La Quête : journal de la rue, 1 février 2009, Février
Le magazine du rue de Québec No 109 février 2009 Vive énévol BENEVOLE / jff.* Iff ll> '^3 • ¦1 •Æxi a vu tel V m ••• • •• • •• • •• •••• .•••.#•#.•••.•• • •• • •• • •• • •• • •• •• • •• • ••••.••••• •• • • •• • •• • ••••• Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : I 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec •f Sommaire Mot de l’éditeur Les bénévoles de La Quête Pierre Maltais Éditorial Un sain égoïsme Jacques T.Dumais Dossier : Vive le bénévolat * w La générosité n’a pas d'âge Isabelle Noël Donner au suivant Robert Fleury ¦mudsg Le Club des petits déjeuners Aude Brassard La joie de la gratitude Steeve Gobeil Des voleurs de Maxime Rioux jobs?Des gens qui s’impliquent Karine Limoges Une richesse inestimable Jonathan Archambault il! Coeurs sensibles s’abstenir! Marie-Ère Martel «fit! L’homme qui a vu l’ours Pascal Huot et Mathieu Tremblay De l’art pour la thérapie Chaher Mohamed Saïd Omar : z w Portrait de Mounir Geneviève Moreau Blanch et Le porte-bébé amérindien Pascal Huot Mathieu Tremblay Cahier spécial : les 30 ans de la Maison Revivre p.19 à 25 Chroniques Lait, café noir, café au lait.?Martine Corrivault Le choc du présent Diane Morin 3 I Magazine La Quête Mot de Vëditem V-V// / / '/ //à / S f 111/'éà mm les bénévoles de La Quête Comme nous abordons ce mois-ci le sujet du bénévolat, j’ai choisi de vous parler des bénévoles à La Quête.Saviez-vous que sans eux, il serait tout à fait impossible de produire ce magazine?La Quête a été créée et existe dans le but de fournir du travail à des gens qui n’ont pas d’autres alternatives pour améliorer leur quotidien.Ces personnes font ce travail pour différentes raisons.Pour aller mieux, pour briser l’isolement, pour arrondir les fins de mois ou parce qu’elles n’ont pas d’autres perspectives.Ou tout simplement pour ne pas se sentir exclues de la société.Précisons que nos camelots ne deviennent pas des salariés du magazine.En effet, ceux-ci doivent acheter chaque magazine 1$ pièce, pour ensuite le revendre 2$ l’unité sur la rue, tout en espérant recevoir de temps à autre un quelconque pourboire.A titre de salariés à La Quête, il n’y a que deux personnes.L’une d’elles, c’est le représentant publicitaire qui est rémunéré grâce aux revenus de la publicité.L’autre, c’est moi, l’éditeur du magazine, payé par un programme fédéral qui se nomme Initiative des partenariats de lutte contre l’itinérance (IPLI).Une longue liste Puis, vient la longue liste des bénévoles qui sont tous nécessaires, voire même essentiels, afin de faire fonctionner adéquatement un magazine comme le nôtre.De 20 à 25 personnes écrivent des textes qui paraissent à chaque mois dans La Quête.Une partie de celles-ci, sont des étudiants de l’Université Laval en communication ou en journalisme.Ces étudiants sont encadrés bénévolement par des journalistes professionnels, qui les parrainent à titre personnel.L’autre partie des textes nous vient de collaborateurs réguliers ou occasionnels, tous aussi bénévoles, qui font partie de nos lecteurs, communément dénommés par nous, les écrivants.Ces derniers sont au même titre que les étudiants, soit sous la supervision d’un rédacteur en chef professionnel, lui-même bénévole.Sont également bénévoles aux textes pour La Quête une intervenante et la réceptionniste de l’Archipel d’Entraide.Il ne faudrait surtout pas oublier nos trois chroniqueurs, également bénévoles.Parmi ceux-ci, une journaliste professionnelle à la retraite, un journaliste professionnel qui enseigne à l’Université de Montréal et la directrice générale de l’Archipel d’Entraide.Enfin, vous aurez sans doute tous remarqué qu’un ou des jeux apparaissent régulièrement dans nos pages.En effet, deux personnes se consacrent bénévolement à vous divertir tous les mois.On ne peut passer sous silence le photographe semi professionnel qui, chaque mois, nous fait généreusement bénéficier de ses talents pour enrichir la plupart de nos textes.Quelquefois, d’autres personnes nous fournissent gratuitement des photos, avec lesquelles nous agrémentons certains textes.Une fois tous les textes passés entre les mains du rédacteur en chef, ceux-ci sont acheminés vers nos réviseurs.A La Quête, ils sont deux : une professionnelle ainsi qu’un autre en passe de le devenir.Pour traiter plus à fond de ce qu’est le bénévolat, qui en fait et pourquoi, dans ce numéro, je laisse le soin à nos journalistes et écrivants de vous le faire découvrir.Au nom de tous les camelots et en mon nom personnel, j’aimerais terminer en remerciant toutes ces personnes, pour le magnifique travail qu’elles accomplissent bénévolement à tous les mois pour le magazine La Quête.Merci de tout cœur et bonne lecture à tous! Pierre Maltais Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avec photos ou dessins avant le 15 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour mars 2009, nous parlerons de la malbouffe Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca PHOTOS DE LA PAGE COUVERTURE Vive le bénévolat par Pascal Huot Éditeur Pierre Maltais Éditeur parrain Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS-CORRECTEURS Nathalie Thériault, Tony Bureau ÉQUIPE DE RÉDACTION Jonathan Archambault, Geneviève Blanchet, Robert Fleury, Steeve Gobeil, Aude Brassard-Hallé.Pascal Huot, Karme Limoges, Marie-Ève Martel, Isabelle Noël, Chaher Mohamed Saïd Omar, Maxime Rioux, Mathieu Tremblay CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Botvin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury, Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu ÉCRIVANTS Olivette Bélanger, Martine Blais, Sonia Boutet, France Drouin, Élyse Groulx, Pascal Huot, Alcide Labrecque, Stéphan Lemaire, Marie Nassif, Jacques Pruneau, Réal Quintin, Christiane Voyer.CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE François Laverdière.Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc Julie Duplanty LE JEU DE LA QUÊTE Jacques-Carl Morin PUBLICITÉ Yannick Dubé PHOTOS Geneviève Blanchet, Robert Fleury, Pascal Huot, Mounir Ishak, Chaher Mohamed Saïd Omar, Coll.IREPI, Huot-Tremblay, Archives Internet, Pierre Maltais.Isabelle Morin, PA S.de la rue IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n’engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.ksrjtodfs AMECQi Dim/bution Assermentée AVDA LO QjJBffi réalise l'espoir Février 2009 * ! T ¦ •.v Cliquez, vous avez du travail ! emploiquebec.net Des milliers d'offres d'emploi Des renseignements sur tous les métiers et professions • Consultez les offres d'emploi.• Inscrivez-vous, publiez votre candidature, recevez des offres d'emploi par courriel.• Informez-vous sur le marché du travail de votre région : perspectives d'emploi, salaires, formations Visitez emploiquebec.net : un emploi vous attend.Emploi Québec Magazine La Quête Éditorial UN SAIN ÉGOÏSME Suzanne, tout juste à la retraite, rend service à une nonagénaire qui lui était jusque-là inconnue.Claude fut l'homme de compagnie d'un «copain centenaire», jusqu'à la mort de ce dernier.Pierre, lui, promet dès sa carrière terminée, d'œuvrer auprès des personnes âgées.Ils sont légion ces femmes, ces hommes, ces jeunes qui font du bénévolat pendant de longues heures.Les scènes sociale, sportive, culturelle, politique et autres rayonnent grâce à ces gens qui, gratuitement et pour toutes sortes de raisons, s'investissent dans la vie communautaire.Malgré l'affluence, les bénévoles s’avèrent toujours en forte demande.A Québec, plus d'une personne sur quatre (27%) s'adonne à cette activité, dont le nom vient du latin benevolus, soit la bonne volonté.Les statistiques officielles parlent de 34% pour les Québécois dans leur ensemble, ce qui les place curieusement en queue de peloton au Canada.Le bouche à oreille, l'intluence familiale et la réclame publicitaire sont principalement à l'origine de cette participation.Certains ont le service public dans le sang, au sommet de leur échelle de valeurs.D'autres affichent la passion du domaine de leur choix, avec l'espoir de bâtir quelque chose, de réaliser un objectif demeuré étranger à leur gagne-pain.Il en est aussi qui veulent simplement agrémenter leur existence, côtoyer leurs semblables, se sentir utiles à quelque chose et, surtout, à autrui.Les bénévoles suscitent, avec raison d'ailleurs, l'admiration générale.C'est qu'ils personnifient l'altruisme.Venir en aide à des gens qui en ont grandement besoin sur les plans physique et psychologique, est perçu d’un meilleur œil, ne trouvez-vous pas, que de perdre son temps à se contempler le nombril, à fumer, à boire, à jouer au vidéo-poker ou à flâner dans les centres commerciaux.?Ces altruistes, au surplus, prouvent que l'État-Providence n'a pas réponse à tout et c'est tant mieux! Pourquoi faudrait-il, en effet, tout attendre des pouvoirs publics et faire table rase de ce que les individus eux-mêmes peuvent apporter à la société, et ce, de manière plus crédible et efficace?De la gratuité Les bénévoles compensent du reste pour les insuffisances innombrables des gouvernements.Ils rapportent énormément et de surcroît, ne coûtent rien.Ils sont la preuve vivante que l'argent peut ne pas constituer la seule préoccupation d'une société qui s'assume.Comme la crise économique actuelle incite l'Etat à sabrer partout, notamment dans les organismes de bienfaisance qu'il subventionne, les besoins en bénévoles augmentent dans la même proportion.Imaginez ce qu'il en coûterait au trésor public si tous les volontaires de Nez Rouge, par exemple, étaient rémunérés.Essayez également de prévoir de ce qu'il adviendrait de la mission de la Maison Michel-Sarrazin, si le bénévolat n'en était pas la pierre angulaire.Les premiers sont les acteurs d'une réduction notable des accidents routiers pendant des Fêtes hyper an-osées.Les seconds allègent la douleur des malades en phase tenninale, tout en apprivoisant la mort pour leur propre bénéfice.Chacun, de manière sans équivoque, trouve son compte dans le bénévolat.La personne aidée, comme l'être aidant.Parallèlement à l'altruisme, un égoïsme de bon aloi prévaut de la part de ce dernier.Car, ne nous leurrons pas, aider un congénère procure une immense satisfaction de soi et une rétroaction bienveillante quasi instantanée de l'autre.De manière sûre, le bénévolat serait même excellent pour la santé: il améliorerait le fonctionnement du système immunitaire, réduirait le stress, aiderait à la rétention de l'éveil mental.Toute une thérapie, quoi! Selon un vieil adage qui n'est pas que judéo-chrétien, on éprouve plus de plaisir à donner qu'à recevoir.Et pourquoi vivons-nous sur Terre?En vue du «bonheur national brut».De ce fait, on souhaite donc que la totalité des Québécois privilégient ainsi les autres.Car les besoins à combler chez nous, surtout sur le plan social, restent démesurés.Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada Centralde Québec et Chaudière-Appalaches 6 Lfl Quê[fi réalise l'espoir » fi ¦* w Des bénévoles de la Croix-Rouge rencontrent des sinistrés dans un centre d'hébergement à la suite d'une évacuation.LA GENEROSITE N’A PAS D’AGE Entraide, solidarité, volontariat.le bénévolat peut porter plusieurs chapeaux.Cependant, l’objectif reste toujours le même : celui d’aider les autres dans le besoin, sans rien attendre en retour.Depuis le début de la colonie jusqu’en 2008, parfois même sans le savoir, d’innombrables heures de bénévolat ont permis à des gens de recevoir l’aide et l’encouragement dont .ils avaient besoin.Petite histoire d’une grande générosité.V^ En Nouvelle-France À cette époque, tout le monde s’entraide, c’est une question de survie.Mais officiellement, les membres du clergé, animés par les vertus catholiques, sont les premiers « bénévoles ».En effet, peu de temps après la fondation de Québec, en 1608, des Augustines créent le premier hôpital d’Amérique du Nord, l’Hôtel-Dieu de Québec.Plus tard, en 1688, on fonde à Québec ce qui fut le premier organisme bénévole au Canada : le Bureau des pauvres.Il est appuyé par des bénévoles (surtout des membres du clergé) qui permettent aux pauvres de se trouver du travail, de la nourriture et de quoi se loger.Jusqu’au XXe siècle Jusqu’au XXe siècle, les organismes de charité se multiplient, en même temps que les besoins.C’est ainsi qu’en 1846 à Québec, est fondée une organisation de bénévoles catholiques, laquelle existe encore aujourd’hui : la société Saint-Vincent-de-Paul.C’est aussi à cette époque, que voient le jour des organismes œuvrant pour la santé, dont Ambulance St-Jean, fondé en 1887, et la Société canadienne de la Croix-Rouge, en 1896.Parallèlement, des besoins en logements et en services la Young Men’s Christian Association ( YMCA) est fondée à Montréal en 1851.À cette époque, comme aujourd'hui, on compte sur les bénévoles pour rassembler des fonds, aider à diriger les programmes et faire partie du conseil d'administration.Autour de la crise économique Avec le krach boursier de 1929, on a plus que jamais besoin de bénévoles pour aider tous les sans-abris des années 30.Soupes populaires, bons de nourriture, vêtements et gîtes sont offerts par de nombreux bénévoles et membres de communautés religieuses.Par la suite, durant la Première Guerre Mondiale, Ambulance St-Jean et la Croix-Rouge offrent des cours de premiers soins aux militaires et aux civils et les préparent aux situations d’urgence.Ils ont également consacré de longues heures aux blessés qui revenaient au pays.Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, ce sont les femmes qui prennent le relais.Majoritaires, elles dirigent entre autres, des garderies pour les femmes employées dans les industries et envoient des vêtements aux civils, victimes de la Après la-guerre Finalement, un important organisme de bénévolat au Québec est fondé en 1937 à Montréal, sous le nom de Centre d’action bénévole (CAB).Le CAB fait la promotion du bénévolat tout en offrant aux volontaires des occasions de s’impliquer.Durant les années 60, le bénévolat prend une forme sociale, à la suite des changements qui ont lieu dans la société québécoise.L’égalité des droits est au cœur des organismes, tout comme les groupes pour la défense des femmes et des personnes handicapées.On se préoccupe également de façon plus particulière de l’environnement : Greenpeace est fondé en 1970.Beaucoup de bénévoles aident également les gens atteints du sida, maladie qui prend de l’importance au cours des années 80 et 90.Aujourd’hui, selon Statistique Canada (2004), plus de 2 113 698 personnes sont bénévoles au Québec et 308 600 000 heures de bénévolat ont été accumulées.Bien que les défis soient différents à chaque époque, l’entraide et le bénévolat demeurent.Tant qu’il y aura des gens à aider, il y aura des bénévoles.La générosité n’a pas d’âge.Isabelle Noël Vieux-Québec Sillery 46, bout Champlain ! 3», avenue Maguire 418692-2013 418684-2013 Québec 46, bout René-Lévesque 0.418 523-2013 Lebourgneuf 1550, boul Lebourgneuf 418 628-1313 La Quêïe réalise l'espoir 7 bénévole du brunch du maire dans le sous-sol de l'église Saint-Roch, en 1999, Robert Fleury L’abbé Mario Dufour, un agent de changement en ce domaine, répétait souvent : «Faisons-le et ça se fera».Je m’y suis reconnu.Était-ce du bénévolat, de l’implication ou de l’action sociale?apparaît au centre, entre le président du Conseil, Yvon Bussières, et le journaliste animateur de Radio-Canada, Michel Lamarche.I! DONNER AU SUIVANT! Quand les enfants sont entrés à la maternelle, il suffisait de mettre les pieds au comité d’école de la paroisse rurale où nous vivions, pour se retrouver impliqué de mille façons.Pour moi, ce n’était pas du bénévolat, mais une occasion de s’intégrer et de découvrir que nous pouvions réaliser des projets utiles à la communauté! En tout cas, ce fut une belle école d’apprentissage: bien des projets, bien des combats.Saint-Roch en 1990 Quand nous sommes déménagés dans le quartier Saint-Roch, en 1990, le curé Pierre-André Fournier cherchait des bénévoles pour l’Entraide, un organisme de dépannage de la paroisse, pour les plus mal pris.Je me disais, avec mes Egros sabots, que je pourrais sûrement en motiver quelques-uns à se trouver du boulot.Là d’où je venais, c’était le plein emploi.Ce fut le choc.Visiter des chambreurs m’a bouleversé.Je ne m’attendais pas à tant de détresse et de piètre estime de soi.Nous vivions une récession et la plupart d’entre eux ne se qualifiaient pas pour les rares emplois disponibles.Se trouver du boulot relevait de l’exploit.J’ai vu ce qu’était l’exclusion.Comment voulez-vous retrouver votre dignité quand on vous exclut de la société?Et les maigres prestations de l’État permettent tout juste de survivre.Juste assez pour ne pas se révolter, mais pas assez toutefois pour vivre sans quémander.Des taudis servaient de chambres.Des gars faisaient parfois exprès pour qu’on les mette en tôle, car ils étaient mieux en dedans! L’organisme dépannait avec de la bouffe, parfois des meubles d’occasion, un prêt ou des démarches, mais je n’étais souvent qu’une oreille compatissante.J’ai surtout réalisé que j’étais privilégié, qu’il fallait passer de l’action charitable à une meilleure quête de justice.Devant le parlement Je suis très fier de l’une de nos actions : le manifeste des affamés.Imaginez, nous étions un millier à pique-niquer devant le parlement.Pas des professionnels de la manif, mais de petits organismes d’aide, les Sœurs de la Charité, le Café rencontre, l’Armée du Salut, lesquels pour l’occasion, avaient déménagé leur soupe populaire devant le parlement.A chaque fois que l’État faisait la vie dure aux assistés sociaux, nous étions tous submergés de demandes d’aide.Il fallait que ça cesse! Nous avons aussi organisé de belles collectes de me pour Gilles Règle, mes collègues du Soleil et moi, avec Robert Gillet au micro du FM’93.Nous avions un succès fou.Et oui les gens sont généreux! Ces dernières années, je me suis beaucoup impliqué dans le Brunch de Noël de la Fondation Saint-Roch, afin d’aider à financer les organismes de Saint-Roch et de Limoilou qui dépannent les familles de leur quartier.Mine de rien, nous avons redistribué 180,000 $, et ce, depuis le premier Brunch du Maire, il y a 11 ans.La sollicitation est de plus en plus difficile, mais comment faire autrement, quand l’État distille de façon éhontée son aide aux plus mal pris.Savoir quitter Mais voilà, l’heure de la retraite a sonné et il faut aussi savoir quitter.Même quand on est animé des meilleures intentions, il peut être tentant de s’accrocher à un bénévolat devenu familier, sauf que cela empêche souvent les organisations d’évoluer.Est-ce que je ferai encore du bénévolat?Après un temps d’arrêt, sûrement.De l’implication ou de l’entrepreneuriat social?Cela dépendra des besoins.et du destin.J’emporte avec moi le souvenir de belles rencontres : des personnes généreuses, toujours prêtes à se porter volontaires pour un coup de main.Il y a beaucoup d’amitié et de solidarité qui se développent quand on essaie, bien modestement, de faire notre petite part pour la communauté.Et surtout beaucoup de bonheur à donner au suivant.Robert Fleury Notre Mission Encouragez nos camelots sur les rues CAMELOTS DEMANDÉS La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et à de la ville de Québec Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le ceux qui veulent se faire entendre.Sur la rue Cartier, la rue St-Jean,la rue St-Joseph, journal La Quête.Nous sommes à la recherche de camelots La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de qui touchent les personnes les moins favorisés de la société.Québec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 Là Quête réalise l'espoir LE CLUB DES PETITS DÉJEUNERS Jeudi matin, 6h30.La ville s’éveille à peine, ensevelie sous la neige qui est tombée toute la nuit.Au cœur du quartier Saint-Sacrement, à l’école Saint-Malo, une femme s’active déjà.À 6 h 45, celle-ci sort à nouveau dans le froid, fin prête pour accueillir les bénévoles qui l'aideront à servir les repas aux 38 enfants membres du Club des petits déjeuners de cette école, qui J® v 1 Une bénévole du Club des petits déjeuners servant des enfants Tout en haut, au troisième étage, une ancienne classe a été modifiée afin de devenir une cafétéria.Une odeur de café flotte dans l’air.Trônant fièrement au fond de la salle, un sapin a été décoré à l’aide de boules de Noël « signées » par les enfants.« Les plus grands ont aidé les petits à écrire leur nom » a expliqué Charles Poulin, conseiller au développement régional pour le Club, depuis plusieurs années.