Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Quête : journal de la rue, 2008-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
& >c% ^ No 103, juin 2008 Le magazine de rue de Québec Immigration et Communautés M i no ri ta ire * -'-M 1KB Mt ijT JÊÊ^ K i fcA ^ w 4T-1» W Arj-A} f/ J sgy « v *-:-¦/.i ¦\ She in * -'i .i llauK^B •• •• •• • •• • • • •• •• • •• •• • • A ••••• •• • •• •• • •• •• • •• •• • •• j0 / .«*.,* * îî(*x»i % +***M * £+*+ **Vn* ******* ^ ?*>* • ns ::: ::: ::: :;:¦ Desjardins Caisse populaire de Quebec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Îîî*îÎ* Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec mmaire DOSSIER :MINORITAIRES ICI UNE CAPITALE PEU DIVERSIFIÉE Marie-Josée Nantel SAUVAGES OU NON ?Maxime Rioux HURON SANS LES TRAITS Caroline Alain LES MÉCHANTS IROQUOIS Karine Limoges LES FRANÇAIS AUDIBLES Gauthier Daccord DU PANAMA AU QUÉBEC Mathieu Papillon Darveau AU CANADA COMME LES CANADIENS Manon Alarie QUAND CETTE VILLE ÉTAIT ANGLAISE Julie Morin LA RACE PURE Christiane Voyer POUR UN PATRIMOINE AUTRE Pascal Huot et Mathieu Tremblay QUAND L’ÉTÉ VEUT DIRE PANIQUE Monique Dufour NI FRANÇAIS NI ANGLAIS Carole Demers DES RWANDAIS CHEZ NOUS Laurie Grenier LE TEMPS DES LILAS Alcide Labrecque CHRONIQUE LA DANSE DES CANARDS Robert Maltais TÉLÉ POUR GROSSES PATATES MOLLES Martine Corrivault UNE PHOTO VAUT MILLE MOTS Diane Morin Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 3 ÉDITEUR Pierre Maltais Magazine La Quête Mot de Fêditem les immigrants de Québec Heureusement, l’été c’est ce mois-ci.Tout le monde en avait vraiment soupé de cet hiver qui n’en finissait plus.Et par les temps qui courent, tout le monde parle du rapport de la commission Bouchard-Taylor et de ses conséquences.N’oublions pas qu’à la base de ce rapport, il y a la question de l’immigration.Ne voulant pas être en reste dans cette édition, La Quête nous entretient des minorités ethniques, principalement à Québec.Nous ignorons beaucoup de choses à Québec à ce sujet.Pourquoi?Il semblerait que les médias d’ici en parlent peu.Que de questions à se poser au sujet de l’immigration?Par exemple, quel est le pourcentage d’immigrants à Québec?Qui sont-ils et d’où viennent-ils?Sont-ils bien intégrés dans notre ville?Sont-ils rassemblés en ghettos ici?Pratiquent-ils leur religion?Où sont situés leurs lieux de culte?De quelle manière gagnent-ils leur vie?Certains d’entre eux sont-ils bénéficiaires de l’aide sociale?Et y a-t-il des itinérants parmi eux?d’anglophones à Québec?Les immigrants venus s’établir ici parlent-ils pour la plupart le français?Ceux qui y arrivent maintenant sont-ils tenus, en vertu de la Loi 101, à l’apprentissage du français?Il ne faudrait pas négliger de parler, par ailleurs, de ceux et celles qui étaient ici avant nous, les membres des Premières nations.Nous parlons évidemment de la nation autochtone de Québec, les Hurons.Un peuple fondateur.Tous les citoyens de Québec savent où se trouve le village Huron, ne serait-ce que pour y avoir emprunté sa rue principale.Qui ne connaît pas le chef Max Gros-Louis?Mais que savons-nous précisément de ces autochtones, à part ça?Le gouvernement et la ville de Québec ont-ils laissé une juste place à ce peuple avec qui nous avons une histoire commune?N’oublions pas que, par rapport aux Hurons, nous sommes LES immigrants.Dans cette magnifique ville historique qu’est Québec, nous fêtons cette année notre 400e anniversaire.Nous en sommes tous très fiers.Les immigrants se sentent-ils partie prenante à cette fête?Et les fils et filles d’immigrants qui sont nés ici se sentent-ils Québécois à part entière?Dans notre belle ville, on parle très majoritairement français.Mais y a-t-il beaucoup Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca giLiiiijjjMiiiHMj.il.mu.La Quête - Réalisons l’espoir Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour juillet-août 2008, nous parlerons du quartier Petit Champlain de Québec.Beaucoup de questions sont soulevées dans la présente édition.C’est dans cette optique que nous avons mis à contribution notre équipe de La Quête afin de vous révéler ce que nous avons appris.Bonne lecture à tous! Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS Jacques Dumais, Pierre Maltais ÉQUIPE DE RÉDACTION Caroline Alain, Gauthier Daccord, Mathieu Pa-pillon-Darveau, Carole Demers, Laurie Grenier, Pascal Huot, Karine Limoges, Pierre Maltais, Julie Morin, Mane-Josée Nantel, Maxime Rioux, Moon St-Jacques CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière et Pierre Maltais LES ÉCRIVANTS Manon Alarie, Monique Dufour, Le FRAPRU, Pascal Huot, Alcide Labrecque, Réal leHoux, Marcel Guy Mailloux, Stéphane Marcotte, Christiane Voyer JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin L’ESSAI EN QUESTION Pascal Huot PUBLICITÉ Caroline Alain et Pierre Maltais PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Archives Internet PHOTOS Laurie Grenier, Pascal Huot, Archives Internet IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $.dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.4 Juin 2008 Courrier du lecteur D’UN QUÉBÉCOIS EN AUSTRALIE Cher éditeur, En tout premier lieu, je vais tout de suite vous demander de pardonner les fautes d’autographe et de ponctuation qui vont sûrement apparaître dans cette lettre.Mon ordinateur portable n’a pas le program-med’écriture en français et en plus depuis que je vis en Australie et cela depuis 18 ans mon français n’est pas a date et, le moins qu’on puisse, dire un peu rouillé.