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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Décembre - Janvier 2009
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Références

La Quête : journal de la rue, 2008-12, Collections de BAnQ.

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PER ' ?»!.' 1 ft No 108 décembre 2008 et janvier 2009 fêteô ! CONTES DE NOËL EN + DE L'ITINÉRANCE À QUÉBEC J ° CON Le magazine de rue ?* * ****** • •• *** *»* *.•••- •• •• ï Î! •• •• • •• •• •• • •• •• • -•• ••••• •••• ¦••• •• • •• • •• •• • •• •• • •• ••••• •• •* • •* Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec Sommaire Mot de l’éditeur Pourquoi?Pierre Maltais Éditorial Le paupérisme politique Jacques T.Dumais *: 4 De l’enfance à l’incertitude Steeve Gobeil Mon animal mon enfant Isabelle Noël La nuisante télé Aube Brassard Contes de MoBl nane 4 et page 32 Chroniques Des images d’urgences Martine Corrivault Après une brosse au Dow Jones Diane Morin Décembre 2008 3 Magazine La Quête Mot de l'éditeur Wfym ______ Le droit à l’enfance Sans risque de me tromper, l'enfance est un sujet qui nous tient tous à coeur.Aussi avons-nous décidé à La Quête d'y consacrer la présente édition.Le monde de l’enfance devrait demeurer l’une des plus belles périodes de la vie.Ce n’est, hélas, pas toujours le cas.Les médias à l’échelle de la planète nous informent qu’à travers le vaste monde, des millions d’enfants souffrent de la faim.D’autres sont exploités sexuellement, d’autres aussi travaillent dès leur plus jeune âge dans des mines, pour des salaires de misère.Et d’autres encore travaillent tout simplement sans aucun salaire, sans compter les enfants soldats.Que se passe-t-il chez nous?À certains égards, nous ressemblons à un pays sous-développé.Trop de nos enfants vivent dans des conditions de pauvreté, de violence psychologique, physique et sexuelle et c’est pourquoi, dès la maternelle, certains de nos enfants sont déjà des décrocheurs.Sachez que nous aurions tous pu être l’un d’eux.Le sort en a décidé autrement.Ces enfants ne peuvent même pas imaginer qu’il est possible de vivre dans notre monde sans user de violence.Pourtant, ces enfants ont, comme nous, le droit de rêver d’amitié et d’amour, rêver de devenir médecin, avocat, ingénieur, technicien spécialisé, chercheur.Ces enfants ont aussi le droit au bonheur familial, sans même savoir que ça existe.Quelle sorte d’adultes deviendront-ils?D’hier à aujourd’hui, la pauvreté, l’anal-phabétisation, les inadaptés sociaux, les problèmes de santé mentale, la prostitution ainsi que la criminalité existent toujours dans notre société.Est-il possible de préparer un monde meilleur pour tous les enfants?Oui! La prévention Le maître mot pour y arriver c est PRÉVENTION.Et pour prévenir, il faut le vouloir et l’organiser cette prévention.Donnons-nous en tant que société les moyens d’y parvenir par des programmes de surveillance de carence et d abus de toutes sortes sur nos enfants, à compter du plus jeune âge possible.C’est maintenant qu il faut agir, en mettant en place une ligne d’action gouvernementale, dans le but de former une batterie de spécialistes tels que travailleurs sociaux, psychologues, pédagogues et pédiatres pour faire face à ce fléau.Et nous en avons les moyens.Ne manque plus que la volonté politique.Parlez-en haut et fort.11 faut revendiquer cette action au nom de tous ces enfants.Dans ce numéro, nos journalistes vous livrent quelques aspects de l’enfance d’ici.En terminant, je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier tous nos bénévoles, sans qui La Quête ne pourrait exister.Merci également à nos camelots pour leur courage.À l’amorce de la période des Fêtes, je me joins à toute l’équipe du magazine La Quête pour souhaiter un très Joyeux Noël à tous, et plus particulièrement à tous les enfants de ce monde.Bonne lecture! Pierre Maltais Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: iaquetejournal@yahoo.ca Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour février 2009, nous parlerons du bénévolat.PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE L'image de la pauvreté par Pascal Huot ÉDITEUR Pierre Maltais ÉDITEUR PARRAIN Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS ET CORRECTEURS Nathalie Thériault, Tony Bureau ÉQUIPE DE RÉDACTION Jonathan Archambault.Aude Brassard, Nathalie Brisseau, Laurie Grenier, Steeve, Gobeil, Isabelle Jinchereau, Pascal Huot.Karine Limoges, Marie-Ève Martel, Geneviève Moreau, Isabelle Noël, Camille Price Piché, Mathieu Tremblay CHRONIQUEUR Martine Corrivault, Diane Morin CONTEURS Stéphan Lemaire, Robert Maltais JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu ÉCRIVANTS Odette Bélanger, Christian DeCarufel, Pascal Huot, Alcide Labrecque,Stéphan Lemaire, Marcel Guy Mailloux.Bruno Marquis, Marie Nassif, Jacques Pruneau et Réal Quintin, Mario Raymond CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc, François Laverdière LE JEU DE LA QUÊTE Jacques-Carl Morin PUBLICITÉ „ „ Yannick Dubé, Pierre Maltais PHOTOS Pascal Huot, Coll.IREPI, Huot-Tremblay, Archives Internet, Pierre Maltais IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA Inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s.La Quête est membre de la NASNA, l'Association nord-américaine des journaux de me.r ran Distn/Duflon Asset/ment ee Tirddt cm i AME 4 La Quête réalise l'espoir Décembre 2008 PRIX HOMMAGE BÉNÉVOLAT- QUÉBEC Chaque année, plus de deux millions de personnes investissent bénévolement temps et énergie dans le mieux-être de leur communauté.Parce que chacun de leurs gestes contribuent à changer les choses, le gouvernement du Québec se fait un devoir d'honorer, par la remise du prix Hommage bénévolat-Québec, les bénévoles ainsi que les organismes communautaires qui, par leurs actions, favorisent le développement de l'action bénévole.La population est donc invitée à dire « Merci » à ces personnes engagées et organismes en posant leur candidature au prestigieux prix Hommage bénévolat-Québec 2009.DIS-LUI MERCI EN PROPOSANT SA CANDIDATURE DANS L'UNE DES TROIS CATÉGORIES SUIVANTES : JEUNE BÉNÉVOLE (U À 30 ANS) BÉNÉVOLE EN ACTION 131 ANS OU PLUS) ORGANISME EN ACTION DATE LIMITE D’INSCRIPTION 19 JANVIER 2009 POUR TOUT RENSEIGNEMENT : Région de Québec : 418 646-9270 Ailleurs au Québec, sans frais : 1 800 577-2844 Télécopieur : 418 644-5795 sacaisOmess.gouv.qc.ca Pour de l'information ou pour soumettre des candidatures en ligne : www.benevolat.gouv.qc.ca Emploi Avec la collaboration de fcciDq : rtpli*noHpiicihtri .ef Solidarité sociale El Cl Québec El a de neige v s.mmm y Le bonhomrhe manteau blanc recouvre le matin, Lorsque tout doucement je me suis éveillé, Vif bonheur traverse mon cœur déjà serein, Les nombreux plaisirs de l'hiver, je viens de retrouver! Raquettes, traîneaux, skis et patins sont vite déterrés, De jeunes enfants glissent gaiement sur les rues glacées, D'autres se réunissent sur une longue surface argentée, Pour se ruer sur une rondelle avec un bâton de hockey.J’admire les combats de boules de neige entrepris, Les châteaux forts invinciblement construits, Les tunnels sans fin si bien creusés, Les formes de neige artistiquement sculptées.Coiffé d’un si beau chapeau melon, Mon cœur se remplit de joie, À posséder au cou un foulard marron, Et un balai Oscar à mon bras.En plus de deux yeux boutons format géant, Je possède un long nez orange, Un sourire de réglisse des plus charmants, Tout en ayant la blanche couleur d'un ange.Doucement, je prends soin de chaque seconde, Qui me permet de demeurer en ce monde, Le sablier du temps s'écoule si promptement, Les enfants grandissent si rapidement.Ma durée de vie est si infime dans le temps, J'apprécie tant ces merveilleux moments, Les gravant éternellement dans mes pensées, Désirant ne jamais, ne jamais les oublier! L'hiver est si vite passé, Le soleil brille déjà de ses feux, Et moi je fondrai devant vos yeux, Sans espoir de demeurer l'été.Consolez-vous, amis des années passées, Si mon existence ne se terminait pas, je ne pourrais l'apprécier, Souvenez-vous que tant qu'il y aura des petits enfants, Je viendrai vous revoir chaque année aussi souriant! Décembre 2003 La Quête réalise l espoir Stéphan Lemaire Éditorial WBsm DES ENFANTS GÂTÉS Le laxisme éducatif à l'endroit des enfants est bien d'actualité.Promenez-vous dans les centres commerciaux, les rues Saint-Jean ou Saint-Joseph, en autobus, et vous assisterez à des crises de nerfs de garçonnets ou de fillettes à la suite d une contradiction, d’un bonbon ou d'un jouet non obtenus, etc.Des parents dialoguent alors à voix basse avec leurs marmots et apparaissent tout à fait démunis, voire même en détresse.Françoise Dolto sous-estimait notablement «la réalité éducative» dans sa volonté de rendre justice aux petits, plutôt que de les confiner aux paires de baffes.La fermeté ne tue pas l'amour, bien au contraire.Les enfants la cherchent tellement qu'ils ne savent plus jusqu’où ils peuvent aller trop pour la trouver.Parfois trop loin.Et ils ne respectent nullement les aînés paralysés par la peur de leur progéniture.Les médias français ont fait grand état, le mois dernier, du centenaire de la naissance de la psychanalyste Françoise Dolto.Cette femme, décédée il y a 20 ans, a eu une influence époustouflante sur l’éducation des enfants, dès les années 60.Pas seulement en France, mais partout dans le monde, y compris au Québec où ses livres circulent abondamment encore.La grande spécialiste a mis fin à une éducation millénaire des enfants centrée sur l'autoritarisme et le dressage, comme si nos petits n'avaient aucun droit, ni de statut d'êtres humains à part entière.Elle recommandait aux parents de se mettre résolument à leur écoute, au lieu de les tasser ou de les battre.Françoise Dolto a eu un tel impact sur les récentes générations que celles-ci concluent à l’avènement d'enfants rois, voire d'enfants tyrans.De là, le mot caricatural «doltoisme».Pourtant, ce n'était pas du tout son intention.Entre trois et cinq ans, statuait-elle, les enfants modernes ont été « trop couvés».Malheureusement, les nouveaux parents ont interprété ses propos sur les ondes, comme dans ses nombreux ouvrages (qu'ils n'avaient pas lus!), comme étant une invitation au grand relâchement de la discipline vis-à-vis des jeunes.En d'autres termes, les enfants ont tous les droits et les parents, que des devoirs à leur égard.On attribue même à Dolto la montée de la violence parmi les benjamins, particulièrement au cours de la décennie 80.Des petits pas élevés Cette attitude a des conséquences multiples sur le fonctionnement de la société.Pères et mères confient leurs rejetons à la garderie et à l'école (d'aucuns s'en débarrassent!), pour que des éducateurs et des instituteurs les encadrent, les maîtrisent, les instruisent sur le tas.Mais comment civiliser de petits rois qui n'ont pas été élevés à la maison?Le résultat de cette désinvolture est qu'au primaire —c'est l'enfer au secondaire!—, bien des enseignants épuisés par la lourdeur de la tâche, troquent l'enseignement contre quelque carrière moins mortifiante.Ils se rendent compte que les problèmes de discipline occupent plus de place dans leur échiquier éducatif que les matières à enseigner.Les bum-out se multiplient.Et le laisser-aller des parents devient fléau.L'indiscipline érigée en système perturbe les niveaux supérieurs de l'éducation.En bout de ligne, c'est la vie adulte qui écope.Éduquer un enfant ne se fait pas au moyen d'un déluge de mots et de gnangnans, pour lui faire entendre raison.On n'arrive à rien avec des fadaises, surtout quand l'enfant roi n'a pas l'âge de raison.L'autoritarisme ne doit pas non plus redevenir à la mode.Entre la férule des sociétés préindustnelles, qui n'aimaient pas les enfants, et la permissivité d'aujourd'hui attribuée à tort à Françoise Dolto, il y a place pour le juste milieu.En dépend, d’une certaine manière, un mieux-être des enfants d’abord, des parents ensuite et de la société, enfin.Jacques T.-Dumais K La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada Centralde Québec et Chaudière-Appalaches 6 La Quête réalise l'espoir Décembre 2008 mm am Un nouveau baby-boom naît au Québec.De moindre ampleur que celui des années 50 et 60, mais on assiste tout de même à une augmentation significative des natalités.Selon Statistique Canada, le nombre de nouveau-nés en 2007-2008 se chiffre à 86 000.Une hausse de 10 000 en 10 Preuve concrète.Au sein de l’entreprise Vidéotron Ltée, selon les Ressources humaines, en 2006, 146 congés de paternité et maternité avaient été octroyés.En 2008, ce nombre grimpe à 223, et l'année n’est pas terminée.temps plein à ses fdles.Elle souligne le courage des mères qui s’évertuent à performer à l’emploi, tout en rentrant le soir prendre soin de leurs enfants.Les congés paternels Même son de cloche du côté d’Éloi Talbot, jeune père de 25 ans : « C’est dur à expliquer, il y a tellement d’inconvénients, mais de le voir quand il joue avec toi, c’est super.» L’adoDtion Plusieurs facettes L’envie d’enfanter n’est pas rationnelle.Les femmes interrogées ont toujours su qu’elles voulaient des enfants.