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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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La Quête : journal de la rue, 2003-04, Collections de BAnQ.

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PER Lo i ugTc «£*u M Q NUMÉRO 45 AVRIL 2003 JOURNAL DE RUE 1 $ sur le prix de vente va directement au camelot 2 $ contribution volontaire s.v.p.n’achetez qu’aux camelots portant une carte d’identification Avril 2003 journal de rue Il y a de la diversité encore une fois dans ce numéro.De courts essais : il a ceux de Nancy McKinnon, Le somnambule ébranlé (allez savoir qui c'est!) et Kenny.Mais on aime bien écrire en vers : ainsi André Côté, Denis Masse, Annick Potvin, Rachèle Marcoux et Moreny en ont fait la démonstration.De l’humour enfin : Nocte soliloque de Jacques Pruneau.H y a bien d’autres écrits sur des thèmes comme l’amour, la religion, Lauberivière (en milieu de pauvreté, c’est un lieu reconnu), la solitude et même l’autobus.Mais le thème principal n'a pas tellement inspiré les auteurs.Refuge in Refuge out n’a pas suscité un débordement d’écrits.Un seul, en fait, qui porte sur Lauberivière Accueil-femmes.Ce n'est pas grave : on demande des thèmes, on les fournit.Mais en général, il n’est pas facile de faire rimer ses états d'âme avec les thèmes évoqués.Des thèmes comme la solitude, l’amertume, la liberté, la pauvreté, la tendresse, l'appauvrissement, la quiétude, la guerre, l'atermoiement peuvent devenir à la longue redondants et ennuyants.Une revue de l’actualité s’impose maintenant.On doit parler d’abord de la guerre américano-irakienne (si jamais elle existe) dont nous nourrissent à outrance nos média.De plus en plus, on dirait une chicane de gamins : - Tu vas désarmer.- Non, je ne le ferai pas.- Je vais t’attaquer.- Viens, voir.Pendant ce temps, la communauté internationale dit : Hey!, les boys, tranquilles! Les Québécois sont appelés aux urnes le 14 avril.Nous aurions tendance à choisir le candidat qui a fait adopter la Loi pour combattre la pauvreté et l'exclusion sociale.Il fallait le faire et Bernard Landry l'a fait.Pas facile d’appuyer les deux autres chefs.Monsieur Charest a eu amplement le temps de faire ses preuves.«Il ne l’a tout simplement pas l'affaire».Il ne passera jamais.JVloffcde la ^rédaction Tel le coq dans sa basse-cour, Monsieur Dumont jubile.On a sorti le thème «travail-famille».Quoi de mieux pour un politicien qui a de jeunes enfants et il est le seul des trois à avoir cette chance.Et d’ailleurs, il peut parler sur n’importe quel sujet sans jamais rien dire.On dit qu’il a appris de Robert Bourassa.N’oublions pas qu'il fut à cette époque président de la commission jeunesse du parti libéral.Monsieur Landry a soulevé toute une polémique à propos des cervelles d'oiseau, n a toujours l’art de la formule qui déplaît.Si vous n’êtes pas capable de nourrir vos enfants, ben, c’est que vous ne valez pas une c.(On en a assez écrit!).Du côté fédéral, on n'a pas à se réjouir de ces propos déplacés.Lors du dernier budget, on a baissé les cotisations à l'assurance-emploi.Drôle de mesure quand on sait qu’il est tellement difficile d’avoir accès à cette aide.N'aurait-on pas pu ouvrir un peu plus les vannes?Quant à l'augmentation du plafond de la cotisation annuelle à son REER (18 000 $), on se demande bren qui va pouvoir en profiter.On travaille pour se nouREER?Maintenant des nouvelles de l’Archipel et de La Quête Avril marque l’arrivée officielle du printemps.Après de longs mois de sommeil, la nature fait peau neuve.La Quête en fait autant! Dans le cadre d’un projet de conception, les étudiants de l'École des arts visuels du programme de communication graphique de l’Université Laval ont proposé plusieurs concepts et changements.Leur propre vision de ce qu’est un journal de rue.Deux projets, plus particulièrement, ont retenu notre attention.La Quête d'avril a donc un nouveau «look», nous espérons qu'il saura vous plaire.À l'Archipel, avril marque la fin de l'année financière.Cela signifie la préparation du rapport annuel des activités mais également la préparation de son assemblée générale qui aura lieu comme à l’habitude en juin.Dans un prochain numéro, vous aurez la possibilité d'avoir toutes les informations nécessaires pour y assister si tel est votre désir.ÉDITEUR L’Archipel d'Entraide COORDONNATEUR Bernard Hélie RÉDACTION Marcel Lachance COLLABORATEURS Jacques Bouliane Myrtle Cole André Côté Alain Dubé Antoine Faucher Fiera Kenny Geneviève Lagimonière Lisandre Véronique Manascu Rachèle Marcoux Denis Masse Jonathan Massé Moreny Nancy McKinnon Béatrice Nadeau Jennifer Ottaway Annick Potvin Jacques Pruneau Jean-Réal Quintin Lise Rioux Bernard St-Onge Jean-François Verreault PUBLICITÉ Bernard Hélie Bernard St-Onge BANDE DESSINÉE Denis Belleau MOTS CROISÉS Nicole Hannequart PAGE COUVERTURE Marie-Ève Tanguay CONCEPTION Marie-Ève Tanguay Audrey Meunier GRAPHISME Ellipse Communication Graphique IMPRIMEUR Imprimerie Québécor inc Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteurs.La Quête est membre de la NASNA L'Association nord-améncaine des journaux de rue La Quête est distribuée sur la rue en échange d'une contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot Tirage 2 000 exemplaires La Quête 729, Côte d'Abraham, 2e étage Québec QC G1R1A2 Tél.(418) 649-2388 Fax: (418) 649-7770 www archipelentraide.corn laquete@archipelentraide corn Distri/bution Asser/mentee Canada & r I B Stratégie emploi .jeunesse Strjuq 5ommo^ _____________________Mi^)n La Quête est un journal de me.Elle donne la parole aux pauvres et aux démunis, à tous ceux qui ne trouvent pas ailleurs une place pour faire entendre leur voix.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui concernent les plus démunis.Meilleur vendeur pour le numéro 43 ALAIN DUBÉ Vous trouverez Alain au coin du café La Tribune, Carré D'Youville.Félicitations Alain! 2e Meilleur vendeur pour le numéro 43 JACQUES ''COCO'' BISSON 3e Meilleur vendeur pour le numéro 43 RÉGINALD FOURNIER 4 Éditorial ENTREVUES, TÉMOIGNAGES, RÉFLEXIONS 6 L'histoire du petit coeur seul 7 Regarde 9 Le dimanche de Pâques 11 La nouvelle du jour Nocte soliloque 12 Chute libre 13 La civilisation des oiseaux.