La Quête : journal de la rue, 1 avril 2008, Avril
Lu sosnlli rPi No 101, avril 2008 Le magazine de rue de Québec Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 vyfww.desjardins.com/caissedequebec .ommaire MOT DE L’ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITORIAL Jacques T.Dumais DOSSIER :LA CONDITION MASCULINE UN QUÉBEC PATRIARCALE Marie -Hélène de Cardaillac DE L’AIDE POUR LES GARS Maxime Rioux UN MOULE FAVORABLE AUX FILLES Geneviève Blanchet UNE FEMME CHEZ LES HOMMES Karine Limoges PLUS OU MOINS DE GAIS À QUÉBEC?Caroline Alain DU NORD AU SUD Laurie Grenier LE JOURNALISME AU FÉMININ Marie-Josée Nantel LES ÉCRIVANTS V:"' HISTOIRE D’UN HOMME SEUL Alcide Labrecque AH SI J’ÉTAIS UN HOMME.Manon Alarie DES MOTS SUR NOS MAUX Christiane Voyer CHRONIQUE LES HOMMES ROSE BONBON Robert Maltais PÈRE MANQUANT, FILS RÉUSSI Diane Morin VOUS ACHETEZ OU VOUS EMPRUNTES VOS LIVRES Martine Corrivault Avril 2008 la Quête - Réalisons l’espoir 3 Magazine La Quête •Mot de Véditeur les écrivants et La Quête Dans cette parution, exceptionnellement, j’aborderai très brièvement le thème du mois qui porte sur la condition masculine.En réalité chers lecteurs, je tiens à profiter de ce numéro pour vous sensibiliser à un besoin qui se fait sentir à La Quête.Pour commencer, dans la présente édition, vous lirez une série d’articles qui apportent un éclairage sur l’homme d’aujourd’hui.À leur lecture, vous tomberez tantôt en accord ou non, tantôt choqué peut-être, mais vous vous créerez votre propre opinion sur le sujet.Prenez position et faites-nous la connaître.Permettez-moi maintenant d’aborder le principal but de ce texte.Vous aurez sans doute remarqué qu’il y a moins, depuis quelques semaines, d’écrits de la part de nos écrivants qui paraissent dans nos pages.Avec le temps, notre réserve s’épuise.En réalité, nous commençons à manquer de ces textes produits par tout un chacun.Ainsi, plusieurs de nos écrivants réguliers sont disparus de notre décor, au fil des années, pour différentes raisons (déménagement, transfert, mortalité, manque de temps, etc.) Le remplacement de ces généreux bénévoles doit s’opérer plus rapidement parce que nous commençons à manquer de collaborateurs dans ce créneau.Or, on suppose à tort qu’il faut posséder d’excellentes connaissances en français pour écrire un article dans notre journal.Ce qui est inexact.Rappelons à tous que notre mission se compose de deux volets.Le premier et principal, créer des emplois pour des gens qui possèdent au moins cette alternative.Le deuxième volet, secondaire, mais tout aussi nécessaire, consiste à ouvrir nos pages à ceux et celles qui veulent prendre la parole ou donner leur opinion sur un sujet, sans pour autant s’avérer des experts en français ou dans une quelconque matière.N’ayez crainte! Les erreurs de syntaxe ou d’orthographe ne nous effraient pas.Nous éditerons vos textes avec les modifications de forme qui se révéleront nécessaires, sans changer le sens de ceux-ci.Ça fait aussi partie de notre travail, comme de notre mission.Vos textes paraîtront dans un français accessible à tous.Qui donc saura si votre texte a exigé ou non des corrections?Et je vous garantis que vous retirerez une très grande fierté de vous lire dans La Quête.Mais, pour ce faire, votre devrez identifier vos articles en nous fournissant vos nom et adresse (cette dernière ne sera pas publiée, demeurant confidentielle).Une fois votre texte publié, nous vous en ferons parvenir avec plaisir une copie à votre adresse.J’aimerais attirer votre attention sur des textes d’écrivants qui collaborent régulièrement avec nous.Je vous invite à les lire, notamment ceux de Pascal Huot, Alcide Labrecque, Marie Nas-sif, Christiane Voyer.Prenez exemple sur eux.Je vous invite donc à nous envoyer vos textes, brefs ou longs (maximum 500 mots) et je verrai personnellement à en prendre grand soin.Bonne lecture à tous! Pierre Maltais Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour mai 2008, nous parlerons de la bureaucratie en général.Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca ÉDITEUR DÉLÉGUÉ Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L'ÉDITION Martine Corrivault.Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Caroline Alain, Marie-Hélène de Cardaillac, Jacques T.Dumais, Mathieu Gobeil, Laurie Grenier.Pascal Huot, Karine Limoges, Isabelle Morin, Julie Morin, Marie-Josée Nantel, Vanessa Nolin, Isabelle Morin, Julie Morin.Maxime Rioux CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Manon Alarie, Louis Couture, Pascal HuoL Alcide Labrecque, Marie Nassif, Jacques Pruneau JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin LE THÉÂTRE EN QUESTION Pascal Huot PUBLICITÉ Caroline Alain et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Pascal Huot PHOTOS Pascal Huot, Archives La Quête, Courtoisie Richard Dubé, Courtoisie Sandra Van Tessel, IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.Asser/mentêe AWA 4 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 t hîT lliHM MHjlwa .j iHTik Trim?Notre Mission Encouragez CAMELOTS nos camelots sur DEMANDES La Quête est un magazine de rue.les rues de la Payez-vous des extras et plus en deve- Il donne la parole aux démunis et à ville de Québec nant camelot pour le journal La Quête.ceux qui veulent se faire entendre.Sur la rue Cartier Nous sommes à la recherche de camelots pour La Quête veut aussi être de tous Sur la rue St-Jean couvrir plusieurs secteurs de la grande ville les débats sociaux, en particulier Sur la rue St-Joseph de Québec.ceux qui touchent les personnes Dans Saint-Sacrement Pour informations, veuillez nous appeler les moins favorisés de la société.Traverse de Lévis au 649-9145 Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 5 Magazine La Quête Éditorial DEBOUT , BANDE DE MALES! L’homme québécois, entre autres, est dans une impasse.Ledit sexe fort ne se retrouve plus devant l’ascension phénoménale de la femme dans tous les domaines.De la dépression à la démission, en passant par le désir de vengeance ou la tentation du suicide, il joue, il somnole ou il regarde passer le train.Fêter la femme le 8 mars, c’est bien.Mais pourquoi n’y aurait-il pas une journée de l’homme, se demandait dans Le Soleil du lendemain soeur Merzel Caissy, une intervenante spirituelle auprès des deux sexes.« C’était nécessaire de mettre l’accent sur la libération des femmes.Mais je crois, dit-elle, que nous sommes rendus à nous préoccuper des hommes » en désarroi, frileux, moins sûrs d’eux.Depuis l’Année internationale de la femme, en 1975, la société québécoise n’a d’yeux que pour la douce moitié.Le Québec se dotait en 1994 d’un Code civil extrêmement avantageux dans le cas de celle à qui le Code Napoléon avait interdit, 150 années durant, la moindre autonomie sociale et économique.Un tel libéralisme devenu nécessaire pour rendre justice à nos mères et à nos soeurs a aussi créé d’autres injustices.Ainsi, un homme abandonné par sa conjointe en est aujourd’hui réduit à vivre le cul sur la paille, se plaignent amèrement des divorcés.Le combat des femmes pour l’égalité n’est pas pour autant terminé, loin de là.Les Canadiennes gagnent encore des salaires 30% fois moindres que les hommes, malgré une scolarisation et une expérience équivalentes.La présence des femmes est toujours minoritaire au sein de nos gouvernements.11 en va de même à la tête des entreprises, 108 ans ayant été nécessaires avant d’élire, avec Monique Leroux, une première présidente du Mouvement Desjardins.Sur le plan économique, dans le commerce, la gent féminine est de plus en présente est compétitive.Paradoxalement, les femmes déclassent les hommes eu égard aux diplômes d’éducation supérieure.Dans le privé comme dans le public, on les juge aussi plus compétentes, travailleuses, efficaces, conviviales et disponibles que le sexe opposé.Et ce, malgré des obligations familiales encore majoritairement boudées par l’autre sexe.La douce moitié du monde ne se confine plus à des fonctions traditionnellement féminines comme les services sociaux, éducatifs ou de secrétariat.Elles chauffent aussi autobus, taxis, camions, girafes, souvent avec plus de passion et de dextérité que les mâles.Il est réducteur, bien sûr, de prendre pour modèles les Charest, Dumont, Harper ou Dion.Qui plus est, d’autres secteurs habituellement masculins associés à la police, aux pompiers et à l’année sont peu à peu envahis par le sexe dit faible.Depuis des lustres, du reste, le matriarcat supplante un patriarcat de strict apparat.Qui était aux commandes réelles des familles du Québec quand l’homme s’adonnait en tout temps à la traite des fourrures, à la drave, aux travaux agroforestière?Ou quand il s’enrôlait pendant les deux grandes guerres du siècle dernier?LES « MODÈLES » MASCULINS Des hommes se plaignent désormais de l’absence de modèles mâles tout au long de leur vie.Ils ont en partie raison.Père manquant, fils manqué ou marqué! a-t-on d’abord déploré.Et à l’école primaire, la seule présence masculine se limitera, trop souvent, à l’éducateur physique.Par contre, les hommes fourmillent déjà à tous les autres stades scolaires.Sur le plan politique, il est réducteur, bien sûr, de prendre pour modèles les Charest, Dumont, Harper ou Dion.Ils sont malheureusement aux antipodes des charismatiques René Lévesque et Pierre Elliott Trudeau! Pauline Marois n’a pas encore accédé à la fonction de premier ministre du Québec.Mais pour la mairie de Québec, entre-temps, Ann Bourget, en tête des sondages à l’origine, a été évincée à la fin par le « modèle » mâle Régis Labeaume.Les hommes ont peut-être grand besoin d’aide par les temps qui courent.Quoique rien ne leur interdit d’essayer également de mettre leurs culottes.Qu’ils se retroussent les manches, se crachent dans les mains sur la base d’une égalité de fait entre les deux sexes.Nous ne vivons pas en 1908, tout de même.Donc, trêve de jérémiades, de paresse ou de gnangnans.Et debout, bande de mâles! Jacques T.