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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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La Quête : journal de la rue, 2009-04, Collections de BAnQ.

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Le magazine de rue de Québec No 111 avril 2009 n+H •• •• • •• •• •• • •• •• •• .•••.•••.•• • •• • •• « •• • •• • •• •• • •• • ••••.••••• •• • « •• t r • ••••• Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec Sommaire Éditorial Mot de l’éditeur À quoi ça sert?Pierre Maltais Ses intérêts d’abord Jacques T.Dumais V 4 Dossier : Nos amitiés Mais qu’est ce que l’amitié?Steeve Gobeil Vingt-deux ans plus tard Lise Noël La plus grande richesse Sonia Boutet • ?~ Ces liaisons virtuelles Mathieu Papillon-Darveau La perte d’un ami Maxime Rioux Une présence fabriquée Laurie Grenier Les fdles se soutiennent Karine Limoges Nouer avec Adrien et Lisa Marie-Eve Martel Mieux que l’amour Camille Dumais II ¦a ja Parents - enfants oui et non! Isabelle Noël SP Vivre à distance Jonathan Archambault La rue des petits gestes Yves Auffret Chroniques Très chers «tits n’amis» Robert Maltais Pas vrai, mon pitou.Martine Corrivault rz.>*¦» Le sommet de la dernière chance Diane Morin Avril 2009 3 PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE Magazine La Quête Mot de l’éditeur Ce mois-ci, nous avons choisi de vous parler de l’amitié.Personne n’a inventé l’amitié.De tout âge et de tout temps, elle a existé.Mais pourquoi parler d’amitié ?Parce qu’au même titre que l’amour et les différentes relations sociales, la survie de l’espèce est liée à celle-ci.La compréhension de l’amitié réside dans sa définition.L’amitié se situe dans une relation.Et, dans toute une vie, nous sommes en relation avec beaucoup de monde et pour différentes raisons.Relations familiales, amoureuses, de travail, sociales et d’autres encore.Avons-nous vraiment besoin d’amitié ?Nous pourrions y répondre par les niveaux 3, 4 et 5 de la pyramide du psychologue américain Abraham Maslow qui classifie de façon hiérarchique les besoins humains.Ces trois niveaux sont le besoin d’appartenance, donc se sentir accepté par les groupes (famille, travail, associations); le besoin d’estime (nous souhaitons tous être reconnus au sein des groupes auxquels nous appartenons); et le besoin de s’accomplir (sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement).Définition Attention ! Il faut faire une différence entre amitié, amour et relations sociales.Selon le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, « l'amitié repose sur un principe de choix mutuel; ce sentiment ne dépend pas des liens du sang ni n'est fondé sur un attrait érotique entre les personnes ».Qui n’a pas de meilleur (e) ami ?Si ce n’est pas votre cas, vous devriez y réfléchir, car il vous manque ce quelque chose d’essentiel à tout être humain.Et, n’oublions pas que l’amitié ne se limite pas à deux personnes entre elles.Ici, on fait référence à un cercle d’amis.Est-ce à dire qu’il y a différents degrés dans l’amitié?Eh bien oui! Et faites l’exercice de vous poser la question en relation avec vos amis.Au fait, comment se fait-on des amis ?Y-a-t-il des gens qui sont doués et d’autres, non, pour attirer l’amitié ?L’amitié peut-elle exister dans un couple hétérosexuel ou homosexuel ?Peut-on être ami avec ses parents quand on est jeune ou adolescent ?Et plus tard vers la trentaine, quarantaine ou cinquantaine ?Nous sommes persuadés qu’en y réfléchissant, vous soulèverez d’autres questions face à l’amitié.En attendant, nos journalistes ont enquêté et répondent à certaines de ces questions essentielles, voire même existentielles, à l’occasion.Bonne lecture à tous ! Pierre Maltais Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca Deux amies sur la rue St-Joseph Par Mélissa R.Lalonde Éditeur Pierre Maltais Éditeur parrain Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L’ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS-CORRECTEURS Nathalie Thériault.Tony Bureau ÉQUIPE DE RÉDACTION Jonathan Archambault, Yves Auffret, Sonia Boutet, Mathieu Papillon-Darveau, Camille Dumais.Steeve Gobeil, Laurie Grenier.Pascal Huot, Marie-Noël Laforte, Karine Limoges.Marie-Ève Martel.Josée Monty, Isabelle Noël, Lise Noël.Maxime Rioux, Mathieu Tremblay, Christiane Voyer.CHRONIQUEURS Martine Corrivault, Robert Maltais, Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin.Alain Bouchard, Pierre Couture.Robert Fleury.Michèle Lafferière et Isabelle Mathieu ÉCRIVANTS Steeve Bérubé, Yannick Dubé, Pascal Huot.Alcide Labrecque, Marie Nassif, Jacques Pruneau, Lisette Roy.Réal Quintin.CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE Julie Duplanty, François Laverdière, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc Julie Duplanty LE JEU DE LA QUÊTE Jacques-Carl Morin PUBLICITÉ Yannick Dubé PHOTOS Association de Grands-Frères et Grandes-Soeurs de Québec Archives Internet, Camille Dumais, Pascal Huot, Marie-Ève Martel, Maxime Rioux Coll IREPI.Huot-Tremblay, IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc.(418) 681-0284 La Quête est distribuée sur la rue au prix de 2 $, dont 1 $ revient directement au camelot.Dépôt légal 457621 Bibliothèque nationale du Québec Les propos tenus dans les pages de La Quête n'engagent que la responsabilité de leurs auteur-e-s La Quête est membre de la NASNA, l’Association nord-américaine des journaux de rue.'‘"MSL Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu'à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avant le 11 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour mai 2009, nous parlerons du marché du travail et du chômage.4 Lfl OjjifG réalise l'espoir IL SB CACHE PEUT-ÊTRE CHEZ VOUS dans votre sous-sol, votre garage ou même votre cuisine 1 RECHERCHÉ Récompense de 60 $ POUR LE RECONNAÎTRE : X Réfrigérateur ou congélateur de plus de 10 ans X Volume intérieur entre 10 pi3 et 25 pi3 X Appareil toujours fonctionnel et branché VOUS AVEZ UN DE CES DÉVOREURS CHEZ VOUS ?Saviez-vous qu’un réfrigérateur de plus de 10 ans consomme en moyenne trois fois plus d’énergie qu’un appareil plus récent ?fÉMp ÜÜmS Inscrivez votre demande en ligne au ou communiquez avec l’escouade RECYC-FRIGO au g tï.' < tf.1 877 493-7446 (49FRIGO) iÉIf Assurez-vous d’avoir votre facture d’électricité en main.Nous viendrons vite cueillir le dévoreur chez vous GRATUITEMENT et en disposerons selon un procédé respectueux des lois et de l’environnement.Vous recevrez un chèque de 60 $ par la poste.