« C’est quelque chose d’inexplicable, c’est plus fort que moi », confie Hélène Blanchard, mère de 30 ans qui attend son deuxième bébé.Le congé parental de 52 semaines - pouvant être partagé entre la mère et le père - contribue grandement à la hausse des grossesses au Québec, sans aucun doute.« Les femmes aujourd’hui sont faites fortes, je ne sais pas comment elles font », souligne Nancy Lévesque qui a fait le choix d’être mère au foyer.Nancy pense peut-être retourner travailler à l’extérieur près de son domicile, lorsque ses filles seront en âge de fréquenter l’école.À l’aise financièrement, avec un conjoint électricien, cette jeune femme qui a perdu ses parents trop tôt, dont sa mère à 1 âge de 12 ans, bénéficie d’un héritage et peut se permettre de prodiguer une présence à Depuis le 1er janvier 2006, les pères peuvent également se prévaloir du congé de paternité d'une durée de cinq semaines.Ludovic Jean entend en tirer profit, avec son troisième enfant en devenir.Sa femme - propriétaire d’une friperie écologique depuis moins d'un an - ne peut se permettre de perdre des revenus en prenant le congé parental d’un an.Comment concilier travail et famille ?La boutique de madame Jean - qui vend des couches lavables — s est dotée d une aire de jeux où les enfants peuvent se distraire.Autre alternative : les parents des deux conjoints sont à la retraite.Ils sont plus que disposés à prodiguer des soins à leurs petits-enfants.D’un point de vue masculin, engendrer une famille nombreuse consiste, pour Ludovic, à récréer le fun d’être en famille.« Mes parents avaient chacun huit frères et sœurs, se remémore-t-il, les réunions de famille étaient pleines de vie.» L’adoption, quoiqu’en baisse ces dernières années, est l’un des facteurs à la hausse de natalités.Isabelle Girard attend son bébé en provenance de la Chine, depuis 32 mois.« Il n’est peut-être même pas né, on n’a pas été encore jumelés », raconte-t-elle.Au Québec, le congé d’adoption est également de 52 semaines, ce qui facilite un processus déjà lourd.À la suite de deux tentatives d’insémination in vitro et plus de 15 000$ dépensés sans résultat, Isabelle et son conjoint ont décidé de se tourner vers l’adoption.En tant que parents dans l’attente, ils sont passés par plusieurs stades : la fébrilité, la déception, la colère, puis aujourd’hui, ils vivent au jour le jour.Karine Limoges Correspondante à Montréal Décembre 2008 La Quête réalise l'espoir 7 I L’enfance, période à laquelle plusieurs d’entre nous font référence lors de conversations, est une phase aussi cruciale dans le développement, l’adaptation et l’apprentissage, selon Freud.Elle comporte trois stades : oral, anal et phallique.Pour certains, c’est un temps heureux et innocent, mais, pour d’autres, il s’agit d’un temps rempli de dénouements, de contretemps et de déceptions.Meman, k c que sa veu dir 1 enfance ?D’aucuns voient l’enfance comme une période idéale à laquelle ils voudraient revenir.Ils feraient tout pour y rester le plus près possible.Pourtant, d’autres ne connaîtront jamais ce que ce mot signifie, car ils auront été adultes, toute leur vie durant.Qu’est-ce que l'enfance ?Pendant l’Antiquité et le Moyen Âge, le terme référait seulement au statut d’une progéniture dans sa relation avec ses parents.Aujourd’hui, en Occident, la langue française emploie le mot «enfant» pour désigner les personnes âgées de moins de 16 ans ou de moins de 18 ans.Par contre, ce terme pourrait avoir des connotations négatives, d’où les expressions enfantillage et infantiliser.En effet, le terme enfance rime avec obéissance et dépendance.L’enfant doit obéir à l’adulte en général, tantôt aux parents ou aux tuteurs dans la famille et tantôt à l’enseignant à l’école.Effectivement, la majorité du temps, l’adulte parle à l’enfant en employant l’impératif.Dans le même sens, l’enfant dépend de l’adulte.Ce dernier doit atteindre l’âge de 18 ans pour être totalement émancipé de l’adulte.Légalement, il doit avoir 12 ans pour agir.Jusqu’à 16 ans, l’obtention de l’objet de ses désirs dépend de ses demandes et de la manière dont il plaide.Par ailleurs, à titre d’exemple, à l’école l’enfant ne peut prendre seul la décision d’aller aux toilettes.Jusqu’à l’âge de 16 ans, cette décision dépend de l’adulte.Ailleurs dans le monde, plusieurs familles linguistiques n’ont pas de terme pour exprimer l’idée d’adolescence et conçoivent la notion de l’enfance de la même manière que les gens de l’Antiquité et du Moyen Âge.En effet dans ces coins du monde, une personne âgée de moins de 16 ans ou de moins de 18 ans a des responsabilités.Elle peut et, malheureusement, dans bien des cas, elle doit travailler pour son propre bien ou pour le bien de ses proches.Malgré tout, cette situation peut assurer à l’enfant une certaine indépendance.Effectivement, son travail lui offre des moyens potentiels d’obtenir certains biens qu’il désire.L’enfance ramène à des réalités contrastées partout sur la planète.Au Québec, nous pouvons nous demander si la réforme scolaire réserve réellement un avenir plus prometteur aux nouvelles générations ?Camille Price Piclté Correspondante de La Quête à Ottawa Notre Mission La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisés de la société.Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier, la rue St-Jean,la rue St-Joseph, dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis CAMELOTS DEMANDÉS Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le journal La Quête.Nous sommes à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de Québec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649- 8 Là QUÊifi réalise l'espoir Décembre 2008 Photo Pascal Huot CADEAU OU FARDEAU On entend souvent parler des enfants en termes de bonheur; on fait couramment référence à eux comme à des cadeaux reçus par leurs parents.Certains n’éprouvent pas le besoin d’être parents, d’autres ont recours à la science pour avoir un enfant.¦¦¦ÿgSt.Dans certains pays, les orphelinats sont remplis d’enfants destinés à l’adoption.Certains jours, c’est le ciel.D’autres jours, c’est l’enfer.Avoir un enfant, est-ce un cadeau ou un fardeau?Un cadeau recherché Pour Myriam Noël, ses deux enfants sont une source de bonheur.« Avoir un enfant, c’est merveilleux, c’est l’exemple même du don de soi », confie madame Noël à La Quête.