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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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La Quête : journal de la rue, 2002-12, Collections de BAnQ.

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,y \ t J o é % J '0k j mm mm -BRWO K£RCiE&-OZ.* 1 $ sur le prix de vente va directement au camelot.* S.V.P.n’achetez qu’aux camelots portant une carte d’identification 2 $ Contribution volontaire décembre 2002 journal de rue MOT DE LA Qu'il s’agisse de l'illusion de Noël ou du Noël des illusions, le thème a fait couler de l'encre.Les collaborateurs de La Quête y ont vu une source d'inspiration qui allait les chercher dans leurs expériences profondes.Quelques articles portent là-dessus.Bien sûr comme à l’accoutumée, certains déplorent qu'on ait perdu le vrai sens de Noël et que ce soit devenu la fête du négoce et du cadeau.On aimerait tellement mieux y voir une fête de l'amour et du partage ! La petite fille aux allumettes (le sous-titre annoncé) a suscité chez quelques-uns des émotions de tendresse traduites en vers comme en prose.Comme d'habitude, plusieurs articles portent sur d'autres thèmes.Il y a de la lecture pour tout le monde mais il faut attirer l'attention sur l’article de M™ McKinnon, La flûte de Pierre.Cette jeune dame a une imagination et une écriture tout à fait remarquables et elle surprend numéro après numéro.C'est à lire.Revue de l'actualité, maintenant.Ces jours-ci, Monsieur Chrétien vient de subir une sévère rebuffade au Parlement.Après avoir tenté de minimiser l'importance du vote tenu en Chambre, il s'est ravisé le lendemain pour dire qu'il avait peut-être annoncé trop tôt son départ.Bien sûr en annonçant son départ, 18 mois à l'avance (cela aurait été la même chose s'il l’avait annoncé pour le lendemain), il venait de déclencher pour les gens de son parti, une course au leadership et pour l’opposition, une bataille électorale à venir Quarante ans de vie politique et ne pas le savoir?Peut-être faut-il rappeler à M.Chrétien que quand il a annoncé son départ, c'était réclamé à cor et à cri de partout au pays.Son annonce a simplement contribué à calmer temporairement les esprits.Tout le monde savait que dix-huit mois de sursis politique, c’est long.Et il n'a pas tardé à l'apprendre.On peut sans trop de risques gager qu'il ne tiendra pas le coup jusqu'en février 2004, RÉDACTION Autre fait plus intéressant.On peut s'étonner de l'intérêt soudain des média à l'égard des itinérants.On ne sait pas s'ils sont 14 000 ou 500 000 au pays mais que se passe-t-il ?Pas un seul jour peut-on lire son Soleil sans qu'il en soit question.Même des reportages télé ont eu lieu.On a de ce fait déclenché dans la population le genre de curiosité malsaine qu'il aurait fallu éviter Les itinérants sont maintenant dans la mire des média; on va les pourchasser partout.On veut les voir; on veut visiter leurs abris de fortune, on veut tout savoir d’eux (peut-être même la marque de leur papier de toilette), Bientôt, on fera la promenade du dimanche après-midi sur le boulevard qu'on a identifié, juste pour voir II faut cependant souligner la discrétion de ce Monsieur Gagnon de Lauberivière qui a refusé de désigner les lieux d'abris et les squats des gens sans-abri.Qu'on leur laisse la paix ! Les intervenants en milieu de pauvreté, dont font partie ceux de l'Archipel d'Entraide, sont en mesure de voir ce qu'on peut faire.Pas besoin de spectacle ni de grand déploiement médiatique.On peut offrir des ressources mais il faut composer avec les démunis eux-mêmes.Restent maintenant les nouvelles de l’Archipel et de La Quête.C'est le train- train habituel.A La Quête, on entonne en chœur le même refrain : On a besoin d'argent, on a besoin d'argent, on a besoin d'argent.maintenant.Mais tout n'est pas que tristesse dans ce vaste monde.Philippe, fils d'Isabelle et de René, a vu le jourTout laisse croire que le fils, la mère et le père ont supporté le coup.Beaucoup de bonheur à la petite famille ! NOTRE ÉDITEUR : L’Archipel d’Entraide COORDONNATEUR : Bernard Hélie COLLABORATEUR-TRICE-S : Maurice Roberge, Marcel-Guy Mailloux, Denis Massé, Marie Paulin, Annick Potvin, Gérald Tremblay, Jacques Pruneau, Nancy McKinnon, Kenny, Éric Shink, Martine Normand, Lise Rioux, Diane Sénécal, Myrtle Cole, Alain Dubé, Jennifer Ottaway, André Côté, Hélène Tremblay, Alcide Labrecque, Jean-François Verreault André Trottier.ÉQUIPE PUBLICITÉ : Bernard Hélie BANDE DESSINÉE : Denis Belleau MOTS CROISÉS : Nicole Hannequart PAGE COUVERTURE : Bruno Mercier GRAPHISME : Roberto Waska.Waska Graphik, waska7@microtec.net IMPRIMEUR ; IMPRIMERIE Québécor inc.La Quête est distribuée sur la rue en échange d’une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Tirage : 2 000 exemplaires La Quête, 729, côte d'Abraham, 2e étage Québec (Québec) GIR 1A2 Téléphone: (418) 649-2388 Télécopieur: (418) 649-7770 www.archipelentraide.com laquete@archipelentraide.com Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s.La Quête est membre de la NASNA L'Association nord-américaine des journaux de rue.annrafle! Jlstri/bution Asser/mentee Can ada y Stratégie r Youth emploi I Employment jeunesse Strategy SOMMAIRE La uêfe - '.— MISSION La Quête est un journal de rue.Elle donne la parole aux pauvres et aux démunis, à tous ceux qui ne trouvent pas ailleurs une place pour faire entendre leur voix.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui concernent les plus démunis.Entrevues, témoignages, réflexions : 5 Des perles dans les champs de la rue 8 À mon ange gardien 8 Adieu à un ami 9 Qu'est-ce que Noël 10-11 Cantor, le malade qui a mesuré l'infini 12 L'illusion de Noël 14 Rêve de Noël 15 Cher Enfant 16 Ryan 20 Illusion paisible 22-23 Vivre seul tous les jours ou comme les familles d'autrefois 25 La petite fille aux allumettes 25 Prière de l'assisté social 26 Noël d'illusion 28 II y a des gens qui sont comme des cadeaux Rubriques : 4 Éditorial 14 Art et Culture « Au fil des mots » 30-31 BD 33 Mots croisés 34 Annonces classées Meilleur vendeur pour le numéro 40 Reportages : 17 Une nuit des sans-abri inoubliable 13 Aube et Rivières Poésie : 7 Je t'aime 24 Viva ! Mots sur humain 27 Le combat Alain Dubé.Vous trouverez Alain au coin du café La Tribune, Carré D’Youville.Félicitations Alain ! Créations littéraires : 6-7 La flûte de pierre 18-19 La petite fille aux allumettes 20 Mon ami ! 21 Dans les plaines d'Avalon 29 Le tout pour le tout décembre 2002 journal de rue EDITORIAL Illusion ou réalité ?par Bernard Hélie Al approche du temps des fêtes, un phénomène extraordinaire apparaît : « le rêve » ! Pour plusieurs, Noël signifie rencontres familiales, temps de repos, voyages, visites, festivités, les repas toujours très copieux pris en famille ou entre amis.Pour les enfants et même pour les grands, Noël signifie échange de cadeaux.On s'endette pour l'année, mais c'est pas grave, Noël c'est la fête des cadeaux on ne peut y échapper.Pour d'autres, ce temps signifie la solitude, la dépression, la tristesse de voir que personne ne pense à nous et que nous sommes seuls.Certes il y a des organismes qui offrent du support à ces gens, offrent un repas, une soirée, même des cadeaux, mais la solitude devient encore plus lourde à supporter en groupe que seul chez soi.Noël c'est la fête de l'amour, du partage, pourtant trop peu de gens se préoccupent de ce qui est réellement important.Le plaisir de donner sans conditions, sans rien attendre en retour.La joie de voir un visage s illuminer simplement grâce à un mot gentil et réconfortant ou à une visite chez une personne que l’on sait seule.Peut-on encore imaginer aujourd hui, se faire remercier de notre générosité sans que cela nous ait coûté un seul sou ?Les moeurs ont changé et évolué depuis des siècles.Mais jusqu'à quel point ont-elles évolué dans le bon sens ?La fête de Noël est généralement représentée, pour les Chrétiens, par une famille pauvre, la mère enfantant dans une étable faute de place dans un endroit décent.Ils ont comme seuls compagnons un bœuf et un âne pour les tenir au chaud.Aujourd'hui à Noël combien de gens vivront la même situation ?Certes les familles dont I épouse doit enfanter ne se retrouveront pas à la rue.Nous avons quand même un système de santé, bien que malade, qui fait que personne ne laisserait une femme enceinte dans la rue.Mais combien de gens seuls sans ressources vont passer la fête de Noël dehors, au froid, seuls ?Ils n'auront comme seuls compagnons que leur couverture et les quelques boîtes de cartons qu'ils auront pu trouver ici et là et que la chance leur aura permis de conserver en bon état afin de les protéger du vent., Situation irréelle ?Pas à Québec ?Les refuges débordent, et ce, depuis des mois.Les gens font la file pour bénéficier d un endroit chaud où dormir.Certains sont chanceux, d'autres pas.Ces derniers devront improviser afin de trouver un endroit à I abri du vent et des regards afin d'y passer la nuit.Une phrase célèbre de Michel Audiard : « En novembre pour les clochards il n'y a que plus deux solutions : la Côte d'Azur ou la prison » Comme peu de ceux qui devront coucher dehors cet hiver ont les moyens d'aller sur la Côte d'Azur il leur reste la solution de la prison.Réaliste ?On demande d'aller en prison à tous les jours par chez vous ?Les solutions à ce fléau n affluent pas.Dans toutes les salles de réunion, bien au chaud, on se concerte, on discute on envisaqe mais les itinerants et les sans-abri sont dehors au froid.Certains le sont à cause de mauvais choix'dans leur vie d autres le sont simplement par malchance.Mais peu importent les raisons, le résultat en reste un de cruauté que Ion n accepterait pas pour les animaux.Il existe tout de même la SPCA pour ces petites bêtes Mais pour les itinerants ?K Noël est la fête de I amour, du partage et du « rêve ».Alors permettons-nous de rêver à des solutions Mais surtout permettons-nous de réaliser nos rêves afin que personne ne soit laissé pour compte parce que nous serons trop occupés à festoyer mais surtout parce que ce que nous ne voyons pas ne nous dérange pas. décembre 2002 journal de rue Des yerCes dans (es champs de (a rue par Gérald Tremblay Quand j'observe le ciel de ceux que j'ai côtoyés dans la rue, je m'aperçois qu'il ressemble au t ' mien, puisqu'en quelque chose nous sommes semblables.Et cette ressem- blance’elle me fait mal aux yeux'elle m'aveugle pour mieux me faire voir les soleils qui éclairent la profondeur de leurs deux.Tout comme mes petites étoiles à moi leur font parfois mal aux yeux, mais les éclairent sur le secret d'un ciel bien gardé.Vous savez, plusieurs de ces gens ont trouvé la perle dans le champ et, avec cette perle, ont acheté ce champ au lieu d'en chercher une autre.C'est pour cela que je les respecte et peux les comprendre car j'ai moi-même fait pareillement jadis.Et dans ce champ, tout comme eux, j'y marche tous les jours, de nuit comme de jour.En y répandant mes semences de manière patiente et confiante.Et quand la patience me manque, le ciel m'aide puisqu'il est toujours présent.Tout comme mon champ j'attends ma récolte, de même que mes voisins attendent la leur.Afin de pouvoir un jour en cueillir les fruits dans le secret, sous un ciel bien gardé.