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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Juin - Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Journal de l'instruction publique, 1878-06, Collections de BAnQ.

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r i%iaûfflsciïWcE, r ¦*>«=.inf*' nui L Ë6M l I; 0111 Volume XXII.Québec, Province de Québec, Juin et Juillet, ISIS.Nos.6 et 7.SOMMAIRE —Partie officielle: Règlements du Dépôt de livres et liste des articles qui le composent.—Diplômes.—Avis officiels.Palmare de 1 école normale Laval.Partie non-officielle: Note, Brillants succès.—L'enseignement du dessin en France.—L exposition universelle, partie scolaire.Tribune libre : Mathématiques par A, Lamy.—L’école primaire modèle de Bruxelles par Ch.Potvin.—Les questions des enfants, par B.Legouvé.Bulletins.—Annonces.PARTIE OFFICIELLE if ' mm Département de l’instruction publique Instructions concernant le Dépôt de Livres I.Toute correspondance se fait directement avec le surintendant.- Le Dépôt étant une branche distincte du Département de l’instruction publique, les lettres concernant les c°mmandes ne doivent pas traiter d’autre chose.o- Ecrivez lisiblement, surtout la date, l’adresse et la signature, et dans la date indiquez toujours le comté apres la paroisse.4.Indiquez parfaitement par quelle voie, à quelle station de chemin de fer, ou à quel port, les articles doivent etre expédiés.5- En demandant un article, indiquez toujours le 1 tunero sous lequel il est inscrit au catalogue.b Lorsqu’on demande un livre qui doit être expédié jar la poste, il faut envoyer en même temps que l’argent i.s timbrra pour payer les frais de port.11 ne sera tenu aucun compte des demandes de ies qui ne sont pas inscrits au catalogue.Les Règlements suivants sont obligatoires : I Le Surintendant de l’Instruction Publique établit, installe, organise et administre le Dépôt de Livres et autres Fournitures d’école, dont la création est autorisée par l’article 29 de la 40 Victoria, chapitre 22, 1876, au moyen du crédit, ou capital roulant, voté par la législature, et avec le concours d’employés engagés par lui au mois ou à l’année et dont le salaire ne dépasse pas $2.00 par jour.Il transmet les noms de ces employés au Lieutenant-Gouverneur en Conseil.II Le Surintendant achète les articles composant le Dépôt et les vend aux municipalités scolaires le prix coûtant plus les frais de magasin et d’expédition.III Les municipalités scolaires payent comptant ou autorisent le Surintendant à retenir le prix de leurs commandes sur leur subvention annuelle.Quant à celles qui sont portées sur la liste des municipalités pauvres le Surintendant retient sur leur subvention annuelle ordinaire, ou sur leur allocation de secours, le total ou une fraction du prix de leurs commandes ou de leurs achats antérieurs non soldés.IV Les commissaires ou syndics d’écoles, réunis en assemblée régulière, décident, par une délibération qui est inscrite au procès-verbal de leurs séances, de la nature et du montant de 1 achat, ainsi que d u mode de payement et, s’il y a lieu, ils autorisent quelqu’un à effectuer ce payement ou à prendre livraison des articles ; puis ils votent la résolution suivante : 5187 82 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE u ‘‘ ^jes dits commissaires (ousyndics)s’engagent à distri-u ,l!er ces livres et autres fournitures d’école suivant la u 101 eVes reglements du Surintendant, exclusivement ¦ aux eleves des écoles tenues sous leur contrôle.” Les commandes, signées par le président et le secré-taire-tresorier des commissaires ou syndics, sont adressées au Surintendant, et peuvent être faites selon la iormule suivante : * q • .3 _ .“ Lieu cl claie.Au Surintendant de l’instruction publique, u at • 'l Québec.Monsieur, Les commissaires (ou syndics) de la municipalité de dans le comté de réunis en assemblée régulière le qé courant (ou dernier), ont décidé d’acheter pour les écoles qui sont sous leur contrôle, les fournitures dont voici la liste : distribuent les articles aux élèves gratuitement et sans délai ; sinon, ils les leur vendent au prix coûtant.Les articles sont également vendus au prix coûtant aux enfants qui ont besoin, durant l’année scolaire, de remplacer ou de renouveler ceux qui leur avaient été distribués à titre gratuit.VIII Le chiffre des cotisations que nécessitent les achats de fournitures d’école est fixé d’après le nombre des enfants en âge de fréquenter l’école, suivant la recommandation du comité catholique du Conseil de l’instruction publique.IX Tous les six mois, le Surintendant rend compte au Secrétaire-Provincial des opérations du Dépôt.‘ Ci-inclus le prix de cette commande (ou bien: Veuil-' retenir le prix de cette commande sur la subven-u tl0n annuelle attribuée à î^otre municipalité).Adres DEPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Dépôt de livres et autres fournitures d’école la douz.Ou.suivant le cas : “ Le porteur est dûment autorisé à effectuer le payement de cette commande et en prendra “ livraison.* 1 .,.l*e 'Iu°i nous avons signé (et, si la municipa- lue a un sceau, apposé le sceau de notre municipalité scolaire) a ,ce de 187 r A B., Près, des Coin, (au syndics).C.D., Secrétaire-Trésorier.V Les toi mules de commandes, ainsi qu’un catalogue des articles composant le Dépôt, sont fournies aux municipalités scolaires par le Surintendant.VI 1.Toute lettre concernant l’achat de livres ou autres fournitures est entrée, au nom de la municipalité qui lait cet achat, dans le livre ordinaire des lettres reçues au Département de l’Instruction Publique, ou dans un livre spécial, et mise sous dossier avec une'note consta tant la date et le montant de la commande.2.Toute somme reçue est entrée dans un livre spécial puis déposée dans une banqueau nom du Surintendant en fidéicommis pour le Dépôt.3.Les retenues sur la subvention annuelle sont de même déposées en banque, après avoir été créditées au Dépôt dans le livre.des sommes reçues, et débitées aux municipalités dont le livre d’expédition des subventions.4.Le préposé à l’envoi des fournitures inscrit dans un livre spécial le nom de l’auteur, la date et le montant de la commande, ainsi que la date et le montant de la facture, et, suivant le cas, le nom de la personne à qui les articles ont été livrés, ou la manière dont ils ont été expédiés.VII Si les commissaires ou syndics ont pourvu par les cotisations au payement de leurs commandes, ou s’ils en ont fait retenir le prix sur leur subvention annuelle, ils No.1.