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Titre :
L'Abeille canadienne : journal de littérature et de sciences
Journal qui, sous le couvert de la science et de la littérature, relaie les polémiques de journaux d'opinion français avec un parti pris pour le républicanisme.
Éditeur :
  • Montréal :H. Mézière,1818-1819
Contenu spécifique :
mardi 1 septembre 1818
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'Abeille canadienne : journal de littérature et de sciences, 1818-09, Collections de BAnQ.

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JL’Abeille Canadienne, JOURNAL DE LITTÉRATURE ET DE SCIENCES.I".Septembre 1818.ÉPITRE •¦i M.Valentin £,***¦*¦*¦**y qui venoit Je quitter les lettres pour le commerce.% EST-IL bien vrai ?quoi ! du Permes» Tu désertes les bords fleuris, Pour suivre l’aveugle déesse Qui chaque jour flatte et caresse De ridicules favoris?Muses 1 quelle douleur extrême il Couvrez-vous de cypréa et d’if £ Valentin, Valentin lui-même, De votre cour est fugitif; Et le successeur de Moncrif Devient le rival de Bnrrême.Q.uoi î je n’entendrai plus ton ?er.% Dans une romance naïve, Soupirer les chagrins amers D’une pastourelle plaintive î Au lieu de jolis madrigaux, An lieu de dizains, de rondeaux, h'ABEILLE CANADIENNE De chansons et d’épithalamcs, Il faut débiter, créditer, Accuser, payer, escompter, Faire et refaire mainte course?Souvent à l’heure de la .Bourse Sacrifier un rendez-vous-, f Et quoique ton cœur en murmure, Pour une lettre de voiture Abandonner un billet doux! Mais la nature enfin l’emporte: On a beau lui fermer la porte.Malgré nos clés et nos verroux.Toujours elle rentre chez nous Et plus obstinée et plus forte.Je crois te voir dans tes bureaux, Entouré du livre décaissé, De lettres d’avis, de journaux, Rimant pour ta jeune maîtresse Des couplets qu’elle croit nouveaux Et faisant plus d’un compte faux Pour mieux lui peindre ta tendresse On dit même, et j’en suis confus, Que dans un paîment en écus, Distrait par des soins plus sublimes.On t’a vu, pour chercher des rimes, Ou pour sauver un hiatus, Te tromper de quelques centimes- Crois-moi, du temple des beaux arts Poursuis la route peu commune ; Mais de l’autel de la fortune Ne détourne point tes regards.Enfant du dieu de l’harmonie, Aime, calcule, versifie, Réunis des talents divers; Et forme une triple alliance Entre le dieu de In finance, Et l’Amour et le dieu des vers. SEFTEMÜKE 18itp SUR DANG EAU» A Voccasion de scs Mémoires.LES mémoires de Dangeau forment cinquante-huit volumes in-4°.Madame de Genlis en a extrait ce qui pouvoit paroître intéressant ou nouveau : c’est un service que sauront apprécier ceux qui aiment à connoître les détails de la cour de Louis XIV, c’est-à-dire, un grand nombre de lecteurs.Je ne prétends pas juger ces mémoires; Voltaire et Madame de Genlis en ont parlé, l’un avec trop de sévérité, l’autre avec trop de bienveillance.C’est dans ce milieu qu’on pourrait trouver la vérité.Je ne veux m'occuper ici que de l’auteur.Madame de Genlis a fait précéder l’extrait qu’elle nous donne de ces mémoires, d’une notice sur la vie de Dangeau, et d’un discours préliminaire.Elle n’a pour objet, dans ce dernier morceau, que de se justifier du reproche d'avoir accusé Fénelon d’injustice envers Louis XIV.Je me trompe: son but est de prouver que c'est avec raison qu’elle lui a fait ce reproche.II importe assez peu de savoir aujourd’hui si c’est justement que Louis XIV crut trouver, dans quelques passages de Télcma-£ GEOMETRIE ET PHYSIQUE.Système de Mesurage créé et usité en vingt-cinq ans.France, depuis environ CINQ,espèces de mesures remplacent, dans ce nouveau système, celles dont on faisoit usage auparavant ; savoir: 1 °.Les mesures linéaires, qui servent à mesurer un corps dans un seul sens.2 e.Les mesures agraires, employées pour connoître l’étendue d'-im terrein.P îoü L'ABEILLE CANADIENNE.3°.Los mesures de capacité, à Faide (lesquelles on juge de F contenance d’un vase.'1°.Les poids.5°.Les monnoief.On a pris les nouvelles mesures dans la nature, en les faisant dériver de la grandeur de la terre ; et pour les déterminer, on s’est servi de la longueur du quart du méridien, qui est la ligne que l’on suivroit en allant, par le plus court chemin, de l’Equateur au Foie.