Magasin du Bas-Canada, 1 février 1832, mercredi 1 février 1832
Tome I.M AGASI i\ DU Il A S - C A N A D A .1er.FEVKIF.lt 18.12.Numéro 2 DESCRIPTION DE LA BAIE DES CHALEURS, Et de tout le reste de In côte de la grande Baie jusqu'à l'entre( de lu grande riv'cre de Saint Laurent.(Extrait de la '• Description Géographique et Historique des castes de l'Amérique Septentrionale : par Monsieur Denys, Gouverneur—Lieutenant—Général pour le Roy, et proprietaires de toutes les Terres et Isles qui sont depuis le Cnp de Catupseaiix jusqu'au Cap des Rosiers.A Paris, chez Louis Bill,due.I\L DC.LXXJL”) “ Entrant dans la Baie des Chaleurs, l'on eolfoye dix lieues de roches escarpées, au pied desquelles la mer bat ; en sorte que si un navire s'y perdoit, il ne s'en sauveroit personne : le dessus est couvert de méchants petits sapins.Cela passé, on trouve une petite rivière dont l'entrée n'est propre (pie pour des chalouppcs, et de pleine mer seulement.Trois lieues plus avant il y a une grande ance dont une pointe qni avance vers la mer fait un costé de l'entrée du bassin de Nepogignit, lequel a plus d'une lieue et demie de longueur et bien près d'une de large.Il s'y voit une si grande quantité d'outardes, canards et cravaus, que cela n'est pas croyable, et tout cela fait un si grand bruit la nuit, que l'on a peine à dormir.Il sc décharge quatre rivièies dans ce bassin, dont trois viennent des montagnes qui paraissent à leurs extrémités, et l'autre qui est la plus grande, tombe clans ce bassin à main gauche en entrant: c'est celle par où l'on va et vient de Miramicby." Sortant de Nepcgîguit, après avoir fait deux lieues, bon trouve une petite riviere où entre une chalouppe environ demie lieue; les canots y montent fort haut ; il y entre du saumon d'une longueur extraordinaire; il s'y en est pris de six pieds de long." Environ trois lieues plus avant, l'on trouve une grande Tomk I.N* 2.G -I \l Description de la Hair des Chaleur baye ijiii a quatre lieues d’ouverture, et dix-huit à vingt lieues de profondeur.Les terres y sont hautes et presque toutes montagnes de roches.Il y a plusieurs petits ruisseaux et rivieres qui tombent dedans cette baye ; il y en a par ou les sauvages peuvent monter si avant dans les terres, que par le moyen de quelques portages de canots, ils entrent daus des lacs qui se déchargent dans la grande riviere de Saint Laurent, d'où ils vont à Kebcc : en sorte que de Nepegiguit à la grande rivière ils n'cmpploient pour l'ordinaire que trois jours à faire ce chemin.“ Sortant de cette grande baye qui se nomme la baye de Ristigouchc, continuant son chemin l'on trouve encore cinq ou six lieues de terres hautes et rochers.Cela passé, la terre s'abaisse, et bon trouve une grande ancc ou la mer fait des prairies et des étangs qui est pays de chasse, et dans la terre qui est au fond de ces prairies il y a de fort beaux arbres ; puis bon cottoyc deux bonnes lieues de terre qui s'avancent vers beau, ce qui fait un cap que l'on nomme le petit Paspec-biac.il y n une riviere où les chalouppessc mettent à l'nbry lorsqu’ils viennent faire leur dégrat du grand Paspec-biac qui est a quatre lieues de là.La moitié donne à l'un quand elle manque à l'autre, mais tous les vaisseaux pescheurs mouillent nu grand.Ces quatres lieues de costes sont hautes et de rochers, au pied desquels la mer bat quand elle est haute.Cela passé, on trouve une grande pointe de cailloux que la mer y a amassez rncslez de sable: c'est ce que bon appelle grave, sur quoy les pescheurs font sécher leur poisson.Cette grave fait une grande ance où les navires pescheurs mouillent à quatre cribles.Pour eu sortir il faut doubler une grande pointe de sable, après laquelle on trouve une autre ance qui a bien une lieue de profondeur, ensuite de quoy bon cottoye une lieue de rochers escarpez, au bout desquels on trouve encore une autre ance qui s'enfonce un bon quart de lieue dans les terres, et dans le fonds est une petite riviere où il ne peut entrer que des chalotippes.De cette riviere au port Daniel il y n trois à quatre lieues qui ne sont encore que des costes de rochers escarpez, au pied desquels lamer bat ; en sorte que depuis Paspec-biac jusqu'au port Daniel, personne ne sc pourroit sauver d'un naufrage qui s'y feroit, si ce n'est en cette petite riviere ou au port Daniel.Son entrée a une bonne demie lieue d'ouverture ; les deux costes ne sont que rochers assez hauts; sa gauche en entrant a des roches qui s'avancent vers l*eau, en sorte qu'il faut ranger le costé droit pour y entrer ; un navire n'y peut entrer plus avant qu'un hon quart de lieue ; on y peut mouiller à l'ancre ; vis-à-vis le mouillage il y a une grande ance de sable a la droite, où les barque* vont mouiller : Description de la Baie des Chaleurs.43 entrant us avant du mesme costé, c‘i1st une grande nun(.