Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Octobre - Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Quête : journal de la rue, 1995-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ï-iioo-' .y:;:-*-' ¦mm xÿP*»*- VV>«* -V 1888881 H Sa# $ ?contribution volontaire jfcurnal de la rue No 2, ii(.lnhiv-(loLVii)hio LL Editeur L'Archipel dEnlraide Directrice Nicole Leclerc Rédacteur en chef Rare De Billy Comité de rédaction Pierre de Billy Nicole Leclerc Diane Monn Collaborateurs Denis Beaupré Martin Bilodeai Jean Blanchette Lucie Deshaies Anne Fortin Marc Gaucher Céline Lapointe Serge Lareault Marie-Denise Leblanc Yvon Marquis Diane Morin Muir Adélaïde Parenl-Ruest Isabelle Pelletier Bernard St-Onge Julie Stanton Olivier Théberge Michèle Tilmant Carole Towner Stéphane Vidal Collaboration spéciale Paul Hébert Illustrations Constasio Danny Tardif Mise en page Sylvain Martineau Promotion Martin Bilodeau Jean Blanchette Nathalie Mstte Distribution Martin Bilodeau Jean Blanchette Nathalie M^te Photos Céline Lapointe Martin Martel Révision Pierre De Billy Nicole Leclerc Diane Morin Correction Tantane Imprimeur Les Ateliers du Centre de détention de Québec Photo page couverti*-e LiseGiroux Réalisée lors de l'événeimü Asphdtum qui s’est déroulé à la Place d’Youville en juillet 1995.Dépôt Légal 457621 Bibliothèque Nationale du Québec oMUpes La Quête, TB, Côte d'Abraham, Qu&ec (Quâtec) GIR 1A2 Ta: (418)649-9145 La Quête est un trimestriel distribué sur la rue en échange d'une contribution volontaire de 1$, dont 504 reviennent directement au vendeur.Tirage 10 000 exemplaires.im fil Jm > " Par pierre de billy / L'Etat du coeur Ce second numéro de La Quête survient au moment où les rues de la ville résonnent encore du bruit et de la fureur référendaires.Pour nos camelots, cependant, la victoire de l'un ou l'autre des camps ne changeait pas grand chose.Au journal La Quête, l'argument fédéraliste selon lequel nous vivons dans le «meilleur pays du monde» nous touchait à vrai dire assez peu.Comme il a dû émouvoir modérément les quelque sept cent cinquante mille personnes vivant de l'aide sociale.Quant à ceux qui nous conviaient à fonder un pays en assurant les braves gens que tout changerait tout en restant pareil, ils auraient eu un peu plus de chances de nous convaincre en donnant un peu d'en- vergure à leur idéal.Car tant qu'à se faire un pays, pourquoi ne pas en profiter pour le concevoir meilleur, plus juste?Imaginer un État qui donnerait leur place à ses jeunes et qui respecterait ses aînés.Une nation un peu plus solidaire qui redécouvrirait le partage.Un peuple relevant le pari de démarrer sur des valeurs nouvelles qui ne soient pas systématiquement convertibles en dollars.Des citoyens qui sauraient battre en brèche l'égoïsme et le dessèchement de l'âme.Un pays, en somme, comme l'ont rêvé tout haut des dizaines de citoyens lors des commissions régionales sur l’avenir du Québec.Au fond, nous savons bien qu'il ne faut pas compter sur les politiciens pour transformer notre société.Car les vrais changements sont ceux qui viennent du coeur, de la générosité qui sommeille en chacun et qui ne demande qu'à passer à l'action.Au journal, nous connaissons bien cet altruisme véritable qui se cache au fond de nous.Nous l'avons rencontré à notre tout premier numéro.En effet, dès sa sortie, La Quête a connu un succès qui nous a étonnés et émus.Dès qu'ils ont appris qu'un nouveau journal de rue se proposait d'offrir un revenu d’appoint aux plus démunis de notre ville, les citoyens de Québec ont massivement appuyé notre initiative.Les passants se précipitaient sur nos camelots pour acquérir leur copie de notre journal.De