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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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La Quête : journal de la rue, 2005-04, Collections de BAnQ.

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numéro 66 avril 2005 Journal de la rue il O 11 M CON (Dossier : beu comipejesof wïim CHANCt 01 La Quête Le journal de la rue Avril 2005 SOMMAIRE numéro 66 Mot de la rédaction Pierre Maltais .Éditorial La complicité criminelle de l’État Martine Corrivault .DOSSIER ET REPORTAGES Le jeu: quelques faits saillants La probabilité de gagner contre un ALV Nathalie St-Pierre .Pour miser sur la guérison Nathalie St-Pierre .Briser le silence Lisianne Tremlbay.35 ans de loterie au Québec 9 Dénonciation qui vient de haut.10 Deux bars, dix appareils.10 Le parti-pris jeunesse de la maison Dauphine Martine Corrivault 11 et 12 Chroniques et opinions Les moutons de l’ayatollah Martine Corrivault.13 Appui à Sophie Chiasson 14 Des nouvelles de notre monde 16 et 17 Pâté chinois .18 Le monde selon Julie .19 Le journal de Nichouette 20 Essais et créations La phrase Bernard St-Onge.21 Les bras de dépendance Louise Doucet.22 Le sens du pardon Christiane Voyer .23 Héros parmi nous Marie Nassif .23 Vortex Maurice G.Garneau.23 Si tu partages ton pain Auteur inconne.24 Paix et violence Yvan Bouchard.24 Notre mission La quête est un journal de rue.Il donne la parole aux démunis, à tous ceux qui ne trouvent pas la place pour faire entendre leur voix.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui concernent les plus démunis.Lameilleure vendeuse pour le numéro de mars 2005 : Marie-Louise D’Anjou Vous pourrez la voir à son poste sur la rue Cartier.Bravo Marie-Louise! Deuxième meilleur vendeur Jacques (Coco) Bisson Troisième meilleur vendeur Pierre Lachance Félicitations à tous les trois ainsi qu’à tous nos camelots ! 2 La Quête Avril 2005 Mot de la rédaction L’actualité et la Quête Plusieurs événements ont marqué l’actualité des dernières semaines.D’abord, l’affaire Sophie Chiasson qui a finalement entraîné la disgrâce de notre ayatollah des ondes.Les bévues à répétition du gouvernement Charest, dont la grève des étudiants qui veulent absolument récupérer les 103 millions coupés aux prêts et bourses.N’oublions surtout pas l’affaire Terry Schiavo.Et, il ne faudrait pas passer sous silence non plus les actes d’homophobie commis à l’encontre du Groupe Gai de l’Université Laval sur le campus même.De notre côté, sans trop faire de bruit nous poursuivons notre petit bonhomme de chemin.Selon ce que nous rapportent nos camelots, nos lecteurs sont heureux des changements qu’ils constatent à la Quête.C’est très encourageant et nous vous en remercions.Dans la mesure de nos moyens, nous essayons de faire de notre mieux.Dans cette optique, nous traitons ce mois-ci du jeu compulsif.Qu’est-ce que le jeu compulsif?Comment devient-on un joueur?Est-ce une maladie?Dans quelle catégorie de la population retrouve-t-on ces gens0 Les jeunes peuvent-ils devenir des joueurs compulsifs?On tente de répondre à ces questions dans la présente édition.Vous aurez aussi l’occasion de lire un reportage sur la maison Dauphine, un organisme qui se consacre aux jeunes de la rue et à leur avenir.Découvrez aussi notre grain de sel dans la soupe de Jeff Fillion et la position d'un important regroupement de femmes sur le comportement de CHOl à 1 égard de Sophie Chiasson et des femmes en général.Ne manquez surtout pas de lire la section Essais et Créations.En terminant, nous vous signalons que le dossier du mois de mai portera sur la famille monoparentale.Pour cette édition, vos textes ou opinions sont les bienvenus et ils doivent nous parvenir au plus tard le 15 avril.Bonne lecture à tous Pierre Maltais, éditeur Pour nous joindre : Journal La Quête, 729, Côte d’Abraham, 2e étage, GIR 1A2 Au téléphone : 649-9145.Télécopieur : 649-7770.Courriel : laqueteiournalfevahoo.ca Site Web: www.archipelentraide.com P.