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Titre :
Journal de l'instruction publique
Revue publiée par le Département de l'instruction publique à l'intention des acteurs du milieu de l'éducation. Des textes officiels du gouvernement côtoient des retranscriptions de discours et de conférences, des nouvelles nationales et internationales, des textes sur la pédagogie, des textes littéraires et de la documentation variée en support à l'enseignement.
Éditeur :
  • Montréal :Département de l'instruction publique,1857-1879
Contenu spécifique :
Janvier - Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Journal de l'instruction publique, 1879-01, Collections de BAnQ.

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'wm ParCJolsCtENCE "%Æi I y Volume XXIII.Québec, Province de Québec, Janvier et Février, 18Î9.iVos.1 & 2.SOMMAIRE.—Partie officielle : Circulaire (lu Surintendant aux Inspecteurs.—Circulaire au sujet d'une prochaine exposition scolaire.—Rapport financier des commissaires d’écoles catholiques de Montréal.—Diplômes.— Municipalités nouvelles.— Nominations de commissaires et de syndics.Partie non-officielle : Notes précieuses.—La France et le Canada à l’exposition de Paris, par M.Faucher de Saint-Maurice.—Me voilà, par M.Duployé.—Palmes universitaires.Tridune libre : L’instruction publique en France et aux Etats-Unis, par M.Martin.Poésie : Le /Moineau, par Théodore de Banville.Pédagogie : Conférences de la Sorbonne : L’enseignement des sciences physiques et naturelles, par M.Maurice Girard.— 63e conférence des instituteurs à l’école normale Jacques-Cartier.Variétés.Bulletins.—Annonces.PARTIE OFFICIELLE DÉPARTEMENT DE L’INSTRUCTION PUBL Québec, 1er février 1819.Monsieur l’Inspecteur, Eu étudiant vos bulletins d’inspection, j’ai pu constater un progrès général dans la tenue des écoles ; mais par contre, en plus d’un cas, j’ai vu qu’il n’y avait aucune amélioration sur le passé, par suite ou de négligence ou de mauvaise volonté chez les autorités locales.C’est pourquoi je vous adresse les .^instructions suivantes, auxquelles je vous prie de vous conformer très-strictement.I.Dans les formules de bulletin que je vous ai adressées jusqu’à ce jour, j’ai indiqué tout spécialement le dessin, l’agriculture et la lenue des livres, afin de vous faire voir l’importance que j’attache à ces trois branches d’instruction en particulier.Je crois que vous en avez surveillé plus que jamais l’enseignement ; néanmoins je regrette que ces matières soient encore si négligées dans tant d’écoles.Est-ce mauvaise volonté de la part des contribuables ou inaptitude de la part des instituteurs ?Quoi qu’il en soit, je suis fermement décidé à retenir la subvention aux municipalités qui ne prendront pas les moyens de donner cet enseignement.Dites cela à qui de droit dans vos visites.IL L’écriture est bien trop négligée, surtout dans les écoles élémentaires.Voyez-y d’une manière spéciale.Exigez que l’on ait des modèles, d’abord parce que le maître est incapable d’en donner de parfaits, et ensuite parce que, en fût-il capable, il perdrait son temps et ferait perdre celui des élèves, en s’astreignant à écrire des exemples pour chacun d’eux.III.L’état des maisons d’école est un des sujets qui éveillent le plus et qui malheureusement trompent le plus notre sollicitude.L’hygiène est chose inconnue à la campagne ; vous ne serez jamais assez rigoureux dans les moyens que vous prendrez pour en répandre les premières notions.II m’est vraiment pénible de voir qu’en bien des endroits on empile, on parque—c’est le mot juste—des enfants dans des classes étroites,mal chauffées, mal aérées, quelquefois dans une mansarde basse et fumeuse.C’est là vraiment de l’inhumanité.Rien de moins surprenant si les élèves perdent la santé dans ces écoles, et inutile de dire qu’ils n’y gagnent guère en fait d’instruction, car ce n’est pas dans ces misérables maisons que l’on trouve les maîtres compétents.Portez donc toute votre attention sur les bâtiments scolaires et sur l’état hygiénique des écoles, et faites-moi là-dessus scrupuleusement rapport.Vous pouvez ainsi rendre d’éminents services.En effet, vous avez dû remarquer par les comptes rendus des journaux que la petite vérole, qui a fait des ravages effrayants dans certaines villes, commence aujourd’hui à envahir la campagne.Déjà plusieurs paroisses sont atteintes du fléau, et dans chaque cas l’on a constaté que la maladie avait d’abord attaqué l’école.Cela se conçoit facilement : entassés dans une chambre trop petite, respirant toute la journée un air vicié, les enfants tombent dans un état morbide qui les prédispose à contracter toutes les fièvres courantes.5187 859238 55 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Je vous recommande vivement, monsieur l’Inspecteur, d’étudier une conférence du Dr.Riant sur ce sujet, reproduite dans le Journal de l'Instruction Publique.IV.Il y a encore certaines municipalités où les enfants ne sont pas pourvus de tous les livres nécessaires.Cela est impardonnable, surtout depuis l’établissement du “ Dépôt de livres et autres fournitures d’école.” Les parents ne peuvent prétexter de leur manque d’argent, puisque la municipalité peut en tout ^emps obtenir des livres du Dépôt par un ordre de retenue sur la subvention semi-annuelle.Vous serez donc très-stricts sur ce point.Surtout faites bien comprendre aux secrétaires-trésoriers que les fournitures achetées avec l’argent de la municipalité, c’est-à-dire le produit des cotisations ou la subvention, doivent être, non pas vendues, mais distribuées gratuitement aux enfants.V.Le temps n’est plus où il était permis de fermer les yeux sur l’insuffisance des maîtres et des maîtresses.Jadis le nombre de ceux qui consentaient à se consacrer à la carrière de l’enseignement ne répondait pas aux besoins du pays ; aujourd’hui le nombre en est trop considérable ; quelques-uns restent en disponibilité.Nous pouvons donc faire un choix.Ne vous contentez pas de savoir que le titulaire d’une école est porteur d'un brevet de capacité.Constatez s’il a vraiment la capacité voulue, et s’il ne l’a pas, demandez son renvoi ou faites-moi rapport.VI.Un point sur lequel vous devez insister absolument, c’est l’uniformité des livres classiques.Il faut que dans chaque école les élèves se servent tous du même manuel ; sans cela l’enseignement devient à peu près impossible.Que les intéressés s’entendent pour acheter, par exemple, telle grammaire, telle arithmétique, telle géographie, et que l’on ne voie plus la même matière étudiée dans deux ou trois auteurs différents.VII.Insistez également pour que partout l’on adopte les nouveaux livres de comptabilité.Us sont simples et peu coûteux.Leur emploi a déjà produit d’excellents résultats.Agréez, monsieur l’Inspecteur, l'assurance de mes sentimenis l rès-distingués.Le Surintendant, GÉDÉON OUIMET.CIKCriiAIHE aux maisons (l'éducation subventionnées et non-siibveutionnées, à messieurs les Inspecteurs «l’éeoles et aux (Commissaires on Symlies d’écoles.Québec, le 18 mars 1870 M Dans ma lettre circulaire du à juillet 1877, je vous invitais, “ en vue des expositions provinciales ou autres," à conserver les devoirs de vos élèves.“ La “ nature de mes fonctions, disais-je, me permet d’em-“ brasser dans son ensemble notre système d’instruction “ ‘ " e : eh bien ! j’ose affirmer que si, grâce à une “ bonne volonté active, nous parvenions à réunir toutes “ nos forces, nous pourrions, même dans une exposition “ internationale, soutenir toute concurrence.” Cette exposition scolaire, nous l’avons faite hardiment au dernier grand concours universel de Paris ; nous avons recueilli les travaux de nos élèves, et nous les avons offerts comme L* résultat sincère, pris sur le fait, de l’organisation et du fonctionnement de notre système d’enseignement public.Vous connaissez le succès qui a couronné notre tentative.Trois brevets d’officier de l’instruction publique, un brevet d’officier d’académie, un diplôme de première classe (équivalant à une médaille d’or) donné à notre enseignement primaire et à notre enseignement secondaire, une médaille d’or et deux» médailles d’argent accordées à des particuliers, quatre médailles de bronze accordées à des institutions particulières, voilà notre part d’honneurs conquis dans cette lutte internationale.Pourtant, il nous avait été impossible de réunir, comme j’en exprimais l’espoir, toutes nos forces ; le temps a manqué à plusieurs maisons, surtout aux plus considérables, pour recueillir les travaux de leurs élèves.Quoi qu’il en soit, le succès que nous avons obtenu nous autorise à continuer dans la même voie et à nous préparer à participer aux expositions, soit universelles, soit simplement locales, de l’avenir.Je vous invite donc à prendre immédiatement vos mesures pour contribuer à l’exposition provinciale de Montréal ou à l’exposition générale d’Ottaxva, en septembre prochain.Les moyens dont nous avons fait l’expérience pourront nous réussir encore.L’un de ces moyens est le cahier de devoirs journaliers ou cahier unique, dont l’emploi assure, d’abord, l’uniformité de la collection des travaux de classe, et ensuite, la parfaite bonne foi de l’exposition elle-même.J’insiste sur ce dernier point.Nous ne devons pas chercher à faire une exposition de travaux exceptionnels, mais des travaux ordinaires de l’école.De la sorte, à côté de nos qualités nous verrons nos défauts, et les voyant, nous aviserons à nous en corriger : ce sera l’effet le plus salutaire de l’exposition.Les circonstances d’ailleurs se prêtent à nos vues.Au terme de l’année scolaire, on ordonne des travaux destinés spécialement à démontrer les progrès de chaque élève : ce sont ces compositions de fin d’année que je vous propose de recueillir dans le cahier unique et de m’adresser, après les avoir corrigées comme d’habitude.Je voudrais aussi, en particulier, que chaque instituteur m’envoyât sur deux feuilles distinctes, lo l’emploi du temps dans son école, 2o le programme d’études qu’il a adopté.Inutile d’ajouter que tous les travaux d’élèves, de quelque nature qu’ils soient, seront reçus avec empressement.Je vous engage une dernière fois à me donner votre concours pour l’exposition prochaine, et je vous prie, si la chose vons est possible, de me dire d’ici à quelques jours quelle est votre intention à cet égard.Veuillez, bien agréer l’assurance de mes sentiments les plus distingués.Le Surintendant, GÉDÉON OUIMET.55 JOURNAL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 3 RAPPORT FINANCIER DK S ('oiuiulssairen d’Ecolcs (ialboliqucM Komaiiiade la cité de Montréal à l’Houorable Surintendant de l’Instruction Publique de la Province de tluébec.pour l’année scolaire 1877-78.-000- ETAT des Recettes el dos Dépenses générales du 1er Juillet 1877 au 30 Juin 1878, inclusivement.RECETTES • $ cts.$ cts.17240 53 74530 82 9788 68 Moins montant reçu par anticipation et entré en recettes dans le rapport annuel publié le 31 octobre 1877 84319 50 20526 75 63792 75 14507 54 10127 54 3000 00 1380 00 10548 05 20000 00 221 74 49500 00 25 44 $175836 05 DÉPENSES $ cts.$ cts.61651 07 5360 89 “ achats d’instruments de physique, de chimie et de dessin, livres, traitements des professeurs et pour le 5490 52 62017 63 “ pour la construction de bâtisses d’écoles, améliorations aux biens-fonds, ouvertures de nouvelles classes, 1250 00 4397 10 2094 55 7658 00 6849 48 15502 19 3564 62 $176836 05 “ frais d’administration * “ intérêts sur billets et obligation* .* “ fonds d’amortissement sur debentures 11 intérêts sur débentures Argent en mains 30 juin 1878 4 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE CÉDULE A Etat des paiements pour le soutien des diverses écoles NOM DES ECOLES Salaires et octrois Entretien des classes Livres de prix Papeterie et livres de classes Impres- sions Chauffage Eclairage Taxes et cotisations Dépenses Générales Totaux 1.Académie Commerciale du Plateau 2.Ecole Primaire 3.Académie Ste.Marie 4.“ St, Vincent de Paul 5.“ St.Patrice (1.“ St.Joseph $ cts.9718 79 3700 00 6190 02 5560 00 6899 79 $ cts.757 22 409 31 337 89 443 67 400 45 $ cts.68 61 48 59 50 15 50 46 49 71 $ cts.13 44 7 71 13 63 21 76 22 91 $ cts.71 00 30 00 $ cts 398 29 138 21 51 08 178 35 204 46 $ cts.169 45 10 10 23 23 63 25 81 70 3 65 53 95 37 45 1536 72 ""177 ' 80 260 25 187 50 r 291 00 156 90 $ cts.850 02 48 40 15 40 102 72 91 91 200 00 232 82 29 11 187 19 $ cts.13578 54 4392 51 6859 20 6680 46 7938 43 293 65 6821 36 5564 44 191 19 160 00 800 00 800 00 800 00 100 00 300 00 400 00 230 00 605 99 404 50 360 00 450 00 232 50 548 00 300 00 400 00 1400 30 1200 00 7.“ St.Antoine 8.“ St.Denis 9.“ Sacré-Cœur 5349 99 4520 03 513 30 453 45 51 00 51 00 16 55 32 94 4 00 12 50 10 50 301 15 263 06 10.Ecole 256, Notre-Dame 160 00 800 00 800 00 800 00 160 00 300 00 400 00 230 00 593 99 400 00 300 00 450 00 230 00 548 00 300 00 400 00 1400 00 1200 00 11.“ 483, Wellington 12.“ 131, Ste.Marie 13.“ coin Svdenham et Ontario 14.“ coin Visitation et Craig 15.“ coin St, Denis et Mignonne 16.“ des Aveugles 17.964, Ste.Catherine 18.“ 542, Ste, Marie 12 99 4 50 19 “ 39, St.Antoine 20.“ coin Cadieux et Rov 21.“ 312, Logan 22.u 250, Panet 2 56 23.•* 54, St.Dominique 24 “ 290, Panet 25.“ Avenue Larin 26.Ecoles rues Ontario et Sexton 30 27.Ecole Ste.Brigide 51350 61 3315 39 369 52 132 94 124 00 1529 60 441 88 2610 17 1776 96 61651 07 CÉDULE B Etat indiquant la dépense nette pour le maintien de chaque école NOM DES ECOLES Dépenses Générales.Recettes Spéciales.c/l O flj G V Académie Ste.Marie 19 417 Garçons " St.Vincent de Paul 3 “ St Patrice “ St.Antoine lUo “ St.Denis Ecole 256 Notre-Dame t S3 363 Pilles “ 483 rue Wellington “ 131 rue Ste Marie 5 “ coin des rues Svdenham et Ontario 11 70e.“ “ “ Visitation et Craig 9 “ “ “ St.Denis et Mignonne “ des Aveugles ^ .,,-n “ 964 rue Ste, Catherine 0 “ rue Ste.Marie “ 39 St.Antoine “ coin des rues G'adieux et Roy 5 1 Q'} “• 312 rue Logan “ 250 rue Panet “ 54 rue St.Dominique “ 200 rue Panet Jva “ Avenue Larin Ecoles rues Ontario et Seaton 40 1 Etoic Ste.Brigide g 500 147 7298 CÉDULE G—Etat des Réccttes el des Dépenses ordinaires RECETTES $ cts.$ cts.DÉPENSES $ cts.$ cts.Reçu de la Corporation de Montréal 74,530 82 1 4,507 54 10,548 05 221 74 51,350 61 3,315 39 369 52 132 9i 124 00 1,529 60 441 88 1,776 96 2,610 77 5,060 89 1,205 26 4,397 10 2,094 55 23,160 19 97,569 06 2,238 09 “ du gouvernement pour les écoles Communes 10,127 54 3,000 00 1,380 00 “ entretien des classes “ du même pour l'école Polytechnique.“ du même par l'Académie Commerciale " papeterie et livres de classes “ impressions “ contributions des élèves “ loyers de maisons.“ taxes et cotisations “ maintien de l’école Polytechnique “ réparations “ frais d’administration “ bureau du Surintendant “ Intérêt sur débontnrcs et obligations.Balance 99,808 15 99,808 15 CÉDULE H- -État de l’Actif et du Passif le 1er juillet 1878 ACTIF $ cts.$ cts.PASSIF.S cts.$ cts.Bâtisses 318494 09 Terrains 196998 63 Mobilier 42976 97 Bibliothèques 5031 99 Livres en magasin.2309 84 Fonds d’amortissement 29656 88 22750 00 Intérêts sur do 6639 28 Dû à la Corporation de Montréal, avance 36296 16 sur taxes 1878-79 9788 6' ] 459793 85 400 61 en main?3564 62 604972 91 604972 91 Je certifie avoir examiné les livres de comptes tenus par les Commissaires d’Ecoles Catholiques Romains de ta cité de Montréal, et je déclare que toutes les entrées centenues dans le rapport financier qui précède sont tirées des dits livres (lesquels livres j’ai comparés ensemble et trouvés corrects).J’ai de plus comparé et examiné attentivement et en détail toutes les dites entrées d’argent payé avec les pièces justificatives à leur appui et j’ai trouvé le tout correct, Ed.Fournier, Auclilcur.Montréal, 31 octobre 1878. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE / D£pnrleuicnl de l’instriiclion publique diplômes CHICOUTIMI Ecole élémentaire, 1ère classe (F): Marie Louise Cote, Mario Louise EmélieGuay, Marie Julio Josephine Laehance.et Marie Eléonore Perron.Th08.Cloutier, secrétaire.Chicoutimi, 0 août cl 5 nov.1878.RIMOUSKI Ecole modèle.1ère dusse (F) : Dites.Marie \rll,omise Caron, Pliilomène Oucllet, Cclaniro Lévesque ; (1- et A) : Clémentine Garon.Elle ne recevra son diplôme qu au 13 levriei issu.Ecole modèle, 2ème classe (A) : Dlle.Gclanire Levesque.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) : Dites.Marie Levesque, Mane Eélonise Albertine Lavoie, Marie Eleonore Volant dit Dechamplain, Marie Eugénie Drapeau, Marie Néomésie Drapeau, Marie Catherine Esther Dubé' Ma rie Adeline Edccc Richard.Marie Ph.iomemc Désirée Lepage, Georgina Pineau, Marie Phéliée Pineau et Marie ü Ecole‘élémenta,de, Sème classe (F) : Dlle.Marie Valentine Levasseur.g.bébcdé, secrélaire.Rimouski, 5 nov., 0 août 1878 et 4 lévrier 1870.TROIS-RIVIÈRES Ecole modèle, 1ère dusse (F): Dites.Marie Jeanne Beaulac, Alma Joyal, Caroline Lavigne; (A et I* ) : Elizabeth McCaffrey.Ecole modèle, 2èmo classe (A) : Dlle.Alma Joyal.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) ' DRes.Garohne Boule, Emi Clément dit Guérin, Marie E E.Gingras, M.Alvine Mailhot et II.Emle ÉLÉMENTAII1E, 2èmc dusse (F) : DUCS.Marie Célina Duchaine cl Marguerite Labonlé.p 0 cuillet, secrétaire.Trois-Rivières, 4 février 1879.MONTRÉAL Ecole modèle, 1ère classe (F) : M.Jean Clirysostùme Girard et Dllcs.Hermine Granger, Rosina Lober, Rosalie Seddeau, Mathild Tessier Dina Thomas ; (F et A) : Dlle.Mary Ann Meneagh et M.L°Ecole modèle?2ème classe (F el A, : M Timothée Duquel : (F) : Olin Emélie Gagnon et M.Jean Baptiste Punieau.Ecole élémentaire, 1ère classe (F) : Dlles.Amanda Benoit, Florcstfne Bernard, Anésic Bertrand, Evéline Choyer, Josephine Cloutier Mathilde Gagnon, Virginie Granger, Adèle Gra\cl, Amelina Guàv Adèle Iluot, Valentine Laçasse, Elisa Lantlner, Caroline Leclerc Emélie Marion, Sara Maurice, Emma Parent, Jeanne Pariscau divine Primcau, Corino Qucsnel, Eluna Rochon, Julie St Michel, Elisabeth Turcotte.Cordelia Veronneau et M.Edouard Girard ; (F et A) : Dlle.Marguerite McDonald.Ecole élémentaire, 2ème classe (F): M.I lnlippe Barbeau et Dites Rosalie Bonneau, Thcma Meilleur, Corinc Pagé : (A) : C-ortne Benoit, Mary Cannon et Emérilda Civahcr.x< sccMo_ Montréal, 4 et 5 février 1879, KAMOURASKA Ecoi K élémentaire, 1ère dusse (F) : Dlle.Doniitillo Fortin J.G.Pelletier, secretaire.lvamouraska, 4 février 1879.ST.HYACINTHE , -, ¦.trv .ip,-,, dasse (F) : Dlles.FnimaTétro, Àlphoiisine Girard, Agnès Fafard, Eulalio Garcau et MM.Philippe Huot, Albert Duranceau.n0é (jKRVA1S) sccrétairc.St.Hyacinthe, 4 février 1879.DH.UM.MOND, RICHMOND ET WOLFE Eco.e élémentaire, lèro classe (F) : Dlle.Blandine Tousignant.Ecole élémentaire, 2ème etaiM (F) : '^^gÆSteire.Danville, 4 février 1879, EONAVENTURE Ecole élémentaire, 1ère classe (F et A) : Dlle.Marie-F lora Allard.Ecole élémentaire', 2ème classe (F, : Dlle.Manc-Es.her ArsewuR.Carleton, 8 février 1879.errata Dans l'ordre en conseil eu date du 3 de décembre dernier 1878 Dans 1 orure un uuiwcu wi v y ., .nominations de commissairos d'écoles pour la municipalité scolaire de Saint-Laurent de Matapédiac (voir No.50, page 3o/-,de a.Gazette Officielle), au lieu de “ comlé de Rimouski, lisez comté Bona venture,’" cl au lieu de “ William Malony lisez Michac de 1 Mahoney.’ Dans la Gazelle Officielle No.3, 18 janvier 1879, page I5G, à “nomination de commissaires d’écoles pour la paroisse de Gain t-Flore comté de Champlain, lisez “ Thomas Leblanc, ’ au lieu de “ Thomas Blouin.” Dans la Gazelle Officielle No.3 18 janvier 1879_ page 150, à nomination de commissaires d’ecoles pour la paroisse de Sain Bonaventuro d’Upton, comlé de Yamaska, lisez “ Antoine Lupien, au lieu de “ Antoine Lapierre.” érection, délimitation, etc., etc., de municipalités scolaires Par un ordre en conseil, en date du sept décembre 1878 : Détacher de la municipalité de Saint-Mathias, comte de Rouville, à l’ouest do la partie du rang appelée Cordon de Sainte-Marie les terrains de Henri Laroque, Louis Guiel, Dame Moïse Barrière, Joseph Digues, Laurent Ostigny, Amable Ostignv, Alexis Parent, Jean Bte.Benoit, Antoine Beaudry, et tous les terrains dont les propriétaires ont leurs bâtiments à 1 ouest du Cordon, depuis et y compris la terre de Henry Laroque jusqu a et y compris celle d’Antoine Beaudry, ainsi que deux autres propriétés situées sur une étendue de terrain appelée Pointe de Chemises, appartenant 1 une a Paul Adam, l’autre à William Ashby, père.Et de plus les terrains situés à l’est du dit rang du Cordon, depuis et v compris la terre de Joseph Vien, fils de Toussaint, jusqu a et y compris celle d’Alfred Bessette, pour former un arrondissement sous le contrôle des commissaires d’écoles de Sainte-Marie de Momioir, avec entente que l’école de l'arrondissement No.4, dans No re-Damc do Bonsecours, no sera pas déplacée avant que la maison du nom cl arrondissement soit construite, afin que cinq proprietaires, c est a-dire Alfred Bessette, Pierre Hirbourg, Antoine Beaudry, Jean Bte.Benoit et Alexis Parent, qui font partie du dit arrondissement No.i, par l'ordre en conseil do septembre 1861, puissent, s ils le désirent, continuer d’v envoyer leurs enfants jusqu'à ce que la nouvelle ecole soit en opération, avec les arrangements qu’ils jugeront convenables avec les commissaires de Notre-Dame de Bonsecours, mais ils ne seront pas moins contraints comme les autres contribuables du nouvel arrondissement à payer leurs cotisations et repartition au prolit du nouvel arrondissement dans lequel ils sc trouvent inclus par les présentes.Par un ordre on conseil, en date du 26 décembre dernier 1878 : I D’annexer à la municipalité de Harrington, No.-, connu d'Argenteuil, les propriétés des trois contribuables suivants, savoir : MM.George Bovven, James Thompson et John Cleland, du canton de Montcalm, dans le même comté, vu qu'il n’y a pas d école dans le dit canton._ ,., ,r , , o De diviser le canton de Roxton, comte de bhellord, en ueux municipalités scolaires distinctes, comme le dit canton est actuellement divisé pour les fins rurales, l'une de ces municipalités comprenant le village de Roxton Falls, et l’autre le reste du canton.3.D’ériger en municipalité scolaire distincte de nouvelle paroisse de Sainte?rhcodosic, comté do Ycrchères, avec les mêmes limites qui lui sont assignées pour les autres fins civiles par la proclamation du 24 juillet dernier., ._ .\ D’ériger en municipalité scolaire1 distincte tel qu erigo poui les fins rurales Saint-Joseph de Ham-Sud, comté de Wolfe, comprenant, tout le canton de Ham-Sud, les rangs 10 cl 11 de llam-Nord, et les rangs 10 el 11 do Weedon.Ses érections et changements susdits prendront eilet au premier prochain 1879.Avis de demandes d’érection, etc., de municipalités scolaires, en vertu de la 5e section, 41 Yiet., ch.6.Erréer en municipalité scolaire les villages do Saint-Joseph, Saint-'Bonaventuro et Saint-Bernard, dans la paroisse do Charles-bourg, dans le comté do Québec, c’est à savoir : tout le territoire 9 8 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE qui formait 1 arrondissement No.3, et qui forme maintenant les arrondissements Nos.3, 3J et 3J, et de détacher ce territoire du reste de la municipalité scolairo de la paroisse de Charlesbourg.Il a plu à Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur par un ordre en conseil en date du 19 mars courant 1879, et en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés, d’ériger tout le canton Lepage, le canton Amqui et la partie habitée de la seigneurie de Métapédiac, jusqu’au lot de Samuel Low inclusivement, en municipalité scolaire distincte sous le nom de Saint-Edmond du Lac à Saumon, dans le comté do Rimouski, COMMISSAIRES b’ÉCOLES Il a plu à Son Excellence le Lieutenant-Gouverneur par un ordre en conseil, en date du 11 décembre dernier 1878, et en Vertu des pouvoirs qui lui sont conférés faire les nominations suivantes de commissaires d’écoles, savoir : Chicoutimi, Chicoutimi Village.—M.Michel Caron, en remidasc-ment de C.Cyrille Lacombe, écuyer, M.D.Par un ordre en conseil, en date du 24 décembre courant 1878 • Comte d'IIochelaga, Côte des Neiges.—M.Pierre Claude en remplacement de lui-même, vu qu'il n’y a pas eu d’élection en juillet dernier.Comté de Kamouraska.village de Sainte-Anne—MM.Charles Hudon et Jean Hudon dit Beaulieu, en rompïaeement de MM.Louis Alfred Paquet et Pierre Grondin, dont le terme d'oiïice est expiré.Par un ordre en conseil en date du 9 janvier courant 1879 ¦ Argenteuil, Saint-Jérusalem de Lachute.—MM.William McOuat et John Smith, dont l'élection n'a pas eu lieu légalement.Bagot, Saint-André d’Acton.—M.François Xavier Gar,non en remplacement de M.Pierre McClure.Champlain, Sainte-Flore.—M.Thomas Blouin, en remplacement de M.Pierre Bellerive.Maskinongé, Ilunterstown.—M.Jacques Brodeur, en remplacement de M.M.St.Onge, fils.Montmorency, Sainte-Brigitte de Laval'—M.Jean Yerrct en remplacement de M.Célestin Tliomassue.Rimouski, Dalibaire.—M.Séverin Verrault, en remplacement do M.Cyprien Ouellel.Saint-Hyacinthe, Saint-Denis, No.2.—M.Jean Gariépv, en remplacement de M.George Guertin.Vaudreuil, Sainte-Justine de Newton.—M.Alexandre Lalonde en remplacement de M.Bénoni Lévac.Yamaska, Saint-Bonaventure.—MM.Antoine Lapicrrc et Daniel Vanasse, en remplacement de MM.Joseph Joval et Honoré Beauchemin.Par un ordre en conseil, en date du 13 mars courant 1879 : Comté de Champlain, Sainte-Anne Lapérade.—M.Marcel Trudel en remplacement de M.A.Lanouelle, décédé.• ' Comté de Mégantic, Nelson.—MM.Henri Bédard et William Haskett, en remplacement de MM.Joseph Lafiamme et Joseph Garon.Comté de Saguenay, Escoumains,—M.Hubert Caron, en remplacement de M.E.Barry.Comte de Saint-Hyacinthe, Saint-Hyacinthe (paroisse).— M.Charles Girard, en remplacement de M.Basile Humaine et M.Narcisse Benoit, en remplacement de M.Pierre Morin, SYNDICS D'ÉCOLES Par un ordre en conseil en date du 9 janvier courant 1879 : Compton, Marston, (Piopolis),—M.Frédéric Boucher de Grosbois en remplacement de M, A.Champagne.Maskinongé, Sainte-Ursule.—M.Jesse Turner, en remplacement de lui-même, l'élection faite en juillet dernier, n’étant pas régulière.Par un ordre en conseil en date du 27 février dernier 1879 : Shetford, Box ton.—M.Samuel Davidson, en remplacement de M.John Wood, sorti de charge en juillet dernier, vu qu’il n’y a pas eu d’élection.Par un ordre en conseil, en date du 13 mars courant 1879 : Comté d’Arthabaska, Warwick.—MM.Levi Judd, Sherman Pope et John Perkens.PARTIE NON-OFFICIELLE Notes précieuses L’un des cahiers de devoirs journaliers envoyés » à l’exposition de Paris par le couvent du Bon Pasteur, de Québec, a été l’objet d'une attention toute spéciale1 de la part des visiteurs sérieux qui ont examiné noire-exposition scolaire.En tète de ce cahier se trouve la naïve et jolie page que voici : SOUHAITS DE VOYAGE A NOTRE CAHIER u Chères feuilles, je vous couvre de pensées, d’affec “ lions, de souvenirs, car vous allez à la France de nos t£ pères.Vous entreprenez un bien long voyage.Qu’il “ soit heureux ! Combien j’envie votre sort et que je “ voudrais être de ceux qui vous accompagneront.Vœu “ superflu, je ne verrai point les beaux yeux de Paris “ s’arrêter sur ces quelques lignes.Mais pauvres “ chères feuilles, vous lira-t-on ?Ah ! on vous laissera “ dans l’oubli peut-être.Humbles feuilles, vous n’avez même pas le parfum “ de la violette pour attirer l'attention ; donc si l’on “ vous oublie, ne pleurez pas pour nous.11 restera à nos “ cœurs une grande consolation, celle de vous avoir “ peintes de nos labeurs avec plaisir et bonne volonté.“ Pars donc, petit voyageur, avec nos pensées et bous ‘‘ souhaits.Si quelques bonnes âmes daignent te parler, “ offre-leur les hommages de petites canadiennes grou-“ pées sous la boulette du Bon Pasteur de Québec.' “ Anna Boivin.” (IC ans)' Le même cahier nous est revenu avec les notes su S vantes écrites au bas des lignes qu’on vient de lire : Que DieiFm[vous bénisse, mon enfant, qu'il bénisse vus-efforts et récompense votre grand cœur.Z.B.Un de vos lecteurs sympathiques.R.Z.78, 9, 2, 1.Souhaits pleins de cœur, vous avez rempli mes yeux de larmes d'attendrissement.Que Dieu bénisse la chcrc enfant qui les a formés.Un directeur d'Ecole Normale.Merci de vos sympathiques sentiments pour la France.Les français de France n'oublient pas les français du Canada.— Un instituteur français.Luc institutrice belge admire les belles dispositions de l'élève qui a écrit celle charmante page.L.T.Le 10 septembre.Si notre journal tombe par hasard entre les mains de l’un des auteurs de ces notes, nous le prions de croire que ces témoignages sympathiques ont louché plus d’un cœur parmi “ les français du Canada.” La France et le Canada a l’exposition universelle L’année qui vient de s’écouler a vu se resserrer les liens]qui nous rattachaient à la France; l’Exposition JOUKNAL DE L’LNSTilUCTlON PUBLIQUE universelle de Paris a été pour notre ancienne métropole l’occasion de nous prouver combien nous lui étions chers, et pour nous, celle de lui montrer combien il nous était impossible de l'oublier.Les récompenses et les distinctions honorifiques qui viennent d’être accordées par la France au Canada, et particulièrement au Canada français, en sont la preuve, et nous ne saurions nous montrer trop fiers de ces marques de souvenir.C’est surtout l’exposition scolaire de la Province de Québec qui a été l’objet des sollicitudes de Son Excellence M.Bardoux, ministre de l’Instruction publique.Prévoyant toute l’importance d’une pareille entreprise, notre honorable surintendant de l’éducation, M.Ouimet, avait déjà proposé au gouvernement de faire une exposition scolaire préliminaire, soit à Québec, soit à Montréal, et d’inviter les Etats-Unis, file, du Prince-Edouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse à venir y prendre part.L’excellent rapport de M.Ouimet, pour l’année scolaire 1875-76, se terminait par ces conclusions : Il est certain que, dorénavant, la partie scolaire des expositions internationales sera le critérium, la pierre de touche de l’état social et de l’activité industrielle de chaque peuple, et, par conséquent, prendre part à ces expositions devient un devoir national pour tous les pays qui peuvent le faire dignement.L’abstention sera regardée comme l'aveu implicite d’une certaine infériorité.Tout peuple qui voudra compter pour quelque chose dans le monde devra nécessairement y participer.Aussi j’espère qu’à l’exposition universelle de Paris, en 187S, la province de Québec sera bien représentée.Ce serait pour nous un honneur et un avantage : un honneur, caron ne verrait pas sans admiration les progrès réalisés par une poignée de Français catholiques sur une terre anglaise et protestante, et cela, sous l’égide, avec l’encouragement de leur nouvelle mère-patrie ; un avantage, car l’émigration ne manquerait pas de se diriger vers nos rivages, si le Canada était plus connu en Europe.Et quoi de plus propre à nous faire connaître avantageusement qu’une exposition complète de notre organisation scolaire î La France serait surprise sans doute de voir l’école française si florissante sur les bords du Saint Laurent, et cette vue lui dirait plus au cœur que toutes nos brochures et nos agents d’émigration.Mais, dira-t-on, pouvons-nous faire une exposition scolaire vraiment brillante ?Pour répondre à cette question, je propose que l’on fasse une exposition préliminaire en 1877, à Québec ou à Montréal.Cela ne coûterait pas cher, et, en y invitant les Etats-Unis et toutes les provinces de la Confédération, nous serions sûrs de provoquer des appréciations qui nous permettraient de dire au juste si nous pouvons nous risquer à Paris.J’ajouterai que si la législature vote cette année un crédit pour la formation d’un dépôt et d’un musée, les préparatifs