Le Journal de Québec, 1 mai 1852, samedi 1 mai 1852
lOe année.Samedi 1 Mai 1&52.Numéro 50.On »*uboiiiie à Québec, au bureau du Journal, prés l’Archevêché ; A Paris, clie/.Hector Bossant’**, 25, quut Voltaire, qui loçoit I» s annonces destinée* uu Journal Jr Québec.Voir lV/v/* a ht tin de lu quatrième page.JOURNAL DE ttl EBEC PRIX l)K l.*A BON S KM K ST.Pour le Cuuuds, |tar un,suns les frais de poste.1 lüllts Pour Paris, y compris les Irais de post»* jusqu'» I.» mires, nai un.3 » Iran s POLITIQUE, COMMERCIAL, INDUSTRIEL ET LITTÉRAIRE.I*rlx de» Annoiires.Six ligues de petit»texte.2/6 Audeasus de six lignes et pas plus de dix.».3 Pour chaque ligne audessus do dix.0/1 Les lignes en gros caractères sont comptées pour autant de lignes qu’ils sont de points.Ou fuit une escompte lihérule pour les annonces d’une grande étendue et selon le nombre d’insertions, Jos.Oauchon, rédacteur en ehel.Augustin Côté, gérant.FRANCE.C’oKKKseoNUANC K ou Courtier des Etats-L uis.Je vous disais dernièrement quo chaque discours du président tie notre république était uu ucto et mie révélation.Celui qu’il a adressé le T> de co mois aux membres île la cour de cassation, de la cour des comptes et des cours d’appel, appelés à l’Elysée jauir prêter serment entre ses mains, a élu l’évencnumt de cette semaino.La forme et lu fond uni été également remarqués et commentés.Au lieu île recevoir le serment do ces magistrats aux Tuileries, comme cela avait eu lieu pour les sénateurs, les députés et les conseillers d’état, Louis-Napoléon les a mandés à l’Elysée dans scs petits appartements, comme eût fait l’empereur ou Louis XIV.On raconte, on outre, qu’il a pris plaisir à regarder bien en fuco les membres de la cour de cassation qui ont voulu, le 2 décembre, constituer à son intention la haute cour do justice, et quo, son allocution achevée, il s’est immédiatement retiré pour no pas diminuer l’elfet qu’il avait voulu produire.M.Lasagny, président bonorairo do la cour do cassation, et M.Rossé, président de la cour d’appel do Colmar, n’ont pas répondu à l’uppol de leurs noms.C’est un sileuco volontaire, dit-on.Le socond de ces magistrats est placé par sou âge sous le coup du décret de la mise à la retraite.Ou a vu généralement uno proclamation anticipée du l’Empire dans les phrases où Louis-Napoléon déclare que, depuis le jour où le dogme de lu souveraineté du peuple est venu remplacer le principe du droit divin (intervention do mots qui n’u pas élu faite suns dessein), aucun gouvernement n’a été aussi légitime que le sien, attendu que son élection • de 1818 et do 1851 a été précédée du vote de 1804-, où quulro millions do stilfrugcs, en proclamant l’hérédité du pouvoir dans sa famille, l'ont désigné comme héritier de l'Empire.Il y a, entre ce discours et celui que le président prononçait quelques jours auparavant, entro cetto exhumation d’un droit héréditaire et i’iuvocation à la conservation de la république, uno de ces contradictions soudaines et flagrantes qui dévoilent les perplexités d’un homme sollicité par des sentiments divers, respectant le droit et la logique aujourd’hui, et cédant demain aux tentations du pouvoir et do l’ambition.Ces tentations l’emporteront.Il y a longtemps que jo vous l’ai prédit.Pour y résister, l’homme aurait besoin do couseillers désintéressés et courageux, tandis qu’il est entouré de courtisans qui le poussent, bien loiu de le retenir.Chuquc jour, le Bulletin do Paris, le Mémorial d'Jlmicns et mitres journaux ministériels demandent l’Empire, que des officiers ot des soldats acclament dans les revues militaires.I.e draine du 2 décembre aboutira donc à ce dénouement qui est une de scs conséquences rationnelles.On finit toujours par tomber du côté où , l’on penche.Une seule voix, aussi courageuse qu’habile, a osé tenter du retenir Louis-Napoléon sur cette pento dangereuse.Cetto voix est cello de M.de Girardin, dont la dernière manifestation du président a mis hors de doute l'indépendance et la bonno foi, jusqu’alors véhémentement soupçonnées.En effet, s’il est vrai quo le rédacteur en chef de la Presse se soit prononcé nettement pour l’acceptation de l’ordre de choses actuel comme le moyeu le plus sur d’arriver à la liberté, il est également vrai qu’il u fait des projets de restauration impériale lu critique la plus hardie et la plus éloquente que lu plume la plus démocratique ait jamais écrite.“ Lo peuple, dit-il, tient plus qu’on no le croit uu nom de la république.11 y tient comme un soldat blessé tient ù son drapeau troué.” Contrairement à lu république, l’Empire menacerait tout le monde et ne rassurerait personne.Il rallumerait au dehors et au dedans lo souvenir mal éteint do Waterloo.Il serait la panique de la Bourse et la déroute du crédit.11 serait la provocation à un attentat.Sans doute, il so peut que le régime uctucl no suffise pus à abriter la vio du président derrière le maintien du stiflrngo universel.Mais n’est-co rien que de justifier le meurtrier à ses propres yeux î Si c’est beaucoup d’êtro sans peur, n’ost-co dono rien que d’étre suns reproche î Si l’acte du 2 décembre a sauvé la société, à quoi servirait l’Empire, et si l’acte du 2 décembre ne l’a pas sauvée, comment l’Empire la suuvcrait-il ?On purle d’un Empire simplement viager.Mais il aurait tous les périls de l’empiro héréditaire, sans en avoir les avantages, car ce no serait pas l’élection et ce ne serait pas l'hérédité.Singulière façon de contenir les partis que de les coaliser et de s’affui-blir ! Singulière façon de les punir que de so condamner et de les justifier ! “ Jo n’uffirmc point que l’Empiro no se fera pas, dit M.de Girardin en terminant ; mais j’afiirme que, s’il su fait, il ne durera pas.Que la conclusion do tous les hommes sensés, do tous los hommes de paix et do progrès soit donc : Conservons la ré.e.” Deux républicains, anciens représentants du peuple, M.Joret, du (1ers, et M.Francisque Bouvet, ont adressé au rédacteur en chef de la Presse des lettres d’adhésion et do félicitation.Mais la masse du parti démocrate a commencé par crier à la trahison et à no voir dans la politiquo nouvelle do la Presse qu’un ralliement déguisé uu gouvernement do Louis-Napoléon.“ fc>i je suis rallié, a répondu à cela M.de Girardin, il faut admeliro que le président de la république no viso pas à l’Empire, et, s’il y viso, il fuut alors admettre que jo ne suis pas rallié.Maintenant, njoute-t-il, voici la vérité : Ramené à Paris par d’impérieuses et urgentes affaires, j’ai dit mon opinion en toute indépendance, au risque de coutrnrier des vues personnelles qu’on prétend très arrêtées et un in’ultenduut à recevoir l’ordre de retourner en Belgique.Mes malles sont prêtes ; mais, avaut de repartir, j’aurai dit co que je croyais utilo de dire à la démocratie : que lo pessimisme était lo chemin le plus court pour arriver au légitimante.Tout, plutôt que la restauration européenne du passé séculaire ! ’’ Celte remarquable et vigoureuso conclusion d’une suite d’articles non moins remarquables a ameuté 1a presse royaliste contre M.de Girardin, qui, aux sarcasmes de l'Union, do l'JlssemUée nationale et de lu Gazette de France, riposte en accusant ces fouilles de man- 3lier de courage et de no pas oser dire nu président e la république : “ Vous êtes l'élection, vous n’êlcs pas Vhiredité.Vous êtes chef de l’Etat, non on vertu du vote do 1801, niais en vertu du vote de 1851, et vous l’avez vous-même proclamé dans votre appel au peuple du 2 décembre, où vous disiez : “ Si “ je n’obtiens pas la majorité do vos suffrages, je “ provoquerai la réunion d’une nouvello assemblée “ et je lui remettrai le mandat que j'ai reçu île vous.” M.de (iirardin explique le mécontentement et les | moqueries des légitimistes par cetto iu|>|M>silion, qu’ils désirent et espèrent une restauration impériale, duns laquelle ils vuient le chemin d’une restauration royaliste.L’Empire ramène logiquement la royauté, comme lu république l’exclut rutioneile-tnenl.Ce raisonnement, qui ne manque pas de justesse, servirait, on n’en peut douter, de prétexte a beuucuup de serviteurs des anciennes dynasties pour justifier leur udhésiou à la dynastie nouvelle.Us profiteraient ainsi tout a lu fois du présent et de l’avenir.Cependant, il est probable que les légitimistes indépendants et consciencieux no croiraieut pas jouivoir servir ensemble le l’ape et Luther, et quo l’Empire s’aliénerait forcément les cœurs les plus nobles et les plus précieux des trois partis légitimistes, orléanistes et républicains, qui peuvent être concilies, par uno politiquo clémente et libérale, sur lo terrain neutre du la République.J’ai dit une politique clémente.M.do Girardin l’a invoquée et réclamée aussi avec lu franchise do langage qui le caractérise.Rappelant au président les paroles prononcées naguères par lui : “ Je suis sorti do la légalité pour rentrer dans le droit” il en conclut quo le président doit les compléter en disant : “ J’étais sorti do la légalité : j’y rentre par la justice.Les électeurs m’ont absous j j’absous à mon tous ceux qui eussent triomphé, si j’avais échoué.” M.de Girardin dcinundc spécialement l’elargissemeut de M.Miot, le seul des élus du suffrage universel qui soit encore prisonnier.