«guide rochers qui est de pierre à chaux.Sortant du port Daniel, l*on cottoye encore deux lieues du rochers, après quoy Don trouve un cap de roche fort haut qui se nomme la pointe au Maquereau.Ce cap là est à douze lieues du cap iDEspoir,*et entre les deux il y a une grande aneequi a bien quinze lieues de tour ; il y a trois rivieres qui tombent dedans ; la moluè donne fort eu toute cette baye, mai.» il iby a point de place pour mettre un navire, sinon entre deux isles qui sont ù une bonne lieue de la pointe au Maquereau.Trois lieues plus avant, toujours en- suivant la coste de cette grande ance, Don trouve une petite riviere dont Dentrèe est étroite; la ruer y a grand courant, les barques y peuvent entrer bien aisément, pourvu qti‘011 en sache l'entrée, car elle n‘est pas droite : étant dedans il y a un grand bassin de deux lieues de circuit, et dont une partie assèche : les mousles, le* coquillages et les huistres y sont en abondance, et'graude quantité de gibier : ce lieu est beau et plaisant, la terre bonne et basse, les arbres beaux, la pin spart cèdres, pins, sapins, sur les bords, et plus avant dans les terres, érables, fresnee, bouleaux, tnignoguon, c b es nés et autres sortes île bois.Cinq lieue» plus avant Don en trouve une autre qui se nomme la petite riviere ; iliry peut aussi entrer que des barques.À quatre lieues plus avant Don en trouve une autre qui se nomme lu grande riviere, parce quelle est plus profonde, mais Dentrée en est plus ditlicilc en ce qu‘il y a barre, et il s4y fait une digue de cailloux et sable que la nier y amène; Dentrée est tantost à un endroit et tantost à Dautre, parce qu'elle est duns le fonds de la baye, et que quand le vent vient de la mer par tourmente il donne droit dans l'embouchure et Deiuplit de cailloux jus-ques & ce que Dabondance de beau qui a esté renfermée quelque temps fasse assez cDeflbrt pour repousser cet obstacle, et en luisser Douverture libre par Dendroit où la tourmente avoit moins poussé de cailloux.C'est dans ces deux rivieres qucont accoutumé de se sauter les bateaux normands du banc aux Orphelins, lorsqu'ils y sont trop pressez de !a lempesle, pendant que leurs navires sont à l‘l»le Percée qui est à dix huit ou vingt lieues du banc aux Orphelins ou ils ne peuvent gagner, à moin* que le vent ne leur serve à se sauver vers leurs vaisseaux, sinon ils rPont point d‘autre retraite qu'en ces deux rivieres.“ Continuant la rnesme route environ six lieues, la cosle est de terres hautes et des rochers, au pied desquels la nier bat.Cette coste est dangereuse, il s‘y est perdu un navire basque il y a six ou sept ans ; le bout decctlc coste est le cap cDEs-poir éloigné de quatre lieues de DIsIe Percée, et d‘uuc lieue v.; - Cufi^ o ./ A- .I /*£/ «_ .< < ( » 1 W'I *• ( ‘ i.»'l » *-* r / U a* f 6- du O /< » » 44 Description de la Baie des Chaleurs.du cap Enragé.En cet endroit se trouve bien souvent deux vents contraires : un navire par exemple viendra de Miscou ou baye des ( hnleurs, portant beau frais le vent arrière, l’autre navire vicndui de la bave dos moines ou l’Isle Percée avec •r aussi vent derrière, qui est à 1‘opposite l‘un de l‘a litre; lors-qiéils approchent de ces caps ils trouvent le vent tout calme tous deux, ou bien il faut (pie Pmi des deux vents l‘emporte sur l‘autre et le repousse; cela arrive souvent en cet endroit.De là à I;Isle Percée toute la co>te est fort haute de roches coupées ; la mer bat au pied, et quand il y arrive quelque naufrage c4cst sans ressource, niais dans le milieu on trouve une petite atice où une chalouppc se peut mettre à couvert.L‘lsle Percée est une grande roche qui peut bien avoir cinquante à soixante brasses de hauteur escarpée à pied droit des deux costez, et peut avoir de largeur trois ou quatre brasses ; de basse nier Pou va de terre ferme à pied sec tout autour : elle peut avoir de long trois cent cinquante ou qunlre cens pas : elle a esté bien plus longue, allant auparavant jusqu*» PIsIe de Bonnc-avauture, mais la mer Pa mangée par le pied, ce qui Pa fait tomber, et pay veu qu‘il n‘y avait qu'un trou en forme (Parende par où une chalouppc passoit a la voit le ; ccest ce qui lui «voit donné le nom de l’isle Percée; il s‘en est fait deux autres depuis qui ne sont pas si grands, mais qui à présent croissent tou- les jours; il y a apparence (pieces trous a (foil dissent son fondement, et seront cause a la tin de sa cliente, apres quoy les navires n‘> pourront plus demeurer.Tous ceux qui y viennent faire leur peschc mouillent Paucre à Pabry de cette i>le: à une longueur ou deux de cable (Picelle il y a trois ou quatre brasses d’eau ; en «‘éloignant on trouve toujours plus de profondeur: ils sont tous ancrez à quatre cables et mettent des Hottes ou pieces de bois de cedre à leurs cables pour les supporter, crainte des rochers pé viennent faire leur dégrat pour trouver lu moine.De cette isle en la riviere de (îaspé où mouillent les vaisseaux peseheurs, l’on compte quatre bonnes lieues, scavoir deux lieues à l'entrée de la riviere et deux où sont les vaisseaux.Les peseheurs ont là une belle grave suIlLammcnt pour deux grands vaisseaux.Une lieue plus avant dans la riviere est une mice où l4on peut mettre pied à terre; sur le haut est le lieu où l’on a voulu faire trouver un h mine de plomb, et Messieurs de la Compagnie y ont lait de la dépense.Il ne paroit que de grandes montagnes au haut de c**tte riviere; elles sont séparées les unes des autres, toutes couvertes de bois.Sortant de cette rivière l’on passe un grand cap, et.