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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 5 février 1853
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1853-02-05, Collections de BAnQ.

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’I IKk uiiimm*.Naniedl 5 Février 1H53.Numéro 14.On »’hI»oiiii«> i Qurbec, an bureau tin Journal, |u‘i-s 1’ Archevêché ; V Fans, chez Hector Hosaange, ; >|ti u Voltaire, qui reçoit It* uiuoiiuus destinées mi Joui nul df i Jjebrc.Voir I’.ien à I* I'11 do la • |(|atri«*Ml** page.1*111 \ jo: a bonnement.t'.nr le t’uiuida, |«raii,*uns Its Irais tl»* poste.I lotus four Taris, y compris l»*s frais ,|e |.osto jusqu’à Ixmdres, on r mi.R.YU m QUEBEC POLITIQUE, COMMERCIAL, INDUSTRIEL ET LITTERAIRE.If) l'ruiuv» Prix de» Annonce».Dix lignes de jictit-texte.2/t> Audessus de six lignes et |*s fplus de dix.3 Pour chaque ligne audessus de dix.0/4 Les ligne* en gros caractères sont comptées pour autant de lignes qu’ils sont de points.On tait un escompte libéral pour le* annonce* d’une grumle étendue et selon le nombre d’insertions.J os.Cauchon, lédacteur eu obéi Augustin Côté, gérant.Réouverture de l'église de Sainte Genevieve.I.3 |uiviur 1853 sera une date mémorable dans les Annales de lu sainte Eglise de Paris; date d expiation solennelle *t de pieuse joie, ou un scandale public u ou, et ou Pullgusle Patronne do lu grande ou* a repi i> possession du 1 ample eleva « u sou honneur.i Co mutin, l’église, piofuneo si longtemps sons te nom do Panthéon, u été rendue à Dieu sous 1 mvo- cation de si mte Geneviève.La pompe a été exclusivement religieuse.Celait un tou* hunt spectacle 4110 de voir s’avancer dans Us ru s populeuses, et gravir les lianes do la Montague, ce cortège composé uniquement do Mi-mstres°d*s autels; cette chasse venerable ou rc-,.us.:iii les reliques sucrées de l'humble Bergère, sans autre guide que le respect, saus autre entourage 11111* la re.oiiuuissanoe et lu piété d nue multitude .• ni|.t.‘sseo ut recueillie.ns douta, il eut été beau, comme aux anciens |,I u-s, de v *.t * 'O dep'oyer ley pompes civiles et les j,.it • u r s militaires.San* doute, la pensée pou-vaif se reporter sur ces mugnitiques processions, tant île lois renouvelées en cinq siècles (1), ou les rois, les princes, les cours de justice, ellcséche-vms su Disaient gloire d’accompagner la chasse de la Patronne de Paris.Sans doute, on so souvenait du ces paroles d’un tres-nncien auteur: “ C’est une coutume établie des les premiers temps et iu-viüIabletiKiit ‘iouservée, lorsqu’on porte le corps cle la bienheureuse Geneviève, qu il ne sorte jamais qu’avec le plus grand appareil.” Aujourd’hui, en ci- nouveau liioniplte, la Religion toute seule s é-tait réservée l’ordonnance et l’éclat de la cérémonie ; elle y avait répandu ce calme, cette gravité, cette sainteté, qui viennent d’elle, et eu même temps, la Providence illuminait la fèto des rayons du plus beau soleil et des suaves clartés d’une matinée do printemps.Le ciel semblait vouloir sourire à la terre et s’associer à la douce allégresse des fidèles.Dès neuf heures du matin, la procession est sorti** «le lu Métropole, au son majestueux du bourdon et de toutes i« s cloches.Après les olficiois de la cathédrale venait la croix, accompagnée des acolytes.SSur doux rangs marchaient les élèves du (*rand-Sciiiiiiairu do Suinl-Sulpice, en surplis cl en catnail ; messieurs les Ghuiioines honoraires en habit de chœur d'hiver, messieurs les Chanoines titulaires do Notre-Dame en cltappes d’or; au milieu, paraissait la chasse, œuvre remarquable d’orfèvrerie entaillée, dans le style du xuie siècle, et contenant les reliques, recueillies par les soins do Mgr.île Quélcn, et sauvées après la révolution de 1830.