-Dumais Le premier ministre du Québec Jean Charest 6 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 UN QUÉBEC PATRIARCAL La société québécoise est bel et bien patriarcale, même si les femmes semblent occuper une place plus importante depuis quelques années.Jusqu'à maintenant, aucune société n’a pu être qualifiée de matriarcale.— Johanne Daigle, professeure en histoire sociale et en histoire des femmes à l’Université Laval, affirme qu’une société ne doit pas nécessairement être matriarcale pour que les femmes aient un contrôle sur certains espaces.Le concept de matriarcat implique que ce soit les femmes qui exercent un pouvoir sur les hommes dans une société.À ce jour, les anthropologues n’auraient pas trouvé de société correspondant à cette description.Cette information n’a pu être vérifiée auprès de l’anthropologue que La Quête a tenté de joindre.Cette idée que notre société puisse être matriarcale est entretenue par des croyances et des mythes.« On disait à l’époque que les femmes étaient plus éduquées que les hommes, puisqu’elles se rendaient plus souvent jusqu’à la 7e ou la 8e année.Par contre, les filles n’allaient pas pour autant aux études supérieures.Les garçons, de leur côté, devaient souvent aider sur les terres », a éclairci Mme Daigle qui précise que des études supérieures ne sont pas synonymes de pouvoir.L’idée de l’homme pourvoyeur est aussi une perception fausse par rapport à la réalité.« Il s’agit d’un concept plutôt récent qui est pourtant dominant.En réalité, il existe une tradition de femmes travaillant hors du foyer » a clarifié Johanne Daigle, qui explique aussi que le contrôle des finances a longtemps été une affaire de « classe sociale ».En effet, dans l’histoire de la société québécoise, les femmes s’occupaient des finances du ménage lorsque celui-ci était pauvre.Lorsque la famille était plus aisée, les hommes reprenaient le contrôle du portefeuille, « souvent pour le confier à des professionnelles » a-t-elle précisé.Selon Mme Daigle, la place de l’homme dépend souvent de ce que la société valorise.« A partir du moment où une profession est moins valorisée sur le plan financier, les hommes la désertent et les femmes prennent la place.C’est ce qui est arrivé dans les domaines de la pharmacie et de la médecine.Pour le moment, les hommes demeurent dominants dans les domaines technologiques, parce que ça rapporte », a-t-elle expliqué.LA RÉVOLUTION TRANQUILLE En réalité, les femmes ont commencé à être plus visibles dans les années 60.La première femme députée au Québec, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, a été élue le 14 décembre 1961.Ce n’est qu’en 1964 que le Code civil du Québec a été modifié pour donner aux femmes des garanties juridiques et l’accès à la propriété.Mme Daigle met en garde ceux qui mélangent le concept de matriarcat et celui d’une société matrilinéaire.« Les sociétés matrilinéaires se caractérisent par la transmission de mère en fille des savoirs et de la culture.Contrairement au matriarcat, ce genre de société existe », a-t-elle précisé.Elle rappelle qu’il est facile de généraliser.Le sujet du pouvoir d’un sexe sur l’autre cause encore de la controverse.« Ce n’est pas un sujet qui s’aborde sans faire de nuances.Souvent, les généralités proviennent des impressions que l’on a sur ce que l’on voit.C’est en partie ce qui fait de la religion un sujet chaud : le pouvoir des hommes sur les femmes », a-t-elle conclu.Marie-Hélène de Cardaillac Travailleur forestier comme on voit rarement aujourd’hui au Québec 7-^-, -s 0% g* “-s**.>: de Québec Cenbralde ¦ SE» Canada de Québec Québec et Chaudière- Appalaches Le concept de matriarcat implique que ce soit les femmes qui exercent un pouvoir sur les hommes dans une société.La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Avril 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 7 0M§ DI L’AIDE POUR LES GARS ^ « Tu n’as pas le droit de demander de l’aide quand tu es un gars », souligne André Beaulieu en parlant d’un stéréotype bien ancré dans notre société.La Quête a rencontré le directeur général d’Au-tonHommie, un centre de ressources pour hommes, pour démontrer que des services sont offerts pour ces hommes en difficulté et qu’au contraire, la demande d’aide est grandissante.La demande d’aide chez l’organisme s’accroît malgré une certaine réticence de départ causée par les préjugés qui entourent des organismes pour les hommes.L’an dernier, sur près de 6000 demandes d’aide téléphonique, environ la moitié des hommes se sont présentés sur place.Toutefois, la nature de leurs demandes s’est transformée au cours des dernières années.La majorité de ces personnes viennent pour des problèmes reliés à la vie de couple, pour des difficultés d’adaptation sociale, de développement et de croissance personnelle ainsi que pour des troubles de santé mentale.Environ 65 % des cas rapportés proviennent d’une clientèle âgée entre 30 et 50 ans principalement de la ville de Québec.Une fois que l’homme a appelé, il a déjà franchi la première étape.C’est la reconnaissance d’un problème ou d’une difficulté.Ensuite, l’individu en question est invité à faire un pas de plus en avant dans sa démarche.Il est convié à venir sur le champ à l’organisme en lui disant que l’on croit en lui.IMPORTANCE DE L’ACCUEIE L’accueil est l’élément central de l’esprit de confiance qu’il tente de créer dès le départ.« Chaque gars qui appelle, c’est une bonne nouvelle » a souligné André Beaulieu.« Il faut que je réussisse à l’amener ici et un coup arrivé, c’est un succès » renchérit-il.Les services offerts se présentent sous forme de groupes ouverts ou fermés et de suivi individuel.Peu importe l’avenue empruntée, un psychologue, un sexologue ou un travailleur social présente un contenu avec une liste d’outils et également une obligation à faire des démarches.« Il faut que je lui donne de la prise maintenant » explique André Beau-lieu.Il doit s’appuyer sur quelque chose dans sa vie en lui faisant voir les choses sous un angle différent.Le centre doit aussi travailler en amont.L’organisme travaille présentement à l’élaboration d’un projet.Il offrira bientôt des rencontres de sensibilisation dans des milieux d’hommes (comme un garage), qui n’ont pas de programme d’aide aux employés.Cette initiative a pour but de créer dans diverses entreprises un système de sentinelle.Au terme d’une journée de formation, un employé spécifique devient un poteau ou un pilier dans l’entreprise.L’employé en question est dorénavant à l’affût des hommes en détresse ou présentant des troubles dans son entourage professionnel.Il peut maintenant les aider et les diriger vers une ressource.AutonHommie est un organisme communautaire à but non lucratif visant à venir en aide aux hommes présentant diverses difficultés.Le but de la création d’un organisme pour homme est de répondre à l’ensemble des besoins relevant de la condition masculine, car les hommes ne peuvent pas trouver des réponses adéquates dans les réseaux publics.De plus, ces réseaux sont peu fréquentés par les hommes.Sur les 2800 ressources présentes au Québec, seulement 76 sont destinées aux hommes.Cette ressource régionale couvre un territoire démesuré.Son épanouissement dépend du financement qu’il reçoit du ministère de la Santé et également d’organismes comme Centrale.Le grand problème reste essentiellement l’argent.Maxime Rioux 8 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 Photo Archives La Quête UN MOULE FAVORABLE AUX FILLES Qui n'a pas entendu parler de l'augmentation graduelle du nombre de filles qui maintenant font des études supérieures?Oui! Pour votre information, elles étaient 12 % plus de femmes au Québec détenir en 2006 un diplôme d'études universitaire! Surpris?Moi, pas tellement.En tant que fière représentante de la gent féminine, ex-monitrice de terrain de jeu, fille d’une propriétaire de CPE (centre de petite enfance) en milieu familial depuis 18 ans et monitrice de ski pour enfants pendant six ans, je me penche sur la question.Mais qu’est-il arrivé à ces garçons qui avant, réussissaient si bien?Mais encore, réussissaient-ils mieux avant?Beaucoup de recherches sur le sujet pour bien peu de réponses.Alors, après avoir jeté un regard autour de moi, voici mes conclusions.Selon certaines études, les jeunes garçons seraient plus sujets à des troubles d'apprentissage.D’autres études, avancent que dès le plus jeune âge, les garçons sont surexposés à des modèles féminins (mère, enseignantes, éducatrices en garderie, etc.).Conséquemment, les garçons amorcent le primaire avec un handicap.Ici, je me dois de nuancer mon propos, car effectivement, l’environnement des enfants manque foncièrement de modèles masculins.Combien d’éducateurs en garderie connaissez-vous?Moi, aucun.Mais est-ce que toutes les éducatrices, mères et enseignantes ont une approche unilatéralement féminine?Peut-on conclure à un manque d’identité sexuelle?Et, est-ce là tout le problème?Poursuivons tout de même.Les enfants du primaire sont soumis à une stimulation pédagogique constante dès l’arrivée à la garderie scolaire jusqu’aux devoirs à la maison.C’est peut-être une erreur.L’ACTIVITÉ AU MASCULIN Pour avoir une multitude de petits garçons de six mois à 10 ans dans mon entourage proche, je peux vous dire pourquoi.Après une heure de marche, 30 minutes de Wii (console de jeux vidéo) et un combat à l’épée mousse, les petites filles réclament un petit temps assis à faire du dessin.Les petits garçons eux, me demandent de faire une partie de hockey.La différence est simple, un temps pour jouer et un temps pour être calme sont nécessaires, mais les proportions à cet âge sont très différentes.Même si l’on restreint l’hyperactivité du petit Bobby avec une médication, son instinct de l’activité physique est encore là et ne s’en ira pas.Ah oui! Il y a ceux qui suggéreront la division des sexes à l’école, la méditation, les massages en classe.Peut-être ont-ils raison.Moi, j’ai une autre proposition.Si l’on provoquait le goût de l’apprentissage dès le plus jeune âge avec des sujets qui les intéressent dans un contexte adapté à leurs aptitudes?Je sais que c’est dans les objectifs du ministère de l’Éducation.Mais allez voir, dans les salles de classe, peu importe l’école, peu importe l’année scolaire.Et le résultat est le suivant : le moule imposé et malheureusement le plus courant est davantage aux filles.En guise de conclusion, il me revient en mémoire le petit Alexandre qui, à trois ans, connaît toutes ses lettres de l’alphabet et qui nomme un mot qui commence par chacune d’elles.Un petit exceptionnel me direz-vous! Peut-être, mais je sais que ces premières lettres ont été apprises en identifiant les marques de voiture dans la rue et pas assis sur une chaise.