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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
jeudi 12 février 1863
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1863-02-12, Collections de BAnQ.

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T 31e année.TAD* UK I.AHülUMmi Pour J«ut« m«l«.|I-U| Peur «ii uieU.*.uu Le Journal pareil le» MAHUI, JKMil •imamkui >ie cheque eetueiee Ounop«ut • '/ abonner pour uioiua Je m mou.lieu* Ui'u Je) nbonnemeuie pour un teuii>« In-Uertui, le retrait u'a liuu«|ue «uravi» louuo 4 r»'imiui«tratié-rer lestement ses annexions, obtenir pour son Siège doit garder Rome ?Mais le Pape et le Congrès ne pensait pus autrement : « Rome, disait ilenoore, appartieut au chef de l'Eglise ; > seulement il s’uriètait là.Ku vertu de ce beau l'engager à se paoifier ollo tuôrae.On n'entend plus çà et là que quelques murmures isolés, comme les derniers bruits d'un feu qui s’éteint.> Ou peut juger, paroet exemple, de la solidité des fondements sur lesquel* repose l'unité italienne et de la durée des regrets que ses partisans accorderaient à sa chute.» Four nous, nous avons toujours pensé que, malgré le fracas de leurs protestations, les Fié montais se souciaient peu de monter au Cupi tôle.Ils invoquaient ce grand nom do Rome bien plus comme un prétexto pour détourner les agitutions que comme un but qu'ils désirassent atteindre.Ils comptaient d’ailleurs, par uno injurieuse espérance, que notre armée gar dait on dépôt la Ville Éternollo pour la leur remettre à un jour donné, et ce jour, ils voyaient sans regret se reouler, parce qu'avec lui sc reculait le moment do procéder a l'orga nisation intérieure de T Italie.* Cetto organisation de l'Italie, à laquelle ils proclament l'intention de se consacrer, est pré oisémont la tàoho qu’ils redouteut le plus.Le ministère Rattaazi n'avait pas commencé, si nous avons bonne mémoire, par d'autres pro messes que ses successeurs.C’était l'organisa tion dos K tais annexés qu’il présentait à la Chambre dos députés oouimo le prélude do l'eu tréo dans Rome, voulaut suivre le conseil que lui donnait publiquement M.Uillault, et rendre l’Italie digne, par lo spectacle de soi provinces tranquilles et libres, d’obtenir sa capitale.Ce apeotaole-là, nous l'attondons enoore.On noua répète chaque jour que lo brigandago n'est pas tout à fait écrasé, mais que demain il n’y en aura plus traoo ; voilà bientôt trois ans qu'on nous l'annonce ; mais oo < demain s no so lève jamais.Lo Constitutionnel lui-même recon naît que depuis un an la situation intérieure de l ltalie n'a point fait un pas.> Quelle ressource, dans une telle ocourrenoe, que de s’écrier: « Si l'Italie est troublée, c'est âue nous n’avons pas Rome ; c'est quo le Saint-iége n'est pas entièrement dépouillé, o’est oo que oc pan de manteau, qu'il conserve malgré nous, il oso lo partager aveo le roi dont nous tenons les biens.> Qu'il est aisé, à oo prix, de se laver les mains du sang qu’on u versé ! Mais se voir enfin désigné du doigt comme l'auteur des bouleversements, se sentir mis en demeure d'en finir avec oes résistances et sc trouver réduit, après tant d’assurances contraires, à confesser que 90,000 homtnos ne suf fiseut pas pour en avoir raison, co sont là dus extrémités qu’on n'envisago pas sans quelque honte.Il faut, pour los affronter, des rapports scoretH, des comités scorots, des enquêtes secrètes.Si l'on publio quo 1’Italio est libre, c’est à la condition do tenir soigneusement cachés lus moyens par lesquels elle manifeste sa liberté et par lesquels on la lui inoulque.> Une situation pareille pout-ello sc prolonger ?Est-co une solution définitive que lo Fié-mont à Naples et notre armée à Rome ?Cotte unité qui n'arrive pus à sc fondor et qui dé-olarc elle-même quo sans Romo elle ne peut vivro, est ollo lo régime normal de l'Italie ?L'occupation de Rome, suffisante pour protéger la séourité du Pape, insuffisante pour ga- royaume d’aventure la reconuaissanoe diplomu- J et de le débarrasser du reste, tique et négocier librement à Paris un emprunt «tout le patriotisme italien ne fuisait pas les frais, quand elle u entendu, au mémo moment, les reproches tomber sur lo Pape dépouillé, elle U jugé que la faveur était décidément pour i urin, et les adorateurs du succès ont commencé, duns les suions comme dans la presso, à répéter qu’après tout le Saint Père était bien obstiné ot le pouvoir temporel bien inutile.» Tout à coup un mouvement a’est fait à l'horizon : le pouvoir temporel a reparu à cette même place où s'étalait naguèro la reconnaissance du royaume d’Italie ; lo Piémont s’est vu arrêté court au moment de couronner l'oeu %re qu'il avait si facilement menée; l'entrée même de la Bourse sera refusée, dit on, à son second emprunt.C'en est assez pour déconcerter la foule obéissante : elle suppose dans un changement d'attitude un ohangemont d'intention ; elle se remet à ponser que lo pouvoir temporel n’ost pas chose indifférente et déjà Ioh zélés entonnent dos aotions de gràoes.» Nous no sommes pas aussi prompts à ohan-ter victoire.L’occupation de Rome est pour nous uno étape, et non un but : nous voudrions arriver au but, no fût ce que pour savoir où nous allons.» Il est vrai que los prophètes ne manquent pas pour nous rassurer ; mais o’est justement leur optimisme qui nous effraie.Nous somme* trop exigeants, s’il faut les croire, accoutumés qu'ils sont à conoilier dans une égale admiration tous les faits accomplis.Il s'agit, à les entendre, non pas de rétablir le Pape dans la plénitude de ses droits, mais d’unir ensemble ces deux grandes causes, la souveraineté pontificale et l'indépendance de l'Italie.> L'indépendance de l'Italie ?Certes, nous la voulions mitant que qui que co soit, mais où U placez vous ?Est-ce dans ces entreprises qui ne se sont couvertes de son noui quo pour le compromettre, pour favorisor, sous oe masque, la révolution ou la conquête ?Jugez vous qu'elle est sauve parce que le Piémont règne à Bologne, parce que Naples a été soustraite à sa dynastie nationale et Venise maintenue sous la domination autrichienne ?Vous avez une étrange façon de la comprendre.A ceux qui prennent eu main les droits violés par le Fié mont, vous opposez lo sentiment nopuluire ; l ceux qui revendiquent l’unité do la péninsulo, vous opposez le mensonge dos scrutins piérnon-tais.Il faut pourtant vous prononcer : ce sont les mômes scrutins qui ont dépouillé les princes italiens et couronné le Piémont.Si vous ne croyez pas à leur sincérité, pourquoi vou» élever contre les princes ?Si vous y croyez, pourquoi vous élevor contro le Piémont ?Auriez vous donc un arrière plan ?Vous repoussez l’unité, rêveriez-vous une fédération qui ne serait plus la fédération reconnue à Villa-franca ?» Vous insinuez souvent quo Naples réclamo son autonomio, lui dcstinoricz-vous un roi qui, n’étant plus Victor-Emmanuel, uo serait pas François IT ?Et, si vous roulez de tels projets, depuis quand les avez vous formés ?Est-ce qu’à l’époque où vous lui encouragiez l'avidité du spoliateur, vous voua préparica à rodomander un jour ce qu’ulors vous l'engagiez à prendre 1 Est oc qu'il n'aurait ou, selon vous, la liberté de sc glisser sur les domaines de l'héritier légi-time quo pour les perdre à son tour et les voir offrir a quelque nutro ?> On devine à quels écrivains s’adresse ce langage.Nous no sommes nullement touchés, cnooro moins rassurés par le zèlo quo manifestent aujourd’hui, pour le Saint-Siège, les mêmes plumes qui ont écrit jadis lo Pape et le Congrès.c Vous no croyez donc pas aux convcr Bions, > s’écrieront do bonnes âmes.Où les voient-elles, ecs conversions ?Quels gages en principe que « plus le territoire est petit, plus le souverain est grand, » il établissait tout à la fois la nécessité de maintenir le Pape à Rome C’est exactement la même thèso «jue soutiennent prés«)ntc- ment nos onctueux docteurs: le Saint-Père __________f i .n ayant plus, comme ils le demandaient, que lauoolie.Rome et le jardiu, ils jugent bon de les lui décidé qu’o laisser.Hier, le programme était à exécuter, nier, elle vi aujourd’hui il est oxéouté.Voilà toute la dif- et consacrer féreuoo.> A-t-il changé de caractère par cola seul qu il est accompli ?A-t-il cessé de mériter en lHtî.'l la réprobation dont le frappaient on I860, 1« Pspe, les évêques et les honnêtes gens ?> «J’aime mieux du pain noirot lus catacombes,» s’écriait ulors un grand évêque.C'est qu’en offet un tel plan n'a jamais signifie qu'une chose : la dépendance bous les dehors de lu royauté.Dépossédé de ses Etats et coufiiié dans Rome, lo Pape n'a plus de pouvoir quo oc Îu il en faut pour faire illusion aux regards us peuples : il paraît souverain, ot il est prive des ressources indispensables au plein exercioc de la souveraineté.L'auteur du Pape et le Congrès le comprenait si bien, qu'il offrait de faire du Saint Siège lu salarié dos puissances catholiques, sans doute pour rendre plus iuvio-lablo son indépendance.Pie IX a préféré s’adresser au coeur des fidèles, et le Denier de Saint-Pierre a été créé.