“ Lo retenir plus longtemps, dit-il, co serait faire passer un homme avant un principe, avant lu souveraineté du peuple, que vous avez élevée à la hauteur d’un dogme.” Jo me suis étendu sur ces détails, parce qu’ils témoignent, dans notre esprit public et dans notro journalisme, do la renaissance d’une certaine liberté que les hommes de cœur sauront peu à peu reconquérir.Quand la liberté n’est plus dans la loi, elle existe cncoro dans la conscience et le courage.On ne mérite bien, à dire vrai, que ce quo l’on sait défendre ou acquérir.Le contr’urdre donné par le ministère à l’embarquement des transportés politiques qui devaient être dirigés sur l’Algérie avait fait concevoir des espérances d’amnistie générale.Mais ces espérances ont été rejetées dans le lointain par la publication d’un décret réglémeutairo applicable aux colonies pénitentiaires de l’Algérie.De nombreuses grâces cependant ont été accordées par M.Quentin Ban chart, le colonel Epiuasse et le général Canrobert, commissaires extraordinaires chargés do réviser les décisions des commissions mixtes instituées dans les départements.Tous les condamnés qui out fuit l’aveu do leur participation aux sociétés secrètes ont été élargis, parce que cet aveu, dit lo Constitutionnel, les exclut à jamais des rangs do la dénia-gogie, qui cherche à so réorganiser sur divers points, l’our montrer à quels degrés de haine et do perversité étaient arrivés quelques-uns de ces démagogues, lo mémo journal uppclle l’attention publique sur üeux procès lamentables qui viennent de so juger à Clumecy et « Lyon.Dans le premier, figure une mèro do famille qui, so voyant monncéo d’abandon do son mari, lequel lui avouo avoir fait serment de quitter ot sacrifier au besoin, père, mère, femme de enfants, au premier appel du peuple, perd la raison en face d’un tel aveu, et, dans son égarement, frappo son malheureux camarade, comme elle l’appelle en pleurant, d’un coup de couteau qui lui donne la mort.Le héros de l’autre procès est un nommé Richer, de Valenco, que la politique a rendu parricide.Co monstre, nflilié à la société secrète de la Jeune Montagne, se figure que sa méro veut l’empoisonner ou le dénoncer, et il lui porte treize coups do stylet au moment où elle s’approche de lui pour l’ombrasscr ! Et, quand il est arrêté, il n’exprime qu’un regret, celui de n’avoir pu accomplir entièrement son exécrable attentat ?Voilà à quelles aberrations morales peuvent aboutir les mauvaises passions et les funestes doctrines qui font de la famille un préjugé.Ces monstruosités sont des exceptions aussi tristes que rares, il faut le proclamer bien haut pour être justes : elles ne jettent pas moins dans les |>opulntions un effroi qui explique le concours prêté par les masses à Louis-Napoléon et la facilité avec laquelle elles acceptent sa dictature.On a eu si peur do l’avenir qu’on jouit du présent sans marchander.Do la sécurité, voilà ce qu’il faut à la France, parce que la sécurité lui rend la prospérité et le plaisir, le pain et lo cirque des Romains.Co double besoin est amplement satisfait aujourd’hui.Les affaires ont repris une activité nouvello depuis l’heureuse issue do la conversion do la rente 5 0[0 en 1 1|2 pour cent.Boaucoup do rentiers, qui, no voulant point acceptor cette conversion, ont réclamé leur remboursement, sont fort embarrassés de l’emploi de leur fonds et ont demandé au trésor s’ils pourraient renoncer au remboursement.Mais lo Moniteur d’aujourd’hui leur refuse cette faculté dans une noto officielle.Ils seront remboursés quand même.Les conséquences do cetto atilucnco de capitaux inoccupés so font déjà sentir.Les immeubles et Ie9 actions industrielles aagmentent de valeur.Les demandes do concessions do chemins do fer so multiplient.Il a été présenté au ministère un projet do chemin de fer de Bordeaux à Lyon par Libourne, Bergerac, Sotiillac, Saint-Flour, le Puy et Saint-Etienne, et il est question d’on commencer un autre allant do Marseille à Nice, ot continué do Nice à Gênes do concert avec le gouvernement sarde.La chambre du commerce du llâvro a, de son côté, résolu d’appuyer officiellement auprès du ministre de la marino l’exploitation d’ituo ligne de steamers entre lo Havre et New-York, sollicité par lu compagnie dont M.Edouard Corbiéro est le chef, laquelle sc fusionnerait, comme on dit, avec la ligne américaine actuellement existante, do manière à établir un service bi-mensuel régulier.Dimanche dernier,une foule de cavaliers et d’équipages resplendissante de luxe, comme on n’en avait pas vu A Taris depuis cinq ans, accourait an steeplechase de la Manche, près de Ville-d’Avray, où Parisiennes, Anglaises, Russes, Espagnoles, Américaines, etc, rivalisaient do grâce et d’élégance.Lundi, la même foule se portait à l’ouverture de l’oxposition do peinluro dans lu cour du Palais-Royal.Mardi, lo peuple envahissait la foire aux jambons et aux saucissons, cetto fête substantielle des ménagères qui revenaient chargées de butin.Mercredi, la promenade de Longchainps commençait sous le plus brillant soleil et les plus brillants auspices.Hommes et femmes, jeunes et vieux, couraient à cette revue des modes nouvelles au milieu de laquelle le président de la république doit se montrer aujourd’hui ou demain uans un équipage digue de ses douze millions de lute ci- I vile.Si quelques théâtres sont moins remplis a cuuxe do la semaine suinte, les églises sont pleines de lidéles écoutant la voix des prédicateurs célèbres et accomplissant leurs devoirs de chrétiens.La piété, la spéculation, le pluisir mure lient ainsi de puir duns Paris, cette tour de Bubel où se parlent toutes les langues, ce purgatoire qui tient moitié du paradis et moitié do l'enfer.Nos législateurs out voulu, eux aussi, observer la semaine sainte ; mais, pour concilier leurs devoirs du bons catholiques aveo ceux de bons économistes, beaucoup d’entre eux ont été hier à Poissy assister aux célébrés concours des animaux do boucherie, comme ils avuient paru quelques jours auparavant au concours d’horticulture.De sociuliste qu’elle était, la politiquo so fuit agronome et pastorale.Si nous y perdons do mauvais discours et si nous y gagnons do bonne viande et do bons légumes, ce sera double profit.On a cependant remarqué dans la chambre des députés quelques restes de cet ancien égarement qu’on appelait opposition.Vous savez quo lo gouvernement a soumis au corps législatif un projet de refonte de nos monnaies do cuivre.I.e ctulfre do cette monnaie aujourd’hui on circulation est d’environ cinquante millions de francs, et elle so compose de métaux disparates, sans homogénéité de valeur et de points.Le gouvernement propose da les remplacer par un inétui composé d’une partie de zinc, quutro d’étain, quatre-ving-quinze de cuivre.Cet alliage, qui se reprucho du bronze des médailles anciennes, no s’oxydo pas et est susceptible de recevoir des empreintes dont la netteté rendra la contrefaçon très diiiicile.Los monnaies do cuivro no sc réglant nulle part sur leur valeur intrinsèque et n’étant partout qu'un siguo de convention pour les uppoints dans les échanges, il y a avunlago a les rendre lo moins lourdes possibles, et lo projet réduit à dix grammes lo poids des décimes actuels qui est do vingt grammes.Ainsi, un gros sous ne vaudrait pas plus désormais qu’un sou d’aujourd’hui, qui, lui-même, no vaut en réalité qu’un demi-sou.Lu dépense do cetto transformation, évaluée à sept millions et demi do francs, sera plus quo compensée par l’excédant du métal necessnire à l’émission de 50 millions do pièces réduites de 1, 2, 5 et 10 centimes.Mais, en attenduut la vente de cet excédant, le trésor devra avancer une partie des frais de refonte, et quelques députés ont combattu connno inopportune tino nouvello churge imposée au budget, déjà si lourd.Or, il est udvenu quo lo vicomte do Kervéguen, qui avait vivement critiqué la mesure dans le premier bureau de la chambre, a été nommé par ce bureau membro de la commission chargée de l’examen du projet de loi.C’est un premier essai d’opposition à ajouter au discours de M.de Sainte-Hermine et au vote par lequel la majorité a refusé, en comité secret, do rendre obligatoire lo costume officiel imposé par le gouvernement.Quelques députés murmurent aussi tout bas du retard que subit la publication des faits et gestes du corps législatif.Le procès-verbal de chaque séance n’étant livré oux journaux qu’aprés avoir été soumis le lendemain à la chambre elle-même, il en résulte qu’un discours prononcé le lundi ne peut être reproduit que lo mardi soir ou le mercredi, quand il ne subit pas, comme aujourd’hui, un délai d’une semaine entière, par suite d’interruption dans le cours régulier des séances.On signale comme lo noyau et lo drapeau d’une certaine indépendance danslecorps législatif un banc de l’extrême gaucho occupé jadis par MM.Berryer, do Larochejaquelin et de Yalmy, et sur lequel siègent aujourd’hui MM.d’Albuférn, d’Uzés, do Montalembert, de Mérode, do Mouchy, de Cla-viércs, de Civrac et autres gens à particulo, ce qui a l'ait qu’on l’appelle le bancs des noldes.Cetto petite avant-garde des indépendants se recrutera de MM.de Kerdrel, Bouhier do l’Ecluse, et des mécontents que font sous tous les régimes les vanités blessées et les ambitions déçues.Pour calmer les amours-propres froissés, M.Caeabianca a déjà été obligé do revenir sur la note relntive aux audiences des députés, et de promettre qu’ils auraient chaque semaine accès auprès des ministres, et non pas seulement auprès de leurs secrétaires.Quand on no compte pas avec les grandes choses en politique, il faut compter avec les petites: au lieu do regarder en haut, on est contraint de regarder en bas.Voilà tout.Les sénateurs, fidèles à leur rôle de conservateurs et de chambre haute, se montrent plus calmes et plus dociles que les indisciplinés do la chambre basse.Il est vrai qu’ils ont de plus que ces derniers une dotation facultative dont le président a, dit-on, usé très libéralement avec eux.Afin que cotte dotation no mette pas en suspicion l’indépendance des honorables auxquels elle est accordée, un décret doit déclarer que le chiffre pourra en être élevé jusqu’au maximum de 30,000 francs, mais ne pourra jamais être ni diminué ni détruit.C’est s’enlever 10 moyen de punir la résistance, mais se réserver celui de récompenser le dévouoment ; autrement dit, c’est détruire à moitié le droit de corruption.11 y a tnnt de cas et tant do pays où il existo en entier, que nous ne devons nous plaindre.qu’à moitié.Les espérances que les démocrates italiens et français avaient conçues au sujet du mystérieux voyage