d’une exposition préliminaire en seraient simplifiés d’autant.Cet éloquent appel ne pouvait pas demeurer sans écho.Le gouvernement de Québec se rendit aux instances de l’honorable surintendant.Une exposition locale eut lieu à Québec six mois avant celle de Paris.Ce premier effort fut jugé assez satisfaisant, et le ministre de l’Instruction publique décida que nos écoles prendraient part à l’Exposition universelle.Le temps pressait.Il s’agissait, comme le disait M.Ouimet, “ de faire juger tout un ensemble de travaux, au lieu d'un iravaii en particulier." Une circulaire fut envoyée par le surintendant aux collèges et aux différentes écoles de la province de Québec.Mise à la poste le 10 décembre 1877, cette lettre demandait que la remise des cahiers à exposer se fit au ministère le on avant le 15 février 1878, et, chose à peine croyable, ces deux mois, grâce aux moyens d’organisation que fournissait le Dépôt de Livres, suffirent pour préparer, mettre en ordre et expédier cette exposition scolaire, qui a mérité à notre pays un diplôme de première classe pour notre enseignement primaire et un diplôme de môme valeur pour notre enseignement secondaire, deux distinctions équivalant à deux médailles d’or données à un exposant prrticulier.Il est vrai que chacun avait compris l’importance de l’appel du surintendant, et que la plupart de nos institu-tions s’étaient empressés de se mettre à la disposition du ministère de l’Instruction publique.Nous disons la plupart ; car, quelques-unes de nos grandes maisons d’éducation s’abstinrent, dans la crainte de ne pas avoir assez de temps pour se préparer convenablement, et cette abstention explique pourquoi nos écoles primaires ont seules fait une exposition complète.Durant deux mois, ce fut a qui s’empresserait de faire parvenir ce qu’il croyait pouvoir mieux renseigner la France sur l’état des écoles primaires et secondaires de de son ancienne colonie.Chaque courrier apportai t au ministère un surcroît de besogne ; chacun y mettait du sien, et une commission composée de l’hon.M.Ouimet, de l'abbé Nanlel et de M.Archambault, directeur de l’école polytechnique de Montréal, fut bientôt à même de faire imprimer le “ catalogue de 1 Exposition scolaire de la province de Québec.” Des confins du Nouveau Brunswick jusqu aux limites de la province d’Ontario, c’est-a-dire depuis le fond de la baie des Chaleurs jusqu’aux bords de l’Ottawa, ou s’empressait de prendre part à cette grande fête que Paris offrait à la civilisation et à la paix.Parmi ceux qui avaient répondu à la demande du surintendant, se trouvaient trois séminaires, douze collèges, vingt académies, soixante-neuf écoles, vingt-deux couvents, les institutions catholiques des sourds-muets, des sourdes-muettes et des aveugles, les écoles de dessin sous le contrôle du Conseil des arts et des manufactures, les écoles normales, les écoles sous le contrôle des commissaires catholiques de Montréal, et l’école poly technique (1).Notre exposition pédagogique française (t) Le lecteur nous saura gré de lui donner ici la liste des heureux concurrents qui, dans la province de Québec, ont pris part—division scolaire -à l’Exposition universelle de Paris : Séminaires.—Saint-Hyacinthe, Sainte-Thérèse de Blainville, Chicoutimi.Collèges.—L’Assomption, Bourget, Lévis, Sherbrooke.Sacré-Cœur de Sorel, Saint-Laurent, Sainl-Césaire, Sainte-Marie, Saint-Joseph de Chambly, Longueil, Lachine, L’Islet Académies.—L’Académie commerciale de Québec et les écoles de Saint-Roch, Saint Patrice et Saint-Sauveur placées sous le contrôle des élèves de la doctrine chrétienne ; les Académies de Montmagny, Yamachiche, Saint-Jean, Beauharnois, Bishop’s Academy, Académie commerciale du Plateau, Académie de madame Marchand, de Montréal : Académie de Sherbrooke, Huntingdon, Barnston, Bedford, Saint-Jean-Baptiste d'Ilochelaga, Salaberry, Sainte-Anne de la Pocatière, Notre-Dame de Lévis, Laprairie.Ecoles.— Saint-Jean de Québec, Sainte-Ursule, Saint-Henri d'Ilochelaga, Saint-Laurent, Saint-Jacques, Saint-Joseph de Montréal, Sainte-Brigitte, Sainte-Anne de de Montréal, Saint-Patrice ; écolo modèle de Saint-Jacques ; école de l'orphelinat de Saint-Alexis, Missisquoi, Saint-Valier, Maria, Saint-Hubert, Sainte-Scholastique, Lachine, Rivière-Ouellc, Saint-Denis, Sainl-Paschal, Saint-Joseph de Lévis, Sainte-Agathe, Sain’.e-Julie, Sainb’-Anastasiè, Sainte-Famille de Montmorency, Chelsea, Smyerstad, Portage du Fort, Saint-Jean-Baptiste des Ecureuils, Saint-Jean-Baptistc de l’Ile-Vcrte, Belceil, Baliscan, Maria, New-Richmond, Cox, Gaspé, Port Daniel, Hope.Saint-Augustin des Deux-Montagnes, Saint-Eustache (No.2), Hoche-laga, Rivière-Ouelle (No.5), Rivière-Ouelle (No.6), Ste.Anne de la Pocatière, Rivière-Ouelle (No.3), Sainte-Anne de la Pocatière (No.5), Saint-Denis de Kamouraska.Saint-Paschal, Saint Constant.Laprairie (No.7), Laprairie (No.8), L’Assomption, L'Epiphanie, Saint-Paul ITIermite, Saint-Roch de i'Achigan, Sainte-Julienne, Bristol.Clarendon, Saint-Janvier, Saint-Sauveur de Terrebonne, Sainte-Hypolite, Sainte-Thérèse, Sainte-Julie de Meganlic, Sainte-Pétronille, Saint-Joseph des Deux-Montagnes (No.2j, NewPort, Charlesbourg, Vau lreuil.La salle d’asile de Saint-Vincent de P ; ni de Montréal.Couvents.—Coteau, Longue-Pointe, Suint-Louis.Saint-Vincent de Paul de l’Ile-Jésus, Saint-Paul de Jolietle, de la Charité de Québec, des soeurs de la Charité de Carlelon, des sœurs du Bon Pasteur de Québec, Château-Richor, Saint-Sylvestre de Lolbinière do Notre-Dame des Laurentides, Lotbinièrc, Champlain, Chicoutimi.Frascrvillc, 10 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE comprenait soixante livres en usage dans les écoles de la province de Québec, la plupart signés par des auteurs eauadiens-français.L’exposition pédagogique anglaise renfermait cinquante-huit volumes.Auprès de cette collection se trouvaient soixante quinze modèles de traités d’écritures, de traités divers et spéciaux, de livres pour les secrétaires-trésoriers, etc., etc.L’école normale McGill exposait, à part les livres en usage parmi ses élèves, une collection composée de trente-huit ouvrages, et enfin, on avait eu l'heureuse idée de joindre à ces envois une bibliothèque de littérature canadienne, comprenant deux cent soixante-neuf ouvrages, dont cinquante-sept signés par des auteurs anglais et deux cent douze par des auteurs eauadiens-français.En faisant cette exposition, nous n’avions d’autre objet que de montrer à la France combien nous nous souvenons d'elle, et combien nous travaillons chaque jour, dans l’humble mesure de nos forces, à garder aussi intactes que possible la langue et les traditions qu’elle nous a léguées.Nous ne pouvions espérer que faire constater au jury international notre vitalité française ; rien de plus, et l’espoir des honneurs était bien loin de nous.Il en devait être autrement.Déjà un journal publié à Paris dans les intérêts de l’instruction publique, l'Educa lion, venait d’attirer l’attention des spécialistes sur l’exposition canadienne.Il assurait que l’Angleterre avait fourni une bien triste exposition pédagogique, tandis que dans cette occasion le Canada “ avait donné un exemple honorable à sa métropole.” Etudiée minutieusement par des connaisseurs, et honorée de leurs éloges, il ne faut plus s’étonner ni notre exposition scolaire a été bien jugée et si nombre de nos hommes de lettres, de nos savants et de nos spécialistes qui avaient contribué à l’exposition scolaire canadienne, ont été particulièrement signalés à la bienveillance du gouvernement français.Un de ceux qui ont rendu les plus grands services à la commission canadienne, M.Archambault, principal de l’école polytechnique de Montréal, tout en récapitulant les succès que nous venons de remporter à Paris, disait, entr’autres choses agréables pour la race canadienne-française : Il a été décidé que le gouvernement et les collaborateurs recevraient des diplômes équivalant absolument aux médailles.Un diplôme de première classe a été décernée à l’hon.M.Chauveau, pour son livre admirable : De l'Instruction Publique au Canada.La superbe collection de livres d’enseignement, d’ouvrages de littérature nationale et d’histoire du Canada, exposée par le département de l’Instruction publique, a remporté une médaille d’or.Nous avons eu l’avantage d’avoir dans notre exposition scolaire les travaux de diverses institutions qui répandent l’instruction dans notre province : collèges classiques, collèges commerciaux et industriels, écoles des Frères de la Doctrine Chrétienne, couvents des Religieuses, académies et écoles dirigées par les laïques, écoles spéciales des aveugles, des sourds-muets, des arts et manufactures, l’école Polytechnique de Montréal, etc.: tout y était représenté, et formait un tout assez complet.L’Institut des Frères de la Doctrine Chrétienne a reçu un rappel du diplôme qu’il avait déjàobtenuen 1867, avec mention de “ progrès, ” pour l’excellente instruction qu’il donne en franco, en Belgique, et j’ai eu Sœurs de Sainte-Croix, Notre-Dame des Anges, de Saint-Laurent ; externat de Montréal, Saint-Martin de Laval, Sainl-Liguori de Montcalm, Sainte-Rose de Laval, Jésus-marié de Sillery, Jésus-Marie de Lévis.Institutions catholiques.—Sourds Muets de Mile-End, sourdes-muettes de Montréal, jeunes aveugles de Montréal.Ecoles de dessin sous le contrôle de la Chambre des arts et manufactures.Ecole normale Jacques-Cartier de Montréal.Ecole sous le contrôle des commissaires catholiques de la cité de Montréal.Ecole Polytechnique de Montréal.l’honneur de faire ajouter, au Canada.L’Ecole Polytechnique, fondée par l’hon.M.Ouimet, a eu l’honneur de remporter une médaille d’argent.M.Montpetit, pour sa série de livres de lecture, ainsi que M.LaRochelle, pour son nécessaire scolaire, ont remporté chacun une médaille d’argent.Une médaille de bronze enfin a été décernée à chacune des institutions suivantes : l’Ecole des Aveugles de Nazareth, l’Ecole des Sourdes-muettes, l’Ecole des Sourds-Muets, et les Ecoles de dessin sous le contrôle de la Chambre des Arts et Manufactures.A ces récompenses entièrement du ressort du jury international de l’Exposition, le gouvernement français a voulu ajouter des distinctions Honorifiques de la plus haute valeur.Le docteur Meilleur, ancien surintendant de l'Instruction publique (1), les honorables MM.Chauveau et Ouimet, anciens ministres, et MM.Crooks, Ryerson et Hodgins, de la province l’Ontario, furent nommés officiers de l’Instruction publique ; MM.U.E.Archambault, de l’école Polytechnique de Montréal, et le docteur May, d'Ontario, furent créés officiers d’Aca démie.La première de ces distinctions—officier de l’Instruction publique—consiste à porter des palmes d’or retenues par un ruban violet, surmonté d’une rosette de même couleur : après le titre de membre ou de correspondant de l’Institut, c’est la plus haute dignité littéraire et scientifique que puisse décerner la France.Enviées par les savants et les lettrés de tous les pays, ces palmes ne sont accordées que rarement et à bon escient.Le titre ! d'officier d’Académie est tout aussi honorable, quoique moins élevé ; il n’est donné qu’aux personnes qui occupent le premier rang dans les sciences, les arts, les lettres, et il confère le droit déporter les palmes d’argent retenue par un ruban violet.Ces hautes récompenses étaient décernées autant pour j rendre hommage au mérite des expositions scolaires de i Québec et Ontario, que pour honorer la persévérance, le tact et les connaissances de ceux qui leur avaient | consacré leurs veilles, et qui ont fait de l’instruction publique au Canada le but de leurs études et de leur vie.! La France ne devait pas bonier à ces distinctions j académiques sa munificence envers ses anciens colons.: Elle désirait aussi reconnaître les efforts de ceux qui i venaient de contribuer au succès de l’exposition canadienne à Paris.Un décret inséré dons VOfficiel nommait son promoteur, le sénateur et ministre d’agriculture, l'honorable M.Pântaléon Pelletier, commandeur de i l’ordre de la Légion d’honneur.M.Keefer, président de la Commission canadienne, était créé officier, et MM.Gustave Drolet.May et fielwyn, membres du jury international, chevaliers du même ordre, ainsi que M.Chantcloup, de Montréal, exposant et négociant aussi intelligent que distingué.Reconnue comme étant une des décorations les plus difficiles à obtenir, chacun sait le rôle que la Légion d’honneur a joué dans le monde depuis sa création par Napoléon 1er, au camp de Boulogne.Quel est celui d'entre nous qui ne se rappelle avoir lu cette belle description de M.Thiers : Napoléon, nous dit-il, voulut distribuer lui-même à l’armée les croix qui devaient être données en échange des armes d’honneur supprimées, et célébrer cette cérémonie le jour anniversaire de sa naissance, au bord même de l’Océan, en face des escadres anglaises.Il fit choisir un emplacement situé à la droite de Boulogne, le long de la mer, non loin de la colonne qu’on a depuis érigée en ces lieux.Le 16 août, le lendemain de la Saint-Napoléon, les troupes se rendirent sur le lieu de la fête, à travers les flots d’une immense population accourue de toutes les provinces voisines ponr assister à ce spectacle.Cent mille hommes, presque tous (1) Les palmes d’officier de l’instruction publique furent présentées au vénérable docteur Meilleur la veille de sa mort. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 1 ! vétérans de la République, les yeux fixés sur Napoléon, attendaient le prix de leurs exploits.Les soldats et officiers qui devaient recevoir des croix étaient sortis des rangs, et s’étaient avancés jusqu’au pied du trône impérial.Napoléon, debout, leur lut la formule si belle du serment de la Légiond honneur, puis, tous ensemble, au bruit des fanfares et de l’artillerie, répondirent : “ Nous le jurons ! ” Ils vinrent ensuite, pendant plusieurs heures, recevoir les uns après les autres cette croix qui allait remplacer la noblesse du sang.D’anciens gentilshommes montaient avec de simples paysans les marches de ce trône, également ravis d’obtenir les distinctions décernées à la bravoure, et tous se promettantde verser leur sang pour assurer à leur patrie et à l’homme qui la gouvernait, l’empire incontesté du monde.L’ordre de la Légion d’honneur se compose du grands-noix, de grands officiers, de commandeurs, d’officiers et de chevaliers.Les grands-croix sont assimilés au rang de général de division, les grands ofliciers à celui de général de brigade, Its commandeurs à celui de chef de bataillon, et les chevaliers à celui de capitaine.Pour les militaires, elle donne droit à une allocation annuelle incessible et insaisisable qui varie selon le grade, “ 250 francs pour ies chevaliers, 500 francs pour les officiers, 1000 francs pour les commandeurs, 2,000 francs pour les grands-ofiieiers et 3,000 francs pour les grands-croix.” Cette allocation ne s’applique pas au civil.En France, on porte les armes aux chevaliers et aux officiers ; on les présente anx commandeurs, etc.: tous ont droit aux honneurs funèbres militaires de leurs grades (1).A ces distinctions accordées à nos compatriotes dans l’ordre de la Légion d’honneur, sont vernisse joindre des procédés pleins de délicatesse.Ainsi, par l’entremise de M.Perreault, secrétaire de la Commission canadienne à l’Exposition de Paris, M.Lonvrier de Layollais, directeur de l'Eoolc nationale des arts décoratifs de France, annonçait au premier ministre de la province de Québec qu’il mettait à la disposition de notre Conseil des arts et manufactures toute une “ collection de modèles en terre cuite représentant les principaux types d’objets d’ornementation architectonique : rosaces, colonettes, volutes, feuillages, fleurs, fruits, cariatides, bustes, anges, gargouilles, etc.” Cet envoi gracieux était précédé de la lettre suivante : MINISTÈRE UE L’INSTRUCTION PUBLIQUE, DES CULTES ET DESBEAUX ARTS Direction des Sciences et des Lettres.Comme nous le disions au commencement de cet article, toutes ces marques de délicate attention, nous nous venant de la mère patrie, ne sauraient que resserrer de plus en plus des liens qui nous sont déjà si chers, et que va bientôt nouer—et pour longtemps, nous l’espérons—le traité de commerce projeté entre la France et le Canada.En attendant cet heureux résultat, la province de Québec doit se montrer fi ère de ceux qui, parmi les siens, se sont honorés, en faisant a Paris I orgueil de la patrie’canadienne.Us ont rappelé à notre mère, la France, que ses fils sont toujours dignes do son nom et de ses affections ; et, quant à M.Ouimet personnellement, il a bien eu raison de publier ces fières paroles dans le Journal de l'Instruction Publique: Le surintendant pourrait s’énorgueillir des succès de 1 expo sition scolaire à Paris : il préfère s eu autoriser pour réclamer quelque bienveillance de la part de la législature et du pays, lorsqu’il prêchera de nouvelles réformes.