Ü RECYC-FRIGO Le programme RECYC-FRIGO, une initiative d'Hydro-Québec, est administré par une fois celui-ci récupéré.Une limite de deux appareils par foyer s'applique.Hydro-Québec se reserve Magazine La Quête Éditorial SES INTÉRÊTS D'ABORD À au moins deux reprises depuis 2008, le très bavard président de la France, Nicolas Sarkozy, créait tout un émoi dans les milieux indépendantistes du Québec.Il coupait court au refrain gaulliste entonné avec le « Vive le Québec libre » du grand Charles, en 1967, et aux relations de «non ingérence et (de) non indifférence» que Paris nourrit depuis à notre égard.Le Québec, arguait-t-il, fait partie de la «famille», alors que les Canadiens sont des «amis».Et sa famille, donnait-il à entendre, ne doit pas évincer ses amis.Tout un hymne à l'aberrant fédéralisme canadien tel quel et qui suffoque comme un vieux bazou.Notre frère « Sarko » n'oubliait pas que la première mouture de l'amitié appelait une inclination réciproque d'instances qui n'appartenaient pas à la même famille.Evidemment l'amitié a évolué avec l'histoire.Dans ou hors de la famille, l'amitié fait référence aujourd'hui à une quelconque « sympathie durable entre deux personnes ».Cette amitié n'existe donc que sur un plan interpersonnel.Entre les peuples, entre les nations, elle est peu altruiste.Elle sert surtout les intérêts des uns et des autres.Tout politicien déclamera son « amitié profonde » chez n'importe quel hôte qui l'accueillera.La diplomatie n'est-elle pas de l'hypocrisie permanente affichée avec élégance?Voilà des décennnies qu'on s'égosille autour des relations France-Québec.Ça n'a pas donné grand chose sous l'angle économique, puisque les Français investissent à peine chez nous.La fraternité ou l'amitié ont leurs limites.Paris accuse Québec de ne pas être capable de se brancher sur son avenir constitutionnel.Et les Québécois ne pardonnent toujours pas aux Français de les avoir abandonnés après la bataille des Plaines d'Abraham, en 1759.Il existe, certes, des amitiés très fortes entre cousins d'outre-Atlantique.Mais les capitales, elles, ne lorgnent que ce qui est financièrement attrayant.Dans le moment, toutes se pâment sur la Chine.Non pas à cause des Chinois qui crachent partout, ni de Pékin qui se fout de la démocratie, des droits de l'homme, de la pollution, etc., mais du fait de leur masse humaine à milliard qui s'enrichit, achète les bonds du Trésor américain, aspire à consommer tous les biens de la Terre.Ce pays est extrêmement profitable à long terme.Tout comme les peuples de l'Inde.Fidélité et sincérité L'amitié internationale avec les Américains perdure, bien qu'elle décline au rythme de la crise financière et du banditisme international qu'ils ont eux-mêmes mis au four avec leur sauce d'impérialisme culturel.Surtout depuis ces huit années de « bushisme », le monde en arrive à haïr nos voisins du sud.Individuellement, pourtant, ils sont charmants.Les Québécois francophones ont d'ailleurs plus d'atômes crochus avec les gens de la Nouvelle-Angleterre et de la Floride qu'avec les Ontariens ou les Albertains.Les relations Nord-Sud baignent souvent dans l’exotisme.À titre de Latins du Nord, nous avons des liens exceptionnellement chaleureux avec les Mexicains, les Cubains, les habitants latino ou sud-américains.Le baragouinage de la langue espagnole rivalise avec celui de notre maîtrise de l'anglais.Les États-Unis ne sont-ils pas en passe de devenir un pays densément « Spanish »?Les nations anglo-saxonnes, de leur côté, étonnent par la persistance de leur solidarité mutuelle.Ainsi, les Britanniques et les Australiens, tout comme les Canadians, participeraient à toute autre guerre sous le pacifiste Barack Obama comme ils Font fait sous la fémle du warrior George W.Bush, c'est-à-dire sans trop d'esprit critique.Et ce, même si les Américains ont dû longtemps guerroyer avec Londres afin de lui arracher leur indépendance après 1776.Il y a quelque chose de profondément génétique dans ce type de cheminement commun.Un peu comme il apparaît inutile de tenter de diviser les peuples slaves du Nord et du Sud, les Russes et les Serbes par exemple, dans leurs perceptions de légèreté devant les horreurs qui ont complètement dépecé les Balkans pendant les années 90, de la Bosnie au Kosovo.L'amitié sincère entre les nations du globe s'apparente toutefois à de la fiction.Ces dernières s'aiment bien tant que leurs intérêts commerciaux ou territoriaux n'en souffrent pas.Pour l'amitié vraie, au-delà des individus, il faut plutôt regarder du côté des organisations caritatives, non gouvernementales, des associations de migrants, de certaines églises missionnaires et d'institutions des Nations unies.C'est déjà quelque chose.Mais trop peu encore pour venir à bout des injustices et de la misère qui jonchent la moitié de la planète.Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada Centralde Québec el Chaudière-Appalaches U OiJBÎS réalise l'espoir Mais qu’est-ce que l’amitié?Un groupe de jeunes discutant dans la cour d’école, des collègues de travail qui sortent toutes les semaines dans un cinq à sept ou d’autres qui sont là pour écouter quand tout va mal.L’image qui vient en tête lorsqu’il est question de l’amitié diffère d’une personne à l’autre.;%;Jg ¦ .v’.-T fi* ri I , Pour Aristote, l'amitié était une forme d'égalité comparable à la justice Selon le Petit Larousse illustré, l’amitié est un « sentiment d’affection, de sympathie qu’une personne éprouve pour une autre et d’où une relation en résulte.» L’amitié est toutefois un concept flou que bon nombre de philosophes ont tenté de définir, mais peu se sont entendus sur une définition semblable.Pour Aristote, l'amitié était une forme d'égalité comparable à lajustice.Chacun rend à l'autre des bienfaits semblables à ceux qu'il a reçus.Une telle définition demeure toutefois philosophique.La ligne entre l’amitié et l’amour est très mince.Plusieurs font difficilement la différence entre les deux.Le dictionnaire les distingue principalement par l’attirance physique éprouvée dans l’amour.Si l’esprit humain pouvait se résumer par une définition, il n’y aurait toutefois jamais d’ambiguïté et la psychologie n’aurait pas sa raison d’être.L’amitié serait un besoin essentiel pour s’épanouir, selon plusieurs psychologues.Non seulement elle nous donne de bons moments, mais elle permet également d’apprendre sur nous-mêmes en nous fiant sur l’expérience des autres.Abraham Maslow est d’ailleurs l’un des premiers psychologues ayant proposé