« Il est vrai que parfois c’est difficile et que pour un moment on se dise qu’être parent c’est un fardeau, mais ça passe vite », a-t-elle continué.Madame Noël est maman à la maison.Elle est là pour les repas, les cours de guitare, d’équitation et les devoirs.« J’ai de la chance d’être à la maison à temps plein pour m’occuper d’eux, et être maman à la maison, c’est vraiment un travail à temps plein qui me comble ».Andrée-Ann Blais, quant à elle, a 22 ans et elle est encore étudiante.Mais elle non plus n’imagine pas son avenir sans enfants.« Je ne me sentirais pas complète et épanouie si je n’en avais pas », explique-t-elle.De plus, pour certains couples qui ne réussissent pas à avoir d’enfant, être parent serait le plus beau des cadeaux.Au Canada, selon la Fédération québécoise du planning des naissances, un couple sur 12 éprouverait des problèmes à concevoir un enfant.On se dit prêt à avoir recours à la technologie, malgré les risques élevés de grossesses multiples et de malformations chez les bébés conçus grâce aux technologies de procréation assistée.La majorité des couples ressortiront de cette aventure, endettés psychologiquement et physiquement éprouvés.Mais le désir d’avoir un enfant est plus fort que tout.Un fardeau total Il est difficile encore aujourd’hui de parler d’enfants comme de fardeaux pour les parents, sans être jugés.Cependant, selon la situation, être parent, ce n’est pas toujours une source de bonheur.Pour des raisons économiques, de viol ou autres, une naissance peut devenir un fardeau pour le ou les parents.À Québec, Louise Meilleur (nom fictif), qui offre un service de garderie en milieu familial depuis plusieurs années, remarque que certains parents se comportent comme si leurs enfants étaient un fardeau.« Les règles pour les garderies en milieu familial sont très strictes », affirme-t-elle en entrevue à La Quête.Nous devons nous assurer que les enfants mangent sainement, que les activités soient éducatives, alors que certains parents ne le font pas à la maison, ajoute-t-elle.« Il y a des parents qui inscrivent leurs enfants à ma garderie, mais qui ne travaillent pas ni l’un ni l’autre », raconte madame Meilleur.« Ces enfants, qui passent la semaine chez moi, pleurent lorsqu’ils quittent avec leurs parents.Ils ne veulent plus partir », poursuit-elle.Jamais! Certains, par ailleurs, voient la vie de parent comme un fardeau et décident simplement de ne pas avoir d’enfants.Patrick Tremblay (nom fictif) a 26 ans et affirme qu’il ne sera jamais père.« J’ai peur de me faire juger lorsque j’en parle, parce que c’est considéré égoïste comme décision, affirme-t-il.Mais je ne suis tout simplement pas capable d'endurer les pleurs, les crises au magasin et les couches pleines.Être parent, c’est difficile et ce n’est vraiment pas pour moi », conclut monsieur Tremblay.Isabelle Noël Décembre 2008 La Quête réalise I espoir 9 JM Centre de la petite enfance, garderie en milieu familial, choisir de rester à la maison et j’en passe .Toutes ces options sont à portée de la main de centaines de nouvelles mamans au Québec.Le choix est difficile quand on sait que l’enfant passera 31,5 heures* par semaine en moyenne, dans ce milieu.Pour certains le choix fut déchirant, pour d’autres ce fut facile.Même si le choix nous est offert, l’option n’est pas toujours envisageable, et ce, pour différentes contraintes : horaire, prix, confiance etc.Une chose est sûre, toutes les mères cherchent l’endroit parfait, et c’est bien normal.Mais quel est cet endroit idéal?Certaines diront qu’il n’y a que la mère d’un enfant pour bien s’occuper de l’enfant.Que de rester à la maison pour son enfant est le plus beau cadeau à lui faire.Je ne doute pas de l’engagement de ces femmes courageuses et du bienfait de leur démarche, mais est-ce toujours une option?Plusieurs femmes aiment s’accomplir de façon différente en poursuivant également une carrière, ce qui est tout aussi louable.Il y a aussi les parents qui triment fort pour subvenir aux besoins de leurs enfants, qui aimeraient peut-être rester à la maison avec les petits, mais dont le portefeuille hurle « NON ».Il y a celles qui préfèrent confier la garde de leurs enfants à un établissement.L’horaire y est flexible; il y a une présence assurée de plusieurs éducateurs; l’enfant est en groupe avec d’autres enfants de son âge et le prix est abordable.L'important c’est le sourire! Certains enfants (et certains adultes) peuvent être par contre intimidés par les grosses installations.Quelquefois le service peut y être impersonnel, dû à la quantité d’enfants à gérer.Enfin, d’autres préféreront les garderies en milieu familial.Ils y verront une solution qui correspond à un milieu naturel pour l’enfant, un groupe composé de six enfants d’âges multiples et à un prix abordable.On doit cependant avoir confiance en la responsable, qui sera seule avec l’enfant toute la journée.Il faut aussi coordonner les vacances de la responsable avec les nôtres, ou encore trouver une autre gardienne pour cette période.Et enfin, il faut être à l’aise avec les façons de faire de la personne responsable.Ce ne sont, dans ce qui précède, que quelques possibilités qui s’offrent à vous, lors de ce choix décisif dans la vie de votre enfant.Il y en a toujours de nouvelles qui s’ajoutent.Que votre petit soit chez Mamie ou au Centre de la petite enfance (CPE) d’en face, l’important, c’est le sourire sur son petit minois quand il vous retrouve à la fin de la journée.Geneviève Blanchet * source : Statistique Canada 2000- 2001 10 LO QjJête réalise l'espoir Décembre 2008 fr UNE GRANDE PETITE FILLE La première fois que j'ai rencontré Éliane, elle venait de sortir du ventre de sa maman.Une journée, un beau coco, la bouche en cœur, le teint doré à souhait.Et les yeux fixés sur ses parents.Aucune trace de son labeur.Un mois plus tard, je profite de mon congé de maladie pour jouer à la nounou pendant que maman étudie.Horaire variable, activités multiples, bref j’ai partagé l'univers de ma petite nièce — premier petit-enfant de la famille— durant neuf mois.Ma recette avec Éliane est fort simple: je lui explique tout ce qu'on fait, tout ce qu'on voit, puis je la laisse cogiter, flâner, observer, rêver.À six semaines, elle posait déjà ses petites pattes sur le rebord des fenêtres et apprivoisait avec emphase un nouveau matériau: la vitre.Elle adorait regarder les montagnes, restait intriguée par les voitures mais ne se lassait pas du ciel, souvent aussi bleu que ses yeux.