À croire qu'il y a encore de l’espoir.Je resterai toujours positive à ce sujet.Geneviève Blanchet De jeunes étudiants (es) prenant les transports en commun.0 Photo Pascal Huot ' ' \ > Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 9 Sandra Van Tassel pompière UNE FEMME CHEZ US I S Jolie.Menue.Blonde.Souriante.Dans la trentaine, adepte de sports dits masculins, tomboy, Sandra Van Tassel s’est toujours sentie à l’aise avec les hommes, le milieu manuel l’a toujours attirée.Elle a été menuisière sur les chantiers de construction, 10 années surintendante à la construction, elle a fait de la prévention pour la Commission de santé et de sécurité au travail (CSST).Elle est pompière à temps partiel depuis cinq ans.Conjointe d’un enseignant en menuiserie, Sandra donne des conférences sur les métiers non traditionnels dans sa classe.Elle conseille les filles inscrites à ses cours, leur explique à quoi s’attendre avec les hommes sur le terrain.Les filles trop sensibles vont très vite se faire marcher sur les pieds.« Tu dois faire partie de la gang, être extravertie : dîner avec eux, blaguer avec eux, prendre ta place afin de te faire respecter ».Certains vont faire des farces douteuses.S’ils insistent, il suffit de les remettre à leur place.Ils finissent par t’accepter comme l’une des leurs, une solidarité s’installe, et si un gars borné s’attaque à elle, ses collègues la défendront.Mis à part quelques misogynes, la plus grande difficulté du travail de chantier est le stress : les échéances, les conditions climatiques; ce qu’on ne contrôle pas.On doit s’adapter à l’inconnu et gérer l’imprévu.Ce ne sont pas des métiers faciles, pas plus pour un homme.En tant que femme, il faut savoir faire preuve de diplomatie, il y a une pression supplémentaire à performer, « les yeux sont rivés sur toi, il y a une obligation inconsciente à offrir une surperformance ».Pour une femme dans un métier d’homme, les réactions des gens sont multiples.« On s’étonne de voir une pompière en uniforme arriver sur le lieu d’un drame.On est constamment le centre d’attention.On a le sentiment d’être observée, ce qui peut être intimidant.» LE CULTE DE L’UNIFORME De plus, il lui arrivait fréquemment de se faire draguer sur un chantier.L’uniforme de pompier épate les gens, « souvent, ils se retournent deux fois sur ton passage ».Mais, Sandra prend plaisir à répondre aux questions : « cela démontre un intérêt des gens pour les métiers non traditionnels ».Peu victime de préjugés, au contraire, on l’admire.De son point de vue, en toute humilité, il n’y a rien de plus normal que l’exercice de son métier : « tu peux faire quelque chose, et tu le fais », affirme-t-elle.Sandra ne se considère pas comme une féministe, elle croit que l’homme est l’égal de la femme.Cette dernière va souvent travailler plus vite, ce qui peut combler les lacunes physiques.De plus, côté salarial, elle dit ne jamais avoir ressenti de discrimination.Dans la construction, le salaire est négocié selon l’expérience, et non le sexe.Dans le métier de pompier, les règles de sécurité prévoient que les travailleurs exercent le métier en équipe.Les difficultés psychologiques sont également les mêmes pour les hommes et les femmes.« Nous formons une gang soudée ».Elle estime qu’en moyenne, au Québec, il y a une femme par caserne de pompier.Sur un chantier de construction, il lui est arrivé une fois de travailler avec une femme surintendante.Quels conseils donnerait-elle à une femme qui hésite à se lancer dans le métier?« Si tu as le goût, essaie, c’est fantastique.C’est une expérience qui peut te mener à autre chose, te fait grandir, te rend plus humble.Foncer, te réaliser, poser des questions si tu as un doute.» Karine Limoges Correspondante pour La Quête à Montréal 10 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 1974 Photo Archives La Quête BUNOBDAU SUD ( La Révolution tranquille a sorti les femmes de \ leurs foyers.Elles ne sont plus confinées à leurs tâches ménagères.Comme une vague déferlant sur le Québec, dans les années 60, les femmes s’émancipent.È — I m il m m Elles trouvent du travail.S’approprient les moyens de contraception.Font compétition aux hommes dans la sphère publique.Prouvent qu’elles peuvent occuper les mêmes genres d’emploi que leurs homonymes masculins.Envahissent les salles de cours.Finalement, les femmes trouvent leur place dans une société en mouvance.VICTOIRE FC FÉMINISME Le Québec a fait beaucoup de place aux femmes.Mais qu’en est-il des hommes?Avec tous ces changements rapides, les hommes ont du mal à se redéfinir.Pourvoyeur et père de famille protecteur et solide ont perdu de leur intérêt.Aujourd’hui, les hommes partagent les tâches domestiques, prennent des congés parentaux et s’occupent des enfants.Ce changement draconien dans les rôles traditionnels a fait apparaître une crise de l'homme.L’homme québécois est dans un flou identitaire.Ces hommes ressentent un profond malaise.C’est peut-être ce qui explique que le suicide au Québec soit une affaire de gars.La province connaît l’un des plus haut taux de suicide masculin de tous les pays industrialisés de la planète.LES CARAÏBES POUR LA TRADITION Dans les pays baignés par la mer des Caraïbes, l’avancée du féminisme se fait à pas de souris.Malgré que la plupart des femmes travaillent, les rôles traditionnels sont encore bien établis et respectés.Les hommes voient encore la femme comme un objet dont on dispose.Pourvoyeur, macho et protecteur, l’homme se meut comme un poisson dans l’eau.- La Quête - Réalisons l’espoir « Une femme c’est comme une fleur, il faut l'arroser aussi souvent que l'on peut et la protéger des insectes nuisibles qui tournent autour », avance Michel Umbrazo de la République Dominicaine.Pendant qu’ici les femmes et les hommes sont au même point d’égalité, ailleurs, à Cuba par exemple, les femmes sont considérées pratiquement comme des enfants.Dans ce pays le masculin l’emporte toujours sur le féminin.Les hommes croient la femme moins futée et sous leurs ordres.« Les femmes, il faut leur dire quoi faire, sinon c’est jamais à notre goût », s’exclame Alfredo Cabrera de Cuba.Souvent, les femmes ne se rendent pas compte de l’infériorité dans laquelle elles sont placées.Leur rôle est tellement intégré qu’elles n’y font plus attention.« Tant que mon mari rapportera de l’argent à la maison je ferai tout pour lui plaire », raconte Rosa Marquez, Dominicaine et mère de 5 enfants.Les hommes dans toute leur virilité ne changeraient rien à l’état des choses.Heureux dans leur suprématie, il voit cette situation comme quelque chose de naturel, qui ne peut changer.« Les hommes ont plus de capacités que les femmes, physiquement et mentalement, ça a toujours été comme ça.On ne peut pas changer ça, c’est biologique » explique Luis Miguel, mexicain.Malgré l’apparent retard de l’égalité homme/femme, il est difficile de nier que les hommes se complaisent dans ces rôles traditionnels qui les placent tout en haut de l’échelle.Laurie Grenier 11 IE AU FÉMININ Qui ne se souvient pas du personnage bourru de Rémi Girard dans Scoop, cette série télévisée qui se déroulait dans un quotidien montréalais?Son personnage a laissé une image du journalisme masculine, agressive, voire machiste, dans l’imaginaire collectif québécois.Mais quelle place les hommes occupent-ils en journalisme aujourd’hui?Selon Jean-Claude Picard, directeur du certificat en journalisme de l’Université Laval (UL) et journaliste depuis 40 ans, le métier de journaliste est encore dominé par les hommes.D’ailleurs, les statistiques indiquent très bien cette prépondérance.Selon la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), les hommes représentent 59 % des 2057 membres inscrits en 2008.A l’Association des journalistes indépendants du Québec, la proportion est presque la même avec 57 %.Et cette tendance ne se remarque pas qu’au Québec.L’Association de la presse francophone au Canada compte 57 % de membres masculins.En France, sur les 37 301 personnes qui possèdent une carte d’identité à titre de journalistes professionnels, délivrée par la Commission du même nom (CCIJP), 57 % aussi sont des hommes.LE VENT TOURNE Mais voilà que depuis quelques années, le vent tourne sur les bancs d’école.Au certificat en journalisme de l’Université Laval, les femmes représentaient 52,6 % des inscriptions pour l’année 2007-2008, soit un des taux les plus bas des 10 dernières années.En 2005-2006, les femmes avaient atteint la barre des 69 %.M.Picard croit que la prépondérance masculine en journalisme sera renversée d’ici 10 à 15 ans.Ce vieux routier juge toutefois que « les hommes font de meilleurs journalistes que les femmes sur le terrain parce qu’ils sont plus agressifs en général ».François Bourque, président de la FPJQ, s’oppose à cette vision machiste du journalisme.Selon lui, il ne faut pas nécessairement être agressif pour être un bon journaliste sur le terrain.Les qualités nécessaires à la pratique du métier comme la curiosité et l’esprit de synthèse dépendent de la personnalité et non du genre.M.Bourque a, par ailleurs, souligné que les chiffres démontrent que l’égalité entre les hommes et les femmes est presque atteinte dans ce métier.« Dans bien d’autres domaines, comme le génie électrique, les femmes sont largement minoritaires », a-t-il affirmé à La Quête en entrevue téléphonique.Alain Bouchard, sociologue et journaliste au Soleil, croit aussi que «ce ne sont pas tous les hommes qui aiment faire du “hard news”».Il estime plutôt que « c’est l’âge d’or des femmes au Québec » en parlant de ces femmes émancipées, surdiplômées, polyglottes et globe-trotters.M.Picard a donc précisé que les femmes, « plus professionnelles, minutieuses et sérieuses que les hommes » s’avèrent plus performantes dans les postes de direction.