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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 26 août 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1865-08-26, Collections de BAnQ.

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23o année édit, tri-hebdomadaire, N°9Éb KAA1EDL 26 AOUT, 1865.2e année édit, quotidienne, N° 97.TAUX UK I.' AH O.V XKMMKT.lUITION TKI'UKbDOMADlIh».Pour dougto moU.#i«io Pour »ix uiola.2.00 fcumo.N QUOTIUUNNK.pour Jouro imÆ>.#0 OU Pour six muta.9.00 l‘ui/uOU d‘«vmnet.L’édition tri-hobdomaduiro du Journal parmi ioa MAHOI».I«s* JKI UIM ot Isa M % \|KOI».On no liou» ti’y a b'oint* r pour luuiii* da *ix luola.Oaua le «sas du* ubonne-meut* pour un lump* indélinl, lu rutruit n'a liou Los quatro individus tués, anciens conspirateurs, étaient bi:n connus pour l’appui qu'ils donnaient au gouvernement, pour les abus qu'ils oommett lient, forts de la protection des autorités, pour la persécution exercée contre lea parents et les amis des brigands, dans l'es poir d'atteindre les brigands mêmes, » Malgré les oent mille hommes qui occupent lo pays, ce n’est que le lendemain qu’est arrivé à Polito uno escouade do troupe, et de carabiniers.Inutile déploiement de forocs.Ils ont parcouru en v*ir.produit toute la journée montaguca et vallées ; dos brigands, point de traocs.Vingt-quatre heures d'avance étaient plus quo suffisantes pour qu'ils eussent pu regagner leurs gîtes ou mémo pisser dans lus provinces limitrophes.» Des amis qui reviennent de Toscane m'assurent quo l'aversion que b s Florentins ont pour Ica Piémontais n'a pas d'égale.La position cat ai tenduo, et don échauffburéea ont lieu *t souvent, qu'on craint des événements plus gravas.Lea Florentins ont un culte pour lour patrie, et ils ont raison.> Les Piémontais, qui vont IA pour auccr le sang de Florence, tranchent en maîtres et s’inr-porent en conquérants.Tout ocla blesse énormément l’amour propre des Florentins.Ajou tex A oela que la presse, autrefois piémontaise.qui a suivi le gouvernement A Florence, ne fait qu'envenimer les haines, tournant en ridicule le bon peuple toscan, »’S habitudes calmes et scs rmeurs tant soit peu patriarcales.» Il faut convenir qu’après cinq années d i-nutilcs t ff rts, les différentes nationalités italienne-1, au lieu Je si rapprocher et Jo so fondre, tendent A se désunir de plus en plus.» Autrefois, l'amour du clocher (sentiment prépondérant de ocs populations italiennes), était la seule cause de leur antagonisme.A présent, o'ost l'aversion, la h»ino et lo mépris réoiproqiua qui les séparent.> Voi!A où ont abouti les mesures d'un gouvernement qui s'est laissé troincr A la romor-que d'un parti qui n'avait d'autre but que do s'enrichir ; et, en mémo temps, de so venger ot d’aasouvir scs haines personnelles.» On lil (finis le Stendardo callolico tic Gènes : a < In nous écrit de Florence, et nous voyons par les journaux, que 1 antagonisme entre I os-cans et Fiéoiontuis continue, qu’il mi manifeste on mille manières, et qu il menace de prendre do plus graves proportions, l’o sont IA des choses déplorables, mais qui n'ont rien «l’étonnant |K»nr nous autres Génois; nous savons depuis longtenijks ou «pr'il en cat A cet ég»r«l.» Le Lui est toujours A \ aldicri ; M.Laura, ministre de l'intérieur, so trouvo A Turin.MM Sella et Natoli, ministres des finances ot do l’iuatruotion publique, viennent do partir pour Ancône.L’opinion publique n’est préoooupée que d’uno chose : le choléra.> Un cri do réprobation s’élève partout contro M.Lama, qui n’a pas su isoler le torriblo fléau dans la ville d'Ancône, où il s'est manifesté depuis quelquo temps avoo beaucoup d'intensité.Par ordre do M.Lanza, des galériens ont été transportés d’Anoônc A Bologne, et aussitôt ariivés on cotte ville, «leux de ces malbeu reux ont été emportés par la maladie.Pu IA protestation «lo la municipalité du Bologt.c, et grande indignation dans toute la population de cette ville, qui compte près do 100,000 nines et «|ui se trouvo placé subitement sous lo poitls de la terreur.On ne peut guère se rendre compte, en vérité, d’une mesure si contraire à toutes les pr«Vaulions que l’autorité «frvrait prendre dans d«* pareilles circonstances.Tandis que par ordre «le M.Lanza les galériens sont transportés nilleurs nu risque «l’infecter tout le pays, par ortlre de M.Petetti, ministre de la guerre, la garnison «l'Ancône, dans le sein de laquelle le choléra vient de se inanités ter, «loit rester en cotte ville.