« Les clubs, en fait, c’est plus que de la nourriture : c’est aussi une dose d’estime de soi.» La mission des clubs est donc double : nourrir à la fois le cœur et l’esprit des enfants.Les clubs des petits déjeuners sont, de façon récurrente, toujours implantés dans des milieux défavorisés, dans des écoles ayant un indice de pauvreté calculé par le ministère de l’Éducation de 8,9 ou 10.Ce qui signifie que 95% des revenus des parents sert au logement, à la nourriture et aux vêtements.Pas de place pour le luxe dans ces familles.« Une femme bénévole m'a déjà raconté que le Club lui permettait de sauver suffisamment, pour avoir de quoi offrir un repas convenable au souper avec ses quatre enfants » a-t-il expliqué.« Elle avait 10$ par jour pour tous les nourrir.» La nourriture offerte au club est des plus nutritive, variée et fraîche, et ce, grâce au soutien de grandes compagnies québécoises, telles que Saputo ou Normandin, pour ne nommer que celles-là.« Et les compagnies qui s’impliquent avec nous font plus que donner de l’argent : elles offrent également du temps, soit en fournissant généreusement des bénévoles, ou encore en participant au conseil d’administration.» Les bénévoles incontournables Les bénévoles constituent la pierre angulaire de l’organisation, parce que ce sont eux qui établissent et poursuivent le contact avec les enfants.Une formation de sensibilisation leur est offerte dès le départ, puisqu’ils peuvent jouer un rôle clé dans le développement de ces derniers.Le manuel qui leur est fourni à cet effet, les encourage à avoir un mot gentil pour chacun tous les jours, à les appeler par leur nom ainsi qu à encourager les interactions sociales.Pour plusieurs de ces enfants, il s’agit de leur seule relation avec des personnes qui ne sont pas en position d’autorité.Si c'est leur présence qui rend l’expérience possible, c’est également le manque de nouvelles recrues qui freine le développement de cet organisme sans but lucratif.De toute évidence, les résultats tangibles sont au rendez-vous.« Les jeunes ont de meilleures notes, se sentent plus impliqués dans leur école », a commenté M.Poulin.« Le taux d’absentéisme et de décrochage, est plus bas que celui qu’on retrouve normalement dans ce milieu.» Leur travail porte d’ailleurs ses fruits : certains jeunes qui ont fait partie des premiers clubs, reviennent maintenant comme bénévoles.8 h 05, la cloche sonne.Les enfants, le ventre plein, quittent le local sans se presser en direction de leur classe, prêts pour débuter leur journée.Des « Bonne journée! » et des « À demain! » fusent de toutes parts.Les bénévoles rangent tranquillement le local, en prenant un café.Sur leurs lèvres flotte un sourire.Celui des gens qui ont le sentiment du devoir accompli.A ude Brassard-H allé COOPERATIVE FUNERAIRE DE LA FALAISE Service 24 Heures Pour nous joindre 1 - (418) 525-4637 DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saules COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE 525, rue P r i n c e - É d o u a r d , Québec G1K 2M9 Tél: (418) 525-4637 Fax: (418) 529-5803 Courriel: f a I a I s e @ o r I c O m .c a Site Web: WWW.coopdelafalalse.com La Quêie réalise l'espoir Des bénévoles du Mouvement scout LAJOIE DE IA GRATITUDE wm - 'V;ï- ¦ BABES' ¦ vXî?Plusieurs écoles de pensées, ont une vision plutôt pessimiste de l’être humain, dans la société d’aujourd’hui : tous leurs gestes seraient dictés par un pur égoïsme.Les optimistes, quant à eux, ne peuvent pas concevoir cela.De leur point de vue, l’homme est encore capable d’une grande générosité.- , .' — Mais qu’en est-il des gens qui font du bénévolat?Il y a ces étudiants qui passent plusieurs heures par semaine à travailler gratuitement dans le but d’augmenter leurs expériences pour leur futur métier.Ceux-ci le font pour s’ouvrir des portes et pouvoir se décrocher un emploi plus facilement en finissant leurs études.D’autres personnes consacrent par ailleurs 10, 15 et parfois même plus de 20 heures par semaine à des enfants ou à des personnes malades.Sans compter les heures qu’ils vouent à leur travail, à leur famille et, dans d’autres cas, à leurs études.Nadine Nadine Germain possède une garderie à domicile et fait de la correction d’examens et de travaux au Cégep.La garderie occupe en moyenne 45 heures de son temps par semaine et le Cégep lui prend un minimum de 12 heures.A cela se rajoutent les heures de bénévolat qu’elle fait pour un groupe scout de Lévis.Madame Germain confie qu’elle ne sait pas exactement le temps qu’elle passe dans le bénévolat.« Je dois être honnête, je ne le compte plus, mais cela doit représenter une quantité colossale d’heures.» A ce commentaire, elle renchérit qu’elle effectue au moins 15 heures pour une activité, 10 heures pour la gestion de l’animation dans le groupe et un autre 10 heures pour un projet dans des écoles.« Je ne suis pas fatiguée pour rien.mais j’aime ça! » a-t-elle rajouté.Selon Madame Germain, le contact avec les jeunes est très valorisant.« Ceux-ci sont très directs mais extrêmement gratifiants.Avec eux, il n’y a pas de demi-mesure.» C’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle elle est bénévole.Le bénévolat lui permet également d’échanger avec d’autres adultes qui recherchent eux aussi à aider et encadrer les jeunes.« Etre bénévole, c’est essayer le plus possible, selon nos capacités, de donner un peu de chaleur humaine, d’attention, d’écoute à des gens qui n’ont pas la vie facile.» Éliane Certains étudiants donnent aussi de leur temps pour les autres.Éliane Garneau, étudiante en littérature à l’Université Laval, consacre entre 5 et 25 heures au bénévolat par semaine.Bien qu’elle soit aux études à temps partiel, ses 9 heures de cours ainsi que son travail de 20 heures par semaine, occupent la majeure partie de son temps.Par le passé, elle participait régulièrement à la collecte de denrées non périssables durant les fêtes et servit des repas aux personnes démunies.Parallèlement, elle a fait de l’animation pour des jeunes déficients.Aujourd’hui, elle s’adonne encore à des activités pour des adolescents de 12 à 14 ans.« Ça ne prend pas un compte en banque exorbitant pour avoir la liberté de donner! [.] J’offre mon temps gratuitement et je reçois en échange des remerciements, des sourires, des rencontres, des souvenirs, du plaisir, des anecdotes et parfois, même, la satisfaction d’avoir appris quelque chose sur moi-même », a souligné Madame Garneau.Il est vrai que Nadine Germain et Éliane Garneau donnent beaucoup de leur temps, pour rendre service à d’autres personnes.Le bénévolat ne prend pas toujours tout ce temps, mais celui qu’on veut bien lui accorder.Si la générosité existe, les deux femmes tirent un certain profit de leurs expériences, par la gratitude des gens qu’elles côtoient.Est-il possible, toutefois, de comparer un salaire à la joie d’un sourire?Steeve Gobeil 20 10 La Qufiïe réa|ise l'espoir lo Geneviève Blanchet DES VOLEURS DE JOBS?Derrière l’action tout à fait noble qu’est le bénévolat, se cache peut-être un côté plus sombre.Un regard critique peut être jeté sur cette implication sociale.Même si l’intention est là, est-ce qu’elle fait réellement le bonheur de tous?\.J Isabelle Morin, professeure de sociologie au Cégep de Limoilou Les bénévoles ne sont peut-être pas des voleurs de jobs, mais il est indéniable que des conflits sont survenus entre eux et des travailleurs salariés.Selon Charles Henri Parent, le directeur général du Centre d’action bénévole du Québec (CABQ), « pendant une certaine période, il y a eu des problèmes avec les syndicats, mais la situation s’est estompée.Toutefois, depuis les cinq ou six dernières années, j’en ai jamais entendu parler.Peut-être que ça existe, mais seulement dans des cas isolés » a-t-il ajouté.Gilles Gagné, président des syndicats des Centres d’hébergements privés de la région de Québec, souligne que « la situation était plus présente dès l’avènement du syndicat, à la charnière des années 2000.En revanche, aujourd’hui, le tout s’est atténué et on n’en entend plus parler », a-t-il renchéri.Ces affirmations concordent avec le fait que le « bénévolat était mal vu avant, mais aujourd’hui de moins en moins », a expliqué Charles Henri Parent.La perception de la société et des travailleurs salariés envers le bénévolat a changé au cours des dernières années.Isabelle Morin, professeure de sociologie au Cégep de Limoilou, est de cet avis : « ici, le bénévolat est perçu positivement par les travailleurs », a-t-elle indiqué.« Le travail d’un bénévole ne dérange pas, en autant que cette situation ne brime pas le retour au travail de certains salariés », a précisé Gilles Gagné.Selon lui, il existe certaines zones grises, comme pour le service d’accompagnement en voiture.En effet, les bénévoles sont maintenant rémunérés en raison du coût élevé de l’essence, mais ce montant entre dans la catégorie des services.Le risque est là Cependant, le bénévolat doit être occasionnel et temporaire.« On ne peut pas demander à quelqu’un de se présenter de telle heure à telle heure pour faire du bénévolat, sinon dans ces conditions, il y a un risque de voler une job.Par conséquent, on obligerait l’employeur à créer un poste en vertu de la convention collective », a t-il ajouté.Selon le président du CABQ, il existe une excellente collaboration entre les bénévoles et les salariés.De plus, « on sensibilise les bénévoles aux limites de ce qui peut leur être demandé; U y a des limites à leurs tâches » a expliqué Charles Henri Parent.Par exemple, dans les centres d’hébergement ou dans les hôpitaux, « les bénévoles comblent le manque de soutien personna- lisé, les besoins sont grands et le personnel ne suffit pas à la tâche », a t-il indiqué.