« Si je pouvais avoir un journal où il n’y a à peu près que des femmes comme chefs de pupitre, ça ferait mon bonheur », a-t-il déclaré.Le répertoire 2008 des médias de la région de la Capitale-Nationale permet rapidement de constater que ce vœu relèvera de l’utopie pendant encore quelques années.Dans les médias écrits, électroniques ou autres, les postes de direction sont occupés plus de deux fois sur trois par des hommes et représentent donc encore la chasse gardée des hommes.TRAVAIL-FAM ILLE Certes, M.Picard note que « le journalisme n’est plus macho au sens où les femmes sont dévaluées, ridiculisées, mises de côté ».Mais là où se rejoignent MM.Bourque et Picard, c’est lorsqu’il s’agit de la difficile conciliation travail-famille, bien souvent l’apanage des femmes.Couvrir une campagne électorale par exemple s’avère une tâche très exigeante selon eux.C’est pourquoi M.Picard affirme que « lorsqu’une caravane s’organise pour être 30 jours sur la route, spontanément, la personne responsable va se dire qu’un homme a peut-être plus d’endurance physique et plus de temps ».Toutefois, M.Bourque estime qu’il ne s’agit là que d’un « petit sacrifice », tant pour un homme que pour une femme.Mais enfin, a conclu M.Bouchard, « tant que ce seront les femmes qui auront l’utérus, qu’est-ce que ça va retarder de plus important dans la carrière de ces journalistes que de mettre au monde un enfant, le plus beau geste humain qui soit?».Marie-Josée Nantel 12 - La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 912735 « Cuisiner, c’est faire l’amour avec la vie », affirme Daniel Vézina un des chefs propriétaires les plus renommés du Québec.Le plus grand des grands cuisiniers de la Capitale Nationale du rant le dernier siècle! DE IA FORCE PHYSIQUE DANS IA CUISINE Le chef Daniel Vézina est l'âme du restaurant le Laurie Raphaël Daniel Vézina est l’âme du restaurant Laurie Raphaël à Québec et d’un second depuis peu à Montréal, m’accorde une courte entrevue.Très occupé, il est tout ouïe à une question si paradoxale dans la vie au quotidien : pourquoi les grands chefs cuisiniers sont-ils plus souvent des hommes que des femmes?Il me répond simplement que le premier facteur est la force physique.Les femmes ont cette qualité qu’est l’endurance, mais ce n’est pas tout.Les appareils sont souvent placés en hauteur.Ils sont lourds.Il y a beaucoup de marchandises.Il y a du déplacement.Beaucoup de tablettage.Cuisiner dans un restaurant demande de l’énergie.Il y a aussi la pression avec laquelle on doit composer.Les femmes ont un peu plus de difficultés à gérer cette pression.Elles ont très souvent beaucoup d’estime de soi.Alors le temps venu, elles ont du mal à passer par dessus.Il y a moins de femmes en cuisine, car il y a moins de candidates.Probablement que c’est au niveau de la perception versus l’obligation; si l’on parle de stéréotype.LES FEMMES FORTES EXISTENT Les femmes ne veulent plus aujourd’hui être associées à un stéréotype donné.Dans les écoles, il est certain que c’est en train de changer.La mentalité des gens change.On évolue.On s’adapte.Si l’on compare les années d’étude de M.Vézina en cuisine, 4-5 filles étudiaient dans son cours.Lorsqu’il fut diplômé en 1979, aucune ne sera de la promotion! Les proches et notre entourage ont un rôle à jouer.Les gens qui nous enseignent en cuisine font aussi la différence.J’ai eu la chance de rencontrer un professeur qui m’a réellement transmis sa passion.Vous savez, à Québec nous avons de bonnes écoles de cuisine.Elles ont de très bons programmes équivalents à d’autres ailleurs.On n’a pas besoin d’aller très loin.Lui même a fait son cours à la polyvalente de Charlesbourg! Ce passionné, cet allumé des tendances, n’a pas hésité à embaucher une jeune femme dans son nouveau restaurant de Montréal.Elle a 26 ans! C’est mon premier chef! Elle a beaucoup d’énergie.Elle est très en forme physiquement.Elle est menue, mais elle est très musclée! Elle s’entraîne activement tous les jours.C’est ce qui fait une bonne différence.Dans son équipe à Montréal, M.Vézina a six femmes en poste sur 15 ! Et, ce sont elles qui lui disent : « C’est suffisamment de filles qui ont été engagées maintenant ».Les femmes ne se cachent pas d’avoir besoin d’assistance physique.Mais l’un ne va pas sans l’autre! On entend souvent cette métaphore pour bien des domaines.Caroline Alain Jacques André Prémont Opticien OPTICIEN CENTRE-VILLE 460, rueSt-Joseph est,Québec (Québec) G1K7Y1 (418)529-9351 Lunettes • Verres de contact • Examen de la vue par optométriste Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir I 13 PIUS OU MOINS DE GAIS A QUÉBEC Y a-t-il plus de femmes gay (terme populaire pour désigner les homosexuels (elles) que d’hommes gay au Québec?Voilà une question que je me suis posée.) Nous serions portés à croire qu’il y a plus d’hommes homosexuels que de femmes quand on regarde ce qui se passe sur le terrain.Sonas, bars, organismes et services disponibles.Les hommes gay sont aussi très impliqués dans leur communauté.Ils sont actifs, dynamiques, ils se prennent en main! Selon Guy Lefebvre, coordonnateur de GRIS Québec (Groupe régional d’intervention sociale de Québec), c’est équivalent.« Il est dur de comptabiliser.Il faut savoir que 10 % de la population est homosexuelle ».Les services pour les femmes sont presque inexistants.Il y a quelques services pour les jeunes femmes entre 14 et 25 ans.Mais pour les plus de 25 ans : rien! Pas de bar, presque aucune activité n’est organisée.Il y a un groupe de discussion qui s’appelle Echappée belle et seulement qu’une activité annuelle : La mobilisation du magazine la SAFO (qui s’adresse aux femmes homosexuelles et existe depuis deux ans).À Québec, voilà la place que l’on donne à la femme homosexuelle! En discutant avec quelques unes d’entre elles, je découvre en fait qu’elles ont une opinion semblable à celle de M.Lefebvre.« C’est une question de visibilité tout simplement! » « Il y a autant de femmes que d’hommes gays à Québec ».« C’est aussi une question de goût et de personnalité », me répondra l’une d’en tre elles.« Les femmes sont plus sérieuses en amour.Un peu plus casanières.Les hommes eux, s’engagent moins.Ils sont aussi moins monogames.Ils ont une liberté sexuelle.» PLUS EXTRAVERTIS Il y a aussi l’histoire du « coming-out ».Ce qui expliquerait que les hommes gais soient plus extravertis que la femme gay.C’est souvent longtemps caché cette homosexualité.Alors, les hommes s’en permettent plus! Nous sommes élevés dans un concept stéréotypé.« Tu te marieras, tu auras un bon travail, une maison, des enfants et un chien! » Ce n’est pas un choix d’être ou de ne pas être gay.C’est un choix pour eux que de s’accepter! L’acceptation est une étape du «coming-out» du corps.la maternité! De nos jours, nous constatons qu’il y a beaucoup plus d’ouverture à la parentalité chez les gais.Il est autorisé pour les femmes célibataires ainsi que les gays d’adopter.L’insémination est plus accessible qu’avant.Il y a un «baby-boom » actuellement chez les femmes homosexuelles.Plus que chez les hommes.Chez ces derniers, c’est moins fréquent.Ça brime leur liberté.Vous savez, la place de la femme gay au Québec est une question de mentalité, je crois.Une question de visibilité bien évidente.Pourtant, elles sont là! Il y a chez la femme gay, un autre aspect qui joue dans le « coming-out » L’appel Caroline Alain V Un couple de jeunes femmes 14 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 Robert Maltais lSi rose konhon Les hommes osent-t-ils encore, en 2008, assumer fièrement leur condition masculine, leur encombrant problème de surcroît de testostérone?Osent-ils toujours porter haut le flambeau de leur différence?N’auraient-ils pas tendance, au contraire, à se fondre discrètement dans le décor, préférant longer les murs, de crainte de porter ombrage à l’affirmation encore toute neuve de la femme dernier cru?Que sont devenus ces fiers conquérants de jadis?Ces hommes modèles, forts et courageux, que même la plus grande souffrance n’aurait pu en tirer une seule larme?Messieurs, qu’on se le dise et le répète sur tous les toits, l’ère préhistorique du machisme semble bel et bien révolue.Les femmes en ont assez, comprenez-vous! Elles ont revendiqué, avec raison, un statut d’êtres à part entière et l’ont obtenu.Elles n’en veulent plus de ces machos minables et brutaux qu’ont été nos grands-pères et nos pères.Ces pauvres hommes qui ne savaient qu’aborder les femmes, tels des pirates passant à l’abordage, sans une petite once de raffinement, ni de subtilité.Oui, elles en avaient plus qu’assez de ces pauvres hommes qui ne savaient que travailler du matin au soir, et n’avaient plus de mots, le soir venu, pour un vrai dialogue salvateur de couples.Des hommes moyenâgeux qui ne savaient que quémander des faveurs sexuelles, plutôt que de se comporter en amants romantiques.DERRIÈRE LES CASSEROLES! Alors apparut l’homme nouveau, dans toute sa splendeur, arborant une couleur fade comme porte-étendard de sa remise en question.Mais sous ses grands airs pleins d’assurance et de possession de ses moyens, l’homme nouveau ne savait plus au juste à quel saint — ni à quel sein — se vouer.Sa carapace venait de se fissurer.Dans sa recherche éperdue du nouveau soi-même, il se construisit au fil des ans, non sans peine, une nouvelle identité.Il rangea donc définitivement dans ses vieux tiroirs tout comportement barbare, en s’évertuant à ne plus se comporter comme un homme de Cro-Magnon.Il lui faudrait désormais retourner à l’école de la vie.Fini de lever le nez sur les tâches ménagères, la cuisine, la garde et l’éducation des enfants.Fini aussi les soirées arrosées avec les gars devant une partie de hockey, de baseball.Fini surtout de déshabiller les femmes du regard.Il faudra maintenant se contenter de regarder les femmes droit dans les yeux.Un comportement contraire pourrait lui valoir une condamnation à vie.Rien de moins! Une nouvelle génération d’homos sapiens vit alors le