Journal de l'instruction publique, 1 septembre 1873, Septembre
! I tftLKlcfflsriljjiCE, LfUFJtlSpROcfol !/ Volume XVII.Québec, Province de Québec, Septembre 1SÎ3.No.9.SOMMAIRE.—Economie sociale : L’élévation des travailleurs, M.Eugène Rendu.—Géographie : Le Grand-Ouest.—Avis officiels : Erections, annexions, etc., de municipalités scolaires.—Nominations de membres des bureaux d’examinateurs, d'un professeur à l’école normale Laval, de commissaires et de syndics d’écoles.—Diplômes octroyés par les bureaux d’examinateurs.—Rédaction : Conférence des inspecteurs d’écoles.—Cinquantième conférence de l’association des instituteurs de la circonscription de 1 école normale Laval.—Bulletin bibliographique.—Revue mensuelle.—Annonces.—Documents officiels —Etat fourni par le bureau des commissaires protestants de Montréal.—Liste des pensions accordées aux instituteurs retirés de l’enseignement.ECONOMIE SOCIALE.L'élévation des travailleurs.Nous donnons aujourd’hui la plus grande partie d'un cloquent discours sur cet important sujet, prononcé par 1 inspecteur-général, Eugène Rendu, devant l’Association polytechnique pour l’instruction des travailleurs.Nos lecteurs remarqueront, sans doute, l’esprit philantropique et le sens tout à-fait pratique qui ont inspiré ce discours.M.Rendu représentait dans eetto circonstance les ministre de l’instruction publique.“.Qu.el est le sens et la portée pratique de ces mots : klevationd.es travailleurs! En analysant cotte formule, je voudrais me tenir à égale distance et de la crainte pusillanime qui empêche do regarder les questions en face, c“ “° l’utopie,—ce piège éternellement tendu à la faiblesse et a 1 ignorance par l’esprit d’intrigue et par l’ambition, qui no laisse échapper ses dupes que pour multiplier ses victimes.r 1 Par “ Elévation des travailleurs,” faut-il entendre leur utrranchissement du (ravail manuel?Non certes ; loin -rd a la paroisse de deur T/ ° ® lm6 l'ene Paral*,Jle jusqu’à la profon-Hrnnl - it o* selfneurie, et au sud, à la Province du Nouveau-Brunswick • 2o.cette partie de ladite seigneurie de Madawaska qui se trouvo a l’ouest du lac Témiscouata et de la rivière Madawaska tenant a l’ouest du dit lac à la dite rivière : à l’est aux terres de la couronne, et au nord, à une ligne parallèle à vine ÿvlse Notre-Dame-du-Lac, et au sud, encore à la Province du Nouveau-Brunswick.du Tanten fl®1!’!63 :lf*?nées à la municipalité scolaire en conseH dn 9 ^’ dan3 le COmté du même nom- Pa*’ ordre le terrfT- d 3 Ju.ln dern,ler> pour les suivantes, savoir : tout de Chamhte Tïï1’118 dM1S la ‘:oyporation municipale du Canton le Chambly, telle que constitue en corporation, de plus les ter TSt„iJaCent,V Z" dit@ corP°rati°i" municipale pris sur Te territoire rural de la paroisse de St.Joseph de Chambly lesnuels S t°eL ou°endUS Ct désig?és aUX P'an et livre ae renvoi com édeChnmlT P°SeS P'"1'-/63,'1113 de Penregistrement du m m TT,!6 i, les terrains Nos.300, 301, 303, Yufe p* iin’ 31 ’ T4’ 3JA.ùdb’ 3()5 et 31(,> appartenant à John i me, et 310 appartenant John Bell Slï ïille ««* NOMINATION DE MEMBRES DE BUREAUX D'eXA-MINATEURS.t .BURBAU DB RIMOUSKI.en date0 duTî)nt,',f,?we,,nelU' a blen voulu> Par ordre en conseil me au 1» juillet dernier, nommer les personnes dont les un U1ARLÛYUIA aau UD.i A l .Par ordre en conseil en date du 27 du courant, Jean-Baptiste P Dupont, écr., membre du bureau chargé de conférer des diplômes aux aspirants ou aspirantes à l’enseignement pour le district de Charlevoix et Saguenay en remplacement d* M.Ed.Boudreau.NOMINATION D’UN PROFESSEUR A L’ÉCOLE NORMALE LAVAL Le lieutenant-gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 26 août dernier, nommer M.Rosario Saucier, un des professeurs de l’école normale Laval, en remplacement de M.P.Iludon, démissionnaire.NOMINATIONS DE COMMISSAIRES ET DE SYNDICS D’ÉCOLES.Québec, 5 sept.1872.Le lieutenant-gouverneur a bien voulu, par ordre en conseil en date du 27 août dernier, faire les nominations suivantes de commissaires et de sydics d’écoles, savoir : COMMISSAIRES D’ÉCOLES.Comté de Bellechasse—St.Cajetan—M.Jean Baptiste Fradet en remplacement de M.Pierre Isabelle ; Comté de Chicoutimi—Harvey—M.Adolphe Boudreau en remplacement de M Lucien Bouchard ; Comté des Deux-Montagnes—Ste.Scholastique, paroisse— MM.Louis Cléophas Leduc et Maxime I aviolette, le premier en remplacement de lui-même, et le scond on remplacement de M.Joseph Fortier ; Comté de Dorchester—St.Malachie (No.1)—Révd.M.W.Richardson et M.François Lafontaine en remplacement d’eux-mêmes ; Comté de Gaspé—Grande-Grave—M.'William Robert, en remplacement de.M Charles Esnouf ; Comté de Jacques-Cartier—Lachine (ville)—MM.Clément Deschamps, Thomas Chapman, Alphonse Gariépy, Jean-Baptiste Caron, et Jean-Baptiste Léger ; (Municipalité nouvelle.) Comté de Jacques-Cartier—Lachine (paroisse)—Mil Jean Baptiste-Onésime Martin dit Ladoucoeur, Maxime Latour et Jean-Baptiste Légault en remplacement de trois commissaires qui se tiouvent à résider hors des limites de la paroisse * Comté de Lotbinière-Ste.Agathe (No.2)—M.Etienne Morin en remplacement de lui-même ; Comté de Mégantic-Ireland (South)-M.James Byrnes en remplacement de M.Robert Baily, et M.William McFarlane en remplacement de M.John Porter • Comté de Rimouski—St.Anaclet—MM.Joseph Lavoie et François Lemieux en remplacement de MM.François Roy dit Lauzon et Germain Vignola, sortis d’election irrégulière Comté de Saguenay—Canton de Saguenay—MM.Alexandre Tremblay et Pierre alias Pitre Poitras en remplacement d’Oné sime Savard et André Daignault dit Laprise ; 9on?t?,d0-St- Hyacinthe—St.Ilyacinthe-lë-Confesseur—MM.Altied Minier dit Lagassé et Louis Guilbert en remplacement