À titre d’introduction, comme le titre l’indique : né au Québec dans un petit patelin près du Lac-aux-Sables en passant par Grandmère et Shawinigan, j’ai fini la dernière tranche de mes études au Cegep de Limoilou et demeure « à Québec plus de 10 ans.Et finalement, après un bref détour par Montréal et à Toronto j’émigre en Australie dont j’ai acquis la citoyenneté.Depuis ce temps j’y ai vécu, mais j'ai toujours considéré Québec comme étant ma ville et mon lieu d’ongine.Grâce à la gentillesse de Christiane Voyer j’ai eu le plaisir de lire La Quête de février et d’avril et j’ai été agréablement surpris de la qualité sans prétention des différents articles et écrits qui y sont exprimés.L’idée générale de cette lettre est d’exprimer mon point de vue dans le but comme je l’espère, vous offrir une perspective différente.Ce qui distingue le Québec, c’est bien sa langue, sa culture, sa géographie, son histoire et par conséquent le caractère québécois qui est un mélange unique d’influences très diverses.Grâce à tout ça, le Québec apparaît de loin à la fois étrange, un peu insolite et beaucoup insulaire.Insulaire peut être, mais plus du tout isolé dans le vaste paysage international, surtout avec la globalisation des modes de transport et de communications.La même chose s’applique mot pour mot pour l’Australie et aussi d’une certaine façon dans la langue parlée.Mais on reparlera de ça une autre fois.Là ou il y a une ressemblance je dirais que c’est dans les débats sur les problèmes que les sociétés et nations occidentales ont à faire face.La guerre en Irak et en Afghanistan, l’accélération des changements climatiques et les bouleversements qu’ils commencent déjà à créer, le déclin de conditions sociales et économiques des pays développés, l’émergence des nouveaux super pouvoirs de l’Inde et de la Chine, etc.Déjà une liste un peu déprimante si on néglige la capacité humaine de recréer sa condition , de se réinventer et de s'adapter aux changements inévitables.Ici aussi, comme au Québec, à ce que j’ai pu sentir et lire dans La Quête, les groupes de quartiers et les gens bien ordinaires se rassemblent pour s’entraider et se soutenir mutuellement et mettre en commun leurs ressources et leurs efforts dans la lutte pour améliorer leurs conditions de vie et pour contribuer à la solution non seulement des problèmes locaux, mais aussi à l’échelle mondiale.Dans le choeur des nations du monde, la voix du Québec, loin d’être isolée, est entendue forte.Elle contribue à l’espoir de nous créer des lendemains meilleurs.Réal leHoux Coolum Beach, Queensland Problèmes de circulation Parlons de la conduite automobile, des piétons et des responsabilités qui viennent avec.Sommes-nous conscients qu’une automobile peut devenir une arme mortelle?Certains conducteurs sont des dangers publics.Heureusement, la majorité de ceux-ci conduisent prudemment parce qu’il y a aussi des piétons insouciants.Voici quelques petits conseils qui s’adressent à tous les conducteurs.Respectez les limites de vitesse.Prenez garde aux passages pour piétons.Soyez polis envers les autres personnes sur la route.Évitez de klaxonner inu- tilement.C’est très agressant pour tout le monde y compris les piétons.Pour ne pas stresser en allant ou revenant du travail, prenez le temps de planifier vos déplacements.Ainsi, vous ne conduirez pas comme un enragé prêt à se défouler pour tout ou rien.Saviez-vous que le nombre de décibels que vous entendez dans votre voiture est très différent de ceux que nous les piétons entendons, car parfois c’est vraiment une agression?Alors, automobilistes, quand vous partez le matin, pensez à ces problèmes-là.Trouvez des solutions, cela vous mettra en harmonie avec vos semblables.Les piétons ont aussi leurs petits travers.Évitez de marcher dans la me.Traversez aux intersections et aux feux de circulation adéquats.Le soir, portez des vêtements clairs.Quand on marche dans certains quartiers résidentiels où il n’y a pas de trottoirs, soyez très prudents.Tous les petits conseils que je viens d'énumérer sont aussi valables pour les cyclistes et les motards.Alors, faites-vous partie du problème ou de la solution?Soyez prudents et passez un bel été.Stéphane Marcotte Notre Mission La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisés de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier, la rue St-Jean,la rue St-Joseph, dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis CAMELOTS DEMANDÉS Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le journal La Quête.Nous sommes à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de Québec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 5 Magazine La Quête Éditorial IE DIALOGUE POUR L’ENTENTE Une jeune femme de couleur écrivait récemment dans Le Soleil comment, tombée et blessée à la cheville, on l’avait laissée choir dans l’arrondissement de Charlesbourg, l’hiver dernier.Si elle avait été blonde et blanche, laissait-elle entendre, le résultat eut probablement été différent.Ces derniers jours, l’écrivain Victor-Lévy Beaulieu, de Trois-Pistoles, niait tout racisme lorsqu’il taxait de «reine-nègre», dans L Aul 'Journal, la gouvemeure générale Michaëlle Jean pour le rôle Canadian qu’elle joua lors de son spectaculaire voyage en France.Bien des Québécois pure lame ont, du même souffle, la langue fourchue en traitant les immigrants d’« importés »! Et depuis la crise d’Oka, qui paralysait la circulation routière de la métropole au cours de la précédente décennie, les qualificatifs les plus méprisants de la part des Blancs d’ici fusaient à l’endroit des Amérindiens.Ces autochtones historiquement dénommés «sauvages» par nul autre que Samuel de Champlain, le héros du 400e anniversaire de Québec.Racisme, xénophobie, pratiques discriminatoires, les Québécois, à l’instar de tous les autres peuples du monde, ne sont pas à l’abri de jugements ou de comportements hâtifs et troublants à l’égard des minorités ethniques.Comble de l’aberration, la région de la Capitale-Nationale ne compte pas plus de trois pour cent de ressortissants étrangers.Mais 55 % de ses habitants jugeaient déjà qu’il y avait assez d’immigrants et 20 %.trop, indique un sondage SOM réalisé en octobre 2001.Bon nombre de nouveaux venus tendent publiquement à minimiser le malaise afin de ne pas être montrés du doigt.Mais dans l’intimité, ils se font plus bavards au sujet de la discrimination qu’ils vivent dans la vie courante.Bien des Québécois pure laine ont, du même souffle, la langue fourchue en traitant les immigrants d'« importés »»! NOTRE GRAND PARADOXE Comment concilier cette forme de rejet ou d’autosuffisance d’une majorité, paradoxalement minoritaire à l’échelle canadienne, avec l’impérieux besoin de main d’oeuvre étrangère ici même?On doit en effet pallier la pénurie de travailleurs de souche dans une agglomération en plein essor économique.La peur, la méfiance, les préjugés, une information défaillante et l’insouciance des gouvernants expliquent en partie le problème.L’explosion des deux tours du World Trade Center et les autres attentats suicide de musulmans sur le sol américain, survenus le 11 septembre 2001, ont marqué à jamais les relations entre citoyens d’ici et ceux d’ailleurs.Le nerf de l’équilibre entre les natifs et les Néo-Québécois repose d’abord sur l’emploi.Ces derniers fuient notre région parce qu’ils n’y trouvent pas de travail alors qu’il y en a en abondance.Réveil