À deux mois, Peanuts tendait ses menottes devant le robinet de la salle de bains.Je n'en revenais pas.Je lui ai montré à se laver les mains.Elle adorait.Le changement de couches la captivait et elle restait aux aguets à chaque bruit d'eau.Dans la poussette ou la bassine, chacun de ses réveils constituait un moment bien spécial : soupirs, étirements, tour d'horizon et, oups! vl'à tante Isabelle.Sourire assuré, avec, en prime, quelques coups de pattes.«Je suis prête à jouer», semblait-elle dire.Jamais de pleurs, ni de peurs.Rien ne lui plaisait davantage que SA SUCE.Elle en a au moins 25.C'est sa confidente, son rempart.Elle leur parle, les goûte, les compare, les flatte, les cache.Maintenant, à deux ans et demi, elle devra bientôt les prêter à son frère Edouard.Éliane, c'est mon ange, mon inspiration.On se nourrit l'une et l'autre.Celle qui veille sur sa tante parfois fatiguée par les traitements de chimio.Une enfant très affectueuse, qui n'a jamais compté les becs.Qui se précipite encore vers moi pour m'accueillir.Qui me tient la main sur le chemin de la vie.Un amour qui vaut de l'or.On ne redira jamais trop l'importance que joue la parenté dans le développement d'un enfant.Ces petites mains qui s'offrent à vous, ces yeux lumineux, ces sons magiques.Voilà la toute-puissance de l'intelligence du cœur.Isabelle Jinchereau Éliane et tante Isabelle 11049 3ième Avenue?Québec, Limoilou, ft 529.3829 3 La Quête réalise l'espoir Décembre 2008 i LE 8 DECEMBRE 20 De 9h30 a 20h JE M'EXPRIME, JE VOTE ÉLECTIONS GÉNÉRALES Pour savoir où aller voter, consultez la carte de rappel que vous recevrez par la poste ou visitez notre site Web.N'oubliez pas d'apporter une des cinq pièces d'identité requises pour voter.!00{ 12 Là Que le réalise l'espoir Il y a la joie d'être parent, mais l’état de grands-parents constitue un cadeau unique.Ils ont le bonheur d’échanger, de jouer, de rigoler avec des enfants d’âge primaire, tout en étant soulagés de la tâche éducative.Le naturel et la gratuité marquent la connivence entre les petits et les vieux.C’est un retour tonique des adultes à l’enfance.» T.Claudelle 9 ans et son grand-papa Claudelle et Corinne, les filles de notre fille Camille, sont arrivées dans notre vie il y a moins d'une décennie.Le plaisir de les voir, de les écouter plus d'une fois par semaine, de passer 48 heures avec elles au chalet, de participer à leurs activités parascolaires ou libres, est pur enchantement.Tellement que lorsqu'elles ne sont plus là, la nostalgie s'empare de nous.La belle naïveté, la tendre puérilité, tout est là pour créer un environnement féé-rique.Depuis cette «Fée des dents» qui ne doit pas perturber le sommeil de Corinne, jusqu'à cette «grosse fourmi blanche (de Claudelle) qui n'aime pas le monde», nous vivons dans les arcades de Disneyland.Il faut voir et entendre aujourd'hui la première préparer le repas de son grand-père pendant que la seconde s'évertue à lui donner des cours de Hip-hop, à lui inculquer l’ABC de tel jeu de société.Les leçons d'apprentissage du vélo, le transport aux cours de natation, les promenades dans des lieux champêtres des environs, tout avec elles, a de la saveur, de l'authenticité.Dans la neige, dans les feuilles, sur le sable, c'est la camaraderie absolue.La fille et la grand-mère se scandaliseront à juste titre que l'aînée des petites n'ait pu trouver un seul défaut à l'aïeul, alors qu'il en a plein son froc.Voilà qui provoquera un autre de ces innombrables fous rires.Mais ça passe trop vite.Elles grandissent, elles vieillissent, s'approchent de l'âge adulte.Arrêtez le temps, nom de Dieu! Jacques T.-Dumais La crêpe bretonne traditionnelle à (d farine de sarrasin Ouvert du mardi au dimanche de il h à 21 h CBrunch Ce dimanche de 11 h à 15 h 526, rue Saint-Jean, Québec - T’éC.¦ (418) 524~^341 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER PHARMACIENS 369, de la Couronne Tél.: (418) 529-2121 Affilié) à unira» Une équipe branchée, ouverte d'esprit et accessible i Danielle Pelletier Mone Piei Audetle Pharmacienne Prop Photmauenne Claudio larrivée Le (Biuta Crêperie-bistrot ^ Décembre 2008 La Quite 'éa,ise,esp°ir 1 13 ?¦*-¦*-* ^ ¦'¦! +2* J Mais les jours se sont succédé, et son chien n’est jamais revenu.Et plus les nuits passaient, plus elle comprenait qu’il ne reviendrait jamais.Et soudain, au bout d’un mois, elle éclata en sanglots.Elle avait compris.La réaction de Caroline est typique d’une enfant de trois ans.Car de zéro à trois ans, il n’a pas conscience de la disparition de l’être ou de l'animal décédé.Mais l’impact de la perte de quelqu’un, se fait sentir très tôt dans la vie.« À partir d’un an, un enfant ressent la perte de quelqu’un, même s’il ne peut le verbaliser.Même aussi jeune, un processus d’adaptation va se déclencher face à la perte d’un parent, d’une sœur, d un frère, etc.», explique Georges Tarabulsy, directeur du programme en psychologie et directeur de la recherche facultaire en psychologie à l’Université Laval.Calendrier des chagrins De quatre à six ans, les tout-petits commencent à comprendre ce qu’est la mort.« À partir de l’âge scolaire, ils amènent à un niveau conscient le concept de mort, à cet âge on peut parler d’un décès à son enfant », ajoute monsieur Tarabulsy.L’enfant en prend conscience, mais croit qu’elle est temporaire.À cet âge, il a de la difficulté à exprimer sa propre souffrance, qu’il comprend mal d’ailleurs.La peine peut refaire surface des années après le drame.« Il est très difficile de démontrer que les tout-petits qui ont vécu la perte de quelqu’un, vont s’en ressentir plus tard.Mais les recherches tendent à démontrer qu’un enfant qui a vécu un deuil très jeune peut avoir des difficultés dans ses relations interpersonnelles, par exemple », explique monsieur Tarabulsy.Cela peut se manifester aussi par de l’angoisse ou une tristesse persistante.La cause de cet état soudain peut être inconsciente.À sept ans, Caroline a perdu son oncle.Le frère de son père est mort du cancer.« Moi je n’étais pas proche de mon oncle, je ne le voyais même pas deux fois par année.Je ne le connaissais presque pas, confie-t-elle.Mais quand il est mort, la terre a arrêté de tourner.Mes parents étaient tellement tristes.Ils se foutaient pas mal de ce que je faisais ou pas mon lit, mes devoirs ou ce qui se passait à l’école.Des fois, ils me criaient dessus pour rien, ils étaient vraiment bizarres, surtout mon père.» À cet âge, l’enfant a tout à fait conscience de ce qu’est la mort.11 comprend très bien que la mort est irréversible.L’enfant peut ressentir un fort sentiment de culpabilité.Il peut croire que le décès est de sa faute.Il peut avoir l’impression qu’il n’a pas assez aimé la personne décédée ou que ses pensées ont pu changer le déroulement des choses.