de MM.Zéphir Blanchard et Guillaume Daignault-Laprise • Comté d’Yama,ska—Ste.Brigitte des Saults—MM.George Lavallée et Martin Purtell, en remplacement de MM James Purtell et William Shawken ; e» Comté d’Yamaska—St.François-du-Lac-MM.François Ver ville et Isaac Desmarais, en remplacement de MM Edouard De»pins et Jean Baptiste Maher, 134 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.SRNDICS DÉCOLES.Comté d'IIochelaga—Tillage St.Jean Baptiste—M.Joseph Thomas en remplacement de M.Jolm Seybold ; Comté d'Ottawa—Aylmer—M.Luther Eddy, en remplacement de M.William McLean.DIPLÔMES OCTROYÉS PAR LES BUREAUX DEXAM.INATEURS.BUREAU CATHOLIQUE DE QUÉBEC.Ecole modèle, 1ère classe (F.A A.) M.Joseph Henry Audibert.Ecole élémentaire, 1ère classe (F.) Mlles.M.Zélire Bergeron, M.Hedwidge Boisvert, Rose de Lima Demers, M.Césarie Fra-det, Obéline Gosselin, M.Léa Houde, Félixime Labrecque, Sara Lachine, Pamela-Alplionsine Lacombe, Adeline Pichet, Clarisse Rompré, Adéline Roy et Adèle Thibodeau.Ecole élémentaire, 2e classe (F) Mlles.Pliilomène Blais, Marie Fugère, M.Fédéra-Virginie Germain, Dorothée Hardy de Chatillon, Arzélie Hébert, Delvina-Cléophée Lachance, M.Antoinette Lamothe, Victorine Lauzé, Célina Marcoux, M.Géor-gina^Plaisance, M.Anaïs Plaisance, Rose Roberge et M.Eléonore Routhier.Ecole élémentaire, 1ère classe (A) Mlles.Sarah Jane Bryson et Margaret Bamford.Ecole élémentaire, 2e classe (A Mlle.Ellen Duff.5 août, 1873.Nap.Lacassh, Secrétaire.BUREAU CATHOLIQUE DE RICHMOND ET WOLFE.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) Mlles.Hélène-Emma Guertin, Olivine Ouellette et Eugénie Talbot.Ecole élémentaire, 1ère classe (A) Mlle.Mary-Ann McNamara.école élémentaire, 2e classe (F) Mlles.Philomène Benoit, Rosa Ducharme et Mary Ann McNamara.Ecole élémentaire, 2e classe (A) Mlles.Mary-Jane Gorman et Eugénie Talbot.5 août 1873.F.O’Brien, Secrétaire.BUREAU DE CHARLEVOIX ET SAGUENAT.Ecole élémentaire 1ère classe (F) Mlles.M.Anastasie Choui-nard, Dias Dallaire, Louise Lachance, Suzanne Lavoie et Philomène Tremblay.12 août 1873.Chs.Boivin, Secrétaire.BUREAU DE SHERBROOKE.Ecole élémentaire, 2e classe (A) Mlles.Caroline S.Cowan, Maggie Cowan et Margaret McKay.Ecole élémentaire, 2e classe (F) Mlle.Odile R.Richard.5 août 1873.S.A.Hurd, Secrétaire.BUREAU DE BEAUCE.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) Mlle.Elize Bélanger.Ecole élémentaire, 2e classe (F; Mlle.Delise Vetlleux.3 août 1873.J.T.P.Proulx, Secrétaire.bureau de kamouraska.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) Emélie Bérubé, Héloïse Bérubé.Clara Bouchard, Demerise Boucher, Adèle Levasseur, Geraldine Rioux, Zoé Sirois et Mary Smith.Ecole élémentaire, 2e classe (F) Mlle.Appelline Deschênes.5 août 1873.J.G.Pelletier, Secrétaire.BUREAU PROTESTANT DE MONTRÉAL.Ecole élémentaire, 1ère classe (A) Mlles.Lillian S.Anthony, Janet Connolly, Louisa W.Graham, Mary Mitchell et Francis C» Harvey.Ecole élémentaire, 2e classe (A &.F) Mlle.Beatrice D.’Graham.Ecole élémentaire, 2e classe (A) MM.Robert G.Hall, Robert Scholefield et Mlle.Ann-Elisa Trépania.5 août 1873.T A.Ginsox, Secrétaire.BUREAU CATIIOIQUE DE MONTRÉAL.Ecole modèle 1ère classe (F) Mlles.Selfrid Brunet, Philomène Chatel, Célina Lapierre et Dame Délima Hamilton Veuve Péladeau.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) Mlle.Josephine Bédard, Victoria Bélanger, Louise Bernard, M.Louise Blanchard, Ritchel Boursier, Fidélie Brodeur, Alplionsine Demers, Virginie Désert, Célina Gaudet, Marie Anne Gill, Marie Eloïse Goulet, Emélie Guérin, Alplionsine Guertin, Aulia Hubert, Arélie lluot, Pul-chérie Jacques, Vitaline Lajoie, Agnès Leroux, Odile Macé, ElminaMacé, Hermine Paré, Marie Phaneuf, Rose-de-Lima Roy, Eugénie Tremblay, Sarah Ward et Octavie Favreau.Ecole élémentaire, 1ère classe (A & F) Mlles.Mary Archer, Joséphine Jordan, Juliana McCarthy et Maria McCarthy.Ecole élémentaire, 1ère classe (A) Mlle.Elizabeth McCullum.Ecole élémentaire, 2e classe (Fl Mlles.Elizabeth Bonin, Délima Brisebois, Josephine Bille, Marguerite Clavel, Louise Cadieux, Elvina Cormier, Marie Louise Dulude, Marie Dumeu-long, Mélina Gauthier, Anathalie Giroux, Salomée Grégoire, Marie Langlois-Lachapelle, Agnès Leboeuf, Amanda Leblanc, Hermine Peloquin, Emélie Poirier, Ludivine roulin, Cléophée St.Laurent et Mathilde Vinet.5 et 6 août 1873.F.X.Valade, Secrétaire.JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.QUÉBEC, PROVINCE DE QUÉBEC, SEPTEMBRE, 1873.Conférence des inspecteurs d’écoles de la province de Québec.Sur l’invitation de M.le ministre de l’instruction publique, les inspecteurs d’écoles de la province se réunissaient le dix neuf, à Québec, dans les salles de l’école normale-Laval.L’objet de cette réunion était de considérer l’opportunité de refondre les diverses lois sur l’éducation passées jusqu’à ce jour, aussi bien que de conférer sur les améliorations et les modifications qu’il pourrait être avantageux de faire subir à notre système d’instruction publique.C'était la première fois qu’une pareille réunion était convoquée ; elle a duré trois jours.Toutes les lois ayant trait à l’instruction publique ont été étudiées, examinées, discu tées à tous les points de vue.Depuis plus de vingt ans que le système de l’inspectorat des écoles a été inauguré, un grand nombre d’amende ments avaient été faits, sur la demande des inspecteurs et des intéressés, à certaines clauses de la loi scolaire, ou aux règlements passés pour faciliter son fonctionne ment.Ces changements, néanmoins, bien que constituant un progrès jusqu’à un certain point, n’avaient, dans bien des cas, que des effets purement locaux.Ce qu’il fallait rechercher, c’était de rendre la loi aussi