* On a donc mesuré cette longueur à l’aide de la géométrie et de la physique ; ce qui peul.se faire beaucoup plus aisément et plus promptement qu’on ne le croiroit, à en juger d’après les apparences, parcequ’il suffit de mesurer immédiatement une certaine partie du quart du méridien, savoir celle qu! en occupe le milieu, pour trouver ensuite tout le reste avec une grande exactitude, au moyeu du calcul.La longueur du quart du méridien étant bien connue, on l a supposée successivement divisée en parties toujours dix fois plus petites, dans la vue de chercher, parmi ces parties, une longueur qui fut propre à servir d’unité de mesure linéaire, pour remplacer celle dont on faisoit usage.En conséquence, prenant d’abord la dixième partie de la longueur du quart du méridien, on a trouvé que cette partie contcnoit 225 lieues, ce qui est à-peu-près la longueur de la France entre Perpignan et Dunkerque, Cette même partie divisée en 10 à son tour, a donné une longueur de 22 lieues •£, un peu moindre que la distance de Paris à Amiens.—Par une 3ème.division, on a eu une longueur d’environ 5132 toises.Par une dème, une de 513 toises; par une 5ème.une de 51 toises ; par une Gème.une à-peu près de 30 pieds : et enfin par une 7ème.une de 3 pieds 1 i lignes et quelque chose de l’ancienne mesure.—Cette dernière longueur, qui ne diffère pas beaucoup de celle de Faune, a paru commode pour être employée comme unité de mesure.lia longueur précédente, qui égaloit à peu près 30 pieds, étoit évidemment trop grande : ta suivante, qui n’avoil pas 1 pouces, auroit été beaucoup trop * L’Equateur est un cercle que l’on imagine partager la lerrcen deux moitiés, en passant par tous les points où la durée du jour est constamment égale à celle de la nuit.—.Les deux points les plus éloignés de ce cercle s’appelcnt, l’iin Pôle Nord, et l’autre PôlcSud. SEPTEMBRE 1818.10?petite.On se trouvoit donc conduit à adopter la longueur intermédiaire, par préférence à toutes les autres longueurs.On conçoit aisément qu’à l'aide de la division dont nous venons de parler, le quart du méridien s’est trouvé sous-divisé* suc cessivement en 10, en 100, en 1,000, en 10,000 parties, Scc.; et c’est au terme où le nombre des parties éloit de 10 millions, que l’on a eu la longueur d’environ 3 pieds, qui a fourni l’unité de mesure ; en sorte qu’elle est la dix millionic\ne partie du quart Ju méridien.On lui a donné le nom de mitre., qui signifie mesure.Le mètre étant déterminé, on l’a aussi divisé en parties toujours dix fois plus petites, propres à tenir lieu des pouces et des lignes ; et cette division n’est qu’une continuation de la division du quart du méridien.La lOème.partie du mètre, dont la lon gueur approche de 41 lignes-j, a clé nommée Décimètre; la lOème.partie du décimètre, qui est en même tems la ÎOOèmé.partie du mètre, et qui égale à-peu près 4Dèmes, de ligne, porte le nom de millimètre.On s’est arrêté à ce terme, qui suOit pour les usages ordinaires.Ceux qui voudroient une plus grande précision, pourront continuer la division du mètre, jusqu’aux dix millièmes et au-delà.' *) > • » V' * J t < • i ‘ * ; ¦ « ' ! I iJ ’ * Ainsi, représentez-vous une longueur de 3 pieds 11 lignes l-à-peu-près de l’ancienne mesure, vous aurez l’idée du mètre, ou de l’unité usuelle des nouvelles mesures de longueur : et au lieu O 1 que le pied ctoit divisé, par douze, en pouces et en lignes, figurez vous le mètre divisé par dix, en parties toujours plus petites; et de même que vous disiez, pied, pouce, ligne pour exprimer l’ancienne unité de mesure, avec ses divisions; vous direz à l’avenir mètre, décimètre, centimètre, millimètre, ce qui vous donne une division de plus.On a choisi de préférence la division en dix, que l’on appelle division décimale, parcequ’élant conforme à notre échelle arithmétique, elle facilite et simplifie de beaucoup les calculs.Celte, division a été adoptée, par la même raison, pour toutes les autres espèces de mesures; au lieu que dans l’ancien système, chaque fois que l’on changcoit de mesures, ou avoit presque toujours un nouveau mode de division ; et même telle mesure changcoit de mode, en passant d’une sous-division à l’autre.Ainsi la toise é-.oit divisée d’abord en six pieds, puis chaque pied en douze pou* •~c?, puis chaque pouce en douze lignes, &c.; ce qui occasion- 108 L’ABEILLE CANADIENNE- noit, dans les calculs, des longueurs et des difficultés qui n’auront plus lieu, d’après la manière dont les nouvelles mesures ont él^ divisées.DIVISION DE LA TERRE.