tardif, la Ville de Québec vient de mettre en branle un plan de discrimination positive en faveur des minoritaires.Le danger dans ce genre d’embauche par quotas est de semer le mécontentement dans la majorité à compétences égales.11 faut néanmoins et de toute urgence assurer un meilleur statut à nos minorités.Un second pôle migratoire au Québec est nécessaire autour de la capitale.D’autant plus que l’intégration des immigrants est plus facile dans les localités régionales que dans un Montréal cosmopolite où les ghettos, de petites sociétés parallèles, malmènent le dialogue interculturel.De là tout le bla-bla sur les accommodements raisonnables que la presse a déformés, selon la Commission Bouchard-Taylor, au détriment de l’harmonie multiethnique.Des tentatives de rapprochement entre les anciens et les nouveaux se multiplient dans la région de Québec et c’est tant mieux.Pensons à la journée interculturelle Rondo Mondo à Place d’Youville, le 24 mai, qui a permis de faire connaître les multiples visages de la capitale.D’autres manifestations de ce genre devront voir le jour afin de briser ce voile d’incompréhension entre la majorité et les minorités.Notre société tricotée serrée n’est plus, alors que vive la diversité! A cette fin cependant, l’une et les autres doivent faire leur bout de chemin.Jacques T.-Dumais 6 La Quête - Réalisons l’espoir Juin 2008 J’ai la peau blanche, tu as les yeux bridés et elle parle roumain.Nous habitons Québec, mais vous êtes immigrants et ils vous aident à trouver un emploi.UNE CAPITALE PEU DIVERSIFIÉE Désormais, les différents visages de la ville de Québec se conjuguent au rythme d’une immigration multiethnique diversifiée; ceux qui ont choisi la Capitale-Nationale comme nouveau chez-soi proviennent aussi bien d’Afrique, d’Asie ou d’Europe.Selon le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC), 11 320 immigrants admis au Québec de 1996 à 2005 résidaient dans la Capitale-Nationale en janvier 2007 sur une population estimée à 675 450 personnes dans la région.Les différentes ethnies représentent donc moins de 2% de la population, ce qui fait de Québec une des villes les moins multiculturelles au Canada.De ce nombre, plus du tiers ne connaissaient ni le français ni l’anglais à leur arrivée.Comme le berceau de la langue française en Amérique est francophone à 97 % et que les services gouvernementaux sont offerts uniquement en français, l’apprentissage de cette langue représente un des principaux défis auxquels sont confrontés les immigrants.Aussi, toujours selon le MICC, près de 30 % étaient des réfugiés et près d’une personne sur trois possédait plus de 17 ans de scolarité, soit l’équivalent d’un diplôme universitaire de premier cycle au Canada.Toutefois, les disparités de salaires qui se sont creusées chez les immigrants depuis 1980 n’ont rien de rassurant, comme le révèle le recensement 2006 de Statistique Canada.GAGNER SA VIE ICI Même si certains immigrants sont très scolarisés, les travailleurs immigrants de sexe masculin gagnaient 63 % du salaire des hommes nés au Canada en 2005, contre 85 % en 1980.Chez les travailleuses immigrantes, ce pourcentage a chuté de 85 % à 56 % durant la même période.De plus, le problème très actuel de non-reconnaissance des diplômes explique certainement en partie pourquoi de nombreux immigrants entreprennent des études sur leur nouvelle terre d’accueil.En effet, l’Université Laval recense annuellement 2000 étudiantes et étudiants étrangers provenant de 86 pays.Il faut cependant spécifier que tous ne restent pas au Québec après leurs études, puisqu’ils bénéficient la plupart du temps d’un visa étudiant.Quant à la provenance des immigrants recensés par le MICC, la France arrive en première position avec 22,6 %, suivie de la Colombie avec 8,2 % et du Maroc avec 6,1 %.De façon globale, la plus grande proportion d’immigrants (25,8 %) provenaient de pays d’Afrique comme l’Algérie (4,2 %), la République démocratique du Congo (3,55), la Tunisie (2,5 %) et le Burundi (2,5 %).À Québec, afin de soutenir l’adaptation et l’intégration des immigrants à la société québécoise, 35 organismes offrent des services aux immigrants selon le document de la capitale Québec, mon choix de vie.Ainsi, plusieurs associations de communautés culturelles sont actives sur le territoire comme le Centre multiethnique de Québec (CMQ).Créé en 1960, ce centre offre gratuitement aux nouveaux immigrants selon leurs besoins plusieurs services individuels, comme la recherche d’un hébergement, et des services collectifs, comme des soirées d’information sur les lois en vigueur au pays.Marie-Josée Nantel La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : M gE» Canada de Québec Juin 2008 La Quête ¦ Réalisons l’espoir 7 SAUVAGES OU MONTH Maxime Rioux Dès son arrivée en 1608, Champlain qualifiait les Amérindiens de sauvages.Ce terme restera imprégné dans l’histoire et collé en quelque sorte à la peau des Amérindiens.A la suite de la Conquête de 1760, la Couronne britannique devient la métropole de la Nouvelle-France et elle cherche à contenir ou plutôt à rendre minoritaires les francophones de même que les peuples autochtones.! Cette politique a pour conséquence d’effriter le rapport de force avec les autochtones.Ceci engage un certain refoulement de ces populations.En 1822, le secrétaire anglais souhaite l'abolition du département des sauvages, appelé ainsi à l'époque, qui faisait l’intermédiaire entre les deux.Ceci marquait la fin de la politique d'alliance qui prévalait entre la Couronne et les autochtones depuis Champlain.Le terme sauvage ne servira pas bien les Amérindiens dans le futur.Selon Patrice Groulx, professeur d’histoire à l’Univer-sité Laval, il s’agit d’un terme historique qui désignait auparavant les gens qui vivaient dans la forêt.Du point de vue des gens en général, il a toujours eu une connotation péjorative, parce qu’il était mal vu de vivre dans la forêt comme des animaux.Mais il est difficile de dire jusqu’à quel point le terme était péjoratif.Depuis longtemps, il ne correspond plus à la réalité autochtone.DE L’ASSIMILATION Le gouvernement réussit par toutes sortes d’entourloupettes à contenir les autochtones dans des réserves en réduisant notamment leur territoire.On vise clairement la disparition graduelle des sauvages par l’assimilation.Archive Internet ou d’hostilité à l’égard des autochtones, très fondés sur l’ignorance, sur l’histoire apprise à l’école, pour les vieux, sur