cette localité en faveur des écoles ; les commissaires font preuve de la plus grande indifférence, et mériteraient d’être poursuivis pour négligence de leurs devoirs.Il n’y a pas eu d’école en opération durant l’année.23.Cleveland et dissidents.Il y a dans cet endroit 10 écoles sons le contrôle des commissaires, et une école dissidente.Les progrès ne sont pas ce qu’ils devraient être, et cela est dû à ce que les commissaires engagent des maîfes et des maîlres-es qui ne sont pas suffisamment capables, de même qu’ils ne prennent que peu de soin de leurs maisons d’école : négligence que j’ai observée dans plusieurs autres localités.Les cotisations, néanmoins, se prélèvent régulièrement, et les comptes sont bien tenus.L’école dissidente a été fermée durant l’année, les contribuables ayant à bâtir une maison d’école qui est à présent finie.Cette ecole vient d’être ouverte de nouveau, et elle est tenue, je crois, par une personne capable ; on y enseigne le français et l’anglais.Les syndics semblent mieux gérer leurs affaires que par le passé.Le Collège de St.François n’a pas été fréquenté aussi bien cette année que duiant les années précédentes ; mais les progrès ont élé soutenus et très-satisfaisants, comme l’a prouvé l’examen annuel.24.Brompton.—Il y a eu peu de changement dans les affaires scolaires de cetle municipalité.Les 5 écoles en opération sont bien lenues, et les affaires sont bien adminisirées ; les instituteurs, tous munis de diplôme, sont payés régulièrement.25.Windsor.—Cette municipalité n’a plus que 4 arrondissements depuis qu’elle a été divisée pour formel celle de St.George de Windsor.Les écoles eri opération ont produit ties résultats satisfaisants.On est sur le point d’établir une école modèle.26.St.George de Windsor.- Cette nouvelle municipalité commence à fonctionner régulièrement.On a élu des commissaires qui me paraissent bien disposés; on a formé des arrondissements, établi la cotisation, ouvert des écoles, etc.Avant la fin de l’année, il y aura, je crois, 3 ou 4 écoles sur pied , elles seront toutes des écoles françaises.27.Dudswell.—Les commissaires de Dudswell ne se conforment pas toujours aux exigences de la loi, et manquent de fermeté.J’ai lieu de croire, pourtant, que mes instructions à ce sujet seront écoutées.Les 6 écoles en opération sont peu avancées, mais progressent néanmoins.Quatre des institutrices ont des diplômes ; les deux autres n’en ont point.Les salaires sont régulièrement payés.28.Weedon.—Cette municipalité est divisée en 4 arrondissements, mais n’a que 3 écoles en opération, les ressources à la disposition des commissaires ne leur permettant point d’en maintenir une dans chaque arrondissement.Il y a des arrérages de cotisation de dus, et ce sont les instituteurs qui en souffrent.Les commissaires me paraissent, néanmoins, disposés à faire tout en leur pouvoir pour se mettre en conformité de la loi, et, à tout prendre, les affaires sont dans une nouvelle voie qui me fait espérer des améliorations avant peu.Les écoles sur pied aujourd’hui sont tenues d’une manière satisfaisante.Il serait nécessaire d’établir une école anglaise dans Weedon, dans une partie de la municipalité confinant à celle de Lingwick.29.Wotton.—Cette localité est entrée dans une voie prospère.A venir jusqu’à cette année, le système des contributions volontaires avait piévalu, et, durant tout ce temps, on avait pu à peine soutenir, tant bien que mal, 1, 2 ou 3 écoles.Les commissaires ont établi la cotisation, cette année ; ils ont formé 9 arrondissements, et ont ouvert de suite 6 écoles: les 3 autres seront ouvertes aussi promptement que possible.Les 6 écoles établies sont bien fréquentées ; celle du village a fait des progrès remarquables, et les autres des progrès plus lents, mais satisfaisants.La corporation, grâce à l’aide supplémentaire qui lui a été accordée et à l’établissement de la cotisation, a pu acquitter toutes ses dettes.30.Si.Camille.