• I On a d’abord divisé le quart de cercle en parties toujours dix fois plus petites, et ensuite on a pris les divisions de deux ci deux, pour en faire les degrés, les minutes, et les secondes.—De cette manière, le quart de cercle renferme 100 degrés, le dégré 100 minutes, et la minute 100 secondes.—On voit à présent pour-quoi l’on a donné à la centième partie du quart du méridien, le nom de dt:gré décimal du méridien.J • t * * i .’ ., .» DIVISION DU JOUR.On étendit aussi la division par 10 à la durée du jour, et au lieu que cette durée jusqu’alors avoil été partagée en 24 heures, chaque heure en GO minutes, et chaque minute en GO secondes, on la divisa, d'un minuit à l'autre, d’abord en 10 heures; et prenant ensuite les autres parties décimales de deux en deux, on sous-divisa chaque heure en 100 minutes, et chaque minute en 100 secondes, ce qui donnoit 100.000 secondes, pour la durée du jour, au lieu de 8G/100 ; et telle étoit la division qui eut lieu pendant quelque tems, dans le nouveau Calendrier François.— La nouvelle seconde étoit ainsi, à-peu près, les six septièmes de l’ancienne ; et le pendule* des horloges à secondes, qui avoit environ 3 pieds 8 lignes de longueur, se trouvoit nécessairement raccourci, puisqu’il falloit qu’il battît des secondes qui étoient elles -mêmes plus courtes.Sa longueur étoit de 27 pouces et près de 5 lignes, ce qui rendoit les horloges plus commodes et.plus portatives.—Cette nouvelle divion du jour n’étant point en harmonie avec les institutions religieuses des François, ni avec la division du tems consacrée chez les autres peuples, la France ne.tarda pas à y renoncer.* Les physiciens appuient pendule un corps suspendu de manière à pouvoir sc balancer, en allant et venant, comme on le voit dans les horloges qui portent elles-mêmes le nom de pendules.On sait que le pendule se balance avec plus ou moins de v^esse», suivant que sa verge plus rourtc ou plus longue. SEPTEMBRE 1818.Moyen de vérifier ou de.trouver le Métré.Si jamais 1 ''étalon du mètre venoit à se perdre, ou qu’on voulût «ans la suite le vérifier, on n’auroit [dus besoin pour cela de re-commencer les opérations relatives à la mesure du quart du méridien ; on y parviendroit au moyen d’une expérience simple et facile, faite sur le pendule, à-peu près à la moitié de la distance entre l’Equateur et le Pôle.Il suffira de chercher quelles longueurs doit avoir ce pendule, pour faire, dans l’espace d’un jour, un nombre de balancement ou d’oscillations qui sera connu d’avance, et cette longueur donnera celle du mètre.'O V/ *1/ MORALE.DE LA POLITESSE.»• •*" * » » t I CETTE politesse si recommandée, sur laquelle on a tant écrit, tant donné do préceptes, et si peu d’idées fixes, en quoi consiste-t-elle ?1 La politesse est Y expression ou Vimitation des vertus sociales; c’en est Vexpression, si elle est.vraie, et l'imitation, si elle est fausse : et les vertus sociales, sont celles qui nous rendent utiles et agréables à ceux avec qui nous avons à vivre.Mais comment arrive-t-il qu’un homme d’un génie élevé, d’un cœur généreux, d'une justice exacte, manque de politesse, tandis qu’on la trouve dans un homme borné, intéressé, et d’une probité suspecte ?.C'est que le premier manque de quel- ques qualités sociales, telles que la prudence, la discrétion, la réserve, l’indulgence pour les défauts et les foiblesses d’autrui.—( b ne des premières vertus sociales est de tolérer dans les e/.vtrès ce qu'on doit s'interdire à soi-même.) Au lieu que le second, sans avoir aucune vertu, a Part de les imiter toutes.11 sait témoigner du respect à ses supérieurs, de la bonté à ses inférieurs, de l'estime à ses égaux, et persuade à tous qu’il en pense avantageusement, sans avoir aucun des sentimens qu’il imite.On n’exige mémo pas toujours ces sentimens, et l’art de les feindre est ce qui constitue la politesse de no?jours.Cet rr‘: les' dupes 31.0 L’ABEILLE CANADIENNE.’ I est souvent si ridicule et si vil, qu'il est donné pour ce qu ii est.c’est-à-dire, pour faux.Les hommes savent que les politesses qu'ils se (ont, ne sont qu’une imitation de l'estime : ils conviennent en général que les choses obligeantes qu’ils sc disent, ne sont pas le langage do la vérité- ; et pourtant, dans les occasions particulières, ils en sont L’amour propre persuade grossièrement à chacun f t « que ce qu’il fait par décence, on le lui rend par justice.Quand on serait convaincu do la fausseté des protestations d’estime, on les préférerait encore à la Sincérité, parce g nu la fausseté a un air de respect.dans les occasions où la vérité se- * % roit une offense.Un homme sait qu’on pense mai de lui, cela est humiliant ; mais l’aveu qu’on lui en feroit scroll une insulte ; on lui ôteroit par là toute ressource de chercher à s’aveugler lui-même, et ou lui prouverait le peu de cas que i’on en fait.Les gens les plus unis, et qui s'estiment à plus d’égards, deviendraient ennemis mortels, s’ils se témoiirnoient complètement * KJ i •ce qu’ils pensent les uns des autres.li y a un certain voile d'obscurité qui conserve bien des liaisons, et qu’on craint de lever de part et d’autre.Je suis bien éloigné de conseiller aux hommes de se témoigner durement ce qu’ils pensent, pareequ’ils se trompent souvent dans les jugemens qu’ifô portent, et qu'ils sont sujets à se rétracter bientôt, sans juger ensuite plus sainement.Quelque sur qu’ori soit de son jugement, cette dureté n’est permise qu’à l’amitié; encore faut-il qu’elle soit autorisée par la nécessité et l’espérance du succès.—Les opérations cruelles n’ont été imaginées que pour sauver la vie, et les palliatifs que pour adoucir les douleurs —On ne corrige les particuliers qu’en leur prouvant de l'intérêt pour eux, et en ménageant leur amour-propre.Quelle est donc l'espèce de Dissimulation permise,-foi.plutôt.) Quel est le milieu qui sépare la fausseté vile de la sincérité offensante ' Ce sont les égards réciproques : ils forment le lien de la société, et naissent du sentiment de ses propres imperfections, et du besoin qu'on a d’indulgence pour soi-même.O» ?ic doit ni offenser, ni iro'rpcr les hommes.—La politesse- SEPTEMBRE 101».1U d’usage n’est qu’un jargon fade, plein d’expressions exagérées* aussi vicies de sens que do sentiment.X “ La politesse,” dit-on, “ marque cependant l’homme de nais* ,c sancc : les plus grands sont les plus polis.” J’avoue que cette politesse est le premier signe de la hauteur, un rempart 00nIre la familiarité, il y a bien loin de la politesse à la douceur, et plus loin encore de la douceur à la bonté.Les grands qui écartent les hommes à force de politesse sans bonté, ne sont bons qu’à être écartés eux-mêmes à force de respect sans attache'' ment.“ La politesse,” ajoute-t-on, “ prouve une éducation soignée, “ et qu'on a vécu clans un monde choisi ; elle exige un tact si “ fin, tin sentiment si délient sur les convenances, que ceux qui ,c n’y ont pas été initiés de bonne heure, font dans la suite de ,c vains efforts pour l’acquérir, et ne peuvent jamais en saisir la ,c era ce O Premièrement, la difficulté d'une chose n'est pas une preuve-de son excellence.Secondement, il scroit à désirer que des hommes qui, de dessein formé, renoncent à ieur caractère, n’en recetiillisscnt d’autre fruit que d't tre ridicules : peut-être cela les rameneroit-il au vrai et au simple.D’ailleurs celte politesse si exquise n’est pas aussi rare que « voudraient le persuader ceux qui n’ont pas d'autre mérite.Elle produit aujourd’hui si peu d’effet, la fausseté en est si reconnue, qu'elle en est quelquefois dégoûtante pour ceux à qui elle s’adresse, et qu’elle a fait naître à certaines gens l'idée de jouer la grossièreté cl la brusquerie pour imiter la franchise, et couvrir leurs desseins.Ils sont brusques sans être francs, et faux sans être polis.Ce manège est déjà assez commun, pour qu’il dût être plus reconnu qu’il ne l’est encore.Il devrait être défendu d'être brusque à quiconque ne ferait pas excuser cet inconvénient de caractère par une conduite irréprochable.Ce n’est pas qu’on ne puisse joindre beaucoup d’habileté à beaucoup de droiture; mais il n’y a qu'une continuité de procédés francs, qui constate bien la distinction de l’habileté et de l’artifice.On ne doit pas pour cela regretter le- teins grossiers où Thorn ne L’ABEILLE CANADIENNE.me, uniquement frappé de son intérêt, le chcrchoit toujours, par* un instinct féroce, au préjudice des autres.La grossièreté et la rudesse n’excluent ni la fraude, ni l'artifice, puisqu'on les remarque dans les animaux les moins disciplinaires.Ce n’est qu’en se polissant que les hommes ont appris à concilier leur intérêt particulier avec l’intérêt commun; qu’ils ont compris que, par cet accord, chacun tire plus de la société qu’il n’y peut mettre.Les hommes se doivent donc des égards, puisqu’ils se doivent tous de la reconnoissance.Ils