générale que possible et applicable en même temps à toutes les exigences locales.Voilà ce qui ne pouvait résulter que d’une étude conscientieuse et de la mise en commun des lumières et de l’expérience de ceux qui, depuis vingt ans, sont chargés de veiller au fonctionnement de la loi.Aussi, chaque article a-t-il été examiné, commenté longuement ; et les amendements ont presque toujours été adoptés à l’unanimité des voix ; ce qui prouve que les conclusions n’étaient pas prises à la légère, et que JOURNAL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE.135 lor 'sque la question n’était laissée sans discussion que toutes les opinions étaient pleinement satisfaites.En dehors des articles mêmes de la loi scolaire, plusieurs sujets se rattachant à l’éducation ont été traités, et l’on s’est efforcé de toucher à tous les points qui intéres sent d’une manière ou d’une autre l’instruction publique.Toutes les suggestions présentées sur chacun de ces points ont été considérées et pesées.La réunion a eu d’ailleurs un autre résultat qui n’est pas moins important ; elle a inauguré des rapports per sonnels entre les inspecteurs d’écoles, qui ont pu ainsi mettre leurs idées en commun, s’apprécier réciproquement et s’encourager dans leur tâche méritoire mais diffi-< ile.Elle leur a en outre fourni l’occasion d’établir entre eux une conformité d’action pour certains cas où la décision est laissée à leur jugement, et de s’entendre sur une interprétation uniforme des clauses de la loi.Après avoir passé d’ailleurs trois jours à étudier et à travailler en commun avec le ministre de l’instruction publique, les inspecteurs seront plus en état de connaître sa manière de voir et d’agir suivant ses idées.Sous tous les rapports, cette réunion ne peut qu’avoir un bon effet, et nous sommes persuadé qu’elle fera époque dans l’histoire de notre système d’éducation.Voici les noms des inspecteurs présentsà la conférence : MM.P.Hubert, F.X.Valade, J.N.A.Archambault, Césaire Germain, W.J.Alexander ; Ed.Carrier, V.Martin, J.A.McLoughlin, J.B.Delâge, Bolton Magrath, Chas.B.Rouleau, M.T.Stenson, Geo.Tanguay, P.F.Béland, Rév.M.M.Fothergill, S.Boivin, A.D.Dorval, Win.1 hompson, F.E.Juneau, H.Hubbard, Ludger Lussier, M.Caron, L.M.Laplante, L.Grondin.Avan t de se séparer - MM.les inspecteurs ont présenté au ministre de 1 instruction publique l’adresse suivante : < Ministère de l’instruction publique, ( Québec, 21 août, 1873.À l'hon.Gédéon Ouimet, ministre de l'instruction publique, etc., etc.Honorable monsieur, L’heureuse idée qui vous a porté à réunir en ce jour auprès de vous les inspecteurs d’écoles, au début de votre carrière comme ministre de l’instruction publique, nous procure l’occasion bien agréable de faire personnellement votre connaissance.Nous nons honorons de vous avoir pour chef éminent, à la tête du département de l'éducation, et d’être vos députés pour l'inspection générale des écoles sous contrôle.Aussi nous nous faisons un devoir de vous offrir, en corps, nos sincères félicitations et nos profonds respects.L’année 1852, il y a près d’un quart de siècle, a vu inaugurer le système d’inspection des écoles qui est encore en opération aujourd’hui, bien que sur une plus grande échelle.Vingt-trois ou vingt-quatre inspecteurs furent alors nommés ; de ce nombre, sept ou huit seulement sont restés ; les autres ont disparu.Les inspecteurs furent d’abord sous l’habile direction du premier surintendant de l’éducation, le vénérable Dr.J.B.Meilleur, dont les talents, l’aménité de caractère, et le dévouaient ont rendu de notables services au pays et lui ont mérité un rang distingué et un souvenir durable parmi les bienfaiteurs de la province.M.Meilleur a été le fondateur et l’organisateur du système d’éducation qui nous régit de nos jours : tâehe difficile puisqu'il fallait tout créer et mettre en état de culture ; il a laissé dans le champ qu’il a défriché au prix de son repos et de sa santé, les sillons ouverts et prêts à recevoir la semence.La succession ne pouvait tomber en de meilleures mains qu en celles de l’homme que la nature avait si richement doué sous le double notre lieutenant-gouverneur, bien qu’elle vous parût, comme vous l’avez déjà exprimé dans une occasion récente, difficile et pleine de responsabilités, cette tâche trouve cependant une garantie ample et rassurante dans vos talents reconnus, et dans vos qualités privées et publiques enrichies d’actes nombreux de b enfaisance qui vous ont depuis longtemps acquis l’estime et la confiance de tous.Ces heureuses qualités, honorable Monsieur, vous souvent occasion de les exercer à notre égard, nous qui besoin de vos conseils et de votre indulgence.M.le ministre a fait la réponse qui suit : aurez avons rapport des qualités de l’esprit et du cœur, esprit - .Jant, cœur bien fait et franchement chrétien, nous uevinons de suite l’honorable P.J.O.Chauveau qui a su continuer habilement et amener t’œuvre si bien commencée de son prédécesseur au degré de progrès où nous la voyons à présent.La tâche qui vous est dévolue, honorable Monsieur, de poursuivre et de perfectionner l’œuvre de vos deux prédécesseurs distingués, tâche importante et qu’en ami sincère et dévoué de education vous avez bien voulu accepter, sur l’invitation de Ministère de l’instruction publique, Québec, 21 août 1873.A Messieurs les inspecteurs d'écoles réunis en conférence.Messieurs, J’éprouve le besoin de le répéter encore, j’ai accepté une tâche difficile et pleine de responsabilités.S’il est cependant une pensée qui puisse me soutenir dans la voie que j’ai à suivre, c'est la conviction d’être aidé et secondé par chacun de vous.Cette conviction s’affirme avec beaucoup