les préjugés qui circulent dans la société, les familles, les médias, ou encore sur les déclarations de certains politiciens.Par contre, M.Groulx indique aussi qu’il y a beaucoup de signes d’ouverture et de solidarité.C’est important, car la situation pénible des autochtones vivant dans la précarité ne pourra jamais être résolue sans un élan social.En laissant une place importante aux autochtones dans les festivités du 400e de Québec, cela témoigne d’une certaine ouverture de la société à leur égard.Les festivités du 400e ouvrent une fenêtre sur le monde des autochtones.En espérant que leur présence permettra de faire taire les préjugés envers ces populations, des préjugés souvent alimentés par la simple méconnaissance de l’autre.La Couronne britannique maintient sous sa tutelle les Amérindiens.Ce n’est qu’en 1838, lors de la Déclaration d’indépendance du Bas-Canada que les Amérindiens sont libérés de leur situation.La Confédération les place ensuite sous la compétence du fédéral, un pouvoir qui juridiquement ne relève pas de Québec, mais qui est soumis à des lois québécoises.En 1876, l’Acte des sauvages institutionnalise le statut d’Indien et des réserves.Ceci démontre encore la volonté d’assimilation.Qui plus est, de nombreux conflits surviennent au cours du XXe siècle pour plusieurs raisons, dont le développement de la baie James et les violations des droits territoriaux des Amérindiens.Voilà que Québec fête cette année ses 400 ans.Depuis l’amvée de Champlain, l’étau restreignant du gouvernement cherchait d’une certaine manière à refréner les Amérindiens afin de réduire leur présence et leur influence.Cependant, la place des Amérindiens que le gouvernement voulait diminuer est maintenant mise au premier plan dans le cadre des festivités du 400e.DE LA MÉFIANCE Selon Patrice Groulx, il existe toujours, au Québec, un certain degré de méfiance 8 La Quête - Réalisons l’espoir Juin 2008 HURON SANS LES TRAITS Né d’un père huron et d’une mère québécoise, Yves Gros-Louis, homme accomplice raconte Il est un grand châtain aux yeux bleus, psychologue de formation! Yves Gros-Louis est un autochtone, mais aussi un Québécois.Son arrière-grand-mère, sa grand-mère et sa mère n’étaient pas amérindiennes.D’où ses traits.C’est un professionnel qui adore son travail, il a une belle famille unie.De plus, il a ouvert avec sa conjointe, il y a quelques années, une auberge dans sa maison « La Huronnière ».Une belle réussite qui fonctionne bien.Il suffit de vouloir être bien dans sa peau pour bien se réaliser et peu importe la couleur! Aîné d’une famille de six enfants, il a vécu une enfance en Outaouais.Son père, garde de chasse et de pêche avait un travail là-bas.Ils sont venus s’installer ici à Wendake ( terre des Hurons-Wendat) en banlieue de Québec, lorsqu’il avait 6 ans.Il entreprend son primaire comme tous les Québécois dans une école catholique dirigée par des sœurs.Il s’inscrit par la suite au séminaire Saint-Augustin où il réussit ses études secondaires avec brio.« Que de bons souvenirs de cette époque », raconte Yves.Il déplore malheureusement n’avoir reçu aucun enseignement traditionnel huron.NATION QUASI ANÉANTIE Il faut savoir que les Hurons, originaires de la Baie Géorgienne située au sud-est du lac Huron en Ontario, étaient un peuple très puissant dans les années 1600.L’arrivée des Jésuites à l’époque ne fut pas sans conséquences.Bien qu’ils aient apporté de bonnes valeurs sociales et religieuses, ils y ont aussi introduit des maladies comme 1’influenza et la variole.Conjuguée avec une grande sécheresse à l’époque, la Nation huronne fut presque anéantie.Ils sont passés de 30 000 à 1000.Profitant de ces affaiblissements, les Iroquois, rivaux des Hurons, en ont profité pour les attaquer sans relâche, ce qui a grandement contribué à leur presque extermination.Par voie de conséquence, quelque 200 Hurons immigrèrent à Québec vers 1650 et d’autres à Détroit, aux États-Unis.A Québec, quelques vieux ancêtres y habitaient déjà semble-t-il.La population actuelle de la Nation huronne à Québec est estimée à 3000, dont 1200 sur le territoire du village Huron.Aujourd’hui, la plupart des communautés amérindiennes communiquent ensemble sans problèmes.Ce qui n’était pas le cas autrefois.Il est bien connu que les Hurons réussissent beaucoup mieux que d’autres autochtones parce qu’ils se sont très bien intégrés aux Québécois.De ce fait, certains, de l’extérieur de Québec, disent par contre, ne pas se sentir bien accueillis par les Hurons lorsqu’ils viennent à Québec en visite ou dans des cas de cohabitation.Serait-ce de la jalousie de leur part?Quant à lui, Yves ne croit pas que les Hurons soient hautains envers les autres nations amérindiennes.Plus jeune, il ne désirait pas être connu en tant qu’autochtone.Aujourd'hui, c’est différent, il s’affiche sans problèmes, ce qui n’est pas sans causer des surprises puisqu’il n’a pas tout à fait les traits d’un Amérindien.Il y a encore un peu de préjugés envers les Amérindiens nous raconte, Yves.Ainsi, sa situation professionnelle fait souvent taire ceux qui dénigrent les nations amérindiennes.Père lui-même de deux garçons et grand-père, il a élevé avec les mêmes valeurs québécoises qui lui ont si bien réussi Il ne renie pas ses traditions, ses origines, au contraire! Il souhaite aujourd’hui adhérer à un groupe traditionaliste huron qui s’appelle La Maison Longue à Wendake, dans le but de parfaire ses connaissances de sa nation.Fait surprenant, selon Yves, il semblerait qu’il n’y ait plus d’Amérindiens qui parlent leur langue d’origine.Pour certains, ce ne sont que quelques mots, mais la langue s’est perdue, oubliée il y a déjà longtemps.DES BATTANTS D’ailleurs, un projet voit le jour en ce moment à l’Université Laval, pour réintroduire la langue amérindienne dans les écoles des différentes nations.Yves nous dit aussi que les Hurons ont définitivement adopté la culture québécoise.Il ne resterait, selon Yves, qu’une centaine de traditionalistes.