se doivent réciproquement une politesse digne d’eux, faite pour des êtres peusans, et variée par les diflférens sentimens qui doivent l’inspirer.Ainsi, la politesse des grands doit être de l'humanité; celle des inférieurs, de la reconnoissance, si les grands la méritent ; celle des égaux, de l’estime et des services mutuels.Loin d’excuser la rudesse, il seroit à désirer que la politesse qui vient de la douceur des mœurs, fut toujours unie à celle qui partirait de la droiture du cœur.Le plus malheureux effet de la politesse d'usage, est d’enseigner l’art de se passer des vertus qu’elle imite.Qu’on nous inspire, dans l'éducation, l’humanité et la bienfaisance, nous aurons la politesse, ou nous n’en aurons plus besoin.Si nous n’avons pas celle qui s’annonce par les graces, nous aurons celle qui annonce l’honnête homme et le citoyen: nous n’aurons pas besoin de recourir à la fausseté.Au 1 ieu d’être artificieux pour plaire, il suffira d'être ben ; au lieu d’être faux pour flatter les foiblesses des autres, il suffira d’être indulgent.Ceux avec qui l’on aura de tels procédés, n’en seront ni cnor-gtieuillis, ni corrompus; ils n’en seront que reconnoissans, et en deviendront meilleurs.ANECDOTES.UNE grande dame avoit demandé à Delille des vers de fête, une chanson ; et depuis quelques heures il y travaillât sans ivoir rien pu trouver qui le satisfît.Survient un de ses plus am SEPTEMBRE 1816*.113 .jer.s amis, l’abhe Colson.—Ah ! l’abbé, s’écrie le poète en l’apercevant et en lui sautant au cou; ah! mon ami, mon cher ami, c'est la providence, c’est le ciel lui-meme qui t'envoie à mon secours.Ah! grand Dieu! lu vas me tirer de peine.Tiens, mets-toi là, assieds-toi ; voilà de l'encre, du papier, une plume.On m’a demandé une chanson ; c’est p.our une dame à laquelle je ne peux rien refuser.Pu vas me la faire, entends-tu; oui, tu vas me la faire.Point de raison, mon bon ami ; il faut que tu me la fasses.—Et tout en parlant ainsi, voilà notre malicieux poète qui s’élance hors de la chambre et ferme la porte à double tour sur le pauvre abbé Colson.Celui-ci jure, s’emporte, et crie au guet à pens.—Tu as beau dive, ajoute le perfide à travers le trou de la serrure ; tu as beau tempêter, il me faut une chanson.Règlc-toi là-dessus ; car tu ne sortiras, je t’en avertis, que lorsqu’elle sera faite.Adieu, travaille, je vais me promener.—En effet, sourd à ses cris, l’espiègle se rend au Luxembourg, y passe trois ou quatre heures le plus tranquillement du monde, et ne rentre au logis que lorsqu’il conjecture que son captif peut avoir fini sa besogne.Avant d'ouvrir, il se fait lire les couplets à travers la porte, et délivre enfin le malheureux abbé, qu'il faillit étouffer dans les embrassernens de sa reconnoissance.-Le poète I>hrun, dans son ede sur Y Enthousiasme, avoit représenté Montgolfier sc précipitant dans les deux; et cet é-trange néologisme fournit à son antagoniste Urbain Pommergue* la petite épigramme que voici : Q,ui pour roi t s’empêcher de rire ?Lebrun, d’un vol audacieux, Se précipite dans les cieux, Et tombe dans la poêle ù frire.l’rait qui parut d'autant plus plaisant, que le pot te, comms chacun sait, avoit épousé sa cuisinière.A»/ »•/ NV *5iV 7,; *,)(• Mn.Mezierf, IN -the first number of the Abeille Canadienne, page tl it as a generally acknowledged fact, that the brother o: the great poet Walter Scott, is the author of the 114 L’ABEILLE CANADIEN NE.quary, and preceding works ol’ tiie same class, which hare recently enrajrttired the lovers of English literature.It is singular that a circumstance so generally known to he without foundation in North Britain, should have gained such credit abroad.1 feel 7 o assured, from the best information, that the author of tlio^e works is a Clergyman of the Church of Scotland, who for many years past has been resident in London, where he has edited one oi the principal daily papers.There are several persons in this province, well acquainted with the truth of what l advance, who have it in their power to oblige the public by communicating the name of the author and perhaps other particulars.There were some circumstances which first led to the suppo sition that Walter Scott was the author, namely, nun the friend ship which subsisted between him and the Clergyman, which induced him to superintend the printing of the first works, and to write some or perhaps all the poetry contained in them.Your obedient servant, J.T.Montreal, 15th August, 1813.