plus de force, maintenant que j’ai pu par des rapports personnels vous apprécier davantage, et me rendre compte de tout ce qu’il m’est permis d’espérer de votre coopération aussi intelligente que dévouée.Je suis extrêmement satisfait, Messieurs, de la conférence que nous venons d’avoir ensemble, du travail qui s’y est fait, et surtout de la manière dont ce travail a été accompli.Vous avez su tout-à-l’heure qualifier, comme il le mérite, notre système d’instruction publique, qui peut se comparer sans désavantage avec les systèmes de tous les autres pays ; aussi, ce que nous avons fait ne touche en rien à la base de ce système et nos travaux se sont bornés à des modifications de détails que les changements de circonstances et les progrès mêmes de l’éducation ont pu nécessiter.Ces modifications toutefois n’en ont pas moins leur importance, et je suis heureux de rendre ici pleine justice aux judicieux amendements que vous avez apportés, en même temps qu’à l’esprit éclairé qui a dicté vos remarques.Mais il est une chose surtout que je ne 'puis passer sous silence, c’est la bonne entente, l’esprit fraternel, pour ainsi dire qui a caractérisé vos délibérations.Dans lui corps composé de personnes ayant des croyances différentes et par con séquent des intérêts divers, cette harmonie constante a quelque chose de vraiment consolant ; elle est un indice certain que sur ce terrain pourtant difficile, les inspecteurs d’écoles, tous pleins de leur haute mission confondent leurs aspirations dans un seul désir, dirigent leurs ambitions vers un même but : le plus grand bien de l’éducation, le plus grand bien de la patrie.Car votre mission, Messieurs, est une des plus importantes et des plus belles.Dans ce corps choisi pour diriger l’éducation pour veiller à la conservation des saines traditions de la morale et de la science, vous êtes appelés à remplir un rôle d'une activité constante, un rôle qu’il serait difficile, pour ne pas dire impossible, de .supprimer.C’est par vos yeux que le ministre voit ; vous êtes ses premiers lieutenants ; il doit se reposer sur vous, se fier à vos lumières.Pour moi, Messieurs je le répète avec plaisir, dans cette belle œuvre dont j'ai été appelé à continuer la direction, je suis heureux de compter sur votre aide intelligente, je m’honore de vous avoir jiour collaborateurs.Outre les modifications qui ont été proposées touchant la loi elle-même ou certains détails de son fonctionnement, vous avez fait plusieurs suggestions sur des sujets qui, tout en n’affectant pas directement ces points, ont trait neanmoins à l’éducation en général- Ces suggestions, Messieurs, faites dans un si bon esprit et avec tant de sagesse, veuillez croire que je saurai en tenir compte en temps opportun, et leur donner toute l’attention qu’elles méritent, tant par le sujet auquel elles se rattachent qu’à cause de ceux dont elles émanent Au nom de mes deux prédécesseurs dont vous avez su si bien apprécier les services distingués, je vous remercie des bonnes paroles que vous avez dites à leur adresse, et du bon souvenir que vous donnez à leurs travaux intelligents.Quant à moi, Messieurs, les rapports que nous venons d’avoir ensemble ne feront qu’augmenter mon estime pour vous et contribueront à resserrer davantage les liens qui doivent nous unir.De même que je compte sur votre aide, soyez persuadés que toute ma coopération vous est acquise dans l’accomplissement de la grande œuvre à laquelle nous nous sommes consacrés.” 136 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.A la prochaine session du parlement local, M.le ministre de l’instruction publique présentera devant les chambres, un projet de loi, ou plutôt, l’ancienne loi, refondue, avec tout les amendements et les changements apportés dans cette conférence.” ('iiuiuantiôiiic conférence «les instituteurs de la circonscription de l'école nonuale-Laval.tenue le 2» et le 30 août 1873.SÉANCE DU 29 AOUT.Présents : MM.J.B.Cloutier, président, F.X.Toussaint, D.N.St.Cyr, Frs.Fortin, G.Labonté, B.Pelletier, Frs.Pagé, J.B.Dugal, J.Létourneau.Comme les messieurs qui devaient traiter différents sujets étaient absents, M.le président soumit à la discussion le sujet suivant : l’enseignement oral, pourTes écoles élémentaires, est-il préférable aux leçons apprises par cœur ?M.Toussaint parla longuement sur cette question et lit vivement ressortir les-avantages de l’enseignement oral.MM.Cloutier, D.N.St.Cyr et B.Pelletier prirent aussi une part active dans cette discussion.Les diverses opinions émises peuvent se résumer comme suit : lo.L’enseignement oral, surtout pour l’histoire et la géographie, est la meilleure manière de bien graver les choses dans l’esprit des enfants.2o.Les leçons apprises par cœur ont pour effet d’exercer la mémoire des entants, mais ne sont pas généralement aussi bien comprises que les leçons orales données avec art et à la portée de l’intelligence du jeune âge.3o.Pour obvier aux inconvénients qu’offrent l’une et l’autre méthode, l’instituteur doit faire usage des deux manières d’enseigner, expliquer une leçon oralement et la lui faire apprendre ensuite dans le livre.M.D.N.St.Cyr fut ensuite prié de traiter un sujet quelconque de l’histoire naturelle.Le savant Monsieur voulut bien se rendre à l'invitation qui lui était faite et parla sur les oiseaux insectivores et sur certains animaux que le cultivateur regarde comme nuisibles et qui cependant rendent de grands services à l’agriculture.Il fit comprendre l’importance des connaissances sur l’histoire naturelle en rapport avec l’agriculture et la nécessité de l’enseignement de cette branche dans nos écoles de la campagne.L’assemblée s’ajourna au lendemain, à