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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Journal de l'instruction publique, 1875-04, Collections de BAnQ.

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UBERWpm&l Vf N DjS Volume XIX.Québec, Province de Québec, Avril 1875.7Jo.4.SOMMAIRE.—Littérature : Les vingt sous de Gabrielle.Documents officiels : Rapport du ministre de l’instruction publique de la province de Québec, pour l’année 1872 et partie de l’année 1873 Pédagogie: Leçons familières de langue française (suitoj.—Difficulté do l’éducation des filles.—Messieurs les enfants.—Dictionnaire technologique (suite) Variétés: Une vérité peu remarquée.—Soyez matinal.—Causeries économiques (suite) : Le commercé.Avis officiels : Nomination de syndic d'écoles.Colonnes de la rédaction : Bulletin bibliographique.—Revue mensuelle.Nouvelles et faits divers: Bulletin des statistiques.—Bulletin de l’horticulture.LITTERATURE.I.cs vingt sous de Gabrielle.On était à la fin de juin.L’été dans sa beauté féconde régnait sur la nature et répandait dans les airs ses senteurs parfumées.Toutes les fenêtres de la maison étaient ouvertes et à travers les plantes grimpantes qui s’élevaient déjà presqu’à mi-hauteur, les bouffées d’air pur et les rayons de soleil se jouaient librement.Dans le jardin, tout à côté, les oiseaux chantaient ou poursui vaient les insectes que leur bruissement trahissait dans l’herbe et sous les feuilles.On sentait partout cette exubérance de vie, cette sève vigoureuse que le soleil répand sur son passage.A deux pas,le ruisseau murmurait doucement sur son lit de cailloux mousseux, jusqu’à l’endroit où un barrage formait un lac en miniature dans lequel les canards barbottaient en nasillant.Dans la maison, la petite Gabrielle, assise sur un coussinet aux pieds de sa maman, dépliait gravement le linge de sa poupée pour voir si, quelque part, il y avait des reprises à faire.La poupée avait été bien soigneuse, car après le plus minutieux examen, il fut constaté qu’il n’y avait pas le moindre petit accroc.Le linge fut replacé dans les petits tiroirs, puis Gabrielle se mit en frais de compter l’argent de sa banque.Il n’y avait pas bien longtemps qu’elle possédait cette mignonne boîte en fer, moins grande qu’un sucrier ; il y avait tout au plus cinq semaines.Et cependant, après avoir ouvert le couvercle et vidé le contenu de la banque sur le tapis, Gabrielle put compter jusqu’à vingt sous.Vingt sous ! dont six tout neufs et presqu’aussi beaux que des pièces d’or ! —Petite mère, vois donc comme je suis riche ! Qu’est-ce que je pourrais bien faire avec vingt sous ?—Bien des choses, mon enfant.—Voyons ; je pourrais acheter un voile neuf ou c >s gants pour ma poupée, une corde à danser, un cerceau, un cerf-volant, du sucre, des pommes, et tant d’autres choses encore !.Mon Dieu que c’est ennuyeux de ne pas savoir quoi choisir ! —Il y a encore bien des choses, cependant, auxquelles tu n’as pas pensé et que tu pourrais acheter avec tes vingt sous.Tout à l’heure, quand le soleil aura baissé un peu, en faisant notre promenade, nous entrerons dans la ville, et tu verras combien de choses tu as oubliées.—Pourquoi ne pas sortir de suite, petite mère ?Il ne fait pas très-chaud.—Tu ne ressens pas la chaleur ici, ma chérie, parce que tu es à l’ombre, et que les arbres du jardin et le ruisseau répandent une certaine fraîcheur ; mais si tu te trouvais sur la rue, exposée au soleil et à la poussière, tu verrais que j’ai raison.Gabrielle ne manqua pas de laisser paraître sur sa figure une pointe de mécontement ; cependant, comme elle avait bon cœur et qu’elle aimait bien sa maman, elle ne dit rien et se contenta de soupirer en regardant l’aiguille de la pendule qui n’en avança pas plus vite.Je connais bien des petites filles de six ans qui ne se seraient pas montrées aussi réservées, et qui aurait témoigné leur impatience en frappant du pied ou en froissant leur mouchoir et leur tablier.Car Gabrielle n’avait que six ans.C’était une jolie petite fille, bien fraîche, bien rose, un peu bruyante, mais, en somme, pleine de bons sentiments.Elle faisait quelquefois, souvent même, des étourderies,—que les grandes personnes qui sont sans péché sous ce rapport lui jettent la première pierre,—mais elle revenait bien vite de sa faute et ne gardait pas rancune à ceux qui l’en corrigeaient.Vous l’excuserez donc, n’est-ce pas ?même lorsque je vous aurai dit qu’elle regardait souvent à la pendule et qu’elle se sentait fortement tentée d’aller pousser sur l’aiguille pour la forcer de marcher