les besoins d’appartenance à un groupe, comme faisant partie des choses essentielles pour l’être humain.Selon cette théorie encore très en vogue aujourd'hui, l’amitié n’est pas nécessairement essentielle au bon équilibre mental de l’être humain.Par contre, et nous le voyons dans la vie de tous les jours, le fait de ne pas fréquenter d’amis ne signifie pas nécessairement qu’on n’a aucune relation sociale.Beaucoup de personnes, après avoir fondé leur famille, vivent uniquement avec l’amour et le sentiment d’appartenance au sein de celle-ci.L’art de bien s’entendre La psychologie souligne que l’amitié a un rôle important dans la vie mais, encore une fois, ne définit pas réellement ce qu’elle est.Selon un article publié sur le site Web doctissimo.com, l’amitié serait un « synonyme de communication, d’entraide, de fidélité ou encore de complicité.» Les réseaux de contacts comme Facebook permettent une communication entre des contacts.De tels réseaux peuvent permettre de ne pas perdre de vue certaines personnes qui partent au loin.Toutefois, ces « amis » sur ces sites Internet sont parfois des inconnus et il est difficile de voir de l’entraide ou de la complicité dans de tels cas.Il y a deux façons de voir les choses face aux contacts sur le Web.La première montre Internet comme étant une possibilité de rencontrer des gens qui habitent à l’autre bout du monde sans nécessairement avoir à se déplacer.D’autres personnes voient plutôt Internet comme étant un phénomène qui poussera la société à se refermer sur elle-même et à demeurer derrière son écran.Bien que les définitions par rapport à l’amitié diffèrent beaucoup, la bonne entente entre deux personnes ou un groupe de personnes est probablement le critère qui revient le plus souvent.Bien s’entendre avec quelqu’un est peut-être la base de l’amitié.Pour fréquenter une personne régulièrement lors de sorties ou pour se confier à elle, cela s’avérerait somme toute difficile, sans un minimum d’harmonie.Steeve Gobeil COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE Service 24 Heures Pour nous joindre 1 - (41 8) 525-4637 Sûti&tî fëoucùie&ot DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saules COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE 525, rue Prince-Édouard, Québec G1K 2M9 Tél: (41 8) 525-4637 Fax: (41 8) 529-5803 Courriel: f a I a i s e @ o r I c o m .c a Site Web: WWW.coopdelafalaise.com Avril 2009 La Quête réalise l'espoir 7 I ¦ Amitiés d’écolières W -L.Hui.' wra*n UH»1»» iTWNmxmMTW.’ w» « .VINGT-DEUX ANS PLUS TARD Le présent récit comporte uniquement des faits concrets, authentiques et tout ce qu’il y a de plus réels.Il se déroule de septembre 1962 à juin 1965, lorsque je suis allée au couvent Notre-Dame de Québec situé sur la rue des Glacis, à Québec.Le souvenir de cette magnifique partie de mon adolescence est très vague.Tout ce que je réussis à me remémorer est une fille avec laquelle je me suis liée d'amitié.Lorsque nous sortions de l'école pour aller dîner, nous parcourions toujours le même trajet et il en était ainsi quand je descendais la côte Sainte-Ursule pour aller la chercher et que nous nous rendions à l'école ensemble.Je me souviens très bien du premier animal que je lui avais donné en cadeau.C'était un chat orange comme Garfield et elle l'avait surnommé Filleul.Les fins de semaine, nous allions patiner à l'esplanade et l'été, nous arpentions très souvent, de long en large, la fameuse et très chère rue Saint-Jean.Il en a toujours été ainsi jusqu'à ce que je change d'école, car mes parents ont acheté une maison à Neufchâtel et nous avons dû déménager.Ce fameux déménagement n’a en aucune façon réussi à briser cette étrange complicité qui s’éloignait.Le temps s'est écoulé et d'énormes quantités d’eau ont coulé sous les ponts, sans toutefois freiner définitivement notre amitié qui a pris un air de petites fêtes lors de nos retrouvailles.C'est grâce à son frère André que j'ai enfin réussi à retrouver Lise et son mari Mark.André et sa copine s'étaient inscrits au cours « Retrouver l’enfant en soi ».Sans cette fameuse séance de préinscription à des cours organisés et donnés dans un centre de loisirs, je ne les aurais probablement jamais revus et par conséquent, j’aurais perdu leur trace à tout jamais.Aujourd'hui, Lise et Mark sont installés en banlieue de Québec.Il arrive à certaines occasions qu’ils m’invitent à venir m’oxygéner les poumons en respirant l'air pur et non pollué de la campagne.Il n'y a rien de plus agréable que refaire le plein d’énergie en allant se promener dans les bois et contempler les arbres.En hiver, certaines espèces sont dénudées de leur majestueux feuillage et ressemblent plutôt à de grosses mains qui veulent m'enlever pour me transporter dans une mystérieuse et étrange forêt aux airs morbides.Personnellement, je considère la véritable amitié plus précieuse que la prunelle de mes yeux qui me permet d'admirer et de contempler les fantastiques beautés de dame nature.Quant à l’air pur que je respire à pleins poumons pour vivre, il est également très important dans ma vie.Je conclus que même si nous nous sommes perdues de vue pendant 22 ans, et que nous sommes restées sans nouvelles l'une de l'autre, notre amitié est plus forte et basée sur des faits remplis de cocasseries.Prendre un p'tit verre de Bellini rouge sur glace agrémente la vie, la rend moins dramatique.Lise Noël Notre Mission Encouragez nos camelots sur les rues CAMELOTS DEMANDÉS La Quête est un magazine de rue.Il donne la parole aux démunis et a de la ville de Québec Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le ceux qui veulent se faire entendre Sur la rue Cartier, la rue St-Jean.la rue St-Joseph, journal La Quête Nous sommes a la rocherche de camelots La Quête veut aussi être de tous les débats sociaux, en particulier ceux dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de qui touchent les personnes les moins favorises de la société Quebec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 8 L0 QjJ 8 LB réalise l'espoir IA PIUS GRANDE RICHESSE rr'H( ¦*4jjhtyr#0' Des soupers où chacun fournit quelque chose Contrairement aux membres de notre famille, les amis on les choisit.Parfois, certaines personnes croisent notre route et continuent leur chemin.Par contre, d’autres restent à nos côtés pour longtemps.J’ai des amitiés qui durent depuis mon secondaire et même mon primaire.Je crois avoir été choyée dans la vie, car j’ai des amis merveilleux.C’est d’ailleurs ma plus grande richesse.Bien sûr, pour