> Mais quel que soit, on dépit do tous les obs taclcs, le dévouement dos catholiques, est-ce là un état durable ?l Et notre armée, comment veut on qu'elle se retire jamais de Rome, si l’on éternise les conditions qui ont jusqu’ici motivé sa présence ?» Voi à pourquoi nous n’ajoutons nulle confiance a des protestations qui n'auruient d’autre effet que de nous fixer dans le statu quo.Qu'on acceptu cela pour un commencement, et qu'en voyant des hommes, qui ont préparé la spoliation du Pape, réclamer maintenant pour lui un lambeau de territoire, ou nous oppose l'uvun-tai:e do oo concours inattendu, nous le voulons bien, et nous consentons à répéter l'adage c JJaLtmus conjitentem rtum.> Muis à qui conque n'entend pas déserter la oauso du Saint-Siège, nous dirons : Prenez gardo où voua nié nent ces nouveaux guides I prenea gardo qu’il oc so oaebc un app&t pour votre faiblesse là où vous pensez voir uno satisfaction pour votre dévouement ! On s'abandonne à do doucereuses amorces : on se dit quo des transactions, pro posées en un si pieux langage, ne sauraient venir que d’uno bonne intention; on s’aocou* tume à les envisager.La fidélité, fatiguée déjà peut-être d'une longue persévérance, s'énerve bientôt dans les raisonnements ; on so flatte de donner à la paix co qu’on retiro à la justioo.Tout en se persuadant qu’on n’a pas oliangé do ligne, ou finit par no plus se reconnaître dans ses voii’s ; tout en répétant qu'on reste -avec Pie IX, on se rapproche insensiblement de Victor' Emmanuel, et l’on se trouvo n’ètro plus qu un ctnuplice «le Turin, lorsqu'on so croyait onoorc nn défenseur do Rome.> La lirlnr Marie «le \ap|fi, line dépêche annonce que la reine do Naples a quille le convent d’Augsbourg.Voici un arlicle de la Gazette d'Auijsbounj, antérieur de 24 heures à la dépêche : c \ oilà trois mois à pou prè* quo nous avons lu dan» les feuilles la nouvelle «urprenunto que la reine Marie do Nuples s'était rotiréo dans le oalme du couvent des Ursulines d’Augsbourg.Cetto nouvelle était surprenante eu effet pour toutes lus personnes qui u'uvaiont pas approché de cetto haute dame, qui ue connaissaient sa destinée quo par les journaux.Cette résolution n a pas autant étonné ceux qui ont pu jeter un regard plus profond sur la vie do cetto daiuc éprouvée.I outo forto aotion est suivie d'une réaotion, toute surexcitation puissante d'un état ont-elles ?quels changements ont-elles aperçus?I d'apathie, ZZi Tel a •out-cc los révérences à I endroit du pouvoir 1 été aussi le eus dans la circonstance présente j * los terreurs do la révolution, ni le* hor-reurs du siège de Gaéte n’avaient pu abattre le courage de la princesse allemande.Elle avait vu sans peur lu mort en faoo sur les remparts de Oaéte, et jusqu'au dernier moment elle fut opposée à la reddition de la forteresHe.Elle vint à Rome ; mais au lieu d'y trouver le repos « Ue devint le centre dus iutrigue* politiques.Comment un esprit, quol«|uo vigoureux qu’il fût, n ofkt-il pas Niicoombé à cette surcxcitatiou continuelle ?Dans lo courant de l’hiver dernier déjà, la reine Marie commença à devenir maladive; une toux opiniâtre se déclara ; en mémo tomps, la Reine tombait dans une profonde nié D après l’avis des niéilecins, il fut ollo irait aux eaux, et on juillet dur nt à Munich pour visiter ses parents consacrer quelques semaines au rétablissement de sa santé.i Après quatre ans d absence, nous pouvions la revoir.Combien «l’éprouves elle avait subies dans cet intervalle I Co n'était plus la vive et gaio jeuno fille d’alors.Une disposition mélan-ooliquo attristait ceux qui lui étaiont attachés.Aux sources de Sodcn, elle trouva un soulagement momentané pour ses maux de poitrine ; mais la mélancolie n'alla qu'en augmentant.Elle ne put résister plus longtemps au plan quo peut-être depuis longtemps elle formait au fond de son coeur, le déhir de trouver le repos, après des années do luttes et de déceptions, dans los murs calmes ot silcuoieux do Sainte-Ursule.Lo roi Maiimilicn de Bavière prononça cos paroles vraiment royales : « J’honorerai l'asile » quo tu t’es choisi.Puisses tu y trouver le > repos et la consolation, mais aussi la foroo » nécessaire pour ne pas renonoer pour tou-» jours à la mission que Dieu t'a confiée à notre * honneur à tous ?» « Et, en effet, le résultat de ses trois mois do séjour n Sainte-Ursule g été bon.La reine a oédé enfin aux prières de son royal cousin et a pris la résolution de rentrer dans la carrière politique, de retourner à Rome.Mais, d’après le désir de ses parents, elle ne pn*scra pas sans transition du cloître à la vie d'une cour agitée, et se rendra par conséquent à Munich, ot y restera quelques semaioes nu soin de sa famille.Elle y sera acoompagnéo do la duchesse de San Cesaro et du prince San Antimo, qui ont également passé l'hiver a Augsbourg.> nt a sert.\oiei I appréciation du Temps sur le discours de l’Empereur.Cel arlicle à valu un premier avertissement ù la feuille parisienne : « Le discours de la Couronne, dit-il, n’eat, sur aucun point, aussi explicite quo aur la Question romaine.Nos armes, y est-il dit, ont éfendu I ndépendance do l'Italie, < sans abandonner le Saint-Père, que notre honneur et nos engagements passés nous obligeaient de soutenir.» On n’accuscrn pas oo langage d'ambiguité.Nous sommes à Home pour soutenir lo Pape ; non» y sommes pour soutenir le pouvoir temporel, puisque le pouvoir spirituel n’est pas en cause ; nous y sommes pour défendre le Saint Pèro, non pas contro Victor-Emmanuel, que notre veto suffirait pour arrêter, maie oontro les romains, qui ne vculont pas do leur souveruin ; nous y sommes en dépit du droit, c’est M.Billanlt oui l’a dit; on dépit do la politique de non-intervention, cela est manifeste ; mais enfin nous y sommes, et ootnmo noire retraite amènerait infailliblement la chute do la papauté, nous sommes obligés do rester pour ne pas assumer la responsabilité de oette oatastropho.Etrango situation, dont noua reconnaissons volontiers toutes les difficultés, mais dont la Franco sera bien forcée, tôt ou tard, de trancher le nœud.Rester éternellement à Rouie, co serait accepter uno défaite, car c'est une défaito pour un gouvernement que d’uliéner sa liberté.» ANUL.KTKHHK.Les renseignements suivants sur le mariage du prince de Guiles ont élé communiqués officiellement aux journaux de cadres par le Court-Newsmun : < Nous tommes autorisés à annoncer que, à 'occasion do l'arrivée daus ce pays do la princesse Alexandra de Danemark avant son mariage, au commencement do mars, avec le prince do Gallos, S.A.R.débarquera du yaoht de 8.M.lo Victoria and Albert, à Gravesend, où 8.A.R.sera reçue par le prinee de Galles.LL.AA.RR.ae rendront à Londres et seront escortées, dan» les voiture» do 8.M., par des trouves à travers la capitale, jusqu'au obàteau de Windsor.> Nous «ouiiues également autorisés à déclarer que, d après l'intcution de la Reine, dans le courant de l'année, les levers seront tenus su nom de 8.M., par le prince de Galles, et les soirée» seront tenues, au nom de 8.M., par l'une do LL.AA.RR.les princesses, filles de 8.M., ou, après son mariage, par la princesse de Galles.C'est aussi l'intention de la Reine que, après leur mariage, le prinoe et la princesse de Galles tiennent, au nom de 8.M., uno réception lu soir, au palais de 8t-Jamos, à laquelle les dames et les messieurs invités par lo lord chambellan, sur l'ordre de la Reine, auront l’oooasion d’offrir leurs félicita lions à LL.AA.RR * Dans sa proohaiue session, le Parlement anglais pourra bien être saisi d'un projet de bill destiné à fixer le droit quo peut avoir obaque citoyon de changer de nom.L'initiative on appartient à un modeste commerçant, épicier retiré des affaires, nommé Bug, et qui, trouvant son nom mal sonnant, a écrit récemment à scs amis une oirculairo par laquelle il les informait qu’il porterait désormais le nom de « Howard.> Connue fantaisie, la chose n’était qu'ordinaire.Kilo n'eùt certainement pas troublé la quiétude des légistes angluis, si le hasard u’avait pas voulu que l’épicier Bug fût assigné, quelques jours après sa circulaire, par un créancier intraitablo.L’assignation avait été donnée au nom d'Howard.Mais le juge de puix s'est refusé à a lire, prétextant au’il connaissait un Bug, mais non un Howard.L’épioior débiteur a’est alors vivement récrié, et apostrophant lo juge, lui a reproché de ne pH* porter lui-même le nom de ses uïoux.Le raagistrut d’exhiber aussitôt une lettre du George II, qui autorisait son grand-père à porter le nom en question.Mais lu plaignant a de nouveau protesté, ot demandé au juge de lui citer une loi, si petite qu’elle fût par laquollc il lui était interdit do ohangor de nom.Le jugo est resté court.Il n'a pas moins persisté à refuser de laisser plaider 1 affaire, et l'épicier appelle aujourd'hui le jugo de paix devant une cour supérieure pour déni de justioe.Trouve t-on 1’inoident suffisamment caractéristique?Mais, pour eoaible d'originalité, les gens de loi se «ont mis aussitôt en campagne, et il a été démontré que dans les archives judiciaires et législatives do la Grande Bretaguo, il no se trouvait pas uno seule loi qui empêchât un épicer du nom de Bug de devenir M Howard.Un bill sera dono soumis aux délibérations du Parlement.POfSIE.IRONIE IT PRIÈRE.Il est nuit.Il fait froid.Sur l’anglu des toi-Lo vent siffle de plus «n plus ; [tures Et, sous l'acier poli dei rapide» voitures, La neige rond des son» aigus.Le poêle, plein do feu, résonne ootunie un cuivre.La lune, do ses réseaux