—Alphabet ou Syllabaire Gradué, d’après une nouvelle méthode, par F.E.Juneau et N.Laçasse, in-18, broché, 72 pages.No.2.—Le Premier livre des Enfants, ou méthode rationnelle de lecture, par J.B.Cloutier, in-18, broché, 72 pages.No.3.—Tableaux de l’Alphabet et du Syllabaire.Dix tableaux de 2 x 1J pieds, destinés à être fixés au mur.Les 10 tableaux.No.4.—Nouvelle série de Livres de lecture graduée, seule série approuvée par le Conseil de l’Instruction Publique, par A.N.Montpetit.—J.B.Holland *fe fils, éditeurs : Premier Livre, illustré de 32 gravures, texte encadré, in-12, cartonné, demi-reliure en toile.Deuxième livre, illustré de 40 gravures, texte encadré, 240pages, in-12, cartonné, demi-reliure en toile.Troisième Livre, illustré de 56 gravures, texte encadré, 318 pages, in-12, cartonné, demi-reliure en toile.Quatrième Lirre,(illustré de 50 gravures, texte encadré, 286 pages, in-12, reliure en toile.Cinquième Livre, illustré de 42 gravures, texte encadré, 352 pages, in-12, reliure en toile.No.5.—Cours de lecture a haute voix ou leçons pratiques de lecture française et de prononciation, préparées spécialement pour les écoles canadiennes, par l’abbé P.Lagacé, principal de l’école normale Laval : Abrégé à Vusage des écoles modèles et élémentaires, in-12, cartonné, demi-reliure en toile, 144 pages.Idem, à l’usage des Ecoles Normales et des Pension nats, in-12, cartonné, 359 pages.No.6.—Eléments de la Grammaire Française de Lho mond, entièrement revus, corrigés et augmentés, par J.B.Cloutier, cartonné, demi-reliure en toile.No.7.— Devoirs Grammaticaux gradués en rapport avec la Grammaire de Lhomond, d’après la méthode analytique, par J.B.Cloutier, cartonné, demi- reliure en toile.No.8.—Dictionnaire classique universel, français, historique, biographique, mythologique, géographique et étymologique, par Bénard, in-12, carton, demi- reliure en toile, 16è édition, 841 pages, 1876.No.9.—Traité élémentaire d’Aritiimétique, par F.X.Toussaint, carton, demi-reliure en toile.No.10.—Traité élémentaire d’Arithmétique, par F.X.Toussaint, avec Logarithmes, Algèbre, Toisé, etc., carton, demi-reliure en toile.$0 30 0 30 0 25 1 20 1 80 2 40 4 00 5 00 2 40 5 60 1 00 1 25 7 50 2 10 3 75 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE No.2 50 1 25 3 00 2 20 No.11.—Eléments de Géographie Moderne, in-12 cartonné, 96 pages, J.B.Rolland & fils, éditeurs.’.No.12.—Nouvel abrégé de Géographie Moderne, à l’usage de la jeunesse, par l’abbé Holmes, entièrement revu, corrigé et considérablement augmenté, par 1 abbé L.O.Gauthier, in-12, carton, demi-reliure en toile, 328 pages, J.B.Rolland & fils, éditeurs.No.13.Histoire populaire du Canada, ou entretiens de Madame Genest avec ses petits-enfants, par Hubert LaRue, in-12, toile, 216 pages, Blumhart & Cie., éditeurs.No, 14.Histoire du Canada à l’usage des écoles primaires et des maisons d’éducation, par l’abbé L.O.Gauthier, in-32, carton, demi-reliure en toile, 144 pages, A.Côté & Cie., éditeurs.No.15.—Cours abrégé d’Histoire Ancienne, contenant 1 histoire de tous les peuples de l’antiquité jusqu’à Jésus-Christ, par M.l’abbé Drioux,nouvelle édition, carton, demi-reliure en toile.; 16.—Précis élémentaire d’Histoire Ecclésiastique, suivi de la chronologie des Papes, conciles, ordres religieux, hérésies, principaux personnages, etc et d'une table analytique, par l’abbé Drioux, septième édition, carton, demi-reliure en toile.No.17.—Précis élémentaire de l’Histoire d’Angleterre, depuis les temps les plus anciens jusqu’à nos jours, par l’abbé Drioux, carton, demi-reliure en toile, nouvelle édition.3 45 No.18.—Précis élémentaire de l’Histoire de France par l’abbé Drioux, carton, demi-reliure en toile.’ 3 00 No.19.—Petit Catéchisme de Québec, publié avec l’approbation et par l’ordre du premier concile provincial de Québec, in-12, broché, A.Côté & Cie éditeurs.No.20.—Le petit Catéchisme de Québec,’ publié avec 1 approbation et par l'ordre du premier concile provincial de Québec, in-12, broché, J.B.Rolland & fils, éditeurs.No.21.—Le grand Catéchisme de Québec, à l’usage dé toute la Province Ecclésiastique de Québec, 15e edition, in-12, broché.’.No.22.—Idem, carton, demi-reliure en toile.!" .No.23.—Le Livret des Ecoles ou Petites Leçons dé choses, par F.E.Juneau, in-18, cartonné, demi- reliure en toile.’ No.-4.—Petit Manuel d’Agriculture, d’Horticulture et d Arboriculture à l’usage des Ecoles, par Hubert LaRue, carton, demi-reliure en toile.1 80 No.25—Tenue des Livres en Partie Simple' et en Partie Double, ou Comptabilité Générale, par Napoleon Laçasse, in-80, carton, demi-reliure.5 No.26.—Manuel de Tenue des Livres en Partie Simple et en Partie Double, à l'usage des écoles primaires, par J.C.Langelier, in-4o, carton, demi-reliure.3 No.27.—Manuel de Dessin Industriel à l’usage des maîtres d’écoles primaires, d’après la méthode de vvalter Smith, accompagné de Cartes-modèles à 1 usage des élèves.Premier Livre, in-12, fort carton, demi-reliure, adopté par le Conseil des arts et manufactures et par le Conseil de l’instruction publique.(Ce Manuel a obtenu le 1er prix d’im del877) typograPhi Anna Moore et MM nirppf»0 .rùJ0STP^Smai Menard’ Hormisdas Perillard, Joseph Desroches, Arthur Latour, Louis St.Hilaire ; (A) : Dlles Hortense Marvr°«fhp Mary-An5, CaiI«.Johannah McCarthy, Phèbe McGrail, Marj Sherry, Ann-Ellen Solan, Caroline Cook, Perpétue Farmer Mary-Ann Kelly et Marguerite Tremble Ecole élémentaire, 2ème classe (A) : Dlles.Jeha Bernard, Marie slrlif vr,?UIK.Ze !?