à trois ou quatre lieues de là paroist le cap des Itoziers qui est la borne de ma concession.Je n’ai point été de ce costé là ; je fay veu seulement de loin passant pour aller à Kebec: il fait l’entrée de la grande riviere de Saint Laurent du costé du sud, et borne ma concession du coste du nord.” LE CANADA EN 17N.Voyons quel a été le sort du Canada.• .Cotte vaste contrée s’était trouvée, u l’époque de la pacification d’Utrecht, dans un état de faiblesse et de misère inconcevable.C’était la faute des premiers Français qu'on avait vu s’y jetter pl ut At que s’y établir.La plupart s’étaient contentés de courir les bois.Ix*s plus raisonnables avaient essayé quelques cultures : mais sans choix cl sans suite.Un terrain où l’on avait bâti et semé à la hâte, était aussi légèrement abandonné que défriché.Cependant les dépenses que faisait la métropole dans cet établissement, et le commerce des pelleteries, donnèrent, pal interval le, quelque aisance aux habilans.Mais ils la perdirent bientôt dans une suite de guerres malheureuses.En 1714.les exportations du Canada e passaient pas cent mille écus.Cette somme, jointe à celle de trois cent cinquante mille livres, que le gouvernement y versait chaque année, était toute la ressource de la colonie pour payer les marchandises qui lui venaient d'Europe.Aussi en recevait-elle si peu, qu’on était assez généralement réduit à se couvrir de peaux, à la manière des sauvages.’Telle était la déplorable situation des vingt mille Français qu’on comptait dans ces régions immenses.Dès les commcncemcns de la possession du Canada, les Français n’v voyaient presque point d'argent.Le peu qu’en apportaient ceux qui venaient successivement s’y établir n’y séjournait pas longtemps, parce que les besoins de la colonie l’en faisaient promptement sortir.C’était un inconvénient qui ralentissait le commerce et retardait les progrès de l’agriculture.La cour de Versailles fit fabriquer en 1670, pour tous ses établissemens d'Amérique, une monnaie â laquelle on donna un coin particulier, et une valeur idéale, d’un quart plus forte que celle des espèces qui circulaient dans la métropole.Mais cet expédient ne procura pas l’avantage qu’on s’en était promis, du moins pour ht Nouvelle France.On jugea doue convenable, vers la fin du siècle dernier, de substituer en Canada, le papier aux métaux, pour le paiement des troupes et pour les autres dépenses du gouvernement.Cette invention réussit jusqu’en 1713, où l’on cessa d’être fidèle aux engagemens contractés par les administrateurs de la colonie.Les lettres de change qu’ils tiraient sur le fisc de la métropole ne furent pas acquittées*', et dès lors tombèrent dans l’avilissement.(On les liquida en 172b, mais avec perte de cinq huitièmes.) Cet événement fit reprendre aù Canada l’usage de l’argent, qui ne dura qu’environ deux ans; Les négociant, tous céux drs colons qui avaient des remises à faire en France. Le ('tnnuitt ru 17 M.17 trouvaient embarrassant, coûteux et dangereux d’v envoyer des espèces; et ils furent les premiers à solliciter le rétablissement du papier-monnaie.On fabriqua des* cartes qui portaient l’empreinte des armes de France et de Navarre, et qui étaient signers par le gouverneur, l'intendant et le contrôleur.Il y en avait de vingt-quatre, de douze, de six, de trois livres, de trente, de quinze, de sept sous six deniers.Leurs valeurs réunies ne s’élevaient pas au-dessus d’un million.Lorsque cette somme ne suffisait pas pour les besoins publics, on y suppléait par des ordonnances signées du seul intendant, première faute, et non limitées pour le nombre, abus encore plus criant.Les moindres étaient de vingt sols, et les plus considérables docent livres.Ces différents papiers circulaient dans la colonie, ils y remplissaient les fonctions de l’argent jusqiéau mois (l’Octobre.C’était la saison la plus reculée où les vaisseaux dussent partir du Canada.Alors on convertissait tous ces papiers en lettres de change, qui devaient être acquittées en France par le gouvernement, qui était censé en avoir employé la valeur.Four revenir a l’agriculture, la nature elle-même diiigoait les travaux du cultivateur.Elle lui avait appris ii dédaigner les terres aquatiques, sablonneuses ; celles où le pin, le sapin, le cèdre cherchaient un asile isolé.Mais quand il voyait un sol couvert d’érables, de chênes, de hêtres, de charmes et de merisiers, il pouvait lui demander d’abondantes récoltes de froment, de seigle, de maïs, d'orge, de lin, de chanvre, de tabac, de légumes et d’herbes potagères