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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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La Quête : journal de la rue, 2008-01, Collections de BAnQ.

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No 98 janvier 2 Le magazine de rue de Québec 03 ¦*-> CO Q- :: Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec ¦¦Kl' Sommaire ¦¦¦HHHIiÜ MOT DE LA RÉDACTION n m» %1 hs mf ÉDITORIAL Pierre Maltais à «T* Jacqms™ LES FUMEURS ET LA CIGARETTE C’EST ICI QUE TOUT COMMENCE Marie-Hélène de Cardaillac CONTRÔLER SA DÉPENDANCE?Catherine Page ENVOLÉE EN FUMÉE ! julie Morin ¦;y Vv- QUELQUES MÉTHODES.Aline Charest QUAND LA LOI.Vanessa Nolin LA BOUCANE À L’HÔPITAL Guillaume Bérubé CAHIER SPÉCIAL PROSTITUTION - PAGE 22 à 32 LA FOURMI ET LA CIGALE Louise Cloutier LE REGARD Marie Nassif PAGE DE NEIGE Jacques Pruneau CHRONIQUE UNE SECOUSSE DE 3,9 SUR L’ÉCHELLE PANDÉMIQUE Diane Morin LES CARNETS.Martine Corrivault QUAND L’INTOLÉRANCE EST À LA MODE DU JOUR Robert Maltais Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 3 Le grand combat Dans un grand, grand village quelque part en Amérique du Nord, nommé Québec, la neige ne cessait de tomber, tomber, tomber.Et il faisait froid, froid, froid.C’était, tempête par-dessus tempête.Ça faisait des aimées que l’on avait vu autant de neige sitôt dans la saison à Québec.C’était tout simplement magnifique.Et, dans ce grand village, une grande bataille se préparait.En effet, deux clans allaient s’affronter avec des mots qui seraient édités dans le célèbre journal du village, La Quête.Toute cette histoire a commencé quand le journal La Quête prit la décision de parler du phénomène de la cigarette dans notre société québécoise.Le rédacteur en chef de La Quête, Jacqus Dumaistus (Jacques T.Dumais) décide alors qu’il va sonner la charge contre les irréductibles fumeurs dans la prochaine édition.Sachant cela, un camp adverse s’organise et est dirigé par lechroniqueur Robertix Maltaisix (Robert Maltais) qui décide d’y aller à fond de train avec ses valeureux guerriers et leur potion magique « la cigarettix ».Quel combat! Ce sera aux lecteurs de décider qui a tort et qui a raison?Qui remportera ce combat de lettres?A vous chers lecteurs d’en décider! La Quête vous met en garde.La cigarette, les fumeurs et les non-fumeurs sont le thème du ce mois-ci.Il y a plusieurs autres articles sur la cigarette, tous plus intéressants les uns que les autres, écrits par nos talentueux jeunes journalistes.Vous prendrez plaisir à les lire.Parlez de ces sujets entre vous, soyez critique, échangez avec vos amis.Faites-vous une opinion et embarquez dans ce grand combat avec nous.Prenez position et envoyez-nous avant le 15 janvier 2008 votre opinion ou vos commentaires ou votre vote par coumel à laqueteiournal@vahoo.ca ou par la poste à Journal La Quête 190 St-Joseph Est, Québec, Qc, G1K 3A7, ou bien par fax au 418-649-7770.Nous vous ferons savoir dans la prochaine édition quel clan se sera mérité la faveur du public.Le journal La Quête et tous ses collaborateurs profitent de l’occasion pour souhaiter à tous une très Belle Année 2008.Bonne lecture à tous Pierre Maltais l’gditffur Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour février 2008, nous parlerons des soldats et de l’armée.Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Guillaume Bérubé, Aude Brassard-Hallé, Marie-Hélène de Cardaillac, Aline Charest, Jacinthe Dostie, Pascal Huot, Julie Morin, Vanessa Nolin, Émilie Proteau, Maxime Rioux, Catherine Pagé CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury.Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Manon Alarie, Louise Cloutier, Pascal Huot, Alcide Labrecque, Marie Nassif, Jacques Pruneau, Lisette Roy.JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin JEU SUR LE ROMAN Pascal Huot PUBLICITÉ Caroline Alain et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE La Quête PHOTOS Aline Charest.Pascal Huot, La Quête IMPRIMEUR Les Impressions STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue en échange dune contribution volontaire de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.4 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 Notre mission Tout ce que Ton a pu apprendre de ce personnage, c’est son nom TOUTAN FUMÂNIi La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisées de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier Sur la rue St-Jean Sur la rue St-Joseph Dans Saint-Sacrement Traverse de Lévis CAMELOTS DEMANDÉS Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le journal La Quête.Nous sommes à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de Québec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 5 Pour la fin de Pesclavage Promenez-vous n’importe où sur un trottoir donnant sur des édifices à bureaux.Vous apercevrez une horde d'individus qui, blêmes comme des cadavres, immobiles comme des statues;; gelés comme des glaçons, font semblant d’être heureux en grillant une cigarette.La plupart du temps, ce sont des jeunes ou des femmes d’âge mûr.Ils rêveraient de la griller à l’intérieur, mais l’ogre gouvernemental les oblige à s’exhiber dehors par tous les temps, au milieu de la rue.Et ces fumeurs n’en ratent pas une.Voilà une perte de temps inouïe, de la contre-productivité révoltante, injuste du point de vue des non-fumeurs qui, au même moment, continuent de vaquer à leurs tâches régulières.Notre société demeure néanmoins tolérante à l’égard d’une telle délinquance.Car ces drogués sont tellement en manque qu’ils ne se peuvent plus s’ils ne (la) sortent pas.Il leur faut de toute urgence leur dose de nicotine, sans laquelle la moindre concentration et efficacité au travail de leur part demeure nulle.Santé Canada note qu’environ huit personnes sur 10 qui commencent à fumer deviennent dépendantes.Du reste, la dépendance du tabac équivaudrait à celle de l’héroïne et de la cocaïne, rien de moins.Une autre étude observe qu’il y a plus de fumeurs chez les individus les moins favorisés.Que l’usage du tabac augmente chez les jeunes du secondaire, particulièrement chez les filles.La consommation de cigares et de cigarillos, effarante chez les ados, aurait augmenté de.300% entre 2000 et 2005.Les fumeurs, avec ce qu’il (leur) en coûte, font pitié.On les plaint, bien qu’on s’en éloigne.Depuis quelques air nées, en effet, la science médicale statue que chacun peut contracter un cancer du poumon à respirer leur boucane.Et voilà que la guerre aux fumeurs gagne tous les endroits publics ainsi que les édifices à logement.C’est que la fumée secondaire constitue une atteinte à la santé publique, certes, mais également la négation du droit fondamental à un environnement sain.Que les sceptiques aillent humer ce qui précède dans les abribus que squattent les fumeurs, malgré les interdits bien en vue.Est-il utile de rappeler ici, un autre hymne à la déforestation, qu’ un arbre est sacrifié pour fabriquer 300 cigarettes.?Les gouvernements voudraient bien abolir le fléau, mais ils en sont incapables.Surtaxer le poison des dopes pour financer un stade olympique de la santé aura été l’une des plus irrationnelles démarches d’un Etat.Obliger les firmes de cigarettes à accoler sur leurs cartons les séquences d’horreur des effets du tabac donne le fou rire (jaune) ou sublime l’indifférence des fumeurs.Empêcher ces compagnies d’annoncer leurs produits mortels par des lois dites « avec des dents » incite constamment ces dernières à les contourner à souhait grâce à des publicitaires imaginatifs.Criminaliser la vente du tabac favoriserait, en plus d’une révolution socio-économique dont on peut se passer, un marché noir aussi dense, hors de prix et meurtrier que dans le cas de l’actuelle lutte aux narcotrafi-quants.Le coupable historique de cette mascarade de la boucane n’est nul autre que Christophe Colomb, ce pseudo-découvreur de l’Amérique, en 1492.Outre qu’il donnait le signal du génocide des Indiens (le pauvre type se croyait en Inde!), Colomb rapportait de Cuba en Europe des feuilles de tabac dont ses hôtes se servaient pour des pipées, à des fins médicales, festives ou religieuses.Ultérieurement la culture du tabac, de la canne à sucre, du coton, etc.devait instaurer l’esclavage par la traite des Noirs africains et des Indiens non encore exterminés aux Etats-Unis d’Amérique.Les fumeurs sont devenus les vrais esclaves de l’ère moderne.Il faut l’être tristement quand, à court de cigarettes, ils courent vers la tabagie du coin, avant la fermeture de 23h, par un -30 degrés Celsius de janvier, dans le seul but d’inhaler ce qui doit absolument accompagner leur café du lendemain matin.La libération de leurs chaînes commande une éducation populaire intensive, bien sûr, davantage que tous les jujubes qui leur font à tout coup recommencer à fumer après une pause.La vraie méthode pour vaincre leur esclavage, est unique et incontournable.Elle se fonde sur la motivation, la ténacité et la volonté, une faculté ancienne à régénérer.Donc, foi d’un ancien fumeur compulsif, feu à volonté sur le tabac! Jacques T-Dumais a*’ ^ * à l 'N' * La réalisation de ce magazine est Kj|l Desjardins rendue possible grâce à : Caisse populaire de Québec Canada Centralde Québec et Chaudière-Appalaches 6 La Quête - Réalisons l'espoir Janvier 2008 TOUT La cigarette fait, depuis presque toujours, partie de notre quotidien.Son histoire étroitement liée a celle de tabac prend d’ailleurs origine en Amérique.Tantôt appré ciée, tantôt détestée, son parcours lui a tout de même permis de traverser les siècles.