(jette cliasse était portée par les Diacre» en dulma-tiques tl’or, et aux quatre coins se tenaient quatre Ce refera ire.s avec des torches allumées.Lu ; r occasion a suivi le quai Montebello, la rue des Bern.1.lin' e* celle de Montagne-Saiine-t loue viève.Sur su route, elle a rencontré lo Clergé des paroisses de Suiut-Nicolus-de-Lbarduimet et do Surnt-Etiennc-du-Mout, qui se trouvait au portuil de ces église» pour encenser les reliques.1 ),.Saint-Ktieune-dii-Mont, ello s'est déployée sur la place du Panthéon, et elle est entrée sous le péristyle.Là, Mgr.l’archevêque de Paris a reçu la châsse.Sa Grandeur portait ses magnifiques ornements en style du moyen age.I /é u lise était remplie d’uvunce d’une foule nombreuse.Les ecclesiastiques, lis frères des Ecoles chrétiennes, les membres des conférences de 8oiut-Y’inceut-de-Punl et ceux des sociétés de Saint-Vincent-de-Paul et ceux des sociétés Suint-François-Xavier, les Sœurs de charité avec leurs élèves, avaient eu de» places réservées.Au commencement de la messe, M.1*ortoui.ministre des cultes, en costume officiel, portant le grand cordon do Pie JX que S.S.lui a récemment conféré, M.de Feraigny, ministre de l'intérieur, MM.les préfets de la Seine et do police, lo corps municipal de Paris, sont entres dans le chœur.1/eglise parait uvo.r ete restaurée eu grande hâte, bien quo sa réouverture ait été décidée depuis plus d’une année.I 11 maitre-hôtel provisoire d’une dimension colossale occupe l’extrémité do la croix, mais sans être adossé aux paroi».Un autel de la Sainte-Vierge a été érigeo dans le trauseps de gauche, et un mitre coiisucre à suinte Geneviève duns lo trauseps de droite.Dos panneaux de chêne recouvrent lis tables do murbre où étaient inscrits les noms des combattants de juillet 1830.Le regard chrétien s’attristait en tombant sur les peintures au moins étranges des pendentifs do lu coupole et sur les bas-reliefs qu’on ü’u pas encore en le temps de faite disparaître.Espérons uiissi que lo fameux fronton ou Voltaire et Mirabeau figurent a côté do Fênélon, ne demeurera pas longtemps comme une protestationet dérision de la croix si heureusement rétablie au sommet de Panique et sur les hauteurs du dôme.Comme aussi le nom de Dieu et le vocable de la patronne do Paris ne turderont pas sans doute à remplacer l’inscription quelque peu païenne pour une église catholique : “ Jlux grands homnm lu /*Mi«Nu tokniifiln é* I.* chasse fte Saintc-C.cn vievc, ilrpuis 12üt> jusqu'en 17*».».\ ou le P.Sun-Vus, f it (il tail,te Gtnrrilre.I ri de eus ruines, l’Egluo éternellement debout.! Les orages souvent »e déchaînent contre elle, les | îlots»o soulèvent, la tempête quelquefois submerge I ce roc sur lequel une main divine l'a fondée : mais bientôt le calme renaît, le* dois enchaînes roprennent leur lit, l’Eglise reparaît radieuse, inouïs ébranlée qti’ullùrmie et fortifiée par ces secousses.Que de revolutions sociah s et politiques .le u vu passer ! que du constitution* qui devaient être éternelles, elle a vu mourir ! Les siècles, dont tout ce qui est terrestre et humain subit l’injure, s’écoulent devant elle sans Paltr ier, situs laisser une ndo sur son front.Oui, ce sont là de grands spectacles et de grandes leçons ! (-'est ainsi que la voix de Dieu se fuit entendre au milieu des orages, pour nom enseigner lu vauitè des choses humaines, cl l'inaltérable solidité des choses d’en liant.Reconnaissons de plus en plus le sceau divin si visiblement empreint sillies fondements de l’Eglise, et puissent do nos jours, toutes lis .unes fatiguées aller chercher lo ros dans celte arche qui ne doit jamais périr ! Ce temple auguste, qu’une volonté souveraine et j réparatrice nous u rendu, est une image fidèle, de- 1 pujs trois quarts de siècle, dos vicissitudes et des triomphes de l'Eglise parmi nous.80s destinées j sont celles de lu Religion elle-même.Outragé, ; quand