de toutes les espèces.La plupart des habituas avaient une vingtaine de moutons, dont la toison leur était précieuse; dix ou douze vaches (pii leur donnaient du lait; cinq ou six bœufs consacrés nu labourage.Tous ces animaux étaient petits, mais d’une chair exquise.Ils faisaient portion d*unc aisance inconnue, eu Europe, aux gens de la campagne.Les terres n'étaient pas imposées par le gouvernement, mais elles étaient grevées d’autres charges.Les entraves jettées d’avance sur l’agriculture mirent la colonie dans l’impuissance de payer ce qubl lui fallait tirer de la métropole.Le ministère de France en fut si convaincu, qu’après s'être toujours obstinément refusé a rétablissement des manufactures en Amérique, il crut, en 1700, devoir même les y encourager.Mais ses invitations tardives ne produisèrent que de faibles efforts.Peu de toile commune et quelques mauvaises étofies de laine épuisèrent toute l’industrie des colons.Peu de colons avaient les mœurs qucon leur aurait désirées.Ceux que les travaux champêtres fixaient à la campagne ne donnaient, durant l’hiver, que des tnomens au soin de leurs •IS Is ( V: ne da rn I î I 4.troupeaux, el »j quelques autres occupations indispensable*.Le reste du temps était consumé dans l'inaction, au cabaret, ou àcourii sur la neige avec îles train eaux, comme les citoyens les plus distingues.Quand le printemps les appclluit au travail indispensable des terres, ils labouraient superficiellement sans engrais, cuscmensnicnt sans soin, et rentraient dans leur profond loisir, en attendant la saison de la maturité.Dans un pays où les habituns étaient trop glorieux où trop indolents pour s'engager à la journée, chaque famille était réduite à faire elle-même sa récolte, et l'on ne voyait point cette vive allégn*sse.qui, dans les beaux jours de l’été, anime des moissonneurs réunis pour dépouiller ensemble de vastes guérêts.D*où venait cet excès de négligence ou de paresse ?De plusieurs causes.Le froid excessif des hivers qui suspendait le cours des fleuves, enchaînait tonte l'activité des homines.L’habitudc du repos, (pii, durant huit mois, était comme la suite d’une saison si rigoureuse, rendait le travail insupportable, même dans les beaux jours.**Lcs fêtes nombreuses empêchaient la naissance, interrompaient le cours de ^industrie.Enfin, la passion des armes, qu‘on avait excitée à dessein parmi ces hommes fiers et courageux, achevait de les dégoûter des travaux champêtres.Uniquement épris de la gloire militaire, ils n’aimaient rien tant (pie la guerre, quoiqu'ils la fissent sans paie.Les hahitans des villes, surtout de la capitale, passaient l'hiver comme bête dans une dissipation continuelle.On ne leur trouvait aucune sensibilité pour le spectacle de la nature, ni pour les plaisirs de l’imagination; nul goût pour les sciences, porr les arts, pour la lecture, pour l’instruction.L‘amusement était l'unique passion, et la danse faisait, clans les assemblées, les délices de tous les âges.1/oisiveté, les préjugés, la frivolité n'auraient pas pris cet ascendant au Canada, si le gouvernement avait su y occuper les esprits n des objets utiles et solides.Mais tous les colons y devaient sans exception une obéissance aveugle à une autorité purement militaire.La marche lente et sûre des lois n'y était pas connue.v La volonté du chef ou de ses licute-nans était un oracle qu‘on ne pouvait même interpréter, un dt crût terrible, qu‘il fallait subir sans examen.Les délais, les représentations, étaient des crimes aux yeux d’un despote qui avait usurpé le pouvoir de punir ou d’absoudre par sa simple parole.Il tenait dans ses mains les grâces et les peines, les récompenses et les destitutions, le droit d'emprisonner sans ombre de délit, le droit plus redoutable encore de faire révérer comme des actes de justice, toute» les irrégularités de son caprice.R AV.H AL.s \ i'l * » v < „• L* l » tC -< « V 't f-**4 «T ‘fl ( ' < • K t » » ‘ *\X < -x V LA PA I RIE.Cffjxsox.—Sur l’Air du Truubudour.O Ca nada, pays do ma naissance, Que ton séjour a de charmes pour moi ! D ans mon esprit, quoiqu'uillcurs on en pense, Pour le bonheur nul ibcst égal à toi.Avant tout, ma patrie, Est ma these chérie ; Oui, le pays qui vit mon premier jour Eut aussi droit à mon premier amour.De nos hivers si l‘extrême froidure Morfond parfois 1‘ctraugcr imprudent, Dans la saison des fleurs, de la verdure, Connue on jouit aux bords du Saint-Laurent ! Avant tout, &c.Au Canada, les lacs et les rivières, Les chûtes d'eau, tout offre bétonnant ; Et l‘étranger doit passer nos frontières Pour contempler le sublime et le grand.Avant tout, Scc.Si les beautés qu'étale la nature, Au Canada, frappent d'étonnement, Les douces mœurs, la vertu simple et pure Offrent encore un spectacle touchant Avant tout, Scc.Qui dignement décrirait de nos belles Et Penjoûmcnt et l'affabilité ; De leur esprit les vives étincelles, Et de leur cœur la touchante bonté ! Avant tout, Scc.Si nous ouvrons les fastes de