du prince de Canino, qui était chargé, disait-on, do révolutionner l’Italie, mais cette fois avec le concours do l’arméo française ; ces espérances et ces rumeurs folles sont tombées devant la nouvelle du rappel do l’aventureux voyageur.Il paraît constant qu’il allait tout bonnement à Rome pour défendre scs droits maritaux contro les impié-tements do sa femme, qui a profité do l'arrêt do mort civile porté contre lui pour rentrer en possession do tous les biens qu’elle lui avait apportés en dot.Le prince de Cunino voulait aussi ramener en France le plus jeune de ses fils; mais, après s’être mise sous la protection des soldats du Pape, la princesse de Canino, qui est, non pas une Autrichienne ou une Napolitaine, mais uno Bonaparte, cousine-germaine de son mari, s’est réfugiée à Pérouse avec ses fils.Elle regarde son époux commo un pestiféré et élèvo entre elle et lui un cordon sanitaire.Cette petite guerre domestique n’est pas sans originalité ; mais elle n’a mis eu danger, ni l’autorité du Pape, ni l’intluenco de l’Autriche.Un des hommes d’état les plus marquants de cet empire, le prince Schwartzenberg, vient de mourir d’une attaque d’apolexie.Cette mort ne changera rien à la politique autrichienne, dont le moule est fait.L’ouvrier passe, mais l’œuvre reste.Quelques personnes pensent que le prince de Metternich pourrait bien profiter de l’occasion pour se replacer officiellement à la tète du cabinet de V ienne.Mais, avec su prudence, il aimera mieux en étro l’ospnt que lo bras; il aidera l’influence, suns prendre lu responsabilité.La presse uspugnolo a été soumise pur uu décret royal à des conditions de cautionnement, deconsuro et de suspension facultative qui no rendent pus su position meilleure quo celle de la presse française.L’égalité s’établit partout.dans la répression.Les gouvernements ont cette charité de no pas vouloir fuira de juloux.F.CaillaRPF.T.A.W.0- Crofton, Ecuyer, Secrétaire du Bureau de la Statistique, etc., etc-, etc.a Québec.(1) SAINT-MICHEL, Do six concessions d’environ quarante arpents chacune, de profondeur, est une puroisso bello et populeuse, dont le bourg seul s’élève à plus do 700 âmes agrégées de tous états et principalement do murins.fc>u largeur est d’environ quatre milles et demi ; elle tient, à l’Ouest, à Saint-Etienne do Beaumont ; à l’Est à la ligue seigneuriale qui la sépare do Saint-Vulior ; au Nord, au lleuve Saint-Laurent ; au Sud, partie à Saiut-Raphaèl et partie Saint-Gervais.Le sol,dopuis le fleuve jusqu’à environ un mille et demi dans l’intérieur, en est sec et léger, d’une végétation vigoureuse et riche dans les années qui ne sont pas trop sèches.Partie du lu deuxième concession, les troisième et quatrième rangs sont d’une belle marne, d’uno qualité supérieure et d’un beau niveau.La cinquième concession est d’un sol accidenté sur son front ot ussez plan vers sa profondeur, mélangé do terro sècho et noire, savancuse, très sujotto à souffrir des eaux llouriales, et moins productif.La deuxième concession est pauvre, stérile, rocheuse et no parait bonno qu’à produire des bluets, de la bourdaine, et des atocas.Les principaux bois sont l’érable, lo hêtre, lo mérisier, la plaine, l’épinctto rouge et bl&ucho, la proche on assez grande quantité dans la profondeur do la paroisse, et quelques beaux noyers.Ces bois se détruiront promptement pour le chauffage.Une petite chuîno do rochers do 20 à 30 pieds d’élévation, en moyenne, et étroito, traverse lo quatrième rang de l’Est à l’Ouest ; c’est là que sont eu plus grunde partie les habitations de la concession.Il n’y a pas ou très peu do bois dans le troisième rang.La profondeur du premier ot le fronteau du deuxièmo sont encoro boisés, mais faiblement ; encore no sont-co quo des érablières qu’on no ménage quo pour lo sucre.De bons cho-tnins bien entremis sillonnent la paroisse qui, sous ce rapport, n’a rien à désirer.Ils sont un chemin et uno route pour et sur chaquo concossion.L’acto des écoles s’y est acclimaté bion difficilement parce que la taxe compulsoirc ou la contribution obligatoire et forcée a fait appréhender des impôts d’une autre nature.Il n’y a quo dans la première municipalité solidaire, qui comprend tout le premier rang avec le Bourg, quo des commissaires élus régulièrement sont en activité, et qu’il existo do bonnes écoles.Dans la deuxième municipalité renfermant tout lo resto do la paroisso, les écoles sont bien clair semées, volontaires et hors do tout contrôle, si co n’est de celui du curé qui ne peut qu’y exercer uno influence morale.Je noterai plus loin, d’une manière spéciale, les causes qui mo paraissent nuire lo plus à l’éducation du peuple.Les rivières à la Loutre et Boyer, les seules qui passent dans Saint-Michel, n’offrent quo l’avantage d’abreuver les animaux et do la pôclio à la ligne.Les ruisseaux sont : colui do la chùtc dans la sixième concession, qui fait mouvoir un des moulins à farine do lu seigneurie et dont la force motrice est assez considérable; lo ruisseau Sainte-Croix, dans le premier rang, qui alimcnlo dans sa course vers lo Saint-Laurent deux moulins à scies et un moulin à écarder, à pou do distance du village.Divers autres ruisseaux sans nom et fuibles, portent des scieries de peu de valeur.Un lac d’une lieue et demie do long sur environ 28 arpents do large, (ou la barbue abonde et so pêche à l’hameçon) baigne la profondeur des terres du quatrième rang, et so décharge en un fuible cours d’eau dans Saint-\a-lier.bainl-Michel possède uno bibliothèque pa-roissialo et suiiscrit à bon nombre do journaux.Son foyer do lumière est lo Bourg qui donuo à la paroisse l’excmplo de tout co qui est d’utilité publique.Deux pêcheries profitables sont exploitées par messieurs Dugal et Ruollant, sur le Saint-Laurent ; lo poisson qu’ils y prennent (et qu’ils portent frais au marché) est l’&loso en mai, le saumon, le doré, le barre, l’esturgeon et le poisson blanc dans les autres mois do l’été.L’anso de Saint-Michel, tout prés du villago, est un havre, qui, malgré ses inconvénients et scs dangor9, est très fréquenté par lo cabotage et pourrait être amélioré avec beaucoup d'avantage pour la navigation côtière et lo commerce, au moyen d’uno jetée vis-à-vis de l’église, et un peu à l’Est d'uno pointe do rochers sur laquelle sont exposés à so briser dans les gros vents du Nord-Est et du Nord, les vaisseaux mouillée dans cette anse, aussi bien que ceux d’outre-mer, en y passant do nuit ou dans la brumo.Cetto jetée pourrait porter uno lumière et, tout en avertissant le marin des écueils do la pointe do Saint-Michel et Saint-Valicr, fournirait un havre de refugo contro toute espèce de tempêtes et de vents.Sur uno requête do la notabilité do Saint-Michel, le gouvernement a cru devoir luire exploror cetto partie do la côto par des ingénieurs habiles qui ont dressé des plans, montrant la praticabilité do l’entreprise ; mais lo coût des ouvrages ayant été fort exagéré, la réalisation do co beau projet a été ajournée.De nouvelles requêtes tant des loculités intéressées que du commerce, sont sur pied, et il est à espérer quo notro législature fera droit sur les justes demandes dos pétitionnaires.Saint-Michel est encore le chef-lieu du comté où par conséquent se tiennent les séances du conseil municipal, los assemblées préliminaires et finales des élections du député en parlement, les bureaux d’enregistrement et du secrétaire-trésorier de la municipalité.Là so trouve cncoro un bureau de poste et la grande routo do lu malle royale qui suit le bord du lleuve.Les fermes, d’uno belle apparence, témoignent do l’aisance et industrie do ses habitants.L’érection canonique de Saint-Michel en paroisse eut lieu sous Monseigneur l’Evêque do Québec en 1721, et fut confirmée par l’autorité civile suivant arrêt do 1722.SAINT-ETIENNE DE BEAUMONT, Est la dernière des quatre paroisses du comté qui sont le long du fleuve ; elle est bornée au Sud-Ouest (I) Voir U Journal du 29 avril.à lu Pointe-Lévy ; uu Nord-Est à Saint-Michel ; son point de départ, en front, est lu rivo du Suint-Laurent, courunt Sud jusqu’à Suint-Charles, co qui lui donne deux concessions, ou uno lieue do profondeur, sur près de deux lieues do largeur.Cette paroisse comprend dans ses limites toute lu seigneurie do Beaumont, (mais non son augmentation) et lu moitié du fief \ inoennes ; l'autre moitié do co fief, trente-cinq arpents) étant dans Saint-Joseph de la Pointe-Lévy, et servant (à ce point) de ligne de démarcation entre Bellechasso et les comtés Dorchester et Beauce réunis.Celte dernière partie do Vincennes est aussi de deux concessions ; plus uno lisière do terro de quatre arpents uu bout du deuxième rang, sur la largeur do cetto seigneurie.Quoique Saint-Etienue-dc-Bcuumont, et cette petite portion do 35 arpents duns lu Pointe-Lévy, qui so trouvo dans llcllechasse, no forment qu’un seul et même district do recensement sous le 11e* 5, le dénombrement en a été distinct, a fin de pouvoir supporter la population de toute la Pointe-Lévy, et scs produits séparément.Saint-Etienne de Beau-mont érigé canoniquement par Monseigneur do Saint-Valier, le vingt d’août 17U,et civilement par arrêt do 1722, est une îles paroisses les plus anciennes du comté.Malgré qu’elle soit petite, elle est prospère et florissante ; su côto s’élève à une assez fuite hauteur, les terres y sont généralement sèches, légères et d’uno bonno production.Lo village qui avoisine l'église est petite, les habitants do la paroisse sont la plus part aisés, actifs et progressistes.Des bonnes écoles, en assez grand nombre, sous la direction do commissaires élus, y fonctionnent bien, et font voir que là aussi on aiir.o à progresser moralement autant quo matériellement.Cependant l’acto d’éducation y ayant d'abord rencontré de l’opposition, a donne lieu à lu formation do deux partis qui, aujourd’hui également zélés, se disputent opiniâtrement lu prépondérance ; chacun de ces partis