un peu plus vite.5180 50 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Ses vingt sons lui trottaient par la tête en compagnie de toutes les belles choses qu’ils pouvaient lui procurer.Il y avait très-longtemps, à son avis du moins, qu’elle voyageait de la pendule à la croisée pour voir si le soleil ne baissait point, et de la croisée à la pendule, pour voir si 1 aiguille avait fait beaucoup de chemin, lorsque sa maman regarda au dehors, roula son tricot et y piqua son aiguille à tricoter, mouvement qui signifie toujours la suspension du travail.Gabrielle se leva en battant des mains, et un petit quart d’heure après, elle trottinait à côté de sa mère sur le chemin conduisant à la ville.Il était cinq heures et on devait prendre papa à six heures en passant par sou étude ; c’était donc toute une heure pour voir à dépenser les vingt sous que Gabrielle portait soigneusement empilés dans une jolie petite bourse pendue coquettement à son bras.Je ne vous parlerai pas des incidents du voyage jusqu’à la ville qui n’était éloignée, au reste, que d’un demi-mille environ.Gabrielle ne pensa pas à courir après les papillons et les insectes dorés, comme c’était son habitude : elle ne voyait que ses emplettes et avait hâte de faire son choix.Enfin on arrive devant la première boutique, tenue par une marchande de jouets.Il y en avait de toutes sortes, dans la vitrine, sur le comptoir, au fond des tablettes, et jusque sur la rue.Tout cela était fardé de couleurs brillantes.Il y avait des ânes, des moutons, des vaches couvertes de vrai poil, des toupies-caméléons, des poupées parlantes, des billes, des tambours et autres instruments de tapage ; enfin une foule de ces choses qui grisent les enfants et qui embarrassent tant, par leur nombre et leur variété, les acheteurs d’étrennes, la veille du jour de l’an.Gabrielle ouvrait les yeux dans une proportion démesurée ; elle songeait au bonheur de la petite fille de la marchande, qui se tenait près du comptoir et qui pouvait jouir à la fois de toutes ces richesses merveilleuses.La maman marchanda beaucoup d’objets ; mais Gabrielle ne pouvait parvenir à arrêter son choix.Elle commençait à s’aperçevoir, d’ailleurs, que vingt sous n’est pas une fortune aussi considérable qu’un petit peuple le pense.Un chat blanc, entre mille, avait presque gagné son cœur, mais resta néanmoins sur sa tablette : car il coûtait vingt-cinq sous et la maman aurait été obligé de suppléer les cinq sous qui manquaient.Bref, on sortit de là les mains vides, mais la bourse encore intacte, pour essayer ailleurs.Le marchand d’images et de livres enluminés, les petites échoppes établies sur la place du marché, les fruitiers, les fleuristes, tout cela fut visité, examiné ; cepen dant les vingt sous restaient encore au fond de leur bourse.A la fin, Gabrielle émit une opinion qui lui parut très acceptable : —Si nous allions, dit-elle, chez le confiseur ?Elle rougit légèrement, néanmoins, en formulant cette demande.Gela sentait un peu la gourmandise : dépenser vingt sous en brioches et en sucre candi, ce n’est pas très-recommandable pour une petite fille de six ans.—Nous n’aurons pas besoin de dépenser les vingt sous j jusqu’au dernier, ajouta-t-elle en forme de réparation.La mère, sans le laisser trop paraître, fut heureuse de cette restriction.—Comme tu voudras, dit-elle; allons chez le confiseur.En se rendant à ce dernier endroit, elles passèrent devant la boutique du boulanger.En face de la vitrine, les coudes appuyés sur l’allège en pierre, deux petits enfants se tenaient les yeux avidement fixés sur les belles brioches toutes fraîches étalée* sur les tablettes.L’un des enfants paraissait qyqj r au plus six ans.l’autre en avait à peine trois.Us étaient maigres, pâles, pieds-nus et portaient des vêtements rapiécetés au point de faire rire s’ils n’avaient pas de suite fait pleurer.La mère de Gabrielle ne put s’empêcher de s’arrêter pour regarder ces deux petits infortunés.Les gens qui n’ont point d’enfants passent peut-être indifférents à côté de l’enfance malheureuse.Mais un père et une mère peuvent rarement contempler d’un œil sec ce spectacle de la faiblesse en proie à la misère et au dénuement.Il leur fait faire un retour sur eux-mêmes et appelle dans leur esprit cette pensée que peut-être un jour,—il y en a tant d’exemples!—leurs enfants seront, eux aussi, exposés sur la rue à la dureté des passants, souffriront la faim et la soif et, ce qui est encore plus triste, les éclaboussures du vice qui passe fièrement en carosse à quatre chevaux.La petite Gabrielle s’était aussi arrêtée avec sa maman.Elle regarda pendant quelque temps les petits infortunés ; —Vois donc, maman, dit-elle, tout-à-coup, le petit pleure, qu’est-ce qu’il peut avoir ?La maman essuya une larme qui tremblait au bord de sa paupière.