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Titre :
Le Journal de Québec
Le Journal de Québec participe aux grands débats politiques de son époque. De tendance réformiste à ses débuts, il soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872. Il devient libéral de 1873 à 1878 et affiche ensuite un conservatisme modéré jusqu'en 1889. [...]

Le Journal de Québec est fondé en décembre 1842 par le journaliste, politicien et futur maire de Québec Joseph Cauchon. Son premier numéro est distribué aux abonnés de la défunte édition française de la Quebec Gazette. Le Journal se donne pour mandat de travailler à la réconciliation du peuple canadien, qui subit les conséquences de l'Acte d'Union de 1840. Il vise à faire valoir les intérêts des Canadiens français ainsi qu'à contribuer au développement du pays.

De tendance réformiste, la rédaction fait preuve d'une relative indépendance politique jusqu'aux années 1850. Ce désir d'indépendance s'amenuise au fil de l'implication politique de Cauchon, qui dirige le contenu du journal de façon à promouvoir ses opinions personnelles. Le Journal de Québec soutient la coalition libérale-conservatrice de 1854 à 1872 et passe dans le camp libéral lorsque Cauchon siège dans le cabinet d'Alexander Mackenzie de 1873 à 1878.

Le succès du journal est assuré par sa bonne entente avec le clergé de Québec. Dès 1849, son tirage atteint 1200 exemplaires. Cette association prend fin lorsque Cauchon rejoint le ministère libéral-conservateur de MacNab-Taché en 1855. Cette rupture mène à la création d'un journal rival, l'organe officieux du clergé Le Courrier du Canada.

Les colonnes du journal traitent principalement de politique et de religion. Elles se composent de nouvelles internationales et provinciales empruntées à d'autres journaux canadiens et étrangers et accordent une grande place aux activités municipales, économiques et littéraires de la région de Québec. Le journal contient généralement un éditorial, un feuilleton, des publicités et des textes divers où l'histoire occupe une place importante.

Le Journal de Québec prend part aux grands débats politiques et publics et entretient de nombreuses polémiques avec plusieurs journaux rivaux. De 1855 à 1859, il s'oppose à Marc-Aurèle Plamondon et Télesphore Fournier du National, qui appuient l'idéologie des « Rouges », parti politique libéral radical. Il prend également position contre le fondateur du Globe de Toronto, George Brown, qui soutient le principe de la représentation proportionnelle.

Cauchon s'oppose au projet de confédération des colonies anglaises d'Amérique tel qu'énoncé par Joseph-Charles Taché dans Le Courrier du Canada du 7 juillet au 23 octobre 1857. Il fait cependant volte-face pour appuyer les 72 résolutions du projet confédératif de la Conférence de Québec dans une série de 38 articles intitulée « Projet de constitution de la Convention de Québec » et publiée dans Le Journal de Québec du 12 décembre 1864 au 30 janvier 1865.

Les prestigieux rédacteurs et collaborateurs du Journal de Québec appartiennent à l'élite littéraire et journalistique qui prend racine à l'époque dans la région de Québec. Les Antoine Gérin-Lajoie, Louis Fréchette, Alfred Duclos DeCelles, Stanislas Drapeau, l'abbé Bois, Hector Berthelot et François-Xavier Garneau lui assurent un contenu de qualité.

Selon les époques, le journal est un hebdomadaire, un bihebdomadaire, un trihebdomadaire ou un quotidien. Passé aux mains d'Augustin Côté en 1862, il continue de jouir d'un bon lectorat pour atteindre les 1350 copies en 1870. Dès 1872, ce chiffre diminue pour se stabiliser à 600 exemplaires de 1877 à 1889. Le Journal de Québec, qui ne s'adapte pas aux changements apportés par la presse populaire, paraît pour la dernière fois le 1er octobre 1889.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 1, p. 123-126.

BOUCHARD, Gérard, « Élites, entrepreneurship et conflits de pouvoir au Saguenay (1890-1920) », Les Cahiers des dix, no 58, 2004, p. 213-250.

DÉSILET, André, « Cauchon, Joseph-Édouard », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LAURENCE, Gérard, « Côté, Augustin », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.



Éditeur :
  • Québec,1842-1889
Contenu spécifique :
samedi 25 novembre 1865
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Gazette de Québec (1832)
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Références

Le Journal de Québec, 1865-11-25, Collections de BAnQ.

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23e année édit, tii-liebdomadalré, 187.SAlfEÎ)!, 2S NOVEMBRE, 1865.2e1tnnéc 'édit.Quotidienne, tN° 175.1 At* OH L’ A A OA N KM KM Y1.BD mu N TBl-HtBDOMADllKB.P«>ur «tous* rnoU.-.$4.00 Pour ill mol*.»,oO ÉKITKIM QOOTIDIKNNB.Pour douu mol».$« oO Pour «la uiuli.B.OO Payablt d'nvuuct.L’édition tri hebdomadaire du Journal paraît M \IUMn, laa JWItM at lu MAMKMIM.On oeiiout »’y abonner pour moins da lii moi».Dana la oaa daa abonna» manta pour un temps Indéfini, le retrait n'a lieu que aur aria donné à l'administre-lion au inotna un inola avant l'éohéanaa du eemeatre courant, et après avoir suidé aon compta On ^abonne dlraotament aua bureaux du Journal, Haute •Villa, prèa da l’Aroba-véché.LE JOURNAL DE 12 Politique, Commercial, Jnîmotriel et fiittéraire.i * L éditeur-propriétaire, A.COTfc, à qui toutes correspondances, lettres, etc., doivent être adressées franco.tAI/k out A.A AO.V'KH.fclx llfnea.$o.ao An-daaaaa da alx ligne* et pae plu* da dix.o.oo Pour obaque ligne au-daaaua de dix lignaa.o.uh Une ramiaa libérale aat accordée pour Ica auuouoaa à long terme.grua annoncée dépoaéea Jusqu'à 10 hauraa du Jour da la publication paraissent la même Jour.Toute annonce envoyée aana ordre aara publiée Juequ’à aria du contraire.G0NG&&8 DES ETUDIANTS DE LIEGE.On écrit de Liège, le 1" novembre : Dana an quatrième séance tenue hier matin, la oongrès dea étudiants a conservé leu traite distinotifa qui le caractérisent : le burlesque et l'impiété.Cette séance a cependant eu quelque chose de plus solennel, l'impiété y a été moioa violente, moins passionnée, elle a été plus froide, plus savamment haineuse et, par conséquent, plus repoussante encore.Quel speotaole, •aeore une fois, que celui do ces jeunes gens qui viennent déclarer la guerre à Dieu uvoo le oalme du juste qui l'adoro ?Quel seaodale que cette froido eolère contre tout oo qui porte un earaetàre divin, cootro oa qni tient 4 l'esprit et à l'Ame I Quelle hyon pour les parents l Quota beans résultats de l’enseignement libérfttre ! Après oe que l'on a entendu et vu iei, Us plus inorédules peuvent proolamer que U lutte, aujourd'hui, oomme toujours, est entre Dieu et le démon, entre l’esprit du bien et l’esprit du mal.Mais, il y a eu autre ohoseque de l'impiété et de i’ethôismc, autre chose que du matérialisme et du positivisme.A oette eésece, le so* oialisme est monté à la tribune, la Révolutions été proclamée la reine du monde, et le drapeau rouge le drapeau de l'avenir.Et vous, monsieur le bourgmestre, qu’en