d'or, Fait aointillor, an loin, le grand linceuil de givre Sous lequol la ville «'endort.Hfltoz-vous, jeunes gens, oar l'bcur» qui s'envole Ne passera plus devant nous I Allez danaer an bal, si lo bal vous oonsole Mieux qu'une prière à genoux.Allez ! soyez hardis f uno vierge ingénue Vous laissera aa blanche main ; Le voile tombera do aon épaulo nue : Allez I.On peut mourir demain I Allez à vos festins, à voe pompeuses fêtes, Voua dont la paupière oit sans pleura ! Pour semer aur vos pss, pour couronner voe tètes, L'automne a réservé des fleurs I Et la vie eat ai courte, il faut que l’on jouisse Dos biens qu’apporte ohuquo jour I Il faut, avant que tout passe et a’évanouisas, 8 enivrer de joie et d'amour I Ailes I N’atrètex point au seuil de U chaumière Où gémit un frère indigent.Eutres dans les suions où des flots de lumière Ruissellent des lustres d'argent.Ecoutez les propos, les refrains d’allégresse, Los orchestres mélodieux ; (''est plus doux que les cris d’une sombre dé Et que les pleurs des malheureux, [tresse Et qu importe, après tout, qu’un misérable envie Et vos plaisirs et vos honneurs ?Qu importe un malheureux qui ne connaît la vie Que par ses amères douleurs ?Détournes vos regards, et gard.x votre joie ; Trouvei quelque plaisir nouveau : Chantex ! rie* I dansez I en beaux habits de soie, Sur le couvert do son tombeau I Voue n'aves jamais vu, tout près do votre porte, La pâle faim venir s’asseoir ; Et les ris et les jeux que l'aube vous apporte Ne o’en vont point aveo le soir.Jamais, pendant l’hiver, dans l'âtre plein de Le feu n'a cessé d'ondoyer ; [cendre, Jamais, pour votro lit, Dieu no vous a fait La piorre de votro foyer.[prendre Riches, connaissez-vous lo taudis de la ville Où se oaohe la puuvrcté ?Avez-vous, en entrant, vu fuir la jeune Alla Honteuse de sa nudité ?Avez-vous vu l'enfant à la bouche livido Qui no mange point au réveil ?Oh I vous ne save* pus oombien il est avide Du pain qu’il voit dans son sounmil f.Donnes donc à l’enfant l’cbole qu'il nVaïuo, Pour qu'il no meure pas de faim I Domex un peu do bois à tout foyer sans flamme ; A l’orpheline un peu de pain.Relovet, sans aigreur, une femme qui tombo, Et le bon Dieu vous bénira ; Et puis si lea heureux évitent votre tombe, Le pauvre la visitera.L.P.Limât.4 février 1863.CANADA.QUÉBEC, 12 FÉVRIER 1863.On sail le cri de détresse que poiissnil, il y n deux ou trois jouis, M.Dessaulles, en face du sort qui attend non ministres actuels.Il était brutal comme toujours et il insultait et menaçait tour ù tour.Eh bien ! 'Ordre vient, après lui, mais décent dans la forme, suppliant, caressant et lâchant par toutes les ressources de son éloquence de convaincre la majorité parlementaire nuV.'îi email tort de renverser ce gouvernement si 6on, si modéré, si probe, et si intelligent.Ecouloiis-le : « Les anciens députés ministériels qui, en se séparant de leur parti ont amené sa ebute, et qui, en se ralliant au nouveau Ministère, ont assuré son triomphe au début, vont être appelés durant la session sur le point do s’ouvrir à consolider leur œuvre.Placés entre l'ancienne opposition et l'opposition actuelle, craignant à la fois l'entrée de l'une et le retour de l'autre au pouvoir, du tuoiiis leur domination exclusive, ils sont les partisans et los appuis naturels /fuillrlou fui Saunml fit (Euirbtt OC I J FKVHIKIl INSS.AN AÏS D’AEMAINVILLE." (latte ) —«L’émouvoir?autant vouloir loucher Robespierre : C’est le pendant exact de Simon, le tyran du roi et de la reine, et le bourreau de leur jeune tils.—Peut-être qu’en achetant le comte son pesant d'or !.—Le corrompre ?C’est un vrai républicain.dans le sens le plus mauvais du mot : cruel autant par gofu que par habitude.La comtesse ne répondit plus : la tête cachée dans ses deux mains, elle sanglotait à fendre le cœur.Mais, an milieu de ce déchirement suprême, Gervais lVntondil, »e parlant à elle-même, dire avec désespoir: —mon Charles! j’avais juré de te sauver; tes ennemis sont plus forls, plus puissuuts que moi : pardonne-moi, si je dois manquer ù mon serment!.Emu de pitié, le docteur se repentit presque d’avoir détruit l’espoir de madame de Vuubray: IVsnoir, cette consolation des malheureux h laquelle ils s’attachent avec la même ardeur que le naufragé se iTumpomm à la dernière planche de salut.Il ne voulut point se laisser vaincre en O) Vsirls asaéroda lOftfvsfor courage par une femme, et reprit après un moment de silence : Je vous ai, madame, franchement exprimé mon sentiment sur le moyen dont vous voudriez faire usage pour sauver M.de N aubray ; je le ré|»èle, ce moyen est impossible; mais ne croyez point que je cherche pour cela à l’entraver.Je veux, au contraire, vous aider de tout mon pouvoir.—Eli bien ! que fnut-il faire, mon ami ?—Eire calme, rester près de votre enfant et me laisser agir.—Vous avez donc encore quelque espoir ?—L’espoir que l’on ne fonde que sur une chance est bien faible ; mais enlin, s’il vous est agréable que celle chance soit courue, je m’en chargerai: vous pouvez vous retirer de la scène ; mon rôle commence.(Mi! merci, mon ami, s’écria la comtesse attendrie, en lui pressant les mains avec effusion : nu milieu de ma douleur, vous seul me soutenez, me ranimez, me consolez: vous modérez mon zèle quelquefois trop ardent, voua me remettez sur la voie quand je vais m’égarer, vous raffermissez mon courage quand il eslébranlé.Oli ! quelle reconnaissance ne vous dois-je pas?—Vous, madame, répondit Gervais simplement, vous ne me devez rien ; mais moi, je dois tout au coiulo de Vauhray.El il se disposait à sortir.—Encore un moment, généreux ami, reprit la comtesse avec un accent de supplication irrésistible.Avant de mo quit- ter, dilcs-moi, je vous cil conjure, quelle est la chance que \ous entrevoyez, si vous croyez qu’elle pourra aboutir.Que pendant votre absence je puisse avoir quelques idées riantes, espérer que je reveriai mon mari heureux et libre ! Noici, madame, ce que je compte luire.Vous vous souvenez de mou domestique Colin, dont vous n’eûtes pas û nous louer lors de la visite que vous nie fîtes hier.Son frère qui, au commencement de la révolution, a adopté le nom antique de Bnitus, est un farouche répu-blieaiu, unliehrélieii, uiiliarislocrale, anti-royaliste, ennemi juré, eu un mol, de tout ce qui ne seul pas le régime nouveau; cruel sans méchanceté et cynique sans pussions ; ayant, je crois, conservé au fond du cœur un reste de droiture et de générosité que son républicanisme n’a pu entièrement étouffer.C’est un enfant de la nature que la civilisation u’a |tas encore anuelié a la maliere, et qui a suivi, de bonne heure, ot sans resistance, la pente ou l’entraînaient ses mauvais instincts ; différant en cela des chefs île la république que la civilisation a formés, et que la corruption a abrutit.Quoi qu’il en soit, c’est de lui que dépendra l’issue de la chance que je vais tenter.Trois circonstances concourent fort à propos à nous le rendre favorable.Je le sauvai, il y a deux ans, de la morl, et il me jura, dès et jour, une reconnaissance éternelle : je vais être a même de l’éprouver aujourd'hui.Ensuite, il aime passionnément la tille du geôlier de Suint-Lazare, une honnête et douce enfant que ton ivrogne de père in- jurie, rudoie et bat sous le prétexte le plus futile, cl empêche d’épouser Bnitus qui, dit-il, u’esl qu’un va-nu-pieds, tandis qu’il esl, lui, geôlier de la maison de Saint-Lazare ; mais eu réalité parce que lo grossier égoïste lie songe pas au bonheur de sa tille, mais ù ses propres aises.Toutefois, il voit do bon œil Bnitus, h cause do la franchise de son civisme, on pour mieux dire, de In folle exagération de ses idées.Enfin, (Jt ceci est fort heureux pour nous, Bnitus, tout eu étant partisan de l'égalité absolue, a un fuiblc très-prononcé pour I argent, et il se résignerait volontiers à devenir riche.Il faudra donc que je le décide à enivrer ce soir le sombre geôlier, puis qu'il profite du moment oû les fumées du vin l’empêcheront do voir clair, pour faire évader le noble prisonnier.Voilà, madame, le coup de dés que je vais jouer : réussira-t-il ?C’esl po»>il>le, mais peu probable.—11 réussira, docteur, une voix secièle me le dit, répondit la comtesse pénétrée de reconnaissance pour l’ami qu elle avait un instant méconnu.Oh ! merci encore une fois, au nom de mon mari, de mon enfant, de moi surtout ! —Remerciez moi, madame, si je réussis ; jusque-là, je compterai n’avoir rien fait.Maintenant, à quel prix puis-je acheter le dévouement de Brutus, si tant est que je parvienne à le déterminer à agir, et si la proposition de sauver un aristocrate ne lui répugne pas trop ?—Donnez le prix qu’il fixera lui-même : toute ma fortune, s’il le faut, pourvu que Charles soit sauvé.—Mais l’avenir, madame.—Il n’en esl plus pour moi sans mon mari : et je risquerais sa vie pour une misérable somme d’argent !.Qu’importe la pauvreté, si l’on est réuni à celui qu’on aime ! Aussitôt Charles sauvé, nous passons en Angleterre ; je suis jeune et n’ai point oublie les leçons du pensionnai : j’imiterai les autres émigrés, et mou travail nous suffira pour vivre.Je suis forte, mon ami, et sachez bien que je lu serai double* ment quand je travaillerai pour mon mari cl mon Edgnrd.