> On dirait que le ministère actuel est pré destiné A se contredire en toute chose.L'Opt nione «lu f» publie en têts de ses oolonoes une lettre de Turin qu'elle recommande A l'attention do ses leoteure.Notre correspondant traduit un passage de oetto lettre qui vient confirmer en tous points ce qu'il nous a répété bien des fois, sur la manière dans les négociations avec Homo out été conduites par lo cabinet La Marmora-Lanza : » .l'ai raison de croire, dit le correspondant de Y Opinion e, quo lo ministère n'avait pas une idée bien définio do la mUssion de K«xno et des résultats qu'il voulait en obtenir.Si tues informations sont exactes, comme jo n'en puis douter, les premières instructions donnéos A notre envoyé étaieut ass« z larges et ré\élaient dans le gouvernement l'espoir d'un arrangement et l’intention d'abonder dans les concevions pour l’obtenir.On serait allé jusqu'A renoncer au privilège de légat-né du Siège apostolique (lr$a-ztu ajmtohai) dans lus provinces méridionales, concession qu’on supposait être agréable au Saint-Père, et qui d'ailluura était oonforme au principe de la liberté do l'Eglise.> Mais ocs instructions ont-elles été exami nées, disoutées, approuvées par lo oonscil de la Couronne, ou bien n'étaient-ellea qne l’oeuvra de quolqucs • uns des minuties, de ceux qui étaient plus spécialement engagéa dans la question ?J'inelino vers la seconde hypothèse.Les instructions n’ont pas été discutées au sein du oonscil ; la question n’y fut portée quo lorsqu'il fallut prendre une résolution définitive, lorsque lus dissentiments oommeoyaient à si produire, lorsque lo ministèro «'était fractionné en différents partis > Les instructions données dans la seconde prériode au négociateur ont seules été l'objet de la délibération du conseil ; elles révèlent les profonds dissentiments qui s'étaient produits.La politique n était paa cxaluc des premières ; elle fat bannie des Mioondcs, ot les pouvoirs qu’on accordait au négociateur subissaient une gnw de restriction.Les dissentiments éclatèreut bientôt avec tant de loroc; qu’un jour, dit-on, notre négociateur rryut A Borne uue sorte do protestation signée par un ministro contre les tendances données aux négociations.D'autres protestations et d'autros déclarations partielles se firent jour dans le sein du oooccil lui même ; mais voue tu'aecordertz que lofait d'un minis tre qui envoie une protestation pour son propre cumpto A un négociateur ust in incident diplomatique assez étrange, et qui pourra être cité oomuio ud curieux précédent par quelque do Martens do l’avenir.> Fr nitre.On écrit de Paris, le 1) août : On distribue en co moment les prix dan9 tous les lycées impériaux et dans la plus grande partie dea établissements d'éduoation.Ainsi, ! depuis hier, lea journaux sont-ils remplis «les j discours prononcés pat le* présidents do oos intéressantes fêtes.l*o Moniteur do oo matin : noua fait oonnaitro les paroles prooonoées par MM.do Foreade la Roquette, Désiré N isard et Mg', l’urohovéquc de Pari*, aux lyoéos Napo-éoo, LooD-le-Grand ot Saint-Louis.Dans oe dernier, Mgr.Darboy a déployé la grande éloquence qui fit naguère lo suoeèa de son disooure an Sénat.Dans co* paroles, ce qui me frappe, aussi bien que dans la plus grande partio des allocutions quo nous devons A ers circonstances, c’est la gravité des sujets traités parles orateurs.Comme si la situation fo’itiquo avait en ce mo meat plus de solennité qu'à d'autres époques, on en aborde l'examen, et chacun «les discours devient important, en raisou du sujet qui y est traité.Mgr.Darboy, oommo M.Duruy, s’ost livré à des considérations qui mériteraient de passer sous tous les ytux.J’en extraia un pas •ago qui mo paraît spécialement important et qui touohe onooro A cotte question que jo traitais hier ici, A propos «lu discours miuistércl, de U néoessité do former, pour l'avenir de la liberté dans notre pays, des générations fortes ot respectueuses pour tout oe qui doit dtio respecté.Voici on quoi» termes s’est exprimé Mgr.Darboy : < Quoiqu'il «*n soit, en attendant que toutes les Dations deviennent véritnbYmcnt iiuurs, j'exprime le voeu que tous les Fraoyais soient réellement frères et no forment plus qu'une famille, où il n'y ait plus ni parti*, ni oonflits.00 élève en oe momeut une statue A Vercingétorix, le dernier représentant «le In nationalité gauloise.Fuisse la tuémoito et l’imago do co guerrier, bion moins abattu par lo génio de César et la forlunt* de ltoino que trahi parles jalousies étroites et les compétitions ambitieuses de see compatriotes ; puissent les tristes ot san-glauU-a leyons do notre histoire, depuis la funeste époque où des fictions iivales nous ont amené le règne de Charles VI, jusqu'aux temps préseuts où, plutôt que de nous unir pour cicatriser la blessure quo l'invasion étrangère avait faite A l'honneur national, nous uvons lais-é passer, A travers nos dissentiments politiques, des émeutes et des révolutions qui out emporté le repos, la fortuno et 1% vie do nos compatriotes et da uos proches, et, oe qui est plus considérable encore, lo prestigo do l'autorité et l'honneur do la liberté ; puissent tant et de si solennels enseignements éolairer notre patriotisme et nous convaincre que les luttes «les partis compromettent la foroe et la séoutité dea nations, et quo la magnanime abnégation do chacun lait tu contraire l'indépeudanoo, lo salut et la gloire de tous ! • Four vous, j Mines amis, élovés dans le noble sentiment de la digoité nationale, unis aujour-d hui oomuio camarades, restez A jamais unis comme oit«>yon», plus b «biles et meilleurs quo nous.