conserver mes amitiés, J’ai dû faire des compromis et passer par-dessus des conflits, des opinions différentes, mais ça en vaut la peine, car je suis persuadée qu’en amitié, il faut donner autant que l’on reçoit.Donner du temps et de l’écoute, rire et pleurer avec nos amis, parler de tout et de rien, profiter d’être ensemble.L’expression « Pour le meilleur et pour le pire » ne s’applique pas seulement au concept du mariage.En amitié, il faut faire des efforts nécessaires, ne pas tourner le dos à nos amis au moindre obstacle.Il faut être capable de comprendre l’autre, même si cela peut paraître difficile.Lorsque l’on apprécie vraiment quelqu’un, on doit être capable d’accepter une critique ou une opinion qui diffère de la nôtre.Quand on aime quelqu'un et qu’on réalise qu’il fait fausse route ou qu’il a une attitude désagréable, il est important de le lui dire.En tout cas moi, c’est ce que j’attends de mes amis : qu’ils m’aiment comme je suis sans avoir envie de me changer, mais qu’ils soient honnêtes avec moi.J’ai des amis extraordinaires, et nous nous voyons toutes les semaines.Nous organisons des soupers où chacun fournit quelque chose, c’est donc équitable et cela nous permet d’en faire souvent.Nous jouons aux cartes, à des jeux de société ou bien nous passons la soirée à discuter et à rire.Ce sont des soirées exceptionnelles et irremplaçables! Merci à tous mes amis.Je vous aime! Sonia Boutet ¦ UBHr U U Deicfiënei Supermarché IGA Deschênes, propriétaires lise et Réal Deschênes Sandra Deschênes ma KRISPIES [Salariai 255, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) CIR IT5 Téléphone : (418) 524-9890 • Télécopieur : (418) 524-3105 369, de la Couronne Tél.: (418) 529-2121 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER Affiliés à UMPÏtlX Une équipe bronchée, ouverte d'espril et accessible ! Mario Fiset Pharmacien-Prop Danielle Pelletier Marie-Pier Audelle Pharmacienne • Prop Phormooenne Claudio lornvée Phormooenne Avril 2009 La Que le réalise l'espoir I 9 ;gaaft»*'- JV1- -^, Une personne vit la solitude sociale si elle n’est pas bien intégrée socialement De nos jours, l’amitié réelle et virtuelle se confond de plus en plus avec l’apparition de multiples réseaux sociaux comme Facebook, Myspace, ou encore les moyens de communication par Internet comme Msn messenger.Aussi, le nombre de personnes se connaissant par l’intermédiaire d’un site Internet de rencontre augmente.L’amitié réelle est-elle encore présente de nos jours ou en sommes-nous rendus à magasiner, voire même à acheter nos amitiés?Confond-t-on amitié et réseau social?Quels sont les bienfaits et les méfaits de l’amitié virtuelle ?Selon Andrée Fortin, professeure au département de sociologie à l’Université Laval, l’amitié réelle est encore bien présente aujourd’hui.Les gens font bien la différence entre un ami qui, selon elle, se définit comme « une personne sur qui l’on peut compter, qui se rappelle de notre date de fête, surtout la personne à qui vous confieriez votre enfant ».Cependant, une amitié prend du temps à entretenir.« Ce n’est pas la quantité, mais la qualité qui compte dans ce cas », rajoute-t-elle.« Les amis sur Facebook, ce n’est qu’une façon de parler ».L’utilitaire est intéressant pour retrouver de vieux contacts du secondaire, s’informer sur ce qu’ils sont devenus.Mais côté amitié, Facebook c’est de la mondanité.Deux types de solitude De son côté, Tamarha Pierce, professeure de psychologie et directrice du programme Ph.D de recherche à l’Université Laval, explique l’attirance des gens pour ces sites de rencontre et de réseaux sociaux par deux types de solitude qui se font ressentir dans le monde de l’amitié.« Une personne vit de la solitude émotionnelle si elle n’a pas de relation intime avec au moins une autre personne, que ce soit un ami proche ou un amoureux.Ce type de solitude est ressenti par des gens qui n'ont pas quelqu'un avec qui partager leurs sentiments les plus profonds, comme un confident ».Par contraste, Pierce affirme à La Quête qu’une personne vit la solitude sociale si elle n’est pas bien intégrée socialement.« Ce type de solitude est éprouvé par les gens qui sont peu « connectés, qui n'ont pas un réseau social suffisant, qui se sentent isolés », explique-t-elle.Fortin, est en accord avec cet argument : « Cependant, ce n’est pas la seule solitude existante » dit-elle à La Quête.« En effet, la distance géographique, l’horaire de fou qui devient de plus en plus atypique et la situation familiale sont aussi d’autres facteurs importants expliquant ce phénomène ».Les sites comme Facebook brisent cette distance entre les gens.Et le téléphone?Pour sa part, Anne-Catherine Biron-Lajoie, une finissante au MBA en management, affirme à La Quête que ses vrais amis, elle leur téléphone : « Internet est bon pour rester en contact avec ses connaissances, mais pas pour les relations à long terme.Je ne vais pas prendre un café de façon quotidienne, avec chaque personne qui est sur ma liste de Facebook ».De plus, elle ajoute que c’est trop facile de dire des choses à la personne par Internet, que l’on ne dirait pas nécessairement.Elle conclut en affirmant que l’amitié devant l’écran n’est pas du tout la même chose que l’amitié en chair et en os.Fortin appuie ce commentaire : « Facebook, n’engage pas autant qu’une conversation téléphonique.Une personne est plus portée à téléphoner à ses amis proches qu’à ses connaissances ».Mathieu Papillon-Darveau Lü (Jyêf8 réalise l'espoir la perte d’un ami On dit souvent que l’on peut compter ses vrais amis uniquement sur les doigts d’une seule main.Un ami, c’est quelqu’un avec qui on échange, on se confie et à qui on peut tout dire, sans peur d’être jugé.iiiiunnmu ni ¦ «mnnummmmimmmmm Un ami nous donne un coup de main lorsqu’on en a besoin.Cependant, un ami est souvent dur à notre égard, il ne prend pas toujours des gants blancs et il n’y va pas toujours de main morte pour nous dire la vérité en face.Mais, ce qui est encore plus difficile, c’est la perte de cet ami.André Labrie, une personne handicapée ayant perdu l’usage de ses jambes lors d’un accident, est un de ceux qui a aussi perdu une amitié chère.« J’ai perdu mon meilleur ami », soupire-t-il.Dès l’époque de sa jeunesse, il a découvert son voisin.Tous deux jouaient, faisaient tout ensemble et avec le temps ils ont développé une grande amitié.Toutefois, son meilleur ami qui se prénomme aussi André, est décédé en 2004.