Le Journal de Québec, 4 août 1864, jeudi 4 août 1864
22e année édit wml-quotidienne, H* 90 JEUDI, 4 AOUT, 1864 Ire année édit, quotidienne, N° 77.*AIi* DS L’AI OKN INKR T 1QITI0N anu-QUOTTOUDOri.Pour douse mois.Pour six moU.iomov ^UoTlUIRNKK,.Pour doute niuii.nm Pour six moi*.| a.oo J'uyuLlt U'avunct, L l’Jitiun ««mi-quotidienne du Journal KlL'0* JKIüiu «t Ua uamkuim.On ne peut »‘j abonner pour noiiu tlo »ix moii.Dans 1# cm L'Empereur de Russie et lo roi de Prusse ont renoncé, paraît il, à leur voyage A Vionnc.Après les nombreuses entrevues des trois souverains du Nord A Kissingen et A Carlsbad, de nouvelles conférences sont devenues inutiles.Ils so sont concertés et entendus en prévision do certaines éventualités qui touchent directement A leurs intérêts ; leur but est atteint, puisque leur union est assurée.> Garibaldi rentre A Caprera.L'isolement uns lequel il vivait A Ischia et la surveillance dont il était l’objet lui ont fait prendre oette détermination subite.A Turin, on a fait, cca jours passés, de nombreuses arrestations, provoquées par des enrôlements olandestins, ruxqucls lo gouvernement italien paraît bien décidé A s opposer.> L'Empereur et l'Impératrice, do Biarritz, se proposent de faire dans les départements do l'Est.» follLs, et en tout osi dojfuire des dettes.On raoontait hier soir lo motif seoret qui avait donné A M.Uazonave le courage de résister aux influences si puissantes mises en jeu ; il paraît qu’il est lui même oonscil judiciaire d’un de ses noveux, ami et compagnon do plaisirs du joune duo de Grammont.s Edifié particulièrement sur la conduito de M.do Grammont-Cadorousse, il n’a pas voulu lui ôter la surveillanoo que sud intérêt et sa famillo commandaient do lui laisser.La décision do la cour, quoi qu’il on soit, a été saluéo comme un do oes actes d’indépendanon auxquels les corps judiciaires devraient habituer le» justiciables ot les témoins dé-intéressés des affaires portées devant Injustice.Il y a, jo lo sais, dans notre pays un esprit frondeur, qui aimo A attaquer lo pouvoir dans toutos ses formes ot dans tous ses représentants.Il ne faut donc acocptor qu'aveo une extrême ré-servo los attaques dont la magistrature est l’objet : cependant, on pout le dire, 6on indépendance est suspectée par trop do gens pour qu’il soit possible de oroiro qu'elle soit oonstanto.Un enregistre avec étonnement la décision rendue dans 1 effairo do M.do Grammont Cade-rousse.Qu en conoluro ?sinon qu'A tort ou à raison on croit la magistrature sensible aux influences, aux désirs du gouvcrucmcot, aux recommandations parties do haut.» Copie d une lettre de Mesiire Auspice Germain, prêtre, missionnaire à Saint-Joseph de Pimbina, Rivière-Rouge, A ses parents.t Dahota, Saint Joseph do l'imbina, 1804.» Chers parents, » \ ous m ave* recommandé de vous donner une esquisse dos prinoipaux événements qui ont eu lieu A Saint-Joseph.Si j* no vous ai pas répondu tout do suite, c'c^t que jo craignais de vous inquiéter par le fiJèle réoit do ce qui s’eit passé.» La faiblcsso do la nature, la voix impérieuse du devoir, l'instinct do la vio et la cause do Dieu so sont disputé la victoire.Vous devez pourtant vous rassurer, les dangers que nous avons courus ont été fertiles en consolations.D'ailleurs, notre horizon s’éolaircit, une nouvelle aurore nous annonce do moillours jours A présent que notre situation oommcuoo A prendre do la stabilité, je no recule ras devant l'idée de vous en tracer les oircooL.ances les plus saillantes.» Pendant plusieurs mois, lo villogo Saint- On écrit encore de Paris à la même dale : Jo3CPh a commo un appât offert aux San vsgjs, on s’attendait A subir lo sort des colons américains.Le frémissement des fouilles agi téos, lo murmure des eaux qui coulent de nos montagnes et los hurlements des chiens, produisaient dans Tamo des impressions de »r!«r/»«ar rf J» wSU.»wl(r , n nous semblait que l'ombro des arbres cachait dt s ennemis, quo les bords escarpés de notre rivière abritaient des embus-cades et quo les nboicmcnti qu'on entendait étaient dos cris d'ulanue, des signes avant-coureurs il une catastrophe.Nos regards inquiets 6o portaient souvent vers les collines environnantes.Les cavités et les enfoncements qui los caraetériscnt peuvent servir de retraite aux malfaiteurs, » Jadis, dans des temps encore plus rualhcu-roux, les Sioux appn-amsuient commo par cn- défli, des nos gens occupés A A leur retour ua voyage quentés.oommo une AoMitôt que son ennemi passe, vif I d’un lointain rivage.Lorsque les ohants saorés ; » récompense ?8urJui’ J® ter* 80 mêlent A la mélodie des eaux et A la musique ! de la liberté.I La salle du Corps législatif oit plongée dans lo plus complet et le plus rassurant allouée ; la Bourso eit déjà désertée par les spéculateurs partis pour Trouville, Etrctat ou Baden : o est au palais qu'il fliui alUr r.u.*k.r obor les nouvelles ; ii n'est question quo des cranda proods qui se plaident ou vont ee plaider : lo prooès do M.do Grammont-Cadorousso a été plaidé lundi dernier ; le prooès dos Montmorency, le procès du comité électoral passeront arrès lo procès du duo d'Aomslo, qui sers plaidé vendredi devant 1s oour.