a élu son corps do commissaires et ces deux corps luttant l’un contre l’autre, prétendent représenter légalement la corporation des 1 coles, et se font une guerre acharnéo à do grands sacrifices pécuniaires.En attendant qu’un jugement, trop tardif, de cour compétente, décide lequel des deux corps de commissaires doit primer, les vexations de tous goures sont à l'ordro du jour.Malgré tout, les élus do lu majorité ont lo mérite d’avoir engugé des instituteurs qui enseignent sans pouvoir toucher un sol de leur salaire, en attendant piticm-ment ot courageusement le résultat du procès en contestation d’élection, lequel procès a suspendu jusqu’ici le paiement do la cotisation : si cet ordre do choses dure encoro un peu longtemps, il aura indubitablement l’effet do paralyser les écoles.Les communications consistent en un chemin traversant lu largeur de chaque concession ; deux routes, l’une au tiers do la paroisse, l'autre à l’autre tiers ; et trois autres routes du premier rang à la plage, une desquelles conduit au moulin banul seigneurial de Vincennes.La route qui sépare lu seigneurie de Beaumont do celle do Vincennes, et qui a déjà uno lieuo, devrait étro continuée jusqu’à l’église do Saint-Charles, où elle aboutirait en droite ligne ; |KUir cela, il no faudrait ouvrir qu’environ 115 arpents, dont 20 arpents on savanes.Cetto amélioration serait désirable puisque les distances à parcourir actuellement parles habitants do Suint-Lazare, Huckluud, Saint-Gcrvuis et Suint.Charles pour nllcr à Québec, scruient diminuées d’environ une lieuo et un quart; mais cetto continuation do route ne se fera qu’avec beaucoup de difficultés, ut-tendu que les tenanciers do Saint-Charles n’en veulent pas prendre la charge.Les routes et chemins usités sus-mentionnés sont passablement bien entretenus.Les bois sont les mêmes qu’à Saint-Michel, l’érablo y domino.On y compte trois rivières dont les noms sont ignorés; la première dans Villcmarie (2èmc concession) fait mouvoir un moulin à écurdcr ot doux petits moulins à scies ; la deuxième, qui passe près de l'église, met en mouvement nn moulin à scies près du deuxièmo rang ; autrefois il y avait un moulin à farine sur cetto rivière ; ot la troisième traverse Vincennes, fait mouvoir le moulin banal dont il a été purlé plus haut, situé sur la grève, et qui a trois paires do mou-langes.Sur cette dernière rivière, uu lieu nommé lo Domaine, sont plusieurs places do moulins et de muniifactiires, importantes, proches les unes des autres.La grève do Saint-Etienno de Beaumont serait, dit-on, propre uux chantiers et à la construction do vaisscuux ; elle fournit plusieurs bonnes places do pêche, en grando renommée, dont l’une a produit annuellement jusqu’à JÜ500.(/I continuer.) Islc-Verte, 22 avril, 1N52.M.le rédacteur, l’erinettez-moi d’insérer quelques lignes dans vos colonnes, en réponse à un écrit signé “ Venins,” publié dernièrement.Avant d’entrer en uinlièro, je dois vous remercier, uinsi quo lu presse en général, des compliments quo vous m’avez adresses uu sujet de mon rapport supplémentaire du reeen-sèment du comté do Rimouski.Une partie do ces éloges doit s’adresser aux députés recenseurs qui ont ugi avec moi, avec un zèle et dévouoment qui leur font honneur et 11c laissent rien à désirer, et lo témoignage public des journaux, est, certes, plus que suffisant pour m’indemniser des attaques du corrcs|>onduut anonymo qui sc déguise sous lo nom de Veritas.Si lo public n’avait droit à une réponsode ma part, je vous ussuro quo jo no vous eus pas troublé en répondant a l’écrit en question, mais jo mo dois à moi-même, au comté de lliniouski et eu particulier à la paroisso do l’Islc-Vertc do réj>ondrc.Veritas se plaint donc de trois choses: 1° de eo quo je n’ui pus fuit des havres de la rivière du Loup, et du Uic d’une manière spécialo ; 2° deco quo j’ai dit quo l’éducation fusait des progrès ; 3U tlo ce qu’à l’ar-* tide de criminalité, je n’ai pas fait mention do trois eus do criminalité qu’il cito.J’ui dit dans mon rapport, co qui est vrui, que toutes les paroisses du comté sont munies et pourvues de bons havres ; j’ai fait uno mention spéciale de colui do l’IsIe-Verto, parce quo jo lo crois l« meilleur et en cela jo suis appuyé de l’opinion des ingénieurs des travaux publics qui, l’an dernier, ont exploré les havres du haut du comté (voir lo rapport du bureau des J.P.do l’au dernier).J’ai dit que, des vaisseaux d’outre-mer chargent tous les ans à la Rivière-du-Loup, à l’Isle-Verto, à Trois-Pistol es à Bic, àRimousky, à Métis, à la Rivière Tartigou, à la Rivière-Blanche et à Matune ; tandis que Veritas veut mo critiquer, lui ne parle que do vaisseaux chargeant à Bic et à l’Islc-Vcrto et à la Ri-vière-du-Loup.6098 w J’ai dit oe qui est eiieoro vrai, quo I éducation fuit des progrès- Je n’uvwis pas pour mission >1 examiner lu loi actuelle «les écoles ni a luire re|>l‘j>'1 ' «orTfouctiouoement, j’étais tout simpU menl 5e recueillir Je.statistiques.IW« •’£ üc(lu mis,ion ot il iloiino « cuthturâ (I* s iiijouc „>j| mi,jt d'mtutU' uvis l*-d«««u»)« lui uiimis ton- *' .,T Ti'uii mêler.Kl ».j‘.» n-amui, ‘‘»„d il aura ruI'allK fl mis à «‘fui,.,, une non-vellc loi d’éducation, Jf no »»uquerui |>*» ‘le «iRua-ler le» merveille» qu’il «« c,ül1 cttl'a,,l° ,lc s"r' KlHol»tiv.meul * l'.rliolo criminalité, j-avuis reçu ordre de imler le nonilire de crime» coromi» dans lu comté duiiui» oimj an», j'a.com|iris que cela signi-lia tes condaninations, et je no me su,» puerumi-toi iéé citer nomme criminels de.,¦•nonne, qui il’avant un» sulii de |iruce», sont entre le» mains do lu justice, eu celle» qui oui été acquittée».J ai dit oue des larcins et autres infractions échappaient à la justice, et qu’il se commet des lraudes pirei nue toutes ces infractions.Ce n’est pus cela j en suis sûr, qui a dû fâcher Irrita», ni lu» laire déplorer pomission des crimes qu’il mentionne, cur s il est vrai que plus on est de fous plus on rit, il est egalement vrai que plus il y a de criminels plus on doit gémir.Mais examinons l«s eircon^tanccs des cas des prétendus crimes que cite Veritas.Il cite coinmo ayant participé a un meurtre, un homme né d’une famille très rospectable, et jouissant humé me d’uuo bonne réputation, qui u eu le malheur d’inspirer do l’amour, à uno lillo demi folle qui do désespoir s’est suicidée.Un jury assemble par le coroner, M.Pinet, et aidé do médecins habiles, MM.les docteurs Landry et Desjardins, s est ennuis des circonstances, u examiné le cadavre de la malheurcuso fille et a acquitté 1 inculpé ; une autre tcututivo d’incriminer lo même homme a uni par un acquittement.Cetliomnio est-il coupable aux yeux do lik loi ?est-il coupable aux yeux do la raison ?est-il coujiblo aux yeux de la charité'! dovait-il être coupable pour moi, officier public, et dovais-jo le déclarer tel duns un rapport de recensement, quand un jury do son pays l’a proclamé innocent t Non ! Mais il nppaitonait à l’auteur anonyme do l’écrit signé Veritas do lo déclarer coupable, et cela en badinant, et parco que je n’ai pas cru devoir citer la riviùro du Loup, conimo lo meilleur havro du comté, et probablement parce que, à l’instar du public, je crois devoir ni’obstincr à no pas regarder, comme un grand hommo, l’auteur anonyme, mais bien connu de l’écrit eu question.Revenons notre sujet, sujet grave, M.lo rédacteur ; car si était permis au premier faquin venu, do déclarer coupables de crimes, sur les journaux publics, tics hommes que les juges et les jurys du pays ont acquitté, ce serait un pauvre état do société, ht cela doit montrer aux Mossieurs à la tête de la presse du pays, combien ils doivent être circonspects (et ils ) sont généralement,) dans l’insertion do ces coiro-pondances haineuses de potits êtres qui, comme Thcrsitc, no faisant rien, no savant rien de bien fait, et qui no pouvant s’élever, tâchent u éclipser les autres, et no craignont pas, pour satislmre leurs mauvaises petites passions, do ravaler leur pays 1 leurs concitoyens.Mais revotions aux deux autres cas do criminalité do Veritas.I n homme, lors du receuscincnt, était accusé do vol de chaîne de gor-letto ; l’individu écroué dans la prison de Kaniou-raska, n’avait pas encore subi son procès lors de mon rapport, et a depuis été acquitté.Devais-je b citer comme coupable?Le rodomont correspondant Veritas, chnrgé de juger les vivants et les morts, et d’infirmer en appol interjeté par lut devant le tribunal de son autorité personnelle .Les décisions do cours criminolles, s’adjuge ce droit, il u’y a qu’à s’incliner ot à gêniir en laco do pareilles hallucinations.T/.Lo troisième cas do criminalité que cito I enta n’appartient à personne, il est devant les tribunaux criminels, et la justice nes’était pas encore saisie do l’affuiro quand mon rapport a été publié sur les journaux, et je ferais mon rapport aujourd’hui qtte comme homme public, et comme homme privé, jo tiendrais les accusés comme innocents jusqu’à preuve du contraire.C’est co que no fait pas lrr-ritas qui prononce de suite un jugement aussi insensé quo cruel, vis-à-vis do malheureux dans b posilion d’inculpés pour crime grave.Quand ua accusé est aux mains do la justice constituée, l’homme sensé, l’homme honnête doit so taire et ne pas préjuger l’ufluire.En agir autrement, c’est ctre méchant ou écervelé, peut-être l’un et l’autre.Si la corrcspondiinco à laquelle je réponds ici, n’était qu’une simple attaque contre moi, j’uura s méprisé cette production et l’eus laissé passer sans y répondre, mais j’ai prouvé une raison de répondre et cela m’est uno excuse pour avoir répondu.Jo connais l’auteur de cette production, bien qu il sc croit caché sous une doublure, et je ne suis pas le premier qm s'efforçant de travailler dans l intérêt de ses concitoyens, ait eu A subir do ccs petites attaques do sa part.Quo voulez-vous, le petit hommo a une mauvaise tournure d’esprit, son education n’est pas brillante, il a aussi beaucoup de ressemblance avec l'avorton grec que j’ai cité plus haut, et dans son maintien, dans les contours do sa cne-tivo personne, dans scs manières guindées, veri-tablo sapajou, il doit donc s’ensuivre par une cens-séquence nécessaire que comme son prototype, la faute qu’il a commise ne peut-être tolérée et rester impunie.Sans cela, que ferait-il ?Jeté sur cette houle il no chantera pas commn Béranger, sa voix est discordante, ulors il jappera et jappera toujours.C’est désagréable, mais enfin il paraît qu il entro dans l’économie du monde d’avoir des êtres de toutes les espèces.Création ot de la nature .Je vous domandcpardon, M.lo rédacteur, et à vos lecteurs, do ccttc trop longue communication, mais j’ui cru devoir la faire.Si Veritas veut me iliro de nouvelles gentillesses, vous pouvez les publier si cela lui va, mais do grâce n’insérez pas des correspondances ou l’on condainno les gens comme criminels quand les tribunaux les ont acquittés ou ne les ont pas encore entendus on jugement; croyez-moi.Votre dévoué serviteur, J.Heath, C.R.C.R.Siimiuiiirt1 (fi*n annonces iioimcIIm.Vente de marchandises sèches.