« Juste le fait d’avoir perdu André, j’ai perdu un gros morceau, expire l’homme en chaise roulante.C’est quand on perd quelqu’un, que l’on réalise sa réelle importance », ajoute-t-il en ravalant sa salive.Être soi-même avec l’autre Selon André Labrie, « l’amitié, c’est se sentir complètement soi-même avec l’autre, laissant de côté toute prétention et tout orgueil.C’est partager ensemble à la fois la joie, la tristesse, les rires et les larmes ».Cette phrase provient d’un livre qu’il a lu lorsqu’il était jeune.Cet énoncé, lourd de sens, est sensiblement resté ancré dans sa tête.Au début de la cinquantaine, André Labrie sait qu’il ne retrouvera probablement jamais une telle amitié.« L’amitié est quelque chose qui se forge, qui se construit, c’est un procédé de longue haleine.Cela ne s’acquiert pas en claquant des doigts », souligne André Labrie.Lorsqu’on perd son meilleur ami, il est difficile de penser qu’un jour on puisse retrouver quelqu’un de semblable, avec qui le respect, la confiance et la complicité étaient inébranlables.André Labrie « Je cherche un ami et avant que je retrouve quelqu’un comme André, ça va être long », de préciser le quinquagénaire.Tu peux pas demander à quelqu’un d’être ton ami, ça fait partie d’un cheminement personnel », renchérit-il.Savourer chaque petit moment À défaut d’avoir un ami et de retrouver l’amitié d’antan disparue, il se tourne vers un concept d’appréciation fort simple.Selon lui, il faut apprécier les connais- sances que Ton a et savourer chaque petit moment que Ton passe avec elles.L’appréciation n’est pas son seul moyen de combler son manque.Il opte également pour un aspect plus spirituel, c’est-à-dire, qu’il se motive avec des phrases qui lui servent de clés.Ces clés ouvrent les portes du bonheur quotidien et de l’appréciation des petites choses simples de la vie.Ces clés se révèlent une importance singulière dans son cheminement personnel de vie.Ces clés représentent des raisons d’être et des raisons de vivre.Par exemple, je ne désire pas changer de place avec qui que ce soit et il ne faut pas se comparer aux autres, car nous allons toujours trouver meilleur et pire.Ces clés sont des moyens d’apprécier la vie, laquelle a perdu quelque peu de son sens depuis la perte de son meilleur ami.Toutefois, cette amitié persiste toujours à l’intérieur de lui : « Il est mort, mais il est toujours vivant en dedans de moi », exprime-t-il la boule dans la gorge.Maxime Rioux Collectivement pour un monde âJljjfXQJé Centrale des syndicats du Québec ÇSQ www.csq.qc.net Avril 2009 Lfl Qjjêïe réalise l'espoir 11 NOUER AVEC ADRIEN ET USA m * Adrien Doucet et notre journaliste Marie-Ève Martel «Le Québec est rempli de personnes uniques», lance d’emblée Adrien Doucet, originaire de La Rochelle en France.Celui qui est venu étudier au Québec en 2008 est passé par un programme de jumelage avec d’autres étudiants, tout comme Lisa Sainte-Rose, une étudiante en droit d’origine martiniquaise.Celle-ci appréhende déjà son départ : « J’ai rencontré des gens que j’apprécie énormément et je vais être vraiment triste de les quitter.» Les amitiés interculturelles, particulièrement quand les deux individus ne vivent pas dans le même pays, comportent leur part d’avantages et d’inconvénients, mais elles sont surtout enrichissantes.« Cela permet de sortir les étrangers de leur isolement quand ils arrivent ici », xplique Patricia Méthot, qui gère le programme de jumelage et d’intégration des étudiants étrangers à l’Université Laval.Selon Madame Méthot, l’amitié interculturelle permet la confrontation des idées et des valeurs propres à chaque société et mène ainsi à une meilleure compréhension de l’autre et à une ouverture sur le monde, ces dernières allant au-delà de l’apprentissage d’une nouvelle langue et de mœurs différentes.Bien qu’elle reconnaisse que les individus d’une même culture ont tendance à se regrouper entre eux, Madame Méthot estime que les étrangers ressentent le besoin de rencontrer des gens, mais qu’ils ne savent pas toujours où aller.Pour sa part, Adrien ne croit cependant pas qu’il soit difficile de tisser des liens.« Ça dépend de ton envie d’implication dans la vie sociale québécoise et, pour ma part, j’étais très motivé, explique-t-il.Je pense que chaque personne est responsable de son envie de prendre contact avec autrui ».De son côté, Lisa croit au contraire que les relations doivent être provoquées au départ : « Je pense que sans le programme d’échange, je me serais fait des copains ou copines, mais peut être pas des amis », explique-t-elle, ajoutant qu’il est plus facile de se faire de nouveaux amis quand on se retrouve seule dans un autre pays.Un sens différent L’amitié a un sens différent dans chaque pays, à en croire les personnes interrogées.« Chez moi, je trouve qu'il est vraiment plus difficile de se faire des amis, parce que les gens sont moins spontanés et assez individualistes.Au Québec, les amitiés sont, d'entrée de jeu, sincères, on se sent vraiment intégré», raconte Lisa.Adrien abonde dans le même sens.« En France, j’étais craintif de dévoiler mon caractère.Ici, je me suis senti épanoui.heureux de pouvoir m’ouvrir aux autres qui étaient très réceptifs et compréhensifs.Les Québécois sont des êtres très humains, simples et ouverts», dit-il.Somme toute, Lisa et Adrien croient qu’il est important d’entretenir ces amitiés d’outre-mer et ils comptent bien revenir au Québec.Pour Adrien, les kilomètres et l’océan qui le séparent de ses amis ne le démotivent pas à entretenir ces amitiés.« Quel éloignement ?On n’est jamais loin de ses amis, car ils sont toujours présents dans notre cœur !, s’exclame-t-il.« Je dirais que la distance est supportable.Ce qui est par contre difficile à gérer, c’est par exemple le décalage horaire, ajoute Adrien.Le fait d’être en relation interposée limite les contacts, les émotions, le partage des activités.On a parfois peur que l’une des deux parties oublie l’autre, avec le temps! » Marie-Ève Martel Lfl Qllêïe réalise l'espoir UNE PRESENCE FABRIQUÉE Être présent.Être présent pour quelqu'un.