dites-vous ?Etes vous satisfait ?Selon vos conseils, les jeunes gens do l'avenir avec qui vous vives eu communauté d'idées, ont disouté, toutes le a grandes questions de l’ordre social.Et vous, monsieur le ministre do l'intérieur, qui aves fait suspendre les cours de 1 université de Liège, applaudisses, applaudisses, mais aussi devant les honnêtes gens, portez une grande part de la responsabilité da Oi’S scandales.Vous av» z déconsidéré à jamais l'université de Liège.Quel est lo père de famille 3ui voudrait eoooro envoyer aon fi s au milieu es étudiants qui organisent et conduisent oes ba«ohanale9, et qui ont d » bravos pour tous les blasphèmes.Ce n’est pas ceulement l'idée religieuse, l'idée morale que oen jeunes gens ont perdue, o'est l'idée mémo de leur dignité.Tenez pour certain que dans tout ee que nous allons rapporter, il n’y a nulle exagération •t que toutes les relations sont insuffisantes parce qu'il était impossible do saisir toutes ces vilénies.A la lecture de oca oomptea rendus, le lcotsor ne pourra se faire qu’une faible idée du epeetafllt lamentable auquel noue aeeietoae.Après quelque parolee de M.Legrend, de Paria, qui voudrait faire eatrer le eoagrèa dauo «ue voit paetAhoe et pratiqua.M.Léoo Eoa* iU.de W’ nies, obtl «vl ^aoTrT^oo ïé x>nR)ttUit même nom qui e perlé dan sr du oàaa qui a parlé dans la séanoe précédente.Son homonyme eet epiritualiate et die-eiple de Cousio, et lui est matérialiste et diuoiple de Proudhon, éditeur de la Rive gauche et solidaire.Toue deux cependant, dit l’orateur, nous aommes Bslges, nés de parents brlges.J'ai reçu le beptéme do par le Code oivil et le olergé oatholique.Je viooa disouter la question de la libetté d'enseignement.Je tiens 4 savoir ei voue le voulcx.Vous ne répondez pas, o’est que voue la voulez.(Applaudi-semonta.) Voua applaudissez, mais vous applaudissez tout le monde ; moi, je ne veux pas d'applaudissements.—IJoe voix.Oo applaudit le talent.—M.bootaine.Allons done I nous ne sommes pae des phraseurs.(Interruption).J’ai entendu interrompre les étrangers, let Fr any ait, je tiens è être interrompu.C'est par Yanarchie des tiancet quo l’on fera quelque chose d utile.Tone nous voulons la liberté d'onseigoement, mais l’avons nous ?oxisle t elle en Allemagne ?Je le demande aux Allemands.Existe-t-ell# en Angleterre ?Je le demande eux Anglaie.Eu Belgique, elle est insorito dans le Cooetitu tioo, mais en réalité elle o’exiato pas, et elle n'existe pas paroo qoe nous ne pomédona aucune liberté.Nous posré ions sans donte certaines libertés, mais toutes elles sont limitées, douo nous n'avons pas de liberté.La liberté do réunion est limitée, voua ne pouvez pas vous réunir avoo dee armes, voua oa le pouvez pas do manière 4 compromettre n’importe qui, n'iinporto quoi.Sans quoi le bourgmentru vous dit : « Lee rassemblement* de plut de oinq personne» «ont interdit*, s M.George*.)aoson.de Bruxelles.—Très-bien! très bien I M.Frontaino.—La liberté de la presse, en voilà une qui o*t limitée.En Franco, il y s des jeunes gens qui sont condamnés à poster six moix à Sainte-Pélagie, qui est une prison plus douee que oelle de Bruxelles, et quand i's veulent venir en Belgique, on Ica renvoie.Oo n’a pas même loi le eourege des lois quo l'on a faites, on n'ose appliquer lee lois Teseh.La liberté de cootoienoe, l evons-nous?Non, mille fois non.Je voudrais biuo savoir oe que le gouvernement ferait si certaine eeete, à laquelle j’appartiens, oelle dea eolideirrs, voulait établir un culte appelé l'athéisme.Nous subsi-dierait-il ?Un membre.—L'athéisme est une négation.M.Fontaioe.—Un» négation.|Non, o’est une affirmation.(Bravos.)Oa ne eabsidierait pas ee oulte, on nous empfioberait de pratiquer ce cuite.Si nous noua réunissions au nombre de mille sthéee dsns une ville quelconque et que je fusee nommé per eux ivtque de V athéisme, oo ne mo donnerait pu de palais, pas même une petite église, pas la moindre chaire.Le oatholieieme a-t-il la liberté de la chaire dite de vérité T (Applaudissements.) Toutes cas lois sont attentatoires à la liberté, ou je oe sais ee qae je die.Un membre.—C'est possible.M.Léon Fontaine montre ensuite que l’uni-versité de Bruxellea n'eet pae libre.Quant à oelle de Louvain, il en examine le règlement, et dee applaudUsoments frénétiques eooueillent •es railleries ineptes.L’eefsmk'ée trouvait très-inoonvenant qu'on défondlt aux jeuneo gens l’entrée des maisons suspectes.J'ai rapporté quelquea-unea dea infamies proférées par oet éoergumène, qui les débitait aveo un sang-froid qu'égalait aeul celai de l’asaembiée qui les éoou-tait.C'est le moyen d'éolairer le pays sur U* aspirations drs < milici.ns de l’avenir.* Aussi je continue mon rôle de narrateur.< Noua n'a-vona donc aucune liberté.Qui nous donners la liberté ?Quoi ?la révolution.(Tumulte épouvantable.) Laiuetz moi la définir : « C eet une matière en fusion, s M.G.orges Janaou.—La Révolution, os sera un coup da fondre qui éclairera toua oeox qu’elle frappera.(Nouveau et plus grand tu malts.) M.Fontaine.—La Révolution, o'est l'égalité, o'est l'abolitioo de toot privilège.11 faut que le tooialiama entre de plus en plus dons les dis-auctions d'snseigasmsnt.Il (but que tout individu ait du pain.Voua devez done admettre l'exposé dee questions socialistes.(Bravos, ap-pUndioMmwata.) None voulons 1e développo-»eet pbyeiqo» de l’fasBBC, et il n’j en a pae eana pela Pour 1e développement inielUotpfl eeeMûm •«« * outfit#, gall veuloas, daue \ ordre religieux, L'anéantissement de toute religion et de toute Rglis*» ' , tl.4 .Arriver è la négation de Dieu et au libre examen.A oos mote dea proteetationa ee fout entendre, elles mettent les oitoyeos Fontaine et Janeoo en fureur.a Respect ci, t'écrie oe deroier, les ooovictions lioeèree.—Après un tumulte indescriptible, le citoyen Fontaine continue : « Dans l'ordre politique noue voulooa arriver par la réalisation de l idée républicaine è la fédération dea peuplai et à la solidarité des individus.s Dans l'ordre sooial nous voulons la suppres-tien de la propriété, Y abolition de l'hérédité.(Bravoi, protestations.) Par l’applioation du prinoips d'aasooiatioa mutuelle, noue voulons arriver è la solidarité des intérêts st à la justice, noue voalone l’affranchissement dee travailleurs et l'abolition de tout système autoritaire.Lors que le soeialismo triomphera,vous aurez la liberté d'enseignement, mais alors seulement, s Vous rendre compte de le confusion qui sue céda à ostts proclamation fhrouoh# de tons lea prinoipea destructifs da U eooiété, est impooti ble.Les uns applaudissent, st ils sont nom broux, les autres protestent par dea sifflets.C'eet un vaoarme à tout rompre et le rêve du oitoyeo Fontaine est réalisé, l'anarchie règne.M.Emmanuel Desoer, file du propriétaire du Journal de Liège, monte èle tribune pour proteeter au nom da la jeunesse belge, et ees parolee eoot aoeoeillie* par de* applaudissements et des huées.