& & J'ai bien été tenté de chercher d'autres perles, mais ces gens sont venus me réconforter pour que je comprenne : même s'ils étaient en faible nombre, ils étaient à la fois nombreux.Et m'ont aussi fait comprendre que de passer sa vie à chercher des perles risquerait fort de m'éloigner de mon champ d'origine et ainsi le perdre de vue.De plus, je risquerais aussi d'acheter des champs qui ne me sont pas destinés.Alors dans le secret, je prie pour ces gens-là de manière patiente et confiante.Tout en regardant ce secret dans leurs yeux.Pour que dans les miens, ils puissent y voir leur perle s'ils ne l'ont pas encore trouvée.Afin qu'ils en comprennent le sens, de manière à trouver la direction qui les mènera au meilleur des champs.< « Et pour le reste, je laisse faire le ciel.puisqu'il est toujours là ! » 3 juillet 2002 2X1 TOUS LES JOUES BIERE CANADIENNE 21H30 A22HQ0 91043 3îème Avenue _ Québec, Umoîiou, t 5S9.3889 décembre 2002 journal de rue La flûte de pierre par Nancy McKinnon Je marchais sur un sable rouge depuis un bon moment déjà.Tout était étrange ici.Le ciel était violet, le soleil brillait de tout son bleu et l'eau rose s'étendait à perte de vue.Ce que je faisais là?Aucune idée! Demandez donc à Dieu, il est censé tout savoir, lui! Il n'y avait que la plage et l'eau.Pas d'arbres ni d'animaux, rien, d'autre.À un moment donné je vis une embarcation qui ressemblait à une chaloupe.On aurait dit qu'elle m'attendait.Au moins, c'est ce que je ressentais.Je pris place sur une des deux petites planches de je ne sais quelle texture.Je cherchai les rames, il n y en avait pas! La moutarde commençait sérieusement à me monter au nez! Soudain, je vis dans le fond de la « chaloupe » un objet en pierre.Je le pris.C était une flûte, comme les flûtes à bec que nous avions à l'école sauf qu'elle était faite toute de pierre et qu'il y avait pour jouer plus de trous qu'une flûte ordinaire.Ouais, je n'étais guère douée pour cet instrument mais j'osai deux ou trois notes.Des ombres inquiétantes apparurent autour de moi.Merde! Comment ça marche ce foutu truc?Je repérai enfin (mais par hasard) un « la ».L'embarcation se mit à avancer doucement vers nulle part et les ombres disparurent.Ouf! Je sentais que je n'étais pas au bout de mes peines.J'osai essayer quelques autres notes et mon « navire » s'en allait tout croche, zigzaguait comme un chauffard ivre et faisait des embardées qui m'envoyaient valser brusquement cul par dessus tête au fond de la « chaloupe ».Mais au moins, je commençais à repérer de plus en plus de notes.Mais à part d'errer sur cette mer rosée, quoi d'autre?Je jouai un petit bout de la chanson « Phoque en Alaska » car je m'ennuyais en maudit.Un immense iceberg surgit devant moi et je me dirigeais droit dessus! Énervée, je jouai un « Do » et ma « chaloupe » tourna à gauche, évitant le monstre de glace argent.J'allais plus vite, ce devait être mon énervement.Je pensai que je devais faire très, très attention à ce que j'allais jouer car cet univers de fou semblait respirer par l'intermédiaire de cette flûte que je n'arrivais toujours pas à maîtriser.J'essayai une note qui se situait tout au bout de mon instrument et un foutu dragon ailé surgit à ma gauche.Il avait oublié sa vraie couleur car il était orange et crachait un feu vert qui risquait à tout moment de me brûler avec ma singulière embarcation.Tremblante, je jouai rapidement un « Mi » et cela me permit de tourner à droite, laissant derrière moi ce mastodonte qui disparaissait à vue d'œil.J'allais encore plus vite mais pas trop quand même.Je rejouai un « la » pour « redresser » ma situation et je sillonnai la mer ou ce qui lui ressemblait jusqu'à ce que je reprenne mon calme, c'est-à-dire longtemps! Les rayons du soleil commençaient à colorer ma peau d'un bleu pastel.Vais-je ressembler à un Schtroumpf, me dis-je en riant (je pensai : je n'ai qu'à en jouer quelques notes mais je me gardai bien de le faire!).Je risquai ces notes : « (.) j'ai besoin d'un ami (.) » et un drôle de miroir prit place sur l'autre petit banc.Bordel de merde!, m'écriais-je, je ne fais que ça me parler à moi-même mais qu'est-ce qui ne va pas dans votre foutu monde?Le miroir ou moi-même me répondit : « Si seulement tu pouvais cesser d être ta pire ennemie ça irait beaucoup mieux pour toi.Allez, donne-toi donc la main pour une fois! » Je jouai les notes d'une phrase d'une chanson qui disait « va-t-en »! Le miroir disparut mais la mer aussi! Je voguais maintenant sur une rivière qui ne m'inspirait pas confiance.J'avais un mauvais pressentiment.À tout hasard je jouai un « sol » dans I espoir de trouver un bon morceau de terre ferme dans ce paysage bizarre.Une vague gigantesque s éleva devant moi, une vraie lame de fond me dis-je.Qu'est-ce que je fais merde?Je ne sais pourquoi, je jouai rapidement « Sous le pont d Avignon » et je passai sous la vague sans ambages! Je I avais échappé belle mais pour combien de temps?J avais peur, très peur et j'allais encore plus vite et comme la rivière ne cessait de faire des incurvations à gauche et à droite, je me concentrais de toutes mes forces sur les « do », « mi », et « la ».J étais maintenant épuisée.Il fallait à tout prix que je ralentisse car il y avait des obstacles dangereux décembre 2002 de je ne sais trop quelle épouvantable nature qui se dressaient à tout moment devant moi.Du calme, me dis-je avec force.Je jouai « Tout repose en paix (.) » du « Sainte-nuit » et je filais maintenant à une allure paisible.Chez moi c'était Noël et je me disais que mes proches devaient être inquiets de mon absence.Nostalgique, je jouai ces notes; « (.) Peut-on guérir d'avoir manqué d’amour (.) ».Une énorme rose, haute comme un arbre, surgit soudainement.Je jouai « do » et « mi » en même temps et mon embarcation s'arrêta.Cette rose était faite avec plein de coeurs dessinés par des adultes et des enfants, comme pour me dire : « Nous t'aimons Nancy ».Je jouai : « (.) Au clair de la lune (.) » et une lune toute ronde et toute dorée apparut dans le ciel obscurci et cette rose scintillait de mille et une couleurs.C'était beau à s 'évanouir! Je me disais que c'était le sapin de Noël le plus extraordinaire que j'aie vu et je contemplai ce chef-d'œuvre longuement.Encore émerveillée, je pensai à jouer « Je reviens chez nous » ( pourquoi ne pas y avoir songé avant?) Et je jouai quelques notes.Puis plus rien.journal de rue J'ai ouvert les yeux et j'étais chez moi dans mon lit.Mon cadran indiquait 22h00.Je me levai, nous étions bien le 24 décembre et mes parents regardaient la télévision au salon.Je les rejoignis.Ma mère se leva et me dit : « Nous avions hâte que tu termines ta sieste pour te donner ton cadeau.J'espère que tu vas l'aimer ».Je déballai soigneusement mon présent enveloppé de papier de soie rouge et d'un ruban bleu.Mon cadeau dans les mains, je regardai ma mère d'un air sidéré avec un sourire vrai mais « figé ».« Tu ne l'aimes pas ?» dit-elle.« Je sais que tu préfères les cadeaux qui sortent de l'ordinaire » ajouta-t-elle.« Mais oui, dis-je d'une voix quelque peu étranglée par I émotion, c est magnifique ! » C'était une étrange pierre rose ( un rose que je n'ai jamais vu ) .avec des trous brillants.Les amoureux de ma vie m'ont quittée, m'ont quittée.Qui sont ces amoureux, ces amours de passage ?'Reviens amour, reviens, oi tu m'as gardé ton amitié, D’âge en âge, je sais que jamais tu ne me feras défaut.Je t'aime.iLéCène Dremèfay décembre 2002 journal de rue À MON ANGE GARDIEN Glorieux gardien de mon âme, Toi qui brilles dans le beau ciel Comme une douce et pure flamme, Près du trône de l'Éternel ; Tu viens pour moi sur cette terre, Et m'éclairant de ta splendeur, Bel Ange, tu deviens mon frère, Mon Ami, mon consolateur ! Connaissant ma grande faiblesse, Tu me diriges par la main ; Et je te vois avec tendresse Ôter la pierre du chemin.Toujours ta douce voix m’invite À ne regarder que les cieux ; Plus tu me vois humble et petite, Et plus ton front est radieux ! Je veux, pendant ma courte vie, Sauver mes frères les pécheurs ; ô bel Ange de la patrie, Donne-moi tes saintes ardeurs.Je n'ai rien que mes sacrifices Et mon austère pauvreté ; Unis à tes pures délices, Offre-les à la Trinité Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus Bien à vous, Maurice Roberge < ((//eu a un a//t/ C'est avec grand regret que nous apprenions le décès de Monsieur Guy Blanchette.Il était l'un des membres qui ont donné un second souffle au journal La Quête printemps 2000.Nous désirons, en cette occasion, offrir nos plus sincères condoléances à la famille ainsi qu'aux amis de Guy.Vendredi 