« Le soutien des parents est primordial, avertit monsieur Tarabulsy.Si c’est nécessaire, il y a de l’aide qui existe et les parents ne doivent pas hésiter à y avoir recours.» Laurie Grenier "v * L » 14 Lü OU file réalise l'espoir Décembre 2008 MALADIES INFANTILES Pensif, j’observais mon filleul Samuel, un enfant énergique et pétant de santé, s’amuser et se chamailler avec son plus jeune frère.Alors que je savourais pleinement ce moment, une image a accaparé mes pensées, soit celle de Patch Adams, ce réputé médecin qui employait le rire auprès des enfants malades comme moyen de traitement.Qui sont ces enfants malades ?De quoi souffrent-ils?> '' W-':- MM Un jour, le père d’un ami défunt m’a confié : «Ce mot-là m’a glacé les veines lorsque le diagnostic de mon gars a été dévoilé».Ce mot auquel il faisait référence était CANCER.Ce mot qui homfie les pensées, et qui attaque sournoisement les personnes qui en souffrent.Quelle est sa fréquence chez les enfants?Selon des données statistiques fournies par la Société canadienne du cancer, on estime qu’environ 234 enfants âgés de 0 à 14 ans recevront un diagnostic de la terrible maladie, au cours de la prochaine année.Heureusement, grâce aux progrès réalisés dans le traitement du cancer pédiatrique, on estime que 82% des enfants diagnostiqués pourront être en rémission au bout de cinq ans.Un pourcentage en hausse de 11% si on compare les données de 1985.La leucémie représente encore le type de cancer le plus répandu chez les enfants, suivi des cancers du système nerveux, tandis que les lymphomes viennent au troisième rang.Selon les données analysées dans les études, il semblerait malheureusement que le cancer soit plus fréquent chez les enfants de moins de quatre ans et qu’il tend à diminuer parmi les autres catégories d’enfants, soit celles des cinq à neuf ans et celles de 10 à 14 ans.En général, le taux de mortalité infantile diminue considérablement grâce aux meilleures procédures de diagnostic, la mise au point de traitements multimo-daux et la centralisation des soins et des services de soutien.Les virus ravageurs Le diabète insulinodépendant affecte également les jeunes enfants, mais son taux d’incidence reste à déterminer puisque peu de statistiques ont été publiées à cet égard.Cette maladie implique pour ces malades chroniques, des injections d’insuline quotidiennes et un calcul précis et exact de l’apport glycémique de leur alimentation.Selon des informations glanées dans des études, deux périodes précises de l’enfance semblent être plus à risque pour le déclenchement de la maladie, soit la période de trois à quatre ans ainsi que celle de 10 à 12 ans.Les causes exactes de son déclenchement semblent être encore inconnues, mais certains facteurs ont tendance à illustrer une corrélation au niveau de la génétique familiale.La maladie toucherait selon certaines observations, davantage les garçons que les filles.Un contrôle adéquat de la glycémie demeure la clé de ce com- La Quête réalise I espoir bat quotidien, en permettant à l’enfant diabétique de mener une vie active et épanouissante.La description détaillée de ces deux maladies n’est que l’énumération de deux de ces virus ravageurs qui martèlent, détruisent et anéantissent nos jeunes qui nous sont d’une importance inestimable, de par leur simple présence.Soulignons l’immense courage de ces enfants malades, qui mènent quotidiennement leur lutte gigantesque contre ces adversaires invisibles qui les ravagent.En ce temps de réjouissances, ils ont droit peut-être plus particulièrement à l’espoir et à l’amour de leur entourage.Jonathan Archambault 15 Décembre 2008 TROP JEUNE POUR ETRE JUGE (Le 19 août dernier, deux garçons âgés de 9 et 11 ans et demi, ont agressé sexuellement une fillette de neuf ans, dans la banlieue de Montréal.La petite fille est traumatisée et gardera des séquelles du drame toute sa vie.Pourtant, les policiers ont expliqué à la mère de la fillette que les agresseurs étaient trop jeunes pour être accusés.Quelle est la place des enfants dans le système judiciaire?La loi prévoit l’âge minimal de 12 ans pour être jugé à la Cour criminelle, ce qui signifie qu’il n’existe aucun recours légal contre un enfant de 11 ans et moins qui a commis un délit, et ce, peu importe la gravité de son geste.Pour justifier telle décision, on insiste sur le fait que des enfants ne sont pas aptes à distinguer le bien du mal, ni à prendre conscience des conséquences de leurs actes au moment des faits.Éducaloi établit la distinction entre « enfant », soit un mineur âgé de 11 ans et moins, et « adolescent », soit un mineur âgé de 12 à 17 ans.En 1984, la Loi sur les Jeunes Contrevenants (LJC) entre en vigueur au Canada.Elle sera amendée en 1999 par la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA).La Commission des droits de la personne indique que la LSJPA « s'applique aux jeunes de 12 à 17 ans qui commettent une infraction au Code criminel ou qui contreviennent à une loi fédérale ».La LJC et la LSJPA indiquent les procédures juridiques à suivre en matière de délinquance juvénile.Lorsque le délit est très grave, l’adolescent de 14 ans et plus sera jugé comme un adulte et peut donc être éligible à une sentence plus sévère.Par contre, la loi prévoit l’anonymat des contrevenants, puisqu’il s’agit somme toute de mineurs.Un enjeu politique Le Parti Conservateur proposait lors de la dernière campagne électorale de durcir la LJC.La proposition consistait en de peines plus sévères, allant jusqu’à la prison à vie, dans le cas de crimes considérés comme très graves.Au Québec, cette mesure pourrait s’appliquer aux mineurs de 16 ans et plus alors que dans d’autres provinces, des jeunes de 14 ans pourraient y être soumis.Anne-Hélène Marceau, technicienne en travail social et intervenante à la Maison des Jeunes de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, croit que la mesure proposée par Stephen Harper est trop drastique.« Cette mesure n’aurait pas les résultats escomptés, car on ne laisse pas la chance aux jeunes de se réadapter.Je ne pense pas que ce soit d’une grande aide pour eux, car les peines plus sévères ne régleront pas la situation », a-t-elle indiqué.Madame Marceau estime que la meilleure façon de décourager les jeunes de commettre des actes criminels est de prévenir et de pardonner.