Journal de l'instruction publique, 1 juillet 1872, Juillet - Août
L!îFRWpwzfci fftUPif ’mhalkerif Volume XVI.Quebec, Province de Quebec, Juillet et Août, 1872.Nos.7 et 8.SOMMAIRE.—Littérature.—Les propos d’un Provincial sur Boileau-Despréaitàf-A propos de Caius Furius Cresinus.—Fables littéraires d’ Y lFuLq.-AMorale.—Travail et bonheur.—Immortalité.—Une page de Pr5»o*f-Paradol.—Curiosités géologiques.—La grotte mammoth de Kentucky.—Education.— Discours de M.J.Letourneau, à l’occasion de la 50me année d’enseignement de M.AntoineLégaré.—Pédagogie.—Ce que c’est qu’un livre.—Vers à apprendre par cœur.— Palmare.—Ecole normale Laval, élèves-instituteurs, élèves-institutrices, élèves des écoles-modèles.—Ecole normale Jacques Cartier, élèves-instituteurs, élèves des écoles-modèles.—Collège Ste.Anne.—Avis officiels.—Avis concernant l'abonnement au Journal.—Erection de municipalité scolaire.—Nomination de membres pour les bureaux d’examinateurs.—Nomination de commissaires d’écoles.—Diplômes octroyés par l’école normale Jacques Cartier.—Diplômes octroyés par les bureaux d’examinateurs.—Rédaction.—Distribution des prix aux écoles-normales Laval et Jacques-Cartier et dans les Universités, collèges, couvents, et autres maisons d’éducation.-Quarante-sixième conférence de l’association des instituteurs de la circonscription de l’école normale Laval.—Concours de l’Académie de musique.—Revue mensuelle.—Nouvelles et Faits divers.—Bulletin de l’instruction publique.—Bulletin des sciences.—Bulletin du commerce et de l’industrie.— Bulletin des statistiques.—Bulletin de la géographie.— Bulletin do l’histoire.—Bulletin de l’archéologie.—Bulletin de l’horticulture.—Bulletin des lettres.—Annonces.LITTERATURE.Les propos d’un Provincial.SUR BOILEAU DRSPRÉAUX.On causait au coin du feu.Un vers do Boileau se trouva cité par hasard ; ce vers eut pour effet de changer tout à coup la conversation, un des plus jeunes interlocuteurs s’étant mis à soutenir qu'un vers do Boileau no prouvait rien du tout, que Boileau d’ailleurs n’était plus supportable, et que jamais il n’avait été qu’un esprit étroit, mesquin, sec, anti-poétique.Dos qualifications plus désobligeantes encore furent prodiguées à l’auteur dos Satires.Notre jeune bachelier parla, parla, Dieu sait 1 Los deux autres, qui lo laissaient dire, visiblement l’approuvaient; mais le vieux provincial, les pieds allongés vers le feu, écoutait avec un sourire narquois.on voyait bien à certains frémissements qu’il no tarderait pas à répondre.Il prit la parole en effet.—Vous avez, dit-il, vous autres, un rare privilège; Celui de parler avec la plus parfaite assurance sur les Sujets les moins étudiés.Vous accablez Boileau de vos dédains; mais l’avez-vous lu seulement depuis votre sortie du collège ?Et quand vous y auriez parfois jeté les yeux en courant, pensez-vous que sur un léger examen il vous soit permis de le condamner ?Boileau, comme tout écrivain, ne peut se lire avec fruit qu’à la condition d’étudier l’homme en même temps que ses œuvres ; car ce qui importe, ce n’est pas de connaître le livre seulement, c’est de connaître l’âme, le cœur, la vie, dont ce livre n’est lui-même qu’un reflet.Sortons de la pauvre critique qui ne voyait dans les livres que les livres eux-mêmes ; remontons au souffle inspirateur, c’est ainsi que nous rajeunirons toute l’histoire littéraire, qui à ce point de vue est à faire entièrement.Puisque nous en sommes'sur Boileau, suivons-le, je vous prie, dans sa carrière poétique.À vingt-six ans il était encoro peu connu du public, n’ayant donné que sa première satire et les Evibarras de Paris ; il y avait déjà quatre ans de cela, et depuis lors il gardait le silence.Mais Molière cette année-là joue Y Ecole des femmes ; vous savez quelles colères, quelles vengeances même la pièce souleva.Ce fut peut-être l’époque la plus tourmentée de la vie du grand comique, et il y pouvait certainement succomber.Eh bien, cet esprit mesquin, ce cœur sec de Boileau, lo 1er Janvier 1663, fait imprimer et envoio à Molière pour cadeau d’étrennes ces stances : En vain mille jaloux esprits, Molière, osent avec mépris Censurer ton plus bel ouvrage.Sa charmante naïveté S’en va pour jamais d’âge en âge Divertir la postérité.11 avait écrit cette pièce ; à la hâte il avait consenti, pour venir en aide à Molière, à être négligé, à rester imparfait, et c’était le plus grand des sacrifices pour Boileau, car il ne faisait bien les vers qu’avec une extrême lenteur.Mais il y revient, quelques mois plus tard, à loisir, dans sa deuxième satire dédiée à Molière.Un peu plus tard encoro, à l’occasion de VImposteur, les persécutions redoublèrent pour Molière, et l’on ne sa- 1281 90 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUCLIQUE.vait vraiment ce qui pouvait advenir; on venait, pour quelques vers mystiques, de brûler vif en Grève le malheureux Simon Morin.Boileau, cetto fois, sentit qu’il fallait s’adresser a Louis XIV lui-même.L’amitié, et non pas le désir de flatter, lui fit alors écrire sa première Epitre au roi.A propos de ces Epitres au roi, que n’a-t-on pas dit des adulations de Boileau pour Louis XIV ?Eh bien, cetto première épitre à Louis XIV fut écrite au moment où le roi venait de dévoiler son goût des conquêtes; écoutez donc les flatteries singulières que pour son coup d’essai lui adressait Boileau : • Oui, grand roi, laissons là les sièges, ies battailles ; Qu'un autre aille en rimant renverser des murailles, Et souvent, sur tes pas, marchant sans ton aveu, S’aille couvrir de sang, de poussière et de feu.A quoi bon d’une muse au carnage animée.Echauffer ta valeur déjà trop ait umée ?Jouissons à loisir du fruit de tes bienfaits, Et ne nous lassons point des douceurs de la paix.Je passe ici le très-bel épisode do Pyrrhus et de son confident ; mais écoutez la fin : Ce n’est pas que mon cœur du travail ennemi Approuve un fainéant sur le trône endormi ; Mais, quelques vains lauriers que promette la guerre, On peut être héros sans ravager la terre.Il est plus d’une gloire.En vain aux conquérants L’erreur, parmi les rois, donne les premiers rangs ; Entre les grands héros, ce sont les plus vulgaires.Chaque siècle est fécond en héros téméraires ; Chaque climat produit des favoris de Mars ; La Seine a des Bourbons, le Tibre a des Césars ; On a vu mille fois des fanges Méotides Sortir des conquérants, Goths, Vandales,Gépides.Mais un roi vraiment roi, qui, sage en ses projets, Sache en un calme heureux maintenir ses sujets, Qui du bonheur public ait cimenté sa gloire, Il faut pour le trouver courir tout l’histoire.La terre compte peu de ces rois bienfaisants.Voilà, vous l’avouerez, d’étranges adulations, et qui font regretter que les rois n’en aient pas toujours entendu de semblables.Nous venons de voir Boileau prendre devant le public et devant le roi la défense de Molière ; ce fut ainsi toute sa vie.Lorsque les envieux et les sots attaquèrent Racine et son Tpkijénie, créée par Mlle de Champmeslé, au plus fort des epigram mes contre la pièce et contre l’admirable actrice, Boileau, dans un mouvement de justice, se révolte contre les calomniateurs et publie son Epitre : Que tu sais bien, Racine, à l’aide d’un acteur, Emouvoir, étonner, ravir un spectateur ! Jamais Iphigénie, en Aulide immolée, N’a coûté tant de pleurs à la Grèce assemblée Que dans l’heureux spectacle à nos yeux étalé En a fait sous son nom verser la Champmeslé.Puis, rappelant alors à Racine avec mélancolie les ]>er-.séditions essuyées par l’incomparable poète comique qu’on venait de perdre, il ajoute : Avant qu’un peu de terre, obtenu par prière, Pour jamais sous la tombe eût enfermé Molière, Mille de ses beaux traits aujourd’hui si vantés Furent des sots esprits à nos yeux rebutés.Tout le cœur de Boileau est méconnu, et vous ne pouvez plus meme apprécier sa forme -raison si vous le lisez sans suivre dans le détail l’histoire littéraire de son temps.En 1693, un illustre docteur, Arnauld, est sur le point do mourir en exil, persécuté, malheureux.Aussi voyez avec quel enthousiasme ot quel respect Boileau parle do lui : Arnauld, le grand Arnauld.Lorsque la philosophie de Descartes devint pour ceux qui en étaient partisans une cause do persécution, ce fut Despréaux encore qui, dans, l'Arrêt burlesque, vint à leur aide au nom d’une inconnue nommée la Raison.Il achète l’admirable bibliothèque do Patru tombé dans lo besoin, mais à la condition que Patru lui-même en restera le dépositaire sa vie durant.Vous trouvez, dites-vous, une inspiration do colère, chez Boileau; sans nul doute, et pour moi je no l’en aime que mieux; je sens dans ces colères la bonté, la sincérité, la droiture de son âme.Molièro, un jour, confessa qu’il avait emprunté à Boileau deux ou trois traits du personnage d’Alceste : c’est lo plus grand éloge qu Boileau ait reçu ; il eut bien, en effet, comme le Misanthrope, .Ces haines vigoureuses Que doit donner le vice aux âmes vertueuses- Les trois bacheliers écoutaient étonnés ; mais notre ami le provincial n’était pas homme à s’arrêter tout de suite sur un sujet qu’il connaissait si bien ; il oontinua donc à peu près en cos termes : —La vio de Despréaux fut sans aventures et q»resquo sans passions ; comme Montaigne, il fuyait les orages : aussi vécut-il presque toujours dans la solitude, à la campagne, à Auteuil, entre ses amis et ses livres.Son humeur libre et simple ne s’accommodait point des grands airs de la ville dans ce beau monde où il lui eût fallu vivre ; dès vingt-doux ans on l’entend s’écrier : Je suis rustique et fier, et j’ai l’âme gossière.La chasse, la pêche, la promenade dans les sentiers d’Auteuil, un voyage de temps en temps à Baville, chez Lamoignon ; quelque lectures, et avec cela les-vers, les chers vers, faits, refaits, longuement travaillés, telles étaient ses occujiutions.Puis les amis venaient, et quels amis ! les plus grands hommes du temps, les plus illustres.Racine envoyait souvent ses enfants chez M.Despréaux (qu’ils adoraient).Il les promenait, leur faisait des contes, jouait aux quilles avec eux, et il eût, disait-il, renoncé plutôt à son talent pour les vers qu’à son talent pour les quilles; mais croyez pourtant quo les vers tenaient dans son esprit plus do place encore que les quilles ; son talent de rimeur est aussi celui dont il se vante le plus : Je sais coudre une rime au bout de quelques mots.Souvent j’habille en vers une maligne prose ; C’est par là que je vaux, si je vaux quelque chose, Ainsi, soit que bientôt, par une dure loi, La Mort d'un vol affreux vienne fondre sur moi, Soit que le ciel me garde un cours long et tranquille, A Rome ou dans Paris, aux champs ou dans la ville, Dût ma muse par là choquer tout l’univers, Riche, gueux, triste ou gai, je veux faire des vers.Son goût pour la campagne lui venait surtout de ce que, dans la solitude, il pouvait plus à l’aiso chercher la mesure et la rime : .Pour animer ma voix, J’ai besoin du silence et de l’ombre des bois.C’est là aussi qu’il se plaisait, en de longs entretiens, à chercher avec scs amis.Quels sont les biens véritables ou faux ; Si l'honnête homme en soi doit souffrir des défauts ; Quel chemin le plus droit à la gloire nous guide, Ou la vaste science, ou la vertu solide.Vers la fin de sa vio.—Tout ce que vous voudrez, s’écria l’un des trois jeunes gens; mais vous nous parlez de l’homme, et c’est le poète qui était on cause.-—Eh ! c’est, au poète aussi que je voulais arriver, mais c’est de l’homme que j’aurais tiré lo poète, et vous auriez eu ainsi Boileau de son ensemble, dans sa vérité.Pour peindre l'homme, je vous ai rappelé en quelques mots sa biographie ; jiour vous mettre à même d’apprécier le poète, ce n’eût pas été trop que do vous raconter on détail l’histoire littéraire do son temps.Mais tout cela nous mènerait trop loin : aussi, pour toute conclusion, je vous citerai sur Boileau l’appréciation d’un homme qui ne peut avoir JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.91 la réputation d’un esprit timide, puisqu’il passa sa vio à renverser tout ce qu’il croyait fausse idole ; c’est de Proudhon que je parle.Eh bien, voici, Monsieur, le jugement de Proudhon sur notre poète.“Boileau, si fermement corroct, n’est pas aussi bête qu’on a bien voulu le dire.Pour moi, je creuse une niche en ma mémoire et je l’y place comme un saint.Un jour, quand le français menacera do disparaître sous l’invasion de l’argot, il se lèvera des rangs du peuple un courageux cnergumèno (Proudhon prenait ce mot en bonne part) qui fera de Boileau le réservoir de la vieille langue maternelle.” On se récria; mais la conversation qui brusquement s’était emparée de Boileau le quitta de même, et notre provincial, dans la discussion assez vive qui s’engagea entre ses trois hôtes, Imita de Conrart le silence prudent, n’aimant d’ailleurs à parler que do ce qu’il savait.Magasin pittoresque.A propos de Cains Furiiis Cresinus.—Eh bien 1 dis-je à mon ami, en descendant de la diligence poudreuse et en lui serrant la main, quoi de nouveau dans notre chère petite ville ?—Du nouveau à Sainte-Luce ! y songes-tu ?Dans la calme Touraine, il n’est pas de petit coin plus calme que celui-ci ; et depuis ton dernier voyage, je ne sache pas d’autre changement que celui des saisons, qui n’est pas bien nouveau.Mon ami aime à la folie la petite ville de Sainte-Luce, où nous sommes nés tous les deux ; mais, par crainte de la moquerie des étrangers sur l’amour du clocher, il dit, pour prendre les devants et désarmer les gens, tout le mal possible do Sainte-Luce.Il se dédommage aux dépens de tout auditeur qui ne lui semble ni trop Parisien, ni trop sceptique.Pour le moment, j’étais encore un Parisien à ses yeux : J’avais sur mes vêtements de la poussière de Paris, et mes bagages portaient l’étiquette d’expédition de Paris à Amboiso.C’est là que la patache nous avait pris, mes colis et moi, pour nous cahoter jusqu’à Sainte-Luce.Je résolus d’attendre, pour avoir des nouvelles, un moment plus favorable.Nous n’eûmes pas fait vingt pas que je fus frappé do la quantité inusitée d’afïichcs de toutes les couleurs qui tapissaient.les murs.Comme lo jour tombait, je n’y pouvais rien lire.—Qu’est-ce donc que tout cela?demandai-je à mon ami.—Cela ?ce sont des affiches I —Je le vois bien; mais quo disent-olles, ces affiches ?—Ce qu'elles disent?Elles disent quo Pierre veut être conseiller d’arrondissement ; que Paul le désire aussi ; que Jacques et Guillaume, touchés d’un même sentiment, veulent se dévouer au bonheur de leurs contemporains, dans la limite de la circonscription.Us disent tous la mémo chose ; il n’y a do difference que dans la couleur des affiches.—Eh bien, quel a été lo résultat de vos élections ?—Parbleu ! Gautior a échoué.—Qu’est que Gautior! reprit mon ami d’un ton do reproche.—Foi do voyageur affamé! je ne le connais pas.—Gautior était ouvrier dans cette filature qu’un Anglais avait essayé d’établir ici.Un beau jour, après avoir perdu de l’argent pendant vingt ans avec une obstination toute britannique, l’Anglais finit par êtro outré de la paresse et do l’indifférence des Tourangeaux ; il donne à chacun des ouvriers et dos employés trois mois de leur paye, les saluo ironiquement, et s’en va boire du thé au sommet de l’Hi-malaya.Voilà une centaine de familles sur le pavé.Les uns se consolent en dormant sur les deux oreilles tant que dure l’argent; les autres, en petit nombre, émigrent; les autres entreprennent sur lo tard des métiers qui les nourrissent à peine; quelques-uns mendient.Gautier, qui était un homme instruit pour sa condition, et un ouvrier industrieux, trouve tout de suite des protecteurs.Commo il ne faut plus songer au tissage, et que sa femme ne veut pas s’expatrier, il accepte une place de garde particulier chez le marquis de Boisclair.* Il fait très-bien son métier.Comme il est adroit de ses mains, il fabriqué luiunême, à ses houros de loisir, toutes les pièces de son équipement do chasseur.Il réfléchit, il consulte ; il invente, à ce que disent les connaisseurs, des combinaisons ingénieuses; il trouve moyen do simplifier singulièrement la fabrication des guêtres et des carniers.Il travaille pour le marquis, pour les amis du marquis, pour les Anglais qui viennent rôder tous les ans par ici.On s’émerveille du bon goût et de l’industrie de ce garde-chasse.C’est à qui lui avancera de l’argent pour ouvrir une petite boutique.Il réussit bientôt au delà de toute espérance, et crée, dans un pays perdu comme celui-ci, une industrie nouvelle qui, en moins de quatre ou cinq ans, fait vivre autant de familles que l’Anglais en avait mis sur le pavé, Il fournit deux ou trois grandes maisons de Paris ; il exporte en Angleterre, dans tout le Nord et jusqu’en Amérique.Aussitôt qu’il commence à s’enrichir, Gautier commence à avoir ses jaloux, ses envieux et ses ennemis.Arrivent les élections d’arrondissement.Tu connais les mœurs politiques de Sainte-Luce : les bourgeois ont leur candidat, qui est en général lo pharmacien ou un avocat ; les châteaux ont le leur pour la forme ; les ouvriers votent à droite et à gauche, et le hasard décide.Cette fois-ci, quelques hommes indépendants et sans préjugés, bourgeois et châtelains, voient plus loin que leurs amis.“Voilà, se disent-ils, un ouvrier qui est devenu une sorte de personnage dans l’arrondissement, et cela grâce à son travail, à son économie et à son instruction ; prenons-le pour notre candidat.Ce sera d’un excellent exemple pour eux.Cela nous rapprochera d’eux et les rapprochera do nous.Montrons que nous voulons marcher avec notre siècle, et que nous savons faire des concessions à l’esprit démocratique.C’est, à la fois hardi et prudent.” On va trouver Gautier, on triomphe de sa résistance ; il se met sur les rangs.Tout le monde, tout notre monde du moins, crie à son succès.Sais-tu ce qui le fait échouer ?—La jalousie des ouvriers ! On devait bien s’y attendre.—Pourquoi ?—Parce que, tant que l’envie et la jalousie n’auront pas été déracinées du cœur de l’homme, “le potier portera envie au potier”, comme lo dit le proverbe antique.Je n’ai pas d'ailleurs grand mérite à deviner la fin de l’histoire de Gautier : je l’ai lue il y a longtemps dans Pline l’Ancien, et je l’ai fait traduire à je ne sais combien do générations d’élèves.Dans Pline, Gautier s’appelle Caius Furius Cresinus ; ce n’est pas un ouvrier, c" est un simple esclave affranchi ; ce qui les rapproche, c’est qu’ils sont tous les deux intelligents, laborieux et diligents; Gautier travaille le cuir, Cresinus la terre : tous deux soignent bien et payent bien leur monde, qu’ils prennent la peine de surveiller eux-mêmes, sachant qu’il n’est rion de tel que l’œil du maître.Us réussissent tous les deux.Parti de rien, Gautier a des rentes ; parti de moins que rien, Cresinus récolte do magnifiques moissons dans un tout petit champ.Los voisins de l’un et de l’autre commencent à les regarder de travers.Ceux de Cresinus l’accusent de sorcellerie ; c’était alors l’accusation à la mode, comme le fut colle dé lèse-majesté sous les empereurs: chaquo époque a la sienne.Aujourd’hui on accuso volontiers les gens qui 92 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.s’enrichissent d’être des fripons, ou des intrigants, ou des exploiteurs du peuple.Quelque meneur de faubourg aura attaqué Gautier dans les réunions, et aura donné à entendre, en clignant de l’œil du côté de son public, qu’il y aurait beaucoup à redire sur la vie et les habitudes de Gautier, et qu’un ouvrier ne devient pas si riche sans cesser d’être honnête, ou sans avoir tout au moins le clergé et le sous-préfet dans sa manche.—Juste ! —Oui; mais voici où Sainte-Luce a montré moins d’esprit que Rome.Ecouto ce que dit Pline ; jo l’ai fait tant de fois traduire sous mes yeux, que je puis le citer presque textuellement.“Craignant d’être condamné, lorsque les tribus allaient aux suffrages, Cresinus vint sur la place publique avec tout son attirail d’exploitation, y amena ses esclaves, gens robustes, bien nourris et bien vêtus ; des outils parfaitement faits, de lourds hoyaux, des socs pesants, des bœufs bien repus: “Romains, dit-il, “ voilà mes sortilèges, sans compter ce que je ne puis vous “ montrer ni faire venir sur cette place, mes veilles et mes “ sueurs.” Ainsi parla le Gautier romain, et il fut absous d’une voix unanime, ce qui fait grand honneur à ses juges et couvrit do honte ses accusateurs.Votre Cresinus de Sainte-Luce a été moins houreux, puisque les tribus tourangelles, allant aux voix, l’ont condamné à n’être point conseiller d’arrondissement.—Malheur dont il se console facilement, reprit mon ami.Mais n’importe, il faut avouer que le fond de la nature humaine n’est pas beau, et que la jalousie et l’envie sont des plantes bien vivaces, puisqu’elles ont leurs racines au plus profond de l’antiquité, et produisent encore do nos jours des fleurs si bien épanouies.—Ce qui doit nous rassurer, dis-je à mon ami, sur les intentions do la Providence, c’est que jamais envieux ni jaloux n’ont pu étouffer dans les âmes vaillantes et fortes l’amour de bien faire et l’ardeur de travailler.Peut-être même l’envie et la jalousie sont-elles des maux nécessaires, et concourent-elles au développement et à la perfection des âmes généreuses qui ont à lutter contre elles et à se défendre de leurs attaques.—Oh ! oh ! s’écria mon ami, toujours professeur, même en vacances! Tout à l’heure tu me citais du Pline, et maintenant il me semble que tu tournes au Sénèque.Du reste, ce que tu dis là est peut-être vrai, Mais voici ma femme à la fenêtre, qui s’inquiète de notre retard.Entrons, nous philosopherons à table.—Magasin pittorresque.Fables littéraires D’Yriarte.LES ŒUFS.Par delà les îles Philippines, il y a une île qui s’apelle je ne sais comment, et je ne tiens même pas à le savoir ; on dit qu’on n’avait jamais vu de poules dans cette île jusqu’à ce qu’un voyageur y installât par hasard un poulailler.La race se propagea si bien qu’en peu de temps le mets le plus vulgaire et à meilleur marché se composait d’œufs irais ; mais tous le monde les mangeait à la coque, le voyageur n’ayant pas enseigné à les accommoder d’autre manière.Bientôt un habitant de l’endroit inventa les œufs pochés.Oh! de combien d’éloges fut payée à l’onvi son imagination féconde ! Un autre imagina les œufs durs.Heureuse découverte ! un autre trouva les œufs farcis.C’était ça de bons œufs! Un autre l'omelette, et tout le mondo s’écria : Quelle merveille ! Il no s’était point passé une annéo quand un autre dit: Vous êtes tous des imbéciles; moi, je vous ferai manger les œufs à la sauce tomate.Et cette mode étrange d’ac- I commoder les œufs, qui avait mis toute File en rumeur, fut en usage longtemps, jusqu’à ce qu’un illustre étranger conseilla do les manger à la huguenote.Tous les cuisiniers suivirent ses préceptes ; mais combien do raffinements trouvèrent les maîtres d’hotel I Œufs mollets, œufs brouillés, œufs au lait, au caramel, œufs en sorbet, en compotos, œufs à la neige ! Tout le mondo inventa quelquo chose et les derniers œufs étaient toujours les meilleurs.Mais un vieillard prudent leur dit un jour : “Vous vous enorgueillissez bien en vain do toutes ces inventions étrangères ; grand merci à celui qui importa choz nous les poules ! ” Bon nombre de nos auteurs nouveaux devraient bien aller accommoder les œufs par delà les îles Philippines.LE BŒUF ET LA CIGALE.Le Bœuf était à labourer et, tout près de lui, la Cigale, en chantant, lui disait : “Aie ! aie ! quel sillon tortu nous fais-tu là ! “ Le Bœuf lui répondit : “ Ma petite, si les autres sillons n’étaient pas droits, tu ne saurais pas que celui-ci est tortu.Tais-toi donc, paresseuse.Je sers bien mon maître, et il excuso choz moi un moment d’oubli en faveur de mes services.” Remai’quez à qui s’adressait ce futile reproche et do qui il venait.La Cigale en remontrer au plus labourioux des animaux ! Mais comprendra-t-il, celui qui s’évertue à trouver quelque léger défaut dans les grandes œuvres ?Maaasin pittoresque.MORALE.Travail et lîonlicur.Autre chose est d’ébaucher un tableau, autre chose de le finir ; autre chose do faire le plan d’une maison, autre chose delà construire; autre chose de dire: “Je ferai ceci ou cela,” et tout autre chose d’accomplir son projet.Il est facile de projeter, difficile d’exécuter.Nous pouvons faire force rêves, assis au coin du feu, ou couchés sur le flanc vert de la colline ; mais pour que ces rêves deviennent des réalités, il nous faut travailler courageusement, et penser avec effort, penser jusqu’à ce que notre cerveau soit fatigué.La vie de tous les hommes célèbres redit la même histoire ; mais la plupart des jeunes gens se révoltent là contre avec un impatient dédain.Ils veulent semer et moissonner en même temps.Il leur semble terrible de ne pouvoir récolter avant l’automne, d’avoir à travailler avec sueur avant do manger : voyant les hautours que les autres ont gravies, ils se refusent à croire l’ascension si difficile.Les succès conquis par le travail et le génie semblent, aux yeux inexpérimentés, choses simples et banales.Avec quelle facilité la machine, le tender, les wagons, et le train tout entier, ne glissent-ils pas le long des rails ?Est-il rien de plus rien simple, de plus naturel, de plus prosaïque ?Et cependant, ô mes amis, que de pensées humaines so sont concentrées là ! quelle somme do travail humain n’a-t-il pas fallu pour obtenir ce que voyez?Il en est ainsi de tout dans la vie; quo lo résultat soit grand ou petit, il semble hors do proportion avec le travail dépensé pour l’acquérir.Le temps, la pensée, l’industrie, il nous faut donner tout cela avant que, las et usés, nous puissions atteindre le but.Il y faut prodiguer sa peine, ne reculer devant aucune fatigue, ne murmurer contre aucun des obstacles qui nous barrent la route. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.93 Et cependant qu’est-ce que les richesses et le rang, s’il nous manque le bonheur ?Tel homme qui a travaillé à se faire une fortune et une position, oublio que, même en ce monde, la richesse et les honneurs no sont pas tout.Qu’importent les mots les plus savouroux, les vins les plus choisis, à celui qui n’a pas d’appétit?Que sont les terres et les maisons, les champs et les arbres, si les yeux qui les contemplent sont obscurcis par les larmes et chargés de soucis ?Si le Seigneur ne bâtit la maison, celui qui l’élève travaille en vain.Si le Seigneur ne garde la cité, la sentinelle no la défendra pas.En vain vous vous lèverez de bonne heure, en vain vous vous coucherez tard, en vain vous mangerez le pain de la vigilance.Peu de jeunes gens croient ces paroles vi’aies.Mais combien oseraient les nier à la sombre lueur du crépus-cule que riches ou pauvres doivent un jour traverser.F.-G.Trafford.Magasin pittoresque.Immortalité.Pendant que j’écrivais, un papillion de nuit, qui était entré par ma fenêtre entr’ouverte, s’est abattu sur les briques de ma chambre, Il s’était probablement fait mal, et il voltigeait par terre, faisant un grand petit bruit par ses efforts pour se relever.Son bruit m’a fait penser à lui.Moi, qui dans ce moment no pensais qu’à vous, je me suis dit que s’il parvenait à voler comme de coutume, il reviendrait bien vite brûler ses ailes à la lumière et mourir, et qu’il valait bien mieux le mettre dehors, en liberté, sous les étoiles.Je l’ai poursuivi avec un cornet de papier pour lo prendre ; je l’ai pris, et je l’ai mis en liberté.Pauvre papillon ! nous sommes comme toi, blessés par la douleur, nous nous agitons terre à terre, mais en même temps nous battons des ailes que Dieu nous a faites, l'espérance et la prière, et c’est alors que Dieu pense tout particulièi’emcnt à nous.Quand je te poursuivais tout à l’heure, tu avais bien peur de moi, tu croyais que je voulais augmenter ton mal ! Et je ne te poursuivais que pour te sauver ! Et c’est comme cela que Dieu nous poursuit.Mais quand je t’ai jeté dehors dans la sombre nuit, c’est alors surtout que tu as accusé ma cruauté ! Pauvre ignorant ! Cette grossière lumière que tu regrettais t’eût fait mourir, et, au lieu do cela, tu auras demain un air pur et doux au soleil lovant.Cotte sombro nuit est l’image de la mort; quand Dieu nous y jette, c’est pour nous y faire rotrouver et la liberté, et la joie au lever de l’éternelle aurore.Voilà ce que je te dis, petit papillon, et voilà ce que vous nous dites, ô mon Dieu !—Récits d'une sœur.Une page de Prévost Paradol.Une nation se compose d’un grand nombre d’hommes qui, réunis sous une même loi et voués à une destinée commune, cherchent dans l’agriculture, dans le commerce et dans l’industrie, les moyens de satisfaire aux nécessités de la vie.Au milieu de cette foule courbée vers la terre terre, habituée au travail, éprise d’un bien-être toujours précaire, un petit nombre d’hommes, à qui le sort a donné assez do loisirs pour être véritablement des hommes, connaît d’autres besoins que ceux du corps, un .autre bien-être que celui dont la foule est jalouse, des désirs et des joies quelle ignore.Pour cette race d’élite, les mots do justice, de progrès, do dignité humaine, ont un sens.Il ne suffit pas au bonheur de ces hommes que les usines travaillent et que lo temps soit propice aux biens do la terre.Us ne sont fiers qu’à demi si un grand nombre d’hommes qui parlent leur langue a tué un grand nombre d’hommes qui ne la parlaient pas.Enfin, ils ne se croient pas libres parce qu’il leur est permis d’aller ot de venir, d’acheter et de vendre, de rire et de s’enivrer.Ces hommes dont l’existence bizarre a de tout temps scandalisé le vulgaire, forment ce monde restreint qu’on appelle la classe éclairée d’une nation.Monde étroit sans doute, mais plein de splendeur et de lumière, le seul habitable pour ceux qui l’ont une fois connu.C’est là, et là seulement que l’humanité a conscience d’ollc-même, qu’elle se contemple et s’admire dans sa fleur et se réjouit do sa beauté.C’est par une fiction convenue qu’un peuple semble parler, agir do lui-même, avec grandeur ou avec génie lorsqu’il cède en réalité à l'impulsion d’une élite intelligente.Un petit nombre d’hommes qui pieneent font agir toute une nation comme si elle pensait ; un petit nombre d’hommes qui sentent et qui aiment le grand et le beau font en sorte qu’une nation tout entière se conduise comme si elle était accessible aux mêmes pensées et pénétrée du même amour.Tel est le merveilleux artifice de la civilization moderne.Il a tant de puissance, qu’il trompe et séduit les plus sages.Je veux dire que cette élite qui conduit ainsi les peuples par une fiction de tous les instants s’eniWè de son œuvre et s’imagine follement qu’elle ne fait que suivre, accompagner ceux qu’elle conduit.Il est de beaux jours d’illusion où l’on prête à la foule les nobles pensées dont on se sent rempli ; où, embrassant un fantôme, on dit avec orgueil:—le grand peuple ! la grande nation !—Ces jours ont leur lendemain.Pour exciter et mettre à profit lo mécontentement du peuple, pour le faire oppresseur à son tour, pour arracher à la classe éclairée la conduite des affaires; que dis-je?pour lui imposer silence et pour la réduire à une muette servitude, que faut-il ?Un homme ou une occasion : un homme qui mette son ambition au service de la volonté populaire, une occasion qui motte la force du côté où est l’amour despotique du bien-être et du repos.Il est des siècles et des pays où il suffit d’un héros de théâtre et de quelques hommes de mauvaise vie pour opérer ce grand changement et pour décapiter une nation.C’est que la foule, en quête d’un maître, d’un représentant quelconque de sa haine, n’est pas difficile, et qu’elle fouille, pour le trouvex-, les bons et les mauvais lieux, comme ce prétorien qui soulevant le rideau d’une alcôve, y découvrit un empéreur.Prévost Paradol.(, Alma Alarie.Grammaire.—1er prix, Mlles Caroline Rochet, 2e do, Amanda Briant.—1er accessit, Emma Simoneau, 2e do, Valérie Déry.Arithmétique.— 1er prix, Mlles Eugénie Bédard, 2e do, Alexina Marcoux — 1er accessit, Georgiana Dubé, 2e do, Valérie Déry.Géographie.—1er prix, Mlles Alma Alarie, 2edo,AlmaLda Briant 1er accessit, Eugénie Bédard, 2e do, Caroline Rochet, 2.ME DIVISION.Cathéchisme.—1er prix, Melles Eugénie Richard, 2e do, Eugénie Kouillard.—1er accessit, Georgianna Létang, 2e do, Délina Lépine.Lecture.—1er prix, Melles Palimgre Briant, 2e do.Alphonsine Côté.— 1er accessit, Eugénie Rouillard, 2e do, Eugénie Richard.Ecriture.—1er prix, Melles Lucy Stevens.2e do, Catherine Jalbert et Délina Lépine.—1er accessit, Victoria Zingerlev, 2o do Palimgre Briant.Histoire sainte—1er prix, Melles AlphonsiDe Côté, 2e do Palimgre Briant.—1er accessit, Clara Brind’amour, 2e do, Eugénie Rouillard.’ Ê Grammaire.—1er prix, Melles Eugénie Richard, 2e do, Eugénie Rouillard.—1er accessit, Alphonsine Côté, 2e do, Palimgre Briant.Arithmétique.— 1er prix Melles Georgianna Létaug, 2a do, Clara Brind’amonr.—1er accessit, Zélia JBizin.2a do, Caroline Jalbert, 3ME DIVISION.Cathéchisme et histoire sainte.—1er prix, Mlles Zoé Gtngras, 2e do, Malvina Audy.—1er accessit, Georgianna Briant, 2e do, Alma Côté.Lecture.—1er prix, Melles Délima Castonguay, 2e do, Georgionna Briant.—1er accessit, Malvina Audy, 2e do, Alma Côté.Ecriture.—1er prix, Melles Alma Coté, 2e do, Almauda Deschamps —1er accessit, Zoé Gingias, 2e do, Malvina Audy.Arithmétique.—1er prix, Melles Palimgre Briant, 2e do Zoé Gingras—1er accessit, Délima Castonguay, 2e do, Henriette Trudel 4me division.Cathéchisme.—1er prix, Melles Claiinthe PlamondoD, 2e do, Alice PlamondoD, 1er accessit, Lénora Gingras, 2e do, Lauréta Lortie.Lecture.— 1er prix, Melles Léuora Gingras, 2e do, Césarine Trudel, 1er accessit, Wilhelmine Lisotte, 2e do, Eulalie Castonguay.Ecriture—1er prix, Melles, Almanda Gingras, 2s "do, Lauréta Lortie, 1er accessit, Geogianna Jalbert, 2e do, Rosalie Labadie.Kécomptnses pour les plus petites.—Melles Eulalie Castonguay, Georgiana Jalbert, Wilhelmine Lizotte, Joséphine Côté, Mathilda Racine, Floiida Desroches, M.Louise Lamarre, ADgélina Pelletier, Blanche Trudel, Zélia Boivin.PREMIÈRE CLASSE.1ÈRE DIVISION.Excellence.—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2e do, Marie Voyer 1er accessit, Lêdie Gauihier, 2e do.Adeline Noël.Assiduité.—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2e do, Valida Lortie, 1er accessit.Adeline Noël, 2e do, Marie Voyer.Instruction religieuse et bonne conduite —1er prix, Melles Elisabeth Noô’, 2e do, Marie Voyer, 1er accessit Elzire Bédard, 2e do Malvina Brind’.imour.G:ammaire et analyse.—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2e do Adéline Noël, 1er accessit, Etodie Gauthier, 2e do, MarieVoyer.’ Dictée et devoirs —1er piix, Melles Elodie Gauthier, 2e do, Mario Voyer, 1er accessit, Elisabeth Noël, 2e do, Louise Béland.Histoire du Canada.—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2o do Elodie Gauthier, 1er accessit, Marie Voyer, 2e do, Adélino Noël.’ Arithmétique—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2e do, Mario Voyer.Géographie.—1er prix, Mellea Adéüne Noël, 2e do, Marie Voyer et Louise Bédard, 1er accessit, Elisabeth Noël et Delphine Villeneuve.Grammaire anglaise et traduction.—1er prix, Melles Elisabeth Noël, 2e do, Adeline Noël, 1er accessit, Elodie Gauthier 2e do.Marie Voyer.Lecture anglaise et traduction.—1er prix, Melles Valida Lortie 2e do, Malvina Drolet, 1er accessit, Julie Wayner, 2e do Caroline’ Trudel.Ecriture.—1er prix, Melles, Delphine Villeneuve, 2o do, Malvina Diolet, 1er accessit, Limise Bédard, 2e do, Margarret Warren.Lecture française-—1er prix, Melles Louise Béland, 2e do, Elzire Bédard, 1er a-cessit, Elisabeth Noël, 2a do, Adéline Noël.Tenue des livres.—1er prix, Melles Elodie Gauthier, 2e do, Marie Voyer, 1er accessit, Elizabeth Noël, 2e do, Adeline Noël.2mb division.Instruction religieuse et bonne conduite.—1er prix Melles Elodie Gauthier, 2e do, Adélino Noël, 1er accessit,"’ Adèle Lachance, 2e do, Délima Trudel.Grammaire et analyse.—1er piix, Melles Valida Lortie, 2e do, Elzire Bédard, 1er accessit, Délima Trudel, 2e do, Caroline Trudel.Dictée et devoirs.—1er prix, Melles Valida Lortie, 2e do, Julio Wayner, 1er accessit, Elizire Bédard, 2e do, Délima Trudel.Histoire du Canada.—1er prix, Melles M Louise Pelletier, 2e do, Julie Wayner, 1er accessit, Delphine Villeneuve, 2e do, Elzire Bédard.Arithmétique—1er prix, Melles Adéline Noël, 2e do, Ekdie Gauthier, 1er accessit, Delpbiue Villeneuve, 2e do, Louise’Béland.Géographie.—1er prix, Melles Elzire Bédard, 2e do, Carolina Trudel, 1er accessit, Julie Wayner, 2e do, Valida Lortie.Anglais.—1er prix, Melles Elzire Eédard, 2e do, Delphine Ville-neuve, 1er accessit, Philomène Fournier, 2e oo, Louise Béland.Ecriture.— 1er prix, Melles Caroline Trudel, 2e do, Délima Trudel, 1er accessit, Adrienne Gagué, 2e do, Emélie Letourneau.Lecture.— 1er prix, Melles Délima Trudel, 2e do, Emélie Letourneau, 1er accessit, M.Louise Grenier, 2e do Emma Laroche.3me DIVISION.Instruction religieuse et bonne conduite —1er prix, Melles Valida Lortie, 2c do, Delphine Villeneuve, 1er accessit, Flore Clouet, 2e do, M.Louise Grenier.Grammaire et analyse.—1er prix, Melles Suzan Stevens, 2e do.Rébecca Frédérick et Octavie Claver, 1er accessit, Philomène Girard, 2e do, Clara Boisjoli.Dictée et devoirs.—1er prix, Melles Philomène Fournier, 2e do Clara Boisjoli, 1er accessit, Lia Collins, 2e do Joséphine Ciavef.Histoire sainte —1er prix, Melles Emma Laroche, 2e do, Virginie Laroche, 1er accessit, M.Louise Grenier, 2e do, Almérilda Lamarre! Arithmétique.—1er prix, Melles Julie Wayner, 2e do, Philomène' Fournier, 1er accessit, Rébecca Frédérick, 2e do, Malvina Briu-d’amour.Géographie.—1er prix, Melles Suzan Stevens, et Lia Collins, 2e do, M.Louise Grenier, 1er accessit, Clara Boisjoli, 2e do, Philomène Girard.Anglais.— 1er prix, Melles Emma Laroche.2e do, Emilie Letourneau, 1er accessit.Joséphine Clavet, 2e do, Virginie Laroche.Ecriture.—1er prix, Melles Philomène Girard, 2e do, Célina Mar-ticotte, 1er accessit, Emélie Létourneau, 2e do, Flore Clouet.Lecture.—1er prix, Melles Clara Boisjoli, 2edo, M.Louise Grenier, 1er accessit, Malviua Brind’amour, 2e do, Emma Laroche.4MB DIVISION.Instruction religieuse et bonne conduite.—1er prix, Melles Louise Béland, do.Caroline Trudel, 1er accessit, Emma Laroche, 2e do, Philomène Fournier.Arithmétique.—1er prix,Melles Amérilda Lamaire, 2e do, Amanda Thivierge, 1er accessit, Philomène Girard, 2e do, M.Louise Grenier. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.101 Distribution «les prix aux élèves «le l’école normale Jacques-! articr.le ÎO juillet 1872.PRIX DU PRINCE DE O ALLES.Exæquo.—Evariste Leblanc et Ismaël Longtin.CLASSE ACADÉMIQUE.Prix.—Gélase Boudrias, Edmond Généreux et Dosithé Godin.CLASSE POUR DIPLÔME D’ÉCOLE MODÈLE.Excellence.—Prix, Evariste Leblanc, 1er accessit, Julien Fifle, 2e accessit, Jos.Bénard.Enseignement.—Prix, Jos.Bénard, 1er accessit, Ismaël Longtin, 2e accessit, Ev.Leblanc.Langue française.—Prix, Ev.Leblanc, 1er accessit, exæquo, J.Filie et Ismaël Longtin, 2e do, D.Délinelle.Thème anglais.—Prix, J.Fifle, 1er accessit, D.Délinelle, 2e accessit, J.Bénard.Version anglaise.—Prix, exæquo, J.Fifle et J.Bénard, 1er accessit, Ev.Leblanc, 2e do, I.Longtin.Vocabulaire anglais.—Prix, J.Fifle, 1er accessit, Ev.Leblanc et J.Bénard, 2e.do, Vitalien Cléroux.Orthographe anglaise.—Prix, J.Fifle, 1er accessit, Ev.Leblanc, 2e do, J.Bénard.Prononciation anglaise.—Prix, D.Délinelle, 1er accessit, J.Fiflle, 2e accessit, Ev.Leblanc et J.Bénard.Algèbre.—Prix, D.Martin, 1er accessit, I.Longtin, 2e do, J.Bénard et V.Cléroux.Géométrie.—Prix, exæquo, D.Martin et I.Longtin, 1er accessit, V.Cléroux, 2e do, E.Leblanc.Histoire générale.—Prix, Ev.Leblanc, 1er accessit, I.Longtin, 2e accessit, J.Bénard.CLASSE POUR DIPLÔME ÉLÉMENTAIRE.Excellence.—1er prix, Casimir Grégoire, 2e do, Hormisdas Prud’homme, 1er accessit, Jos.Jasmin et Emery Leroux, 2e accessit, David Dn-puis et Casimir Valiqvette.Enseignement.— 1er prix, C.Valiquette, 2e do, J.Jasmin, 1er accessit, C.Grégoire, 2e do, L.Olivier.Langue française.—1er prix, J.Jasmin, 2e do, E.Leroux, 1er accessit, H.Prud’homme, 2e do, C.Valiquette.Thème anglais.—1er prix, E.Leroux, 2e do, H.Prud'homme, 1er accessit, C.Grégoire, 2e do, R Ransom.Version anglaise.—1er prix, E.Leroux, 2e do, H.Prud’homme et C.Grégoire, 1er accessit, J.Jasmin, 2e do, C.Valiquette.Vocabulaire anglais.—1er prix, D.Dupuis, 2e do, H.Prud’homme, 1er accessit, R.Ransom, 2e do, P.Boire et C.Grégoire.Orthographe anglaise.—1er prix, O.Coursolle, 2e do, R.Ransom, 1er accessit, E.Leroux, 2c do, H.Prud’homme.Prononciation anglaise.—1er prix, B.Ransom, 2e do, O.Coursolle, 1er accessit, D.Dupuis, 2e do, L.Olivier.Arithmétique.—1er prix, II.Prud’homme, 2e do, C.Grégoire, 1er accessit, C.Valiquette, 2e do, D.Coursolle.Calcul mental.—1er prix, O.Coursolle, 2e do, C.Grégoire, 1er accessit, J.Jasmin, 2e do, H.Prud’homme.Tenues des livres.—1er prix, C.Grégoire, 2e do, O.Coursolle, 1er accessit, C.Valiquette, 2e do, J.Jasmin.Géographie.—1er prix, D.Dupuis, 2e do, O.Coursolle et L.Olivier, 1er accessit, J.Jasmin, C.Lecavalier, P.Boire, C.Grégoire et Jos.Pelletier, 2e accessit, E.Leroux et H.Prud'homme.Histoire du Canada.—1er prix, C.Lecavalier, 2e do, J.Jasmin et L.Olivier, 1er accessit, D.Dupuis, 2e do, H.Prud’homme.CLASSE PRÉPARATOIRE.Excellence.—1er prix, Ag.Grandpré et Jos.Girardin, 2e do, Al.Laurendeau, 1er accessit, Ar.Godin, 2e accessit, Alfred Ledwidge, 3e do, Arcade Coupai.Français.—1er prix, Jos.Girardin, 2e do, Albert Laurendeau, 1er accessit, Aggée Grandpré, 2e do, Albert Ledwidge.Thème anglais.—1er prix, A.Ledwidge, 2e do, Jos.Girardin et A.Laurendeau, 1er accessit, A.Grandpré, 2e do, A.Coupai.Version anglaise.—1er prix, J.Girardin, 2e do, A.Ledwidge, 1er accessit, Jos.Brassard, 2e do, A.Grandpré.Arithmétique.—1er prix, A.Laurendeau, 2e do, A.Grandpré, 1er accessit, J.Girardin et J.Brassard, 2e do, Arsène Godin et A.Coupai.Histoire sainte.—1er prix, A.Grandpré, 2e do, A.Godin, 1er acces-cit, A.Laurendeau, 2e accessit, S.Aubin.Prix spécial de français.—James Sceery.CLASSES RÉUNIES.Calligraphie.—3e classe.—Prix, E.Leblanc, 1er accessit, J.Bénard, V.Cléroux et I.Longtin, 2e accessit, D.Délinelle et J.Fifle.2e classe.— 1er prix, H.Prud’homme, 2e do, O.Coursolle, 1er accessit, C.Valiquette et D, Dupuis, 2e do, J.Jasmin et E.Leroux.Classe préparatoire.—1er prix, A.Grandpré, 2e do, J.Girardin et A.Coupai, 1er accessit, M.Guérin et S.Aubin, 2e do, J.Brassard et J.B.Demers.Instruction religieuse.—3e classe.—Prix, E.Leblanc, 1er accessit, v.Cléroux, 2e do, I.Longtin.2e classe.—1er prix, E.Leroux, 2e do, C.Grégoire, 1er accessit, C.Lecavalier, 2e do, J.Jasmin.Classe préparatoire—1er prix, A.Coupai, 2e do, J.B.Demers, 1er accessit, A.Grandpré, 2e do, P.Derome.Physique.—1er prix, G.Boudrias, 2e do, I.Longtin, 1er accessit, E.Généreux et D.Godin, 2e do, D.Martin.Agriculture.—3e classe.—Prix, V.Cléroux, 1er accessit, J.Fifle, 2e accessit, I.Longtin.2e classe—1er prix, L.Olivier, 2e do, E.Leroux, 1er accessit, C.Lecavalier, 2e do, C.Grégoire.Classe préparatoire,—1er prix, J.Girardin, 2e A.Godin, 1er accessit, A.Grandpré, 2e accessit, A.Laurendeau.Horticulture.—3e classe.—Prix, E.Leblanc, 1er accessit, V.Cléroux, 2e do, D.Martin.2e classe.—1er prix, L.Olivier, 2e do, J.Jasmin et C.Lecavalier, 1er accessit, C.Valiquette, 2e do, D.Dupuis.Classe préparatoire.—1er prix, Moïse Guérin, 2e prix, S.Aubin, 1er accessit, A.Grandpré, 2e accessit, J.Girardin et P.Derome.Botanique.—3e classe.—Prix, Ev.Leblanc, 1er accessit, I.Longtin, 2e do, J.Bénard.2e classe.—1er prix, E.Leroux, 2e do, L.Olivier, 1er accessit, C.Grégoire, 2e do, D.Dupuis.Piano.—Prix, G.Boudrias et E.Leblanc.Musique vocale.—1ère division.—Prix, E.Leblanc, 1er accessit, J.Fifle, 2e do, G.Boudrias, J.Bénard, V.Cléroux et D.Godin.2e’division.—’er prix, H.Prud’homme, 2e do, P.Drouin, 1er accessit, S.Aubin, 2e do, R.Ransom et E.Leroux.Elocution et déclamation.—Prix, E.Généreux et G.Boudrias, 1er accessit, I.Longtin, 2e accessit, D.Martin.Liste «les prix de l’école motlèle Jaeqnes-Cartier.CLASSES FRANÇAISES ET ANGLAISES RÉUNIES.Bonne conduite.—1er prix, Hector Paquette, 2e do, Dominique Du-charme, 3e do, François Payette, 1er accessit, Wilfrid Mathieu, 2e do, Ephrem Lemay, 3e do, Joseph Mathieu, 4e do, Gustave Lacaille.Musique vocale.—Ire classe.—1er prix,’Charles Lamontagne, 2e do, Eugène Charpentier, 1er accessit, Wilfrid Murphy, 2e do, Henri Perreault.2ième classe.—1er.prix, Victor Provençal, 2e do, Aimé Provençal, 1er accessit, Césaire Despatie, 2e do, Napoléon Fournier, 3e do, Jean Ls.Beaudry.3ième classe.— 'er prix, Victor Perrin, exæquo Adolphe Domaine, 2e do, Ephrem Lemay, exæquo Gustave Lacaille, 1er accessit, François Richelieu, 2e do, Albert Bétournay, 3e do, William Chapman.4icme classe.—1er prix, Théophile Lortie, 2e do, Alfred Barbeau, 3e do, Elzéar Papineau, 1er accessit, Alsworth Duquette, 2e do, Alphonse Ledoux, 3e do, Donat Brodeur, 4e do, Louis Richard.CLASSE FRANÇAISE.3e division—6e degré.Lecture française.—1er prix, Henry Perreault, 2e do, Albert Perreault, 1er accessit, Louis Lamontagne, 2e do, George-Etienne Beau-dry, 3e do, François Despatie.Arithmétique.—1er prix, François Despatie, 2e do, Louis Lamontagne, 1er accessit, Henri Perreault, 2e do, Albert Perreault, 3e do, Arthur Desmarteau.Leçons de choses.—1er prix, François Despatie, 2c do, Louis Lamontagne, 1er accessit, Alma Brodeur, 2e do, Henri Perreault, 3e do, George-Etienne Beaudry.Gymnastique.—1er prix, Francis Despatie, 2e do, Louis Lamontagne, 1er accessit, Wilfrid Desmarteau, 2e do, Arthur Lesieur, 3e do, Alma Brodeur.Lecture anglaise.—1er prix, Louis Lamontagne, 1er accessit exæquo Henri Perreault, Geoi’gc-Etienne Beaudry, 2e do, Albert Perreault.Vocabulaire anglais.—Prix, Louis Lamontagne, 1er accessit, George-Etienne Beaudry, 2e do, Henri Perreault.Religion.—1er prix, Henri Perreault, 2c do, Albert Perreault, Ici accessit, Francis Despatie, 2e do, George-Etienne Beaudry, 3o do, Wilfrid Desmarteau.3e division—5e degré.Epellation anglaise.—Prix, Charles Cunningham, 1er accessit, Charles-Louis Boncy 2e do, Oswald St.Jacques. 102 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Lecture anglaise.—Prix, Charles Cunningham, 1er accessit, Charles-Lewis Roney, 2e do, Thomas Chapman.Vocabulaire anglais.—Prix, Charles Cunningham, 1er accessit, Charles-Louis Roney, 2e do, Jos.Avila Boudrias.Lecture française.—1er prix, Eugène Charpentier, 2e do, Jos.O.Boudrias, 1er accessit, Louis Garand, 2e do, Charles Cunningham, 3e do, Camille Gariépy.Arithmétique.—1er prix, Oswald St.Jacques, 2e do exæquo Louis Garant et.Joseph Doucet, 1er accessit, Jos, Bte.Avila Boudrias, 2e do Eugene Charpentier, 3e do, Camille Gariépy.Leçons de choses.—1er prix, Joseph Bte'.Avila Boudrias, 2e do, Zc-phinn Hébert, 1er accessit, Charles-Louis Roney, 2e do, Camille Ga-népy, 3e do, Joseph Doucet.Ecriture.—1er prix, Honorius Dominique, 2e do, Jos.Bte.Avila Boudrias, > er accessit, Ernest Horde, 2e do, Louis Garand, 3e do Oswald St.Jacques.Géographie.—1er prix, Louis Garand, 2e do, Esnest Houle, 1er accessit, Honorius Dominique, 2e do, Joseph Doucet, 3e do, Camille Gariépy.Religion.—1er prix, Jos.Bte.Avila Boudrias, 2e do, Camille Gariépy, 1 er accessit, Zéphirin Hébert, 2e do, Louis Garant, 3e do, Charles Louis Roney, 3e division—4e deoké.Epellation française.—Prix exæquo, Napoléon Fafard et Hector Penin, 1er accessit, Joseph Dorion, 2e do, Emmanuel Soucisse.Epellation anglaise.—Prix exæquo, David Buchannan et Ovila Turcotte, 1er accessit, Joseph Dorion, 2e do, Alphonse Dequoi.Lecture française.—Prix, Hector Perrin, 1er accessit, Joseph Dorion 2e do exæquo, Napoléon Fafard et William Emond.Lecture anglaise.