— Contrairement à ce que l’on pourrait penser, pendant l’Antiquité, ni les Grecs ni les Romains ne fumaient de tabac.Leurs pipes étaient plutôt garnies d’eucalyptus et de feuilles de poirier.Le tabac est une plante qui pousse en Amérique depuis des milliers d’années.Les premiers peuples le fumaient déjà lors d’occasions spéciales, mais aussi de façon régulière.Pendant son voyage en Amérique, en 1492, Christophe Colomb l’a découvert et l’a ramené vers sa mère patrie.La plante fait donc son entrée en Europe par le Portugal et l’Espagne à la fin du 15e siècle.La France attendra presque soixante ans avant d’y avoir également accès.À cette époque, le tabac était reconnu pour ses vertus curatives et se trouvait chez les apothicaires.Catherine de Mé-dicis en faisait même usage pour soigner ses migraines.L’utilisation de la plante s’est répandue à travers l’Europe comme une véritable tramée de poudre.L’Asie et l’Afrique ont suivi le bal à la fin du 16e siècle.C’est aussi à ce moment que le mot « tabac » est utilisé pour la première fois.Déjà en 1640, des opposants au tabac se faisaient entendre.Le roi d’Angleterre, Jacques lei a mis en doute la valeur thérapeutique du remède.Le Pape a même interdit son usage.En 1719, la France a prohibé la culture du tabac sur son territoire.Dans le pire des cas, désobéir pouvait entraîner la peine de mort.Par contre, la situation n’a pas duré et bientôt la culture de la plante a recommencé.En 1809, Louis Nicolas Vauquelin a découvert que le tabac contenait une substance qui sera appelée plus tard la nicotine.Le 19e siècle est marqué par le début de l’industrialisation, mais aussi par l’apparition de la cigarette.Par contre, il a fallu attendre le siècle suivant pour qu’elle gagne en popularité.En 1930, la toxicité du tabac a été prouvée et les cigarettes ont été dotées de filtre comme c’est toujours le cas aujourd’hui.Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les soldats américains ont amené avec eux les cigarettes «blondes» qui ont fait prendre de l’ampleur au plaisir de fumer.Un plaisir qui s’est propagé dans la société où fumer est devenu populaire.Dans les années 1980, la production mondiale de cigarettes a atteint les 4600 milliards d’unités.Aujourd’hui, la cigarette est associée à de nombreuses maladies.Au Québec, il est maintenant interdit de fumer dans les lieux publics.Bien que de nombreuses campagnes publicitaires invitent la population à écraser, le nombre de fumeurs est toujours imposant.Quel avenir est maintenant réservé à la cigarette ?Marie-Hélène de Cardaillac Semaine québécoise pour un avenir sans tabac < Un 20 au 26 janvier 2008 Par amour pour nos jeunes www.mondesansfumee.ca Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 7 CONTRÔLER SA DÉPENDANCE ?BONNE CHANCE ! C$5** f En plus du besoin physique que crée la nicotine, les habitudes de vie et le besoin de fumer associés à certaines situations rendent le processus d’arrêt beaucoup plus difficile.« C’est ma dernière et après j’arrête.» Cette phrase prend souvent forme, habituellement pour une courte période, au Jour de l’an, lorsque c’est temps des résolutions pour l’année qui vient.Pourquoi ne pas commencer 2008 du bon pied et penser à sa santé?Par contre, l’ombre au tableau apparaît rapidement lorsque ceux qui croyaient avoir un contrôle sur la cigarette, se rendent compte de la puissance de leur dépendance.Physique et psychologique, la dépendance est forte, aussi forte que celle qui retient les cocaïnomanes et héroïnomanes dans leur cercle de consommation.Arrêter de fumer demande une volonté de fer et des motifs beaucoup plus importants que seul celui de la résolution du Nouvel an.La dépendance prend souvent le dessus, même sur celui qui a la ferme décision de cesser de fumer.«Habituellement, ce n’est qu’après un an d’abstinence qu’on peut affirmer qu’une personne est vraiment non-fumeuse, parce que les taux de rechute sont plutôt élevés dans les six à 12 mois qui suivent la date d’abandon », a expliqué le Dr Bernard Heneman, médecin-conseil à la Direction de santé publique de Montréal, lors d’une entrevue pour le Bulletin Info-tabac.Que ceux qui croient que seule la nicotine est dommageable dans la fumée de cigarette se détrompent, puisque plus de 4000 substances sont contenues dans la fumée inhalée.La nicotine est évidemment la plus connue, même si elle n’est pas la seule à causer la dépendance.C’est, entre autres, celle qui stimule la zone de récompense du cerveau, qui est responsable de l’état de bien-être, de satisfaction et de détente que procure la cigarette sur le fumeur.Il faut peu de temps pour ressentir ses effets puisque la nicotine est absorbée très rapidement.En fait, moins de huit secondes sont nécessaires à la nicotine pour être transférée dans le sang et rejoindre directement le cerveau pour agir.LE COMBAT CONTRE LA NICOTINE En plus du besoin physique que crée la nicotine, les habitudes de vie et le besoin de fumer associés à certaines situations rendent le processus d’arrêt beaucoup plus difficile.Par exemple, les fumeurs diront qu’il n’y a rien de mieux que l’harmonie d’une « bonne » cigarette avec le café du matin ou après les repas.C’est ici qu’entre en ligne de compte la dépendance psychologique associée à la cigarette.Ces petites habitudes sont perçues par le cerveau comme des signaux qui provo quent l’envie de fumer.La difficulté de se priver de la sensation de plaisir que procure la cigarette, est ce qui entraîne la dépendance.Plus cette dépendance est importante et plus les symptômes de sevrage sont nombreux et s’étendent sur une longue période de temps.Ressentie après moins d’une demi-heure, la sensation de fatigue et de déprime créée par le manque de nicotine est complètement effacée dès la première inhalation d’une cigarette.Lors du sevrage tabagique, le corps ne fait que réclamer sa dose de nicotine pour satisfaire cet état de bien-être.Catherine Pagé Bien que loin d’être impossible, l’arrêt du tabagisme demande une forte volonté et nécessite souvent de l’aide provenant de l’extérieur.8 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 Envolée en fumée ! Arrêter de fumer.Réussir à arrêter de fumer.Quelle tâche ardue qui demande contrôle de soi, patience et discipline.Les sautes d’humeur ne sont pas très appréciées d’autrui, donc il est impératif d’avoir une bonne gestion du stress.On doit changer nos habitudes quotidiennes et ça, ce n’est pas évident pour personne peu importe l’habitude! Vous comprendrez que je parle en connaissance de cause, car j’ai arrêté depuis le 8 janvier 2007.Mais depuis quelques semaines.eh oui, j’ai rechuté.Mais comme je devais faire un témoignage sur comment j’ai réussi, bien je tiendrai mes engagements et, vu les circonstances, je vous expliquerai pourquoi j’ai recommencé.Mes tentatives sérieuses pour arrêter de turner datent de quelques années, plus précisément lorsque je suis tombée enceinte de mes petites jumelles en mars 2003.Ce ne fut pas très difficile de cesser l’usage du tabac, car pour moi la cigarette n’a aucune place dans la maternité.Donc tout se passait à merveille jusqu’à l’accouchement et mon retour à la maison.J’ai fait la gaffe de penser que je pouvais simplement en fumer une avec un verre de vin (j’avais une bonne bouteille en réserve pour célébrer l’événement).Eh bien non, ce fut un flop! Décembre 2006, je suis décidée.J’en ai assez d’être esclave de la boucane et je ne me vois pas fumer tout ma vie.De plus, je viens tout juste d’apprendre que je commence un nouvel emploi en janvier et que beaucoup des gens du nouveau lieu de travail, fument.Je prends la décision de débuter ce nouveau boulot sans tabac! J’ai, à ce moment, confiance en moi et je sais que je suis capable.Les semaines passent et je tiens le coup, même que je constate que ce n’est pas si difficile.Je bois beaucoup d’eau lorsque l’envie de fumer me prend ce qui m’empêche de compenser par la nourriture et d’engraisser.Soyons honnêtes, bien des gens ne veulent pas arrêter de fumer de peur de prendre du poids! UN SPECTACLE FATAL Je comprends enfin aujourd’hui que jamais je ne serai capable de consommer une cigarette de temps en temps, car au fond de moi je suis une fumeuse.Vous allez dire: «Ah les résolutions», mais ce mois-ci, j’arrête de fumer.Pour toujours! Je crois que c’est le plus beau cadeau que j e puisse m ’ offrir.Et si j’y suis arrivée pendant tout près d’un an, je suis capable de le faire, Je crois en moi, je désire profondément que mes mauvaises habitudes s’envolent en fumée! Mon système fonctionne donc à merveille.Je suis si fière de moi, je me félicite et m’encourage.Je semble même convaincue que c’est vraiment terminé pour moi la cigarette.Octobre 2007, après un spectacle au Théâtre Petit Champlain, je discute avec des amies et collègues et je me laisse tenter par une petite bouffée.Rien de plus.J‘en prends une ici et là de temps en temps et, tranquillement, je recommence à fumer régulièrement.Je suis sincèrement déçue de moi, je croyais vraiment en avoir fini, mais je me trompais.J’avais déjà eu ma leçon mais, tête de cochon comme je suis, il faillait que je réessaye.juste une bouffée!! Eh bien j’étais naïve et c’était ridicule de croire que c’était possible.Julie Morin __________________- Saviez-vous que.Tabagisme féminin : les Québécoises se prennent en main.Le dernier sondage Jolicœur révélait que le taux de consommation de tabac a chuté de 24 % à 18 % parmi les 15 à 24 ans et à 15 % chez les femmes (21 % chez les hommes), depuis un an.Il semble que le revenu du ménage et le sexe sont des facteurs plus importants que l'âge dans le fait de cesser de fumer, etc.