—Noble cœur, pensa le docteur, ému malgré lui, en entendant ces douces illusions d’amour.l’uis il ajouta tout haut : —Il ne me reste plus, madame, qu’à vous recommander le silence et le calme.Je reviendrai dans quelques heures vous annoncer si le moyen a chance de réussir et alors nous prendrons quelques autres dispositions que notre succès devra terminer.—Que Dieu récompense, mon ami, voire noble dévouement ! lui dit la comtesse avec émotion pendant qu’il sortait.—Qu’il protège avant tout ma folle entreprise, répondit à part soi l'incrédule docteur, tandis qu’il sc dirigeait vers son garni de la rue de la Pépinière.VI.—Colin ! Colin !.cria Gervais lorsque, après avoir cherché le carabin par tous les coins et recoins de sa modeste demeure, il n’en eut trouvé nulle trace.Le grotesque personnage parut enfin.Le docteur ne voulut pas perdre de temps à l’admonester, et entra immédiatement au cœur de la question.—Colin, dit-il, cours chez ton frère et | amène-Ie moi le plus vite possible.Je suis | pressé, et aujourd’hui chaque minute est une heure.Il faut qu’il soit ici dans dix minutes au plus tard.Le carabin sortit sans mot direct exécuta, avec toute la promptitude dont il était capable, l’ordre de son rnatlre.Gervais n’en eut pas moins le temps de son retard, et perdit une grosse demi-heure à regarder par la fenêtre si le sévère Brutus ne se dirigeait pas du côté de sa maison.Enfin, il respira : le pas lourd de Colin, qui montait pesamment l’escalier, lui annonça le retour de son domestique, et, un moment après, un grand et fort garçon, coiffé, comme Colin, du bonnet rouge, à l’œil farouche et à la figure rébarbative, entra dans la chambre : Brutus portail dignement son nom.Il serra familièrement la main du docteur et se jetant sur une chaise : —Que veux-tu de moi, ami citoyen ?lui dit-il.—J’ai à causer avec loi d’une affaire importante, répondit Gervais en fermant la porte à double tour.Puis, s’asseyant tout près du républicain, afin de pouvoir mieux parler à voix basse : —Ecoute, poursuivit-il, voici en deux mots la chose : un de mes amis est prison-nierà Saint-Lazare.Il doit*élre exécuté demain : je voudrais le faire évader ce soir méms.La front de Brutus se rembrunit.(i eontimur.) Imm dk Boschgeavi. LE JOÏÏKNAL 91 QUÉBEC, -1863.l_ > .- ¦ '.-r-r- -¦ du Mintiitiro actuel, qui.par au composition, i#*ii tiicoH| sa mucWrutioii, len uuUJc^dtilèth Je la plui irt 'le R.h membre* bat.canadiens.*e rupp'.tehf plus qu'aucun autre ministère po*4i-bit* il- •• it -, propre# U'Qdaueii» et Je leur* auté-Ct'-Jeufe.S’il* ont ui'i uveo réflexion eu lit ai dernier, «’il» ont bien compris l’alternative pu litinue ô «Widenlu qu'ils embijtw, dent, le Mi«U-tfre iiu«* nous avons est bien le ministère qu ils voulaient, la politique qui u été suivi»- «t bien odle que, coniino ensemble, ils désiraient voir pratiquer.» En renversant M.Cartier et en élevant M.«Sicotte à sa place, cos députés voulaient évidemment rompre et «lo fait rompuient avec les conservateurs, portaient les libéraux modérés au pouvoir sans s absorber fcomplètc-uiuut dans le parti libéral avancé.Ils uo repoussaient pas I’ «llianoe des libéraux avancés, ils les admettaient au partage inégal du pouvoir, mais ils dominaient dans le Cabinet par son chef, par la majorité do ses membres et par sa signification _ .C'était dans l'ancien parti ministériel et non duns l'ancienne opposition que se recrutait principalement lo Ministère, et dans lo partage de la conquête commune ceux qui luttaient depuis peu de t mips avaient l'avantage sur ceux qui luttaient depuis longtemps.Ce ministère nouveau était donc véritablement le ministère de la phalange indépendante qui venait do porter I,.i-onp décisif à l'administration Cartier Mac Donald ; voter contre lui alors o eut été pont elle voter contre elle mê no ; le renverser, o efrt été -en nverer elle niémfl.t 1 ,u politi jue suivie par le Ministère a été conforme au caractère politique «les députés e .*onl »*u uiicuiii) manière, en-gogé* pour l’aM'iiir.La fortune eu tournant sa roue, a porle au sommet des hommes * * ‘ elle eu Iras ; mais les lois dt* la gra\italien produisent leurs elh.ls naturels et ee qui doit être en has descend, quoiqu'on fa-sepour l’eu eni|r/h*her.N ester pas une sanglante ironie que celte ap- “ ' ¦ minière* protlignée ; t des hom- ines d< ml Ions les aeles port oui le caractère de la rancune, de la vengeance el même de la brutalité.S’ils avaient été si bons, si modéré*, si capables, pourquoi se se-raienl-ils usés si vite ! L'Ordre termine son article par les lignes suivantes : « Qu’il» veuillent bien y songer : le Ministère aetiicl renversé, il n’y i do possible qu’un Ministère ultra-conservateur ou un Ministère dépioor(tique, le Ministère qui voulait leur imposer le bill do milice dont ils n ont pus voulu et qui a doté le pays des bâtisses d Ottawa, lo Ministère qu’ils ont renversé il y a huit mois,ou lo ministèro avancé qu’ils craignent et dont ils ont toujours repoussé l'avènement.Entre ces trois Ministères qu’ils choisissent, en se rappelant que le jour où lo Ministère 3 i cotte tombera, ils tomberont véritablement avec lui, *4 qu'à l'avenir ils soront dominés ou par le* anciens ministériels restés fidèles à M.Ca r ou par lus libéraux avancés.t Jusqu’ici nous avons cru que l'Ordre appartenait à IVcolc démocratique avancée, et nous l’avons cru davantage lorsque nous l’avons vu adopter M.Dorion pour son chef et insister fortement pour sa rentrée nu pouvoir ; mais, le ît février 1863, en nous exprimant ses craintes pour l'avenir, il nous met en garde contre deux dangers : celui «le tomber entre les mains tie M.Cartier, ou cet attire, non moins redoutable, de subir la loi de* démocrates avancés dont M.Horion e*l h* c Holton le chef réel.Un sail qu'à plusieurs reprises nous avons forinellemeiil declare qu’il n’avail pas élé question du fonds d’amortissement dans la conférence do Quebec el que nous attendions en toute sécurité la publication du procès-verbal de celte conférence.Le Me mtr y soutenait de son côté qu’il avait été question du fonds d’amortissement et attendait aussi la publication des documents ; mais aujourd’hui que la session e*i arrivée, il abandonne sa position première et admet, on autant de mots, qu'il ii’hsI pas question du « fonds d’amortissement dans le mémoire signé par les membres de la conférence de Québec.» Mais il affirme, d’un autre, côté, que « l’o-» mission de Imite allusion à un fonds d’n-» mortisseiii'*nt dans les mémoires signés »> parles membresde Quebec ne prouve |ms » que le sujet n’a pas été pleinement discuté »> et pris en considération dînant les dclihe->» rations de la conférence.En celle occa-»> sion, les délégués du Non veau-Brunswick » nt de la Nouvelle-Ecosse n’exprimèrent » aucun dissentiment quelconque à l’égard i> du refus du gouvernement Canadien de » prendre en consideration tout projet au-» quel sérail attaché un fonds d’amorlisse-» ment.Les dépêches .es qui plaçaient le projet devant les colonies conte-», liaient une assurance si cordiale de.la dis-» position du gouvernement de Sa Majesté » d’aider les Provinces dans la construction » du chemin qu’on ne jugea pas convenable »» d’aulicipei dos difficultés dont u’avail pas •> lui-même parlé le Secrétaire descolonies.» On trouva qu’il était plus sage de.supposer » que l’aide offerte serait libre de toute .autre condition que celles qui étaient déjà » connues ; et la conférence ne désirait en » aucune manière paraître vouloir créer des » obstacles qui «’étaient pas distinctement » énoncés dans les communications impé-» riales.Nous répétons cependant que l’hy-» potlièse d’un fonds d’amortissement fut »> abondamment discutée et qu’à sonemli oit, » l’unanimité d’opinion la plus entière exista » parmi le* délégués.L'opinion du gouver-» iieinent Canadien qu’un fonds'l'amortisse-» ment ajouterait, aux charités inévitables du chemin de fer, au pond de les reudie in-» supportables, fut accepté sans réserve par „ les délégués des Provinces maritimes.» Ainsi l’enfonileineiit, bien que non écrit, » fut spécifique et complet ; l’entendement » que dan* les négociations (pii suivraient » avec legouverncineulbritannique, lesre-)> présentants des trois Provinces consi-* » déreraient toute pi'quisitiou d’ajouter un » fonds d ainortisseiuenl aux autres eoudi-.