> Corrigez sans détruiro, ot sachez von» ex- 1 liquer sans vous ooiubattro.Ayez oonsoicnoo «la ta ao'idarité qui vo«m engage» et trait»»* »*** uno juste discrétion des intérêts qui ne sont pas exclusivement les vôtres.Aimez assez votre pays pour ne pas lo troubler ; aidrz le plutôt A grouper tous ses enfants sous lo drapeau d'une même oonviotion et A le maintenir, par ta puis-santo unité, au premier rang dans l'assemblée des peuples.Développez ocs institutions, et faites-y pénétrer le soutllj généreux qui vous anime, votre fièrcct vaillante énergie, A la bonne heure 1 mais n'oubliez pas que nous y avons mis quchjuo chose do nos larmes et de notro sang, et que o’est le fruit d uno expérience éclairée et mûrie au feu des révolutions.Oo no saurait mieux dire, et oetto phrase : < Corrigiz Hans détruiro et tachez vous expliquer sans voua combattre ! » n’cst-ollc pas uno allusion frappauto A certains faits qui so déroulent sous nos yeux ?Le dUcoun de Mgr.Darboy cat une balle page.Que l’opposition en médite les termes ! L'affaire Montmorency est terminée.Kilo l'est à la satisfaction de M.do Talleyrand Fé-rigord.On s’accorde A blâmer la violcoce «lont M.Benyer a fait preuve dans sa plaidoirie et A louer la modération avec laquelle, tout en maintenant énergiquement les ilioits do son olieut, M.Nicole! lui a répondu.Un Farision, bien coouu «Uns le monde littéraire ot fiouncicr, directeur d'un journal de thé.'ttro, vient de Sous l'influetioc salutaire et les bénédictions de !a visite très graciea»o de Votre Majesté, nous nous prosLirnons avec lo plus piofond res-pect dovant lo trôno de Votro Majesté.> Dès qu’il lut connu dans la oipitalv-*u pays que Votre Majesté daignait l'hoo» , do sa tiès gracieuse visite, tous les coeurs s'unirent dans un sentiment «i.» félicité, dans un élan joyeux do fidélité ù la dynastie ot d'amour sans bornes euvers le Koi, qui allait nous apparaître comun* un legs précieux des plus belli s p:»gcr de notre histoire, oommo un tréior gardé avec jalousie et avee fierté.> Alors, pour que des manifestations extérieures et significatives vinssent constater cet enthousiasme ardent et général et augmenter encore la discipline spontanéo de l'ordre et de la concorde, la confiance do nos concitoyens uous a réunis on comité, par l'intervculion des autorités, et e’est aiusi (pic nous est échuo la belie taebo do déterminer, selon lo vœu unanime de nos concitoyens, les formes sous lesquelles chercheraient A fc manifester la joio et l'enthousiasme illimités de U capitale.x Et aujourd'hui quo la capitale en extase jetto un regard rétrospectif sur ces jours écou-l«stoliquo et votro dynastie, nous demeurons avec le plus profond respect, etc.x LE PROCES DU CAPITAINE WIRZ- On lit dans lo Courrier des Flats-l nis du 23 août : Le procèx «lu cipitaino Wirx, occupé de conspiration contre les prisonniers fédéraux d’An-dersonville, a comuu'neé, le 21, devant la commission militaire A Washington.M.Wirx est un homme do taille moyenne, qui parait âgé do 40 A 4.r> ans.Ses cheveux sont bruns et clairsemé».scs favoris et aa moustache sont noirs.Scs allures trahissimt uno bonne éducation.La physionomie du prévenu est douce, et l'on a peine A croire, en le voyant, aux atrocités quo lui impute l'aote d'aoousatioo.Apr«'s les questions «l’usogcs posées au pré- , venu sur scs noms, prénoms, liou do nsissanoe, llj»e, etc., le colonel Chapman, faisant fonctions ( de juge avocat, a lu l'acto d'aocusation.La j longueur de oo document nom empêcha de lo reproduire co entior ; nous en avons déjà du reste donné In subitanac, il y a huit jours ; mais il a subi depuis cette époquo uno transformation notable, en oo qu’il implique dans lo prociY* plusieurs hauts personnages de l'unoicn gouvernement confédéré.Il oomprend deux ohefs d’aocusation distincts : 1° conspiration, do ennniveuoe avoo lo général Leo, M M.Seddon, J.JI.Winder, 1*.D.Northrop et autres, eontro la santé et la vie dos prisonniers fédéraux, en vue de diminuer l’effectif des armées des Etats-Unis, 2° meurtre, en violution deB lois et usages de la guerre.Il est dit dans la première seotion quo l'uc eusé Henri Wirz I volontairement, malicieusement et traîtreusement conspiré, do concert avec le général Robert K.Lee, MM.James A.S -«l don, J.11.Winder, L.H.Northrop, B.IL Winder, Joseph Wliito, W.S.NV inder, R.R-.Stevenson, Moore, et autres dont les noms sont inconnus, oontre l’existence des prisonniers fédéraux internés A Andersonvillc (Gcorgie) en les soumettant A la soullranoo et A la torture, en les reléguant dans des quartiers étroit», insalubre», en les tenant exposés aux intempéries Jo l’hiver et au soleil brùlaut de l’été, on leur distribuant des aliment» malsains et insullisant», et en les foryaot A faire usage d'une eau cor rompue ; tout coin en vuo d'affaiblir les armée» «le» Etats-Unis et d'aider A la réb lli«>'.i contre l'autorité du gouvernement.Conformément aux «Fa*» in» «les oonspirat«*urs le dit Heuri