(Sondage Jolicœur, sept.2007 et le Conseil québécois sur le tabac et la santé).Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 9 Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, de plus en plus de fumeurs et de fumeuses veulent arrêter de fumer.Diverses méthodes leur sont offertes pour les aider à se libérer de la cigarette, avec plus ou moins d’efficacité.Laquelle choisir ?En général, presque la moitié des tentatives pour arrêter de fumer le sont avec une aide pharmacologique, telle que le timbre, la gomme à la nicotine et le bupropion (zyban).Ces aides pharmacologiques sont considérées comme étant efficaces pour se libérer de la dépendance à la nicotine.De plus elles sont remboursées par la RAMQ.Cependant, on double ses chances de réussir, si l’on ajoute l’aide d’un professionnel spécialisé en arrêt tabagique, selon deux études américaines récentes sur le sujet.Aide physique et psychologique On peut faire appel en tout temps à l’un des services j’Arrête : en composant le 1 866 jarrête (527-7383) en consultant le site Internet www.jarrete.qc.ca en téléphonant dans un centre d’abandon du tabagisme pour prendre rendez-vous en consultant un professionnel de la santé Les services j’Arrête sont les seuls services confidentiels, complets et gratuits au Québec pour arrêter de fumer.Ils comprennent une ligne téléphonique, un site web et des centres d’abandon du tabagisme accessibles partout au Québec.Ils offrent une aide «sur mesure», adaptée à la réalité de chaque fumeur et fumeuse, avec des spécialistes en arrêt tabagique, une assurance de confidentialité et un accès, par l’une des trois voies, en tout temps.** SITS: Service d’information sur le tabac et la santé Centers for Disease Control and Prevention, Public Health Focus: Effectiveness of Smoking-Control Strategies-United States, septembre 04,1992/41(35); 645-647,653 On le sait : fumer crée une dépendance physique et psychologique.Le fumeur a souvent besoin d’une aide pour pouvoir s’affranchir de ces deux dépendances.A cet effet, un spécialiste en arrêt tabagique peut le guider tout au long de sa démarche, qu’il s’agisse de l’aider à prendre sa décision, de l’encourager à tenir le coup, au fil des jours, ou de l’accompagner dans les moments où le besoin de fumer semble irrésistible.L’échange sur le web, avec d’autres fumeurs et fumeuses en train d’arrêter de firmer, permet aussi de se conforter dans leurs vécus respectifs.The California Smokers' Helpline: A Case Study, California Department of Health Services, Tobacco Control Section, may 2000 Les autres aides dites « alternatives », telles que l’acupuncture traditionnelle et l’acupuncture au laser n’ont pas démontré une efficacité supérieure à celle du placebo, c’est-à-dire à la pilule de farine blanche.« Pour ce qui est du laser ou de la lasérothérapie, aucune étude n’a été en mesure d’en démontrer l’efficacité», souligne-t-on dans un document du SITS**.Aline Charest Journaliste et relationniste au Conseil québécois sur le tabac et la santé.10 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Janvier 2008 Aussi néfaste que LA CIGARETTE Le tabac sous toute ses formes, qu'il soit fumé, chiqué ou absorbé à travers une pipe à eau, augmente le risque de crise cardiaque, selon les résultats d’une étude internationale menée sur plus de 27 000 personnes dans 52 pays.1 Le tabac sous toute ses formes, qu’il soit fumé, chiqué ou absorbé à travers une pipe à eau, augmente le risque de crise cardiaque, selon les résultats d’une étude internationale menée sur plus de 27 000 personnes dans 52 pays.Une étude récente, menée par deux chercheurs canadiens, conclut à un risque accru de crises cardiaques pour ceux qui fument la chicha, soit la pipe à eau, tout comme pour le tabac.« Les gens qui fument la chicha ou le narguilé croient que la fumée filtrée à travers l’eau est dépourvue de toxines », affirment les Drs Salim Yusuf et Koon Teo, de l’Université McMaster et du Hamilton Health Sciences en Ontario.« Or nous avons découvert que le narguilé est aussi néfaste que la cigarette et provoque autant de crises cardiaques.».Les produits à chiquer ou à infuser Parmi les nouveaux produits du tabac, qui ont fait récemment leur apparition sur le marché québécois, se retrouvent les cigarettes aux arômes exotiques, le tabac en poudre, les cigarettes avec des filtres spéciaux, la chicha et les produits à mâcher, dont la publicité vante le plus souvent leur moindre danger pour la santé.Les produits à chiquer ou à infuser dans la bouche sont vendus sous le nom de skoal et de snus.Le skoal est vendu comme un « tabac sans fumée » à saveur de pêche, dans des publicités pour le moins controversées.Ce produit est une pâte de tabac haché et parfumé à la pêche, la menthe, la vanille ou la cerise.C’est une nouvelle version du tabac à « chiquer » d’autrefois.Le skoal, de même que d’autres produits présentés sous forme de sachets de thé, comme le snus d’inspiration suédoise, qui est une poudre humide se dissolvant entre les lèvres et les gencives, sont de plus en plus populaire auprès des jeunes.Pour plusieurs jeunes, mâcher le tabac peut sembler moins dangereux que la cigarette, mais personne ne doit oublier qu’il peut causer une horrible maladie : le cancer oral, qui commence par des plaies dans la bouche et autour des lèvres.Inquiet de l’ampleur du phénomène, le Dr David Walde, oncologue à la Clinique régionale du cancer à Algoma, en Ontario, donne à tous ceux qui mâchent du tabac le conseil d’arrêter immédiatement.« Stop, stop and stop », dit-il.Donc, en plus d’augmenter les risques de crise cardiaque plusieurs peuvent provoquer le cancer buccal.La chicha et le monoxyde de carbone Enfin, une étude récente sur la chicha, qui est un mélange de tabac et de diverses herbes aromatisées se consommant au moyen d’une pipe à eau (le hooka), révèle que cette méthode est très dangereuse pour la santé.V-1 mS 'A é % » LCji-J Ci dJ-J# mé7 j McS Les produits à chiquer ou à infuser dans la bouche sont vendus sous le nom de skoal et de snus.En effet, une heure de chicha serait l’équivalent de fumer deux paquets de cigarettes, selon les travaux du pneumologue Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme.De plus, dans la chicha se cache un important taux de monoxyde de carbone (CO), plus élevé que dans la cigarette.Donc, sous ces envoûtants arômes de fraise, de pomme ou de citron se dissimulent des concentrations de nicotine trois fois plus importantes que dans une cigarette équivalente, car la fumée qui passe à travers l’eau est aspirée plus pro fondément dans les poumons.Suitre à la page 12 Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 11 Les cigarillos à la framboise Aromatisés à la framboise, vanille, cerise, pêche, chocolat-menthe, canelle ou « grillés au miel » comme s’il s’agissait de simples friandises, les cigarillos ont été conçus pour attirer une clientèle jeunes.Ce sont de nouveaux produits qui attirent les adolescents qui veulent corn mencer à fumer.Une étude effectuée en 2003 sur les attitudes et croyances de 70 consommateurs de cigares, cigarillos ou tabac sans fumée, dans plusieurs villes canadiennes, a révélé que les usagers de ces produits du tabac les perçoivent comme étant moins nocifs que la cigarette.Selon l’Institut national du cancer des États-Unis « les risques de l’exposition à la fumée de tabac sont similaires pour toutes les sources de fumée de tabac, et la magnitude des risques subis par les fumeurs de cigares est proportionnelle à la nature et l’intensité de leur exposition».Toute modification au tabac ne change en rien la nocivité du produit fumé.Comme Ta dit le Dr Fernand Turcotte, coordonnateur de l’Unité de recherche sur le tabagisme de l’Université Laval : « Quand on sait qu’une cigarette contient environ 4 500 produits toxiques, en enlever 100, c’est comme enlever une goutte d‘eau dans l’océan ».Snus : tabac en poudre infusé dans la bouche.Skoal : pâte