* lions comme une object ion insurmon-a table à l’an c plat ion de h garantie unpé-» riale oITerle.» Nous avons déjà constaté qu’il n’y a rien d’écrit dans le procès-verbal de la confé-rené»*, sur le fondsd'amoi tissenieiit, et nous sommes bien sûr qu’il n’y a pas même eu d’entente verbale à l'egard de Celte dernière question entre les délégués des trois provinces.MM.Ilowe et Tilly parleront bientôt, el nous connaîtrons toute la vérité ; mais, eu attendant, ne semble-t-il pas étrange au lecteur le moins attentif que des hommes publics, que les représentants de trois pays réunis pour délibérer sur une question d’une importance majeure aient formulé une opinion aussi unanime sur un point aussi capital el ne.I aient pas couché sur le papiei.comme ils y ont mis l’acceptation de la proposition impéiialc contenue dans la dé|ieehe du due de Newcastle du 12 avril 1862 ?Le Mercury nous dit que les dépêches impériales qui plaçaient le projel devant les colonies «contenaient une assurance si cordiale de la disposition du gouvernement de Sa Majesté d’aider les provinces dans la construction du chemin qu’on ne jugea pas convenable d'anticiper des difficultés dont n’avait pas lui-même parlé le Secrétaire des Colonie*.» Ce journal voudra-t-il nous dire quelles sont les conditions de la garantie stipulées dans la dépêche du duc de Newcastle, car voici les propres mois de celle dépêche : « La nature el l'étendue de la garantie que le gouvernement de Sa Majesté serait prêt à lecommaiider au parlement, devront être déterminées par les détails du plan que les gouvernements provinciaux seront disposés à asseoir sur la proposition actuelle, et par « l'espèce de garantie » que ceux-ci pourraient offrir.» Est-ce que dans ce* mots « l’espèce de garantie que ceux-ci pourraient offrir, » ne se trouvait pas compris le fonds d’amoi lisse-monl, comme toute outre condition de garantie que le gouvernement impérial jugerait à propos de demander ?Ksi - ce qu’aussi les délégués n’allaient pas à Londres précisément pour discuter et régler toutes ces question*de détail?Nous n’avons jamais dit, pour notre pari, que si le.fonds d’amortissement était trop onéreux nos délégués devaient l’accepter ; mais nous avons affirmé que rien n’avait été stipulé dans la conférence à l’égard de celte question.Nous avons dit encore que nos ministres,en partant pour Londres, devaient pressentir le fond* d'amortissement, puisque, dans toutes les circonstances pareilles, ilavnilété exigé des colonies par h* gouvernement de l’Empire ; que le fonds d’amortissement est l’expression de la volonté dos emprunteurs de payer ; qu’il est rationnel s’il n'esl pas trop onéreux ; que dans les conditions offertes par le gouvernement impérial, loin d’être onéreux, il n’était réellement que nominal ; que pour le faire accepter, puisque le parlement impérial en voulait un, ne fut-ce que de nom, le gouvernement britannique avait offert des compensations qui devaient le faire accepter à brus ouverts par nos délégués, si ceux-ci voulaient sincèrement l’accomplissement du chemin.N’allons pas oublier que les délégués discutèrent, pointa point, à Londres avec le duc de Newcastle et M.Gladstone, toutes les conditions de la garantie impériale et qu’ils n’obtinrent que par degré les concessions prodigieuses que repoussèrent ensuite MM.Sicotte et Howland ; que le premier poinl conquis, fut la remise du fonds d’amortissement à 1872 ; le second, la distribution du paiement des bons en dix, vingt, trente et quarante ans ; le troisième, le placement de ce fonds d’amortissement dans nos propres fonds provinciaux, ou dans tout autre fonds colonial approuvé par nous ; le quatrième, et le plus important de tous, le remplacement de lu simple garantie impériale en une émission des bons mêmes de l’Empire qui devait réduire d’au moins un el demi pour cent l’intérêt que nous aurions à payer sur le capital emprunté.Après cela, le Mercury viendra-t-il encore insinuer que les « autorités impériales » n’ont pas répondu, à la lettre, à l’assurance cordiale quelles nous donnaient « de la disposition du gouvernement de Sa Majesté, d’aider dans la construction du chemin.» Que prouvent les citations, faites pur le Mercury, des mémoires adressés par MM.Tilly et Ilowe au duc de Newcastle?Elles prouvent que dans In discussion des détails de la garantie demandée par le gouvernement impérial, ces deux messieurs essayaient d’obtenir le plus possible pour les provinces qu’ils représentaient, elles ne prouvent rien de plus ; et le résultat de leurs efforts, pendant que MM.Sicotte et Howland allaient «admirer les merveilles de Paris et initier les journaux de la France nu secret de la politique imperio-coloniale, établit à l’évidence qu’ils ont rempli noblement et efficacement leur devoir.Du reste, s’il était vrai qu’il y eût eu entente formellement exprimée dans la conférence de rejeter, coûte que coiile, le fonds d’amortissement, pourquoi MM.Ilowe, Tilley et Sicotte n’en ont-ils pas parlé soit dans leurs conférences avec le Ministre des Colonies, soit dans leurs mémoires à lui adressés?Pourquoi?parce que cette entente a été imaginée après coup.Nous voudrions bien qu’il n’en fût pas ainsi pour l’honneur de nos hommes ' s et la dignité du pays.Pauvre M.Dcssanlles! Il joue de malheur et toutes les infortunes l'atteignent à la fois II a vu tomber sosespérances ; il voit tomber le ministère, et il regarde de loin dégringoler M bureau, son «liberal éprouvé.» Il ne peut pas menacer M.Coupai des foudres du Conseil Législatif ; mais il l'ostracise à jamais du temple de la l)é-moeratie.Allez donc, M.Coupai, vous êle* un imput , vous qui avez été vingt uns démocrate*! Mais pourquoi, M.Des*aulh*s, poussez- 1 vous ce cri de désespoir ?Ksl-co parce que la cause de M.bureau est perdue ?Tout le momie le croit ! Il y a quelques jours, le Pay* élevait jusqu’au cielM.Ilourassa parce que celui-ci ne faisait pus d'opposition à M.Bureau.A cela, nous répondions, que si M.Ilourassa étuit siiu>TU lorsqu’il disait tant do choses grave*, cet automne, contre M.Bureau, il (icvuil ou >e présenter de nouveau lui-même ou soutenir le candidat qui ferait lutte au nouveau secrétaire provincial, et que lester à l’écart ou travailler pour M.bureau, e’é-lail déclarer, eu termes formels, ainsi que le disait le llerald de Montreal, qu’il avail été uu calomniateur.Eli ! bien, nous avions jugé juste ; M.bon lassa ne se présente pus, mais il soutient la candidature de M.Coupai, el par là il maintient ses accusations contre M.Bureau.Le Herald a donc jeté sur la pierre ses spirituelles plaisanteries.Que fera le ministère si M.bureau, un homme aussi transcendant, est battu à De Lorimier ! Il aura recours à la ressource suprême, à ces remèdes que l’ou prend pour la vie ou pour la mort ; à ces poisons violents qui, en vous sauvant pour le moment s’ils ne vous tuent pas sur le champ même, laissent un système brisé qui vous achemine, à pas encore assez rapides, vers le tombeau : il prendra M.Ih ssaulles.M.Dessoulles, c’est de l’acide liydrocia-niqui* dans sa pureté essentielle ; c’est un mélange de nicotine, de morphine el d’arsenic.oli! ministère! si vous voulez mourir, avalez M.Dessaulles.C’est cet après-midi que Sou Excellence se rendra, avec le cérémonial ordinaire, à l’hôtel du Parlement, pour ouvrir la 2',"‘session du septième parlement du Canada uni.Comme le Conseil Législatif doit d’abord élire son orateur, il est probable que h* discours ne sera pas lu aujourd'hui.Voici les noms des députés qui étaient arrivés à Québec jusqu’à midi ; MM.Abbott, Allfyn, Anderson, Baby, Benu-bien, benjamin, Boaudreau, Biggur, blanch *1, Bown, Brouaseau, Burwell, Cameron, M.C.; Cartier, Oauolion, Chapais, Coekburn, Cowan, Crawford, Dawson, Dorion, A.A.; Drummond, Dufresne, Alexandre, Evanturcl, Foloy, Harcourt, Hébert, Hooper, Huot, Joly, Jones, Knight, Langevin, Loraugcr, Macdonald, J.S., procureur général.; Mackenzie, McDougall, McGoo, Morris, Morrison, Patrick, Prico, Rankin, liémillard, Robitaille, Rose, Sicotte, Simard, Smith.Taschereau, Tctt, Turcotte, président.; Wullbridgo, Walsh, White, Wilson, Wright.Voulez-vous un modèle de slyle épisto-laire ministériel?Nous le prenons dans le portefeuille du nouveau secrétaire provincial.c Secrétariat Provincial, » Québec, 2'J janvier, 1803.» Monsieur, > J’ai l'honneur do vous dire, en réponse il la note miao au bas de votro rapport judiciaire pour l'annéo 1862, par laquelle vous demandez dos Statuts Consolidés et Provinciaux, que Son Excellence lo Gouverneur Général no veut pas qu’il y nit lieu pour le moment à votre demande, d'autant plus que vous ne pouvez agir comme juge île paix pour lo district do Saint-Hyacintho où vous venez de fixer votre résidence.> J’ai l’honneur d’être, » Monsieur, > Votre obéissant serviteur, >J.0.Bureatt, > Secrétoire.> Nous demandons nu plus intelligent de nos lecteurs de nous ex.“.L»r la phraséologie de celle admirable épilre ; pour nous, nous l’avouons, nous demeurons impuissant.Autrefois, du temps dj M.Dorion, au secrétariat provincial, on fesnit toutes choses sans même prononcer le nom du gouverneur général ; aujourd’hui, on lui fait tout dire et tout vouloir ; vouloir même tjuun ne demande pas.Il est vrai que M.Bureau a fait une légère erreur et qu’au lieu de défendre de demander, il a simplement voulu dire que Son Excellence lie voulait pas accorder.M.le grand-vicaire Cazeau explique dans une lettre qu’il vient d’adresser à l’éditeur du True H'iDicm de Montréal, la part qu’il a prise dans l'affaire des malheureux Aylward.Voici celte lettre traduite • > Archevêché de Québec, 1er février 1863.