« Si les bénévoles n’étaient pas là pour faire ce travail, le travail ne se ferait pas », a précisé, quant à elle, Isabelle Morin.Les bénévoles ne sont pas là pour voler des jobs, mais pour s’impliquer socialement, car ceux-ci ont du temps à donner.Bien sûr, des conflits peuvent survenir lorsque ces zones grises sont transgressées.Toutefois, même si l’action est noble, il n’existe pas de pur altruisme étant donné que cette action profite aux deux parties, selon Isabelle Morin.C’est bon pour celui qui donne et celui qui reçoit.Certains s’impliquent dans un secteur d’activité spécifique, car ils côtoient de près la maladie ou des personnes handicapées dans leur famille, et de ce fait, cette cause leur tient particulièrement à cœur.Le bénévolat peut être également une occasion de créer des contacts, dans un milieu surtout propice aux étudiants, ainsi qu’une belle opportunité pour les immigrés de s’intégrer dans la -communauté.Maxime Riaux RICE KRISPIES1 patata 255, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) GIR IT5 *one : (418) 524-9890 • Télécopieur : (418) 524-3105 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER PHARMACIENS 369, de la Couronne Tel.: (418) 529-2121 L9 QjJBffi réalise l'espoir 1ER.Deêthène» Supermarché IGA Deschènes.propriétaires Lise et Réal Deschênes Sandra Deschênes Affilies 0 unipstix Une équipé bronchée, ouverte d'espril et accessible ! MaiioFiset Danielle Pelletier Marie Pier Audelte Claudio lorrivèe Des gens qui s’impliquent Qui a dit que les jeunes étaient paresseux ?L’enquête canadienne sur le don, le bénévolat et la participation, menée par Statistique Canada en 2004, démontre que 55% des jeunes de 15 à 24 ans s’impliquent, et ce, sans aucune rétribution.En comparaison, seulement un retraité sur trois (30%) alloue son temps libre à un organisme ou une cause.Toutefois, les plus âgés y accordent plus de temps.— L’équipe de bénévole du P.A.S.de la rue MBgÇjMBgjSS Afin d’obtenir son diplôme collégial, Marc-André*, un jeune de 15 ans, doit consacrer un minimum de 95 heures bénévolement au sein de sa communauté.Débutant par de petits gestes en secondaire I, il aide ses grands-parents dans des tâches quotidiennes.Par le biais d’une campagne de financement pour personnes atteintes de sclérose en plaque, Marc-André a élaboré son projet de bénévolat : marcher en plein air avec des gens d’un Centre pour personnes âgées et leur enseigner l’informatique au printemps.« On doit prendre nos responsabilités, ne pas toujours s’attendre à être récompensé, puis on se rend compte que ça en vaut la peine.» Même s’il y a encore des préjugés, Marc-André souligne qu’il faut l’essayer pour savoir ce que ça peut apporter.« Ta paye, c’est les gens, tu oublies que tu n’es pas rémunéré, c’est comme si tu étais avec tes amis ».Hommes et femmes Le clivage homme-femme dans le domaine du bénévolat est simple : ils n’ont pas les mêmes intérêts.Les hommes sont davantage attirés par les actions concrètes.Par exemple, Laurent DuBerger, étudiant de 27 ans, œuvre au sein du mouvement scout du Montréal métropolitain, la 12e meute de Notre-Dame-de-Grâce.Le ratio homme-femme chez les moniteurs se situe à sept hommes pour une femme.En parallèle, Carole Demers, une mère de deux enfants, indique que la majorité sinon la totalité des bénévoles à l’école et à l’église sont des femmes.Madame Demers s’implique dans l’ouest de l’île au comité de parents, où les hommes sont absents.Son diagnostic : « les hommes font du bénévolat lorsqu’ils ont du pouvoir.» Autrement, elle indique qu’ils se consacrent aux activités sportives.Ils sont entraîneurs pour des équipes de hockey ou de soccer.Laurent abonde dans le même sens.Chez les scouts, on se réunit le mercredi pendant deux heures pour s’adonner à des activités sportives.« C’est le fun, tu leur enseignes des trucs cool qu’ils n’apprendraient pas autrement.Tu deviens en quelque sorte une idole, un mentor.» Même son de cloche du côté de Cynthia Sawyer, responsable des bénévoles pour l’organisme le P.A.S de la rue.Il y a 10 femmes et deux hommes qui offrent leurs services au P.A.S.Plusieurs messieurs participent un mois et ne reviennent plus.Ils n’avaient pas suffisamment l’impression d’aider en écoutant.Pourtant, soutient Madame Sawyer, c’est ce dont ces personnes ont besoin, d’une oreille attentive, qu’on les aide à créer des contacts.Plusieurs bénévoles admettront que leurs raisons pour contribuer, évoluent en plaisir égoïste.Que ce soit par altruisme, pour peaufiner et mettre à profit ses compétences, se créer un réseau social, par simple plaisir, une volonté de contribuer à la collectivité ou un intérêt particulier pour la cause, l’engagement social rapporte toujours.Curieusement, le P.A.S a une surabondance d’offres de bénévolat.« J’ai dû refuser les 15 derniers appels parce qu’il devient trop difficile d’encadrer un grand nombre de bénévoles », explique la responsable.Ils sont référés au Centre d’action bénévole de Montréal où plus de 700 organismes recherchent des gens qui ont du temps à offrir.* Le nom a été modifié pour des raisons de confidentialité Karine Limoges Correspondante à Montréal SOLUTION JEU DE LA QUÊTE 1 2 3 4 - 6 ' 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 1 B l 1, 1.D G so I.O C K O U T A M 1 A 2 O B 1 C.N A F E 1 V 1 S 1 c; N F s A 1 F M 3 1 O T 1 A 1.B A \ 1 S A A C A P R Il ' G F 4 S A R A J F V O B s C L' R T F R R E R 5 C A s s 1 s O SU R V E c R O s S 1 1 N I 6 » ;1 r c II C O c ; k 1 I.O W A T T K O N C 7 A ! P P i A K T F M F N T O L) C II E R A T A 8 T l N N E U T ] H 1 E R E 1 A T 1 ' F O — 1 9 F.\ Q U , S C E 1 N A R 1 O P T 1 ( 1 F N 10 I.A N C, F- 1.1 F R E C liL R D C K E N S 12 La Quêfe réalise l'espoir Une richesse inestimable » CtW EV fORME « ^ De jeunes bénévoles dans le cadre des Matinées scolaires de l’entraide parrainées par Centraide La raison première qui pousse les gens à effectuer des heures de bénévolat, est qu’ils croient en la cause qu’ils défendent.Par contre, la perception du bénévolat chez les jeunes ne se limite pas à ce sentiment d’appartenance.Pour plusieurs, en effet, le bénévolat est un moyen efficace d'acquérir des habiletés, des compétences \ « La majorité des jeunes effectuent du bénévolat relié à leur domaine d'études ainsi qu’à leur futur secteur d’emploi.Leur implication leur permet d’acquérir des outils, des connaissances qui leur seraient essentielles dans leur avenir » affirme Charles-Henri Parent, directeur du centre d’action bénévole de Québec.Pour illustrer son propos, il nous renseigne sur un projet de service de support d’accompagnement de contrevenants, dans lequel des étudiant(e) (s) en psychologie, en travail social et en technique policière s’impliquent dans un processus de jumelage qui vise la réinsertion sociale de ces contrevenants.« Ça permet à ces étudiants d’avoir un lien direct avec leur futur marché de travail » nous assure-t-il.Si la démarche permet à ces éventuels professionnels et techniciens d’explorer leurs domaines, le bénévolat permet également à des adolescents de 15, 16 ans d’expérimenter un premier contact avec le marché du travail.Le directeur nous mentionne qu’un programme de reconnaissances des expériences de bénévolat est fonctionnel.qui leur seront utiles sur le marché Dans ce programme, auquel environ 200 organismes communautaires sont accrédités, une attestation, soulignant les mérites de la personne, est remise.« Cette attestation permet d’enrichir le curriculum vitae des participants, puisque ce dernier fournit des références aux futurs employeurs», souligne le directeur.Cette reconnaissance facilite le passage de ces jeunes au marché de l’emploi.La stimulation de l’entraide Bien que le mouvement du bénévolat soit en expansion depuis quelques années dans la réalité des jeunes, des stratégies de promotion sont utilisées afin d’accroître cette popularité.À ce sujet, Centraide a élaboré deux initiatives qui moussent les mérites de l’action bénévole.Au stade du secondaire, l’organisme a nus sur pied un projet pilote intitulé Ados solidaires depuis l’an passé.« Ce projet, destiné aux élèves du premier cycle, initie ces jeunes au monde du bénévolat par la tenue d’activités en classe qui permettent l'identification d’activités bénévoles » nous explique du travad.Nancy Maupu, agente de développement communautaire chez Centraide.«Le projet peut également mener ces jeunes à s’impliquer auprès d’un organisme communautaire puisque des liens sont tissés ».La popularité du bénévolat chez les jeunes de 15 à 24 ans, résulte peut-être du fait qu’ils ont été sensibilisés en bas âge à la culture de l’entraide et du don bénévole.Le projet Les matinées scolaires de l’entraide s’adresse justement à cette clientèle.«Par cette initiative, les enfants découvrent la culture de l’entraide au moyen de jeux, de mots croisés, de mises en situation.Un bénévole vient également témoigner en classe », nous explique l’agente.En terminant, si vous recevez une carte postale qui souligne votre implication bénévole, vous saurez alors que vous exercez une influence positive sur un de ces enfants, puisque chacun d'eux est appelé à remercier une personne bénévole qu’il chérit.Jonathan Archambault 13 La Quête réalise l'espoir Cœurs sensibles s’abstenir! Être bénévole peut être égoïste, ' mais s’impliquer peut également constituer le don de soi le plus complet quand il s’agit de prendre quelques minutes pour sauver la vie d’autrui.^-—-^ « C’est un devoir de porter assistance à quelqu’un en détresse, sauf si notre vie est mise en danger lors de l’intervention », juge Olivier Lauzon, instructeur de secourisme et de réanimation cardiorespiratoire (RCR).Intervenir dans une situation nécessitant les premiers secours englobe davantage qu’une simple connaissance des premiers soins; il faut faire preuve de sang-froid en tout temps, c’est pourquoi certaines personnes sont inaptes à devenir secouristes.Les plus sensibles conserveraient d’importantes séquelles psychologiques, à la suite d’une intervention.« Il y a des gens horrifiés par ce qu’ils ont vu et qui sont traumatisés pour le reste de leur vie », explique Monsieur Lauzon.« D’autres se sentent coupables de ne pas avoir pu sauver la victime », renchérit Jean Truchon, ancien secouriste en forêt et en milieu de travail.Maîtriser ses émotions angoissée; ça ne la rendrait que plus nerveuse », explique Olivier Lauzon.Aux yeux de Monsieur Truchon, la plus grande difficulté réside dans la rapidité de la prise de décisions, « parce qu’on n’a pas le temps de réfléchir deux fois.» Martin Verret a déjà eu à intervenir dans une situation qui nécessitait les premiers soins.En 2003, alors qu’il étudiait la charpenterie, un ami a laissé glisser la scie égoïne qu’il manipulait pour couper du bois; celle-ci lui a ouvert la main au niveau du majeur.