NViiz, in«ùré par le général Robert Lee, MM.fl.Seddon, rt«;., n, rn sa qualiU «fi; commandant du dépôt «l Ainlerconville, intorué dan» un c»p*cn de terrain insutlisant un grand nombre de prisonniers fédéraux—IIO.UUO environ—et a négligé, contrairement aux loi» de la guerre et daus le but précité, «lo leur fournir des tentes, des quariiiT», ou tout autre abri contro les intompérios do l’hiver, les rosées et les ohaleurs de l’été ; il leur a fait enlever leurs couvertures, leurs articles do campement et en général tous les objets «|u'i's avaient en leur possession ; n volontairement négligé do h ur fournir de la nourrituro en «{uanlité sutlisante pour conserver la santé et la vie; et a colin par tontes oe» causes déterminé la mort de dix mille prisonniers.Il a en outro laissé périr, faute do soin» médicaux et autriis, uu graud nombre de soldats fédéraux, et occasionné la mort «le du» de millo uutres en lai»sant exposés dau» eurs cantonm’Uicnts ics cadavres de leurs cams-ade*.Four ajouter A toutes cm horreur*, p ,ur«u«< ’aete d’aoousation, il a méchamment «4 Irai-rcu*cincnt iotligéaux prisonnier» de» punition» ruelles et barbares, fous des prétextes frivoles t fictif» ; il leur faisait attacher do pesants mulets «lo canon aux chevilles, et réunis par de» haines fixées au cou.au nombre do plusieurs louzuine», il les laissait expo-és aux rayons irûiant9 du soleil pondant «l«‘-« heures et mémo les journée» entières »ans leur donner A boire.?e» prisonniers sont mort» des suites do oe trai-ernent.Quelquefois il luisait appliquer aux Tisonniers délinquants un in»trumeut de tor-urc appelé < stock» x qui le» privait de 1 usage e leurs jambes et les foryiit A so tenir iiumn-iles au soleil, san» pouvoir changer de position, 'rente prisounier» sont morts A la suite do ce npplice.Comme complément A cca atrooité», ajoute acte d’accusation, le dit Henri \\ itz a lait réta-Il une démarcation, imagininairo dans beaucoup ’endroits, autour du dépôt des prisonniers et a désignée sous le nom de ligne de mort ; il a e plu» ordonné aux sentinelles postéos autour c la prison de tirer sur quiconque tenterait do i franchir.Trois cents hommes out péri de et to manière.Il a de plus entretenu dans la rison des chions féroocs et avides do sat'.g, vé-itablc fléau de l’humsuité, appelés Uoodlioufl>l< u’il a lancés A la poursuite d’» fugitifs ; «jouante »ont morts des suite» des morsures in-igées par ors auimaux.Enfin, et pour ter-lincr, H.NVirz est accusé d'avoir fait ndiuiuis-rer aux prisounicr» un vaccin empoisonné «jui causé la mort «lo 2»I0 d’entre eux et l'ampu- La scoondo seotion de l'aote d'acousxtion, précise les oritnes reprochés au oapitaine Wire qui u’étaient indiqués dans la première partie «tue d'une manièro générale.Il est aeousé d’avoir, A diverses époques déterminées, tué de 8i propre main quatre prisonniers fédéraux, ordonné aux HentinclIeB de tirer aur oinq autres et fuit mettre à la torture ou ohxsscr pas des bloodhounds, jusqu'A co quo mort s’en suivît, quatre captifs fugitifs.Fendant la lecture de l’aoto J’aecusx-tiou, lo capitaine NVirz opposait dos gestes do dénégation A ohaquo charge nouvelle formulée contre lui ; il a paru particulièrement indigné du fuit incroyable qu’on lui impute, d'avoir inoculé du vaccin empoisonné aux prison-nii Bhoahu.4656 43 111 D25:/2.+A 4515 LE JOÜRNAt DE QUEBEC,-1805.nioe I Comme dans U procès dea oonapirataura, la niaiatèra poblio % voulu impliquer dans l’ao-ooaatioo une foula da penoune» parfaitement étrangère* à la question qu'il a'agit da débattre.Si la général Lee, ainai que la prétend l'acte d’aocuaation, aat l’inatigateur et le eom-plioe de M.Wir», pourquoi ne le joge-t on pas 7 Il aat vrai qce la général Lee est protégé par Isa articles de sa capitulation, maie le capitaine Wir» était également protégé par la capituU-tiou de Johoeon.Cependant on l'arrête, oo l'emprisonne et oo la juge.Cette tentative pour mêler le général Lee à an procès où il n’a que faire, et pour ie flétrir par riaoobet, est peu hooorab'e.Perron ne ne oroira qu’un homme du caractère et de la pureté da Lee a trempé de près ou dn loin dans les atrocités d’Anderaonvüle, en les admettant pour authentiques.Les sceusstions portées contre M.Seddon et sotrrs ne sont prs moins déplaoécs.Ce qui nous étonne, aveo la manie que l'on eemble avoir de faire sane oesse intervenir dans 1rs procès dea hua» mes et des débats qui leur sont étrangers, c'eat qu on n ait pas mis de noaveau M.Jefferson Davis en osnse à propos da eapitsloe Wir».Tl j a de?sujets qu’il vaut toujours mieux ne pas agiter, a dit Cervantes.L’affaire des prisonniers d'Andersonville est du nombre.Il ne serait peut être pas très difficile de prouver quo le premier tort a été aux fédéraux, qui ont refusé tout cartel raisonnable un discours prononcé jadis par M.Butler à Lowell en fait foi.On pourrait aussi faire des enquêtes sur la manière dont les prisonniers confédérés ont été traités au Nord, et l’on verrait que, sans rigueur inutile ou préméditée, simplement