la gloire, Que de beaux faits se montrent à la fois ! Viens me redire, o muse de Miistoire, De nos héros les noms et les exploits.Avant tout, la patrie, Fut leur thèse chérie ; Et le pays, qui vit leur premier jour Eut aussi droit à leur premier amour.Aux premiers temps, c'est le grand Iuerville, Nouveau Cesar, en tout lieu conquérant ; C'est Df.sch aillons, c'cst le bouillant Houviub C'est Montigny, toujours au premier rang.Avant tout, Sic.7 La Caverne de Wai/iuiit.l'n peu plus tard, en pareil caractère*, Ou voit briller Jucuereai*, Ligneiiy ; Viluer vainqueur, et vengeur de son frère ; Loxguril, Saint-Ours, et le savant Leky.Avant tout, &e.f * * Aux champs d’honneur qu'illustra la victoire, Sous les drapeaux de Montcalm ou Lit vis, Qui compterait les preux couverts de gloire, En défendant leurs foyers envahis ?Avant tout, &c.Des Canadiens, plus lard, en politique, Le bon-sens perce et brille avec honneur: Il fut pour eux mainte époque critique Où leur bon-sens les préserva d’erreur.Avant tout, &c.En vain voulut l'altière tyrannie Leur imposer un joug avilissant : Sous IIaldimand, sous Craig, sous Dalhouiie, Leur motto fut : u Résistons au tyran.” Avant tout, &c.Qu‘011 les contemple a la critique époque Où les menace un projet odieux : Quelle union ! quel accord réciproque ! Que leur concert * fut lors harmonieux î Avant tout, &c.« Le Canada voit croître les lumières, Fleurir les arts, s’annoncer les talons : Puisse-t-il voir la vertu de nos pères, Avec surcroît, transmise à nos enfans ! Avant tout ma patrie, Est ma thèse chérie; Oui, le pays qui vit mon premier jour Eut aussi droit a mon premier amour., , D’opinions.- LA CAVERNE DE BLAINVILLE.1 l est parlé dans le N °.5, tome I de la Bibliothèque Canadienne, d’une grotte ou caverne curieuse, située sur le bord de la rivière de Nnquouarau, qui fait, en cet endroit, la limite des paroisses de St.Jacques et de St.Paul de la Valtrie : celle dont nous allons donner la description, d’après un correspondant du Canadian Courant, est située assez prés d’un des courans tributaire* de la rivière des Outaouais, dans la pa- Lu Caverne de Dlainvillc.51 roissc de Ste.Thérèse de Blninville.Celte caverne n*cM pas moins curieuse que celle de St.Paul, et remporte peut-être sur cette dernière par les dimensions.41 Après le déjeuner, dit le correspondant du Canadian Courant, Mr.K.et moi, nous nous rendîmes àlacaveri e, située à environ un demi-mille du chemin qui conduit au village de Ste.Thérèse.Ayant allumé du feu à son entrée, nous commençâmes à y descendre sans guides, car personne, à ma connaissance, n’y était encore jamais descendu.Cette entrée est assez grande pour qu’un homme y puisse marcher aisément, en se baissant un peu, et la descente est un plan incliné formant avec l’horison un angle d’environ 45 degrés.Lorsque nous eûmes descendu environ vingt pieds au-dessous de la surface de rentrée, nous fumes agréablement surpris, en trouvant une allée souterraine ressemblant à un prisme ayant pour base un triangle isocèle dont le cûté horisontal avait environ sept pieds, et les deux autres, dix pieds chacun.Après avoir examiné la base et les côtés de ce triangle, que nous trouvâmes être de pierre calcaire polie, et deux branches latérales d’une largeur et d’une longueur assez considérables en apparence, mais trop basses pour y pouvoir marcher commodément, nous avançâmes parla principale avenue.Nous y trouvâmes bientôt un joli ruisseau coulant avec un léger murmure, et généralement d’un demi*pied de profondeur.Notre route fut à peu près en droite ligne, jusqu’à environ soixante pieds, où le passage tournait sur la gauche à peu près à angle droit, puis revenant graduellement vers la droite, mais en s'agrandissant considérablement, reprenait la ligne droite, qu’il suivait, avec de très légères variations, du nord-ouest au sud-est.Nos voix, dans cette partie de la caverne, devinrent extrêmement sonores, et l’écho était tellement beau, que les gouttes (l’eau qui tombaient de temps à autre, et a diverses distantes, des stalactites suspendues à la voûte, produisaient une musique si douce et si harmonieuse, qu’elle aurait presque pu donner lieu à l’idée que cette grotte était habitée par des fées musiciennes.Dans le fait, depuis longtemps, les enfans du voisinage, beaucoup de vieilles femmes, et quelques hommes môme, se sont imaginé qu’elle était la demeure ou le rendez-vous de ces êtres imaginaires, capables, suivant eux, de prendre les formes de beautés angéliques, ou celles de monstres ressemblant à celui dont parle Virgile, selon qu’il convient à leur but.Plusieurs de ces gens ayant été informés de notre dessein, le qualifièrent de téméraire outre-mesure, et nous déclarèrent en un danger imminent d’être précipités, en corps et en âme, dans les régions secrètes des métamorphoses.Mais déterminés à poursuivre nos découvertes, non* continuâmes n nous avancer, 52 Antiquités.