«Eurêka» 14 Entre deux marches 17 «Ail you need is love!» 19 Le calme source de l’espoir 20 Québec, août 1999, La Quête meurt 22 L’amour 23 Témoignage Tempus fugit 24 L'amour 28 Réponse à une lettre ouverte REPORTAGES 5 La pauvreté et la richesse 8 La vie familiale de nos jours CRÉATIONS LITTÉRAIRES 18 Un géant si petit.POÉSIE 25 Visage émacié 26 La voie de service 27 Solitude Zone grise 30 BD 33 Mots croisés 34 Annonces classées • LaQjjjfe 3 H tes rial Un bain chaud à la lavande pour Bush! par Bernard Hélie La lavande a de nombreuses propriétés, soit d’abaisser la tension artérielle, aider aux troubles d'anxiété, de dépression, d’irritabilité, de palpitations, les troubles d’insomnie, de stress et d’aider également à réduire les complications dues aux chocs nerveux.Sur un plan plus spirituel, elle nettoie les astralités humaines, apaise le sommeil, dilue les angoisses, appelle l'aménité et la douceur.Elle restructure profondément un psychisme délabré.Une petite plante bien ordinaire, mais aux propriétés extraordinaires! Quoi de plus relaxant qu’un bon bain chaud à la lavande après une dure journée où tout nous semble aller de travers afin d'éliminer son stress?Le stress est l'un des facteurs les plus communs des maladies cardiaques, est une des causes de l’animosité et un facteur important dégénérant vers l’agressivité.La simple perte d’un emploi peut causer un stress immense sur celui qui la vit.Imaginez maintenant que vous deviez prendre la décision d'envoyer des milliers de citoyens qui vous regardent comme un sauveur, mourir pour une cause qui, en d’autres circonstances, les laisseraient indifférents.Peut-on maintenant imaginer le stress causé par cette situation?Si la réponse est non, alors on a un méchant problème.Peu importe la cause, les convictions ou encore le devoir moral, les guerres n’ont jamais rien réglé.Certes, une fois terminées, elles apportent un regain de l’économie, mais pour qui et surtout à quel prix?Doit-on massacrer un peuple au non de sa liberté?Peut-on être suffisamment imbu de soi-même pour se croire seul à connaître la vérité et le droit chemin?Notre dieu est-il meilleur que le leur?Notre mode de vie est-il si différent du leur?Si on ne peut respecter le choix individuel, comment peut-on exiger d’être à son tour respecté?Jalousie, envie, soif démesurée de pouvoir ultime, voilà les causes réelles des guerres.Si on enlevait le côté tragique et dévastateur de la chose, on s'apercevrait très vite que la guerre n’est rien de plus qu’un jeu d’enfants trop gâtés.«Mon père est plus fort que le tien» : qui n’.a pas déjà entendu cette expression dans son enfance?On marche, on proteste de tous côtés, les grandes forces mondiales refusent de se prêter à cette arrogance, pourtant, rien à faire! On fait la sourde oreille.Le choix est fait, une guerre il y aura.Quand, sur quel terrain, avec l'aide de qui, on l'ignore.Chose certaine, on est allé trop loin pour reculer sans perdre la face.Les raisons invoquées sont nobles car des agents spéciaux qui ont infiltré les repaires de l'ennemi ont confirmé que des missiles à longue portée sont toujours présents.Pourrait-on se poser la question, à savoir, une méga-puissance, adulée du monde entier, serait-elle prête à éliminer ses propres missiles, se laissant ainsi à la merci de criminels qui voudraient attaquer son pays, sachant fort bien et preuves à l'appui que ce même ennemi en possède?Autre situation non négligeable, le dollar américain est nez à nez avec l’euro, une guerre impliquant les pays d'Europe ferait probablement descendre cette devise ! Faut-il encore remarquer que le pays dont on veut prendre le contrôle, temporairement bien entendu, est un territoire riche en ressources pétrolières?Les attentats du 11 septembre ont scandalisé la planète.Ces gestes posés par un fanatique déséquilibré sont impardonnables.Mais doit-on condamner un peuple entier à payer de sa vie la folie meurtrière d’un seul homme?Suis-je responsable, au sens de la loi, des fautes commises par mon voisin?Où ,s’arrêtera cette démence?Qui pourra juger de ce qui est bien ou mal, juste ou injuste?Peut-on se nommer soi-même juge et jury et ne trouver personne sur son chemin pour nous arrêter?Lorsque nous avons une décision importante à prendre, une décision qui aura des impacts sur le reste de notre vie, nous nous devons d'y réfléchir.La ¦meilleure façon de procéder, c'est de prendre du recul.Enlever le facteur stress de notre vie, respirer bien à fond et évaluer la situation sous tous ses angles.Pour ma part, un bon bain chaud à la lavande, une tisane et une bonne nuit de sommeil portent conseil.On devrait peut-être faire un cadeau utile et agréable au président Bush afin de l'aider dans son choix.Une huile à la lavande et un sachet de tisane, c’est pas dispendieux et ça relaxe.Le président Bush en a bien besoin.La Qêïe 4 Repc^age La pauvreté et la richesse à Québec par Geneviève Lagimonière Le 19 février dernier avait lieu au Holiday Inn de Québec l'un des dîners conférences Solidaire pour vaincre la pauvreté (SVP) au profit de Centraide Québec.Ces dîners permettent d'exposer les réalités, les besoins, les problématiques ainsi que les principaux constats face au phénomène de la pauvreté, aux acteurs et principaux commanditaires du milieu.Cette fois-ci, le conférencier invité était nul autre que M.Réjean Lemoine, ancien maire de Saint-Roch et personnage impliqué dans la lutte à la pauvreté.Le thème principal de la conférence était «La richesse et la pauvreté à Québec».Le principal constat effectué par M.Lemoine est la sectorisation de la pauvreté et de la richesse dans la ville de Québec.Ce qui revient à dire que nous entassons les gens à faibles revenus dans d'immenses tours en béton dans le secteur de St-Pie X tandis que les mieux nantis se réfugient dans le secteur de la paroisse St-Louis.Cette démarcation géographique de la population à faible revenu existe depuis 250 ans, du temps des premiers colons, et perdure encore aujourd’hui.Suite à cette réflexion, M.Lemoine nous propose des solutions réalistes qui demandent par contre de se questionner sur nos propres valeurs, n faut cesser de croire qu’il faut éliminer la pauvreté, mais plutôt croire qu'il faut la combattre en appuyant les organismes communautaires impliqués dans cette lutte.Les programmes de transfert de revenus doivent donc demeurer et se développer pour soutenir les gens dans le besoin.Les gens intéressés à se rendre à un de ces dîners conférences, peuvent se renseigner auprès de Centraide Québec pour connaître les dates des prochaines conférences.Centraide Québec ***'#*• 'V.