de tabac hâché et parfumé à la pêche, la menthe, la vanille ou la cerise.Version améliorée du tabac à chiquer.Chicha : mélange de tabac et d’herbes aromatisées se consommant au moyen d’une pipe à eau A.C.Service d’information sur le tabac et la santé (SITS) Comparaison des méthodes de cessation tabagique-2006 TABLEAU : Différentes techniques d’arrêt tabagique et leurs taux de succès1 : Méthodes Taux estimé de cessation (intervalle de confiance : 95%) Duréez Méthode autodidacte (aucun soutien professionnel ou médical) • Sans suivi • Dans le cadre d’une étude (avec documentation) 5 % 10,9 % Après 1 an Counseling professionnel bref ou minimal Entre 10,9 et 19,2 % Au moins 5 mois Counseling intensif Entre 19,4 et 24,7 % Au moins 5 mois Thérapies de remplacement de la nicotine (TRN) - Gomme Gomme : 23,7 % Placebo : 17, 1% Au moins 5 mois Thérapies de remplacement de la nicotine (TRN) - timbre (« patch ») Timbre transdermique : 17,7 % Placebo : 10 % Au moins 5 mois Bubropion (Zyban) Zyban : 26,7 % Placebo : 15,6 % Après 1 an Aides alternatives : o Hypnose • Acupuncture • Laser Aucune preuve 8,9% Placebo : 8,3 % 3 Aucune preuve Inconnue 12 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 20087 Ce n’est pas la fin du tabagisme chez les jeunes N.D.L.R.Dans le cadre de La Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2008, La Quête vous présente ce texte qui est issue du Conseil québécois sur le tabac et la santé.) Le taux de tabagisme chez les jeunes est encore très préoccupant.Malgré une baisse du nombre de jeunes qui fument ou commencent à fumer, il y a près de 90 000 jeunes entre 12 et 17 ans qui fument au Québec ! La plupart des fumeurs commencentà fumer avant l’âge de 16 ans.« Un jeune qui fume deux ou trois cigarettes par semaine, pendant seulement deux semaines, risque de développer une dépendance à la nicotine dont il aura beaucoup de difficulté à se défaire par la suite », souligne Mireille Deyglun, porte-parole de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2008.Les jeunes filles fument plus que les garçons Selon l’enquête menée auprès de élèves du secondaire de 1998 à 2004, par l’Institut de la Statistique du Québec, les jeunes filles fumaient plus que les garçons au niveau secondaire au cours de cette période.Ainsi, la moyenne de jeunes fumeurs au secondaire était, en 2002, de 26,2 % pour les filles et de 20, Mireille Deyglun, porte-parole de la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2008.1 % pour les garçons, et, en 2004, de 22,9 % pour les filles contre 14,8 % pour les garçons.Et cela malgré une baisse constante du nombre de jeunes fumeurs, filles et garçons, en six ans.Dépendance très tôt : 16 ans et moins Les symptômes de dépendance à la nicotine apparaissent très vite, pour plusieurs jeunes dès les premières cigarettes.En fait, « la consommation quotidienne de cigarettes commencerait en général vers l’âge de 16 ans, mais la première bouffée serait prise à un âge beaucoup plus précoce » , soit à 12 ans et même à 8 ans, dans les milieux défavorisés.« Nous sous-estimons trop souvent les risques de dépendance chez nos jeunes qui commencent à fumer ou veulent seulement essayer.Or, la première bouffée peut représenter, pour de nombreux jeunes, le début d’un processus qui se traduit rapidement par l’apparition de symptômes de dépendance à la nicotine et par un usage croissant de cigarettes », souligne Mme Deyglun.Difficulté d’arrêter pour les ados En 2004, les données de l’enquête sur le tabagisme chez les élèves du secondaire montrent que, sur les deux tiers des élèves du secondaire qui avaient tenté d’arrêter de fumer, 67 % avaient recommencé à fumer la cigarette (soit environ 40 870 élèves) au cours de l’année.De plus, les filles étaient plus nombreuses à recommencer à fumer.En d’autres mots, un SEUL jeune, des sept adolescents sur dix qui tentent d’arrêter de fumer, arrivera à cesser de fumer pour de bon.Alerte : chicha, snus, cigarillos! Autre danger qui se pointe à l’horizon : l’arrivée sur le marché des nouveau produits du tabac, tels que la chicha*, le snus**, le skoal***, les cigarillos et autres cigarettes aromatisées, qui connaissent une grande popularité auprès des jeunes.Or ils sont aussi néfastes pour la santé que la cigarette.Ils contiennent les mêmes produits toxiques et cancérigènes que cette dernière, parfois à des concentrations supérieures.« Les adolescents ont cependant tendance à penser que ces nouveaux produits du tabac sont moins dangereux pour la santé, à cause du marketing de banalisation qui en est fait en société », souligne Mme Deyglun.Selon l’étude INTERHEART , menées par deux chercheurs canadiens et publiée dans le Lancet en août dernier, le risque de crise cardiaque est aussi grand, que le tabac soit fumé, chiqué ou absorbé à travers une pipe à eau.Sans parler d’autres types de cancer, comme celui de la bouche.La Semaine québécoise pour un avenir sans tabac 2008 est coordonnée par le Conseil québécois sur le tabac et la santé, organisme à but non lucratif, en collaboration avec plus de 180 organismes partenaires.A.C.“‘Chicha : mélange d'herbes aromatisées se consommant au moyen d’une pipe à eau.SOURCE : Aline Charest, relationniste de presse, Conseil québécois sur le tabac et la santé Tél : (514) 948-5317 poste 229 acharest@cqts.qc.ca Jawier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 13 Quand la lai C’est la loi ! Il vous arrive souvent de sortir d’un endroit public en traversant un nuage de fumée ?Vous constatez alors que la loi des « neuf mètres de la porte » n’est pas respectée.Mais, que peut-il arriver à la personne qui commet une infraction.?Vous avez l’impression que rien n’est fait pour contrer ce problème.Eh bien, détrompez-vous! La loi sur le tabac est là pour cela.Elle se concentre sur la prévention du tabagisme et la protection contre la fumée de tabac dans l’environnement.Elle existe depuis juin 1998, mais elle a subi des modifications en vigueur depuis le 31 mai 2006.Celles-ci mettent l’accent sur l’interdiction de fumer dans les endroits qui accueillent le public comme les bars, les garderies, les hôpitaux, les cours d’école et les restaurants.Sans compter les moyens de transport et tous les milieux de travail.Puis, il y a l’interdiction de fumer à l’extérieur dans un rayon de neuf mètres de toute porte menant à un endroit public.La dernière modification sera apportée le 31 mai 2008.Tous les établissements publics devront se départir de leur fumoir toléré par la loi jusqu’à ce moment.Le service de lutte contre le tabac stipule qu’il existe différentes catégories d’inspecteurs qui travaillent pour le ministère de la Santé et des Services sociaux.Ils sont engagés pour faire respecter la loi.En premier lieu, il y a ceux du gouvernement du Québec, soit environ 60 personnes.Ensuite, les villes, la Sûreté du Québec et les établissements sont libres d’avoir leurs propres surveillants pour aider ceux de l’État.De plus en plus d’inspecteurs Tous ces inspecteurs nommés par leur employeur doivent cependant recevoir la formation du ministère pour avoir le même niveau d’information et recevoir l’accréditation de celui-ci par demande.« Leur nombre augmente d’année en année, mais il est difficile de dire combien ils sont au total, vu les nombreuses divisions », exprime Dominique Breton, attaché de presse du ministère de la Santé et des Services sociaux.Les inspecteurs s’activent sur la base des plaintes de citoyens, soit environ 4042, du 4 janvier au 30 septembre 2007, ou au moyen de visites aléatoires.Les activités de surveillance se font 24 heures sur 24.Elles se déroulent autant dans les grandes villes que dans les villages de campagne.Les conséquences de l’infraction dépendent de l’inspecteur.Chacun juge les fautes selon ses critères, mais « il est impossible de les rencontrer dans un souci d’anonymat pour leur travail », dit Mme Breton.De leur décision, il peut résulter un avis ou une amende.Celle-ci peut varier de 50 $ à 600 $ en cas de récidive pour un individu et pour les établissements, de 400 $ à 50 000 $ dans le cas de la consommation et de la vente de tabac.Le principal lieu de non-respect concerne les bars.Dans ce cas, la personne reçoit une amende, tout comme le propriétaire de l’établissement pour avoir laissé la personne fumer.Depuis le 31 mai 2006, 37,6 % des 809 constats d’infraction vont à ces établissements.Alors, avez-vous encore l’impression que rien n’est fait pour faire respecter la loi ?Si vous avez connaissance d’une personne qui fume dans un endroit interdit par la loi et que ce n’est pas la première fois qu’elle le fait, vous pouvez appeler sans frais au service de plaintes du mi nistère au 1-877-416-8222.Vanessa Nolin 14 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 JC ay a pas de famée sans fen La cigarette déborde d’ingéniosité pour faire des liens entre le tabagisme et la liberté.La cigarette soulève souvent un tabac lorsqu’on veut restreindre son usage ou bien son affichage.De nos jours, il est rare de voir une publicité portant sur les produits