> Vous savez qu’il s'agissait d'affranchir le jeune duo de Grammont Csderousse de la gê nantc surveillanoo de son conseil judiciaire.M.do Morny lo demandait; M.raase et lui enlève la chevelure.Quand le soleil aohève as routo, disent nos gens, il est bon do se renfermer dans son habitation, une leçon que j’ai reçue m's démontré 1s vérité de oette assertion.> Un soir, j'étais assis avec un enfant métis A la porte de notre obapelle ; nous oausions ensemble sur l'heureuse éternité, sur les oooronnes réservées aux justes.Il me demandait si le sontior qui oonduit A la demeure da maître de la vie était diffioile à gravir, et si IA haut 1 âme, après avoir vainou le méchant esprit sur la terre, éprouvait plus de plaisir que lo chasseur qui volt tomber sous sa flècho les animaux de la prairie et dos bois.Sa naïveté me plaisait je m’amusais passablomont quand tout A ooup il tuo fit remarquer uno ombre qui longeait mon jardin.Jo tâchai de le rassurer eu disant qu’il était le jouot d’une hallucination, quo o’était un rêve de l’imagination.Mon compagnon a bon œil, bon flair et bonne oreille.Entends-tu, mo dit-il, los herbes sont foulés aux pic-Js ?Entrons, mon pôro.Arrivé dans ms chambro, on frappe rudement A la porto.Après avoir fait un effort sur moi-même pour prendro dos apparenoos de bravoure, jo m’avançai en faisant bonne contcnanoe.On m’avait dit qu’un air craintif et embarrassé enhardit lo Sauvago ot lui donne do hauts sentiments de sa personne ; un chef se présente dans son costume guerrier.Des plumes teintes en rouge ornaient sa chevelure, il avait les bras les épaules et le visago décorés de peintures symboliques.Do sa main droite41 tenait un couteau et sou dos était chargé d'un carquois do flèches.D'une main et d'un gesto A faire trembler : « Nos haches do guerre, dit il, se dressent contre les têtes américaines.Quand » on plie les branches d’un arbre, elles so relè-> vent avec force aussitôt que l’ob-taclo cesse.Los grands couteaux (les Américains) ont courbé les tribus de la nation des Sioux.Dos flèches lancées par do jounes guerriors les ont éloignées de nos cabanes.Nous nous sommes lovés aveo vigueur et nous frappons fort.Nous passons commo lo feu qui embrase la prairie.(Après un moment d'interruption.) v Je suis content d'avoir vu la robo noire.» C’était un meurtrier qui me parlait.Il est tard, lui dis-je, tu feras mieux de partir tout do suite.Etrange visite, dans quel dessein vient-il ici ?Les Sauvages savent que nous sommes sur les frontières américaines.Quel motif les porterait A nous épargner, o'est un espion sans doute.Pourtant, il ne m’aurait pas dit qu'il était content d'avoir vu la robo noire, » Lo lendemain dans l'après-midi, un point noir so détache dans lo lointain, il grossit insensiblement, un pavillon se montre aux regards, il a 'Oie v o, ¦ 'abaisse, rélrtfoit ««Ion la pente et les sinuosités do !a route.Ou croit voir des l armes, la distance cmpêcbo » Les prison niera avaient soil -,- Lea mauvaia traitements qu’ils dea bois, une douce méluooolia s'empare de enduraient finiraient par les faire succomber Qj J A mÆ Uiaaa Kama.X .1 .«.il - _ A _ a.La.».« * * .• - .-.de Peraigny le .-ut VUU4I désirait ; oo disait tout bas quo 1 empereur lo cliautomctit, et venaient lancer dos voulait.I out08 los influoocos étsiout tluns le brnvmlcp, Jos in*u!ti'S *\ dowier do l'.TOott d» joan.dao.b.ltit notre oL.pollo.’ D lubilw ch.,.eur.m »,l.o tribunal avait acc.dé a ses désirs, sur lo mottaiont A la poursuite des assaillant-» se pro-motif assez peu judioiairo qu'il avait donné sa mettant de leur faire payer bi >n cher ’leur au-parole^ de gentilhomme do ne plus jouer, de no daoe injurieuse.La fuite des ennemis était si plus s endetter, do no plus.Oo ne doutait prompt >, qu'ils se dérobaient aux recherches les pas quo la cour u enregistrât la décision des nre- n!n« minut1m.:.’;i »'_ .______________________ cris diaboliques so mêlent au roulement du tambour.Les échos so renvoient co vacarmo.Un groupe de Sauvages ?e dessine sur le versant de la montagno.Le soleil est sur son déclin, do temps A autre il se caobe derriète des nuages, tondus comme de sombres rideaux, par inter 1 Ame, elle se laisse bercer A dos sentiments suaves qui la oharment ot l'enobaotsnt.Lea vents semblsient m’apporter des oantlquss de triomphe, t Ceux qui sèmont dans les pleurs » moissonneront dans la joie, à leur départ ils » versaient des larmes en répandant une so-» menoe dont ils n’espéraiont pas reoueillir les » fruits, mais, au retour, ils msrohaient aveo » des transports de joio eu portant loi gerbes » de lour moisson.