¦ 1049 3ième Avenue Québec, Umoiiou, 1523.3829 La Qêïe 5 Témoignons L’histoire du petit cœur seul par Kenny Dans une ville du nom d’Artère, vivait un petit cœur seul.Malgré tous les cœurs qui l’entouraient, il se sentait seul.Aucun des cœurs femelles n'était destiné à lui.Il se souvenait de l'avoir vue une fois, dans une fête foraine.Depuis, il rêvait d’elle.E.se rappelait sa beauté, sa simplicité, sa joie de vivre et sa manière de marcher.Mais un coup la fête foraine terminée, le cœur sombra dans une très grande tristesse.Il se mit à boire au point d'en perdre la raison.Tous les soirs, il recommençait à boire.D disait à tout le monde qu’il oubliait.Mais en réalité, plus il buvait, plus il se souvenait.Un beau jour, un vieux cœur vint s'asseoir à côté de lui.D dégageait une odeur fétide à en donner le goût de vomir.Cependant, le petit cœur seul trouva que le vieux cœur lui ressemblait.Il se dit qu'il serait intéressant d'ouvrir une conversation avec le vieux cœur.Mais il avait peur que le vieux cœur soit grincheux.C'est alors que le vieux cœur se mit à lui parler : - Tu as l’air bien triste, petit cœur! -Je suis effectivement triste, lui répondit-il.J’aime un cœur femelle mais je l’ai perdu.Elle est partie en même temps que la fête foraine.Elle travaillait dans un des kiosques.- Je te comprends, dit le vieux cœur.Moi aussi j’ai perdu celle que j’aimais, il y a environ 30 ans.Depuis, je m'assois à ce bar pour me saouler à chaque soir.Je sais que j'aurais dû aller la retrouver, mais je n'ai pas eu le courage.Ne fais pas comme moi, petit.Pars la retrouver! - Le problème, dit le petit cœur seul, c'est que je ne sais pas où elle se trouve maintenant! Depuis qu'elle est partie, je ne l’ai pas revue! - La fête foraine est rendue dans la ville de Rein, lui dit le vieux cœur.Alors, sans perdre de temps, le petit cœur seul fit son bagage et partit dans la direction de la ville de Rein.Mais cette ville se trouvait à plus de 250 kilomètres de la ville d'Artère.D se trouva que cette distance était terriblement longue pour un petit cœur seul.En plus qu’il devait faire cette distance à pied.Mais, il ne se découragea pas.Pour retrouver le cœur femelle qu’il aimait, il ferait des millions de kilomètres.Tout le long de son périple, il se voyait dans ses bras, marchant main dans la main, regardant la beauté de ses yeux.Sa rêvasserie lui permit de faire les 250 kilomètres sans même s’en rendre compte.Arrivé à la ville de Rein, le petit cœur seul vit une ville en fête.D se rendit compte que la fête foraine n’était pas encore partie.Il se mit alors à la recherche de son cœur femelle.Ça faisait déjà trois heures qu'il la cherchait.Il ne la trouvait nulle part.C'est alors qu’il l'aperçut dans un kiosque.Elle avait l’air si triste! D alla la rejoindre pour lui parler.- Bonjour cœur femelle, lui dit petit cœur seul.Je viens d'Artère et j’ai fait tout ce chemin pour te retrouver.- Je me sens trop triste pour te parler, lui dit le cœur femelle.Je viens de perdre mon fiancé.Il m'a quitté pour ma sœur! Le petit cœur seul, bouleversé, ne savait plus quoi faire.D avait parcouru tous ces kilomètres pour la retrouver.Mais il se rendait compte que ses actions étaient inutiles.Il lui dit cependant ceci avant de partir : - Je suis venu jusqu'ici pour te dire que je t’aime.Je ne fais que penser à toi, je ne rêve que de toi.Je ne désire pas faire ma vie si tu ne m'accompagnes pas.Mais je respecte ta tristesse d'avoir perdu ton fiancé et de ne pas vouloir une relation amoureuse pour le moment.Je t'aime et je ne t'oublierai jamais.Le petit cœur seul alla s'asseoir sur le bord d'une fontaine.D se mit alors à pleurer.Il se vida le cœur de toute la peine qui l'envahissait.Lorsqu'il leva la tête, il aperçut le cœur femelle qui le regardait avec un si joli sourire! Il comprit alors que le reste de ses jours seraient remplis de bonheur puisqu'ils seraient ensemble.La Qjêïe 6 Témoignes^ Regarde par Lise Rioux Regarde dans mon cerveau ce qui se passe, je me sens une morte vivante attendant que quelqu'un sonne le glas pour moi.Mon être est imprégné de souffrances de toutes sortes.Mon cerveau veut exploser de vérité, quitte à me tuer.Par le choc, mes neurones seraient dispersés et entremêlés ne sachant plus la connaissance de leur existence.Je sens l'intérieur de mon cerveau comme du cristal, fragile dans sa connaissance d’une vie toute enlisée.D en a vécu de toutes les sortes.Des peines à faire tordre de douleur; mon cœur est meurtri par tout ceci.Mes veines éclatent, le sang s’éclabousse partout, il coule sur mon corps, laissant des traces pour la vie; mon corps est meurtri.Il pleure aussi le sang, de douleur, de peine, que je ne peux plus contrôler.Après tout, la mort est une délivrance et si elle est provoquée, je ne sais pas comment ce serait là-haut.J'ai froid et tantôt j'ai chaud, mais le froid commence à m'envahir vraiment là dans tout mon être.J’en suis à vivre ma mort pour une continuité de vie vers l’au-delà.Mon ange, mon Ange, transporte-moi sur tes ailes.Si tu me trouves trop lourde, toi, Pégase le cheval ailé, tu peux facilement me transporter vers le Royaume des cieux.La lumière me regarde, sa luminosité est éclatante et pure, c'est elle qui trace le chemin et Pégase le suit.Mon corps est translucide d’énergie.