« Les jeunes peuvent se rattraper, ils ont une possibilité de réhabilitation beaucoup plus grande que les adultes, a-t-elle affirmé.La solution passe par une responsabilisation des jeunes envers leurs actes et par une plus grande implication dans leur communauté.Il faut viser la réinsertion sociale, avant des peines plus sévères.» Au Québec, le taux de criminalité chez les jeunes a diminué de 4% entre 2003et 2006, et demeure plus bas que dans le reste du Canada.Pourtant, selon leminis-tère québécois de la Justice, seulement 2% des infractions seraient traitées par les tribunaux.Les plus récentes statistiques indiquaient que le taux de réhabilitation des jeunes contrevenants se situait autour de 85%.Marie-Ève Martel Archives Internet « Vers 13-14 ans, il arrive quelque chose; on sait pas quoi.» contait Yvon Deschamps, dans un de ses nombreux monologues.De l’enfance à l’ado lescence, la vision du monde d’un jeune est complètement chamboulée.DE L'ENFANCE À L'INCERTITUDE 11$**- V.- 'rç.'.iv'’ •• fe O** Un enfant vit au présent et pose des questions sur ce qui se présente à lui.Sa méthode concrète de raisonner change du tout au tout au début de l’adolescence.A un âge relatif à chaque individu, il doit désormais faire face au monde imparfait qu’il croyait jusqu’ici sans défaut.Les besoins d’un jeune changent considérablement à ce stade.Le psychologue Abraham Maslow affirmait que les besoins physiologiques de base et le sentiment de sécurité dominent durant l’enfance.L’enfant qui arrive à l’adolescence recherche un sentiment d’appartenance ainsi que l’estime des autres et de soi, dans le but de s’accomplir.Lejeune adolescent arrive désormais à se poser des questions hypothétiques.Il peut maintenant imaginer les différents dénouements d’une situation.Anne-Marie Nadeau, finissante en Education spécialisée, souligne d’ailleurs que les jeunes commencent à se poser la fameuse question « et si jamais.».A cet âge, l’enfant manque souvent de confiance en lui.Madame Nadeau mentionne aussi que le jeune a alors tendance à se faire des scénarios catastrophes, en s’imaginant qu’on parle de lui lorsqu’on chuchote, par exemple.Il cherche à se comprendre et à savoir qui il est.Décembre 2008 L’éveil au monde Lejeune qui était si proche de ses parents commence désormais à les confronter.Il s’aperçoit qu’ils ne sont pas parfaits.Il cherche un modèle et commence à définir ses valeurs.L’adolescence est, en fait, la période où l’enfant s’éveille au monde.Victoria, Raphaëlle, Clara et Elodie sont des amies âgées entre 12 et 14 ans.Bien que leurs espoirs et leurs peurs devant la vie se ressemblent, elles apportent chacune certaines nuances.Pour Victoria, l’amitié est primordiale.« Les amis, c’est vraiment important pour moi.» Ses amies approuvent cette idée à l’unanimité.Ce qu elle souhaite, c est de réaliser ses rêves, de voyager et que son futur travail la passionne.Clara cherche à être bien dans sa peau.Ses amies et elle commencent aussi à prendre conscience de la vie et de la mort, qui font partie de leurs peurs.La crainte de perdre des êtres chers fait aussi partie du lot.Une de leurs plus grandes préoccupations est la peur qu’elles soient mal jugées.Elodie ajoute qu’elle craint de connaître l’opinion des personnes qu’elle aime.« J’ai peur de ce que les autres pensent de moi, peur de faire les premiers pas.» Lfl Qllêie réalise I espoir La crainte d’être mal jugée se présente autant devant leurs amis que face aux adultes.Victoria constate que les adultes mettent parfois tous les adolescents dans le même panier et les rattachent à la délinquance.« Les jeunes ont juste d’autres préoccupations qu’eux », exprime-t-elle d’un ton découragé.Rester enfant?Les préoccupations des adolescents ressemblent beaucoup à celles des adultes.Ils veulent eux aussi être aimés et ont également des rêves à réaliser.La principale différence, c’est que bien qu’ils comprennent de plus en plus le monde auquel ils appartiennent, ils ne sont pas nécessairement encore prêts à quitter l’enfance.Même chez les adultes, il est possible d’entendre parfois parler d’une nostalgie devant la naïveté de l’enfance.N’avez-vous jamais entendu une personne dire : « C’était si simple quand nous étions enfants.»?Steeve Gobeil 17 VX73 MON ANIMAL, t^Ùtl O/fAA/T Des boutiques spécialisées, des massages, des restaurants et des hôtels.Non, il ne s'agit pas du nouveau quartier à la mode, mais bien de services pour animaux! Ici à Québec, on offre maintenant un service de maître styliste coiffeur.Certains propriétaires sont prêts à dépenser beaucoup pour le bien-être de leur petite bête chérie.Les animaux domestiques sont-ils devenus des enfants?Ht\, \ Gary Selon Statistique Canada, les propriétaires d'animaux québécois dépensent en moyenne 516 $ par année pour leur compagnon, comparativement à 425 $ en 2000, ce qui représente un bond de 21%.Ce n’est pourtant rien, comparativement à l’industrie américaine.Selon les statistiques de l'Association des fabricants de produits pour animaux domestiques (APPMA), 63% des foyers américains comptent un animal d’intérieur.Les Américains ont 88 millions de chats et 74 millions de chiens.Leurs dépenses se sont élevées, en 2007, à 40 milliards?dont 16 milliards$ en nourriture, 10 milliards?en soins vétérinaires, 10 milliards?en médicaments et 3,9 milliards?en divers jouets, vêtements et gardiennes d’animaux! Le même traitement «On dépense pas mal pour Rouky », confie Jean Lelièvre, propriétaire d'un Labrador.«Si il a besoin de quelque chose, on lui achète.Ça peut être des couvertures, des jouets ou des gâteries», a-t-il ajouté.Même au Québec, plusieurs propriétaires d’animaux offrent à leurs animaux domestiques les mêmes soins qu’ils paieraient à leurs enfants, comme la nourriture biolo- gique, les cadeaux de Noël et les écoles.En effet, plusieurs villes québécoises comptent des écoles de dressage pour chiens.Ils y apprendront, entre autres, l’obéissance et l’agilité.Si votre chien préfère rester à la maison le samedi soir, vous pourrez lui procurer Dog-glywood, le premier film pour toutous.Pour le plaisir des oreilles des animaux, on pourra aussi leur faire écouter de la musique d’ambiance.Enregistrée en ondes alpha de 8 à 13Hz, cette musique aurait la propriété de calmer les animaux domestiques.A Montréal, une petite poignée d’hôtels accepte désormais les clients qui voyagent avec leurs animaux domestiques.Pour les promeneurs, le café Le Réveil du maître permet aux maîtres de boire un café en faisant manger et jouer leurs animaux.De plus, des villes comme Laval et Saint-Hyacinthe ont mis en place le projet Réanimer, qui consiste à réanimer les animaux avec de l’oxygène lors d’incendies.Réanim02 offre des masques à oxygène spécialisés pour chats et chiens, aux services des incendies des municipalités du Québec.La mode animale Nos copains à quatre pattes suivent aussi la mode.Il se tient, à New York, «la semaine de la mode animale ».Pour les saisons du printemps et de l’automne 2009, plusieurs grands couturiers feront défiler des animaux portant leurs dernières créations.Lise Vigneault achète régulièrement des vêtements pour son chien.Elle est propriétaire d’un petit Yorkshire Terrier, Gary, depuis 2 ans.