> Mon chor monsieur,—Je suis très étonné qu’une personne ait essayer de faire peser sur mes épaules la responsabilité de l'exécution dei infortunés Aylward.Eussé-jc eu en mains le pouvoir que l’on désire m’attribuer, mes sentiments d’humanité, et surtout, mon caractère de prêtre, m'auraient infailliblement fait incliner vers la miséricorde.Voici les faits : » Le 6 décembre dernier, c’est àdire, deux jours avant l'exécution fixée pour pour le 8, je reçu* uno lettre do uioin vénérable oonfrèro et ami, M.Brennan, curé catholique de Belle-ville, me priant d’intercéder pour les deux condamnés.Mgr.l’Evêque do Tloa et moi-mêmo étions sur le point de nous rendre nuprès de 8on Excellence lo gouverneur général dans ce but, mais oommo la lettre no contenait aucuns détails du procès dont nous avions entendu parler, ou des démarches qui avaient été prises pour demander miséricorde pour les condamnés, il fut décidé que j’irais d'abord prendre des renseignements auprès del’hon.l’rooureur général du Haut-Canada.En conséqueuce, je me rendis au bureau de ce monsieur qui ulors était en compagnie de l’hon.solliciteur général Wilson, oui avait dirigé les procédés do la cour au nom du la Couronne.Les ayant informés de la nature de ma visita, il» me dirent qu'anrèa délibération le mioistèra avait inexorablement résolu de no pas commuer la sentence des prisonnier», que cotte décision avait été approuvée pur Son Excellence, et que l’ordre do prooéder à l'exécution avait été donné.Revenue à l’Archevêché,j’informai Monseigneur l’Administrateur du Diocèse do «u que qu'on m’avait dit et Sa Grandeur comprit comme moi, qu’il était inutile de fair auou (démarche ultérieur* en faveur des malheureux condamnés à mort.Connue il était impossible de communiquer par lettre à M.Brennan le résultat de la mission qu’il ru’avait confiée, je le lui fi» connaître par une dépêche télégraphique.> Tels sont les fails tels qu'ils se sont passés et je les relate ici avec la plus scrupuleuse exac- titude.Je mu flatte que eus explications donneront complète et entière satisfaction.» Mus saluta très reapeotm tix, » 0.K.Gazeau, prêtre.I G ko.Oi.KKK, écuyer.> M.Trudeau ot M.Monrop, du dépurtp-uieul des Travaux Fublitat, oui été nommés lns|K*etems do chemin* de fur, eu rcmplaccunmt do M.Killalv ol M.do Gras-m, qui ont été* démis.CAI *MIIK IMM.ITK41 K.Nous avons publié, m irdi, la plnsgiando pat lie do la chronique québecquoUe qui a paru dans la Minerve du i.Pour satisfaire un désir qui nous a été* exprime, nous donnons aujourd’hui le reste do cette chronique.Lo voici : M.rédacteur, Laissons-là les discours et venons maintenant aux faits, aux faits matériels.Lorsque je vous racontais, dans ma dernière lettre, la visite de MM.Sioottoet Tessier ù M.Cbapuis, j'oubliais de vous dire qu'au moment où les deux ministres laissaient la maison hospitalière, leur voiture se brisa.— Prenez garde, dit M.Chapais, c'est un uiuuvais augure ! Vous rappelez-vous que je vous disais dans ma première lettre «pie M.Tessier faisait faire une chemise au quai de bimouski, dans la seigneurie de tua belle mère et de mes tantes ! Eh I bien, la chemise est déchirée au grand scandale de lu population du lieu, et je vous dirai dans quelles oireonst inccs.Le patron de la chemise avait été fait p ar M.Ruhidge.Los boutons ou, si vous voulez, les chevilles de fer n’avaient que 18 pouces de longueur.M.Dc-rome, l’ontropreneur, écrivit nu commissaire des travaux publics, quo ces chevilles devait avoir 33 pouces, sans quoi la chemise ne tiendrait pas.On lui répondit que a- n'était pas son utlairo et do faire l’ouvrage suivant les spécifications.Qui fut dit fut fait ; mais la mer brutale a déchirée la chemise.Aujourd’hui M.Deromc est l’objet des persécutions de M.Tessier parce qu'il est soupçonné d’appartenir ù l’opposition.Dn jour M.Tessier lui dit : < Si voub avez besoin de farine vous pourrez vous adresser à mon agent, M.Oouillard (ù Rimouski) ; si aussi vous avez besoin d'hommes, il y en n (pii rue doivent, vous pouvez encore parler ù M.Couillurd.> Cette anecdote est charmante ; en voici une qui, suivant moi, est plus piquante encore.Au moment où M.Tessier »e présentait pour la première fois ail collège du Golfe, lo National se prononça pour sa candidature.Il alla de suite s’abonner \ cette feuille et paya les douze mois d'uvanco, puis envoya quelques annonces au même journal.Mais le National cessa de paraître quelque* temps avant l'expiration «les douze mois.M.Tessier computa, trouva qu'il avait payé un ecu de trop et le retint sur le prix des annonces.C'est probablement avec cet écu qu’il pensait devoir ôtro appelé t\ payer les passages de trois cents Acadiens sur lo Lady Head.M.Joseph-Guillaume Marthe est dans l’eau chaude, car il sait qu'il n’en a pas pour longtemps au Canadien.Si je suis bien instruit, Sir N.F.Boileau serait lo ministre auprès duquel il aurait fait faire des démarches avant d'aooepter la rédaction du Canadien.Cet homme est la plaie du ministère.Je oiroulo assez parmi les rouges, et je connais leurs sentiments.Il ne se cachent pas de dire qu’ils veulent éliminor du gouvernement et de la chambro tous ceux qui ont été ministres depuis dix ans ou qui les ont soutenus par leurs votos.Aussi n’oubliez pas que < la com-tuisMon financière et départementale > a pour mission, le Mercury l’a dit en termes exprès, d’examiner tout co qui s’est fait dopuis dix uns.Cette rccberolio ntteindra MM.J.A.McDonald, Cartier, Cauchon, Sicotte, Lemieux, Drummond, Lorungcr et tous les membres du parti libérul-conscrvntcur.Ils entreprennent là une besogne d'Herculc, et je pense qu’ils succomberont à la tfiche.Ce sont des insensés 3ui courent à leur perdition.Ils ont un can-idut pour chaque comté et ils n’auront nul égard mémo pour oeux des anciens membres Îui votaient avec eux, dans la dernière session.I no faut doue pas être étonné si les hommes de l’ancien parti, malgré leurs différends, se réunissent pour les mettre à leur place.Jo voudrais encore écrire, mais j’ai déjà été si long.Pourtant je no puis résister au plaisir de vous entretenir encore qmlqucN instants pour vous parler des espions du gouvernement.Le premier ministre n ses espions.Son espion en chef est un employé de la Chambre et un ancienf confrère de comptoir.C’est lo même 3ui écrivait toutes sortes d’outrages contre M.S.MacDonald dans le Cornwall Freeholder, ot qui continue sa sale besogne dans lo même journal encore aujourd'hui.Il rode constamment dans les corridors de la Chambre pour voir ceux qui entrent dans les bureaux et entendre oc qui s'y dit et ce qui s’y fait.Los membres de la Chambre elle même sont assu-jolis à sa surveillance et scs confrères écrivains sont rupportés chaque fois qu'un membre êse parler à un employé.L'uutrc jour il insultait, sans le nommer, M.Badgoloy, le traducteur anglais de la Chambre, et insultait du même coup sou oncle, le juge Badgelry, parce qu’à la de-maudtf d'un membre il avait traduit quelque document.bl.AlsK.Québec, 1er févrior 1863.MEXIQUE.On lit dans In Courrier des F.tats-l nis dn 0 : L’arrivée du steamer Roanoket parti do la Havane le 31 janvier, nous met en possession de nouvelles de Vert-Cruz, en date du 21 du damier mois.Il n’esl nullement question dos prétendus échecs des Français : il demouro donc avéré qu'il» étaient une pure invention d'esprits inspirés par la malveillance pour notre expédition.On prétend quo l'artillerie de siège du géné ral Forey est encore à Vora Crnz, ce qui indiquerait qu’on n'» pas l'intention d’attaquer |*uehla prochainement.Du reste, pu d’avis importants.La petite vérole u eessé ses ravages à Vera Cruz.Les Français ont fusillé deux prisonniers, qui avaient empoisonné ou tenté d’empoisonuor do* officiers de l'armée expéditionnaire.On lit encon* dans h » Courrier des h.tnts-Uni» : On prétend quo Lee n’a conservé que quinze mille soldats à Fredericksburg, pour distribuer le reste de ses forcos à Vicksbnrg et sur la rivièro Blackswater.Aussi toparle t on do traverser le llappabannook, d'autant mieux que la gelée a rendu les chemins à peu près passable*.Mais le dégel sera bientôt venu meUre à néant cette espérance.D’autre part, uno gelée I trop continue aurait rendu le Potomao impraticable aux navires qui porteot des vivres à Aquia Creek, oequi n'était certainement pas à désirer.Malgré le- .issertion» de nos confrères, nous nous refusons à croira que Lee n’ait gardé que qninse mille hommes avec lui.On exagère à plur»ir, en plu» ou en moins, le nombre des soldats confédéré*.Voici ce que dit le Du patch de Itiuhmoud de l'armée de \ irginle : < Nous somme* fâchés d'appreudre qu on a 1 réduit l'ariuée du général Lee, etqu il ne lui reste plu» uue cinquante mille hommes pour résister à lluokor.Ce Yankee passe pour un général entreprenant, ot il serait fâcheux de i perd r»; tout le fruit do nos campagnes depuis le mois de juin, par suite de la trop grande con tianoa du département de la guerre.Sans doute i fallait des renforts à Vryur, à Bragg et à tiustavus Smith, mais on aurait dù les tirer des départements où eus généraux commandent, sans diminuer uotro meilleure armée.Quuut à l’idée d'envoyer sur le Mississipi des soldats du Rappahunnook, elle n'a pu germer que dun* une cervelle yankec.Les défenseurs do Vicksburg et de Port Hudson ont tous été tirés de la Louisiane, du Texus, de l’Arkansas, du Mississipi, du l’Alubama et du Missouri.Il n’y a pas là uu oousorit de l'Est.> Hooker avanoe dans l'oeuvre de la réorganisation do l’armée.La grande aile gauche, sous lo général Smith, est complètement réorganisée.l>Hrni(ir» uvi» d’IJtirope.