«Ange», mon ange, toi qui m'as aidée pour ma survie sans vraiment le savoir, je t’ai donné tout l'amour que je pouvais et que je peux encore.Maintenant je n’ai plus de retenue ici sur terre.Ma volonté d’être forte pour une continuité sur terre ne peut plus continuer mais m'attire vers l'au-delà.J'ai tant de choses à régler avant de partir et la chose la plus importante pour moi ne peut que tenir à un fil et c'est toi, mon ange.Elle veut quitter la planète terre et ceux qui l'aiment, elle est aussi torturée par la vie, car elle s'acharne sur nous sans arrêter.C'est l'enfer et rien ne peut l’arrêter, nous sommes ses proies.Mon ange, ne me quitte pas et pour toi je resterai aussi et à travers cet enfer.Nous nous battrons pour y retrouver un peu de bonheur.261, Saint-Vallier Ouest Québec (Québec) G1K 1K4 TéL: (418) 523-4343 Fax: (418) 523-7986 .un tremplin vers une meilleure vie.Notre mission -Nourriture et gîte -Dîner 12h00 hommes, couples -Souper 17h30 femmes seules, familles Engagement social -Responsabiliser -Orienter -Collaborer La Qête Yves Boissinot pharmacien 7 La vie familiale de nos jours par Alain Dubé et ses amis de la rue Bien souvent, dans un contexte familial, les dépendances s’accumulent.La situation de la femme d’aujourd’hui est de plus en plus surchargée au niveau de ses responsabilités sociales, à cause du modèle qu’on lui impose.Elle doit jouer le rôle de l’homme, de la femme, de la travailleuse et de la mère en même temps.Dans une société qui consomme toujours plus, certaines vivent de l'insécurité, de l’angoisse dans certaines situations, allant jusqu'à vivre certaines inquiétudes face à leurs rêves.On cherche souvent à l’extérieur pour trouver ce qu'on a perdu à l'intérieur de nous, parce qu’on ne s’aime pas soi-même.Une plus grande charge de travail, en plus d’affecter tous les membres du noyau familial, entraîne plus de responsabilités financières et le désir de se sentir productif tout en voulant avoir une famille.Tous ces facteurs poussent les gens à devenir dépendants l'un de l'autre puisque toutes les charges sont maintenant divisées selon le nombre de membres actifs.D est donc plus difficile de voir ses objectifs atteints lorsqu’on est seul à porter le fardeau que lorsqu'il est partagé avec un ou une conjoint(e).La dépendance dans le couple.Plusieurs facteurs influencent les relations entre individus : communication, surcharge de travail, iniquité salariale car l’homme bien souvent travaille à un salaire plus élevé et la femme gagne moins cher.La plupart du temps, elle travaille au salaire minimum, en plus de faire des heures supplémentaires.Des inégalités sociales se créent.On observe un manque de débouchés vers l'emploi et un manque de temps pour éduquer les enfants.Et l'impact sur leur éducation?La dépendance des parents face à leur travail, provoque une certaine négligence de leurs enfants qui se retrouvent souvent seuls.À manque de support, moins de motivations.JErljfèvue Reportage Certaines femmes qui vivent en région éloignée où les ressources d’aide ne sont pas facilement accessibles, font face à des dépressions et des troubles psychoaffectifs.Elles sont ainsi vouées à la dépendance à cause de plusieurs facteurs : perte d'emploi, changement dans les habitudes de vie, dépendance à l'alcool, aux drogues, aux jeux, etc.Ceci a un impact sur l’éducation des enfants.Dépendance matérielle, pression (stress) sociale, manipulation psychologique.Certains phénomènes sociaux sont liés à la dépendance, comme l’orgueil, la jalousie, l'égoïsme, la haine, le mensonge, la méfiance, l'agressivité, pouvant mener à la dépression et à d’autres phobies sociales telles les provocations, les abus de pouvoir, l'ignorance.Nous cachons la vérité et nous n’avons plus notre dignité parce que nous sommes à la recherche d'un statut social.Ce qui amène à des troubles du comportement ou à certains phénomènes de dépendance, mène souvent à la séparation suivie d’un divorce dans certains cas.Certaines personnes sont à la recherche de fréquentations.Elles n'ont pas le temps de connaître la personne, ni d'établir de relation stable.Les gens veulent un service toujours plus rapide sans être dérangés par les contacts humains.Donc nous ne sommes plus dépendants des autres, mais des choses matérielles.Dans une société qui est de plus en plus individualiste, on pousse les gens à se centrer sur eux-mêmes.On attribue à ces situations certains problèmes de santé mentale.De plus en plus de gens vivent seuls, le nombre de célibataires ne cesse d'augmenter, ce qui conduit à un plus grand nombre de familles monoparentales, éclatées.On vit avec une génération qui gardait le silence autrefois.8 Témoignes^ Le dimanche de Pâques par Bernard St-Onge Chez nous, au temps de l'enfance bénie, le dimanche de Pâques était ponctué de plusieurs rituels.Il y avait ma tante, la sœur de mon père, qui nous faisait sa visite annuelle, et qui, aux dires de ma mère, nous amenait le soleil et le beau temps de Québec.Parce qu'inévitablement, enfin c'est le souvenir que j'en ai, le soleil se' considérait invité pour illuminer 'notre réunion de famille et faisait fondre, lorsqu'il en restait, les dernières traces de neige, une neige moribonde, dont de quelques coups de pelle s'il le fallait, on achevait le règne pour enterrer jusqu'en novembre prochain la morsure de l'hiver.Et puis, ma tante emmenait mon grand-père dans ses bagages, qui lui, emmenait d'énormes cocos, dans ses bagages à lui, des lapins en chocolat, que ma mère, les jours suivants, grignoterait en cachette sous prétexte de faire le ménage dans nos garde-robes.Mais surtout, le dimanche de Pâques se vivait sous la musique de Bach qui ensorcelait, baignait, sanctifiait la célébration en famille.Finalement, c'était le seul jour de l'année où l'on pouvait s'empiffrer de six (oui 6) croissants chacun.Ce n'était pas de lourds croissants européens, mais presque : de délicieuses pâtisseries au beurre.De la visite, de la musique, des croissants et du chocolat, nous fêtions le Christ ressuscité et nous sortions de l'ermitage, du long et rude hiver, pour notre premier vrai bain d'amour de soleil et de lumière.J'ai des souvenirs heureux de ces dimanches de tranquille joie, de tendre harmonie.En 2003 soyez au centre des idées avec