-Beï?uaMd’ Eudox‘e Labrosse, Caroline Laberge et ^arah Murphj , (F ) : Plnloméne Cyr, Hedwidge Déguisé, Listras fnÆene Gl?nsse Forrét’ °Philia Galarneau, Célina Laurin, Olivine S L!n?f L,on?Pré' Adélina Robillard, Mélina Robinson', line Be!lisle Josephme Bourget, Basilisse Charlebois, Philo-«eCrta,r GÔ’JServinisc Cousineau, Philomene Grégoire, u m f E?d,°“?eur' Euphrosine Leduc, Pheebra McGrail Delimâ Phamuif pî P lmn Morache- Damalta Perrault.Apolline Forgues ^iZlre Prlmeau> f heebee Raymond, Zoé Souchereau et MM.Benjamin Decosse, Raphaël Goyette ; (A et F) : Dlles Grace Nagle et Vitaline Duquette.' ' .rj q ., ._ F- X, Valade, secrétaire, Montréal, 7, 8 mai, 6 et 7 août 1878.CHARLEVOIX ET SAGUENAY Ecole élémentaire, 1ère classe (F): Dlles.Mary Gaudreault st -rnanna „Vavoie„’, Arthemise Boivin, Azilda Perron, M.-Délimâ st.Hilaire, Marie Tremblay, M.-Emma Tremblay et (F et A) M -1 Augustine Simard.' ' , AHeUM Marle Gagné, Marie Pétronille Séra- Garollne Gagné, Célanire Maillelte, Euphémie Couture, Virginie Octeau et Georgianna Cloutier F Elémentaire 2ème classe (F) : Dlles.Philomène Faucher Rn»li.P®® Frer?and- Marie Adelaide Landry, Marie Anne Rosalie Kerret dit Labbee, Anne O’Grady, Célanire Ferland, Marie Cé àni>éSSr°e«a dt0Me Gagnié’ Hermine Sénéchal, Philomène Demeri.CJanire Lessard, Mane Olivine Boucher, üelvina Gagné, Emélie PaiariK uarie rde.e- V' ^o]let’ Marie Delphine Leblond, Sédulie «radis, Marie Fontaine, Marie Philomène Euphémie Perron Marie ManeecIraniarenSimardfan# °Wlin® Mûri® Angèle 0cteau sl Beauce, 25 juin 1878.S' A' Taschebea(j- secrétaire.GASPÉ SophmBKaudamTAIRE' •*"“ : Dll8E- Ballide Desjardins et Percé, 26 juin et 6 août 1878.FuAS TüZ°’ secrétair* TROIS-RIVIÈRES.vrinf puM0DEEE’ lère classe (F) : Dlles.Elisa Blais, Célina Connolly, Mar ® var0n/, FT,ma Forcier' Oliva Fatard, Odélia Lefebvre q!1111® Nl : nc,se A' Mulvina et Ann etfp,01 ETÉLÉMEî,7*,nK’ lère classe »"“°»« dffid ., ™e appelle qu’il y a trente et un ans bientôt ^enip*a^ comme eleve de première année dans une des ecoles normales de 1 Académie de Paris Le bâtiment principal, construit depuis peu, renfermait au rez-de chaussée trois salles pour les études et les classes, le cabinet du directeur, et une petite pièce où se trouvaient une centaine de volumes dépareillés et quelques debris d instruments de physique.Un pauvre hangai, établi sur le sol même delà cour, ni planchéié ni pave, sable seulement, nous servait deP salle de musique, de lavabo, de vestiaire et de lingerie.En hiver donc, nous étions naturellement obligés de casser que ceüe de l’école—comme’ pièce s’entend ce nui d ailleurs, aujourd’hui, constituerait pour lui un danger suffisamment sérieux déjà.aanSer Ce temps, fort heureusement, n’est plus Sans êtm «„ “ Tsrïït es «ïfi ié“t,?'îe55è,c: S£S“JSïï Jfssss générations qu’on leur confiera des ?Œ".drLÏ?ÆS.d“ sonl "¦ ^Le departement du Nord est connu depuis longtemps mv! ; eK„ejs“ri,““ ,a^ te;.1'.;1 ** devait faire et il a fait pa O-H 1 services de l’enseignement : une école normale modèle.Tous les services sont largement pourvus.L’admi nistration est tres-confortablement installée : Directeur aumônier, instituteur chargé de la direction de l’école oT^éT3;^ afdj0int attaché a établissement, tous sont loges d une façon convenable et digne.En outre d’un cabinet de travail faisant partie de 1 appartement personnel du directeur, nous Ptrouvom veman Ie UP lelréunions de la Commission de su" un n.c et "n Çakmet pour le directeur, un bureau et une piece pour les archives.La partie affectée aux élèves est, relativement même ™nSsStS“,e„"Ste„rè|P S bell""“r'-“ 1" tro».’ sa^qXPL°m0ti0n(’ ch,a?ue année à sasalle d’étude et nour H Ï.1T P,a[tl(Tlleres iles préaux S011t communs flpvoi a! d - et a troisieme an,lée seulement; les snéciale Cp^nmT^r'166 i?nt leur cour de récréation peciale Ce sont la d excellentes mesures, au point de vue de la discipline et de l’éducation morale, mesures d ailleurs que rendait obligatoire le grand nombre fâsœs:cent ciD”ia"“' ' Indejiemlamment de ces six salies d’études et de classes generales, les sciences, la musique et le dessin l0Cailf spé?lauux : amphithéâtre de physique, aboratoire et classe de chimie, classe de dessin d’après rniwrn’ Ci.|SSe, de dessin d’après la bosse, salle des collections d histoire naturelle, etc.Si nous n’avons pas encore, dans nos écoles normales de I rance, la magnifique Aula des écoles normales allemandes ou la splendide Salle des Réceptions des établissement* scolaires de Boston et de New-York, la nécessité cependant de réunir à certains jours tousles élèves et le personnel enseignant-pour des conférences, par exemple pour la lecture des notes et les conseils et les observations que le Directeur peut avoir à adresser à oute l ecole, pour certains exercices d’ensemble certaines séances un peu solennelles, quelques fêtes intimes meme qu il est bon de conserver là où elles existent et d introduire la ou elles n’existent pas—a fait sentir partout le besoin au moins d’une grande salle qui restât JOUBNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 93 toujours libre : c’est sans aucun doute la pièce que nous avons remarquée dans le plan de l’école normale de ! Douai, et qui porte le nom de Salle des conférences.Les annexes et les jardins présentent les mêmes conditions d’espace, les mêmes caractères d’utilité pratique et de confortable que les bâtiments scolaires.Salles de bains, préaux ombragés d’arbres, grand jardin de l’école pour la culture maraîchère, autre jardin avec arbres forestiers et d’agrément, jardins réservées pour les Directeurs et le maître-adjoint, rien n’a été oublié, et tout est parfait.La nouvelle école normale de Douai nous paraît donc présenter toutes les conditions matérielles désirables : une seule objection nous venait à l’esprit en examinant ces plans, ces coupes et ces façades d’une architecture j simple, mais élégante et de bon goût.150 élèves-maîtres pour une seule école ! 