—Prix, David Buchannan, 1er accessit, William Murphy, 2e do, Napoléon Fafard.Arithmétique.—Prix exæquo, Emmanuel Soucisse et Paul Drouin, 1er accessit Napoléon Fafard, 2e do exæquo, Alphonse Dequoy et David Buchannan.Calcul mental.—Prix exæquo, Emmanuel Soucisse et Joseph Dorion 1er accessit, Napoléon Fafard, 2e de exæquo, David Buchanan et William Emond.Leçons de choses.—Prix, Napoléon Fafard, 1er accessit, Alphonse Dequoy, 2e do, Napoléon Fournier.Vocabulaire anglais.—Prix, Ovila Turotte, 1er accessit, Joseph Dorion, 2e do, David Buchannan.Ecriture.—Prix, Joseph Dorion, 1er accessit, Napoléon Fafard 2e do, William Emond.Géographie —Prix, Napoléon Fafard, 1 er accessit, Albert Lamontagne, 2e do, Joseph Dorion.Religion.—Prix, Joseph Dorion, 1er accessit, Paul Drouin 2e do Napoléon Fafard.' ’ 3ième division—3ième degré.Epellation française.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit, Alphonse Prud’homme, 2e do, Jean-Louis Beaudry.Epellation anglaise.—Prix exæquo, Adolphe Brosseau et Joseph Dequoy, 1er accessit, Ephrem Lemay, 2e do, Alphonse Prud’homme.Lecture française.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit, Alphonse Prud’homme, 2e do exæquo, Jean-Louis Beaudry et Joseph Dequoy.Arithmétique.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit exæquo, Joseph Dequoy et Alphonse Prud’homme, 2e do, Alphonse Thivierge.Calcul mental.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit exæquo, Joseph Dequoy et Alphonse Prud’homme, 2e do, Alphonse Thivierge.Leçons de choses.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit, Alphonse Prud’homme, 2e do, Jean-Louis Beaudry.Vocabulaire anglais.—Prix, Jean-Louis Beaudry, 1er accessit,'Ephrem Lemay, 2e do, Joseph Dequoy.Ecriture.—Prix, Joseph Dequoy, 1er accessit, Alphonse Prud'homme, 2 e do, Ephrem Lemay.Géographie.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit, Jean-Louis Beau-dry, 2e do, Alphonse Prud’homme.Religion.—Prix, Ephrem Lemay, 1er accessit, Joseph Dequoy, 2c do, Alphonse Prud’homme.3ième division—2ième degré.Epellation française.—Prix, Victor Provençal, 1er accessit exæquo, Albert Bétournay et Albert Hébert, 2e do, Arthur Melançon et Gustave Lacaille.Epellation anglaise—Prix, James Crowby, 1er accessit, Victor Provençal, 2e do, Charles Gauthier.Lecture française.—Prix, Albert Bétournay, 1er accessit, Victor Provençal, 2e do, Albert Hébert.Lecture anglaise.—Prix, James Crowby, 1er accessit, Victor Provençal, 2e do, Charles Gauthier.Lecture française.—Prix, Albert Bétournay, 1er accessit, Victor Provençal, 2e do, Albert Hébert.Lecture anglaise.—Prix, James Crowby, 1er accessit, Charles Gauthier, 2e do, Ovila Lefebvre.Arithmétique.—Prix, André Provençal, 1er accessit, Aimé Provençal, 2e do, Albert Hébert.Calcul mental.—Prix, André Provençal, 1er accessit, Aimé Provençal, 2e do, Albert Hébert.Leçons de choses.—Prix, Gustave Lacaille, 1er accessit, Albert Hébert, 2c do, James Crowby.\ ocabulaire anglais.—Prix, Charles Gauthier, 1er accessit, James Crowby, 2e do, Ovila Lefebvre.Ecriture.—Prix, Charles Gauthier, 1er accessit, James Crowby, 2e do, Ovila Lefebvre.Ecriture.—Prix, Charles Gauthier, 1er accessit, James Crowby, 2e do, Ovila Lefebvre.Géographie.—Prix, Albert Hébert, 1er accessit, Aimé Provençal, 2e Gustave Lacaille.Religion.—Prix, Aimé Provençal, 1er accessit, Ovila Lefebvre et Charles Gauthier.3ième division—1er degré.Epellation française,—Prix, Alfred Barbeau, 1er accessit, Alsworth Duquette, 2e do, John Connelly.Epellation anglaise.—Prix, Richard Johnston, 1er accessit, James Morris, 2e do, John Connelly.Lecture française.—Prix, Césaire Despatie, 1er accessit., Alfred Barbeau, 2e do, Richard Johnston.Lecture anglaise.—Prix, Richard Johnston, 1er accessit, James Morris, 2e do, John Connelly.Aritlmiétique.—Prix, Alfred Barbeau, 1er accessit, Alsworth Duquette, 2e do, Dominique Ducharme.Calcul mental.—Prix, Alsworth Duquette, 1er accessit, Alfred Barbeau, 2e do, Dominique Ducharme.Leçons de choses.—Prix, Alsworth Duquette, 1er accessit, Alfred Barbeau, 2e do, Dominique Ducharme.Vocabulaire anglais.—Prix, Alfred Barbeau, 1er accessit, Richard Johnston, 2e do, John Connelly.Ecriture.—Prix, Charles Lamontagne, 1er accessit, Richard Johnston, 2e do, Victor Perrin.Géographie.—Prix, John Connelley, 1er accessit, Alfred Barbeau, 2e do, Richard Johnston.Religion.—Prix, Victor Perrin, 1er accessit, Alfred Barbeau, 2e do John Connelly.2ième division—5ième degré.Epellation française.—Prix, Napoléon Bétournay, 1er accessit exæquo Delphi» Masson et Syriac Pesant.Epellation anglaise.—Prix, Patrick Kavanagh, 1er accessit, Napoléon Bétournay, 2e do, Donat Brodeur.Lecture française.—Prix, Napoléon Bétournay, 1er accessit exæquo, Donat Brodeur et Thomas Brennan, 2e do Syriac Pesant.Lecture anglaise.—Prix, Henry Cummings, 1er accessit exæquo, Patrick Cavanagh et Thomas Brennan, 2e do exæquo, Daniel McNamara et Napoléon Bétournay.Arithmétique.—Prix, Thomas Brennan, 1er accessit, Adolphe Domaine, 2c do, Patrick Kavanagh.Calcul mental.—Prix, Patrick Kavanagh, 1er accessit, Adolphe Du-maine, 2e do exæquo, François Richelieu et Thomas Brennan.Leçons de choses.—Prix exæquo, Donat Brodeur et Thomas Brennan, 1er accessit exæquo, Joseph Allard et Hector Paquette, 2e do exæquo, Patrick Kavanagh et Napoléon Bétournay.Langue française.—Prix, exæquo, Josepn Allard et Thomas Brennan, 1er accessit, Donat Brodeur, 2e do, Dolphis Masson.Ecriture—Prix, Henry Cummings, 1er accessit., Thomas Brennan, 2e do, François Richelieu.Vocabulaire anglais.—Prix, Thomas Brennan, 1er accessit, Napoléon Bétournay, 2e do, Donat Brodeur.Dessin linéaire à vue.—Prix exæquo, François Richelieu et Henry Cummings, 1er accessit, Daniel McNamara, 2e do, Joseph Allard.Mémoire.—Prix, Hector Paquette, 1er accessit, Thomas Brennan, 2e do, Adolphe Dumaine.Géographie.—Prix, Thomas Brennan, 1er accessit, Donat Brodeur, 2e do, Joseph Allard.Religion.—Prix, Hector Paquette, 1er accessit, Adolphe Dumaine, 2c do, Joseph Allard.2ième division—4ième degré.Epellation française.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Louis Richard, 2e do, Paul Lagarde.Epellation anglaise.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Ubald Lacaille, 2e do, Louis Richard.Lecture française.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Joseph Daoust, 2e do, Paul Lagarde.Lceture anglaise.—Prix, Ubald Lacaille, 1er accessit, Théophile Lortie, 2e do, François Payette.Arithmétique.—Prix, Paul Lagarde, 1er accessit, Théophile Lortie, 2e do, Louis-Philippe Fournier.Calcul mental.—1er prix, Joseph Daoust, 2e do, Louis-Philippe JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.103 Fournier, 1er accessit, Théophile Lortie, 2c do, Paul Lagarde, 3e do, Etc.Letourneux.Leçons de choses.—Prix, Joseph Daoust, 1er accessit, Paul Lagarde, 2e do, François Payette.Langue française.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Ubald La-caille, 2e do, Louis-Philippe Fournier.Ecriture.—1er prix, Alphonse Ledoux, 2e Théophile Lortie, 1er accessit, Paul Lagarde, 2c do, Louis-Philippe Fournier, 3e do, Edmond Menard.Vocabulaire anglais.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Ubald Lacaille, 2e do, Louis Richard.Dessin linéaire à vue.—Prix, Louis Richard, 1er accessit, Alphonse Ledoux, 2e do, Edmond Ménard.Mémoire.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Paul Lagarde, 2e do Bte.Letourneux.Géographie.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Ubald Lacaille, 2e do, Bte.Letourneux.Langue anglaise.—Prix, Théophile Lortie, 1er accessit, Bte.Letourneux, 2e do, Ubald Lacaille.Religion.—Prix, Ubald Lacaille, 1er accessit, Théophile Lortie, 2e do, P.P.Bourque.Prix d’accessits.—Alphonse Prud’homme, Joseph Dequoi, Napoléon Fafard, Thomas Brennan, Paul Lagarde, Jean-Louis Beaudry, Donat Brodeur, Albert Hébert, Alfred Barbeau, Adolphe Dumaine, Henri Perreault, George-Etienne Beaudry, Ubald Lacaille, Charles-Lewis Roney.Distribution Holonnollc dos prix au collège de St.Anne.I.e 2 Juillet 1873.COURS CLASSIQUE.t- Sagesse et application.—Prix, Zébédée Jean, élève de classe senior de philosophie.CLASSE SEN'lOR DE PHILOSOPHIE.Physique.—Prix, Philibert Tanguay, accessit, Joseph Lavoie.Astronomie.—Prix, Philibert Tanguay, accessit, Alfred Lépine et Joseph Lavoie.Chimie.—Prix, Joseph Lavoie, accessit, Philibert Tanguay.Géologie et Minéralogie.—Prix, Philibert Tanguay, accessit, Henry O’Connor.Enseignement religieux.—Prix, Joseph Lavoie, accessit, Henry O’Connor.CLASSE JUNIOR DE PHILOSOPHIE.Philosophie intellectuelle et morale.—Prix, Gabriel Cloutier, 1er accessit, Cléophas Michaud, 2nd do, Pierre Blanchet.Mathématique.—Prix, Gabriel Cloutier, 1er accessit, Cléophas Mi-chaud, 2nd do, Philippe Sirois.Dissertations philosophiques.—Gabriel Cloutier, 1er accessit, Joseph Drapeau, 2nd do, Pierre Blanchet.Botanique.—Prix, Cléophas Michaud, 1er accessit, Israël Joncas, 2nd Philippe Sirois.Enseignement religieux.—Prix, Gabriel Cloutier, 1er accessit, Philippe Sirois, 2nd do, Pierre Blanchet.RHÉTORIQUE.Excellence.—Prix, Jean Gosselin, accessit, Hyppolite Sirois.Discours français.—Prix, Hippolyte Sirois, accessit, Jean Gosselin.Versions latines.—Prix, Hippolyte Sirois, accessit, Jean Gosselin.Versions grecques.—Prix, Jean Gosselin, accessit, Hippolyte Sirois.Thèmes latins.—Prix, Jean Gosselin, accessit, Hippolyte Sirois.Histoire du Canada.—Prix, Jean Gosselin, accessit, Hippolyte Sirois.Langue anglaise.—Prix, Jean Gosselin, accessit, Hippolyte Sirois.BELLES LETTRES.Excellence.—1er prix, Emile Dionne, 2nd do, Joseph Caron, accessit, Gustave Dionne.Mentions honorables.—Jules raradis, Alphonse Letcllier et Georges Guy.Enseignement religieux.—Prix, Emile Dionne, 1er accessit, Joseph Caron, 2nd Georges Guy.Amplification.—Prix, Gustave Dionne, 1er accessit, Emile Dionne, 2nd Joseph Caron.Versions latines.—Prix, Emile Dionne, 1er accessit, Gustave Dionne, 2nd do, Joseph Pelletier.Thèmes latins.—Prix, Emile Dionne, 1er accessit, Gustavo Dionne, 2nd do, Joseph Pelletier.Versions grecques.—Prix, Joseph Caron, 1er accessit, Emile Dionne, 2nd Gustave Dionne.Vers latins.—Prix, Emile Dionne, 1er accessit, Joseph Caron, 2nd do, Gustave Dionne.Composition anglaise.—Prix, Hugh McGratty, 1er accessit, Emile Dionne, 2nd do, Georges Guy.Histoire des littératures anciennes.—Prix, Joseph Caron, 1er accessit, Alphonse Pelletier, 2nd do, Emile Dionne.Récitation.—Prix, Emile Dionne, 1er accessit, Joseph Caron, 2nd Jules Paradis.Histoire moderne.—Prix, Joseph Caron, 1er accessit, Hugh McGratty, 2nd do, Jules raradis.VERSIFICATION.Excellence.— 1er prix, Louis Pelletier, 2nd Orner Tanguay, 1er accessit, Alphonse Pelletier, 2nd Paul Chénard.Mentions honorables.—Thomas Chapais, Ulric Vachon, Alphonse Côté.Enseignement religieux.—Prix, Bruno Desjardins, 1er accessit, Orner Tanguay, 2nd David Castonguay.Composition française.—1er prix, Orner Tanguay, 2nd do, Louis Pelletier, 1 er accessit, Thomas Chapais, 2nd do, Ulric Vachon et Alphonse Côté.Composition anglaise.—1 er prix, Orner Tanguay, 2nd do, David Castonguay, 1er accessit, Ulric Vachon, 2nd do, Paul Chénard.Versions latines.—1er prix, Orner Tanguay, 2nd Thomas Chapais, 1er accessit, Louis Pelletier, 2nd Alphonse Pelletier et Paul Chénard.Versions grecques.—1er prix, Paul Chénard, 2nd do, Orner Tanguay, 1er accessit, Thomas Chapais, 2nd do, Alphonse Pelletier.Thèmes latins.—1er prix, Paul Chénard, 2nd do, Louis Pelletier, 1er accessit, Alphonse Pelletier, 2nd Orner Tanguay.Thèmes grecs.—1er prix, Paul Chénard, 2nd do, Louis Pelletier, 1er accessit, Orner Tanguay, 2nd do, Alphonse Pelletier.Vers latins.—1er prix, Edmond Paradis, 2nd do, Alphonse Côté, 1er accessit, Orner Tanguay, 2nd do, Paul Chénard.Histoire du moyen-âge.—1er prix, Louis Pelletier, 2nd do, Alphonse Pelletier, 1er accessit, Paul Chénard, 2nd do, Thomas Chapais.Récitation.—1er prix, Louis Pelletier, 2nd Alphonse Pelletier, 1er accessit, Paul Chénard, 2nd do, Thomas Chapais.CLASSE DE GRAMMAIRE LATINE.Excellence.—1er prix, Félix Blanchet, 2nd Georges Pelletier, 1er accessit, Louis St.Pierre, 2nd do Arthur Hébert, 3e do, Alphonse Mi-chaud.Mentions honorables.—William Dunn, Etienne Gosselin, Philippe Deschènes, Philippe Beaulieu, Montézuma Gagnon.Enseignement religieux.—Prix, Georges Pelletier, 1er accessit Etienne Gosselin, 2nd do, Moïse Dionne.Composition française.— :er prix, Félix Blanchet, 2nd Louis St.Pierre, 1er accessit, Ernest Girard, 2nd Georges Pelletier, 3e do, Arthur Hébert.Composition anglaise.—’er prix, William Dunn, tnd do, Félix Blanchet, 1er accessit, Arthur Hébrrt, 2nd do, Georges Pelletier ‘>e do Louis St.Pierre.Versions latines.—1er prix, Félix Blanchet, 2nd do, Georges Pelletier, 1er accessit, Arthur Hébert, 2nd do, Louis St.Pierre.3e do William Dunn.Thèmes latins.—1er prix, Etienne Gosselin, 2nd do, Georges Pelletier, 1er accessit, Adolphe Michaud, 2e do, Arthur Hébert 3e do William Dunn.Thèmes grecs.—1er prix, Arthur Hébert, 2nd do, Louis 3t.Pierre 1er accessit, Georges Pelletier, 2nd do, Adolphe Michaud, 3e do Philippe Beaulieu.Histoire Romaine.—1er prix, Arthur Hébert, 2nd do, Georges Pelletier, 1er accessit, Félix Blanchet, 2nd do, Louis St.Pierre, 3e do Ernest Girard.Récitation.—1er prix, Arthur Hébert, 2nd do, Georges Pelletier, 1er accessit, Félix Blanchet, 2nd do, Adolphe Michaud, "3e do, Louis St Pierre.Interprétation grecque.—1er prix, Arthur Hébert, 2nd do, , 1er accessit, Georges Pelletier, 2nd do, Félix Blanchet Musique vocale.—1er prix, Jean Gosselin, 2nd do, Pierre Blanchet 1er accessit, Arthur Hébert, 2nd do, Alfred Lépine.Musique instrumentale (orchestre).—1 er prix, Philippe Beaulieu 2nd do, Jean Gosselin, 1er accessit, Joseph St.Pierre, 2nd do, Bruno Desjardins.Musique instrumentale (piano).—Prix, Edmond Paradis et Emile Dionne, 1er accessit, Philippe Beaulieu, 2nd do, Pierre Blanchet Dessin et paysage.—1er prix, Georges Guy, 2nd do, Gabriel Cloutier 1er accessit, Joseph Bouliane, 2nd Onésime Bourassa.Horticulture.—1er prix, Philibert Tanguay, 2nd do, Alphonse Marquis, 1er accessit, Arthur Hébert, 2nd do, Moïse Dionne.COURS COMMERCIAL.Sagesse et application.—1er prix, M.John Canoll, élève de troisième classe.QUAI U1ISAIJ-J L LASSE.Excellence.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do, Arthur Michaud le.accessit, Eugène Pelletier, 2nd do, Charles Francœur Mentions honorables.—Oscar McAvoy, Arthur Thïboutot Ivanhoo Beaulieu, Gustave Casgrain. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Cfitéchisme.Prix, Alphonse Têtu, 1er accessit Ivanhoe Beaulieu, 2nd do Eugène Pelletier.’ Composition française.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do, Arthur .Iichimd, 1er accessit, Eugène Pelletier, 2nd do, Ivanhoe Beaulieu.Exercices français.—ier prix, Alphonse Têtu, 2nd Arthur Micliaud.1er accessit, Ivanhoe Beaulieu, 2nd Eugène Pelletier.Exercices anglais.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do, Arthur Mi-chaud, 1er accessit, Oscar McAvoy, 2nd do, Arthur Thiboutot et Ivanhoe Beaulieu.Versions anglaises.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do, Arthur Mi-chaud, 1er accessit, Ivanhoe Beaulieu, 2nd do, Gustave Casgrain Grammaire anglaise.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do, Arthur Mi-chaud, 1er accessit, Oscar McAvoy, 2nd Eugène Pelletier.Tun"e £eS livres (cn anglais).—1er prix, Eugène Pelietier, 2nd do Oscar McEvoy, 1er accessit, Arthur Michaud, 2nd do, Alphonse Têtu et Arthur Thiboutot.Arithmétique.—1er prix, Oscar McAvoy, 2nd do, Alphonse Têtu, 1er 1er accessit, Arthur Michaud, 2nd do, Eugène Pelletier.Histoire ancienne et géographie.—1er prix, Alphonse Têtu, 2nd do Arthur Michaud, 1er accessit, Ivanhoe Beaulieu, 2nd do, Alfred Blais’ Analyse logique et grammaire française.—1er prix, Alphonse Têtu! 2nd do, Arthur Michaud, 1er accessit, Charles Francœur, 2nd do! Ivanhoe Beaulieu.Dessin linéaire, perspective et architecture.—1er prix, Bernardin Gin-gras, 2nd do, Joseph Kuest, 1er accessit, Alfred Blais, 2nd do, Joseph Painchaud.TROISIÈME CLASSE.Excellence.—1er prix, Alfred Tremblay, 2nd do, John Hart 1er accessit, Fernand Dupuis, 2nd do, Jean Lévêque, 3e do, Zépliirin Gias-son.Mentions honorables.—John Canoll, Pierre Beaupré, Charles Du-berger, J.Baptiste Lévêque, Louis Bérubé, Charles Martin, Louis Soucis, Achille Michaud, Charles Kiverin, Eustache Sirois, Alphonse Da-risse, Narcisse Pelletier.Catéchisme.—Prix, John Canoll, 1er accessit, Fernqnd Dupuis 2nd Achille Desjardins.Composition française.—1er prix, Alfred Tremblay, 2nd do, Jean Lévêque, 1er accessit, John Hart, 2nd do, Zéphirin Giasson, 3e do Onésipliore Itoy.Exercices français.—1er prix, Alfred Tremblay, 2nd do, Fernand Dupuis, 1er accessit, Jean Lévêque, 2nd do, Achille Michaud, 3e do John Hart.Exercices anglais.—1er pris, John Hart, 2nd do, Alfred Tremblay 1er accessit, Fernand Dupuis, 2nd do, Jean Lévêque, 3e do, John Canoll.Versions anglaises.—1er prix, Alfred Tremblay, 2nd do, John Hart 1er accessit, Jean Lévêque, 2nd do, Fernand Dupuis, 3e do, Zéphirin Giasson.Grammaire française.— 1er prix, Fernand Dupuis, 2nd do John Canoll, 1er accessit, Alfred Tremblay, 2nd do, William McDonald 3e do, John Hart.Grammaire anglaise.—1er prix, John Canoll, 2nd do, John Hart, 1er accessit, Fernand Dupuis, 2nd do, Alfred Tremblay, 3e do, Zéphirin Giasson.Histoire du Canada.—1er prix, John Hart, 2nd do, Alfred Tremblay, 1er accessit, Zéphirin Giasson, 2nd do, Eustache Sirois, 3e do, Fernand Dupuis.Arithmétique.— 1er prix, Jean Lévêque, 2nd do, John Hart, 1er accessit, Charles Martin, 2nd do, Jolin Canoll, 3e do, Louis Soucis.Tenue des livres.— 1er prix, John Hart, 2nd do, Jean Lévêque, 1er accessit John Carroll, 2nd do, Fernand Dupuis, 3e do, Alfred Tremblay, Ecriture.—1er prix, J.Baptiste Lévêque, 2nd do, Jean Lévêque, 1er accessit, Fernand Dupuis, 2nd do, Achille Michaud, 3e do, Luc Des-chéne.DEUXIÈME CLASSE.Excellence.—1er prix, Israël Dumont, 2nd do, Ferdinand Chabot, 3e Louis Pelletier, 1er accessit, Luc Lévêque,'2nd do, Félix Bélanger-3e do, Michel Fournier.Mentions honorables.—Edmond Camirand, Théophile Dumais, Elisée Linotte, Alphonse Dionne, Alphonse Hudon, Charles Roy, Arthur Taché, Victor Pelletier, Ovide Bossé, Léo Gingras, Adolphe Dionne, Alfred Dionne, Théophile Côté, Marcellin Hudon, Dominique Pelletier, Adolphe Martin, Raoul Lavoie.Exercices français.—1er prix, Israël Dumont, 2nd do, Louis Pelletier, 3e do, Ferdinand Chabot, 1er accessit, Luc Lévêque, 2nd do, Félix Bélanger, 3e do, Elisée Lizotte.Exercices anglais.— 1er prix, Edmond Camirand, 2nd do, Israël Dumont, 3e do, Michel Fournier, 1er accessit, Alphonse Darisse, 2nd do, Léo Gingras, 3e do, Arthur Taché.Versions anglaises.—1er prix, Ferdinand Chabot, 2nd do, Israël Dumont, 3e do, Michel Fournier, 1er accessit, Edmond Camirand, 2nd do, Léo Gingras, 3e do, Arthur Taché.Grammaire française.—1er prix, Louis Pelletier, 2nd do, Théophile Dumais, 3e do, Elisée Lizotte, 1er accessit, Ferdinand Chabot, 2e do, Charles Hudon, 3e do, Félix Bélanger.Grammaire anglaise.—1er prix, Louis Helletier, 2nd do, Théophile Dumais, 3e do, Ferdinand Chabot, 1er accessit, Elisée Lizotte, 2nd do, Félix Bélanger, 3e do, Théophile Côté.Géographie et Histoire sainte.—1er prix, Louis Pelletier, 2nd Alphonse Hudon, 3e do, Raoul Lavoie, 1er accessit, Adolphe Dionne, 2nd Théophile Dumais, 3e do, Charles Audon.Arithmétique.— 1er prix, Louis Pelletier, 2nd do, Alfred Dionne, 1er accessit, Adolphe Dionne, 2nd do, Adolphe Martin, 3e do, Elisée Lizotte, 1 er accessit, Théophile Dumais, 2nd do, Louis Pelletier, 3e do, Marcellin Hudon et Alphonse Hudon.CLASSE ÉLÉMENTAIRE.Excellence.—1er prix, Charles Cantillon, 2nd do, Thomas Duhig, 1er accessit, Henri Simard, 2nd do, Joseph Dubé, 3e do, Philippe Deschênes.Mentions honorables.—Alphonse Talbot, Charles Blanchet, Noël Aubut, Emile Anctil, Grégoire Deschênes, Michel Pelletier, F.Xavier Roy, Edouard Lizotte, Amahle Beaulieu, Eugène Roy.Catéchisme.—Prix, Charles Blanchet, 1er accessit, Alphonse Talbot, 2nd do, Henry Simard.Exercices français.— 1er prix, Henri Simard, 2nd do, Alphonse Talbot, 1er accessit, Charles Blanchet, 2nd do, Philippe Deschênes, 3e do, Joseph Dubé.Exercices anglais.,—1er prix, Charles Cantillon, 2nd do, Thomas Duhig, 1er accessit Joseph Dubé, 2nd do, Alphonse Talbot, 3e do, Noël Aubut.Analyse grammaticale.—1er prix, Thomas Duhig, 2nd do, Alphonse Talbot, 1er accessit, Joseph Dubé, .nd do, Philippe Deschênes, 3e do, Charles Blanchet.Grammaire française.— 1er prix, Henri Simard, 2nd do, Charles Blanchet, 1er accessit, Joseph Dubé, 2nd do, Charles Cantillon, 3e do, Eugène Roy.Grammaire anglaise.—1er prix, Henri Simard, 2nd Charles Cantillon, 1er accessit, Joseph Dubé, 2nd do, Charles Blanchet, 3e do, Thomas Duhig.Géographie et histoire sainte.—1er prix, Henri Simard, 2nd do, Joseph Dubé, 1er accessit, Charles Blanchet, 2nd do, Alphonse Talbot, 3e do, Charles Cantillon.Traduction anglaise.—1er prix, Charles Cantillon, 2nd do, Thomas Duhig, 1er accessit, Alphonse Talbot, 2nd do, Henri Simard, 3e do, Charles Blanchet.Arithmétique.—1er prix, Charles Blanchet, 2nd do, Henri Simard, 3e do, F.Xavier Roy, 1er accessit, Emile Anctil, 2nd do, Grégoire Deschênes, 3e do, Charles Hudon.Ecriture.—1er prix, Charles Cantillon, 2nd do, Charles Bogue, 3c do, Charles Blanchet, 1er accessit, James Fitzpatrick, 2nd do, Henri Simard, 3e do, Joseph Dubé.Musique vocale (lière section).—1er prix, Gustave Casgrain, 2nd do Bernardin Gingras, 3e do, Ferdinand Chabot, 1er accessit, Ferdinand Chabot, 1er accessit, Alfred Blais, 2nd Fernand Dupuis, 3e do, Raoul Lavoie.Musique vocale (2ième section).—1er prix, Elisée Lizotte, 2nd do, Alphonse Têtu, 3e do, Luc Lévêque, 1er accessit, Edmond Camirand, 2nd do, Charles Blanchet, 3e do, Ovide Bossé, 4e do, Noël Aubut.Musique instrumentale (piano).—Prix, Charles ltiverin, accessit, Oscar McAvoy.Musique instrumentale (flûte et piano).—1er prix, Oscar McAvoy, 2nd do, Marcellin Hudon, accessit, Auguste Hudon.Horticulture.— 'erprix, Luc Lévêque, 2nd do, Eustache Sirois, 3e do, J.Baptiste Lévêque, 4e do, Bernardin Gingras, 5e do, Narcisse Pelletier, 1er accessit, Arthur Thiboutot, 2nd do, Zéphirin Giasson, 3e do, Henry Simard, 4e do, Victor Pelletier, 6e do, Oscar McAvoy.AVIS OFFICIELS.Ministère tic l’instructioii publique.AVIS.Nous croyons devoir rappeler à nos abonnés que la souscription au Journal de l'Instruction Publicque est payable au Ministère de l’instruction publique même, et non ailleurs.Le paiement peut s’en faire par lettre ènrégistrée, à l’adresse du Ministro do l’instruction publique. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.105 Québec, 15 Juillet 1872.