1 5 novembre décédait Monsieur Jacques Poulin.Jacques était non seulement camelot à La Quête, mais également membre du conseil d'administration de l'Archipel d'Entraide.Nous désirons, en cette occasion, offrir nos plus sincères condoléances à la famille ainsi qu'aux amis de Jacques.Leur départ subit nous rappelle la fragilité de la vie ainsi que l’importance d’en profiter au maximum Nous garderons en mémoire leur humour jovial ainsi que leur grande sensibilité aux problèmes des démunis. décembre 2002 journal de rue Qu’est-ce que par Myrtle Cole ‘tioëC ?Pour vous chers lecteurs et lectrices, qu'est-ce que Noël signifie pour vous ?Si c'est les cadeaux, la bonne bouffe, un petit verre, les « par-tys » de bureau qui souvent dégénèrent en infidélité sexuelle, vous êtes complètement mondains et hors des valeurs réelles.Noël n'est pas une fête de biens matériels; c'est une des plus belles fêtes spirituelles, ou moins ça devrait l'être.Noël, c'est la commémoration de la naissance du Christ Jésus qui, tout en gardant sa divinité, a pris chair en notre humanité pour que nous puissions mieux le connaître et comprendre qu'il est venu pour nous sauver de l'esclavage du péché.Il est venu pour nous rendre plus humbles, plus charitables, plus joyeux, plus en paix etc.; pour mieux comprendre le dessein de Dieu, pour nous rendre dignes de goûter au bonheur qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer.Nous allons vers l'éternité, ce qui ne se fait pas sans embûches.Si Noël n'est pas une fête de grande joie spirituelle, c'est complètement vide de sens.Les commerçants capitalistes, les magasins commencent même en novembre à sortir toutes sortes de suggestions pour vendre des biens matériels ; ex : des bijoux, des vêtements, des parfums, des ordinateurs, des télévisions, des jouets de plus en plus sophistiqués qui intéressent plus « papa » que l'enfant.Ce n'est pas nécessaire de mentionner toute la gamme de suggestions de soi-disant cadeaux.Noël devrait être une fête purement spirituelle, tandis que le Jour de l'An peut être une célébration plus mondaine ; comme un repas spécial en famille, quelques petits échanges de cadeaux, des visites avec la parenté, les amis (es) etc.Je crois que j'ai suffisamment écrit pour vous démontrer ce que Noël est pour moi et, j'ose espérer, pour vous aussi.À tous et à toutes, un saint et joyeux Noël ! 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 9 Librairie du mieuxàê: .v Livres - Musiques - Encens - Tarots - Pendules 770, rue Saint-Jean.Québec (418) 522-1234 / 28 Carignan, Victorieville (819) 758-51 Cf bloc v QUEBECOIS Christiane Gagnon Députée de Québec Tour Tloëf et Ce idouveC ‘An, je vous offre mes vœux empreints de cfiafeur et d’entraide.BONNE ANNÉE ! 320, rue Saint-Joseph Est, bur.209, Québec (Québec) G1K 8G5 Tél.: 523-6666 Téléc.: 523-6672 Courriel : gagnocl@parl.gc.ca décembre 2002 journal de rue Cantor, le malade qui a mesuré l'infini par Denis Masse Mettez sur la table votre peur des mathématiques et lisez cet article.Vous allez voir, ce n'est pas compliqué.Combien y a-t-il d'éléments dans un ensemble infini ?Existe-t-il des infinis plus grands que d'autres ?Ce genre de questions peut sembler ne concerner que quelques théologiens ou mathématiciens isolés dans leur tour d'ivoire, mais en fait si vous avez déjà vu ces formes fascinantes que sont les fractales, vous allez voir que cela a des conséquences dans votre vie de tous les jours.Georg Cantor est considéré comme l'un des plus grands mathématiciens de tous les temps.Il est né à Saint-Petersbourg (Russie) le 3 mars 1845.Son père Georg Woldemar était un riche commerçant et un dévot Luthérien (protestant).Sa mère Maria Anna Bohm venait d'une famille de musiciens.Tôt dans l'enfance de Georg fils, sa famille immigra en Allemagne.En 1868 (à 23 ans) il obtint un doctorat en mathématiques de l'Université de Berlin puis se trouva un emploi comme professeur assistant à l'Université de Halle, une institution moins prestigieuse que celle de Berlin mais respectée.Pendant toute sa vie, Cantor a souffert d'une série de dépressions nerveuses qui allaient en s'allongeant à mesure qu'il vieillissait.Des études de son dossier médical ont permis d'établir qu'il était affligé du trouble bipolaire ou maniaco-dépression.Mais sa maladie n'a pas été entièrement négative car certaines de ses théories étaient à l'époque fort controverséés (elles sont depuis longtemps vérifiées) et lors de ses phases maniaques il les défendait avec une grande énergie et de façon très articulée.Pas besoin de vous dire que sa maladie était utilisée comme argument pour discréditer ses théories.Un de ses professeurs l'a qualifié de charlatan scientifique, de renégat et même de corrupteur de la jeunesse.Le grand mathématicien français Henri Poincaré, qui n'arrivait pas à prouver que ses idées étaient fausses, les a appelées une maladie des mathématiques dont il serait guéri un jour.Passons maintenant à la viande du sujet, soit la mesure de l'infini et ses applications pratiques.Je vous demande encore d'oublier votre peur des mathématiques et de lire attentivement.L'ensemble des nombres entiers ou naturels est constitué des nombres 0,1,2,3,4.jusqu'à l'infini.Cantor dit que la cardinalité (le nombre d'éléments) de cet ensemble est une infinité d’ordre zéro.Maintenant combien y a-t-il de fractions (ou nombres rationnels, c'est à dire formés par la division de deux entiers) entre deux entiers, par exemple entre zéro et un.Il y en a aussi une infinité.Donc s'il y a une infinité de fractions entre deux entiers cela veut dire que l'infini des fractions est plus grand que celui des entiers.Infiniment plus grand que l'infini me direz-vous.Cantor dit que la cardinalité de l'ensemble des nombres rationnels est une infinité d'ordre un.Mais il y a encore une autre sorte de nombres dits irrationnels comme Pi ou la racine carré de deux.Ces nombres ne peuvent pas être exprimés par une fraction.On dit qu'ils ont un développement décimal illimité.Par exemple les 500 premiers chiffres de Pi sont : 3.14159265358979323846264338327950288419716939 9375105820974944592307816406286208998628034825 3421170679821480865132823066470938446095505822 3172535940812848111745028410270193852110555964 4622948954930381964428810975665933446128475648 2337867831652712019091456485669234603486104543 2664821339360726024914127372458700660631558817 4881520920962829254091715364367892590360011330 5305488204665213841469519415116094330572703657 5959195309218611738193261179310511854807446237 99627495673518857527248912279381830119491 décembre 2002 journal de rue Et ça continue ainsi à l'infini.Le record du nombre de chiffres de Pi calculés est détenu par des japonais avec plus de un million de milliards de chiffres.Il s'avère qu'entre deux fractions il y a une infinité de nombres irrationnels.Cet ensemble est donc une infinité d'ordre deux.Pour les nombres, la croissance de l'infinité s’arrête là.Mais Cantor alla encore plus loin et inventa ce qu'on appelle aujourd'hui les ensembles de Cantor (sic), dans lesquels il y a toujours une infinité d'éléments entre deux éléments : à l'infini.Mais là, le vertige commence à nous prendre.Vous comprenez sûrement maintenant pourquoi Cantor a eu tant de difficultés à faire admettre cette théorie qui n'est qu'une petite partie de son oeuvre.Certains avançaient même des arguments théologiques comme quoi de telles infinités ne pouvaient appartenir qu'à Dieu.Mais cela a-t-il des applications pratiques direz-vous ?La réponse est oui, aussi fou que cela puisse paraître.Ces applications ne sont venues qu'un siècle plus tard au début des années 1980, avec l'apparition d'ordinateurs assez puissants pour faire des calculs aussi ahurissants.Mais aujourd'hui n'importe qui possédant un ordinateur bien ordinaire peut faire ces expériences mathématiques.Pour ce faire, allez chercher sur Internet un logiciel dit de fractales.Je vous recommande Ultra fractal qui malheureusement n est disponible qu'en anglais.Mais si vous cherchez un peu vous en trouverez facilement plusieurs en français.Les figures fractales sont généralement belles et si vous « zoomez » sur une partie de l'image vous verrez encore et encore des formes similaires.Microcosme et macrocosme, vous verrez un petit univers sur votre écran.Ceci est bien amusant mais il y a aussi des applications vraiment pratiques comme modéliser l'écoulement de l'eau dans le sol.Cette théorie explique aussi pourquoi il est si difficile de prédire la météo.Cette branche s'appelle la théorie du chaos.En gros la théorie du chaos dit qu'au moment où un système est le moindrement complexe il y a ce qu'on appelle une dépendance sensitive par rapport aux conditions initiales.Par exemple, il se peut qu'un événement banal dans votre enfance ait eu des conséquences dramatiques sur la suite de votre vie.Rappelez-vous Malcom dans le Parc Jurassique.