< A quel speotaole, s'éorie-t il, assiatooa nous ?Noua jouissons de toutes Ici libertés, et il y a ioi des hommes qui osent sffir mor quo la Belgique n'a pat de libertés 1 S I/o retour prend la défense du doctrioarieme ; U admire eens réserve tout oc qui sc passe dans notre pays.Selon lui le gouvernement a raison de défendre aux oommunee de reoevoir de» loge Jour l’enseignement aupérieur, il a raison 'empêoher lee fondation! libres.Maie on as I demande «'il appartenait à M.Desoer de protester oontre les idées radicales qui triomphent au oongrès des étudiants.Le Journal de Liège n'a-t-il pae blfimé lee appréhensions dea organes catholiques ?n’a-t-il pas encouragé nos jeunes libres penseurs ?exoité leur verve sntichré-tienne ?exalté leurs discours ?A M.Dosoer auocède à la tribune M.Geor gesJansoo.Que dire de oe socialiste, do ce Robespierre en herbe ?Ce n’est pas oontre Dieu qu'il s’insurge, o'est contre le eooiété ; oe n'est pa9 1a croix qu’il veut briser, o’est le drapeau rouge qu'il veut arborer.M.Janson attend l'heure de la vengeance, il attend le ooup de foudre qui détruire tout.Pâle et agité par a oolère, il oommenoe par traoer des républiques antiques un tableau idéal.Voiei le résumé do son discours, il eet instructif à plus d'un titre : < Oa a fait appel 4 la sincérité, 4 toutes les opinions, je n’si qae de la sinoérité 4 vous donner et vous soeueillerez mes opinions sveo respect.Je veux m'oooaper de l'enseigoement 4 an point de vue spécial, an point de vue politique.Il y a une soience qui est bannie dea universités et qui était en honneur dans l’anti- Îuité.Cette soienoe, qui a été oelle de Socrate, e Platon et même de Jésus-Christ (qu’on nous pardonne de rappeler oe rapprochement impie), de Sénèque, ne peut pénétrer dans renseignement.» Elle a formé do grands peuples.Quo voyes vous dans leo républiques antiques ?A l'Agora, dans les boutiques des barbiers, sur les rivages de la mer, Socrate enseigne 4 la jeunesse les devoirs du oitoyeo.Aujourd'hui, les Piston et les Socrate aéraient délaissés.Quelquo élevée que soit l'intelligence du jeone homme, quelque soin qu’il ait pris de joter son regard dans les profondeurs de la soienoe, s'il n'a pas cette espèce de connaissance sèche, ari le, je ne sais quoi, préparée par je ne sais quelles gens, s'il ne peut répondre oui ou non 4 des questions de je ne ¦sis quel* professeurs, ce jeune homme ne sera rien, la société lui opposera une barrière infrna ohissable.Tous les hommes éminents sont sans profission, sana diplôme, tans médailles de ooo-cours, ils sont décorés da leurs mérites.L'an-Btignemant n’ast pas libra at «'cat pourquoi la politique eat exelue des anivcrritéc.Aojour-r «ns scieoot, il fact suer et Css mots sont 4 peine lâchés qu’ulF tapage infernal éolate.La tribune est assaillie.Mais l’orateur répète, d’une voix vibrante, plus de dix fois au milieu de oa tumulte.« Oui, au’on apporte le drapeau rouge ! » Et lorsquo u ai-lenoe renaît, il reprend : c Laisiez moi termi- | ner, laies z moi ajouter un mot.Oo a parlé de la République et du tooialisme.) Un nouveau tumulte éolate ot un désordre inouï règne dans la salle.Le président veut se faire entendre, il n'y parvient pas.Mais l’orateur reste 4 la tri- i banc.cjSuppcitez, s'écrie-t-il, mis opinion4, j'ai i supporté celles des autres, et o’est assez dur.Il faut supprimer tout privilège do raoc et do ouL-aance, toute distinction d ordres et de osâtes, il faut proclamer le gouvernement de la nation par ei'e môme, en un mot, il faut créer la répu- , bliquo.A mon sens, il n’y a qu'une oho^e digne de la jeunesse, o’est la RÉPUBLIQUE et le so- î oialisme Suivant moi ces deux mots sont inscrits par la Providcnoo à la dernière pago do I humanité.> Le désordre rcoomuience, plusieurs orateurs veulent monter 4 la tribune, on s’y bat.M.j Peemans en préoipite M.Fontaine, da Liège.Pendant plus de dix minutes on n’entend que des olainsurs, des hurlement4, des applaudissements, des sifflets.M.Arnould, rédacteur du Précurseur d'An vers, développe, dans un loog discours, des idées analogues.Il est plus modéré dîna la forme, mais aussi radical dans les conclusions.II fait une violente critique de l’ens ignement universitaire.Il trouve extraordinaire quo les cervelles des jeunes goos aient pu supporter ca qu'oo y a fait entror.Ceux qui ont organisé | l'enseignement n’avaient pas la tnoiniro idée de cj qu'ils faisaient, ajoute t-il.« La jeunesse est igoorante pircc quo ses maîtres sont ignorants.Oo dit : Ne touchez pas 4 la société ; mais avec la société sotucllo, il n’y a rien 4 faire.> Solon le rédacteur du journal dootrinairc anversois, la société politique n'cxiste pas, la sooiété économique est batéo sur la foroc ; U*s uns ont tout et retiennent tout, et les autres n'ont rien.Celui qui n’a rien fait a tout, celui qui a tout fait n’a rien.La tooiété morale est livrés au oatholici«ino.La sooiété, en un mot, a'eBt que contradiction.L'hunisnité c'en est tnoora qu'à son aurore ; elle n’a pas enoore vé* eu.Jusqu'à ot jour, des rois ont véou,des aristocraties ont vécu, les parasites de l'humanité ont véou,'l’humanité n’a pas véou.Elle ne a’ett réveillée *qu’è la Révolution de 03.L’oratear au Sénat de Rome qu’il fallait détruira Cor thage ; répétons, tou9 les jours de noère fia, qu’il faut détruira l’autorité.L’autorité doit être notre Carthage, elle doit disparaître.> Ainsi, presque tous les orateurs qui sa août fkit entendre dans la séanôt de mardi mati« ont proclamé la justioe du aooialisme qui a son expression dan4 la république française de 9D.Tous, MM.Fontaine, Janson, Arnould, Caa, sont d’accord, ou bien près de lêtre.Il n’y a pas à se faire illusion, c’est la propriété, l’autorité, la société et Dieu qu’ils veulent détruire < par I» force, » o’est la Terreur qu’il* veulent revoir, o’est |d«ni la vengeance qu’il* espèrent.Et, ohoso triste 4 avouer, ne sont des Belges qni oot été le plus loin, oe sont dos émissaire! de l'université maçooniquo de Bruxelles qui ont prôné duns les terrnee les plus violents le loeia-lisoie lo plus brutal.Après oette séanco nous pouvons le déolartr, le Congrès des étudiants cat un immense soan-dale et une honte.Une honte pour l'aniveraité de Liège, une honte pour l’administration oom-muoale et surtout pour le soi-disant libéralisme, qui peut voir aujourd’hui quels aont, dana l’ordre intellectuel, moral et politique, les détestables fruits de son enseignement.d'hui, pour profs»»®r «u» «su®®*, •• .¦»« »• -i- - -— - .tanner rot la poussière d« tempe.La çoliti* ' doaoaod de la tribune au milieu des applaudis .mM a*‘4**a«[# qnaetÛ* de» Jenoea gêné' Km>ent».