Être simplement là, quand ça va bien autant que lorsqu’il y a des nuages gris à l’horizon.Apporter de la confiance à l’autre, le valoriser, le faire sentir important; le plus important du monde.Lui accorder du temps; voilà la mission des Grands Frères et des Grandes Sœurs de Québec auprès de leur petit protégé.Mathieu et son Grand-Frère Steeve L’amitié se redéfinit, elle se construit entre deux personnes qui ont envie de se connaître et de développer une relation d’amitié.D’un côté, un enfant issu d’une famille monoparentale qui a besoin de la présence de quelqu’un sur qui il peut s’appuyer.De l’autre, un adulte qui a envie de s’impliquer.Donner au suivant « J’ai eu beaucoup de chance dans la vie, j’ai été vraiment très choyée.J’ai une famille aimante, j’ai toujours bien réussi à l’école, je n’ai jamais eu de problèmes, raconte Suzanne Brillant, grande sœur de Mélissa depuis quatre ans.J’avais besoin d’aider les gens qui ont moins de chance.Je ressentais l’envie d’être utile à quelqu’un.» Mme Brillant est également la présidente de l’Association des Grands Frères et Grandes Sœurs de Québec.« Mélissa a 17 ans aujourd’hui.On s’appelle encore régulièrement, on fait du magasinage, du bricolage, on va au cinéma, on se fait toutes sortes de confidences.C’est devenu ma grande amie.Contre le décrochage Au cours des années, une relation privilégiée se développe entre ces nouveaux amis.À raison de quelques activités par semaine, surtout la fin de semaine, un lien fort se tisse entre eux.Des confidences émergent, la confiance en soi se développe et c’est toute la vie de l’enfant qui est ensoleillée.« Souvent les enfants qui font partie de ce programme n’ont pas beaucoup confiance en eux, indique Francine Vandal, secrétaire administrative de l’Association.C’est extraordinaire pour eux que quelqu’un vienne les voir, eux.Seulement eux.A propos du décrochage, le jumelage fait de petits miracles.C’est rare de voir les jeunes manquer l’école, la journée où ils attendent la visite de leur nouvel ami.» Selon l’étude Project Impact réalisée en 1994 par le Social Planning Council of Hamilton, au Canada, 80 % des Petits Frères et des Petites Sœurs obtiennent leur diplôme d’études secondaires alors que seulement 60 % des jeunes Canadiens obtiennent ce diplôme.En 1999, le groupe Angus Reid a mené une étude longitudinale sur les retombées positives du jumelage traditionnel.Cette recherche s’est intéressée aux enfants et aux bénévoles au début de leur jumelage, un an plus tard, puis à la fin du jumelage.Ses conclusions démontrent qu’à la fin de leur jumelage, les enfants éprouvent moins de colère, de frustrations et d’inquiétudes; sont moins souvent tristes et malheureux; sont plus persévérants moins portés à participer à des bagarres; plus aptes à résoudre leurs problèmes personnels.Besoin d’hommes « J’avais 7 ans quand j’ai fait la demande d’avoir un Grand Frère.Mon frère Dominique était parrainé à un Grand Frère et j’avais le goût de vivre cette expérience moi aussi.Le plus difficile pour moi a été la longue attente entre ma demande et la rencontre avec mon Grand Frère Steve.« J’avais 9 ans lorsque je l’ai rencontré pour la première fois.J’en ai maintenant 15.Je suis content de le voir et de l’avoir comme ami.Je suis heureux.Je vais le connaître toute ma vie», raconte Mathieu, sur le site de l’association.Laurie Grenier SOLUTION JEU DE LA QUÊTE Avril 2009 La Quête réalise l'espoir 13 I , ' LES FI1LIS SE SOUTIENNENT *'•*'*/ Les filles sont les plus fidèles à leurs amies Les filles sont les plus fidèles à leurs amies, même lorsqu’elles sont en amour.Elles s’organisent, se rassemblent : soupers, séances magasinage ou discussions autour d’un café.Les hommes, quant à eux, laissent aller, comprennent.Au moment où l’âge adulte fait son apparition, entre la vingtaine et la trentaine, il y a une période d’adaptation.« J’ai dû faire le deuil de mon enfance plutôt jeune, confie François Floang, j’ai travaillé dès l’âge de 14 ans pour aider à subvenir aux besoins de la famille.» A 24 ans, il est fiancé depuis un mois à celle qui a été sa compagne des sept dernières années.« Ma copine est devenue ma meilleure amie », précise-t-il.« Les amis, tu peux t’en passer, entame Dany Lantin, 33 ans, tu fais ta vie avec une fille, pas avec tes amis, ou avec les tiens ».Francis Lovett, 29 ans, souligne que « c’est lorsque tu rencontres une fille que tu départages les vrais amis ».Tout dépend du moment de la rencontre, croit pour sa part Caroline Tanguay.« Dans les premiers temps d’une nouvelle relation, il y a une période fusionnelle avec l’autre ».« J’ai beaucoup d’amies célibataires, poursuit-elle, qui attendent, par respect, que je les appelle, de peur de me déranger.Ça me blesse parfois ».En général, les personnes interrogées ont entre trois et cinq amis.C’est difficile à gérer, certes, répètent-elles toutes.« Mais, si tu as un agenda, il est possible de trouver le moyen de donner du temps à tous ceux qu’on aime », ajoute Niki Foulidis.Une nuisance, les amis ?Ils ont tous une opinion, ils veulent tous votre bien, mais parfois ils sont envahissants.L’important en amitié, c’est de respecter le couple de l’autre.« Si la personne est influençable, ça peut nuire à la relation de couple », se prononce Dany Lantin.« L’opinion des amis compte, mais je n’aime pas me faire dicter quoi faire, stipule Mademoiselle Tanguay ».Celle-ci est cependant ouverte aux discussions.« Les amies peuvent t’aider à cheminer dans ton questionnement », précise-t-elle.Les amis peuvent donc faire émerger des conflits dans le couple, mais ils peuvent aider à les régler également.Certaines sources proclament que les amis sont importants pour la stabilité du couple, d’autres, non.« J’aime ma solitude, je n’ai pas nécessairement besoin des amis pour obtenir un équilibre dans ma vie de couple », soutient Lydia Jean.À l’opposé, Mademoiselle Foulidis s’exclame : «Absolument ! Les amis sont très sains pour une relation de couple épanouie.Il faut savoir gérer son temps », explique-t-elle.Vive l’Internet ! Lydia Jean remercie l’arrivée d’Internet dans nos vies.« J’ai gardé de très bons contacts avec des amies du secondaire et on se donne régulièrement des nouvelles par Internet ».Cette technologie qu’est Internet permet également d’organiser rapidement et facilement des soupers, par exemple », explique Mademoiselle Jean, jeune femme dans la vingtaine.Caroline Tanguay abonde dans le même sens : « C’est plus simple par Internet.J’écris beaucoup plus à mes amies ».Elle ne parle pas au téléphone.« Facebook, par exemple, est très utile pour partager les expériences que tu vis : décrire ton voyage, exposer des photos de ce périple », décrit-elle.Le mot-clé qui revient constamment : la compréhension.La deuxième clé à une saine amitié : l’organisation.Tout le monde est occupé.Travail, amour, amis, et sans s’oublier soi-même.Toutefois, avec toutes les technologies de communication à notre disposition, n’oubliez pas de rappeler à vos amis que vous les appréciez ! Karine Limoges 14 Lfl Qjlêfe réalise l'espoir Avril 2009 Camille et son amie Valérie MIEUX QUE L'AMOUR! Dans le monde d'aujourd'hui où les \ familles et les couples ne tiennent plus, une seule chose reste à toute épreuve, c'est l'amitié.La vraie amitié est plus forte que tout, probablement plus que l'amour, car l'amitié est inconditionnelle.III .L’amitié est très importante dans nos vies et le sera toujours.