50 par promotion, n’est-ce pas trop ?La nature particulière de ces jeunes gens, leurs études antérieures, leurs besoins, dans le présent et pour l’ave nir, permettent-ils une réunion aussi nombreuse ?Au point de vue purement scolaire, intellectuel, le maître pourra-t-il, dans ses classes, interroger chaque élève aussi souvent qu’il est nécessaire, indispensable de le faire ?Le contrôle sérieux du travail de chacun peut-il s’exercer pour tous d’une façon permanente, suivie ?Nous ne le croyons pas.Et l’éducation morale, l’étude du caractère, la formation des habitudes, la préparation aux devoirs profession-I nels, toutes ces parties si importantes, si délicates et si utiles de la tâche du Directeur et des maîtres adjoints, ! pourront-elles être l’objet de soins aussi continus, aussi réfléchis, aussi complets et par suite aussi efficaces, que lorsque chaque promotion, par exemple, ne compte que 20 ou 25 élèves ?Nous en doutons.Il n’est pas mauvais, du reste, au moment où l’attention se porte vivement vers ces établissements, alors qu’une loi est présentée dans le but de les multiplier partout, pour les institutrices comme pour les instituteurs, il n’est pas mauvais que l’expérience soit tentée, h était difficile, à ce point de vue, de choisir mieux que l'école normale de Douai.La valeur exceptionnelle de son honorable directeur, M.Bilaire, la compétence incontestable que lui ont donnée ses longues années de services distingués, nous sont un sûr garant de la façon dont l’expérience sera conduite, et nous pouvons avoir toute confiance dans les résultats qu’elle donnera._ Mais pénétrons dans les salles affectées aux classes 8, '> et G, dites de l'enseignement libre, quoique beaucoup Ides établissements qui s’y trouvent représentés dépendent complètement de l’Etat, des départements ou des communes.L'école Monge, qui s’est imposé la mission d’introduire dans l’enseignement secondaire les nouvelles théories ¦ pédagogiques, a exposé plusieurs vues de ses bâtiments I et de ses préaux.Nous avons remarqué surtout les I chambreltes d’élèves dans les dortoirs, et nous voudrions voir cette disposition adoptée pour les élèves-maîtres de nos écoles normales.Chaque élève, de cette façon, est chez lui.Il a sa petite chambre, qu’il doit tenir toujours propre et S01Êneusement rangée.Cet isolement, bien plus convenable et plus décent que ces longues files de lits sans ¦idéaux, ne s’oppose pas du tout à la surveillance.Ça porte, qui n’a que t» 20 de hauteur, permet au martre de voir à l’intérieur, quand U le veut; les cloisons séparatives, plus élevées que la porte, afin d’éviter toute communication, ne vont pas cependant jusqu’au plafond : air ainsi circule constamment dans le dortoir et dans mutes ces chambrettes.Les salles de classe nous offrent aussi une disposition que nous désirons encore pour nos écoles normales : chaque élève a son pupitre isolé.Il n’est rien d’ailleurs, dans cet établissement vraiment modèle, jusqu’aux cabinets d’aisances, qui ne nous inspire des sentiments de convoitise.Tous nos lecteurs savent quelle détestable installation possèdent à ce point de vue la plupart de nos écoles primaires.Les affreux cabinets à la turque, avec leur ouverture toujours béante, infectent les cours et souvent même les classes ; la ventilation des fosses est partout insuffisante ou nulle, et la malpropreté la plus dégoûtante est l’apanage de ces annexes scolaires, indispensables pourtant.Cette malpropreté habituelle, n’est pas en France, il faut le dire, le fait exclusif de nos écoliers.Les cabinets des établissements publics, des hôtels, et même de certaines maisons particulières, ne sont guère mieux tenus.C’est un sujet permanent, dit-on, d’étonnement indigné pour les voyageurs anglais.J’ai vu, en effet, dans les maisons anglaises, des water-closets avec tapis, glaces, toilete, etc., qui ressemblaient à de vrais boudoirs.Sans chercher à atteindre le luxe, je crois qu’une utfle révolution dans nos habitudes est, à cet égard, vraiment urgente ; nous pourrions commencer par l’école.Je me souviens que visitant, il y a quelques années, un asile d’aliénés dans le Berri, je fus frappé de la grande propreté qui régnait dans tout l’établissement, et particulièrement dans les cabinets.Tous avaient un 6iège en chêne, ciré et frotté chaque jour parles pensionnaires ; on n’y voyait jamais, à quelque heure qu’on y entrât, la moindre goutte d’eau, la plus petite tache.Je me disais qu’on pourrait donc exiger d’élèves, si petits qu’on voulût bien les supposer, mais enfin doués de raison, ce qu’on obtenait de pauvres insensés ; et depuis cette époque, je regrettais qu’on ne remplaçât pas les trous à la turque par des sièges en bois.La disposition adoptée à Monge vaut peut-être mieux encore, en ce sens qu’elle supprime, d’une façon presque absolue, la possibilité pour les élèves d’être malpropres.Le siège, en effet, est une simple colonne creuse cylindrique, sur laquelle, par suite, il est impossible de monter.La cuvette est en faïence, à fermeture automatique ; et les murs sont garnis également de carreaux en faïence.Laissant de côté pour le moment l’importante ques tion des méthodes et de la discipline, nous voyons donc que l’école Monge peut déjà, par son exemple, provoquer, rien qu’au point de vue matériel, d’utiles réformes dans nos établissements scolaires.Nous ne quitterons point la classe 7 sans regarder un grand tableau, véritable peinture, qui représente un projet de création nouvelle aussi : la Villa écolière du Vésinet.Nos lecteurs savent qu’en Angleterre et aux Etats Unis, les collèges, où certains collèges du moins, sont établis au milieu d’une riante et fertile campagne.La chapelle, les classes, les bibliothèques, les cabinets d’histoire naturelle et les salles de collections scienti fiques se trouvent dans des bâtiments séparés, entourés de pelouses et d’ombrages ; d’élégants cottages, de charmantes villas sont habités par les professeurs ; et les élèves, qui ne connaissent point les quatre murs de nos lycées et nos maîtres d’études, trouvent le logement et la nourriture dans des maisons particulières, où ils jouissent de la liberté la plus absolue et la plus complète.M.Pallu, maire du Vésinet (Seine et-Oise), a voulu imiter ces créations, et substituer en France l’éducation de la famille à l’internat, par l’application de ce qu’il appelle le système tutorial.