la Religion est outragée, lise relève avec elle et voit ses douleurs se changer eu joie, quand le temps des grandes crises est passé.Louis XV en jeta les fondements vois le milieu du siècle dernier.Ses murs s’élevèrent au milieu des sarcasme., -t des blasphèmes des libertins.Il u’éluit pus encore achevé, et déjà il était souillé pur la licence, fillo de l’impiété.Jetons un voile , sur ces jouis de deuil, sur ces scènes lamentables1 d'un peuple en délire, quand le paganisme triom- , pliant semblait vouloir se venger des anciennes victoires du christianisme, et marquait do son nom, souillait île son upothéose ccs murs consacrés a Dieu cl à lu Patronne de Paris.Après dix ans d'épreuves et de châtiments, Dieu eut pitié de la France.Il lui envoya, pour 1a sauver et lusscoir sur ses fondements la société en ruine, un jeune héros.D'une main, il combattait les ennemis do la patrie, et de l'autre il relevait les au-tels.Quand il eut atteint l’apogée do sa gloire, en : l8Ûtî, il rendit au culte le Panthéon.Ceux qui l'entouraient, les compagnons de scs victoires, tous 1 les hommes importants dont le dix-huitième siècle ! avait pétri l'àinc, ne comprenaient rien aux peu- ' sues religieuses du promiercousul et de l’Empereur.Attaches à sou char, courbés sous I’intluuiice do son prodigieux génie, ils murmuraient cependant, ou iueii ils accueillaient avec ironie tous ses projets j empreints à leurs yeux d’un esprit dangereux et j plein du réaction.Mais l'aigle poursuivait son vol.Sou œil perçant avait vu, par delà cette troupe futile et incrédule qui brillait, parlait et s« moquait, à la surface do la nation, les instincts profonds de ce grand peuple que Dieu lui avait donne à gouverner, et dont il dcvuit satisfaire lus besoins les plus impérieux et les intérêts les plus sacres.Heureux les princes lorsqu’ils oui reçu du ciel assez do sagesse et de puissance, pour lésisler, quand il le faut, au torrent de l’opinion publique, après avoir discerné la fausse de la vraie, et qu’ils savent faire, non ce que les aines égarées ou corrompues demandent, mais co qui demeure cache dans le cœur des honnêtes gens ! Tel était le Prince immortel, dont la main signa lo Concordat et ouvrit h*» portes de Suinte-Gene-vieve.Pourquoi, plus tard, sur ces grandes et délicates questions religieuses, des nuages s’èlevéreul-1 ls î Pourquoi parvinrent-ils à obscurcir ce grand et lumineux génie ?Dieu le sait, mais ces malheureuses dissensions étendirent leur ombre jusque sons ces voûtes saintes ; et sauf, du temps en temps, quelques morts illustres, qui venaient demander aux cavcuux de la Basilique le repos de la tombe, elle resta vouée au silence et a la solitude.C’est en 18*25, que la Religion en prit solennellement possession, et à sa suite l’humble vierge de Nanterre, l’umie de Clovis et de Clotilde, dont lus reliques titulaires, après uu cultedequatorze siècles, avaient été profanées par la revolution, mais que lu piété d’un de nos illustre* prédécesseurs sut eu partie retrouver.Les héritiers de l’ancienne monarchie suivaient, eu honorant Geneviève, des souvenirs do famille glorieux.Ils aimaient sincèrement In Religion, ils connaissaient sa force, ut naturellement ils voulaient appuyer sur elle leur pouvoir chaucelant.La Religion, euchuinec par leurs bienfaits, ne sut pus rester peut-être assez dégagée de leur politique.L’uutel et le trône furent trop solitaires.Ces tendances eurent aussi leur expression dans celte enceinte.Elles préparèrent de nouveaux malheurs a la royauté et à la Religion, ou crut briser un instrument de lu politique humaine.Expliquer les laits, remurquez-le bien, Nos très-( iilus Frères, ce n’est pas les excuser.Au fond, lu mal était dans les idées du xvme siècle, déchaînées et triomphantes.Elles minaient avec nue égale ardeur les bases de