> Uno présomption, une illusion do l'orgueil, les palmes que je orojais atteindre se sont enfuies.Le torrent dévastateur, après avoir deseendu les oolliues en mugissant, est venu se briser oontre la puissanoe de la croix.Les Sioux firent an traité de paix.» Nous haïssons les Amériosins, ont-ils dit, dans une assemblée, et nous avons en notre pouvoir quelques-uns de leurs enfants ; pour les nomrnos de la prière, nous les aimons.Habitons tous la même esbane et partageons entre nous le fruit de nos chasses.Les Sauvages s’établirent autour de notre habitation ; oommo leurs chansons troublaient los saints offioes et que lours daneos n'étaient pas de nature A édifier los fidèles on leur conseilla de s’éloigner.Us se rendirent A notre demande.Us allèrent oamper à quelques milles au pied de la montagne.Do nouvelles bandes no tardèrent pas A venir grossir leurs rangs.Les gens du pays commençaient A s'inquiéter.Les Sioux se préparaient peut être A frapper nn grand ooup.Leur attitude pourtant n'avait auoune appa-reqoo alarmante.Us avaient soin d'éviter oc qui aurait pu exoiter du mécontentement.Pour gagner les sympathies des métis, ils tâchaient d’entretenir avec eux des relations smioales.Qui sait si par do tels moyens ils ne cherchaient pas A cacher des dcsBeios pernicieux.Avant de massaorer les Américains, ils avaient eu dormi leur vigilauoo par dea démonstrations d’amitié.Dans le temps qu’ils se préparaient à leur ôter la vie, ils leur donnaient des poignées de msins,et fumaient nvcc eux le oalumet de paix.» Effrayés de notre situation, plusieurs do nos gens abandonnèrent les frontières pour aller chercher un rofuge sur le territoire anglais.Pour mou compte j'ai préféré rester A mon-poste.La religion en domptant ma pusillaoi mité me donna des oommonieations de In fixité de ses prinoipes.Inébranlable anr la pierre sacrée du sanctuaire, j'étais déoidé A faire faoe A toute éventualité.Voyez-vous, il y avait du bien à faire, des larmes A essuyer, des douleurs A calmer.Do pauvres enfanta amérieaios gémissaient dans l'csolavago chez les Sioox.Vivre sous 1s hutte des meurtriers do ses parents, les suivre dans leurs longues marohes et prendro part A leurs expéditions guerrières, qoi pou .vait les soutenir contre les angoisses d'une pa-.; .n .- io do distinguer les rcillc po.-ition ?Dans le malheur on escèro on objets.Des voix contuses, des hurlements, des voit dans un lointain plus su moins rapproché la /lu de ses maux.» Ils attoodaiont sans doute qu'une voix oompstisssnte verrAt dsns lour cœur, svoo les consolations de l'Evangile, l'cspéranoe de la liberté.Jo mo suis mis A l'œuvre.Ma pensée et mes regards les ont cherchés longtemps., .• r- — Que do fois j’ai rooommandé aux métisvova- bois qui couronnent les collines et va sc réfléter geurs de s’informer où sc trouvaient eos pïu-tremblottauto sur les ligures de nos Sauvages vres malheureux.Jo n’ai perdu aucune oir-assis en are es.Le crépuscule du soir, les ooustanoc, aucuno occasion favorablo A l’exéou-arbres enluminés par les derniers feux du jour tion de mon dovoir.Quand les Sioux pas-et oette armée de sauvages semblaient annoncer 1 saient par St.Joseph, j'allais mo plaoor sur leur do Hiuiftrcs événements.La bande meurtrière ohomin ot jo leur donnais des poignées de main M w a'-VD0° °n nbr®nd,!,88Dt en les observant attentivcmentVo’était one ami- allait confirmer » —.-ZZ » DU wauncr uaus lis uroil les cxpli- ooup, M.Cazenavo, vioe-président, so lève et il entre, fume le oalumet français, témoigne qu’il t a lieu pour la oour do délibé am, puis se rotire ave.la chambre du oonscil ; la cour sc retire, ' le gou- oonscillcrs, et la Tornomcnt anglais a déjA fait donner d estions A ce sujet au gouvernement français, témoigne qu ily en mettant sur le compte do quelques esprits rcr en la chambi aventureux, do quelques hommes politiques délibère, ou disouto et, bref, anglais sans lien avoué nvcc ténébreuses suggestions.pto»sion causée par l'artiole do ast ni moins réelle ni moins profonde, ot il sera nucra, s’il lo peut, A lo gardor américains lo jugement du le pouvoir, ces tribunal est infirmé.M.do Grammont-Cado- frapper quo ceux qu’il a dési -né Cependant, fini- rousse gardera son ouratour, ou plutôt le cura- times soient enfovolis dans un prof, o la Presse n en tour do M.do Grammont Cadcroussc conti- D'autres fois, il fo tient en eiubusc de faire des rampant so oaeher dans les broussailles.Quelquefois il avec les gcus de la mai-avec des allures amicales ; il faut s’ défi.ïr, c'est uno amitié feinte qui cache un noir projet, le traître attend pour s pour vie-refond sommeil, useade derrièro un monticule qui borde Ijs sentiers les plus fré- «¦ M-HN.-> »» aonemi'perfiilej ; » r;»1: i.;x: 'r rir Is '* * «• nui oiubngeilt no.rc cl^cllo J, .cmr.i.aî ."'.f"!”" Ir.*'.?*"1" fl*“ [• Pr.irio.i ,u ai on ne te hAtait de les secourir.Jo me décidai A partir.A ma gauche s’éluvuit la mon tagne comme un rempart.Quelques chênes étaient placés çà et là comme des sentinelles.Ils ont été souvont ébranlés par la tempête ; pins d’uno fois lé sang de l’homme blano a jailli •ar eux, et le cri du Sauvage a fait frémir Jeure feuillages, et oependant ils font forts et vigoureux.Des pensées sinistres m’assiègent, jo crains d’éohoner dans mon entreprise.Allons, il ne faut pas se laisecr abattre.Celui qui revêt les champs d’une si riche pururo et qui donne aux oiseaux la pâture aura soin de son aerviteur, courage, marchons.» Devant moi an océan de verdure.Les herbes ondulaient graoicusciuont sous une brise légère.L'air était embaumé de parfums délicieux.Lei illusions dont je me berçais prenaient les apparences de la réalité II me semblait assister au triomphe de mon dessein.Je me représentais le barbaro déposant sa vengeance an pied de la robo noire.Dans leurs assemblées ils m'avaient dit quo leurs flèches ne se tourneraient pas oontro les hommes do la prière et ils m’avaient passé le calumet de paix.Je hâtais le pas en rêvant succès, bonheur, ïeurouso délivrance des colons américains, et