« Je lui ai acheté des manteaux pour l’hiver et pour la pluie », a-t-elle expliqué.« Il a aussi des chandails et bottes quand il fait froid.Gary est petit et il demande plus de soins et d’attention qu’un plus gros chien », a-t-elle lancé.Madame Vigneault n’a pas d’enfants et ne pourrait se passer de la présence de Gary.« Il est toujours avec moi, je l’emmène partout » a-t-elle affirmé.Isabelle Noël 18 LO Qjlête réalise l'espoir Décembre 2008 U u>i JMHM9 ¦ I- ¦«>*, La me syeaiA/ Cnwcunni! Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R 1R3 522-4889 fax.: 522-4614 LPS CHOCOLATE CHfKIDo 40 Choco-Musée Ertco 634, rue Saint-Jean, Québec Faubourg Saint-Jean-Baptiste Ouvert de 17f\ à 2h sauf le dimanche 565.rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 LA NUISANTE TELE f' Depuis plusieurs années, certains maux de notre société reviennent épisodiquement au cœur des débats : l’obésité, l’individualisme et le manque d’implication des gens dans les débats, font partie de ces problèmes, entre autres.Et si la télé était en partie responsable?Archives La Quête La vigilance limitée Les parents ne semblent pas être au fait des dangers réels de la télévision pour leurs enfants.Rencontrée à Place Laurier, Line Masson, mère de deux jeunes enfants, avoue ne pas superviser ce qu’ils regardent.« Tous les jeunes l’écoutent, je ne peux pas priver les miens! Et c’est bien pratique quand on est occupé, a-t-elle justifié.Mais je crois que je leur ai appris à se servir de leur jugement, notamment face à la nourriture.La télé ne peut pas remplacer l’éducation des parents, c’est certain.» Johanne Théberge abonde dans le même sens : « Je ne peux pas contrôler tout ce qu’ils regardent, mais je crois leur donner des bonnes bases pour juger et comprendre ce qu’ils voient.Et je m’assure qu’ils ne font pas que ça.» Il serait utopique de penser qu’on puisse retirer complètement la télévision des foyers, comme le prônent certains groupes de pression.Mais son écoute devrait être encadrée, comme le suggère le Réseau-Média.La télévision, dangereuse pour les enfants?Oui, et pour plusieurs raisons.Selon le Réseau Education-Média, la télévision peut « nuire à l'apprentissage et à la performance scolaire, si elle empiète sur les activités essentielles au développement physique et mental de l'enfant.» L’enfant serait tout particulièrement vulnérable aux messages publicitaires, selon l’Office de protection du consommateur (OPC), puisqu’il ne parvient pas à faire la distinction entre le message publicitaire et les messages informatifs réels présentés dans les médias.Et ils sont exposés à 40 000 messages publicitaires télévisés par année! Ces messages ne peuvent leur être destinés directement.Une loi québécoise prévoit en effet que les messages visant les moins de 13 ans sont interdits au Québec.L’écoute de la télévision aurait toutefois des répercussions directes sur les comportements des enfants, parce que ces derniers intègrent les valeurs véhiculées.Ce qui mènerait à l’hypersexualisation, surtout des jeunes filles, mais également à la banalisation de comportements adultes, comme le fait de consommer de l’alcool.Une pratique passive Selon le Réseau Education-Média, qui est un organisme à but non lucratif, le remplacement des activités enfantines traditionnelles, comme le jeu, la lecture ou la pratique de sports par l’écoute de la télévision est dangereux, parce que ce médium est passif.La télé serait même un fac teur déterminant dans l’obésité L’OPC émet un avis en ce sens, dans son dossier sur les enfants et la publicité, citant l’Organisation mondiale de la santé qui reconnaît la publicité comme un des facteurs prédominants de l’obésité chez les jeunes.Phénomène préoccupant, surtout dans un contexte où, selon le gouvernement du Québec, plus d’un enfant sur cinq accuse un excès de poids : 7 % d’entre eux souffrant d’obésité et 15 % d’embonpoint.Aude Brassard Après tout, les enfants canadiens passent en moyenne 15 heures par semaine devant le petit écran, selon Statistique Canada.Fréquemment sans surveillance de leurs parents.Et ceux-ci ne connaissent pas, en général, les dangers auxquels ils sont exposés! de l’enfant, non seulement parce qu’elle remplace des activités où l’enfant dépenserait de l’énergie, mais aussi parce qu’elle fait la promotion d’un mode de vie sédentaire et d’une mauvaise alimentation, entre autres, par la promotion de la restauration rapide.La discussion devrait être ouverte avec les enfants, à propos de ce qu’ils voient.L’écoute devrait être restreinte à certains moments précis de la journée (après les devoirs par exemple), qui sont toujours les mêmes.Et surtout restreindre l’accès à certains contenus dont les émissions violentes.20 Lâ QjJfiffi réalise l'espoir Décembre 2008 Kill 049 3ième Avenue?Québec, Limoilou, ff 529.38291 Ouvert de 17h à 2h sauf le 565.rue St-Jean.Québec (QC) ÇrwûTfirrr! 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Décembre 2008 La Quête réalise l'espoir 23 0 Gilles Bégin PHARMACIEN 1019, rue Cartier Québec, QcC1 R 2S3 TéL: (418) 524-0230 Télec.: (418) 524-0250 Affilié è brunet» En santé depuis 150 ans Maison Jean-Alfred Moisan épicerie fine 699.rue Saint-Jean Quebec.Québec i - A If red .Moi: Tel.: (418) 5224)685 Fax : (418) 522-2132 MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés stuc Bernard Morin.CA bmorin@mdbca.ca 706, rue Saint-|oseph Est Bureau 200 Quebec (Quebec) G1K3C3 Tel.(418) 692 1077 Télec.(418) 692-2953 tîSl hIARCHEsuean Charlotte, Solange et Jean-Philippe Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc 522-4889 G1R 1R3 fax:522-4614 LlBRAI RIE cAvA?Livres ?Tarots ?Encens Affiches ?Ésotérisme ?Pendules ?Pierres ?Cristaux 28, bout.Carignon, Victoriaville, G6P 4Z6, (819) 758-5150 770 rut St-Jean, Québec, Qc, GIR 1P9, (418) 522-1234 LE CRAC ALIMENTS SAINS LA CAROTTE JOYEUSE 690 rue St-Jean Québec (Québec) GIR 1P8 Tél : 418-647-6881 Fax: 418-647-3953 E-mail: info@lecrac.com Q
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