La Quête : journal de la rue, 1 novembre 2008, Novembre
lentificatioi re 20l Le magazine de rue de Québec nove Matrec 1-800-585-9155 ant?a Qs m m m » ' iWTWW WXfU itifcnw»1 »»** uwm»'Z t'w.Qj CM •• •• • •• • •• • •• • •• • •• • •• • •• • •••• • •• .••• • .•••.• •• • •• • • •• • •• • •• • ••••.• • •• • •• • ••••• %Ç®iï *;;¦;** Desjardins t Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec Sommaire ^ t|||& : I Éditorial Le paupérisme politique Jacques T.Dumais Dossier : La persistante pauvreté Les invisibles Steeve Gobeil Petit garde-manger pour plus d’affamés Marie-Eve Martel Étudiants aux extrêmes Isabelle Noël ':J N "> Les escaliers roulants Micheline Belisle Je suis avec des gens que j’aime Marie-Ève Marte! Pauvres et malades Laurie Grenier ¦ 1 Pauvres et heureux Maxime Rioux À deux pas de la rue Karine Limoges Une visibilité ottavienne Camille Price Pic/té mm m Contre la pauvreté intellectuelle Marie-Josée Nantel En voulez-vous en vlà Geneviève Moreau Blanchet Le porte-bébé amérindien Pascal Huot Mathieu Tremblay Cailler spécial : tes 30 ans de la Maison Revivre p.19 à 25 Chroniques ______________________ Quand le coeur est pauvre Robert Maltais Le jeu de la zapette Martine Corrivault La fin des haricots Diane Morin Novembre 2008 nBB nimi Magazine La Quête Mot de l’éditeur POURQUOI?Dans une société d’abondance comme la nôtre, la pire chose qui puisse arriver à un être humain, c’est de manquer de nourriture.Et, comme tout le monde le sait maintenant, une crise économique pointe sérieusement à l’horizon.Ça va sûrement tous nous toucher, à un moment ou un autre.Les pauvres, eux, ne s’en inquiètent pas puisque, de toute façon, ils manquent toujours de tout.Et ce qui leur manque la plupart du temps, c’est la nourriture.N’oublions pas que la pauvreté, ça commence par la faim.Par pauvres, j’entends tous ceux qui sont dans une cruelle nécessité.Une fois le loyer, l'électricité et le téléphone payés, il ne reste pas grand argent pour manger.Alors, le pauvre met tout l’argent qu’il lui reste, sur la nourriture.Ce sera tout juste suffisant pour deux semaines et souvent moins.Ainsi, les pauvres arrivent à manger presque raisonnablement, les deux premières semaines du mois.Mais pour terminer le mois, ils devront courir les soupes populaires, puis ils partiront à la recherche de paniers de nourriture pour s’alimenter à la maison.Dans cette quête constante de nourriture, n’ayant pas suffisamment d’argent pour prendre les transports en commun, ils sont obligés de marcher ou de quémander soit des billets d’autobus ou encore des transports gratuits, auprès d’organismes sociaux.Chercher constamment de la nourriture afin de subsister, devient donc un emploi à plein temps.à la limite du cauchemar.Halte aux préjugés! Il existe beaucoup de préjugés persistants à l’égard des pauvres.Certains disent que ce sont des fraudeurs, qui se font la belle vie sur l’Aide sociale et vivent ainsi aux crochets des travailleurs.D’autres les qualifient de lâches qui n’ont pas le coeur de se trouver un emploi, alors qu’on embauche encore un peu partout.Ce sont là des préjugés bien enracinés! Il faut le dire, ceux qui profitent du système ne constituent qu’une minorité.De tout temps, il y a toujours eu, malheureusement, des profiteurs.Les autres, c’est-à-dire la majorité d'honnêtes gens qui sont pauvres, ne font jamais la manchette eux.On n’en entend jamais parler de ces miséreux et c’est pourquoi, ils sont en quelque sorte invisibles.Mais pourquoi ces personnes sont-elles pauvres?Et qui sont ces gens?Où se trouvent-ils?Comment vivent-ils?Comment se fait-il qu’il y ait au XXIe siècle, dans une ville comme la nôtre, des gens qui connaissent la faim?Dans cette édition, nos journalistes dressent le portrait de cette persistante pauvreté.Bonne lecture à tous.Pierre Maltais Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour décembre 2008, nous parlerons de l’enfance.Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE L'image de la pauvreté par Pascal Huot ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTRICE EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS ET CORRECTEURS Nathalie Thériault, Tony Bureau ÉQUIPE DE RÉDACTION Jonathan Archambault, Micheline Bélisle, Geneviève Moreau Blanchet, Laurie Grenier, Steeve, Gobeil, Pascal Huot, Karine Limoges, Marie-Ève Martel.Marie-Josée Nantel, Isabelle Noël,Camille Price Piché, Maxime Rioux, CHRONIQUEUR Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture.Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu ÉCRIVANTS Christian DeCarufel,Rachel Élie, Pascal Huot, Alcide Labrecque, Plume Latraverse, Stéphan Lemaire, Marcel Guy Mailloux, Marie Nassif, Jacques Pruneau et Réal Quintin CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, Julie Duplanty LE JEU DE LA QUÊTE Jacques-Cari Morin LE ROMAN EN QUESTION Pascal Huot PUBLICITÉ Jacques Pellerin, Pierre Maltais PHOTOS Jonathan Archambault, Pascal Huot, Coll.IREPI, Huot-Tremblay, Archives Internet, Pierre Maltais IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.4 Lû OjJBfS réalise l'espoir bre 200i LES PAUVRES (Texte d’une chanson de Plume Latraverse) Les pauvres ont pas d’argent Les pauvres sont malades tout l'temps Les pauvres savent pas s’organiser Sont toujours cassés Les pauvres vont pas voir de shows Les pauvres sont ben qu’ trop nonos En plus, les pauvres, y ont pas d'argent À mettre là-d’dans Les pauvres sont su’l’Bien- tre Les pauvres r’gardent par la f’nêtre Les pauvres, y ont pas d'eau chaude Checkent les pompiers qui rôdent CES GENS DE LA NUIT Ces gens sans nom.Ces gens sans maison, Ces gens de la rue, Ces gens qui n’existent plus.Ces gens qu’on oublie.Ces gens de la nuit.Ils vivent de la charité, De coeurs bien placés, De personnes qui ont réalisé, Que la grande générosité.Qu’ils leur ont donnée.Les feront vivre une autre journée.Ils vivent dans les rues éclairées, D’une riche société.Qui un jour les a rejetés.Sans vraiment leur avoir donné, Une deuxième chance de s’exprimer, Avec peu d’espoir d’y retourner.Sans famille, sans vêtement décent Sans refuge, avec peu d’argent Ils errent seuls dans le noir.Cherchant un coin pour dormir ce soir, Espérant qu’il ne va pas pleuvoir, À l’aide d’une chandelle d’espoir.Nous passons devant, évitant leurs yeux Sans avoir une pensée pour eux, Les pauvres savent pas quoi faire Pour s’sortir d’la misère Y voudraient ben qu’un jour Qu’un jour, enfin, ce soit leur tour Les pauvres gens ont du vieux linge sale Les pauvres, ça s’habille ben mal Les pauvres se font toujours avoir Sont donc pas d’affaires ! Les pauvres s’achètent jamais rien Les pauvres ont toujours un chien Les pauvres se font prendre à voler Y s’font arrêter Les pauvres, c’est d’la vermine Du trouble pis d’la famine Les pauvres, ça couche dehors Les pauvres, ça l'a pas d’char Ça boé de la robine pis ça r’garde les vitrines Pis quand ça va trop mal Ça s’tape sa photo dans l’joumal.Les pauvres, ça mendie tout l’temps Les pauvres, c’est ben achalant Si leur vie est si malaisée Qui fassent pas d’bébé ! ! ! Les pauvres ont des grosses familles Les pauvres s’promènent en béquilles Y sont tous pauvres de père en fils C't une manière de vice.N’imaginant que cela aurait pu nous arriver, Si notre chance aurait mal tourné.Ou si nous n’avions pas été choyés.De notre vie de société.Ils ont le pouvoir d’invisibilité.Tous regardent de l’autre côté, Aveugles devant la charité, Chaque fois qu’ils ont croisé, Une personne qui a quêté.Un vingt-cinq sous pour manger.Il faudrait se faire soigner, Notre problème de surdité, Notre problème de vision, Notre problème de consommation, Notre problème de compassion, Notre cœur vide d’émotions.Que d’enfants vivent dans les rues délabrées, Consommant de la drogue pour oublier.Vendant leur jeune corps.Pour pouvoir survivre dehors, Jusqu’à ce que cet argent soit épuisé, Pour bientôt recommencer.Que de rêves étant petits, ils avaient.On leur répétait si souvent, Que le monde leur appartenait, Que tous leurs désirs se réaliseraient Mais leur réalité s’est avérée autrement.Car dans la rue, ils vivent maintenant Tous, on se demande parfois, Comment ils en sont arrivés là.Les pauvres sortent dans la rue C’est pour tomber su’ l'cul Y r’çoivent des bnques s'a tête Pour eux, le temps s'arrête Les pauvres ça mange le pain Qu’les autres jettent dans Tchemin Les pauvres, c’ comme les oiseaux C’est fait pour vivre dans les pays chaud Icitte, l’hiver, les pauvres gèlent Sont maigres comme des manches de pelles Leur maison est pas isolée Pis T gaz est coupé Les pauvres prennent jamais d’vacances Les pauvres, y ont pas ben d’là chance Les pauvres, y restent toujours chez eux C’est pas des sorteux Les pauvres aiment la chicane Y vivent dans des cabanes Les pauvres vont pas à l’école Les pauvres, c’ pas des grosses bolles Ça mange des s’melles de bottes Avec du beurre de pinottes Y sentent la pauvreté C’en est une vraie calamité Les pauvres.Mais y ont tous la t.v.couleur Plume Latraverse Est-ce qu’ils avaient le choix?Ou la malchance les a-t-elle guidés là?Chacun d’eux pourrait nous révéler, Une triste histoire à raconter.Comment cela peut-il arriver?Dans une société si évoluée, Qui a simplement oublié les démunis.Ne satisfaisant que les mieux nantis, Sans penser à ceux qui n’ont pas d’abris, Qui pour la société, ont cessé d’exister.Ces gens ne désirent qu’un foyer.Et un endroit pour travailler.Est-ce beaucoup demander?À une société prête à sauver, Un chaton dans la rue, Mais pas une âme perdue.Pourquoi survivent-ils?Où trouvent-ils cet espoir?D’un jour, sortir du brouillard, Et de fonder une famille, Ces gens tellement courageux, Qui cherchent aussi à être heureux.Stéphan Lemaire Nover LO Qjlêfe réalise l'espoir 5 Magazine i La Quête Éditorial Il PAUPÉRISME POLITIQUE La pauvreté politique existe.Les Canadiens, ces sado-masochistes, la subissent depuis leur choix mitigé du libéral Paul Martin, en 2004.Et le mois dernier, ils ont réélu, fatalistes, un autre gouvernement minoritaire avec moins de 60% de participation.Le même collectif ultra-conservateur de Stephen Haiper, après des mois de gouverne infecte, ne revient tout au plus qu’à la case départ et le peuple aussi.A qui la faute?Au Parti libéral du Canada, messieurs dames! Si le tremplin politique de Pierre Trudeau et de Willfrid Laurier, s’était donné un chef le moindrement charismatique, en 2006, ces tristes Bleus n’auraient point eu de sursis.Mais quand un dogmatiste têtu de l'Université de Montréal, Stéphane Dion, fait campagne autour d’un Tournant vert aussi complexe que déphasé (sa taxe sur le carbone), à l’heure de la crise financière mondiale, les Canadiens optent pour ce qu’ils croient être un moindre mal, le statu quo politique, et ce, avec un léger béguin pour les idées progressistes du néo-démocrate Jack Layton et du bloquiste Gilles Duceppe.Fils du grand politologue Léon Dion, le désordonné Stéphane aura même été incapable d’incruster et de vendre ses origines silleroises, dans l’électorat du Québec métropolitain, à l’heure du 400e.Un autre exemple de pauvre politicien! Et dire qu’avant son couronnement inattendu chez les Rouges, tous les sondages prédisaient un balayage libéral du Québec, sous la coupe d’un nouveau venu, Michael Ignatieff.La déchéance d'un si grand parti, depuis le scandale des commandites, a donné naissance à un gouvernement Harper caricatural, aussi passéiste que celui de George W.Bush.Ce Bom Again Christian, qui restera l'un des pires présidents de l’histoire des États-Unis.Le paupérisme politique, c’est quand les chefs