à plusieurs centaines île pieds, dans les profondeurs de la caverne, eu examinant soigneusement les projections grotesques, les frequentes endentures, la forme et les dimensions, que nous trouvâmes à peu près les memes qu’à l’entrée.Nous cherchâmes aussi, mais inutilement, à y découvrir les os d’un jeune homme, cju(on dit être tombé à son entrée, et s’y être perdu, durant les hautes eaux du printemps, il y a environ quatorze ans. 27.Histoire p/iilusophiipir ci politique du Commerce rt de* Etablis semens des Européens dans les ceux Indes ; par R a y n a l, continuée par Peuciiet jusqu’en 1821.28.Voyage au Canada ; par Weld.29.Voyage de McKenzie dans rintérieur de VAmérique Septentrionale.30.Histoire politique et philosophique de la Révolution d'Amérique ; par Cii as et L i: u h u x.31.Description de la Guianc ; par Belli x.32.Voyage de Sage au Mexique.33.Recherches historiques sur le Nouveau Al onde ; par Se H L U EH.31.Voyages chez différentes nations de VAmérique ; par Long.35.Le Spectateur Américain.3G.History of the British Dominions in North America, from its discovery by Sejjastian Cabot hi 1*197, to 1703.37.Natural and civil history of the b tench Dominions in North A met ica ; l >y J e f fe h Y s.38.Heuiott’s I rave Is in Canada.39.Ta KEETONS Campaigns in North America.40.American Annals.41.Lamdeiit's Travels through Canada and the United Stales of America.42.America and the British Colonies.MAXIMES ET BONS-MOTS DU JOUR.Amour.—A trois ans, on aime sa mère ; à six, son père ; à dix, les tètes; a seize, Rajustement ; ai vingt, son amante ; à ving-cinq, sa femme ; à quarante, ses en fans : à soixante ans, on s‘aime soi-même.La femme.— Un amour violent est toujours le résultat de Rî-gnorancc : celui qui adore les femmes, et celui qui 1rs déteste, ne connaissent pas plus Run que Rautre le sexe féminin ; car si Ron connaissait parfaitement le caractère des femmes, on trouverait qu’elles ont trop de bonnes qualités pour être IiaïtV, et qu’elles ncen ont pas assez pour être idolâtrées.Génie.—C*cst un fait assez singulier que presque tous les hommes de génie sont nés dans les mois d’hiver.Bu h ns, Byron, Scott et Hogg naquirent dans le mois de Janvier.On pourrait citer cent autres exemples semblables ; et dans le fait, il seruit diflicile de trouver un homme eminent dans les arts et les sciences, dont le mois de naissance formerait une exception à cette règle.* y GG Nouvelle Grammaire Française* Pourquoi, demanda quelqu’un, les imprimeurs ne réussis-seut-ilspas aussi bien que les brasseurs ?C'est, lui répondit-on, que les imprimeurs travaillent pour lu tête, et les brasseurs pour Pestomac; et que sur vingt homme*, qui ont chacun un estomac, un seul a une tête.Un imprimeur qui ne se distinguait pas fort dans son art se fit médecin.Quelqu'un lui en ayant demandé la raison, "c'est, répondit-il, parce qu'un imprimeur expose ses fautes aux yeux du public, au lieu qu'un médecin les enterre avec son malade.” " Si l'on ne me donne pas un peu d'argent,** disait un mendiant, "je serai forcé à une action (pii me fait frémir d horreur.” 44 Eli qu'est-ce donc ?” lui dit un de ceux qui l'écoutaient.“ Hélas! ’’ répondit le mendiant, u je serai forcé à travailler.” Un jeune fat qui se faisait faire un cachet chez un orfèvre, recommanda a l'ouvrier de mettre dessus quelque chose qui dénotât ce qu'il était." Dans ce cas, dit l’orfèvre, je crois que rien ne convient mieux qu'un zéro.” Un officier ayant été jette à bas de son cheval, lin jour de revue ; comme il se débattait dans la poussière, il dit a un ami qui venait à son secours : ;i Je croyais avoir fait des progrès dans l'équitation ; mais je m'upperçois que je suis tombé.Un Irlandais qui élevait un porc, avait l'habitude de lui donner un jour à manger :i satiété, et de le faire jeûner le lendemain.Un de ses voisins lui en ayant demandé la raison, n'est-ce pas, lui dit-il, le moyen d'avoir alternativement du gras et du maigre?Un autre Irlandais ayant acheté une tête de veau, s'informa comment il fallait l'accommoder.Comme il s*en allait, en répétant ce qu'on lui avait dit, et tenant sa tète de veau sous son bras, un chien la lui enleva et s'enfuit.Pauvre bête, s’écria le fds d'Erin, d'un grand sang-froid, à quoi te servira cette tête, si tu ne sais pas raccommoder?NOUVELLE GRAMMAIRE FRANÇAISE.Une chose qui nous élonne dans la Nouvelle Grammaire Française, dont nous avons parlé dans notre précédent numéro, c’est que l’auteur ait pu faire entrer tant de matières dans si peu d’espace.Dans un volume de SO pages seulement M.Boucher n’omet pas une seule règle, pas une seule exception, pas une seule peut-être des observations qui peuvent être utiles à l’étudiant.Ce qui n’est pas moins digne d'éloge sans doute, c’est qu’il est on ne peut plus strict sur la correc- Souzel U Grammaire Français.67 lion grammaticale ; qu’il exige la plus exacte pureté de langage ; qu’il rejette toutes les locutions qui ne sont pas reconnues bonnes par l’ancien usage.Le néologisme n’a garde de chercher