le Centre de Conférences de Québec Sendee d'organisation professionnelle Congrès - Colloques - Conférences 200 à 1 000 participants m m Nous offrons également: Infographie (cartes, dépliants, photocopies) Location d'équipements Location de salles Services-conseils en gestion d'événements Conception de site web Pour OSBL c’est 10,00$ /an r OSBL ^ 1 page web et hébergement dans Répertoire des organismes de conscientisation icamniii ESPERANZA ;, Vers de nouvelles stratégies « \ en partenariat avec les comn Commandez les actes di Esperanza a reçu l'appui de PUNESCO 647-1375 La Qjêle 9 ürlflfevue Reportage Photo de gauche à droite, Andrée Boucher, Madeleine Cloutier, Claude Vachon, Lise Paquet Communiqué Le 13 février dernier avait lieu le lancement officiel de la nouvelle programmation de l'Horizon.L’Horizon est un organisme faisant la promotion du développement personnel et regroupe des personnes responsables de familles monoparentales, que ces personnes soient seules, en couple ou en recomposition familiale.Leur objectif est d’apporter de l'aide, du soutien moral, favoriser l'épanouissement personnel, briser l'isolement, informer et aider à développer de nouveaux modes de vie.Sont au menu des activités: déjeuners-causeries, danse, randonnées et sorties diverses.Pour plus d'information sur les services offerts par cet organisme ou pour avoir l'horaire complet des activités, vous pouvez communiquer au 651-8027 ou encore aller visiter leur site internet à l'adresse: www.horizonfamillesmonoparentales.qc.ca ___________ComniJ^iqué Journée mondiale des droits du consommateur Hausse du tarif d’électricité: Préoccupation pour les ménages à faible revenu Montréal, le 14 mars 2003 - Dans le cadre de la journée mondiale des droits du consommateur, le 15 mars, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est préoccupée par les hausses éventuelles des coûts de l'électricité pour les consommateurs québécois.En effet, Hydro-Québec Distribution est à la veille de déposer des demandes de hausses des tarifs résidentiels à la Régie de l'Énergie.Ces hausses de tarifs risquent d'avoir des effets importants sur le budget de plusieurs ménages et particulièrement, ceux à faible revenu.Aux dires de Monsieur Gilles-André Paquin, président de la CACQ, «d'éventuelles hausses de tarifs d'Hydro-Québec ont pour conséquence directe d'appauvrir plusieurs familles aux prises avec des difficultés budgétaires importantes.Et Cela, dans un contexte où la faible disponibilité de logements ajoute aux pressions sur les ressources financières de ces ménages et les oblige à moyen terme à faire des choix déchirants».En effet, l'actuelle pénurie de loge- ments dans les grands centres urbains du Québec crée une situation où les propriétaires peuvent en profiter pour augmenter le prix des loyers.Plusieurs ménages à faible revenu se retrouvent donc dans des conditions de logement difficiles.Des solutions, comme la construction de logements sociaux et la poursuite du programme d'efficacité énergétique afin de minimiser les coûts attribués au chauffage, sont des préoccupations indissociables à ce dossier.Les 26 associations de consommateurs membres de CACQ sont préoccupées par les effets de la division artificielle d'Hydro-Québec en quatre entités.Cette scission, réalisée suite à l’adoption de la Loi 116 en 2000, a pour conséquence, entre autres, de répartir artificiellement les profits globaux générés par la société publique.Ainsi, la division Distribution devient déficitaire alors que la division Production qui vend l’énergie à 2,79 d le Kilowattheure, prix fixé par décret sans vérification d’aucune instance indépendante, devient rentable.Donc Hydro-Québec tente par ce stratagème de gonfler encore ses profits en utilisant comme prétexte cette division virtuelle de la société d'État.Selon notre analyse, il est important de considérer que, dans les faits, Hydro-Québec déclare, pour cette année, des profits inégalés de plus de 1,1 miliard de dollars.Dans ce contexte, «il est aberrant que les consommateurs québécois risquent de se faire refiler une facture pour des raisons qui n'existent pas dans la réalité», de dire Gilles-André Paquin.La Qiêfe 10 Jémoignc@3 La nouvelle du jour Je n'écoute plus beaucoup les nouvelles à la télé Ce ne sont que des nouvelles de la mort Je veux entendre parler de la vie Il n'y a que la bonne nouvelle GM Ce qui me fait dire que Les Américains ne sont pas si méchants que ça Annoncez-nous les naissances au lieu des morts Et écoutez ceux qui ont atteint l'âge de raison Qui ont sûrement quelque chose à dire Comme disait la chanson Faites de vos nouvelles Un hommage à la vie qui bat Quatre mille personnes Sont mortes dans le World Trade Center Trente-cinq mille personnes Meurent de faim chaque jour C'est quoi la vraie nouveEe?Quel est le dernier crime?Où fut le dernier incendie?Quelle est la vraie nouveEe?Trente-cinq miUe êtres humains Des humains tout comme vous Sont morts aujourd’hui C'est ça la vraie nouveEe Comme tous les jours.Denis Masse Node soliloque Un jour lointain, Dieu réfléchit, Et le voilà qu’il se dit : «n n'est pas bon que l'homme soit seul».Alors il créa la femme D’une côte de l'homme Pas une côte d’Abraham, Mais tout comme.C’est à ce moment que ce cher Dieu Inventa la solitude à deux.Un jour lointain, l'administration réfléchit Et, tel un dieu d’occasion, Inventa les ceUules à deux lits Dans leurs gracieuses prisons.La sohtude à deux existant déjà Par ce moyen génial on trouva Le moyen de l'augmenter.