-S.Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans la Quête, n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Nous vous rappelons que le dossier du mois mai est La famille monoparentale.ÉDITEUR: Pierre Maltais DIRECTION DE LA RÉDACTION: Martine Corrivault ÉQUIPE DE RÉDACTION JOURNALISTES : Nathalie St-Pierre, Lisianne Tremblay, Martine Cornvault Conception de la page couverture François Laverdière et Pierre Maltais Montage: François Laverdière et Pierre Maltais COLLABORATEUR-TRICE-S : Louise Doucet, Maunce G Gameau.Julie Côté, Bernard St-Onge.Chnstiane Voyer, Marie Nassif, Yvan Bouchard PUBLICITÉ : Pierre Maltais, Régent Gagnon PHOTOS : Pierre Maltais, Véronique Delisle (couverture) IMPRIMEUR : IMPRIMERIE Stampa Inc.(418) 681-0284 La Quête 729, côte d'Abraham Québec (Québec) G1R 1A2 Téléphone (418) 649-9145 Télécopieur: (418) 649-7770 www.archipelentraide.com laquetejoumal@yahoo.ca La Quête est distnbuée sur la rue en échange d'une contribution volontaire de 2 $.dont 1 $ revient directement au camelot Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l'Association nord-américaine des journaux de rue.Distri/bution Assef/menlée La Quête Avril 2005 3 Éditorial r La complicité criminelle de l’Etat Celui qui glisse machinalement une pièce de monnaie dans un appareil de jeu pose un geste très dangereux.Même s’il ne s’agit pour lui que de chasser l’ennui ou de passer le temps en attendant quelqu’un, ce geste anodin ouvre la porte d’un monde qui peut devenir infernal.Le jeu a toujours fait partie de l’univers humain, mais en demandant certaines habiletés, des capacités d’observation et de déduction.Partout les cartes ont longtemps été de toutes les réunions amicales ou familiales : une tile partie de 31 ou de Dame de pique ranimait une rencontre où la conversation traînait.Les mauvais perdants ne posaient de problèmes tant qu’on ne jouait pas pour de l’argent.Car, lorsque l'argent entre en compte, le plaisir de jouer se transforme.Celui qui perd veut se refaire et celui qui gagne, mesure sa chance.Entre amis, le mal reste contrôlable, mais pour certaines personnes, le jeu devient un besoin sournois à satisfaire.Les occasions se multiplient dans tous les milieux et sous toutes sortes de prétextes charitables et philanthropiques: tirages et bingos, compétitions sportives, etc.mais toujours dans des endroits de loisirs et détente très fréquentés.Officiellement, quand le gouvernement du Québec a mis la main sur l’orgamsation des jeux, tirages et bingos, il y a quelques décennies, c’était pour contrer l’emprise du monde criminel.Puis, avec Loto-Québec et l’ouverture des casinos, il a spécialisé son action et ses véritables motivations ont percé.L’État est devenu un grand tenancier qui récolte désormais plus d’un milliard $ chaque année par le biais du jeu.Ses maisons de jeux ne font pas appel à l’intelligence ou à la subtilité de la clientèle : les tapis verts ont vite cédé leur place aux machines électroniques pour de simples raisons de rentabilité.Le gratteux acheté à l’épicerie cultive et banalise l’habitude; l’appareil de loterie vidéo ( ALV ou vidéopoker) du bar où l’on risque une pièce, puis une autre, fait du joueur un esclave.Le drame commence parce que la machine obéit à un programme qui la fait gagnante.Rien n’oblige personne à jouer, mais celui qui commence ignore s’il pourra s’arrêter.On dénombre quelque 150 000 joueurs pathologiques au Québec.Et la majorité d’entre eux sont des victimes des différentes machines