“ A l’agglomération formée par l’internat—dit-il, dans 9i JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE lion br°ïrne qU’°ln (Jistnblie aux visiteurs de l’Exposition — agglomeration pernicieuse pour le phvsiaue et e ™r°’ "0Uf "l,bs1Utuons la Samai écolière, c’esU-dire mi hPemen- ide dlX quinze ùlèves’ dans «ne villa, sous la surveillance et la direction d’un tuteur.inanHahlol6^1’’prisipf’m- les personnes les plus recom-mai dables xnra de la vie meme des enfants confiés à sa dw’if^n eUî’ exemp el leur conseil, et tiendra auprès d eux la place du pere.Les parents choisiront en toute hheite celui de ces tuteurs qui leur paraîtra représenter le mieux leurs idées et leurs croyances, chaque commu-, chaque eghse devant avoir son représentant et trouver dans la villa écolière les conditions nécessaires a 1 exercice du culte.Chaque groupe, constitué ainsi à l’image de la famille se reliera pour l’enseignement à un établissement central.’ Dans cet etablissement, l’instruction sera donnée d apres les méthodes perfectionnées parles professeurs les plus distingués, avec toutes les ressources et les moyens dont on dispose maintenant.Elle comprendra tontes les sciences utiles, l’étude des langues mortes et vivantes, enfin l’enseignement spécial, secondaire et supérieur.Lu un mot, c’est une ville écolière qu’il s’agit d’ériger.Les tableaux et plans exposés représentent une vue générale de cette ville et les détails de l’installation.L’établissement principal, surmonté d’un observatoire pour l’étnde de l'astronomie, comprendra dans son enceinte de vastes pavillons indépendants les uns des autres pour la physique, la chimie, la mécanique et les beaux-arts, l'histoire naturelle, la musique.Il y aura encore des salles de gymnastique, d’escrime, de bains d indiothéraphie , un manège, un atelier renfermant, les principales machines qu’emploie l’industrie pour mettre en œuvre les matières premières.Autour de cet immense établissement se grouperont les villas écolières, dont le nombre croîtra en raison de celui des élèves.Des champs de culture et d’essais agronomiques compléteront cet ensemble.” Pour aider au succès de son entrepris», M.Pallu s’est assuré le concours de M.Hippeau, ancien professeur de faculté, bien connu par ses publications sur l’instruction publique à l’étranger.Cette entreprise nous parait très utile et très belle mais elle est considérable, et elle exigera de bien grands capitaux.M.Pallu évalue à G millions le total des dépenses à effectuer : nous souhaitons vivement que les souscriptions atteignent promptement ce chiffre.L’Exposition universelle, dans tous les cas, vient à point pour permettre à M.Pallu de faire connaître son projet et d’intéresser à sa réalisation le plus grand nombre possible de pères de famille et d’amis de l'enseignement.Nous voudrions dire maintenant quelques mots des plans et des reliefs des maisons d'école ; ils sont peu nombreux d'ailleurs.“ L’école est le pjalais du peuple, disait un maître d’école suisse dans un récent congrès d’instituteurs, et aucun souverain ne mérite plus que celui-ci d’avoir un palais.11 faut donner à l’école l’éclat et la recherche qu’exige tout palais, et ne pas seulement réserver le luxe des formes, le confort des installations pour les ./- ~ puui ICO lieux de plaisir ou la demeure d’un prince.Dans une école conçue et dirigée comme elles devraient l’être toutes, le maître n’a pas seulement pour but l’instruction des enfants confiés à ses soins, il doit viser plus haut et inculquer à ses élèves des principes dont ils garderont le souvenir et qui seront le souvenir de toute leur vie.” u Mais les paroles, continue l'architecte compétent auquel nous empruntons cette citation (1), les leçons seiaient insuffisantes pour atteindre ce double résutat II aut que les impressions extérieures viennent en aide au a\ait intellectuel; or aucune impression n’est aussi VT durable q,,e CülIe produite par le milieu dan» lequel chacun de nous est placé.Pour l’enfant ce nu îeu est 1 école ; c’est là qu’il passe ses jeunes années leSriinpressions sont fortes et vives! ussi, faut-il, d une façon nette, assurée, distinguer la maison d ecole de l’habitation de l’enfant, la séparer des onstiuctions qu il est habitué à voir dans lesquelles vivent lui et les siens.4 ts “Lécole doit être pour l’enfant un lieu à part un monument dont le caractère tranché le frappe et l’étonne ” bans aller aussi loin que l’instituteur suisse dont nous x enons de faire connaîtra l’opinion, et sans récla mer, bien entendu, un palais pour l’école, nous serions heureux de voir naître enfin une véritable architecture scolaire, et nous sommes tout à fait de l’avis de M.Narjoux ,?uand ll émet cette pensée “ qu’il est inutile sinon fâcheux, de donner à l’école l’apparence d'une prison ou d une fabrique, et qu’elle n’en vaudra pas moins si sa laçade a d’heureuses proportions, est d’aspect agréable et convenablement décorée.” * Un point cependant sur lequel nous différons d’ooi-av.ec M Narjoux, c’est lorsqu’il s’élève contre l habitude que nous avons en France déloger les maîtres dans 1 ecole.D’abord, dans les campagnes, si la maison d’école ne renfermait pas l’appartement de l’instituteur, ce dernier ne trouverait nulle part à se loger.Or, comme la commune, aux termes de la loi, est tenue de fournir un logement convenable à l’instituteur, elle devrait donc taire construire une maison particulière pour le maître et sa famille.Cela constituerait, pour les finances communales, ce me semble, une notable aggravation de dépenses.Dans les grandes villes, où les constructions sont coûteuses, je reconnais qu’il serait souvent onéreux de loger les ~ ou 8 adjoints d’une école considérable.Mais ¦J® c,™ls,(Il1’i1 serait regrettable que pas tin maître n’habi-tat rétablissement.L’école n’est ni une halle ni un marché, dont l’ouverture a lieu de telle heure à telle heure.Il y a, d’ailleurs des soins de propreté, — balayage, nettoyage, aération’ des salles, arrosage des cours, etc., — auxquels on ne peut pourvoir qu’entre les classes et qui ont besoin d’être surveillés ; puis, c’est aussi pendant les intervalles des classes, les jeudis et les dimanches, qu’arrivent les fournitures, livres, papier, plumes, bois ou charbon, etc.; donc recevrait tout cela ?Et pendant, les vacances qui présiderait aux travaux de peinture, de lessivage qui se font d’ordinaire à cette époque ?Le fait d’ailleurs d’habiter la maison d’école doit imprimer aux maîtres, à mon avis, des habitudes de régularité, d ordre et de tenue, qui ne peuvent, au con traire, qu’ajouter au respect que leurs fonctions leur assurent déjà près des élèves et des familles.Aux Etats-Unis, nous dit-on, aucune maison d’école ne contient de logement.Lst-ce que cela peut suffire pour nous faire condamner ce qui se fait ici, et sommes-nous donc obligés toujours de copier ce qui se fait ailleurs ?