« Comparativement à d’autres autochtones, les Hurons sont des gens très organisés.Ce sont des battants ».En ce qui a trait au 400e anniversaire de Québec, Yves nous dit que les Hurons de Québec se sont bien débattus et ont mis sur pied un beau projet, nommé Kiugwe, qui sera dirigé par les organisateurs du Festival d’été.Ils ont reçu de la part des gouvernements fédéral et provincial les fonds nécessaires pour leur projet «L’hôtel musée situé au village et un amphithéâtre”.Et tous ces fonds ne serviront qu’à cet événement.Les Hurons sont satisfaits de la place qu’on leur a accordée dans ce contexte.C’est une belle victoire et ce sont les Hurons de Québec qui l’ont obtenue.Plusieurs autres nations ne sont pas du même avis et se sentent lésées sur ce point.Elles estiment avoir été mises de côté.Toujours selon Yves, les autres nations n’auraient présenté aucun projet en ce sens.Peu importe nos origines, nos traditions et nos valeurs, n’avons-nous pas la même destinée?Caroline Alain Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 9 us II MÉCHANTS a _ (y Archives Internet! Kahnawake.En ce lundi ensoleillé, les rues sont désertes, les enfants sont tous à 1 école.Les kiosques de cigarettes à 6 $ ne pullulent, aucun restaurant aux alentours, les graffitis font partie du décor.« Nous ne sommes ni au Canada, ni aux États-Unis.C est la quatrième dimension », déclare Jessie Deer, un résidant de 22 ans.Une communauté.Deux mentalités.Beaucoup de problèmes et de contradictions.Le domaine des sciences sociales décrit la réalité autochtone comme un traumatisme intergénérationnel.Les Amérindiens ont vécu un traumatisme culturel.« On a voulu nous assimiler de force », dit Thomasina Phillips, une Mohawk de 21 ans.C’est un processus insidieux qui marque une rupture dans l’identité d’un peuple.Les blessures et souffrances sont perpétuées d’une génération à l’autre, et aujourd’hui, cette nation semble se chercher en tentant de se redéfinir.Il y a la vision du Mohawk typique et celle du non autochtone qui travaille sur la réserve en contact constant avec leur réalité quotidienne.Les questions sur les grossesses à l’adolescence, l’abandon scolaire, les problèmes de drogues ou d’alcoolisme sont habilement esquivés.Toutefois, les enjeux politiques et géographiques sont innombrables et les gens s’empressent de débattre sur ceux-ci.Peu enclins à se confier sur les difficultés individuelles, on ressent une réticence de leur part à parler.Les résidants de la réserve autochtone semblent méfiants envers les étrangers.LA FAMILLE « Ils sont très orientés vers la famille », confie Vince Barrucco qui travaille à Kahnawake.« Tout le monde se connaît, poursuit-il, on s’y fait rapidement à la vie communautaire.» Dino Sisto et Jesse Deer le confirment : « Les enfants sont la priorité numéro un.» La localité de 8800 habitants réunit surtout de jeunes gens.Dino et Jesse ont chacun leur opinion sur la question de la langue anglaise qui prédomine au sein de la communauté Mohawk.C’est à cause des Jésuites, ou pour faciliter la communication avec les autochtones près de la frontière et aux États-Unis, ou c’est le résultat de la tradition qui veut que l’homme aille s’établir dans la communauté de la femme qu’il a choisie.Selon Thomasina Phillips, les conflits concernant la réserve de Kahnawake sont ceux du tabac, des terres et la redéfinition du membre de la communauté mohawk.Elle assure qu’il n’y a pas de pression sur les femmes pour enfanter, ni que les grossesses ont lieu très tôt.« Cela reste le résultat d’un choix », souligne-t-elle.Toutefois, pour Vince Barrucco, il n’est pas rare qu’une femme de 30 ans ait quatre enfants.De plus, Thomasina constate que les grand-mères ont autour de 50 ans et que c’est habituellement celles-ci qui élèvent les enfants de la famille.Dans son cas, sa mère ayant des problèmes de santé d’ordre psychologique, elle vit avec sa grand-mère de 80 ans.« Nous avons une relation mutuelle, nous nous soutenons.» Tous s’entendent pour dire que c’est un peuple matriarcal.LES TROIS RÉSERVES Les Mohawks sont une nation iroquoise.Le terme mohawk signifie « mangeur d’hommes ».Ils résident près de Montréal dans trois différentes réserves : Ka-nesatake, au nord de T île dans la ville d’Oka; Kahnawake, au sud, à proximité de Châteauguay; Akwesasne, réserve située à la fois au Québec, en Ontario et aux États-Unis.La Loi sur les indiens remonte à 1876 et stipule que 50 % du sang doit être amérindien pour être membre de la communauté et avoir droit aux privilèges réservés aux Premières Nations.« Nous voulons créer notre propre définition des Mohawks : la personne devra avoir au moins quatre arrières grands-parents.je crois », dicte Thomasina, incertaine.C’est une question qui provoque beaucoup de conflits entre les résidants de la réserve, ajoute-t-elle.Cette jeune femme - animatrice à la radio de Kahnawake, K103.7 FM — est très engagée dans les causes politiques concernant les Mohawks.« Nous attendons toujours des excuses du gouvernement pour nous avoir colonisés.L’Église s’est excusée, mais pas l’État », soutient-elle.Pure coincidence sans doute, le gouvernement fédéral présenterait bientôt, à son tour, des excuses publiques.Karine Limoges Correspondante à Montréal pour La Quête 10 La Quête - Réalisons l’espoir Juin 2008 9549 LES FRANÇAIS AUDIBLES Forte de ses 9300 ressortissants, la communauté française de Québec se fait difficilement discrète.Elle devrait d’ailleurs continuer à se faire remarquer puisque le nombre d’immigrants français est en constante augmentation depuis les cinq dernières années.Aujourd’hui, on ne s’étonne plus d'entendre cet accent qui, au final, sonne de moins en moins exotique.Toutefois, si les Québécois ne sont plus vraiment surpris de croiser les « maudits Français », leurs cousins débarquent dans la capitale avec leur lot de surprises et parfois de désillusions.Pour cette raison, le Consulat de France à Québec a demandé à la principale association française de Québec, la Société française de Québec (SFQ), de renseigner les ressortissants français.Cette association a donc créé une autre branche il y a trois ans, l’Accueil français de Québec (AFQ), afin de réduire le taux d’échec à l’immigration.Car c’est bien d’un manque d’informations sur la réalité locale dont il s’agissait.De nombreux immigrants pensaient qu’une fois les formalités administratives terminées, leur vie se poursuivrait au Québec telle qu’elle avait été en France.Or, la reconnaissance des diplômes n’est pas toujours évidente et plusieurs Français ont dû repartir après s’être essayés à plusieurs petits boulots.De même, les demandes selon les secteurs d’activité sont différentes.Aussi n’est-il pas toujours possible pour un commerçant, par exemple, de s’implanter facilement.QUÉBEC À LA FRANÇAISE Franck, boulanger-pâtissier, installé depuis 10 ans à Québec, n’a pas commis cette erreur.Bien qu’il considère être parti sur un coup de