e désespoir des victimes se tordant dans leur ngooie se présentaient vivement à mon cspiit, .’oint do doute, on chante la guerre.Les cir-oomtances ne paraissaient pas favorables A ma cause.Los Sioux nourrissaient leur haine, ils s exoitaient A de nouveaux combats par des ehamons, des danses et lo récit de leur prouesse.C’est une imprudence, me dis-je, do me présenter dans leur camp ; aumiitût que je vais leur parler des prisonniers, on va oroiro que j’ai été envoyé par les gran ts couteaux et on va me faire payer bien cher ma témérité.Mon Dieu, je suis mi-sionnaire, non, ils no mourront pas : leur vio en s’éteignant dans les misères de l'esclavage accuserait ma lâcheté.J aurais voulu voir d'avunoc les impressions que ma présenoe produirait au milieu dos Sau-vages, et je reoulais devant l’instant qui devait décider de mon entreprise.Jo finis par triom- Çher de ma faiblesse.Les exemples de Mgr.'aohé furent pour moi un puissant stimulant.Je oootinu&i ma routo.Lo bruit avait cessé.Les rayons du soleil couchant so mêlaient A la fumée qui s'éohappait des cabanes au-dessus du camp comme des nuages empourprés.J’arrive, quelques Sioux étaient oouchés nonchalamment sur 1 herbe.Quand je leur demandai où demeurait Terre yui brù'c, leur physionomie prit une expression d'inquiétude et d’embarras.—Tiens, il est IA, dirent-ils, près des broussaillos, nous connaissons le motif qui t'amAna ici.oe n’est pas nous qui avons tué les parent* de oelui que tu chi relus.Lo sang qu ils avaient répandu, les souffrances qu’ils avaient fait endurer A leurs victimes, et la pré-•ODOo do la robo noiro étaient comme autant de voix qui leur faisaient peur.» En entrant dans la cabane de Terre nui hrtdle, le Sauvage fumait tranquillement ; sur sa figure sombre et fortement accentuée jo lisais un mélange de fierté et de mélancolie.Los femmes occupées A faire des sou iers, de tpmpn A autre jetaient sur moi un regard de ourio.dté, puis se mettaient A tiro, en se couvrant la têto de leurs couvertes.Un enfant était assis dan» un coin de la hutte ; tandis que les autres s’a musaient entre eux en jouant avec de» charbons ardents, lui demeurait triste et poncif, il regardait tantôt la robe noire, tantôt son maître.On aurait dit que la crainte refoulait au fond do •on cœur, les sentiments qui voulaient son échapper ; ses regards, où se peignaient uno amère tristesse semblaient m'adresser de muettes supplications.» Je m'empressai de faire pénétrer dans fon âmo quelques lueurs d'espérance.J’ai pitié de oet enfant, dis je au Sauvage, j'aiuierais A lavoir.Tiens, dit-il, tu crois quo jo ne l'uiœo pas, o’est mon enfant adoptif La robe noire 3 do cotte pauvro vio allaient bientôt finir, heureuse délivranoe s'avançait pour lions de ma oaptivité.Je respirais d’uno vie meilleure.Dca échos I aveo toi : le Sioux n’éooute pas la robe noire, et pour moi je m’en irai le cœur triste.Ecoute .-r-— gn_________ ., 0 | teauf (,C8 Américains)— oomment faire ?Une JV „ VIi 1V wur irMie< rjCout r brucr los ( parole évangélique est descendue sur mon cœur, dit le Sauvage, quand la rosée du ciel de*c nd .le.perfutui , Kl qeioo^ue ,ou.douer, à boire u.v„rr.! .r U terr.J'berbe .réjoJ cUe prôd d.i m.vo.iot l d o.u co « nom.il., perdr.p„ o force, d.l.'visuo«r, u pi, olemelVU du^bio /tuillfion îiaâouriiul bfiîUitbff Di i un r in*».piliiî pour In femme ignorée d’mi notaire lit* sous - préfecture.Qu»' je jugeais mal les choses, cl que la petite Parisienne pour* rail bien venir à l’école dies la provinciale ! Le bonheur dans le mariaffA Lucienne suit doucement, paisiblement ® , son chemin.Quand une difficulté se présente, elle la mesure, cn’prcnd, f i olio lo poul, l'ennui et la responsabilité ; et fraie la route, pour (pie le mari et les enfants n’en puissent pas souffrir.J’ai élé frappée de ceci en entrant chez elle : combien la dignité vaut mieux que le luxe ! Certes, mou ameublement est (Suit*.) XVI M'f-ZR i»’aiw:as a madame a.aike baynol.Pardonnez, Madame, à un pauvre livre r W — | ^ * i /rnV» • %4V* IMVII uaiav.UI/IL IIII IU 1 condamné d'avance à l’oubli, de vous aller plus riche quo celui de Lucienne, mais tous trouver dans la solitude où vous vous mes meubles sont petits, parce que les ap-des cruellement ^ entérinée.Ces feuillets parlements de Paris sont exigus, (liiez ou vibre parfois l’inspiration et que souvent elle, au contraire, on trouve de magnifiques ont mouilles des larmes, ne diront rien à boiseries grises ù deux teintes, sculptées une foule superficielle qui ne se donnera , dans le meilleur temps du rococo pompa-pas la peine d’aller au fond do la douleur dour.L'ameublement du salon est cou-qm s y révèle.Je ne l’ai dédié] à personne, j vert d’une tapisserie merveilleuse.La dole l’ai offert à quelqu’un.C’est plus que rure des grands lustres n’a point pâli.On 'expression d'un hommage, c’est la gémi- «ont dnnscotte demeure antique l'habitude 11 * 1111 iMlllit Mile 1,1 1 " >1.1 L.M il’tiim tri.Inf./- — - - -f - -* • flexion d'uu culte.Mais lo * ne snu rn point quel voile couvre mou l«is mystérieuse ; elle-même ne s’en doutera pas.Elle sourirait, et quel mal me ferait ce sourit o ! XVII jol ANAI.h’ wilCK.Alois.J'ai bien fait de venir dans cette maicon.On y respire un air salubre pour l’Ame.Jusqu'à