interprètent mal les volontés populaires.Stephen Harper illustre parfaitement ce phénomène.Il veut, notamment, faire côtoyer de jeunes contrevenants et les criminels adultes, ramener les femmes à un statut archaïque, classer les artistes parmi les enfants gâtés, affamer le développement économique régional, éluder les enjeux environnementaux, faire du Canada le pee-wee de la politique étrangère américaine, troquer le pacifisme contre un militarisme primaire.Le bonhomme-qui-contrôle-tout, y compris le silence de ses députés et la langue de bois de sa ministre Josée Vemer, avait déclenché une élection dont personne ne voulait (240 millionsS).Ce, au souverain mépris de sa promesse, de tenir les consultations populaires à un moment fixe.Bien davantage impopulaire, superflu, inutile apparaîtra cet appel au peuple officieux lancé par le premier ministre libéral du Québec, Jean Charest.Pour cela, le 8 décembre, il mériterait lui aussi un désaveu partiel ou total! Après le scrutin américain D’autres scrutins par contre, s'imposaient.Celui des Américains, par exemple, se devait de sanctionner huit années d'incompétence gouvernementale à la Maison-Blanche.Bush; fils, a échoué sur les plans intérieur (l’ouragan Katrina, son laisser-faire à tous crins dont la crise économique est la résultante) et extérieur (l’invasion trompeuse et ruineuse de l’Irak, après celle de I Afghanistan, la guérilla interminable avec l'Iran, la Corée du Nord, etc.).Il fallait donc de toute urgence, redonner une crédibilité à cette incontournable démocratie voisine.Le gouvernement Harper, va probablement se retrouver aux antipodes idéologiques du nouveau maître de la Maison-Blanche et d’un Congrès métamorphosé, par la disparition de dinosaures républicains.Nous allons nous sentir bien petits sur l’échiquier mondial, jusqu’à l’avènement chez nous d’un régime montrable.Un régime qui, souhaitons-le, aura un jour l’audace de relever les défis du millénaire plutôt que de se figer deux siècles en arrière dans une pauvreté sociale, économique et culturelle.Au Québec, le conservateur Jean Charest, lui, a fini par se convertir au progressisme de façade, d’un parti auquel il se retrouvait à la tête, il y a une décennie.Mais il aura fallu un maître de la stratégie politique comme John Parisella, ce meneur de la cha-cha-cha de feu Robert Bourassa, pour enfin sortir le p’tit gars de Sherbrooke, du gouffre des mal-aimés.Minoritaire à l’Assemblée nationale, toujours fidèle à son immobilisme légendaire, Jean Charest apparaît tout de même comme un chef d'État, grâce surtout à la faiblesse de ses opposants.Peut-on dès lors, parler de richesse politique?Cela vaut pour l’ensemble des leaders.Minoritaire ou majoritaire, un gouvernement de pays, de province ou de ville ne saurait se camper à droite ou à gauche toute.Dans une démocratie, on ne gouverne qu’au centre, afin de refléter et de réconcilier les tendances disparates et divergentes de tout électorat.Et gouverner, c’est prévoir.Au lieu de promettre de manière angélique l’élimination de la pauvreté populaire, nos politiciens devraient d’abord aller au-delà de leur malodorante pauvreté intellectuelle et de coeur.Les sociétés évolueraient ainsi avec plus d’espoir et surtout, avec moins de cynisme.Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada 6 Centraide Québec et Chaudière-Appalaches I La Quêfe réalise l'espoir /*.-ifrr '¦ V* V» V.V; ;r: ftï ; ui.A&su&tiSji —¦¦«a— Allez marcher dans le Vieux-Québec ou dans la Basse-Mile, un vendredi après-midi.Nous verrez quelques touristes, des travailleurs et d’autres citoyens, qui font les boutiques.Que ce soit sur la rue Saint-Jean, sur la Grande-Allée ou sur le Boulevard Charest, vous ne verrez que de rares mendiants.Souvent, vous n’en verrez \ aucun.N-—- ¦ La pauvreté et l’itinérance sont présentes à Québec, mais la plupart du temps, demeurent invisibles.Les citoyens qui se retrouvent dans cette situation, vont en général tenter de cacher leur condition, pour ne pas se faire montrer du doigt.Il y a plusieurs définitions pour la pauvreté.Le gouvernement du Canada ressort dans son site Web, une composante commune des multiples définitions : une personne est pauvre lorsque son « revenu et son niveau de consommation sont inférieurs à un seuil minimum nécessaire pour répondre à ses besoins essentiels.» À quoi ressemble la pauvreté à Québec?« Il n’y a pas la pauvreté.Il y a les pauvretés » a répondu le coordonnateur de la Nuit des sans-abri, à Québec.Yves Bergeron souligne qu’il y a plusieurs formes de pauvreté.La Nuit des sans-abri cherche à rendre public l’enjeu de la pauvreté, pour qu'il cesse d’être mis sous silence.Elle permet aussi aux itinérants de se rassembler dans un endroit public, sans se faire déloger par les policiers.universitaire peut se retrouver à la rue autant que celle qui n’a pas d’éducation.Plusieurs vivent sous le seuil de la pauvreté et ont un logement.D’autres évoluent chez des parents ou des amis.La majorité s’habille pour passer inaperçue.Le logement accapare jusqu’à la moitié du revenu de certains, alors qu’il ne devrait prendre que 25%, selon Monsieur Bergeron.« Les gens travaillent plus pour gagner moins », affirme-t-il.Le salaire minimum ne suffit pas pour payer les besoins essentiels.Le coût de la vie augmente et les salaires ne suivent pas.Si vous tendez l’oreille, vous entendrez souvent des préjugés sur les gens dans le besoin.Pensez à ceux qui disent « les maudits BS (bien-être social) profitent du système; ils sont inutiles à la société! » Dans les faits, plusieurs pauvres sans-travail sont impliqués socialement.Par ailleurs, la majorité des gens qui vivent sur le bien-être social ont réellement de la difficulté à se trouver un emploi.Un mieux-être services permettent à ces personnes de se nourrir et d’avoir un toit pour dormir.Le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) fait partie de ces organismes qui cherchent à contrer l’itinérance et la pauvreté.Le RAIIQ rassemble 27 organisations qui ont mis en place, la septième Nuit des sans-abri à Québec.Cela fait 19 ans que plusieurs villes de la province de Québec permettent à cet événement de sensibiliser les gens, à la réalité à laquelle les itinérants font face.L'événement avait lieu à l’angle de la Couronne et du Boulevard Charest Est, le 10 octobre, à Québec.C’était une semaine plus tôt, que dans le reste de la province.Les organisateurs ont voulu éviter que le Sommet de la francophonie et le passage du Cirque du Soleil, leur fassent ombrage.Steeve Gobeil N’importe qui.La pauvreté peut toucher n’importe qui.Une personne qui possède un diplôme La qualité des services offerts aux personnes pauvres et aux sans-abri, augmente depuis quelques années.Ces Vieux-Québec 46, boul.Champlain 418 692-2013 Sillery 1326, avenue Maguire 418684-2013 Québec 46, boul.René-Lévesque 0.418 523-2013 Lebourgneuf 1550, boul.Lebourgneuf 418 628-1313 Novembre 2008 L 0 QjJ ê \ 6 réalise l'espoir >.*v¥né. Photo La soupe populaire du Cafe' rencontre centre-ville PETIT GARDE-MANGER POUR PLUS D’AFFAMÉS Qui durant son enfance, n'a pas apporté à l'école quelques conserves et autres denrées, dans le temps des fêtes?Or, la collecte d'aliments non périssables n’a pas lieu qu’à l’approche de Noël.Des centaines de bénévoles travaillent l’année durant, pour permettre à certaines familles démunies de manger et.de survivre.Cet automne, un dossier publié dans le Journal de Montréal, indiquait que le prix de la nourriture avait augmenté plus rapidement que l’inflation.Depuis 2002, les prix des aliments auraient été majorés d’environ 16,2%, alors que le coût de la vie n’avait cru que de 15,8%.Statistique Canada estimait en août, à 4,2% la variation de l’Indice de Prix à la Consommation (IPC) dans les 12 derniers mois, soit la plus forte augmentation enregistrée depuis mars 2003.Puisque l’augmentation de certains salaires n’est pas toujours indexée à la hausse du coût de la vie, de plus en plus de ménages se tournent vers les banques alimentaires pour joindre les deux bouts.L’Association québécoise des Banques alimentaires et Moisson, dont fait partie Moisson Québec, comptent 18 banques alimentaires et plus de 300 organismes offrant directement des services d’aide alimentaire.Celles-ci ont le support du gouvernement et des producteurs agricoles qui, généralement, offrent une part de leurs surplus aux banques.Fondée en 1987, Moisson Québec est la principale banque alimentaire de la région.Environ une centaine de bénévoles travaillent régulièrement à collecter les aliments et à les redistribuer, ce qui représente annuellement 47 000 heures de travail.Approvisionnant un peu plus de 150 organismes qui redistribuent les denrées aux familles, la banque alimentaire a distribué en 2007 approximativement 2 754 446 kilos de nourriture, ce qui équivaut financièrement à près de 12 640 600,88 $.Moisson Québec estime à 69% la part des denrées provenant des particuliers, c’est-à-dire des gens comme vous et moi, alors que 42% des dépenses totales de l’organisme servent à l’approvisionnement.Andrée Casgrain, responsable aux communications chez Moisson Québec, indique que la quantité d’aliments reçus en dons est stable actuellement.Par ailleurs, plus de 150 fournisseurs mettent aussi la main à la pâte en envoyant régulièrement des denrées de toutes sortes à l’organisme.Pourtant, certains de ces fournisseurs ont dû légèrement diminuer leur contribution, en raison de la hausse des prix et de la crise alimentaire.DIMINUTION DES DONS Depuis le début de l’année, certaines banques alimentaires ont souffert de la diminution de ces dons d’entreprises et se sont vues obligées de réduire la grosseur des paniers de nourriture.Dans son rapport publié en septembre dernier, Moisson Québec note qu’au cours des six premiers mois de 2008, la quantité de denrées disponibles pour la distribution avait augmenté de 2%, mais que les besoins en aliments ne cessaient pourtant pas de croître.Du point de vue de Madame Casgrain, il y a une importante hausse de la demande auprès des banques alimentaires, depuis 2007.« En un an seulement, nous sommes passés de 27 000 personnes aidées à 28 200, pour la région de Québec », a-t-elle déploré.Selon le plus récent rapport de la banque, seulement 15% des personnes aidées tous les mois ont des revenus découlant d’un emploi et 41% des bénéficiaires des paniers de nourriture sont des mineurs.Par ailleurs, on estimait, en 2000, que plus de 125 000 ménages vivaient avec un « faible revenu » dans la région métropolitaine de Québec.Ce nombre a augmenté depuis le dernier recensement.En plus de fournir des denrées alimentaires aux ménages dans le besoin, Moisson Québec se donne pour objectif de rallier les organismes oeuvrant dans le milieu et d’informer la population sur la pauvreté.Depuis sa création, elle a mis sur pied plusieurs cuisines collectives et groupes d’achat, ce qui permet aux gens dans une situation économique difficile d’économiser, tout en se sortant de l’isolement.Marie-Eve Martel Notre Mission Encouragez CAMELOTS nos camelots sur les rues DEMANDÉS La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à de la ville de Québec Payez-vous des extras et plus en devenant ceux qui veulent se faire entendre Sur la rue Cartier, la rue St-Jean,la rue St-Joseph, camelot pour le journal La Quête.Nous sommes La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisés de la société.dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de Québec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 8 LO Qjjfiffi réalise l'espoir DIANTS AUX EXTRÊMES Pour plusieurs, un étudiant, c'est pauvre.Après tout, un étudiant, ça mange du « Kratt Dinner » et du beurre d’arachides tous les jours, non?Effectivement, certains d’entre eux ne roulent pas sur l’or.Mais, à I opposé, des étudiants se baladent sur les campus avec « iPod », ordinateur portable et cellulaire.Les stationnements de l'Université Laval regorgent d'automobiles.Les étudiants sont-ils vraiment tous pauvres?Pour Geneviève (nom fictif), c’est une question de choix.