« La coupure était assez profonde pour qu’on voie son tendon osciller » se souvient-il, en ajoutant que tous étaient restés calmes durant l’intervention.« Quand ce genre de situation se présente, on n’a pas le temps de penser; il faut agir tout de suite », explique Monsieur Verret, qui admet cependant que la situation avait de quoi en dégoûter plus d’un.« Beaucoup de gens s’évanouissent à la vue de sang; heureusement ce n’était pas mon cas », lance-t-il.Ainsi, selon eux, il est primordial de faire abstraction de ses émotions, pour traiter la victime adéquatement.« Il faut garder son calme parce que la victime est déjà Ce dernier a pu intervenir, avant que la coupure ne tourne en hémorragie.Il a rapidement désinfecté et pansé la plaie, ce qui a permis de limiter les dommages avant l’arrivée à l’hôpital de son compagnon.Devenir secouriste Monsieur Verret avait suivi, quelques années auparavant, une formation en premiers soins et il considère que celle-ci lui a été bien utile : « On ne sait jamais ce qui peut arriver et je suis heureux d’avoir su quoi faire au bon moment.» Constat que corrobore Olivier Lauzon : « Sauver une vie est en soi beaucoup plus théorique que pratique.De plus, avoir une base en premiers secours apporte une certaine sécurité psychologique.Le secouriste peut ainsi agir beaucoup plus rapidement, ce qui augmente considérablement les chances de sauver la victime.» Somme toute, le sentiment d’accomplissement semble être pour ces intervenants, la récompense ultime de secourir autrui.Il s’agit, selon eux, de l’acte le plus désintéressé qui soit parce qu’il implique une dévotion totale pour une autre personne.« Sauver une vie est un geste honorable et c’est une fierté renouvelée que d’y parvenir chaque fois », conclut Jean Truchon.Marie-Ève Martel N IJ tâl 049 3ième Avenue?Québec, Limoilou, "S 529.38291 14 La Quête réa|ise l'espoir 9iigii CHOCO-MUSEE I " 4.s' 'V&* Mrnm i Ouvert de 17h à 2H sauf le dimanche 565, rue St-Jean, Québec (QC) 418 529-3101 526, rue Saint-Jean, Le centre compassion de Québec dispensaire de cannabis médical compassionquebec@gmail.com 110 St-Jean Québec, Qc G1R 1N7 Tél : 418-522-8766 Fax : 418-522-0289 www.clubcompassion.org Charlotte & Solange Courtemanche 850 rue St-Jean Québec, Qc.G1R 1R3 522-4889 fax.: 522-4614 Lu Le Œ>üUa Crêperie-Bistrot L-' crêpe bretonne troditicmneCCe à (a farine lie sarrasin Ouvert du marcCi au dimanche de il h à 21 h ‘Brunch le dimanche de il It à 15 h Québec - T~éC.: (418) $24-8341 h u Normand.chocolatier 634, rue Saint-Jean Faubourg Saint-Jean-Baptiste Quebec.QC GIR I P8 418 524-2122 info@chocomusee.com DEPUIS 1871 c MOISAN IA.F.HCIFR Jim d'appuyer a Quête 699, rue Saint-Jean Québec, Québec G1R1P7 Canada Téléphone : 418-522-0685 La FeuillV Enchantée» Librairie du mieux-êtr^ La Quête réalise l'espoir Quelques minutes.pour toute une vie Selon la Croix-Rouge, chaque minute sans intervention lors d'un arrêt cardiorespiratoire enlève à la victime 10 pour cent des chances de s’en sortir mma kJW.'x.l Selon la Croix-Rouge, chaque minute sans intervention lors d’un arrêt cardio-respiratoire enlève à la victime 10 pour cent des chances de s’en sortir alors que les ambulanciers prennent en moyenne de 8 à 12 minutes pour se rendre sur les lieux.C’est d’ailleurs pour cette raison qu’environ 50 000 Canadiens décèdent chaque année de maladies cérébrovasculaires.Avoir un proche connaissant la réanimation cardio-respiratoire (RCR) permet de faire chuter cette statistique de manière draconienne.Des milliers de bénévoles L’Ambulance St-Jean comptait en 2006 plus de 25 000 bénévoles au pays.Selon ses plus récentes statistiques, l’organisme avait également formé environ 5300 premiers répondants médicaux qui auraient donné des premiers soins à plus de 22 000 personnes.Cela représenterait, au total, plus de 1,2 million d’heures de soins bénévoles.C’est sans compter les effectifs de la Croix-Rouge et des autres organismes qui offrent la formation en RCR ainsi que les civils qui la suivent sur une base volontaire.Il est donc difficile d’estimer le nombre exact d’individus qui sont aptes à sauver une vie.les sauveteurs, moniteurs, infirmiers et autres individus « aidants », qui doivent être obligatoirement formés.« Plusieurs écoles secondaires offrent le cours et rendent sa réussite obligatoire », explique Jean Truchon, ancien secouriste.Mais c’est pour son travail, la plupart du temps, que l’on doit connaître la RCR.» La formation coûte 96$ par personne à l’Etat, quand elle n’est pas payée par les individus formés.C’est en raison de ce faible taux de participation qu’abondent campagnes de sensibilisation et kiosques d’information lors d’événements publics.Les organismes ont également simplifié la formation au fil des années afin de la rendre accessible à tous.« La formation est construite de manière à ce qu’un enfant de huit ans soit capable de l’appliquer, ajoute Olivier Lauzon, instructeur de secourisme.Parfois, c’est l’adulte qui a besoin de secours.» Trop peu de ressources former un peu partout dans la province.Il y aurait trop d’interventions à faire comparativement au nombre d’ambulances disponibles.« Dans la ville de Québec, il n’y a que six ambulances en service, la nuit.Il y a aussi un manque de personnel et de ressources.Tout ça diminue les chances des victimes de s’en sortir », explique-t-il.La meilleure solution, selon l’instructeur, serait que l’État engage plus d’ambulanciers, qu’il investisse dans la formation et mette de nouvelles ambulances en service.Pour Olivier Lauzon, si le gouvernement ne réussit pas à retenir le personnel médical au Québec, c’est en raison des conditions de travail peu alléchantes.Il estime que le gouvernement ne devrait pas percevoir l’aide de premiers répondants et des secouristes comme un appui acquis et permanent pour combler le manque de ressources.« Les secouristes ne constituent pas une solution miracle à la mauvaise gestion de l’État », conclut-il.Par contre, il n’y a environ que 2% des Québécois qui suivent la formation RCR à chaque année.À cela s’ajoutent Monsieur Lauzon déplore les faiblesses du système de santé québécois qui obligent des équipes de secouristes à se M.-È.M.Collectivement pour un monde di((i2imt Centrale des syndicats du Québec CSQ www.csq.qc.net 16 La QjJêïe réa,ise l'espoir w i le sens du bénévolat La CLÉ, c'est l'ouverture aux autres Quand je prononce, analyse, épelle le mot bénévole (et juste d’entendre ce mot, cela sonne comme une musique à mon oreille), je vois aussitôt les mots bénédiction, bien, envol, aller vers l'autre.Adepte de ce geste valorisant, je suis portée à sortir de mon égo narcissique et tyrannique, lequel veut sans cesse tout ramener, à mon «je, me, moi».Parallèlement, je pense à cette métaphore: «Dans notre tête, il y a une petite souris dans une cage qui tourne sans arrêt dans sa roulette et s'épuise, mais celle-ci, au fond, ne veux qu’être libérée de sa prison.A l’intérieur, pourtant, nous détenons tous LA clé.Et je prends conscience que cette clé, c’est l'ouverture aux autres, même si je sais pertinemment que cette démarche n'est pas toujours facile et évidente.Je le réalise alors pleinement lorsque je donne des heures «gratuites» à certaines personnes et associations de mon quartier.En effet, celle-ci m'apporte beaucoup de satisfaction, de plaisir et de joie.Il y a toute la dimension de la GRATUITE (rendre grâce, remercier dans la réciprocité à l'autre, à soi) qui rentre en ligne de compte.«Le temps, c'est de l'argent.», dit ce vieux slogan, mais nous estimons que le fait de toujours devoir calculer nos minutes, nos heures, à être obsédés par ce dieu, celui-ci nous amène à oublier et mettre de côté, malheureusement, toutes les valeurs de nos contacts humains.Nous glissons facilement dans l'isolement, notre «bulle protectrice», et ce, par peur d'être blessés, quant à la possibilité que certaines personnes pourraient abuser de notre bonté, de notre gentillesse, etc.et entretenons, par le fait même, un «cercle vicieux» (l'image de la petite souris dans la cage).Au fond de moi, je réalise que ce que je désire plus que tout, c’est nouer des relations avec autrui.«Nul, n'est une île.», dit cet autre adage.Que j'ai également un besoin viscéral d'un lieu d'appartenance où je peux vraisemblablement être reconnue, appréciée, me sentir utile, ainsi que réaliser qu'il en est de même pour l'autre personne que je côtoie, écoute, et avec qui j apprécie échanger des idées et services, de façon réciproque.J'aime beaucoup ces associations de «troc», où chacun(e) peut tirer avantage des talents, capacités et des compétences de l’un ou l’autre, des lieux où l'on se découvre mutuellement et où il est possible de développer de belles amitiés.Bref, une vraie camaraderie où l'argent n’y est pas roi, mais dans laquelle on peut y vivre pleinement et y poursuivre le but commun de s'entraider, de s'épauler ainsi que nous sortir du «nombrilisme » que tous et chacun avons acquis au fil du temps.Résultat : la reconnaissance est absente et nous oublions trop souvent que les mots « soi « et « autre », sont en fait un trésor fabuleux, un cadeau inestimable! Heureusement, tous les moments de bénévolat que j’effectue, me poussent à en prendre conscience.Et j’aimerais ajouter qu’il n'y a rien de vantard, de puéril ou d'utopique, que d’avoir et d'échanger avec vous ces réflexions.Christiane Coyer Là Qllête réalise l'espoir 17 Archives Internet ÉPARGNE PLACEMENTS QUÉBEC C’est pour épargner.Avec des placements.Garantis par le gouvernement du Québec.Découvrez nos produits d’épargne et de retraite : • Obligations à taux progressif • Obligations a taux fixe • Obligations à escompte • Obligations Sécuri+ • Obligations boursières • Obligations d’épargne • Épargne Flexi-Plus • Plan Épargne Périodique par prélèvements la première année pour les nouveaux fonds REER + Capital garanti à 100 % par le gouvernement du Québec.