[ , „ * < n - ____a m m.aahiau * M Ch de Paris, soutient au en V rance il n 1 paieeent examiner effioaoement.a A In grande époque de 93, où nous devons eherober nos aspirations, nos modèles, Danton Saiot-Jnat, Camille Desmoulina, Marat, s'élançaient tons sur le terrain enflammé de la Révolution.Si vous jctei vos regarda sur oette immortelle période de ('histoire, voue verrez la jeuoraie entière ee dresser contre le sièol# passé aontre les vieillard* d'alors ; vous vertex la Révolution eofanter non pas des penseurs mais dea héros.C'est la politique qu'il faut étudier.Et que voyona-noua à oette heure en Enron* ?La Pologne, véritable représentation du despotisme.En Angleterre règno et gouverne jo ne •aia quelle aristocratie séculaire investie de privilégia odieux.Ella boit la sang du peuple et oontempla aea tortures.L'Irlande 1 l'Irlande agonise dans la famine, la misère et le désespoir.En Allemagne, où il n’y a que dea oer-veaax nébuleux, dominent les Bismark, les vendeur! et les trafiquants do peuples.L'Allemagne est dominée par oette race impure et fière de l’Autrieho, oette raoo 4 la lèvro rotroussée d'où aont partis tous les ffbu-ttiors, tous lee vo-leare, oette race qui es repaît du sang, des larmes ot da désespoir do ses troupeaux humains.Ja jette les youx sur oetto Franoa qui un jour mérita si bien du moudo, je la vois mourante, étoufléc par les ignominies des traîtres et de* bandits.(Applaudissements prolongés.) Cette reine da monde, cette France qui en 1789 a allumé la Révolution, qui, après avoir donné la liberté au monde, vaioquit tous les tyrans, oetteaFranoe a eu de beaux jours en 1848.Cette France se réveiller» un jour, elle reviendra à scs antiques traditions.Ah ! je ne veux pas qu'on apporte voilé lo drapeau de celle qui a été la reino da monde.Jo veux qu’on ap porto le drapeau que tous los grands coeurs ad mirent, Lt urapbau kocoe.> M.Cas, de Parie, soutieot qu’en France il n’y a que les prêtres qui soient libres, témoin cet évêque, Mgr.Dupanloup, qui a fait l’éioge d'un homme que la postérité maudira (!) < Si la France n'est pas libre, o’tst do notre faute.Frappons nous L poitrine en attendant 1 heure de L vengoanoe.Je projoji de léolirer que la religion catholique est impossible en fait d'eo-seignemeot, cl de demander l’exclusion complète de tout individu qui réprésento l’idée religieuse.(Applaudissements.) Il faut qn’cn sortant d'ici nous soyons ou des révolutionnaires ou des jésuites.Quand on me parle do Dieu, je pense 4 mon échine ; quand on mo parle de liberté, je pooso 4 Bonaparte.Ne nous foroez pas 4 noue incliner devant lo joug papal.U n’y a plus d’Etat aujourd’hui.Le dernier roi légitime, nous l awns envoyé rejoindre ses ancêtres le 21 janvier.L’Etat, quel qu'il soit, est incompétent, jo no reconnais pas d autorité, puisque je ne connais pas la seule autorité vraie, celle do Dieu.Je ne veux plus d'autorité, je veux la force.La force est un principle humain, il faut l’employer pour fairo progresser l'humanité.Quand on oo l’emploie pas à cotte fin.on ongcndio la haine, la haine, oe salpêtre qui tait sautir tous les gouvernements, a En oo moment a eu lieu une scène d un grossièreté indigne, qui a été tolérée, presque applaudie par les journaux.M.Chapay, consul de France, assistait 4 la séunci et se trouvait au premier tang.M.Cas, l'orateur socialiste, en vint 4 soutenir queYétait los majorités qui faisaient les révolutions, (’ est moosicur, dit il en montrant lo oonsul, qui los fait, et monsieur, en désignant l'Empereur.M.lo consul, indigné 4 juste titre, a’est immédiatement retiré de 1 assemblée.« Je veux la foroo, aehèro l’orateur, pour arriver 4 la liberté.Caton répétait tous les jours Lettre piirUNtonne.On écrit de Paris, le 8 novembre : < La lettre de l’Empereur sur l’Algérie, qui vient de paraître, n naturellement excité une très vive attention chez tous ceux qui s'inté-refont au maintien de notre domination en Afrique et au développement de cette belle colonie dont la conquête nous a coûté tant d'or et de sang.Jusqu’ici, je ne vois pa9 qu’on ait discuté les idées do l’Empereur dans la presse française.Quelques un* se sont répandus en louanges tel'ement excessives qu elles font peu d’honneur 4 ceux qui les ont données et qu'elles doivent avoir apporté peu de satisfaction àec-lui qui les a reçues.Les noms de César et de Napoléon, je parle du fondateur delà dynastie, sont prodigués 4 l'écrivain couronné.On ajoute que, dans los pages qu il vient de livrer 4 la publicité, on reconnaît le rayon du génie et la griffe du lion.Laissons de côté cos ridicules amphigouri», qui doivent rappeler 4 Napoléan III le» éloge» intéressé» de oertain renard de la fable, et parlons sérieusement d’une chose sérieuse.» Il y a, dan» l’écrit impérial, trois partie» distinctes.La première est une partio critique «Uns laquage .JC-opere.«posa l-vjautea qui, scion lui, ont été commise» en Algérie.La seconde partie^st 4 la fois philosophique, politique, administrative.El e traite de» besoins religieux, moraux, judiciaire», politique» et administratifs de l’Algérie, et el e expose ainsi les difficultés 4 vaincre, le» prob'êrars à résoudre.La troisième est presque un dispositif dan» lequel, sans beaucoup d’effort», on trouverait le germe des décrets qui seront successivement rendus.> Toutes les idées formulées dans 1* cour» de ce travail se trouvent résumées dans oette phraae qui forme le préambule de la lettre impériale : < L’Algério est 4 la foi» un royaume arabe, une > colonie européenne et un cimp français.» Je ne crains pas de dite que oette définition, selon moi erronée, ut la eouroe de toutes Iss erreurs de théorie et de pratique que oootient la lettre impériale.Pour tous ceux qui ont voulu et qui veulent sérieusement la domination française en Afrique, et, ici, je ne parle pa* des politiques spéculatifs, mais des hommes émineots qui out gouverné l’Algérie après l’avoir conquise par l'épée, o’ost nommer lo maréchal Bugeaad, les généraux Bedeau, Lamorioière et Changarnier, l'Algério a été un royaume français peuplé en majorité par des tribus arabes, en minorité par dis colons devenus Krançtis par le fait même de leur établissement en Algérie quand ils ve naient de pay* étranger»- i la France, royaume dans lequel une arméo f.aryai»e, aidée par les tribus indigènes, maintenait l'ordre au dedans et repoussait les invasioo* des ennemis du dehor*.Par la définition qu’il substitue à celle-ci, Napoléon letombo duns l’erreur si fatale que commit en 1838 le général Itngeiod, lorsque, lui aussi, il voulut reconnaître un royaume arabe en A'gério en restreignant la domination française 4 oertaios point* militairement occupés par notre arméo et peuplés par nos colons, et en laissant U reals da pays tout entier aux Arabes qu'Abd el-Kader se chargeait de gouverner et d'administrer à notre plaoo et, disait-il, à notre profit.Ja suis loin de nier que, dan» ‘écrit impérial, il y ait le germe de nombreuse» améliorations ae déuilsyèMU Ja n« «raina paa d'ajouter que l'arraur générale qui domine 1» conception da plan impérial vicie tout le reste.