—Il a faim, dit elle, et il demande à son frère de lui acheter un morceau de pain.—Eh ! bien, il est donc méchant, le frère ; pourquoi ne va-t-il pas lui chercher une brioche.—Ma chérie, il n’a peut être pas d’a’-gent ; allons voir.Elles s’approchèrent toutes deux, et la mère de Gabrielle interrogea l’aîné des enfants.C’était une de ces misères comme on en voit si souvent.La mère était veuve et malade ; les enfants n’avaient pas mangé depuis la veille et le pauvre petit qui ne comprenait que sa faim pleurait pareeque son frère ne lui donnait pas le morceau de pain que la boulangère avait déjà refusé.Gabrielle n’attendit pas la fin de l’histoire.N’écoutant que son cœur elle prit sa petite bourse avec les vingt sous et la mit dans la main du petit garçon en lui disant à l’oreille : —Va acheter les plus belles brioches, entends-tu ?Elle avait à peine dit ces paroles qu’elle se sentit enlever par deux bras vigoureux et enlacé par quelqu’un qui la couvrit de baisers.Six heures étaient passées, et son père, en revenant de son étude avait été témoin muet de sa bonne action.—Comme j’ai bien fait, dit elle en revenant de ne pas acheter le chat blanc de la marchande de joujoux ! Ces pauvres petits n’auraient peut-être pas soupé ! Et d’ailleurs, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens le cœur bien plus gai.—C’est toujours comme cela, ma fille, quand on a fait ! une bonne action, dit le papa.Le bon Dieu donne le remords à ceux qui font mal et la satisfaction du cœur à ceux qui font bien, sans compter que souvent il les récompense encore d’une autre manière.Et c’était bien vrai, puisque le lendemain, à son réveil, Gabrielle trouva le chat blanc à côté de son oreiller.Napoléon Legendre.DOCUMENTS OFFICIELS.Rapport du ministre de riustruction publique de la province de Québec, pour l’année 1872 et eu partie pour l’année 1873.(Suite et fin) NOS LOIS D’ÉDUCATION.Comme je l’annonçais dans mon rapport précédent, après avoir discuté toutes nos lois d’éducation avec les JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.inspecteurs d’écoles réunis en conférence, j’ai refondu ou plutôt codifié ces lois.Le travail a été présenté à l’assem blée de la législature, lors de la dernière session ; mais les circonstances ne m’ont pas permis de le soumettre à la discussion.Il sera mis devant les chambres, à la session prochaine, et j’espère qu’il obtiendra l’assentiment général, du moins dans ses principales parties.Il ne s’y trouve, d’ailleurs, que peu de clauses nouvelles.Je me suis attaché seulement à classifier chaque matière, sous uu titre spécial, et à rendre la rédaction aussi claire que possible.J’ai cru cependant devoir définir d’une manière plus marquée notre position, comme catholiques, afin d’éviter plus tard ces commotions violentes qui se font ressentir ailleurs, où les droits légitimes de la minorité sont totale ment méconnus.Bien que nos écoles catholiques dans cette province soient confessionnelles en pratique, la loi n’est pas assez explicite pour offrir à nos co-religionnaires les garanties qu’ils réclament.Il faut savoir respecter les droits et privilèges des autres croyances religieuses, sans oublier cependant ses propres devoirs.INSTITUTEURS, PENSIONS ET TRAITEMENT.Depuis l’établissement d’un fonds de pension en faveur des instituteurs et institutrices qui, par suite de l’âge ou de la maladie, ont cessé d’enseigner, le département a payé chaque année une certaine somme aux souscripteurs qui se sont trouvés dans les conditions requises par le règlement.Malheureusement, le nombre de ces abonnés est assez restreint.On paraît ne pas comprendre suffisamment l’avantage de s’assurer ainsi une petite pension pour ses vieux jours.On le regrette générale ment par la suite, mais lorsqu’il est trop tard.Tous les jours, le département reçoit des demandes auxquelles il ne peut pas donner satisfaction, parce que les personnes qui présentent ces demandes n’ont pas eu la prévoyance de s’abonner et de payer la faible prime exigée annuellement.Il y aurait peut-être quelques modifications à apporter au système établi.Je me propose d’étudier avec soin ce qui se pratique ailleurs et, s’il est possible eu égard aux faibles ressources dont le département dispose, d’emprunter aux autres quelque utile réforme, je ne manquerai pas de la suggérer.La France, la