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.EPARGNE VOTRE PLACEMENTS QUEBEC À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca Épargne Placements Québec C3E3 C3 E3 homme qui a vu l’ours ^ Claude Bélanger, de Saint-Fulgence, chasse l'ours noir depuis plus de 40 ans.Dans le cadre du projet d’inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (www.patrimoine-immate-riel.ulaval.ca), nous avons fait la connaissance de Claude Bélanger, un homme qui rend un bel hommage au propos de l’anthropologue Serge Bouchard, voulant que l’homme descende de l’ours.En période de chasse, assis à proximité de la bête, l’homme développe une relation quasi sereine avec l’animal : « Puis des fois, tu viens, pas à les aimer, mais tu les respectes ».Pourtant, c’est en tant qu’animal nuisible que Claude Bélanger a été amené à tuer son premier ours, à l’âge de 16 ans.A la ferme familiale, les ours venaient dans les champs d'avoine pour briser les quintaux et manger des petits cochons.Puisque son père ne chassait pas les ours, il s'est acheté une carabine 303 afin de les abattre.Préparer sa chasse La période de la chasse à l’ours commence le 15 mai.Deux semaines avant l'ouverture, le chasseur doit préparer et alimenter constamment son site avec ses appâts, composés de têtes de poissons et de viande périmée.L'animal, attiré par la forte odeur qui s’en dégage, sait qu'il va satisfaire sa faim à cet endroit.Claude Bélanger s'installe sur une chaise, solitaire et camouflé par leur odeur, à la hauteur de l'animal, entre 10 ou 15 pieds des appâts.Il attend l'ours sans bouger et en silence, de façon à ne pas faire fuir l’animal.L'ours sortant généralement le soir ou tôt le matin, Claude Bélanger pratique sa chasse à partir de 17 h, jusqu'à la tombée de la noirceur.Quand un ours arrive, il avertit celui-ci de sa présence en faisant du bruit.Claude Bélanger peut attendre quelques soirs avant de tuer la bête, il prend le temps de l'observer, de connaître ses habitudes.« Mes chums disent : mais tu l’as pas tué! Mais pourquoi le tuer tout de suite, leur dis-je, ça ne donne rien.Tu sais, la chasse s’arrête là.Après, tu n’as droit qu’à un ».Sa patience est d’ailleurs souvent récompensée.En effet, il peut y avoir plusieurs ours sur le même site d’appât, mais les plus petits laissent toujours la place au plus gros.Ayant assimilé cette habitude, Claude Bélanger tue toujours la plus grosse bête.Ce chasseur ne mange cependant pas la viande d'ours, puisque cet animal est charognard.La tête et la peau peuvent être récupérées ainsi que les griffes et les dents, lesquelles sont offertes à des artisans qui en font notamment des colliers.Selon Claude Bélanger, porter une dent d’ours sur soi a des vertus bénéfiques, car elle assure, semble-t-il, de ne jamais manquer d’argent.Pour Claude Bélanger, la chasse à Tours s’avère l’occasion d’un moment de repos en solitaire, qui soulève chez lui la même passion qu’à ses débuts.« À toutes les années, je dis à ma femme : Ah! Je n’y retournerai plus! Puis, à la minute que ça arrive, c’est une fièvre, c’est plus fort que nous autres, on y va.».Pascal Huot et Mathieu Tremblay Lfl QU Ê f e réalise l'espoir 19 DE L’ART POUR LA THÉRAPIE Selon l’artiste peintre France Charrier, au-delà de toute esthétique, l’art doit être au service des individus les plus fragiles.¦ «k.L'artiste peintre France Charrier Depuis une dizaine d’années, madame Charrier s’intéresse aux vertus thérapeutiques du processus créateur.Artiste, elle détient également une attestation de deuxième cycle du microprogramme d’art thérapie.De par ses études, elle voulait confirmer une intuition : «l’art peut permettre à l’âme de s’exprimer» avait-t-elle pensé.Une fois rassurée, France Charrier a fondé CRÉACOEUR.Il s’agit de trois ateliers proposant un « éveil au processus créateur », une journée de «création et un vernissage » et enfin un « atelier du masque ».Consciente que les arts visuels sont un «catalyseur d’énergie», et par conséquent nécessaire à la vie, elle propose à tous et particulièrement aux aînés, un accompagnement à l’expression artistique.Ces ateliers, entre autre, permettent de s’adonner à l’art sous forme de catharsis.Titulaire d’un certificat en animation de petits groupes, France initie ses disciples à l’automatisme.« Les couleurs et les formes qu’une main trace spontanément sur une toile, témoignent de la vivacité d’une présence, d’un être dans son authenticité » au moment de créer, a-t-elle expliqué.Par ailleurs, durant les ateliers, France permet à ses apprentis artistes de nouer des contacts.Et, enfin, les pousse à se dévoiler à eux-mêmes.Caisse de résonance France s’est rendue compte qu’à travers l’interprétation des propositions artistiques des autres, on découvre, accepte et ramène à soi des douleurs latentes et déniées.Il faut plonger dans son inconscient, ne souffrir aucune censure et s’exprimer sur la toile, pense-t-elle.Découvrir l’œuvre à mesure qu’elle est peinte, explorer ses émotions et faire rejaillir ses douleurs: « partir à l’aventure », a-t-elle prodigué.L’artiste peintre précise que, pour ce faire, la création doit être désintéressée : sans l’attente de résultats, le but étant de «reprendre contact avec soi».Une fois l’œuvre achevée, une lecture curative de celle-ci s’amorce : « on touche à ce moment précis au moment d’unité», quand l’on consent à voir ce qui est sous nos yeux.Par l’interprétation, débute un travail de compréhension des maux dont chacun souffre.Faisant référence à sa propre démarche, France explique combien cela peut être éprouvant.« Il m’est arrivé de pleurer devant la toile », a-t-elle reconnu.Place à l’œuvre « Prière » est pour France une zone d’intimité où des couleurs apaisantes s’agencent pour tenter de favoriser une harmonie.Pour l’artiste, cette œuvre se devait d’être abstraite, tissée de symboles véhiculés par le choix des couleurs chaudes, telles que le jaune et l’orange.Celle qui a choisi depuis longtemps de mêler les techniques de production, utilise la peinture à l’huile de manière constante.« Dans mon rituel, l’huile me permet de travailler lentement et surtout d’explorer à mon rythme » a-t-elle déclaré.En soi, la démarche n’est pas originale.L’artiste reprend à son compte des méthodes psychiatriques, telles que le travail sur l’inconscient, et artistiques, telles que le réalisme magique.Elle s’inspire aussi du fauvisme, de l’impressionnisme et du symbolisme (Gauguin en particulier).L’artiste y puise les ressources pour créer sans contrainte.Madame Charrier n’est toutefois pas influencée par les surréalistes, malgré qu’ils aient été des automatistes, et cela, en raison de leur posture trop «intellectuelle».Son univers est fantaisiste.« J’aime l’imaginaire pour transcender la réalité », a-t-elle soutenu.Aussi, elle recourt à un certain primitivisme : « un retour à la nature, à la force vitale pour exprimer la beauté ».Cltaher Mohamed Saïd Omar 20 L() Qllêïe réalise l'espoir Photo Chaher Mohamed Saïd Omar La Naissance de Vénus ^ La radieuse déesse dorée de l'amour est un brin pudique 1 La Naissance de Vénus par Sandro Botticelli ¦SS.\vi yj y's a La Naissance de Vénus a été peinte aux environs de 1483 (le tableau est non daté) par Sandro Botticelli (Florence 1445-id.1510).La représentation s’inspire d’un classique de la mythologie.Vénus, appelée à partir du Ile siècle Aphrodite, est la déesse de l’Amour et de la Beauté.L’allégorie veut qu’elle soit née de l’écume des mers près de l’île de Cythère.C’est Zéphyr, le vent d’Ouest, qui la transporte à File de Chypre où l’attendent les Heures pour la vêtir d’une robe immortelle avant de la présenter aux dieux.Peint a tempera sur toile — la tempera est une technique en peinture, où les pigments sont mélangés avec de l’eau et des blancs d’œufs, qui sert généralement à la réalisation de fresques —, le tableau représente un idéal, un hommage à la beauté féminine.Destiné au plaisir visuel, Botticelli incarne la Vénus dans un corps long et mince, assez plat, modelé au minimum, couvrant de ses mains une partie de son corps par pudeur.Sa pose est d’ailleurs inspirée d’anciennes statues classiques de Vénus.La puissance de l’image vient essentiellement de celle du dessin.Botticelli n’a pas la volonté d’être naturaliste dans cette toile, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de travail sur l’anatomie.Ses corps apparaissent dépourvus de poids et de puissance musculaire.Ils semblent flotter, même lorsqu’ils touchent le sol.Par ces corps éthérés, c’est l’âme qui est représentée, laissant place à un monde de rêve.Cette prestation visuelle éloignée de la réalité comporte des défauts morphologiques, comme l’épaule gauche de la déesse, dangereusement tombante, ou son cou, d’une longueur démesurée.La contemplation de la beauté se fait ici par une évocation poétique et non dans un rendu anatomique concret.Cet artiste de la poésie a invoqué la beauté de sa Vénus par la pureté des lignes fluides et légères.L’approche figurative du peintre, dans ce tableau, n’est pas vouée aux soucis du détail.La lecture doit donc se porter sur la globalité de l’œuvre plutôt que sur la précision du rendu, notamment dans le drapé du dieu du vent, d’une exécution simplifiée dans les plis du tissu.De même, les figures doivent à peu près tout à leurs superbes contours, à leur aplatissement lourdement marqué.Le tableau s’apparente à un collage, où des papiers découpés sont collés sur un fond schématisé, le tout présenté dans une absence de perspective.La ligne du peintre, sinueuse, lyrique, s’appuie sur les contours pour conférer une présence à cette incomparable image de Vénus.Ce tableau célèbre se trouve maintenant repris à toutes les sauces, cette icône ayant notamment envahi le domaine de la publicité.Mais outre le fait de se servir de ce corps pour vous vendre une crème raffermissante, un parfum vivifiant, ou un salon de massage dépaysant, il n’en demeure pas moins que cette source de jouvence est tributaire d’une toile issue de la Renaissance, et qui a très bien vieilli.Avouez que Vénus n’a pas perdu ses atours pour la séduction.Pascal Huot MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agrées sise Bernard Morin, CA bmorin@mdbca.ca 706, rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K 3C3 Tél.(418) 692 1077 Téléc.(418) 692-2953 www.stampa.ca 68 1.0284 .35/ copie (8,5 x 11 J* Impression numérique couleur 'Fichiers finaux et traitement de fichier non inclus LES IMPRESSIONS STAMPA* Lfl QlJê le réalise l'espoir 21 Martine Corrivault U6C au tait.