neuf heures du matin.SÉANCE DU 30 AOUT.Présents : Les honorables G.Ouimet, ministre de l'instruction publique, et P.J.0.Chauveau, président du Sénat ; F.E.Juneau et Ed.Carrier, écuiers, inspecteurs d’écoles ; MM.F.X.Toussaint, N.Laçasse, J.B.Dugal, D.N.St.Cyr, J.B.Cloutier, D.McSweeney, Frs.Fortin, J.Piérard, J.O.Couture, G.Labonté, G.Vieil, B.Pelletier, P.Provensal, D.Potvin, Frs.Pagé, M.W.O’Ryan, F.Robitaille, S.Laroche, V.A.Bérubé, F.X.Bélanger, Alf.Blouin, Jules Cloutier, Alf.Esnouf et J.Létourneau.Les procédés de la dernière seance sont adoptées.M.G.Labonté, trésorier de l’association rend ses comptes, lesquels sont approuvés.Avant de procéder l’élection des officiers pour l’année courante, il est, sur motion de M.J.Létourneau, secondé par M.Frs.Fortin, Résolu : Que le règlement qui prive du droit de voter, les mem bres qui n’ont, point payé leurs contributions annuelles, soit rappelé.On procéda ensuite à l’élection des officiers et le résul tat fut comme suit : MM.F.X.Toussaint, Président.J.0.Couture, Vice-Président, J.Létourneau, Secrétaire.G.Labonté, Trésorier.Membres du comité de régie : MM.N.Laçasse, J.B.Dugal, D.N.St.Cyr, G.Vien, D.McSweeney, B.Pelletier, Alf.Esnouf, V.A.Bérubé, J.B.Cloutier.M.J.Létourneau parla sur la position de l’instituteur dans la société, position précaire, services peu rémuné rés.Il déplora la tendance qu’ont les instituteurs à abandonner l’enseignement faute d’y entrevoir un avenir qui puisse les attacher à leur état.Il suggéra, tout en plaçant sur un meilleur pied certaines institutions dites supérieures, tenues par des instituteurs laïques, différents moyens propres à créer un nombre de bons salaires suffisants pour retenir dans l’enseignement ceux ceux qui embrassent cette carrière, en leur faisant espérer de l’avancement, un but auquel ils pourront parvenir.Il parla aussi de la caisse d’épargnes en faveur des instituteurs vieux ou infirmes, et appuya sur la nécessité de mettre cette institution si utile, si indispensable même, en état de pourvoir aux besoins de l’instituteur dans sa vieillesse.M.F.X.Toussaint parla longuement à l’appui de ce que venait de dire M.Létourneau ; il cita les progrès immenses faits depuis trente ans, dans l’instruction publique, en cette province, et appuya fortement sur la nécessité de prendre tous les moyens pour élever le traitement des instituteurs, qui est g néralement insuffisant.L’hon.M.P.J.0.Chauveau, dans une brillante allocution, passa en revue, les progrès de l’éducation faits dans cette province, depuis un certain nombre d’années.L’hon.Monsieur fit part des statistiques préparées par un auteur dont l’exactitude ne peut être soupçonnée, statistiques qui prouvent que la province de Québec occupe, par son zèle à faire instruire ses enfants, l’efficacité de son système d’instruction publique une place distinguée parmi les nations les plus avancées de l’Europe.Il parla aussi des bureaux d’examinateurs et des règle ments faits pour la régie de ces bureaux.Il exprima l’espoir que les salaires généralement peu élevés, accordés jusqu’ici aux instituteurs, ne pourront qu’augmenter graduellement à mesure que le peuple deviendra plus eu état de comprendre l’importance de l’éducation.Il ter mina par quelques paroles sur la nécessité de l’enseignement de l’agriculture dans les écoles de la campagne.MM.les inspecteurs Juneau et Carrier firent quelques remarques judicieuses sur la parcimonie de certaines municipalités à rétribuer convenablement leurs institn teurs.M.Jules Picrrard fit un excellent discours sur l’enseignement de la lecture.11 compara la méthode dite phonique ou émission des sons à celle de l’ancienne épellation.Vu l’heure avancée, la discussion sur l’enseignement de la lecture est remise à la prochaine séance.MM.N.Laçasse et J.B.Cloutier présentent à l'association chacun une grammaire française, dont le titre est : “ Grammaire de l’Homond ” revisée.M.le président remercie cordialement au nom de l’asso dation, MM.Laçasse et Cloutier, leur souhaite tout le succès et l’encouragement que méritent leurs travaux.L’honorable M.Ouimet remercie au nom de l’association, l’honorable M.Chauveau d’avoir bien voulu assister à cette conférence et pour les paroles pleines d’encoura gements qu’il y a prononcées. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.137 A la prochaine conférence, le révd.M.P.Lagacé qui sera de retour d’Europe, continuera son cours de science ; MM.J.Pierrard, N.Laçasse, B.Pelletier, C.Lacroix, traiteront chacun un sujet, et la discussion sur l’eneigne-ment de la lecture sera continuée.Ajournée au dernier vendredi de janvier prochain, à sept heures du soir.F.X.Toussaint, Président.J.Létournbau, Secrétaire.ltulletiu bibliographique.Ocean to Ocean : Sanford Fleming's Expedition through Canada in 1872 ; by the Rvd.George M.Grant, of Halifax N.S.-with sixty illustrations ; 351 pages in 8.Canada, James Campbell et fis, Toronto ; Londres, Sampson Loro, Marston, Row et Scarle.Nous avons reçu les premières pages do cet ouvrage, qui, à en juger par la table des matières, offrira des notions précieuses etétendues sur tout le Canada—et surtout sur les provinces du Nord-Ouest.Sur les soixante illustrations, il y a neuf photographies Rapport annuel du département de la marine et des pêcheries,pour l’année finissant le 30 juin 1872, environ 700 pages.Ce rapport contient un état de dépenses d'entretien et améliorations laites dans toutes les provinces de la confédération, au sujet des phares et des pêcheries, pendant l’année courante, ainsi que des rapports détaillés avec pièces à l’appui, de tous les chefs de bureau.11 contient en outre un grand nombre de faits et de remarques excessivement intéressantes pour les marins et pour ceux qui veulent être parfaitement renseignés sur notre navigation.Le rapport de l’agence de Québec, est préparé avec beaucoup de soin et d’habileté par M.J.U.Gregory, qui a la direction de cette section du département.Annual report of the st.louis board of public schools, 1871— 72, 3.0 pages.Nous extrayons de ce rapport les chiffres suivants : Nombre d'instituteurs, 1870-71 1871-72 augm.