tête, il reconnaît avoir pris le temps de connaître les méthodes de consommation des Québécois.Pour ce faire, il a d’abord travaillé dans une boulangerie et s’est renseigné auprès d’une agence de conseil, avant de créer son propre commerce il y a quatre ans.Aujourd’hui, il se sent pleinement intégré, mais se voit encore comme un Français à Québec.Aussi, il ne pense pas revenir dans son pays natal, mais ne s’en détache pas pour autant.De par son travail ainsi que son rythme de vie, Franck vit « à la française ».D’autres personnes choisissent de rester proches de leur pays en se regroupant.On compte ainsi à Québec cinq associations françaises.La plus vieille d’entre elles, la Société française de Québec (SFQ), propose des activités aux Français de la capitale.Toutefois, seule une minorité y participe.Il s’agit, pour la plupart, de personnes ayant eu recours aux services de l’Association des Français de Québec (AFQ).Ainsi, alors que cette dernière s’occupe de l’immigration, la SFQ concourt à l’intégration des Français.Elle leur permet de se construire un réseau de contacts, autant français que québécois.L’association en compte en effet à peu près le même nombre.Chacun des membres recherche une communauté, une camaraderie et surtout une culture.La SFQ propose des activités au moins une fois par mois.Elle dispose pour ce faire de la Maison des Français au Lac-Beauport.Il s’agit en général de repas ou de conférences.Ce lieu est aussi régulièrement utilisé par les quatre autres associations françaises de Québec.ENTRE L’EUROPE ET L’AMÉRIQUE Pour ce qui est des Français qui ne sont membres d’aucune association, tout porte à croire que leur intégration s’est également bien passée.Le nombre de Français à Québec a en effet connu une augmentation d’environ 75 % sur cinq ans.Il semble donc que les immatriculés se plaisent dans la capitale.C’est le cas de Didier, commerçant et résident depuis quatre ans.Bien qu’il ne sache pas réellement de quoi demain sera fait, il ne compte pas partir dans l’immédiat.Il a su trouver ici un endroit à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique où, contrairement aux clichés, ce n’est pas l’amabilité des Québécois qui l’a le plus touché.Celle-ci n’est souvent pour lui qu’une façade, tandis qu’il recherche plutôt la sincérité.Il se garde toutefois de généraliser, croyant à la singularité de chacun.En revanche, et comme beaucoup d’autres Français, il a énormément apprécié l’aide fournie par l’Administration québécoise et sa patience.C’est un fait, les contacts administratifs sont beaucoup plus cordiaux qu’en France et l’on prend davantage le temps de vous expliquer.À l’occasion du 400e anniversaire de Québec, la capitale devrait accueillir près de 500 000 visiteurs français cette année.Dès leur retour chez eux, peut-être seront-ils nombreux à entamer les démarches administratives pour immigrer dans cet endroit que Franck considère comme « un coin français hors de France ».Gauthier Daccord i Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 11 Hydro K Québec mETRO [|tlQuébec Canada Québec VACANCES transat VILLE DE Québec Alex Caulombe liée Drfm 1905 a\c°0' ,fotestW INFO FESTIVAL Bell 418-529-5200 1 888-992-0515 infofestival.com - .mvuzwm,' ,ta €xamen vue 240 St-Jbseph £sf Jacques La EWsfrc™ de Clripèrittf 52 3-2 2 2 ?poste 2 35 Vror\o* rVdi du lundi au vendredi wuw.ihpertcifcigqgçbgc.con — ¦ I - Il 1 aint-Joseph Financement I2 mois sans intérêt.OPTICIEN Limoilou 455 3' Avenue '(ouvert mercredi soir et jeudi soir) Centre-ville 460.5t-Joseph Est (ouvert le samedi, stationnement gratuit) 523-6690 529-935I 12 La Quête - Réalisons l’espoir Juin 2008 W&4 5î*»j INFO-SANTÉ 8-H.ON SE LE MET EN TÊTE.Problème de santé ?Avant d'aller à l'urgence, composez dorénavant le 8-1-1 et parlez à un professionnel de la santé qui saura vous conseiller.• 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.• Faites le 8-1-1 en cas de problème de santé non urgent.Vous pouvez également consulter le guide santé au www.guidesante.gouv.qc.ca.En cas de problème de santé urgent, rendez-vous à l'urgence de l'hôpital ou composez le 9-1-1.APPELEZ INFO-SANTE Santé et Services sociaux Québec ES El ES ES Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 13 Archives Internet QUAND CETTE VILLE ÉTAIT ANGLAISE La ville de Québec est considérée, et ce, depuis longtemps, comme la ville francophone.Saviez-vous qu’au milieu du XIXe siècle les anglophones étaient presque plus nombreux dans la Vieille capitale?M Le lieutenant-général James Wolfe, vainqueur de la bataille des Plaines d'Abraham Avec l’aide de la journaliste, commentatrice à la radio et rédactrice Louisa Blair, voici un bref historique de l’arrivée des anglophones dans notre belle région et leur situation présentement.En 1759, les premiers Anglais débarquent à Québec.On y retrouve des réfugiés, des esclaves pour les maîtres loyalistes des Etats-Unis, des immigrants recherchant tout simplement une meilleure qualité de vie, des commerçants du bois, des marins ou des soldats.Originaires de chez nos voisins, les Américains, de l’Irlande ou de l’Écosse, tout ce beau monde s’installe dans notre belle grande ville En 1791, la ville de Québec se voit décerner le titre de siège du gouvernement bas canadien, ce qui entraine un mouvement d’immigration de la part des Britanniques et des Irlandais.En 1795,20 % de la population est anglophone et en 1860, c’est plus de 40 %.L’intégration se déroule très bien pour tous.C’est même à cette époque qu’est créé le premier journal, et bilingue en plus, La Gazette par Monsieur Neilson.Entre 1860 et 1930, notre région est marquée par une francisation considérable, si bien que le pourcentage d’anglophones passe à 10 %.En 1977, la loi 101 vient changer les choses.Les nouveaux immigrants devront dorénavant apprendre le français et non l’anglais en arrivant ici au Québec.Il est important de noter que les écoles de confession catholique (et françaises) n’acceptaient pas de personne ayant une autre foi.Donc, les Grecs (orthodoxes), les Juifs, les Chinois et les autres se retrouvaient pour la plupart dans les écoles anglaises.Ce n’est qu’au milieu du XXe siècle que les commissions scolaires ont modifié leur méthode de classement des écoles.Maintenant, elles séparent leur institution par la langue et non par religion.Ce qui fait qu’aujourd’hui les immigrants désirant apprendre le français peuvent le faire sans se préoccuper de leurs croyances.