***' Nous prions les personnes qui pourroient jeter quelque jour sur la question suscitée par J.T.de vouloir bien nous faire part de le vus observations et des renseignemens qu’elles auroient receuillis.Cette question vaut bien la peine d'etre approfondie, puisqu’il s’agit de décider à qui la république des lettres est redevable d’une production récente, que recommandent également le mérite de l’invention, un intérêt dramatique on ne peut mieux soutenu, et sur-tout le but moral et religieux que l’auteur s'y est proposé.H.M.V* V* •h COLLEGE OU PETIT-SEMINAIRE DE MONTREAL.IL laut des saints a la Religion et des citoyens à l'Etat.-Ainsi pensent les respectables professeurs de ce college, fondé et entretenu par la libéralité des Messieurs du Séminaire de Montai- Les devoirs de l’homme envers Dieu, envers ;a patrie et I SEPTEMBRE 1818.i 115 \ elvers lui-même y sont inculqués clans le jeune cœur tie l’élève, curité et de consolation pour les pères et mères qui s'arrachent des bras de leurs enfans, dans la vue d’en faire des hommes.— Une ci rconstancc infiniment précieuse pour les classes de la société les moins aisées, c'est que le prix de l’enseignement est mis à la portée du plus pauvre artisan.Ainsi se trouve démentie cette assertion malicieusement hasardée par les esprits forts, que •‘les prêtres sont par-tout les ennemis nés de l’instruction et c: des lumières.” Nous savons fort heureusement ce qu’entendent ces messieurs par /es lumières.I/écriture, la lecture, les grammaires Françoise, Angloise et •é Latine, les diverses opérations du calcul, la géographie, les bis* m toires sacrée et profane, les belles-lettres, la logique, la physique ; telles sont les principales branches de l’enseignement.C’est sur la presque totalité de ces matières qu’ont roulé les exercices publics du Petit-Séminaire de Montréal, les 11 et 12 du mois dernier.Déjà, dans notre dernier numéro, fidèle interprète des sentimens d’un auditoire nombreux et respectable, nous avons proclamé, dans les succès obtenus par les élèves, les i » 11(5 L’ABEILLE CANA DI EN NE, titres sacrés de leurs dignes précepteurs à In reconnoissance pu blique.Il nous reste maintenant à offrir à tins lecteurs l’aperçu du Plaidoyer (|ui a terminé les Exercices de nos jeunes compatriotes.L’éditeur d’un journal Américain avoit donné le défi suivant aux avocats de sou pays : PUZZLE FOR LAWYERS.In one of the counties of Hungary, a case has been produced by nature, which furnishes the Hungarian lawyers with an opportunity to exercise their ingenuity.On a steep declivity of the river Mcrneh lay two vineyards, one above the other ; the higher one, detaching itself from the rock, glided down the declivity upon (lie lower vineyard, which it now entirely covers.The question is who is the owner of the vineyard, and who is considered the loser.* Pour compliquer davantage cette question et ouvrir un champ plus vaste à la discussion, le savant et ingénieux professeur de Belles-Lettres auquel nous devons le plaidoyer, a voulu supposer un bouleversement encore plus imposant ; il en a pris le type dans le mémorable tremblement de terre qui eut lieu à Lima eu 1740.Un Dom Lorenzo Aquaviva possédoit une terre d’environ 400 arpens sur le bord de la mer, à quelque distance de Lima : Dom Juan Cabrera avoit l’usufruit d'une partie de ce terrein.Dom Carlos Belvedere possédoit un grand fonds de terre, et sur-tou’ un beau vignoble, sur une Colline voisine ; et un Dom Pedro Del os Rios avoit une hypothèque sur le terrein de Belvedere.* Difficulté proposée aux Avocats.Un événement naturel, dont un des comtés de la Hongrie vient d’être le théâtre, offre aux avocats de ce pays-là une belle occasion de montrer leur habileté.Sur le penchant rapide d’un rocher dont la rivière Jlcrnch mouille la base, existoient deux vignobles contigus et situés Pun au dessus de l’autre.Le plus élevé, se détachant de la surface qu’il occupoit, u glissé et est venu s’établir sur le vignoble inférieur qui en est aujourd’hui tout couvert.Il s’agit de savoir lequel des deux anciens propriétaires doit avoit la propriété du seul vignoble existant, d lcun£ # doit supporter la perte occasionnée oar ce singulier accident ? • SEPTEMBRE 1816.117 Dans le tremblement lie terre supposé par le respectable professeur, toutes les possessions de Belvedere furent jetées et dans ta mer et sur le terre in d’ Aqua viva, de manière à le couvrir presque tout entier, et principalement ce qui conslituoit l’usufruit de Cabrera.Voici, dans cet état de choses, les prétentions respectives ck* ces messieurs.1°.Aquaviva prétend garder tout ce que le tremblement de terre a jeté chez lui : i! soutient que l'usufruit de Cabrera est éteint, pareeque son terrein est dénaturé.