à trouver grâce à ses yeux ; il lait main-basse sur toutes les expressions, sur toutes les tournures de phrase qui se présentent à lui sans être munies de l'autorisation de nos grands auteurs classiques.Enfin, il veut que le langage soit réglé par la raison, et peut-être s'écartc-t-il en conséquence, une fois nu moins, de l’usage reçu.M.Bouclier reproduit avec raison cette ancienne règle, dont la plupart des journalistes français semblent ne plus tenir compte, que 44 les pronoms démonstratifs celui, celle, ccua% relies ne doivent jamais être suivis immédiatement d'un adjectif ou d’un participe nous ajouterons, 4 4 ni d’une préposition:'* il ne serait pas correct de dire, 44 regardez parmi mes livres, et apportez-moi celui couvert en maroquin rouge;*'—44 parmi les piojets de loi présentés dans la dernière session du parlement, celui autorisant, ou celui pour autoiiser,” &r.il faut 44 celui qui est couvert,—celui qui autorise.’* Quoique 1,4 On dit qu4on a pris la ville,” 41 on dit qu'on a découvert, &c.” ne nous semble pas être une façon de parlei aussi défectueuse, surtout lorsqu’il n’y a pas amphibologie, et qu’elle soit encore plus généralement usitée que la précédente, nous pensons qu’on ferait mieux de l’éviter, toutes les fois qu’on le pourrait faire commodément.Posant cette règle, que 44 deux ou plusieurs adjectifs r*e peuvent jamais faire prendre à un nom lu marque du pluriel,” M.Boucher ne veut pas qu’on dise, par exemple, 4- les premier et second chapitres,” ni conséquemment, ‘4 dans les première et quatrième satires,” comme on a pu lire dans notre précédent numéro.Quoique rien ne soit plus commun présentement que cette locution, surtout chez les journalistes français, nous croyons qu’il est plus correct de dire, comme le veut M.Bouclier, 44le premier et le second chapitre/’ en sous-entendant.“chapitre” après 44 premier.” On pounait pourtant ne voir dans la première façon de s’exprimer, qu'une transposition de mots, pour ‘fc les chapitres premier et second ;’* les satires première et quatrième;” tournure qui date depuis plus de temps, a ce que nous croyons, si elle n’est pas mieux autorisée que la première.44 On écrit,” dit M.Boucher, “ sans leur donner la marque. c’est la statue de Napoléon.La fameuse Histoire de ta minorité de J^ouis X l, sur laquelle le dernier gouvernement avait mis le séquestre, lors de la mort de M.Lemontev, va enfin paraître.On sait que toutes les archives des affaires étrangères et du royaume avaient été mises à la disposition de l’auteur par le gouvernement impérial, pour faire ce travail, qui devait embrasser tout ie uix-lmitième siècle, mais dont la première partie seulement est achevée.Cette publication formera deux volumes, qui embrassent toute la période entre la mort de Louis xiv et It* ministère du cardinal de Fleurv.M.rex-ininistre Peyronnet s’est amusé, dans sa prison, à composer un ouvrage intitule.“ Questions île jurisprudence parlementaire, ou Examen juridique de raccusation et du jugement portés contre les derniers ministres île Charles X/’ La Méthode de Lecture adoptée par l’Association pour l’instruction du peuple, et dont M.Peigne* est l’auteur, vient de paraître.Nous nous empressons de faire connaître celte publication, provoquée à l’avance par les plus bonoiables su fl rages.Nous avons pu constater nous-mêmes les heureux résultats obtenus par la méthode de M.Peigné,'et nous avons lieu île croire que ce livre sera bientôt dans les mains de tous les instituteur».M.K ley, ancien pasteur, demeurant à Strasbourg, vient d’inventer une nouvelle méthode pour l’enseignement primaire.Des juges compétents assurent que la méthode Kiev a des avantages réels, même sur les méthodes les plus favorisée, jusqu’à ce jour.Sur le rapport de M.le recteur et de MM les inspecteurs de notre académie, le gouvernement vient lt) L i i.»- élu, * bld neuf bn,.74 d’aiiou *r à M.Kiev une somme ti*‘ ‘>00 ir.1 titre dvncou-ni ment.Le Naval Sketch Hook.ouvrage très estimé des lecteurs anglais, a été réimprimé dernièrement.à Londres.La non-velle édition r>t, dit-on, bien supérieure aux précédente.*.sommes pric> d'annoncer cjue !e nouvel ouvrage du Lieutenant Colonel Uoucüütri:, intitule.The Ilritish Du minit.in i / Nat/i .Imenctl' coruj rennnt un expose du présent eta; du liant ;*t du 1 >a>-(Junud .1, du Nouveau Brunswick, de la .Nouvel!*: Ecosse, tLs lies de Terre-Neuve, du Prince Iidouard (St.Juin), du Cap Breton, fvc.en deux volumes, avec 771 planches.&c.a été publie par MM.Coi.uuiin et 11 k n t ï bien de la jeunesse».