co jour j'avais plaint Lucienne, cl 110 pouvais me défendre d’un certaine (I) Voir I* aaaUro da I août* d'une vie large, aisée, agrandie par uno noblesse native.De l’air partout, |iurtout des fleurs ! ce luxe qui nous manque à Paris, le seul auquel j’attacherais un prix réel Je m’attendais à trouver Lucienne enlaidie, mal mise, et sans séductions, quelle erreur 1 Lucienne est embellie ; légèrement grave, digne, souriante, affable, portant son bonheur comme une couronne ; elle inc rendait presque jalouse.Je me suis regardée dans une glace en mémo temps qu’elle, eti’uiélé forcée d’avouor qu’ello est plut bello que mol.J’ai péli, j’ai mai- I gri ; mes regards soûl tristes, tandis «pic les siens rayonnent.Kl puis, elle a des enfants ! Je comprends maintenant l’amour profond, sérieux inaltérable qu'éprouve uu homme de cœur pour In mère de ces petits anges.Pomme Hubert est vif, turbulent, adorable ! et comme Renée, c»*lte petite blonde nu teint rosé, ressemblera à sa mère ! J’ai essayé de jouer à la maman, de oa-iessor Robert, de I** prendre dans mes bras ; mais je me suis trouvée gauche ; puis mou mari est survenu, et j’ai mis I enfant à terre.Séverin aurait désiré des enfants.J ai assisté à deux événements graves dans Iq vie de province : une lesivo, et 1a provision de centilitres à faire.Il m a fallu aller à Jalouze avec toute la famille, admirer la blancheur du linge que les laveuses suspendaient à do grandes cordes, en plier un peu avec Lucienne et sa mere, qui riaient de mon inhabileté ot me donnaient à la fois des levons d'ordre et d économie.Pour les confitures c’était bien une autre chose.Il a fallu les égrappornxec mille soins, écouter dix fois la proportion que I on doit mettre cuire les groseilles blanches, les groseilles rouges et l»*s framboises, goûter le sirop, admirer les bassins de cuivre que l’on eût pris pour de For, faire à Robert la première tartine et Fem-péchei de trop barbouiller sa jolie ligure ; ensuite verser In gelée dans les pots, tremper dans du cognac vieux des ronds de papier, couvrir les pots avec l’art d’un apothicaire, les ranger sur des tablettes ot se promettre un plaisir égal quand vont venir ; les reines-claudes.Cela fait rite et pourtant c’est presque touchant.Dans tous cos menus détails su i manifeste la Aie do famille.En hiver, A table, quand on aura des amis, on ne manquera pas de dire : Ce sont les confitures de Lucienne, et tout le monde les trouvera exquises.La femme, In mère y aura mis de sa grâce, de sa tendresse, car la tendresse est comme une bénédiction qui se répand partout.Séverin parait étudier tout cela et s’y .11 fait de l'horticulture avec le pèro de Lucienne, et chaque malin nous recevons un bouquet.Mo» mari se rapproche de moi, il travaille peu et me dit qu’il fait une étude de mœurs.Je voudrais me passionner pour celte vie dont les régions basses, uniformes, sont du moins à l’abri des troubles et des orages.Lucienne ne tout ce qui m'entoure m’ont enlevé un peu de mou absorption.J'ai secoué ce poids que j’avais sur le cœur.Lucienne avait envie de m’interroger hier.J’ai deviné sa question, et je lui ni fortement pressé la main pour lui dire : l'heure n’est pas venue ! L’heuro est passée.Kdèze m’a écrit.Je l’ai fui, il me poursuit partout, quand même.J’ai reconnu son écriture, et j’ai cru que la lettre était couverte de traits de I feu.J'ai eu la tentation delà montrera Séverin, j’ai résisté.Jo me suis dit qu’il fallait la brûler sans lire, et pourtant ie I’m In* L'II.» -1 __* ¦______ saura jamais les joies de ce que l’on appelle l'amour ; mais elle dormit a sereine et paisible, heureuse du bonheur de son cher Auguste, fière de ses beaux enfants, qu’elle saura élever et conduire.Gu restituera, on l’aimera : que faut-il de plus ?Oli ! si je pouvais nie contenter d’un lot pareil ! Si je pouvais ! je voudrais pouvoir ! Quand je me suis violemment arrachée à Paris, j’étais décidée à tout dire n Lucienne, mais j’ai réfléchi.A quoi bon la Iroubler ?Puis, la distraction violente du voyage, le bourdonnement que j'entends I autour de moi, la nouveauté, l’imprévu de ! l’ai luo.Kllo ne m’apprend rien.Je savais loul cela ! Je sais bien plus encore qu’elle ne contient, car le pauvre fou do poète a mis une bride et un mors à scs phrases pour les empêcher de courir, les audacieuses î lu# j’ai été coupable, bien coupable.J ai ‘ ensuite.Mais je me suis dit qu’au surplus je ne commettais pas une faille grave, et que, même on ouvrant mon cœur à une sym|Kilhie ardente, je voulais rester lidéle à mon mari.Des sophismes enfui ! des accommodements brûlants avec uno conscience dont l’honnêteté se révoltait.J’ai maudit la vie ! Je n’ai pu maudire l'imprudent qui vient semer l’ivraie dans le champ de l'honnête homme.A quoi cela m’a-t-il servi de quitter Paris, de lutter, »lc tentei d’aimer encore mon mari?Mon mari î Si je lui disais tout ! non, il croirait peut-être qu’il y a eu coquetterie de ma |kuI, et puis, s’il m’adressait une question.J’ai tout avoué h Lucienne, ol|e a rougi pour moi, elle a pleut é, elle a lu oette lettre qui confirme lo trouble des miennes et elle a cherché u me défendre contre la séduction.Elle veut fermer au serpent la porte du paradis d’honneur de la famille.Elle s’est trouvée, elle, âme honnête, mère admirable, fille respectueuse dévouée, en far»' d’uno épouse à demi inlidè/e, d’un cœur bouleversé par une tempête qui l’effraie.