ê ê i Alors que la planète salue l’élection du prochain président des États-Unis, le premier citoyen noir de ce pays à accéder au prestigieux poste, comment comprendre qu’un monde civilisé marque encore les différences raciales et religieuses de ceux qui le peuplent ?1 Café noir, chocolat, café au lait, thé au citron, lait teinté, qu’est-ce que cela change aux compétences d’un être humain ?Pourtant, pour plusieurs, Barack Obama reste « trop foncé pour être blanc et pas assez pour être noir ».Comme ici en ce qui a trait aux métis, pour relever du clan des « Blancs » ou des « Amérindiens ».Petits Noirs, gros Blancs ou moyens Jaunes passent tous à côté des valeurs individuelles quand ils partagent l’humanité, d’après des critères de race ou de religion.Qu’arrive-t-il quand des individus décident d’ignorer ce qui, en apparence, les différencie des autres ?L’auteur du superbe roman The time of Oar Singing - en français Le temps oit nous chantions -, le raconte.Richard Powers est né dans l'Illinois en 1957, quatrième d’une famille de cinq.Il a grandi dans un quartier juif de Chicago, puis son père a déménagé la famille en Thaïlande pour accepter un poste dans une école internationale de Bangkok.Rentré aux Etats-Unis, Richard, musicien accompli, est tenté par les sciences, choisit la physique, mais opte finalement pour la littérature et poursuit des recherches tout en travaillant dans le domaine de l’informatique.Le roman sur lequel porte notre intérêt est le huitième titre d’une dizaine, parus depuis la fin des années 1980.Il y brosse l’histoire d’une famille américaine aux origines mixtes : le père, David Strom, est un physicien juif allemand, réfugié aux États-Unis en 1939; la mère, Delia Davey, est une étudiante en chant, née d’une mère mulâtre et d’un père noir devenu médecin, fils d’esclaves libérés.David et Delia se rencontrent au Lincoln Memorial de Washington, lors d’un récital en plein air de la célèbre contralto américaine Marian Anderson, en 1939.Ce concert présenté à l'extérieur, était aussi devenu une manifestation pour les droits civiques.La musique antiraciste L’amour de la musique les a réunis et leur désir de vaincre les obstacles pour créer un monde où chacun serait reconnu pour autre chose que la couleur de sa peau, Le president Barack Obama leur fera défier racisme et discrimination.Le roman raconte le long parcours de leurs trois enfants qui grandissent dans l’univers clos, dans lequel les parents ont transformé la maison en école.Mais les dons exceptionnels de Jonah, l’aîné, vont forcer les murs du nid et propulser la famille dans la marge de la discrimination au moyen d’une carrière musicale.Pendant que Jonah et son jeune frère Joseph, aussi doué, franchissent les obstacles au cœur d’un institut privé, leur petite sœur, Ruth, découvre in situ les frustrations que les parents ont voulu cacher.Quand sa mère périt dans l’incendie de la maison, l’adolescente se révolte, rompt avec sa famille et rejoint les Black Panthers pour la venger et mieux mépriser ses frères qui font carrière parmi les bourgeois blancs.La fascination du récit vient de la construction musicale des intrigues et des personnages qui tentent d’échapper aux violences de l’histoire.Mais en dépit des nuances, la couleur de leur peau résiste.Jonah va faire carrière en Europe et Joseph le suit, mais ce dernier rentre à New York à la mort de son père.Il joue un moment sa différence dans les bars et renoue avec les musiques de son enfance.Par la suite, il retrouve sa sœur qui a désormais deux fils, nés d’un militant noir décédé en prison.Un jour, le grand frère revient en Amérique pour une série de concerts et c’est à ce moment que l’histoire rattrape le trio lors des grandes émeutes trop vite oubliées, depuis l'élection de Monsieur Obama.Et le romancier, qui a inséré les étapes de la vie de ses personnages dans une chronologie réglée comme les mouvements d’un concerto, scelle dramatiquement le récit en beauté sur Bist du hei mir, « un petit air de Bach, que Bach n’a pas composé », écrit-il.Puis, celui-ci abandonne le lecteur à ses propres réflexions, ému et à bout de souffle.Le temps où nous chantions, roman de 760 pages, traduit de l’américain par Nicolas Richard, paru en anglais en 2003 sous le titre The Time of Our Singing et en français en 2006, dans ia collection Lot 49 des éditions du Cherche Midi qui se spécialise dans la diffusion d’œuvres « dérangeantes et jubilatoires ».~>h Lfl Quête réalise l'espoir Mounir Ishak est un homme qui mord dans la vie à pleine dent.Tous ceux qui le connaissent vous le diront : il est toujours en ébullition, autant au travail qu’a la maison.Cet homme énergique travaille depuis 19 ans pour l’Archipel d’Entraide mais son parcours professionnel compte aussi beaucoup d’implication bénévole ici et ailleurs.Mounir Ishak et la chienne Youga Pendant deux ans, M.Ishak a été bénévole au Salvador pour le Centre d’étude et de Coopération internationale.Ses talents d’intervenant ont été sollicités dans un programme de prévention de la violence familiale et de la délinquance.Dans ce pays où les gangs de rue sont armés de machette et de mitraillettes, Mounir, sa femme et sa chienne Youga ont voyagé de village en village en 4x4 pour donner des conférences dans les écoles et les villages.Ils allaient aussi visiter des familles ciblées par les intervenants ou il y avait des épisodes de violence fréquents.« J’ai rencontré des enfants de 6 ans qui gardaient de longs clous dans leurs poches pour se défendre quand ils avaient peur.» explique Monsieur Ishak.Depuis son retour du Salvador, Mounir se lie à plusieurs autres causes.Entre autres, il a été membre du conseil d’administration de Point de repère pendant 4 ans.Avec l’aide de sa chienne Youga, il a aussi aidé à la mise en place de la Bénédiction des chiens dans le cadre de la Fête de St-Roch.Il aide aussi au Festival de Musique sacrée de Québec et au traditionnel Brunch du Maire.Quand on lui demande ce qu’il fera quand l’heure de la retraite arrivera, encore ici, les projets sont nombreux.Entre autres, il aimerait refaire du bénévolat en Amérique du Sud pendant les durs mois de l’hiver.Il est encore loin le temps où Mounir Ishak arrêtera de donner son temps pour les autres.Geneviève Blanchet ^iVMaison tu ijJ Revivre Notre mission : Dans un esprit d’accueil, de partage et d’amour, la ceux et celles qui sont vraiment dans le besoin reprendre leur vie en main.Nos Services : Dîner 12 h 00 : hommes et femmes Aide alimentaire pour famille avec enfant(s) mineur(s) Notre principe : Donner gratuitement ce qui est reçu gratuitement.261 rue Saint-Vallier Ouest Québec G1K1K4 Tel : 523-4343 Fax : 523-7986 Maison Revivre vient en aide à afin de leur donner le goût de Lfl QjIBÏG réalise l'espoir 23 WFFr DEFI .•~^li.1ir^ Je ne peux pas dire que j’ai fait beaucoup de bénévolat dans ma vie, mais si le peu que j’ai fait a été utile à la communauté, il m’a surtout rendu service à moi-même Plusieurs personnes voudraient se rendre utiles, mais ne savent pas où offrir de l’aide, d’autres pensent le faire, mais ne passent pas à l’acte.Quand on veut, on peut, semble-t-il.Alors, pourquoi ne pas prendre le bottin téléphonique et cibler les ressources susceptibles d’avoir besoin d’aide?Donner du temps pour aider les gens est très généreux en soi.Mais, dans mon cas, c’est avant tout pour moi-même que je l’ai fait.Ça m’a ouvert les yeux et le cœur aux gens et aux situations qui ne faisaient pas partie de mon quotidien.J’ai réalisé à quel point je me plaignais le ventre plein.On se plaint souvent d’avoir du mal à boucler les fins de mois, de ne pas toujours porter les vêtements que l’on voudrait, de ne pas manger de filet mignon assez souvent.Mais, quand on s’ouvre au monde extérieur, on apprend sur soi et sur les autres.On réalise bien souvent que, dans le fond, il est préférable de s’en contenter.Car, autour de nous, bien des gens n’ont presque rien pour se vêtir, pour manger et que, pour eux, c’est au début du mois que le budget est à zéro.Faire du bénévolat, c’est aussi pour se donner confiance en soi, dépasser ses limites et mettre fin à ses préjugés.Adresser un sourire à un itinérant et lui dire bonjour ne veut pas dire qu’il va vous suivre ou vous embêter.C’est plutôt lui démontrer que vous le respectez et l’acceptez en tant qu’individu.Un geste aussi banal pour vous peut s’avérer très bénéfique pour lui, comme si vous veniez de lui offrir un soupçon de confiance en lui, une petite tape dans le dos qui lui donnera la force de continuer.L’indifférence fait tellement mal.Le besoin d’aide Il y a quelques mois, je savais que bien des gens avaient besoin d’aide, mais, maintenant, je sais qu’il y en a plus encore que je l’avais imaginé et à quel point certains sont dans la misère.C’est tellement facile déjuger quelqu’un que l’on surprend à fouiller dans notre sac de vidanges.Ça ne veut pas dire que c’est un choix qu’il fait.Bien souvent, c’est quelqu’un qui n’a eu aucune aide quand il en avait besoin.Personne pour lui remonter le moral, pour l’aider à se reprendre en main.C’est pour cela qu’il est important d’écouter son cœur et de foncer si on a un peu de temps à offrir.Que ce soit pour tenir une conversation avec une personne en phase terminale, écouter une personne âgée raconter ses expériences de vie, servir les repas à ceux qui n’ont plus les moyens de se nourrir chez eux ou simplement sourire à un sans-abri.Plus les années passent, plus les besoins sont présents pour les organismes.La population vieillit et les gens qui vivent sous le seuil de pauvreté sont plus nombreux.Au lieu de vous morfondre à la maison ou d’écouter une émission plate à la télé, pourquoi ne pas aller semer un peu de bonheur autour de vous et vous offrir, par la même occasion, une grande satisfaction personnelle?Sonia Boutet Michel Yacoub •Assurance Collective • Assurance Salaire • Assurance Vie • R.E.E.R Collectif • R.E.E.R Conseiller en sécurité financière Conseiller en assurances collectives 505 14' Rue Québec, Qc.G1J2K8 Tél.: (418) 529-4226 Fax:(418)529-4223 Ligne sans frais 1 -877-823-2067 michel.yacoub(gisympatico.ca Claude Gallichan CHIROPRATIQUE Angle Cartier 1 25, boul.René-Lévesque Ouest 649-7455 24 La Quête réalise l'espoir LE JEU DE LA QUÊTE par Jacques Cari Morin Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 à l’aide des définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case grisée représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la