ÉRECTION DE MUNICIPALITÉ SCOLAIRE, Le Lieutenant Gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 12 du courant, ériger en municipalité scolaire la' nouvelle paroisse de St.Patrice de Beaurivage, telle qu’elle est érigée pour les fins civiles, par une proclamation portant la date du six juin dernier.DIPLOMES OCTROYÉS AUX ÉLÈVES MAITRES DE L’ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER, LE 10 JUILLET, 1872.Diplômes pour académie, MM.Gélase Boudrias, EJmond Généreux et Dosithée Godin.Diplômes pour école modèle, MM.Evariste Leblanc, Ismaël Longtin, Jos.Bénard, Vitalien Cléroux, Julien Fifle et Delphis Martin.NOMINATION DE MEMBRES DU BUREAU D’EXAMINATEURS DE BONA VENTURE.Le Lieutenant Gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 25 du courant, faire les nominations suivantes dans le Bureau des examinateurs de Bonaventuro pour conférer des diplômes aux instituteurs et institutrices, savoir : Le Révd.M.Antoine Chouinard, eD remplacement du Révd.M.Charles G.Fournier, et Martin Sheppard, Ecr., en remplacement du Révd.M.John Wells.NOMINATIONS DE COMMISSAIRES D’ÉCOLES POUR QUEBEC ET MONTREAL.Le lieutenant Gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 9 du courant, faire les nominations suivantes de commissaires d’écoles savoir : QUÉBEC.Pour les protestants, le Rév.Charles Hamilton, M.A.en remplacement de lui-mème.MONTRÉAL.Pour les catholiques, le Rév.Paul Leblanc, en remplacement de lui-même.Pour les protestants, le Rév.John Jenkins, en remplacement de lui-même.Le Lieutenant Gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 25 du courant, faire la nomination suivante de commissaire d’école savoir ; Pour les catholiques de la cité de Québec, François Léon Gau-vreau, écr., en remplacement de Jacques Crémazie, écr., décédé.NOMINATIONS DE COMMISSAIRES D’ÉCOLES.Le Lieutenant Gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 19 du courant, faire les nominations suivant.s de commissaires d’écoles savoir : Chicoutimi, Métabetchouan, MM.Job Bilodeau, Joseph Laforest, Eusèbe Beaudreault, Solime Gagnon et Damase Raymond.L’Assomption, Ile Bouchard, M.Honoré Lescot, en remplacement de M.Léon Pelletier.Saguenay, Tadoussae, MM.Thomas Maltais et George Déchène en remplacement de deux commissaires qui ne se trouvent pas dans les limites de la municipalité.Témiscouata, St.Epiphane, M.Pierre Chouinard, en remplacement de M.François Pelletier.DIPLOMES OCTROYÉS PAR LES BUREAUX D’EXAMINATEURS.BUREAU PROTESTANT DE QUÉBEC.École élémentaire, 1ère classe (A)—M.Archibald McConchy et Mlle.Margaret McKillop.École élémentaire, 2de.classe (A)—Mlles.Martha Graham, Jane Greaves, Sophia Redman, Emily Stuiton et Eliza Ann T’hurber.7 mai, 1872.D.Wilkie, Secrétaire.BUREAU PROTESTANT DE QUÉBEC.École élémentaire, 1ère classe (A)—Mlles, et Camilla Wilson.6 août, 1872.Mary Jane Maxwell D.Wilkie, Secrétaire.BUREAU CATHOLIQUE DE RICHMOND.École élémentaire 1ère classe (F) Mlles Georgina Dionne, Victoria Demers, Rose de Lima Godbout, Adélaïde Hmse, Elise Johnson, P.Honorine Proulx, Philomène Pérusse et Hermaïse Pilon.École élémentaire, 2de classe (A) Mlle P.Honorine Proulx.6 août 1872.F.A.Brien, Secrétaire.BUREAU DE SHERBROOKE.École élémentaire 1ère classe (F) Mlle Eulalie Dubois.École élémentaire 1ère classe (A) Mlles Ellen Cunningham, Amelia E.Stevens et Ida Woodward.École élémentaire 2de classe (A) Mlles Albina C.Handright, Esther Munn, Ella Parsons, Mary A.Rice et Mlle Mary A.Strain qui avait un diplôme considéré comme bon jusqu’à cette époque.Élle en a un maintenant sans conditions.6 août 1872.S.A.Hurd, Secrétaire.BUREAU CATHOLIQUE DE MONTRÉAL.Ecole modèle 1ère classe (F) Mlle Marie Louise Chaput.École élémentaire 1ère classe (F) Mlles Marie Osina Alix, Marie Célina Bardet dite Lapierre, Celina Beaudouin, Victoria Bergeron, Marie Selfrid Brunet, Marie Angé'ineDerome, Vitaline Desrousseaux, Euphémie Desrosiers, Régina Dion, Dame Farest Célanire Dude-maine, Marie Célanie Duhamel, Rose de Lima Dumontier, Sophie GUI, Edwidge Goulet, A gélique Jetté, Joséphine Laprès, Marie Flore Leclaire, Rose Henl'pe Marchessault, Rose Exilda Pigeon, Rebecca Primeau, Rose 'B ^àma Poissant, Elodie Rabeau, Marie Phébée Robillard, Marie An .•Jetreault, Emma Thibodeau, et M.Orphire Payment.1 * École élémentaire 1ère classe (F et A) Mlle Elizabeth Gorman.École élémentaire 2de classe (F) Mlles Mélanie Bédard, Elvina Brière, Marguerite Boisvert, Célina Gagné, Mathilda Golin, Rachel Goulet, Joséphine Leduc, Mélanie L’Eçuver, Philomène Legault, Julie Célina Lisotte, Louise Normandii.’,'Marie Asilda Phaneuf, M.Marie Rivard Dufresne, Célina Thibault, f^ocadie Turcot et Marie Louise Veronneau.v i( 6 et 7 août 1872.;; X X.Valade.Secrétaire.BUREAU D’OTTAWA.École élémentaire 1ère classe (F) Mlle Joseph Anne Gourdine.École élémentaire 2de classe (A) Mlles Christina Blackburn, Mary C.Dalv, Adelaide Pritchard et John McCarthy.6 août 1872.J.R.Woods, Secrétaire.BUREAU DE CHARLEVOIX.BUREAU DE BEAUDE.École élémentaire, 1ère classe (Fj—Mlle.Philomème Poulin.École élémentaire, 2de classe (F)—Mlles.Marie Elmire Célanire Perreault, Marie Malien x et Philomène Vaillancour.6 août, 1872.J.T.P Proulx, Secrétaire.École élémentaire 1ère classe (F) Mlles Elmire Allard et Clémentine Bolduc.École élémentaire 2de classe (F) Mlle Joséphine Trudel.6 août 1872.Chs.Botvin, Secrétaire. 10G JOURNAL DE L’INSTRUCTION TUBLIQUE.REDACTION.Distribution des prix aux écoles normales.Les examens et la distribution des prix à l’école normale Laval ont eu lieu le 27 juin dernier.Voici le compte rendu qu’en donne l'Echo de Lévis : ÉCOLE NORMALE-LAVAL.Plusieurs membres du clergé et un grand nombre de laïques, amis de l’éducation, assistaient jeudi soir à la distribution des prix et des diplômes aux élèves instituteurs de l’école normale Laval.Le fauteuil d’honneur était occupé par l’Hon.M.Chauveau, ayant à ses côtés le Révd.P.Point, MM.les abbés Lemieux, Casgrain, God-bout, Lepage, L’Hon.J.G.Blanchet, M.A.Tourangeau, M.P.etc.La séance était à la fois littéraire et musicale, et à ce double point de vue, elle offrait un intérêt varié et constant, comme on pourra le voir par le programme : Distribution des prix et des diplômes aux élèves-instituteurs de de Vécole-normale Laval, le 27 juin 1872 : t.Duo de piano sur le Trouvère de.Verdi MM.Riverin et Dufresne.2.Le loup et le chien, fable de.La Fontaine.déclamée par M.L.Généreux, élève de l’école modèle annexe.3.Etude de solfège.Le Charpentier.par les élèves des deux divisions.4.Ce n'est pas un conte en l'air, récit .déclamé par M.J.B.Sirois, élève de seconde division.5.Distribution des prix aux élèves de seconde division.6.Discours de Brutus.Shakespeare.déclamé par M.P.Riverin, élève de première division.7.Quatuor instrumental.Pleyel.MM.Lavigne, Paré, Defoy et Gauvreau.8.Distribution des prix aux élèves de première division.9.Episode de la vie d'un savant.Assolant.déclamé par M.G.Gagnon, élève de seconde division.10.Première partie du Désert.David.Chœur des élèves de l’école normajtv Soli, par MM.Pla- mondon, Dügai, et Delisle, fiu (»s.Accompagnement par le septuor instrumentait, .jdn.Stances déclamées par D.S.J^liot.11.Chanson comique., 1 ' M.George Gagnon, élève de seconde division.12.Religion, poésie.De Beauchesne.déclamée par M.Angers, élève de première division.13.Chœur de la Muette de Porlici.Auber.14.Collation des diplômes,.' 15.Remerciments., ROD SAVE THE QUEEN.yjti.II est difficile?ïte rendre à chacun des artistes et des élèves dont les noms figurent sur ce programme la part de mérite qui lui revient.Nous résumerions pilus facilement notre appréciation dans une rémarque générale qui est celle-ci : Pour les artistes québecquois, le public trouve toujours un nouveau plaisir à les entendre, et il semble que chaque jour leur talent se perfectionne ; on dirait qu’il a pris de l'ampleur depuis qu’ils ont assisté à la grande fête musicale de Boston.Pour les élèves, à part ce qui tient au talent particulier de chacun, il y a la part de l’éducation : et celle-ci, à tous les points de vue, fait infiniment honneur et à l’institution et aux professeurs.Il y a l’assurance qui dénote les études fortes et sérieuses et le bon ton qui est, pour ainsi dire, la forme extérieure de l’instruction ; partie essentielle sans laquelle l’éducation est incomplète.L’auditoire a fort goûté la pioësie intitulée Religion, déclamée par M.Angers, jeune élève plein d’intelli-eence et de talent, qui en a traduit le sentiment avec une perfection remarquable, ainsi qu’une chanson comique, chantée par M.George Gagnon qui a obtenu beaucoup de succès et a été obligé de reparaître une seconde fois sur le théâtre.Quant à la partie musicale, il est difficile de faire de mention spéciale, les différents morceaux ayant tous été églement bien choisis et bien exécutés.Mais chacun a son faible et le nôtre est pour le Désert de Félicien David.Cette grande compostion musicale est très-populaire à Québec depuis qu’elle y a été exécutée pour la première fois, sous l'intelligente direction de M.Ernest Gagnon.Le chœur des élèves de l’école-normale, aidé du septuor Haydn, et de quelques autres artistes en a bien rendu la première partie qui a été interrompu à plusieurs reprises par les applaudissements.MM.Pagé, Angers, Lebœuf et Riverin, ont obtenu le plus grand nombre de prix.La séance s’est terminée par quelques paroles de l’Hon.M.Chauveau aux élèves et au public venu pour assister au couronnement des travaux de l’année académique.Il a pu dire avec vérité que si l’on jugeait de la valeur d’une institution par les résultats produits, le pays pouvait être fier de ses écoles-normales, lesquelles donnent chaque année à 1’enseignement un grand nombre de sujets dévoués, qui contribuent tous les jours à relever le niveau de l’éducation élémentaire dans les campagnes.S’il y a de l’argent bien employé, c’est celui que l’on consacre ainsi à l’avancement intellectuel des populations, et s’il y a un fait difficile à expliquer, c’est celui de voir certains politiciens, soi-disant amis du peuple, décrier et abaisser dans l’opinion, ces institutions dont les bienfaits retombent directement et immédiatement sur lui.—La distribution des prix aux élèves-institutrices de la même école a eu lieu le 1er juillet.Nous en empruntons le compte-rendu au “ Courrier du Canada “ Il nous a été rarement donné d’assister à une séance plus intéressante que celle qui a eu lieu lundi dernier au pensionnat des Ursulines, à l’occasion de la distribution des prix et des diplômes aux élèves-institutrices de l’école normale-Laval.L’étonnante transformation de l’instruction primaire dans la province de Québec s’explique par nos écoles normales, et si jamais institutions ont su remplir, et en peu de temps, le bien qu’on attendait d’elles, ce sont bien celles-là.La distribution des prix nous a fait connaître les noms des élèves-institutrices qui se sont les plus distinguées pendant l’année scolaire ; ce sont : mesdemoiselles Eu-lalie Lévesque et Marie Paré, dans la premièi’e division ; et, dans la deuxième division, mesdemoiselles Célina Lavoie et Eléonore Blouin.Le prix du prince de Galles, pour l’obtention duquel les deux départements, des instituteurs et des institutrices, ont concouru, a été remporté, cette année, par mademoiselle Eulalie Lévesque, de Sainte-Anne Lapocatière.La séance de lundi était présidée par l’honoi-able premier-ministre, M.Chauveau.L’auditoii'e se composait des parents, des élèves et d’un grand nombre d’amis de l’éducation, parmi lesquels nous avons remarqué M.le curé de Québec, MM.les chapelains de l’Hôtel-Dieu, des Ursulines et de l’académie de Sillery, M.le directeur du collège de Lévis, MM.Bolduc, Gagnon, Lepage et Beaulieu, prêtres, l’honorable M.L.Panet, sénateur, M.le docteur Giard, du département de l’instruction publique, MM.lesprofesseui's de l’école normale, etc., etc.Les élèves ont dit plusieurs morceaux de déclamation parfaitement choisis, et cela avec une vérité de ton et de geste sui-passée nulle part ailleurs, et qui dénote, chez-ces élèves, une grande intelligence et l’habitude de bien lire.Nous savons qu’à l’école normale Laval, on attache une grande importance à la lecture à haute voix.Lire est chose assez ordinaire ; bien lire, au coxxtraire, est chose JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.107 fort rare, et nous félicitons les professeurs de l’école normale du soin particulier qu’ils mettent à enseigner cet art si utile et malheureusemeni si négligé.Mesdemoiselles Normand, Couture et Blouin, entr’autres, ont déclamé les morceaux qui leur étaient assignés sur le programme avec une netteté de prononciation et un naturel parfaits.La partie musicale de la séance ne le cédait en rien à la partie littéraire ; et, quand Ton songe au peu de temps que les élèves ont à consacrer à la musique, on est étonné des résultats obtenus.L’enseignement du piano se fait sous l’intelligente direction des dames religieuses ursulines ; quant à la musique vocale, c’est M.le principal de l’école normale lui-même qui s’en ôtait chargé cette année.Ses élèves lui ont fait le plus grand honneur : le chœur de la “ Charité,” de Rossini, la barcarolle d’“Oberon,” de Weber, le “Chant du Mousse,” les “ Cloches ” et le “ Boléro, ” de Vast, ont été interprétés avec une précision irréprochable ; rien n’était laissé à l’arbitraire : les parties étaient parfaitement équilibrées ; le rhythme, les nuances, l’accent, tout cela était donné avec nombre, poids, et mesure, si nous pouvons ainsi parler.Les élèves-intitutrices ont l’avantage inappréciable de faire leur éducation sous les yeux des religieuses ursu lines, sous la surveillance continuelle de maîtresses appartenant à cette communauté “ que Ton ne saurait jamais ni trop aimer ni trop admirer,” comme on Ta dit avec raison ; et c’est là le secret de cette tenue modeste et digne à la fois, de cette aisance mêlée de réserve que chacun a pu admirer chez les élèves de ce département de l’école normale.L’honorable M.Chauveau qui, soit dit en passant, doit être singulièrement heureux de voir sa grande œuvre des écoles normales couronnée de tant de succès, s’est fait l’interprète de l’auditoire en complimentant les élèves sur leurs travaux et sur leur intéressante séance artistique, et aussi en offrant à M.l’abbé Lagacé, l’habile et dévoué principal de l’école normale-Laval, aux dames religieuses ursulines et à MM.les professeurs de l’institution, les félicitations qu’ils méritent à si juste titre.” Distribution (les prix aux écoles normales.ÉCOLE NORMALE JACQUES-CARTIER.La séance de la distribution des prix à l’école normale Jacques-Cartier a eu lieu le 10 juillet, à midi.Un local ! fort pittoresque avait été préparé à cet effet dans la cour, à l’ombre des arbres et sous une espèce de tente improvisée.Les travaux de décoration étaient presque terminés, lorsque l’aspect des nuages, qui n’avait rien de rassurant, dut faire renoncer à l’idée d’une séance au grand air, où tous les spectateurs auraient pu être à Taise et jouir d’un spectacle presque champêtre.Malheureusement, le firmament, pour ne pas dire le Ciel, était contraire à cette jouissance ; il fallut bien en faire son parti et se résigner à entrer sous un toit plus sûr, mais infiniment plus resserré.L’auditoire, comme d’habitude, était très-nombreux et surtout très-distingué.Malgré toute sa bonne volonté, cependant, il ne put s’empêcher de laisser échapper quelques plaintes étouffées, sur le manque d’air, et sur la chaleur qui se faisait vivement sentir, surtout à cette heure du jour.M.le Principal fit remarquer aux auditeurs, que, loin de compatir à leur malaise, il se trouvait dans la triste nécessité de s’en réjouir.“ Je désirerais, poursuivit-il, que chacun se trouvât plus mal encore, et surtout qu’il s’en plaignît assez fortement pour que sa voix arrive jusqu’au siège de l’autorité qui, peut-être alors, songera à nous donner un local plus commode.Il m’est donc permis de désirer un peu ce mal, puisqu’il peut en résulter un si grand bien.” Si le succès ge mesure sur les applaudissements, on peut dire que M.li; Principal a eu tout l’auditoire en sa faveur.La séance était présidée par C.S.Cherrier, écr., C.R., et membre du conseil de l’instruction publique.On remarquait à ses côtés, MM.les supérieurs de St.Sülpice, du collège de Ste.Thérèse, des Frères des écoles chrétiennes et des Frères de St.Vincent, les RR.PP.Aubier et Royer, S.J., les RR.MM.J.Aubry, D.D., Champoux, Mercier, Barbarin, Rousseau, Charlebois, Lonergan, Routhier directeur du collège Ste.Thérèse ; MM.Dumonchel, sénateur, F.X.Valade, Bétournay, Archambault, principal de l’académie commerciale, et" un grand nombre d’autres personnes distinguées de la ville et d’amis de l’éducation.M.Fahey a prononcé un discours très-remarquable en anglais, sur les rapports de la religion avec la science et en particulier sur ses rapports avec l’éducation.On s’attache dans ce siècle à établir l’influence rétrograde de la religion sur les sciences, et les prétendus obtacles qu’elle oppose au progrès.M.Fahey a démontré que, bien au contraire, la religion a de tout temps, éclairé et aidé la science, qu’elle Ta empêchée de commettre les plus regrettables écarts ; qu’elle a toujours, en outre, favorisé le progrès et prêté son concours à toutes les grandes œuvres que les sciècles ont entreprises et conduites à bonne fin.Ses temples et ses vieilles cathédrales, seules, sont bien la plus haute expression du progrès dans les sciences et dans les arts.L’éducation a aussi besoin de la religion qui est elle même une école parfaite sous tous les rapports.Le sens même du mot, educare, indique que son but est de relever le moral de l’homme et de l’établir dans une ligne de conduite, dans des habitudes qui fassent dominer autant que possible ses bons instincts et qui développent les germes de ses bonnes qualités.La religion n'a pas d’autre but.Nous avons reproduit ces quelques idées au hasard ; elles ne sont que le squelette du discours de M.Fahey qui a développé son sujet dans un langage très-imagé, mais juste et clair.Son discours a paru produire la plus heureuse impression.Plusieurs morceaux ont été débités avec beaucoup de succès par les élèves de Técole-modèle.Ces morceaux avaient été préparés avec l’aide des seuls élèves-maîtres de l’école normale, formés eux-mêmes par M.le professeur Danglars.Les excellents résultats obtenus prouvent que si la méthode de M.Danglars est bonne, elle a agi sur des élèves qui lui font honneur et qui ont su parfaitement reproduire les leçons de ce professeur distingué.Le débit était naturel, avec l’absence complète de ce guindé que Ton rencontre si souvent chez les enfants et les jeunes gens.En somme, l’auditoire a été enchanté de ce qu’il a entendu, et a paru parfaitement convaincu que Ton fait à l’école normale Jacques-Cartier un cours d’études vérita blement solide et sérieux.Cela n’empêche pas toutefois qu’on n’y sache mêler l’utile à l’agréable suivant le précepte d’Horace : Omne tulit punctum qui miscuil utile child : La séance a été entremêlée de fort jolis morceaux d’une musique aussi agréable que variée, comme on peut le voir par le programme suivant, que nous reproduisons : 1.Oh ! quit plaisir; Chœur lire de.Nicoi.o.Discours par M.\Vu.Fahey, professeur d’anglais.2.La promenade sur l'eau, par.Mendelsohn.3.Oh ! que j'aime la neige, -poésie do l’Hon.P.J.O.Chauveau, récitée par.Th.Brennan.Distribution des prix de l'école modèle, première partie.4.Le lion devenu vieux, musique de.Flwart.5.1 case not la be found in ami of I he hooks, fable récitée par T.Loin :: Distribution des prix do l’école modèle, deuxième parti' 108 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.6.Kyrie, extrait de musique sacrée.Palestrina.7.L’Erable, poésie récitée par.J.Daoust.Prix de l’école normale.8.Le Projet, extrait d’une scène récréactive de.Wilhem.9.The Orphan Boy, poésie récitée par.E.Papineau.Diplômes de l'école normale.La Sainte Ligue.GOD SAVE THE QUEEN.Il est à remarquer que les morceaux de chant ont été exécutés par les élèves seuls, sans le secours d’aucun musicien du dehors.Après la collation des diplômes, M.Cherrier, qui, malgré une sévère indisposition, avait bien voulu présider la séance, adressa quelques paroles aux élèves pour les louer de leur travail et les féliciter de leurs succès : “ Je vous engage, leur dit-il, entr’autres choses, à conserver le goût et l’habitude du travail qui est le meilleur gage de succès, et sans lequel, de fait, on n’arrive à rien.Vous pouvez tirer un grand encouragement pour l’avenir, en constatant les notables changements en bien qui se sont opérés dans l’enseignement depuis l’établissement des écoles normales.Les fonctions d’mstituteur ne sont plus aujourd’hui des fonctions ingrates et môme humiliantes.C’est au contraire un état estimé et digne de toute estime.Ce sont nos écoles normales qui ont amené cet heureuse transformation.Dans la seule ville de Montréal, on compte plusieurs écoles modèles et académies importantes, entr’autres l’académie commerciale qui a déjà produit et qui est destinée à produire tant de bien parmi notre population.Cette académie applique le système suivi par l’école normale.Surtout souvenez-vous que, si le talent est une chose estimable, il est rare qu’il arrive à quelque chose de pratique et môme qu’il ne produise pas de mal, sans une bonne méthode et sans le travail.” La séance a été close par l’hymne national, et l’assistance s’est retirée pleine de confiance, d’après ce qu’elle venait de voir et d’entendre, dans un avenir de progrès marqués et de succès réels pour l’école normale Jacques-Cartier.Nous publions autre part la liste des prix et des diplômes distribués aux élèves de l’école.Examens et distributions dans les Universités, Collèges, Couvents et autres maisons d’éducations.Nous donnons dans ce numéro, suivant notre habitude, chaque année, à pareille époque, un rapport succinct des séances qui ont eu lieu aux examens et distributions de prix de nos principales maisons d’éducation.Nous nous trouvons obligé bien à regret, de passer sous silence les noms de plusieurs institutions dont nous aurions aimé à parler ; mais il nous a été impossible de nous procurer les détails nécessaires à cet effet.On voudra bien croire, nous l’espérons du moins, que ces omissions ne sont le fait d’aucune préméditation de notre part, et que notre intention est de n’avoir aucune préférence.Quant aux détails que nous publions, nous les avons glané çà et là, et indistinctement, dans tous les journaux qui nous sont tombés sous la main.Nous en donnons crédit ici, d’une manière générale, à tous nos estimables, confrères, qui seront assez désintéressés, nous en sommes certain, pour se contenter de cette seule reconnaissance, et pour ne pas trop nous en vouloir, s’ils se retrouvent par ci par là au milieu de notre humble prose.Au séminaire de Québec et à l’université Laval, la distribution des prix, avec la collation des diplômes, a eu lieu le 5 juillet.Nous en empruntons le compte-rendu au Courrier du Canada, u La distribution solennelle des prix aux élèves du Petit Séminaire de Québec et des diplômes gradués de l’Uni-versité-Laval a eu lieu, vendredi l’après-midi, dans la grande salle de l’Université.L’affluence était considérable.Le parterre était à peu près rempli, tandisque, dans les galleries réservées aux dames, tous les sièges étaient occupés.Dans l’assistance, les membres du clergé figuraient pour un chiffre considérable.Sur les premiers sièges on voyait M.le grand-vicaire Cazeau, M.le curé de Québec, le Rév.P.Point, etc., etc.M.le grand vicaire Hamel, Supérieur du Séminaire de Québec et Recteur de fUniversité-Laval, occupait le fauteuil présidentiel, ayant à sa droite M.l’abbé Beaudet, préfet des études, et a sa gauche M.le grand-vicaire Cazeau.La séance s’est ouverte aux joyeux accords de la musique des élèves.Puis a commencé la distribution des prix aux élèves du petit Séminaire, distribution qui s’est faite, tout le temps, au milieu des applaudissements de l’assistance, heureuse de manifester le cas qu’elle faisait des lauriers et des lauréats.Les diplômes furent distribués dans l’ordre de la liste que nous publions ci-dessous.Tous les diplômés, à leur apparition sur la scène, furent salués par les acclamations de l’auditoire ; mais ceux qui eurent la plus grande part de cette ovation improvisée furent M.Dubé, diplômé docteur en médécine, M.Adjutor Turcotte, licencié en Droit, et messieurs Laflamme et Papineau, licenciés en théologie.Ces quatres gradués sont des jeunes gens d’un talent reconnu et ils ne contribueront pas peu, dans leur carrière respective, à augmenter l’éclat qui rejaillit de partout sur l’Université-Laval, par le fait de la haute réputation des élèves qu’elle a formés depuis qu’elle est en existence.On nous donne, sur un de ces quatre gradués, un détail qui montrera que la science n’attend pas toujours le nombre des années.M.Laflamme, qui a obtenu le dégré de licencié en théologie avec très grande distinction, est un jeune ecclésiastique qui ne fait guère que d’entrer dans sa vingt deuxième année.a La distribution des prix terminée, les élèves de dernière année montèrent sur le théâtre et un d’eux, M.F.Bélanger, fit, dans un language ardent relevé par une déclamation trahissant les émotions de son cœur, le discours d’adieu qui pourrait se résumer en ces mots : nous avons trouvé ici le vrai bonheur et la véritable liberté sous l’égide de la religion et de l’autorité, nous ne serons pas ingrats et jamais ne s’effacera de nos cœurs le souvenir de ce que nous devons à cette vénérable maison d’éducation et aux dignes et dévoués continuateurs de pœuvre de Mgr.de Montmorency-Laval.M.le grand-vicaire Hamel répondit, au nom du séminaire, aux touchants adieux des élèves finissants.Il leur dit que leurs professeurs et directeurs ne les voyaient pas sans chagrin s’éloigner d’eux après neuf ans d’une vie commune, et il leur donna l’assurance que jamais, eux non plus, ils ne perdraient le souvenir de leur passage au milieu d’eux, qu’ils les suivraient dans la carrière par eux embrassée, d’un regard affectueux, et qu’ils leur garderaient toujours une place dans leurs cœurs.Après le discours de M.le grand-vicaire Hamel, les professeurs et élèves des quatre facultés de l’Université ont fait gravement leur entrée dans la salle, précédés de l’appariteur portant la masse, l’auditoire se levant sur le passage du cortège.Lorsque les professeurs eurent pris place aux fauteuils rangés en hémyciclesur le théâtre, M.le recteur, qui occupait le fauteuil d’honneur, demanda en latin, suivant la formule d’usage, aux quatre facultés l’autorisation de procéder à la collation des diplômes.Cette distribution des diplômes a clos la séance.Voici la liste officielle des diplômés, avec les noms des JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.109 élèves qui ont enlevé les prix fondés par feu le Dr.Morrin et par M.le Dr.Sewell, professeur de l’Université-Laval : Bacheliers-ès-sciences.