à jouer facilement accessibles, surtout dans les débits de boissons alcooliques.Bientôt, les nouvelles technologies feront entrer le vidéocasino dans votre maison pour solliciter tous les membres de votre famille via Internet Réveillons-nous ! L’heure de réagir a sonné tant pour l’État que pour chacun de nous.Différentes études montrent déjà l’étendue des dommages causés aux plus vulnérables des membres de nos sociétés, écoliers comme adultes travailleurs, professionnels ou chômeurs.Impossible de plaider l’ignorance.On peut féliciter le sénateur Jean Lapointe pour son projet de loi privé qui vise à restreindre l’accès aux loteries vidéo, en espérant qu’Ottawa se hâte de l’adopter mais, on sait déjà qu’il faudra plus.(Le Code criminel fédéral régit le jeu, mais une délégation permet aux provinces de s’en occuper.) Le mal origine de l’État tenancier qui banalise tout ce qui touche au jeu sous toutes ses formes, parce que ça lui rapporte des dividendes.Son emprise sur cette industrie n’en a pas écarté le crime organisé qui s’est simplement ajusté aux nouvelles conditions.Tout interdire serait inutile.Mais l’Etat, législateur, peut mieux baliser les procédés et cesser de faire le proxénète.Il doit aussi investir dans des campagnes de prévention contre le jeu plutôt que d’exciter les joueurs.Enfin, il doit rapidement intervenir pour soutenir les oiganismes et individus qui tentent de réparer le mal et les torts causés par une industrie que parraine .sa main gauche.Martine Corrivault t&Si j 2 9 frvîfg î -.a 4 La Quête Avril 2005 Dossier Quelques faits saillants Suicide ou jeu?Au cours des cinq dernières années, plus de 110 suicides ont été attribués à des problèmes de jeu, au Québec.Des statistiques de Santé et Bien-être Canada avancent que 26,8 pour cent des joueurs pathologiques (ceux qui ne peuvent contrôler leur besoin de jouer) ont tenté de se suicider.Les personnes qui vivent une dépendance aux diverses formes de jeu de hasard subissent une complète désorganisation de leur existence.Des statistiques fédérales révèlent que 37 pour cent de ces gens volent jusqu’à 5000$ par année à leur employeur.Ils sont 14 pour cent à s’absenter du travail des journées entières pour aller jouer et 36 pour cent finissent par perdre leur emploi à cause de problèmes reliés au jeu.Les gains rapportés par un seul appareil de loterie vidéo (ALV) sont en croissance libre depuis 1996.Cette année-là, l’appareil générait un profit de 15 000$; l’année suivante, le gain était de 25 000$; en l’an 2000, la machine infernale récoltait 50 000$; en 2001, c’était 10 000$ de plus et en 2003, le profit annuel de l’appareil atteignait 70 000$.Au Québec, une étude effectuée en 2001 révèle que cinq pour cent des joueurs avouent connaître un problème de jeu pathologique et chez les jeunes, le pourcentage atteint 10%.Pourtant, l’accès aux salles de jeux, casinos et appareils vidéo leur est légalement interdit.Les loteries automatiques, gratteux et autres leurres mènent à croire à une chance bien aléatoire.Même s’il est illégal de les vendre à des mineurs, ces billets instantanés servent d’initiation aux jeunes; lors d’études effectuées auprès d’élèves du secondaire, 44 pour cent des adolescents ont avoué avoir déjà participé à ce genre de loteries qui relèvent pourtant de l’État.Si la vente leur est interdite, l’usage ne l’est pas.Des travaux récent compilés par Serge Chevalier, chercheur invité au Centre international d’études sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes (université McGill) révèlent aussi des liens entre le jeu et les comportements délinquants.Ainsi, 49 pour cent des jeunes joueurs encore élèves au niveau secondaire, ont consommé des drogues au cours des derniers 12 mois.Pour