—Amice, m'a-t-elle dit, je suis unis expérience des passions, et j’ai peur de ne point t’enseigner le vrai remède.Tu es sans force, me dis-tu, et la dernière preuve de tou impossibilité à te défendre est la joie causée par une lettre qui est une offense pour toi.Le danger est grand.Il s’agit do l’honneur de Séverin, de l’intégrité de ta vie, du nom de tes enfants, du salut de ton âme.Viens à l'église : à oette heure le curé achève sa messe, tu lui diras tout.—Mais Séverin.ai-je dit, —C’est son honneur qu’il faut sauver.Elle m’a entraînée.Jo priais avec ferveur, avec larmes.Le curé descendait la nef pour se rendre au confessionnal.: un pas encore, et j’y cuirais.Une voix m’a fuit tourner la tète, mon mari écoulait les explication» archéologiques de M.de Valbrun.Séverin m’a vue : son visage a pris uno expression sévère, que la présctu*e du fonctionnai! c l’a forcé d’adoucir, mais il m’a Il y avait encore chef lea Stoux deux prisonniers américains.A foree de prendre des informations je aui« venu à bout de connaître le lieu de leur retraite.Cette fois, je n'avata rien à cr iin lie de la part des barbares.Le respect qu’ils m'avaient témoigné, me présageait un heureux » uccèi.J engageai des métis en qui j'avsi» eonfunee, et je les envoyai au eampSioui où se trouvaient les prisonniers.Les cbffo ayant connu le soj?t de leur voyage firent one grande assemblée, et après de longues dé ibf'rations décidèrent qu’il fallait donner la liberté aux esclave*.C’est la robe noire dirent-ils.qui veot les enfants dca grand» cou ttaui, il Lut b en écouter sa parole.Les trois pri.-ent i r» sont maintenant dans leur famille.Je remercie la divine Providence de m’avoir donné, an milieu dea peinea de l'exil, la conao lation d’aroir briaé les liens de trola pauvret captifs.* semblée décréta preiqu’à l'unanimité que a France réitérait une et indivisible, parce ue dam l’unité seule peut être son salut ! jue deviendrait cette grande et puissante nation ai elle était morcelée en plusieurs petits étala indépendants les uns des aurai?ils finiraient, comme la République Américaine, par a’entredéchirer et deviendraient bientôt la proie des puissances limitrophes.La conclusion de ces observations, c est que la confédération ne doit être adoptée 3ne comme nécessité et conséquence de la iversité des intérêts et des sentiments qui, ne pouvant se fondro, lèchent au moins de s’unir, dans une certaine mesure, pour a protection commune ; en dehors de lu, elle n’a aucune raison d’être, et ce sera a cej point de vue seul que nous devrons 1 cnvi^ eager.Les rouge», eux, n’ont cessé d’insister sur la nécessité d’un compromis, mais d un compromis beaucoup plus désastreux que celui dont le gouvernement a fait connaître un des caractères dans son programme.Mais nous sommes convaincu que le Globe ne croit pas à la possibilité d’implanter en Canada la Confédération Suisse avec s.s petits cantons el ses petits gouvernements.L’histoire, du reste, ne nous offre pas deux peuples qui se soient ressemblés complètement dans leurs intérêts, leurs sentiments et leurs instincts.Ce qui est cher à un peuple peut être odieux à un autre, et voilà pourquoi les formes de gouvernement diffèrent tant entre elles.OM.Hmdford va se présenter prochainement à nos abonnés, depuis Beaumont jo-q l’à Matane, pour demander le Les bon.MM.Brown et McDougall, «ont arrivé! en cette ville, bier mâtin.Le* bm».MM.Cartier et McGse «ont à Montréal do-puis samedi dernier.mom j*»-h “ —- H.Fry, M.Steveoion, J.H.tint, i remboursement duc«ül des abonnement* Qrtot j,mct Homck.D.C.Thomson.J qui nous «.ont dûs dana cette partie de la R0b*, W.Bickll, James Dan, junior; P., « .a Garneau, H.Lemeauricr, B.Bennett, etc._ C«ô.e sud du fleuve.I plaident ayant prb V: fauteuil, lo 6*cré- Bl RKAl DK t'OMMKRlK.Q'iétec, le 3 août 18f>4.Présents : A Joeeph, président ; II.S.Scott, vi«*e-pré«-ideot A.Fraser, secrétdi*'; J.H.C iot, T.H.•ira»1» P.l’impectourdu Lloyd, pour 1 inspection de* M-timent!.Ceoi forme un total d’environ $7,000 et est considéré comme cxooaalf par Ica coni-iruoteur* de navire».Comme la oonstrnotion est un genre d'industrie très précaire, il serait bon que le bureau fît sur lo sujet dea représentation!, afin d’obtenir uno réiuotion dam les taux chargés.„ M.Fry dit qtia o en un sujet de plaints en Angleterre comme ici.M.Bickell no penso pas que lo* dépenses de l'établissement se montent & plus qu’à $3,500.