l’autorité politique et de l'autorité religieuse.Dieu les laissa prévaloir, et la monarchie ancienne s'écroula.Trois générations des rois prirent le chemin de l’exil.La Religion n’émigrn pas, mais elle eut à endurer de cruelles injures: une des plus grandes lui fut infligée ici.l ue loi, qui rappelait les plus lamentables souvenirs, enleva lu temple a Dieu, ut le livra » l’esprit révolutionnaire.8011s ces voûtes saintes, a lu place des cunliques sacrés, retentiront les hymnes guerriers et les accents exaltés des passions politiques.Les anges qui gardaient cet autel s’envolèrent, et la croix qui brillait au sommet du dôme tomba sous les coups des profanateurs.Lo silence, la solitude et le deuil s’emparèrent de nouveau de coite enceinte consacrée.Ccs excès et ces criminelles faiblesses no pouvaient pas porter bon heur à l’Etablissement nouveau : uu jour il devait stib.r la peine de scs fautes originelles.Rien ne put fléchir le ciel et conjurer lo péril, ni les éminentes vertus qui étaient autour du trône, ni la sagesse et imo longue experience qui l’occupaient, m ces tils nombreux qui le soutenaient du leurs épées, ni les hommes hulules qui l’eclai-raient do leurs conseils.I ne petite pierre, partie do la montagne, selon l’expression du l’rophèle, frappa tout à coup le colosse, et ils'icroula.La nation so trouva encore une fois maîtresse de ses destinées.Avant de les remettre entre les i mains puissante* auxquelles elles sont aujourd’hui coudées, il y eut do nombreuses et profondes agitations.Lu France se sentait sur un volcan.Le volcan éclata, et Paris fut livré, durant plusieurs jotirs, a toutes les horreurs d’une guerre fratricide.Religion sainte, durunt ces jours mauvais, que de larnu s tu as eu u répandre ! Tandis que ton premier Pasteur donnait mi vie jxmr son troupeau, le canon tonnait contre ces murs, et le sang coulait dans cette enceinte.Ce lut le dernier malheur île ce temple uuguste.Lu nuWoii avait enfin vu le fond des ahimes ou on voulait l’entraîner : elle avait compris le terme des toile» théorie» dont on l’avait bercée.Ce sentiment profond lui lit relever, pour les opposer à l’anarchie menaçante, toutes les idées do conservation et deforce que, depuis si longtemps, on travaillait à allàibhr et a miner sourdement.Le respect do lu Religion, le re»pect de l’autorité devinrent dus besoins populaires.Il y u, certes, d’autres besoins légitimes qui demandent a être satisfaits ; mais nul ne saurait tuer que le piemicr do tous pour un peuple, soit de vivre, do ne pas être sans cesse menacé dans les conditions essentielles de son existence.A l’heure suprême de cotte grande crise, un homme que Dieu tenait en réserve, jviruit.Il comprend et personnifie tohtes ces aspirations.8u mission fut d’abord méconnue ; tuais il sortit, comme par miracle, des entruil’esdu peuple: ce fut sa force et son droit.C’est en posant la main sur le cœur déco peuple, qu'il u gouverné.Il a mis sa prodigieuse habileté à comprendre et à deviner nu besoin co qu’il y avait dans ce cœur, ut sa puissance à le réaliser.Il a su mépriser les préjugés, mémo ceux qui s’étaient accrus par la victoire.11 a proclamé bien haut ses sympathies pour les classes soutfruntes.La Religion a été honorée, et, comme son premier bien, comme son premier droit, c’cst son indépendance des pouvoirs politiques, qui n’u rien do commun avec l’esprit de faction, celte indépendance u été respectée ; et l’Eglise continue à jouir sous son règne d’une pleine liberté, unique bien temporel qu’elle désiro obtenir «¦ L qu’ello demande chaque jour à Dieu et aux chefs des nations.l'n pouvoir fondé sur ccs principes, un pouvoir dont les racines remontent aux beaux jours du Consulat et de l’Empire, un pouvoir fort et populaire ne pouvait laisser les portes de ce temple fermées, et tant du malheurs