jouer, les jeunes, comme leurs aînés qui désertent leur travail, n’hésitent pas à sécher leurs cours et à utiliser l’argent des repas et du transport pour satisfaire leur passion.Les nouvelles technologies qui font entrer le casino virtuel dans la maison familiale constituent ici une menace sérieuse.Loto-Québec annonçait l’an dernier, son intention de réduire la disponibilité des appareils de jeu dans les endroits où il s’en trouve déjà quatre ou moins, dans les grandes municipalités et là où le revenu moyen annuel des gens se situe à moins de 50 000$.Mais on en trouverait cinq et plus dans les 2/3 des locaux fréquentés par les joueurs.C’est dans les quartiers pauvres qu’on trouve le plus de permis d’appareils vidéo et leur plus fort achalandage est observé lorsque les chèques d’aide sociale arrivent.Des paris sûrs Ressources nourks joueurs conipulsife Jeu Aide et référence 1-800-461-0140 Centre de réadaptation LIbald-Villeneuve 2525, chemin de la Canardière, Beauport Téléphone : 663-5008 (Services thérapeutiques en externe) Centre CASA 4920, rue Pierre-Georges Roy St-Augustin de Desmaures Téléphone : 871-8380 www.centrecasa.qc.ca (Services thérapeutiques avec hébergement) Maison Au Seuil de l'Harmonie 2A rue de l'Église, Beauport Téléphone : 660-7900 www.seuil-harmonie.qc.ca (Services thérapeutiques avec hébergement) Centre d’aide aux joueurs compulsifs 2525, rue de la Canardière Beauport Téléphone : 663-1771 ou 1-866-66-1771 ioueurcomDulsifrtfihotmail.com (Services de sa Ben aux joueus et auxproches) Maison L’Odyssée pour joueurs compulsifs 717, rue Alfred, Ste-Marie de Beauce (418) 837-7071 ou 1-877-387-7071 info(a:maisoncb.com Sources : www.cvbcrsricnces.eom/cvber/3.0/n2332.as B www.ieu-compulsif.info www.roaisoncb.com Répertoire des ressources sur le jeu pathologique au Québec, Direction des communications du ministère de la Santé et des Services Sociaux, 2001 La Quête Avril 2005 5 Dossier La probabilité de gagner contre un ALV carte.Il y a autant de chances que vous retiriez la même carte que n’importe quelle autre.11 est donc faux de croire que parce que l’ALV « n’a pas payé » pendant 10 ou 15 tours qu’il le fera au prochain.Loteries et probabilités de faire fortune! Un ALV est programmé pour rapporter à Loto-Québec 180$/heure.Un propriétaire de bar qui a un appareil de loterie vidéo peut voir augmenter ses revenus de 28 000 à 60 000$ par année, ce qui correspond à 26 pour cent de l’argent qui a été mis dans l'appareil.Des recherches effectuées à l'Université Laval ont démontré que rares sont les personnes qui n'ont aucune pensée irrationnelle face au jeu.Même ceux qui comprennent les principes du hasard et des probabilités.Ce fait est explicable car le cerveau humain tente constamment de découvrir des liens entre les événements.Il est donc tout à fait naturel de croire que toucher l'écran de l’appareil de loterie vidéo ou de miser de plus grosses sommes augmentent les chances de gagner.Quoiqu’il en soit, la connaissance des probabilités de gagner peut influencer l’arrêt chez les nouveaux joueurs.Mais, qu’est-ce qu’un appareil de loterie vidéo ou ALV?11 s’agit d’ appareils électroni- 0 ques de jeux de hasard et d’aigent qui ne demandent aucune stratégie particulière et dont les lots sont déterminés au lancement du jeu et non pas au moment de leur arrêt par futilisateur.Ainsi, le bouton, levier ou pression du doigt sur un écran tactile afin de signifier à l’appareil de s arrêter n ont d utilité \ |a loterie 6/49, il est aussi probable de se faire frapper par un éclair lors que celle d’induire l’illu- d’un orage que de remporter le gros lot.les combinaisons possibles.ce qui, à raison de un chiffre noirci à la seconde, prendrait 2,6 années de votre vie.A la condition