par suite d’une mauvaise organisation, la mortalité a été effrayante parmi eux.Or.les confédérés avaient beaucoup moins de moyens d’adoucir le sort de leurs captif-.Pourquoi ne pas laisser entièrement de côté toutes ces questions irritantes ?Pourquoi ressusciter les haines ou en provoquer de nouvelles ?Pourquoi rouvrir des blessures mal fermées ?Pourquoi cet étroit esprit de vengeanco ?Cette conduite du gouvernement n est ni sage ni politique ; l’on dirait qu’en associant le nom de Lee à celui de M.Wirz, il a voulu d avance faire tenir pour exagérées ou controuvéea les accusation- qui pè-eat sur le dernier.kuilfiUl à etiger lii paiement îlot» Join- %ote aussi eoDunel ne pouvait être entouré de litages et intérêts tel* que stipulés par le j trop de formalité*.Je ne dirai fjj toutefois contrat.Selon lui, préférer aioii le dont- «?£«*•*• «¦PX'**'"' '• *'•00 menrA n a m inol au ^aimvmaita r«tul fWbitl AVAIP I dlllIlWM’ mage nominal au dommage n*el peut avoir les plut fâcheuses conséquences.M.Dunkin exprime Pespoir que le code ne deviendra loi qu'un an au moins après sa promulgation.A la séance du soir, qui ne s'ouvrit que vers huit heures, M.Cartier prit la parole et passa en revue les diverses objections faites par M.Dorion.Nous donnons de M.Daakio a tort da oraindraque le code ua soil mis an force trop tô\ Oo laissera certaine meet aox gens la tamps du bien connaître U loi, avant d’en faire l’applioation.L’hon.député dj Yerchèr s (M.Üeotïrioo) a prétendu que d’après lo code, toute personne qui ne se conformera poiut 4 un contrat pourra ètra poursuivie at foroée de piyer lut dommages ou l’intérêt tel que déterminé légalement ; or, Z u’au premier jour on no connaît les intentions regret.Toua les navires dans le bâvre ont mis urs pavillons à mi mât en signa de deuil, et gouvernement 4 cet égard.Dans anoootu nioation adre»?é«* hier à 1 ' Argu* son diïcour.une analyse aussi exacla que '•«“* l“1 nous avons pu la foire en suivant I orateur &lf à 2u ou ceo( à ,^0Dlé.Je fclti pour remarqutr à cot bon.membre qu'il y a uoe grande différence entre l'intéiêt sur l’argent et les peines comminatoires.Le oontrat du prêt à intérêt a toujours été regardé comme un cou trat i lie ta par les lois de l'aooienno Franoe ; le prêt n'étsnt pas du tout permis par la loi, à quelque taux que ce toit, tiodie que Us peir.e* couiminitoirss sont déterminées par h coutret lui même, et sont reconnues par le oode oomme ; étant valide?, et oomme liant les deux parties eontraettotes.M.Dunkin ayant demandé si la mort civile était abolie, cl ayant fait remarquer qu’il y avait à ce propos quelques contra* dictions apparentes dans le code, M.Cartier répondit : La mort civile n’est pas du tout abolie, malgré D motion faito en comité A oe suj ît.Las quelques contradictions fort attentivement.L’hon.M.Cartier.—Quand j’ai pour la Îiremièie fois mis ce bill devant la Chambre, 4 a dernière session, j'ai parlé en français.J'espère qo'aujourd’hui mes compatriotes ne trouveront pas nul que je réponde à Thon, député de Hochelaga (M.A.A.Dorion) dans la langue qu'il a employée lui-même.Il ne saurait d'aiilours y avoir d'inconvénient, tous les dépntés dn Bas-Canada, 4 quelques rares exceptions près, comprenant parfaitement l'anglais.Js serai aussi sucoinct et aussi méthodique que possible.L'hon.dépoté de Hochelaga a dit qu'il trouvait mal que le comité eut été si vite en beeoene.Je crois qu’avec uo peu d'examen on s’apercevra que oe reproche n’ert pas mérité.Ce comité u'avait pas autant de temps qu'il pouvait le désirer ; restreint par la durée de la cession, il fit néanmoins tont eequi était eu son ' dont on so plaint seront modifiées le plus tôt CANADA.QUEBEC, 2ti AOUT I*ti5.Kl Vl h PlKUOLVrilKk Le Conseil législatif n’a siégé que quelques instants, hier, H ne sVM occupé d'aucune question qui puisse intéresser le public.Dans la Chambre d’assemblée tonie la séance a été employée à la discussion du code civil, et, cependant, C“lte discussion est loin d’étre épuisée.M.C.artiei et M.Dorion ont fait chacun leur discours, il est vrai, ainsi que M.Joly ; mais il y a encore M.Dunkin qui prendra certainement la parole e ‘a gardera assez longtemps probablement.Il y a de plus M.Archambault ot M.Cooflrion qui, croyon*-nou?, auront quelques observations à présenter.Il parait que la discussion de notre code national n est point ce qu’il y a de plus attrayant pour la généralité du public.Il y avait hier beaucoup moins de monde dans la galerie que lors du débat sur le bill des chiens et des moutons haut-canadiens.Quelques rares avocats et deux ou trois étudiants étaient les seuls représentants de la profession légale parmi les spectateurs.Il faut dire aussi que le public a peut-être été un peu désappointe.Dans une discussion comme celle du code civil, ou le Bas-Canada seul est concerné, on s'attendait généralement que les discours, ou au moins la plupart d’entre eux, seraient prononcées dans la langue la (dus familière u la majorité des habitants de cette province ; mais il n’en a rien été, tous les orateurs qui ont pris la parole ont fait usage de la langue anglaise.En commençant lu discussion en anglais, M.Dorion fuiça ceux qui le suivirent a en faire de même.Peut-être aussi voulait-on intéresser le grand nombre qui ne comprennent pa< un «eul mot de français.Mais les députés haut-canadiens, si l'on en excepte quatre ou cinq, ont brillé par leur abseuce pendant toute la durée de la discussion.Le débat a été ouvert par M.Cartier qui a fait motion que le rapport du comité de toute lachambresur T acte concernant le code civil du Bas-Canada, et la question de concours dans les résolutions du dit comité, soient pris en considération.M.Dorion se lève alors et dit que la question maintenant soumise a la chambre est incontestablement une importante question de législation, la plus im|»ortante peut-être qui ait été soumise à notre parlement depuis l’union de* Canadas.La commission de codification existe depuis six ans et il est probable qu’elle existera encore pour le moins aussi longtemps.M.Dorion regrette cependant que le comité nommé ii la dernière session ait procédé avec tant de précipitation.Non-seulement le comité n’a K s eu le temps d’examiner le code d’un ut à l’autre, comme il l’aurait fallu ; mais il n’a pu que prendre connaissance des amendements proposés par les commissaires.L'honorable député entre ensuite dans quelques détails, signalant les pr incipales Questions sur lesquelles il se permet de ifférer d’opinion avec les codificateurs.Il insiste surtout sur la nécessité de la tradition méconnue par les commissaires ; sur la clause relative aux dommages et intérêts qu’il trouve dangereuse et grosse d’irijus-tice.Il aurait beaucoup préféré que les commissaires eussent laissé notre ancienne loi telle quelle était.Quant a la faculté de réméré, il aurait airneque le vendeur eut pouvoir.Ceux qui avaient de» remarque* à faire sont venus devant oe comité et ont fait valoir leur* raisons.Les codificateur*, d’apièf le statut de 1858, étaient obligé* de codifier les da dans la forme qu'eJes avaient plus minion de suggérer qu'il* croiraient convenables.C’était un rude travail, je ne le otchtrai pas.lia devaient faire rapport 4 Son Excellence de temps 4 autre.Son Exoellenoe avait 4 communiquer oes rap ports aux différent* juge* de la province, et ces juge* étaient invité* 4 communiquer leur* observations.Et je puis dire que, pendant tout le tempi que j’ai été procureur général, j'ai toujours pris soin de lire oes rapports pré'imi naires 4 mesure qu'ils étaient adressé* 4 Son Exoellenoe, ot je ne manquais jamais de faire mes remarques.Je suppose que l’hon.M Dorion en a fait autant lorsqu'il était prooureur-général, de même que l hon.M.Siootte.Néanmoins, je dois avouer que je n ai pas trouvé uno seule remarque de ees messieurs sur oes rapports partiels, quand les oirconstanoes m’ont ramené dans mon ancienne position de proou-renr général.Le comité nommé 4 la dernière session était composé d’avocats, de notaires ou d’hommes versés dans oe* sorte* de questions.Ce comité a fait les amendements qu’il a cru nécessaires.D; sorte que ccs rapport?, après avoir été élaborés par le* savant* codificateurs sont passés successivement par les maies du prooureur-gé-néral, des juges de la province, et finalement ont été soumis au sérieux examen d'un comité composé do nos premiers homme» de loi.Du reste, la plus grande partie de oo cole o’tBt qu'une répétition sous une forme plus méthodique de la loi déj4 cxUtante dans le Bas-Canada.En Franoe.laConstitotante avait résolu d’avoir un oode, maia ce ne fut qu'après que Napoléon fût devenu ooncul qua la cojifhatioo des loia françtiaea fui entreprise eériouiatuco», et Cambacérès, ce grand homme de loi, fut chargé d'exécuter es projet grandiose.Avant le code, les lois française* étaient si confuse?, les coutume* étaient si contradictoires que Voltaire disait qae le premier individu pouvait, en un seul jour, eti loger trente-six fois l'interprétation de la loi.Lamoignon et qoe'que* autres grands hommes avaient bien fait quelques tentatives qui n avaient eu aucune suite.Il fallut Napoléon pour utiliser le?vastes coaoaissanoes légales d'un Cambacérès et d'un Tronchet.Les codes français farent faits 4 d*s époques différente*, mai* criai qui vint en premier lieu fut le code civil ; c'eat pourquoi on a cru devoir suivre la même conduite on c* pays.D’après l acté do 1857, les codificateur* n'avaient aucun droit d'amender nos loia.Eo effet, personne en ce pay* n aurait voalu confier 4 trois ou quatre jariscooaulte?, quelque fût l'étendue de leurs connaissances, le droit d amender no* loi».Il* n ont fait quo su/gé-er que’-que* amendements, et ces amendum-t.’.