£°.Belvedere prétend partager ce nouveau terrein formé du sien, ou du moins être dédommagé de scs pertes.3°.Cabrera réclame son usufruit.4°.Delos Rios revendique son hypothèque, que Belvedere lui refuse.Un Dorn Antonio Campo Major, Avocat du Roi, intervient et prétend que ce nouveau terrein, formé par les alluvions de la mer, appartient au Souverain.Cependant, comme il est des accomodemens avec le ciel, on parvient bientôt à désintéresser ce tiers importun par des moyens péremptoires, et les parties, conseillées par des gens sages, au lieu de s’exposer aux chances d’une procédure juridique, aussi dispendieuse à Lima que partout ailleurs, prennent le salutaire parti de plaider elles-mêmes leur cause devant un magistrat respectable, à la décision duquel elles sont convenues de s’en rapporter.Les différons personnages que l'on vient de nommer, ont été représentés par un même nombre de Rhétoriciens.Chacun d’eux a fait valoirses moyens à la satisfaction de l’auditoire ; mais celui qui remplissoit les augustes fonctions de Juge-arbitre, a fixé plus particulièrement l’attention publique.C’étoit, à-peu près, son respectable père rendant la justice au nom de notre souverain Seigneur et Roi, sur le banc des Juges de Faix.Jamais on n’avoit vu un visage si jeune, et sur lequel règne habituellement la plus aimable gaieté, prendre à ce point Pair de gravité et de solemnité qu’exigeoit naturellement la circonstance.A~ joutez à cela un débit aisé, de l'aplomb, de la noblesse dans le geste, et de la vérité dans toutes les inflexions de voix ; enfin du naturel.Les bornes de ce journal ne nous permettant point do défait- ira V À B El LLE C AN A DIEN N E.1er les divers moyens employes par les paitics, nous nous bornerons a la substance de l’analyse qu’en a fade Mr.le Juge-arbitre ïui-même, avant de prononcer le jugement.Belvedere a prétendu pouvoir reprendre son bien par-tout où il le trouvoit.Il a invoqué la loi et l’équité naturelle.Mais, comme le lui a fait judicieusement observer notre grave magistrat, la loi qu’il eitoit ne pouvoit guère convenir au cas actuel.D’un autre coté, il avait, par le fait de sa négligence, donné le teins aux arbres et aux débris du terrein déplacé, de s’incorporer avec celui d’Aquaviva.Et puis, il n’dtoit pas de l’équité de vouloir reprendre ce qui ne pouvoit lui être rendu, qu’en détruisant un fonds qui ne lui appartenoit point.Aquaviva a insisté sur le droit qu’il avoit de retenir tout ce qui se trouvoit sur son fonds, sur-tout lorsqu’il s’y éloit uni par une consolidation intime : il alloit même jusqu’à vouloir chasser l’usufruitier, comme si la nature du sol avoit changé.—Mais, lui n dit notre Juge-Arbitre, si la propriété est aussi méconnaissable que vous le prétendez, comment la revendiquez-vous si aisément pour vous même?—Et quant au terrein de Belvedere, la loi vous autorise-t-c)le à profiter du malheur de vos voisins ?Si elle ne vous oblige pas de leur rendre le terrein qui est tombé sur le vôtre, vous dispense-t-elle de les indemniser par une compensation proportionnée à ce qu’ils ont perdu, ou du moins à ce que vous avez gagné vous-même ?Cabrera, prétendant garder tout le produit tie son usufruit, a maintenu que personne n’avoit le droit de l’inquiéter là-dessus; parceque (a-t-il dit) le terrein n’avoit changé ni de nom, ni de situation.Qu’à la place de bled ou de légumes, ajoutoit-il, on y ait planté des vignes, peu importe ; c’est toujours le même champ, le même sol ; par conséquent, mon adverse partie A* quaviva ne peut rien prendre sur mon usufruit.—Oui vraiment, lui a répondu le Juge-Arbitre ; mais en pouvez-vous dire autant du malheureux Belvedere, dont le terrein, les arbres cl les vignes sont venu améliorer votre usufruit et votre fortune?N’a-t-il pas quelque droit sur le terrein de deux rivaux devenus plus riches à j;es dépens ?—Vous même avez paru ne point méconnoîtrc-tout-à-fait ce droit-là, et je vous en félicite Quant à Delos Rios, il s’est accommodé à tous les systèmes ; aussi il a accomodé fous les système?