—Il n’y a pas encore d’école d’ouverte dans cette nouvelle municipalité.Les commissaires ont formé 4 arrondissements, où je pense trouver des écoles lors de ma prochaine visite.31.Ham-Sud.—N’a qu’une école.Les habitations sont tellement éloignées les unes des autres que les contribuables ne peuvent retirer que peu de profit de l’établissement d’une seule école.Il est difficile aussi de pouvoir en établir d’autres avec les ressources mises à la disposition des commissaires.Ces derniers ont eu à intenter des poursuites pour faire rentrer les arrérages dus.32.Wolfestown.—Il n’y a rien eu de fait dans cette localité par rapport aux écoles.Il y a opposition à la cotisation de la part des habitants.J’espère, néanmoins, qu’avec l’aide du conseil municipal qui vient d’être formé, et avec le concours que m’a promis M.DeCazes, M.P.P., il sera possible d’opérer quelques changements.33.St.Gabriel de Stratford.—Les difficultés dont je parlais dans mon dernier rapport ont arrêté la marche des affaires jusque ver« la fin de cette année.Je n’ai pas visité cette localité depuis,, mais je me propose de le faire bientôt.Récapitulation.—Des 69 écoles qu’il y a dans les deux comtés de Richmond et de Wolfe, 52 appartiennent au premier, et 17 au JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.119 second.Il y a dans les deux comtés 56 écoles anglaises et 13 écoles françaises.Un nombre considérable des enfants du comté de Richmond fréquente les écoles, tandis que bien peu, dans le comté de Wolfe, y assistent.(A continuer.) Petite Revue Mensuelle.La grande crise politique dont nous avons parlé dans notre dernièrp livraison, a maintenant revêtu tous les caractère* d’une transformation constitutionnelle, ou plutôt d’uue révolution pacifique dont l’importance dans l’avenir sera peut-être aussi grande que celle de la sanglante révolution qui se continue, depuis plus de tro:s ans, dans une autre partie de ce continent.Voici en quels termes Son Excellence le Gouverneur Général y fait allusion dans le discours de prorogation, prononcé le trente de juin dernier: “ Le temps est arrivé où une question constitutionnelle qui a agité la province pendant plusieurs années, est mûre pour un règlement.C’est mon intention, pendant la vacance, de joindre mes efforts à ceux de mes ministres pour aviser à cette fin à un plan qui sera mis devant le Parlement à sa prochair e session.En mettant fin à vos travaux parlementaires, je désire vous faire sentir l’importance de faire servir l’influence que vous tenez de la confiance de vos co-sujets, à assurer au projet qui pourra être proposé dans ce but, une considération calme et impartiale, tant dans le Parlement que par tout le pays.” Le même jour, la Gazette Officielle annonçait la nomination de l’Hon.George Brown aux fonctions de Président du Conseil Exécutif, à la place de l’Hon.Isaac Buchanan; celle de l’Hon.Oliver Mowat à la charge de Maître Général des Postes, en remplacement de l’Hon.M.Foley ; enfin, celle de l’honorable William McDougall, au poste de Secrétaire Provincial, en remplacement de l’Hon M.Simpson De nouvelles élections ont eu lieu immédiatement pour les collèges électoraux que représentaient les trois nouveaux ministres ; et l’un d’eux, M.McDougall, a perdu son élection.Une conférence doit avoir lieu prochainement à Charlottetowu, dans l’Ile du Prince Edouard, entre des députés des divers gouvernements de l’Amérique anglaise, pour jeter les bases de Ja confédération projetée.MM.Cartier, McDonald, Brown et Galt y seront, dit-on, les représentants du gouvernement canadien.En attendant ces conférences officielles, un certain nombre de m^mbr^s de la législature du Canada et de leurs amis se sont donné rendez-vous