reliés au tabagisme à la télévision ou sur un panneau publicitaire aux abords d’une autoroute.L’affichage sur le tabagisme et les marques de cigarettes ont cédé leur place à la publicité antitabac.En 2000, les règlements sur les produits du tabac imposent aux fabricants de faire paraître sur les paquets de cigarettes des avertissements couvrant au moins 50% des deux principales surfaces.Les avertissements se présentent sous la forme de textes qui énoncent les conséquences du tabagisme et d’images saisissantes sur les effets ravageurs de l’usage de la cigarette.DE LA CONTRE-PUBLCITÉ La loi exige également que les avertissements transparaissent dans le verso du tiroir à l’intérieur du paquet.Cette initiative de mettre des photographies sur tous les paquets de cigarettes est une idée du ministre fédéral de la Santé, Allan Rock.Le Canada est le premier pays au monde à s’être doté d’une législation aussi stricte.On se rappelle que la loi fédérale votée en 1989 précisait que les emballages devaient porter des avertissements couvrant 20% de la surface du paquet et cinq ans plus tard, on augmen tait cette restriction à 25%.En 1989, la loi fédérale interdit les commandites du tabac lors de divers événements, sauf pour les compagnies qui ont déjà des contrats signés.Deux ans plus tard, le gouvernement fédéral entérine une nouvelle loi qui impose des restrictions plus sévères aux commandites.Toutefois, le fédéral retarde l’application de ces restrictions au mois d'octobre 2000 en raison des pressions intenses provenant des milieux artistiques et sportifs.En 2003, la tenue du Grand Prix de Formule 1 est menacée par l’entrée en vigueur de la loi interdisant aux compagnies de cigarettes tout parrainage d’événements liés à une activité sociale, culturelle ou sportive.Donc aucun affichage n’est permis.Cette commandite offre une visibilité des marques à la télévision et permettait aux fabricants de tabac une manière de contourner la loi.Le premier Grand Prix canadien sans tabac se déroule en juin 2004.La formule 1 se sépare des commandites du tabac.Ce manque est compensé progressivement par l’arrivée des marques de boissons énergisantes comme Red Bull, des sociétés pétrolières ou d’électronique.Les nombreuses restrictions à propos de l’affichage et de la publicité concernant le tabac permettent de restreindre la visibilité des ces produits.Selon Claude Cossette, professeur titulaire en publicité sociale à l’Université Laval, la cigarette engendre des coûts énormes pour le système de santé et les profits vont aux cigarettiers alors que les coûts de santé sont assumés par l’État.Cette affirmation est la principale raison à l’origine des restrictions émises sur l’affichage.EST-CE QUE ÇACHANGE.?On mise alors de nos jours sur l’affichage ou la publicité qui tente d’inviter et d’inciter les fumeurs à arrêter ou du moins réduire leur consommation.Selon Claude Cossette, l’affichage qui incite les gens à cesser de fumer fait partie d’une opération globale comme les avertissements sur les paquets de cigarettes, les jeux dans Internet et les entrevues avec les médecins.Le programme gouvernemental.Le défi j’arrête j’y gagne, fait place à un affichage considérable surtout quelques semaines avant le défi.Il existe des centres d’abandon du tabagisme dont le gouvernement fait la promotion, de même que le site Internet pour soutenir les gens qui veulent arrêter de fumer.Dans la même lignée, il existe la Semaine québécoise pour un avenir sans tabac qui a lieu du 21 au 28 février, cette initiative du gouvernement incite les gens à écraser ou du moins à essayer de le faire.Qui plus est, le 31 mai est la Journée mondiale sans tabac et en 2008, on fêtera son deuxième anniversaire.À l’occasion de cette célébration, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) souhaite faire valoir les impacts majeurs sur la santé, promouvoir des espaces sans fumée de tabac, prévenir le tabagisme chez les jeunes et apporter un soutien aux personnes qui veulent cesser de fumer.Plusieurs initiatives gouvernementales existent, mais la vraie question est de savoir si toutes ces démarches changent véritablement quelque chose.Récemment, le gouvernement a annoncé qu’il voulait réglementer l’affichage des produits du tabac dans les commerces afin qu’ils ne soient plus visibles.Cette annonce soulève un tollé chez les commerçants.De toute manière, la cigarette fait toujours un tabac lorsqu’on parle d’elle, car il n’y a jamais de fumée sans feu.Maxime Rioux N.D.L.R.Lia nouvelle méthode d’une compagnie de tabac pour contourner les interdits gouvernementaux et rayonner de nouveau dans les médias consiste toutefois, depuis peu, à annoncer dans des journaux du Québec, de l’Ontario et de la Colombie-Britannique des cigarettes offrant soi-disant une «technologie unique d’odeur réduite».La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 15 VJfRTSS Unité Hospitalière de Recherche, d'Enseignement et de Soins du SIDA > L'équipe VIH/SIDA du CHUQ-CHUL est composée de différents professionnels de la santé: ¦/ Microbiologiste-infectiologue / Travailleuse sociale et éducatrice-sexologue / Infirmières S Psychologue ^Pharmacien ^Etc > Elle a pour but de traiter les personnes atteintes de la grande région de Québec et de tout l'Est du Québec B Nous avons plusieurs projets de recherche clinique en cours pour tenter de trouver de nouveaux médicaments contre le VIH/SIDA.-Vous voulez un suivi régulier par une équipe compétente et dynamique ?-Vous voulez participer à un protocole de recherche sur de nouveaux médicaments ?AppeCez-nous au (418) 654-2788 (CHUL: 2705 boulevard Laurier, Québec, local S-785) UNIVERSITE LAVAL ^CHUO CENIRi HOSPITALIER 33 B UNIVERSITAIRE 01 QUÉBEC » ; .centre ¦ de recherche ¦!!!” EN INFECTIOLOGIE "JftiTMW.H';» 234, rue Saint-Jean Québec (Québec) GIR 1P1 CHF.VREFBUILLB@VlDEOTRON.CA Tel: (418) 204-0767 , Produits 100 % naturels, faits à base DE LATT DE CHÈVRE ENTIER 40 VARIÉTÉS DE SAVONS, SHAMPOINGS, CRÈMES, LOTIONS DE CORPS, BAINS MOUSSANTS, ETC.SAVONNERIE ARTISANALE ff Meeerci d acheter \ V La Quêêête! 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369, de la Couronne Tél.: (418)529-2121 Mono Ftsel Phoimocten-Prop Domelle Pelletier Marie-Pier Audet Phoimouenne Prop.Photnioiienr.e Claudia tarnvée Phflfmoùenoe Unis pour La Quête Abonnement Nom complet : ] Abonnement 11 numéros [~l Abonnement de soutien 50$ Adresse : Téléphone : 65 $ Faites parvenir ce coupon et un chèque à l’ordre de La Quête au: Journal La Quête fl Abonnement institutionnel 75$ 190, rue Saint-Joseph Québec (Québec) - G1 K 3A7 Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 19 La cigarette Il n’y a pas de fumée sans feu.Né dans une famille où seulement le père fumait la pipe ou le cigare, cela a dû être un avantage, car le fumage est entré plus tard dans la famille.Moi-même j’ai commencé à fumer à 37 ans.La cigarette ne m’a jamais tenté.Un jour que j’avais repris mes études à plein temps et que je me présentais à des élections étudiantes, un confrère m’invita à essayer un cigare quand je me présenterais à une des dix résidences étudiantes pour un discours.J’essayai et je constatai que cela donnait une certaine prestance.Aussi, je continuai pendant au moins une quinzaine d’années.La pipe succéda au cigare.Je me compte chanceux de ne pas avoir eu le goût de la cigarette.Tous ceux qui ont goûté à la cigarette ont énormément de difficulté à se débarrasser de cette habitude.Il faut dire que fumer une cigarette ne prend que quelques minutes.Fumer une bomie pipée prend près d’une heure.Comme j’étais enseignant, peu de temps dans la journée me permettait de satisfaire ce caprice.Mais dans la famille, mon père, deux frères, deux belles-sœurs et moi-même fumions la pipe.Cela ne donne pas le goût d’arrêter.Les poumons prennent dix ans à revenir à neuf lorsque nous arrêtons de fumer.Un beau jour j’ai pris une grippe et un rhume, après sept se- maines avec ces problèmes j’ai décidé de déposer mes pipes sur un support décoratif.Elles sont encore là et j’ai peut-être évité le cancer du poumon ou une autre maladie pulmonaire.Mon père, lors de l’autopsie après sa mort, fut déclaré bronchique.J’étais content d’avoir arrêté de fumer.Je plains ceux et celles qui utilisent la cigarette comme passe-temps, car c’est beaucoup plus difficile d’arrêter cette habitude.Alcide Labrecque Saviez-vous que.Plus de filles fument que de garçons.Mythe ou réalité?Selon des statistiques récentes 8 % des filles de 12 à 14 ans fument (dont la moitié sont des fumeuses régulières, et l'autre moitié, des fumeuses occasionnelles).Les adolescentes fument plus que les garçons (9 % vs 6 %).Pourquoi?(voir le site lagangallume.com et le site, jarrete.qc.ca et les données récentes de l'enquête au secondaire menée par l’Institut de la Statistique du Québec).Ressources Comment cesser de fumer et rester mince?La plupart des filles craignent de prendre du poids en arrêtant de fumer.Pourquoi gagne-t-on du poids si l'on arrête de fumer?Et comment garder son poids une fois que l'on a arrêté?