sans separation.Aussi il II do ses premiers actes fut-il de rendre au culte et à lu l’u-tronne de Paris l’eglise de Sainte Geneviève.Et voila pourquoi la Religion étalé aujourd'hui scs pompes dans cette enceinte sacrée ; voilà pourquoi l’expression de notre reconnaissance, après s'ôtro élevt e vers Dieu, source do tout bien, descend sur le Prince chrétien qui a obéi dans cette circonstance aux plus nobles inspirations.Et maintenant, douce et glorieuse Protectrice île Pans, reprenez votre place, que la piété iir celui qui voit que pour lo patient, elle suppliait sus frères du lui pardonner cl demandait à Dieu du lu faire mourir.Hubert prit daus ses mains les mains convulsives du lu pauvre enfant.—Que Dieu te pardonne, comme nous lo pardonnons, lu faute que tu peux avoir commise ! dit-il avec boute et un bénissant Marguerite ainsi que l’eût fait un pure.—Oh ! nu me parlez pas avec celte bonté ; noca-blez-tnoi plutôt de votre colère.Votre secret., misérable que iu sms.; un Italien, 1111 traître.je lu lui ui livre.—Infâme trahison ! s'écria Hubert.—Vengeance ! murmura Jeun, d'une voix étoiiil'eu par In rage.— Je cours duinaii 1er justice un duc du Bourgogne.— Et moi, jo cours mu la luire ! Hubert su rendit précipitamment près du l’Iu-lippu le Bon ; Juan pris a pmi la viuillu servante, et uprés quelques courtes quest ions, il s'élança sur son cheval encore sellé, s’urn 'a un instant a interroger lus domestiques, couiut chez l'hôte 1111?r do l'auberge ou logeaient les deux Italien», et prit au galop la roule d'Oslende.Après une heure du marche, son cheval, défaillant, s'mrôta prêt a tomber ; Jeun lui versa dans la bouche u*\o partie do la liqueur que renfermait une petite liolo d’argent qu'il tira de sa ceinture, ul l’a-n 1 ni u I reprit le galop avec une nouvelle vigueur.Après une demi-heure de course nouvelle, il s'abattit cl resta suns mouvement : il étuit mort.Jem qui sans doute prévoyait cet accident, sauta légèrement a terre, et, portant les yeux autour do lui, vit, a quelques pas, 1111 petit pnysun us»is au |>i< d d’un arbre et qui veillait sur un cheval selle; m» dire un mot, l'ulchimistu s'élança brusquemeni sur la monture, jeta sa bourse pleine d’or » l’e.liant, et repartit au galop.Enfin, il aperçut un cavalier prés duquel il arriva bientôt, et qu’il reconnut pour l’un de ceux qui étaient venus à Mauseyk, quelques mois auparavant, lui demander des ta Idéaux.—Traître, lui dit-il en lu frappant de doux coups de poignard, voila de quelle manière on cliatio en Flnudie les lâches et lus voleurs.Lo cavalier tomba connue un cadavre, et resta suns mouvement dans la poussière.Jean demeura quelques secondes a le regarder ; puis, comme lus paysans accouraient de toutes parts avec des cri» de vengeance, il fit faire volte-face à son cheval, et reprit nu galop la route de Bruges.Quand les paysans arrivèrent sur le lieu du uieiiitrc, ils 11c trouvèrent plus que le mourant, près duquel un jeune étranger accourut un jetant des cris de désespoir.— Domenica ! mon cher Domenico, tu meurs ! et tu meurs sans que j'aie pu te venger î Le misérable qui t’u frappe s'etait emparé demon cheval que j’avais confié, quelques instants, à lu gardo d’un enfant.Oh ! maudite soit la soif ardente qu* m’a fuit arrêter une minute pour l’étancher : elle u causé la mort de mon frère.Fendant qu’Audreus del Castugno se livrait à ces lamentations, les paysans transportèrent le corps duns une cabane voisine ; l’Italien lus y suivis, s'agenouilla près du cadavre et demanda qu'un le laissât seul avec ccs tristes restes.Il demeura quelques instants abîmé dans la douleur que lui causait lu perte de son compagnon ; mais peu à peu, a ces pensées funèbres succéda je ne sais quelle joie féroce de su voir seul possesseur du secret des frères Van Eyck.