—A.J.Maxhnm.Idem idem idem.—G.& II.Gibsonc.Société formée.—Dionne A* Bergovin.Soumissions demandées.—E.IL Lindsay.Transport de bureau.—Casault k.Langlois.Goélette à fréter.—W.K.Baird.Société formée.— Bilodeau & Megonc.Avis aux peintres.—Thos.A.Begley.A.nos abonnés.Nous avons adressé depuis quelques jours à nos abonnés, des mémoires de compte pour abonnements au Journal, etc.Nous les prions de nous remettre le plus tôt possible le montant réclamé dans ces mémoires.Cette remise peut se faire, pour ceux de la campagne, ou des villes, par la poste, ou de toute autre manière qu'ils préféreront.Journal do Québec, 1 mal 1$5£.(AM lit.QUEBEC, I MAI 1852.Le Canadien nous demande ou uous avons pris quo “ les eutholiques du Bus-Canada so prononcent contre l’abolition des rectories.” Nous pourrions répondre uu Canadien, en lui demandant ou il a pris que les “ catholiques du Bus-Cunuda se prononcent pour l’abolition des redvries car pas un mot do cette question n’a été entendu aux hustings, et jamais avant l’alliance avec le clear-gritisme, la presse du Bus-Cunuda n’a dit qu’il fallait abolir les rectories.Cette doctriuede la presse “organe” est postérieure a l’alliance ot on est lu conséquence nécessaire.Aussi le journal qui s’écrit dans les bareaux mêmes du gouvernement la prêche-t-il depuis quelques semaines.Nous nous trouvons depuis bien longtemps au contuct des hommes publics, nous les uvons entendu bien des fois dire leur pensée sur la question des rectories ; et nous ne nous rappelons pns avoir jamais entendu un député catholiquo du Bas-Canada se déclurer favorable à l’abolition des rectories.il pouvait y avoir do rares exceptions, mais elles nous étaient inconnues.C’est chez eux, chez ses nombreux députés qui entendaient presque chaque jour discuter la question des rectories, quo nous avons pris l’opinion des catholiques du Bas.Canada.Nous ne connaissons pas l’opinion des nouveaux députés relativement à la même question ; mais rien no nous a dit qu’ils ne partageraient pus, à l’endroit des rectories, la manière devoir do leurs devanciers.Que le pouvoir ne se fusse pas illusion sur ce point capital.Nous défions le Canadien do trouver dans lu loi qu’il soit “ défendu expressément aux officiers du icvcnu d’intervenir dans les élections.” Si M.Drummond eût trouvé a Shefl’ord M.Riront remplissant lo rôlo de M.Ferres, cabotant et fesant des discours en faveur do son adversaire, la plainte, qu’il aurait portéo devant l’exécutif, aurait eu pour résultat la destitution de l’assistant-secré-tairc provincial, comme colle qu’il porta contre M.Ferres, produisit la destitution do ce dernier.Par voie télégraphique.(Transmis pour le Journal de Québec.) WEuropa, parti do Liverpool le 17, apporte les nouvelles qui suivont : Angleterre.—On no connaît pas les intentions du gouvernement ; les élections sc poursuivent néanmoins.Les Protect ionistos n’aiment pus la lutte prochaine, mais, d’après les apparences, elle aura lieu sur la question du libro échange.(An dit quo les umis do lord John Russell désespérant de lo luire réélire à Londres, essuient d’escamoter la représentation d’Edinihourg.L’expédition à la recherche de Sir J.Fruncklin a mis à la voile.Lord Panrnuro est mort, son fils M.Fox Manie succède à sou litre.Irlande.—Lord Eglington a déclaré que le gouvernement n’a pus l’intention d’abolir la vicc-royauté d’Irlande.France.—Lo corps législatif s’est réuni do nouveau ic-.On disait que lo prince président sc feruit piocluinor empereur avunt même la grande revue du 10 mai.Pus moins do 2000 pétitions ont été reçues dans ce but.11 régnait uno grando sècheresso par touto la France.m.Parent.Lcctours, regardez ; voici un échantillon du srl do M.Tarent.u JM.Cauclion trouve quo dans notre articlo de mercredi, à son adresso, il n’y uvait pas assez de sel pour le saler.Nous espérons quo notre ami Cauchon, nous excusera du peu, attendu quo, pour une pièco do son importance il faut uno énorme quantité do sel.” Quelle “ pièco ” exquise do délicatesse et de sentiment ! L’assistant-secrétaire provincial, nous roprochc do n’avoir pis trouvé de “l’égoïsmo ’’dans son noble article de samedi.Vraiment nous y avions rencontré tant d’autres mauvaises choses qui dégradent l’intelligence de l’homme des doctrines du pouvoir par lo “ spiritualisme ” et “ l'intelligence, ” quo nous ne pensions pas pouvoir y trouver do l'égoïsme.Maintenant quo M.Parent est à découvert comme l’écrivain du pouvoir, il roculo devant la responsabilité do préciser et do dire à qui “ nous sommes allô demander grâce en hauts et uas lieux, autrement pour fairo taire lo Canadien.” Il no saurait échapper à la question, en disant qu’il “ no parlait que par induction,” car ces paroles sont trop précises : “ en hauts et bas lieux, autrement pour faire luire le Canadien.” L’on parle “ d’abus de confiance ; ” mais tous conviendront que ces hauts et bas lieux exhalent une odeur très prononcée d'abus de confiance.M.Parent nous dit : a Ce scntimont,(la pitié)a dû prévaloir à tel point quo dans uno paroisse du comté de Montmoreucy, ce fut prcsqn’uniqucincnt do lu famille d’un des ministres que M.Cauchon reçut de l’appui.” Ces quelques paroles de l’assistunt-sccrétaire sont indiscrètes à l’extrêrne, en même temps qu'elles sont injurieuses aux respectables citoyens de Sainte-Anne, qui ont voté pour M.Cuuchon, à la dernièro élection.Ce ministre, c’est M.Caron.M.Parent veut-il insinuer quo lo président du conseil législatif a employé son influence pour M.Cauchon, oteetto confidence lui viendrait-elle do hauts lieux ?M.Cauchon fut en minorité à Sainte-Anne, comme à l’Ange-Gardien ; les citoyens de Beau-port en votant contre lui obéissaient-ils à la même influence, ou à une autre qu’il connaît peut-être ?Les paronts do M.Caron, quo nous avons respecté dans la lutte, sont assez intelligents pur n’avoir pas besoin d’aller demander conseil uii- *° Le candidat qu’ils choisissaient,ils le choisissaient pour eux, ot non pas pour ceux qui ne vivent pas dans le comté do Montmoronoy.Si M.Cauchon les avait bien servis, s ils étaient contents do lui, voulez-vous donc prétendre qu ils devaient lo repusser parce qu’il n’approuvait pas le pouvoir dont leur parent était membre ?Mais la majorité do M.Cauchon excédait de 40U les voix qu’il avait obtenues à Sainte-Anne .Comme c’est un beau ot surtout fécond “sentiment ” que celui do la pitié ! C’est seulement dommago quo les ministres qui, au dire de M.Parent, l’ont versé si abondamment sur lo cœur ulcéré d’un adversaire, en aient été si avares envers un candidat ami.M.Guay eût inioux aimé do cetto pitié» e‘ surtout s’en fut mieux trouvé.A ces lignes du Journal: “ Lo ministère n’a pas encore affiché (cite) les noms des députés qui approuvent son allianco avec lo clear-gritisme.” M.Parent répnd : a Tous les journaux quo le Journal lui-même ap* polio organes de l’administration, ontalftohé, (cité) les noms des députés reconnus pur être ministériels.” C’est lu touto lu preuve que le Canadien donne do l’opinion des députés nouvellement élus à l’endroit de l’alliance avec les clear-grits.Nous répéterons coque nous avons déjà dit,que le seul des cunduluts qui se soit formellement déclaré pour I'admiiiistrution, à la dernière élection, est M.(lerniuin ( Juuy.Or, M.(Liay n’est pas élu.Nous n’en concluons pas que le ministère n’a pas de partisans parmi les nouveaux élus ; mais le fait iniprtaut que nous venons de signaler n’a rien qui puisse encourager le pouvoir à dormir dans lu confiance.•Son écrivain, peut en parler à son aise, lui, ear^ depuis dix ans qu’il écrit pur tousles régimes et pur tous les amalgames, toujours par le plus pur patriotisme, il a vu sans broncher plusieurs ministères se succéder et disparaître.Il dort paisible et glorieux sur la doctrine de l’inamovibilité.M.Parent affirme que “ trois dos ministres savent qua les démarches de M.Parent, loin d’avoir pour objet de h-s empêcher de remonter au puvoir, uvaieut.au contraire, pur but de les y faire remonter ou détriment de MM.Vigor et Papineau.” Nous uvons l’aveu formel, que l’ussistant-secré-taire provincial u intrigué a toutes les époques de su vie officielle ; qu’a toutes les épques sortant de sa position parfaitement neutre, il s’est mêlé à lu lutte active, toujours pur ses maîtres.Pourtant il affirme avoir travaillé pour trois des ministres actuels contre MM.Vigor et Papineau; mais c’est que ces deux derniers “ consentaient a se retirer *’ pour faire place aux trois autres ! Sans ce consentement, sans la certitude que ces deux maîtres voulaient ou devait nt vouloir so retirer, il leur serait resté fidèle ! N’a-t-il pas, en effet, avoué, mercredi, qu’il s’était mêlé de la rédaction du Canadien de 1844, et que c’est lui qui prêchait alors la doctrine du pis-aller, qui demandait appui pour MM.Vigor et Papineau répudiés par tout le parti libéral ?Il ne faut pas quo M.Purent confonde l’époque du pis-aller avec celle do lu réaction.Le pis-aller régna dans les colonnes du Canadien de 1844 à 1845, tandis que la réaction vécut en 1846.Est-ce pour “trois des ministres actuels” que M.Parent alla faire une promenade duns divers comtés «lu Bas-Canada ?N ous disiez, il y «i un instant, que MM.