À chaque âge, on y retrouve une certaine forme d'amitié.Ma fille de 10 ans parle de sa «best» comme d'une personne très importante à l'école.Toutes deux s'habillent pareilles, parlent de la même manière et, pendant la récréation, sont inséparables.Plus tard, dans nos vies, l'amitié se traduit autrement.On prend conscience de l'importance des vraies relations qui marquent, beau temps mauvais temps.La sincérité en est la le fil conducteur.A l'âge de la retraite, ou lorsqu'il nous arrive des coups durs, comme un décès, une séparation ou une maladie, on se tourne toujours vers nos amis les plus proches.L'amitié comble un besoin fondamental.On y découvre l'affection, la fidélité, la complicité, le respect et un sentiment d'appartenance.Avec notre meilleur ami, on se sent moins seule et on peut tout partager, nos peines et nos rêves, sans contrainte, sans tabou, et avec beaucoup plus d’aisance que dans une relation amoureuse.On peut aussi perdre de vue nos amis d'enfance, se retrouver des années plus tard et avoir l'impression que nous ne nous sommes jamais laissés.D'où la force et l'importance de la sincérité.Pas de serment Pour moi, l'amitié, c'est ce que je vis avec mon amie Valérie.Nous nous sommes connues à l'âge de 15 ans, au secondaire.Nous avons eu nos conjoints, nos enfants, nos séparations.Nous avons partagé nos vacances ensemble, nos fêtes (sans jamais en oublier une!), nos Noëls, nos fous rires et nos longs soupers au restaurant, à refaire le monde.Tout ça n'a pas de prix à mes yeux.C'est mon sentiment d'appartenance.Une amitié comme celle-là, c'est indispensable et beaucoup plus important, selon moi, qu'une relation amoureuse! Dans les années 2000, les couples se marient encore et prononcent toujours les mêmes voeux : «Pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que la mort nous sépare».Il n'y a pas vraiment de couples autour de moi qui fonctionnent encore.Et je ne crois pas non plus qu'un jour je verrai mes amis fêter leurs noces d'or.Mais en amitié, on n'a pas besoin de se jurer fidélité et de célébrer nos 25 années de vie commune.Parce qu'on sait que nos vrais amis seront toujours près de nous, peu importe ce qui nous arrivera.Dans une société du chacun pour soi, nous aurons quand même toujours besoin de quelqu'un tout près de nous.Camille Dumais K1J1 049 3ième Avenues Québec, Limoiiou, 529.38291 Avril 2009 La Qjjête réalise l'espoir 15 NTS-ENFANTS OUI ET NON! L’amitié entre parents et enfants \ Lorsqu'on est jeune, nos parents sont là pour nous rappeler de nous brosser les dents, de ne pas manger la bouche pleine ou de ne pas mentir.Mais lorsqu'on grandit, les relations avec nos parents changent.On se confie, on leur demande des conseils ou même, on se surprend à aimer la même musique.La ligne entre parent et ami devient alors floue.Est-ce qu'un parent peut devenir un ami?Lorsqu'on est jeune, nos parents sont là pour nous rappeler de nous brosser les dents, de ne pas manger la bouche pleine ou de ne pas mentir.Mais lorsqu'on grandit, les relations avec nos parents changent.On se confie, on leur demande des conseils ou même, on se surprend à aimer la même musique.La ligne entre parent et ami devient alors floue.Est-ce qu'un parent peut devenir un ami ?La réponse est « Oui » pour Dominic Cormier, 19 ans, Tania Richard, 16 ans et Marc-Antoine Poulin, 17 ans, qui, à l'occasion d'une table ronde sur le sujet, ont tous trois affirmé vivre une relation d'amitié avec leurs parents.«Ma mère sait tout, comment je me sens chaque matin; on s'appelle tout le temps», commence Dominic, qui a fait dernièrement plusieurs voyages avec sa mère.Il continue : « Avec ma mère, j'ai une très bonne relation; on peut même considérer ça comme de l'amitié, parce que je lui dis tout ».Tania renchérit: « Je suis très proche de mes parents; on va prendre des marches; on fait la cuisine et on parle de tout ».Sa mère est sa plus grande confidente.« Quand j'ai de la peine, ma mère pleure avec moi », a-t-elle confié.« Moi je suis ami avec mon père, dans le sens où on partage les mêmes intérêts et qu'on peut parler pendant des heures » affirme Marc-Antoine.Mais il nuance: « Ce n'est pas la même sorte d'amitié qu'avec mes amis ».Donc, quelle est la différence entre les « deux sortes d'amitié » ?Josée Noël est diplômée de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM) en travail social et elle travaille dans un Centre local de services communautaires (CLSC) chez les enfants de 5 à 11 ans.Elle a aussi œuvré pour la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) auprès d'adolescents.À son avis, il ne faut pas confondre bonne relation et amitié.« Il y a une différence entre complicité et amitié, explique-t-elle.On peut avoir une bonne relation de confiance avec son parent sans parler d'amitié.Je ne crois pas qu'on puisse être ami avec son parent ».Une question d’autorité Selon Madame Noël, cette relation ne serait pas saine.L'autorité, importante pour un parent envers son enfant, serait perdue.« Si la relation d'autorité est absente, l'enfant poussera toujours les limites et le parent perdra le contrôle », affirme-t-elle.L'attachement entre parent et enfant n’est pas non plus le même que celui entre amis.« On peut secouer la relation entre parent et enfant.Dans une relation saine, l'attachement sera toujours solide».Lorsqu'il est question de l'autorité, Marc-Antoine lance: « Si ton parent est devenu la même personne que toi, il n'aura plus aucune autorité ».Puis il ajoute: « Même si tu es ami avec ta mère, il faut quand même qu'elle joue son rôle ».Tania, quant à elle, avoue être parfois trop proche de ses parents.« J’ai une relation presque trop intime avec mes parents, ça me fait presque peur ».Elle poursuit: « C'est l'fun d'avoir une bonne relation avec les parents, mais des fois, ça peut prendre trop de place, et ils ne s’en rendent pas compte ».À ce sujet, Madame Noël explique que la relation parent-enfant n'est pas réciproque et lorsque l'enfant se détournera de son parent, celui-ci pourrait vivre du rejet.