>L pry,—Elles se moutent à $5,0U0.Lca salaire^ «ont payés eu argent sterling.Lo président fait observer que la matièro à laquelle réfère M.Bickell a été mieo devant lo conseil ce matin, et que l’on a’en occupera de nouveau demain.Le sujet **n rente là.Embauchage de» matelot».M.J.G.Ross dit qu'il est notoiro qu’un uoinbro considérable de matelots ont été induits à lais cr ce port durant la présente saison, mneportés de l’autre coté dos lignes et vendus ù des agent! recruteur* fédéraux.Depuis les deux ou troD derniers mois, plusieurs centaines de matelots ont été enlevés de cette manière.Il C't grandement temps que le fait «oit porté à la oonoaisranoe du gouvernement et quo des mesures soient prises pour mettre un terme à C.tte pratique, c’eut pourquoi il propose : > QVen autant qu'il est devenu notoire ) qu’un praud nombre do matelots, ( dont une » purtio appartenait aux 1 àtiinents étrangers I visitant cî port,) sont constamment séduits > et amenés par quel jues uns des racoleurs do > cette cité, et vendus de l’autre côté de9 lignes » \ d mesures qu’»l j »g*ra convenable! pour mettre > la matière devant le gouvernement.» M.G »ru au seconde la motion.Après quelque conversation sur la difficulté d'obtenir des mato’ot*, !a motion est adoptée.Nouveaux membre».Les messieurs suivants sont élus par scrutin membre* du bureau : J.W.Henrv, Robert Archer, Henry G a-s.Aüson Davic, Jno.Baile, G.orge L'une in, Jno Lone, junior Etatguumn.t du canal W'c'land.M.Graut donne avis qu à ia prochaine assemblé,1 trimestri lie, il appellera l'attention du bur »u sur la question de l’élargi«setneot du canal Welhind, tel que ncommandé Par la députation du bureau de commerce de Détroit, i L’assemb éa s’.jjurne.jourd’hui sur toute! les autre!.Les pompeuses dépêche* d'hier, où Ici mots succès et victors étaient répandus aveo profusion, se traduisent, aujourd’hui que la véritable situation n’est p us obscurcio par la fuiuéo do la poudre, par do brefs bulletins rédigés avec désappointement sinon aveo crainte, commo les doux suivants que none empruntons au Commercial Advertiser : I A la requête du département do la guerre, • nous nous abstenons do publier les oouvel’os > de Potersbourg reçues aujourd'hui.Nous > dirons simplement que, d uprès uuo dépêche > de Baltimore, nos troupos n’oat pu se uiain- > tenir dans les retranchements emportés > samedi.Nous avons Lit cependant quelques » centaines de prisonniers.> < Nos pertes dans l’ui-.iUt livré, samedi, aux > fortifications do Petersbourç», n’élèvent à i quatro ou cinq mille.Celles de l'cnncuii sont > évaluées au mêuis chiffre environ.> i Malgré l’interdit du département do la guerre, on n'a pu empêcher les nouvelles de transpirer dans L soirée, et nous devons dire qu’elles sont loin d'êtro favorables.D.ux généraux ont été faits ptisonniers par les confédérés, ot une foule d'officiers et de eoldata ont péri.L'estimation des pertes, faito par le Commercial Advertiser, semble m ilh?ureus3-ment audessou.» do la vérité, et c est uno pauvre consolation d'ajouter que « les pertes do l’ennemi sont oou>i lérablc».> a II est constant que Le', tout en envoyant Early et Breckinridge dun* la Shenan loa h, et Îuinzo ou vingt mille homm Dsrul in art* d’Europe.(Par vole télégraphique.) CANADA.QUÉBEC, i AOUT 1864.teire donne Ucture des minutes de la dernière assemb ée.Le président fait observer que quoique le» sujeta mi* devant le eonseil depuis la dernière asscmb'ée trimeatrielle ne soient pas très n«m-breax, ils *ont oepeodant d’une grande importance.Il y a le rapport trimestriel qui va être lo à l’assemblée, par le secrétaire.Un des pu jet! les plus importants est l’acte pour amcrd.T les actes re atifs à la maison de la Trinité ; le* pilotes ont abandoned le tarif augmenté qui .aurait été une taxe sur le* biiments de «5,000 Le Globe donne un résumé de la consti- 4 30.000 dollar*.Pour ce qui c*t de la que^-tution de la Suisse, |>0'ir établir que le sys- tj0D de la remise d«.s droits eur oertains navire teme fédéral esl faxorable au développe- Ile gouvernement a, dans une grande mesure, ment social, intellectuel et matériel d’un aerédé aux lepréKntatioci du bureau.Le *u rav* et pour nous faire comprendre, sans jet, oependant, a été différé jusqu à la pro* 5^,,-nou, ferions bieS d-dopter * mêmes>>lèmc.1 Le président ensuite réfère à plusieurs actes H ne faut pas perdre de \ue que le sys- jmW)rUnti de la dernière session, dsna l'ordre tème fédéral ne pcul être qu un gouverne- |ui£nt.ment de compromis Or, compromit si- Le Korétaire lit ensuite le rapport : gnifie absence d unité d intérêts, de senti- I Rapport trimestriel.merits et d’actions, et tout pouvoir qui j iTTm norrranonJinee Broloncél 1 AO 11* U Il nous par&î\ dit un journal ang’ai* do Montré 1, qu'il »'o;è-e en o?moment un grand changeaient dm* la pre-*' «lu Nord, de même que parmi le p uple du Nor I, au suj"t do L guerre.L a .int;c:pition> cor,fiar,t“S d’un succès prompt et d«'ûiiitif dan.1- h lutte avec le S >«1 *’affiitliss(nt d1 plus en plu*, et le parti di Nord qui a tout lo temps accordé si sympathie aux propriétaires d’ffc aves et à leur révolte deiii nt de p us c n plus hardi et puissrnt.Le ton de quelques uns d s principaux journaux abo’.i-tionistc*, (ctf, aprèî tout, c est une question d’esclavage,) change o-ton-iblcmcnt, et ce a rst trè»-igt.ifi'atif.La T/iOune de New-\ork.par .xcmpîc, déclare formellement qu’elle n’io-sisterait pa« sur l’abandon de i’cfclivage, comme condition do reeon«truotion, car, en temp* do guerre, on prend ce que l’on prut avoir.Tous inpi't'nt sur l’intégrité de l'Union.Ceci e6t précisément la base prisa par le parti démocratique, dm* lo Nord, à l’excrption do ceux qui sont en fjvctir dt la sécession pure et simple.Le p'u* grand nombre est en favour do la ro construction de l’Union, telle qu'elle était a van» ,|i,o ]• rebellion éclat fit, ou, plutôt, commo clic était avant que la majorité du Nord tût affirmé son pouvoir par l’élection de Lincoln.