—L'Opinion Publique.Faucher de Saint-Maurice.30 janvier 1879.Mc voilà î Eh bien ! oui, me voilà de nouveau tenant la plume, dirigeant, rédigeant et orthographiant un journal sténo-graphique.Une des raisons qui m’avaient porté à remettre à monsieur de Callestein et à M.de Bellanoy mon journal “ Le Sténographe, ” c’était le besoin d’être libre pendant l'Exposition.La Sténographie était peu connue en France, il me fallait montrer qu’elle s’y trouvait déjà dans d’assez vastes proportions ; elle était regardée comme un art à peu près inabordable, il me fallait prouver qu’on pouvait l’acquérir facilement ; on la reléguait volontiers dans les profondears des bureaux du Sénat et de la Chambre des Députés, il me fallait montrer que sa place était tout aussi bien dans ies écoles et dans les plus humbles chaumières.Grâce au dévouement d’innombrables adhérents, aux- Exposition LTniverselle de 1878.Paris, le 17 novembre 1878.Monsieur le Ministre, L’Ecole Nationale des Arts Décoratifs, à Paris, dirigée par M.Louvrier de Layollais, a exposé au Champ de Mars un certain nombre de figures en terre cuite, destinées à servir de modèles dans les écoles professionnelles.Permettez-moi, monsieur le Ministre, de vous offrir, de la part de Monsieur le Directeur de l’Ecole, ces spécimens du travail des élèves français.Toutes les terres cuites seront tenues à votre disposition ou à celle de la personne que vous voudrez bien déléguer pour les retirer, dans les salles consacrées à l’Exposition du Ministère au Champ-dc-Mars.Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l’assurance des sentiments do haute considération avec lesquels j’ai l’honneur d’être, De Votre Excellence Le très-dévoué serviteur, Le Directeur de l’Exposition du Ministère, Bn.de Vattkiue.Monsieur Joly, Premier Ministre de la province de Québec, à Québec (Canada).(I) Le premier Canadien-français qui a éi' décoré de la légion d’honneur est le contre amiral Bedoul.né à Québec en 1751 ; le second osl le général François-Joseph Cliausscgros de Léry, né aussi 5 Québec en 1754 et mort en IS'M.L'amiral Bedoul était grand-croix et le général de Lévy grand-officier de l’ordre.M.J.C.Taché, député-ministre d’Agriculturc d’Ottawa, est chevalier do la Légion | quels je ne saurais montrer trop de reconnaissance, cette tâche me fut facile : que pouvaient objecter même les hommes les plus antipathiques, les plus indifférents, lorsque je leur faisais voir les 100,000 lettres ou cartes postables, écrites en sténographie, qui m’avaient été adressées à moi personnellement dans l’espace de 10 années, lorsque je leur mettais en mains ces innombrables autres lettres ou cartes postales adressées à tant d’autres personnes, et les nombreux travaux que nous avions étalés : livres splendidement autographies, cartes* microscopiques, dessins sténograplr.ques de tous genres 1 et les cahiers de devoirs sténographiques, faits dans du très-nombreuses écoles ou pensionnais ! etlg bibliothèque sténographique, et la collection des 19 journaux sténo-graphiques ! Aussi, noire exposition fut-elle, pour grand nombre î de visiteurs, toute une révélation, et la plupart d’entr’eux ! s’en allèrent, emportant de la sténographie une idée 1 tout autre que celle à laquelle leur esprit s’était arrêté 1 jusqu’à ce jour.| Mais il ne suffisait pas d'intéresser et de convaincre ' le public, il fallait porter la conviction dans l’esprit de ! l’illustre aréopage choisi pour proclamer les vainqueurs et distribuer les récompenses d’après le mérite.Grâce aux difficultées inouïes accumulées comme à plaisir par les anciennes méthodes autour de l’étude de lasténogra- d’honneur. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 12 phie, cet art pouvait ne rencontrer, même parmi les hommes d’élite, composant le jury, que des esprits prévenus, ou du moins indifférents.Par un bonheur dont nous ne pouvons assez nous féliciter, plusieurs hommes se trouvèrent dans le jury, qui n’avaient pas sacrifié aux idées généralement reçues à l’égard de la sténographie, qui ne s’étaient pas laissés traîner à la remarque de la routine et des préjugés, qui avaient voulu, par eux-mêmes, étudier et connaître un art si injustement dédaigné jusqu’à ce jour par le plus grand nombre.Qu’il me soit permisde mentionner, parmi ces esprits d'élite qui savent ne pas se laisser affadir par l’inertie de leur siècle, surtout des personnes auxquelles notre sténographie doit principalement le plendide succès qui est venu couronner nos efforts.M.Schwablé, directeur de l’école supérieure de commerce de Paris, et président de la commission pour les examens du volontariat poulie département de la Seine, fut nommé secrétaire du jury.M.Schwablé se dévoua avec un zèle et une ardeur que l’on peut à peine concevoir, aux fonctions qu’il tenait de l’estime du gouvernement et de ses collègues.Chaque jour, dès la première heure, il était à l’exposition, s’établissant à poste fixe dans les différentes salles de l’enseignement primaire, feuilletant les livres, étudiant les objets, prenant des notes sur tout.Non content de cette somme énorme de travail qui remplissait toutes ses journées, M.Schwablé avait envoyé à tous les exposants de la classe 6 une lettre personnelle, les invitant à venir chez lui, le soir, pour lui donner toutes les explications qu’ils jugeraient utiles.Je n’eus pas besoin de fournir grands renseignements à M.Schwablé : il connaissait notre sténographie par les résultats qu’elle donne dans le magnifique établissement dont il est directeur et où j’ai l’honneur d’être professeur ; il avait de plus reçu les lettres si nombreuses et si probantes de nos nouveaux adhérents ; mais ce fut pour lui un motif de plus d’étudier avec le plus grand soin tous les autres systèmes.Il voulut avoir des entretiens spéciaux avec leurs auteurs ; il se fit démontrer l’agencementet le mécanisme de leurs signes, et ce fut ainsi, en pleine connaissance de cause, qu’il put porter un jugement décisif sur tous les systèmes admis à l’exposition.Un autre membre du jury possédait, lui aussi, sous le rapport sténographique, une compétence tout à fait exceptionnelle : c’était M.Archambault (directeur) principal de l’Académie Commerciale de Montréal et commissaire spécial du département de l’Instruction Publique de la province de Québec à l’exposition universelle.L’étude spéciale que M.Schwablé venait de faire pour remplir dignement sa charge de secrétaire de jury, M.Archambault l’avait faite, depuis plusieurs années déjà et dans des conditions ultra-sérieuses.Avec sa rare intelligence et son désir ardent de mettre au service de son grand établissement de Montréal tous les meilleurs procédés d’enseignement, M.Archambault avait, à plusieurs reprises, fait essayer par les élèves et les professeurs de l’Académie Commerciale, les différents systèmes de sténographie dont le nom lui était parvenu.Mécontent des résultats donnés par ses tentatives multipliées, peut-être se fùt-il découragé, si des hommes de la trempe de M.Archambault pouvaient s’arrêter tant qu’ils ne sont pas arrivés au but qu’ils poursuivent.Il y a quatre années la renommée de notre sténographie parvint à ses oreilles.Vite, il fait venir l’un des jeunes gens de Montréal qui connaissait le mieux notre système, M.Manseau.Il lui fait subir des épreuves d’autant plus sérieuses que les tentatives précédentes l'ont rendu plus défiant, et se rend un compte minutieux du système.M.Archambault s’aperçoit bien vite qu’il a la, sous la main, l’homme et le système qu’il cherche depuis si longtemps ; il nomme M.Manseau professeur de sténographie à l’Académie Commerciale et inscrit la sténographie dans son programme d'étude.C’est le progrès que réalisait de son côté peu de temps après, pour l’école supérieure de commerce de Paris M.Schwablé.Ces deux hommes étaient dignes l'un do l’autre.Aussi se rencontrant au sein de ce jury où leur mérite les avait fait arriver, tous deux s’unirent par un labeur incessant, infatigable et dont on a peine à se faire une idée.Tout fut manié, remaniée, compulsé, étudié, comparé et discuté par eux avec une ardeur pour ainsi dire fébrile, et cela, pendant les longs mois consacrés à cette tâche si dure de l’examen.Pour ce qui concerne la sténographie, l’étude des systèmes exposés les confirma dans leur pensée première, que la sténographie Duployê était vraiment la sténographie facile, rapide et lisible par excellence ; aussi la proposèrent-ils pour la plus haute récompense : la médaille d’or ; et leurs collègues, entraînés par leurs arguments, par leurs convictions et par leurs propres études, n’hésitèrent pas à se ranger à leur avis et à nous décerner, de concert avec eux, cette récompense tout à fait exceptionnelle et que bien peu auraient osé rêver pour un art, hier encore si méconnu et si dédaigné.Tous nos remerciements à tous ces bienveillants correspondants et adhérents qui, par leurs lettres, leurs travaux, ont préparé ce grand triomphe.Tous nos remerciements aux membres du jury de la classe G, et spécialement à MM.Schwablé et Archambault.Action de grâce à Dieu qui nous a ménagé des collaborateurs comme ceux qui se sont joints à nous et des juges tels que ceux qui ont eu à se prononcer sur.le mérite de notre méthode ! Et, à la suite de ce glorieux et décisif triomphe, me voilà de nouveau, tenant la plume et rédigeant un journal sténographique.Il m’eût été trop pénible de me séparer, pour ainsi dire, complètement de toutes ces personnes avec lesquelles j’entretiens depuis 10, douze années ! des relations si cordiales.Seulement, comme j’ai besoin d’une certaine liberté pour vulgariser la sténographie par des moyens autres que le journal, “ Le Grand Sténographe ” ne paraîtra que tous les mois, et de cette façon, j’arriverai, je pense, à concilier mon désir d’attaquer la routine et les préjugés par une voie autre que celle du journal et de ne pas briser des liens si forts et si doux.Et, pour commencer, à tous mes dévoués collaborateurs dans la grande œuvre de la vulgarisation de la sténographie, remerciements, félicitations, et souhaits de bonne et heureuse année ! E.Déployé.Palmes Universitaires (1808) Nous extrayons de I’IIistoiue des ordres de chevalerie ET DES DISTINCTIONS HONORIFIQUES EN FRANCE par F.F.Steemackers l’historique des Palmes Universaires.L’Université de France, instituée par décret du 17 mars 1808, fut organisée par Fourcroy, administrateur de l’instruction publique, et prit le nom d'Université impériale.Le territoire de l’empire fut divisé en Académies, relevant toutes de l’Université impériale.Ces Académies remplaçaient les anciennes Universités locales, abolies par la révolution.On eut ainsi l'Académie de Paris, l’Académie de Lyon, &c., &c. JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 13 Les tilres honorifiques de l’Université impériale se divisaient en trois classes: lo les dignitaires; 2o les officiers de l’Université ; 3o les officiers d’Académie.Le signe honorifique de ces titres consistait en nne double palme portée sur le coté gauche de la poitrine, brodée sur l’habit de ville, “ palmes trois et quatre fois séculaires, ” a dit M.Duruy.La double palme d'or était reservée aux seuls dignitaires : le grand-maître, le chancelier, le trésorier et les conseillers de l’Université.La double palme d'argent devint le signe distinctif des officiers de l'Université.Etaient de droit officiers de l’Université : les inspecteurs de l’Université, les recteurs et les inspecteurs des Académies, les doyens et les professeurs des Facultés.Le grand-maître pouvait conférer le titre d’officier de l’Université aux professeurs des deux premières classes des lycées et des principaux collèges.La double palme brodée en soie bleue et blanche distinguait les officiers cl'Académie.Ce litre appartenait de droit aux professeurs des deux premières classes des lycées et des principaux collèges.Le titre d’officier d’Académie pouvait être conféré par le grand-maître aux professeurs des autres classes des lycées, aux régents des collèges et aux chefs d’institutions.Les nominations au titre d’officier d’Académie et de l’Instruction publique n’avaient lieu qu’une fois par an, à l’époque de la fête de l’Empereur.Le caractère exclusif que le décret du 17 mars 1808 apportait à l’obtention des titres honorifiques de l’Université fut successivement modifié sous la royauté constitutionnelle de 1830.Le 14 novembre 1844, une ordonnance royale donne au ministre de l’instruction _ ' "que l’autorisation de conférer le titre d’officier d’Académie aux maîtres d’études des collèges royaux et des collèges communaux.Le 9 septembre 1845, le titre d’officier de l’Université peut être décerné aux aumôniers des collèges, aux économes, aux principaux des collèges communaux et aux inspecteurs des écoles primaires.En outre, les nominations devaient avoir lieu deux fois par an : aux grandes vacances et à l’époque de la fête du roi.Le 1er novenbre 184G, nouvelle extension : création de nouvelles catégories d’ayants droit et d’éligibles aux titres honorifiques.En 1850, le Président de la République ne se montra pas moins favorable au personnel de renseignement élémentaire.Au titre d’officier de l’Université fut substitué le titre d'Officier de VInstruction publique, qui offre une dénomination plus large, plus appropriée aux nouveaux besoins.Sous le régime impérial, le décret du 24 décembre 1852 réglemente le costume officiel des dignitaires de l’instruction publique selon le rang qu’ils occupent dans la hiérarchie du corps enseignant.Divers articles déterminent la forme de l’habit et la disposition des broderies, ainsi que la forme du chapeau et de l’épée.Par le dernier article, le costume commun à tous les membres du corps enseignant non mentionnés dans les articles précédents est l’habit de ville noir avec une palme brochée en soie violette sur la partie gauche de la poitrine.Les élèves de l’Ecole Normale supérieure portent à la boutonnière une double palme brodée en soie bleue et blanche sur un ruban noir, comme signe distinctif d’élève de l’Ecole Normale.Les agrégés de l’Université peuvent également porter cette double palme en soie bleue et blanche.Le signe distinctif des officiers de l’instruction publique est la double palme brodée en soie violette et or.Les officiers d’Académie portent cette double palme brodée en soie violette et argent.Par suite de nouvelles décisions ministérielles le signe honorifique des officiers d’Académie est la double palme d’argent brodée sur un ruban de soie noire moiré porté à la boutonnière.Cette double palme brodée en or est portée de la même manière par les officiers de l’instruction publique.Au lieu de la double palme brodée sur un ruban, les officiers d’Académie peuvent porter à la boutonnière une double palme d’argent suspendue à un ruban de soie noire moiré, etc., les officiers de 1 instruction publique une double palme d’or suspendue à un ruban de soie noire moiré formant rosette.Le 7 avril 18G6, M.Duruy, ministre de l’instruction publique, présenta à la signature de l’Empereur un décret qui est appelé à produire dans l’ancienne Université une révolution semblable à celle que produisit la création de l’ordre de Saint-Loois sous l’ancien régime.Nous en citons textuellement l’exposé des motifs : “ Sire.