“ Le défaut de logement en Amérique, dit M.Berger (2), accuse une situation qui n’est passons inconvénient.(1) M.Félix Narjoux, architecte de la ville de Paris.—Les maisons d’école en France el à iétranger.(2) Rapport sur l'instruction primaire ù l’exposition de Philadelphie en 187(1. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 95 “ Le teacher est engagé par le bureau scolaire pour mie année seulement ; il est payé par mois et le plus souvent son certificat d’aptitude n’a qu’une durée limitée.Dans ces conditions, il ne l'ait souvent que passer ; quand il n’est pas originaire de la commune, il se met en pension pour la durée du terme scolaire et n’a dans la maison d’école qu’un cabinet ou parloir.” Cette situation, selon nous, ne vaut point celle de nos maîtres, et nous avons vu avec plaisir, dans les plans exposés, que les maisons d’école et les salles d’asile possèdent toutes des logements pour leurs directeurs et leurs directrices, et des logements, disons-le, fort convenables, le plus souvent même avec jardins, comme le demande la circulaire ministérielle du 30 juillet 1858.Voici maintenant un modèle de salle d'asile communale, réduit au 1/10.Tous nos lecteurs savent quels reproches on a, dans tes derniers temps, adressé à nos salles d’asile, et quel engouement, au contraire, les établissements similaires étrangers ont provoqué chez nous.On ne parle plus que de la méthode Froëbel, des dons le Froëbel, des dessins et du tissage selon Froëbel.Les ardins d'enfant ont fait oublier complètement nos écoles ï tricoter du Ban de la Roche, et le pasteur Oberlin, ialomé Witter, Louise Schepler, Mmes, de Pastoret et Millet, MM.Cochin et Rendu, effacés qu’ils sont par le pédagogue de Marienthal, seront bientôt aussi inconnus les directrices de salles d’asile que Lamarck l’est des Ilisciples de Darwin, et Papin des admirateurs de Newco lien et de Watt.Grace à Dieu—et a M.Gréard—le modèle que nous avons sous les yeux nous prouve que la Ville de Paris |ie veut pas abandonner la méthode française, véritable [méthode, celle-là, qui s’adresse à l’intelligence tout ienlière, et n’est pas une simple réunion de procédés plus [on moins ingénieux, ne développant que certains côtés pie l’esprit, certaines facultés, au détriment des autres Bon vent.I Dans le grand préau couvert, au milieu duquel se [trouve le lavabo, je vois de petites tables quadrillées, avec sièges à dossier, qui me font penser que ces tables servi-: rout non-seulement pour les repas, mais aussi pour plusieurs exercices du système Froëbel.Rien de mieux, à : nion avis.Tous les procédés de Froëbel (car ce ne sont jour moi que des procédés) peuvent être introduits avec avantage dans nos salles d’asile.Mais je retrouve aussi, ¦ans la salle des exercices, nos gradins traditionnels' améliorés, il est vrai, puisque chaque enfant maintenant a son siège distinct, avec bras et dossier.¦ La directrice continuera donc, comme par le passé, ses ¦uns, ses historié ties enfantines, ses entretiens, ses conver-si'Oww qui, tout en éveillant l’attention de l’enfant, en ¦habituant à réfléchir, à juger.et à raisonner, s’adressent principalement à son cœur, et ont surtout pour objet cu“Ure de ses sentiments.¦ Us petits groupes que j’aperçois, avec les porte-tableaux ¦ les baguettes, les ardoises suspendues aux murs, m’indi-pent aussi que l’on continue, et avec raison, à donner à ¦>s eleves des salles d’asile les premières notions de ¦dure, d’écriture et de calcul.¦ Mais, à ce point de vue, l’intéressant spécimen que Pus examinons avec tant de plaisir nous révèle un véri-|l,le progrès.¦ Dans son remarquable rapport de 1875 sur l’enseigne-Kn* Primaire à Paris et dans le département de la gi‘le> M- Gréard, après avoir montré que nos instruc-|- ,s y1 n°s circulaires officielles, depuis l’ordonnance du In!mei"lire 1837 jusqu’au règlement du 22 mars 1855, «1 , uent une méthode bien plus complète, plus sage et ¦ b mgique que la méthode Froëbel, passait en revue les causes de l’insuffisance des résultats obtenus chez nous jusqu’à ce jour : étendue démesurée des classes, nombre trop considérable des enfants, inégalité de l’âge des élèves, etc., etc., ; et il indiquait les remèdes qu’il jugeait nécessaires.Ses projets ont été exécutés.La salle d’exercice de notre salle d’asile modèle ne contient au plus que 125 places, et, à droite du vestibule d’eijtrée, nous voyons une petite classe, avec tables de deux élèves seulement, isolées les unes des autres, ce qui nous prouve que la Directrice et son adjointe u se partagent maintenant la tâche avec intelligence, et sans se départir de leurs devoirs communs, s’occupent plus particulièrement, l’une des enfants de deux à quatre ans, l’autre des enfants de quatre à six ans.” Cette modification provoquera sans nul doute un progrès considérable dans nos salles d’asile, et ces établissements deviendront réellement ce qu’ils doivent être— chez nous surtout, où la fréquentation ordinaire des classes est de si peu de durée—des établissements vraiment préparatoires aux exercices et aux travaux de l’école.Tous ces modèles de constructions scolaires, en bois ou en plâtre, ont été faits avec beaucoup de goût et de soin ; et les cloisons vitrées nous permettent de voir facilement tous les aménagements intérieurs.Voici, par exemple, un type d’école communale, au 1/10 encore.Le préau couvert est au rez-de-chaussée, les salles de classe au 1er étage.On recède à ces dernières par un grand couloir sur lequel se trouvent les portes d’entrée.Chaque classe renferme 7 rangées de 2 tables, de 4 élèves chacune, toutes les tables étant isolées les unes des autres.Les classes ne peuvent donc recevoir plus de 50 élèves, ce qui est un grand progrès sur la situation des années précédentes, où nous rencontrions souvent 120, 130 et 14® enfants confiés à un seul maître.