— Lo sort eu est jeté ! murmura-t-il tout-à-coup en s’éloignant de Domenico ; puisque le destin l’u voulu, puisque ce secret n'est plus qu’a moi seul, je ne le partagerai point avec ceux qui m’attendent a Florence : c’est à Rome que j'irai me réfugier ; jo changerai de nom, et la, bravant leurs recherches, je donnerai l’immortalité au nouveau nom que je prondrui.Oui, lo sort en est jeté ! à moi seul la gloire ! à moi seul la fortune ! je le jure sur ce cadavre ! Et comme il étendait In main sur le corps de Domenico, un soupir s’exhala des lèvres du jeune homme ; puis il se souleva et tendit lu main vers Andréas ; mais Andréas, pur un mouvement insensé, se juta sur lui et lu frappa de son poignard.—Mon secret à moi seul ! s’écria-t-il.Il s’enliiit comme Caïn après lo meurtre d’Abel, s’élança sur le cheval de Domenico, et disparut.Quand les paysans revinrent peu d’instants après, le cadavre gisait a terre, et personne no sc trouvait {ires dü lui.Le comte do Flandre, duc de Bourgogne, Philippe le lion, avait coutume do rendre la justice a son peuple tous les jours vers l’heure de midi ; il donnait ses audiences dan» une grande salle de son palais, ou lus bourgeois et lus manants étaient admis sans distinction, et pouvaient tonr-à-tour élever la voix, soumettre leurs griefs ou leurs doléances uu prince, et requérir son jugement.Philippe le Bon aimait, en cette circonstance, à s’entourer d’une grande pompe.Il so tenait assis sur son trône ducal, portait des vêtements somptueux, et voulait que sou fils, le comte de Cliarolais, ut les plus hauts personnages de sa cour, l'entouras- sent et tussent les témoins de ses décisions.La longueur dus débats, le peu d’importance des léclu-ma'ions, lu condition infime du plaignant, ne parvenaient jamais à la»#cr sa patience ; il laissait dire au plus dillus, pourvu qu’il eût apparence de hou droit, rassiiiuit les timides, consolait les afiligés, et s'il s’ugissuit d'intérêts pécuniaires, finissait presque tuujuius par apaiser le ditlèrend au moyen de scs propres rixduliers.Le comte de Flandre, après avoir oui les réclamations d'une pauvre femme do ul la petit jardin avait été dévasté pur des chasseurs du liant lignage, venait d'adresser une verte réprimande aux auteurs du Jegat, et de les condamner à une forte amende envers lu paysanne, lorsque tout-à-coup un grand bruit se fit entendre dans l'assemblée ; puis la foule s'ouvrit d'ello-mème, et livra (tassage à Jean Vau Eyck, qui, sanglant et le poignard encore à la main, urnva précipitamment devunt lo duc.Celui-ci, à la vue du couteau et du sang, détourna la tête et fn»sonnu : cur depuis l’ussassinat de Jeau-suiis-lVur, son père, il n’était point niuitre d'un pareil mouvement lorsque l’on offrait tout-à-coup une dague à ses regards.—i’ar Notre ILimc-de-Bruges ! s’écria-t-il, que veut dire tout ceci, mon muître î —Monseigneur, répliqua Jean, uu misérable Italien, nous avait volé le secret do notre art : je l’ai lue.Le duc pâlit et so leva par un brusque mouvement do colère.—Qu’cst-ce a dire ?n’y a-t-il donc pas de justice dans notre Comté de Flandre, que nos vassaux se la font eux-mêmes par l’ussussinat î Frenez-y garde, mou maître, ccltte ulluire peut avoir des suites funestes pour von».—Que votre volonté soit faite, Monseigneur; en quelle prison taut-il 1110 rendre pour avoir conservé à la Flandre un secret qui l'ait su gloire ?Si le bour-reuu est prêt, je le suiâ aussi.— lit moi aiis»i ! s’écria Hubert qui venait d’arriver; moi aussi, car je suis le complice do Jeun.—Je suis (|iie vous êtes de giuuds peintres, qui valent plus dt ru nom à In Flandre quo beaucoup de grand» se.*.s qui ne savent que ravager les terres du» Vi.u.ns ; mais devant ma justice, lo tu-lent, comme la noblesse, s'uffiice ; vous avez versé du sang, que lu sang retombe sur votre têtu ! Les deux frères s’embrassèrent et dirent : — Nous sommes piêts.