« Nous voulons notre autonomie, alors nous décidons de partir de chez nos parents », a-t-elle affirmé.En appartement depuis un an, Geneviève doit assumer elle-même tous les frais qu’exige l’indépendance.« Je n’ai pas beaucoup de prêts et bourses, parce que mes parents habitent à Québec et qu’ils gagnent un bon salaire», a-t-elle expliqué.« Je n’étais pas obligée de partir de chez eux ».Maintenant, Geneviève doit travailler en alternance avec ses études pour pouvoir payer le logement, la nourriture, les frais de scolarité et les autres dépenses.Elle a de la difficulté à joindre les deux bouts.« C’est mon chum qui paye souvent le loyer parce que je n’arrive pas à la tin du mois », a-t-elle déclaré.Geneviève est donc étudiante et pauvre.par choix.Julien (nom fictif), lui, est un étudiant « riche ».Il est parti de chez ses parents depuis deux ans et n'a pas eu besoin de se préoccuper de l’argent ni de travailler pendant ses études.« Loyer, électricité, Internet haute vitesse, téléphone, cellulaire, automobile.tout est payé par mes Novembre 200£ parents » a-t-il affirmé.«Et je suis loin d’être le seul dans cette situation », a continué Julien.« Certains reçoivent même des prêts et bourses et s’offrent du luxe parce que leurs parents paient déjà tout le nécessaire ».DEHORS! Éric (nom fictif), quant à lui, vit une situation complètement opposée.Dans son cas, ce sont les parents qui refusent de contribuer.« Mon père voudrait bien m’aider, mais ma mère veut me jeter dehors de la maison », a confié Éric.Ses parents ont donc accepté qu’il habite chez eux, mais ne déboursent pas pour lui.« Mon père gagne un trop gros salaire pour que je puisse avoir droit aux prêts et bourses, alors je dois travailler pour couvrir tous mes frais », a ajouté Éiic.Travailler peut-il nuire aux études?« Quand tu ne travailles pas, tu étudies et quand tu n’étudies pas, tu travailles, le sommeil et les sorties passent au second plan.Je suis l’exemple même de l’étudiant pauvre! » s’est-il exclamé.Lfl Qjjête réalise l'espoir Par ailleurs, nos étudiants québécois sont ceux qui paient le moins de frais de scolarité au Canada.Selon Statistique Canada, la moyenne des frais de scolarité des étudiants inscrits à temps plein au premier cycle universitaire au Québec est de 2540 $.La province s’en rapprochant le plus est Terre-Neuve et Labrador, avec 3072 $.En fait, la véritable réalité financière des étudiants ne peut se généraliser.Chaque cas est différent, et chacun se débrouille comme il peut.Les études sont avant tout une période d’investissement, pendant laquelle ceux qui entreprennent des études acceptent, en vue de revenus futurs élevés, de vivre temporairement avec des revenus faibles, de s’endetter, ou de dépendre financièrement de leur famille, si celle-ci le peut et le veut bien.Les étudiants sont sans doute mieux lotis que les jeunes qui ont dû interrompre leurs études faute de moyens financiers.Isabelle Noël 9 BUDB I Archive Internet [ES ESCALIERS ROULANTS Une image a cours au Collectif pour un Québec sans pauvreté, depuis 2003.Cette image, celle des « escaliers roulants », va comme suit : notre société est comme un palier, duquel part un escalier roulant qui monte et un escalier roulant qui descend.Vivre la pauvreté, c’est être en bas d’un escalier roulant qui descend et se faire dire « Monte donc ! » par des gens en train de monter, dans celui qui monte.Et les personnes en situation de pauvreté de répondre : « Au lieu de vous acharner à nous faire monter des escaliers qui descendent, occupez-vous donc des escaliers! ».Quel visage a donc la situation socioéconomique précaire des femmes âgées de 65 ans et plus, seules, au Québec, dans les années 2000?Au Québec, comme ailleurs dans le monde, les femmes âgées ont un revenu inférieur à celui des hommes, au cours de la vie d’adulte active.On n’a qu’à songer, entre autres, aux emplois précaires (à temps partiel, sur appel, etc.) qu’elles occupent généralement, aux absences du monde du travail attribuables à la grossesse, à la discrimination sur le marché du travail sur le plan des salaires et de l’accès à des postes de direction et à des régimes de retraite insuffisants.La difficile vieillesse En outre, ces aînées ont une espérance de vie qui s’accroît et est plus longue que celle des hommes; ce qui fait qu’elles seront souvent appelées à jouer le rôle d’aidantes naturelles, autant pour leur conjoint que pour leurs proches.Ruth Rose, économiste, précise qu’en 2005, au Québec, 32,1 % des femmes âgées vivant seules étaient pauvres, c’est-à-dire qu’elles gagnaient environ 13 700 $/an, ce qui est sous le seuil de faible revenu, fixé par Statistique Canada à 18 302 $, en 2008.Seulement 19, 8 % des hommes du même groupe d'âge vivant seuls, étaient en situation de pauvreté.Pour ces femmes ; vivre seules, sans beaucoup de revenus, mène souvent à l’itinérance.Des chercheures, ayant réalisé récemment une étude sur les femmes itinérantes de la région de Québec, en arrivaient à la conclusion que « personne n’est réellement à l’abri de l’itinérance », condition où la pauvreté est extrême.Il est donc possible que des femmes de 65 ans et plus se retrouvent itinérantes, à la suite de violence conjugale ou familiale ou en raison d’une situation de pauvreté, de toxicomanie, d’aidance naturelle.Leur appauvrissement, du fait qu’elles soient femmes, est surtout dû à une scolarité insuffisante, à un accès difficile au travail, au changement de milieux de vie et à la rupture du tissu social qui s ensuit, à la difficulté de bâtir un capital immobilier et financier Un monde sans escaliers Alors, pour reprendre l’image du début, comment pourrions-nous donc nous «occuper des escaliers» pour que les conditions de vie socioéconomiques des femmes âgées, puissent s’améliorer?D’abord, en s’adressant au gouvernement, pour qu’il mette sur pied des mesures avantageuses, comme l’équité salariale ou l’amélioration des régimes publics de retraite, et qu’il fournisse de plus en plus de ressources qui répondent aux besoins des femmes âgées en difficulté.De plus, il est impératif, que le gouvernement et les groupes communautaires sensibilisent la population, à la situation de ces femmes.Enfin, il est très important que pour « s’occuper des escaliers », les premières personnes concernées, c’est-à-dire les femmes âgées et pauvres, soient consultées et impliquées.C’est AVEC ces expertes de la pauvreté, que nous pourrons faire ralentir les escaliers ou, encore mieux, les faire disparaître.Micheline Belisle 10 i La Quête réalise l'espoir PAUVRES ET MALADES L'argent ne fait pas le bonheur, mais rend le malheur confortable.La maladie frappe des centaines d’enfants chaque jour.La vie de ces enfants est chamboulée.Elle est suspendue.La maladie leur arrache un morceau d’enfance.Et quand le diagnostic tombe, c’est la vie d'une \ famille entière qui s’arrête.V u—,.^ Pour les enfants malades qui vivent près d’un centre de soins pédiatriques, la situation, bien que terrible, est moins complexe.Mais pour cette ribambelle d’enfants qui habitent à plusieurs heures de voiture du Centre mère-enfant du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), le quotidien est un vrai casse-tête.Les parents doivent alors faire des allers-retours, entre l’hôpital et la maison, plusieurs fois par semaine.11 est évident, que si l’on doit quitter son bout de pays pour soutenir son enfant à l’hôpital, il est difficile de continuer de travailler.Pour ceux qui occupent des emplois précaires, avec peu ou sans avantages sociaux, la faillite n’est pas l’exception.Les familles peuvent aussi compter d’autres enfants en santé, dont il faut s’occuper.« Je me rappelle d'une femme qui habite en Gaspésie.Sa fille a été hospitalisée à Québec pendant plusieurs mois, confie Gilles Grenier, enseignant au Centre mère-enfant du CHUL.Plusieurs fois par “Mais vu la demande élevée pour une chambre au Manoir, souvent, l’hôtel était sa seule option.Sa condition financière est rapidement devenue précaire.Cette femme est même allée jusqu’à faire une plainte au Manoir Ronald McDonald.Le fait de ne pas pouvoir réserver un lit, rendait ses voyages à l’hôpital d’autant plus problématiques”.LA COURSE AU LOGEMENT Le Manoir Ronald McDonald est un établissement qui reçoit les familles des enfants hospitalisés, en leur offrant une chambre pour la nuit.Il est impossible de prendre une réservation au Manoir.C’est seulement lorsqu’on s’y présente, qu’on apprend si on aura un endroit à peu de frais, où passer la nuit.Les parents qui n’habitent pas la Vieille Capitale, visitent leur enfant plusieurs fois par semaine.Sans famille résidant à Québec, la course pour trouver un endroit où loger est toujours à recommencer.du Manoir Ronald McDonald.Nous ne fournissons pas à la demande.Il devient impératif d'agrandir».L'endroit compte 19 lits.L’unité de pédiatrie en compte 88.« Je reçois des gens sur le bien-être social qui ne peuvent tout simplement pas se payer une chambre d’hôtel, confie Monsieur Auger.» L’hôtel devient donc le dernier endroit, où l’on peut se loger.Mais il faut y mettre le prix.Si la situation financière est précaire, les factures d'hôtel qui s’empilent n’améliorent pas la situation.« Cet été, avec le 400e, c’était d’autant plus compliqué de trouver des chambres d'hôtel à moindre coût pour les parents», ajoute Monsieur Auger.Quand la maladie tombe, elle ne choisit pas.Elle n’a pas d’égard à la grosseur de son portefeuille.Si l’on est pauvre et que son enfant est hospitalisé, c’est une course pour la survie d’une famille, qui débute.Laurie Grenier semaine, elle descendait à Québec pour être avec sa fille.Elle logeait, lorsqu'elle avait de la chance, au Manoir Ronald McDonald.«11 y a des projets d'agrandissement depuis longtemps, déclare Jacques Auger, directeur Quoi faire ce soir 1049 3ième Avenues Québec, Limoilou, fî 529.38291 emî] L 9 Qu § \ 6 réalise l'espoir « La richesse c’est le bonheur et la pauvreté c'est d'être malheureux ».On connaît tous le proverbe qui dit.que l’argent ne fait pas le bonheur.Cet adage s’applique très bien à la situation de Jacques Pellerin.Cet homme de 46 ans se qualifie de pauvre et heureux.Notre rencontre au bistro La Loge de la rue Saint-Jean en haute ville, m’a permis de découvrir un personnage plein d’humour, coloré, amoureux des mots et surtout heureux depuis toujours, de sa condition.Certains préjugés véhiculés par la société, présentent les gens pauvres comme étant tributaires ou plutôt responsables de leur sort.Cette hypothèse ne s’applique pas à l’homme que j’ai rencontré, car pour lui c’est plus un choix de vie.« Je suis conscient que je ne rentre pas dans le moule, mais je me présente comme je suis ».Lorsqu’on parle de pauvreté, il ne faut pas dramatiser les choses, car même si on n’a rien à manger dans le frigo, on va finir par se débrouiller et la vie continue, selon Jacques Pellerin.« C’est le courage qui nous sort des embrouilles ».