> En effet, l’ensemble de» mesure» proposées ïtr Nspoléon III, it qui seront probablement bientôt décrétées par lui, tend à reconstituer isrtout l’élément arabe, 4 lui donner tout son ( iévehppemcnt et toute sa force au point do vuo de la religion musulmane, de la civilisation et de la législation qui en découlent comme nu >oiot de voe de la propriété.Or, pour peu qu’on ait étudié lo oaraotère arabe, j’oserai» presque dire le oaraotère humain sous toute» le» atitude» et dans tous les climats, on demeure convainou qu'au peuple qui a autrefois dominé dan» une oontrée conquise depuis par une autre nation qui lui est étrangère, non-eculnnent par la raoe, mais par la religion, ne sent pas plus tôt la force lui revenir qu’il e'en fort pour ohasser le eooquérant et rentrer en poesesbion de la pleine indépendance et de la domination territoriale qui lui ont autrefois appartenu.C’est 14 une loi de l’histoire.L’empereur Napoléon III fait preuve d’an optimisme qui fait honneur sans donte 4 la candeur philanthropique de son ime, mai» qui étonne chez un politique qni a traversé bien des vicissitude», quand il exprime la conviction que l’on réconcilie complètement on peuple avec la conquête en lui apportant des amélioration» moral»"1 et matérielle».Quand il est riche, heureux, bien organisé, qu'il sent sa force, qu’il voit son nombre, il ronge pin» qae jamais 4 réconquérir le seul bien qui loi manque, l’in»lépendar.ee abso'ue.Si l'empereur Napoléon III reeens-titoe par ses déorets le royaumo arabe que le maréchal Bugeaud, les généraux Bedeau.Lamorioière, Changarnier et Cavaignac ont détruit par leur ép>ée, il peut être arsuré d'une cho«e, o'est que le royaumo arabe retrouvera un Abdel Kader et qu’il oc eongera qa’4 jeter 4 la mer la colonisation européenne et lo camp fraeçais.> A cette oonsidératioo, jo pourrais en ajouter une autre qai o’est pi s moin» grave.Il ré»olte*da l’écrit impérial que l’Empereur cepèro et désire resaonoiter la civilisation arabe pour la faire fleurir 4 côté de la civilisation française.L’éorivain couronné o’a pa» as9.x réfléchi qae car tous le» points da globo où le mahométisme règne, en Turquie, en Egypte, dans l’Inde, 1a eiviliration musulmane est en comp è*e léen-.t jasa.Ou oe saurait tir~r d’uo arbre lie li'uita {ju’il oa contient pas/I/arbre ci n mîtiotncti»ine est frappé da mort, at malgré toute •¦n puis-sanoe Napoléon III ne fera pas n fleurir snr c» trono desséché et moisi un verdoyant ram*nu.L* querelle de l'Islam et de l'Evangile n’cbt pas d'hier.Elle a’est vidée d’abord par 1 s armes sur les ohsmpe de bataille des crobad*».et de l’autre côté des Pyréoéc» dans les champ -« de bataille de l’Eepagoo.Pais, après C’s étreinte» sanglantes, ces deux irréconciliables adversaire» sa sont séparés et chso.'i a produit ses «vivre».Les muvres de I'lslsm, ee sont la polygamie, la corruption, l’abâtardissement de.* race», 1 igoo-ranos, l’esclavage, le despotisme.Le* œuvre» de l'Evangile, oe sont tous le» g'orioux birnl ât» de la oivilisatioo européenne, lee progrès de» soienoe» et de» arts, la pureté d*s moeurs do-mestiqurs, l’affraochissemi nt des c*o'»ves, In liberté oivile et la liberté politique, l’adoucissement des moeurs, la charité, c’est 4 dire I amour de Dieu qui produit l’amour des homme».î ou-loir faire vivre ensemble, côte 4 côte, »ur e pi ’d d’une égalité qui serait la plu» monstrueuse dos inégalités, la civilisation ehrétiinno et la barbn lie musulmane, o’est uoo entreprise impos»ible et une diogoreuse utopie.Lo christianisme eut une religion do paix, mais l’Islaiu c-t une rch gion de guerre.Oo pourrait eitir purc.utaiuu les passages du Coran qui prescrivent la guerre sacrée contre les chrétien».iLn» uuo lettre adressée n un journal do Pari», un ccolésiusti-que a réuni quelques uns do ce» passages qui rxoiteot les musulmans 4 courir su» aux cliré tiens : < Pas de paix aveo les iofilèies quand a vous serez le» plus fort».— Mort aux infidèle.*, a Lorsque vous rcocoutrorit les infidèle», tuiz-a les et faites-en un grand oarnaeo.Ce n'ot pu.» > vous qui les turz, o'est Dieu.I uoz le» pirtout a où voua lo» trouverez et chasstz-'.ei d où il» • vous ont chassé.—0 oroyant», ne prenez pa< ^tnilltton im Journal bt dbutbtt Ut *4S VOtKUUItKIM» soient retirer la leur, don» sentir plus lard la griffe du critique.Comme les feuilletons ac suivent et se LIS (IIEVALItKS UE lECUTOIM.1’1 Huit*.L’n beau jour, la chenille changea de peau ; elle fit «a mue el le papillon s’envola : poudre d’or sur les ailes, costumes fan- j taisistes, corselet de velours, yeux multiples, il avait tout cela ; sa façon de travailler s’en ressentit.Il eut une seconde manière, ae faufila dans une rédaction nouvelle, fit de temps •'i «tilre dea petit» ta-pagfis scandaleux, et, maître d une situation niai définie, mois dont l’apparence suffisait, il continua d’habiter un hôtel bftti sur le pilotis de sa réputation.Joli garçon, reçu dans beaucoup de salons, s il n’osa demander aucune jeune fille en mariage, il afûcliu des nusurt légères, tout en soutenant qu’il valait mieux que sa réputation.Attaqué comme homme, discuté comme talent, il avait toujours h sa disposition des arme* défensives cl offensives ; ses rancunes étaient des haines de sauvage.Il ne comprenait la camaraderie qu’à la condition d’en faire une association terrible comme celle des Treize.On ne lui connaissait pus un ami, mais il serrait la main de tout le monde, et bien des hoemnea honnêtes, mai» un |»eu tremblour», n’o- ||) Voir U numSrw 4« 4» ouvaabra.ressemblent, et que rarement on les collectionne, Népomucèuo, qui voulait tenir par quelque côté au monde littéraire proprement dit, lançait de temps en temps un volume dans le public.I antôt il le faisait doux, onctueux, s’enchatemitant d’honnêtes paroles ; tantôt il imaginait une sorte de médaillier rempli de portraits, dont les originaux étaient loin de se sentir flattés.Moyennant ce double système, il apaisait les uns el alarmait les autres.Pourvu que l’on parlât de lui, peu lui importait Son nom devait retentir dans quelque bouche que ce fût, et accompagné de n’importe quelle» épithètes.Du reste, travailleur infatigable, récol-teur d’histoires, inventeur de poufs non brevetés amusant, amuseur, guetteur, menteur, souple, parlaut avec facilité, écrivant au courant de la plume, il trouvait le moyen d’alimenter cinq journaux de aes articles de critique.Les vues de Jean de Palais cadraient merveilleusement avec les siennes.