écoles du soir 487 534 47 “ “ jour 63 69 6 Total 550 503 53 Nombre d’élèves présents, Ecoles du jour 27,587 50,294 2,707 “ “ soir 3,609 4,137 598 Total 31,196 34,431 3,235 Cette augmentation est dans une proportion beaucoup plus considérable que celle de la population de la cité.I.es recettes de l’année,'provenant de diverses sour ces, ont été de .$747,128 Les dépenses, pour le même espace de temps.744,566 Le rapport, dans toutes ses parties, indique un état très-prospère de l’instruction publique dans la ville de St.Louis.Lf.chemin de fi;h canadien du Pacifique ; par Joseph Tassé ; Montréal, Eusèbe Sénécal, imprimeur-éditeur, lîs72 ; 62 pages in oct.Cette brochure, contient beaucoup de renseignements intéressants sur le Nord-Ouest, et indique de la part de son auteur,t un travail conscientieux et plein de mérite.Eléments de la grammaire française de l’homond, entièremen renie, corrigée et augmentée, par J.B.Cloutier de l’école normale-JMval.Québec, Elzéar Vincent, imprimeur-éditeur, 1873, in-12, 72 pages.Nous avons lu avec plaisir ce petit traité qui est clairement et correctement rédigé.” La grammaire—et surtout la grammaire française, qui est peut-être la plus difficile de toutes—e, besoin d’être constamment rappelée au souvenir de celui qui v®ul bien parler et bien écrire sa langue.Le traité do M.1 loutier, quoique fait, apparemment, pour les commençants, pourra cependant être consulté avec fruit par ceux qui aiment a avoir sous la main un résumé bien fait et habilement coordonné de la grammaire française.Mais il a surtout sa place marquée d’avance dans les écoles où maîtres et élèves ne pourront pas manquer de l’apprécier comme il le mérite.Dix ans sur la côte du Pacifique, par un missionnaire canadien ; Québec, imprimerie de Léger Brousseau, 1873, 100 pages in-12.Nous avons parcouru avec beaucoup de plaisir cette intéressante brochure écrite dans un style simple et facile.Nous la recommaudons beaucoup à nos lecteurs qui lui trouveront d’ailleurs un nouvel attrait lorsqu’ils sauront qu’elle se vend au profit d’une bonne œuvre.Annuaire de l’université laval pour Vannée académiqu.Des démonstrations de toutes sortes et une exposition universelle doivent marquer cette grande époque.Li gouvernement de Washington a l'intention d'éclipser, par cette exposition, tout ce qui s’est vu jusqu’ici dans ce genre, chez les peuples des vieux pays.Nous n’avons pas de peine à croire qu’il y réussira.Lis américains savent et peuvent faire les choses avec éc'at.Lns deux jubi’és musicaux qui ont eu lieu à Boston le prouvent assez, d’ailleurs.Ils n’auront pas de p( ine, du reste, à surpasser l’exposition de Vienne qui, d’après ce qu’en disent les journaux d’Europe, n’a pas précisément obtenu tous les succès qu’on semblait en attendre.Toutes ces grandes préoccupations n’empêchent pas les entrepreneurs particuliers,—et ils sont nombreux aux Etats-Unis,—ie faire leurs petites affaires.Le système de fraudes et de concussions qui s'est révélé depuis deux ans, continue à s’étaler paisiblement, quand il n’attire pa* une attention spéciale par quelques unes de ces explosions phénoménales qui jettent, pour un jour, le mon 'e des affaires dans la stupeur.Mais le silence se fait vite autour de ces chutes ; et le météore éclaté profite de la distraction générale pour aller un peu plus loin reconstituer son enveloppe et briller d’un nouvel éclat, en attendant la prochaine catastrophe qui n’est presque jamais mortelle.La justice, que l’on représente avec un bandeau sur les yeux, ne voit pas tout eda, ou du moins ne l'aperçoit pas très-clairement.Elle temporise.Ce n’est pourtant pas ce qui est arrivé dai s l’affaire des Modocs.Ici les choses ont été conduites promptement, un peu lestement peut-être.Une commission militaire a déjà jugé ces grands coupables du patriotisme et de la protestation contre la violation des libertés.Ils ont été condamnés, par une majorité des deux-tiers, à la peine de mort et seront pendus vulgairement le 3 octobre prochain.Voilà ce que nous appelons mener les choses rondement.P ut au Ciel qu’on eût tnis le demi-quart de cette célérité à juger les pillards du trésor de la ville de New-York, qui se promènent sous caution, et vont en é juipages entendre condamner à mort ces petits criminels qui ne leur vont pas à la cheville.On parle beaucoup, dans les journaux des Etals Unis, d’un nouveau traitement, qui est employé avec succè:, depuis trois mois, dans les hôpitaux de B'ackw.ll’s Island, par le Dr.A.E.Mac Donald.C’est le traitement pur la musique.Tous les vendredis, un concert se donne en présence de cinq ou six cents malades qui en éprouvent les meilleurs résultats.Noos ne voulons pas discréditer le traitement du Dr.MacDonald, et nous lui concédons volontiers tous scs mérites, hormis, toutefois celui de la nouveauté.On sait en effet que ce genre de traitement s’emploie depuis plusieurs années à l’asile de Biauport, près de Québec.L'S bals hebdomadaires qui y sont donnés ] our les internes ont pris leur origine dans la mè ne idée philantropique, et obtiennent les mêmes résultats satisfaisants.Les pensioi mires de Brauport sent en outre conduits, autant que la chose peut se faire, aux séances musicales qui, malheureusement, sont