^ Les cloisons qui séparent les classes sont toutes vitrées, c’est un avantage au point de vue de la lumière, mais cela peut devenir un obstacle pour la discipline, une source de difficultés pour l’enseignement, surtout dailies petites crasses, où nous recommandons les leçons d’ensemble, les lectures et les récitations collectives, simultanées.Dans plusieurs villes d’Autriche, à Munich entre autres, les classes ne sont pas contiguës, comme chez nous.Une petite pièce longue et étroite est toujours ménagée entre deux classes consécutives, et cette pièce sert pour le dépôt des manteaux, des coiffures et des paniers.Des annexes de ce genre, si elles n’entraînaient pas une trop grosse dépense, seraient certainement une heureuse modification apporté à notre type actuel de construction.Le modèle d’une école municipale de dessin, qui se trouve dans la même pièce que les spécimens de salle d’asile et d’école communale, n’est pas moins intéressant.Aussi les visiteurs qui viennent d’admirer, dans la grande galerie de droite, les dessins des élèves de nos cours d’adultes et de nos classes spéciales, s’arrêtent-ils en grand nombre devant ces salles où viennent se former et s’instruire toute cette jeunesse qui sera bientôt la grande armée industrielle et artistique des ouvriers de Paris, celle-là qui, jusqu’à ce jour, a si bien défendu notre réputation et notre honneur dans les œuvres de l’art et du goût.A gauche de l’entrée se trouve le bureau du Directeur, puis un amphithéâtre pour les leçons théoriques ; plus loin, la grande salle de travail pour l’estompe et la bosse.On a meublé cette salle, avec intention, de plusieurs spécimens tie mobiliers.Ici ce sont des tables avec pupitre ; là, les élèves dessinent sur leurs genoux, l’extrémité supérieure de leurs cartons reposant seulement sur un appui du porte-modèle lui-même. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Une autre partie de la salle est affectée aux études a apies lâ, 6o5Sf.Voici le socle sur lequel on place le plâtre : les éleves, assis sur des tabourets, se tiennent autour et des demi cercles eu fer leur permettent d’an-Pnyer leurs planches ou leurs feuilles.Voilà maintenant une salle pour le modelage et une autre pour le dessin d'après nature, car les études sont sérieuses el completes dans ces écoles spéciales, et tous les ans, il en sort de véritables artistes, qui vont mettre leurs connaissances et leurs talents au service de l’indus-t! ie parisienne, dans la sculpture, le bronze,la céramique 1 ameublement, la bijouterie, la joaillerie, etc., etc.’ Mais voici, ce nous semble, un antre modèle de cons-li uclion autour duquel les curieux se pressent plus nombreux encore.Les grandes personnes se montrent mille choses du doigt, et les enfants poussent des cris de joie comme a la vue de compagnons ou d’amis bien connus.L est le Magasin du matériel scolaire de la ville de Paris.Nos lecteurs se rappellent que nous leur avons parlé autrefois de cette création, à propos justement d'une installation semblable que venait de décréter au Canada la législature de Québec (1).“L’objet de cette création, dit M.Gréard, est le d assurer aux écoles, grâce à des approvisionnements proportionnés aux besoins, la fourniture régulière tanl du matériel classique proprement dit (livres, papiers plumes, crayons, cartes, tableaux, etc,), que du mobilier scolaire ou du mobilier de ménage de nos établissements ; 2o de pourvoir d’urgence aux besoins extraordinaires ou aux réparations accidentelles par l’envoi ou par le remplacement immédiat de ce qui manque ou de ce qui se trouve hors d’usage ; 3o de surveiller la qualité des confections et des fournitures en rapprochant les objets confectionnés ou fournis du modèle ou du type déposé ; 4o de laisser pour la fabrication du mobilier, le champ ouvert à toutes les améliorations de fond et de détail qui seraient reconnues avantageuses et possibles.” L’expérience, comme le constate le rapport adressé à M.le préfet de la Seine sur l’enseignement primaire à Paris en 1875, rapport que nous avons déjà cité, a pleinement justifié les espérances qu’on avait conçues de cette création.Les besoins signalés par les directeurs et les directrices d’écoles reçoivent une satisfaction immédiate ; les réparations effectuées dans les ateliers du Magasin même, permettent d utiliser tous les objets détériorés jusqu'au complet épuisement des matériaux ; un contrôle sérieux est exercé désormais sur les livraisons des adjudicataires, et, en même temps, il est tenu compte très-exactement des fournitures faites dans le cours de l’année classique à chaque école.Hâtons-nous donc d’examiner, comme tout le monde, ce curieux spécimen, que les grandes villes de France voudront peut-être imiter à leur'tour.Voici d’abord le bureau où l’on inscrit tout ce qui entre et tout ce qui sort, puis, de ce côté, se trouvent les ateliers pour les réparations, menuiserie, forge et serrurerie.Ici, c’est la salle des emballages : voici des paquets tout ficelés qui vont partir ; et dans ces grands casiers se trouvent les bulletins d'envoi des colis, pour les écoles de garçons et pour les écoles de filles.Chaque matière d’enseignement a sa salle.Ici la collection des plâtres pour l’étude du dessin ; là des livres de lecture courante; plus loin les arithmétiques, et nous reconnaissons même, parmi ces dernières, la charmante représentation minuscule du cours de M.Tarnier, ancien inspecteur primaire à Paris, aujourd’hui doyen de la faculté catholique des sciences d’Angers.Voici maintenant la salle des brosses, balais, éponges, plumeaux ; celle (t) No.13 de l’année 1877.du matériel de propreté : arrosoirs, pelles, seaux a enaroon e a eau, etc., et ce sont tous ces mignons objets, véritables jouets d enfants, qui provoquent les exclamations et es rires des jeunes visiteurs.Plus loin, nous apercevons ea i idéaux les globes, les cartes géographiques, puis les longues salles ou se trouve tout le nouveau matériel tables de deux, de trots et de cinq places, bureaux