(C'est le personnage qui dit dès le début que ça va petter).En conclusion je vous dirai : ne vous en faites pas si vous n avez pas tout compris car Cantor, malgré sa maladie, était vraiment une super « bolle ».261, Saint-Vallier Ouest Québec (Québec) G1K 1K4 Tél.: (418) 523-4343 Fax: (418) 523-7986 .un tremplin vers une meilleure vie.Notre mission -Nourriture et gîte -Dîner 12h00 hommes, couples -Souper 17h30 femmes seules, familles Engagement social -Responsabiliser -Orienter -Collaborer Yves Boissinot pharmacien décembre 2002 journal de rue LHffusion de ‘idoëi par Martine Normand Je me souviens lorsque arrivait enfin le catalogue de Noël.La première neige couvrait à peine le sol que nous avions déjà complété nos listes de cadeaux.Nos rêves de cadeaux car en réalité nous n'avions jamais tout ce que nous demandions.Parfois même nous n'avions rien de ce que nous avions demandé.Nous étions heureux et nous ne connaissions rien d'autre.Noël 1972 L'après-midi du 23 décembre avait été consacré à la recherche du sapin.Il devait mesurer 6' et être suffisamment fourni sinon maman exigerait, comme cela était arrivé l'année précédente, que papa lui replante des branches! À l'aide de son vilebrequin, papa avait dû ajouter au sapin une bonne demi-douzaine de branches prélevées à la base du tronc.Toute une entreprise qu'il ne voulait pas revivre et c'est pour ça que nous avions pris notre temps.Après deux heures de marche, il était là, grand, vert et touffu.Exactement ce que nous cherchions! Quelques bons coups de haches et l'arbre tombait sur le sol! On pouvait rentrer à la maison.Après le souper, les parents fixaient le sapin dans une grosse chaudière d'eau qu'ils plaçaient au salon.Avec des boîtes de différentes grosseurs, ils dissimulaient la chaudière et ils couvraient le tout avec du papier crêpe sur lequel étaient imprimées de grosses pierres grises.Enfin, ils installaient les lumières dans l'arbre.Le lendemain matin avait lieu le rituel des décorations! Mon père vaporisait la neige artificielle, ma mère accrochait les boules, mon frère les glaçons et moi, les oiseaux.Ils étaient faits en verre coloré avec une queue de fils de soie.On les fixait aux branches à l'aide d'une pince qui était reliée au corps par un petit ressort.À la moindre vibration, ils tressaillaient dans l'arbre, prêts à s'envoler! La journée passait comme dans un rêve! En après-midi arrivaient nos tantes, nos oncles et nos cousins, cousines.La vraie fête commençait! Ils avaient des tonnes de paquets et plein de victuailles.Au souper, nous mangions sur le pouce comme disaient nos tantes : sandwichs et verres de lait.Nos oncles et nos cousins les plus vieux commençaient à ajuster et vérifier les quantités de rhum dans le punch! Vers huit heures, on nous envoyait tous au lit.les chambres à coucher étaient transformées en dortoir et dans la plus grande dormaient les enfants.Il faisait si chaud à cause de la préparation des repas et des nombreux convives que papa devait fermer le chauffage et ce, malgré qu'il fasse près de moins trente dehors.Mais nous étions heureux et nous ne connaissions rien d'autre! À onze heures, une tante venait réveiller ceux qui avaient réussi à dormir! Les autres attendaient impatiemment que quelqu'un ouvre enfin la porte de la chambre pour se lever ! Nous mettions nos plus beaux vêtements et nous partions pour la messe de minuit.Ma mère portait son grand manteau au large col de fourrure noir contre lequel j'appuyais ma tête.J'avais huit ans, je portais ma belle robe de velours rouge et la chorale chantait les plus beaux cantiques de Noël.Une fois la messe terminée, nous rentrions à la maison.C'était l'heure du punch pour les grands (enfin ce qu'il en restait!) et le dépouillement de l'arbre pour les petits.Il y avait beaucoup de cadeaux mais en y repensant c'était de bien petits cadeaux! Un vêtement neuf, une poupée ou un casse-tête.mais à chaque fois c'était merveilleux! Et le réveillon : la soupe, la tourtière, la traditionnelle dinde, les pommes de terre, les beignes et la fameuse bûche de Noël.Jusqu'à ce Noël 1972, nous avions toujours été heureux, nous ne connaissions rien d'autre mais ce soir-là, les choses ont changé.Quelqu'un avait trop bu et s’était mis à parler fort, un autre l'avait imité.Bientôt ce fut la pagaille! Les injures s'élevèrent de toutes parts.Des verres et de la vaisselle volèrent en éclats.Des mots que je ne connaissais même pas lacéraient I espace.Les modérés tentèrent de calmer les provocateurs et les abstinents s'enfermèrent dans un profond dédain.Il était trois heures, le matin de Noël, et là, devant moi, on venait de tuer Noël.J'ai tellement pleuré que j'ai mouillé ma belle robe rouge et elle a déteint sur ma camisole blanche! Finalement, la tempête s'est calmée.Chacun est rentré chez soi.Le 26 au matin, on enlevait les décorations et on mettait l'arbre aux vidanges.La maison est redevenue sobre.Noël était mort.et une partie de mon enfance aussi ! Maintenant, nous connaissions autre chose. décembre 2002 journal de rue -''y:'- loyeux (tfoëC (Bonne année à tous ! L'équipe du journal et les camelots voudraient profiter de ce numéro pour souhaiter à tous les lecteurs et à toutes les lectrices, un heureux temps des fêtes.Que le bonheur dont vous rêvez, vous soit accordé.À tous les collaborateurs, à toutes les collaboratrices et à tous les publicitaires de La Quête, un merci spécial pour votre générosité et votre support durant toute l'année.En ce temps de réjouissances, il ne faudrait pas non plus oublier les moins nantis.Une pensée généreuse en leur faveur serait grandement appréciée.L'équipe du journal La Quête Aube et Rivières J'aimerais bien ça des fois m'asseoir avec toi on pourrait s'parler le temps d’un café ! Pour Noël, offrez un peu de douceur à un parent ou à un ami « Le temps d'un café », premier CD du groupe musical de la Maison de Lauberivière.Un cadeau peu dispendieux qui en même temps donne un bon coup de pouce.Le temps des fêtes est l'occasion d'exprimer notre générosité, quel bon moyen que celui de partager avec les plus démunis et faire du même coup, des heureux parmi nos connaissances.Muée Rio-üyie4 Vous pouvez le trouver chez : La Maison de Lauberivière Archambault, Place Ste-Foy Renaud-Bray, Place Laurier et Galeries de La Capitale Anne Sigier, Boulevard René-Lévesque Musique Hébert, Centre Innovation, Pyramide Ste-Foy Sillon, rue Cartier décembre 2002 journal de rue Rêve de Noël par Alcide Labrecque Ce jour sera passé dans deux mois.En attendant, on en rêve ou peut-être aimerait-on mieux l'oublier.Ce n'est pas un jour comme les autres.Qui ne se rappelle certains beaux Noëls de son enfance ?C'est l'époque de la magie.On ne veut pas croire au Père Noël mais en même temps on désire qu'il apporte des cadeaux.Mille personnes, mille désirs différents, mille rêves qui ne se ressemblent pas.Une chose certaine, c'est qu'on n'aime pas être seul.La présence d'amis ou de parents est appréciée.C'est souvent l'occasion de la réconciliation.J'ai déjà eu l'occasion d'être seul avec ma petite famille.Tout en étant heureux, je trouvais que cela ne devrait pas être ainsi.Aussi, le rêve de rassembler des familles et des individus seuls a germé dans ma tête.J'en ai parlé à quelques autres.Ainsi a été créé le souper de Noël.Une centaine de personnes sont venues dans la première soirée participer à un repas communautaire.Cet événement a fait boule de neige et l'année dernière, plus de trois cents personnes y participaient.Elles ont partagé, soupé, dansé, fraternisé et se sont bien amusées.Tout être humain doit poser un geste durant cette période pour faire plaisir à quelqu'un.Ainsi se réalise le rêve que ce soit un beau jour où l'on doit trouver un peu de bonheur.Groupe d’écriture de la maison des aînés ‘Aufif des mots par Bernard Hélie Dimanche le 3 novembre 2002 à Lévis, avait lieu le lancement officiel du recueil de textes du Groupe d'écriture de la maison des aînés (GEMA) contribuant à souligner son 5e anniversaire d'existence.Un brunch fut donc organisé et l'événement, le nombre des participants en faisant foi, fut un grand succès.Les qualités que l'on doit avoir pour écrire un recueil : l'humilité car on y met son âme à nu, et la fierté de voir ses écrits publiés.Ces gens ont su y mettre une bonne dose des deux.Un groupe charmant et accueillant qu'on a plaisir à rencontrer.Pour trois d'entre eux, c'est un premier livre, mais pas une première expérience car tous trois sont de fidèles collaborateurs du journal La Quête depuis quelques années.Alcide Labrecque, Jean-Réal Quintin ainsi que Marcel-Guy Mailloux font effectivement partie du groupe GEMA.Un livre charmant et de lecture agréable.Pour un coût minime de 7.00 $, on peut se procurer Au fil des mots en s'adressant à la Maison des aînés de Lévis.Longue vie à ce groupe et bientôt une deuxième publication d'égale facture ! décembre 2002 journal de rue CHER ENFANT Cher enfant abandonné J'aimerais tant te rassurer Te donner ce dont chacun a besoin Tout l'amour et répondre à tes pleurs Que je ne serai jamais loin Et que tu as grande place dans mon cœur N'éloigne pas Dieu de ta vie Quoiqu'il advienne, repose sur lui ta vie Qu'importe ce que tous peuvent penser Lui seul a des pouvoirs illimités Mais tu sais, tu peux l'aider un peu Par exemple, rendre les gens heureux Chaque jour un petit acte de bonté À ses yeux vaut plus que tous les métaux Ne fais rien qui soit à moitié Ne vise pas trop haut Pour que chacune de tes faveurs Soit équitable à son honneur Si tu perds ton chemin Perds ton orgueil et vers lui, reviens Il sait que nul n'est parfait Et l'erreur est bien légitime Va-t-on couper un pommier Pour un ver dans une pomme qu'on a trouvée ?L'humilité est, des vertus, la plus sage Sois reconnaissant et prie pour qu'il t'estime Et que ta confiance en lui soit véritable.Nul ne remplacera tes parents De Dieu, c'est le premier commandement Mon petit, apprends à aimer sans mendier Il vaut mieux être misérable aux yeux des gens Et ne point démesurer nos sentiments Respecte toujours ta parole Et, si vraiment tu n'y parviens pas Persévère et retiens de Dieu la parole D'affronter la honte envers celui à qui tu diras : Je n'aurai de paix avant de m'acquitter D'une promesse pour votre faveur accordée Quand tu grandiras, tu seras alors plus fort Que ne l'aura été le fils d'un roi Car tu auras devant Dieu la force D'affronter le jugement du trépas Ne te mesure à personne Dans ton jugement du bien, du mal Les additions sont en somme La dividende des gens banals Fuis ceux qui ne sont pas honnêtes Car il n'est pire mérite qu'un cadeau volé Crois-moi, le plus grand mérite qu'on peut gagner C'est l'amitié et le mieux-être Que de la vie tu auras mérités Et ça, même Dieu saura l'apprécier ! par Annick Potvin Richard Gendron Services de comptabilité Gestion d’entreprise Tél:(418)990-0940 E-Mail:richard@clic.net Joyeux (hfoéf et (Bonne (Année à toute (’équipe de f’Arcnipef ({’(Entraide Tel la