Prusse et quelques autres pays d’Europe outpour leurs instituteurs un système de pensions qui me semblerait devoir produire d’excellents résultats dans ce pays, si nous pouvions l’y introduire.Il consiste en l’octroi d’une somme d’argent à l’instituteur qui a passé un certain nombre d’années dans l’enseignement et qui continue de suivre son état.Cette somme, augmentée généralement de dix en dix ans, est payée par le gouvernement à l’instituteur, en sus du traitement ordinaire.C’est un excellent moyen d’encourager l’instituteur à ne pas abandonner son état pour chercher une autre carrière, et de l’engager à consacrer son expérience, le plus longtemps possible, à l’instruction de la jeunesse.Il n’y a pas de doute que l’introduction de ce système produirait aussi chez nous d’excellents résultats, si l’on pouvait disposer d’un fonds à cet effet.Le traitement des instituteurs est un thème sur lequel d laut revenir tous les ans, et, malgré tout ce qui peut avoir été dit sur cette importante question, il n’en reste Pas moins acquis que ce traitement, surtout dans la province de Québec, est beaucoup au-dessous de ce qu’il devrait être.La chose est tellement vraie que nos meilleurs instituteurs et institutrices, découragés par état continuel de gêne et de pauvreté dans lequel on les i°rce de vivre, quittent l’enseignement pour se pourvoir ailleurs.11 en résulte qu’un grand nombre de municipalités sont souvent obligées de fermer quelques unes de leurs écoles, parcequ’il ne se trouve personne de compé tent qui veuille en prendre la direction.Il faut de toute nécessité qu’il s’opère un changement si l’on ne veut pas que l’éducation soit stationnaire et même rétrograde.Le traitement d’un instituteur devrait être en moyenne de trois cents à six cents piastres ; celui d’une institutrice, de deux cents à quatre cents piastres.Il est absolument impossible aujourd’hui de subsister avec un revenu inférieur à ces deux chiffres minimum, lorsque surtout, comme l’instituteur, on doit tenir un certain rang.Les commissaires devront nécessairement augmenter les cotisations scolaires de manière à pouvoir payer leurs instituteurs.Il faudra, d’un autre côté, que la Législature vienne en aide à ces derniers au moyen d’une subvention plus élevée et qui devrait atteindre au moins le chiffre de deux cent mille piastres ($200,000.) Des provinces de la confédération, nous sommes celle qui fait le moins de sacrifices en faveur de ses écoles ; et la province de Québec n’est pourtant pas celle qui en a le moins besoin.Chacun veut l’éducation, mais à condition qu’il n’en coûte rien.Il faut vouloir, mais vouloir efficacement ; savoir envisager la difficulté, et prendre les moyens de la vaincre.Les demi-mesures ne réussissent jamais.Si nous voulons l’éducation du peuple, sachons tout de suite faire les sacrifices nécessaires pour arriver au but.BIBLIOTHÈQUES DE PAROISSE.Dans mou dernier rapport, j’insistais fortement sur la nécessité d’établir des bibliothèques de paroi.;e, et j’espérais pouvoir obtenir une certaine somme pour cet objet.Mais l’aide que le gouvernement a cru devoir donner aux chemins de fer a tellement absorbé les fonds disponibles, qu’il m’a été impossible d’obtenir la subvention que je demandais.Je me propose de renouveler ma demande, à la prochaine session, dans des circonstances plus favorables, et avec la presque certitude d’obtenir l’assentiment général à cet égard, si l’état des finances d ¦ la province le permet.Je dois faire la même remarque au sujet des dépôts de livres, des cartes géographiques et autres fournitures d’école dont j’avais aussi recommandé fortement la création dans le même rapport.Nos écoles ne seront jamais bien pourvues de ces divers objets tant qu’on n’aura pas établi de semblables dépôts.Pour parvenir à ce but, il n’y aurait qu’une première mise de fonds à avancer, et ces fonds seraient même remboursés, en grande partie du moins, à mesure que les ventes s’opéreraient.La chose mérite une attention sérieuse, car l’établissement de ces dépôts constituerait un élément puissant de progrès.Il ne me reste plus qu’à donner les petits tableaux ci après, établissant les chiffres progressifs des municipalités, des arrondissements et maisons d’écoles ; ces tableaux donnent aussi des détails sur la nature de l’enseignement, sur les sommes prélevées pour le soutien des écoles, et enfin sur le fonctionnement des écoles normales.Le premier tableau qui suit donne un aperçu du mouvement progressif des municipalités, arrondissements et maisons scolaires de la province, de cinq ans en cinq ans, depuis l’année 1858.Il établit que depuis cette époque le nombre des municipalités s’est accru de 329, celui des arrondissements de 1148 et celui des maisons d’école de 1328. 