—MM.Arthur Desjardins, Ferdinand Gauvreau, Charles.P.Richard, Raymond Caisse, Antoine Lamy, Ernest Duguay.Bacheliers-ès-lettres.—MM.Antoine Gobeil, Lawrence Cannon, Thomas Michel Labrèque, Narcisse Parent, Napoléon Bernier, Peter O’Leary.Bachcliers-ès-arts.—MM.Alphonse Pou Hot, avec prix du Prince de Galles ; Philéas Boulet, Ernest Nadeau, Victor Iluard, August.Bourbonnais.Bacheliers-en-médécine.—MM.Narcisse Eutrope Dionne, Moïse Rheault, Joseph-Philippe Ladrière, Louis-Napoléon Fortin, Richard-Phi lippe Alleyn, Marie-Richard-Alphonse-Tancrède Fortier, Pierre-Joseph-Odilon Lauriault, William Maguire, Edwin Turcot, Joseph-Phidime Giguère, Honoré Labrèque, Louis-Ephrem Olivier, Louis Venner, Samuel Pouliot, Damase Rossignol, Auguste Ross, Ovide-Amédée-Arthur Toussignant.Bachelicrs-en-droit.— MM.Théodore Paquet, Joseph Maltais, François-Xavier Lemieux, Joseph-Alphonse-Rouleau, Charles Chartré.Bacheliers-en-théologie.—MM.Henri Têtu, Edmond Mar-coux, Zoël Lambert, Benjamin Demers, Thomas Bérubé, Honoré Leclerc, Daniel McIntosh.Licenciés en médecine.—MM.Joseph Eusèbe Grondin, Bazile Desrochers, Gustave Turcotte, Moïse Rheault, Joseph - Edouard Ladrière, Joseph - Benjamin Blouin, Evens Rochette, avec distinction.Licencié en droit.—M.Hubert Edouard-Adjutor Turcotte.Licenciés en théologie.—MM.Adrien Papineau, avec distinction, Clovis Laflamme, avec grande distinction.Docteurs en médecine.—MM.Malcolm Guay, Felix-Emile Dubé.PRIX SEWELL.lerprix, M.Ernest Delisle; 2meprix, M.Eutrope Dionne.PRIX MORRIN.Deuxième année.—1er prix, M.Honoré Labrèque ; 2me prix, M.Nérée Beauchemin.Quatrième année.—1er prix, M.Félix Dubé ; 2me prix, M.Benjamin Blouin.” —Au collège de Lévis, la distribution solennelle des prix a eu lieu le 20 juin, dans une des salles de cet établissement., devant un nombreux auditoire, qui avait voulu témoigner par sa présence de l’intérêt que Lévis porte à cette institution.Le Révd.M.T.E.Hamel, Supérieur du séminaire de Québec et Recteur de rUniversité Laval, présidait la séance.On remarquait en outre le révérend M.Déziel, curé de Lévis ; M.Cyr.Légaré, directeur du séminaire ; M.L.Beaudet, préfet des études ; et MM.les abbés Fréchette, Hudon, Kirouac, Déziel, etc., l’hon.J.G.Blanchet, M.P., M.P.P., et bon nombre des principaux citoyens de cette ville.La séance a été fort intéressante, et en même temps qu’elle prouve les progrès, l’intelligence des élèves, elle jette beaucoup de crédit sur les directeurs, qui ont su faire tant, en si peu de temps et avec des ressources relativement restreintes.C’est pourquoi nous n’avons pas l’ombre d’un doute que, sous l’habile administration du directeur actuel, M.Ls.Langis, et des autres messieurs qui partagent avec lui le fardeau, le nouvel établissement commercial aura un plein succès et comblera avant longtemps une lacune qui se fait vivement sentir au milieu de nous, l’absence d’une éducation commerciale suffisante.—La distribution des prix aux élèves du collège des Trois-Rivières, a eu lieu mardi matin, le 25 juillet, en séance privée et après les examens ordinaires de la fin de l’année.On nous informe que les élèves finissants, ayant voulu s’associer à l’œuvre des anciens élèves dans la souscription en faveur du Collège, ont eu la générosité d’offrir la valeur de leurs prix pour cette fin.—A Nicolet, en revanche, la clôture de l’année scolaire s’est faite suivant toutes les bonnes traditions.A part la science littéraire et musicale, il y a eu, la veille, une de ces joûtes vives et pétillantes, adorées des élèves et pas du tout désagréables aux personnes même les moins susceptibles d’émotions un peu violentes.Nous laissons parler sur ce sujet, le Journal des Trois-Rivières du 4 juillet : “ Hier avait lieu, dit-il, au séminaire de Nicolet, une trés-intéressante séance à l’occasion de la sortie des élèves.Sa Grandeur Mgr.Laflèche, M.le Grand-Vicaire Caron et nombre des messieurs du clergé s’étaient déjà rendus dès la veille, et purent assister à l’intéressant combat simulé, donné par la compagnie des üls de Châteauguay, mardi soir.Le but de la petite guerre était la prise du jeu de balle protégé par un corps de défense.L’action intéressa au plus haut point les nombreux spectateurs.Les plans d’attaque et de défense avaient été combinés avec une habileté digne de tacticiens expérimentés, et furent conduits au résultat final avec un entrain et une sûreté d’action dont pourrait se glorifier une troupe réguüère, habilement commandée.Nous complimentons chaleureusement les fils de Châteauguay sur l’esprit véritablement militaire qui les anime, et nous les encourageons à maintenir avec tout le zèle possible cette petite école militaire qui, tout en leur four-nisssant l’occasion de passer joyeusement les heures de récréation, prépare pour plus tard, des officiers intelligents et capables.Hier matin de bonne heure, la grande salle du collège était déjà littéralement remplie.Après l’arrivée de Sa Grandeur Mgr.Laflèche et des membres du clergé, la séance fut ouverte par un discours d’entrée, prononcé avec succès par M.P.H.Douville.Ensuite on joua une intéressante tragédie en un seul acte, “ Le Siège de Colchester.” Cette pièce est fort jolie et contient des scènes émouvantes, qui furent parfaitement bien rendues par les acteurs.MM.A.Blondin et Tremblay qui remplissaient les rôles, ont certainement joué avec un talent peu ordinaire ; aussi furent-ils souvent interrompues par les applaudissements de l’assistance.La pièce fut suivie d’un air d’orchestre et d’un beau morceau de chant.Il n’est pas besoin d’appréciations ici ; on sait comment la musique instrumentale et vocale fleurit à Nicolet sous la ^direction habile de M.O.de Chatillon.Puis, vint un plaidoyer humoristi que, où deux avocats firent valoir, l’un M.R.Poisson, les avantages d’une petite stature, l'autre, M.N.Charland, ceux d’une haute taiile ; deux graves juges siégeaient.Le premier M.Z.Lahaye, exposa la cause et laissa la paroleaux avocats.Après le plaidoyer, M.R.Caisse, l’autre juge rendit jugement en faveur de la taille moyennne, après avoir fait valoir la grande utilité des justes milieux.Cette petite pièce, si enlevée et si piquante d’originalité fut conduite avec un entrain qui égaya infiniment l’auditoire.Quatre élèves d’origine irlandaise eurent ensuite un concours de déclamation anglaise et remportèrent un véritable succès, attesté par les plus chaleureux applau dissements.C’étaient MM.P.et Thos.Sullivan, L.Cussack et J.Shean.Après une pièce de chant, le fameux “ chœur des buveurs,” exécutée avec un entrain remarquable, MM.L. 110 JOURNAL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE.O.Bi iuchesne, E.Tremblay et A.Blondin ex-zouave pontifical, vinrent briguer le palme de l’élocution française.Un seul fut couronné mais tous trois méritèrent les plus chaleureux applaudissements.M.A.Blondin eut 1 honneur de remporter la glorieuse victoire chaudement disputée par ses deux habiles concurrents.M.Blondin a le pectus de l’orateur, une voix sympathique et un naturel de geste et d’élocution qui promettent beaucoup pour l’avenir.Ensuite eut lieu la distribution des prix après laquelle Sa Grandeur Mgr.Laflèche adressa quelques paroles aux élèves, puis rassemblée se dispersa.Le son des joyeuses fanfares annonçait l’ouverture des vacances.” COLLÈGE DE JOLIETTE.La distribution solennelle des prix a eu lieu le 3 de juillet.Cette séance avait attiré un grand concours de parents, d’amis et d’anciens élèves.Parmi les prêtres présents se trouvaient M.le chanoine Fabre, représentant de Mgr.l’évêque de Montréal, président, et les révds.M.Quintal, Lebret, O.M.I., Légaré, Barrette, A.Dupuis, Huot, Gaudet, Jeannotte, Loranger, Chicoine, Paquin, Malo, Béland, Blanchard, H.Dupuis, Jodoin, Jacques, Lévesqne, Casaubon, Harnois, McCarthy, Brouillet, Valois et bon nombre d’ecclésiastiques.—La séance de clôture de l’année scolaire, au collège de l’Assomption, avait eu lieu la veille.Voici ce qu’en dit le correspondant d'un journal de Montréal : “Mardi, 2 juillet, avait lieu la distribution solennelle des prix aux élèves du collège de l’Assomption.Cette fête annuelle a; ire toujours au collège, grand nombre d’anciens élèves et d’amis, prêtres et laïques, qni aiment à suivre cette floriss; mte institution, dans les développements qu’elle prend tous les jours.Aussi, cette fois-ci, comme par le passé, avuas-nous eu la bonne fortune de presser la main à une fou ! ¦ confrères etd’amis, réunis sousle toit hospitalier du collège de l’Assomption.La séance mail présidée par Monsieur le chanoine Fabre, ayant sa droite Messire Dorval, supérieur du collège, et à sa gauche, l’Hon.Louis Archambault, ministre de l’agriculture et des travaux publics.Parmi les membres du clerg nous avons remarqué, le Révd.Père Lebret, O.M.T.mai des novices à Lachine ; les Révds.Lajoie, sup.de la communauté des Viateurs et curé de Joliette, Laporte et MFhani, du collège de Joliette ; Renaud et Colin, du co : - : Masson ; J.Bte.Labclle, ancien curé, Repentigny ; Marcotte; curé de Lavaltrie ; Birs, de St.Sulpice; Prouix, chapelain à Belœil; Thêberge de St.Augustin; Dupuis de Ste.Elisabeth ; Lévesque de Joliette, Bédard de IEpiphanie, Laporte de Repentigny, Pasqniu de St.Didace, Jodoin d’Ormstown, Toupin, P.S.S.; Toupin de la Rivi re des-Prairies ; Caisse de la Pointeaux-Trembles ; C i .-¦¦ ancien curé ; Laporte d’Albany, Bélair de St.Gabriel ; Huot de St.Paul l’Ermite, Brien de St.Cuthbert ; Valade de Contrecoeur ; Larose, vicaire à Lavaltrie ; Casaubon, vicaire à St.Thimothée ; Beau-champ à St.Isidore, Malo de Ste.Brigitte, et plusieurs autres prêtres et ecclésiastiques dont les noms m’échappent.La salle avait été décorée, avec goût, pour la circonstance.Le programme agréablement varié fut, au dire de tous, très-bien rempli.L’académie St.Fr niçois parut en corps; trois de ses membres, MM.F.X.Caisse, J.Giguère et E.Ecrément, élèves dé philosophie, donnèrent trois discours qui furent écoutés avec une attention soutenue, et vivement applaudis.” —Au Collège Masson, la distribution des prix a eu lieu le 1er juillet.La séance qui l’a précédée, a duré près de trois heures et a été bien remplie.Elle était présidée par M.le Chanoine Fabre qui remplaçait Mgr.l’Evêque de Montréal, et parmi les membres du clergé présents on remarquait les suivants : MM.Nantel du petit séminaire de Ste.Thérèse ; Dozois, du collège de l’Assomption ; Gauvin, O.M.I.; Joseph Toupin, de la Rivière des Prairies ; Guyon, curé de St.Eustache ; Labelle, curé de St.Jérôme ; Thêberge, curé de St.Augustin ; Provost, curé, et Sauvé, vicaire de St.Henri de Mascouche; J.U.Leclerc, chapelain de la prison de réforme a St.Vincent ; Taillon, curé de Ste.Monique des Deux Montagnes ; Watier, curé de St.François de Salles ; Thibaudeau, curé de St.Clet ; Piché, curé de Terrebonne, etc.Le collège Masson a donné déjà ses preuves, et nos principaux hommes d’affaires ont maintes fois déclaré qu’il comblait une lacune dans notre système d’éducation.—A St.Hyacinthe, la distribution des prix avait lieu, au collège, le'9 juillet : En l’absence de Sa Grandeur Mgr.de St.Hyacinthe, M le Grand-Vicaire Moreau présidait, ayant à ses côtés, outre Mgr.Raymond, supérieur du collège, des représentants des diverses maisons religieuses de Montréal, des MM.de St.Sulpice de la Compagnie de Jésus et des Révds.PP.Oblats ; les SS.des collèges de Nicolet et de Ste.Thérèse les représentants aux chambres fédérales, pour Bagot et St.Hyacinthe, et nombre d’autres personnages marquants.Voici les noms des membres du clergé présents : MM.Moreau, G.V.Caron, G.V.Dupuy, curé de St.Antoine ; Lefebvre du collège de Montréal ; Rév.Père Michel, S.J.; Révd.Père Royer, O.M.I.; Révd.Père Duhaine ; O.M.I.; Pepin, ancien curé ; Birs, curé de St.Sulpice, côté du Nord; Marchessault, curé de Ste.Rosalie; Santenne, Sulpicien ; Tallet, Sulpicien ; Antoine, sup.du collège de Ste.Thérèse ; Beauregard, ancien curé ; Mouette, curé de St.Barnabé ; St.George, curé de St.Atha-nase ; Ilévex, curé de Lewistown, Maine ; Poulin de St.Dominique ; Lemay, curé de St.Charles ; Hardy, curé de St.Mathias, Godard, curé de St.Rocli ; Desnoyers, curé de St.Pie ; Lévesques, curé de St.Marc ; MacAuley, curé de Stanstead ; Durocher, curé de Ste.Victoire ; Trudel, curé de Ste.Isidore ; Soly, curé de Laprésenta-tion ; Blanchard, curé d’Upton ; Chartier, curé de St.Edmond de Coaticooke ; Pratte, curé de Roxton ; Duhamel, curé de St.Paul d’Abbotsford ; Pélodeau, Baltha-zare, curé de Granby ; Guy, curé de St.Valérien ; Bru-nelle, curé de St.Liboire ; Noiseux, curé de Ste.Cécile de Milton ; Gendreau, curé de Cookshire ; Paré, curé de l’Ange Gardien ; Lonergan, professeur de philosophie au collège Ste.Thérèse ; Ménard, du collège de l’Assomption ; Collin, préfet d’études au collège Masson ; Michon, curé de Ste.Anne de Stuckley; Gatineau, curé de Ste.Hélène; Raymond, vicaire à Stanstead ; Bourque, vicaire à Sorel; Guilbert, vicaire à Drummondville ; Codère, vicaire à Ste.Rosalie; Charbonneau, vicaire à Ste.Cicile de Milton; Dignan, vicaire à Notre-Dame ; Boivin, St.Hyacinthe ; Dupré, St.Hyacinthe ; Dupuy, St.Hyacinthe ; Huet, vie, à Bertliier ; Martineau, vie.à St.Henri ; Blanchard, vie.à Ste.Marie ; Bertrand, vicaire à St, Pie ; Courtemanche ; vicaire à St, Aimé, Frère T.Lussier,- S.J.; Laflamme, ccclé.du Séminaire de Montréal ; Houle et Giroux, eccl.du collège de l’Assomption ; F.X.Tartre du collège de Sorel.—Le couvent et le collège de Sorel ont aussi eu leurs séances annuelles, l’un le 1er et l’autre le 2 juillet, au milieu d’un grand nombre d’amis de l’éducation qui ont pu constater les progrès réels accomplis par ces deux institutions et leur excellente méthode d’enseignement.—La séance solennelle de la distribution des prix, au collège Ste.Marie, à Montréal, a eu lieu le 27 juin dernier.Il est à peu près inutile de dire que cette séance a été intéressante et remarquable sous tous les rapports.Les RR.PP.Jésuites n’ont pas leur réputation à faire ; et l’on JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Ill sait qu’en fait d’instruction et d’éducation, les meilleurs systèmes n’ont pas de secrets pour eux.Nous devons, cependant, faire particulièrement mention d’un incident quia causé une émotion, bien^douce aux élèves et aux RR.PP., comme d’ailleurs à tout l’auditoire.L’année dernière, on se le'rappelle, sur une insinuation qui avait circulé d’abord dans les journaux, puis sur une invitation plus tard de Monseigneur, la plupart des collèges et pensionnats s’étaient déterminés à faire acceptera leurs élèves le sacrifice de leurs prix, tant en signe de deuil que pour venir en aide à la détresse du Souverain Pontife qui, du trône, tombait alors dans un abime dont on ne pouvait encore à cette époque mesurer toute la profondeur.Portée à Rome par M.Desjardins, et présentée par l’entremise du R.P.Général de la Compagnie de Jésus, l’obole des élèves du collège Ste.Marie, comme tout ce qui vient du pays de ses chers zouaves canadiens, a attiré tout particulièrement l’attention de Pie IX.C’était le 30 novembre, fête du B.Apôtre St.André.Sa Sainteté, faisant allusion à cette circonstance et à ses propres douleurs, a bien voulu apposer de sa main, au bas de la supplique, les paroles suivantes : Die 30 Nov.1871 Benedicat vos Deus, et beatus Andreas Apostolus doceat nos crucem Christi patienter ferre.Pius P.IX.M.le Chanoine Fabre, représentant Mgr.de Montréal retenu par la maladie, avait été chargé de transmettre le glorieux autographe.Tombée de si haut, cette parole de bénédiction apostolique a été accueillie avec la plus grande joie et le plus grand respect.Deux touchantes adresses de remercîment, l’une en anglais et l’autre en français, ont été lues par deux élèves.M.le chanoine Fabre y répondit avec la facilité d'élocution et surtout avec le cœur qu’on lui connaît; après quoi la cérémonie se termina à l’église, par la bénédiction solennelle et un Te Deum d’actions de grâces.—La distribution des prix au collège de Ste.Anne a eu lieu le 2 juillet.Voici ce qu’écrit à se sujet le correspondant d’un des journaux de Québec : J’arrive du collège de Ste.Anne Lapocatière où j’ai eu le plaisir d’assister à la distribution solennelle des prix qui a eu lieu mardi, le 2 du courant.Le collège de Ste.Anne, est une de nos meilleures et plus importantes maisons d’éducation.Les cours qui y sont donnés forment un tout complet qui renferme les branches d’enseignement les plus diverses.Les élèves qui entrent dans ce collège sans connaître autre chose que la lecture et l’écriture ont à suivre un cours commercial de quatre ans avant d’être initiés aux lettres et aux sciences.Le cours commercial comprend un système complet d’études des langues française et anglaise, un cours de tenue des livres dans les deux langues sus-mentionnées, et il met les élèves qui le suivent en état de servir comme commis dans n’importe quelle maison de commerce.Les élèves passent de là dans le cours classique qui est de six ans et qui comprend l’étude des langues grecque et latine, de la littérature et des diverses sciences telles que la philosophie, les mathé- mathiques, etc., etc.Pendant la séance qui a été très-intéressante à tous les points de vue, deux élèves addressèrent la parole à l’assistance et M.Gabriel Cloutier prononça un discours sur les prix et sur l’émulation qui doit animer le cœur de tout homme et le diriger vers le bien.M.Philibert Tanguay, l’un des cinq finissants de cette année, vint ensuite faire, au nom de ses compagnons, les adieux à la maison où ils ont reçu, comme il le dit lui-même dans son discours rempli de magnifiques pensées, les premières leçons de science et de vertu.Apres ce discours, M.le Supérieur de la maison adressa quelques mots bien sentis à ceux qui pour toujours allaient quitter le collège, puis après quelques paroles à l’adresse de l’assemblée, nous nous dispersâmes aux accords du God save the Queen joué par le corps de musique qui pendant la soirée avait charmé nos oreilles par l’exécution de plusieurs des plus beaux morçeaux de son répertoire.” —Le collège de St.Laurent vient également de mettre fin à son année scolaire par une brillante séance donnée à cette occasion, lundi le premier juillet courant.A dix heures de l’avant-midi, la magnifique chapelle du collège était remplie de spectateurs accourus de toutes parts pour être témoins d’une des plus belles séances de cette institution.Le rideau se leva au son d’un morceau de musique charmant, parfaitement exécuté par le corps de musique des élèves.Parmi les auditeurs on remarquait entr’autres : Monsignor J.J.Vinet, Révd.J.Bour-geault, curé de la Pointe Glaire ; Révd.J.B.Dumontier, curé de St.Aimé ; les Révds.Pères L.L.Côté, J.Aubier, Ed.S.McNerhany, S.J.les Révds Pères P.J.Véniard, J.B.Bazage, Messieurs A.Decouagne M.D., A.R.Pinet, M.D., G.M.Gernon, M.D.La distribution solennelle des prix a été divisée entrois parties ; les intervalles ont été remplis par 1 orchestre, le chant et la musique du collège ; ces divers morceaux ont été exécutés avec goût et talent et dénotent une culture sérieuse des beaux arts qui fait honneur au collège, aux professeurs et aux élèves.Cette institution est là comme une preuve bien authentique de ce que peut le zèle et le dévouement religieux.Depuis vingt ans et plus cette maison a donné et donne au pays un grand nombre de prêtres, de bons et habiles financiers et enfin a formé des citoyens qui font honneur à notre pays.Le collège de St.Laurent peut donc compter sur un encouragement constant, et sur la reconnaissance* de tous les amis de l’éducation.COLLÈGE COMMERCIAL DE ST.CÉSAIRE.Cette institution fut fondée en 1869 par le Révd.M.Provençal, qui en confia la direction aux dévoués religieux de l’ordre de Ste.Croix.