à Portland, sur l’invitation qui leur en a été faite par les gouvernements des provinces du golfe, et visitent les principales villes maritimes de la future confédération.Les comptes-rendus de cette excursion remplissent nos journaux et font voir que les préludes des négociations sont tout ce qu’il y a de plus gai et de plus aimable.Dans un grand dîner, donné à St.Jean du Nouveau-Brunswick, plusieurs représentants du Canada ont pris la parole, entre autres M.Bellerose, député de Laval, qui s’est exprimé en français, et M.Perrault, député de Richelieu, qui a parlé en anglais.Les journaux discutent en même temps, avec ardeur, les différents projets de confédération qui ont été mis en avant, et ils publient, à l’appui de leurs prétentions respectives, force statistiques et renseignements.Nous avons déjà nous-mêmes publié de nombreux renseignements sur l’importance des colonies, et, pour ne pas nous répéter, nous renvoyons nos lecteurs à notre volume de 1860, p.166, et à celui de 1861, p.86, ainsi qu’à l’ouvrage de M Taché A la question de la confédération des Provinces se trouve intimement liée celle de l’établissement d’une voie feirée jusqu’à Halifax, et le discours de clôture de la session l’a indiqué avec raison, en faisant précéder les phrases que nous avons citees de celle-ci : “ Je suis aise de voir que vous avez pourvu à l’achèvement de l’exploration de la ligne de chemin de fer destinée à relier le Canada aux provinces voisines de l’Amérique Britannique du Nord, et je me flatte que les résultats de cette exploration présenteront la preuve q"’on peut atteindre ce grand objet avec une dépense qui ne sera pas au-dessus des moyens de ces provinces.” Si l’on en croit la rumeur, les projets qui ont rapport à la construction d’une partie de ce chemin sont tellement avancés, que l’Hon.M Baby, quelques jours avant sa mort, parlait de se mettre prochainement à cette grande entreprise.La perte soudaine de cet homme d’une rare et merveilleuse activité, a créé une grande sensation.Jeudi, le quatre d’août, M.Baby était 6n parfaite santé, et plusieurs convives se réunissaient autour de sa table.Le lendemain, à onze heures du soir, ils succombait à une métastase rhumatismale, dont il avait à peine éprouvé daus le cours de l’après midi quelques symptômes avant-coureurs.Il était âgé de 70 ans ; mais d’une force et d’une «ctivité remarquables.Il représentait, depuis plusieurs années, la Division de Stadacona dan-le Conseil Législatif, et le seul fils qu’il laisse après lui, a successivement représenté les comtés de Rimouski et de Témiscouata dans l’Assemblée Législative.M.Baby, dans les quinze dernières années de sa vie, s’est surtout fait connaître par les immense travaux oublies qu’il a exécutés comme contractenr, par sa libéralité et ses charités.Il appartenait à une ancienne famille, alliée aux plus illustres de la colonie.Son père, l’Hon.François Baby, qui avait fait le commerce des pelleteries dans le nord-ouest en société avec le père du très-Hon.M.Ellis, fut adjudant général des milices, et, pendant trente ans, conseiller exécutif du Bas-Canada.Il mourut en 1821, à l’âge de près de 92 ans.Pour en revenir au projet de confédération, nous devons ajouter que déjà la presse de Londres et celle de Paris se préoccupent de cette affaire, et entre antres journaux, C Illustrated London News et le Journal des Villes et des Campagnes, ont publié des articles assez étendus et détaillés sur notre crise constitutionnelle.Le premier cite, comme un frappant exemple de sagacité confirmée par l’événement, le protêt suivant, que Lord Ellenborough a fait entrer au procès-verbal de la séance de la Chambre des Lords lors de la passation de l’acte par lequel les deux C.nadas ont été réunis sous une même constitution.