devenues un peu plus rares depuis que Québec n’est plus une ville de garnison.Le fait a passé inaperçu jusqu’ici, et nous ne le mentionnons pas, aujourd’hui, par simple amour de JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.130 clocher.Mais puisqu'on prend la peine de le relever ailleurs, nous ne voyons pas pourquoi nous ne revendiquerions pas, en faveur de notre pays, une juste part de celte initiative honorable.On dira peut-être qu’il y a une grande différence dans le traitement des maladies physiques et ties maladies mentales.M iis nous ne pouvons pas oublier qu’une grande partie des cas d’insanité provient de désordres corporels, soit héréditaires, soit résultant de maladies incomplètement chassées de l’organisation.Et,-d’aiileurs, dans notre pau're nature-, les deux éléments essentiels sont tellement solidaires que ce qui fait du bien ou du mal à l'une ne peut pas manquer d’ifï-cter i'autr .Il n’est que just ¦ temps du nous arrêter, si nous ne voulons pas tomber en pleine métaphysique.Nous parlerons donc d’une autre ex péri, uce que viennent de tenf r nos voisins ; mais, pour celle-là, nous leur en laissons toute la g orieuse paternité.L s journaux ont entretenu le public, depuis longt-mps d’un projet digne de notre siècle de vapeur et de télégraphe .Il ne s’agissait de rien moins que de traverser eu ballon l’océan at’antique.L’idéo, comme on le voi', ne manqua t pas de bar liesse ; mais le professeur Wyse, son auteur, était ertaiu du ré-ut ii.l’ont et si bien, qu’un immense ballon a été construit pour tenter c.tte traversée qui devait s’eff-i tuer en deux jours.L ; 1 - de ce mois, lü,000 personnes ôtai nt léunics sur une place disposée à cet effet, près de Brooklyn, pour ê;re témoin de ce départ titalli pic.Oi l’avait déjà essayé la veille, mais la violence du vent avait enq êjlié de continuer le gonflement du bailor.Le 1 i, cependant, tout semblait favoriser l’exécution de cette grande idée ; 1 air était calma; l’enveloppe de l’;.é ostat se goi fl lit, s’arrondissait, quand, tout à coup, une détonation se fait entendre ; une immense tissure s’est pratiquée au flanc du monstre qui se met à vomir, par cette blessure béante, des torrents d’un gaz beaic up moins inodo c que l’air atmosphérique.Quinze mille personnes ont dû fuir comme un seul homme, devant cet ennemi nouv.au it infernalement substil.Le dernier fuyard, en se retournant, comme autrefois la femme do Loth, put voir le dernier spasme et entendre le dernier in'e du monstre rendant stérilement son âme sans avoir réussi à s’arracher des douceurs du sol natal.Il ne fut pas changé en sel, mais des témoins dignes de foi prétendent qu’il a été aspl y .vie.Q îoiqu’il en soit, la tentative est restée là pour le moment ; est-ce à dire qu’elle est complètement abandonnée ?Nous ne le croyons pas.Nous espérons, même que cet insuccès, dû à des circonstances passagères, ne découragera pas le hardi savant qui risque sa vie pour prouver une équation scientifique, exacte suivant lui.Dos personnes d’un mérite éminent se sont prononcées, il est vrai, centre la possibilité de ce voyage.Mais où en seraient la vapeur et la télégraphie, s il avait fallu se laisser dérouter par les protestations, si dignes de respect pourtant, qui ont accueilli les débuts de ces grandes inventions ?Lr parlement de la province de Qiébcc est convoqué pour le quii zi octobre prochain.Parmi les mesures qui doivent être présentées à la C.iambrc, nous sommes heureux de voir que l’on a l’intention de soumettre une nouvelle loi, ou plutôt la refonte de I ancienne loi d éducatior, avec quelques amendements importants, nécessités par des ehingements de circonstances.L’instruction pubhquc, dans un Etat, est l’un des sujets les plus dignes d’attirer l'attention du législateur.Nous avons, jusqu’ici, tenue une place distinguée, non seulement parmi les peuples de ce continent, mais meme parmi les nations européennes, sous le rapport du système d education ; il faut conserver cet avantage e‘, de plus, faire en sorte d’arriver au premier rang.Pour cela il ne s’agit que de vouloir fortement, et, surtout, de bien s’entendre.Nous accomplissons la promesse que nous a\ i ms faite, dans notre dernière revue, de donner quelques détails biographiques sur M.•Milon Barrot.Nous les empruntons à un journal de celte ville : Burot, (Camille Hyacinthe OJilon), qui vient de mourir vice-président du conseil d’Etat, en France, est né à Villefort (Lozère), le H) juillet 1701.lise fit d'abord connaître en plaidant devant les tribunaux de P ris, à lit ans,jet bientôt son éloquence lui ouvrit les portes du Foru n.Il se constitua, au Barreau, le vigoureux champion de la liberté civile et religieuse, et il défendit la n.ê ne cause en parlement.YutVt*Ur0t occuPa un lIe député sous le lègned; Louis -V\ III ; pCU apiéa il se rangea dans l’opposition, et contribua ainsi au renversement du roi Charles X en 1830.Liuis-Philipr e le nomma préfet pour >e département de la 8 ine ; plus tard, M.Barrot, étant élu représent int du peuple, entra dans les rangs de l’opposition, et combattit la politique de M.Guizot.E l 1840, il commençi à agiter l’opinion publique, et l'année suivante il concourut, avec M.Thiers, à créer une rupture en Chambre a propos d’un banquet public donné à Paris.Ce fait eut pour cause immediate la révolution française de 1848, et la chute des Orléans.5 prestige de M.Barrot ne put conjurer la tempête.Lorsque le 1-01 Pm ,ft fuite> M.Barrot fit valoir les prétentions de la duchesse d’Orléans à la régence du royaume ; mais son ascendant était tombé et il dut céder la place à Lamartine.Depuis le coup d'état du 2 décembre 1851, M.B irrot était retiré de la politique