—\ oyons, mon cousin Louis, que feiiez-vons à notre place f ajouta le comte d’un ton qui semblait demander un conseil de clémence: cur, après lo premier mouvement de colère et de surprise, il comprenait trop bien, pour vouloir les punir sévèrement, lus graves motifs qui uvuient poussé Hubert ut Jean Van Eyck a la vengeance.Celui auquel il s’adressait était un jeune homme au teint livide,aux cheveux crépus,au regurd faux : lu (j u est ion du prince le tira d’une rêverie profonde et l’éveilla comme en sursaut.—Toucher à la justice de son souverain, c’est tou* cher u s i Couronne ; c'est commettre un crime do lèse-majesté.— Donc votre nvis, reprit le comte, assez peu satisfait du cette réponse sévère, votre avis est que le crime tic l'Italien et le talent des coupables no militent point eu leur faveur?Le jeune prince allait répondre, lorsque tout-à-coupon entendit dans la cour du pnlais le hunt d'un cheval uu galop; puis lu cheval s'urrèta : un homme h iletant 11 le» habits en désordre, entra dans la salle d'audicnuc ut courut droit a celui qui allait dè-caler du sort des deux frères, ot lui remit un pnquet uaehelé.Aussitôt qu'il l’eut ouvert, Louis s’écria dans un premier trans|)ort d’allégresse: —Des habits do pourpre (1)! Je suis roi de France ! Fuis, se reprenant aussitôt, il se donna l’air dolent, et feignit même d’essuyer une lurmo.— Monseigneur, dit-il, nous recevons sur l’heure la nouvelle que notre royulo péro vient do mounr, ut ijiiu le lourd fardeau do la couronno pèse sur notre Iront.Permettez-nous de signaler notre avènement au trôno p.r un actu de clemcncc, par la grâce pleine et cutuie du- deux peintres célébrés que voici.Allez donc » 11 paix, nos muftres, et une autre fois 11c retombez plus eu de si grandes fautes.Cependant vous fonderez de vos deniers une chapelle a notre patron mini Louis, et vous y mettn-z lin du vus plus beuux tubleuux, avec vos |>orlraii» à genoux, eu ullure de suppliants.Maintenu ul, Aïonsuigneur, que justice est fuite, miséricorde uccordèe, nous vous dcinundons la per.miss.ou du nous retirer, et de nous livrerduns lu solitude a notre douleur.—Avunt cela, sire, ajontu Fhilip|>e le Bon en s’agenouillant, nous voulons le premier rendre hoin-mage lige en vos mains, et vous faire le serment do vous seivir, même pour celles de nos terres qui ne relèvent pus du la couronne de France.—Nous lo recevons, mon père, cur nous voulons vous garder ce nom si convenuble à notre affection pour vous.C'est du votre main que le roi Louis le onzième veut être uriné chevalier le jour de son sucra a Reims.—Je vous y conduirai a la tête de dix mille lances, s’écria le comte.—Merci, répliqua Lous XI en jetant sur le prince un regard do defiance ; un si nombreux cortège ne vous est point nécessaire.Cent lances suffiront et au-delà ! Adieu, Monseigneur, nous allons pleurer et prier.Il sortit de lu salle d’audience.—Liesse ail roi de Franco ! enu la foule, liesse au comte de Flandre ! VI.Le grand | unileucier du l’église cathédrale de Bruges, sous I'm vocation de suint Donat, était un vieillard espagnol en grunde réputation de sainteté.Nui confesseur de lu ville ne se montrait à la fois plus consolant et plus sévère : c’était à lui que l’on recourait duns tous les cas gruves de conscience, et il était rare que l'on ne sortit pus de son contèssiouiiul plus repentant, mais moins désespéré.Comme, grâce a Dieu, des crimes ou de grandes fautes se commettaient rurcmenl à Bruges, le confessionnal du penilencier restait souvent desert ; don Bustos n’y demeurait pas moins jusqu’à la nuit, pour attendre, eu priant, le pécheur qui pourrait venir à lui.Un soir, uprés la mort de Dunnnico de Messine, il sc disposait a qiuitcr le confessionnal, car la unit, était venu et personne