jour.Une génération d’hommes rose bonbon, déterminés à reconquérir le cœur et l’estime disparus de La Femme.Le nouvel homo sapiens apprit alors à décliner tous les temps du verbe pleurer : je pleure, tu pleures, il pleure.Bref, nous pleurons tous de joie maintenant que la plupart d’entre nous ont appris à cuisiner de bons petits plats à nos plus ou moins tendres moitiés.Attention, le changement des couches fait également partie de nos nouvelles spécialités, comme le lavage des planchers, le repassage, le nettoyage des litières, les courses.Nous tentons même de dialoguer régulièrement avec nos collègues féminines et nos conjointes, bien qu’avec un succès encore relatif, faut-il l’admettre.Que voulez-vous, l’homme ne sort pas aussi facilement du fond des bois! Il faut tout de même reconnaître qu’il essaie de communiquer le mieux possible avec les membres de l’autre sexe, bien qu’encore maladroitement.L’AMI DU «FSV» Pour retrouver l’estime de ces gentes dames, certains d’entre eux — les plus « moumounes » — n’hésiteront pas à franchir d’innommables limites, en allant jusqu’à militer au sein de mouvements féministes, dénonçant courageusement toute attitude machiste de leurs frères d’armes.D’autres vilains mâles iront même jusqu’à se faire manucurer, maquiller et épiler les poils trop machistes de leurs corps, témoins indignes d’une masculinité bien involontaire, voire superflue.Et ces mâles nouvelle vague apprendront progressivement une nouvelle langue, se situant entre le français et l’anglais, pour parler d’égal à égal avec leurs consoeurs.L’homme nouveau confie désormais ses tourments à son seul véritable ami : son psychologue.Un ami à qui il faut verser de douloureux honoraires, en guise de baume sur sa condition humaine.En cette nouvelle époque relationnelle, toujours est-il que l’on rencontre un nombre croissant de jeunes femmes et d’hommes esseulés, assumant malgré eux leur célibat, aux prises avec une incapacité à communiquer spontanément avec l’autre sexe.Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 15 'Empire Lyon 225JA, rue Saint-Jean, Québec, (giR 1JN8 648 2301, empireCyon@gCobetrotter.net DIM à MTR : 10 à îgbres JTTL à S JAM : 10 à 22 hr es Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R1R3 5224889 fax.: 5224614 : : - 'v wMmM WM wmm.|§:4*îi| ; Jts J§ h w mtl im m jpii' .' nÊÊH M®É -Mïm HISTOIRE D’UN HOMME Siül On dit que l’homme est macho.Il y en a c’est certain.Est-ce celui qui a envie de se battre avec tous et chacun?Est-ce celui qui a une grosse voix et fait la loi?Est-ce celui qui prend le crachoir et qui a raison sur tout?C’est difficile à dire.Notre éducation doit avoir une importance sur notre avenir.Chez nous, chacun gardait la maison à son tour lorsque le reste de la famille allait à la messe le dimanche.C’était la voiture à cheval qui nous y conduisait.Comme nous étions à la campagne, tous les enfants participaient aux travaux de la ferme.Photo Pascal Huot I fii' Certaines occupations étaient réservées aux garçons, d’autres aux filles.La vaisselle était faite autant par les garçons que par les filles.Les fraises étaient cueillies par tous, même si c’était les garçons qui parcouraient les 10 milles nécessaires pour les vendre aux citadins.Trois heures de voiture pour l’aller et autant pour le retour.Je ne me souviens pas d’avoir rouspété sur le travail.J’aimais le faire sur la ferme, excepté peut-être sarcler.J’en profitais pour jouer à la police et aux voleurs.Cela me reposait.À 13 ans, je me rendis en ville pour étudier.Comme j’étais pensionnaire, rien en particulier dans mon éducation.Nous n’étions que des mâles, autant au pensionnat qu’à l’école.J’aimais les études et réussissais très bien.Timide, je faisais mon affaire seul.Les grands sports nous étaient facilités, mais mes camarades avaient commencé à en faire à six ans et moi à 13.J’étais, bien sûr, en retard sur les autres.J’aimais mieux les jeux intellectuels et philosopher avec quelques compagnons.Je choisis une carrière dans le domaine du loisir en ayant été privé dans mon enfance.Personne dans mon entourage n’essayait de faire de moi un homme dur envers son entourage.Dans le temps, on rencontrait peu la gent féminine.C’est quelques années plus tard que je m’y suis intéressé.On peut dire que je suis devenu un homme : seul ou à-peu-près.Alcide Labrecque 16 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 AH, SI J'ÉTAIS Même aujourd’hui et depuis la nuit des temps, ah si j’étais un homme voici ce que moi je serais : Moi, je serais le plus grand et le plus fort.Moi, je rapporterais les plus beaux trophées de chasse pour mettre au pied de ma maitresse.Moi, je combattrais les plus gros dragons pour aller libérer ma princesse.Moi, je porterais ma douce dans mes bras, pendant des heures afin de la déposer sur un lit de rêve afin de l’aimer toute la nuit.Moi, je lui ferais des douzaines d’enfants qui ressembleraient à ma maîtresse.Moi, je bercerais mes beaux enfants pour les endormir; avec sa voix d’or, ma douce nous chanterait des berceuses.Moi, j’embrasserais mes beaux enfants.Moi, j’enseignerais tout ce que je sais à mes enfants.Moi, je partirais à la conquête du monde pour ma douce et mes enfants.Moi, j’exigerais que ma douce parte en voyage avec moi autour du monde.Moi, je construirais des châteaux dans chaque ville que je conquerrais pour celle que j’aime.Moi, je nommerais un de mes enfants, responsable de ces villes afin que mon sang se perpétue pour encore des milliers de générations à venir.Moi, je verrais les traits de ma douce sur le visage de beaucoup d’enfants pour des générations à venir.Moi, je vivrais longtemps heureux avec ma douce.Moi, je choisirais le moment où moi et ma douce partirions ensemble de cette terre afin de rejoindre notre Créateur.Moi, je continuerais d’aimer ma douce pour l’éternité.Vous vous direz que ce n’est qu’un rêve, mais moi, je vous dis que sans rêve, rien n’existe.Pensez au rêve de Jules Verne et à son livre du voyage sur la Lune.Moi, je vous dis que tout est possible.Ah, si j’étais un homme.Manon Alarie Collectivement pour un monde dUKpojfà Centrale des syndicats CSQ du Québec www.csq.qc.net Avril 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir i 17 Ça n’apparaît pas toujours évident et facile.Mais il est tellement salutaire et libérateur de verbaliser, de partager les événements traumatisants que plusieurs d’entre nous ont vécus dans le passé et qui souvent nous hantent encore dans le présent.Dans notre société actuelle, on parle souvent des gens qui subissent « un syndrome de stress post-traumatique ».Cela se manifeste fréquemment par de la dépression ou de l’anxiété qui engendrent la culpabilité, la honte, la crainte de vivre et de mourir, etc.Et, comme si cela ne suffisait pas, on dénombre plusieurs symptômes physiques qui en découlent.Des tremblements corporels incontrôlés, des insomnies, des cauchemars, des idées suicidaires et d’autres encore.En somme, tous les gens qui en souffrent sont habités par une grande détresse.Ils dérivent comme des naufragés dans l’océan des relations humaines.Tout ce que je vous raconte sur le syndrome de stress post-traumatique, je l’ai traversé intensément dans les années 1975 à 1995.Pendant 20 ans, je suis passé par plusieurs coups durs et épreuves.Je vous en fais grâce parce que ça ne s’inscrit pas dans mon actuelle démarche.Cependant, quelques-unes de mes infortunes m’ont inspiré des sujets qui donneront naissance à des textes à venir.Dans ces prochains textes, j’apporterai mon té- DES MOTS SUR NOS MAUX Comment peut-on se délivrer de nos maux?Je vous suggère cette solution dont j’ai pris conscience par expérience.Il faut « mettre des mots sur nos maux ».À tout le moins, on doit s’exprimer.Il y a l’écriture, mais aussi toutes les autres formes d’expression artistique.moignage dans le but de partager avec vous la compréhension que j’ai acquise de ce que l’on nomme la RÉSILIENCE, c’est-à-dire le savoir rebondir.Dans la vie, il faut apprendre à identifier ses capacités, ses limites et ses faiblesses afin de découvrir, en soi et près de soi, les outils nécessaires pour dénouer les impasses.Bref, déchiffrer son humanité.POURQUOI JOUER À LA VICTIME?J’ai à un certain moment de ma vie, compris que dans mon cas, je devais sortir de mon « état de victime ».Croire et affirmer à tout vent que la faute en revient à nos parents, ou à telle ou telle autre personne si nous nous sentons malheureux, ne rime absolument à rien.D’ailleurs, les plaintes s’avèrent toujours lancinantes et pénibles pour l’entourage ainsi que pour soi.Marc Favreau alias Sol empruntait fréquemment dans ses monologues l’expression « pauvre petit moi » expression qui avec son humour, m’a appris à dédramatiser.D’ailleurs, ce que l’on appelle l’égo chez l’être humain pourrait se comparer à un personnage prétentieux, tyrannique et narcissique avec une faim insatiable d’être approuvé.Vous remarquerez que lorsqu’il est blessé, le regard de ce personnage devient ténébreux.Le jour où je me suis rendu compte que la personne à côté de moi souffrait aussi, j’ai compris que nous portions tous et chacun notre croix personnelle.Je sais maintenant qu’il ne faut pas poser sa croix sur l’épaule d’un autre et surtout ne pas prendre la sienne par compassion.A partir de ce moment, mon regard a changé.Comme dans un miroir, j’ai vu que l’Autre me ressemblait malgré nos différences et je comprends à présent cette phrase qui dit : « Ce que tu aimerais que l’autre te fasse, fais-le-lui » (bien sûr dans le discernement).Je suis sincèrement persuadée que nous portons en soi, les forces et les moyens nécessaires pour supporter les épreuves que l’on rencontre tous sur le chemin de la vie.Ce regard purifié, cet état d’esprit n’approche pas la perfection chez moi et c’est tant mieux! « Qui fait trop l’ange fait la bête.» dit le proverbe.A mes yeux, l’apprentissage du bonheur prend toute une vie et je me sens heureuse d’avoir encore et toujours à apprendre et à m’améliorer.J’ai acquis la connaissance qu’il ne faut jamais juger et rejeter l’autre à côté de soi! Terminons avec ces paroles d’une chanson de Michel Rivard: « Il existe un trésor, une richesse qui dorment dans le coeur des enfants mal aimés.Sous le poids du silence et de l’indifférence, trop souvent le trésor reste caché.Libérez le trésor! » À bientôt! Christiane Voyer 18 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 Diane Morin 'e manquant, Pourquoi pas?Je sais que Guy Corneau a beaucoup réalisé pour faire avancer la réflexion sur la condition masculine.Mais, que voulez-vous, je suis d’avis qu’il n’y a pas d’équation stricte.Le fait de ne pas avoir un père biologique omniprésent comme modèle ne signifie pas l’échec pour le jeune homme en devenir.