Le Journal de Québec, 12 mai 1846, mardi 12 mai 1846
4e année.Mardi, IS mal, 1946.Numéro tti.MIS BV 40 4mi$nktrmoUé$»»a ^anenaon!, loraqu'oa MUilo reUrsrelsefsr.«liremon»,oo ••iceaté «B OOOlÜMMMf a» Attlro.LE JOURNAL DE QUEBEC, MONITEUR DU PASSÉ IT DU PlÉSXNT A L’AVANTAGI DI L’AVINIR.VBIS OU ANNONÇAI PrmW reinsertion: SlifMMtau-dei- •out,.2*M 10 llgnei et au* dénoua,.3«.4A Au'dewut.pur lig.4d Toute Insertion «ub»é* qoente,le |dupris.C*Joun»AlapuWUUa MARDIS, JEUDIS et 8AMEDI8, pur AUQUSTtN OOTÉ »t JOIIPN OAUOHONf rédactsura-propriAUlrss j—ut très répAodu en Canada, a’eipddie du» ie« Province, d'en bai, aux Euta-Unê.A Pari*, à Londr.», en Irlande #1 en Ecosse.0« .abonne.A Québec, au bureau àu Journal prea de l’Aieksvêché j A Montréal, êtes- tfeot j aux Trob-RIviéree cher M.Philipps Giaaad, marchand.Twt« latin., correspondance., etc doivent lire adreeaéea franchis d* port.^ Matières Religieuses.CONFERENCE DU H.P.DE RAVIQNAN A NOTRE-DAME.ÉTERNITÉ DES PEINES.Suite Pt fin.Seconde partie.Trois principes doivent noos faire comprendre que In rninon ne pent rien on.pœrr de légitime contre la foi de l'éternité des peines.Ces principe»! sont : La bonté même de Dieu ; Le mal du péché ; L’éternité du péché.le.Ln bonté de Dieu 1 Dans la souffrance, quand nom ne «avons plue ou trouver ni consolation ni ap.Eiui s quand tout semble fuir et manquer sous nos pas, a bonté de Dieu nous reste alors, seul refuge et seul Dans le remords, elle est encore un baume tion éternelle, on arrive! oe résultat effrayant par sa j " Jamais l'éternité malheureuse n’aura de fin, il est simplicité : le péché eet l'enfer même, l'enfer eet le pé vrai Harnais ses sapplioes n'auront on terme ; telle est ché puisque I an et l'autre disent à nos oreilles ai à nos.ms foi ; Je la professe et la révéré de toute l'énergie de con«ci«mrss la perte de Dieo.[mon dévouement et de mee conviction*.• , J #nknd« répéter le mot terrible : “ L'é-1 " Mais Dieo est juste, Dieu est bon ; sa mesure est ternité ! I éternité I Les supplices sans fini" Ce^a mienne : je euii sûr qu'il ne faillira pas A ma con-dogme, il est vrai, échappe tout certains rapports ao* fi an te espérance.Je pleure sur ceux qui l'outragent bornées de notre esprit ; mais c'est un article nais je sais qu'ils ne recevront Jamais que ce qu'ils léflni par l'Egliw.j'y crois.D’eüfe.trs, en y ont voulu,et que jamais ils ne souffriront tout ce qu'ils réfléchissant, car on peut bien réfléchir sur «es articles ont mérité.de foi, on trouve que l'éternité déjà peine correspond * Ce qui m'est inconnu je l’adore, et j’aime mieux après tout à l'éternité du péché.Le péché est J minor tel : la bonté essentielle de Dieu exclut et renie à je* mais le péché ; il faut donc un enfer pour le ehétier.Le temps do remords et de l'expiation est passé.La mort a constitué l’ame dans nn état permanent, irrévocable f !a voilà pour jamais dans l'état fixa du terme arrivé et de l'immuable éternité.Je me résume, le péché dure, l'enfer dure : impossible de les séparer aveo justice.Car ce n'est pas tant la gravité du péché que soncaraclère irrémissible qui mérite la peine éternelle; c’est la raison que donne saint Thomas.Voi- E.•uuhtfi - - - f ilutAir6 | 6xntfi Iw douces Ifirniffi cjui lèvent Iai | v ««« •«« imwii ^uc uuimu pgim g uuijiri, vm* «ouillure» de Usine, et refrsîchissent ses cuisantes doo-'là pourquoi aussi Leibnitz observa, de toute la profon-leur*.Toutefois, gardons-nous bien d’attribuer aux deur de son génie et de aa foi, que Uame réprouvée _!./.a .!a ^a ! — J _ —.