«Plagiat»! Il est des gens qui ont le don fatal D'aEumer en plein jour un fanal Pour qu'on voie mieux sa propre misère Pour qu'on sente bien l'hiver S’instaEer dans nos veines À longueur d’années pleines.Si je croyais encore à quelque Dieu Sans doute je le prierais Mais je m'abstiens, ça vaut mieux, Au cas où il réfléchirait.Jacques Pruneau La Qête n Jémoignc@e Chute libre par Antoine Faucher Un individu se retrouvant en l'absence de structures référentielles s'écroule.De toute évidence son énergie psychique sera soumise à la chute libre, ce qui devrait ramener son existence au vide et à la fermeture élémentaire à beaucoup d'ethnocentrismes connus.Tout individu ou toute société qu'on isole au nom de ces mêmes valeurs se verra rapidement dépérir.Dans cette 3e guerre mondiale qui semble pratiquement établie, ainsi que devant les multiples intégrismes religieux qui nous demeurent supposément étrangers, «nous combattons un mensonge absolu au nom d’une demie-vérité.» Pour donner un exemple concret, «nous avons appelé l'Ordre Nouveau du Nazisme un mensonge absolu parce qu’il refuse l’éthique propre à notre espèce, parce qu'en proclamant que la force prime le droit, il abaisse la Loi des hommes au niveau de la loi de la jungle, et en proclamant que la race est tout, il abaisse la sociologie au niveau de la zoologie.» (Arthur Koestler dans Le Yogi et le Commissaire).Somme toute, rien de plus vérifiable que l'atmosphère scientiste et mécanique mystique dans laquelle nous nageons et qui est le reflet des forces de l’existentiaüsme philosophique et qui masque son manque d’éthique et de finalité qu'on devrait d'ailleurs lui avoir déjà clairement attribué (et c’est là que réside la demie-vérité), mensonge d'imageries simiesques, grotesques et finalement tout à fait horrifiantes en soi, puisque l’absurde y prédomine et crée dans nos vies, le chaos, le vide et la confusion.La difficulté reconnue de l'attitude scientiste repose habituellement sur les définitions de hasard, de loi et de finalité.Nous n’aurons jamais assez réfléchi sur les implications sur nos vies et nos libertés de ces trois aspects de la question.Elles demeureront fondamentales, d'autant plus que nous semblons à l'aube de découvertes et de réponses aux mystères de la vie biologique.Panthéisme, profanation, mythologie, sectorisation, ségrégation, libéralisme, religions sont toutes des' forces qui engendrent le « lieu de l'Homme » dans ce que nous appelons habituellement la «Culture».À l’exemple du musicien connu, Frank Zappa, clown psychédélique qui nous rappelait d'ailleurs au début de sa carrière le sort étrange qu'il réservait au genre humain (Plastic People), on prend conscience du symbole le plus parfait de l'ironie flegmatique et parfois même raciste propre aux Anglo-Saxons.«The head won't move until it walks».(L'esprit des mentalités dans nos têtes ne bougera que si les corps sont en mouvement.) Perceptions des aspects dynamiques et non plus des états statiques.Espérons peut-être voir naître la fin de la «terreur sacrée», tabou et outils des «profanateurs freudiens», par exemple.Que la justice soit remise à qui de droit comme étant d'ailleurs la clé qui ouvrira les portes de l’EDEN à ceux qui sont déjà si perclus et prisonniers de mécanismes propres aux répressions hégémoniques, gages de l'autorité et du pouvoir souvent si corrupteur de l'Argent.Bienvenue dans le «Meilleur des mondes».Selon le réaliste et idéaliste Aldous Huxley (et Marx pourrait aller jouer avec ses bébelles dans sa cour), Epsilons, Deltas, Kappas, Alphas, Bêtas représenteraient les cinq engrammations fondamentales propres à toute notre organisation sociétale moderne.Chacune de ces engrammations possède ses rôles distinctifs et toutes sont soumises au SOMA, drogue du bonheur.On s'y reproduit par le biais de bébés-éprouvettes dans un monde idéal et utopique où l’inadapté, l'indien masochiste, se pend sur une peine d’amour.J'aurais compris! 12 __Réfl^^n Wm L'an dix La civilisation des oiseaux.par Denis Masse En l'an dix million, les humains, victimes de leur folie, sont disparus depuis longtemps.Les oiseaux forment maintenant une civilisation « avancée».Au bas de l'échelle sociale, il y a les moineaux et les pinsons qui se partagent un arbre pour plusieurs.Et en haut, les faucons volent et descendent pour prendre leur tribut auquel ils ont évidemment droit.Entre les deux il y a les corbeaux qui ont un ou plusieurs arbres, desquels ils ont chassé les petits oiseaux.Et puis il y a ceux dont l'arbre ayant desséché ou brûlé dans un incendie de forêt.Ils doivent se contenter de la graine sociale (GS).Eh oui! plus ça change plus c'est pareil.«EURÊKA» par Jacques Bouliane Non pas la fin du monde mais la fin d'un monde : La Bible prédit la venue d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre, renouvelés par le SAINT-ESPRIT.Christ va venir régner comme Roi suprême et mettre un terme aux guerres, à la maladie, aux désastres et à tout ce qui est mauvais.Seras-tu de ce monde renouvelé?Si tu veux, tu dois accepter Jésus comme celui qui va te donner accès à ce paradis.C est par lui que tu dois passer car il est le chemin, la vérité et la vie.Ce que tu as à faire, fais-le vite, Dieu attend la décision que tu le laisses entrer dans ta vie.DU LIVRE LA VISION DE DAVID WILKERSON % T théti T O i U J J \J X 6227 13 15 Jémoigncj^^ Entre deux marches par Nancy McKinnon Bien que le soleil brillât comme le cœur d’un enfant émerveillé, j’étais plutôt d’humeur sombre voire orageuse ce jour-là.Rien de mieux qu’un pique-nique en pleine nature pour me changer les idées! Mais où?Peu importe, en autant qu’il y ait de l’eau à admirer et à entendre! Je remplis rapidement mon sac à dos et au bout de deux heures de voiture je trouvai ce que je cherchais.H y avait une chute, une belle grosse chute adjacente à un joli parc où je mangerais tantôt lorsqu'il y aurait moins de monde.Au pied de la chute qui me rendit de bonne humeur, il y avait une bande où j'étalai une longue serviette de plage.Je décidai d'y déguster une bière et de me détendre.J’allumai une cigarette et scrutai la chute (Et si je me faisais prendre avec ma bière?C'est interdit ici! et puis qu'ils aillent se faire foutre!).Comme j'aimais les effets de couleurs que les rayons du soleil faisaient dans cette masse d'eau en cascade! Mais plus j'admirais cette beauté de la nature « polie.» par des millions d'éclats, il y avait quelque chose qui m'agaçait.Dans ce- parc paisible où tout semblait normal, quelque chose me disait que cela semblait justement trop normal et ça provenait de la chute.Même si je me traitais d'imbécile et de paranoïaque, rien ne me fit changer mon impression.Je repris mon sac à dos et commençai à avancer vers la chute et bientôt j'eus de l'eau jusqu'aux cuisses.