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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Juillet - Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Journal de l'instruction publique, 1866-07, Collections de BAnQ.

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PEUPZ7 Volume X.Montréal (Bas-Canada), Juillet et Août, 1866.No.7 et 8.SOMMAIRE-—Littérature—Poésie : Auguste Soularrl, par F.M.Derome.— souvenirs historiques.—Le chien de Montgomery.—Les Marionnettes, P.A.de GEBpé.-BDüCATïON : De la méthode d’enseignement Baron de Guimps.labié par 1 abbé de Beauregard.—Exercices préparatoires, synonimie et emploi des mots- Avis Officiels : Livres approuvés par le Conseil de 1 instruction publique.—Nominations : Examinateurs.—Commissaires d’école.—Diplômes accordés par les Ecoles Normales.— Instituteurs disponibles.— Partie Editoriale : La question de l’instruction publique dans la dernière session du parlement—Projets de loi.—Débats dans l’assemblée légis-lative.Distributions de prix et de diplômes dans les Ecoles Normales.— -Examens et distributions de prix dans les Universités, Collèges et Académies.Vingt-septième Conférence de l’Association des Instituteurs de la Circonscription de l’Ecole Normale Laval.—Bulletin des publications et des réimpressions les plus récentes : Canada, Etats-Unis, France.—Petite Revue Mensuelle.Distributions de Prix : Liste des prix distribués dans les Ecoles Normales Laval et Jacques-Cartier, et dans les Ecoles Modèles annexes.LITTERATURE.POESIE.AUGUSTE SOULARD.Pendant qu’à tout lecteur les histoires passées Sont dites bien souvent et souvent ressassées, Permettez qu’à mon tour j’égare aussi mes pas, En vous parlant de ceux dont on ne parle pas.Les venger d’un oubli dont l’amitié s’afflige, C'est justice sans doute aux morts que l’on néglige.Des intimes détails l’authentique secret Du commun des lecteurs éveille l’intérêt, Et, qu’on les donne en prose ou qu’on les versifie, Ne sont-ils pas un texte à la philosophie ?Il était, à l’époque où brillait mon printemps, (L’histoire véridique est de plus de vingt ans) Un jeune campagnard d'honorable lignée, Au ton conciliant, à la mine soignée.A Québec il parut pour y suivre son droit.Caractère fort doux, air aimable, cœur droit, Il avait un talent dont la haute puissance Appelait la fortune et primait la naissance.Gai, poli, studieux, on lui connaissait l’art De plaire et de bien dire : il avait nom Soulard.U se fit du travail une longue habitude, Et de livres divers il chérissait l’étude.Il pouvait, sans avoir médité longuement, Apprendre vite et bien et noter amplement.D’ailleurs, grand par l’esprit et noble au fond de l’âme, Du poétique instinct il nourrissait la flamme.Littérateur instruit comme on l’est peu souvent, Jamais il ne brigua le titre de savant.Sa parole féconde et sans monotonie, S’aiguisait à propos d’une fine ironie.Il enfantait l’esprit, sans le chercher ailleurs Comme nos trissotins vaniteux et railleurs.Ah ! qu’il aurait brillé dans la joute oratoire, S’il eût pour le barreau laissé là l’écritoire, Et s’il eût pu, vouant son génie au métier, A cet unique objet se mettre tout entier ! Indulgent aux défauts et riant du grotesque, Il pardonnait bien moins au grand air pédantesque.Mieux que l’expérience, un sentiment exquis Au salon lui prêtait un savoir-vivre acquis.Du loyal gentilhomme il rehaussait l’image, Et l’estime de tous venait lui rendre hommage.Il aimait, par dédain des ruses du plaideur, Des pères du vieux droit la docte profondeur.Il adorait Pothier ; en prolongeant sa veille, De ce rare génie il sonda la merveille.Il eût d’épais cahiers remplis du droit romain.Or, tous deux quelquefois nous y mettions la main.Paratitles nouveaux suscitant controverse, Ces notes présentaient deux thèses à l’inverse ; Sur quoi frère Soulard, logicien concis, Formulait sans encombre un résultat précis.Aux heures de loisir il invoquait la muse, Dont, comme de tout temps, au jeune âge on s’amuse.La montagne, les bois, la plaine, le ruisseau, Ensemble accommodaient son mobile pinceau.Une nuit il chantait et la voûte azurée, Et les mondes sans fin qui peuplent l’empyrée.Cet hymne eut une place au rang des beaux essais.D’autres qu’il a laissés montèrent au succès.A “ Mon Pays,” un jour, avec âme il dédie D’harmonieux accents : c'est une mélodie.De sa muse inédite un fragment est resté, Où s’épanchent la grâce et la suavité.S’échappant de la ville, amant de la nature, Il se livrait près d’elle à la littérature, Lisant et Ségalas et Berthet et Deschamps.Il savourait leur prose, il retenait leurs chants.Vous souvient-il ici comment il savait rendre Les vers qu’il déclamait, nous les faisant apprendre ?Combien La jeune mire au berceau de son fils Par sa bouche entraînait les auditeurs ravis ?Il avait, au barreau, plaidant à la campagne, Ses livres pour amis, la gaîté pour compagne.4187 94 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Il aimait à narrer chaque fait plaisamment, A joindre l’anecdote au solide argument.Un bon mot, comme appoint à sa dialectique, Transportait les clients d’un rire frénétique.Auditeur à son tour, personne mieux que lui, D’un trop long plaidoyer ne sut tromper l'ennui.Saisissant l’air comique ou de sinistre augure, Il dessinait au mieux toute humaine figure.L’œuvre de son crayon avait même un fini, Des contours que peut-être eût aimés Gavarni.Ces pochades souvent délectaient l’auditoire, Et le Juge en riait, à ce que dit l’histoire.J’aime et de la tempête et du flot murmurant Le bruit tant solennel qui te semblait si grand.Vivant moi-même aux bords que la marée inonde, Ma course imitera le destin de-son onde, Et déjà, n’existant que par le souvenir, Je touche presque au seuil du terrible avenir ! F.M.Dekome.Saint-Germain de Rimouski, avril 1866.Foyer Canadien.Souvenirs SSis
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