de ne jamais arrêter pour dormir! Avec toutes ces formes de jeux de hasard et d’argent mis à la disposition des québ-çois, Loto-Québec atteint un chiffre d’affaire de 3,7 milliards de dollars par année (source : Bilan financier 2004).Sur ces 3,7 milliards.de dollars, Loto-Québec a retourné 979 millions de dollars aux joueurs.ce qui représente à peine plus du quart de l'argent dépensé par les joueurs.Nathalie St-Pierre Loto-Québec, ça ne change peut-être pas le monde.mais ça ne l’enrichit pas non plus! sion d’un contrôle par (www.ieu-compulsif.info) 'utilisateur.Chacun des tours joués est indépendant, que l’appareil soit relié au réseau de Loto-Québec ou non.Concrètement, c’est comme si vous mélangiez les cartes d’un paquet, que vous en tiriez une au hasard et que vous la remettiez dans le paquet et le re-mélangiez avant de tirer une autre Qu’en est-il des loteries?La Mini-loto, ce petit billet à 50 sous, offre une chance sur 900 000 de gagner le gros lot.En ce qui concerne le 6/49, il est aussi probable de se faire frapper par un éclair lors d’un orage que de remporter le gros lot.En effet, la probabilité (chance) de rapporter des millions de dollars est de 1 sur près de 14 millions.La seule façon d’être certain de gagner le gros lot est de miser toutes Sources : wmv.evbersciences.com/cvber/3.0/n3216.asp www.ieu-comnulsif.info www.loto-cn.iebcc.com 6 La Quête Avril 2005 Dossier Pour miser sur la guérison Des expériences canado-améri-caines démontrent que le jeu est une drogue.De plus, des tests effectués avec un appareil d'imagerie par résonnance magnétique confirment que le jeu stimule les mêmes zones du cerveau que la cigarette, l’alcool et la drogue.Ces zones captent la dopamine qui est l'hormone du plaisir.Les tests prouvent également que plus le montant de la mise est élevé, plus le cerveau est stimulé.Heureusement, il existe des moyens de s'en sortir.Il faut tout d'abord garder à l’esprit que nous ne pouvons pas aider une personne malgré elle.Quoi qu’il en soit, si une personne de votre entourage a un problème de jeu compulsif, il faut lui en parler.Il est toutefois important de ne pas la juger.Parlez-lui plutôt de faits, de comportements observables.Par exemple, vous pouvez lui dire que vous avez constaté qu’elle passe trois soirs par semaine a jouer sur un appareil de loterie vidéo plutôt que de s’adonner aux activités qu’elle avait l’habitude de faire avant.N’hésitez pas à faire part de vos sentiments à la personne que vous voulez aider.Dites-lui que ce comportement vous inquiète et que cela vous touche.Par contre, ne portez pas de jugement de valeurs.Il ne faut surtout pas lui dire que vous trouvez stupide le fait qu’elle dépense son argent dans ces machines.Il est important de renseigner la personne sur les ressources disponibles pour l’aider.Vous pouvez également utiliser ces ressources pour obtenir des conseils sur la meilleure façon d’agir avec les personnes aux prises avec un problème de jeu compulsif.Enfin, protégez-vous! Expliquez à la personne, que par amitié ou par amour, vous ne lui prêterez pas d’argent et que vous ne l’aiderez pas à cacher son comportement face à son employeur, sa famille, etc.Aider quelqu’un qui n’a pas conscience de son problème n’est pas chose facile.Il se peut que celui-ci continue à nier son problème.Dites-vous que tous vos efforts ne sont pas vains et qu’il se pourrait bien que ce soit l'élément déclencheur du début d’une prise de conscience.Des joueurs donnent leurs trucs Gardez peu d’argent liquide sur vous et laissez cartes de guichet et de crédit à la maison.