«Réveille-toi!» Je ne sais qui avait crié ça mais cela me fit sortir de ma torpeur car je réalisai soudain que si j’avais continué d'avancer, j’aurais sans doute été «avalée» par la profondeur de l'eau qui m'attendait à quelques pas.Mais il fallait à tout prix que j'aille au pied de cette putain de chute! Je contournai son centre par la «clôture» de roches qui semblait la protéger de part et d’autre.Je n’ai aucune espèce d’aptitude pour l'alpinisme ni pour me déplacer avec grâce et sans heurt sur une digue de roches inégales et pointues.Mes genoux étaient en sang mais j'avais atteint la chute.Je pris deux bonnes rasades d'eau de ma gourde.Ici, le bruit de l’eau était assourdissant! À quelques pieds de moi, j’aperçus un banc de bois verni brun foncé plus étroit qu'un banc ordinaire et sans dossier même s’il me faisait inévitablement penser à un banc d’église.La longueur du banc se perdait dans l'eau bouillonnante.« Et qu’est-ce que je fais maintenant?», me dis-je avec force.Aller à la partie visible du banc, mais comment faire sans que je sois projetée dans le cosmos par la force de l’eau?Et puis pourquoi le banc n'était-il pas complètement caché par les jets d'eau?«Fais tes prières, ma fille», entendis-je.- «Mais qui a dit ça bordel?», m’écriai-je.- «Moi, la partie du banc que tu ne vois pas.» Je criai : «C’est impossible, fous-moi la paix!» Y avait-il de la drogue dans ma bière?Je pris mon élan et atterrit en équilibre précaire quelques pieds plus loin sur la partie visible du banc.La chute était devant moi comme un miroir vivant.J’étais toute mouillée et je tremblais un peu de froid en espérant que mon sac à dos tienne le coup.Mais quelle était l'importance de ce sac ici?Rien ne me servait de me poser tant de questions car il y avait trop d’invraisemblances ici! Je devais aller derrière ce miroir d'eau (ouais, comme dans les films), j’étais certaine qu'il cachait quelque chose.Je levai la tête et quelques jets d'eau s’écartèrent juste le temps de voir une espèce de gros œil sculpté dans le mur de roche d'où une corde pendait de son iris.Sans réfléchir, je bondis sur la corde.Le mur sembla reculer.Quelques minutes de plus et je me retrouvai sur une pierre plate.La chute faisait comme un rideau derrière moi.Je remarquai d'autres pierres plates sur la paroi rocheuse.Elles formaient un escalier mais la hauteur entre elles était presque digne d’un escalier pour géants.Je ne voyais plus l'œil mais je tenais la corde entre mes mains rougies par sa rugosité.Je décidai de prendre une autre bière en attendant de décider de ce que j'allais faire.Pendant que je fumais une cigarette, je remarquai qu'il y avait une partie de la paroi rocheuse entre deux pierres plates qui se différenciaient du reste.On aurait dit qu'il y avait une cavité derrière une sorte de toile de lichen spongieux.Mon sac remis LaQêïe - ' * 14 - . sur mes épaules, je m'agrippai à la corde et me mis à grimper pour atteindre la « toile ».Plus j'approchais de l'endroit, plus la corde se faisait poisseuse et j'avais un mal fou à ne pas tomber.Quelqu’un ou quelque chose semblait ne pas vouloir que j'atteigne mon but obstiné.Lorsque j’arrivai à la hauteur du lichen, je donnai un grand coup de pied dedans et je fus happée à l’intérieur de ce que je crus être une grotte.Une minute de plus et la corde-suicide glissait hors de mon atteinte.Je remarquai d'abord le sol qui était üsse comme de la glace.Une espèce de chemin s’y dessinait par des poignards plantés dans le sol et dont les lames brillaient de couleur rouge, ce qui servait étrangement de lumière.Les murs étaient de roche et suintaient.Des ténèbres d'une terrible épaisseur me cachaient la hauteur du couloir étroit dans lequel je me mis à marcher en claquant des dents (j'avais peur).Brusquement, je me retournai et les glaives étaient croisés entre eux.Je ne pouvais revenir sur mes pas sans me les enfoncer dans les pieds.Le couloir se refermait donc derrière moi aussitôt que je faisais quelques pas.J’aperçus une pièce à ma droite où se déroulait une scène que je qualifiai comme la plus plate et la plus étrange que j’aie vu jusqu’à maintenant.Je me voyais dans une petite épicerie spécialisée en desserts et charcuteries fines, en train de commander ce que je voulais à la petite serveuse au comptoir.Je m'entendis dire : « S.V.P.deux gendarmes, dix tranches minces de salami hongrois piquant, dix de salami d’été, dix de pepperoni sec et cinq tranches de viande de grison.Ajoutez-moi votre fameux pam aux fines herbes s.v.p.».Et puis j'avais payé mais la serveuse continuait d’appuyer sur les chiffres de la caisse-enregistreuse obstinément, le regard fixe, le visage pâle, trop pâle et elle répétait inlassablement : « Merci madame, merci madame, merci madame.» - «Assez!, hurlai-je en fermant les yeux.S.V.P.26 gendarmes, dix tranches de.merde!» J’ouvris les yeux et la scène semblait bien décidée à vouloir se répéter indéfiniment.Je repris rapidement mon couloir aux poignards.Je ne sais pourquoi mais je ne pus m'empêcher de penser qu'entre mes 140 livres d'hier et mes 210 livres d'aujourd'hui, il y a tout un monde de souffrance non quantifiable et puis une autre pièce m'apparut à ma gauche.Je me voyais en train de prendre une photo du premier homme que j’ai aimé.Nous étions dans un restaurant, genre brasserie, puis il s’est levé pour m'embrasser en me serrant dans ses bras.Mais il serrait, serrait et je me voyais lui crier que j'avais mal, d'arrêter ça tout de suite et j'entendis un craquement d’os et comme il continuait de me serrer, je vis notre pichet de bière en fût qui débordait comme un volcan enragé et.