—Depuis cette époque, elle n’a cessé de travailler à se faire une position parmi les autres institutions de ce genre.Sans doute, on ne pourra juger définitivement le collège de St.Césaire que lorsque le public aura vu à l’œuvre les élèves qu’il aura formés ; ce ne sera qu’après qu’un certain nombre de ces jeunes gens auront été disséminés dans nos différentes maisons de commerce, qu’ils auront fourni des preuves de leur capacité, qu’il sera facile de se former une opinion arrêtée sur la valeur de cet établissement.Mais, en attendant, il n’est pas difficile de se prononcer sur l’à-propos de son existence, ainsi que sur les espérances qu’il fait concevoir.L’examen et la distribution des prix ont eu lieu le 9 juillet.La séance a été présidée par M.le Grand-Vicaire Crevier, de Ste.Marie de Monnoir, en l’absence du vénérable curé de St.Césaire, actuellement auprès de Mgr.de St.Hyacinthe.Aux côtés de M.le Grand Vicaire on remarquait les Révds.MM.Prince et Boivin du Séminaire de cette ville, le directeur du collège de Ste.Marie, M.Bessette, M.le notaire Tessier, préfet du comté de Rouville, M.Delâge, inspecteur des écoles, les Révds.MM.Desnoyers, ancien curé, Desnoyers, curé de St.Pie, Taupier, St.Onge, Dupré, Duhamel, Lasalle, etc.La séance a été occupée par un interrogatoire sur les matières enseignées durant l’année, et par l’exécution de morceaux de musique, de scènes originales qui venaient JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.de temps à autre, reposer l’attention d’un nombreux auditoire, qui s’est retiré enchanté de ce qu’il a vu et entendu, et plein de confiance dans l’avenir de cette jeune institution.J Le collège de Ste.Marie de Monnoir est un peu plus ancien et a été fondé par le Révd.M.E.Crevier, qui jouit encore dans une heureuse vieillesse, du succès de l’œuvre de sa vie tout entière.Jeudi dernier, le onze courant, les élèves de cette florissante maison, recevaient le prix de leurs longs labeurs.Un auditoire immense se pressait sous le vaste amphithé-atre préparé pour la circonstance.On voyait de chaque cote du vénérable fondateur de la maison' pas moins de quarante prêtres venus pour honorer le travail, la vertu et rendre témoignage au dévouement qui préside toujours a la direction du petit séminaire de Ste.Marie.La séance si intéressante fut couronnée par des remerciements appropriés donnés, au nom de la maison, par M.le fondateur à 1 auditoire, et par l’ascension de cinq ballons lancés dans les airs, aux grands applaudissements du public.Puis chacun se dispersa emportant dans son cœur un beau souvenir de cette agréable journée.Au séminaire de Rimouski, la distribution des prix a eu lieu mardi, le 2 juillet.Sa Grandeur présidait, accompagné de M.le Vicaire-Général, des Révds.Louis Desjar-diiiSj curé de Ste.Cécile du Bic, Lessard et Sansfaçon du diocese de Quebec, et des prêtres du Séminaire.La salle était remplie des parents des élèves et d’un grand nombre d’amis de l’éducation qui ont emporté de là une impression bien flatteuse pour les directeurs de cette jeune mais florissante institution.Nous n’avdns pu nous procurer des détails que sur les examens de quatre académies.Nous regrettons de n’en avoir pas sur plusieurs autres établissements de ce genre également dignes de mention.A l’académie commerciale catholique de Montréal, la distribution des prix a eu lieu le 1er juillet.Son Honneur le Maire, G.J.Coursol, occupait le siège présidentiel.On remarquait dans le nombreux auditoire qui encombrait la vaste et magnifique salle académique, plusieurs membres du clergé et l’élite de notre société canadienne et irlandaise.Le programme de la séance était agréablement varié : musique vocale et instrumentale, compositions et récitation de morceaux d’éloquence en français et en anglais.Nous regrettons que la chaleur suffoquante qu’il faisait ce soir là ait forcé Monsieur le Principal à acquiescer à la demande qui lui a été faite de retrancher une partie du programme pour procéder à la distribution des prix afin ne pas prolonger la séance trop tard.Ce regret dit assez ce que nous pensons de cette séance et de l’intérêt qu’elle a provoqué.L’académie d’&illeurs, quoique jeune, a déjà sa réputation faite, et marbhe d’un pas aussi rapide que sûr dans la voie du véritable progrès.Nous pourrions dire la même chose des écoles des frères de la Doctrine Chrétienne, et en particulier de celles des quartiers St.Laurent et St.Jacques à Montréal.La séance de fin d’année que les élèves de ces deux écoles ont donnée au public, le 9 juillet, a été intéressante sous tous les rapports ; aussi, le nombreux auditoire accouru pour être témoin des succès de ces jeunes étudiants a-t-il manifesté plusieurs fois son contentement, par de chaleureuses marques d’approbation.Plusieurs personnages marquants qui assistaient à cette séance, en ont exprimé toute leur satisfaction et leur reconnaissance aux bons religieux qui se dévouent avec, autant de zèle que de modestie aux rudes fonctions de l’enseignement.—A l’académie Girouard, de St.Hyacinthe, la distribution des prix a eu lieu le 9 juillet Les exercices étaient présidés par le principal de l’aca-lémie, Messire Dupuis, ayant à ses côtés les membres de la commission des écoles.L’abbé Chandonnet, qui est actuellement à Montréal pour surveiller l’impression de son ouvrage sur les Canadiens des Etats-Unis, avait bien voulu se rendre a l’invitation de M.Bélanger, son ancien élève, et était venu honorer dé sa présence cette intéressante réunion.A la séance, il fit, sur la prière de M.Dupuis quelques remarques sur l’importance de l’éducation.Puis M.Bélanger, en termes bien appropriés, fit ses adieux à l’académie et à ses jeunes élèves.Cette académie a rendu et rendra encore, nous l’espérons de grands services à la jeunesse de ce district.COUVENTS ET ACADÉMIES DE FILLES.Cette branche de l’instruction publique a aussi fait de grand progrès dans le pays.Il n’est presque pas d’endroit important qui n’ait maintenant son couvent, son académie ou son école modèle.Nous donnons ci-après les comptes-rendus des examens de quelques uns de ces établissements, suivant les notes que nous avons pu nous procurer : Au monastère des Ursulines de Québec, la distribution des prix a eu lieu le 4 juillet.Malgré la chaleur tropicale qu il faisait ce jour là, dit un journal de Québec, auquel nous empruntons les détails qui suivent, la salle était littéralement pleine, les dames formant, comme toujours au bas compte, les cinq sixièmes de l’auditoire.Le clergé’ qui, mieux qu’aucune autre classe de la société, est à même d’apprécier les services qu’a rendus et 'qu’est appelé à rendre cette vénérable et vénérée institution, était représenté, dans l’auditoire, par environ quarante prêtres et religieux de la ville, parmi lesquels figuraient, au premier rang M.le Grand-Vicaire Cazeau, M.le curé de Québec, le Révérend P.Point, supérieur de la maison des Jésuites de Quédec, M.l’abbé Antoine Racine, chapelain de l’église St.Jean Baptiste, M.le Principal de l’école-normale Laval, etc., etc.La haute société laïque était représentée par un certain nombre des premiers citoyens de la capitale, parmi lesquels nous avons remarqué l’hon.premier-ministre de la province de Québec, les honorables juges Stuart et Caron, etc.etc.Après la distribution des prix, le discours de remerci-ment a été fait par Mademoiselle M.L.Lemoine.A la fois sobre et digne, ce discours a été déclamé avec une gracieuse simplicité et il a provoqué deux courtes improvisations, la première prononcée par M.le grand-vicaire Cazeau, qui avait présidé à la distribution des prix, la seconde, prononcée par l’hon.M.Chauveau.M.le grand-vicaire Cazeau a été heureux, comme toujours, dans les quelques paroles de félicitations et d’encouragement qu'il a adressées aux élèves et à leurs respectées directrices.L’hon.M.Chauveau n’a pas été moins bien inspiré.Il s’est, fait l’interprète fidèle de tout l’auditoire, en rendant, en termes émus, témoignage à l’esprit de dévouement et aux mérites de tous genres des Dames Ursulines.Dans le cours de ses remarques, Thon.M.Chauveau a eu occasion de placer un de ces bons mots dont, il est coutumier.“ J’ai remarqué, a-t-il dit, que parmi les prix distribués figure un prix de logique.Je ne vous cacherai pas que cela me contrarie un peu.Le sexe fort a déjà toutes les peines du monde à se défendre, dans les tournois de langue, contre le sexe faible ; que deviendrons-nous, si les dames se mettent à étudier la logique ?” Cette saillie a été vivement applaudie.L’improvisation de Thon.M.Chauveau a clos la séance.Puis l’assistance s’est répandue dans les salles, pour admirer les ouvrages délicats et merveilleux faits par les élèves ou plutôt par des doigts de fée.” JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.113 COUVENT DE BELLEVUE.Cet établissement est tout nouveau et date d’une année à peine.Il est située sur le chemin de Ste.Foye, dans un bocage charmant, et compte déjà beaucoup d’élèves.Son premier examen et sa première distribution de prix ont eu lieu mercredi, 9 juillet, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis de l’éducation.La séance a offert l’intérêt le plus soutenu.Messire Charest, qui présidait, a félicité les jeunes élèves des succès et des couronnes qu’elles venaient de remporter, et a rendu un hommage bien mérité à M.le chapelain et aux vénérables religieuses, pour leur zèle et leur dévouement à la cause de l’éducation de la jeunesse.Espérons que ces dignes religieuses trouveront dans le succès de leur œuvre une ample compensation pour leurs sacrifices et pour leur persévérance dans l’accomplisse ment de leur difficile mission.—Au pensionnat de Jésus-Marie, à St.Joseph de Lévis, la distribution a eu lieu le 2 juillet après midi, en présence d’un nombreux auditoire composé des membres du clergé, des parents des élèves et des amis de l’institution.Parmi les premiers on remarquait MM.les abbés Déziel, Rou-thier, Lagacé, Audet, de Gaspé, Langis, Lepage, Gagnon, MM.les vicaires de St.Joseph et de Notre-Dame, le Rév.P.Grenier, parmi les laïques l’Hon.J.G.Blanchet, MM.Hamel, P.Forgues, Gagnon, Marsan, Clouthier, Laçasse, Bourassa, etc.Après les exercices fort applaudis qui ont occupé le temps de la séance, sur invitation de M.le curé l’Hon.J.G.Blanchet adressa la parole aux élèves, et les félicita ainsi que les Dames Religieuses des beaux succès qu’elles avaient remportés.Il était en cela l’écho de toutes les personnes présentes.Parmi les institutions où l’on donne l’éducation aux jeunes filles, le couvent de St.Joseph de Lévis se place au premier rang.—L’examen des Sœurs de la Charité de Lévis, avait eu lieu la veille.Nous avions déjà entendu parler avantageusement de la manière habile, avec laquelle les bienfaits de l’éducation étaient distribués par les bonnes sœnrs aux jeunes filles confiées à leur sollicitude, et réellement, ce que nous avons vu et entendu ce jour là, n’a fait que nous confirmer dans la haute idée que nous avions conçue de cette maison.Le Révd.M.Déziel, curé de cette ville, avait bien voulu présider la séance, à laquelle assistait un auditoire nombreux, composé surtout des parents des élèves et de quelques amis de l’éducation.L’intérêt ne s’est pas ralenti un moment, pendant les trois heures qu’a duré la séance.L’examen des différentes classe, sur la grammaire, l’histoire, la géographie, le calcul, était entremêlé de morceaux de musique, de chant, et de déclamation qui n'ont pas été un des moindres attraits pour l’auditoire.Nous laissons maintenant la parole à un correspondant de la Minerve, qui rend compte ainsi de la séance annuelle du couvent de la Congrégation, rue Craig, Montréal : “ J’ai eu le plaisir d’assister hier, 12 juillet, à une séance des élèves du couvent, situé au coin des rues Craig et Visitation de cette ville.Les Dames de la Congrégation ont là un magnifique établissement, tout entouré de beaux arbres, qui donnent au passant l’idée d’un véritable bosquet.Cette maison d'éducation est fréquentée annuellement, dit-on, par environ douze cents enfants, dont une partie paie, et l’autre reçoit l’enseignement gratuitement.Les deux séances du matin et de l’après-midi ont été excessivement intéressantes, et parlent hautement en faveur de ce nouvel établissement des Dames de la Congrégation qui, d’ailleurs, ont une réputation toute établie et sont certaines du succès dans tout ce qu’elles entreprennent.” —Au couvent de St.Jean, la distribution des prix a eu lieu le 4 juillet.La séance littéraire et musicale qui l’a précédée justifie l’estime et la confiance accordée à cette maison.Elle fut présidée par le Révd.F.Aubry, digne et zélé curé de St.Jean, accompagné de plusieurs membres du clergé.—Au couvent de Laprairie dirigé par les Dames de la Congrégation, l’examen a eu lieu le 15 juillet.Ces dames sont les mêmes partout, et leurs maisons de campagne sont conduites sur le même système que leurs grands établissements, à part les circonstances locales qui exigent quelques modifications.Leur succès est a la hauteur de leur réputation.La même remarque peut s’appliquer au couvent de Châteauguay, où l’examen a eu lieu le 11 juillet.—Le couvent de Lachine est une autre institution florissante sous la direction des Sœurs de Ste.Anne.La distribution des prix s’y est faite le deux juillet.Un très-grand nombre de parents et d’amis s’y étaient rendus.Parmi les étrangers présents se trouvaient Mgr.de Birtha, M.le chanoine Hicks, les Révds.MM.Bourgeault, Burtin, Lemoine, Mourier, Perrault, Pepin, Brien et Piché, MM.Letondal et Charpentier.A la fin de la séance, Mgr.de Birtha prit la parole pour féliciter les religieuses du succès de leur enseignement, qui est tout-à-fait pratique, et les élèves de leur tenue à la fois simple et modeste.M.Letondal loua très-fort l’enseignement musical et s’étendit sur les beautés de la musique.Le Révd.M.Piché, curé de Lachine, prit aussi la parole et, dans quelques phrases bien dites, fit un appel au public en faveur -de la communauté de Ste.Anne, et l’engagea à contribuer à compléter la bâtisse du couvent.Comme nous l’avons dit en commençant, nous avons été obligé d’omettre bien des noms.Nous tâcherons de les signaler l’an prochain.On conçoit d’ailleurs que, même avec les matériaux et la bonne volonté nécessaires, il nous serait impossible de mentionner toutes les institutions véritablement dignes de mention.L’espace ne nous le permettrait pas.Ce fait, quoique regrettable dans un sens, est de nature à nous réjouir d’un autre côté, puisqu’il indique le progrès extraordinaire qui s’accomplit chaque année, et l’extension remarquable que l’instruction a prise, depuis quelques années dans ce pays.Concours de l’Académie de musique de Québec.Ce concours a eu lieu le 18 juillet, à Montreal, dans les salles de l’école normale Jacques-Cartier.L’académie n’est pas accessible aux musiciens de Québec seulement ; elle compte des membres parmi les artistes de toute la Province, et ne porte le nom de notre ville que parce qu’elle y a été fondée.Les concours se font alternativement dans les deux villes.L’académie compte à peine deux années d’existence et cependant elle a déjà donné une impulsion considérable à l’art musical parmi nous.Elle a eu des débuts heureux, et nous sommes certain qu’elle se soutiendra dans cette voie de progrès.La séance de la collation des diplômes avait attiré à l’école normale Jacques-Cartier, un auditoire nombreux et distingué qui n’a cessé de témoigner aux membres de l’académie, comme aux jeunes concurrents, le plus chaleureux intérêt.Les concours de piano, surtout, ont été très-brillants.M.l’abbé Verreau représentait le ministre de l’instruction publique et a distribué les diplômes en son nom.Son discours de clôture a été fort remarqué.Voici les noms des concurrents heureux ; JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.CONCOURS DE PIANO.Membres de VAcadémie : Mlles Arabella Deimeze, E.Paradis, élèves de M.Letondal.Graduées de l'Académie : Mlles Anna Groves, Sym, Coderre (avec distinction), élèves de M.Letondal ; Mlle Rosa Desnoyers (avec distinction), élève de M.Saucier.CONCOURS d’harmonie.Gradué : M.Gustave Gagnon- élève du Conservatoire de Liège.MM.J.B.Labelle, M.Saucier et Adélard Boucher, reçurent également des diplômes de gradués, sous l'autorité de 1 article XX de la constitution de l’Académie.Quarante-sixième conférence de l’association des instituteurs de la circonscription de l'école normale Laval, tenue le 12 Juin 1S72.Cette conférence avait pour but de célébrer 1» le 50e anniversaire de l’entrée dans l’enseignement de M.Antoine Légaré, doyen des instituteurs de toute la Province de Québec, 2» le 15e anniversaire de la fondation de 1 école normale Laval, 3° le 15e anniversaire de la création de la susdite association.A quatre heures de l'après-midi, il y avait séance ordinaire des instituteurs, à laquelle étaient prétents : lagacé, principal de l’école normale, MM.G.languay, F.E.Juneau, et Ed.Carrier, inspecteurs d écoles ; MM.Ànt.Légaré, F.X.Toussaint, N.Laçasse, Jos.Létourneau, C.Dufresne, J.B.Cloutier, D.McSwee-ney, J.B.Dugal.G.Labonté, B.Pelletier, J.Blais, Frs.Fortin, F.X.Gilbert, Chs.Trudel, P.Provençal, G.Vien, '/• Ahern, J.Cloutier, F.Declercq, F.Létourneau, Ls.Lefebvre, E.Lindsay ; MM.T.Delagrave et Ruel, ecclésiastiques, et MM.les élèves-instituteurs de l’école normale.M.le secrétaire donna lecture des procédés de la dernière séance, lesquels furent adoptés à l’unanimité.Lecture fut aussi faite d'une lettre de M.Norbert Thibault, en religion Frère Olivier, dans laquelle ce dernier offre ses excuses de n’avoir pu assister à cette conférence et exprime son affectueuse sympathie pour cette association.M.C.Dufresne s’engagea à préparer un essai pour la prochaine conférence.Puis l’assemblée fut ajournée au dernier samedi d’août prochain.A cinq heures de l’aprés-midi, les membres présents à la conférence du matin prenaient part à un dîner offert par 1 école normale en l'honneur de ces trois anniversaires.Le diner était présidé par M.l’abbé Lagacé, principal de l’école normale, il avait à sa droite le révd.T.E.Hamel, V.G.et recteur de l’université Laval ; à sa gauche M.le curé de Québec, le Dr.Giard, secrétaire du départment de l’instruction publique ; en face, M.Antoine Légaré, accompagné de ses trois neveux MM.les abbés Cyrille Légaré, Adolphe Légaré et Victor Légaré, du séminaire de Québec.A sept, heures et demie, le soir, avait lieu une séance publique, littéraire et musicale.M.le grand-vicaire la présidait, ayant à sa droite M.Antoine Légaré, le révd.P.Point, S.J.; à sa gauche, M.le G.V.Hamel, Son Honneur le maire de Québec.On remarquait, entre autre personnages distingués, MM.les abbés J.Auclair, Ant.Racine, J.Sasseville, N.Laliberté, A.Blais, C.Laverdière, P.Lessard, L.Beaudet, le R.P.Gérard, S.J.; MM.A.B.Routhier, Cyrille Delagrave, A.B.Sirois et un grand nombre d'autres notabilités.L’honorable P.J.O.Chauveau, qui avait promis de faire un discours à l’occasion de ces anniversaires, n’a pu assister à cette séance, étant retenu à Ottawa pour la session du parlement fédéral.Le programme suivant de la soirée a été très-bien exécuté, tant sous le rapport littéraire que sous le rapport musical : 1.Ouverture (Septuorinstrumental-IIayiln).Zumsteg.2.Discours de M.J.Létourneau, président de l’Association des instituteurs.3.O nuit, ô belle nuit ! solo par M.Plamondon.David.4.Quatuor instrumental, par MM.Lavigne, Paré, DEFOvet Gauvreau.Pleyel.5.Quatuor vocal, par MM.Plamondon, Dugal et Delisle, ll®res.Laurent.6.Rêverie du soir, solo et chœur.David.7.Discours par M.A.-B.Routhier, membre du Conseil de 1 instruction publique.8.Ouverture (Septuor instrumental-Haydn) .Rossini.9.Première partie du Désert, ode-symphonie, (choeur et orchestre-> .F.David.(Strophes déclamées par M.S.Pouliot.) DIEU SAUVE LA REINE ! M.J.Létourneau parla le premier ; il fit vivement ressortir le dévouement et le mérite de M.Antoine Légaré, qui s est fait instituteur à une époque où le peuple s’occupait très-peu de l’instruction des enfants.Il parla des écoles normales et des travaux de l’association des instituteurs ; il fit une revue des progrès de l’instruction publique depuis trente ans, et rendit un juste tribut d’hommages à honorable ministre de l’instruction publique : il proclama ses efforts, son dévouement à promouvoir les intérêts de cette grande cause, et la forte impulsion qu’il adonnée au mouvement qui s’est produit parmi le peuple pour une bonne et solide instruction de la jeunesse.M.Létourneau termina en souhaitant à M.Légaré des jours longs et heureux.M.A.B.Routhier, dans un très-éloquent discours, démontra la nécessité d’une éducation appuyée sur la leligion.Il fit 1 éloge de l’école normale Laval, dirigée par un savant et digne prêtre ; il s’éleva contre tout système d enseignement sans Dieu, et, à cette occasion, il parla de la France, où l’instruction publique*libre de tout contrôle de 1 autorité ecclésiastique, a produit de si funestes résultats.La partie musicale, sous l’habile direction de M.Ernest Gagnon, a été remplie de manière à attirer des applaudissements unanimes.M.1 abbé Lagacé remercia en quelques paroles heureuses M.A.B.Routhier ainsi que MM.les musiciens et les chanteurs qui avaient bien voulu prêter leur concours et relever ainsi l’éclat de cette fête., M.le G.V.Cazeau termina la soirée par quelques paroles a l’adresse de M.Antoine Légaré, et quelques mots d’encouragement aux instituteurs ; il les félicita sur leur union, leur esprit de travail et dit qu’il était de heureux de représenter l’Eglise en cette circonstance.J- Létourneau, Président, Napoléon Laçasse, Secrétaire.Revue Mensuelle.Quelques reproches que l’on puisse faire à la France à l’occasion de sa dernière guerre, il est impossible de ne pas admirer le grand cœur avec lequel elle travaille à l’œuvre de sa délivrance.Après avoir répandu tant de sang et tant de larmes sur les champs de bataille, après avoir subi ces revers effrayants qui ont étonné le monde, elle n’a pas même pris le temps de se recueillir, de se reposer.Souffrante, épuisée, elle s’est remise JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE, 115 immédiatement à l’ouvrage, 'se dépouillant, non plus de son superflu mais du nécessaire, de l’indispensable meme, pour payer plus vite sa dette, et épargner à ses enfants le navrant spectacle d’un ennemi foulant chaque jour du pied cette terre arrosé d'un sang que sa main meme a fait couler.La souscrip tion nationale a été l’expression la plus sensible, la plus vigoureuse de ce dévouement, avec tant d’autres œuvres auxquelles nas un seul enfant de la France, meme les plus éloignés, n a voulu être étranger.Ce généreux exemple a eu pour effet de ReleverTes coumges, et de ranimer la confiance du gouvernement qui n’osait pas trop compter sur 1 appui de la nation, et qui maintenant, en face' de cette persévérance dans le bon vouloir, a pris sérieusement en main la cause de la deliviance nationale.Un projet de loi à cet effet a ete soumis et adopte dans l’Assemblée ; nous en reproduisons le premier article : “ La France s’engage à payer ladite somme de trois milliard To'SSïw * IM* »* Wd-Wd» ratifications de la présente convention; , 2o Un demi-milliard de francs au 1er février 1818 ; 3o Un milliard de francs au 1er mars 1874 ; 4o Un milliard de francs au 1er mars 1815 ; La France pourra cependant devancer les payements échus des 1er février 1873, 1er mars 1874 et 1er mars 1875, par des versements partiels, qui devront être d’au moms 1 OU millions, mais .pii pourront comprendre la totalité des sommes dues aux C1uinshle cas “h un versement anticipé, le gouvernement français en avisera le gouvernement allemand un mmsd avance ^ Le reste de la loi se rapporte aux details d execution.Des que le traité basé sur cette loi a été conclu, ia souscription pour 1 emprunt national s’est ouverte, et, le meme joui, quatre milliards ont été souscrits, dont 500,000,000, par des capitalist prussiens ° Ce seul fait dénote combien la France inspire encore d'espoir et de confiance, même à ses ennemis et combien son cr^t après tant de revers est encore solide.La conclusion de cet emprunt va faire un bien immense au pays tout en^er en faisant renaître le courage pour le present et 1 espérance dans l’avenir.La seule idée_ du depart prochain des troupes STmanie des conspirations et des assassinats commence a se répandre d’une manière inquiétante et l’on serait tente, de temps à autre, de se croire en piein siede des Borgia.Ainsi dans la nuit du 18 au 19 juillet, le roi et la reine d Espagne ont été les objets d’un attentat qui, heureusement, n a.pas eu de suites fatales, mais dont l’existence indique un état de choses déplorable à tous les points de vue.A minuit, le roietla reine revenait à leur palais, lorsque des assassins ont tire plusieurs coups de feu sur la voiture, sans cependant atteindre Leurs Majestés, qui ont été miraculeusement épargnés.Lun des assassins a été tué sur place par un archer de la royale .deux autres ont été captures.Une somme importante a été trouvé sur l’un d’eux, ce qui donnerait a croire qu ils n étaient que les instruments payés d’une conspiration plus împoitante et plus étendue.On suppose qu’ils sont lies au parti cai liste et à la bande qui a soudoyé les assassins de Pnm, en décembre ^Quoiqu’il en soit, et quelque regrettable que puisse être cette manière barbare et sournoise de faire expier a un homme les fautes prétendues ou véritables qu on a a lui repiocher, il est impossible de ne pas voir que cet accident a eu, maigre les desseins dos conspirateurs, un résultat tres-lieureux pour le roi Amédée.Son trône qui, assez mal assis dans 1 origine, menaçait, dans ces derniers temps de perdre complètement 1 équilibre, va maintenant se trouver solidement établi sur la sympathie de tout un peuple., Do même que l’heureuse maladie du prince de Galles, cette