À PEINE 10 000 ANGLOS Selon Statistiques Canada, lors du recensement de 2001, la population de la ville de Québec s’élevait à 492 937 personnes.De ce nombre, seulement 9000 ou 10 000 étaient anglophones.Ceux-ci ne se regroupent pas dans un même quartier, on les retrouve dans tous les arrondissements de la ville.Peut-être peut-on en répertorier un plus grand nombre dans la Haute ville.Périodiquement, ils se réunissent dans les institutions comme le Literary and Historical Society, à la Chaussée des Ecossais, qui est la seule bibliothèque anglaise à Québec, et le Morrin Centre, un centre culturel.Bien entendu, les églises sont un bon endroit pour les regroupements d’anglophones.Notons par exemple St.Patncks, Holy Trinity Anglican Cathedral ou St.Andrews Presbyterian.On dénombre trois écoles primaires anglophones, deux secondaires et un cégep.Il existe un journal anglais à Québec, le Chronicle Telegraph et un poste de radio, CBC Quebec Community Network.Depuis les tous débuts, les anglophones et les francophones partagent le même territoire.Les choses ne changeront pas d’ici peu.Donc, continuons cette belle cohabitation qui apporte beaucoup à nos jeunes.Julie Morin 14 La Quête ¦ Réalisons l’espoir Juin 2008 NI FRANÇAIS Éliminons les allophones! Non, il ne s’agit pas d’un nouveau slogan politique d’extrême droite.mais plutôt d’une réflexion ironique découlant de ma quête de l’allophone montréalais typique! Quand on m’a passé la commande pour un article sur la situation des allophones à Montréal, une collègue m’a demandé : comment feras-tu pour les interviewer, puisqu’ils ne parlent ni français, ni anglais?Hum.je n’avais pas pensé à ça! Comme bon nombre de Québécois, et comme ma collègue, j’imaginais l’allophone typique dans son arrière-boutique du quartier chinois baragouinant à peine quelques mots d’anglais, ou encore cette femme voilée qui ne parle de toute façon que par l’intermédiaire de son mari! Que de préjugés, me direz-vous! Eh oui, et de méconnaissance aussi.Je me suis donc mise à la recherche de la signification de ce terme, que je n’ai d’ailleurs jamais aimé.Pour moi, il a toujours eu une connotation négative, comme si la personne ne parlait aucune langue, hormis peut-être celle d’un extraterrestre! Un premier appel au ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles m’apprend que le terme allophone n’est pas utilisé au ministère.« On parle plutôt d’immigrants qui ne connaissent pas le français », me dit le porte-parole du ministère, M.Claude Fradette.Destination suivante, le site de Statistiques Canada.Dans les nombreux tableaux du recensement de 2006, aucune donnée sur les « allophones ».Des tableaux sur la langue maternelle, la connaissance des langues officielles, la langue parlée à la maison, la langue d’usage au travail, mais rien sur les allophones.Un appel et quelques recherches plus tard, le préposé trouve le terme allophone dans le recensement de 2001, ainsi que la définition suivante : personne dont la langue maternelle est autre que le français ou l’anglais, langue maternelle étant définie comme la première langue apprise dans l’enfance et encore comprise.PLUSIEURS VISAGES ALLOPHONES Surprise! Notre allophone a donc plusieurs visages : de l’immigrant fraîchement débarqué qui ne parle pas un mot de français ni d’anglais à l’Italien né au Canada et dont la première langue apprise fut l’italien, en passant par mon mari, un « immigrant devenu citoyen canadien il y a 20 ans dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, bien qu’il maîtrise ces deux langues »! Ouf! Si je comprends bien, F allophone typique a comme caractéristique de n'avoir justement aucune caractéristique typique! Je continue donc mes recherches.Cette fois, c’est Wikipédia, l’encyclopédie en ligne, qui m’apprend que le terme est un québécisme de plus en plus utilisé dans les pays francophones multilingues pour décrire cette réalité sociolinguistique.Une réalité sociolinguistique?Non seulement il n’y a pas d’allophone typique, ____ La Quête ¦ Réalisons l’espoir mais les allophones font maintenant partie d’un phénomène social! En y repensant bien, ce n’est toutefois pas une si mauvaise nouvelle, puisqu’on pourra éventuellement inclure les extraterrestres dans ce mot-valise! Mais, trêve de plaisanterie, le sujet initial de mon article étant la situation des allophones à Montréal, allons-y donc de quelques statistiques en terminant (tiré du recensement 2006 de Statistiques Canada) : Il y a au Québec 886 280 allophones, c’est-à-dire de personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais; de ce nombre, 760 445 habitent la grande région de Montréal; en comparaison, Québec compte seulement 19 415 allophones! Il y a au Québec 70 375 personnes qui ne connaissent aucune langue officielle, c’est-à-dire qui ne peuvent soutenir une conversation de base en français ou en anglais; de ce nombre, 47 180 habitent Montréal et seulement 1300 Québec! Tout compte fait, ça fait beaucoup trop de monde à éliminer! Carole Demers Correspondante de La Quête à Montréal - 15 Juin 2008 ^091 DU PANAMA AU QUÉBEC Photo fournie par Alberto Miranda Alberto Miranda, Panaméen d’origine, habite maintenant la ville de Québec depuis 1987.Miranda possède aujourd’hui sa propre compagnie et de plus, il se sent confortablement installé dans la société québécoise.Cependant, ce confort n’a pas toujours été ressenti.'x ¦ tir* mr Alberto Miranda En effet, l’obtention de sa citoyenneté, la reconnaissance de son diplôme, la barrière linguistique ainsi que sa recherche d’emploi ne se sont pas faites facilement, a-t-il affirmé, à la Quête.Miranda explique qu’il a déménagé au Québec comme réfugié politique : «C’était dangereux pour nous que de rester au pays.L’armée de Noriega n’hésitait pas à tirer sur les étudiants, et ce, même s’il n’était aucunement coupable de quoi que ce soit» a-t-il évoqué.C’est grâce à l’aide de ses parents, ne désirant pas une mort accidentelle de leur fils, qui lui a permis financièrement de poursuivre ses études dans un environnement plus sécuritaire.Miranda est donc arrivé à Montréal afin d’y poursuivre ses études en génie électrique.Il est confronté déjà, à ce moment, à une réalité de l’immigration.RECONNAISSANCE MALAISÉE Lors de son inscription à l’Université McGill, la directrice du programme de génie électrique lui refuse son inscription.Elle évoque comme raison que les deux ans d’étude déjà accomplis par Miranda au Panama ne sont pas reconnus au Canada.De plus, la directrice de programme lui explique que l’électricité du Canada et du Panama, ce n’est pas la même chose.