— Je ne nie pas pour autant que certains manques puissent influer négativement sur la vie adulte, mais pas nécessairement.Il s’agit bien sûr d’une boutade et tant mieux si le père est présent.Mais si tel n’est pas le cas, les enfants, y compris les garçons et leur mère, peuvent-ils avoir droit au bonheur et à l'épanouissement?Si socialement on y croit pas, il y de fortes chances qu’on les condamne à ressentir le manque.Parce qu’aujourd’hui, le mâle dominant pourvoyeur n’est plus le grand gagnant de la sélection naturelle.LA FAMILLE NUCLÉAIRE Je vais donc faire ma tannante et m’inscrire en faux contre l’absolue nécessité du modèle unique et déifié véhiculé par des institutions rigides.Le temps de la suprématie de la famille nucléaire est révolu pour le bien-être des individus, de la société et de l’espèce.Qu’une femme seule ou un homme seul, deux femmes ou deux hommes soient capables d’élever un ou plusieurs enfants de façon ouverte est une avancée prodigieuse, selon moi.Pensons par exemple aux jeunes filles qui ont dû dans le passé cacher leur grossesse, accoucher incognito, se voir arracher leur bébé naissant et devoir continuer leur vie selon les modèles préétablis avec leur secret et leur peine.Evidemment, le passage d’une société conformiste et tricotée serrée à une société plurale ne se fait pas sans heurts.Et ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de mo- dèle unique qu’il n’y aura plus de processus d’identification.Tout ne devient pas rose parce qu’on a le choix.Encore faut-il fixer son choix et puis l’assumer.Assumer vaut-il mieux que subir?C’est à voir.C’est plus exigeant en tout cas et plus formateur.Le libre arbitre a des limites.L’ESPÈCE QUI S’EXPRIME À travers nos choix et nos vies, l’espèce cherche aussi à s’exprimer.Quand l’espèce crie en nous, à quoi ça sert de lutter contre lorsque les conditions matérielles sont assurées?On n’a qu’une seule vie à vivre, pourquoi ne pas la vivre en harmonie et qui sait être heureux?Doit-on accomplir son destin ou exercer son libre arbitre?Même Nathalie Petrowski a abdiqué devant les diktats de son horloge biologique.Tant mieux pour elle si elle est plus heureuse et plus épanouie.On se rappellera que cette journaliste et critique avait toujours dit qu’elle n’aurait pas d’enfant puis s’est ravisée.Elle a écrit un livre sur son laborieux combat entre l’acceptation et le renoncement de la maternité intitulé Maman Last Call.Ce roman autobiographique fut ensuite porté au grand écran.Sophie Lorrain tenait le rôle principal de cette décapante comédie romantique.Moi je suis en admiration devant la nature et la façon dont elle fait les choses.Je suis convaincue qu’il se passe actuellement quelque chose de formidable avec le fait que des individus ayant des caractéristiques très diversifiées se croisent et alimentent la biodiversité humaine.« fi f ¦ Vêtu de blanc sur cette photo, jeune québécois lors d’une compétition internationale.Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 19 SA PREMIERE CHASSE A L’ORIGNAL Steve Dubé d’Edmundston au Nouveau' La chasse a longtemps été un moyen de subsistance, la base de l’alimentation.Elle faisait partie des mœurs et il était coutume d’initier les jeunes garçons à cette pratique.Brunswick Aujourd’hui, ce rite de passage est désormais moins présent chez nos contemporains.Devenue un loisir sportif, la chasse demeure cependant une initiation à un autre monde.À l’automne 2007, Steve Dubé, âgé de 25 ans et originaire d’Edmundston au Nouveau-Brunswick, a vécu sa première chasse à l’orignal.La décision de vivre cette expérience s’est prise rapidement, sans trop savoir dans quoi il s’embarquait.« Tu sais, ce n’était pas plainé (planifié), je ne pensais jamais aller à la chasse.Je l’ai su seulement une semaine avant ».Comme plusieurs non-initiés, il avait une conception approximative de cet art : « Moi, j’avais l’image que tu marches, tu marches, tu rides en truc, puis tu tires.Tu pognes ça puis tu t’en vas.[.] Je n’avais jamais pensé que c’était dTou-vrage ».Son baptême, il l’a vécu à Rivière-Verte, avec un ami, Joey Lisotte et son père, Jean-Guy.Joey Lisotte a gagné le tirage au sort pour le permis de chasse.Pour la première fois, il devait abattre l’animal, en l’occurrence un buck de plus de 900 livres.Une fois l’orignal mort, Steve Dubé entre réellement en euphorie: « Moi, je sautais dans les airs, j’ai donné la main à Joey, puis je lui ai donné un genre de hug, un crac, puis je lui ai dit : "merci Joey de m’avoir apporté icitte! " Il me semble que j’étais tout sur l’adrénaline ».PAS SORTI DU BOIS Mais Steve Dubé n’était pas sorti du bois, l’animal devait être éviscéré : « Puis là son père y dit : Ben regarde, Joey, tu l’as jamais fait, tu m’as tout le temps vu faire.Steve, c’est ta première fois, reste icitte avec Joey ».Les apprentis sont donc désignés pour préparer l’orignal au transport en quatre roues.S’ensuit l’épreuve de vider l’animal, avec le sang, l’odeur nauséabonde et la pluie qui était de la partie.Pour Steve Dubé la stupéfaction côtoie l’apprentissage: « Moi j’ai resté surpris de tout ce que j’ai vu.[.] Là, il faut toute que l’on aille chercher, le cœur, puis tout ça, il faut toute que l’on vide ça ».Joey Lisotte fait le plus gros du travail, puis il lui dit: « Là Steve, c’est ton tour! Moi, j’ai fait le plus gros parce que je sais c’est quoi.Là, je vais aller tenir la patte et tu vas vider le reste! [.] J’étais assez fier ».Cette partie de chasse, Steve Dubé ne se fait pas prier pour la raconter.« C’est une expérience que moi, j’ai aimée, parce que c’était toutes des affaires que je ne pensais jamais de faire.[.] Je ne pensais pas que d’aller à la chasse, c’était ça ».Il espère pouvoir y retourner.Et qui sait, peut-être bien que la prochaine fois, son père, ancien chasseur, sera de la partie, lui qui était très fier de lui, au dire de son fils! Pascal Huot 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 P R E S C O T T R A N S P O R T S T O P 2 H E N R Y S T U A R T A R O T A T A M I 3 A 1) E L A R 1) 1 S C O U R S E N S A N G 4 R O U L E T T E S T O M A c O L 1 S E E 5 M A I Z E R E T S O M M E L D O R A D O 6 A B () 1 E M E N T 1 G R E P O U X 1 A N 7 C A R T I E R B R E B E U F 1 C T 1 O N 8 I N T E G R A L A 1 R E r R A V E S T 1 9 E N F A N T .1 E S U S H E R B R O O K E 10 N E N 11 P H A R A F T 1 N G 1 L M O V R 20 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 Photo Pascal Huot LA PERFORMANCE A-T-EUE UN SEKEP Un titre qui frappe n’est-ce pas?Un titre accrocheur qui nous interpelle parce que c’est un sujet d'actualité et de discussion de salon.Vous vous attendez à une réponse, simple, efficace, brève et touchante?Vous serez déçu alors, car je ne saurais répondre en quelques mots à cette question fort complexe qui mérite des réponses qui sortent des lieux communs, des préjugés et des analyses simplistes J Il m’apparaît nécessaire dans un premier temps de questionner le sens même du mot performance.Qu’est-ce que signifie performer?Tenter une réponse nous oblige à le situer dans un contexte socio-historique précis c’est-à-dire, la représentation sociale que nous faisons de la performance réfère à des critères sociaux, culturels qui s’inscrivent dans un rapport espace-temps.Bien sûr, s’intéresser à la performance d’une machine est plus simple : fonctionne-t-elle?Fonctionne-t-elle rapidement, efficacement?Les résultats obtenus sont-ils ceux attendus?aimant, présent.Il est fort, mange bien, il est sportif et intelligent (et qu’est-ce que l’intelligence?), un bon amant, cuisinier, bricoleur.Il est capable de s’exprimer et de pleurer en certaines occasions, mais pas trop souvent quand même, parce qu’on le veut combatif, fort et puissant! Ce portrait de l’homme postmodeme/per-formant est-il réaliste?Il semble que non puisqu’au regard de certains indicateurs, il apparaît plutôt en crise.Par exemple, les jeunes garçons réussissent moins bien à l’école : ils sont moins nombreux que les filles à obtenir leur DES, ils réussissent moins bien en français et sont moins nombreux à poursuivre des études supérieures.Comment se fait-il alors que socialement et individuellement nous persistions à entretenir cette image de la performance alors que les données avancent l’idée que ce modèle est irréaliste, voire impossible à soutenir?Est-il possible que cette pression constante, insidieuse, présente dans nos désirs, dans les médias, dans nos attentes, pèse lourd dans le vécu de ces hommes en questionnement?Et la femme, à qui l’on demande aussi de performer, acceptera-t-elle encore longtemps cette imputabilité de résultats?Pour l’être humain, l’homme, la femme, l’enfant même, les critères qui permettent d’évaluer la performance sont plus complexes et surtout, plus variables.U CRISE À quoi ressemble l’homme performant aujourd’hui?Il a une carrière enrichissante et lucrative.Il a des diplômes, il a une réputation, une famille.Il est un père De plus, les hommes affichent des taux de suicide largement supérieurs aux femmes, adoptent des comportements à risque qui mettent leur vie en danger (consommation alcool, drogue, conduite dangereuse) et ils ont une espérance de vie inférieure aux femmes.J’aurais pu vous présenter une liste débordante d’indicateurs qui tendent à prouver cette période de « crise » masculine.La question n’est donc pas de savoir si la performance a un sexe puisque tout dépendant des indicateurs, mais de chercher à comprendre quel sens elle revêt dans nos vies et, surtout, quelles en sont les conséquences.Isabelle Morin M.A.Sociologue Enseignante au collégial 049 3ième Avenue h Québec, Limoilou, H 529.38291 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 21 RETOUR EN ARRIÈRE NÉCESSAIRE P f Se pourrait-il que nous ayons commis une erreur en instaurant la mixité dans nos écoles primaires et secondaires?