“ Aux termes des décrets du 17 mars 1808, et du 2a décembre 1852, les insignes trois et quatre fois séculaires de l’Université doivent être brodés sur le costume officiel en palmes d’or ou d’argent, selon que le titulaire est officier de l’instruction publique ou officier d’Académie.Ces palmes sont donc à la fois un titre et une décoration.“ Mais pour la classe la plus nombreuse des fonctionnaires de l’Université, pour les instituteurs, elles n’ont jamais été qu’un titre, puisqu’ils n’ont point de costume officiel sur lequel les palmes puissent être brodées.“ En outre, depuis que les questions d’enseignement sont devenues sous le gouvernement de Votre Majesté l’objet de la sollicitude générale, le ministre a dû témoigner, par la concession des palmes Universitaires, sa gratitude envers des personnes qui, bien qu’étrangères au corps enseignant, l’avaient aidé à accomplir sa tâche.“ Nos palmes furent alors portées à côté des ordres les plus illustres sur de brillants uniformes.11 Des généraux, des sénateurs, des députés, des conseillers d’Etat se parent de cette décoration pacifique et la parcimonie avec laquelle on l’accorde semble en relever la valeur.“ Mais l’usage en a modifié la forme extérieure.On en a, peu à peu, réduit les premières dimensions, qui n’étaient compatibles qu’avec la robe universitaire.Au lieu d’être brodée sur le ruban même, elle s’y est suspendue.Je prie Votre Majesté de vouloir bien, en signant le décret ci-joint, régulariser cette coutume, qui permettra à un instituteur de village de gagner, par de bons services, l’insigne que le ministre de l’instruction publique s’honore de porter dans les cérémonies officielles, comme les maréchaux de France portent la médaille militaire que Votre Majesté confère aux simples soldats.” Une instruction ministérielle, venant peu après compléter ce décret, invite tous ceux qui ont obtenu les palmes universitaires à les porter constamment, soit en tenue officielle, soit sur l’habit de ville et en tenue de tous les jours, comme on porte les insignes des autres ordres.Un arrêté du ministre (octobre 186G) enjoint aux recteurs de dresser les listes des anciens titulaires, officiers d’Académie et d’instruction publique dont il n’avait pas été tenu registre autrefois, afin d’établir à l’avenir d’une manière régulière les archives de celle distinction honorifique.Le ministre de l’instruction publique a donné un nouveau lustre à ces signes honoriques en les conférant à des personnages occupant de hautes positions, des ministres, des sénateurs, des évêques, des préfets, etc.42 14 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE La pensée du ministre a été comprise : de tous les points du territoire se sont levés de nombreux bataillons de volontaires, instituteurs et propriétaires pour “ cette guerre à l’ignorance, avec une véritable furia francese, et si un pareil effort continue avec persévérance, la France ne tardera pas à occuper en Europe un rang plus honorable dans l’instruction primaire.” Depuis 1865, les nouveaux titulaires reçoivent un brevet sur parchemin, revêtu de la signature du ministre et de l’empreinte du sceau du ministre de l’instruction publique ; la décoration ou signe honorifique est également remise au titulaire, à l’instar de ce qui se pratique à la chancellerie de la Légion d’honneur.Le ruban a aussi subi une grande modification.Il est aujourd'hui violet moiré.Les palmes universitaires s’accordent trois fois par an, à moins de circonstances exceptionnelles.Les palmes universitaires jouissent d’une telle faveur en ce moment que l’armée elle-même, si largement représentée dans la repartition de la Légion d’honneur, brigue aujourd’hui la distinction académique.TRIBUNE LIBRE Instruction publique APERÇU DE SON ORGANISATION EN FRANCE ET AUX ETATS-UNIS Conférence donnée à la dernière réunion des instituteurs de la circonscription de l’école normale Jacques-Cartier M.le Président, Messieurs, Toute nation, comme toute société ou administration qui attache quelque importance au rang qu’elle occupe dans le monde et à la mission qui lui a été confiée par la Providence, doit nécessairement tendre vers le progrès.Telle est la grande loi imposée à toute la création.Le Créateur seul est parfait; les créatures sont perfectibles.Piien n’est stable ici-bas, tout est soumis à un mouvement ascendant ou descendant.On ne peut donc pas rester stationnaire ; il faut progresser ou décheoir.Dans l'ordre physique, le progrès est toujours fatalement suivi de la décadence, parce que les objets sont périssables de leur na tnre.Mais il n’en est pas de même dans l'ordre intellectuel.Là, le progrès est constant, parce que la lumière apportée par les intelligences qui se succèdent ne périt point avec elles.En n’envisageant le progrès que dans ce dernier ordre, nous pouvons dire qu’un des grands moyens que la Providence a donnés à l’homme pour progresser est l’observation.C’est en observant la nature physique et en étudiant les lois qui la régissent, que toutes les inventions ont été faites ; de même c’est en observant les résultats obtenues par les efforts des grandes intelligences, qu'on a réalisé de si brillants progrès dans l’ordre intellectuel.Si ces vérités sont générales, Messieurs, elles sont surtout applicables à la cause que nous avons embrassée, et à l’avancement de laquelle nos réunions s’ordonnent.J,’enseignement ne peut rester stationnaire; il faut qu’il progresse ou déchoie, et son premier principe de progrès est l’observatioD.Observer attentivement les progrès faits de toutes parts pour élever et généraliser l’enseignement primaire, profiter tie l’expérience des peuples en cette matière, étudier leurs institutions scolaires et les comparer avec les résultats obtenus, telle doit être la sollicitude constante de ceux qui ont à cœur le progrès de l’éducation populaire.C’est, pour apporter ma faible coopération à cette grande œuvre qui nous est également chère à tous, que j’ai l’honneur de vous soumettre aujourd’hui, en répondant à la flatteuse invitation de notre Coviité de régie, une série d’observations.Ces observations, je les ai dirigées sur les deux pays qui m’ont paru avoir, eu matière d'éducation, les systèmes les plus différents, les moyens d’action les plus opposés : les Etats Unis et la France.Tl m’a semblé que dans une étude restreinte comme celle-ci, où l’on ne peut embrasser toutes les nations, c’était le meilleur moyen de se former une opinion sur la base que l’on doit donner à un système d’éducation pour en retirer le plus de fruits.Si je n’ai pas choisi le Canada de préférence aux Etats-Unis, c’est, d’abord que le système d’éducation canadien, quoique différent beaucoup du système français, y est cependant moins diamétralement opposé que celui de nos voisins ; ensuite parce qu’il n’est peut-être pas très-convenable de se faire le juge d’un pays dont on est l’hôte bien traité.D’ailleurs, il existe assez d’analogie entre le système canadien et le système américain pour que les observations faites sur celui-ci ne soient pas perdues pour celui-là.Mon choix ne s’est pourtant pas arrêté définitivement sur cette matière sans que j’aie eu à résoudre plusieurs difficultés.Nous appartient-il, me suis-je demandé, de discuter des matières d’administration, à nous qui sommes les administrés ?N’est-il pas téméraire de nousécartei ainsi, dans nos assemblées, des sujets ordinaires de pédagogie et de méthodologie, pour nous occuper de questions qui semblent être du ressort exclusif de nos supérieurs ?Enfin quel bien peut résulter pour nous d’une pareille étude ?A ces objections, il m’a semblé que l’on pouvait répondre que nul n’ayant plus d’intérêt que nous dans ces questions, il est assez naturel que nous nous en occupions un peu.Nous vivons, d’ailleurs, dans un pays où l’on reconnaît à tout administré le droit de parler de l’admi nistration, dans un pays qui a la sagesse de ne pas ériger en principe que toute organisation actuellement existante est une arche sainte sur laquelle il est interdit aux profanes de porter la main.D’un autre côté, sans méconnaître l’utilité, la nécessité même des conférences pédagogiques, il me semble que leur importance, quelque grande qu’elle soit, est subordonnée à l’organisation générale.En effet, que servira à un instituteur de posséder à fond la science pédagogique, s’il est placé dans des conditions telles qu’il ne puisse mettre en pratique les excellents principes dont il est imbu ?Il est certainement essentiel à un bon maître de rechercher les meilleurs auteurs, les méthodes les plus parfaites, et surtout d’étudier à fond l’art de l’éducation, cet art sublime qui ne tend à rien moins qu’à former les jeunes générations à la pratique de leurs devoirs.Mais aussi, quelle sera l’utilité de ces belles connaissances, si l’instituteur est laissé dans la gène et parfois dans la misère pour une administration aveugle ou imprévoyante, et si, loin de s’attacher à la noble carrière qu’il a embrassée, loin de s’efforcer de jour en jour de se rendre plus apte à remplir sa grande mission, il ne peut s’empêcher de regretter amèrement, à la vue des privations de sa famille, l’erreur qu’il a commise en faisant choix de cet état?En outre, quel usage fera-1 il de tant de notions utiles, si une administration routinière, rétrograde, ignorante, lui refuse les moyens d’application ?Enfin, Messieurs, s’il est vrai de dire qu’il ne nous appartient pas de perfectionner les institutions, il ne s’en suit pas rigoureusement que nous devions rester étrangers ou indifférents au mouvement général qui s’opère dans le monde entier.Du reste, nous avons à la tête de notre administration des hommes éclairés, dévoués à la cause de l’enseignement JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 15 populaire, des hommes de progrès qui recherchent partout les perfectionnements et s’efforcent de les appliquer ; et nous pouvons rester assurés de voir se continuer, sous de tels chefs, les améliorations inaugurées sous leurs dignes prédécesseurs.Aussi, n’est-ce pas de la critique, 'nais de l’admiration que je vous demanderai pour ces hommes éminents et pour leurs travaux.Ce n’est pas chez des administrateurs de ce mérite que l’on rencontre cette fatuité qui se complaît dans la contemplation de l’œuvre accomplie, et la considère comme la dernière expression du progrès.Les véritables amis du progrès ne redoutent pas l’examen, la discussion, même les suggestions ; ils les provoquent, au contraire, et les encouragent.Us ne redoutent qu’une chose : l’apathie et l’inertie des intéressés, contre lesquelles viennent échouer leur zèle le plus ardent et leurs plus constants efforts.J’entrerai donc sans plus de préambule dans le développement de mon sujet, espérant que l’excellence de la cause vous fera pardonner l’insuffisance du conférencier Tout en indiquant brièvement quels sont actuellement les moyens adoptés chez les deux nations pour arriver à ce but de l’instruction générale du jeune âge.nous comparerons les résultats obtenus avec les divers systèmes employés.Ainsi dirigée, cette étude devra faire ressortir le plus fécond de tous ces systèmes.Il ne nous restera plus alors qu’à faire des vœux pour l’adoption universelle de ce système modèle, dans notre pays d’abord, si toutefois il n’y est pas déjà mis en pratique.Avant de nous diriger vers la France, ce qui devra m’être tout particulièrement agréable, nous nous arrêterons quelque temps chez nos voisins des Etats-Unis.Mais si j’ose à peine vous accompagner dans ma propre patrie, je craindrais bien davantage d’être, en Amérique, un cicerone incompétent : aussi vais-je vous offrir pour guides les principales autorités scolaires américaines elles-mêmes ; c’est, en effet, dans leurs rapports officiels que j’ai puisé mes renseignements.L’organisation de l’enseignement n’étant pas de la compétence du gouvernement fédéral, diffère dans chacun des 37 Etats de l’Union.Cependant les principes généraux sont à peu près les mêmes dans tous ceux qui n’avaient pas d’esclaves à l’époque de la guerre de sécession, d’abord parcequ’il reposent sur un fond commun d’institutions et de mœurs, ensuite parce que chacun de ces états imite bientôt ce qu’il voit de bon chez son voisin.La liberté locale, grâce aux efforts combinés des parents et des amis de l’éducation, aboutit ici à une similitude qui supplée, quoique imparfaitemet, à l’unité d’action qui origine ailleurs du pouvoir central.Partout l’instruction primaire est l’affaire de la commune (town ou township) ; mais la commune n’est pas entièrement libre.La loi l’oblige à établir un nombre d’écoles suffisant pour recevoir tous les enfants qui sont en âge de s’instruire.A cette obligation, il y a deux sanctions : d’abord l’Etat perd intenter une action à la commune pour l’obliger à se taxer, ensuite les parents dont les enfants n’ont pas trouvé place dans l'école ont le droit de réclamer des dommages.Le township, qui a généralement une population de 2000 à 3000 âmes, est divisé en districts scolaires (school districts); chaque district renfermant en moyenne 150 à 300 habitants entretient une école.De là un nombre d’écoles tellement élevé qu’à première vue on est frappé des chiffres statistiques, surtout si on les compare avec ceux des pays les plus avancés de l’Europe.C’est ainsi qu’un auteur belge, traitant de la diffusion de l’instruction en Amérique, après avoir cité des nombres tels que 11,750 écoles dans l’état de New-York, qui comptent moins de 4,000,000 d’habitants, ce qui fait une école pour 300 âmes, en conclut que les Etats-Unis sont de beaucoup supérieurs, sous ce rapport, aux principaux Etats de l’Europe.“ Pour s’élever au niveau de l’Amérique, dit-il, la France devrait avoir 200,000 écoles au lieu de 38,000.” Cet observateur un peu trop superficiel n’a pas tenu compte de l’éparpillement de la population sur un territoire immense, ce qui nécessite évidemment plus d’écoles que chez les populations agglomérées comme celle de la France.On commettrait la même erreur si l’on comparait les sacrifices pécuniaires faits de part et d’autre pour la cause de l’instruction, ces sacrifices augmentant en raison du nombre des écoles et non en raison de celui des élèves.Quelles sont maintenant les autorités qui dirigent l’école américaine ?Nous trouvons ici une organisation presque analogue à celle du Canada.On ne rencontre en Amérique que des comités locaux élus, indépendants les uns des autres et responsables de leurs actes seule ment devant l’opinion publique, ou bien devant la justice en cas de violation de la loi.Au premier degré se trouve le comité de district, nommé par les électeurs.11 a pour mission de veiller a la construction et à l’entretien des maisons d’école, de choisir l’instituteur et d’inspecter l’école.Le comité local est peu nombreux, composé généralement de trois membres, et nommé le plus souvent pour un an.A côté du comité local fonctionne le comité du township.Celui-ci reçoit les subsides de l’état et les taxes locales, pour les répartir entre les districts.Il préside a l’examen des candidats instituteurs, et leur délivre le certificat qui seul leur permet d’être nommés par le comité local.Au centre siège le bureau de l’instruction publique, a la tête duquel est placé un fonctionnaire d’un rang très-élevé, le surintendant de l’éducation.Dans certains Etats, comme dans celui de New-York, le surintendant est choisi par la législature, ailleurs par le gouverneur, de l’avis du sénat ; dans l’Ouest il est nommé en même temps que le gouverneur par tous les électeurs de l’Etat.Preuve certaine de l’importance qu’on attache à ^’enseignement public, le traitement du surintendant égale et surpasse même parfois celui du chef du pouvoir exécutif.Quelque haute que soit la position du surintendant, il ne peut agir par voie d’autorité sur les comités locaux, qui ne lui sont soumis sous aucun rapport.Sa mission est seulement d’éclairer la législature et le public au sujet de tout ce qui concerne l’enseignement.On a aussi reconnu depuis longtemps aux Etats-Unis, l’utilité ou plutôt la nécessité des inspecteurs d’écoles.