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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Mai - Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Journal de l'instruction publique, 1869-05, Collections de BAnQ.

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v'EUPff 'Sam Volume XIII.Québec (Province de Québec), Mai et Juin 1869.Nos.5 et 6.SOMMAIRE.—Littérature.—Poésie : Le printemps, Victor Hugo.—Humilité et orgueil.—Histoire : Documents pour servir à l’Histoire de Mgr.de Pontbri-and.—Science: Caractères de l’ancienne végétation polaire.—Pédagogie : Méthode dans l’enseignement des Langues.— Direction d’une Ecole.— Santé des Instituteurs.— Grammaire, J- Prod’homme- — Etymologie et Prononciation.— Les Inspecteurs d’Ecoles en Pennsylvanie.— Avis Officiels : Nominations: Examinateurs.— Commissaires.— Syndics.— Diplômes octroyés par les Bureaux d’Examinateurs.—Ecole demandée.—Dons faits à la Bibliothèque du Ministère de l’Instruction Publique.—Partie Editoriale : Trente-septième Conférence de l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’Ecole Normale Jacques-Cartier.—Trente-septième Conférence de l’Association des Instituteurs de la circonscription de l’Ecole Normale Laval.—Société Historique de Montréal.—Bulletin des Publications et des Réimpressions.—Bulletin des ventes de Livres.— Petite Revue Mensuelle.— Nouvelles et Faits Divers : —Bulletin des Sciences Astronomiques.—Bulletin des Scienoes physiques, etc.—Bulletin des statistiques.LITTiERATURE- POESIE.LE PRINTEMPS.Le firmament est plein de la vaste clarté ; Tout est joie, innocence, espoir, bonheur, bonté.Le beau lac brille au fond du vallon qui le mure ; Le champ sera fécond, la vigne sera mûre ; Tout regorge de sève et de vie et de bruit, De rameaux verts, d'azur frissonnant, d’eau qui luit, Et de petits oiseaux qui se cherchent querelle.Qu'a donc le papillon ?qu’a donc la sauterelle ?La sauterelle a l’herbe, et le papillon l’air ; Et tous deux ont avril, qui rit dans le ciel clair.Un refrain joyeux sort de la nature entière ; Chanson qui doucement monte et devient prière.Le poussin court, l’enfant joue et danse, l’agneau Saute, et, laissant tomber goutte à goutte son eau, Le vieux antre, attendri, pleure comme un visage ; Le vent lit à quelqu'un d'invisible un passage Du poème inouï de la création ; L’oiseau parle au parfum ; la fleur parle au rayon ; Les pins sur les étangs dressent leur verte ombrelle ; Les nids ont chaud ; l’azur trouve la terre belle, Onde et sphère, à la fois tous les climats flottants ; Ici l’automne, ici l’été ; là le printemps.O coteaux I ô sillons I souffles, soupirs, haleines ! L’hosanna des forêts, des fleuves et des plaines, S’élève gravement vers Dieu, père du jour ; Et toutes les blancheurs sont des strophes d’amour ; Le cygne dit : Lumière I et le lys dit : Clémence ! Le ciel s’ouvre à ce chant comme une oreille immense.Le soir vient ; et le globe à son tour s’éblouit, Devient un œil énorme et regarde la nuit ; Il savoure, éperdu, l’immensité sacrée.La contemplation du splendide empyrée, Les nuages de crêpe et d’argent, le zénith, Qui, formidable, brille et flamboie et bénit, Les constellations, ces hydres étoilées, Les effluves du sombre et du profond, mêlées A vos effusions, astres de diamant, Et toute l’ombre avec tout le rayonnement I L’infini tout entier d’extase se soulève.Et, pendant ce temps-là, Satan, l’envieux, s’élève.V.Huao.Humilité et Orgueil.Au commencement de son Ordre, quand il y avait peu de frères, et qu’il n’y avait pas encore de couvents établis, saint François, pour sa dévotion, alla à Saint-Jacques en Galice, et emmena avec lui quelques frères, entre lesquels était frère Bernard.Et, comme ils allaient ensemble parie chemin, il trouva dans un endroit un pauvre malade, duquel ayant compassion, il dit à frère Bernard : “ Mon fils, je veux que tu restes ici à servir ce malade.” Et frère Bernard s’agenouilla humblement, et, baissant la tête, il reçut l’ordre du père vénéré, et demeura en ce lieu, pendant que Saint François, avec les autres, allait à Saint-Jacques.Arrivé