Était-ce vraiment une bonne idée d’offrir le même programme d en i^seignement pour les garçons que pour les filles?Ont-ils les mênaesjiabiletés^rapprentissage0 ÿ À la suite du constat présent depuis quelques années selon lequel les garçons semblent moins performants que les fdles à l'école, ceci ne devrait-il pas nous amener à nous questionner sur une probable nécessité de revenir au bon vieux système d'établissement scolaire non mixte?Moi je dis oui, mais, adapté à notre époque et je m’explique.Par exemple, en 2001 le taux de réussite à l’examen de français du ministère de l’Éducation pour les filles était de 94.7 % et pour les garçons de 87.1 % (MEQ, Indicateurs de l’éducation, 2002, tableau 4.3).À la suite de tels résultats, on demande alors à nos jeunes étudiants de travailler plus fort pour être aussi bons, voire même meilleurs que les filles, certains tentent le défi, d’autres y renoncent.Ainsi, les filles gardent leur titre.D’autres chiffres démontrent que les garçons sont plus présents en formation professionnelle.Est-ce à cause des programmes offerts qui semblent plus en lien avec leurs intérêts ou tout simplement parce qu’une bonne majorité ne possède pas les pré-requis aux formations qui les intéresseraient vraiment?En 2000-2001 la proportion des hommes inscrits à un programme de formation professionnelle s’élevait à 20.4% comparativement aux femmes qui étaient de 12.8% (MEQ, 2002a, p.55).Pourquoi pensez-vous?Une raison bien simple explique la réussite plus élevée chez la fille à l’examen de français, ce test demande des aptitudes d’expression, ce qui n’est pas toujours évident chez le garçon.Nous, les femmes, sommes habituées d’expliquer nos états d’âme, nos sentiments et nos peurs.UNE QUESTION D’ÉMOTIONS Depuis la nuit des temps, on demande aux hommes de garder leurs émotions secrètes, de performer dans les sports, d’être capables de travailler manuellement.Il n’est donc pas illogique d’obtenir de tels résultats sur les performances scolaires de nos jeunes et leurs orientations professionnelles.Même si les mentalités ont évolué, les filles se démarquent encore sur le plan éducatif et peut-être que notre système d’éducation n’est pas adéquat.Prenons par exemple l’école Les Com-pagnons-de-Cartier, le programme PROTIC, optionnel et non sélectif, s’appuie sur l’usage des techniques nouvelles d’information et de communication.Mme Christine Garcia indique que la plupart des participants à ce programme sont des garçons.Elle a demandé à ces étudiants de rédiger un texte de 150 mots.La majorité des élèves se sont plaints de ne pouvoir le faire.Elle leur a donc donné un ordinateur et leur a redemandé de faire la même activité.Les textes comptaient 150, 300 et même 600 mots! Se peut-il que le simple fait d’être en action ait eu autant d’impact?Ne faudrait-il pas utiliser les nouvelles méthodes de communication et d’information que nos jeunes utilisent pour être en mesure de leur faire apprécier l’école et l’apprentissage?Peut-être que des écoles non mixtes, adaptées aux distinctions physiques et psychologiques des filles et des garçons pourraient avoir un impact positif sur le rendement pédagogique.Mais ne vivons-nous pas en société mixte?Pourquoi ne pas garder nos écoles mixtes et tout simplement séparer les filles des garçons pendant les cours les plus problématiques comme le français par exemple?Mettons nos garçons en action dans leur apprentissage et tous en sortiront.grandis! Julie Morin COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE Service 24 Heures Pour nous joindre 1- (418) 525-4637 COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saules DE LA FALAISE 525, rue P r I nce-Édouard , Québec G 1 K 2M9 Tél: (418) 525-4637 Fax: (418) 529-5803 Courriel: falaise@oricom.ca Site Web: WWW.coopdelafalaise.com 22 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 Gardien de planches Gardien de planches Que nul n’y prenne garde si celui qui veille se réveille, car tel est son métier de rester éveillé Au moindre son, être aux aguets histoire de faire le guet Mais oh! guet-apens il a donni trop longtemps Malheur et tourment les voleurs plus que leur butin avec leur larcin ont pris l’emploi de ce pauvre Arsène Lui qui pour son bien N’a pas su garder les biens Oh! combien malheureux Quand on te vole ce si triste emploi L’entrepôt de contre-plaqués a été braqué Arsène a été tiré à bout portant histoire de justifier son emploi du temps Triste sort les bandits ont eu tort Arsène n’aimait pas son emploi de gardien de planches Il aurait dû démissionner Mais bon trop tard Il aura maintenant tout le temps de s’habituer à la présence des planches elles qui dorénavant gardent son corps des pilleurs de mort Pascal Huot IKRISPII Salariai 255, chemin Sointe-foy, Québec (Québec) GIR 1T5 Téléphone : (41S) 524-9890 • Télécopieur : (418) 524-3105 Sandra Oeschênes IP 1ER.DeKhëneê Supermarché IGA Deschênes, propriétaires Lise et Réal Deschênes MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés n vc Bernard Morin CA bmorin@mdbca.ca 706.rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K 3C3 Tél (418) 692-1077 Téléc.(418) 692-2953 Approche biocomportementale Des clefs vers l’emploi b.X.% % CENTRE DE FORMATION DE QUÉBEC Financé par Emploi Québec S S Vous êtes fatigué des démarches d’emploi qui n’aboutissent pas! 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C’est bête, mais c’est comme ça.Cent pour cent.Né à la crèche, de mère inconnue et de père du même poil! Élevé à l'hospice jusqu'à ce que je m’en sauve à l’âge de quinze ans.Je m’appelle Arthur Saint-Jean »?a.Appelez-moi Stéphane b.Ti-Coq c.Tuez le veau gras d.En attendant Trudot 9.Robert Gurik a écrit quelle pièce parmi les suivantes?a.Le pendu b.Médium saignant c.Le chemin des passes-dangereuses d.L’exécution 10.Qui est l’auteur de Inès Pérée et Inat Tendu?a.Jean Barbeau b.René-Daniel Dubois c.Réjean Ducharme d.Normand Chaurette - La Quête - Réalisons l'espoir Solutions : 1-d; 2-c; 3-a; 4-b; 5-b; 6-c; 7-d; 8-b; 9-a; 10-c Interprétations : 7-10 : Avec ce résultat, j’en déduis que vous vous évadez régulièrement par la fissure entre les planches, histoire de pénétrer dans cet univers du tout possible.4-6 : Vous consommez donc déjà de cet art, mais plus on en mange, plus on en veut.Et une grande consommation aide réellement à sa vitalité artistique, continuez ainsi.0-3 : Peut-être passez-vous trop de temps à regarder votre propre plancher de bois franc, au lieu de voir ce qui se fait à l’extérieur de votre salon! Avril 2008 I 25 Le ieu^ de la Quête par Jacques Cari Morin Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales à l’aide des définitions, des indices ou des lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case grisée représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant.Les colonnes 1 et 20, lues de haut en bas, donnent chacune un mot de dix lettres.1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 O U IM Z B V J K N L Horizontalement : 1- Porte située en haut de la côte de la Montagne (TTROPCES).Ministère responsable du réseau routier.Commandement d’arrêt.2- Maison sur la Grande-Allée à l’angle de l’avenue Cartier (RHENY-TRAUTS).Cartes à jouer, utilisées surtout en cartomancie.Tapis servant à la pratique des arts martiaux (MATIAT).3- Prénom de Godbout, ancien premier ministre du Québec (DRE-LADA) Propos que l’on tient (SISO-DRUC).Direction.Fluide qui circule dans les artères et les veines du corps.4- À la russe, elle peut être fatale.On l’a parfois dans les talons.Complexe sportif situé sur les terrains d’Expo-Cité.5- Domaine de l’arrondissement Limoilou comprenant notamment un arboretum.Résultat d’une addition.Pays de rêve (LAREDOOD).26 6- Cri du chien.Félin du Bengale.Conjoint.Ville chinoise jumelée à Québec (NIAX).7- Lieu historique national de Québec.Œuvre d’imagination (NITI-COF).8- Pain fabriqué avec une farine réunissant toutes les composantes du grain de blé (GINALETR).L’un des principaux effluents de la rivière Saint-Charles (TRALIE).Qui porte un déguisement.9- Hôpital de Québec fondée par Irma Levasseur.La Reine des Cantons de l’Est.10- Plante aquatique qui donne de belles fleurs.Descente de rapides en radeau pneumatique (TRIFAGN).Côte menant de l’Anse-au-Foulon aux plaines d’Abraham.La Quête - Réalisons l’espoir Verticalement : 1- Profession d’Yves Boissinot, partenaire inconditionnel de La Quête.20- Nom habituellement donné au parc de la Francophonie.Avril 2008 BEGIN PHARMACIEN r' Wz%' kLHI 1019, rue Cartier soirs Michel Yacoub brunet Québec (418) 524-0230 ¦ Ouvert 7 jours/ 7 Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives 505 14 Rue Québec, Qc.G1J 2K8 Tél.: (418)529-4226 Fax: (418) 529-4223 Ligne sans frais 1 -877-823-2067 michel.yacoub@sympatico.ca Assurance Collective Assurance Salaire Assurance Vie R.E.