(document: Cessez de fumer et restez minces de l'Association pulmonaire du Québec.) Saviez-vous que.Les 11 pires excuses pour commencer à fumer : Si c'était si mauvais que ça, le gouvernement l'interdirait ! Si on fume des cigarettes (ou d'autres choses) 100 naturelles, c'est moins grave.C’est normal de fumer : la majorité des jeunes et des adultes fument ! Moi, si je fumais, je pourrais toujours arrêter quand je le voudrais.Mon grand-père a fumé jusqu'à 80 ans, alors.Fumer, c'est bon pour la ligne etc.( voir le site du cqts.qc.ca ) Appelez-moi ! Joyeuses fêtes à tous Merci d'appuyer La Quête Caroline Alain Votre représentante publicitaire 649-9145 poste 24 nos clients ! 20 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 Quand ['intolérance est à fa mode du jour Robert Maltais Père, éloignez de moi ce calice, cette monstrueuse cigarette qui pollue mon âme et mon corps! Tel est le leitmotiv d’une nouvelle race de monde, celle des non-fumeurs puritains.Père, éloignez de moi ce calice, cette monstrueuse cigarette qui pollue mon âme et mon corps! Tel est le leitmotiv d’une nouvelle race de monde, celle des non-fumeurs intégristes.Rien ni personne ne peut y échapper, un vent d’intolérance sociale souffle sur les fumeurs depuis près de 10 ans.Ces malheureux sont désormais mis au ban de la société, pointés du doigt par les puristes de l'idéologie occidentale dominante, la rectitude politique.Aux yeux d’un nombre croissant de non-fumeurs - des pseudo vertueux, ces pollueurs assassins que sont les fumeurs impénitents ne sont rien de moins que les pestiférés du XXIe siècle.Gare à vous si vous fumez! Au cours des dernières années, les interdits de fumer se sont sans cesse additionnés les uns aux autres.Fini le misérable tabac dans les endroits publics et bientôt privés.Lieux de travail, institutions publiques, écoles, collèges, universités, centres commerciaux, restaurants, bars, etc., les fumeurs n’y sont plus les bienvenus.L’usage du tabac est maintenant contesté dans l’enceinte même d’appartements privés.Il est vrai que le fumeur désespéré pourra toujours se réfugier, jusqu’à avis contraire, dans sa salle de toilette ou carrément à l’extérieur où le législateur ne l’a pas encore suivi.Mais attention, la police du tabac ne rigole pas avec les délinquants.Les amendes sont salées.tout autant que le mépris et la vindicte publique.Les pauvres fumeurs que nous sommes méritent-ils réellement d’être lapidés ou brûlés vifs sur la place publique?Pourquoi un tel ostracisme, pareille condamnation sociale?Personne ne conteste le fait que le tabac n’est pas bon pour la santé.Mais pourquoi s’en prend-on à ce point aux fumeurs quand nous acceptons de vivre à tous les jours dans un environnement dangereusement pollué par des produits autrement plus toxiques : l’oxyde de carbone qui s’échappe de nos millions d’autos, les déchets industriels et ménagers en quantité phénoménale et j'en passe.?Des émanations toxiques que nous respirons, qu’on le veuille ou non, à longueur de jour.Les fumeurs sont seuls au banc des accusés.Mais pourquoi occulte-t-on les paradis artificiels nettement plus néfastes pour la santé comme le cannabis, la cocaïne, l’héroïne.Des drogues fortes et illégales dont le taux de consommation ne cesse de croître chez les jeunes, à travers la planète entière, donnant lieu à un commerce illicite de milliards de dollars.Etre ou ne pas etre écolo?L’écologie semble bien être la nouvelle religion de notre époque.Nous avons enfin pris conscience, au cours de la dernière décennie, de l’importance de protéger l’environnement de la planète, menacée au premier chef par nuis autres que nous-mêmes petits terriens, nos modes de vie et notre insouciance collective.Les changements climatiques et le réchauffement de la planète commencent à nous faire peur, à juste titre.Nous sommes subitement devenus préoccupés par tout ce qui jusque-là nous indifférait : la forêt boréale et les coupes à blanc, des races d’animaux en voie d’extinction, la désertification dans les pays du Sud, la fonte inexorable des icebergs en Arctique et en Antarctique, la qualité de notre alimentation, les multiples sources de pollution et notre consommation à outrance.Préoccupés par tout cela au point d’en être devenus une joyeuse bande d’écolos gagas et paranoïaques! Et comme le célèbre Lucky Luke de la bande dessinée du même nom, nous tirons sur tout ce qui bouge et avons fait des fumeurs ’une de nos cibles privilégiées, en faisant fi d’un des droits les plus chèrement acquis par l’humanité, celui de la plus élémentaire liberté d’être et de vivre.Janvier 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 21 Cahier Spécial : PIPQ Le journal La Quête est fier de s’associer et à tous les participants de ce cahier soulignant le magnifique travail du PIPQ.Nous saluons le travail accompli par eux depuis plus de vingt ans.Le PIPQ (projet intervention prostitution Québec) est un organisme communautaire autonome à but non lucratif qui a été fondé en 1984 par divers intervenants de la communauté préoccupés par le phénomène de la prostitution chez les jeunes.Une recherche-action a été menée par le P.I.P.Q.à sa première année d'existence.Les résultats ont démontré qu'il y avait un problème important de prostitution chez les jeunes à Québec et qu'aucune ressource n'existait pour leur venir en aide.C'est de cette façon que l'organisation a pris naissance.Longue vie au PIPQ.La Quête Depuis 60 ans, les œuvres du Cardinal Léger oeuvrent à bâtir un monde meilleur, grâce à l’action solidaire de centaines d’organismes comme le PIPQ, un organisme de Québec qu’elles appuient avec fierté.* •( iV iVÏ'.iA PROJET TftWTRüSTITUTION 18é41-0168 i@dc.aira.com r mm TRAVAIL DE RUE MfeitPw # ““'AIDE V." et RÉFÉRENCES 22 La Quête - Réalisons l'espoir Janvier 2008 AIDER ET PREVENIR L’équipe du PIPQ V Le Projet Intervention Prostitution Québec (PIPQ) un organisme à but non lucratif qui concentre ses activités dans la prévention et l’animation à propos de la prostitution.La prévention vise surtout à expliquer et démystifier ce phénomène.Comme le décrit la coordonnatrice du PIPQ, Geneviève Quinty, il y a beaucoup d’incompréhension et de préjugés entourant les travailleurs du sexe.«Il faut expliquer les processus de recrutement, aborder l’hyper sexualisation, la toxicomanie et les abus sexuels puisque ce sont souvent des réalités reliées.» Pour atteindre cet objectif, des ateliers sont donnés dans plusieurs écoles secondaires de Québec, mais aussi en région.«Nous parlons de la prostitution et des gangs de rue aux adolescents, mais aussi à toute la population qui veut de l’information.Nous souhaitons humaniser le phénomène.Ce n’est pas un problème de santé ou de sécurité publique, mais un problème humain», ajoute-t-elle.Le PIPQ s’implique aussi auprès des «filles» et des «gars» qui vivent ce problème.Un milieu de vie a été créé pour accueillir les personnes qui désirent obtenir de l’aide ou simplement avoir un moment de paix.De nombreux services sont offerts, dont un téléphone, un lit, de la nourriture, un babillard pour la recherche d’emploi.Une infirmière se rend aussi sur place et des préservatifs sont distribués.C’est aussi un site d’échange de seringues.Des intervenants sont toujours présents et peuvent écouter ceux qui ont besoin de parler.« Il s’agit d’un milieu de socialisation, nous voulons briser l’isolement de ces gens et leur permettre de faire autre chose», témoigne Geneviève Quinty.De plus, à tous les mois, différentes activités sont organisées telles que des soupers collectifs, des soirées de cinéma ou des sorties à l’extérieur de Québec.La participation aux services et activités qu’offre le PIPQ est volontaire.« C’est toujours une surprise, parfois il y a cinq, six et ou sept personnes en même temps, d’autres fois il n’y a pas un chat.Pour travailler ici, il ne faut pas avoir d’attente quant à la participation.L’important est de travailler à réduire des méfaits que ce soit en distribuant des seringues ou des condoms.Il faut éviter le pire, c’est ncessaire», assure-t-elle.Les personnes rencontrées par le Projet Intervention Prostitution Québec sont majoritairement des femmes.C’est plus de 75% des gens accompagnés qui ont plus de 25 ans.La moitié des cas concerne des travailleurs du sexe qui sont toujours en activité.Le travail de rue Le travail de rue est le moyen choisi par le PIPQ pour rejoindre les personnes concernées.« Nous devons être présent dans leur milieu, nous y intégrer.Ce sont souvent des gens isolés des autres et qui ont besoin que nous répondions à leurs besoins dans l’immédiat.Pour ce faire, nous sommes en partenariat avec des intervenants en toxicomanie et des infirmières», explique madame Quinty.« Nous sommes des généralistes, pas des spécialistes», plaisante-t-elle lorsqu’elle explique que le recours à d’autres organisations et services est nécessaire.Les travailleurs de rue poursuivent deux objectifs.Le premier est de prendre contact avec les prostitués.