52 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Tableau indiquant le chiffre progressif des municipalités, arrondissements et maisons d’école, de cinq ans en cinq ans depuis 1858.1858 1863 1868 1873 Augmen- tation sur 1858 1 1 Augmen- tation sur 1863 Augmen- tation sur 1868 Municipalités 523 634 749 852 329 218 103 Arrondissements 2722 3187 3462 3870 1148 683 408 Maisons d’école 2053 2573 2969 3381 1328 808 412 Le tableau ci-dessous constate un progrès continu dans nos établissements scolaires depuis 1853.On y voit que l’augmentation de 1873 sur 1872 a été même plus sensible que l’année précédente.Elle a été de 94 pour les maison d’éducation, de 2549 pour les élèves et de $86,677 pour les contributions.Tableau du progrès de l’instruction publique dans la province de Québec depuis l’année 1853.1853 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 Etablissements scolaires — Elèves Contributions 2352 108284 165848 2795 119733 238032 2868 127057 249136 2919 143141 406764 2946 148798 424208 2995 156872 459396 3199 168148 438436 3264 172155 503859 3345 180845 526210 1862 1863 1864 1865 1866 1867 1868 1869 1870 Etablissements scolaires.Elèves Contributions 3501 188635 542728 3552 193431 564810 3604 196739 593964 3706 202648 597448 3826 206820 647067 3712 208030 728404 3913 212838 792819 3912 214498 894857 4028 217504 976788 I 1871 1872 1873 Augmentation sur 1853 Augmentation sur 1858 Augmentation sur 1863 Augmentation sur 1868 Augmentation sur 1872 — Etablissements scolaires Contributions 4063 223014 952095 4143 224270 1085179 4237 226719 1171856 1885 118435 1006008 1242 69847 712460 685 33288 607046 324 13881 379037 94 2549 86677 Le tableau suivant, qui porte sur le nombre des élèves étudiant les branches les plus essentielles de l’instruction primaire, offre une notable augmentation sur les chiffres présentés dans le même tableau pour l’année 1872.Tableau comparé du nombre d’enfants apprenant les branches les plus essentielles de l’instruction primaire depuis l’année 1855.—Extrait des grands tableaux statistiques transmis à ce département par les inspecteurs d’écoles.Désignation de chacune des branches étudiées.1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 1S62 1863 1864 " 43407 46940 48833 52099 64362 67753 75'36 77108 77679 75555 Elèves lisant bien 58033 60086 61943 65404 80152 81244 87115 92572 97086 99351 23260 28903 29111 32843 42796 42785 49537 50137 52160 53677 Apprenant la grammaire irauyai&e 9004 8000 12074 15348 4098 19064 1038 22512 23407 22770 Apprenant la grammaire anglaise 32512 46779 47504 47722 54563 6154 74815 78367 68207 75850 Apprenant i ortnograpue /••••• 16439 19504 25661 33377 29766 36711 49460 50893 52244 47686 Apprenant 1 analyse grdmuiduuuc 30631 35897 40070 41730 49111 47327 54323 58728 61237 64918 Apprenant 1 antnmeuque biuipic.22586 2343 26643 28196 30919 31578 41512 44357 45727 46529 Apprenant 1 antnmeuque uiuipuaco 1976 3698 4192 8853 5210 5230 7358 7540 79 5 7545 Apprenant la tenue cies 17700 -.3589 25487 29 .92 36294 37215 44592 46541 50163 51543 Apprenant la géographie 15620 17530 24850 26450 29906 28468 35599 39086 42447 45259 Apprenant i — JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.53 (Continuation.) Désignation de chacune des branches étudiées.1865 1866 1867 1868 1869 1870 1871 1872 1873 Augt.sur 1872 Elèves lisant bien 96491 98706 92982 84742 89608 82805 86436 87191 88306 1115 Elèves écrivant 107161 111703 96988 102796 113105 114508 124262 122460 127159 4699 Apprenant la gramma re française 60753 63672 54379 55041 55459 58605 62883 51924 67309 5385 Apprenant la grammaire anglaise 24221 24374 22123 23896 24188 25859 26849 25835 28225 2390 Apprenant l’orthographe 76808 91904 80709 94767 99500 102158 119508 101301 113808 12507 Apprenant l’analyse grammaticala 53143 54701 48757 60045 60206 25961 56669 56038 57642 1604 Apprenant l’arithmétique simple 64071 68981 61930 64994 68306 72072 75959 75837 78799 2962 Apprenant l’arithmétique composée 52892 50726 42461 47435 48574 49373 54242 50308 55284 4976 Apprenant la tenue des livres 8270 8405 6713 7557 8714 9088 9569 10108 12046 1938 Apprenant la géographie 49778 53405 43923 45327 47421 50178 50166 48520 53261 4741 Apprenant l’histoire 48562 49512 45932 44282 49508 50264 53584 52718, 1 61185 8467 Dans les deux tableaux qui suivent, nous trouvons le mouvement des diverses espèces de cotisation scolaire.Chaque espece offre cette année une augmentation sur l’année dernière.Jableau des sommes prélevées pour l’instruction publique dans la Province de Québec de 1857 à 1873 inclusivement.1856 1857 1858 1859 1860 1861 1862 1863 1864 1865 1866 1867 1868 1869 1870 1871 1872 1873 ANNÉES.Cotisation pour égaler la subvention.