\ raiment, en autant quo I’oa p ut en juger par ses organes, elle cons> ntirait donner des garanties ad li-tionr.e!!c< à l'c^clavoge, afin d induiro le Sud à temps bc trouve parmi Ce bill a é'é - , , , r , a TToe oorrenpoodiooe prolo»*ré# • «o- manque d'unité manque egalement de force en^re j€ conseil et la corporation d's Pilote*, et d’ittilinlive.Il suflit, pour se convaincre Ltt BOjet rjh j* m.David Piioc, pour de celle vérité, d'avoir étudié l'histoire de I imender les actes de la maison de la Trinité, la République Américaine depuis la décla- let plusieurs entrevues ayant eu lieu, entre le ration de I indépendance jusqu'à nos jours, pré.ideot «t «ce «wp«, !• roltJt * été tt0 : rcTC0 r- gl ccttc politique devait prévaloir, toute Qui ne voit pas aujourd’hui se dovelopper I tarif augmenté qui im-1 la guerre, avec toutes «es dépendes énormes dan* le i*ang le germe )ete dans le >0l de la P.t ft0X b4tiœentl une uxe d ?nvircn ci sang et en argent, aurait été vaine et mutile.constitution apres la conquête tie 1 indé- \ AAA _________.x, .?u Mn»M.;nn «tr.U r«rt1 Los choses on seraient o:mmo clics étaient au petidance, e titulion américaine avau eie conçue et as-1 oularit p»picrs déposés sur le bureau.ne fureur qui n’a pas d’exemple p»s é avec quelques ebangemen' dans l’histoire du monde ?le Bureau de Commerce de Montréal.Et la Suisse, avec son patriolisme et sur- » Des amendements au bill concernant la re int :lZ nrodici.-uses montagnes pour rem- miü sur le.nouveaux ^bfitimentsontété suggéré, tout ses prodigieuses moulines puu.ibui .M GaU Q00 Réputation nommée parts, existerait-elle atijuurd but fCOna™e cetu fiDj 4 peffet que le maximum de 1* nation si les grandes puissances n axaient fetnjie rb droit! mr le* bâtiments non doublé* pas jugé à propos de la placer entre elles métal, soit on dollar p*r tonneau, et que comme muraille mitoyenne ?En ne se t0UI jel b&timeota doublé* à Qoébtc aient une touchant pas, celles-ci no courent P^5 remise «or le métal employé.Ce* suggestion» risque de se heurter i voilà tout le secret Lot été favorablement reçues par !o ministre de ia longue vie de la République Helvé* dea finance*, mai* va l’époqae avancée de la tiaue.Mais, en 1834, les cantons calho- aea*ion, qoand oe bill a été présenté, le gouyer- liques et les cantons protestants, représen- nement a décidé de le remettre pour considé- Uni dea «eiilimeiiU el les inléréUopposa r*^“B 1m «te.de Taqec »e heill lerent xiolemm*?nt, et les canton âyfcnt été introduit dans la légi-Uture, à !t calboliques furent écrans par les bataillons Lamanda de la corporation, uno pétition fut plus nombriMix dea protestants.présentée, demandant que l’aqueduc fut retiré La constitution de la Suisse, si l °n da contrôle de la corporation et mi* rou» l ad-prend **n ligne de compte la variété dea in- nuoUtration de cimmuMuirc*, et à défaut de térèts et d.s sentiments locaux, est bien le changement, suggérant d’autre» amende fouvernement f d rai qui fonctionne If ment*.Le progrès de ee bill a été en coosé plia liai roonieusemeut de tous ceux que quenoe arrêté pour la jmoment.r — _•— ^.4 » La réception cordiale donnée p*r le gourer- nement aox délégué* du bureau de commerce de Détroit, lors de sa réeentc visite pour demander l élargiaaemeot dca émaux proviocuux, donna lieu d'espérer l'exécution prochaine de oet important ouvrage.a Durant In deroière *e*»ion du parlement, plusieurs aetea impottam» aur le commerce oui été passé*.—entr’autre, l’acte du Titubte, en force depuia le premier du courant, !•* act-s relatif* aux droit d’exeise tur le t.bns et le wbiak',y, — l’aete de Banqueroute qui aura eff-tle premier aeptombre prochain, et l’acte pour l’inapection des peaux crues et du cuir.Sou* «a daroier acte, le conaed a nommé MM Le steamer Saint-D tvi l, p»r i d> Liverpool le 21 ù mi«li et «Ij Lo i load .*rry le -‘.i est pissé \ l’ointe au Père, hio' lo 3.Des avis d'Anvers dU'nf q 10 la fréute des Etats-Unis, Niagara, a été en vue do ce p >rt pondant plusieurs jouis.Plusieurs journaux di eu* oit Itcn*-' cina-dienno avec un esprit ain'o -1 Lo Times publie d •* lot re.s»a corn1* pondant, à R chilien d • :i date du 14 ja n.Il décrit la bataille i u:ne 1«‘ plus sangl nt engagement qui it j «unis ou lieu entre do» peuph1* eiv li*é» Il p*ns«î «|UO le» chances de succè de Grant snnt très petite- ot que son iii*eii»ibilité détruit 1 » c >n'i meo d - o-troupos en lui D un autre côté, Lee a 1 it subir aux fédéraux une pc to >ix i'"i» p'u» grande qui la sienne propre qui a été do 15,001» hommes.L& banque dite East of England a arrêté ses paiements.S s obligation» sont d en \ it on £000,000 sterling.J.a p »ition Je» créanciei» est bonne.Le gouvernement franç ti» a a 1 r*1 - -é des circulaire» aux divers pouvoir», lo invitant à par ticiper au congre.» international i - brignntiiiH et 12 goèlcttu*.ut'l.l ni.î f Ül.TBE»:î »AL.Il * «'ll* |>srçit, hier, A U douane do Qu^bee, un* «omino do g I.•la, n.I, Le général L^lie, d»0*- „ r l’eipoaioo, fut frapfé par une b.Ile miniée fi la *** On a b»»oin de deux eu trou p r»onne* r« c'ir imandablc* pour v?n Ire In Journal, s ix Bourget et koo charger une ch I JM m u on* veli?aou» les dé
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