« C’est difficile.Environ 85% de ces personnes ont été abusées.Elles proviennent trop souvent de familles dysfonctionnelles.Il faut être respectueux et authentiques dans notre approche.Nous devons développer un lien humain et non thérapeutique.Se reconstruire, ça ne prend pas trois semaines, il faut être présent et pas seulement quand tout va mal», conclut Geneviève Quinty.Le deuxième but est de les réconcilier avec les autres adultes et leur redonner de la confiance.Les intervenants du PIPQ servent parfois de médiateurs et d’accompagnateurs lorsque les personnes concernées doivent rencontrer des travailleurs sociaux ou lorsqu’elles sont tenues de se présenter devant un tribunal.Il y aussi un certain travail d’éducation qui est fait pour aider les travailleurs du sexe à réintégrer le quotidien.Suite page 24 Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 23 Catwoman Le projet Catwoman existe à plusieurs endroits au Québec et ce n’est pas une initiative du PIPQ.Ce projet s’adresse principalement aux personnes qui travaillent en agence d’escorte, dans des bars ou des salons de massage.Dans ce cas, il s’agit de s’assurer de la santé sexuelle et physique de ces employés, principalement grâce à des cliniques de vaccins ou d’aide d’infirmières.L'idée première Le Projet Intervention Prostitution Québec est actif depuis 1984.L’idée vient d’un travail de recherche réalisé par un groupe d’étudiants du Cégep de Sainte-Foy.Les résultats obtenus dressaient un portrait de la prostitution juvénile.À ce moment, entre 500 et 800 jeunes se prostituaient dans la Capitale nationale.Pour plus d’informations, l’organisme a également son site Internet.Il s’agit du HYPERLINK “http://www.pipq.org“.Marie-Hélène de Cardaillac Les Halles Fleur de lys 245, rue Soumande Local 285 Vanier, Québec G1M 3H6 CENTRE D’ACTION BÉNÉVOLE de Québec inc.Tél.: 418.681.3501 Téléc.: 418.681.6481 Courriel : cabq@cabqinc.net Site Web : www.cabqinc.net Félicitation au PIPQ pour son 20e anniversaire ss .Commission scolaire iAS des Premières-Seigneuries air.nt.ic cUa cénacle, Qncl'e-.tOne!:"- ) QIC :>Jï www.csrfpstfc.ca I|le seconoairepublÎcI La Commission scolaire des Premières-Seigneuries, fière partenaire du PIPQ Vhdll' i: ut L’Echouerie , -,.,c uVut,* ÿ,,ui Q.k-iLc iiikiia: .(418) 523.0318 Ile ill' reception ¦ Menu iln jour aille de liillanl ¦ Spécial -t a j .(Vlhilain- (41W52ÜW iIMlili K Fondation de Lauberivière www.lauberiviere.org 692-4248 La Fondation de Lauberivière a pour mission de soutenir financièrement les différentes activités de la Maison de Lauberivière, organisme qui offre aux sans-abri et aux exclus sociaux des services de repas, d'hébergement pour hommes et femmes, de réadaptation et de réinsertion sociale.Q% »W i S*nv ftfflï ï 8 ?VVW.H ittlVjlîr iW'rïli .J.it **É*c«*e** »• vjtrvx’9 «1 lA /*, HJ f*, fpn tç.«es-tl 'f ¦Pier d'appuyer f 1 le '77 www.cegep-fxg.qc.ca PIPQ La Quête - Réalisons l’espoir 26 Janvier 2008 .Tta» Les commerçants de la basse ville de Québec ne désirent pas s’afficher comme commanditaires ou partisans du Projet Intervention Prostitution Québec (PIPQ) — m»«uw ÉÉaÉMfHttlÉtÉNHÉIHl Le PIPQ est un organisme communautaire autonome à but non lucratif fondé par des intervenants (es) préoccupés par la prostitution chez les jeunes.Après avoir demandé à quelques commerçants de la basse ville s’ils seraient prêts à s’afficher pour la cause du PIPQ, les mêmes réponses, ou plutôt les mêmes excuses, revenaient souvent.Le problème est que les marchands sont prêts à appuyer la cause comme si cela ne les dérangeait pas, mais lorsqu’on parle de s’afficher pour cette cause, c’est à ce moment précis que la donne change.L’enthousiasme prend rapidement le bord à l’aide de grands discours de défense qui font ciller les oreilles.Ils approuvent l’idée, mais ils ne sont pas prêts à s’afficher ouvertement sur un sujet délicat et controversé.Plusieurs ont peur que ce soit nuisible pour leur commerce.D’autres n’ont pas d’argent et certains se disculpent en disant qu’ils sont déjà derrière d’autres projets ou organismes du même genre.En somme, ces réponses sont très concluantes sur la situation de la prostitution à Québec, car beaucoup de personnes reconnaissent qu’il y a un problème, mais elles ne désirent pas en entendre parler.En réalité, on ne connaît pas réellement le phénomène de la prostitution.«Je suis surprise», d’affirmer Geneviève Quinty, coordonnatrice au PIPQ.Selon elle, le problème se retrouve essentiellement dans l’affichage en tant que tel, car les gens ne veulent être étiquetés à cette cause d’aucune façon.Elle note une véritable déresponsabilisation sociale par rapport à la prostitution.Dans la plupart des cas, on reconnaît qu’il existe un problème, mais on n’en veut pas dans sa cour.LA PART DES MÉDIAS Cette opinion est partagée par Isabelle Morin, professeure en sciences sociales au CÉGEP de Limoilou.La prostitution est représentée dans les médias, au cinéma et dans la littérature comme un métier clandestin et déviant socialement.Ce métier est donc mal perçu dans notre société.Il est mal vu, car plus souvent qu’autrement on tente d’étouffer le problème au lieu d’essayer de le régler.«La prostitution n’est pas une maladie», a précisé Isabelle Morin.Pourtant, les gens tentent d’éviter ce sujet comme si juste le fait d’en parler pouvait être contagieux.La so- ciété n’a jamais vraiment eu une grande ouverture sur le sujet.Mme Morin pense également que les médias jouent un rôle important dans ce dossier.Évidemment, les médias projettent toujours l’image sale et dégradante de la prostitution sans jamais déterminer de contexte et de condition sociale.Autrement dit, l’image véhiculée est négative.Malgré que la prostitution soit contre les normes sociales, on affirme des choses que l’on ne connaît pas.C’est sûrement en raison de la méconnaissance de la prostitution que la société affiche une aussi grande réticence.On doit savoir que la prostitution est trop souvent liée à d’autres phénomènes de société comme la pauvreté, l’inceste et les agressions sexuelles, la violence, en rapport direct avec le milieu de vie.Le dossier de l’opération Scorpion de 2003 est-il trop frais à la mémoire sociale et expliquerait-il justement une telle réticence?«L’opération Scorpion n’a rien à voir avec cette réticence», a précisé Geneviève Quinty.A son avis, cette opération a plutôt aidé à conscientiser les gens sur le phénomène.Toutefois, il y a une distinction à faire entre la prostitution juvénile et adulte.Janvier 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 27 La prostitution juvénile est perçue par la société comme imposée, tandis que la prostitution adulte serait volontaire.Le problème est que ce n’est pas toujours un choix.Est-ce réellement un choix?PARALLÈLE AVEC LA POLITIQUE Selon Claude Cossette, professeur titulaire de publicité sociale au Département d’information et de communication à l’Université Laval, les marchands ne veulent pas prendre position dans le domaine sociopolitique.«Ils ne veulent pas se mouiller surtout car la prostitution est un sujet délicat», a indiqué M.Cossette.Il fait également une analogie entre la prostitution et la politique.Les commerçants ne veulent pas s’afficher pour un parti politique précis.Ils s’assurent ainsi d’attirer tous les genres de clientèle.On en vient à parler de la nuisibilité à l’entreprise.Le problème, selon lui, est qu’il n’y a pas de consensus social à cet effet et il faudrait avoir une longue discussion afin de clarifier les choses.Bien que la prostitution soit le plus vieux métier du monde, c’est aussi le plus vieux tabou.Pourtant, ces commerçants comme bien d’autres personnes saisissent mal l’enjeu réel qui se pose ici.Le fait de s’afficher en tant que commanditaires pour le PIPQ ne signifie pas qu’on appuie la prostitution à Québec.Cela représente plutôt, dans un premier temps, la reconnaissance d’un problème de société et, dans un deuxième temps, la volonté de l’encadrer.Maxime Rioux B ELLE MARE AVOCATS ^OiA/iz 'V'Ofr £0 Cvtxfr ( 28 La Quête - Réalisons l’espoir Janvier 2008 d’horaire fixe,.Ce sont V demandent les rendez-raj£aucoup d’une ville à jetage les suivis ré VENIR EN AIDE k sur le macadam Être proche de ces gens-là (prostitués), qu’ils nous invitent dans leur milieu, apporte une grande liberté et plusieurs visions des choses.« C’est très valorisant, un merci d’eux en sachant ce qu’ils ont vécu, est parfois plus grand que le salaire que tu peux recevoir », raconte Patricia Caron, travailleuse de rue depuis sept ans au Projet Intervention Prostitution de Québec (PIPQ).toire.Ils ciblent les endroits fréquentés par cette clientèle.Avec le temps, ils s’allient aux employés des lieux.Ces informateurs les appellent lorsqu’ils savent que c’est trop dangereux ou pour les mettre en contact avec des prostitués.Cette période dure de six à neuf mois.leurs n’ont pas les prostitués qui vous.Ils bougent ™ l’autre, ce qui désavEm guliers.COMME UN BOÎTE À OUTILS En général, ce sont des filles prostituées qu'ils rencontrent.Il y a peu d’hommes parce qu’ils sont plus difficilement joignables dans la rue.D’après elle, c’est peut-être parce qu’ils ont plus peur de se faire juger dans leur orientation sexuelle ou parce qu’ils sont moins portés à se confier que les femmes.Ils arrivent là habituellement au gré d’une fugue, d'une mauvaise rencontre, d’un milieu familial difficile ou d’un besoin financier.