pluie, les paroles glissent sur nous, seul le souvenir de ce qu'ils procurent reste.Roberto Waska décembre 2002 journal de rue Ryan par André Trottier Ryan semble se sortir petit à petit de sa période difficile.Quand il était au plus mal, l'été dernier, il me faisait peur.Je l'avais découvert pâle, amaigri, très anxieux.Il n'arrivait plus à trouver le sommeil.Il n'arrivait plus à travailler.Il avait, je m'en souviens, échappé le contenu d'une bouteille de calmants sur le plancher de sa cuisine lors d'une de mes visites, et tout en se penchant avec moi pour les ramasser, il m'avait dit d'une voix de cendres qu'il n'était même plus capable de faire ça, prendre un de ces maudits comprimés.Dans un livre qu'il venait de lire, et dont il m'avait parlé à l'époque, Ryan avait retenti cette phrase : « On n'en meurt pas toujours.» C'était sans doute vrai.Mais comment continuer de vivre quand notre corps ne goûte plus à rien?Quand le mal nous enlève toute conscience de ce que ça peut même signifier être vivant ?Ryan broyait du noir, comme on dit.Ses jours s'effilochaient un à un, se perdaient.Il pensait à tout cela, un matin gris d'octobre, et c'est alors que lui était venue l'idée d'aller marcher.Il prit son foulard et ses gants et s'en fut dans les rues de cette ville qu'il connaissait mal, qu'il ne connaissait pas.Les premiers jours, ses périples ne furent que de brève durée.Il prenait les rues les moins achalandées, les ruelles les plus désertes.Et puis il s'enhardit à emprunter des artères plus importantes, et ses explorations l'amenèrent à découvrir des quartiers dont il ne soupçonnait même pas l'existence.Ryan pouvait parcourir des heures durant d'immensés secteurs de la cité.Ce faisant, il découvrit qu'il y avait beaucoup de gens qui parlaient seuls, en marchant, et que certaines bibliothèques publiques pouvaient devenir de précieux îlots de repos pour les itinérants en l^ji d'un peu de chaleur et d'un peu de paix.— - Les nuits où son insomnie devenait carrément insupportable, il s'était aventuré dans les coins les plus pauvres de la ville.C'est ainsi qu'il découvrit que certaines prostituées offraient leurs services dès les petites heures du matin, arpentant frileusement leur portion de trottoir, et que des policiers leur donnaient parfois un peu de monnaie pour qu'elles puissent au moins se payer un café.Ryan se rendit compte, en regardant par les fenêtres, qu'il y avait un nombre étonnant de personnes qui vivaient avec des bêtes, avec des enfants on ne peut plus turbulents, ou même avec des parents devenus séniles.Il scrutait les visages et les âmes et comprit qu'il y avait des assassins en puissance qui traînaient leur rage de par les rues, mais aussi des êtres qui savaient encore prier.Ryan prit goût à ces longues promenades.Lorsque la neige arriva, il se paya des bonnes bottes de marche toutes neuves et put marcher des heures durant, les pieds bien au chaud.Ce soir j'ai débarqué chez lui, comme ça, en passant.Il m'a raconté son automne et ses errances.Il avait meilleure mine.L'imprimante était en marche.Je lui ai demandé s'il écrivait.Ryan a eu l'air hésitant, puis il m'a parlé de très courtes histoires (short stories, pour reprendre le terme en anglais), des récits un peu bizarres qu'il concoctait.Des personnages saisis en séquences plus ou moins brèves, à peine esquissés, et qui vivaient leur vie de personnage comme ils le pouvaient.Ryan m'a offert une bière.J'ai accepté, mais en lui demandant de me donner à moi aussi un grand verre comme le sien.Le chat est venu se pelotonner sur mes genoux.Je lui grattais doucement la tête.Nous avions un peu moins envie de parler, et c'était bien comme ça.Une grosse bordée de neige était annoncée pour cette nuit-là.J'ai donc décidé de ne pas trop traîner.En lui serrant la patte, j'ai promis à Ryan que je repasserais le voir très Jtf» jü.bientôt.Juste comme je prenais la route, il a commencé à neiger.«fclk décembre 2002 journal de rue Une nuit des sans-abri inoubliable par Bernard Hélie Vendredi 8 novembre, il est 17h30.Au Carré d'Youville, le départ est donné pour une marche toute discrète d'environ 30 participants.La déception pouvait se lire sur le visage des marcheurs qui espéraient une foule beaucoup plus imposante.Le petit groupe emprunte un trajet court qui les mènera au site de la vigile pour la nuit des sans-abri, t'îlot Fleurie.Nous sommes-nous trompés, avons-nous mal jugé le sentiment qui nous anime et que l'on voulait transmettre à la population ?Le groupe, sans grands cris ni grand éclat, accompagné de Mme Christiane Gagnon, allait apprendre que la population avait compris le message de la nuit des sans-abri seulement une fois rendu à destination où une foule de plus de 300 personnes les attendait.De quoi réchauffer n'importe quel cœur d'organisateur.Quelques discours ont ouvert la soirée, puis place à la fête ! De nombreux artistes locaux sont venus agrémenter cette vigile de 12 heures.On a pu y entendre la chorale de Lauberivière, des jeunes artistes locaux y faire une prestation de chansons, de poésie, de théâtre ainsi que des gens qui en avaient long à dire sur des sujets aussi chauds que le logement social, l'aide sociale, la pauvreté, la discrimination envers les sans-abri.De nombreux visages connus du quartier, dont Mme Agnès Maltais, sont venus offrir leur support.À 23h pile, toujours dans le respect des règlements municipaux, le bruit s'est arrêté.On a alors demandé aux gens de se rassembler autour des quatre feux pour s'y réchauffer et continuer les discussions, l'animation ou tout simple- ment offrir leur support aux personnes dans le besoin.Soupe, café, hot J| dogs ont été servis toute la nuit jusqu'à ce que retentisse le désormais célèbre : « Last call, dernier hot dog ».La voix provenait du gros motorisé Le Marginal où on a cuit beaucoup de hot dogs.Il était stationné tout juste derrière celui de l'Armée du Salut.À ce dernier organisme, on doit entre autres la distribution gratuite d'une centaine de couvertures.On y a vu des gens apporter du bois pour réchauffer les fêtards, des vêtements pour aider les plus démunis.On y a même vu une dame qui est passée vers les 12h30 et, voyant une autre dame sans souliers ni bas, retirer ses propres bottes pour les lui remettre et repartir chez elle nu-pieds.Le partage inconditionnel, la générosité d'âme, ça existe ! Samedi matin 6h, avec toujours une bonne cinquantaine de personnes présentes, la nuit des sans-abri prend fin.L'objectif que s'étaient fixé les nombreux groupes communautaires est atteint.On a travaillé fort, on s'est investi avec cœur et le résultat est encourageant.La nuit des sans-abri à Québec aura dans le futur une place et une raison d'exister.Au nom des sans-abri, merci aux participants qui ont fait de cette nuit un grand succès.ÉÊ0*** .f ' ; journal de rue v - La petite fille aux allumettes WWM % V>v> " y#*?-'-.¦.j WW, W** Adaptation du conte d'Andersen H faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année.Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus.Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait chaussé de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle.Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles ; l'autre avait été entièrement écrasée.Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons.Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet.Mais, ce jour, la veille du Nouvel An, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié.La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes.Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde.De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre.Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l’enfant aperçut une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l’autre.Harassée, elle s'y assit et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelottait et frissonnait encore plus qu'avant et cependant elle n'osait rentrer chez elle.Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.L'enfant avait ses petites menottes toutes transies.«Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts?» C'est ce qu'elle fit.Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre.La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l’enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente.Derrière, la table était mise: elle était couverte journal de rue décembre 2002 d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine.Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite.Et puis plus rien: la flamme s'éteignit.L'enfant prit une troisième allumette, et elle se vit transportée près d'un splendide arbre de Noël.Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles.La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteignit.L'arbre sembla monter vers le ciel et ses bougies devinrent des étoiles: il y en a une qui se détacha et qui redescendit vers la terre, laissant une traînée de feu.«Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite.Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis.Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.- Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi.Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël.Reste, je te prie, ou emporte-moi.Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible.La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni froid, ni faim, ni chagrin: c'était devant le trône de Dieu.Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans I encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs.Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d’allumettes.- Quelle sottise ! dit un sans-cœur.Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ?D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du Nouvel An, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.