toute part, les encouragements et les offres de collaboration fusaient.Nous recevions des lettres d'appui de toutes les couches de la société.Nos vendeurs, eux, rayonnaient de fierté: le temps d'une parution de La Quête, ils cessaient d’être des «quê-teux» et gagnaient des sous en pratiquant un travail honnête.Bref, toute une chaîne d'entraide s'est mise en branle sans qu'il soit besoin de lancer des slogans ou de tenir de grands rassemblements.Nous, on s’en foutait bien de leur option référendaire.On était drôlement fier de nos gens.Celle publication.a ete rendue possible grace.¦à la cpUahiiraiiôii financière cie Mi l>lai M ci de ïl 11 UIN't.ti IriilAUY de Québec.Éditorial Dim P-2 maire Rue d’opinion p.16 Parlez-moi d’amour p.3 La rue sous surveillance P.17 Les travailleurs de l’ombre P-4 La ballade du piéton p.18 " Loto BS ¦¦" ¦¦¦¦¦ p.5 L’Itinéraire v - p.19 Les loges de l’évasion C P-6 Accroche-toit ;.V p,20 L’Alkatraz intérieur p.8 La police communautaire p.21 1-976-Évasion p.9 Zone d’espérance p.22 Lé bout du tunnel ' p.10 Un fait divers.à Npél p,24 Dans la rue p.12 Histoire d’un tournage p.27 Touche pas à mes camelots p.13 Rave d’un monde meilleur p.29 Nos camelots racontent p.14 La vitrine communautaire p.3Q Poésie intraveineuse p.15 Hash sur la ville P-33 Partez-moi a amour PAR JULIE STANTON La rue pour maison.Pour dormir et manger, pour baiser et se piquer.Pour geler et se faire assassiner.Pour pleurer.Des êtres humains réduits à la condition de rats d’égouts, un petit sac brun sous le bras avec dedans tout l’alcool qu’il faut pour brûler jusqu’au souvenir d’une ancienne vie où parfois cet homme a été heureux, cette femme a souri à un visage penché sur elle, ce gamin a été bercé par des bras tendres et chauds.«Parlez-moi d’amour», dit l’homme en caressant la lame de son couteau qu’il plongera tantôt dans le dos d’un autre homme sortant de sa Jaguar au coin de la Cinquième avenue.«Parlez-moi d’amour», dit la femme en se piquant dans un parc d’Amsterdam avant d’aller s’offrir au premier venu qui lui refilera le sida en cadeau de mariage.«Parlez-moi d’amour», dit le gamin à deux enfants qu’il jettera en bas du pont en les regardant s’abîmer dans l’eau du Saint-Laurent avec l’indifférence de celui qui en a vu d’autres.Des monstres.Des dégénérés.Où donc s’en va la société?Mais quelle violence! Il faut cesser de projeter la violence à la télévision.Des pétitions, écrivons des pétitions.Des lois, éri- geons des lois.Des châtiments, met-tons-les à exécution.Ouvrons des maisons où ils pourront venir se réchauffer.Moi, je peux donner du temps, je n’ai plus de mari, je n’ai pas d’enfants, je suis si seule, j ’ ai tout mon temps.Moi, je peux donner de l’argent, j’en ai tellement gagné qu’il me faut des déductions fiscales, je mets sur pied une fondation, j’aurai mon nom dans le journal, c’est bon pour la compagnie.Moi, je peux publier un reportage pour dénoncer la situation, je ferai peut-être la une et, qui sait, je récolterai peut-être un prix.Et moi, j’écris un poème en puisant dans la douleur universelle.Bien au chaud devant mon ordinateur dans ma maison où vivre est un bonheur, où la solitude est une richesse, où manger est un choix et faire l’amour aussi, où le café cognac est à portée de main, l’amitié tout au bout du téléphone, le frisson dans la voix de Callas qui tourne sur le laser ou dans celle de Ferré hurlant «poètes, vos papiers!».Et dans la somptueuse liberté d’aller où je veux, quand je veux et avec qui je veux.Qui donc a pipé les dés?f * * 'My •Jjir *M- -M*- ®ra*0 ' ~ P Vie à son J 10 ^ - 'avec ASSEMBLEE NATIONALE 'flndré Gaulin Xü Q O C*.*0
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.