—Un journal est un faisceau, monsieur, lui dit-il, ne Foubliex pas ; que le lien qui unit les collaborateurs les uns aux autres demeure le plus serré possible.Le Pro-qressuie doit être un dieu, dont les colla borateur» seront les prophètes.Je crois que vous possédai la tact nécessaire pour choisir vos homines, il ne restera plut à chacun de noua qu’l nous dévouer I l’œuvre commune.Il fut convenu que la rédaction dtnerait la semaine suivante, pour fêler le nouveau baptême du Progressiste.Les deux journalistes politiques chez qui se rendit Jean de Falais professaient des opinions semblables ; tous 'deux ne voulaient ni gouvernement absolu, ni religion de l’Etat.La théocratie el l’autocratie les gênaient également.Si l’on avait pu lire au fond de leur âme, on aurait vu que la seule puissance qu’ils eussent volontiers subie était celle d’un état de choses qui les aurait mis au premier rang.En général, es (grandes abnégations politiques apparentes ne sont que des ambition» dissimu-ées.Tel ne veut rien être, faute do pouvoir arriver au pinacle.Tel semble s’entêter dans une fidélité rigoriste et qui attend seulement des offres plus avantageuses.Le premier de ces politiques, au style l arouche, à l’espiit indépendant, habitait un appariement sombre, au Marais.Il vivait là dans une vieille maison, soigné par une servante qui frottait consciencieusement ses vieux meubles.Ses habits étaient toujours d’une étoffe commune, d’une forme arriérée, dont lui-même donnait le modèle.Il prisait autant que Napoléon et prenait du café noir comme Marat.Il posait l’homme antique, le Spai-tiate du ni* siècle ; fermait la main aux présents d’Arlaxerce et repoussait Icsavan-cesdu pouvoir.On pouvait mépriser toute la génération actuelle excepté lui.La vérité est qu’il attendait tous le» matins une révolution et s'étonnait toujours de n'étre pas réveillé par le canon Ses livres, car il avait publié quelques écrits politiques, étaient lourds et diffus.Le courage de sa pensée lui manquait.Il était assez peu partisan de l’ordre pour souhaiter qu’il se fit du bruit dans les rues ; mais en même temps il teuait trop à sa petite fortune et à son bien-être entouré de républicanisme pour ne vouloir être compromis dans aucune affaire.Il était de ceux qui fomentent le bruit el ne le font pas : Courageux dans l’ombre, orateurs à huis clos, écrivains anonymes, meneurs en sous-main, taupes politiques qui craignent le soleil de la rue, conscrits qui fuient à l’heure de la bataille ; égoïstes d’autant plus dangereux qu'ils affectent une générosité à laquelle plusieurs se laissent prendre ; assez adroits pour garder les apparences pratiques d’une opi-“ ornent arrêtée ; heureux de ti Oliver une tribune, et paraissant neanmoins ne recevoii qu’un hommage qui leur est dû, quand ou vient au-devant do leur personne.Jean de Falais n’était pas homme à s’y tromper.Il avait assez vu, assez comparé, assez étudié, pour n’étre dupe d'aucune comédie.Il perçait à jour l’Ame de ceux à qui il s'a-il r essai t, et se sentait assez fort pour leur faire jouer telle partie qu’il lui conviendrait et gai der l’atout pour lui.Il ne fut donc pas plus convaincu de l’auslérilé antique de Rome Auger que de la délicatesse de Ué|H>mucèiie Malandrin.Home Auger était une tour nécessaire A son jeu d’échecs ; il la mettait dans sa case, et voilà tout Les affaires d'argent furent en apparence traitées par l'homme intègre avec un désintéressement rare, et poin tant Auger trouva le moyen de ramener plusieurs fois l’entretien sur la question financière, de soulever des suppositions, de luire valoir des raisons el enfin d'arrondir le chiffre promis.En quittant Auger, l'homme antique, Jean de Falais alla chez un membre de l’opposition affichant un luxe énorme dans l’intérêt du commerce, ayant nu grand nombre de domestiques afin de nourrir des gens qui, sans lui, mourraient de faim.Auguste Chardon rêvait les réformes sociales au milieu d'un luxe insolent, et préparait des mémoires sur les misères des classes ouvrières en luisant la digestion d’un repas exquis.L'affaire du Progressiste lui |>arut bonne.Il connaissait la foi tune de Kumisard, goûta l'esprit de Jean de Falais, promit un concours actif el apprit en quelques mots au rédacteur en chef qu’il avait à seivir quelques vieilles haines nourries contre les gens du pouvoir, el que les colonnes du l'rogressiste seraient pour lui une arme redoutable.Il promit, comme l’avaient fait ses confrères, de se trouver au banquet qui devait tous les réunir.Le soir même, Jean de Falais allait chei Rumisard, à qui il racontait en détail ses visites de la journée._____No nous flattons pas, lui dit-il, et faisons nous-mêmes nos portraits : hommes d’affaires peu scrupuleux, républicains personnels, opposants jaloux, critiques igno- rants de l’art, romanciers sans conscience, politiques sans opinions, savants de compilations, voilà ce qu’est la rédaction future du Progressiste.Des chenapan» moraux, jo l'avoue ; des bohèmes de mœurs, dos rôdeurs de nuit, des manieurs d’idées malsaines, de» gens dont l'opinion s acheté, dont la conscience so cote, dont la plume se loue ; que l’on ne devrait pas saluer et à qui on tend la main ! Mais en même temps des hommes habiles à tenir une épée comme une plume, des faiseurs de i éputatiou, des monteurs d’aUaires, des Lui -minis de célébrités nouvelles ! Le Progressiste ne peut manquer de réussir, s'il ne faut que des gens d'une moralité douteuse pour l’acheter et plus mauvaise encore pour l’écrire.Tu tremblais hier, rassure • loi ! Nous ne sommes plus uo ; nous nous appelons Légion, et l’œuvre est fondée, et la franc-maçonnerie de notre œuvre a pour nom : Les Chevaliers de l'Lcr i taire ! Notre feuille devient lieu d’asile.Non» ne nous inquiétons du passé d aucun de nos collaborateuis, imitant l’indulgence de Dieu même.Nous remettons toutes les fautes politiques ou morales commises avant l'admission ; nous ne voulons que des forces pour lutter contre les choses 1e-çues, de l’habileté pour soutenir ce qui peut faire notre fortune à tous et de la patience pour savoir l’attendre.Comprends tu ?demanda Jean de Falais.—Je comprends.—Et tu partages mes idées ?—Je te laissu les mettre en pratique.—Il faut les épouser et les défendre.(.4 conltmiar.) saoul os navém.8821 LE JOURNAL DE QUÉBEC,-18C5.to« «mit parmi vos ennemis.\\ n'y a point auprès de Dieu d’aoimaux plus vils que ceux » qui ne croient pas et qui restent infidèles > > Voilà les conseils, les préœptc» do Coran.U est cooçu tout entier dans oo beu».Son objet est d’exoiter les musulmans à la guerre s.into contre les chrétien».Que ferait-on dono en cherchant à mettre en honneur lo mahométisme, àoig«ni»er un o«insi*toir«i mu-uluiin par prv rince et à nommer uu conseil de fatiiquo pour chaque ujo®qu Faut il donc, o'est l'Empereur qui le demande, exterminer les 2,000,000 indigènes qui existent en A'gérie, à l'exemple des conquérants espagnols dans l'Amérique du Sud, ou La refouler dans le désert, suivant l'exemple dos Américains du Nord à l'égard des Indiens ?Non, en vérité ; mais il ne faut pas oéder à de dangereuses illusions et nourrir des espérances qui seraient crue lenient déçues.L Empereur en troavera la preuve matérielle dans ce qui so pas-e.Le sénatu«cou®uite de 1803, dont il parla dans s-on écrit et qui lui paraissait si propre à réconcilier La Arab.*® avec autre domination.qi’a-t il produit?Ils ont répondu en 1864 par l'insurrection et l'inccndic au sénatu-con mite constitutif de leurs droits do propriété, et si peu de temps après la visita do t'Krupe-reor, après les promesses qu’il leur a laites, les bienfaits qu'il leur a accordés au nom de la France, voilà qu ils prumoot-ot l’incendie et la dévastation »ur quatre viogt» lieues de eût?», jusqu'aux portes même d'A'ger, ta détruisant, en ud mémo iour et à la même h ure, pins de 200,000 hectares de oui exploitations forestières.