« On se fait des chemins de survie, dans un voyage de vie où Tarzan ajuste besoin d’un petit canif ».Cette phrase imagée reflète très bien la vision de la vie de cet homme, qui n’est pas matérialiste pour deux cennes.IMMATÉRIALISME « On n’est pas à engranger, on est des moulins à produire ».Le matérialisme, c’est une démonstration extérieure, une apparence.Jacques Pellerin a déjà possédé une voiture, une maison et tout le tralala.Toutefois, pour diverses raisons personnelles, il a quitté cette vie en laissant tout derrière lui sauf ses livres.Son seul lien avec le matérialisme réside dans sa bibliothèque car pour lui, les livres ont une grande signification.« Le plus important pour moi, c’est d’améliorer ma bibliothèque ».Outre les livres, la musique représente énormément pour Jacques Pellerin.Mais ce sont ses nombreux voyages, qui le rendent encore plus heureux.De plus, il est continuellement en quête d’aventures et de savoir.« La richesse réside dans l’accumulation d’expériences et de connaissances ».Cette fortune, il la trouve en voyageant beaucoup, tout au long de sa vie.Cette mentalité a débuté, dès l’âge de 18 ans.Il travaillait chez Steinberg et y faisait beaucoup d’argent.Il a accumulé une somme assez importante, pour pouvoir partir sur le pouce en Europe, pendant un an.C’est à partir de cette expérience, que sa vision des choses a changée.Outres ces expériences et ces livres, il avance chaque jour en raison de l’amour qu’il reçoit autour de lui.Et, en riant, il me dit que le seul élément qui lui manque pour le moment, c’est une blonde.Maxime Rioux MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER PHARMACIENS Affiliés o umraix Une équipe branchée, ouverte d'esprit et accessible ! Claudia lomvee Danielle Pelletier Marie-Prer Àudetle Phornwienne • Prop Phormotienne 369, de fa Couronne Tél.:(418) 529-2121 La Ouêle réalise l'espoir Le (BiCCia Crêperie-Bistrot Cy Xa crêpe bretonne traditionnede à (a farine de sarrasin Ouvert du mardi au dimanche de il h à 21 I 'Brunch Ce dimanche de 11 h à 15 I «iÉL„ 526, rue Saint-Jean, Québec - Tèf.: (418) 524-834; I 76 Cette entrevue, s’est déroulée bien avant le déclenchement des élections Québéçoise.N.D.L.R.iiJE SUIS AVEC DES GENS QUE J’AIME» Très impliquée dans sa circonscription de Taschereau, la députée péquiste Agnès Maltais prend la pauvreté très à cœur.En entrevue avec La Quête, Madame Maltais explique sa perception du phénomène à Québec, tout comme ce qu'elle croit être les solutions pour y remédier.\__________________ ->»*» -r Selon Madame Maltais, la pauvreté à Québec a ceci de particulier, qu'elle sévit dans une ville où le taux de chômage est très bas et où le revenu moyen est relativement élevé.« C’est plus difficile d’être pauvre dans un milieu riche », a expliqué la députée, affirmant que les contrastes sont beaucoup plus nets dans la Vieille Capitale, ce qui entraîne davantage de comparaisons de la part des individus.La pauvreté est relative, aux yeux d’Agnès Maltais, et elle comporte « des milliers de visages ».La députée estime que plusieurs causes expliquent la pauvreté à Québec et que chacun vit sa situation, individuellement.« Il y a des gens qui vivent économiquement pauvres, mais qui ne se sentent pas démunis, a-t-elle expliqué.Le pire, c’est quand des personnes pauvres tombent dans l'isolement social et culturel et qu’elles n’ont pas de moyens de s’en sortir.» Aux dires de la représentante de Taschereau, c’est par le soutien aux organismes communautaires qu’il est possible de briser cet isolement.« En faisant avancer la fierté des gens, nous pouvons faire reculer la pauvreté », a-t-elle lancé.Agnès Maltais est d’ailleurs très présente auprès des organismes communautaires luttant contre la pauvreté, qu’elle protège farouchement et à qui, elle offre un soutien économique.Changer le visage de Saint-Roeh Madame Maltais vise aussi l’élimination de la pauvreté par l’augmentation du nombre d’emplois disponibles à Québec, ce qui favoriserait également l’économie.Elle a d’ailleurs fait partie de ceux qui ont encouragé le développement du quartier Saint-Roch, et ainsi à en « changer le visage ».Par ailleurs, le contraste existant dans le quartier Saint-Roch depuis sa revitalisation, serait bien vécu par les individus démunis y trouvant refuge.« Il y existe une bonne cohabitation, a estimé Madame Maltais.Il y a eu plusieurs incidents, et nous avons constaté que des commerçants se portent à la défense des plus démunis.» C’est la violence qui mène à l’incompréhension.« Nous sommes une société où l’on a développé la solidarité, ce qui a permis la cohabitation des différents groupes », croit-elle.En outre, Madame Maltais déplore l’inaction du gouvernement libéral en matière de pauvreté.Elle cite en exemple une loi votée à la fin de 2002 contre la pauvreté et qui aurait été abandonnée par les libéraux, au cours de leur premier mandat.« C’est terrible, nous avions mis des années à bâtir ça », a déploré la députée, qui milite avec d’autres membres du Parti Québécois pour sa mise en application.Interrogée à savoir si l’on s’habitue à la pauvreté quand on la côtoie si fréquemment, Madame Maltais a expliqué qu’il ne s’agit pas de s’y accoutumer, mais de devenir à l’aise d’en parler, tout comme d’en être entouré.« Ma faculté d’indignation est toujours la même », a-t-elle déclaré.La députée péquiste se dit fïère des accomplissements réalisés contre la pauvreté depuis qu’elle représente Taschereau.« Je suis avec des gens que j’aime », a-t-elle conclu.Marie-Eve MarteI Novembre 2008 La Quête réalise l'espoir 13 à DEUX DE IA L’équipe du P.A.S de la rue CLe P.A.S.de la rue, est le seul organisme communautaire à Montréal, qui accueille les personnes démunies de 55 ans et plus.Line Robichaud, jeune intervenante au Centre de jour, me sert de guide dans cette « maison » exigüe.-—- ¦ -i-—-—.- 1 -'Ll ¦-¦ ¦¦ ¦ 1 ¦-— On s’installe au salon.La télévision est allumée, il y a plusieurs sofas, mais personne rivé au petit écran.Tout le monde est dans la cuisine, autour de la table, les discussions sont animées.Les membres jouent aux cartes.Tout près de la cafetière.Line m’explique le fonctionnement du Centre, tout en saluant par leur prénom les gens qui entrent, en nous jetant un regard curieux.Renaud; au grand sourire, Marc-André; qui va « comme si, comme ça », Huguette; l’air incertain, si elle me connaît ou non.Le Centre exige une entrevue, pour être reçu membre usager.Une personne qui se présente intoxiquée est poliment refusée et reconduite à l’entrée.On lui offre un café.On l’invite à revenir le lendemain, sobre cette fois.C’est une question de sécurité.NOUVELLE FAMILLE « Nous sommes tout ce qui leur reste, on remplace leur famille », m’explique Line.Le PA S sert à briser l’isolement de personnes âgées qui ont tout perdu.Ce sont souvent des toxicomanes, des alcooliques, des joueurs compulsifs ou simplement des gens souffrant de maladies mentales : 85% sont des hommes; 15% des femmes.La doyenne du groupe a 86 ans.Je m’assois à l’écart avec Jacques Pagé, afin de faire plus ample connaissance.Il a entendu parler du Centre, il y a huit ans, par le bouche-à-oreüle.Il y vient pour « meubler sa journée et s’occuper ».Jacques aime la musique classique, patiner, nager et lire.D’ailleurs, il lit ici tout ce qui lui tombe sous la main.Jacques est diagnostiqué schizophrène.Les voix dans sa tête étaient « bonnes » au début.« J’en avais pas peur, je pouvais être moi-même.Pas de triche.Pas de mensonges.» Puis, les scénarios ont commencé, se terminant toujours de la même façon : son suicide.Jacques n’a plus de contact avec sa famille et a vécu plusieurs années dans la rue.Il a aujourd’hui un appartement, sa routine lui plaît et il « mange la quantité nécessaire à sa dépense d’énergie ».Sa médication est adaptée et il n’entend plus de voix.« Jacques est quelqu’un que j’admire beaucoup », me confie Abdelghani Barris, directeur depuis trois mois au PA S de la rue.Il aide beaucoup dans les tâches quotidiennes : il lave la vaisselle, s’assure qu’il y a toujours du café chaud, du lait au réfrigérateur.Il apprécie sa solitude et n’aime pas dire aux autres quoi faire.Il reste un peu à l’écart.UNE DÉCENNIE Dix ans de vie.Le P.A.S de la rue déménage d’ici deux semaines, dans un local plus spacieux.Toujours dans le quartier Centre-Sud.Les membres ont déjà visité leur nouveau refuge et ont très hâte de le fréquenter.Les intervenants offrent surtout de l’écoute active.Les personnes âgées peuvent se confier et sont orientées vers d’autres ressources.Toutefois, la plupart d’entre elles les connaissent déjà.Ce ne sont pas de nouveaux itinérants.Ils connaissent la Maison du Père, un endroit où dormir.Certains quittent le P.A.S.qui ferme à 17h, vers 15h45 pour faire la file à la Maison du Père et s’assurer d’un lit pour la nuit.Il y a aussi l’organisme Denise-Massé, un Centre de soir, ouvert de 17h à 22h.Monsieur Barris est animé d’une quête de justice sociale.Médecin de formation, thérapeute, il œuvre au Centre afin d’aider les exclus.Ses projets : permettre aux membres des sorties bimensuelles, de fart-thérapie et une réflexion post-activité.Karine Limoges Correspondante de La Quête à Montréal 14 Novembre 2C i Lfl QjJBÏG réalise l'espoir Une .ottavienne La pauvreté se vit d’une manière bien à elle, à Ottawa.K stpiia f 'A • b Secteur du By Ward Market à Ottawa Les signes avant-coureurs, d’une possible crise économique, n’affectent pas seulement les grandes banques et les biens nantis.Même si le revenu moyen des Ottaviens augmente, le rapport annuel Signes vitaux, de la Fondation communautaire d’Ottawa (FCO), montre qu’il est de 72 600 $ pour l’année 2006, soit 7000 $ de plus que le revenu moyen national, pour la même période.L’augmentation du coût des aliments, du carburant et de l’énergie affecte tout le pays.Si la classe moyenne s’adapte, la majorité des familles vivant sous le seuil de la pauvreté, elles, n’y arrivent pas.La plupart ne peuvent plus nourrir leurs enfants.Cette hausse du coût de la vie oblige certaines familles à faible revenu, à réclamer plus d’un panier de provisions par mois.particulièrement au centre-ville, dans le secteur du By Ward Market.Deux éléments expliquent ce constat.Ce quartier a un très grand nombre de travailleurs.L’endroit est donc propice à la mendicité.C’est aussi à cet endroit que les organismes d’aide et d’accueil, comme l’Armée du Salut, se situent Aussi, certains établissements, comme des anciennes églises de ce quartier, se transforment en dortoir, l’hiver.Ottawa et Hull comptent 993 400 habitants.Déterminer un chiffre exact pour identifier qui est pauvre est en soi, impossible, car la définition de ce terme est subjective.Cela pourrait expliquer l’inexistence d’un seuil officiel de pauvreté au Canada.La Banque d’alimentation d’Ottawa travaille avec d’autres intervenants de la ville pour trouver des solutions, au problème de l’accroissement du nombre de personnes réclamant des services d’alimentation d’urgence, au cours de 2008.Ottawa est l’une des villes du Canada ayant le plus haut pourcentage de travailleurs réquisitionnant des services d’alimentation d’urgence.Puisque les pressions financières en affectent plusieurs, nombres d’organismes peinent à augmenter le nombre de paniers de provisions destinés à aider des familles, à conserver une situation financière équilibrée.Pendant longtemps, le Seuil de faible revenu (SFR) de Statistiques Canada a été la référence officielle.Il considérait qu’un ménage était à faible revenu, si en moyenne, avec un revenu inférieur au SFR, il dépensait 20% plus que son revenu brut en nourriture, en logement et en vêtements, qu’une