des maîtres, bancs pour préaux, etc.Tout cela est charmant, et nous fait comprendre l’importance considérable que le service scolaire a pris dans le departement de la Seine sous la haute administration de M.Greard, et nous montre aussi de quelle sollicitude de quels soins incessants sont entourés nos élèves nos écoles et nos maîtres.Mais le temps nous presse.Nous pouvons à peine nous arrêter quelques instants dans la salle du service de l architecture, ou se trouvent cependant de magnifiques plans de maisons d’école, avenue Daumenil impasse des Bourdonnais Turgot, Colbert, Arago, etc., etc., ainsi qu un modèle parfaitement exécuté de la maison de repression de Nanterre.Mais il nous faut absolument quitter ce pavillon de la Ville de Paris, si intéressant, si remarquable à tous égards, et revenir dans les salles que nous avons déjà traversées, pour examiner maintenant les différents types exposes du matériel scolaire et du mobilier classique A.L —(Journal des Instituteurs / TRIBUNE LIBRE mathématiques (Suite) Explication de la précédente solution.(a) Dans les tables de Callet, les nombres n’ont que cinq chiffres, quatre dans la colonne N, et le cinquième en haut de la page.Le nombre 410.0625 a plus de cinq chiffres.On en sépare cinq sur la gauche.On cherche le logarithme de 41006 La mantisse de ce logarithme est 0.6128474.On cherche la différence entre ce logarithme et le suivant, on a 106.Elle est exprimée en unités du 7e ordre décimal.Or, les différences entre les logarithmes sont sensiblement proportionnelles aux différences des nombres.La différence 106 donne 1, quel nombre faut-il ajouter à la mantisse pour 0.25 ?Réponse, le I de 106 c’est-à-dire 26.5.’ 4 ’ Donc le logarithme doit être 2.6128474 _______27 2.6128501 On écrit 2 à la caractéristique parce que le nombre entier est composé de trois chiffres, et règle générale, la caractéristique d’un logarithme d’un nombre entier a toujours autant d’unités que ce nombre a de chiffres, moins un.On peut aussi multiplier 106 par 0.25 en retranchant deux chiffres du produit et ajouter les autres à la mantisse, comme ci-dessus.4.Un marchand veut vendre 17 verges de drap superfin, la premiere verge à 3d.et augmentant en une oertaine proportion, en sorte que la derniere verge se trouve revenir à £538,084 Os.3d.Combien chaque verge vaut-elle de fois la précédente ?q inconnu, n = 17 a = 3d 1 = 538084 03= $2152336.05 2 = f 1ère formule: l = aqn—i 215233605 = 5 g 43046721 = qi6 V-16 43036721 qiô JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE.9?On fait abstraction de la caractéristique et on procède ainsi : Log.de 43040 = 0.G339328.diil.— 101, entre les log.des nombres 43040 et 43047.101 X 0.721 = 72.821 que nous ajoutons à la mantisse.0.0339328 72821 0.0339400821 Donc le log.demandé est 7.0339401.Je néglige les trois derniers chiffres qui n’ont qu’une très petite influence sur les sept premières décimales ; mais comme le premier chiffre négligé est non-seulement égal à 5, mais supérieur, j’augmente d’une unité le dernier chiffre conservé.Continuant l’opération, je divise 7.0339401 par 10, afin d’extraire la racine seizième de 43040721.7J>339401._ y.4771213, dont le nombre correspondant est 3,000 ; la caractéristique étant zéro, la réponse est 3.PROBLÈME 5e.4.Un domestique voulant s’engager pour un certain nombre d’années, ne demande que 2s.Gd.pour la première année, mais à condition qu’on lui augmentera ses gages tous les ans dans une certaine proportion.Le maître ayant fait son calcul, trouve qu’il aurait £9705 12s.0d.à lui donner pour la dernière année, et qu’il lui faudrait £12207 pour lui payer ses gages entiers.On demande dans quelle proportion il faudrait augmenter ses gages ?q, inconnu.f a = 2s.Od.= $0.50 | 1 = £9705 12s.5d.= \ $39002.50 > s = £12207 = $48820.{ 2ième formule : S = gZ — a Ç - 1 4882890 = q x 3906250 50 9—1 48828002 — 4882800 = 3906250g - 50.— 3906250g + 50 976550g — 4882750 = 0.976550g = 4882750 g = 4882750 _ r> ' 970550 ~ ' 1.Le premier terme d'une progression géométrique est 5, le dernier 10935, et la somme des termes 10400.Quel est le quotient ?2ième formule : S = gZ — a q, inconnu, t a = 5 ) 1 = 10935 i s = 16400 ( 9 — 1 10400 =r g x 10935 — 5.9 — 1 10400g — 10400 = 10035 — 5.— 10935g -(- 5 5405g — 16395 = 0.D’où 5465g = 16395 g = 16395 5405 = 3.Rép.3.Un commis s’engage chez un marchand pour un certain nombre d’années à raison de £2 pour la première année et de £195 0s.3d.pour la dernière, en augmentant chaque année en raison géométrique.Au bout de son temps, il se trouve avoir en tout £324 3s.9d.En quelle proportion son salaire a-t-il augmenté ?f ‘iième formule : 9, inconnu, a = £2 = 8 00 1 = 195 6 3 = $781.25 s = £324 3s.9d $1296.75.129675g -78125g S = gZ — a 9 — 1 129675 = g x 129675 — 800 9 — 1 129675 = 78125g — 800 800 51550g — 128875 = 0.51550g = 128875 g = 128875 51550 2 b- Rép.de 1 à 2J.Un journalier s’engage à tirer de la pierre d’une carrière à 4s.pour le premier lit, augmentant en proportion géométrique pour chaque lit subséquent.Après avoir tiré un certain nombre de lits, il reçoit £204 10s.pour le dernier lit, et il se trouve avoir fait £273 en tout.En quelle proportion a été l’augmentation ?q, inconnu, a = 4s = 0.80 1 = £204 10s.0 = $819 20 s = 1092.f 2ième formule : S = gZ — a i 9^1 10920 = g x 81920 — 80 l 9^1 109200 — 109200 = 81720g -81920 + 80 27280g — 109120 = 0~~ 27280g = 109120 g = 109120 = 4 27280 Rép.de 1 à 4.80 Rép.de 1 à 5.PROBLÈME 0e I.Le premier terme d'une progression géométrique croissante est 3, le dernier terme 729, et le quotient 3.Quel est le nombre des termes ?1ère formule : n, inconnu, a = 3 1 =_ 729 q = 3 Z = agi'—i 729 = 3 x 3 a—i 243 = 3n-i V h—i 243 = 3 I.og de 243 n-1 Log.de 243 = 10 Log.de log.de 3.~J | Dans la table quot.= 3 ci dessus.__ o 10 n- 1 10 = 2>i ¦ 2>i = 12 n = 0 Rép 6, nombre des termes.Une somme d’argent étant partagée entre uncertain nombre de personnes, on donne à la première £20, et £43740 à la dernière, et chaque personne reçoit trois fois la somme de celle qui l’a précédée.Combien étaient elles en tout ?n inconnu a = £ 20.1 - 43740.
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