«non!», hurlai-je.Je repris encore mon mystérieux couloir en marchant plus vite.J'ignore ce qui se serait produit si j'avais de nouveau regardé la scène.Je ne ipg -b-, m 1319, Maguire Slltery : „ y ; < * _ Prairie cCu mieuxlêtfe T T I I “H I I I j *»1l.www.ancrBdBsmots.ca-frL.ri y fi if JÜJtl EÉS& f s Pendules 15 voulais pas le savoir! Mais entre le premier et le dernier homme que j'ai aimé, il y a tout un monde de souffrance non qualifiable! J'avais besoin d'une bière et vite! Mes genoux s’entrechoquaient lorsque je vis une pièce à droite qui ne contenait qu'un gros coussin jaune.Je l’observai, rien ne se produisit.J'osai entrer mais loin de me sentir en sécurité et m'installai, je pris une bière et mon paquet de cigarettes et j'en allumai une.Bon dieu, c'était merveilleux! Où suis-je et pourquoi me dis-je.Entre la question et la réponse, il peut y avoir toute une vie qui engendre elle-même d’autres questions avec ou sans réponse mais toujours comme avec l’infini caché dans une équation folle pouvant engendrer la folie chez celui ou celle qui.«Ça suffit!», criai-je.Lorsque j'ai retrouvé mon calme, je fouillai dans mon sac à la recherche de quelque chose de comestible à me mettre sous la dent.Je n'avais aucun souvenir du pique-nique que je m'étais préparé.J'ouvris un petit sac de papier qui contenait un gendarme tout noir et qui dégageait une odeur écoeurante.Je le jetai derrière moi.Je savais fort bien que ce genre de saucisse séchée et épicée ne pouvait avoir pourri depuis ce matin mais tant pis.Mon sandwich aux œufs était foutu aussi.Je grignotai des fruits séchés avec des noix, des arachides et des graines de tournesol bien salées.Comme j'allais partir, mon coussin se mit à bouger dans tous les sens comme si une monture exaspérée tentait de dire : « Enlève-toi de sur mon dos ».Je ne me le fis pas dire deux fois! Je courus pour rejoindre mon couloir et lorsque je regardai de nouveau la pièce, il y avait un énorme tournesol qui marchait littéralement vers moi.« C'est absurde! », dis-je très fort.Et je vis en son centre une centaine de minuscules lames qui se pointaient vers moi et deux orbites vides se formèrent et une bouche, non, une gueule béante pleine de dents pointues criait : «J'ai pas besoin d’une boussole ni d'arc-en-ciel pour me tourner vers le soleil », dit la voix d'outre-tombe en s'amplifiant.Le maudit tournesol ressemblait à un pantin ridicule qui dodelinait de la tête mais qui, menaçant, se rapprochait dangereusement vers moi.Je lui lançai une bouteille vide et elle éclata en mille morceaux lorsqu'elle l'atteignit.L’heure de la panique avait sonné! Je voulus revenir sur mes pas et m'élancer hors de la cavité avec la corde (si elle était toujours là) mais les poignards toujours croisés rendaient la tâche impossible.Je me suis mise à courir dans l’étroit couloir en hurlant : «Mais qu’est-ce que je vous ai fait, bordel?», ignorant qui ou quoi incarnait le «vous».«Qu’est-ce que je vous ai fait, qu'est-ce.» - «Chut! Calmez-vous ma p’tite dame, nous allons vous injecter un calmant pour vous aider, restez tranquille».La voix était paisible, solide, rassurante.Quand j’ouvris les yeux, je reconnus les lieux : j’étais aux soins intensifs! «C’est une sacrée chute que vous avez faite ma p'tite dame», dit le médecin.«Je crois que ceci est à vous mais les bouteilles sont cassées», ajouta-t-il.- «Mon sac à dos! », m'écriai-je avant de sombrer dans le sommeil.Mais juste avant de m’endormir, je me souviens avoir saisi la main du médecin et je lui demandai: «Docteur, qu'y a-t-il entre une réalité logique et un réel grotesque, absurde et, docteur, que faire avec un réel tangiblement absurde et une réalité qui devient folle même si le cerveau, lui, est encore «en mode sain» et entre.» - «Chut! Doublez la dose s.v.p., elle est trop agitée! » Un an et demi plus tard, je me souviens encore de ce qui s'est passé mais juste avant de me réveiller aux soins intensifs comme je vous l'ai relaté, ils m’ont fait voir un psychiatre car j'avais d'étranges questions semble-t-il mais jamais je ne lui racontai le récit de mon aventure.(Évidemment!) Je suis presque complètement rétablie après tout ce temps d'hôpital et de psychothérapie ainsi que de sommeil «forcé» par la médication car j'ai des troubles du sommeil depuis ce que je n’arrive pas à nommer autrement que «cette aventure».Qu'est-ce qui est arrivé dans ce cauchemardesque moment où je criais : «Qu’est-ce que je vous ai fait?», fuyant le monstre-tournesol dans le couloir de glaives, et le «Chut (.)!» du médecin aux soins intensifs ?Quelle relation y a-t-il entre l'espace et le temps?Je ne sais qu'une chose : c'est qu'entre deux marches d'un escalier de cave que vous grimpez à toute vitesse dans le noir parce que quelque chose d'invisible mais d'épouvantable vous poursuit, il y a tout votre sentiment d’angoisse «à la puissance dix» et tout un monde de peurs.La Qjêîe 16 Témoignage «AU you need is love!» par Véronique Manascu ai essayé d'établir d’après mon expérience personnelle, quelques pistes pour s’y retrouver dans le dédale des problèmes de l’humanité! Situe, définis le problème : Où es-tu?Comment te sens-tu physiquement?Le cerveau a besoin de matières premières! Une alimentation équilibrée : de l’eau, de l'air, de la lumière.Faire travailler ses pieds et ses mains.V Qui es-tu?À long terme, vision globale, plan de vie.Définir des étapes, des buts partiels.Le prochain pas Selon tes forces, du connu à l'inconnu, du facile au difficile Selon la logique, en t’adaptant aux autres En utilisant les ressources à ta disposition Règles d’or pour la route La simplicité Être tendre : on ne règle rien par la violence et il faut peut-être commencer par ne pas trop se faire violence, apprendre à aller selon sa nature Laisser venir à soi les solutions : anêter de refuser en bloc r Ne pas se laisser écraser : reconnaître sa grande force intérieure Être ouvert : à toutes les occasions d'apprendre, à changer en cours de route Ce que tu as, tu dois l’utiliser Ce que tu reçois tu dois le passer au suivant (C’est le pouvoir miraculeux du don, du partage des biens et des idées.On a tous quelque chose à donner, ne serait-ce qu’un sourire) Ce que tu peux faire, tu dois le faire de la meilleure façon possible en pensant aux conséquences.All you need is love!.Et un peu d’espoir (5|>] Desjardins Caisse populaire de Québec Sièfte social 550, fue Si-Jean QuérxK QuOi>ec‘ CIR 1P6 418 522 f>806 lW*cor)?
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