tentative d’assassinat a réveillé chez le peuple un sentiment d’affection qui menaçait de s’endormir pour toujours, ou qui, plutôt, n’avait jamais eu d’existence bien marquee.Il est de fait que, depuis ce crime,—que 1 on serait ffenté d appeler fortuné,—Leurs Majestés se promènent par toute 1 Espagne au milieu des triomphes et des ovations excités par cette admiration curieuse que l’on a également pour les gens qui ont fait quelque action d’éclat, ou qui ont échappé à un grand danger.Pourvu que cela dure 1 .Il y a encore une autre question qui vient de provoquer, en Espagne, un intérêt qui se soutient : c’est celle de la revendication de la forteresse do Gibraltar.On sait que cette forte- resse fut prise d’une manière aussi siugulière qu’inattendue dans l’été de 1704, par l’amiral Rooke.Cette Pression fut confirmée, plus tard, par le traité d’Utrecht, en 1713.Dep1^ l’Angleterre a toujours continue d occuper Gibraltar, maigre les tentatives de la flotte franco-espagnole de 1778 a 1782, tentatives dont les résultats ont découragé, dans la suite, tous ceux qui auraient eu dessein de les imiter.Dans 1 împossibilte de reconquérir la place militairement, l’Espagne a mis ses légistes à l’œuvre, et ifs en sont arrives aujourd'hui a la conclusion unanime que celui des traités d’LTtretcht qui les concerne est absolument nul, à l’article de^ la cession de Gibraltar, les contractants n’ayant pas l’autorité suffisante, vu les circonstances, pour conclure cette cession.De nombreuses protestations ont déjà été rédigées dans ce sens.Nous n avons ni le désir ni le pouvoir d’entrer dans des details a ce sujet ; nous pouvons néanmoins remarquer que l’Angleterre ne se laissera pas plus émouvoir par ces assignations légales, que par les sommations à mitraille qu’on lui a laites déjà plusieurs fois.Le nom de l’Espagne appelle naturellement notre attention vers le Mexique, ce pays si tristement célèbre, surtout depuis quelques années.La mort de Juarez va opérer un changement considérable et peut-être amener la fin de ce règne de la violence, du vol et du brigandage qui désolent cette malheureuse terre depuis si longtemps.Il est probable que cette mort de Juarez va remuer profondément les Etats-L ms qui ont toujours eu un œil ouvert sur ce territoire désiré.Nos voisins, toutefois, sont probablement trop occupes a préparer leur élection, pour pouvoir se mettre à autre chose, pour le moment ; ils ont tout le loisir, cependant de songer, et de préparer leurs batteries.Si 1 on en croit les journaux, le cabinet de Washington, qui avait trouvé tant de louanges et de sympathies à l’adresse de la Prusse, n’est pas précisément payé de retour dans la personne de son représentant, le général Sherman • Ce dernier déclare qu’il est loin d’être satisfait de son voyage en Allemagne.Il a trouvé l’empereur Guillaume et Bismark assez froids ; quant à noire Fritz et à von Moltke, il ne se gêne guères de dire qu’il les a trouvés grossiers.Tout en admirant et en prisant hautement leur organisation militaire, il les trouve très-inférieurs aux autres peuples sous le rapport de la distinction des mœurs et des qualités sociales.Les autorités de Berlin l’ont invite à une revue, pour ren-~ " cependant, aucun ue, il contrer l’empereur Guillaume.Comme, —i-, ¦¦ endroit spécial ne lui avait été assigné pour cette entrevv n’a pas cru devoir se résiguer à guetter le passage de l’empereur, ou à lui décocher un compliment au jugé.Le_ lieutenant Grant qui accompagne le général, avait d’ailleurs été omis dans l’invitation.En face de ces procédés peu courtois, Sherman a poliment, mais fermement refusé de se rendre à cette invitation.Les prussiens sont hommes à croire que c’est par timidité, ou par exagération de respect.Le nouveau ministre plénipotentiaire de France aux Etats-Unis, est arrivé à son poste.M.le duc .de Noailles, quoique attaché par le sang à la plus haute noblesse de France, et, par conséquent, aux idées légitimistes, est cependant excellent républicain, dans le sens de M.Thiers, du moins.Ses déclarations aux questions des reporters,—car aux Etats-Unis, les reporters sont toute une inquisition—, ont été d’une extrême reserve quoique assez satisfaisantes.Son entrevue avec le président Grant n’a eu rien de remarquable et n’a donné lieu qu’à l’échange ordinaire de banalités polies.Avant de clore notre revue, nous devons mentionner un fait qui a bien son importance, non-seulement pour notre ville, mais pour le pays tout entier, puisqu’il est une des grandes bases sur lesquelles doit s’affermir cette ère de progrès dans la colonisation, le commerce et l’industrie, qui s’est ouverte pour nous, depuis quelques années.Nous voulons parler de l’ouverture des travaux du chemin de fer du Nord qui s’est faite le 18 juillet, à St.Koch de Québec.Nous en empruntons le compterendu au Journal de Québec : “L’inauguration des travaux de ce chemin a'eu lieu hier matin, à Québec, à 11 h.a.m.en présence d’une immense assemblée de huit à dix mille personnes accourues de toutes toutes les parties de la ville.Mgr.l’Archevêque Taschereau, avait bien voulu accepter l’invitation qui lui avait été faite de bénir le commencement des travaux, et c’est revêtu des ornements Pontificaux qu’il a fait cette cérémonie, après avoir adressé quelques mots à l’Assemblée.Madame Cauchon a tourné la première pelletée de terre, au milieu des applaudissements et des vivats des nombreux spectateurs, heureux de voir enfin arrivé, ce moment depuis si longtemps désiré. 11G JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Sur 1 estrade préparée pour la circonstance, nous avons remarque Mgr.l’Archevêque, MM.les G.V.Cazeau et Hamel et plusieurs membres du clergé, M.le Président de la Compa-f™®’ ,L Chauveau, MM.les Juges Caron et Taschereau, MM.les Consuls de France et d’Espagne, MM.Rhodes, Russell (Champlain), Rheaumo, Tourangeau, Seymour, Ab.Côté, iluilkot, Germ, et Chauveau, et un grand nombre d’autres citoyens marquants de la ville et d’ailleurs.Outre Madame Cauchon, Mlles Cauchon, Nolan, Seymour et Lemoine étaient aussi sur l’estrade.Des discours de circonstances ont été prononcés par MM Cauchon, Chauveau Rkéaume, Rhodes, Ross, Côté, Tourangeau, H.Taschereau et M.A.Plamondon, et tous ont été chaleureu-sement applaudis.^I.emplacement choisi pour la cérémonie, est sur le terrain de 1 Hopital-General, près de la vieille tour, vis-à-vis de la rue de la Reine, dans laquelle doit passer le chemin.11 y avait force décorations, drapeaux, verdure, et de temps à autre la musique du 9ème bataillon a fait entendre des airs nationaux, canadiens et américains.La cérémonie terminée, les ouvriers se sont mis immédiatement a 1 œuvre, sous les yeux de l’assemblée, dont la plus grande partie est allée, musique en tète, reconduire le président de la Compagnie a sa demeure.Pendant tout le temps de la cérémonie le plus vif enthousiasme a régné dans cette immense multitude, et les acclamations qui ont accueilli les paroles des diilërents orateurs prouvent toute 1 importance que la population de Québec attache à la realisation do cette grande entreprise.Des drapeaux flottaient en beaucoup d endroits, dans la ville, surtout à St.Roch et pendant longtemps, cet événement mémorable vivra dans le souvenir des habitants de la vieille capitale.” Les deux mois qui viennent de s’écouler ont été pour nous 1 époque de pertes sensibles, et notre bulletin nécrologique est plus charge que celui du mois de juin.Le 1 1 juillet, notre ville était douloureusement frappée par la nouvelle de la mort de M.Jacques Crémazie, l’un de nos citoyens les plus justement estimés, et l’un de nos plus savants légistes Des 1842, il avait publié un ouvrage intitulé Les lois criminelles anglaises.Dix ans plus tard il publiait ses Notions utiles sur les lois civiles et politiques du Canada.Ces deux ouvrages, faits avec soin, et disons le mot, avec conscience, ont rendu un service immense aux étudiants en droit.En 1854, il fut appelé à la chaire de Droit civil à l’Université Laval, et en 1860, le gouveruement le nomma Recorder de la cite de Quebec ; deux charges qu’il a remplies avec distinction jusqu au temps de sa mort.M.Crémazie était en outre un des champions éclairés de la cause de l'instruction populaire.Il fut jusqu’à sa mort commissaire et secrétaire des écoles catholiques de Québec.Ses efforts actifs et intelligents, son dévouement sans bornes le désignèrent pour faire partie du Conseil de l’Instruction publi-que lors de la création de ce corps en 1857.Plus tard quand "J- Chômer résigna ses fonctions de président du Conseil, M.Cremazie fut élu unanimement pour le remplacer.Dans la vie privée M.Crémazie était le type du citoyen probe et chari-table._ L’Asile du Bon Pasteur et le couvent des Sœurs de la Chanté lui doivent en grande partie leur établissement et surtout le triomphe sur les difficultés et les embarras sans nombre des premièresannées de leur existence.La ville compte un grand nombre d’autres bonnes œuvres au sujet desquelles le nom de ce chrétien véritable est prononcé avec respect et reconnaissance, et les pauvres seuls savent la perte qu’ils ont faite dans la personne de ce protecteur aussi genereux que modeste et délicat.M.Crémazie emporte dans la tombe une mémoire sans tache et l’estime de toute unepopula-tion.Il était né en 1810 et était, par conséquent, âgé de 62 ans.Deux des plus anciens membres de notre clergé sont également morts depuis notre dernière revue.Le premier est le révd.Ed.Quertier, ancien curé de St.Denis, décédé à cet endroit le 17 juillet, à 1 âge de 76 ans.C’était un prédicateur d’une éloquence remarquable d’une originalité frappante allant quelquefois jusqu’à l’excentricité et qui travaillait avec un zèle infatigable au salut des âmes, dans toutes les paroisses où sa pmrole facile et pleine d’onction le faisait inviter, à l’occasion des retraites ou dos grandes fêtes religieuses.Le second est le révd.Amable Charest décédé à l’évêché des Trois-Rivières, le 22 juillet, à l’âge de 65 ans.Dès 1837, il était employe aux missions, dans le Haut-Canada, où il exerça son ministère tant que ses forces purent lui permettre ce genre de vie rude et épuisant, c’est à-dire jusqu’en 1854.A partir de ce temps, il avait desservi plusieurs cures et s’était retiré depuis trois ans à l’évêché des Trois-Rivières où lu mort est venue mettre fin à sa carrière utile et laborieuse.Une autre perte sensible pour notre ville, est celle du Docteur Jean Baptiste Blanchet, décédé le 20 juillet.M.Blanchet était un des plus jeunes médecins de Québec, mais des talents solides et les tartes études qu’il avait faites dans les universités d’Europe, lui avaient déjà acquis une position brillante parmi ses confrères.Il aurait certainement fourni une carrière remarquable si la mort ne l’avait pas frappé sitôt.C’était un homme d un caractère franc et aimable et il sera sincèrement regretté de tous ceux que des relations d’amitié ou de profession ont mis en rapport avec lui.Il n’était âgé quo de 32 ans.Le 28 du même mois s’éteignait à St.Michol do Bellechasse, un des plus anciens citoyens de notre ville M.François Buteau.M.Buteau a occupé, autrefois, une place importante dans le haut commerce de Québec.C’était un homme d’une activité extraordinaire et d’une probité proverbiale.Il fut un des premiers à entreprendre le trafic qu’on appelait alors “ le commerce des isles,” et ses efforts ont contribué dans une grande mesure à la réussite d’un projet qui a donné une impulsion sérieuse à nos relations commerciales de l’extérieur.M.Buteau est mort à l’âge avancé de 85 ans.Notre province-sœur du Nouveau-Brunswick vient aussi do faire une perte dans la personne du chef de son cabinet l’honorable Hatheway.M.Hathaway était dans la vie publique depuis près de 25 ans.C’était un homme d’un caractère vif et enjoué, un obseï vateur profond et habile et qui corrigeait par des manières affables les vivacités d’une parole quelquefois trop mordante.LTn grand nombre de ses compatriotes se rappelleront cependant avec amertume la part qu’il a prise dans la passation de la mesure injuste, au sujet des écoles, sous laquelle gémit la population catholique du Nouveau-Brunswick.M.Hatheway est mort le 5 juillet, à l’âge de 59 ans.Nous aurions dû mentionner, dans notre dernière revue lo décès de M.Eugène Dorion, arrivé à Ottawa, le 30 juin.M.Dorion, quoiqu’àgé de 42 ans seulement, possédait de vastes connaissances, surtout en linguistique.Il était chef du bureau des traducteurs français, à Ottawa, et président de la société de St.Jean-Baptiste et de l’Institut.LTn travail important intitulé Historique des fonds de retraite, plusieurs excellentes lectures à I Institut Canadien et de nombreux articles dans les journaux ont révélé chez M.Dorion un écrivain habile et plein de nobles sentiments.Les journaux des Etats-Unis nous apprennent la mort, à la date du 18 juillet, du fameux Benito Juarez, président de la république du Mexique.Juarez est ne dans les premières années de ce siècle.D’abord avocat, puis commerçant il entra dans la vie publique en 1866, l’année suivante, il devint président de la cour suprême de justice, titre qui lui assurait la vice-présidence de la république, en cas d’intérim.Plus tard, lorsque le général Zuloaga remplaça M.Comonfort, Juarez protesta au nom du parti constitutionnel, et forma un cabinet dont il se proclama chef : la guerre civile éclata.On sait depuis quelle a été l’exixtence de ce malheureux pays, livré sans cesse aux dissentions les plus violentes, aux guerres les plus désastreuses dont l’une a vu la fin triste et prématurée de l’infortuné Maximilien.Si la mort de Juarez pouvait rendre au Mexique la paix, avec une existence normale, on pourrait considérer cette mort comme un bienfait inappréciable.Nous apprenons, à la date du 29 juillet, la mort de l’hon.Jean Le Bouthillier, arrivé à sa résidence au Bassin de Gaspé! M.Le Bouthillier était un des commerçants les plus entreprenants du golfe, où il avait acquis une fortune immense, par son esprit d initiative et ses aptitudes commerciales-, remarquables.II a été député à l’Assemblée Législative depuis 1844 jusqu’à 1867, époque où il fut nommé conseiller législatif.M.Lo Bouthillier était un homme digne de mention sous plus d’un rapport, et sa perte sera vivement regretté dans tout le territoire de la Gaspésie qui lui doit en grande partie sa prospérité actuelle.M.te Bouthillier était âgé de 75 ans.Le major Campbell, de St.Hilaire, a aussi succombé, lo 5 août, à une attaque de paralysie.M.Campbell était né à Glasgow et avait été major dans les hussards.Il fut secrétaire particulier de Lord Sydinham et épousa Mllo Juchoreau Duchés-nay veuve de 1 Hon.A.J.Duchesnay.Il était depuis longtemps naturalisé dans ce pays, où son nom commandait partout le respect et la confiance.Il fut député du comté de Rouville sous le régime de l’union et occupait lors do son décès, plusieurs charges publiques importantes.Comme membre et longtemps JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.117 commo président do la chambre d'agriculture, M.Campbell a rendu des services distingués.Le même jour la ville de Berthier perdait aussi un de ses citoyens distingués dans la personne de M.Louis Joseph Moll, médecin.M.Moll était très-remarqué dans sa profession, mais il avait surtout un rare talent pour la parole et la véritable éloquence du tribun.Il a été duputé à l’Assemblée Législative aux élections de 1867.Il n’était âgé que de 52 ans.NOUVELLES ET FAITS DIVERS.BULLETIN DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.A la fin de 1871, il existait à Berlin douze bibliothèques populaires, comprenant 58,724 volumes.Le nombre des lecteurs, pendant l’année précédente, avait été de 11,015.—Journal Officiel.Académie de philologie pour les langues vivantes.—La société pour l'étude des langues vivantes qui existe depuis quelques années à Berlin, a résolu de fonder, dans la même ville, une académie de philologie destinée à former ses étudiants à l’exercice pratiques des langues vivantes.Le comité de direction se composera de six membres à la tête desquels est le professeur docteur Ilerrig, le même, si nous ne nous trompons, qui a fondé, il y a quelques années, le recueil des Archives pour l'étude des langues et des littératures modernes.L’ouverture de l’académie aura lieu le 28 octobre de l’année courante.Les vingt-huit cours du semestre d’hiver 1872-1873, dont le programme est déjà arrêté, comprendront, outre un aperçu général de la philologie moderne, la langue et la littérature allemandes, la langue française avec sa littérature (Il cours), idem pour la langue ang aise (10 cours), idem pour la langue italienne (1 cours), idem pour l’espagnol (1 cours).—Journal Officiel.Education élémentaire dans la Grande-Bretagne.—Le rapport du comité du conseil privé sur l’éducation, pour l'année 1870, nous conduit jusqu’au 31 août 1870.Comme la loi sur l’éducation, qui était soumise au parlement pendant que se faisait le rapport, n’a pas reçu l’assentiment de la reine avant le 9 août 1870, aucun des grands changements apportés par cette loi dans l'éducation élémentaire en Angleterre n’avait eu lieu pendant l'année dont nous nous occupons.Le rapport se borne à résumer les résultats obtenus dans les écoles soumises à l’inspection en 1870.Ecoles élémentaires.Pendant l’année finissant au 31 août 1870, les inspecteurs ont visité 10,214 écoles de jour.Ces écoles, à raison de 3 pieds carrés superficiels par enfant, pourraient contenir 2,152.712 enfants.Sur les registres, il en était inscrit 1,949,026, dont 493,507 au-dessous de l’âge de 6 ans ; 1,257,969 entre 6 et 12 ans ; 197,550 au-dessus de 12 ans.De ces élèves, 1,654,210 étaient présents le jour de la visite de l’inspecteur; 1,355,911 avaient fréquenté l'école pendant toute l’année ; 1,375,612 avaient été présents le nombre de fois requis (200 fois ou 100 jours) et étaient dans les termes voulus pour faire obtenir à leur école des subventions, 285,001 au-dessous de six ans sans être soumis à un examen individuel et 1,090,611 en subissant devant l’inspecteur un examen satisfaisant sur la lecture, l’écriture et l’aritmétique.SS7,041 élèves ont passé cet examen et parmi eux 627,227 ont subi l’épreuve sans faire de faute sur l’une des trois branches de l’examen.Les inspecteurs ont aussi visité 735 écoles qui ne remplissent pas les conditions pour obtenir des subventions annuelles.Dans ces écoles 46,094 élèves étaient présents le jour de l’inspection.Ecoles du soir.Les écoles du soir inspectées pendant l’année ont été au nombre de 2,580, 76,937 élèves, en moyenne, assistaient chaque soir, 93,591 élèves étaient admissibles à passer l’examen, ayant assisté au moins à 24 leçons pendant la session qui est de 40 leçons.Sur ce nombre, 75,985 ont été examinés, et, sur 100,92 ont été reçus pour la lecture, 85 pour l’écriture et 82 pour l’arithmétique.» Professeurs.Les inspecteurs [ont trouvé 14,966 professeurs, munis de certificats, enseignants dans les écoles subventionnées qu'ils ont visitées.Les 45 écoles normales (training schools) où se recrutent ces professeurs, peuvent recevoir 3,261 élèves ; elles contenaient en 1870 1,478 élèves de première année et 1,122 élèves de seconde année.Ces élèves à peu d’exceptions près, et 645 autres candidats enseignants déjà ont été examinés pour obtenir leurs certificats en décembre.Dans la semaine suivante 2,044 candidats à l’admission aux 1,547 vacances déclarées dans les écoles normales ont été examinés, sur ce nombre, 1,701 ont réussi ; 1,597 élèves sont à leur première année et 1,316 à la seconde.Travail de l'inspection.Tout ce travail d’inspection et d’examen a été fait, sous la surveillance du bureau central, par 79 inspecteurs avec l’aide de 24 assistants.Sur ces inspecteurs, 49 ont visité 638 écoles attachées à l’Eglise d’Angleterre ; 14 ont inspecté 1,549 écoles protestantes ne se rattachant pas à cette Eglise ; 4 ont inspecté 415 écoles catholiques romaines dans la Grande-Bretagne ; 8 ont visité 1,251 écoles attachées à l’Eglise d’Ecosse ; 3 ont inspecté 527 écoles non attachées à cette Eglise, et l'inspecteur a visité 90 écoles de l’Eglise épiscopale d’Ecosse.Les écoles.Les écoles d’Angleterre et du pays de Galles soumises à l’inspection, et inspectées pendant les quatre dernières années, pouvaient recevoir, en 1867 7.46 p.100, en 1868 7.91 p.100, en 1869 8.34 p.100 et en 1870 8.75 p.100 de la totalité de la population.Le nombre des élèves présents dans les écoles comparé à la population, s’est élevé de 4.53 p.100 en 1867, à 4.85 p.100 en 1868, à 5.24 p.100 en 1869, et à 5.62 p.100 en 1870.Le nombre des places dans les écoles et le nombre des élèves s’est accru dans une proportion plus forte que la population.Il en est de même du nombre des professeurs.Mais le nombre de places dans les écoles continue à dépasser de beaucoup le nombre des élèves.Quant au résultat des études des enfants qui fréquentent les écoles, il est de beaucoup au-dessous du niveau qu’on pourrait considérer comme satisfaisant.En résumé, en 1870, les inspecteurs ont visite, en Angleterre et dans le pays de Galles 12,061 écoles, dont 2,486 sont des écoles de garçons, 1,805 des écoles de filles, 5,766 de filles et de garçons et 2,004 écoles de tout petits enfants.Ces écoles peuvent contenir 1,878,584 élèves ; 1,152,389 (653,882 garçons et 498,507 fillies) les ont fréquentées chaque jour en moyenne pendant toute l’année.6,395 maîtres et 6,072 maîtresses ont été employés à leur instruction.—Journal Officiel.BULLETIN DES SCIENCES.Puits artésiens.—Une douziine, environ de ces puits ont été creusés dans le désert de Sahara, et autour de leurs orifices, l’herbe et les palmiers croissent, la végétation s’opère, l’homme et les animaux établissent leurs demeures.Le gouvernement français en a fait creuser dans les solitudes stériles de l’Algérie, et il se trouve maintenant que l’eau est son meilleur allié contre les Bédouins.Le plus anciens des puits artésiens, en Europe, est à Lilliers, sur le Pas-de-Calais, et de son orifice, un jet interrompu s’échappe depuis 746 ans.Cependant, le Chinois demi-barbare, a devancé l’Europe, sous ce rapport de plus de mille ans, et les puits artésiens sont employés avec le plus grand succès dans toutes les parties de la Chine.Notre mode de percement même est emprunté à ce pays.Jusqu’à tout dernièrement encore, nos mineurs frappaient, avec un lourd marteau, sur la tête de la tige, écrasant le roc au-dessous et en retirant les débris avec la cuillère.Les mineurs chinois, au contraire, soulèvent la tige de cinq ou six pieds et la laissent retomber en lui imprimant un vif mouvement de rotation : les débris sont recueillis dans un creux de la tige même.Reconnaissant la supériorité de cette méthode, nos mineurs l’ont mise presque partout en opération.Le plus estimé des puits artisiens, non pas seulement à cause du volume d’eau qu’il fournit, mais par l’aide qu’il a apportée à la science, est celui de Grenelle, à Paris.Il a fallu huit ans pour le percer, et le gouvernement français a souvent hésité devant ce coût énorme, mais l’ouvrage n’en a pas moins continué par l’énergie persistante de ses auteurs, MM.Arago et Wilderfin.Son diamètre, qui est de douze pouces à l’orifiçe, diminue de moitié, dans l’espace de douze cents pieds ; sa profondeur totale est de 1802 pieds audes-sous du niveau de Paris, ou 1698 pieds au-dessous du niveau de la mer ; c’est à ce point seulement que l’eau fut trouvée.Malgré cette immense profondeur, la pression est si forte que l’eau, après avoir parcouru cet espace de 1800 pieds, forme encore un jet de 122 pieds, au-dessus de l’orifice : la quantité d’eau douce fournie par 24 heures est de près d’un demi-million de gallons.— Les oiseaux ivres.