(Par vols lélégragbiqua ) Le steamer Eurojm, parti de Liverpool lo 21 et dn Queenstown le 25, est arrivé lundi soir à Halifax.Lo correspondant parisien du Times de Londres croit savoir que le gouvernement français a envoyé des instruct ions officielles à Washington, suggérant au gouvernement fédéral et uux Etats du «Sud do déléguer des commissaires qui devront se réunir sur un terrain neutro et conférer ensemble, sans sus-pcmlro pour oola les hostilités, afin do pouvoir effectuer uno réconciliation ai désirable aux intérêts du monde.Le Pays de Paris dit : < Nous croyons pouvoir utbrmcrquo le gouvernement do 1 empereur a adressé une communication au gouvernement do Washington pour lui proposer dos moyens d'arrangement entro 'os belligérants, lesquels protégeraient complètement l’unité de l'Auiénque.> Lu Nord dit, do son côté que la Franco a proposé la réunion d’an oongrès américain en vue de la paix.Le Times ne voit rien dans le ton de la pi esse américaine qui puisse lairo espérer que lus malheurs de cotte nation vont bientôt finir.1 *'Army and Navy Gazette pense que les succès dos fédéraux à Murfreesboro sont plus (jue suffisant» pour oontrebalanoer leur défaite à Vicksburg.Le Times nio quo l’eaelavage soit la seulo cuuso de la guerre américaine.Il prétend que c’est la constitution américaine qui a été bri- sée.La Franco va bientôt envoyer 6000 nouveaux soldats au Mexique.Lu Gazette do Weimar annonce que le Duc do Cobourg a ucoepté le trôno de lu Grèce à conditiou quo la Bavière renonce à son droit.On parle de mouvouionts insurrcotionncls dans la Pologne.Kormallon d’iinr ( baiubre do Notaire* pour le dUlrlri de Heaur*.A uno aasembléo générale des Notairos du district de Bcauce, convoquée par Z.Vézina, éouyer, protonotaire du dit district, on vortu d’uno proclamation do Son Exoollenco le gouverneur général, on dato du 15 soptombro 1862, et tenue au Palais de Justice, dans la paroisso de Saint-Joseph do la Bcauco, le 9 déoeuibre 1862, furent élus membres do lanouvellecbam-bre les notaires suivants, savoir : MM.J.B.Bonneville, T.J.Tasoheroau, J.O.C.Ar-cand, François Rôuleau, Piorro Plante, F.S.A.Bélanger, J.N.Chassé, G.O.Taschereau et J.Eplircm Proulx.Et à uno assemblée subséquente des mom-bres de la dite Chambre, tonuo au Palais do Justice du dit district, lo 29 décombro 1862, le* messieurs suivants furent élus offioiers de la dite chambro: Président,—J.B.Bonneville, écuyer, do Sainte Marie ; Secrétaire,—T.«8.A.Bélanger, écuyer, de «Saint-Joseph ; Trésorier,—T.J.Taschereau, éouyer, do Sainte-Marie ; Syndio,—Pierre Plante, éouyer, do Saint-Bernard.Par ordre, F.S.A.Bélanoer, Secrétaire.gÿ^TomWi p»pi#r« nouftlU», françtli «t aoglaia du U «u Canada.»»ot prie», dan» l'intérêt général, da publia l'astrait ct-daaaua daa prooii-varbaui daa daus ¦Mtinb'éaa autditca.( Ill H UU H %NC UK LA HKINK.L'instruction du procès de Tynan, soldat du 17e régiment, accusé d’avoir tué le sergent de mu eompagnio, William Ryall, a oooupé retention de la Cour du Banc do la Reine, pendant les trois dernier.» jours.La plupart des témoignages entendus dans uctle affaire, et ils sont très nombroux, tendent à établir quo l'accusé était sujet à des accès d'aliénation mentale.La cour s'vat ajournée hier au soir, & 6 hnures, sur le désir manifesté par les membres du petit jury.H est piobable que ce procès va se terminer aujourd'hui.aasiTUM — Dan* unira numéro da mardi c'ait par ar raur qua la no u da M J H Lauièra aa trouva au liau da celui da M J U Libella, parmi laa nom< daa oapitaioaa engage* parla compagui* du RI-hallau.à la reuuion de tai diraolaur* qui a au liau la 5 du prévaut, •i Montréal FAIT» DIVim HEURE* DE LA MARftK HAUTE.Vèt Mutin Soir h m b- ui.12 0- Ü U JT V«Dilr*Ji IJ 1 13 t r.ii ^ m>*d i N 2 -41 3 -27 Dimaaebe ir» 4 14 4-41 — Le Profoty n>e de London prétend savoir qne M.John ' Vilson, président «lo lu Corn- tui»*ion il’OntaouniH, va so porter ouu Iid*t su comté de Houtli Oxford.—rue liste de souscription ost ouverte dans les bureaux du Courrier du Caïuula, pour ve 1 nir en aide à l’Institut Canadit*n do cette ville.La somme souserito s'élève déjà à 8238.— Le pont do glace devant la ville partit être décidément un fuit accompli, bien qu'une partie obéisse encore au flux et au ruflux de la marée.La pnrtie qui tient lion et qui a i toujours été en s'agrandissant depuis dimanche, offrait hier assez d* solidité pour qu’une voiture y ait passé.Un peu d* (Void suffira maintenant pour faire prendre la partio qui est enoore on mouvement.11 b.et demie a.m.—Une grande partie du pont est en mouvement, et nur le champ de glace qu'emporte le courant vers le haut du fleuve ee trouve 5 voitures et grand nombre do personnes à pied.— Mercredi doruier.11 ou 12 ohars ont déraillé entre .Saint Hyacinthe et «Sainte-Ho-salic, mais il n'est arrivé aucun accident et les chars n’ont éprouvé aucun dommage.— Un officier distingué de l’urmée anglaise, le général Thomas Evuus, est mort hier, eu cette ville, à la résidence de «on gendre, l'archidiacre llcllmu'h, à l'ugo do 87 ans.Le général Evans naquit en 1776, à Wolverhampton,dans le «Staffordshire,en Angleterre.En 1793, il entra dans l'armée, et durant sa longue carrière militaire, il a presque toujours eu des postes importants.11 s’est distingué dans la guerre de 1812.Sa belle conduite et ses brillants succès le firent monter rapidement jusqu'au grade le plus élevé du l’armée.Il devint eu 1847 colonel du 81e régiment de l'infanterie anglaise.—Un nommé Clark, du Rhode lslund, âgé de 100 ans, vient d'épouser une demoiselle Fry âgé de quatre-vingts ans.Le mariage a eu lieu le jour do l’an, jour anniversaire do lu nais-sanco du marié.—Jeudi, le 5, a eu lieu la fête dus vingt-six martyrs du Jupon.Uu Trù/uum solennel, commencé dimanche soir, avait préparé los fidèles à cette célébration.L'Eglise dos Réool-Icts, et la chapelle dos RR.HD.Jésuites attiraient davantage lu foule.L'unoicnnc Eglise do nos humbles Franciscains d'autrefois rappelait, par sa parurent son air do triomphe, les anciens possesseurs du ce sanctuaire.Les oroix toutes brillantes do lumières redisaient l'histoire du glorieux uiurtyre des enfants de «Suint-François.Tout semblait dans cette Eglise re-dire aux assistants que I'untiquo cloître abandonné tressaillait dans oc jour de gloire particulière.La chapelle des RR.HP.Jésuites disait, elle aussi, que la joie et le triomphe de l'Eglise avaient en cette circonstance un obar-me particulier pour les enfants de Saint-Ignace.—L'Ordre.LES MINES DE CUIVRE.—Si l’on en juge d'aprè» los évènoinents qui ont eu lieu dernièrement, duns les affaires des mines, il se pourrait bien que la fièvre des mines fût sur le point d* reprondre son empire passé, probablement avec l’arrivée du printemps prochain.La vente de quelques torres, dans nos environs.à des prix très élevés, comparés avec la valeur de ces mêmes terres comme propriétés agricoles, a jeté l’émoi dans les esprits et déjà l'on recommence à sc promener aveo des pierres nu du minerai dans ses poches.La valeur présente des actions de la compagnie des mines d’Aoton «ur lo marché do Boston, porte lu valeur de ces mines à 84/200,000.La valeur des notions de la compagnie des mines de Wickham porto la valeur do ee* mines à 8500,000 quoiqu'elles n'aient encoro été qu’cflleurécs.Les mines do Gnrthby sont sur le point do ohangor demains, l’un des propriétaires étant en Angleterre actuellement pour en négooier la voûte.La compagnie de Wickham, ainsi que oello •le Durham, s'adresseront à la législature pour obtenir des actes d'incorporation durant la pro-ohnino session.Il vient do sc former une compagnie, à New-York, aveo un onpital de 8250,000 dans lo but d’explorer les terrains où il pourrait se trouver des mines en Canada.Uno nutro eompagnio, aveo un capital de 82,000,000 a aussi été organisée dans lo but d'aoquérir les mines qui vaudront la peine d’être exploitées.Uno compagnie de New-York viont de faire l'acquisition do la mine de M.MeCaw, à As-cott, près de «Sherbrooke, pour la somme d* 8290,000.—Défi icheur —Il y a quelque tomps a comparu dovant le magistrat de Guild-Hall, à Londres, un entrepreneur de chotnin de for, du nom do Buokwell, dont l'arrestation en Italie, où il s'était réfugié, a donné lieu à un épisodo assez curieux.L'agent anglais, M.Haydon, s'étant rendu à Turin et y ayant découvert le prévonu, accusé de banqueroute on Angleterre, lo fit arrêter aveo l’intorvontion dos autorités piémontaiscs, bien qu'il n'existe nucun traité d’extradition ontro ls Grnndo-Brctugno et l’Italie.Après de longues négociations, il fut convenu que Buckwoll serait transporté et tuis en liberté à la frontière.Aussitôt informé du fait, Ilaydon se rendit au sommet du mont Conis pour y attondro son prisonnier.Mais là surgit uno difficulté.Les !;cndarmcs en la possession do qui se trouvait o prisonnier refusèrent do le délivrer, si ce n'est à la oondition do recevoir en échange du banqueroutier lui-mêmo un dooument déchargeant los autorités italiennes de toute responsabilité du chef do son arrestation illégale et do son expulsion forcée.Buckwoll, toutefois, préférant êtro ramené à Turin plutôt quo transporté on Angleterre, refusa de donner la signature qui lui était demundée, et uno discussion s'engagea.Sur ces entrefaites, Haydon s’informa auprès d’un guido français de la position exacte do la ligne frontière et, après s’être assuré ainsi qu’on uc so trouvait plus sur le territoire italien, il déclara quo Buokwell était son prUounicr.Là dussus les doux gendarmes français qui accompagnaient Haydon déclarèrent au banqueroutier qu’ils tireraient sur lui s’il tentait Jo fuir, tandis que, de leur côté, les gendarmes italiens, agissant d’après les instructions tout aussi explicites, continuèrent de ro-fusor la délivrance du prisonnier.Les pourparlers avaient lieu à uno hauteur du mont Conis où lu neige s’accumulait au point d’envelop* K r jusqu'aux genoux les netuurs do la soèno.indant co temps, le prisonnier gelait et, vaincu par le froid, trancha enfin lui même lo nœud gordien un so mettant à la disposition de Haydon pour être reconduit en Angleterre, où il vient d'arriver.