“ Le soussigné proteste, lo.Parce qu’il e~t du devoir du Parlement, lorsqu’il légifère pour la réunion de9 provinces du Haut et du Bas-Canada, tandis que la constitution de l’une de ces provinces est suspendue, de le faire d’après des principes de justice tels que l’on puisse présumer que la Législature du Bas-Canada, si elle existait, donnerait son assentiment à l’acte proposé ; et qu’il est impossible de supposer que cette législature consen'ît à ce que le Bas-Canada, qui contient une population de 700 000 âmes comprenant les cités de Québec et de Montréal, n’ait que le même nombre de représentants que le Haut Canada, lequel ne renferme que 400 000 âmes; 2o.Parce que la mesure qui ne donne qu’un nombre égal de représentants à deux territoires dont la population est si inégale, dans le but de mettre temporairement la population françdse en minorité dans la législature, tend à détruire l’objet de l’union, et à perpétuer l’idée de la désunion : tandis que, d’un antre côté, si l’émigration d’Europe augmente considérablement la population anglaise du Haut-Canada, cette mesure donnera alors à la population française la même prépondérance injuste qu’elle donnerait actuellement à la population anglaise.” Les observations dont l’éditeur fait suivre cette citation sont singulièrement curieuses à lire, et quelques-unes d’elles ne manquent point de force et de vérité.Nous extrayons la phrase suivante : “ Nous pouvons assurer, presque en toute certitude aux Canadiens-Français, que les sentiments qui se sont manifestés ici à leur égard, en 1840, sont bien morts aujourd’hui.Personne ne parle plus de les noyer.Le parti tory, chez qui la méfiance était plus puissante, il y a maintenant un quart de siècle, reconnaît aujourd’hui qu’il y a plus de choses communes entre le9 idées qu’il défend et l’esprit conservateur des Canadiens-Français, qu’avec le puritanisme démocratique et les tendances américanisatrices des radicaux du Haut-Canada.” Par une bien étrange coïncidence, la même livraison du journal qui cite le protêt de Lord Ellenborough con re l’acte d'union, rapporte un mot assez vif du même personnage en ce qui concerne la valeur de toute espèce de protêt contre les choses qu’on ne peut empêcher.Je proteste, lui aurait dit avec véhémence, dans une occasion importante, un adversaire poussé à bout.C’est très-bien, aurait-il répondu: “protestez, allez vous coucher, et que le diab\e vous emporte ! ” Telle est à peu près la réponse que les puissances germaniques oot faite à la conférence de Londres, où l’on s’est contenté de protester sans résultat positif contre les empiètements de l’Allemagne sur les provinces du Danemark.L’Allemagne a passé outre, et la fausse position que toute cette affaire a faite à la Grande-Bretagne en Europe a été si vivement ressentie, qu’une majorité de neuf voix, dans la Chambre des Lords, a condamné le ministère, qui n’a été soutenu que par une majorité de dix-huit voix dans les Communes.Lord Palmerston, suivant son habitude, a fait bonne contenance ; malgré cela, cependant, il n'est pas improbable qu’il y ait une dissolution du Parlement dans quelques mois.Ce n’est point tant les dispositions pacifiques du cabinet q ii ont mécontenté le public et affaibli le gouvernement, que le rôle équivoque joué par Lord John Russell, et les menaces et les négociations qui n’ont pas abouti.Ou n’eut pas voulu se battre en aucun cas ; mais on est fâché d’en avoir tant parlé lorsqu’on n’en voulait rien faire La prorogation des Chambres n’a pas suivi de loin ce vote hostile, et, le vingt-neuf de juillet, Sa Majesté a prononcé le discours de clôture, dans lequel il est fait allusion principalement à l’insuccès de la conférence, à la réunion des Iles Ioniennes au royaume de Grèce, aux difficultés qui se sont élevées dans la Moldo-Valachie, à la révolte de la Nouvelle Zélande, et aux diverses mesures