ne se trouvait plus dans l’église déserte, ecluiréo seulement par une lampe allumée au pied de la statue da saint Douât, lorsque (1) Lciroü Je France portaient le deuil en rouge.I Journal de Québec, 5 Février 1N53.d*;» pan précipités bu tirent entend ru sur les Julies du lu nef el se dînèrent vers le ooiifoxsiontittl.Doii Bustos s’upprêtu a bénir le pénitent 4111 s’ugonouil-luit uu tribunal Je lu penitence : — Ne rue iléuisxcz pus mou péru, s’écria ce dernier : je suis un utsusiu ! —Repeulez-vous, prit/, et humiliez-vous devant Dieu, qui vous parie pur mu voix ! A genoux, dire* tien coupable.— Un lue lu*, un homme u dérobé uu secret duquel dépendaient ma Ibrluno et mu gloire, je l’ai poignardé.—Oui, vous avez douté do lu justice do Pieu, et vous n’avez point hésité u vous venger voiis-im iue : que le sang retombe sur votre tête ! Ecoute-moi, Jean Vau Eyck, car je le recouuuis, et depuis trois jours la ville de Bruges parle trop de ton crime et du purdon octroyé pur Monseigneur le duc de BourgO* g ne, pour que le bruit n’eu soit pus urrive même jusqu’à moi, qui ne suis plus du co monde.Ecoute Jean, peintre vaniteux, qui poursuis l'ombre menteuse de la gloire : homme pervers qui punis sans pardon, comme si tu n’uvais pus du purdon implorer pour tes crimes ; lu es un grand pécheur, et il fuut te hâter do rentrer dans la voie de la pénitence et du salut.IJ11 pas encore, et Dieu retirerait do toi sa ntuin ; lu mesure est comblée: une seule goutte la ferait déborder.Ecoute, tu lie peux rester possesseur du secret que lu as payé du prix du sang: car le sang qui?tu us répandu n’e-tuit point le sung du coupable.—Mon père ! —Tu as frappé un innocent.L’Italien tombé sous ton poignard n’est point celui qui s’est introduit chez toi, et que j’ai vu lorsque tu sœur me fit appeler prés de lui pour lui administrer le sacrement de (’extrême-onction.—Malheur ! malheur! J’ai tué un innocent, elle coupable emporte mon secret ! —Pécheur endurci qui trouves des pensées d’nrt et d’intérêt personnel devant le meurtre d’un innocent ! écoute-inoi, Jean Van Eyck ; ton frère fait élever une chapelle expiatoire ; mais Dieu veut davantage de toi pour accepter ton repentir : puisque tu tiens à ton secret de peinture plus qu’à ton salut même, jette loin do toi co secret ; Dieu t’ordonne par ma bouche de purtir pour l’Italie, pour Messine, paya de la victime ; là, tu t’informeras s’il ne sc trouve point un frère, un parent do celui que tu a* frappé lâchement, dont tu as perdu Pâme peut-être en le tuant, sans lui laisser une minute pour songer à ton saint, et tu lui enseigneras, a ce parent, ton secret.N’épargne ni la fatigue, ni le temps, ni les soins, car de l’accomplissement do cette pénitence dépend ton absolution.D’ici là, point de prêtre qui écoute ta pénitence, point de fidèle qui prie pour toi, point do sacrement auquel tu puisses être admis : jusque-là tu es excommunié.En prononçant ces paroles terribles, le pénitencier sortit du confessionnal, et laissa Jeun Van Eyck prosterné dans l’égliso solitaire.do rassemblée législative appuiera U* gouvernement sur ce point ; ” et si elle l’appuyait, si elle manquait untsi de justice envers le Das-Canada, l’opi-mon n’eu serait que plus forte à l’extérieur.Cette opiiiiou ferait la majorité en repoussant les msudutaiies inlidcles, car l’ugitatiui» continuera jusqu’à l’accomplissement de lu justice.ilubitunis de la rive Nord, |>our vous eujoler, pour vous endormir, ou vous “ luis ne l'espoir que, plus i'aku, le gouvernement pourra venir uu secours de votre chenuu.” Alterniez donc, espérez doue, pendu ut que les chemins de fer favorisés de lu garantie provinciale, sillonnent les autres parties du Canada.Elut tard vous aurez justice, le gouvernement vous eu /
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