—.Si les cheveux gris sont honorables dans le vieil Age, comme dit lu proverbe, il n’en est pas ainsi pour le jeune Age.Il n’y a aucune assertion de cette nature dans l'écriture, et l’expé-rienee de tous le» jours ne nous l'enseigne certainement pas.Si nous sommes assez inlortunés pour perdre notre chevelure Jans notre jeune âge îm dans l’Ago mur, ou si colle-ci devient grise avant le temps, efforçons-nous d’arrêter cette décadence de la nature en aynnt recours à des remèdes peu dangereux et très efficaces.T*l est le Restaurateur des Cheveux de Mme Alleù, si l’on peut s’en rapporter aux témoignages d’une multitude de personnes.Nous avons été induit à faire connaître cos préparations, en voyant un si grand nombre de certificats de personnes res- Irectables.Parmi çes personnes nous remarquons e Rév.A.Webster, de Boston, Mas*.; le Rév.J.West, de llrookiyn ; lo Rév.H.V.Degen, 'Je liostoii, Mass.; le Rev.John K.Robie, de Bul-falo, N.-Y.; le Rév.D.R.Clondenin,de Chicago, Illinois ; le Rév.C.A.Huckbee, de Now-York ; le Rév.W.Cutter, de New-York ; le Rei.F.R.Fairchild, de Montgomery, N.-Y.__On m ,lu,s le Baptist de Tamorora, Illi- iiois :_“Un souscripteur et peut-être un ami bienveillant, nous écrit pour nous demander pohr- 9 6 2716 18635^ 4450 06323683 5323 LS JOUWTAL DE QUEBEC, —1868.quoi noun annonçons de* médecin*»* brevetée*.dal'hlrar; I 66 4 1,09 po«r u Amber Michigan Noua répuiidun* que iu>u* u* le faisan* pu».No* ' *’ lecteur* auvent que pétulant de* année» noua noua eoinme* abstenu de ce* aorte* de cltoae*, et lu •eule prétendue exception que noua uyon* luit u été en laveur de l'annonce de* remède* du Dr.J.C.Ayer, qui parait actuellement dan* uoa colon» nea.Si notre umi ne le sait pu*, non* lui diron* que ce* remède* ne sont paa de* médicament* breveté* ou même de* médecine» «eciéte*.Leur composition est conue publiquement auasi bien que tout autre tait «oieutifique, et a de plu» reçu l’approbation de tou* le* homme* de acience du monde.Mai» ce qui peut-etre noua donne une plu* grande confiance dan* leur valeur »’e»t la connaiaaance personnelle que noua avons de l’homme que 1e* prépare et le* résultat* que l’on obtient pur leur uau^e ; résultats aussi connu* si nos lecteurs et A toute la société qu’ils le août A nous-mêmes.o Noua avons eu l’honneur de connaître le Dr Ayer depuis qu’il a été gradué par l’Université de la Pennsylvanie et nous n’avons cessé île rotnar- 3uer avec intérêt ses succès remarquables ut son évouement infatigable dans la noble proiession Ju’il a choisie.Nous necroyons pas qu’il existe e médecines plus dignes de notre attention que celle de ce savant." Orge Domtusl « Il 46 st 1,66 Reçu *2,6UU wiu t U «a s «U fendu 70.00) UilbvU J* Uièlé 18 COM M IS ayant Je Cri; «rience ' r dans I* ccuimsrc* d» mur.Iian li.a» rèches h'adres-Nu,r# ,):uu*.Bas Liverpool.Branche dn Canada.Bureau : < Union Buildings, » Montréal.La soussigné ayant até nommé agont dn Bureau oi dessus, bien connu et depuis longtemps établi, est prêt à effectuer des assurance» contre le feu et sur la vie Heures de Bureau : 10 h.à B h.DENIAI! S PRIOR, Agont, Vnmilgnnre des rues St-Pierre st St-Paul 19 août 1862.1101 CHAS.MOIZKN, Agant.Pour tes faubourgs Saint-Rooh st Saint-Jean.No.8, rno das Prairies, Saint-Roch.Heure* ds Bureau, 7 h.à 9 h.A.M , at 6 h é 7 h P M U sept, 1862.____1193 UNE TOUX LRGIRB.un RHUM K.un Enrouement on un Mul do Gorge à lenr débat, qne l’on peut arrêter avec un ilmple remède, deviennent rouvert dangereux si on les néglige Peu de personnes comprennent l'importance qu’il y u d’arrêter nne Toux ou un Rhume Léger, dès tes premières atteintes ; ce qui dans las commencements ne pourrait résister à l’influence d’un remède doux, attaque bientôt les poumons.si on n'y fait attention.L'efficacité das Pattilt* dt Broun pour U* Broneht» est démontrée par das témoignages d# Médecins et Chirurgiens de l'Armée, et d’hommes éminents partent où on en a fait usage.Biles furent d'abord introduites sn I960.Il a été prouvé qu'elles sont I* meilleur article qni ait été présenté au pnblio pour la Toux, 1e Rhume, les Bronches, l’Asthme, la Consomption, st diverses antres affections de la Gorge, donnant un soulagement immédiat.jLtw Orateur* et Chauteur* Publics les trouvent eflloaooa ponr éclalroir la voix ot lui donner de la force M.T.Docxauhs, qni a été pendant plusieurs années choriste de l’église paroissiale de Montréal, s'exprime «" C'est on grand plaisir ponr moi do osrtiflor l’effleaclié de vos Pastilles pour les Bronches, dans une affeetlon ds la gorge qne j'ai épronvéo, par suite d’un exsretoa trop gran t de ma voix.Bile m'ont satisfait on ne pont mieux ailes ont éclairci ma voix, da sorte qne j’ai pu ensuite chanter facilement " Témoignage As Rév.Huxuv Wilks*, pasteur ds l'église Zion, Montréal.11 Toutes las fois qut J’ai sn te rhume par suite da discours débite en pnbllo.Jai toujours trouvé dn soulagement dans le» Pastilles de Brown." J'al en nne affection bronchique, qui a produit l’enrouement et la toux Lee P a* tiles sont les seal remèdes qui m’ont donné dn soulagement d’abord at qni m'ont guéri ensuite ’* Voici ce qne dit te Rév.Ono.Slack, ministre de PB-glise d'Angleterre, s Milton Parsonage, Canada." Deux on trois fois, j’ai ou une attaque dés Bronches ds manière à me faire craindre d’ètre forcé d’abandonner mon ministère.Mais en faisant un usage modéré des Pastilles, j'ai éprouvé un grand soulagament, et Je puis Aujourd’hui prêcher des asmalnsa entières sans Is plus léger enroaement." Le Rév.B B Rtokhak, Ministre Wesleyan, Montréal dit: •• Vos Pastillas sont trop bien et trop favorablement ooonues pour avoir besoin d'être recommandées ” L'hoeorable Csa A.PnsLrs, Sénateur “ Mas communications avec 1e monde ont été grands-ment agrandies par Iss Lotsngsa que je porte toujours dass ma poche ; cette maladie ds la gorge pour laquai te le» Pastilles sont recommandées «’ayant souvant causé us trouble ” e o’al Jamais changé mes Hntlmsnts, dit M N F Willis, relativement A vos Pastille*, au contraire ma confiance en elles ne fsltqn'angmsnter ” " Les Pastille» de Brown sont un élixir do vis pour moi dit la Profetssur Kdwahd Mobtk, te président dn Collège de Hamilton, Clinton, N Y." Vos Pastillas, dit le Dr 0 F Bioxlow de Boston, •ont uns combinaison simple st élégante pour la toux, etc ” Le Rév R H Ckapi», dit: “ Je recommande l'usage de vos Pastillas aux orateur» publics Bites sont su veut# ohes tous tes Droguiste* A 28 sente la botte Il MT 1867 quelqu Empois du Canada.I ’KMl’QfS DIT CANADA A obtenu de* pru partout 1J où il a été exhibé : A l'exposition iodustriells, qui a eu lleuè Montreal pendant la visite ds Soa Allés»# Royale le Priroe de Galles{ A la grande exposition Internationale de Londres, eette auteei et ahssi * la foire provincial* à Toronto et A diverse» autres Foires qui ont eu lieu d*n« MR la province HE N SU N A A8PDKN maanfaoturea t pour 1e blan shtssa/e t L’EMPGlÜ A M'RFACB SATINÉE DU CANADA, L'EMPOIS DU CANADA AU BRILLANT D'ARGENT, ET L’EMPOIS PUR, BLANC et BLEU ; - APSSt — La Perlca dé Mali préparée en Cana la, extraite dn nmTs bien * I* plus pur, pour Pudding*, Blanc Mange, pour la nourriture de» enfante, etc re< herch e par t us ceux qui en ont fait usage et regardée c mine supè-rieure à tous les articles du tuèuu* genre import** de* Etats-Unis Nulls blam hltsause ne peut se flotte' d’avoir eu le meilleur ompoii, si elle t’a pas fait usage de l'euipoi» du Canute qui a un brillant d'arpent ou celui a »u>fac* sa liûoe ; parce que ces diverse* sortes d’smpol» réunissent ù la plus graude force la pureté la plu* parfaite peulant Îue la p'upart das empois importe* sont absolument nui blés au* travaux auxquels on le» applique A cause les préparations chimique* employées dans le» manufacture» droù ils nous viennent Bl N SON A A8PDBN, 2iH, rue ‘¦'el t-Peul, Montréal 16 nov 1862 ____I640______________ l»n Compagnie (l'Assurance DR LIVERPOOL ET DE LONDRES Sur ift i*ir et contre te M^en.Capita .$10,000,000 Fo.ndh l’i.At’ÉK.6,000,000 Le Revenu Annuel Excède.2,750,000 Fonds Placés en Canada.250,000 IIIHK/Irx UN CHUT: 1, ruo Dule, Liverpool 20 et 21 rue Poultry, et 28 ruo Regent Londres.Encoignure de lu Place d’Armes et de la Grando Rue Suint Jaoquce, Montréal.C'oiiMtil «ta* Dirntfiir» «u Canada T B Andar.on, écuyer, Président Alexander Simp on, écuyer, vice président.Henry Chapman, éouyer I James Mitchell, écuyer.E J S Mail and, écuyer | Henry Sterne», éor., M.P.P J.II MAitUnd, ecyer, secrétaire-president.G F C Smith assistaut-secrétaire-préa’.dent F A U ill, écuyer, inspecteur des agences Bureau en Chef,—Branche du Canada.L% Compagnie ci-dessu* s’étm t chargée des transactions d* l’ÜNITY, ASSOCIATION d'ASSl’RANCK
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