-1, aprèi tout, ne sont que peu «ombreux.En oe qui regarde Us transaotioos commerciale», il faut un acte par écrit pour les rendre valide*, et oette loi est justement oelle qui est aujourd hui suivie en France, en Angleterre, etc.Il a été décidé par la Cour de Cassation do Pari*, dont les déci-ions foot loi en Franoe, que la tradition n était pae nécessaire.Je puis citer parmi ie* juriscomultee partageant oett: opinion Meroadtt, Delviocourt, ete.Quant aux titres litigieux, les codificateurs ont dès le début adopté pour régie d «compter comme bons les titre* qui ont été enrégiitrés les premiers.J'en viens maintenant aux peines comminatoire».Loraqu il y a des dommage* causés par une dos parties au oontrat en no tenant paa acs engagements, les dommage* doivent être stipulés par le contrat lai même, les oodifiostoure ayant pria pour règle que dans les contrats le consentement des parties fait loi en tout et partout.Quant 4 se servir d< s aubaius comme témoin», les codificateurs n ont Lit que suggérer qu on •eul cubain puiate être témoin au lieu de deux comme l'exige la loi actuelle.Cette loi, du reste, remonte aux ordonnances du aeitième et du dix septième siècle.M.Dorion ne voit paa pourquoi les aubaine oe pourraient pas être té-moine de 1 sole aussi bien que de la volooté.Un aubain peut être témoin de la volonté, parce que de telles choses se nnoontreot rarement.Maie quand il a'agit dea actes, ce n’est plo» la I même choie ; on pent généralement prendre des auj«ls britanniques pour témoins et il vaut mieux 'e faire daoa oe oas là.\ oilà, cane doute, pourquoi les codificateurs ont cru devoir établir c«*i distinction*.Le pouvoir de recevoir les dernières volontés e*t accordé aux cnré* p»r la < coutume de Pari», a mai» oetti coutume vit abolie pour tout !e Ha» Canada et n’eet permise maintenant qae pour les contrées lointain-*, où il cet difficile d’avoir des notaires.Les codificateurs ont era d seoir suggérer que lorsqu'il y sursit uoe propriété chargée d'on douaire légal, ce douaire devra être enregistré, faute de quoi il ne sera point reconnu, et i!a ont cru oette règle protectrice du bon ordre dan* la famille et dans la société.Le meilleur testament est assurément la tes lament olographe, c'est à dire écrit et »igoé par le testateur lui même.Mais il est rare qu* 1« pos*ible dan* I* sene que j > viens d'indiquer.Après M.Cartier, M.July prit la parole et dit qu’il proposerait un amendement au 'oi.’duli.Vcw Pjragriplie du code qui a la prétention lient, «t avaient de d expliquer la vraie signification du mol le* ameodemeota a dicter » dans la loi touchant les testaments.Il veut faire supprimer ce para graphe qu’il regarde comme une déviation grave de notre ancienne loi française et comme pou vaut ruiner un très-grand nombre defaïuilles.M.Joly expliqua la liaison de c*>ite question avec le procès Evanture! r.< fcff jturel qui a été jugé récemment par noir?cour et qui est maintenant devant le Conseil privé de Sa Majesté.Enfin, la Chambre s’ajourna à 11 heures après avoir adopté sans amendements le rapport du comité.Les amendements ne seront proposés qu’à la troisième lecture du bill qui aura lieu jeudi prochain.munioatnm adressée ruer a v Argua d'Albany, M.R.IL Gillett, l’un des défenseurs de M.Davi*, déclare quo sou c’ieut n’a reçu aucune notification, ni aucuns information re’ative 4 son jugement.Il a reçu, 4 la date dn 15, une lettre de M.Davi» ainsi conçue : « ,l'ignore encore la natuie des accusation» qui pèsent sur moi.1» source d’où elle» proviennent et le genr» de tribunal devant lequel je d iis êt e traduit.J’ai appris pour la preniièro fois par voir»» lettre la teneur do la mise en ao eu ation lancée de Washington.Je vous prie do vous entendre avec Charles O'Connor afin d'être prêt pour le procès aussitôt qu’il aura lieu et d'spporter autant de diligence que l'importance de l'affaire vous le permettiont.» M.lit lett ajoute qu'il s’est adressé directement uu département de la guerre pour obtenir des informations sur l’époque fixée pour le procès, sur les chefs d'uccusation et sur le tribunal qui sera appelé 4 juger M.Davis; mais qu il n'a reçu aucune réponse sans doute, paroe que le Président n’a pris encore aucune détermination 4 ce sujet.Nouvelle» Nous apprenons avec plaisir que le gouvernement a accordé une nouvelle allocation de quelques cents louis pour continuer l’ouverture du chemin qui doit relier Québec au Lac Saint-Jean.I n certain nombre de travailleurs sont partis aujourd’hui même pour aller reprendre I**s travaux an point où ils avaient été laisses, faute de moyens pour les continuer.Un journal de la Nouvelle-Ecosse, qui dit bien connaître les sentiments de M.Joseph Howe, affirme que ses opinions sur la confédération sont modifiées considérablement et qu’il n’est plus dn tout opposé ail projet de la convention de Québec.un délai un peu plus prolongé.M.Dorion entre ensuite dans quelques Uî,UUur puis»» écrire aiovi aoo propre teeta-«ervaliofi* *tn h** arli-s notai ié» uieot alors c est le notaire qui est chargé ds Le colonel Cole, comme le plus ancien officier résidant au Nouveau-lirunswick, a été nommé administrateur de celte province.Il parait que le général Doyle prendra temporairement les rênes du gouvernement de la Nouvelle-Ecosse au départ de Sir Richard Craves Macdonnell.Le public de Québec su gardera bien d'oublier que c’est ce soir que le grand violoniste K.Jeliin Brume donne son concert d'adieu.Cet artiste remarquable lui a procuré de si grandes jouissances qu'il trouvera ses délices à les renouveler au moins une dernière fois.Le programme est entièrement neuf et nul des morceaux que doit jouer M.Brume n’a encore été entendu.Nous ne disons pas seulement que nous souhaitons succès à M.Brume, mais encore bonheur à ceux qui l’entendront.Nsavdle* amerkalne».Baltimore 24 août.