famille moyenne (2 adultes, 2 enfants).Aujourd’hui, cela signifie qu’une famille est estimée comme étant à faible revenu, si elle dépense plus de 64% de son revenu avant impôt sur la nourriture, le loyer et les vêtements.Plus d’itinérants Visuellement, en comparaison avec Québec, il semble qu’il y ait plus d’itinérants à Ottawa, plus Qui et combien?En l’an 2000, d’après le Canadian Council on Social Development, 19% de la population de d'Aiguillon, Québec (Qc)ClSlL6.525-5212 • quinc.sjb@bellnet.298, me RONil Wmrnmm Novembre 2008 Lfl Qjjfitfi réalise l'espoir l’arrondissement Ottawa et Hull, serait reconnu comme étant pauvre.Les groupes d’âges les plus touchés seraient les 15 à 24 ans à 26%, les 0 à 14 ans et les 75 ans et plus à 23% et les 25 à 34 ans à 20%.Des familles économiquement pauvres, les familles mono-parentales avec des enfants de moins de 18 ans, représentent 50% du total.Des individus célibataires, les femmes adultes et les femmes aînées représentent 40% et 43% de ce total, respectivement.De manière plus significative, 57% des immigrants récents, 42% des minorités visibles, 37% des autochtones et 31% des handicapés, sont pauvres.La pauvreté à Ottawa est visible, mais surtout elle touche.Côtoyer un nombre important de mendiants en plein centre économique de la capitale peut en choquer plusieurs, mais cela peut surtout amener la majorité à se questionner.Pourquoi autant de gens vivent-ils sous le seuil de faible revenu, dans une ville aussi prometteuse qu’Ottawa?Et à quand le plein emploi?Camille Price Piché Correspondante de La Quête à Ottawa Q- cû 203 Saint-Joseph Est, Québec ( Québec ) G1K 3B1 Téléphone : (418) 640-0597 Télécopieur : (418) 640-0549 info@clocherpenche.ca 15 84 i i*si ^vi 4 i.n f- Bibliothèque Gabrielle-Roy 'S" JS2S \ îfcïfeVj 1—¦—aaBgJlK.11,1.1.1 " ¦" -i i i i i i i Contre la pauvreté intellectuelle Dix dollars pour un billet de cinéma.30 dollars pour un billet de théâtre.60 dollars pour le spectacle d’un chanteur populaire.80 dollars pour une comédie musicale.Pour une seule personne, profiter de loisirs culturels coûte cher, alors imaginez une famille.Mais ce qu’on oublie souvent, c’est qu’il existe un loisir culturel et intellectuel très accessible pour lutter contre la pauvreté intellectuelle : la lecture.— Au Québec, il s’agit de l’activité culturelle la plus pratiquée.Et contrairement à plusieurs autres activités du même ordre, elle est gratuite.À Québec, il suffit de résider dans la ville, pour s’abonner à toute bibliothèque publique, sans dépenser un cent.En fait, à Québec, 40% de la population possède une carte d’abonnement, soit 180 000 personnes, uniquement pour la bibliothèque Gabrielle Roy.Bien que la moitié des abonnées lisent des documentaires, l’autre des romans, Marie Goyette, la directrice de cette bibliothèque dans l’arrondissement de la Cité, considère que la lecture est sous-estimée.« Les gens lisent assez, mais ce n’est jamais assez », estime-t-elle.Elle souligne toutefois, que plusieurs personnes non abonnées, fréquentent les libraires usagées du quartier Saint-Roch.Uniquement sur la rue Saint-Joseph, on recense au moins quatre libraires.Il existe aussi le système de commandes de livres, comme Québec Loisirs.Le problème consiste alors à amener les jeunes vers les livres, ce qui, de prime abord, ne semble pas gagné, avec la croissance d’Internet.Or, selon Madame Goyette, Internet n’est pas un frein, mais plutôt un catalyseur « Les plus grands emprunteurs de la bibliothèque sont ceux qui consultent le plus Internet, rectifie-t-elle.Ça s’ajoute à d’autres formes de lecture.Et c’est plus facile d’aborder Internet qu’un livre de 300 pages», souligne-t-elle, en toute humilité.« La fréquentation de la télévision chez les jeunes diminue au profit d’Internet, mais pas la lecture traditionnelle », ajoute-t-elle.Ainsi, pour Madame Goyette, le principal défi est donc d’installer le cycle de la lecture dans les familles.« Dans certains foyers, il n’y a aucun livre avant notre intervention ».C’est pourquoi elle a mis sur pied deux programmes qui misent sur le développement de la lecture chez les jeunes, comme la Bibliothèque roulante.Destinée aux enfants de zéro à cinq ans, dans les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, cette initiative réunit la Commission scolaire de La Capitale, des organismes communautaires et des centres de la petite enfance.Le principe est simple : fait circuler douze caisses d’une soixantaine de livres neufs chacune, dans la communauté.Les jeunes s’y approvisionnent gratuitement.Une fois la lecture terminée, allez hop! On passe au livre suivant.« Il y a tout un lien affectif qui se crée autour d un livre.La lecture doit être un moment doux, joyeux.Notre projet est donc un incitatif à ça.» Ensuite, pour les enfants de quatre à huit ans, Madame Goyette a créé un autre projet en 2005 : lire et faire lire.Huit fois par saison, une centaine d’aînés bénévoles se rendent dans les écoles, afin de faire découvrir la lecture jeunesse.Ils tissent ainsi un lien privilégié, qui permet d’éviter des retards importants, comme l’explique Madame Goyette.« Les enfants qui ne se sont pas faits lire à voix haute, accusent un déficit.Certains enfants entrent à la maternelle avec un déficit de 2000 heures, par rapport aux autres enfants.Ça cause des retards de langage, mais aussi de motricité.Le livre, c’est aussi un objet qu’on manipule.» Enfin, chez les adultes.Madame Goyette note un intérêt certain, pour des livres traitant de la santé psychologique et physique, mais aussi pour la lecture de quotidiens et de magazines.« Tous les matins, il y a une file d’attente d’une dizaine de personnes.C’est à savoir, qui mettra la main le premier, sur le journal! », conclut-elle, fièrement.Marie-Josée Nantel 16 SOLUTION JEU DE LA QUÊTE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 II 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 V 1 C T O K 1 A N G L A 1 S A N G R A 2 O F K R A R M E E I) U S A 1 u T O 1 E R 3 L 1 N 13 E R C, M A N 1) 1 ( A p II 13 1 i < 4 T R A M W A Y M C A M ü l! R s < O T ( II 5 I M M I G R A N T E M P S A N S A 13 R 1 6 G 1 F I A R D II P L F S s 1 S O M M 1- 1 7 E L L P II A N T 1 M O N 1 E R A ( , N F 8 l! N i S S O N A T I O N A 1.O M 13 R — 1 ( 9 R 1 V E R A 1 N U 13 1 1 F.N ( O R N 1 j 10 ih.I N T L A U R E N T O U R T 1 E R E La OjJBffi réalise l'espoir Archives Nationales du Québec Robert Maltais fZuavtd te cceu% e&t fcauvie Nous sommes inondés de nouvelles à ce sujet : une crise financière d'une grande ampleur secoue les bourses de la planète depuis quelques semaines.Des banques sont acculées à la faillite, les unes après les autres, en Amérique comme en Europe.De savants économistes nous révèlent que des milliards de dollars se sont évaporés.Séraphin Poudrier le célèbre avare de Radio-Canada Et ne voilà-t-il pas que les gouvernements, de par le vaste monde, viennent au secours des misérables banques et d’une économie mondiale enrhumée.S’agit-il d’un rhume, d’une grippe, d’une pneumonie ou d’un cancer ?Oui, Oui ! Vous avez bien lu, des montagnes de dollars se sont évaporées.Mais pour aller où, pouvez-vous me le dire ?Et bien ça, personne n’est en mesure de nous l’expliquer.Que des banques soient aux portes de la faillite, apparaît déjà assez invraisemblable en soi, au commun des mortels que nous sommes.De simples mortels, gagnant avec peine leur subsistance, leur vie durant, et tentant d’amasser ne serait-ce que quelques dollars, pour une inévitable retraite.Pauvres petits banquiers, désemparés par la crise économique! Vous êtes à un point tel pathétiques, chers banquiers, que vous nous voyez compatissants, nous pauvres mortels, non destinés à surfer comme vous, sur des liasses de gros billets verts.Comment expliquer maintenant, la disparition de milliards de dollars ?Par quel subterfuge magique, autant d’argent peut-il disparaître ?Disparaître dans les poches de qui, au juste ?De multimilliardaires, d’insatiables spéculateurs, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale, des riches banques suisses ?Le beau système capitaliste dans lequel nous vivotons depuis des siècles, serait-il tout à coup à bout de souffle ou à court d’imagination ?Nos machines à imprimer de l’argent se seraient-elles brisées sur les récifs d’une consommation à outrance ou de la recherche frénétique du profit des banques et des grandes entreprises ?CES PROFITS DISPARUS.Mais, grand paradoxe, ne serait-ce pas ces mêmes banques qui ont engrangé, pas plus tard qu’au cours des toutes dernières années, des profits record ?Où ces beaux profits s’en sont-ils allés, que diable ?Quand on songe à l’absence de conscience qui caractérise tant de richissimes hommes et femmes d’affaires, dont les rêves égocentriques se limitent à la fusion de nouvelles entreprises, à l’augmentation de leurs chiffres d’affaires, à la hausse de leurs bénéfices, à leurs portefeuilles d’actions.pendant qu’une partie de l’humanité ne mange même pas à sa faim, nous sommes alors à court de mots et de qualificatifs.La quête de richesse sans fin, correspondrait-elle, par le plus grand des hasards, à la pauvreté du cœur ?Et nous, stupides consommateurs compulsifs devant l'étemel, quand en aurons-nous assez de consommer et de surconsommer ?Ne sommes-nous pas « tannés de mourir, bandes de caves », comme l'écrivait jadis le poète québécois Péloquin, sur les murs du Grand Théâtre de Québec ?Nous voilà tous aux portes d’une crise économique.Sans vouloir dramatiser, encore faut-il convenir qu’il y a présentement péril en la demeure.Après une brève période d’accalmie sur les marchés financiers, voilà que la superbe bourse est de nouveau prise d’une quinte de toux à répétition.Quand s’arrêtera cette dégringolade des valeurs boursières ?Personne ne le sait.Pas même nos plus illustres économistes, encore moins ces chers spéculateurs, qui gravitent comme des sangsues, sur les cours de la bourse.Et nous, en spectateurs impuissants, assistons à cette pièce de théâtre digne à la fois de la meilleure et de la pire des comédies humaines ! Nous pleurons déjà en chœur sur les gros bobos de l’humanité.Novembre 2008 Lfl QilÔfe réalise l'espoir 17 LM rue C nvoCunni! Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R 1R3 522-4889 fax.: 522-4614 Les chocoktps rnotiD-s Choco-Musée Érico 634, rue Saint-Jean, Québec Faubourg Saint-Jean-Baptiste air m, Ouvert de ê 2H saufleAmanche 565, rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 Cahier spécial « Jia "TKai&o-tt lŒevivvc » ¦ Il : ' WÊËÈi aÉÉËÉ m&MZ*.: r wzm tei-¦&¦'¦¦ ïi:- feMVfl ,r '; vssmt La Maison Revivre située sur la rue St-Valliier à Québec Depuis 30 ans au service de la communauté, la Maison Revivre est une institution dont la ville de Québec ne pourrait se passer.Cet organisme humanitaire a été fondé en 1978 par Colette Samson, une fervente catholique, qui n’avait qu’un seul désir: aider son prochain.C’est précisément ce qu’elle fit, en fondant cette ressource, dont la mission est de venir en aide aux plus démunis en les accueillant avec amour, dans le respect et le partage, afin de leur redonner le goût de revivre.Le succès de la Maison Revivre, est basé sur la foi en la Providence.En effet, depuis 30 ans, cette ressource unique carbure à La Foi puisque ses responsables, par ailleurs, n ont jamais demandé ni reçu, ni quelque subvention que ce soit.