$ cts.113884 87 113887 08 115482 09 115792 51 114424 76 113969 20 110966 75 110534 25 112128 34 112447 09 119657 35 113909 64 113790 64 123625 44 123381 08 154002 19 140236 98 140510 97 Cotisation au-delà de la subvention et cotisations spéciales.$ cts.93897 98 78791 17 38372 69 109141 96 123930 64 130560 92 144033 15 134888 50 144515 61 147 58 23 103732 98 191072 58 178174 02 21'2U 99 233773 17 246792 29 263686 94 266940 14 Rétribution mensuelle.$ cts.173488 98 208603 37 231192 65 251408 33 249717 10 261089 11 281980 23 307038 14 3 1087 30 334801 87 356691 53 394068 37 452688 69 472573 70 529193 12 535981 12 640659 81 7i5661 76 Cotisation pour construction d’édifices.S cts.25493 80 22928 63 24646 22 22087 54 15778 23 17600 00 11798 84 11749 76 15553 12 1304 57 2 985 32 24417 46 4 986 17 97446 03 90441 24 46320 39 40595 96 49743 29 Total prélevé.S cts.406765 55 424209 25 459396 65 498436 48 203859 73 526219 82 542528 97 564810 65 593264 37 597448 76 637067 18 728494 05 192819 52 894857 18 976788 51 952095 99 1085179 69 1171856 16 Taiileai; indiquant les sources d’où provient la différence d’augmentation, ou de diminution entre 1° 1864 et 1863 2» entre 1865 et 1864, 3» entre 1866 et 1865, 4» entre 1867 et 1866, 5° entre 1868 et 1867, entre 1869 et 1868’ 7» entre 1870 et 1869, 8° entre 1871 et 1872, 9° entre 1872 et 1871, 10“ entre 1873 et 1872.ANNÉES.Cotisation pour égaler la subvention.Cotisation au-delà de la subvention et cotisations spéciales.Rétribution mensuelle.Cotisation pour construction d’édifices.Total de l’augmenta- tion.Total do la dimu- tion.Augmentation de 1864 sur 1863 Augmentation de 1865 sur 1864 Diminution de 1865 sur 1864 $ cts.1623 09 288 75 $ cts.9627 11 5642 62 $ cts.13399 16 3768 67 $ cts 3803 36 2513 55 9041 75 1434 14 23568 71 $ cts.28453 72 4184 39 $ cts.Augmentation de 1866 sur 1865 Augmentation de 1867 sur 1866 Augmentation de 1868 sur 1867 Diminution de 1868 sur 1867 Augmentation de 1869 sur 1868 Augmentation de 1878 sur 1869 1210 21 252 29 119 66 9834 82 1574 70 45365 84 17924 56 23037 97 325Q1 18 31733 36 37376 84 58800 32 49618 40 81436 87 64325 47 18705 01 56619 42 49459 84 102037 43 81931 43 Diminution de 1870 sur 1869 244 38 621 11 7004 70 44120 85 5724 43 9147 33 Augmentation de 1871 sur 1870 Diminution de 1871 sur 1870 13019 12 6988 00 23692 62 5724 43 Augmentation de 1872 sur 1871 Diminution de 1872 sur 1871 11233 79 16894 63 104678 60 137408 13 Augmentation de 1873 sur 1872 273 99 2253 20 75001 95 86676 47 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Les deux tableaux ci-dessous ont rapport aux écoles normales.Ils offrent un résumé du mouvement de ces écoles pendant l’annee scolaire qui vient de s’écouler.Le premier donne un état comparatif du nombre des élèves de chaque école; le second indique le nombre de brevets de chaque classe, octroyés par elles depuis leur établisse ment.Tableau du nombre des élèves qui ont fréquenté les écoles normales.Années scolaires.Ecole Jacques-Cartier Ecole McGill.Ecole Laval.1 Ui C cr, % 2 £2 £) 2 B 2 o *¦* £ Nombre d’élèves-ins- 1 titutrices.Grand total.[' Elèves instituteurs.cn S cô QJ S 5 Elèves-insti- tutrices.Total.ai .C ai .-3 t- É J & 3 ta | Elèves-insti- tutrices.i Total.18 25 30 90 22 25 70 Session 1857-1858 46 7 63 70 36 40 76 89 103 192 Session 1858-1859 50 7 76 83 34 52 86 91 128 219 Session 1859-1860 53 9 72 81 40 54 94 102 126 228 Session 1860-1861 52 5 56 61 41 53 94 98 109 297 Session 1861 1862 41 10 58 68 39 52 91 90 110 200 Session 1862-1863 57 8 72 80 39 52 91 104 124 228 Session 1863-1864 56 7 67 74 34 49 83 97 116 213 Session 1864-1865 56 5 60 65 43 OD 98 104 115 219 Session 1865-1866 43 o 73 10 39 57 96 84 130 214 Session 1866-1867 41 2 73 75 43 55 98 80 128 208 Session 1867-1868 35 5 57 62 49 73 122 89 130 219 Session 1868-1869 36 4 70 74 64 73 137 104 143 247 Session 1869-1870 46 7 69 76 82 80 162 135 149 284 Session 1870-1871 63 c 70 76 54 59 113 123 129 252 Session 1871-1872 51 13 94 107 32 56 88 46 150 246 Session 1872-1873 46 8 108 116 38 54 92 92 162 254 Session 1873-1874 43 6 106 112 43 56 99 92 162 254 BREVETS octroyés aux élèves des écoles normales depuis l’établissement de ces institutions.Genre de diplômes octroyés.Jacques-Cartier McGill.Laval.