-a_____________A _S1_ A • B .croire, prier, craindre et espérer, comme les en-fans des saints, que me bercer de vains raisonoemens dont toute la for oe net le doute, dont tout le résultat est la mort de l'aine et un irréparable désespoir." HISTOIRE SOMBRE.Paria.8 avril 1846.Je voue ai raconté une mystérieuse et sanglante histoire dans laquelle un docteur célébré, que j’ai ap- „ r.wtvtttKwm> pelé docteur Huberti, a joué un rôle si extraordinaire mi «érable et déshonorée; il lui laissa môme entrevoir al si tiAnUvU ___#• l .* • - v-vit ¦ .• d'amour, de bonheur et de richesse.Mathilde était inconsolable; un sombre presentiment l’empêchait de croire aux promusse mer teases d'on avenir incertain.Que pouvait-elle gagner de plue en échange dés félicités dont ils étaient le* maîtrs, et qu'ila allaient sacrifier à leur devoir! elle sotit que aoo beau réva était fini, qu'il allait t'envoler.Napoléon lui prit la main et 1a courrant de baisers et de larmes:— Souviens-toi, dit-il a Mathilde, sou-viens-toi que tu es ma fiancée, et que cette main, cette main m'appartient.En disant ces moto, il lui mit au doigt une petite bague ornée d’un rubis.—Elle a appartenu à ma méie, ajouta-Wil.Pour toute réponse, Mathilde pressa la bague sur sec lèvres et retomba sur un fauteuil, désolée et mourante.Napoléon partit.Son éloignement facilitait les projets du général et de la duebewe.Le général fit alors un appel au dévouement de Mathilde, il exagéra m pauvreté; il inventa une histoire de dettes, d’engagemens pris et qu'il ne pourrait tenir; il lui peignit avec effroi sa vieillesse -r-—-—.y v vmv vn* vwiimi im;c cv aj Arr uni» lu mal paueicui U bonté divine n’est passeulement une tendre commi- même pour jamais.Alors quel rapprochement pos- Et, cependant, aération pour l’humanité, une compassion miséricor- 'sible entre Dieu qui est tout amour, toute pureté, et Tautre ; l’un des 1 dieu» pour les pécheur», elle est encore surtout l’a- cette «me qui est toute haine et toute souillure ! Bruxelles où il s’ mour nécessaire du bien, et le bien même souverain Comment se rencontreront jamais ces deux natures transpire; et Y 01 ________ il ___________n:_________i_a_____________________._____ _ _ .• i • , .par essence.Il s’ensuit que Dieu aime en lui-même par-dessus tout le type de la bonté et de la beauté morale que l’on nomme également la sainteté, qu'il la recherche et la reproduit par sa grâce dans Uame humaine, mnis aussi qu’il hait infiniment et repousse à ________________________________^.„ * jamais de son amour et de sa présence le mal moral, ie pour armes du combat le liberté, la grâce, la prière et péché.Partout où se trouve cette négntinn même de s'il le veut, ce généreux courage qui inarche avec ar- qui se repoussent et se repousseront éternellement.“ Messieurs, l'homme reçut donc an grand pouvoir; oelui de choisir le bien ou le mal, et le bien ou le mal éternels.Lancé dans l’arène dès les premières années, il a l’un des héros de cette sombre aventure habite est réfugié depuis que cette affaire a Observateur de Bruxelles déclare tenir de lui les détails que je vais vous raconter.La jeune Mathilde de.—Vous comprenez pourquoi je n’indique pas même les noms par des initiales.