—La ledger Je Frèdc-rick.burg, Virgioie, publie la lettre suivante du général Jos Johnston : « Buffalo Spriogs, Virginie, 7 août.> Vous tno demandes mes vue» sur la oon duite «t Isa intérêts futurs des Etsts-l’oi».Li chose est si évidente qu’il y a trè* peu de ohosc 4 dire ou 4 éorire 4 ee sujet.Nous, hommes da Sud, nous avons référé la question en litige entre oons et le» Etata-Uoi» 4 l’abitrage do l’é pée.Elle a été déoidée contre nous.Nou* devons nous soumettre àestts détiaiooj’aorepter oomme finale et reéonoaStre 1s fait que la Virgi oie forme eoaore partie des Etats-Dois.Le devoir et l’intérêt de cet Etat sont d'aceord.Nous eooauiterons Lun et nous remplirons l’a’.tre, en faisant tont ee que noun pourrons pour promouvoir U bien-être et rétablir In prospérité du paye.> Noua ooutmenserion» à remplir les devoir» de oitojeo» paisibles eu noos qualifiant 4 voter, •i cela e»t poisible, et en donnant aux p)Us ooa votes à des ooo»erv*tcurs,qui comprennent et maintiendront Iss intérêt» de la Virginie oomme uo des Etats de la répub iqne améiioiine, » Tells est 1s ligne de conduite que je recommande 4 toua ceux aveo Icaquele» j'ai convert sur le sujet, nt que j'ai adoptée pour moi-même autant qua la chose est praticable.(signé; t Votre très dévoué, « J.K.JOHNSTON.» Le steamer Brother Jonathan, allant de 8«o Franeisoo A Portland, avec environ 300 pas«-a grr», s'est perdu complètement près du camp ioeo!o, Oregon, le 3u juillet.Qustorxe hommes et uoe femme seulement ont été eauvés.Neu York, 25 août.— A4 heures et demi?, oette aprèe midi, un incendie «éclaté dans un établissement d’artifioier, John Street, n° 1C.Il y • en plusieurs explosions et trois p?rroones ont cortira de l'établissement ayant leur* vêt», meota en feu.Deux jeunes fille» qui travail laiU!-so dans le Bas Canada, ont été vendus su Bastia do Gaspé, lundi dernier.Il y avait 58 barils contenant 50 douzaines ur du cliché, ou une plus longue exposition 4 la lumière difluso, on le lave 4 l'eau puro pendant dix minutes environ, et on obtient, siasi que nous l'avons dit plus haut, uno belle épreuve dont les blancs sont eonservés et les ombres représentée» par une belle ooulour de bleu de Prusse.—Nous trouvons dans une de* correspondances du Daily Newt, de hondn», le passage suivant, au sujot du camp de ChtVons : « Je viens do voir le?nouvelle?carabine* se Rivièrc-Ouclle.1803 Ste.Marie.Beauce.183.3 Herthier.1825 Terrebonne.182ti St.Eustache.1833 Les Cèdres.1841 Kingston, C.0.1841 Chateauguav.1811 L'Assomption.18-17 Ste.Thérèse de Rlaiuvi'le.1847 St.Jean Dorchoster.1847 Baie St.Paul .1848 Ste.Croix.18-47 Ste.Anne d Yamachiche.1852 Villa-Maria.1851 Ste.Anne de la Pérade.1855 St.Thomas (en lus).1855 Chatnbly.1855 Arichat (Cap Breton).1850 Sherbrooke.1857 Sorcl.,.1858 Depuis quelques années il s'est encore établi beaucoup d'autres missions.On en compte 4 Kamouraska, Huntingdon, 4 Maseouche, lie du Prince Edouard, 4 Charlottetown, 4 Bourbonnais.à Grove, en différente?partie* des Illinois, 4 Portland, dan.?le Maine, etc.—Minerve.KPlZooTlB.—Une épidémie terrible décime les chevaux dan* quelques parties do la Pcnsyl-vaoie.Les vétérinaires n’ont pa* enooro trouvé do remède 4 oette maladie, inconnue jusqu’ici en Amérique.— Voici un tableau peu flatté, mais fidèle, des rnœara financières do New York, quo publie le Journal de Boston : « Il y a à peioc à New York une banquo ou uns institution de crédit où le caissier payeur juiying teller, et le teneur de Itvm, s’ils s’entendent, ne puissent manœuvrer 4 leur gré les fond* do l’étublis»emeot.Les h»ot» officier» de la maison sont rarement ingsgé* pour travailler, mais pour jouir d’uue sinécure.Ou ils sont riche* ou ils sont richement apparentés.Ils deicsndent au bareau tard dans le jour, lisent lo money artvle, causent un iuataot, prennent un lundi, et a’sn retournent chut eux.Il» admettent quo tout va bien.I's n’y regardent paa ds trop piès, et, naturellement, n ont pas l’idée que quelqu’un vole clics eux.Uo examen personnel dea livres suffirait à peu près autant qu’un examen personnel de» biéroglyphrs d’une pyramide d’Egypte.Les jeunes gen?foot marcher les grandes machines financière?, et alternent entre l’agiotage sur les fond?public?dan?la rue, et le fnro daoa quelqu’un de* tripots qui d»pli?quelque temp* so sont multipliés d’uoo manière si alarmante dans le bas de U ville.D* nouveaux détournements et do nouvollcs faillites sont en l’air, et le* gens iag
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