\ iger et Papineau consentaient a sc retirer pour luire place à d’autres de leurs compatriotes.Vous auriez dû dire que leurs collèguos du Haut-Canada voulaient les sacrifier, parce qu’ils n’apportaient pas de force uu pouvoir, et quo vous fûtes choisi pour accomplir le sacrifice et pour disposer do la victime.C’èst toujours le pouvoir et la partio dominante du pouvoir, que, par un patriotisme continu, vous avez invariablement servis.Demain, vous défendriez, avec lo même sentiment du devoir, une alliance de vos maîtres avec les hommes du Iluut-Canada que vous combattez aujourd'hui, que vous défendiez eu 1844 et 1813, et auxquels vous sacrifiiez, à leur ordre, MM.V iger et Pupiiicau en 1846.M.Parent, fait à deux ou trois reprisos, allusion aux écrivains et aux collaborateurs du Journal.Nous lui répondrons qu’il y a cette simple différence entre eux et les écrivains du Cunadicn, que les premiers luttent contre le pouvoir et que les derniers sont soldés par lui et sont scs propres officiers.Alorcredi, l’écrivain du rcz-dc-clmusséc, racontait burlesquement uno anecdote relative à notre nom, quo, disait-il, nous voulions rendre célèbre.Hier, il en raconto une autre, c’est uno prédiction «le nos maîtres do collège qui auraient affirmé «pie “ partout ou nous serions dans lo cours do notre vie, il y aurait confusion, trouble et zizanie.” Oh se demandera, sans doute, si celui qui s’atnuso à écrire do pareilles choses, n’est pas dans un monde faiitusliquo où“ l’intelligence ” a perdu son chemin.Elle va et vient, rc battanl sanscesso le même sentier ; elle se produit à l’extérieur par un regard niais, par un ricannoment stupide et par des paroles entrecoupées et sans suite.Le lecteur nous est témoin que nous avons fait à M.Parent une lutte loyale.Lui n’a répondu que par di's injures, et il termine également son article d’hier, par des injures, nu moyen des«iuelles il espère donimr le change sur sa finisse et compromettante position d’écrivain du pouvoir, dans la presse, tandis qu’il «levait, par la nature mémo de sa charire, sc tenir en dehors des luttes politiques.Il parle (le “ ventes do statuts provinciaux et do certains procès, ’’ etc.Nous sommes prêts à rencontrer M.Parent sur ces deux points déjà discutés dans la presse quand il le voudra, en lui rappelant que l’un des hommes «pii sont aujourd’hui dans l’administration, lut nc-cusé comme nous précisément du premier de ccs «leux crimes, sans doute avec la mémo injustice, par le môme journal, qui, cependant, le sert aujourd'hui, parce qu’il est uno portion du pouvoir «pii le [>aie comme il le payait alors pour insulter scs adversaires.Alors il “ mordait au talon ; ” alors“ il n’avuit de Canadien que le nom.’’ Les injures do AI.Parent r.o feront pas perdre de vue quo la rédaction du Canadien sc fait dans les bureaux du gouvernement et par scs employés, sous (es yeux mêmes du pouvoir, sous son inspiration, sous sa dictée.” C’est la lo point culminant do la discussion.AL Purent u été assez bénévolo, mieux, assez irréfléchi pour aider a prouver quo toutes les injures versées par le Canadien sur M.Cuuchon, que la lutte contru lui,«pie l’opinion du journalisme ministériel découlent directement du pouvoir ! Encore une fois, c’est là toute la quostion et AI.Parent nous a donné lu victoire on nous donnant son noin._______________________ Chemin «le For du Nord.Paroisse de Lanoraie.—A uno assemblée pu* blique des habitants do lu paroisso do Lanoraie» tenue sous la présidence de M.Gabriel Buaugraml dit Champagne (AI.J.D.Latour agissant comme secrétaire), il a été résolu : Que les citoyens do cotte paroisso voient avec pluisir et approuvent lo projot des citoyens de Québec «lo construiro un chemin de 1er do Québec à Montréal, comme devant être très avantageux au commerce ; Qu’en conséquence, il soit nommé un comité composé par sept personnes, dont quatre formeront un quorum, et que les messieurs suivants composent le dit comité, savoir: L.(L Marion, Cabriel Beau-grand dit Champagne, J.Bte.Galien, Alexis 1 a-quette, P.N aïade, L.Desrosiors, et J.D.Latour ; et quo M.neaugrand dit Champagne soit le président, et AL J.D.Latour, secrétaire, pour correspondre avec le comité provisoire do direction «o Québec.Paroisse de Saint-Bazile.—A une assemblée publique des habitants do la paroisse do Saint-1 a-zile, tenue le U courant, sous la présidenco «lo ¦ «• Louis Noreau (AI.Victor Leclerc agissant comme secrétaire), il a été résolu: Que la paroisso de Saint-Bazile voit avec satisfaction le zèle que les citoyens do Québec et des I différentes paroisses de la rive du Nord manifestent I pour lo cliomin do fer projeté de Québec à Montreal, et que les hahiluuls do cetto parusse feront tous leurs eflbits pour la construction du dit chemin ; Qu’il serait à désirer que le chemin passai le plus proche possible do lu rivière Portneuf qui sépare lu paroisse «1«) Suint-Bazilo de celle du Cup-Sunté, ce qui mettrait les hubitants de cette paroisse plus en état «Pétendro leur commerce de bois de toutes espèces, et d’en retirer un revenu considérable ; Que les personnes suivantes composent le comité de cette paroisse pour corresj>ondre uvee celui de Québec, savoir: Robert Cumeron, 1rs.Mutto, J.Kelly, Domiiiiipie Aylwiu, Louis Noreau aître, plus paisiblement, du produit do ses sueurs et do ses travaux, comment osez-vous parler do ces 4R00 et les reprocher à un homme qui a séché plus do lurmcs et tari plus do misères dans une journée, quo vous ue sauriez faire duns le cours de toute votre vio ?Vous avez malicieusement intorprélé les intentions de M.Chiniquy nu sujet do l’émigration vers les Illinois.11 est faux que M.Chiniquy ait conseillé à qui que se soit d’y émigror; lisez toutes les lettres écrites par lui, qui ont été publiées sur les journaux, et si vêtis le fuites d’une manière impartiale, vois vous en convaincrez facilement, car tout en disant ce «jue sont les Illinois, il déplore « n mémo temps le sort de ceux qui sont obligés de s’expatrier et il ne manque pas de leur numtrer l’émigrat.on comme un grand malheur.Mais» monsieur, en purlunt Uu patriotisme do M.Chiniquy, vous oubliez do regarder au vôtre.N’est ce pas vous qui êtes le même Etienne Parent qui fut élu par le comté du Saguenay, voilà quelque' années, et qui, par patriotisme sans doute, avez échangé votre mandat pour une place d* quelques cent» louis ?Quel contraste dan* votre conduite, monsieur, d’avec la position indépendante ut honorable qu’a assumée lu représentant du comté «le Montmorency.Vous n’avez garde, monsieur, dom?pas regretter les oignons d’Egypte, vous, ear ceux que le gouvernement vous donnent, vous engraissent trop bien pour «{lie vous puissiez vous en plaindre.Croyez-iuoi, si uu lieu ù'iusuiter avec ironie celui que vous appelez votre ancien uini, vous vous occupiez plutôt d’aviser à quelque moyen de secourir ces pauvres compatriotes du Saguenay, que vous avez eu l'honneur du représenter en purlemei t et qui sont réduits a lu misère lu plus déplorable, alors, monsieur, en agissant ainsi, pour fiez-vous, peut-être, faire croire à votre grand patriotisme ; mais celui qui, comme vous, trouve que c’est une chose tris putrio'iqne que de mourir «le faim eide misère, pour |)«*upler ces beaux et fertiles townships du Canada, ne voudra pas sans doute Oter «lu lu sublimité a son o uvre.Jo crois que vous lieriez mieux de réserver vos prières pour le repos des âmes de ces pauvres canadiens, «jii» sont morts de froid et de faim dans les townships de l’Est, et uussi de prier pour qu’il plaise » Dieu de vous conserver lu belle situation «pie vous tenez sous le présent ministère, enfin et que jamais ni vous ni votre famille ne soyez obligés d’aller pratiquer l’œuvre sublime et patriotique, d'ur-ruclier des souches, ramasser des roches et vous faire dévorer par les mouches ; et purdessus tout, voir périr, presque tous les ans, vos récoltes pur les gelées.Je suis etc., J.A.Chiniquy* Saint-Miohel, 29 avril 1852.M 1 \ M.de Lamartine vient de publier le premier numéro d’un nouveau journal qu’il a désigné sous ce titre: le Civilisateur.Le but du célèbre écrivain est de mettre l’histoiro à lu portée du peuple, do l’instruiro et «le lo moraliser par une série de biographies.Tous les grands hommes, tous ceux qui ont contribué uu progrès do l’humanité, tous ceux dont l’exemple pont inspirer de nobles pensées, paraîtront tour à tour dans cette galerie de portruits.Les lecteurs apprendront l’histoire sans fatigue, sans ennui, en rattachant les faits essentiels, les phases do la civilisation, à certaines grandes figures qu’a mises en relief la reconnaissance de la postérité.M.de Lamartine, convaincu avec raison que l'his-toiro était le meilleur mode d’éducation, a voulu la dépouiller de toute sécheresse et la faire sortir des limites d une fastidieuse érudition.Il la revêt des chatoyantes couleurs d’un stylo magnifique et la résume dans lo vie de quelques personnages illustres qui ont été la personnification de leur époquo.L’auteur a débuté par une biographie grandiose et entraînante de Jeanne d’Arc ; il ne pouvait choisir un nom plus populaire, un modélo plus pur de dévouement à la patrie.La vogue qui s’attacho d’ordinaire à toutes les œuvres de M.do Lamartine n’a pas manqué à celte belle publication, qu’il méditait depuis longtemps et dont il a recueilli laborieusement les matériaux avant do les parer des richesses de sa poésie.Courrier des Etats- Unis.DITTERS OXYGÉNÉS.Nouveau témoignage de J.C.Harter, collecteur du I’ort V d’Ogdenaburgh, New-York.Ogdcnsburgli, déc.1, 1851.MM.Reed, Hates ft Austin, Buslon.