—Un médecin de province vient d’adresser à l'Académie des Sciences, à Paris, un rapport d’expériences très curieuses dans le but de déterminer les effets produits sur les gallinacés par le vin, le cognac et l’absinthe.Tous les doutes sur la prédisposition de ces volatiles à l’intempérance sont aujourd’hui dissipés, ils se livrent à l’ivrognerie avec une joie cynique, et plus d’un vieux coq s’est montré capable de boire sa bouteille par jour.On a limité la dose de vin et de liqueurs pour chaque oiseau.Ils maigrissaient rapidement, surtout ceux qui se livraient à l’absinthe. 118 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Deux mois d absinthe suffisaient pour tuer le coq le plus vigoureux ou la poule la mieux constituée.Les gallinacées qui se bornaient au cognac vivaient quatre mois, les buveurs de vin un an.Non seulement leur santé est aftaibtie par l’alcool, mais leur aspect physique subit une transformation des plus singulières.Les ci êtes des coqs deviennent très volumineuses, et prennent un coloris d un brillant extraordinaire, comme le nez d’un ivrogne devient gros et rouge.BULLETIN DE L'INDUSTRIE ET DD COMMERCE.—L'hiver dans les provinces du Far-West.—Chemin defer du Pacifique.— Nous lisons dans le dernier numéro de Y Harper’ s Weekly.de NeW-Yoïk, que l’hiver a été très-rude cette année dans les plaines du Far-West, Les ouragans ont été sinon fréquents, du moins extrêmement violents, sur une grande étendue de pays, entre le Colorade et Wyoming d’une paît et le Kansas et Ncbra.-ka de l’autre.Les vents ont soufflé, en certaines occasions, avec une impétuosité inouïe, et la neige est tombée sur un espace assez vaste pour que la circulation en ait été totalement interceptée pendant plusieurs jours.Des trains do chemins de fer ont été bloqués, et plus d’un pauvre émigrant qui cherchait à pied sa route vers l’Ouest, surpris par la tempête, a trouvé la mort dans les neiges.La plus violente de ces tempêtes a eu lieu le 21 décembre dernier, et ceux qui en ont éprouvé les effets ne les oublieront pas de sitôt, dit le journal américain.La neige, fouettée par le vent, s’était amoncelée à de grandes hauteurs, et formait contre le versant de certaines montagnes des murailles, qui avaient la solidité de la glace et qu’il aurait été très-difficile de percer.Des voyageurs partis de San Francisco par le chemin de fer n’ont atteint Ciiicago qu’au bout de vingt jours.Dans une certaine partie de la route, près de Sherman entre autres, les trains no parcouraient pas plus de quatre milles eu vingt-quatre heures eU’on a vu quatre d’entre eux, à destination des Etats de l’Est, arrêtés en même temps presque sur le même point.Ces trains contenaient plus de 800 voyageurs, dont quelques-uns étaient arrivés de la Chine et du Japon par le steamer-poste du Pacifique.Représentez-vous la surprise des étrangers débarqués des pays du soleil et tombant tout à coup au milieu de pareilles tempêtes de neige ; les trains de marchandises, on le devine n’ont pas été plus heureux que ceux qui transportent les voyageurs.Plus de deux cents wagons abondamment chargés avaient été garés à la fois des voies transversales, en attendant une occasion pour passer outre ; en même temps une quantité énorme de marchandises en transit, de quoi remplir près de quatre cents chariots, encombraient la gare d’Omaha.Les Américains, qui ne sont pas habitués à de tels retards, soupirent après le moment où le vo-age d’hiver sur le railway Pacifique s’effectuera avec autant de facilité et de rapidité qu’en tout autre saison de l’année.Ils ne se souviennent déjà plus du temps où l’on employait trois semaines, un mois ou même davantage pour aller des côtes de l’océan Atlantique à celles de l’océan Pacifique à travers tout le continent américain.Aujourd’hui, grâce au chemin de fer du Central Pacific, la voie ferrée la plus vaste qui existe dans le monde, que nous ferohs connaître prochainement dans un article plus détaillé, on va de New-York à San Francisco, et vice-versâ, en moins de huit jours.La distance est de 3,250 milles anglais.Le voyage s’effectue par Chicago ou Saint-Louis, puis à travers le Kansas, Nebraska et Omaha, l’immense territoire despraiiies, de là, par la région de l’Utah et l’Etat de Nevada, jusqu’au Sacramento et jusqu'à Sin Francisco.Les wagons employés sur cette ligne, les fameux sleeping-cars, système Pullmann, sont aménagés de la façon la plus commode et la plus confoi table ; chauffés au moyen de tuyaux qui passent sous chique voiture, ils sont munis de doubles fenêtres et la ventilation y est excellente.C’est ce que nous apprend une correspondance de îa Gazette d1 Augshourg.qui traite le môme sujet.Aussi, le journal allemand prétend-il que les gens emprisonnés dans les neiges sur la ligne du Pacifique, n’ont pas souffert autant qu’on pourrait le croire au premier abord.Les voyageurs avec femmes et enfants, qui, par suite de l’ouragan et de la tempête, ont été forcés de passer trois jours dans les prairies, trouvaient dans les wagons des lits bien chauds ; ils ne manquaient de rien, bo is mets et bons vins, car toutes les précautions avaient été prises d’avance.Dans ces occasions, les trains sont remorqués par trois locomotives dont la première est armée d’un chasse-neige de onze pieds de haut sur autant de large, en chêne, avec plaque en fer ; en outre, un wagon accompagne toujours le convoi, avec un approvisionnement de pelles et d’autres outils non moins nécessaires.N’oublions pas d’ajouter que les conducteurs du train sont munis de petits télégraphes de poche, qu’ils peuvent mettre en communication avec les fils télégraphiques, ce qui leur permet d’avertir les stations les plus éloignées sur les deux côtés de la ligne, et de demander du secours.Une autre singularité de ce chemin du Pacifique, ce sont les hangars ou appentis dressés de distance en distance, sur un certain espace, conlre l’accumulat’on des neiges, les éboulcmcnts, et même les avalanches, ce qu’on appelle les snow-sheds.Le journal américain i1 lustré Harper's Weekly, auquel nous empruntons une par tie de ces détails, en donne un dessin curieux ; le snow-plow, ou chasse-neige, y est également représenté.Cette année, les hangars ont presque succombé sous le lardeau qui les accablait.Ces constructions sont uniques dans leur espèce, dit un voyageur qui a fait ce long trajet en chemin de fer, M.R.Sehlngintweit.Destinées à arrêter les masses de neige qui, sur les hauteurs de la Sierr .-Nevada, s’accumulent parfois à une hauteur de 15 pieds, et qui entravent la circulation et le trafic, elles consistent en une rangée d’arbres aux troncs gigantesques, pins ei sapins, tels que l’Amérique seule en produit dans les régions de la S erra-Nevada, de l’Oregon, et aux alentours de la baie de Puget-Sound, à l’extrémité nord-ouest du territoire de Washington.Les arbres sont fichés en terre à un intervallo, tantôt de quelques pouces seulement, tantôt de plusieurs pieds, selon les localités.Le toit est formé de grosses poutres ou de planches épaisses qui ne sent pas, comme bien on pense, posées à plat, mais inclinées, de sorte que les neiges ne peuvent y séjourner par masses, ni les avalanches qui descendent des hauteurs y causer de sérieux dommages.On se souvient encore, à Strong Canon, à environ trois milles à l’est de la station de Summit, d’une avalanche qui se détacha des montagnes, il > a deux ans (21 février 1870), écrasa un de ces abris d’une hauteur d’une centaine de pieds, et intercepta la voie, qui ne fut dégagée qu’au bout de douze heures, à l’aide d’une de ces puissantes machines à chasser la neige dont nous avons parlé plus haut.La construction de ces abris a coûté 1 million 731,000 dollars.Ils ont une longueur totale de trente-deux milles anglais et comme ils sont répartis dans une z >ne assez peu étendue (50 milles anglais), ils interceptent presque complètement la vue du paj sage.Les arbres qui en forment les parois étant souvent très-rapprochés et les poutres qui entrent dans leur composition, étant la plupart du temps recouvertes de planches, ce sont des véritables tunnels que traverse le convoi, dans lesquels le jour a de la peine à pénétrer.A l’ouverture de la ligne, en mai 1869, ces tunnels d’un nouveau genre n’avaient, à beaucoup près, l’étendue qu’ils ont actuellement ; les parois latérales n’existaient pas ; aussi le voyageur pouvait-il jouir des beautés naturelles de la Sierra-Nevada plus complètement qu’il ne le fait à présent.Mais l’Amérique est le pays des contrastes et quelle n’est pas la surprise du touriste, quand, emporté par la vapeur, à peine sorti des glaces et de la neige des prairies et de la montagne, il se trouve soudain transporté au milieu de jardins et de prés verdoyants.La nature entière, les forêts et les campagnes, à ses yeux déploient la plus riche végétation ; il ouvre les fenêtres de son wagon, un air doux et tiède lui souffle au visage ; le chant des oiseaux frappe son oreille; aux stations, c’est à qui lui offrira des primeurs ; bref, il a suffi de six heures de chemin de fer pour qu’il passe comme par enchantement des rigueurs d’un hiver accompagné de neige et do glace à toutes les splendeurs du printemps, tandis que les roues de la machine qui l’emporte à toute vapeur conservent encore les flocons de neige qu’elles ont ramassées sur la route.J.O.BULLETIN DES STATISTIQUES.La colonie de Victoria.—Le journal le Times donne les détails suivants sur les progrès de la colonie Victoria : La surface totale de terres livrées à la pâture, à la fin de 1870, était de 27,702,289 acres.Le surplus des terres exploitées autrement qu’en pâture, était, au mois de mars 1871, de 9,530,-638 acres.La totalité des terres entourées de clôtures, était de 8,677,947 acres et celles des terres en labour de 909,015 acres.Le produit brut de la récolte en grains, pour l’année finissant au 31 mars 1871, a été de 5,456,577 boisseaux.Dans cette quantité, il y a eu 2,870,409 boisseaux d’orge et 2,237,010 d’avoine.La rapidité des progrès de la colonie ressort manifestement de la comparison de la quantité de terres occupées et cultivées aux dittérentes époques.En 1862, le nombre des cultivateurs était de 4,090,784 acres et des terres cultivées de 430,895 acres.Dans l’année finissant au 31 mars 1871, le nombre des cultivateurs était de 31,842 ; l’étendue def terres occupées de 9,530,638 acres et la quantité de terres cultivées de 909,015 acres.Les bestiaux existants sur les fermes au 21 mars 1871 se chiffraient ainsi : 144,088 chevaux ; 182,254 vaches laitièros bétail d’autres espèces, 372,140; 3,838,896 moutons et 124,995 porcs.Bestiaux JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.119 hors des fermes régulièrement établies (squatters), 23,132 chevaux ; bétail, non compris les vaches laitières, 151,142 ; moutons, 6,923,518.L’outillage des formes pendant l’année finissant au 31 mars 1871 est évalué à 1;402,863 livres sterling ; la valeur approximative des améliorations effectuées, ce qui comprend les constructions de toute nature, clôtures, puits, etc., est portée à 8,777,548 livres.Pendant 1879, il y a eu sur les différents points de la colonie plus de 1,000 manufactures en plein fonctionnement,— Journal Officiel.dalles passées au feu, qui portent la marque de la lITe Légion.Enfin, on a trouvé un certain nombre de cercueils en pierre parmi lesquels celui d'un enfant.Dans tous ces tombeaux, les ossements étaient bien conservés.On a également trouvé des squelettes qui, à en juger par les clous de fer recueillis dans le voisinage, avaient dû être enterrés dans des cercueils de bois.On se hâte de terminer les fouilles, avant que la construction de la gare ne les rende impossibles, —Journal Officiel.BULLETIN DE L'HORTICULTURE.BULLETIN DE LA GÉOGRAPHIE.La Colombie.—Le P.de Smet, missionnaire jésuite, qui a parcouru toute la Colombie en parle ainsi dans ses lettres : — “ Au pied des Montagnes du Portage, écrivait-il en 1845, se trouve un immense plateau très élevé, qui offrirait dans les pays populeux un site magnifique pour la construction d’une grande ville.Les montagnes qui l’entourent sont majestueuses et pittoresques.De leurs cimes, d’innombrables petits ruisseaux descendent dans la plaine et l’arrosent dans toute son étendue .Les puits et les carrières y sont inépuisables ; des monceaux de charbon de terre, que j'ai vu le long du rivage, indiquent que ce précieux métal ne manque pas.Que ne deviendrait pas cette immense solitude, aujourd’hui si triste, sous l’influence d’une civilisation bienfaisante ?Le pays des Sphalzi n’attend que le travail et l’industrie de l’homme laborieux et industrieux.Le plomb y est si abondant, que dans plusieurs endroits, il se trouve en morceaux sur la surface du sol même, et d’une qualité si belle, qu’il n’y a pas de doute qu’il ne soit mêlé avec une certaine quantité d’argent.’’ De la région formée par les sources du Columbia, le P.de Sme écrit : ., “ Dans une époque qui, selon toute probabilité, est peu eloignee, lorsque l’industrie, les sciences et les arts, pénétreront avec l’émigration dans les mille et mille vallées des Montagnes Rocheuses, vallées qui se présentent, si j’ose m’exprimer ainsi, comme autant de veines capables de faire circuler la vie dans un corps bien robuste, bien étendu et bien vaste, la Colombie deviendra très importante.Le climat y est délicieux, le froid et la chaleur n’y sont pas excessifs, les neiges y disparaissent absorbées par l’air à mesure qu’elles tombent.La vallée récompenserait au centuple la main laborieuse qui travaillerait son sol ; des troupeaux innombrables d’animaux trouveraient toute l’année leur nourriture dans les pâturages où les fontaines et les sources entretiennent la fraîcheur et l’abondance.Lts coteaux et les pentes des Montagnes sont en général garnis de forêts inépui sables, qui dominent le pays, l’épinette, le cèdre et le cyprès.La main industrieuse et habile de l’homme civilisé en ferait un petit paradis terrestre.” BULLETIN DE L’HISTOIRE.Le premier tour du monde.—Selon un vieil historien espagnol qu i écrivait en 1652, ce voyage de circumnavigation était autrement ancien que celui de Magellan ; il remontait aux temps bibliques Fernando Montesinos rappelle, avec l’expression du doute, il est juste d’en convenir, que Noé fit le tour du monde pour assigner à chacun de ses compagnons le lieu où il devait s’établir.Le bou licencié ajoute même, pour la décharge de sa conscience en matière de geographic : “ Je ne garantirais pas la vérité de cette tradition.” BULLETIN DE L’AROHÉOLOGIE.__Constructions romaines —Il y a quelques jours, en creusant les fondements d’un nouveau Kursaal, à Baden, on a découvert des restes ass z considérables de constructions romaines ; jusqu'à présent les touilles ont mis au jour deux murailles latérales, chacune de 24 pieds de longueur, auxquelles est adjacent l'hypocauste, ou logement des appareils de chauffage dont on voit encore sept rangées, chacune de 12 piliers de 2 pieds de hauteur, les intervalles sont comblées par des débris parmi lesquels se trouvent en quantité considérable des fragments de tuyaux de chauffage.Sans doute les recherches ultérieures amèneront la découverte d’objets antiques intéressants.— [Journal de Genlve.] Fouilles archéologiques.—Des travaux exécutés depuis quelques jours, pour la construction d’une section de chemin de fer, non loin de ltàtisbonne, ont amené, dit la Gazette d'Augsbourg, la découverte de fragments considérables d’un cimetière romain.La Société historique de la ville s’est chargée de la direction des fouilles, et de la mise à découvert des tombeaux.Un fait curieux, c’est qu’on v rencontre, à la même place, plusieurs espèces de sépultures ; tantôt ce sont des urnes cinéraires isolées tantôt des urnes rassemblées dans une espèce de caveau ou columbarium.Plus loin, ce sont ces tombeaux soigneusement murés, la plupart recouverts de grandes Le crapaud.—Le Scientific American contient les lignes suivantes, au sujet des crapauds dans les j irdins : — “ Plus le sol est riche et la culture soignée, plus les crapauds sont nombreux.C’est parce que les insectes abondent sur un terrain fert le qu’il en est ainsi.Le crapaud s’établit sous les choux ou autres plantes, et de là il guette patiemment l’apparition des limaces, vers, punaises et autres insectes dont il est friand.Cette langue douce qu’il projette avec tant de rapidité paraît assez inoffensive, et cependant elle adhère comme la paix à tout ce qu’elle rencontre de vivant.Nous ne devons donc pas nous priver des services d’un aide comme celui-là quand il s’agit de la destruction des insectes, car le crapaud est aussi utile sous ce rapport que l’oiseau par rapport aux arbres.Laissez donc les crapauds vivre en toute liberté dans les jardins.” BULLETIN DES LETTRES.M.Desbarats, qui en outre de l'Opinion Publique et de VIllustrated Mews, publie le Hearthstone, désirant donner à la littérature de ce pays un nouvel encouragement offre des récompenses à ceux qui écriront en anglais, des nouvelles pour ce dernier journal.Pour un histoire de 100 colonnes.1er prix $500 ; 2e prix $350, $250 et $150.Pour une nouvelle devant être publiée dans un seul numéro $50 et $25.M.Desbarats a par devers lui beaucoup de matière, mais venant des pays étrangers : il préférerait avoir des feuilletons canadiens.ANNONCES.LE CALCUL MENTAL DE M.F.X.JUNEAU EST EN VENTE Chez tous les libraires du pays.PROSPECTUS DE L’ECOLE COMMERCIALE DE LOTBINIERE.Le cours commercial se divise en trois années, avec trois degrés.1ère année.(3ème degré ) Ponr y être admis, les élèves devront passer, dans leur langue maternelle, un examen satisfaisant sur les matières du cours d’instruction primaire.L’enseignement de cette première année comprendra : La calligraphie, dans tous ses détails ; les laDgues française et anglaise (grammaire ; ) la correspondance commerciale, l’arithmétique ; le calcul mental ; la géographie et l’histoire du Canada, des Etats-Unis, de la France et de l’Angleterre, 2èmb année.(2ème année.) Continuation de l’étude de l’histoire de ces quatre pays, littérature française et auglaise ; l’algèbre; la géométrie; la comptabilité, dans toutes ses parties ; la tenue des livres à simple et à double entrée ; transactions commerciales et la géographie. 120 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.3È.ME ANNÉE.(1er degré ) L’algèbre ; la géométrie : continuation de l’étude des langues anglaise et française ; la constitution du Canada ; notions du droit commercial ; physique et mécanique é émentaires ; < hintie industrielle; dessin linéaire; étude des connaissant s utiles, des matières premières du commerce, des ohj ta manufacturés et co,timer-gables, etc.Les élèves recevront des notions élémentaires sur l’horticulture et l’agriculture.L’instruction religieuse obligatoire pour tous les élèves catholiques, sera placée sous la direction du cuié de la paroisse.L’ouverture des classes aura lieu le î septembre proehaiu.Les heures de classe seront de 8 à 10j heures du matin et de 1 j à 4 heures de l’après-midi.Les heures d’étude, h l’école, de 10J it midi et de 4 it 5 heures de l’après-midi.Le jour de congé hebdomadaire sera le jeudi.L’année scolaire commengera le 1er septembre et finira le 1er juillet.PRIX ET CONDITIONS D’ADMISSION.Le prix de l’enseignement sera de vingt piastres par année payable par quartiers, et d’avance, aux époques suivantes : 1er septembre, 1er décembre, 1er février et 1er mai.Le soussigné fournira au prix coûtant, les livres nécessaires à Ceux qui le dé-ireront.En ouvrant cette école commerciale, dont le besoin se fait sentir depuis longtemps dans nos campagnes, le soussigné croit rendre un service à tous ceux qui ont la volonté de fairo donuer û leurs en fants une éducation commerciale et pratique, avec l’étude de la langue anglaise, mais qui ne peuvent pas faire le sacrifice d’envoyer leurs enfants étudier dans les villes.Le prix des cours est aussi bas qu’il est possible de le mettre, considérant les sacrifices que le soussigné aura à s’imposer pour se procurer un bon professeur anglais, bien compétent à enseigner la langue anglaise maintenant devenue si utile dans toutes les affaires.Il y s nn nombre de maisons des plus respectables, à Lotbinière où les élèves trouveront une bonne pension, ou pourront faire accommoder des provisions qne leurs parents leur fourniront, à très bon marché, et où les parents en laissant leurs enfants, n’auront pas à craindre pour eux les d ngers de la mauvaise compagnie.Les nersonnes qui délireraient de plus amples informations sont priées de s’adresser au Révd.M.Roy, curé de Lotbinière, ou à H.G.Joly, écr., à la Pointe Platon.A.F.FLEURY, instituteur et élève de l’école normale Jacques Cartier, diplômé le 12 juillet 1866.Lotbinière, 1er juillet 1872.Madame THIVIERGE Ouvrira le premier Mai, à St.Félix du Cap Rouge, à sept milles de Québec, un Etablissement pour l’éducation d’une classe choisie de huit ou dix jeunes demoiselles.Les études comprendront l’Anglais et le Frangais dans toutes les branches enseignées dans une école modèle, la musique, le chant, les divers genres de Dessin, la Peinture Orientale et h l'huile, et la confection des ouvrages en cire, soit des fleurs, soit des fruits, etc.Trois institutrices seront chargées de l’enseignement.Une Dame Anglaise sera à la tête des classes anglaises ; une Dame Frangaise enseignera la Langue Frangaise ; Madame Thivierge donnera elle-même des legons de musique et de beaux arts.CONDITIONS: Par termes H semaine Pension avec l’étude de l’Anglais et du Frangais_ $24.00 Musique.6.00 Peinture.6.00 Dessin.3,00 Un cours de legon d’ouvrages en cire.8.00 La table sera copieusement servie, et Madame Thivierge donnera une attention particulière à la santé de ses élèves.Le Cap Rouge est admirablement situé et renommé par la salubrité de l’air.Ou engagera les élèves t\ prendre des exercices journaliers, et madame Thivierge fera tout en son pouvoir pour donner satisfaction aux parents qui voudront bien lui confier le soin de leurs enfants.Pour renseignements et plus amples détails, on pourra s’adresser il Madame Thivierge, Cap Rouge Madame E.I.Dalkin, Cap Rouge, Révérend P.J.Drolet, Curé ; C.W.Wilson, Ecuier, Rue St.Pierre, Québec ; Robert J.Young, Ecuier, James Bowen, Fils, Ecuier, Rue St.Pierre, Québec, ou au Cap Rouge ; J B.Forsyth, Ecuier, Cap Rouge ; Edson Fitch, Ecuier, St.Romuald.Cap Rouge, 10 Mars, 1871.DICTIONNAIRE GÉNÉALOGIQUE DE TOUTES LES FAMILLES CANADIENNES PAU M.L’ABBE C.TANGUAY Avec un Fac-Similé e la Première carte inédite de la Nouvelle-France en 1641.Les personnes qui ont souscrit au Dictionnaire Généalogique et qui voudraient recevoir ce volume par la poste sont priées do nous envoyer le montaut de leur souscription qui est de $2.50 en y ajoutant 40 contins pour les frais de poste.Celles qui ont souscrit chez les Messieurs suivants pourront se le procurer en s’adressant après le 15 Mai courant à J.A.LANGLAIS, Libraire, Rue St.Joseph, St.Roch de Québec.J.N.BUREAU, Trois-Rivières.E.L.DESPRÈS, Maître de Poste, St.Hyacinthe.JAMES W.MILLER, Maître de Po6te, de Ste.Luce deRimouski.,A.GAGNÉ, Maître de Poste de Kamouraska.R.OUELLET, “ ¦< L’Islet.F.H.GIASSON, “ L’Anse à Gilles.E.LEMIEUX, Ottawa.F.X.VALADE, Longueuil.L.O.ROUSSEAU, Château-Richer.Les personnes qui ont souscrit chez MM.Dübeao & Asselin, pourront s'adresser à M.L.M.Crémazîe, Libraire, Québec.En vente chez l’Editeur EUSÈBE SÉNÉCAL, 10, Rue St.Vincent, Montréal.NOUVEL ABRÉGÉ DE GEOGRAPHIE MODERNE A L’USAGE DE LA JEUNESSE PAR L’ABBE HOLMES SEPTIEME EDITION ENTIEREMENT REVUE, CORRIGEE ET CONSIDERABLEMENT AUGMENTÉE PAR L’ABBÉ L.;0.GAUTHIER Professeur cCHistoire au Séminaire de Québec.Un Volume in-12 de 350 pages.Cartonné $4.00 la douzaine.J.B.ROLLAND & FILS, Libraires-Editeurs.En vente chez tous les Libraires et les principaux Marchands.IMPRIMÉ PAR LÉGER BROU-SSEAU, QUÉBEC.
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