active, mais sans cesser de défendre les principes qui lui étaient chers.Un autre homme remarquable, M Nélaton, médecin est aussi mort en France dans le cours de ce mois.Nélaton (Auguste), eit né le 11) juin 1 '07, et fut r ça docteur en 1830 ; il devint, peu à pics, chirurgien des hôpitaux, puis professeur de clinique chirurgicale.I était très-estimé comme professeur et comme praticien.Il a en outre écrit, sur la médecine et la chirurgie, un grand nombre d’ouvrages fort appréciés dans les écoles et qui lui valent aujourd’hui une réputation bien méritée de science et d’habileté.Il était, depuis 18:0, officii r delà Légion d’honneur.Les journaux anglais, nous annoncent également, à la date du 20 aoû*, la mort d’un des membres d’une maison princière européenne, le duc C iules de B -unswick.Charles, (Frédéric-Auguste G .illau-i'it), ex-duc de Brunswick était né en 1794.Apiès avoir occupé pendait quelque temps la position à laquelle sa naissance lui donnait droit, il se fit tellement remarquer par ses excentricités que la diète germanique dut lui enlever ses pouvoirs et son titre qui depuis longtemps sont pas-és entre les mains de son fière Guillaume.L’ex-duc était le possesseur d’une f irtune colossale.ANNONCES.DICTIONNAIRE GÉNÉALOGIQUE DE TOUTES LES FAMILLES CANADIENNES PAR M.L'ABBÉ C.TANGUAY Avec un Fac-Similé de la Première carte inédite de la Nouvelle-France en 1641.Les personnes qui ont souscrit au Dictionnaire Généalogique et qui voudraient recevoir ce volume par la poste sont priées de nous envoyer le montant de leur souscription qui est de $2.50 en y ajoutant 40 contins pour les frais de poste.Celles qui ont souscrit chez les Messieurs suivants pourront se le procurer en s’adressant après le lf Mai courant à J.A.LANGLAIS, Libraire, Rue St.Joseph, St.Roch de Québec.J.N.BUREAU, Trois-Rivières.E.L.DESPRÈS, Maître de Poste, St.Hyacinthe.JAMES W.MILLER, Maitre de Poste, de Ste.Luce dcRimotiski.A.GAGNÉ, Maitre de Poste de Kamomaska.R.OUELLET, “ ‘ L’Islet.F.H.GIASSON, “ L'Anse à Gilles.E.LEMIEUX, Ottawa.F.X.VALADE, Longuouil.L.O.ROUSSEAU, Chûteau-Rieber.Les personnes qui ont souscrit chez MM.Dubeau & Asssu.x poliront s'adresser à M.L.M CuÉMAzin, Libraire, Québec.En vente chez l'Editeur EUSÈBE SÉNÉCAL, 10 Rue St.Vincent, Montréal.LE CALCUL MENTAL DE M.F.E.JUNE AU EST EN VENTE CHEZ TOUS LES LIBRAIRES. État détaillé den finances du Bureau des Commissaires d’écoles protestants de Montréal, de 1868 à 1871 inclusivement.(Publié en conformité de l’acte de la 3Gme Victoria, chapitre 33.) Dr.PRÉCIS DES TRANSACTIONS MONÉTAIRES, DU 31 DÉCEMBRE 1867 AU 31 DÉCEMBRE 1871.______________ ( >'¦ I—CHAPITRE DES DÉPENSES D’ENTRETIEN.A bu lance en mains le 31 Décembre, 1807.is68 186! 1870 1871 " Octroi du gouvernement, fonds desé $ cts $ cts $ cts $ ¦Is L'O- les communes 690 40 1708 62 2726 84 2726 84 -• Octroi pour 1 éducation supérieure.140 00 770 00 45 05 1230 05 “ Corporation de la cité Taxe des écol *S.5103 15 14142 40 18826 30 15621 72 Note.—La partie de la taxe affectée nu fonds d’amortissement pour le ra- chat des Bons d’écoles est mention- née au chapitre II, Voyez la “ Scolage provenant de diverses écoles f ‘i note ci-dessous.* 1030 73 7251 72 13140 02 $ cts 30 71 7852 70 2191 10 53693 17 21122 17 $85,516 18 I—Chantre nts terrains et bâtisses.A montant reporté du chapitre précédent.“ Agent, Bons vendus.“ Compté des hypothèques." Banque Molson.“ Cotisation affectée au londs d'amortissement.1869 1870 $ cts $ cts 16,000 00 33,000 00 6,000 00 ! 1 I ! 1871 $ cts 21,000 00 8,560 40 .3,702 50 $ cts.16,138 43 70,000 00 0,000 00 8,560 40 .3,702 50 ($104,401 3.3 I—Chapitre des dépenses d’entretien.Par école, Rue Anne.“ anglaise et canadienne.“ Ruo Panet “ Royal Arthur “ High School.“ High Préparatoire “ Ruo St.Joseph “ Ruo St.Laurent.“ Rue des Allemands Combus- Salaires Charges tibles.$ cts 4888 78 11999 21 8346 54 7034 52 10733 73 4070 01 1598 01 166 64 22 00 % cts 266 40 G57 72 720 86 486 87 866 11 549 45 17.3 10 7 60 $ cts 692 31 749 67 1003 00 851 75 775 31 305 14 59 50 40 52 Charges générales.Dépensé sur terrains et bâtisses et porté à ce compte.Balance—Argent en mains et en banque le 31 décembre 1874, porté à l’année 1872.Pour les détails, voir compte délaillé .- — Entretien des écoles publiques.Total $ cts 5,847 49 1.3,406 60 10,1.36 45 8,973 10 12,375 14 4,930 61 1,830 61 220 76 22 00 57,742 76 10,968 06 68,710 82 16,138 43 666 93 $85,516 18 II.—Chapitre des terrains et ratisses.Pur école rue Anne.“ Anglaise et Canadienne.“ Rue Panet .“ Roy et Arthur .“ Rue Salaberry .“ Il'gh School .“ High Préparatoire .“ Burnside Hall, rue Dorchester, Ac.Terrains.Biltisses.Mobilier.$ Ct9.$ cts.$ cts.$ cts.1,470 00 12,697 81 250 85 14,418 66 5,411 77 .332 74 5,744 51 8,668 56 .304 20 8,972 76 1,760 33 20,303 01 1,538 35 29,661 69 2,695 71 5,337 27 276 90 50 54 8,309 88 50 54 4,361 71 800 08 5,161 79 8,937 25 — 17,019 50 25,956 81 Compagnie de prêt et de dépôt, pour la propriété de la rue Panet .1,500 00 Fonds d’amortissement comme ci-contre.3,702 50 Profits et pertes.Escomptes sur effets négociés au-dessous du pair.922 10 $104,401 33 ’ Les directeurs d’écoles ont été autorisés à retenir l’écolage de 1868, comme lu chose s'était faite pour les années précédentes.Montréal, février 1872.Examiné trouvé correct avec pièces à l’appui.JAMES RIDDELL, fA PHILIP S.ROSS, t ACDITtLt,S’ O JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.141 Précis des déboursé encourus pour l'entretien des écoles publiques de 1§68 à 1871, inclusivement.Ecole.Année 1808.Année 1809.tn o 5 «3 cru C/j £ «A • O*2 C3 O H cn a i— [3 «3 co cri S c_ cJ.S O* ^ « uS
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