< Québec » 11 !En cette période de réjouissances, je vous invite à jpartaaer et à démontrer votre solidarité.W-.s ?WHÊÊ! ‘Merci d’acheter La Quête ! ÏÎÉBi w Joyeuses fêtes et Sonne année 2003.i / % hJU- 320, rue Saint-Joseph Est, Bureau 207, Québec, Québec Agnès Maltais G1K8G5 i '•HT „ Députée de la circonscription de Taschereau Tél.: 646-6090 et ministre déléguée à l’Emploi Télec.: 646-6088 € décembre 2002 journal de rue Mon ami ! Mon ami se ronge les ongles Me suis-je rongé les ongles ?Il n'est pas venu le vérifier Comme moi à l'impôt adossé Entre lui et moi il y a un monde Même heure chacun à sa montre Tiens! J'ai transféré ma pensée Liberté de choix de pensée Mon ami a son monde Mon ami se ronge les ongles À quoi il pense, enfanter ! J'ai le mien à organiser Qu'a-t-il de mal mis au monde?A chaque seconde de ma montre Que peut-il me transférer ?Tiens! Je me détruis en pensée Des fois il s'enfume dans crâne Lui au moins c'est pas un âne Ne le traitez pas de tête enflée Au point de détruire l'amitié Le détruire tu te damnes Jamais ce gars-là ne flâne Atout jalouser à t'en crisper Dans son âme à bougonner Salut toi ! f par Marcel-Guy Mailloux Illusion paisible « J'aime mieux ne pas parler, pour avoir la paix! Et pour elle, sans doute, c'était la solution.Mais de toute sa vie, n'a jamais connu de près, Que d'élever des enfants et tenir la maison Sans jamais s'amuser, ni sortir, ni se plaindre.On lui avait dit que du foyer, elle était reine.Enfant je la voyais parfois, reine aux yeux rouges Tellement s'ennuyer sans que sa vie ne bouge Sans que rien ne change, coulée dans l’ennui, Qui chaque jour sans fin, lui tenait compagnie.Tristement je l'observais, et j'y aurai appris Qu'il faut parfois se battre pour mériter la paix, Que dans ce monde curieux rien n'est jamais gratuit Et j'ai surtout appris qu'on ne gagne jamais À refuser le combat car on refuse surtout sa vie.À ne jamais parler, on leur fiche la paix Mais en ce qui me concerne, la solution me déplaît ! Rien de pire qu'un exploité silencieux.Et pour un exploiteur, rien de mieux ! Tout dépend quel côté de la clôture on connaît Et si on prend silence pour simulacre de paix.par Jacques Pruneau décembre 2002 La Qliife journal de rue (Dans fes y (aines cf,(Avafon par Jean-François Verreault Au donjon de Novocagst se dressait noblement le roi Télias, siégeant sur son légendaire trône de jaspe.Il écoutait d'une oreille attentive le rapport du grand chambellan, la tête appuyée posément sur son poing droit et les sourcils froncés par le tragique des événements dont il était informé, nouvelles qu'il attendait depuis fort longtemps.L'obscur et belliqueux Monor Rodon, tyran du Menelerysteg Kandor, tentait présentement de prendre par la force un de ses pays voisins appelé le Savenarenne.Les deux armées en cause étaient confrontées en un point névralgique cernant la plaine face à la ville marchande de Poritacetym.Les intentions de Monor étaient claires, il voulait depuis toujours s'accaparer la part du lion du continent de Bainhëven.Pour ne révéler que les traits significatifs de Monor, rappelons que ce roi nécromancien ne vivait plus que par des procédés macabres et démoniaques qui auraient fait frémir même la plus damnée des sorcières.Ce qui lui tenait lieu d'âme était plus noir que de l'ébène.Cette espèce de momie devait approcher le demi-siècle.Quant au roi lui étant opposé, il s'agissait de Melfuyng Cadal, maître psionique et politicien vénéré pour sa sagesse.De race Kender, il s'était avéré un fin stratège dans la guerre l'opposant à Monor, se défendant contre une armée dix fois plus nombreuse que la sienne tout en conservant les meilleures positions clés du combat.Malgré son courage et son intelligence, il était condamné à la défaite si une, armée de secours ne lui était pas envoyée.Le roi Telias, le récit du chambellan achevé, se leva majestueusement de son trône et fit signe à ses généraux de le suivre dans la salle du conseil.La rencontre ne dura que quelques minutes à la suite desquelles de forts contingents d'armée furent assemblés devant le palais royal.Des milliers de fantassins se mirent en route, encadrés par la multitude des chevaliers de la cour.La masse humaine se lança tel un grand serpent aux reflets étincelants vers le pays de Savenarenne situé au sud du Pelig Novogast.Après six jours d'avancée vers Savenarenne, ils pénétrèrent enfin les lieux du combat.Leur arrivée à Vladurlamèque, capitale du pays, donna lieu à de morbides découvertes.Tout n'y était plus que cendres et des cadavres mutilés en étaient les seuls vigies.L'armée royale continua sa poussée vers Poritacetym, seconde ville du pays, l'amertume et la haine rongeant leur moral, l'horreur et la consternation obscurcissant leur regard.Les éclaireurs annoncèrent la présence d'un gigantesque corps d'armée ennemi aux alentours de Poritacetym, armée composée de gobelinoïdes et de noirs cavaliers de l'enfer escortés de leurs monstres familiers.Le roi Telias et sa garde personnelle se lancèrent dans la joute dont dépendait le sort des territoires libres de Melthriam, suivis des sept corps principaux de l'armée royale du Pelig Novocagst.Le choc des deux armées fut titanesque.La fureur du combat donna lieu, selon la rumeur, à des scènes d'une violence inouïe.Percevant l'arrivée de leurs nouveaux alliés, ce qui restait des régiments d'élite paladins de la ville assiégée se jeta dans la mêlée.La masse mouvante et ensanglantée aurait pu être le reflet d'une scène de fin du monde.De la clameur du champ de bataille s'élevaient tantôt des cris d'agonie, tantôt des cris de victoire.Cette allégorie martiale se poursuivit deux jours durant à la suite desquels l'armée hétéroclite et clairsemée des forces de mort du Menelerysteg Kandor se retira en ses terres.Le roi Telias passa à la postérité du panthéon en tant que héros de justice mais le fut aussi en tant que martyr car en ce conflit il perdit la vie.Cette guerre épique fit désormais partie intégrante des annales politiques de l'histoire du monde de Melthriam.ARMEE DU SALUT Hôtellerie pour hommes Hébergement 692-3956 L'ANCRAGE Réhabilitation, toxicomanie et alcoolisme 692-2708 Tous ces services sont au 14, Côte du Palais à Québec MAISON CHARLOTTE Hébergement à court, moyen et long terme pour femmes 692-2978 • Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R1R3 522-4889 fax.: 522-4614 décembre 2002 Vivre seul tous les jours ou comme les familles d’autrefois .’ \ par Alain Dubé et les amis(es) de la rue Vivre seul n'est pas un phénomène naturel pour l'homme.Dans la société occidentale, surtout au Québec, en raison de l'effondrement des valeurs culturelles et religieuses ainsi qu'avec la dégradation de la famille, de plus en plus de personnes vivent seules.Les logements en milieu urbain ne sont plus adaptés aux besoins des familles d'aujourd'hui.L'exode des jeunes des régions rurales vers les grands centres urbains a amplifié le problème de se trouver un logement à prix abordable.Du même coup, ces jeunes ont causé des fermetures d'écoles et des villages à l'abandon.Une pénurie de travailleurs dans certains domaines de l'emploi est causée par un manque de relève dans la nouvelle génération.Il ne faut pas se sentir rejeté, car cela peut causer la désocialisation ou la réclusion sociale dans une société de plus en plus conformiste.Les familles d'autrefois vivaient dans des conditions différentes de celles d'aujourd'hui, entre autres parce que les ressources naturelles étaient plus abondantes et moins contrôlées (mines, forêts/chasse, pèche, agriculture, ferme).Les richesses favorisaient la famille et l'emploi durable et stable.Aujourd'hui dans une société ultra-capitaliste les ressources sont contrôlées de plus en plus par des multinationales où l'humain est synonyme de profits monétaires, ce qui entraîne une mauvaise gestion et une mauvaise distribution des richesses ainsi qu'une consommation abusive de celles-ci (ex : privation d'eau potable par la privatisation des services).Où sont les vraies valeurs sociales et l'image de la famille, ainsi que la moralité qui nous ont été transmises?Par exemple, lorsqu'un ami se portait mal, on créait un réseau convivial pour le soutenir.Ce phénomène est rarement présent de nos jours à cause d'une bureaucratie des services sociaux, appelée actuellement « technocratie ».L'image de la société depuis les trente dernières années reflète un mode de vie qui s'accentue vers l'individualisme et l'indépendance des uns envers les autres.De plus en plus de gens perdent les valeurs familiales du partage et l’esprit de famille.Où se situe le rôle de l'homme dans la société et dans la famille?La vie de couple est en chute libre à cause de plusieurs facteurs.Exemple : situation économique, perte d'emploi, montée de l'individualisme, manque de communication intra-familiale, problème d'instabilité dans les relations interpersonnelles et même recherche de soi-même.Majoritairement, les hommes cherchent toujours à prendre le dessus sur les choses de la vie et certaines femmes ont peur d'exprimer ce leurre ouvertement.De nos jours, la femme est utilisée comme objet de marketing dans plusieurs secteurs d'activité économique tels que la vente, l'hôtellerie, le service au comptoir et la publicité (magazines).Le rôle de mère n'est plus suffisamment valorisé, socialement parlant.L'homme et la femme vivant séparément ont besoin de plus de biens matériels que les couples.Il y a plus de besoins, donc plus de consommation! De même que des femmes préfèrent renoncer aux enfants afin de pouvoir travailler et ainsi conserver leur autonomie financière.Plusieurs personnes vivent un sentiment d'infériorité en tant qu'individus (troubles de personnalité) ce qui entraîne la fragmentation de la famille.Exemple de problèmes : toxicomanie, alcoolisme, isolement, etc.Les systèmes patriarcaux et matriarcaux sont en déséquilibre par rapport à l'évolution du mode de Vie d'une société moderne.L'isolement est aussi un phénomène répandu surtout chez les personnes âgées en Amérique