— Pour rendre justice.je dois dire ii i que je connais des instituteurs qui, outre iSillouancc du goimrnc-mer»!, reçoivent encore une gratification de la lubrique, |>.our l’ignorance et l'ineptie comme pour le savoir et l’habileté, ce qui est un avantage oour les uns serait, en plusieurs occca-sious, un sacrifice de la part des autres.I/argent public alloué pour l'avancement de l’éducation aurait été lépnrii avec plus d’avantage pour le pays selon moi, s’il eut été accordé la moitié de l’allouance seulement aux personnes qui ne savent enseigner qu’à lire et à écrire, et le double de la même allou-ancc a celles qui.outre la lecture et l'écriture peuvent en-seigner encore l'Arithmétique, la Grammaire, la Géographie, évc.Il y aurait eu moins d’écoles qu’il n’y en a, clans certaines paroisses, mais i! v en aurait eu di bonnes presque partout. O t.i H dour du Printemps.St.i.t, personne ne se plaint, ni ne peut se plain i!rc du trop grand nombre d’écolcs; il ncy en a pas une seule, quoiqu'il y ail mi village assez considerable; cjuoicpie généralement parlant, les liabitans de la paroisse soient riches, ou comme on dit vulgairement, n leurs (lises.Les notables, nie dit-on, commencent à cire houleux de cet état ch* choses, et vont prendre des mesures pour le faire changer.Ils ne sauraient sc Iroj) hâter.‘ \ St.j’ai l’avantage de converser avec Mr.15 .U avait achevé de faire ia visite des écoles de son comté.Il avait trouvé des maîtres capables, cjui en pen de temps, avait nt fait faire de grands progrès à leurs écoliers; mais généralement ces maîtres habiles étaient peu satisfaits tie leui sort ; ils ne se trouvaient pas assez payés des peines qu'ils se donnaient, et quelques uns paraissaient vouloir renoncer à la profession.Le plus grand nombre de ceux qui se mêlaient d'enseigner dans ce comté, s’y entendaient assez peu; Mr.IL., pensait pourtant que c’était plutôt la pratirpie, l’habitude d'enseigner (jet; la capacité naturelle, qui leur manquait.I! était persuadé que si, à défaut du leçons, on pouvait leur piocurer une courte et facile méthode d enseignement, la plupart pourrait nt devenir d'habiles, utiles et respectables instituteurs» Lis remarques de Mr.H • • •.me suggérèrent l’idée d'une petit ouvrage, qu'on pourrait intituler, Le Guide des fns/dutturs^ei qui contiendrait sur renseignement primaire les régies les plus propres à faire faire aux élèves les progrès les plus prompts et les plus surs I La manièie d'enseigner à lire, dans ce pays, il y a un certain nombre d'années, était-on ne peut plus défectueuse.Quelques maîtres d’école suivent encore, me dit-on, cette ancienne routine.Ces maîtres là ne peuvent pas espérer de faire faire à leurs écoliers des progrès bien lapides; c'est à eux surtout que serait nécessaire un ouvrage comme celui dont je viens de parler.Généralement pariant, dans la plupart des paroisses, ni les maîtres ni les disciples n’ont les livres qui leur seraient les plus nécessaires, aux uns pour bien enseigner, aux autres pour Lien apprendre.LL il LT O U H 1)1 PRINTEMPS.Monsirm 1' lUUttur9-\’oudriez-vous obliger un lecteur, ami de votre «Intimai, en insérant la Chanson suivante, que l’on m’a assuré être d’un de nos jeunes compatriotes.Si c'est le cas, cette pièce fait honneur a nos jeunes Canadiens, et montre en même temps qu’il se rencontre parmi nous des jeunes gens à miens, qui pourraient par la suite s'acquérir une brillante renommée dans la poésie.—Votre.»fee.I)./ * „ f 7î J ai Cou jn presentee à Mr J.Neilson.Chanson.Plus de frimas, le printemps vient d éclore, Déjà renaît la grâce de nos bois; L’agneau bondit dans les plaines de Flore, Fl la bergère à repris son haut-bois.Tout reverdit, le vallon, le bocage; Sur le coteau la Heur naît sous les pas ; I/aimable oiseau, par son tendre ramage, De ces beautés augmente les appas.L’astre du jour, par sa chaleur active, De nos gazons ranime la vigueur; Le clair ruisseau roule une onde plaintive; Le doux zéphir voltige sur la fleur.Dans ces beaux jours s’enrichit la nature ; 'Tout se répare au gré de nos désirs : De l’univers cette riche parure Au cœur humain offre mille plaisirs.Jeunes amans, volez à la campagne; Pour vous reluit l’aurore d’un beau jour; C’est là que seul avec une compagne, Le cœur jouit des charmes de l’amour.LA COUPE PRE’SENTE’E A Mu.J.NEILSON.Extrait (Finie lettre de Quebec.“ Le A Janvier 1S32, était le jour où se présentait la Coupe à \Ir.Neilson.Cette coupe, faite à Londres, est vraiment un beau présent.C‘est probablement la plus belle pièce d’orfèvrerie qu'il y ait dans la province.Elle est assez grande pour contenir au moins un gallon.Elle est travaillée en relief's et en bossages qui ressortent quelquefois de l'épaisseur du doigt.Les A gens, dans un compartiment, présentent la requête au Roi assis sur un trône.Dans un autre, un militaire déchire d'une main Pacte constitutionnel, et présente de (‘autre de?chaînes au Canada, que le Lion britannique et un génie protègent, placés entre le militaire et le («énie de la Province.Sur un autre comparitment, Cincinnati;» laisse la charrue pour prendre la dictature.Sur le quatrième, deux génies portent des palmes autour de l'inscription, qui est ainsi conçue ; 11 A John Ncn sox, Ecuyer, M.P.IV Député deux fois L\tjwc ï'itucbu'.7 S auprès du Parlement Imperial, pour défendre ! s l)roits
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