« Comment ça, ça ne peut-être la même chose, s’étonne Miranda.De l’électricité, ce doit être partout uniforme non?» a-t-îl exclamé.Ne voulant pas reprendre son programme à zéro, Miranda décide de se lancer en génie informatique au Vanier College situé dans le secteur Nord de file de Montréal.Une fois ses études complétées, Miranda atteste qu’il n’a pu commencer à travailler immédiatement.En effet, il affirme qu’il doit obtenir son permis de travail s’inscrire à un service de placement.Ce dernier, permets aux immigrants d’expérimenter plusieurs métiers différents dans une courte période de temps afin de leur montrer à travailler au Canada.« Le gouvernement québécois investit beaucoup de temps et d’argent auprès des immigrants afin de leur montrer à travailler dans la culture québécoise », a expliqué Miranda DIFFICILE APPRENTISSAGE Cependant, selon lui, l’acquisition d’expériences en sol québécois n’est pas le seul facteur qui permettra éventuellement aux immigrants de trouver un travail dans leur domaine.En effet, l’apprentissage du français est aussi primordial.Miranda raconte que la La Quête ¦ Réalisons l'espoir langue fut une autre barrière importante dans le domaine de l’intégration.« Bien que je parlais déjà anglais à mon arrivée à Montréal, j’ai dû un jour faire face à la réalité francophone de la province de Québec ».C’est alors que, trois ans après son arrivée au Canada, Miranda commence à apprendre le français par l’entremise de quelques cours à l’Université Laval et de cours privés.Sa motivation : la naissance de son fils, la vie familiale et l’ouverture des portes pour la recherche d’un emploi.S’il a un conseil à donner aux futurs immigrants, c’est celui-ci : « le meilleur moyen de vous intégrer dans une société, c’est de cesser de parler votre langue et de parler celle de l’autre ».UNE BONNE INTÉGRATION Cependant, malgré tous ces obstacles, Miranda se sent parfaitement intégré dans la société québécoise d’aujourd’hui : « C’est sûrement parce que les Québécois sont des gens chaleureux, accueillants et amicaux.» Et Miranda de poursuivre : « Je me suis fait aider plusieurs fois lorsque j’en avais besoin ».L’amabilité des gens semble donc avoir allégé les lourdeurs administratives de son intégration au pays.Mathieu Papillon-Darveau Juin 2008 16 Ouvert de 17h à 2h sauf le dimanche 565, rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 m! 1 U mer La Quête vStSk Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R1R3 522-4889 fax.: 5224614 'Empire Lyon 225IA, rue Saint-Jean, Québec, ÇiR 1M8 648 2301, empireCyon@gCobetrotter.net DIM à Min : 10 à lgbres JIÏl à SIAM : 10 à 22 fires Juin 2008 La Quête - Réalisons l’espoir 17 IA RACE PURE Alors que de ses ancêtres, coulait du sang juif dans ses veines qu’il reniait totalement, ce pauvre fou voulait exterminer tous les Juifs de la terre.Il s’agit bien sûr du fondateur du nazisme et homme politique allemand d’origine autrichienne, Adolf Hitler.\ Il fut le dictateur totalitaire du Troisième Reich.Il voulait créer la race pure de grands et robustes blonds aux yeux bleus.Et dire qu’il aurait pu réussir! Plusieurs dictateurs d’hier et d’aujourd’hui ainsi que de petits groupes à caractère haineux se sont inspirés de lui.Avouez qu’il y a de quoi se poser des questions.Tous les Québécois dits « pure laine », sauf peut-être de rares exceptions, sont de sang mêlé avec, soit des Amérindiens, des Français, des Anglais, des Irlandais, des Écossais, des Espagnols, des Portugais, etc.C’est à mon avis, une merveilleuse richesse! Il faut absolument comprendre les personnes qui veulent immigrer ici parce que leurs pays sont en guerre, ou sous une dictature.Ils vivent la répression, ou encore, sont empilés les uns sur les autres.Mais, il y a aussi bien d’autres raisons toutes plus valables les unes que les autres.Ces gens sont attirés par nos grands espaces, nos villes et villages aux multiples services, nos ressources en abondance et tout ce qu’un pays libre comme le nôtre peut offrir.DE DIOUF À PELLERIN Un exemple me vient à l’esprit.Celui du très sympathique Sénégalais Boucar Diouf, car il s’est adapté à notre pays et nous le rend bien en nous racontant des légendes et des histoires de son pays d’origine, pleines de chaleur, d’humour et de sagesse que lui relatait son grand-père ou sa grand-mère du village natal.Je pense avec tendresse qu’il est le « Fred Pellerin » de son village d’Afrique.Et je suis certaine que si notre dynamique Fred Pellerin québécois visitait et racontait ses histoires et anecdotes de son village de St-Élie-de-Caxton aux Africains qui parlent notre belle langue française, ceux-ci les comprendraient.« Small is beautiful! » dit ce dicton anglais qui exprime que la vie des habitants d’un petit village résume la vie du pays, du continent, de la planète.Il s’agit là pour moi d’une vérité qui est l’évidence même.Tous sur cette terre sommes différents, mais en même temps tellement semblables.Nous sommes tous des enfants de la Terre.Et, quand on regarde la Terre par rapport à l’immensité du cosmos, elle est bien petite cette planète.Je pense avec humour que s’il existe des extraterrestres et qu’ils nous regardent avec leurs grands yeux « verts et globuleux » (martiens), ils doivent bien rire de notre arrogance parce que l’on se prend bien souvent pour le nombril de Tunivers.Ce n’est pas l’humilité qui nous étouffe.« J’AI UN RÊVE » Soyons un peu plus humbles et gardons l’esprit ouvert pour accueillir ces autres qui sont à la fois si différents et si semblables à nous.Ils ne peuvent que nous enrichir, et ce, à bien des points de vue.Il suffit que chacun de nous prenne la responsabilité de vivre en Paix dans le dialogue les uns avec les autres.Sinon, nous récolterons ce que nous aurons semé.Albert Jacquard, réputé scientifique et généticien des populations, dit : « Il vaut mieux être responsable, engagé et passer aux yeux des autres comme “rêveur”, utopiste que d’être arrogant, indifférent, blasé, cynique.» Martin Luther King, dans un de ses célèbres discours, commençait par ces quatre mots-chocs qui nous interpellent tous : « I HAVE A DREAM ! » Christiane Voyer £ m' 18 La Quête - Réalisons l’espoir Juin 2008 v PhotôjfaŒÜJIe Ung DES CAMBODGIENS BIEN INTEGBES '/ « Mon grand-pere paternel, ^eng mai ung, a eie iuc §j
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.