| Nombre d'élèves-instituteurs.| Nombre d’élèves-ins-| titutrices.Grand total.1 Elèves instituteurs.Elèves-insti- tuteurs.| Elèves-insti- tutrices.j Total.| Elèves-instituteurs.l a c T o £5 Jj 2 w j Total.42 18 26 44 12 42 102 26 128 Ecoles modèles 147 55 203 258 130 224 354 332 427 759 Elémentaires _ 127 17 547 564 106 294 400 250 841 1091 To'aux 316 90 776 866 278 518 796 684 1294 1978 Le tableau suivant du résultat des séances des commissions chargées d’examiner les aspirants ou aspirantes à l’enseignement primaire donne lieu aux mêmes observations que les années précédentes et laisse toujours regretter que les examens ne soient pas partout aussi sérieux qu’on serait en droit de l’attendre. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.55 Résumé statistique des commissions d’examen, année 1873.JURY D'EXAMEN DE Beauce .Bonaventure.Charlevoix.Chicoutimi.Gaspé.Kamouraska .Montréal (Catholique).Montréal (Protestant).„ Ottawa.Québec (Catholique).Québec (Protestant).Richmond (Catholique).Richmond (Protestant).Rimouski.Sherbrooke .Stanstead.Trois-Rivières.Waterloo A Sweetsburg (Catholique).Waterloo A Sweetsburg (Protestant), 4 3 7 10 8 26 187 43 29 95 8 24 14 21 34 35 60 6 48 66 662 Nombre de brevels octroyés pour académies, 1" classe Pour académies, 2' classe.10 Pour écoles modèles 1" classe Pour écoles modèles 2' classe.Pour écoles élémentaires, lre classe Pour écoles élémentaires, 2e classe II 18 6 20 330 27 20 Nombre de candidats admis et degré des brevets.10 190 y, S' C' .3 O a 2 3 7 9 8 26 146 40 27 73 8 23 5 21 29 35 45 6 47 37 560 2 3 7 9 8 26 167 41 27 79 8 23 5 21 32 35 58 6 47 604 58 Dans le tableau ci-après des écoles dissidentes et de leurs élèves, on remarquera une augmentation sensible dans le nombre des élèves qui ont fréquenté les écoles dissidentes catholiques.Ce nombre s’élève au chiffre de 1509.Il n’était que de 835 en 1872.Tableau des écoles dissidentes et de leurs élèves.Noms des inspecteurs d’écoles.Ecoles dissidentes protestantes.Nombre d’élèves.Ecoles dissidentes catholiques.Nombre d'élèves.Alexander Wm.J 16 475 7 251 Archambault J, N.A 2 52 Béland P.F 1 * 22 Boivin S Caron M 18 452 Carrier Ed 3 133 Crépault J Delage J, B 4 80 Dorval A, D 10 285 Folhergill M 0 80 Germain G 6 165 Grondin L 15 547 Hubbard H 161 Hilbert P 3 146 Juneau F.E 4 163 baplanlo L.M Lueier L 4 155 1 McGrath B 20 924 McLaughlin J 24 592 Martin Y 1 25 Painchaud F.B.F 1 24 tremblay T 6 174 bouleau Chs 2 Stonson M 13 Tanguay G i 26 OOv) Thompson W 5 196 Thomson G Valade F, X .9 22 490 724 13 640 186 6156 34 1509 candidats rejetés. 5G JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.Le tableau du mouvement de la caisse d’économie ne présente aucun fait particulier.On ne peut, comme toujours que regretter qu’il y ait encore de la part du corps enseignant tant d’apathie à l’égard d’un fonds de pension uniquement créé pour assurer à ses membres quelques ressources, en cas de retraite ou de maladie prolongée CAISSE D’ÉCONOMIE DES INSTITUTEURS.Années.Nombre des instituteurs qui se sont souscrits chaque année.Nombre de pensionnaires chaque année.Taux de la pension pour chaque année d’en- seignement Total des pensions payées.$ cts.S cts.1857 150 63 4 00 886 90 1858 74 91 4 00 2211 74 1859 18 128 4 00 3115 36 1860 9 130 3 00 2821 57 861 9 190 3 00 3603 58 ,862 10 164 1 75 2522 09 1863 13 171 2 25 3237 00 1864 2 170 1 75 2727 00 1865 iï 160 1 75 2787 00 1866 13 173 ] 75 2784 00 1867 15 176 1 75 3036 00 1868 10 161 2 50 4590 00 186?9 173 2 50 - 4677 00 1870 5 174 2 50 4700 09 1871 13 162 2 50 4865 00 1872 7 176 2 50 5100 00 1873 8 177 2 59 5127 00 Gisdéon Ouimet, Ministre de l’instruction publique.PEDAGOGIE.Lieçons familières «le tangue française.LES DIX PARTIES DU DISCOURS.Introduction.il ne faut pas que nous perdions de vue un seul moment, mes enfants, que l’objet des mots, c’est d’exprimer nos pensées, et, d’autre part, qu’en général, nos pensées ne se présentent pas à potre esprit isolées, mais combinées, ce qui nous conduit à combiner de même les mots qui les représentent, c’est-à-dire à faire des phrases (1).La combinaison la plos simple de mots ayant un sens, représentait d’une manière satisfaisante pour l’esprit une combinaison d’idées, la phrase la plus simple, en un mot, c’est, nous l’avons vu, la proposition.Et nous avons étudié les éléments dont se compose une proposition, c’est-à-dire l’ensemble des termes nécessaires pour contenir les jugements que nous portons sur les choses, et des principales parties accessoires qui peuvent concourir à l’expression