d’amélioration intérieure adoptées par le Parlement.Ii D’est question de l’Amérique que po r dire que l’on continuera d’observer la plus 9tricte neutralité, et il n’y a pas un mot de la Pologne.Le Danemark, n’ayant plus rien à espérer de l’Europe, traite directement avec ses ennemis et rient d’envoyer des commissaires à Vienne.Il ne s’agit plus pour lui que d obtenir de ses vainqueurs les meilleures conditions possibles ; et il demeure constaté que la Fiance et l’Angleterre ont cessé d’intervenir dans les affaires des autres puissances.Il est mieux puisque c’est le cas, qu'on se le tienne pour dit, et qu’à l’avenir les autres puissances règlent leurs différends comme elles le pourront ; c’est-à-dire les faibles en cédant tout ce qui pourra se céder ou en se résignant à périr honorablement, s’ils ne croient pas pouvoir céder avec honneur et s’ils se sentent le courage du désespoir.C’e9t ce dernier parti que prend l’héroïque Pologne, et que prendrait au besoin la confédération du sud des Etats-Unis.Celle-ci a su, jusqu’ici, tenir en échec les forces supérieures du Nord.Les marches et les contre-marches du général Grant et du général Butler et des autres Fédéraux dans la Virginie n’ont pas encore eu de résultat décisif.C’est sur mer que s’est passé dernièrement l’épisode le plus saisissant de la guerre.Les habitants de Cherbourg ont eu gratis le spectacle d’ube naumaebie comme Néron et Caligula n’en savaient point donner.Le combat à mort de la frégate 120 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.fédérale le Kearsage contre le fameux corsaire du Sud}l’^/a6«?na,a nui par la perte de ce dernier vaisseau, qui s’est laissé couler plutôt que de se rendre.Les équipages d’un yacht anglais, le Deerhound, et de plusieurs bateaux-pilotes français ont recueilli une partie des héroïques naufragés, parmi lesquels 8e trouvaient le capitaine Semmcs et plusieurs de ses officiers.Le capitaine du Keersage} en poussant l’outrecuidance jusqu’à réclamer comme prisonniers de guerre les hommes sauvés par les vaisseaux des deux puissances neutres, a encore augmenté les sympathies des Français et des Anglais pour les courageux marins de Vjilubama.Le recrutement américain, sous le nom d'émigration, se poursuit dans plusieurs pays de l’Europe, notamment en Irlande, en Belgique et en Allemagne, avec cette ruse et cette audace dont nos voisins ont toujours eu le secret.Le Canada est plus que jamais infesté de leurs agents, et chaque jour nous apporte, avec les nouvelles de la guerre, celle de la mort de quelque jeune canadien.La disette que l’on redoute par suite de la sécheresse qui a régné sur presque tout ce continent, et particuliérement dans une grande partie du Canada, augmentera encore cet exode, comme l’appellent les journaux anglais.Jamais été ne fut plus cruellement chaud, plus fécond en orages, en naufrages, en incendies, en accidents de tout genre.Mentionnons seulement pour mémoire la grande catastrophe du pont-levis de Belœil, qui, par le nombre de ses victimes, es*, un des plus grands sinistres qu’on ait eus dans ce pays ; l’incendie de la prison de tte.Scholastique, ou trois malheureuses prisonnières ont péri dans les flammes ; celui de la prison de réforme, à St.Vincont-de-Paul, où la conduite du préfet, M.Prieur, celle de ses subordonnés et même celle d»s jeunes délinquants, a été de tous points digne d’éloge ; enfin, les désastres causés par le feu dans les bois du H.-Canada et daus ceux de presque tous nos territoires incultes, incendies gigantesques qui ont jeté sur tout le pays, pendant plusieurs semaines, des nuages épais de fumée, à travers lesquels perçait à peine le disque rouge et amoindri du soleil.La sécheresse, la poussière, la fumée et les malsaines exhalaisons des usines, or
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