> Ce qu'on peut et doit faire, c: me semble, o’est d'introduire le® améliorations do détails que l'Empereur indi Nous n'avons pas peur que la réputation de notre grand fondateur ne puisse soutenir l'épreuve la plus sévère de la oritique historique ; nous ne oraigoons pas que sa véritable grandeur M'amoindrisse en ls comparant avec celle des autres ch fs atlantiques, de ces marins au chevaleresque renom dont on nous a déjà parlé si éloquemment.Tous les Canadiens désirent ardemment qu’il soit mieux connu, qu’il soit bien oonnu; et peut être, M.le président, me permettez-vous d’indiquer quelques-uns dos traits de sa vie, d’attirer votre attention sur quelques uns des traits do son caractère qui nous rendront'à toujours vénérables le num et la mémoire du sieur de Chauiplaiui.» Ce que nous estimons au-dessus des autres qua'ités dans la vie de notre fondateur, c'est cette vertu première de tous les hommes éminents, c'est son indomptable fortitude ; et aprè*, ce que uour révérons le plus c'est l'étonnante souplesse et la merveilleuse féooudité diq scs ressources.D'abord otllo;er de marine, i avait fait le voyage alx 11 des Occidentales et au Mexique, et avait écrit uu mémoire qui vieut d’être découvert à Dieppe et qui uélé publié en France et en Angleterre.» Il y recommande, mtro autres ohoscs, une union artifijielle entre les d>ux océans.Ko lo suivant du pont du navire, nous le retrouvons derrière les eomptuir» des nurehunds de Rouen et Quand le* marchands de Québec maugréai nt à la vu® de e® qu'allait coûter Ls furti-fiestions de la vill® il dit : « Il est mieux de ne s pas obéir aux passions des hommes ; elles ne > durent qu'un tempe Notre dovoir nous or > doooa de p'.Ddcr pour l'avenir.» Aveo son amour du boa oompagoonage.il était,ce que quel que* un* pourront pont être trouver inoonsie tant, religieux, siorère et enthousiaste.Parmi scs maxim*» on trouve ocllc ci : « Le salut d'une > im* a plus de vaVtir que ls oonquêts d'un s f mpire .s M celle autre : t Le» rois ne deft vraient pw p»-n- r à ét'.ndre leur autorité ear > les o liions i Joint'«s si ce n’eat pour les sou* > mr-ttre tu joug du Jésus-Christ, s » TtU sont, M.te président, les attributs de l'homme que voua vouiez booorur, et je leieee à ostte compagnie a décider si, pour tout ee qui oon*?ituc ls véritable grandeur, le gouverneur at ' capitaine général du Canada peut craindre la comparaison avec aucun dos membres de l'i"nitrr- fraternité qui a projeté et fondé le* Comptrz leurs •illeuri», contre l’art divin de l>emoslli«Mie et de Cicéron, que sj monographie deChaiu* K*at* de V’Anifriquè do Nord, plain lui ferait trouver miséricorde devant | 0om< honorés , éoumérez leurs principales anse* juges et desaut la postérité.| tions ; que chaque peuple accorde aux sieas ta Ce que l'on trouve dans ce discours, c’**nt part éloquente de souvenirs et ds vénération ; une coiinaiHs.'iin e pur but** **t distincte de1 premiers temp- ruent pour qu’elles font OiibllCi' l'ilisenOl! de la coule temps mais par la largeur dil ,0,U,.««ion î ^.'L”bU,l*.".fflri .-1 le I» plu* liant» iiuf ortancc, et doit êtro > den di«cours ; aussi j'e*jère quo vou* m’ex I lus loin, I orateur ahOI'de, livre, sa loul»* .o„ Jit que dans loi quartiers Saint* > toavrex do ne p»* ®o diro plus.Js> vous re- g un u uu quo uius los quartteri saint- > eaaorrz ao ne pa® en uiro | puissance de parole, la que-lion !i* toi i.ju.* ,| t„ Mu .t l n, Snint-Uich et Jaoquos Car- > meroio du fond de uion c»uur.> des luttes entre l» s iL'ilX rares.Anglaise H j t>i-r, U y avait titlO luji.-ons da prostitution.Il > Après quelques remarques da MM.Beecher tvn-* que ces maisons doivent être localisées, et Thompson, le général prit congé de tes hôt»a ] • q ielque-i r*i *h où i'oq no voit quo de et regagna Metropolitan, au tudieu dei uppluu- .*,v- -u;t -. Les personnes, surtout c» Ho du quartier, qui sc proposaient d'acheter de 1 b.uc.® daus le CQpraau temple, n'élit Jooe pas J - Uflipw.» perdre.Noos leur coascilloos fort de »»* presser, ** ‘ ’ c r Lavoie, car plus tard elle* ne pourront pl j» h.* procurer Hur mo'ion du conseiller Renaud, il e«t dé-ies plsoca, même pour l s prix tes p!»i6 é-:vé®.> | t-’i'lè que le» résidents des divers quartiers .j soient autorisés à engager uo certain nombre I d hommes pour agir comme constables en cette ville, que lo maire et les autres commissaire* Venlreli, 2t ujvcmbro.île police soient autorisés à administrer le ser- ford do oontremsndt'r l’appel a»lrc8i Dn ordre du secrétaire do lu uuorro ordonne la mise eu liberté de toutes le® personnes détenue.® dans la prison du Vieux Capitole, à raison d’accusations portées contre elles par l'i-x chef de la police secrète Baker.> L'tx Président Pieroo est gravement tua lade à sa rétidenoe de Cornrad ^Ncw-Huiup-thirc.) > On lit dans le mémo journal à la date en Amérique par une lettre do H.Kur, le car*' dinal do Barnabo, préfet do la Propagande, à Mgr.Wood, évêque de Philadelphie, lettre où cette s,, ion pré ten duo est déolarée absolument fautte, ft Au reste , les journaux anglais se plaisent à reoonnuitre la parfaite altituile du olorgé catholique d’Angleterre et d'Irlande, et à dire « qu’il a mérité la reconnaissance du gouver-> neinent unglais.> Le département des finances vient de publier K, ,0 rapport, au cornue.’é,at, ^s recettes et des dépenses du Trésor, : concilier Hearn rond témoignage de la Pour le trimestre finissant au 30 septembre, c capacité et de l’expérience des hommes i11 •• r:ult: d s fins -.*, ® dire qu'il n'était pas com-j éteijt pour remplir tou emploi.L» ut" duns toute» les église* du diocèso de Saint-Hyacinthe, pour remercier Diou de» grand* biens spirituel» et teuiporols dont il » daigné nous combler.— Lo Mercury d’hier soir publie une lettre 'u consul des Etats-Unis à Gaspé, M.Thomas Fitnam rendant hommage aux mérites de deux br.ive» Canadiens qui ont sauvé d'une mort à peu ptès certaine deux marins amérioaio*, dont l'embarcation avait fait naufrige près des île» de la Magdeleine où ils furent retirés de l’eau à moitié morts par la capitaine Baptiate Car* bonneau, de lagrelittc Marie Louite.Ils furent ensuite conduits à Arnhust où le percepteur dos douane» Us reçut aveo (beauooup d’af-faction, paya toutes leur» dépenses et les envoya embarqu r à l’ictou, piyant encore les dépense» de voyage.M.Fitnnm fit oonnuitro tu secrétaire d Etat cet acte de oourage et cet acte de génèr-oité.Par uuc dépêche on date du 15 ootobie, M.Ilnnter annonce à M.Fitoam que deux montres d’or sont c-xpédiées pour êtrepré-».ntée», l’ur.o au capitaine Jean Baptiste (’ar-b inncuu, l'autro au percepteur J.J.Fox.En »*utre, dix piastres en or sont envoyée» à M.Fox.Corniuo les eonimunioations entre lo Bataiu le Gaspé et les île» de la Magdeleino sont interrompues pour l'hiver, les deux montre* d’or sont entro les mains de Thomas Fraser, éouy*r, à l'ordre de M.Horatio L^boutillicr, vica ooo-aul d«» Etats-Unis et consul d'Italie à Gaspé, où il ogit pour M.Fitman, durant son abaenoa aux Etat» Unis où il doit par*.*r l'hiver.—Le révérend MrGranet a rcgzv ton» le* dernier* •icwiswifiufc: relever.Nous apprenons aveo plaisir que M.1» chanoine Hicks est tout à fait hors do danger.