de ces jugements Allons maintenant plus loin.Si je vous disais, mes enfants : “ L’automne finit, l’hiver approche,” et si je vous demandais ensuite combien, dans ce que je (1) “ Supposons, par exemple, que j’aie besoin d’une table, que je me’transporte un menuisier et que je prononce le mot table.Ce mot isolé réveille en lui l’idée d’un objet qu’il possède ou qu’il sait faire; par lui-même, il ne dit rien autre chose.Je n'ai donc rien appris à cet ouvrier aue ce qu’il savait déjà, autrement dit je ne lui ai rien appris du tout.Il n’en serait pas de même si je pouvais lui faire entendre que une table m'est nécessaire.Alors, évidemment, nous pourrions nous être utile l’un à l’autre, lui en me la faisant, moi en la lui achetant; et pour cela, que faut-il?Que je lui communique non-seulement les deux idées isolées de table et de nécessaire à moi, mais encore le rapport qui les unit dans mon esprit, et que l’on appelle jugement." D.Jullien, Cours supérieur de grammaire, Grammaire proprement dite, 1 vol.grand in-8, 7 fr.50 c.Hachette et Cio.viens de dire, il y a de propositions, vous ne seriez pas embarrassés, n’est-il pas vrai ?pour me répondre qu’il y en a deux, dont vous reconnaissez facilement les termes, l’ûne ayant pour sujet Vautomne, l’autre Y hiver, et chacune se composant d’un verbe attributif, qui est finit pour la première, et approche pour la seconde.Il y a donc là deux propositions distinctes.Ne sentez-vous pas toutefois que ce n’est pas sans dessein que j’ai rapproché ces deux propositions, que dans mon esprit il y a un rapport entre elles ; que la première a appelé la seconde ; que c’est parce que j’ai jugé d’abord ¦.Des cures nombreuses ont démontré depuis eette époque qu’elle est douée de propriétés anti-goutteuses incontestables.Malheureusement, comme le disait un homme d’esprit, elle n’a pas encore liguré ' la quatrième page des journaux.Il faudrait qu'un spécialiste “habile” en préparât un élixir et qu'il le vendit au poids de l’or.Alors, on aurait confiance.J usque là on se bornera à manger la fraise.au dessert.Les propriétés tempérautes, aperitives et fondantes de la fraise expliquent les heureux efTets qu'on en a obtenus dans plusieurs autres maladies.On l’a employée avec succès contre la jaunisse et les obstructions du foie.C'est un excellent aliment quand on est menacé on atteint de la gravelle.Van Swieten a guéri, en leur faisant manger pendant plusieurs semaines jusqu’à quinze et vingt livres de fraises par jour, des maniaques furieux, dont la maladie avait probablement pour point de départ un engorgement du système abdominal.Ce fruit parait .voir une action remarquable, sinon sur la phthisie confirmée, du moins sur certaines affections des voies respiratoires qui simulent la tuberculisation pulmonaire.Butini, do Genève, nourrissait ses phthisiques avec du lait d’duessc et des fraises.Frédéric IL ffmann a guéri, dans l’espace de deux "mois, avec des fraises, un jei - j homme épuisé par une fièvre hectique accompagnée d’une toux violente, d’étoulfements et de crachements de sang.Schultzc, Roques Gilbert, Double, cte., citent des cas analogues.Enfin, Gelnei ke, de Stettin, a préconisé la fraise comme vermifuge ; il prétend même l’avoir vu employer avec succès contre le ténia.Terminons par une anecdote.Fontenclle, on le sait, aimait beaucoup lus asperges ; mais il adorait par-dessus tout la fraise.Elle était devenue pour lui, sur ses vieux jours, une sorte de panacée, une espèce de talisman auquel il attachait la conservation do sa santé.A sa dernière heure, un de ses amis lui dit : “Eh bien, comment cela va-t-il î ” “ Cela ne va pas, répond le philosophe ; cela s'en va.” Puis il ajouta en souriant : “ a h I si je pouvais seulement attrapper les fraises! ” Il ne put attrapper les fraises ; il mourut, mais à cent ans moins quelques jours.Du.L.Noihot.LE JOURNAL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE —DE LA— PROVINCE DE QUEBEC.j E JOURNAL DK L'INSTRUCTION DUBUQUE est publie sous U la direction du ministre de l’instruction publique et paraît le 15 de chaque MOIS.Conditions d’abonnement.$1.00 PAR AN.aur les instituteurs.0.50 “ “ Takif des Annonces.lie insertion, par ligne .$0.07 Insertions subséquentes, par ligne.0.02 Les annonces d’instituteurs sollicitant un emploi, sont inséiées gratuitement.On ne reçoit que les annonces ayant trait à l’éducation, aux sciences et aux arts Adresser : Journal de l’instruction publique, Québec.—Affranchir Imprimerie de Léger Brousseau, 7, rue Buude, Québec.
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