Ça tient du miracle, non?La Maison Revivre, c’est annuellement 35, 000 repas, servis dans une salle à manger de 60 places.C’est 10, 000 couchers, dans des dortoirs totalisant 30 lits ainsi que 2000 sacs de nourriture, remis aux familles dans le besoin.En ce 30e anniversaire de sa fondation, nous tenons à lever notre chapeau à cette organisation humanitaire, qui en dit long sur la générosité du coeur.De la part de tous les employés, stagiaires, camelots et bénévoles de l’Archipel d’Entraide ainsi que du magazine La Quête, nous saluons la direction, ses employés ainsi que les bénévoles qui font de cette Maison, une réussite exemplaire Merci enfin à nos journalistes volontaires ayant réalisé ce cahier spécial, et à de nombreux commanditaires pour qui, l’oeuvre de la Maison Revivre, est largement digne de soutien et d’encouragements.Longue Vie à la Maison Revivre! L’Archipel d’Entraide et le magazine La Quête Martin Payeur directeur général de La Maison Revivre IA DE COLETTE SAMSON En 1978, il y a un grand besoin d’hébergement pour hommes, dans la région de Québec.Pour pallier ce manque, Madame Colette Samson, fondatrice de la Maison Revivre, prend son argent personnel et achète une petite maison sur la rue de l’Eglise, dans le quartier Saint-Roeh.Comme elle a visité des prisonniers pendant de nombreuses années, elle accueille au départ des hommes sortant de prison, qui n’ont nulle part où aller.C'est ainsi que naît la Maison Revivre.« Madame Samson était une grande croyante en Dieu.Pour elle, c’était une mission d'accueillir les sans-abri.Elle faisait ça au nom de sa foi et au nom de Dieu », raconte Martin Payeur, le directeur général actuel de la Maison.Le grand souhait de Colette Samson est de permettre à ceux qui viennent à la Maison Revivre, de connaître un réveil spirituel et de retrouver une nouvelle estime de soi.Les services d’hébergement que Madame Samson offre, sont tout à fait gratuits.Pour faire fonctionner la Maison, elle s’en remet totalement à Dieu et à la Providence.« Elle disait : j’accueille les gens, et si Dieu veut cette maison-là, il va nous donner ce qu’il faut pour la faire vivre », relate Monsieur Payeur.Il ajoute : « en 30 ans, on n’a jamais manqué de nourriture pour nos gens ».En forte demande Un an plus tard, en 1979, la Maison accueille de plus en plus de personnes.Madame Samson achète donc une nouvelle maison plus grande, sur le boulevard Langelier.Cependant, la demande est trop élevée, et les gens doivent dormir par terre.Pour celle qui prêche le retour à la dignité de ses protégés, c’est inacceptable.C’est finalement en 1986, que Colette Samson achète la maison antituberculose de l’Hôpital Laval, l’immeuble actuel de la Maison Revivre.« Elle a réussi à l’acheter, avec l’aide d’une communauté religieuse, qui lui accorde un prêt sans intérêts » raconte Monsieur Payeur.Elle y vivra avec tous ceux qu’elle accueille, jusqu’en 1991, année de sa mort.Aujourd’hui, ses appartements servent de lieu de paix, pour ceux qui veulent s’y recueillir.« Un prêtre vient célébrer la messe tous les vendredis.Tout le monde est le bienvenu, mais on n’oblige personne », affirme Martin Payeur.Fidèles à la tradition C’est ainsi qu’en 1991, Madame Yolande Vallière, une collaboratrice de la Maison, succède à Colette Samson en tant que directrice générale.Toujours dans l’esprit de sa prédécesseure, elle continue d’accueillir les plus démunis, dans le respect et l’humanité, les plus totales.En 1994, la Maison Revivre va encore plus loin.Madame Vallière, qui remarque l’abondance de familles dans le besoin, met sur pied un programme d’aide pour subvenir à leurs premières nécessités.À la retraite de Madame Vallière, en 2004, c’est Martin Payeur, directeur adjoint depuis 10 ans, qui prend le relais.Monsieur Payeur avait commencé à faire du bénévolat pour la Maison Revivre en 1989, où il y avait connu Madame Colette Samson.Depuis, il perpétue lui aussi, les valeurs si chères à sa fondatrice.Le 6 avril 2008, dans le cadre d’une cérémonie pour le 400e de Québec, Madame Samson fut l’un des cinq personnages retenus, ayant vécu la solidarité dans la ville de Québec, depuis 400 ans.Elle a également reçu la médaille du Lieutenant-Gouverneur du Québec, pour l’ensemble de son œuvre.Madame Samson a aussi eu la chance d’accueillir son modèle, Mère Teresa, à la Maison Revivre.Isabelle Noël yç-rr Christiane ¦*Cv.Présente v BLOC QUÉBÉCOIS www.Ulocquebecois org 320, rue Saint-Joseph Est, bur.209, Québec G1K8G5 Tél.: 523-6666 Téléc.: 523-6672 Courriel: gagnod@parl.gc.ca Merci à la Maison Revivre pour ces 30 ans d’accueil, de partage, d’aide et de respect inconditionnel envers les personnes qui ont besoin de ses services.Grâce à l’engagement fraternel, au soutien solidaire et à l’humanité de ses précieux artisans et bénévoles, renaît pour ces gens, l’espoir d’une vie meilleure.Là QjJête réalise l'espoir i 2 DE FERVENTS 1 >1 4 T 4 T f il i 44E l|4,l 4 III 1 fiHtoa fri 1*11 j 1 b d 1 Aujourd’hui, en 2008, la Maison Revivre fête ses 30 ans.Durant ces 30 dernières années, la Maison Revivre a servi pas moins d’un million de repas, offert 100 000 couchers et plus de 50 000 sacs de nourriture.Trente ans d’accueil, de respect et d’amour.Ce sont les bénévoles qui font l’originalité et, surtout, la fierté de la Maison Revivre.Depuis l’époque de Mme Samson, tous les bénévoles qui participent au fonctionnement de la Maison, sont des gens qui l’ont fréquentée et qui ont réussi à se sortir de la rue.Pour plusieurs, c’est de se rendre utile à la Maison qui leur a donné espoir.« Ils ont trouvé dans la Maison Revivre, une famille et un lien d’appartenance, et ont décidé d’aider à leur tour », a mentionné Martin Payeur, directeur général de la Maison Revivre.La deuxième originalité de la Maison, c’est le refus total de subventions gouvernementales.On se fie uniquement à Dieu.Le but est de donner gratuitement, ce qui est reçu gratuitement.« On invite les gens à venir faire un tour, prendre un repas, et ils repartent, en se disant qu’il se vit quelque chose d’intéressant ici », explique M.Payeur.que ceux-ci puissent retrouver leur dignité et redonner un sens à leur vie.« Derrière chaque personne qui frappe à la porte d’une maison comme ki, il y a toujours une histoire d’horreur en dessous », confie M.Payeur.« Les gens arrivent ici et l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes, est à moins 40 », soutient-il.« On ne parle donc pas ici de se trouver un emploi, on parle de survie ».La Maison essaie de faire revivre ces gens, en créant des liens pour pouvoir se reprendre en main.« Ces gens-là sont seuls au monde », fait remarquer M.Payeur.« Essaie de planter un arbre qui n’a pas de racines.Au premier coup de vent, il tombe ».De plus, l’une des valeurs importantes de la Maison Revivre est la spiritualité.« Il y a une dimension spirituelle dans cette maison-là », explique M.Payeur.« On n’est pas une secte, n’importe qui peut se présenter ici.On demande seulement aux gens de respecter la spiritualité de la Maison, comme du temps de Mme Samson ».Des services essentiels n’ont nulle part où aller.Ce sont pour la plupart des alcooliques, des toxicomanes et des joueurs compulsifs.Des douches, un vestiaire et une buanderie sont mis à la disposition des usagers, pour un minimum de confort.Le midi, la Maison offre également un service de soupe populaire, pour hommes et femmes de 18 ans et plus.Cinquante-six places sont disponibles.Pour cela, la Maison engage un cuisinier salarié depuis deux ans, en plus des bénévoles qui aident à la cuisine.Plusieurs traiteurs, épiceries et compagnies alimentaires apportent leurs surplus à la Maison Revivre, laquelle va ensuite combler ce qui manque, avec les dons en argent reçus.De plus, la Maison Revivre offre un service d’aide alimentaire pour les familles démunies.On leur fournit des services de paniers de provisions.« Quand les gens ont payé le logement, les frais scolaires, et tout le reste, ce qui manque à la fin, c’est de l’argent pour la nourriture », soutient M.Payeur.Isabelle Noël La mission L’objectif premier des gens de la Maison Revivre, est de développer un sentiment d’appartenance chez leurs usagers, pour La Maison Revivre offre tout d’abord un service d’hébergement.Les résidants doivent être des hommes de 18 ans et plus, pour avoir une place.Habituellement, ils se sont retrouvés dans la rue et bre L S QjJ 6^6 réalise l'espoir 21 Jean-Yves Godin bénévole à l'accueil de La Maison Revivre « Ma résidence, ma viel » Jean-Yves Godin, un ex-alcoolique, a vécu des heures sombres.Heureusement, son séjour à la Maison Revivre , lui a permis de retrouver la bonne voie.Aujourd'hui, la vie semble rejaillir pour cet homme, qui a combattu ses démons.— — Rencontré sur les lieux, il nous raconte, d’un ton nerveux mais sincère, son histoire.« J’étais sur l’Aide sociale et j’avais mon auto » dit-il.Il fréquentait également une femme.De cette union est née sa fdle, qui est aujourd’hui âgée de neuf ans.Son existence semblait parfaite.Graduellement, au fil du temps, ses problèmes de consommation sont venus empoisonner sa vie.Sa déchéance l’a amené sous les barreaux.« J’ai fait de la prison » avoue-t-il, sans préciser davantage.Son passage, en prison, a allumé une lumière en lui.«C’est là, il y a quatre ans, que j’ai décidé de changer ma vie, puisque c’était pas la vie que je voulais vivre.J'espérais aussi revoir ma fille.» De cure en cure C’est à la suite d’une tentative de suicide, pendant une cure de désintoxication, qu’il a entendu parler pour la première fois de la Maison Revivre.«Je ne la connaissais pas, mais j’ai accepté d’effectuer un séjour, en me disant que j'allais voir ce que ça allait donner».Son bref séjour initial d’une durée de trois jours, n’avait pas tout réglé.«J’étais mal dans ma peau», nous confie-t-il.Et il rechute.«Pendant 14jours, j’ai couché sur des bancs, et j’en ai viré toute une» admet-il.Au bout de cette période d’itinérance, il revient solliciter le directeur général Martin Payeur, pour une seconde chance.Ce dernier la lui accorde, à condition qu’il consente à suivre une nouvelle cure de désintoxication, afin de régler définitivement ses problèmes de consommation.Cette fois, il s’inscrit à la Maison Arc-en-Ciel.La thérapie fait son effet, puisqu’ « un mois fermé entre gars, on se dit les vraies choses» souligne-t-il.Cette thérapie fut une réussite.Les sept autres qu’il a faites auparavant, se sont soldées par un échec.Fier de son exploit, il ajoute que «ça fait maintenant deux ans que je suis sobre», soit depuis 2006.Désormais à l’accueil La vie reprend tranquillement son sens pour cet homme.Il s’occupe, trois fois par semaine, de l’accueil des gens.«J’aime parler avec les gars» nous dit-il.Maintenant, il entend faire profiter aux autres de ses leçons de vie.«J’essaie d’aider les gars avec leurs problèmes, en me fiant à mon expérience de vie ».Il nous confirme d’ailleurs, qu’il y a toujours un bénévole prêt à accueillir les visiteurs qui arrivent à l’établissement.Contrairement à plusieurs itinérants, Jean-Yves a pu garder le contact avec sa famille.«Ma sœur m’appelle tous les soirs» affirme-t-il.Les yeux pétillants de joie, il nous confie qu’il a eu dernièrement sa première rencontre non supervisée avec sa fille.«Pour cette première visite, j’ai fait visiter l’établissement à ma fille, en compagnie de l’éducatrice qui s’occupe d’elle.C’était important pour moi de lui montrer » a-t-il souligné.La Maison a joué un rôle déterminant dans son cheminement.«C’est ma résidence, ma maison et ma vie» Jonathan Archambault 261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 Notre mission : Dans un esprit d’accueil, de partage et d’amour, la Maison Revivre vient en aide à ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin afin de leur donner le goût de reprendre leur vie en main.Nos Services : Dîner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuitement.^CviVlaison ÏUijJ Revivre 2008 22 L Û OjJ G \ 6 réalise l'espoir em belle loU à Pierre Maher, chef cuisinier et gestionnaire de la cuisine de La Maison Revivre depuis 13 ans Chaque jour depuis sa fondation, la Maison Revivre réussit l'exploit de nourrir ses résidants et les démunis qui frappent à sa porte.Il y a 13 ans, la gestion de la cuisine a été confiée à monsieur Pierre Maher, un cuisinier de métier.Depuis sa nomination, cet infatigable travailleur veille, quotidiennement, au bon déroulement de celle-ci.Rencontré dans ses quartiers généraux, il accepte, chaleureusement, de nous dévoiler son univers.D'entrée de jeu, il nous avoue candidement qu’il a déjà eu recours aux services de la maison lors d’une phase difficile de son existence.Son séjour à l’établissement lui a permis de redonner un sens nouveau à sa vie.Une fois que la période du déjeuner est complétée, « je prépare mes repas pour le dîner.Je calcule des portions pour environ 80 personnes ».Selon ses dires, le nombre de repas servis varie dans le cours du mois.lisant les aliments qu’il possède sous la main.Ces aliments proviennent dans une très grande majorité de dons d’entreprises ou d’âmes charitables.Quelques achats isolés complètent le portrait.C’est avec sérénité qu’il a accepté la proposition du directeur de l’institution, Martin Payeur.Serein, il nous dit: «J’ai eu un coup de cœur pour la Maison!», en guise de réponse sur les motifs qui l’ont incité à accepter ce défi.150 repas par jour Selon les approximations fournies par le directeur général, environ 150 repas sont servis chaque jour.La réussite d’une telle mission implique la mise en place d’une gestion du temps.Le cuisinier nous explique alors le déroulement d’une journée typique.«Chaque jour, j’entre vers 7h, 7h30 pour préparer le café, réchauffer les fourneaux et jaser avec les résidants».Un déjeuner est offert quotidiennement, aux occupants de la Maison.« Dans les dix premiers jours, les repas sont réservés exclusivement aux résidants.A partir de la moitié du mois, le nombre d’utilisateurs augmente et il atteint son maximum vers la dernière semaine.Là, on parle de 100 à 110 repas par jour.».Le dîner se terminant généralement vers les 13h, l’employé nous révèle qu’il dispose d’une période de liberté d’environ deux heures.«Je recommence autour de 14h30, 15h, afin de préparer le souper pour les résidants et les bénévoles, mais la période la plus achalandée demeure le midi, sans contredit ».Le fruit des dons Les menus sont planifiés d’avance dans 70% des cas.L’autre 30% dépend de l’inspiration culinaire du chef, qui concocte un mets en uti- S'occupant presque exclusivement de la préparation des subsistances, l’homme nous confie qu’il bénéficie de congés pendant la semaine, puisqu’« il y a une dame qui me remplace le jeudi pour le souper et que le samedi midi, un autre homme fait la même chose ».Prenant en considération la foi inébranlable de la fondatrice de l’organisme envers le créateur, le cuisinier nous révèle qu’il essaie d'offrir, dans la mesure du possible, un mets sans viande le vendredi.Qualifiant son travail de passion, il nous confie son souhait de « travailler jusqu’à sa retraite, si la Providence le permet ».En quittant, il avoue, d’un ton admiratif, qu’il a «la plus belle job à Québec!» J.A.' ~ ~ _‘i- i: ™ «* ÏIMilSt 'SïBSsTsô ._ !* «dire» i ,î|fi ni Engagée de façon importante dans son milieu, la Caisse est fière d'encourager des organismes qui contribuent à améliorer le quotidien des gens qui en ont besoin.Bon 30e anniversaire à la Maison Revivre pour leur implication dans le mieux-être de la collectivité.SI Desjardins al Caisse populaire du Centre-ville de Québec BIEN PLACÉE POUR GRANDIR AVEC VOUS.Siège social : 150, rue Mane-de-l'lncarnation Centre de services Québec-Est : 510, rue Saint-François Est Centre de services Saint-Sauveur : 135, rue Samt-Vallier Ouest 418-687-2810 La Qjllte réalise l'espoir 23 Photo Jonathan Archambault Clins d’œil de là-haut Madame Colette Samson, fondatrice de La Maison Revivre Misant sur une philosophie qui accorde une grande importance à la contribution provenant de la Providence, la Maison Revivre a reçu, au fil des ans, des réponses qui sont venues confirmer le bienfait de leur démarche.Voici quelques-unes de ces histoires de Tout d’abord, le directeur de l’établissement, Martin Payeur, nous mentionne l’histoire d’un traiteur qui a offert gratuitement un nombre substantiel de repas, par un soir de célébration de la fête de Noël.L’histoire se déroule dans les premières années d’existence de la maison, puisque la fondatrice dirige les opérations.Gracieuseté d’un traiteur En début de journée du 24 décembre, la fondatrice constate qu'elle ne peut pas servir le repas prévu puisque, par un concours de malheureuses circonstances, la dinde qui devait figurer comme repas principal n’a pas été décongelée.Ce soir-là, 150 invités sont attendus pour le traditionnel repas de Noël.Également, pendant la journée, Madame Colette Samson doit recevoir les gens.Elle se retrouve donc devant un dilemme.Soit elle s’occupe de trouver une solution pour le repas du soir, soit elle veille à l’accueil des personnes.Dans un geste rempli d’espoir envers la Providence, elle choisit de se consacrer à l’accueil des hommes et remet le sort du repas entre les mains du Créateur.Pendant qu’elle s’affaire à recevoir les invités, le téléphone se fait ité providentielle.entendre.C’est un traiteur qui, à la suite du désistement d’un client, ne sait quoi faire avec la commande de 150 buffets de ce dernier.En conséquence, il désire offrir la commande à l’organisme, gratuitement.Donc, ce soir-là, les 150 convives qui se sont rassemblés ont pu déguster un excellent repas, gracieuseté de ce traiteur.Le congélateur complice Un autre exemple concerne cette fois-ci un congélateur.La direction de l’établissement note que le besoin d’acquérir un congélateur se fait sérieusement sentir.Après avoir effectué quelques démarches en ce sens, celle-ci met le projet en veilleuse, notamment à cause du prix relativement élevé de l’achat.Comme la période des vacances approche, l’idée d'acquérir un congélateur figure au loin, dans la liste des priorités du directeur général de l’institution.Quelques minutes avant le début des vacances estivales, le téléphone sonne de nouveau.C’est une âme charitable qui, ne sachant pas quoi faire avec son congélateur, demande à l’organisme s’il aurait besoin de cet électroménager.Saisissant l’opportunité qui se présentait, l’institution a comblé le besoin qu'elle avait identifié et cela, par la complicité d’un généreux donateur.Des biscuits pour toujours La dernière concerne des biscuits.Jean Leclerc est le propriétaire de l’industrie de fabrication des biscuits, qui porte son nom.Profitant d’une rencontre avec la fondatrice, Madame Colette Samson, il s’est informé auprès de celle-ci de la quantité de biscuits qu'elle aimerait recevoir pour son organisation.Celle-ci, modestement, lui répond que quelques boîtes suffiraient.Le lendemain, un camion se pointe à l’établissement et débarque la totalité de son contenu de biscuits.Depuis ce temps, soit l’année de sa fondation, la Maison Revivre n’a jamais eu à acheter le moindre biscuit.La compagnie Leclerc lui fournit sans cesse la quantité dont elle a besoin, pour nourrir les gens qui bénéficient des services de la Maison.Nous n’avons ici raconté, qu’une infime partie de ces contributions providentielles.Plusieurs autres histoires, toutes aussi merveilleuses les unes que les autres, ont marqué les 30 ans d’existence de l’organisme.Jonathan Archambault 24 Ld Quête réalise l'espoir ovembre 2008 # « '# A # o'# A '#» ?QC5 QCD Cotp Q£> ASSEMBLEE NATIONALE Le 15 septembre dernier j’ai eu le privilège de servir un repas spécial aux bénéficiaires de la Maison Revivre, pour souligner ses 30 ans d’existence.J’y ai rencontré des sourires, de la chaleur humaine, des gens que la vie n’a pas choyés mais qui ont eu la chance de croiser la Maison Revivre sur leur chemin.Merci pour ces repas servis, ce toit offert pour la nuit, ces sacs de nourriture distribués aux familles.C’est avec fierté que je me joins à la Quête pour souligner cet anniversaire mémorable.Longue vie à la Maison Revivre ! Agnès Maltais Députée de Taschereau 320, rue Saint-Joseph Est, bureau 207 Québec, Québec G1K8G5 Tél.: 418-646-6090 Téléc.: 418-646-6088 amaltais-tascfftjassnat.qc.ca 'PéticitottoM pùUA ^VMæso" wT-JRevwre WÊ ^ Groupe A nego mwmm.Groupe d'achat en télécommunication 418 622-7406 • www.negotel.com L S QjJ 61 e réalise l'espoir 25 ?z^ ¦ En voulez-vous?En v’Ià! ^ , air, ».*»», ,«« »»»« W«,.v * «»* offrir notre not,relie carie de crédit t^tMumridrVdyt^^.vresuue-nas-d ’intérêt ».< u vous,/« cliosc?JVous sommes (ous bombardes de ces offres lou es plus allée Uerm.JptJtUriri.Dans un avenir boursier aussi brumeux qu il I est aujourd'hui, plusieurs s'eu méfient, d autres en profitent, est-ce toujours une bouée de sauvetage ou un poids déplus dans notre ocean financier.La carte de crédit L’offre de carte de crédit est pour le moins ahurissante.Toutes les grandes chaînes commerciales en proposent à leurs consommateurs avec de petits cadeaux en plus : 10% de rabais sur les achats, des points primes supplémentaires, un outil très pratique.D'autres nous proposent de payer dans 12, 24 ou 48 mois.Toutes ces offres sont très intéressantes ou même pratiques.Mais lorsque l'heure du paiement arrive, certains ne pourront le faire sans accumuler des retards qui se traduiront par des frais supplémentaires.C’est là que la spirale commence.Le crédit est offert à tous, même à ceux qui ne peuvent pas se l’offrir.Les taux d’intérêt grugent les économies de certains, ce qui les plonge dans un gouffre financier.permettre d'avoir une maison, en possèdent maintenant une.Qu’arrivera-t-il s’ils ne peuvent plus payer leur hypothèque, du jour au lendemain?C’est maintenant un phénomène trop connu aux Etats-Unis.Les banques saisissent des maisons de mauvais payeurs et tentent de les revendre, mais comme plus personne ne peut s’offrir cette maison, ils doivent les revendre à perte, ce qui laisse moins d'argent dans les coffres de la banque.Et c’est une des nombreuses raisons pour lesquels les marchés financiers sont dans la situation présente.de micro crédit.Les montants attribués ont de faibles taux d'intérêt et permettent aux emprunteurs de démarrer leurs micros entreprises ou financer un achat pour entreprendre une coopérative, qui profitera à toute une communauté.Dans ce cas, le crédit stimule l’économie et supporte les artisans dans leur recherche d’indépendance.Le micro-crédit Même chose pour les nombreux bénéficiaires d'un prêt hypothécaire.Plusieurs, qui en d’autres temps n’auraient pu se Dans les pays en voie de développement, un nouveau type de crédit aide les personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté.Les gens qui ne peuvent accéder à du crédit par le biais des banques régulières, peuvent soumettre leurs demandes a des petites banques locales Le crédit a de bons et de mauvais côtés et une mauvaise utilisation peut s’avérer désastreuse pour vos finances.Il est toujours important de réfléchir avant d’accepter une de ces offres.Mais je crois que le plus important est d’enseigner aux consommateurs, comment l’utiliser de façon intelligente.Parlez-en à vos enfants et montrez l’exemple.Ce sera bénéfique pour eux et pour l’économie en général.Geneviève Moreau Blanchet COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE Service 24 Heures Pour nous joindre COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE 1- (41 8) 525-4637 SànûM ‘Sauci'wxu DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA FALAISE DE LA FALAISE Varier • Québec - Duberger - Les Saules 525, rue Prince-Édouard, Québec G1K 2M9 Tét : (418) 525-4637 Fax : (418) 529-5803 Courriel: f a I a i se @o r i c o m .c a Site Web: WWW.coopdelafalaise.com 26 La Quête réalise l'espoir Martine Corrivault AS ÇS'U T>£ A/l %/tVV577S v Récemment, le journaliste Pierre Maisonneuve, de la radio de Radio-Canada, invitait ses auditeurs à s'exprimer sur la sexualisation de la publicité.Les commentaires révélaient qu’hommes et femmes trouvent que les publicitaires poussent fort sur la tolérance du public.