—Messieurs,—Pendant la plus grande partie de l’année dernier, j'ai été mulade d'un dérangement de boyaux, accompagné d'attaques fréquente;, de dyspepsie.Durant le cour» de l’été dernière, je lus par hasard* < un journal qui renfermait un grand nombre de certificat» au sujet de vos JUttcrs oxygénés.Dans un cas particulier de guérison, je trouvai mes propres symptômes, tellement désignés, que je me dé cidai de suite a .faire l’essai des Hitters.Je m’en procurai plusieurs bouteilles, jo m’aperçus que la santé et les forces revc-« liaient, et je suis convaincu que cette médecine a produit, dans ma iér< maladie, tous les bons tirets que l'on pouvait espérer J C BARTFR RF.F.D, HATES ft AUSTIN, droguiste», 20, Merchant’* Row, Boston, agents généraux.Prix, $1 In bouteille, six pourô piastres.A vendre à Québec, en gros et en détail, chez JOSEPH ^ BOWI.FS, Halle Médicale, mnrebé de la Haute-Ville, et chez ^ JOHN MUSSON, Droguiste, ù l'encoignure des rues Bunde et du Fort—24 avril 1852.3f.(Du Boston Chronotypc.) I.n consomption enlève et emporte la meilleure et la plus hello partie de l'humanité.Dans cct état de chose, nous devons faire de notre mieux et n’épargner ni voyages, ni médecines.De tontes les médecines connues, lo Baume Je Cerisier Sauvage Ju Dr.Ilis/or, est celle que nous avons d’abord recommandée.Nous possédons ù notre Bureau, une preuve vivante de ses efi'ets salutaires, qui sans cela serait depuis longtemps dans la terre.1.'inventeur de cette médecine, le Dr.Wislar, était un homme de science et a préparé, sans aucun doute, ccttc médecine dans les meilleures conditions, et le public peut s’en rapporter sur le Dr.Foule pour sc procurer le vrai article.AUX FAMILLES.! D'anrès le grand usage de cette médecine, le propriétaire a oc le recommander comme une médecine pour les familles et droit de le recommander comme une médecine pour d’inviter chaque famille d'en avoir d'autant plus que ccttc médecine est nou-sculcincut préférable ù toute autre préparation ordinaire pour les rhumes, mais qu’elle est encore plus certaine soit pour les enfants ou pour les adultes.Cc remède provient non-seulement d’un médecin habile, mais il a fait aussi ses preuves pour toutes les maladies pour lesquelles il a été recommandé.Co n'est point mon intention, cependant, de faire un mystère, ou de tromper le public en exagérant scs effets, au contraire, tnon but est de donner un état bien court de son efficacité, et je me fiulte que scs effets surprenants me mettraient eu état de fournir des preuves de son efficacité de manière ù satisfaire les plus incrédules, que la consomption peut-être guérie si cette médecine est employée ù temps.Soyez prudent lorsque vous achetez le remède ; il doit y avoir sur l'enveloppe, la véritable signature de I.BUTTS.Adressez tous ordres ù SFTH \V.FOU I,F, Boston, Mass.Prix $1 la bouteille, six bouteilles pour 5 piastres.A vendre par Joseph Bowles, pharmacien, place du mar- plia chéde la Haute-Ville, et chez John Musson, pharmacien, rue Buude, Haute-Ville.—24 avril 1852.'Jf.DÉCÈS.Lo 19 du mois dernier, à Saint-François, Isle- .d’Orléans, à l’âge do 47 ans et 10 mois, après uno maladie do six mois, supportée avec un courage extraordinaire et une résignation vraiment chrétienne, M.Ignaco Dion, respectable cultivateur.•Ses restes mortels ont été inhumés ie 21, dans l’é- -gliso du lieu, en présonco d’un grand nombre de parents et d’amis qui lui étnient sincèrement dévoués.Il laisso pour déplorer sa perte uno épouse et trois enfants inconsolables, et beaucoup de paronts qui le regretteront longtemps.W ES SOUSSIGNES informent le public qu’ils -M-é »e sont associés comme Marchand- Détaillent * à Québec, A compter du I’RFMlF.R MAI courant, et que les affaires »t> feront sou» les nom et raison de F.Dionne t*.Compagnie.F.DION N K, A.BF.RGEVIN, Québec, 1er mai 1852.Société formée.T ES soussignés donnent avis nu public qu’à commencer de cc jour les affaires qui sc fesaient sous le nom seul de Iaiiûs Bilodeau, se feront sous les noms et raison de 1 I.OUIS BILODEAU «t ( ie.LOUIS BILODEAU, BERNARD MKGONK.Québec, 1er mai 1852.AVIS.DES SOUMISSIONS seront reçue» A cc bureau, D’HUI au VINGTIEME MAI prochain, pour Quinze cents Hatha*, mesure impériale, d’IIuiLE hlanchf de Loup-marin de la meilleur qualité, qui devront être livrés à Québec, le ou avant le |PHEMIER JUIN aussi prochain, rude bonnes -^futailles n'excédant pas soixante gallons rha- I’ar ordre (lu bureau, E.Maison de la Trinité, i Québec, 1er mai 1852.$ B.LINDSAY, G.M.T.Q.L Journal «le Québec*, 1 Mai 1852.MM.C IASAI l.T in.LANGLOIS, uvocuis, uni transporté leur bureau »m U RUE H AI.DIM AND, porte voisine de l’honorable Jk:an* Chabot.Québec, 1er mai 1852.12m.but-h-llcs » l’reler 1er mai |k52.ON tt Ik-mjiii do mois .rOKLETTK* A F H K IKK pour le* port* d’en bu», capables ihaeuuea'un r barge nient de Cinq cent» i/iiui u ut » ,tub 4 Montréal.S’udrr«»rr 4 U K HAIItl), Bureau su Qu- Sa f»,déan.5f AUX PEINTRES.nKS SOI’MISSIONS venant du personnes compétente», et adressée» au “ Commissaire eu chcl de» Travaux-Publics,” seront reçue» au bureau de ce département jusqu’à VENDREDI, le SEPTIEME lourde MAI prochain, u MIDI, pour peinturer la vieille aile de la Maison du Parlement, suivant une •uécirication que l’on peut voir au bureau de l’architecte dau» l’édifice.Pur ordre, THOMAS A.B CCI A’.Secrétaire.département de» Travaux-l’ublic», ) Québec, 1er mai 1852.> A L’ENSEIBNE DE LA BOTTE ET DD CASTOR ! EDOUARD —JJ-* METHOT, 0OR89OMM1IIR, ]7*N remerciant chaleureusement ses nombreuses LÀ pratique» et le public pour l’encouragement qu’il a reçu d’eux, a l'honneur de les informer qu'après le PKK Ml K R M.*l prochain, sun établissement sera au n°—, (Stand Escalier de la Boute- Ville, où il nuru en mains I’assortiMEKT h- plu» varié et le plus élégant de CHAUSSURES pour dames, messieurs et enfant*.Les neheteurs sont priés de venir juger par eux-inême» du prix, de la beauté et de la qualité des article» qui leur icrout offerts ; leur appréciation vaudra mieux uu fournisseur que tous les réclame» et pull's à la mode qui disent rarement lu vérité.Québec, 29 avril 1852.SU.1/Art de Fabriquer W E8 FLEURS artificielles en batiste, en papier MA et en mousseline, contenant des recettes claires, simples, et de l’exécution la plus fucile, pour faire toutes sortes de fleurs, pur P.WK NT/.EL.En vente chez J.& O.CREMAZIE, 12, rue la Fabrique.Québec, 27 avril 1852.Banque de Québec.AVrIS est par le présent donné qu’un dividende de TROIS pour CENT a été déclaré ce jour sur le mon-tant du capital, et sera payable le ou après le PREMIER DE JUIN PROCHAIN.L’usseinblée générale des actionnaires aura lieu à la Banque, LUNDI, le SEPTIEME jour de JUIN prochain, ù ONZE heures du MATIN, temps où un état des a flaires de la corporation sera présenté, et où aura lieu l’élection des Directeurs pour les douze mois suivants.Par ordre du Bureau, NOAH FREER, Caissier.Québec, 27 avril 1852.Maison de Pension a St, Simon.w E soussigné vient d’acheter le MAGNIFIQUE MA ETABLISSEMENT situé prÙB de l’Eglise St.Simon, et informe le public qu’il tiendra Maison dp.Pension, pour la commodité dca voyageurs et de ceux qui désirent passer quelques temps à la campagne durant la belle saison.HILAIRE MARCEAU.St.Simon, 24 avril 1852.5f.ON DEMANDE pour lu Chàteau-Richer, UN INSTITUTEUR pour l’école du village, muni de certificats de capacité et do moralité, sachant bien l’anglais et le français.S’adresser ù M.SIMON GRAVF.LLE, Président des Commissaires.Chàteau-Richer.24 avril 1852.LE SOUSSIGNÉ recevra des SOUMISSIONS pour 100 COUCHETTES DE FEU, pour l’Hôpital de a Marine, jusqu’au 10 MAI prochain.t , On pourra se procurer de plus amples information* en • a-ressaut au surintendant ou au soussigné.Par ordre des Commissaires, N.CASAULT, S.T.C.R.M.& K.Québtcf 24 avril 1853.7f._ _ LE SOUSSIGNÉ a besoin immédiatement d’un APPRENTI pour travailler dans sa brnnche.Inutile de o présenter si l’on n'a pas une bonne éducation élémentaire.Sculpt cur-Orncinantiste.Québec, 24 avril 1852.3L Pierres Meulieres, j» mlERltES MEULIÈRES et M quelques MEULES DE MOULIN.A vendre par BOSSANGE, MOREL te.CiE., 12, rue Buadc, vis-à-vis le Presbytère.Québec, 22 avril 1852.Compagnie (lu Gaz de Quebec, AVIS.ÜN DIVIDENDE SEMI-ANNUEL de QUATRE pour CENT sur le fonds social de la Compagnie a été déclaré ce jour,et sera payable à l'Usine le ou aprè* le PREMIER le MARS prochain.Le livre de transfert sera clos jusqu’à ce jour inclusivement.Par ordre, Usine à Gaz, 19 février 1852.P.PEEBLES, Compagnie du Gaz de Quebec.AVIS.AUNE ASSEMBLÉE du bureau des directeurs, tenue AUJOURDH’UI, il a été Résolu—Que le prix de tout gaz consommé d’après le compteur, sera chargé au taux de 20» courant par 1060 pieds cubes, et qu’il sera alloué »ur ces taux l’échelle augmenté suivante d’escompte sur lo gaz consumé d’apres le compteur depuis le 1er jour de mai piocbnin et après, pourvu qu’il soit fuit paiement d l’Usine dans les 20 jouis qui suivront l’exepirtion de chaque quar tier, savoir : Au-dessous de lOnt.pds.par quart 20 pour rent ou 16» net.10m.pds.et au-dessous 15m." 25 " ou 15s 14 15m.44 44 20m.44 3 0 44 ou 14s 44 20m.“ 44 25m.