Ë.R Collectif R.E.E.R Maison tu Revivre 261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K 1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 Notre mission : Dans un esprit d'accueil, de partage et d’amour, la Maison Revivre vient en aide à ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin afin de leur donner le goût de reprendre leur vie en main.Nos Services : Diner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuitement Avril 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 27 Merci à tous nos précieux partenaires! Partenaires Or Centraide Caisse Desjardins de Québec de Québec Hydro Québec Partenaires Argent Ministère de la Famille et des Aînés CSQ Centre de Formation de Québec CKRL 89.1 FM Partenaires Bronze IGA Deschênes Brunet Cartier Empire Lyon Bernard Morin Café KrieghofF Coopérative funéraire de la Falaise Le Billig La Loge Jacques Langlois Opticien Restaurant Le Piolet Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!) Imprimerie Stampa Bal du Lézard La Feuille Enchantée Inter-Marché Saint-Jean La Maison Revivre Michel Yacoub Partenaires Ad Vitam Aeternam Chèvre-Feuille Claude Gallichan Impressions Stampa Uniprix de la Couronne Yves Boissinot, pharmacien am 89,i « H t MK SOYeZ à L'ÉCouïE ! GAMFAGN! DE FINANCEMENT ANNSEEiE 28 La Quête - Réalisons l’espoir Avril 2008 Ressources AIDE SOCIALE RENDEZ-VOUS CENTRE-VILLE Centre de jour situé au 550, rue Saint-Joseph, Québec (sous-sol de l'église Saint-Roch, porte verte).Tél.: (418) 529-2222 RELAIS D’ESPÉRANCE Aider toute personne isolée et en mal de vivre à retrouver la confiance, l'espoir et la joie de vivre.1001,4e Avenue, Québec G1J 3B1, 522-3301 AIDE AUX FEMMES VIOLENCE INFO CSP du Temple.Beauport Organisme de sensibilisation et de prévention de la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418) 667-8770.CENTRE NAÎTRE OU NE PAS NAÎTRE Écoute et aide matérielle aux femmes enceintes dans le besoin.Tél.683-8799 Courrier élec : centre.naitre@videotron.ca Internet : www.centrenaitre.org CENTRE FEMMES D'AUJOURD'HUI 2480, chemin Sainte-Foy (suite 165), Québec Tél.: (418) 651-4280 Viol Secours : (418) 522-2120 ALPHABÉTISATION ATOUT-LIRE Services en alphabétisation et en francisation.Québec.Tél: (418) 524-9353 LIS-MOI TOUT LIMOILOU Services en alphabétisation Limoilou.Tél: (418) 647-0159 LA MARÉE DES MOTS Services en alphabétisation Beauport.Tél: (418) 667-1985 ALPHA STONEHAM Servicces en alphabétisation et en francisation 926 rue JacquesBédard Suite202Charlesbourg (Québec )G2N 1E3418-841-1042 ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE GROUPE DE RECHERCHE EN ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE (GRAPE) INC.177,71e Rue Est, 2e étage Chariesbourg Tel: (418) 522-7356.DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX ADDS (ASSOCIATION POUR LA DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX) 301 rue Carillon (Québec) Tel: (418) 525^1983 DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE CENTRE DE CRISE DE QUÉBEC Tél: 418-688-4240 CENTRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE (418)683-4588 Tel-Jeunes : 1-800-263-2266.Tel-Aide : (418) 686-2433.ENTRAIDE-THÉRAPIES FRATERNITÉ DE L'ÉPI 481, de La Salle, Québec Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO) : 435, rue du Roi, Québec, Tél.: (419) 525-6187.HÉBERGEMENT MAISON DE LAUBERIVIÈRE Pour personnes économiquement défavorisées et itinérantes.Ouvert 7 jours de 8h à 21 h.401, rue Saint-Paul, Québec.Tél.: (418) 694-9316.L'ARMÉE DU SALUT ET LA MAISON CHARLOTTE 14, côte du Palais, Québec.Tél.: (418)692-3956.MAISON REVIVRE Hébergement pour hommes.261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec.Tél.: (418)523-4343 LE GÎTE DU NOMADE Hébergement temporaire pour jeunes de 12 à 17 ans.595, St-François Est, Québec.Tél.: (418) 521-4483 LES OEUVRES DE LA MAISON DAUPHINE POUR ADOLESCENT-E-S ET JEUNES ADULTES DE LA RUE.Tél.: (418) 694-9616.GÎTE JEUNESSE Hébergement temporaire pour garçons de 12à 17ans.Résidence de Beauport, 2706 Pierre Roy, 666-3225 Résidence de Ste-Foy, 3364 Rochambau, 652-9990 RÉINSERTION SOCIALE YWCA En plus de l'hébergement, la YWCA des femmes vous pro pose un programme de prévention de l'itinérance et de réin sertion sociale pour femmes appelé La Grande Marelle: 855 Avenue Holland, Québec Tél: (418)683-2155 MEUBLES ET VÊTEMENTS CENTRE OZANAM DE LA SOCIÉTÉ SAINT-VINCENT DE PAUL À vendre: Vêtements, meubles, livres, vaisselle, etc.usagés et en bonne condition.860, rue du Roi, Québec Tél.: (418) 522-0880 PROSTITUTION PIPQ.Projet intervention prostitution Québec (PIPQ) Tél.: (418)641-0168.REPAS SOUPE POPULAIRE HAUTE-VILLE 745, Honoré-Mercier, Québec.Café rencontre Centre-Ville 380, Monseigneur-Gauvreau, Mail Centre-ville, coin rue St-Joseph, Québec.Tél.: (418) 640-0915.SANTÉ MENTALE CENTRE COMMUNAUTAIRE L'AMITIÉ 59, Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél: (418) 522-0737 LA BOUSSOLE Services aux proches 302, 3e Avenue, Québec Tél.: (418)523-1502.Internet: laboussole@bellnet.ca MAISON DE TRANSITION L'ÉCLAIRCIE 1100, route de l'Église, Sainte-Foy OCEAN Tél.: (418) 522-3352.Ligne d'intervention : (418) 522-3283 SERVICE D'ENTRAIDE L'ESPOIR 171, aie Racine, Loretteville Tél.: (418) 842-9344.RELAIS LA CHAUMINE 850, 3e Avenue, Québec, G1L 2W9.Tél.: (418) 529-4064.CENTRE D'ENTRAIDE EMOTION 3360, de la Pérade, suite 200 Sainte-Foy (Québec) Tél: (418) 682-6070 SUIVI COMMUNAUTAIRE L'ARCHIPEL D'ENTRAIDE offre des services de suivi communautaire.Il est aussi connu pour son service Accroche-Toit.Il publie en outre le journal La Quête.Adresse : 190, rue St-Joseph Est, Québec, G1k 3A7.Tél.: (418)649-9145.TOXICOMANIE AL-ANON ET ALATEEN (FRATERNITÉ) Terminus 300, rue St-Paul, Québec AMICALE ALFA DE QUÉBEC, INC.815, Avenue Joffre, Québec Tél.: 418-647-1673 Point de Repère 530, rue Saint-Joseph Est Tél : (418)648-8042 TRAVAIL ATELIER Vous avez besoin de bannières?L'atelier de conception et de production de matériel engagé du CAPMO, PARTICIP'ART, vous offre ses services.Communiquez avec nous au (418) 525-6187.Resp.: Marie-Lyne Bouchard.LE PAVOIS 3005, 4e Avenue, 2° étage, Québec Tél.: (418) 627-9779.Avril 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 29 Martine Corivault Vous achetez ou vous empruntez vos livres/ ) Pourquoi choisit-on un livre plutôt qu’un autre?Qu’est-ce qui nous fait décider d’acheter un titre qu’on pourrait emprunter à la bibliothèque municipale?La présentation globale de la page couverture et le titre attirent d’abord l’attention.Ce fut le cas pour ce roman où le nom de l’auteur, Alain Lessard, coiffe le titre : A ceux qui ont si bien su me laisser mourir au-dessus d’un dessin flou.J’ai pris le livre pour voir au dos de quoi il traitait et qui en était l’auteur.On achète un auteur qu’on aime pour lui revenir, relire une phrase ou retrouver une idée.Mais pour savoir si l’on aimera, l’emprunt à la bibliothèque ou chez des proches reste la solution économique.D’accord, tout le monde n’aime pas prêter un livre parce qu’une fois sorti de la maison, rien ne garantit son retour, même en y inscrivant son nom et le redemandant souvent.On peut aussi aimer sans vouloir acheter.Et acheter pour partager le plaisir, faire circuler un titre ou un auteur.Ou, simplement pour lire dès sa sortie, un ouvrage qu’autrement on devrait commander ou retenir à la bibliothèque, en espérant l’attente brève.Il y a encore les livres qu’on collectionne même en sachant qu’un jour, il faudra s’en défaire : livres, disques et souvenirs prennent de la place dans un logement.Quant à préparer ses lectures de retraite, autant oublier l’idée et profiter d’aujourd’hui en lisant ce qui nous tente quand ça nous tente.Le couloir du suicide À tous ceux qui ont si bien su me laisser mourir est le premier titre d’Alain Lessard, auteur de 23 ans, formé en psychologie, qui n’aspire qu’à écrire, poèmes, textes de chansons et romans, pour dénoncer et dépasser « ce qui l’opprime » note-t-il.Il a séduit les Éditions du Mécène et avec beaucoup d’appuis de son entourage, a réussi à faire paraître cette fiction au début de 2007.La forme choisie a contribué à la réalisation du projet.Alain Lessard se glisse dans la peau d’Alexandre, un adolescent de 17 ans qui va se suicider.Au pied de l’arbre où il a accroché la corde pour se pendre, il écrit à ceux qu’il blâme de ne pas l’avoir compris.Il énumère ses griefs avec la mauvaise foi de la souffrance, afin de culpabiliser les autres devant le geste qu’il pose.Mais le couloir de la mort sera pour lui très long à franchir.Il se retrouve à l’hôpital, dans un coma dont il ne peut sortir, condamné à entendre l’autre version de ce qu’il reprochait à son entourage, sans pouvoir réagir ni répondre.Le supplice va durer plus de six mois au terme duquel il devra subir, impuissant, la conséquence du geste posé pour de mauvaises raisons.Mais existe-t-il de bonnes raisons de vouloir mourir?Pour quitter la partie avant qu’elle ne commence?Pour renoncer à l’avenir en croyant ne pas en avoir?Le roman d’Alain Lessard vide un abcès tout en doutant du remède choisi par Alexandre en lui faisant découvrir ce qu’il n’avait pas eu le courage de chercher.Le sujet reste ouvert et l’auteur l’aborde avec émotion et sensibilité dans la langue de sa génération.A tous ceux qui ont si bien su me laisser mourir, par Alain Lessard, Éditions du Mécène, St-Prosper de Beauce, 215 pages.Et vous, quel hvre avez-vous lu qui vous donne envie d’en parler ?Décrivez-nous en quelques lignes votre coup de cœur en insistant sur ce que vous avez surtout aimé chez l’auteur.C’est pour ceux qui lisent que les livres paraissent alors, oubliez les grands critiques et donnez-nous votre opinion à vous.LA QUETE aimerait la publier.Vous nous écrivez par la poste à : Mon livre à moi, Journal La Quête, 190 Saint-Joseph Est, Québec, G1K 3A7 ou, par Internet à : laqueteiournalfajyahoo.ca ou encore par télécopieur au: 649-7770 LES IMPRESSIONS STAMPA l Imprimeur officiel du magazine La Quête 2700, AVENUE D'ESTIMAUVILLE QUÉBEC (QC) GIE 6Z9 S 418 681.0284 S 418.681.1178 IS3info@stampa.ca ® www.stampa.ca 30 La Quête - Réalisons l'espoir Avril 2008 Yf MIEUX V V y CONSOMMER -¦ ÉCLAIRAGE CHAUD I ÉCLAIRAGE FROID • lumière plus jaune, semblable à celle de l'éclairage à incandescence I • lumière plus blanche, voire bleutée • éclairage chaleureux I • éclairage fonctionnel QUI A DIT QUE L’ÉCLAIRAGE AVEC DES FLUOCOMPACTES NE VOUS FERAIT NI CHAUD NI FROID?Pour un éclairage plus chaleureux ou fonctionnel, optez pour des ampoules fluocompactes homologuées ENERGY STAR® blanc doux ou blanc froid.Elles consomment jusqu'à 75% moins d'énergie et durent jusqu'à 10 fois plus longtemps.ENERGY STAR HAUTE EFFICACITÉ HIGH EFFICIENCY OBTENEZ JUSQU'À 25 $ de remise par la poste à l'achat d'ampoules fluocompactes homologuées ENERGY STAR.Obtenez votre coupon chez votre détaillant participant ou sur notre site au www.hydroquebec.com/residentiel, •Offre d’Hydro-Québec.Certaines conditions s'appliquent.Q" Hydro Québec Cenbraide Québec et Chaudière-Appalaches www.œntraide-quebec.com
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