première lettre du suivant.Horizontalement : 1- Equipe de Québec qui remporta la coupe Stanley en 1912 (SBLOGULD).Note de musique.Les employés du Journal de Québec en furent victimes pendant plus de 14 mois.Autre du suisse.2- Elan d’Amérique.Municipalité dirigée par Danielle Roy-Marinelli.Le zodiaque en compte douze.Ville du Massachusetts, siège, à la fin du 17e siècle, de la chasse aux sorcières (MEALS).3- Lettre grecque.Première cantatrice québécoise à devenir une célébrité internationale (BLAINA).Prénom de Newton, Albeniz et Asimov.Ancienne municipalité située à l’ouest de Québec.4- Ville olympique où Gaétan Boucher remporta deux médailles d’or (JORASAVE).Absence de lumière.Marcher sans but précis.5- La crème de ce petit fruit appelé gadelle au Québec entre dans la composition du kir.Appel de détresse en morse.Garçon de restaurant.Auteur de l’opéra Le Barbier de Séville (SNOI-RIS) 6- Réalisateur de « La Loi du silence » (I Confess ), tourné à Québec en 1953.Mille watts.Boîte à aumônes dans les églises.7- Unité d’habitation, comportant un certain nombre de pièces, et qui n’çccupe qu’une partie d’un immeuble.L’un des cinq sens.Echoua.8- Permet la circulation ferroviaire entre la France et l’Angleterre.Artisan qui fabrique des violons.Concernant (FRALEIT).L’une des trois vertus théologales.9- Délicieux.Canevas d’une pièce de théâtre.Professionnel de la lunetterie.10- Boulevard situé entre les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur.Exploit sportif qui dépasse ce qui a été fait auparavant.Ecrivain anglais, auteur d’Oliver Twist, il a visité la ville de Québec en 1842 (KINDSEC).Verticalement : 1- La plus longue grotte du Canada à l’est des Rocheuses située dans la municipalité éponyme de la région de Québec.20- Ont fêté le bicentenaire de leur indépendance en 1976.le numéro gratuit qui réfère à tous les services Centre d’information et de référence de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches LE SERVICE 211 - Gratuit et confidentiel ; - Réponse humaine en français et en anglais ; - Du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h.Aussi accessible au www.2iiquebecregions.ca Avez-vous pensé faire du bénévolat ?• Pour vous impliquer; • Pour combler votre temps libre; • Pour prendre de 1’experience ou partager la votre.Si vous êtes intéressé, contactez notre Service d'orientation au 418 681-3501 poste 222 Des agents sont à votre service pour vous aider à trouver le bénévolat qui vous convient Halles fleur de Lys 245, rue Soumande, local 285 Québec Qc G1M 3H6 Téléphone : 418 681-3501 Télécopieur : 418 681-6481 Courriel : orientation a cahuinc.net Centre d’action bénévole de Québec La Quêfe réalise l'espoir 25 r $ *'.t: - - .- I ¦I .-V ¦' C • -'.^ P^Jlb •“« ¦ * *¦ » |)VA -Â* \ i.!?• ÿ jL-îî^S^-V / ft t^rv- 3 , ,'.V*^;-'.^;',Jf ¦V-v - ¦ - ' / '•.’ t-.i'.MV“; J • vsser* •>.-W'Æ.V’• _¦• -Jjtes w.'~ ’Sfc/ri* / •; ., •: ~ «, .'‘.•1:*fSs'r',' •’-'•A.^ '• W *;V • ¦ - «at I:i: .Æ •’-./ -X' 9 /#C ¦ $jr5 .-•' **£ .V Sfc '\ « W '-W/ *( ' '# Le froid et le crayon C’est l’hiver, que de beaux paysages! Le froid nous pénètre jusqu’aux os.Malgré tout je peux écrire de belles images.Ou parler avec de bien beaux mots.Si je prends froid, j’aurai bien des maux.Je ne pourrai sortir malgré qu’il fasse beau.L’eau par le froid est gelée.Alors, je pourrai jouer au hockey.Que d’exploits sont racontés Par des journalistes au crayon bien aiguisé Mais qui parfois jettent des froids Chez les amateurs en plein désarroi.Si cet homme a l’air froid.C’est qu’il a lu une écriture méchante Même s’il elle n’était pas destinée à son endroit.Elle lui est tombée dessus comme une fiente.Les jouis de froid ou de chaleur procurent diverses émotions.C’est bon pour la tête et le coeur.Empressons-nous de les mettre sur papier avec un crayon.Les médecins opèrent rarement à froid.Peut-être dans les pays du tiers-monde.Si cela devait t’arriver, avec quel effroi ta main écrirait, vaut mieux la tombe.C’était peut-être difficile d’écrire un texte à partir de deux mots.Il vous aurait été peut-être plus facile sans jeter un froid, de le dire bien haut.La saison froide « L’hiver, maudit hiver, jha.ï lhiver)».Peut-être pas à ce point-là.Mais il faut avouer que ce n’est pas une saison facile.Même si on sait très bien qu’il n’y en a jamais de facile.On accepte d’aller à une activité prévue «s’il ne fait pas tempête ».Parce que s’il fait tempête, on ne pourra peut-être même pas sortir de la cour.Si on peut sortir de la cour, des routes seront peut-être fermées.Ça arrive de plus en plus souvent.même s’il semble de nos jours y avoir beaucoup moins de neige qu’autrefois.C’est beau, une ou deux fois par hiver, le soir de la Messe de Minuit de préférence, de voir la neige tomber doucement.Mais, c’est moins agréable quand on ne voit même pas de l’autre côté de la rue tellement le vent souffle fort.C’est beau également, une ou deux fois par hiver, suite à une petite pluie fine ou à de la neige mouillée, suivie d’une gelée subite, de contempler les arbres recouverts de verglas, mais c’est moins agréable quand la glace trop pesante occasionne des bris dans l’environnement.Le froid est tellement intense parfois, plusieurs fois l’hiver dernier, qu’en sortant à l’extérieur, il n’y avait que les yeux qu’on n’avait pas besoin de protéger des engelures possibles.Tout ce qui dépassait devait être bien recouvert.On nous avait même conseillé de nous habiller en pelure d’oignon (au moins trois épaisseurs, l’une par-dessus l’autre).L’été n’est peut-être pas toujours une saison facile non plus, mais on gèle moins et le climat est plus favorable à la tenue d’activités extérieures.Au Québec au moins, on peut dire que la variété du climat ne risque pas de provoquer chez nous de la routine ennuyante.Réal Quintin Alcide Labrecque 26 La Quête réalise l'espoir Ne juge pas si tu ne veux être jugé J’ai regardé le titre que j’avais commis et je fus pris d'un fou rire intenable! Bon, j’allume une cibiche et débouche une autre bière, je regarde de nouveau et je rigole! Aussi bien en profiter! D’aussi loin que je me souvienne j’ai entendu cette connerie.Et avec la même mémoire de stainless, j’ai vu tout le monde juger! Et surtout.préjuger! Juger, c’est la chose la plus « humaine » chez les humains, personne n'y échappe.Et je me dis que pour savoir que mon chum est correct, il a bien fallu que je le juge aussi.Et si on jugeait nos préjugés?Le fun qu’on aurait! On en est tous atteints, même si on n’en meurt pas.Ma douce épouse qui est noire est une sacrée raciste ! Du moins, je le vois comme ça, puisque je fais de la ségrégation inconsciente! Je ris, car en fait, elle ne l’est pas vraiment, pas plus que je déteste les noirs.Bullshite tout ça.On a tous des préjugés, conscients ou non.Alors, il faut faire attention.Ne pas juger.On se fait des « accommodements raisonnables »?La belle affaire ! N’importe qui, marié, sait qu’il faut en faire! Suffit de ne pas aller top loin.Les accommodements, ça n’a jamais dérangé que les joumaleux .Et moi de temps en temps.Ne pas juger?Vous y parvenez?Ben.Je suis confus d’admiration.Je n’en crois rien, mais je confuse, parole! Vous pouvez même le répéter, si vous jugez ça digne d’intérêt! Le jugement, ce n’est pas si grave peut-être.La méchanceté crasse qui y est attachée laisse songeur.Je n’ai pas de leçon à donner, loin de là, mais il faut bien se rendre compte que nous sommes tous pareils, à un certain point.Juste des humains.Ordinaires.Les salauds payés pour être salauds, c’est autre chose.Allez, on va les juger! Un combat contre toi-même La moiteur de tes vêtements les perles arides de tes lèvres dans un passé lointain la fraîcheur onctueuse du rouge ainsi la beauté de son visage entre les mailles d'une lourdeur d’un corps insupportable de par un moment survient un tremblement de la main gauche la douceur de sa peau au bout de tes doigts apitoiement du grillage formé devant toi chemise éventrée une peau lisse laisse paraître faiblesses failles à une ossature enrobée d’histoire bouclier contre une attaque extérieure commandée par soi-même l’ondulation de son corps se moule à l’origine tu ne peux plus jouir de ta vie elle perce sournoisement entre tes côtes un trou pour que s’échappe ce que tu caches en toi Pascal Huot Jacques Pruneau Abonnement Nom complet :__________________________ Adresse : _____________________________ Téléphone : Faites parvenir ce coupon et un chèque à l’ordre de La Quête au: Journal La Quête 190, rue Saint-Joseph Québec (Québec) - G1K 3A7 I | Abonnement 11 numéros 50$ I I Abonnement de soutien 65$ I | Abonnement institutionnel 75$ ;évrier 2009 La Quête réalise l'espoir 27 Bravo! Je suis toujours touchée par la détermination du camelot gui m'offre le magazine.ffiuel travail! Même les iintempéries me peuvent transformer l_a azu-ête en pâte à papier.L'énergie consacrée à votre labeur le rend indestructible.je tiens à vous féliciter pour le magazine de décembre et janvier O-OOrf.Le talent et L'optimisme gui s'en dégagent sont le soutien de l'espoir."Bravo! j'ai été grassement \a,oo.yt'u de ces beaux textes, poésies, eo\A-tts, et prises de conscience.Après la pluie vient Le beau temps, dit-on, c'est simple, mais gui peut dire le contraire?santé pour LLOOrf rt persévérance! rouin Merci à La vie tBonjour; me revoilà dans le journal La Quête.Je vous remercie pour les dons que vous m’avez faits durant (a période des fêtes.J'ai pu me payer un tas de choses.Merci! Je veuy dire en quelques lignes mon passage dans la vie.‘Vous savez que la vie est plus cruelle pour certains que pour d’autres.Des gens qui ont manqué le Ion chemin « en arrachent ».(Parfois, ces gens ne veulent rien entendre et n 'en font qu 'à leur tête.Moi-même, cela m'a pris du temps pour comprendre.Si vous saviez comme la vie est belle quand on ne touche plus aux drogues.Les ami(e)s reviennent, la bonne humeur s’installe et on rayonne de joie.C'est sûr, il y a encore des journées où l'angoisse est présente, quand on regarde vers Cavenir.Mais j'ai ce regain de courage et deforce qui me donne, chaque jour, le goût de vivre ma vie si longtemps oubliée.Je souhaite de tout cœur que les jeunes puissent tirer des leçons de mon expérience.Martine (Blais Centre de crise de Québec ,
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