là, et se trouvant la nuit en oraison dans l’église de Saint-Jacques, saint François eut révélation de Dieu qu’il devait fonder beaucoup de- monastères par le monde, parce que son Ordre devait croitre et s’étendre, et compter une grande multitude de frères ; et, sur cette révélation, il commença d’établir des couvents dans ces contrées.Et Saint François, revenant par le chemin qu’il avait suivi d’abord, retrouva frère Bernard, et le malade avec qui il l'avait laissé parfaitement guéri.C’est pourquoi, l’année suivante, saint François permit à frère Bernard d’aller à Saint-Jacques, et lui s’en retourna dans la vallée de Spolète ; il y demeurait dans un couvent fort solitaire, avec frère Masséo, frère Elie et d’autres, lesquels se gardaient fort de troubler et d'interrompre saint François dans ses oraisons ; et ils en usaient ainsi par le grand respect qu’ils lui portaient, et parcequ’ils savaient que Dieu dans l’oraison lui révélait de grandes choses.Il advint un jour que, Saint François étant en prière dans la forêt, un beau jeune homme, en habit de voyageur, se présenta à la porte du couvent, et frappa avec tant de précipitation et si fort, et pendant 62 JOURNAL DE L’INSTRSUCTION PUBLIQUE.si longtemps que les frères s’étonnèrent beaucoup d’une aussi étrange manière de frapper.Frère Masséo alla, ouvrit la porte, et dit à ce jeune homme : ‘‘D'où viens-tu, mon fils?car, à l’étrange façon dont “ tu frappes, il ne semble pas que tu sois jamais venu ici.” Lejeune homme répondit: “Et comment donc faut-il frapper?” Et frère Masséo lui dit : “ Frappe lentement trois fois, l’une après l’autre ; “ puis attends assez pour que le frère ait le temps de dire un Pater “ noster et d'arriver ; et si dans cet intervalle il ne vient pas, frappe “ de nouveau.” Le jeune homme répliqua : “J’ai grande hâte,etc’est “ pourquoi j’ai frappé si fort ; car j’ai à faire un long voyage, et je “ suis venu ici afin de parler à frère François; mais il est à cette heure “ en contemplation dans la forêt, et je ne veux pas le troubler.Mais “ va, et envoie-moi frère Elie ; car je lui veux faire une question, “ ayaut ouï dire qu’il est très-sage.” Frère Masséo va, et dit à frère Elie de se rendre auprès de ce jeune homme ; mais lui se fâche, et n’y veut point aller.Si bien que frère Masséo ne sait plus que faire ni que répondre à l’étranger ; car, s’il dit que frère Elie ne peut venir, il ment ; et s’il dit que frère Elie est en colère et ne veut point venir, il craint de donner mauvais exemple.Or, comme frère Masséo hésitait à retourner, le jeune homme frappa une seconde fois comme la première, et peu après frère Masséo retourna et dit au jeune homme: “ Tu n’as pas observé ma leçon sur la manière de frapper.” Lejeune homme répondit : “ Frère Elie ne veut pas venir à moi, mais vas et “ dis à frère François que je suis venu pour converser avec lui; et, “ comme je ne veux pas interrompre son oraison, dis-lui qu’il m’en-“ voie frère Élie.” Et frère Masséo s’en alla à saint François, qui priait dans la forêt, le visage tourné vers le ciel, et lui dit le message du jeune homme et la réponse du frère Elie.Or ce jeune homme était l’ange de Dieu sous la figure humaine.Alors saint François, sans changer de place, sans baisser les yeux, dit à frère Masséo : “Va et dis à frère Elie qu’au nom de la sainte “ obéissance il aille incontinent trouver ce jeune homme.” Frère Elie; ayant reçu l’ordre de saint François, alla à la porte très-irrité, l’ouvrit avec violence et grand fracas, et dit au jeune homme : “ Que veux-tu?” Le jeune homme répondit : “ Garde bien, frère, que tu ne sois en “ colère, comme tu le parais, parce que la colère gêne l’âme et ne lui “ laisse pas voir la vérité.” Frère Elie répliqua : “ Dis ce que tu veux “ de moi.” Le jeune homme répondit ; “ Je te demande s’il est permis “ aux observateurs du saint Évangile de manger ce qui est servi devant “ eux, selon les paroles du Christ à ses disciples ?et je te demande “ encore s’il est permis à aucun homme d’établir rien de contraire à la
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