—La jeune Mathilde de.est la fille de l’un des plus illustres soldats de l’empire; son père a conquis qu'il se tuerait.Elle seule pouvait le sauver, et.pour cela, il fallait qu'elle oubliât Napoléon et épousât le riche comte de .dont elle connaissait la noble et mâle figure, l'âme grande et forte.Un peu d'égoïsme et Mathilde était sauvée ; mais c'est la faiblesse des cœurs sublimes de courir au-da-vaut des sacrifions.Mathilde, au désespoir se jeta dans les bras de son père et promit tout, et lui la bé.nissait et la remerciait de son dévouement.Il parlait encore, et Mathilde s’était échappé de ces bras, impuissante à se maîtriser davantage.Pâle, à bout de ses forces, elle courut au fond de son appartement, tomba épuisée et se répandit en larmes tilrn-cieuses.Coulez, coulez, larmes crnelles! pleure, & noble créature ! sur ce rêve de bonheur entrevu! Le 1 m %» uu v c irur ssr^nums mi^isi^ ur o «a ir «fui, te ^üiirruu* tuuirt^r ^ Il I III fi TC lit! IVfC are^it UU UCT HirfS ^CnCrAUX t] UC I empfirPür D ft pftg füTl ia bonté divine, Dieu la hait K doit la haïr ; il se doit deur à la conquête d'une gloire difficile et rudementdis- chis, Mathilde de_n'a donc pas de fortune à don unir la transgression de In lui si elle putée.Heureux celui qui ne faiblit pas dans la mêlée 1 ner à son époux.i* _: a.I;i _________ »____ i„ *_• •____n ar_________ia._ j- —.____.* • •, .ua rang élevé, delà gloire, un haut grade, mais i! : bonheur, hélas! n'est pas fait pour une âme comme la est uu des rares généraux que l'empereur n’a pas enri- tienne! à lui-même de punir la transgression .____, r____________.u„lia ,« i„vlca * n’est réparée.S’il ne l’excluait pas ainsi de sa pré- il lui sera donné de se reposer dans les joies éternelles •enre, il ne haïrait plus souverainement le péché ; il du triomphe, à dire ! il cesserait d'être Dieu ; l’aimerait, qn’t-d-ce______ _ ______________________, car il ne serait plus la bonté et le'bien absolu par essence.C’est ce que Tertulien confirme par ses énergiques paroles : Drus de svo optimus, de nosfrojustus.Dieu n’est que bonté en lui-même ; c’est le mal du péché qui l’oblige à manifester à notre égard sa bonté essentielle par les actes de sa justice.Ce dogme de l'enfer e-t donc parfaitement d’accord avec la bonté divine, ou plutôt il en p-t l’expression réelle, puisque, par sa nature, D bonté de Dieu repousse nécessairement et à jamais le mal de toute participation A son amour et à sa gloire.En un mot, le monde est dans le faux ; l’enfer ert dana le vrai, c’est-à-dire que le mal y est mal, et que le crime et la peine y sont râbles.2e En second lieu, qu’est-ce que le péché, je veux dire le péché mortel, et qui seul, quand il n’a point été effacé par les larmes de la pénitence, mérite les châtiment de l’enfer! Le péché, c’ext le mal vrai, le mal unique, le désordre lui-même, le renversement de Mais mslheor à qui s’endort au brait menteur des opinions et des illusions de cette terre ! malheur à qui se berce de vaines chimères au lieu de veiller et de vaincre ! l’ennemi vient appesantir son joug et traîne en esclavage le libre enfant des cieux Napoléon de .