À travers ses réflexions, une dame a glissé ce petit bout de phrase révélateur : « Moi, je ne suis plus là, quand la publicité passe à la télévision ».Récemment, le journaliste Pierre Maisonneuve, de la radio de Radio-Canada, invitait ses auditeurs à s’exprimer sur la sexualisation de la publicité.Les commentaires révélaient qu’hommes et femmes trouvent que les publicitaires poussent fort sur la tolérance du public.À travers ses réflexions, une dame a glissé ce petit bout de phrase révélateur : « Moi, je ne suis plus là, quand la publicité passe à la télévision ».Elle n’est certes pas la seule à fuir la pub au petit écran : chaque téléspectateur a sa stratégie.L’un zappe, l’autre va chercher un café, un jus, une bière ou faire un petit tour aux toilettes.Au retour, il reprend le fil de son émission.Face au zappeur, les agences encaissent le coup et diffusent leurs messages aux mêmes heures, à toutes les stations, surtout chez les spécialisées comme Canal Vie, Sports, Série Plus, etc.Alors, les chevaliers de la zappette désertent aussi le petit écran, pendant les agaçants messages.L’autopublicité des stations fait également partie des irritants : le téléspectateur tolère mal qu’on insiste, avant et après un bloc commercial, pour rappeler qu’il ne faut pas manquer les invités de telle émission, qui radotent la même chose sur toutes les chaînes, surtout quand ils ont un disque, un livre ou un film à vendre.Si en plus, on vous renvoie « au site web pour en savoir plus », on se tire dans le pied.Qu’est-ce qu’on fait?Alors, on fait quoi avec la publicité?On la subit?On la fuit?Si le public l’ignore, les médias décideront peut-être de rajeunir leurs méthodes de diffusion.La question n'est pas nouvelle : on en parle depuis au moins un demi-siècle.Dix ans après l’arrivée de la télévision, certains pays d’Europe (notamment l’Italie), avaient opté pour la diffusion de blocs de publicité, avant ou après les émissions.Dans cet enchaînement, les pubs se concurrençaient et le téléspectateur se prenait au jeu en percevant comme de réels spectacles de télévision, ces blocs où la fantaisie et la créativité rivalisaient avec le sérieux et la tradition.Puis, sont nés des Nuits de la Pub et des Festivals du fdm publicitaire, où les gens payent pour voir les productions les plus originales et comparer les réalisations des créateurs.Nous voici loin du thème de la ligne ouverte de Monsieur Maisonneuve, dites-vous?Au contraire : certains publicitaires dérapent tellement, qu’ils oublient le sujet de leur message, comme si le téléspectateur était un frustré fini qui n’attend qu’une stimulation érotico-sexuelle pour courir acheter la boîte savon, l’automobile et la pizza congelée, qui le rendront sexy.Que fait le téléspectateur normal après la dixième diffusion de ces bêtises?Il rage contre le commanditaire, pousse un soupir d’écoeurement, joue de la zappette ou va faire un tour dans la cuisine ou au petit coin.Avec le nombre croissant des ordinateurs, avec le cinéma maison et les ressources d’enregistrements vidéo qui suppriment la publicité, croyez-vous qu’il reste encore tant de gens figés devant le petit écran?Alors, vous avez la foi des naïfs.Foi aux sondages qui vous insèrent dans les millions d’individus qui votent pour ceci ou pensent cela, aux cotes d’écoute et aux légendes urbaines qui annoncent la fin du monde en 2012.Réveillez-vous, sortez prendre l’air, encouragez un enfant au concert ou à sa compétition sportive, lisez, bricolez, faites de la musique, rejoignez des amis qui ne regardent que les films qu’ils ont choisis, assistent à des spectacles live ou vont danser.Et offrez-vous une bonne conversation avec vos proches.Rien ne nous oblige à subir la bêtise télévisuelle.Ne pas allumer la télé, reste une de nos dernières libertés.ELECOm ir/ABc g'OEF r- ¦" ivembre 2008 L0 Quête réalise l'espoir 27 ¦¦ LE JEU DE LA QUÊTE par Jacques Cari Morin Ce ieu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 a l’aide des définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case grisee represen une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la premiere lettre du suivant.10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Horizontalement : 1 - Parc de Québec qui honore la reine de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837 à 1901.L’une des six langues officielles des Nations-Unies.Boisson espagnole à base de vin rouge dans lequel on a fait macérer des fruits (AR-GANIS).2- Art lyrique.Fondée par William Booth, elle fait partie intégrante, depuis 1884, du réseau d’assistance sociale du Québec (trois mots).Haler un bateau à l’aide d’un câble.3- Le 24 avril 1928, il posa son avion sur les Plaines d’Abraham (BR1DHENLG).Déficience physique ou mentale.S’oppose au privé.4- Transport en commun sur rail qui a existé à Québec de 1897 à 1948.Young Men’s Christian Association.Utilisé au pluriel, comme ici, ce mot est du genre féminin (ROUMAS).Whisky écossais.5- Personne qui entre dans un autre pays que le sien pour s’y établir.Durée qui peut être mesurée.Qui n’a plus d’endroit pour se loger.6- Municipalité fusionnée avec Beauport en 1976.Maurice Le Noblet.Partie la plus élevée.7- Animal symbolisant le parti républicain.Tient la barre du gouvernail.Artère commerciale de l’ancienne ville de Loretteville.8- Son unique produit par plusieurs voix ou instruments au même moment (NUSSINO).Nom de l’équipe de la ville de Québec dans la série « Lance et compte ».Ver de terre.9- Habite une propriété située le long d’un cours d'eau.Qui est en âge d’être marié (EBLUIN).Autre nom du calmar (TRONNEEC).10- Ancien premier ministre du Canada, il a résidé sur la Grande-Allée.Pâté à la viande de lard haché.Verticalement : 1- Le plus ancien régiment canadien-français de l’Armée.20- Profession de Charles Baillairgé ( 1826-1906).LIS IMPRESSIONS STAMPA* www.stampa.ca 68 1 .0284 .35/copie (8,5 x 11)* Impression numérique couleur •Fichiers finaux et traitement de fichier non inclus 125, Boul.René-Lévesque Ouest I angle Cartier 649-7455 28 Lü OlJêfe réalise l'espoir nbre 2008 mÊ W mm mm Deathénma Supermorche IGA Oeschénes, propriétaires Lise et Real Deschênes Sandra Deschénes [RISPIES* Salarial 3WE.255, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) GIR 1T5 Téléphone : (4IS) 524-9190 • Télécopieur : (418) 524-3105 MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agrcts sr vc Bernard Morin.CA bmorin@mdbca.ca 706.rue Soinl-Ioseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K 3C3 Tél (418) 692 1077 Téléc.(418) 692-2953 culturelle à Québec AVANT 9h TOUT EST POSSIBLE ! 7h à 9h Lundi au vendredi avec Raymond Poirier .info, société, whisky, musique mb L0 Ouê!e réalise l'espoir 29 pii#* IE PORTE-BÉBÉ AMÉRINDIEN Bibiane Courtois, Montagnaise de Roberval, confectionne des porte-bébés de tradition ilnue (amérindiens du Lac St-Jean).Le porte-bébé se retrouve dans différentes communautés amérindiennes, chacune ayant ses particularités.Dans certaines communautés, par exemple, il est accompagné d’une armature en bois qui permet de porter l’enfant sur le dos.Il était fabriqué avec les ressources disponibles, le cuir d’orignal ou de caribou.Le porte-bébé traditionnel ilnu sert d’enveloppe pour les bébés naissants, et ce, jusqu’à deux mois environ.Une fois bien emmailloté dans ce cocon, le nourrisson garde sa chaleur et s’y sent en sécurité.S’ils étaient traditionnellement faits en cuir d’orignal, ils sont aujourd’hui réalisés à partir d’étoffes de tissu.La couleur et la nature du tissu sont au choix de l’artisan, mais la doublure intérieure est habituellement à carreaux.Sur le devant, on retrouve généralement des broderies.En ce qui a trait aux œillets, il existe différentes méthodes pour passer les cordons afin de serrer l’enfant à l’intérieur : il peut s’agir de ganses en tissu, en cuir ou de boutons de panache de caribou.Rencontrée dans le cadre du projet d’inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (www.patrimoine-immateriel.ulaval.ca), Bibiane Courtois nous a fait part de son expérience et nous a expliqué la nature de cet objet traditionnel ilnu, qui se révèle être bien plus qu’une simple pièce de tissu.Patrimoine familial Le porte-bébé est d’abord une réalisation familiale qui ne peut pas être confectionnée pour des étrangers.Lorsque Bibiane Courtois apprend que l’une de ses deux filles est enceinte, elle décide de se lancer dans la fabrication de son premier porte-bébé.C'est au contact de Mariette Manigouche, artisane du Musée amérindien de Mashteuiatsh, qu elle prend connaissance des détails de fabrication, relatifs à la taille et la forme que devait prendre l’enveloppe, ainsi que des motifs qui y figurent généralement.La personnalisation du porte-bébé, s’effectue par le choix des dessins qui y seront brodés.Ces dessins peuvent être des objets emblématiques représentant les valeurs familiales.« Ce n’est pas juste une pièce de vêtement que je fais pour l’enfant, c’est aussi un objet qui est porteur d’identité pour les enfants » explique Bibiane Courtois.Ses deux filles ayant donné naissance à des filles, Bibiane Courtois a décidé d’y broder des fleurs sur le devant.C’est lors de la confection de son troisième porte-bébé, destiné à l’enfant de son neveu Pascal, que Bibiane Courtois a intégré des objets traditionnels à sa broderie.Pascal est très attaché à son grand-père, le père de Bibiane Courtois, aujourd’hui décédé.Par conséquent, elle a choisi de broder des sujets illustrant la vie de cet homme important, tels un couteau croche, un canot, des raquettes et des tambours.Les tambours possèdent une double signification, puisque ceux-ci représentent la communication avec les esprits et rappellent ainsi à Pascal qu’il peut toujours communiquer avec son grand-père.Objet utilitaire, le porte-bébé s’intégre dans la coutume et le mode de vie amérindien et devient un legs hautement identitaire.Le nouveau-né, chaudement enveloppé, arbore son histoire comme le témoignage vestimentaire d’une culture préservée, de génération en génération.Pascal H not et Mathieu Tremblay WEm ,____^ mm 30 LO QjJfife réalise l'espoir mm *• Œsm Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives GILLES BEGIN PHARMACIEN PROPRIÉTAIRE 1019, rue Cartier Michsl YdCOUb • Assurance Collective • Assurance Salaire • Assurance Vie » R E.E R Collectif • R.E.E.R 505 14' Rue Québec.Qc.G1J2K8 Tél.: (418) 529-4226 Fax : (418) 529-4223 Ligne sans frais 1-877-823-2067 michel.yacoub@sympatico.ca Collectivement pour un monde différent Centrale des syndicats du Québec CSG www.csq.qc.net L 0 Qjl 8 \ 6 réalise l'espoir 31 C€6 j
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