ÉTABLIR UNE RELATION EN TROIS PÉRIODES Il y a trois périodes pour créer une relation à long terme.La première est l’observation.Les intervenants de rue brossent un portrait d’ensemble du tern- Ensuite, il y a l’intégration.Les travailleurs de rue entr ent en contact avec les prostitués.Cela peut-être en jouant au billard avec eux ou seulement en parlant.C’est à ce moment qu’ils s’assurent que les besoins de base sont comblés.Ils vont aussi leur distribuer du matériel tels des condoms, des seringues ou des vêtements.C’est aussi un test de confiance que les travailleurs ont à passer avec les prostitués.Cela dure entre un et deux ans.Enfin, la période d’intervention est celle du service d’accompagnement.C’est environ dans la deuxième année de la relation.C’est sur une basse volontaire, égalitaire et confidentielle.Les travail- « On est comme leur boîte à outils », caricature Mme Caron.Le service d’accompagnement aide les prostitués dans leurs tâches quotidiennes.C’est aussi la rencontre avec des personnes ressources des milieux de la santé, judiciaire et policier en qui ils peuvent avoir confiance.C’est un lien personnalisé.Ils n’iront pas voir une infirmière, mais Isabelle.Donc, ils sont moins méfiants pour leur deman der de l’aide.La ligne est parfois mince entrel es aspects professionnel et personnel.« Pour certains, nous sommes leur meilleur chum.J’ai déjà eu une demande d’assister à un accouchement.C’est touchant, mais en même temps, c’est déstabilisant parce que tu te dis que tu peux pas S********* ?# # ASSEMBLEE NAHOHALE QUÉBEC Agnès Maltais Députée de Taschereau 320, rue Saint-Joseph Est, bureau 207 Québec, Québec G1K8G5 Tél.: 646-6090 Téléc.: 646-6088 amaltais_tasc@assnat.qc.ca www.agnesmaltais.com fJe suis fière de m'associer à (a Quête pour souligner lexcellence du travaildu TJ0TJQ au cours des 20 dernières années.Lonme vie m TJ91?(2 ! Lonme vie m TJ91?(2 ! Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 29 être la seule personne qu’elle peut appeler », confie-t-elle.Dans tout ce qu’ils décident, il faut qu’ils sachent les raisons pour lesquelles ils font cela.Il faut être clair afin d’établir les limites et d’assumer les conséquences.Il existe toutefois un code d’éthique de chaque organisme qui peut les guider.Tous les travailleurs de rue font partie de l’Association des travailleurs et travailleuses de rue du Québec (ATTrueQ).Ils se réunissent à chaque mois pour discuter de la pratique et de ses problèmes, des nouvelles drogues, de l’évolution dans la me avec les policiers et l’intolérance ac crue des citoyens.Ce travail ne requiert aucun cours scolaire obligatoire.Mais, au départ, tous les employés du PIPQ doivent suivre une formation donnée par l’organisme.Vanessa No lin -j.Faire du bon vin c ’est facile avec Vignoble Québec, j 0gnoble Que b Ve J/ * { Q Dégustez l’excellence • V 25% de rabais! A 1 ’achat de votr e ensemble de vin préféré ail prix régulier.3 ensembles de fabrication de vin HÉRITAGE ESTATES ÈC3 ÏS~ K* Pour seulement 99.99 $ n as rouge 10 blanc Bouchons, Etiquettes & Capsules incluses *rosG 9825 B oui.de POrmière Québec Qc G2B 3K9 (418) 840-2508 Q?S/ommage bénévolat-, uébec HomuMJLcI Sam Hamad Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Une récO*Vtrlit (iu dévouement Le bcncvolal est sans doulc l’acte d'humanisme le plus fondamental qu'une personne puisse posa dans notre société.C'est un puissant moyen d'entraide et de soutien mutuel.C'est aussi une source d'épanouissement et d'accomplissement personnels.Les bénévoles travaillent trop souvent dans l’ombre; ils ne sont pas à la recherche de gratification, mais méritent notTe entière reconnaissance.Lors de la remise du prix Hommage bénévolat-Québec, le gouvernement honore l'engagement bénévole d'hommes et de femmes de toutes les régions du Québec et souligne la contribution d’organismes communautaires qui ont su, grâce à leurs mesures novatrices, éveiller l'intérêt des bénévoles et les soutenir dans leurs activités.Je vous invite à poser un geste simple en présentant des candidatures.Vous contribuerez ainsi à reconnaître les actes de générosité accomplis par les bénévoles et les organismes au bénéfice de leur communauté.Proposez une candidature dans l'une des trois catégories suivantes : Jeune Bénévole — Prix Claude-Masson (14 à 30 ans) Un lauréat sera honoré dans le domaine des communications Bénévole en action (31 ans et plus) Organisme en action Date limite d’inscription : 21 janvier 2008 Pour obtenir un formulaire de mise en candidature Si vous habitez la région de Québec 418 646-9270 Ailleurs au Québec, sans frais 1 800 577-2844 saca@mess.gouv.qc.ca www.benevolat.gouv.qc.ca Emploi et Solidarité sociale Québec es es Avec la collaboration de : fcciC>q FÎtWBAnON 013 C FMI Vf 3 " 30 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Janvier 2008 Annie ne veut plus être abusée La prostitution entraîne dans son sillage bon nombre de victimes.Personne n’y est prédestiné, mais une fois pris dans ses mailles, plusieurs ont du mal à s’en sortir.) — Elle se prénomme Annie, pour les besoins de l’entrevue, mais ce nom est la seule fiction qu’elle peut se permettre.Elle a 31 ans.Il y a 4 ans, elle est revenue vivre à Québec après avoir travaillé dans rhôtellerie pendant deux ans à Elle aux Coudres.Sur le chômage, elle ne peut joindre les deux bouts, elle commence à danser : « Je suis allée voir, il y avait tout le temps des annonces dans le Journal de Québec.Je suis allée voir, puis j'ai commencé à faire de l’argent vite ».Elle commence aussi à prendre « un coup » solide et à consommer des drogues.Les « danses à dix » ne suffisant plus à sa consommation, elle entre dans « les bars à gaffes », des endroits de prostitution où tout est permis.L’argent n’est plus un souci : « Je me suis ramassée au pavillon Montcalm, dans un très bel appartement.J’avais tout, les vêtements signés, j’avais tous les parfums Christian Dior.Je payais la traite à tout le monde.J’avais de l’argent comme de l’eau ».Puis survient la première agression, ayant pour conséquence la dépression.Elle rentre à l’hôpital, en psychose, et perd tout ce qui faisait son train de vie.La psychose, maladie pouvant être traitée, est un dysfonctionnement du cerveau.« Après, j’ai recommencé à fréquenter le PIPQ [Projet intervention prostitution de Québec], j’ai fait la popote collective, j’ai fait des petits contrats de ménage, puis je voyais quelqu’un qui m’a aidée psycho-logi-quement.» À ce moment, les éléments se réunissent pour qu’Annie cesse la prostitution.Elle rencontre cependant un homme avec lequel sa relation se dégrade jusqu'à la violence.Elle retourne alors dans les bars à gaffe sous le poids de ce compagnon qui, un jour, lui appose un couteau sur la gorge.Annie prend alors des mesures pour mettre un terme à cette relation, avec le soutien du PIPQ.Si Annie arrête la prostitution, l’ivresse du passé la hante toujours.Elle rechute, mais cette fois dans la rue : « J’ai fait la rue aussi cet été, j’aimais ça, sauf que, j’étais nouvelle.Au début, ça allait bien, je consommais pour 700$ de coke par semaine.» L’idylle prend fin avec la surveillance policière qui s’accentue.Annie arrête alors pour suivre un programme d'insertion sociale afin de revenir sur le marché du travail.Elle obtient un poste d’entretien ménager dans les bureaux du PIPQ : « Mon but c’était premièrement d’avoir un encadrement, de m’occuper le mental, puis de travailler avec des gens que jjaime ».Bien qu’elle ait arrêté la prostitution, le combat n’est pas terminé.« Là, je change de look parce que tu sais, il y a encore des clients qui me harcèlent ».Mais Annie reste lucide, elle ne se cache pas que c’est plaisant de faire autant d’argent, mais elle ne veut plus être abusée : « parce que ça brise une personne faire de la prostitution ».Pascal Huot ¦y HBjr P m TàS&Z&sm v- ¦iM \ y* '%.AA.Janvier 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 31 BRAVO AU PIPQ ! màm Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale Québec L'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale est fîère de soutenir, pour une I5eannée consécutive le Projet - Intervention - Prostitution Québec (PIPQ), et de s'associer, en tant que commanditaire, au magazine de rue La Quête pour ce numéro spécial.http://www.rrsss03.gouv.qc.ca UN DON D’ESPOIR POUR LA VIE NOUS RECYCLONS ! A l'armée achetez usagé ! 1125, chemin de la Canardière, 14, Côte du Palais Québec, Qc.WÊffl Québec, Qc.G1J-2C3 Sfâft G1R-4H8 Ouvert de 17h à 2h saut ta dimanche 565, rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 tùMfW'bar A!'r\ .( i&ÊÊIk Ffeintre Itz drnllél ri * 1 3.80 A.bciul^vjfd René Lévesque (Xien Ouébéf (QuébéC) r.1 s sw
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