“ 321 44 ou O» M.25m.44 44 30m.44 35 44 ou 13s 44 30m.44 et au-dessus 44 371 44 ou 12s Od Par ordro, P.PEEBLES, Usina à Gaz, 19 février 1852.2ml-lfs.Gérant.Anno decimo undecimo et Victories Regina.CHAP.LXXX1I Acte pour Incorporer In compagnie du Télégraphe lertrluue de l’Amerique llrllaiinlque du Mord : SECTION XIV.ET qu’il soit statué, que si quelque personne on personnes, volontairement et malicieusement, et uu préjudice du dit Télégraphe dont le présent Acte autorise la construction brise, abat, endommage ou détruit le dit Télégraphe, ou aucune partie d’icelui, ou aucune de* maisons de station, inaisondc guet, observations, poteaux, perches, fils, ou autres nnpurcil», ouvrage ou inventions en dépendant et y relatifs ou lies à icclui, ou fait aucun autre tort ou dommage volontaire, ou qui volontairement et malicieusement obstruera ou interrompra le libre usage du dit Télégraphe, ou d’aucune de ses dépendances, ou obstruera, empêchera ou gênera la construction, confection, maintien, entretien et usage du dit Télégraphe projeté, telle personne ou personnes seront déclarées coupables de félonie ; et la Cour devant laquelle auront lieu le Procès et la conviction de telle personnne ou personnes, aura plein pouvoir et l’autorité de faire punir telle personne ou personnes ue la même manière que les lois en force eu cette Province prescrivent de punir le* félons, ou pour mitiger la dite punition, elle pourra prononcer telle sentence que la loi prescrit dans le cas du petit larcin, selon que telle Cour le jugera à propos.Faites attention, que cette compagnie poursuivra toutes personnes qui rompront ou endommageront le télégraphe, ou aucun des ouvrages qui s’y rattachent.Par ordre du bureau des directeur», HENRY W.WELCH, Secrétaire Ventes |mr Encan.Veille pour le compte des Assureurs.Sera vendu», LUNDI prochain, le 3 courant, aux magasin» de MM.I.aNukvin, MiiIONi YHlItlfDIUU k Cil i pour le compte des assureur* et autre intéressé* : l.M T $ 69.I MALLE TOILE GUISE, Jé- * M.MM baïquée dan» un état enduimu •K* du Canada, CRpt.W % lie, de Glasgow A.J.MAXIIAM, K.h C.Québec, 1er mai 1852.Vente considerable de Marchandises du Printemps.Srra vendu aux magasins des soussignés.MARDI et MERCREDI prochains, tes 4 cl 5 mai, a DLl'X heures de l'après-midi, Sans réserve : IE CONTENU de 70 colt» do MARCH AN- ^ DISKS bien assortie* et du saison, comprenant Casimir* ut Doeskins de fantaisie des dernières modes, Draps fin»cl superflus de toute» couleurs, K toiles d'été, Lasting* el Rupel Corda, Ulalet de 9/8 et 7/8, Indienne à meuble de couleur et autres de 2 et 3, Drills, Bouiagan», Shirting», Coton* gris, et une variété de Soierie».20 Caisses Chapeaux de satin de Paris superlins, etc.G’, (a H.GIBSON K, K.h C.Québec, 1er mai 1852.Vente publique des Péages aux barrières de Québec.Seront vendus le QUATRIEME jour de MAI prochain, aux plus offrant, et derniers enchérisseurs, pour avoir effet lu dit PREMIER je i de JUIN suivant, IES PÉAGES DES CHEMINS A BARRIÈRES A DE QUEBEC, pour une année, ù compter du PREMIER jour de JUIN prochuiu, à savoir: Les Péages à percevoir à la Barrière dite la Barrière du Foulon, Do do do Barrière St.Louis, Do do do Barrière Ste.Foye, Do do do Barrière St.Charles, Do d la Barrière du Pont du Carouge, Do do do Dorchester.La vente aura lieu le dit QUATRIEME jour de MAI prochain, à UNE heure de l’après-midi, au Bureau de la Commission, rue St.Pierre.On pourra connaître les termes et conditions de lu vente en s’adressant uu Bureau de la Commission.J.PORTER, Secrétaire.Québec, 3 avril 1852.Avis public.IL est par le présent donné JÎ VIS que le QUATRE MAI prochain, et les deux jours suivants, AUX FORGES DE SAINT-MAURICE, district des Trois-Rivières, il sera procédé à la vente de tous les lots disponibles dans le fief St.Etienne, lesquels seront vendus *ans réserve par les propriétaire».Ces Iota sc vendent en franc alru roturier et ne sont conséquemment grevés d’aucunes rentes seigneuriales ou dettes quelconques.Ces lots méritent l’attention des colons.A.STUART, J.PORTER.3 avril 1852.BUREAU DD SURVEILLANT DES INSPECTEURS-MESUREURS DG BOIS.Québec, 24- avril 1852.W E BUREAU D’EXAMINATEUBS nommé MA sou» l’Acte 8 Viet., chap.49, pour examiner les aspirants à des licences d’Inipecteurs-Mesurcurs, «’assemblera, conformément aux dispositions du dit Acte, le PREMIER LUNDI DE MAI PROCHAIN, (lo 3), d ce bi/rkau, à ONZE heure» du mutin.Les parties intéressées sont par le présent notifiées de se trouver ù l'assemblée.JOHN SHARPLES, Surveillant.BAZAR SS)© SOBS' S’Æ.S'ï?®®®.SOt'S LE patronage de Si SEIBNEURIE LADY ELBIN ET KINCARDINE.W E PUBLIC est respectueusement informé qu’il MA Be tiendra le 25, 2G et 27 du moi» de MAI prochain, UN BAZAR, dont le produit sera employé à l’agrandissement do la Bâtisse de l'établissement des Scrurs du Bon Pasteur Les personnes charitables qui désirent contribuer à cette bonne œuvre, sont priées d’envoyer leurs dons aux Dames ci-dessous mentionnées : Mmes.PHI.PANET, Veuve ELZ.TASCHEREAU, 44 THS.TASCHEREAU, Mme.C.TETU.44 CHS.F.LANGEV1N, Mesdames V.TETU, J.BOSSE’ et P.BAILLARGEON, tiendront la table des rafraîchissements.Par ordre, ANTOINETTE PAINCHAUD, Secrétaire.Québec, 22 avril 1852.V A SOCIÉTÉ ci-devant existante entre les sous-mA signés sous les nom et raison de 44 Dorion ët Garnkau, ” a été dissoute de consentement mutuel le 1er AVRIL dernier.Ceux qui ont des réclamations contre la dite société, sont priés de les présenter à L.E.Dorion, et ceux qui doivent à ladite société, sont priés de lui en payer le montant.L.E.DORION, P.GARNEAU.Québec, 17 avril 1852.JCj“ Le soussigné continuera 1rs affaires en aon propre nom, dans l’établissement occupé ci-devant pai Dorion & Carneau.L.B.DORION.Saint Scapulaire de la Passion, DISPOSITIONS avec lesquelles il faut méditer la Sainte Passion do Notre Seigneur, in-32, broché.Prix : 3d.chaque, 2s.la douzaine.F.n vente chez J.8c O.CREMAZIE, 12, rue la Fabrique.Québec, 13 avril 1852.La Civilité en Images et en Action, OU la politesso, les usages ot les convenances en- seigné» aux enfanta par M.l’abbé de Savigny.1 Vol.in-12, orné de 51 gravure».Prix: Elégamment cartonné, tranche blanche, 2|.•.GUÉRISO.V n’i'N FOIE ET ü’UN ESTOMAC DÉRANGÉS, dans l’état le plus désespéré.Extrait d'une lettre de J\[.Matthew Harvey, , Little Thomas Street, Gibson Street, Lambeth, en date du 12 décembre 1 SU).An Professeur Holloway.Monsieur,—Je prends In liberté de vous infirmer que pendant près do cinq années, je connaissais a peine ce que c'était que d'avoir une journée de bien, souffrant d’une extrême faiblesse et débilité, avec de continuels maux de tête nerveux, des étourdissements et un dérangement d'estomae, nccompngné d'un grand abattement d'esprit.Je m'étais accoutumé ù croire que rien ne pourrait me faire du bien, vu que je tu'étnis adressé à plusieurs médecins, dont quelques-uns.après m'avoir fait tout ce (pii était en leur pouvoir, m'annoncèrent qu'ils considéraient que j'nvais un mal dan* l'épine dorsale incurable, nvcc un dérangement de l'estomac et du foie, (pii rendaient la maladie si compliquée, qu'il» n'y pouvaient rien faire.Un jour que j'étais plus mat o»'à l'ordinaire, et dans un grand abattement, je vis l'annonce de vos Pilules, et résolus de les i ««ayer, plutôt par curiosité que par l'espoir d'être guéri ; cependant je me trouvai bientôt mieux en les prenant, et je continuai û en fuirc u«age pendant six mois, temps après lequel je sni* heureux de «lire qu'elle» ont opéré ma parfaite guérison./t.WILLIAM SMITH, (l réqnetn tuent appelé EDWARD).GUÉRISON 1»’UN ASTHME ut VINGT ANNÉES.Extrait d'une lettre de M.J.Htydon, King Street, Sydney, en date du 10 novembre 1810.Au Professeur Holloway.Monsieur,—J'ai le plaisir de vous informer que plusieurs gué-lisons extraordiuaires de l'asthme ont été opérée» ici uu moyen de vos Pilules.L’une est celle d'une dame qui demeure près de Rasorback, laquelle après avoir été pendant vingt ans incapable de faire le plus léger effort, sotifi'rnit bien dangereusement de In courte haleine, de la toux et du crachement, est aujourd'hui, pour me servir de sa propre expression, capable de courir jusqu'au sommet de cette montagne: Un autre cas est celui de M, Caton, GUÉRISON D’UNE JAMBE MALADE DEPUIS PLUS DE SOIXANTE ANNÉES.M.Ilurker, No.ô, Graham's Place, Dry pool, près de Hull avait des ulcères *ur la jntnbc depuis l’Age de dix-huit ans jii* qu'au delà de quatre-vingt», et quoiqu'il consultât pendant plu sieurs années les premiers médecins du pays, rien ne put I guérir.11 souffrait bien souvent le* douleurs les plu* cruelles pendant de longs enlaces de temps, qui le rendaient incapable de vaquer à se* affaires.11 avait abandonné tout espoir de gué rison, lorsqu'à la tin on le persuada d'essayeries Pilules et l'On giu-nt d'IIollovvny, ce qu'il fît, et quriqu'ctonnant que cela paraisse, In jambe fut entièrement guérie par leur moyen, et en continuant de faire usage des Pilules seulement après que sa jnmhe fut bien, U a acquis une santé si vigoureuse, qu’il est plu* nctif que la plupait des hommes de 50 ans.N.U.—La vérité de ce fait extraordinaire peut-être attestée pnr M.J.('.Reinhardt, 22, Market Place, Hull, 2() février I860.idi'éHHPN (l'afHiirèH.1JKTK11 l’OI UN, horloger, 35, rue Sumt- J( an, colli de la ru* S ui.U-L'ivuK-, Haute-Ville.—Québec, U un, Québec.- N«.165, •8 mai 1851.ru* d’Aiguillon, faubourg St.DF.DARTRE DE SIX K Du.I'.HAILLARGKON ti transput é sou ^ domicile uu coin de* KL'FS STK.ANGFLF et ST.J FAN.Québec, 17 avril 1851.12nt.«Ï.IVlKit MAKMKTTE, relieur, rue Ste.Fa- mille, prés la porte dit de lai’uuotUrie.—14janvier I85|.IjtKS.KAFKKIJR, meublier*ébéuiste,côic3 h P.Hague, chimiste et droguiste anglais qui demeure au no."M, Galle de Palacio, d'essayer l'Onguent et les Pilule» d'Holloway, re qui fut fait; et après avoir employé six grand» pot» d’Onguent nvcc de* Pilules en proportion, l’enfant fut radicalement guéri, A la surprise de tout le corps médical.Lourdes motifs do délicatesse on tait le nom du père.f 1 KO.BlOOUETTK, meublier-ébéniste, rue St.Vl Vulier, Vis-à-vis la rue Grant, St.Koch.7 octobre 185 MICHEL HAUVIN, maîtreÜ’équipage, tient tics chevaux de louage, au numéro 18, rue Couillard, Haute* F.DK VALOIS DUG AL, NOTAIRE : UÏIEAK et résidence dans la maison do M.Wm.Vknnkr, encoignure nord-ouest des rues St.Joseph cl Grant, à St.Uoch de Québec.Québec, 8 mai 1851.12m.Il1 HECTOR L.LANGEVÏ», .S f • O t'.l T, H K charge do réclamations auprès
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