“Il faut, dit M.Rice, ancien surintendant *de New-York, des inspecteurs intelligents et énergiques, afin d’obtenir un système uniforme d’enseignement, et une activité réelle et efficace de la part des maîtres d’école.Tout dépend de l’inspection : sans elle le reste sert de peu, et les écoles ne profitent point au public en raison de ce qu’elles coûtent et de ce qu’on est en droit d’en attendre.” Ces paroles reflètent si fidèlement le sentiment populaire qu’en l’absence de toute pression administrative et de toute uniformité d’action, l’institution des inspecteurs est générale et déjà ancienne chez nos voisins.L’argent destiné à l’instruction publique provient de plusieurs sources différentes.U y a d’abord ce qu’on appelle le fond des écoles (school fund).Ce fonds est constitué au moyen d’une donation primitive de l’Etat et de la vente des terres publiques.Lés communes ou paroisses, de leur côté, sont obligées de s’imposer pour une somme égale ou déterminée par la loi ; mais la plupart donnent bien au-delà de leur contribution ordinaire.Ce sont les électeurs du township eux-mêmes qui, réunis chaque année en assemblée générale, déci I fi JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE dent quelle sera la somme qu’ils auront à payer, et il est bon de constater que presque jamais les contribuables ne la trouvent trop forte.Rappelons-nons que ceci se passe au sud de la ligne 45e.Plus un peuple est éclairé, mieux il comprend les bienfaits de l’instruction, et plus volontiers il se soumet aux sacrifices que son organisation exige.Une nation ignorante trouvera toujours que l’argent employé à l’enseignement est une dépense superflue, et il est probable que dans un village où la majorité des électeurs ne saurait ni lire ni écrire, cette majorité ne voterait pas le salaire du maître d’école.Tout le monde sent les besoins du corps, mais tous n’éprouvent pas ceux de l’esprit, parce qu’il faut l’avoir développé déjà pour s’apercevoir de ce qui lui manque.C’est pourquoi nous pouvons conclure qu’en matière d’enseignement l’initiative du pouvoir central est nécessaire, surtout dans les pays où le grand nombre est peu éclairé.Sans une impulsion venue d’en haut, le peuple continuera à vivre dans l’ignorance comme dans l’élément naturel.La part des dépenses totales qui, en Amérique, est consacrée à l’instruction primaire est énorme, comparée à la petite place que l’enseignement occupe dans les budgets européens, voire môme dans quelques budgets américains autres que ceux des Etats-Unis.Dans la plupart des Etats du Nord, les dépenses scolaires dépassent toutes les autres dépenses réunies.Maintenant, les Américains obtiennent-ils des résultats proportionnés aux immenses sacrifices qu’ils s’imposent pour l’enseignement avec une libéralité sans cesse croissante.Malheureusement non.Comment donc tant d’ef-sorts généreux peuvent-ils demeurer stériles, ou au moins ne pas porter de meilleurs fruits ?C’est qu’il existe à la base de leur système plusieurs vices radicaux qui paralysent le suceès.Le premier et le plus grand de ces vices, c’est le bannissement de l’instruction religieuse du programme scolaire.Sous le faux prétexte de liberté de conscience et d’égalité des cultes devant la loi, les Américains ont rendu l’école athée ou à peu près.Il est strictement défendu aux instituteurs de faire mention des dogmes d’aucune religion positive.On y craint tellement de donner à l’instruction du peuple ce qu’on appelle une tendance sectaire, que les ministres du culte, à quelque dénomination qu’ils appartiennent, sont presque exclus des comités qui dirigent ou inspectent les écoles.Toutes les sectes protestantes approuvent ce système* et en cela nos frères séparés sont tristement logiques.Le principe fondamental de leur prétendue religion étant le libre examen et la libre interprétation, il suffit qu’un enfant apprenne à lire pour être en état de se faire à lui-même son éducation religieuse.Mais il est évident que les catholiques ne peuvent s’accommoder d’un tel état de choses, dont l’unique résultat, d’ailleurs, est de former des générations d’incrédules et d’infidèles.Un autre vice capital du système américain, c’est le changement fréquent et le manque de préparation pédagogique des maîtres.Pour l’Américain, les fonctions d’instituteurs sont rarement un état qu’on embrasse pour la vie ; beaucoup de jeunes filles (les institutrices sont ici bien plus nombreuses que les instituteurs) s’engagent pour quelques années comme maîtresses d’écoles, en attendant qu’elles se marient.Habituellement les comités scolaires n’engagent le maître que pour un terme de trois ou quatre mois, et ils ne le payent que pendant ce temps.Rarement l’instituteur reste deux termes consécutifs dans la même école.ün estime que le personnel enseignant est complètement renouvelé tous les trois ans.La plupart des maîtresses sont des jeunes filles de 20 à 25 ans.Ce n’est que dans les grandes écoles des villes qu’on rencontre des instituteurs ou des institutrices qui ont dépassé la trentaine.Les jeunes filles et les jeunes garçons qui s’engagent, ainsi momentanément dans l’enseignement primaire ne manquent pas d’instruction.Ils ont suivi généralement les cours d’une école supérieure (high school) ou d’une académie, mais ils manquent de préparation pédagogique, car les écoles normales sont relativement peu nombreuses, et l’expérience leur fait défaut, puisqu’ils cessent d’enseigner juste au moment où ils commencent à en acquérir.Ce régime, on le comprend sans peine, est un des plus grands obstacles au progrès.Il n’y a aucune branche d’administration où une longue expérience, une préparation professionnelle et des connaissances spéciales soient aussi indispensables que dans la direction de l’instruction publique.Le progrès est presque impossible quand les maîtres n’ont pas le temps d’appliquer un système avec suite pendant plusieurs années.A.Martin.(à continuer) POESIE lie Moineau Nous traversions une prairie Dont le gazon à ciel ouvert Brillait d'un éclat de féerie ; Et sur son riant tapis vert, D'où s’enfuit la Jjlanclie colombe Emportant son léger fardeau, Nous vimes un éclat de bombe Que la pluie avait rempli d’eau.Tirailleur précédant sa troupe, Un oiselet, un moineau-franc Buvait à cette large coupe, Dont le dehors, taché de sang, Etait enfoncé dans la boue.Sans songer à rien de fatal, L’oiseau folâtre, qui se joue, Y buvait le flot de cristal.Dans la prairie, où se lamente Le zéphyr aux parfums errants.Je vis cette chose charmante, Et je m’écriai : Je comprends ! Je comprends enfin.O prairie, Sous ton beau ciel aérien Ceux qui font la rouge tuerie Ne l’auront pas faite pour rien ! Je disais parfois, je l’avoue, Pensant à ce qui nous est cher : A qui sert le canon qui troue Toutes ces murailles de chair ?A quoi bon tant de meurtrissures ?Et, sous la mitraille de feu, Toutes ces lèvres des blessures Que l’on entend crier vers Dieu ?Guerre 1 il faut que tu me révèles Pourquoi tes coursiers, en chemin, Foulent des débris de cervelles Où vivait le génie humain ! Oui, je parlais ainsi, poète Ayant en souverain mépris La bataille, sinistre fête.— Mais, à présent, j'ai tout compris ! JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 17 Non, ce hideux massacre, où l’homme Egorge l'homme sans remords, N’était pas inutile, en somme,— Puisque les amas de corps morts, Tant de dépouilles méprisées, Ces pâles cadavres cloués A terro, ces tètes brisées, Tous ces aiïreux ventres troués, Aboutissent à quelque chose.Car s’éveillant, ô mes amis, Sous le regard de l’aube rose, Ce champ plein do morts endormis, Ce charnier de deuil et de gloire Au souille pestilentiel, A la lin sert à faire boire Un tout petit oiseau du ciel ! Théodore du Banville.PÉDAGOGIE Conférences de lit Sorbonne I.’enseignement des sciences physiques et naturelles dans les écoles primaires par M.Maurice Girard, 25 août 1878.i Messieurs, Appelé à l’honneur de remplacer auprès de vous M.le Directeur de l’enseignement primaire, je dois d’abord vous présenter l’expression de tous ses regrets.Il se rappelle toujours avec plaisir l’époque où il était professeur de physique.La direction la plus chargée d’affaires qui existe au Ministère de l’Instruction publique, exige de la part de son chef des travaux incessants.L’ardent désir de M.Boutan de seconder dî son mieux les excellentes intentions de M.le Ministre, dont le sollicitude pour l’instruction primaire s’aifirme tous les jours, la néaessité de préparer des améliorations importantes, lé surcroît de travail exceptionnel accompli avec un véritable plaisir, travail dû aux visites des instituteurs des deux séries, tous ces motifs n’ont pas laissé un instant à M.le Directeur.J’ai vu que bien des fois il n’a même pas le repos du dimanche.Nous allons encore faire du nouveau pour les écoles primaires ! “ Que veut on donc enseigner de plus à ces pauvres enfants des campagnes ?L’instituteur va devenir physicien, chimiste, naturaliste, météorologiste, que sais je ?II faudra dans chaque village un cabinet de physique, des cornues et des creusets, de nombreuses collections d’animaux et de plantes.Et le budget communal ne pourra suffire, on demandera des subventions partout I Voilà bien les plans de tous les théoriciens de Paris I Ils ont dans la tête des écoles de village de fantaisie, où les élèves ressemblent aux enfants des lycées de la capitale, rompus à une longue lmbitude du travail par l’internat, ayant appris à lire et à écrire à la maison : car leurs familles ont de l’instruction et du loisir.Dans les villages éloignés, rien de pareil ; les enfants viennent à l’école quant ils peuvent : souvent les plus forts de la classe seuls savent lire et écrire, les autres épèlent et tracent des bâtons.Et il va falloir leur démontrer la physique, etc.(je ne répète pas la momenclature).Ali! malheureux instituteurs 1 doivent-ils rire, tout bas, des imaginations du jour 1 ” Je vais vous convaincre, je l’espère, Messieurs, que ces lamentations, ces doléances, ces sarcasmes n’ont absolument rien de fondé.Us résultent de l’ignorance des méthodes pédagogiques appliquées aux sciences d’observation, et cependant, sans informations prises, on se hâte de critiquer, avec la légèreté qui est si souvent reprochée à notre pays, parfois même, oliez quelques personnes, avec une pointe de malveillance.On ne veut pas voir que les notions pratiques sur les sujets qui touchent aux sciences physiques et naturelles entrent de plus en plus à l’étranger dans l’enseignement primaire.Pourquoi nos enfants n’apprendraient-ils pas ce que l’on enseigne aux enfants des autres pays ?Les leçons de choses sont en Trance une nouveauté pour beaucoup de personnes, qui se hâtent de répéter cette phrase naïve que j’ai trop souvent entendue dans l’Université : “ Cela ne s’est encor» jamais fait ! ” C’est avec ces belles raisons que les hommes de routine empêchent tout progrès.Je les engage à se rendre à l’Exposition, qui va recevoir dès demain votre visite empressée : ils verront partout les instruments si simples, si élémentaires des leçons de choses, notamment dans les musées pédagogiques de la Russie, des Etats-Unis, de l’Autriche, de la Belgique, que je recommande bien à votre examen.Il est une chose incontestée, c’est que les enfants sont merveilleusement doués pour l’observation : ils sont curieux, ils demandent toujours pourquoi ceci, comment cela, et leur pénétration est parfois bien embarrassante.Dans les campagnes, cette faculté d’observation de l’enfant s’émousse, parce qu’il est entouré de personnes qui ne font pas attention à ce qu’elles voient, qui n’ont pas le temps de lui répondre, et il finit par faire comme les autres.Il ne regarde rien, va à l’école, songe à jouer, mange et dort.Il lui semble que tout ce qui l’environne marche tout seul, qu’aucun changement n’y arrive.Puis vient l’âme adulte, le service militaire, le travail de tous les jours, et la période d’instruction est passée pour jamais.C’est à vous, Messieurs, de mettre à profit dans le peu de temps où l’enfant V0U3 est confié, cette facilité d’apprendre par les yeux, par les sens, qui distingue si éminemment les enfants.Gardez-vous bien de leur faire des leçons méthodiques et suivies dans le genre de celles que vous avez reçues à l’Ecole normale ; ne leur dites pas par exemple : Nous avons étudié la dernière fois la pression sur le fond des vases, nous allons nous occuper aujourd'hui du principe d’Archimède.Si vous procédiez de cette façon, les enfants ouvriraient de grands yeux et de grandes bouches, ne comprendraient pas un seul mot, et ne vous écouteraient pas trois minutes.Il ne faut vous occuper en rien d’un enseignement dogmatique.Ce ne sont pas des leçons qu’on vous demande, ce sont des causeries sur des sujets de physique ou d’histoire naturelle amenés souvent par les hasards du jour.Certains mots d’une lecture, un élève qui raconte ce qu’il vient de voir (ils deviendront bientôt très-raconteurs, si vous suivez l’exemple que je vais vous indiquer), ou qui apporte une bête trouvée dans le bois ou dan3 le ruisseau, le vent qui gronde, la pluie, la grêle, un animal qui passe devant la porte de l’école, des récoltes qu’on rentre, etc., vous fourniront chaque jour le sujet d’une causerie à la portée des enfants.Cela durera d’un quart heure à vingt minutes, tout au plus, et si vous savez être intéressants, ce sera comme une récréation très désirée après les exercices si nécessaires, mais un peu monotones, de la lecture, de l’écriture, de la grammaire.Surtout pas de mots techniques, pas de ces noms tirés du latin et du grec ; ils sont souvent récités par les demi-savants qui les comprennent mal.Servez-vous uniquement des mots vulgaires, employez même, s’il le faut, un mot du patois du pays, si l’enfant n’a jamais entendu désigner autrement un animal ou une plante, en lui en apprenant en outre le nom français, cela va de soi.Ne faites pas réciter des manuels de physique et de chimie : le3 enfants ne les comprennent pas.Devrez-vous leur dicter des cahiers ?Je ne le pense pas, bien que mon intention ne soit nullement de proscrire ce procédé d’enseignement.Les cahiers sont parfois un trompe-l’œil dans les expositions ; beaucoup d’enfants les écrivent sans les comprendre.En outre, dans bien des écoles de nos humbles villages, il y a des élèves qui ne sauraient pas les écrire , ils ne seraient l’œuvre que d’un petit nombre, des plus forts.Les entretiens que vous ferez aux enfants sur les choses, doivent rester dans la mémoire même des plus illettrés, si vous savez les rendre attrayants en même temps qu’instructifs.Je vais vous présenter.Messieurs, et ce sera l’objet de ce petit entretien tout familier, quelques exemples pris au hasard, dans la physique, la chimie, l’histoire naturelle, et vous jugerez s’il est besoin d’appareils compliqués et à quoi se réduisent quelques minimes collections qu’il vous sera bien facile de rassembler et de préparer.Tous les enfants, surtout ceux des campagnes, connaissent les effets mécaniques de l’air en mouvement.Us ont vu le vent déraciner des arbres, renverser des cheminées, bouleverser des toitures ; eux-mêmes souvent, surtout sur no3 côtes et dans nos montagnes, ont eu peine à résister à sa violence, parfois même ont dû se coucher sur le