à se?intérêts ; ,c- i SEPTEMBRE link 1 A A * soit qu’on décidât en faveur d’Aquaviva, de Bcîvcaere, ou de Cabrera, il cspéroit que son hypothèque ne sotifîriroit aucune alteration.Il se londoit principalement sur ce que les terreins cio ses rivaux lui répondoicut solidairement de son hypotheque.Un texte tronqué du Digeste scmbloit favoriser cette prétentiou, et il le citoit perpétuellement : mancre causam pignons, quic cnm sud causâ pondus iranseut.—Le Juge, qui a eu bientôt reconnu la supercherie, l'a engagé à lire ce qui précède : si fundus pignorati renia it, manerc causant i:c.Ce qui veut dire, qrte si l’on vend un fonds hypothéqué, l’action hypothécaire subsiste avec le fonds ; et non pas, que si la superficie d’un fonds hypothéqué est jetée çà et là, chaque terre qui la recevra doive être ou soit solidairement hypothéquée.Après cette analyse sommaire, notre jeune Magistrat a rappelé ê la maxime, que personne ne doit s’enrichir au détriment des autres—maxime générale puisée dans l’humanité, et Tune des régies du droit écrit : Jure, nuturœ œijuum est neminem cum alteriùs detrimento et injurid fieri locupleliorem.Delà il esl descendu aux principes particuliers applicables à l'espèce : 1°.Si la violence d’une tempête jete une maison ou des meubles, des bestiaux ou des arbres, sur le terrain d’autrui, le maître de ces objets aura le droit de les répéter.Mais si les arbres ont eu le terns de s’attacher au nouveau terrein, et de s’y incorporer, ils appartiendront au maître du terrein.2°.Si une portion de (erre est jetée sur un héritage voisin, et.qu’elle s’y unisse, ce n’est plus à l’ancien possesseur qu’elle appartient, c’est au nouveau ; mais celui-ci doit un dédommagement à l’autre, s’il devenu plus riche par cette accession.‘3°.[/usufruit ne périt point, à moins (pie !e tonds ne contracte un changement essentiel, entier, absolu, qui introduise une mutation totale et un nom différent.4°.L’hypothèque a double action, l’une sur la personne, l’au* tre sur la chose : si l’une des deux manque, le créancier a recours sur l’autre.Le Jugement de notre Juge-arbitre, fondé sur ccs principes, et sur les rapports des témoins et experts concernant l’état des ferre ins respectifs et leur.3 améliorations comparées, étoit conçu •s .• ’ ’ a-peu près en ces termes: Dom Carlos Belvedere pourra répéter ce qu’il y a d’arortv L’ABEILLE CANADIENNE» tüü détachés de la terre, et tous autres meubles posés sur le terreln d’Aquaviva et sur l’usufruit de Cabrera ; sauf à dédommager Its dits Aquaviva et Cabrera du tort qu’ils pourvoient souffrir dans le transport./>, Dom Lorenzo Aquaviva est confirmé dans la possession du terrein qui est tombé* sur le sien, et des arbres qui y ont pris ra* cine.Mais comme le fonds du dit Aquaviva est devenu meilleur, il payera à Belvedere une rente de Dix mille livres; rente proportionnée, non à la perte immense de Belvedere, mais au profit qu’en a retiré Aquaviva d’après le rapport que les expert' en ont fait.Dom Juan Cabrera est maintenu dans la jouissance paisible de son usufruit.L’hypothèque de Delos Rios se prendra et sur l’ancien ter-rein resté dans l’héritage de Belvedere, et sur les dix mille livres qu’Aquaviva doit payer à Belvedere ; cette somme étant représentative du fonds hypothéqué, doit en répondre.Ainsi a été terminé le plaidoyer, auquel a succédé la distribution des prix—Le Digne Supérieur du petit Séminaire a reru ensuite l’expression de la vénération publique, et successivement les estimables collaborateurs qui partagent scs tendres soins et sa ¦vive sollicitude pour l’instruction de la jeunesse.Mkssirf Dauije’, prêtre François, va enfin nous gratifier d'un receuil de Cantiques avoués par la religion et le goût : la partie 1ypograpbique en sera, dit-on, bien soignée.—Jaloux de contribuer au succès de cette entreprise utile à la religion et honorable pour notre littérature, je prie l’estimable éditeur de vouloir bien m’inscrire au nombre de ses souscripteurs, pour deux excr/U iplaires du Rcceuil.• [V Editeur de V Abeille Canadienne.ERRATA.\ Cb n’est point Vlsle des Bermudes, mais bien la ville de Saint Johnt (Neic-Brunswick,) qui a été déclarée port libre, en même teins qu’Hali* fax.C’est ainsi que l’on devra lire page 78ème.de notre dernier Numéro, article Etats-Unis, Sèn&e.ligne, après les mots ports Libres-
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