Évitez, pour un certain temps, de fréquenter les endroits de jeu.Demandez à votre banque de fixer un montant maximal de retrait quotidien peu élevé.Recommencez à pratiquer les activités que vous aimiez faire avant de vous adonner au jeu.Parlez de votre problème avec vos amis, garder le secret ne fait que vous rendre plus honteux.Consultez des professionnels.Pensez souvent à ce qui vous motive à arrêter de jouer.Utilisez le service d’auto-exclusion du casino.Des ressources disponibles Différentes ressources sont disponibles pour venir en aide aux joueurs compulsifs.Deux lignes d’écoute téléphonique sont en fonction 24 heures sur 24, et sept jours par semaine.Il s’agit de la ligne Jeu : Aide et Référence (1-800-461-0140) et de la ligne de la Fondation Mise sur Toi créée par Loto-Québec (1-866-SOS-JEUX).Les Gamblers Anonymes (654-3555) offrent des réunions hebdomadaires pour les joueurs compulsifs.Leur thérapie s’inspire de celle des Alcooliques Anonymes.Différents organismes proposent une vaste gamme de services et de thérapies pour les joueurs compulsifs.Pour plus d’informations, voir l’encadré en page cinq.La Maison L’Odyssée.pour une approche différente Une maison de thérapie de Ste-Marie de Beauce est consacrée uniquement à l’aide aux joueurs compulsifs.La Maison L’Odyssée offre une thérapie fermée de 28 jours.Il est alors possible de participer à des ateliers de groupe ou individuels, à des ateliers de relaxation, d'art-thérapie et de musicothérapie.Une psychothérapie selon l’analyse transactionnelle est également au programme.Cette analyse permet à la personne de prendre conscience des causes de sa dépendance aux jeux de hasard et ainsi en venir à s’en défaire.Nathalie St-Pierre < V %» Il faut d’abord garder à l’esprit que nous ne pouvons pas aider une Personne malgré elle.m La Quête Avril 2005 7 Dossier Briser le silence Les appareils de loterie vidéo (ALV) sont devenus un problème très important dont personne n'ose parler.Il faut briser ce silence puisque 160 000 Québécois seraient victimes du jeu, selon les données du recours collectif intenté contre Loto-Québec par Me Jean Brochu, lui-même victime de ce fléau.Loto-Québec diffuse sur son site web que ce nombre est gonflé.L’organisme croit plutôt que le Québec compte entre 35 000 et 56 000 joueurs pathologiques.Cette grande différence peut s’expliquer par la distinction faite entre joueur compulsif et joueur excessif, précise Hélène Hamel, coordonnatrice et intervenante du service télé- de 110 suicides ont été attribués à des problèmes de jeu au Québec.Pourtant, il existe des moyens pour les joueurs compulsifs de s’en sortir.Selon Mme Hamel, il faut d’abord que le joueur parle de son problème à quelqu’un.Souvent les gens attendent très longtemps avant d’en parler ce qui augmente l'ampleur du problème.« Nous offrons un service téléphonique anonyme ayant pour but de cibler un centre, dans la région du joueur, suceptible de l’aider à régler ses problèmes de jeu », ajoute Mme Hamel.L’isolement est un facteur entraînant l’envie de jouer chez le joueur compulsif.« Les joueurs compulsifs doivent fréquenter des gens n’ayant pas de problèmes de jeu.Cela afin de sortir ailleurs que dans les casinos », conclut Mme Hamel.de la région de Québec, âgés de 12 à 18 ans, reconnaissent avoir déjà parié de l’argent en quelques occasions et 13 pour cent d’entre eux affirment l’avoir fait de façon hebdomadaire.Les adolescents de moins de 18 ans ne sont pas légalement autorisés à acheter des gratteux ni à réclamer des gains pro fjja''§ïï amsjTëïcx CSS**** p- *-o ,2^ 29 jfr-' v:r _ |1Q49 3ième Avenue IT GLebec, Limottou, ü 529 3829 23H3QA2+HQO wmmzîm La Quête Avril 2005 15 Des nouvelles On fêtait la St-Patrick à la » i?: , .7 .* * » 0m& 1;‘;n SBMplkW* Ks w : JR .16 La Quête Avril 2005 /N de notre monde Dauphe le 17 mars dernier âftSiH mm eSKr
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