du Nord.Plusieurs vivent dans des centres d'hébergement, des résidences, foyers ou des institutions depuis les années 1970.Dans certaines familles, les grands-parents ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs petits-enfants à cause de l'institutionnalisation précoce des personnes âgées.La libération de la femme est devenue symbolique pour certaines.Les femmes d'aujourd'hui sont beaucoup plus instruites et peuvent faire elles-mêmes leur propre choix de carrière, n'ayant plus à assumer la charge de nombreux enfants, étant plus autonomes que celles d'autrefois, lesquelles vivaient dans des conditions qui laissaient à désirer.Elles ont par ailleurs un meilleur pouvoir d'achat décembre 2002 La uêfe journal de rue qui leur donne leur indépendance pour répondre à leurs besoins personnels.Plusieurs travaillent de soixante à soixante-dix heures par semaine, à raison de dix à douze heures par jour.Dans certains cas, certaines travaillent pour maintenir un niveau de vie acceptable et une sécurité monétaire plus avantageuse (payer les frais de garderie ou pour se payer du luxe, etc.).Le gouvernement n'offre aucune sécurité d'emploi pour les femmes à faible revenu, par exemple : un programme d'aide de longue durée pour les femmes de 35 à 55 ans et surtout lorsqu'elles ont des enfants à charge.De plus, il n'y a pas encore d'équité salariale à tous les niveaux.Il y a un code des normes du travail qui existe, mais il n'est pas suffisamment respecté.Les jeunes ont de la difficulté à s'introduire sur le marché du travail parce qu'ils ne sont pas suffisamment motivés ou parce que l'employeur ne leur donne pas leur chance à cause de leur manque d'expérience.Tel est le cas surtout chez les garçons, ce qui provoque des dérapages sociaux de grande envergure.Plusieurs décrochent surtout au secondaire à cause des difficultés d'apprentissage et des problèmes interpersonnels ou familiaux, ainsi que d'un manque de support familial.On n'a plus la liberté de dire ce que l'on pense ni la liberté de travailler dans ce que l'on aime vraiment, souvent à cause des coûts dispendieux des frais collégiaux et universitaires.Des prêts et des bourses donnant environ entre 300$ et 600 $ par mois, c est dérisoire ! En terminant, les statistiques concernant les mères monoparentales et le taux d’adultes célibataires au Québec révèlent une situation désastreuse, quand on pense que le tiers des mères doivent élever leurs enfants seules et qu'un adulte sur quatre est célibataire! De plus, un couple sur deux divorce.Bien souvent les femmes monoparentales n'ont pas le choix de travailler car l'allocation familiale ne suffit pas à répondre aux besoins de base que sont la nourriture, le logis, les vêtements, etc.(Malheureusement, nous ne pouvons rédiger en seulement deux pages tous les changements sociaux effectués dans notre société depuis les trente dernières années.Le prochain texte d'opinions sera consacré à l'éducation.) 22 octobre 2002 ' ine, Loretteville ~ 843-6227 LE RENOIR Coiffure & Esthétique PROMOTION DE NOËL Offrez-vous un cadeau I une coloration et le duo produits 1^0 pour conserver votre couleur I (Color Preserve ; Shampoing et revitalisant, garde couleur) I Prix régulier : 53 $ I en promotion à : 38 S* I Heures d’ouverture I Mardi au vendredi 9 h à 21 h I Samedi Dépositaire des capillaires lia i" 8 h 30 à 16 h ¦SUR PRÉSENTATION DE CETTE ANNONCE.SUPPLÉMENT TOUR CHEVEUX LONGS.I VALIDE JUSQU’AU l\ DÉCEMBRE 2002 La uête journal de rue décembre 2002 mmm Viva! fTlots sur humain Étrange beauté Marche céleste Qui est là ?Fruit à venir État pur Murmure Essaim joyeux Sincère Saint Sein Lait Marche guerrière Beauté étrange Là est qui?.“S \ A Joyeux essaim \ t Sein Lait rvo/l !°fî} Saint rNrd Sincère C'est ça Ça y est J'essaie Eau Feu Terre Air Mère « Ouf » « Pouf » « Vie » Poussière qui vive Que vive qui meurt Holà ! qui vive ! André Coté décembre 2002 journal de rue La petite fille aux allumettes par Jennifer Ottaway Faut avouer que je ne connais pas le conte.Mauvaise enfance?Mal élevée?Où est-ce qu'elle habite la petite fille aux allumettes?Avec les gens qui l'envoient vendre dans la rue?Qu'est-ce qu'elle mange ?Comment est-ce quelle achète les allumettes afin de les vendre ?Comment s'habiller si on a pas de sous, pas de parents.tant d'inconnus sur elle.pourtant elle me ressemble.Je cherche un logement sans sous afin de mettre un dépôt.Je n'ai pas de revenu, pas de chèque, sans justice non plus dans un cas de divorce.C'est pas grave! La chanson dit tout : « L'essentiel c'est d'être aimée, d'avoir la sérénité de compter pour quelqu'un, quelqu'un à qui parler.» Tous les jours des miracles se passent.Sans « faut ».Faut avoir les yeux pour les voir.Les allumettes éclairent.Faut avoir la volonté de survivre et de passer les troubles.On voit le chemin avec l'aide de la lumière.Faut croire que la terre tourne comme prévu.Et qu'on est aimé comme la lune aime le soleil.Je suis la petite fille aux allumettes.Artiste, j'essaie de me faire connaître comme aquarelliste et écrivaine.C'est bien connu que les artistes crèvent de faim.La journée de l'Action de Grâces, j'ai assisté à la messe à l'église St-Laurent de l'île d'Orléans.J'avais conté mes difficultés financières au curé à l'occasion d'un séjour de 55 heures de travaux compensatoires.La paroisse avait fait une collecte de nourriture et une belle présentation devant l'autel des dons - tartes aux pommes, sirop d'érable, navets, pommes de terre, le tout provenant du terroir.Mon compagnon à la messe faisait la blague que je devrais être considérée comme une défavorisée.Je l'envoyai de la main.En arrivant chez moi, ma voisine m'amène un message téléphonique, pour m'offrir de la nourriture! Je me sentais aimée par les gens que je ne connais même pas.Ils ne savaient pas à qui ils donnaient.Sentir qu'on est aimée, être appelée et avoir bien mangé, ça donne la sérénité.Faut avouer que la vie de la petite fille aux allumettes va bien même s'il restent des coins perdus où amener la lumière encore.Prière de l'assisté social Seigneur donne-nous notre pain de 30 jours, pardonne-nous nos dépenses et ce que nous allons faire.Donne-nous les chèques Pour payer nos dettes et fais en sorte que Nous l'ayons au plus vite.Amène! (Bring) par Diane Sénécal décembre 2002 journal de rue cf'iffusion par Use Rioux Ma tête est remplie d'illusions, Noël et puis tant d'autres choses.Noël est une hantise pour moi, je n'ai plus l'esprit des fêtes, de toutes les fêtes qu'il y a dans une année.Rien de surprenant, ça se répète d'une année à l'autre, depuis si longtemps pour moi et d'autres.Sacré hiver, sacrée saison, on n'a pas le temps de voir et vivre ce que nous aimons en partie le plus.« Été, printemps, automne », l'hiver prend beaucoup trop de place dans l'année, dans notre vie.Je n'ai rien contre ceux qui aiment l'hiver, mais en partie ce sont les sportifs qui le savourent.J'aime la première neige qui tombe et qui décore les arbres.Même si j'ai pourtant peint beaucoup de paysages d'hiver, s'il durait trois mois, ça me plairait beaucoup, mais pas plus! Quelqu'un me frappe dans le dos de sa main et me dit : «Hé ! la p'tite, où tu vas comme ça ?» Ben la vie me court après comme pour me faire une de ses passes encore, à me retrouver les neurones du cerveau dans la brume.J'ai assez d'illusions comme ça, voyez-vous, et votre main doit sûrement être estampée entre mes deux omoplates.Merci, mais n'ayant pas les yeux derrière la tête, je suis plutôt ébahie de vos hantises gratuites.Estampez-le donc votre propre visage, le choc va peut-être vous apprendre que je suis aussi un être humain et que ça fait plutôt mal.Vos neurones du cerveau flottent dans l'eau ou quoi?.Je sens votre cerveau comme une patinoire de « tête gelée ».mes sympathies ! N ayant pas la gueule aux fêtes, je pense toujours à ceux qui sont ignorés car c'est une fête aussi qui fait vivre des gens dans la tristesse à cause du manque d'argent et de bien d'autres choses.Noël fait tinter le cerveau à vous faire croire qu'on a pensé au p’tit Jésus qui est né et que c'est une joie immense.Bien sûr, bien sûr « Il est né le divin enfant ».Bien sûr que c'est beau, mais y'a pas que ça pour certaines gens.Je rêve du jour où l’histoire du Père Noël (qui prend trop de place) sur son traîneau rempli de cadeaux pour tous les enfants du monde - illusion encore - se laisse choir cul par-dessus tête par ses rennes.Ce jour-là, il n'existera plus.Ah oui ?.On trouvera bien autre chose.Ah oui ?Ah peut-être un train volant « tchou-tchou », attention à vos cheminées, le Père Noël va passer.Ce serait un train volant sans carburant avec des ailes ou quoi, me dis-je ?Un coup parti, pourquoi pas un avion qui laisserait tomber les cadeaux sur les maisons ou bien ce qu'on voudra.Y'aurait des boîtes remplies d'illusions pour les enfants pauvres (un rien, comme on dit, dans chaque boîte).C'est la fête des enfants.À eux aussi, c'est ce qu'on avait dit.« Illusion de tristesse ».Je me fous de Noël et de ces « accroires » qui laissent des gens dans la peine et la détresse, des dettes à n'en plus finir pour pouvoir offrir des gâteries à leurs enfants.Faut payer après.Ben oui c'est très gai Noël, si on ne pense qu'à son fun, si on en a les moyens.Y pense-t-on à ceux qui n'ont rien ?A-t-on fini de s'illusionner, de fantasmer ?Le pâté brûle dans le four.Le four a ranimé la dinde et elle chante « Père Noël, apporte-moé des bébelles, j'en ai eu, j'en veux plus, four.toi.dans le c.».Excusez-la.Gladys, ton frère est mort de peur, il est caché dans la boîte où va son cadeau.Jupiter ! Cé ti c’t'année que tu lui donnes la lune ?Non elle ne veut pas entrer, la boîte est encore trop petite.« Je rêve ?» Ben c'est quoi que tu lui donnes, Mummy ?E.e.e.peut-être que la boîte va lui suffire, il peut jouer dedans.T'sé Mom, ta bûche de Noël, j'ai mis la hache dedans et là je coupe ton sapin, au diable les boules pis tout le reste, j'en ai plein le c.de m'illusionner.Je m'en vais mettre mon C.D.