chemin pour ne pas être renversés.Us comprennent donc que ce Huide, qu’ils ne voient cependant pas, peut exercer une pression.Or prenez un verre plein d’eau et renversé : une simple feuille de papier suffit pour maintenir l’eau ; il faut donc qu’une pression s’exerce au-dessous.La pression de l’atmosphère est par là 18 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE démontrée.Prenez un verre plus allongé, le même eft'et a lieu.Il en serait de même avec une colonne d’eau de plus en plus haute.Cependant vous leur direz que cet effet a une limite.1 eau atteint plus de 32 pieds ou 10m,4, la résistance sera vaincue, et un vide se formera au-dessus de l’eau, en supposant que l’orifice du vase plonge dans une cuve pleine d’eau.Qu’au lieu d’eau on ait du vif-argent, c’est-àdire un liquide qui, sous le meme volume, pèse 13 fois Q2 autant, la hauteur soulevée ne sera plus que 76 centimètres, et on aura ainsi le baromètre.Voulez-vous expliquer aux enfants de la façon la plus simple un appareil qui est d’un usage quotidien, dont on se sert notamment pour le soutirage du vin 7 Vous leur ferez comprendre très-facilement le mécanisme du siphon à l’aide d’un appareil que vous construirez vous mêmes très-facilement, avec deux petites plaques de bois ou d’ardoise unies par une ficelle bien graissée enroulée en spirale sur deux petites poulies de rideaux.Si les deux plaques sont à la même hauteur, rien ne bougera, et les enfants comprendront très-bien que rien ne doit bouger; mais faites descendre un peu l’une des plaques, et le mouvement se continuera dans tout le système, la ficelle bien graissée se déroulera sur une des poulies et s’enroulera sur l’autre.De même, dans le siphon, l’eau ou le vin qu’on soutire s’élève par l’excès du poids du liquide d’une des branches sur l’autre, et tout s'arrête quand le niveau est le même.La colonne liquide, c’est votre ficelle ; le tube, ce sont vos poulies.Passons à la chaleur, qui se définit, vous le savez, par la sensation qu’elle produit.Son effet général est de dilater les corps lorsqu’elle augmente ou de les contracter lorsqu’elle diminue.Vous citerez aux enfants, comme preuve de ce fait général, le cercle de fer de la roue que le charron fait chauffer, de sorte que la circonférence s’écarte, et qui se resserre ensuite sur la jante qu'il embrasse, dans une parfaite adhérence, lorsqu’il se refroidit.Vous leur raconterez ensuite cette ingénieuse expérience qui a été faite plusieurs fois pour ramener dans la verticale des murs de grange fléchissant sous la charge de la toiture.Des barres de fer sont disposées horizontalement d’un mur à l’autre, et on les munit de plaques, formant écrou aux deux faces extérieures opposées aux deux murs ; on chauffe fortement les barres, dans l’espace intermédiaire, avec des charbons ardents ou des lampes, en même temps qu’on serre fortement les plaques d’écrou.Puis on abandonne les barres au refroidissement : le métal se rétracte, les murs se redressent peu à peu et reprennent la position verticale.Comme phénomène de dilatation, vous ne manquerez pas non plus de montrer à vos élèves le mouvement du mercure ou de l'alcool dans les thermomètres enregistreurs (1) dont l’école sera pourvue.Vous leur apprendrez onsuite que dans les nuits sereines le thermomètre s'abaisse beaucoup, à mesure que la chaleur se dégage vers le ciel ; que la vapeur d’eau, qu’ils voient si souvent dans l’air prendre la forme de nuages, se condense en rosée sur l’herbe des prés et sur les toits de chaume refroidis.Au printemps, vous leur ferez remarquer que les bourgeons remplis de sève sont frappés de mort par ce refroidissement, qui peut être assez considérable pour que la vapeur se solidifie immédiatement, sans passer par l’état liquide, et forme ces petits cristaux entre croisés qu’on appelle le givre ou la gelée blanche.Dans un autre entretien en revenant sur ce refroidissement de la surface du sol, vous ferez remarquer à vos élèves qu’il n’y a pas de rosée ni de gelée blanche si le ciel est resté bien couvert de nuages.En effet, les nuages renvoient au sol presque toute la chaleur qu’ils en reçoivent.De là les paillassons autour des plantes délicates, les écrans de toile goudronnée ou de paille ou de jonc suffisant à préserver les fleurs des abricotiers, des pêchers.Vous parlerez à ce sujet des nuages artificiels de fumée qui ont parfois, si le vent les porte à propos, préservé des vignobles entiers de la ruine.Vous ferez comprendre encore comment le refroidissement nocturne des lieux hauts, des coteaux, est souvent plus funeste aux vallées.L’air chaud de la vallée remplace sur le coteau l’air froid qui descend à la façon du sirop de sucre au fond d’un verre d’eau ; mais l’air froid reste comme un lac glacé sur les vignes de la vallée et en amène la congélation.On voit souvent en examinant le (I) Les écoles primaires recevront toutes, avec le temps, le llier-momèlre à minima de Ruterford, à l’alcool, et le thermomètre à maxima, à mercure, de Negretti, perfectionné par Baudin.feuillage flétri du fond de la vallée, qui contraste avec le feuillage vert des ceps placés sur le coteau, comme une ligne horizontale de niveau fort nette qui marque la séparation de l'air froid dans lequel il y a eu congélation d’avec l’air chaud dans lequel elle n’a pas eu lieu.Vous avez vu vingt fois ce phénomène, vous voyez qu’il est facile à expliquer aux enfants de la manière la plus familière et la plus simple.(M.Maurice Girard en donne Vexplication par Vaspect, en versant quelques gouttes de sirop rouge dans une éprouvette remplie d’eau.) Un autre jour, en hiver, quand vous verrez le vent, lors d’une forte gelée, passer brusquement au S.-O., vous préviendrez vos élèves des phénomènes qui vont se produire.Les couches du sol, les pavés, les murs, toutes matières conduisant mal la chaleur, ne prennent pas immédiatement l’état des couches d’air chaud qui les frappent.Ces couches d’air étant en même temps très-humides, leur eau se condense sur les murs des corridors, des escaliers, et vous entendez dire, fort à tort, que les murs suent.C’est exactement le même phénomène que celui qui se produit lorsqu’en été on remonte de la cave une bouteille bien fraîche et qu’elle se recouvre immédiatement de rosée.Si en hiver une petite pluie fine vient à tomber sur le sol refroidi par la gelée, vous préviendrez vos élèves de faire attention en retournant chez eux : car elle formera sur le sol une mince et très-glissante couche de glace.Vous leur prédirez à coup sûr le verglas." Les hivers froids vous présenteront souvent un important phénomène spécial à l’eau et que vous expliquerez aux enfants.Ils verront uue bouteille pleine d’eau se recouvrir d’une sorte de champignon de glace, par l’expansion subite de la glace qui se forme eu égard au volume de l’eau.Si l’on n’a pas soin de vider d’eau les flacons étroits, ou de les déboucher, ou d’empailler les tuyaux de pompe, on peut les trouver brisés le matin, lorsque la glace qui se forme éprouve moins de résis tance de la part des parois que du côté de la première croûte de glace consolidée à la surface.Voilà des phénomènes de tous les jours qui peuvent vous fournir des sujets d’entretien très intéressants et très variés.Passons maintenant, si vous le voulez bien, car nos instants sont comptés, à l’autre bout des notions de physique de vos traités élémentaires, à la lumière.En voyant la complication des figures géométriques de tous ces rayons qui s’entre-croisent, il semble qu’on ne peut rien tirer de là pour nos causeries à la portée des enfants de l’école.C’est une erreur.Ils connaissent bien la réflexion de la lumière, vos écoliers ! Plus d’une fois, quand un rayon de soleil filtre à travers un volet, un espiègle, armé d’un petit miroir, l’envoie dans l’œil de ses camarades, parfois même, s’il pense ne pas être aperçu, dans celui du maître.Cette gaminerie peut vous fournir l’objet d’un entretien.Il faut vous emparer de toutes les plaisanteries scolaires, du petit miroir, de la petite guitare où vibre une corde de laiton, de la mouche à queue, du hanneton studieux entré, toujours de lui-même, dans la classe, etc.Tout cela peut devenir l’objet d’une causerie instructive.Vous ferez remarquer aux élèves, pour le petit miroir, qu’il font avec le rayon solaire ce qu’ils ont vu faire au joueur de billard avec la bille choquant la bande et revenant en faisant un angle égal.Ne quittons pas le miroir plan ; ce sera pour vous un précieux instrument du cabinet de physique sans qu’il soit besoin, je crois, d’une subvention du conseil municipal.Vous ferez voir que l’image est à la même distance apparente de l’objet.Voilà encore une autre expérience que vous pouvez faire.Vous mettrez deux miroirs plans à angle droit.Une flamme de bougie que vous placerez convenablement devant ces miroirs, vous donnera quatre images; y compris l’objet.Si maintenant, au lieu de placer les miroirs à angle droit, vous les disposez à_60 degrés, vous en aurez six, y compris l’objet : c’est là encore une expérience bien simple, qui peut se faire partout et qui est le principe" d’un petit instrument, le kaléidoscope, que les enfants achètent si souvent comme jouet aux fêtes de village.Vous leur apprendrez qu'il a une utilité plus réelle que de les amuser, et que les dessinateurs sur étoffe et sur papiers peints trouvent souvent dans ses rosaces hexagonale» des combinaisons heureuses.La réfraction sera aussi bien aisée à faire comprendre à vo* élèves.Prenez une cuvette : encore un instrument pour lequel nous serons forcés de demander un crédit au conseil municipal (omit); mettez au fond un décime, une pièce de cinq francs, et emplissez-la d’eau doucement versée.Vous ferez voir à vos élèves que la pièce leur paraîtra relevée, JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 19 par la raison que les rayons lumineux se brisent en passant de l’eau dans l’air.Cette expérience si simple est la démonstration do la réfraction.Maintenant appliquez cela à tous les points d’un bâton, d’une canne, que vous introduirez en partie dans l'eau, et vous avez l’expérience du bâton brisé.Voilà donc la réfraction expliquée ! Vous allez voir que votre cuvette va vous servir encore à démontrer un autre phénomène, celui de la réflexion totale.Nous plaçons notre crayon ici quelque part vers le milieu de la cuvette.De dessus on aperçoit bien le crayon ; mais si vous en mettez la pointe, comme ceci, vers un bout, et si vous regardez de côté, vous ne la verrez pas.Que s’est il passé ?Rien de plus simple que de faire cette petite expérience.Il faut placer votre œil au côté Je la cuvette opposé à celui où vous avez introduit dans l’eau la pointe du crayon ; un rayon de lumière parti de la pointe du crayon vient frapper la surface de l’eau, niais sous un angle trop grand pour que le rayon puisse sortir : la surface de l’eau formant miroir le renvoie à l'intérieur ; et l’œil placé ici, ne recevant pas la lumière, net VOiI pas la pointe du crayon.C’est ce phénomène qu on a nommé, comme je viens de le dire, la réflexion totale, qui est la cause du mirage.Quand vous aurez opéré cette petite expérience, vous pourrez faire des lectures à vos élèves, par exemple, sur le mirage égyptien, sur les cruelles déceptions éprouvées par nos soldats dans les plaines brûlantes de l’Egypte à 1 aspect de ces lacs trompeurs, dans lesquels ils voyaient se réfléchir des arbres, des maisons qui disparaissaient à mesure qu'ils avançaient ; ou bien du mirage supérieur dans les hivernages des régions boréales, ou quelquefois sur le sommet des hautes montagnes ; ainsi, vous pouvez leur parler de ces apparitions si singulières qui ont été vues par plusieurs voyageurs, je crois, notamment par de Humbold, sur le Chimboraço.11 avait avec lui deux compagnons de voyage.Tout d’un coup, il» aperçoivent sur un nuage trois énormes spectres entourés de bandes colorées : ils sont un peu surpris, presque frappés d’une lorte de crainte superstitieuse, parce qu’ils avaient entendu dans le pays raconter des légendes sur ces spectres.Seulement 1 un des trois voyageurs ôte par hasard son chapeau, et immédiatement l’un des.trois spectres de saluer.Ils furent immédiatement rassurés, ils virent qu’ils avaient affaire à des effets de mirages.11 vous sera bien facile de donner à vos élèves l’idée de ce que sont les images réelles et les images virtuelles.Vous n’avez pas besoin d employer avec eux ces mots-là; mais vous pouvez aisément leur laire comprendre les différences qui existent entre elles.Les unes sont celles qui peuvent être reçues sur un écran et etre vues de tous les points environnants : telles sont les images p îotographiques sur papier sensibilisé,—-les images aussi de la lanterne magique.—De plus, ces images peuvent s’accompagner cle chaleur.Ainsi vos élèves s’amusent à se servir parfois d’une lentille pour enflammer un petit canon, au risque de se blesser., „ 1 , OUXIHOD «O 1 call, il Odll/ Ultîll qu U n a pas en face de lui un autre lui-même ; mais le singe qui y voit son image reproduite par un miroir, passe sa patte par derrière pour saisir le camarade qu’il suppose s’y trouver.11 en est de même de l’arc-en-ciel : dans certaines provinces du midi de la Franco existe cette croyance que là où trempe le pied de 1 arc-en-ciel, il brûle ce qu’il touche.Permettez moi, à ce propos, de vous citer une anecdote que je tiens de M.Boutan.En se promenant dans les champs dans le Gers, près de Lectoure, son pays, la pluie arrive et ‘ arc en-ciel se dessine.Un paysan lui affirme qu’un des pieds qui parait porter sur un cerisier, doit brûler infailliblement xr lei cclm ci se trouvant dès lors ainsi condamné à mort.*P°utan ne dit rien, et, tout en causant avec le paysan, le lait retourner apres quelques centaines do mètres.Ebahissement du villageois ! Le pied do l’arc-en-ciel a quitté le cerisier • }-!?metT?douter de sa croyance et reprend espoir pour ré(L L.ar J a; ete trop sévère pour cognoscilivus, adjectif mal forme sans doute, mais dont l’usage (j’aurais dû m’en souvenir) a ete consacré par Saint Thomas.—J’ai encore une petite explication personnelle à donner avec M.Brin, qui m’a ait 1 honneur de me citer a propos de la démonstrasion ration- Fa alt/.?18161106 de ?ïeU (t' 1H» P' 41> n !>• 11 P^tend que J ai appelé la preuve cartésienne tirée de l’idée de l’Être inffni une magnifique démonstration.d’un éclat incomparable ” J ai employe ces impressions, mais non pas à propos de la preuve cartésienne : je les appliquais à la démonstration tirée des idées et des principes universels, telle que l’ont exposée les plus grands philosophes chrétiens, mais surtout saint Augustin (De hb.Arbitrio, II, m xvi), démonstrations très-differente, a mon sens, soit de la preuvre de l’idée de l’infini dans Descartes, soit de celle du Proslogium de saint Anselme : mais M.Brin est loin d’avoir bien démêlé tout cela.2 —Le traité de l’homme du P.Liberator® est complété par un livre sur l ame, Dell’ anima, qui mériterait d’être traduit comme 1 a été le premier livre Du composé humain.Il offre cependant moins de nouveauté, surtout aujourd’hui que la psychologie scolastique a été vulgarisée par bon nombre d’autres auteurs.En voici les divisions principales, d’après les titres des dix chapitres qui le composent tout entier.I.Comment 1 amese conniut elle-même (par la perception de se» propres actes).II.Facu.tes intellectives, y compris la volonté, dont le libre arbitre consiste formellement dans le choix.III.Spiritualité de ame ; 1 auteur s’attache à la démonstration de saint Thomas et critique très-sévèrement celle de Descartes IV Doute de Locke sur l’incompatibilité de la matière aveo la pensee ; le P.Liberatore n’accepte pas entièrement la réfuta tipn que Gerdil a opposée au philosophe anglais.V.Origine de 1 ame; refutation de l’emanatisme et du traducianisme VI Réfu tation du générationisme de Froshammer et de celui de Ro'smini \ 11.Du moment ou l’ame humaine est créée : l’auteur a resiuscité 1 opinion des scolastiques, qui n’admettent l’infusion de l’âme que dans un corps déjà suffisamment organisé.VIII.Réfutation du transtormisme darwinien en ce qui concerne l’homme.IX L’immortalité de l’âme : preuve de Descartes, de Galuppi, de Ivant, de Rossmini, des scolastiques ; l’immortalité ne peut convenir à l ame de la bête ; réponse aux objections péripatéticiennes de Pomponazzi contre l'immortalité de l’âme.X.De l âme sépatée du corps.Quelques difficultés qu’on puisse opposer à l’auteur sur certaines argumentations délicates, il est JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE 31 difficile de ne pas rendre justice à l’ampleur et à la clarté qu’il a su apporter dans tous les détails de cet ouvrage.3.