- est le petit-fils de la noble duchesse de.La duchesse n’a qu’un grand nom, un vain titre, mais pas de fortune.Cependant, la duchesse et le général, liée depuis longtemps, s'étaient promis de marier leurs enfant.Ils s’en repentirent bientôt.Pendant que Mathilde et Napoléon se laissaient "U *- tous les deux au doux bonheur de s’aimer, le gé- de.alarmés tous les Dieu, juge et maître du combat, dispense sans néral de.et la duch^« m mesure le* encouragemens et les secours, n’en doutez deux pour les intérêts de leurs enfant et un peu pour pas ; il chérit et couronne les vainqueurs ; mais aussi l*urs propres intérêts, jouaient une scène de haute coil plaignit et ra pel a souvent à lui les vaincus; il leur médie.offrit la palme et la victoire ; il menaça, mais pour inspirer une inergie salutaire, il menaça de l’opprobre et des tourmens éternels ; il attendit l’issue et le suc-L’homme choisit sa honte et sa défaite ; il pieu ces.il le insépa- rera donc et gémira toujours 'accuse que lui-même.___ ** Triste, mais juste punition des désordres d’ici- amant bits ! il faut bien enfin la réparation et la jus- thilde, mais lice.w * '* * ’ “ La justice ! Car Messieurs, y manquer jamais —Si ma fille, disait le général, époote ce pauvre diable de Napoléon, adieu le luxe et le plaisir ! —Si mon fils, disait la duchesse, épouse une fille et , - r „ non on® dot, comment relever le lustre de la noble Mathilde” voulut, qu’il n’en, maison de.i _ * * • t « , i ' Le général chercha donc à détacher Mathilde del U était jaloux, jaloux comme Othello; ou Cependant, les bans furent publiés, et le lOjan-vier dernier, à l’église de Saint-Thoiuas-d’Aquin, Mathilde épousait le comte de***.Le général était rayonuaot.Au moment de la bénédiction nuptiale, au moment où l’époux met au doigt de l’épouse cet anneau, chai-non «yinbolique de la chaîne qui les unit, an lieu de tendre la main gauche, comme c’est l’usag-, Mathilde passa brusquement à la droite du comte et loi tendit la main droite.Le comte voulu faire une observation et loi preodre la main gauche, mais Mathilde la retira et loi présente de nouveau la main droite en baissant les yeux, mais avec cet air de ténacité soumise qui est indomptable.La comte le reconnut de suite, aussi craignant uoe esclandre, il n’insista pas, et il mit l’anneau i la main droite que lui leudait toujours ncrai enerena donc a detacner Mathilde de - .«U \JT .‘ » uu et la duchene à déUcher Napoléon de f-nerte éuit entré.dan.«,pr.t.L.petite •ie ile ne purent j parvenir.V>p.iMn et 9“'Pr.qo« i T.ppu« u Cm***,ilium*, il p.r*ît q« nu.nt.nitfr» «a conuuu.d «irf.« ann»JMqu au reraoour»., s-r.it .oumis à r.rr.ni.tinn ,U u,h.mhr.7nT-'Hicuir;’^oErd uo”d«OSDr7oc°i'r.w mèût'düprincipal.' ui Co"n.7ni»tir«^^pourront.tipu- Vn^aJ «rail•ouu.i,à r.ccept.ti°n d.iachambr.enfin déudee a # occuper d oo des principaux ^ ^ j h prioKcjpal mf% ^bourse dan* le cours des L* di»cu«non de la liste civile causera aussi des de- pcinu.du discours d’ouvertore, celui qui recommande Tea mesures poor aider à rebâtir nos faubourgs incendiée.Comme l’on voit, ces messieurs n'ont pas été bien attentifs à ce point de leur programme, puisque ce .n’e-t qn’anjonrd’bui qu’ils y pensent, encore, nous dit- vête, ou des ver*en.enta annue , on, ce n’est qu’aprè* le* vives sollicitations de Toratenr du domaine de sa .ajes , ou au du conseil législatif qu’ils en viennent à une détermina- RarJ.e gou7ef0e“r* 00 tion dix années, en dix versement# anuuel* é^aux, par bat* intéressant-, et les conduira probablement bien lee personne# qui le dérireront.j*vanl d»nu
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