—Minerve, —A propos de l’expoaitioa universelle de Paris, on vient d'avoir uno idéo asscx ingénieuse; 11 a'ugit d'un journal qui (*ans aucune prétention oflioielle) s'intitulerait Moniteur polyglotte de» ezj>otants et se publierait en quatre langue® ; français, allemand, italien et anglai» [ourbervir d’orgena aux exposant» do cas di-v3c.Huera lourd à 171 et l»o.Heur, reçu 10000 baril*; las rente» ont 4t4 «te *AtfO baril»«le t>7 MO A ft».14 poor laaupertlnedel’Ktat ; l’eitra veut A».’I5 4 H 50 ; la aboieie $®.45 à 8 *0 ; la luperfine de l'Oueat $7.HO AM.15; la ooiiimuna etl’eitra del'Uueet à» lu à H.MO ; la round hoop Ohio $7.V0 à H 40.I.e fleur du Canada on hauo»e ; lai rentes oot été da 2i)0 baril» à »» 10 ft *.50 |mur la commune et f8.7ft à flI.VO dnpui» la iMuinaJusqu’àl’eitra.UI4.—Reçu rt I.7M4 mlnots; les ventes ont tU de 5900» minois i $1 *0 a I .HI pour le Chicago du printemps; 1.7» à 1 .NI |K>ur le M ilwaukae elub ; I .Md à I H5 pour la Amber Mtlwankle; 2.lt pour le Auber de l’Etat.Orge lourd.Mais.—Reçu61650 minot»; les rentes ont éUdeHCOOO iuiuoU à V5| et V7o pour le tnSIé de l’Ouest; 03 pour le blanc de l'Ouest- Avoine ferme.l’oro, 4(0.'17 à $. Kn vente ehet LE PAU E, LE MOI N K ET Ci*.24 nov.1865.1934 60 B' !Vu«v«llfi diverse*.—Une requinition signée par plu* Je 300 éleoteure municipaux Ju Quartier Jerque* ('artier, a été présentée hier à l’ierro Légaré, éou-yer, conaciHer Jo Ville, le priant J'aeoopter la oharge d éohevin pour ce quartier.Nou* ap prenons oe matin que M.Légaré a accepté.Il sera indubitablement élu aune opposition.—Un contribuable s'informe comment il «c fait que les homme# employé* par le département des chemins peur gratter le« rue* et ceux •aiployé* par le départeaunt de l aqueduo pour nettoyer loa tuyaux do drainagu paraissent prendre platatr a ee donuer de 1 ouvrage lo* un* prwTUnneot d-ll0 dérangement dan» l’estomac «t ta fuie et aux autres.Iah grâttaurs du rues, pur mît-il, auAKILS Morue verte.Kn vente chei LKPAUK.LKMolNK Kl i ve.24 nov.IH65 1934 T11É A VENDRE x * | vK.MI U«»lTES Thé du Japon incolore.1/ 2U demi bottes Uun|owder, 28 demi-botte» Souchong.10 do Old Uy*>n.Per LKPAUK.LKMolNK Kt Cie.24 nov.1865.193# ETOFFfcS A ROBES.I n lot de ces étoffes depuis 7id et eu dessus.ir»»*r:rt/* de goiit, d»pu i» 10*/ Chet LRUKK et RINFRKT.Drap nwii dit Satura.(POUR M ANTILLES ) lin eaeorliment splendide Je cet article se trouve chea LEU K K et RINFRKT.jnarnal eonialielc I Avenir, et du llév.J\ar cibs* (her oi dovnnt du Semeur t’anadifu.Ce» -SKnïïîîu :brrXu.sz sz kiststoî ¦ continuel j’ni été guéri par l’uaagedn deux tiolas de /«/r» lecrér» a-roisie iaint-Laurent, Ile d’Orléans, et feue Julie Tessier, son épouse, «t il est désigné comme suit, savoir : « Uno terre située en ladite paroisse Halnt- Laurent, contenant environ dlx-sept perche» et six pieds de front sur environs soixante trois arpents de profondeur, borné» par-devant au sud, au chemin royal, par-derrière au nord, au trait-qaorré, vulgairement appelé •• le milieu de de Pile, ” joignant au nord-est, 4 Ambroise Coulombe, et au sud-ouest 4 Pierre Pouliot, avec ensemble la maison, la graage, l’étable et autres b4lte.es dessus érigées, olr-eonslancea et dépendances.” La vente finale du dit immeuble Aura lieu dans le Bureau dudit Pro ton.-ta ire, J FU DI, le QU ATOKZI KMK jour de DKCKMUKR prochain, à DIX houre» avant midi.P.ÜU8SKL1N, 24 nov.1S65.I931-3f N.P.MARCHANDISES SECHES A UON MARCHÉ Au No.10, Rue et faubourg Kniiil-.lenu.LE soussigné en remerciant ses nombreuse?pratique» et le publie en général pour leur support libéral appelle respectueusement leur attention sur son fonds de marchandises qui est 4 présent complet dans tous le* départements.IL CONSIST! KN : Draps, Casimiree, Tweeds, Draps de Pilote ot de Loutre, Moscou, Whitneys, Drap de Castor, Imitation de mouton, Couvertures en laine, Cariié, Flanelles,Châle.*, Plaids, Mérinos, Cobourgs, Winceys, Delaines, Etoffes 4 Robes et 4 Jupons, Crinolines, Coton jaune, Indienne», Toile», Shirtings, Oarilbaldis, Nuage», Soutag», Orénx-no», ants, Bonneterie, Garnitures, Soie glacée, Rubans, i leurs, Plumes, et ua grand assortiment d’effet* de fantaisie en laine et une variété d’autres merchandise* trop nombreux pour énumérer.Toutes ces marchandises ont été choisie* avec soin et achetées dans les meilleurs marchés avec un grand escompte pour argent comptant, c’est pourquoi elles seront vendues à bon marché.i».i,i* KossnaoL.24 nov.1865.1V38-liu.3fps A réunion ajournée de» créanciers d>» V MM.KD.«INGRAS KT Cio , aura lieu 4 mon bureau, LUNDI, le 27 >lu présent mois, à Dl.l X heures de l après midi.PEMBERTON PATERSON, Syndic otheuvra d'éloquence et avoir dnni leurs «Ibiitn-t do famille la p«>Ttrait de l'illustra détenteur de Notre F nt t Père te Paj>e.Prix de la brochure, le |«rlrait c.iupris: THEN 11.SOII8.Ainsi pour le prix ordinaire d'une photogt qbio, le publie aura à la toi» le discours de Mgr, d’Orléans t t le portrait du Général de Lamorièra.En vente 4 la librairie du f’.iamfi-n, côte .le la E.i- •• Ville, et che» MM.Ilsrdy et Marcotte, Ba-sc Ville : MM Garant et Trudell*.Léger Brousseau.Haute Ville.J.N.DUQUKl Kl l’i*.10 uov.1865.l»48-lm Libraires-Editeur».SOUMISSIONS.1K Conseil Municipal du Comté de Beauce rcoutr» d» j SOUMISSIONS jusqu '4 Ml KCKED1, le IR Kl ZIFMKjourdo DECEMBRE prochain, pour le reste de» travaux 4 faire dans une route communément appel, e •• Route de Uou.-her ” faisant parti du chemin I .mi t.• •t passent entra les trrrrs de Fr*.Isaac Ibibaudeau et François Boucher, au premier rang du côté sud oue>t de le Rivière Cbaudi.ro, en la paroisse de Saiat-Françoi», j,t comté.Les travaux 4 faire s.-nt ceux-ci : Kiargir la rente da dix pied-, lui donner trente-six | ie.ls de largeur au lieu de vingt-six qu'elle n maintenant, ot placer la clJture à la largeur de» trente-six ; ie.'.s.•• Ccfie •• route sera ouverte, foseoyé* au besoin, nivelé*, an< ndte •• et aplanie.Les |>ont*.au sombre de quatre, aur.f •• doute pieds de lambourde» chacun et l’un d'eux, le troi •< sièma, en partant de la Rivière Chaudière, auracei.t - vingt »ii pieds de pavé en bois rend, de vingt-quatre •• pied» français de longueur erec au moins un pied portant eauti.«s de l'execution i i 'e de l’ouvrage.U eor.seil ne -era pa- tenu d'ac-'epter U plu- basse u mission, cl aucune d'elle*.Us soumission» devrent être ca.-h.-trc- et adi.*».> * franco, au teussigué.Par or4re du Couse il, G.B L\PLRtR Seo.-Très.Cous Mun l'oiute J* Beauce.Sk François.27œt.1865 178.: 0 D9B LÈ joUHxVAL DE QUEBEO,—I8é6* fffcf— N.¦ .».» wyrae—mmrôi* iwegtesli irenmn mm r i» m*MWMn Affaires en Banqueroute.I Résidences a louer.I KôUVeiles Marchandises • I ~ i - » r -«g 1 11 > tHPFKM  HllHK.V Acte ronce ruant la Faillite, lë«4.DâU l'ftâain dl EDOUARD GINGRAS ET Ci#^ LIS Créanciers de* faillie sont par U présent notifiée qatû ont fait un* cession Je leur» bien* et effet» en farta de l’aete el-dees us, à mol, le syndic officiel soussigné, •I lia fout nquii
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