—Nous avons déjà présenté à nos lecteurs (t.XIV, p.297) les Quœstiones philosophical du P.Sylv.Maurus, rééditées naguère au Mans d’après l’édition de Rome de 1G70, comme un ouvrage très remarquable par la clarté du langage, ladisposition naturelle des questions et le choix judicieux dos exemples.Nous nous promettions d’examiner plus tard si Maurus a porté, comme ses confrères Suarez et Arriaga, quelque originalité dans les matières de métaphysique.Il nous semble qu'il ne se distingue que par la lucidité de l’exposition, qu’il brille par la fidélité à la tradition scolastique plutôt que par le moindre écart personnel.Mais on ne peut guère choisir, parmi les scolastiques modernes, un guide plus intelligible, plus clair, plus éloigné sort de la sécheresse des abrégés, soit de la diffusion des grands commentaires.Le second volume renferme la physique, qui forme ici, comme dans la plupart des cours analogues, la partie la plus étendue de la philosophie ; il va sans dire que beaucoup de pages de ce traité, aux yeux mêmes des néoscolastiques les plus ardents, sont démodées, surtout les Quœstiones de ccclo et mundo, de dementis et motu naturali, etc., que l’éditeur a renvoyées à la fin du dernier volume, où elles sont imprimées en petit-texte.lia d’ailleurs bien fait de les donner, non-seulement à titre de curiosité historique, mais parce que certains principes dignes d’attention sont mêlés souvent par les vieux maîtres à ces discussions d’une science chimérique.La partie solide du troisième volume embrasse, en moins de 400 pages, une psychologie un peu sommaire et une théologie naturelle encore plus abrégée.Le volume est terminé par une table alphabéthique de tout l’ouvrage.4.—Si nous pouvions consacrer aux nombreux cours de philosophie, qui se pressent maintenant devant nous, autre chose qu’une mention très-peu analytique et un jugement sommaire, c’est principalement sur les trois gros volumes de Sanseverino, traduits par un ecclésiastique d’Avignon, que nous aimerions à nous arrêter.Aux lecteurs désireux d’un exposé complet de ce que l’on appelle aujourd’hui philosophie scholastique et qui est, pour certains esprits, un épouvantail et pour d’autres une idole, bien souvent sans être mieux connu des uns que des autres, nous ne saurions indiquer rien de mieux.L’ouvrage est intitulé Eléments, et il n’est que l’abrégé de la grande Philosophie chrétienne du même auteur ; mais on sait que ce dernier ouvrage, quoique déji fort volumineux, n'avait pas atteint son milieu quand l’auteur est mort, et il est probable que nul ne l’aclievera.Le cours élémentaire est complet, sauf la morale, qui était en dehors du plan ; et sans présenter ni l’immense érudition, ni l’infini détail de questions qui distinguent le grand travail de M.Sanseverino, il est vraiment entier dans chacune de ses partie et offre encore aux curieux un vaste ensemble d’opinions discutées et de renvois à presque toute la litérature philosophique ancienne et moderne.Nous n’indiquons pas même la division générale de ce cours : cette indication ferait double emploi avec celle que nous avons donnée en analysant (t.XIV, p.290) le Manuel, tracé exactement d’après le meme dessein.Nous dirions ici le même bien de l’ordre et de la clarté de la rédaction ; de plus, il faudrait remarquer que la multitude des divisions est moins choquante dans une exposition si étendue que dans un manuel extrêmement restreint.Nos remarques doctrinales subsisteraient d’ailleurs, et nou3 pourrions y ajouter.Mais, à propos d’un livre qui témoigne à la fois d’une profonde connaissance de toutes les philosophies et d’une extrême fidélité à la tradition scolastique, on nous permettra de citer le jugement non suspect d’un thomiste très-prononcé, qui est en même temps l’un des meilleurs philosophes de l’Espagne contemporaine : “ Dans la philosophie Gaetano Sanseverino, dit le P.C.Gonzalez (Philos.elem , t.III.p.397), on peut remarquer, à mon avis, deux défauts.Le premier concerne la méthode.Le second, qui est le pricipal, c’est que cet ouvrage contient et veut défendre une philosophie, si l’on peut dire, trop scolastique.Car je crois qu’il n’est ni raisonnable, ni utile, ni conforme à la réalité des choses, de vanter et de débiter la philosophie scolastique comme si elle ne renfermait rien de faux et d’erroné, môme dans les arguments et dans les questions de second ordre, ou comme si elle contenait toute la science, de telle sorte qu'il n’y eût rien de neuf et d’utile à emprunter à la philosophie moderne.” Ajoutez à cela une habitude trop commune parmi les néo-scolastique : celle de ne pas assez distinguer soit les questions importantes des plus accessoires, soit surtout les thèses plus ou moins probables, qui remplissent la plupart des pages des philosophes de l’Ecole, des démons- trations vraiment rigoureuses qui n’y sont pas, bien s’en faut, en aussi grand nombre.Ni Gonzalez, ni Zigliara (je cite les meilleurs thomistes de nos jours) ne prétendent démontrer, dans la force du therme, même la doctrine, si importante à leurs yeux, de la composition des corps ; mais la plupart des nouveaux adhérents de la scolastique sont très-loin de cette moderation, sans excepter Sanseverino, qui est d’ailleurs peut-être le plus savant de tous.La traduction vient de la même main que celle du Manuel, de laquelle nous avons parlé un peu sévèrement.Celle-ci nous a paru généralement soignée et suffisamment exacte, quoique pour notre part nous préférions de beaucoup, à ce français trop laborieux, le latin très-recommandable de l’original.Alais tant de lecteurs, même sérieux, ayant le latin en défiance, on a bien fait de leur offrir une traduction qui est, en somme, réussie.Je pourrais relever de menues incorrections qui paraissent çà et là, surtout au sujet des noms d’auteurs et des titres d’ouvrages cités dans les notes ; par exemple, le Genuensis, qui, dans le Manuel, était devenu la Philosophie de Gênes, tout en essayant ici de reprendre son vrai nom, si connu, à Naples et même un peu partout, des amateurs de philosophie, n’en a pas encore attrapé la dernière lettre : le traducteur écrit toujours Genovese au lieu de Genovesi.Mais ce sont là des vétilles : encore un coup, ce travail est digne d’éloges et les tables très-détaillées que le traducteur a ajoutées à l’ouvrage en augmentant très-réellement le prix.5.—Les personnes qui voudraient un court abrégé de Sanseverino, moins compliqué, moins hérissé de divisions et do subdivisions que le Manuel dont nous avons parlé il y a trois ans, trouveront leur compte dans le Nouveau cours élémentaire rédigé sur le même plan par un des meilleurs disciples du philosophe napolitain, AI.le chanoine Prisco.Tout en se conformant au plan, aux doctrines et aux preuves du maître, qu’il n’abandonne sur aucun point, le rédacteur abrège tout, parce qu’il voit tout, et il simplifie notablement toutes les matières sans rien omettre d’essentiel.C’est surtout la partie critique dn cours qui est souvent éliminée ; mais pourtant les erreurs capitales sont encore l’objet d une discussion suffisante : Kant, Gioberti, etc.Il n’y a donc qu’à recommander ce volume, très-heureusement traduit par AI.l’abbé Huchedé, aux lecteurs qui acceptent déjà ou qui veulent étudier à peu de frais toute la doctrine spéculative des néoscolastiques les plus orthodoxes.Cet ouvrage est d'ailleurs sujet aux mêmes observations que le Manuel dont nous parlions tout à l’heure, sauf la simplification générale de l’exposition Encore oserions-nous assurer que cette facilité apparente ne cache jamais de vraies difficultés : il y a bien des questions, dans la philosophie péripatéticienne qni ne peuvent guère se passer de minutieuses explications, et la simplicité de la forme n’est pas toujours, surtout pour les lecteurs novices, nn gage assuré de la clarté du fond.Le volume publié par AI.Huchedé pourra être adopté pour l’enseignement mais à la condition d’un supplément oral qui ajoute un peu partout des commentaires, des développements et des exemples.—Nous ne critiquerons spécialement dans ce petit cours si habilement rédigé, que la division en Philosophie subjective et Philosophie objective.Ces expressions sont au moins suspectes si l’on considère surtout que l’auteur place l’Ontologie dans la partie qu’il nomme subjective, de sorte que les notions de cause, d’infini, etc., pourront passer pour purement subjectives : ce n’est pas assurément sa pensée et on ne peut s’y tromper en le lisant ; mais il fallait éviter la difficul en supprimant ou en modifiant cette division.6.Ce que Prisco est à Sanseverino, Rastero l’est au p.Liberatore : un abrégé très-fidèle et très-méthodique.De plus' les Institutiones philosophicœ du profosseur d’Asti sont rédigées en latin, avec cette rigueur de forme qui est restée dans les habitudes des meilleures écoles ecclésiastiques et quo le P Liberatore lui même est loin d’avoir aussi strictement suivie.Ces deux volumes constituent un questionnaire détaillé minutieux, un vrai manuel catéchétique.Définitions thèses’ arguments, objections et réponses sont énoncés dans l’ordre le plus sévère, avec la plus grande exactitude et la précision la plus lumineuse.Du reste, la logique, qui remplit le premier volume, aussi bien que la métaphisique dans ses diverses parties (ontologie, cosmologie, psychologie, théologie naturelle t qui défraye le second, sont exposées dans la pureté du thonisme’ Aussi l’archevêque de Gênes, à qui M.Rastero a dédié son travail, en attestant la parfaite conformité qu’il y a constatée avec les doctrines du docteur angélique, le regarde t-il comme fort utile, surtout comme préparation à l’éude de la théologie 7.—AI.le chanoine Pietro Tarino nous offre un autre cours 32 JOURNAL DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE latin de philosophie, qui se distingue du précédent, entre autres choses, par l’addition d’un traité de morale et et de droit naturel qui en est peut-être la partie la plus étudiée.De plus, la rédaction de M.Tarina, tout en restant très-précise et très-méthodique, garde plus d’ampleur et ne se découpe pas, comme celle de M.Rastero, en petits alinéas.Malheureusement, tandis que le langage de ce dernier est un modèle de netteté et de correction, non pas classique, mais scolastique, le professeur de Biella choque parfois, au delà de toute tolérance, les habitudes les plus élémentaires du langage de Rome.Dès la troisième ligne de son avant-propos, nous lisons effemers pour tphcmeris (journal), et ce n’est pas une faute d’impression, car le mot revient plus tard.Nous pourrions sans grands frais égayer nos lecteurs en relevant les singulières transcriptions de noms propres qui se remarquent surtout dans l’esquisse d’histoire de la philosophie qui termine l’ouvrage et qui est, non-seulement trop courte, mais trop peu exacte.Ces défauts sont assez graves ; il serait pourtant injuste de borner là notre appréciation d’un travail écrit avec une véritable intelligence de la Phisologie traditionnelle.L’auteur avait rédigé autrefois son cours en italien, sans s’attacher rigoureusement à la doctrine de saint Thomas, alors presque exilée même des écoles cléricales.11 l’a embrassée depuis sans réserve, et c’est dans ce sens qu’il a remanié, en la traduisant en latin, sa première exposition de la phisologie classique.Une preuve qu’il n’a pas mal réussi dans ce travail délicat, c’est qu’il a obtenu l’approbation sans réserve de la Civillà caitoli'-a.(a suivre) A N N O N C E S Instituteur disponible Un instituteur diplômé pour école académique et ayant quelques années d’expérience dans renseignement et pouvant fournir de bons certificats, désire une situation.» S'adresser au Révérend F.Aubry, curé', A St Jean d’Iberville, P.Q.LIVRES DE P.X.TOUSSAINT lo.Géographie Moderne ; 2o.Abrégé do Géographie ; ;io.Le même traduit en Anglais par une Dame Ursuline ; •io.Traité d’Arithmétique suivi d'un Toisé des surfaces et des solides, et d'un traité d’Algèbre à l'usage des Instituteurs qui désirent obtenir ttn Diplôme pour école Modèle ou Académique ; 5o.Traité Elémentaire «l'Arithmétique ; fio Abrégé (l'Histoire du Canada avec questionnaire.Tous ces ouvrages sont mieux cartonnés que les éditions précédentes et sont imprimés sur de meilleur papier.Les libraires de Québec qui ne peuvent livrer aux acheteurs ces différents ouvrages n'ont pas voulu les acheter lorsque l’auteur les four a offerts.On peut se les procurer au Dépôt de Livres du Département de l'Instruction Publique.Nouveau Manuel de Tenue des livres en partie simple et en partie double, approuvé par lo Conseil de l’instruction publique, dans sa séance du 11 octobre 1877.m&mvns*.DE TENUE DES LIVRES à l’usage des ECOLES PRIMAIHBS par J.Ch lANOFJdlili Se vend au DEPOT DE LIVRES £3.00 la douzaine.Aux (oiniaiissairoM d’Eéolés LIVRES DE LECTURE r>E HVH- A.TNT.MONTPETIT Adoptes par le Conseil île T Instruction Publique dans le concours de 1874.Seule Série approuvée parle Conseil Je l'Instruction Publique de la Pro.ir.ee de Québec, par S.G.l'Archevêque de Québec et par NN.SS.les Evêques du Canada.LE PREMIER LIVRE DE LECTURE, vol.formai in-18, d’environ ICO pages, texte encadré, illustré de 37 gravures, cartonnage, couverture imprimée, la doz.§1.70.LE DEUXIEME LIVRE DE LECTURE, vol.format in-18, 210 pages, texte encadré, illustré de 10 gravures, cartonnage, couverture imprimée, la doz.§1.80.LE TROISIÈME LIVRE DE LECTURE, vol.forme in-18 de 320 pages, texte encadré, illustré de 50 gravures, cartonnage, couverture imprimée, la doz §2.40.LES QUATRIÈME ET CINQUIÈME LIVRES sont en vente.NOUVELLE METHODE POUR APPRENDRE A BIEN LIRE— nouvelle édition complètement revue et augmentée, par F.E.Juneau, inspecteur d’écoles, vol.format in-12 de 9G pages, texte encadre, cartonnage, couverture imprimée, la doz.$1.50 NOUVEAU TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE D’ARITHMÉTIQUE A L’USAGE DES ECOLES.Deuxième édition, complètement revue et augmentée par L.H.Bellcrose, instituteur, vol.format n-12 de 1 KO pages, cartonnages, couverture imprimée, la doz.$7.50.NOUVELLE MÉTHODE D'ÉCRITURE THÉORIQUE ET PRATIQUE, approuvée par le Conseil de l'Instruction Publique.Cotte méthode comprend une série de sept cahiers gradués de 21 pages chaque, la doz.80 cts.NOUVELLE CARTE DE LA PUISSANCE DU CANADA, comprenant les provnciesdo Québec, Ontario, Nouvelle-Ecosso, Nouveau-Brunswick, Manitoba, les territoire du Nord-Ouest.l’Ilo du Prince-Edouard, Terre-Neuve, et une partie des Etats-Unis, TEXTE EN FRANÇAIS, format 2G par 38 poucos, coloi iés, collée sur toile, vernie et montée sur rouleaux, $2,50.NOUVEL ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE MODERNE, à l’usage do la jeunesse, par M.l’abbé Ls.Gauthier, vol.in-12 cartonné, la doz.$1.00.ÉLÉMENTS DE GÉOGRAPHIE MODERNE, à l'usage des écoles élémentaires ; nouvelle édition avec questionnaire,vol.in-17, cartonné la doz.$1.20.En vente chez J.Sî.5tOU,4S» & FILS, Étmcui'M-Pi-oprjêluircM.Et chez les Libraires et les principaux marchands.Imprimerie de Léger Brousseau, !), rue Blinde, Québec
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