« Il est né le Divin Enfant » pendant que dans mon esprit je suis encore à y croire.Je m'étends, j'écoute et ça m'apaise.Tu sais, Jésus, en toi j'ai toujours cru, au moins à ton existence, tu ne m'as pas donné d'illusion mais du concret.Merci pour ce que tu nous as apporté en parole et en action.Au moins les enfants peuvent croire en toi.« Noël c'est toi ! » Pour les petits comme pour les grands. décembre 2002 journal de rue Le combat Le stade est maintenant vide Le monde s'en est allé Je suis encore au milieu du « ring » À genoux, en train de brailler Mon cœur est « knock-out » Le combat est terminé Maintenant, c'est l'heure de guérir Des blessures d'un combat sans pitié J'arrête, j'ai froid, je suis atrophié Je suis bleu de douleur Un coeur, ça ne peut se remplacer Ta m'as détruit, ta m'as assez frappé Maintenant, tu ris de me voir au plancher Tu étais trop forte J'aurais pas dû m'essayer Le combat était fini avant même de commencer J'ai mal, je pleure Je ne suis plus capable de m'arrêter Ça me fait trop mal au cœur Les combats sans pitié Il faut que je m'arrête Un jour, ça va me tuer C'est pas pour moi Toujours perdre sans gagner J'arrête, j'ai froid, je suis atrophié Je suis bleu de douleur Un cœur, ça ne peut se remplacer Ta m’as détruit, ta m'as assez frappé Maintenant, tu ris de me voir au plancher Tu étais trop forte J'aurais pas dû m’essayer Le combat était fini avant même de commencer J'accroche mes gants Pour moi, c'est terminé Les combats sans pitié Je les ai toujours perdus Alors, pourquoi continuer Le combat est terminé Un jour, peut-être, je remonterai sur le « ring » Mais ce ne sera pas avec toi J'arrête, j'ai froid, je suis atrophié Je suis bleu de douleur Un cœur, ça ne peut se remplacer Ta m'as détruit, ta m'as assez frappé Maintenant, tu ris de me voir au plancher Tu étais trop forte J'aurais pas dû m'essayer Le combat était fini avant même de commencer J'arrête, j'ai froid, je suis atrophié Je suis bleu de douleur Un cœur, ça ne peut se remplacer Ta m'as détruit, ta m'as assez frappé Maintenant, tu ris de me voir au plancher Tu étais trop forte J'aurais pas dû m’essayer Maintenant, laisse-moi me retirer par Kenny décembre 2002 journal de rue Il y a des gens qui sont comme des cadeaux par Marie Paulin C'était au début des années soixante, un beau soir du mois de mai, je pense.Arrive chez nous le frère Alcide, qui avait enseigné la troisième année à Pierrot.Il aimait bien garder un lien avec ses élèves et leur famille.C'était un solide bonhomme, un fils de la terre.Je le vois encore occuper presgue toute l'embrasure de la porte, vêtu d'une soutane noire montée d'un col blanc.Sa bouille rougeaude et joufflue rendait déjà moins sévère son habit gui avait pour toute décoration une chaîne à laquelle pendait un grande médaille ; il y avait un interminable chapelet retenu à la ceinture, dont les gros grains claquaient à chacun des pas du géant.Alcide affichait un large sourire charnu, orné de dents d'ivoire ; ses grands yeux bleus riaient à travers de grosses lunettes.Il était d'autant plus remarquable qu'une chevelure rouquine et hirsute venait compléter le portrait.Pour Tourlou et moi, qui étions encore petites, Alcide paraissait immensément grand.Après que mes parents l'aient chaleureusement accueilli, frère Alcide est invité à passer au salon, suivi de mon père et des enfants, tandis que,maman allait à la cuisine chercher des grignotines.D'un pas décidé, notre ami s'enligne vers la nouveauté du temps, un fauteuil « pivotant » que notre mère avait trouvé chez Pollack.Notre visiteur n'a pas fini d'y asseoir ses quelque 100 kilos que le pivot casse.Dans une bascule triomphale, les pieds d'Alcide, chaussés de bottines noires, cherchent dans les airs un point d'appui.Et la petite sœur Tourlou, saisie de stupeur, crie ; « Maman, Monsieur le curé a tombé sur le dos ! » Souple comme un chat, Alcide se relève d'un bond, déployant un rire dont l'écho retentit chez le troisième voisin.Cette histoire a alimenté nos rencontres familiales au fil des ans par son côté amusant mais aussi et surtout parce que ce monument qu'était Alcide avait laissé chez nous une empreinte.C'était quelqu'un qui avait, pour employer un terme très à la mode, une vision globale.Avec du recul, ça m'apparaît comme ça.Bon pédagogue - pour que mon frère Pierrot l'avoue maintenant.lui qui préférait l'école de la ruelle à l'époque - Alcide partageait généreusement sa joie de vivre et avait le sens des autres.Homme de foi, de culture et de solidarité, il était une présence «groundée».Presque 40 ans plus tard, par un soir froid de fin décembre 2000, Alcide nous est arrivé, comme ça, alors qu'on veillait papa sur les planches.Soutane en moins, cheveux blanchis par le temps, mais tout aussi présent.Même Tourlou l'a reconnu.Ce fut un bon moment car, n'ayant perdu aucunement de sa vivacité d'esprit et de sa bonhomie, Alcide s'est informé de notre parcours de vie et nous a parlé du sien.Il a passé une partie de la soirée avec nous.Papa, qui l’aimait bien, l'aurait sans doute taquiné : «Te rappelles-tu, Alcide, d'un certain fauteuil vert ?» Et on aurait aussitôt entendu un rire détonner jusqu'au troisième salon funéraire.Desjardins Caisse populaire Desjardins de Québec Siège social 550, rue Saint-Jean Québec (Québec) G1R 1P6 (418)522-6806 Télécopieur : (418) 522-2365 MICHEL YACOUB Conseiller en securité financière • Assurance Collective 740 Lebourgneuf, bur.110 • Assurance Salaire Québec, Que.G1H6Z5 • Assurance lie Bur.(418) 621-9232 • R.E.E.R Collectif Rés.(418) 529-4226 • REE.R.Fax:(418) 621-9592 décembre 2002 journal de rue Le tout pour le tout par Eric Shink La cigarette au bec, de la fumée dans les yeux, il ne dormait pas depuis longtemps.La nuit avait couvert la ville de son manteau noir.Les lampadaires tentaient timidement de mettre un peu de lumière sur les pavés.Quelques chats étaient encore actifs à cette heure.Parfois, il voyait une lumière allumée dans une fenêtre.Il n'était pas seul à avoir l’œil ouvert.Il tenta de trouver un dépanneur encore en opération à cette heure tardive.Il aimerait avoir un journal, même celui de la veille ferait l'affaire.Le monde va tellement mal, tout tourne à une vitesse si incroyable alors que lui est si déconnecté! Il n'a ouvert ni la télévision ni la radio depuis des semaines.Récemment, il a reçu un appel pour un sondage à saveur politique.Du mieux qu'il a pu, il a tenté de dire quelque chose d'intelligible.Après une demi-minute, il avait déjà raccroché sans explication.Il a perdu ce qui lui restait de la vie il y a un mois.Au travail, tout allait de travers.Il ne pouvait suivre le rythme de l'entreprise.À cause de lui, celle-ci perdit un montant d'argent important.Dans un monde sans pitié comme le nôtre, où faiblesse rime avec remplacement, il perdit sa place au bureau.Vite fait, bien fait, quelqu'un d autre y était déjà présent quarante-huit heures après qu'il ait ramassé ses affaires.Au retour à la maison, où il annonça la nouvelle à sa copine, celle-ci s'était déjà préparée à la situation.En moins de deux, il se retrouva avec une valise pleine de vêtements sur le perron de la porte.Sans toit, sans argent, incompris, il s'était retrouvé sur un banc de parc.La tête dans les bras, il avait beau chercher, il ne trouvait pas d'issue.Il s'était rendu au bureau du chômage où on lui avait dit qu'il lui manquait plusieurs heures encore avant de toucher une prestation.Il s'était alors trouvé une chambre poisseuse dans les bas-fonds de la ville.Une chambre où dormir relève de l'exploit.Alcool, drogues et tout ce que vous voudrez circulaient sans cesse dans les couloirs.Lui, avec le peu d'argent qu'il avait pour vivre, tirait le diable par la queue.Pendant tout le mois, il a cherché un nouveau travail, mais partout la porte s'est refermée.Recommencer à zéro.Il s'en sentait incapable.Le passé était trop lourd et les événements présents trop difficiles.De l'argent, il en manquait constamment.Où en trouver?Le casse-tête devenait quotidien.Dans le café où il dépensait son dernier deux dollars, il prit une petite serviette de table et avec son mauvais crayon, dessina le plan de la banque qu'il connaissait le mieux.Demain, à la première heure, il tenterait son opération ultime.Il se disait qu'il n'avait plus rien à perdre.Ce sera la cagnotte ou la prison.Il en était totalement indifférent.Son idée était faite, claire et précise.Le seul problème dans toute cette histoire.c'est qu'il n'était armé que d'un vulgaire fusil qu'il avait taillé dans un bout de bois! décembre 2002 journal de rue iGROUPC Dfe-?WM*Al§g ivMPtF g,euEAu Ùl- QobiZouR G RoUPe /fl /50 N J 0 U ^ n(^Ri0N / M a Rj o fi S- N 0 U Ç tftT t es m o / p a ?PopteR MA MdlK REÇOAipe COMME (JA/ TAMBOUR, 36 VEUK PAC If MOltR.1 - - H îfflu « &0 U p i P e « MAtneoR eo^ervip'vr ** ec Poisforus f?ouo£f p^s A'\|Mg LË C'A D EA » 7G Su i J CowTeWT pe VEMR Pcavj&nL 3e rvç T'avais pas peMAiJ.CG Op PA R L6 P N >' DW SCfSL-T D'fiVlDU V* t oî Rue By, s TlA UF U * , Cùiv/t'iWOER ^7 M At i N ! PU v/RA' e A T 6 A U 'eST De M A T puTÉ ta mT QU *7 ê TRE .HARK/ HARk' resTL tii : VûYowf, ON Cf\ine : Ou'm Cf ave y^CURMf,1 :l C-* es T PAS P e T A F A JJTe rv , .rr/Mi T ÛAf ^TT^-V H i i < O U / € AL ^ f /¦C/,^3- DU TOUT.T AS PAS tf ORoT.'^^ CRoûce iM AP o RT / MFR C^\W/Ê VA; O HS LA.QUI toHWffvCf 3 W xa/îf Ai f R Ci mi P fn,Q (3eJXe«.^ »l' C'eT Ai T Poufttf UOY AC c oe/Tv/ o pu LÀ' SIS-.' t'vEws V A T ' AcH 6TER TES P ) ULULES 1/kiXM un w&m imm y 3'V PUiS RlE/V 3E SUIS COMME ÇA F Al/T Que JE ME co NT pore “»É H 6 V WOH/COMMfA/çaivî PAS CA.' PAS 'WiW/ j£ fpU P F RE DC CDWFUSiolt 76 tf SA)S JS?/ AU S S 1 Jfiü ÇorJ.C'6ST MUE U Ré de la RÊCRe.V A-T -IL DES V A R i A ?Pour toutes ter Rois où 3'AI eu t' a'i R ie plus , .FOU-1 M0hkT±tï/i N \i 01E MtsmJy ME R DE nom! fpu 70 UT CAS!
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