« Le parent se tournera vers l'enfant pour trouver la même sécurité et sera déçu, parce que ce n'est pas le rôle de l'enfant », d’expliquer notre interlocutrice.Peut-on donc qualifier d'amitié une bonne relation avec des parents ?Tout dépend de votre définition de l’amitié.Chose certaine, il peut aussi être agréable de passer du temps avec eux.Après tout, ce sont aussi des personnes ayant des goûts, de l'humour et une tonne de choses à raconter.Isabelle Noël 16 Lfl QjJêfe réalise l'espoir Avril 2009 Un appel téléphonique suffit pour que la chimie revienne immédiatement Joey, un adolescent de 17 ans, vient de recevoir son acceptation pour ses études collégiales.Pour ce faire, il doit s’exiler dans une autre région, située à plusieurs kilomètres de sa ville natale.Conservera-t-il ses liens d’amitié avec ses amis ?L’amitié peut-elle survivre à l’éloignement?À titre indicatif, la notion d’éloignement, utilisée dans ce texte, se réfère à une distance de 200 kilomètres et plus, entre les lieux de résidence de deux individus.«Effectivement, l’amitié peut survivre à la distance », affirme Amie Roy, originaire de la région de l’Abitibi et gérant du Burger King Laurier à Québec.Selon lui, les amitiés de longue date résistent mieux à l’éloignement que les autres qui se développent au fil du temps.Lorsque tu as grandi avec tes amis, le contact est plus facile à conserver», précise-t-il.Son meilleur ami, Yannick, demeure encore dans la région abitibienne.« Il suffit juste d’un appel téléphonique pour que la chimie revienne immédiatement.C’est comme si nous ne nous étions jamais quittés », évoque-t-il.La véracité de l’amitié semble jouer un rôle essentiel dans sa conservation.« Une amitié vraie va survivre à tout », déclare Lrançois Lamontagne, un résident de la municipalité de Granby, en Montérégie.« Un vrai ami, c’est quelqu’un qui n’hésitera pas à venir en appel en cas de besoin ».Ce dernier, entretient des liens d’amitié depuis huit ans avec son amie Lisette, originaire de Thetford Mines, mais elle habite la région californienne depuis de nombreuses années.« On garde contact au moyen d’Internet et parfois on communique par téléphone », spécifie-t-il.La fréquence de leurs appels s’effectue sur une base aléatoire.Une amitié à entretenir Pour Stéphanie Racine, mère au foyer, l’entretien des liens d’amitié est primordial pour sa continuité.« On doit les entretenir et surtout prendre le temps d’aller visiter ses amis malgré la distance » indique-t-elle.Chaque année, elle effectue à cinq ou six reprises le trajet qui relie Granby à Mont-Laurier.Une randonnée de quatre heures en automobile.Pour elle, la fréquentation idéale serait une visite aux deux mois.L’éloignement peut procurer une forme de sélection naturelle parmi les liens entretenus d’une personne.« Il permet de faire le tri dans nos contacts et de voir ceux qui sont vraiment des amis et ceux qui ne le sont pas, précise Monsieur Lamontagne.« Les vrais amis vont prendre conscience de l’importance et de la valeur de cette amitié et cela va leur permettre de la renforcer malgré l’éloignement », conclut-il.Jonathan Archambault réalise l'espoir 17 L'amitié dans la rue la rue des petits gestes Les itinérants ont de 16 à 77 ans, voire plus.Certains reçoivent de l’aide sociale.D’autres vivent dehors sans le sou.Seul ou en groupe, leur quotidien est rythmé par la recherche d’argent et de nourriture.Malgré les préjugés, le monde de la rue recèle une solidarité, qui échappe à la majorité d’entre nous.En ce vendredi soir pluvieux, La Roulotte, de l’organisme montréalais Dans la rue, commence sa première distribution de hot-dogs, angle Mont-Royal et Saint-Hubert.Léon, dans la vingtaine, prend place dans le véhicule.Entre deux bouchées de hot-dogs, il salue un visage familier qui, à l’extérieur, demande un peu de nourriture à un bénévole.Tranquillement, Léon me parle de sa vie dans la rue et des amitiés qu’il y a nouées.« J’ai passé un an et demi dans la rue.L’amitié, c’est relatif.Je connais du monde.De là à dire que ce sont des amitiés durables, c’est un bien grand mot », me confie-t-il, en sirotant son chocolat chaud.A L’Itinéraire, magazine de rue de Montréal qui vient en aide aux itinérant(e)s de 18 ans et plus, Francis Caron dresse le même constat : « L’amitié existe.Mais elle est, en général, éphémère.La solidarité s’exprime à travers la précarité qu’ils partagent.Les itinérants se serrent les coudes en se passant de l’information sur les organismes et les services disponibles », explique l’intervenant social.Dans ce contexte, s’informer du bien-être des autres est bien secondaire, quand on 18 peine à subvenir à ses besoins.« Même si certains itinérants ont des « partners » de longue date, dans le milieu, c’est chacun pour soi », souligne Francis Caron.Au coin des rues Berri et Sainte-Catherine, arrêt le plus achalandé, les 16-25 ans et les « vieux » forment deux solitudes.Les jeunes enchaînent les entrées et les sorties.Pendant que certains prennent des nouvelles des amis, d’autres récupèrent du dentifrice, des condoms, une paire de bas, etc.Ils échangent sur les bons coins pour quêter, dormir et sur les aléas de la vie amoureuse.« Je me crée un réseau » « Ça prend du temps à se créer des amitiés dans la rue.C’est comme dans la société », me lance Jonathan, qui caresse un des deux chiens d’Eric (nom fictif), assis un peu plus loin.« Moi, je parle à tous ceux qui entrent dans La Roulotte.Je ne suis pas l’ami de tous, mais je me crée un réseau », dit-il fièrement.Eric admet ne parler qu’aux bénévoles de La Roulotte.Ses chiens sont sa priorité.Us lui procurent protection et réconfort, et favorisent la générosité des gens.Éric partage le point de vue de Jonathan sur Lfl Quête réalise l'espoir l’amitié, tout en y apportant une nuance : « Avec mes chiens, les contacts sont plus faciles.Mes amis en ont.C’est important.On se comprend, on s’aide », dit-il en insérant deux conserves de nourriture pour chiens dans son sac à dos.Les jeunes comme Éric forment une classe à part dans le milieu.« En général, ce sont les plus débrouillards.Ils prennent soin d’eux mieux que d’autres », remarque Francis Caron.Joe, le conducteur de La Roulotte, précise : « Ils sont tellement loyaux envers leurs animaux qu’ils nourrissent leurs bêtes avant de se nourrir ».Dernier arrêt, Ontario et De Lorimier.Des vétérans se joignent aux quelques jeunes à bord.Parmi eux, Jonathan.Alors que Diane, une bénévole, s’excuse devant un vieil homme du manque de bouteilles d’eau, Jonathan en sort une de son manteau et la lui donne.Pour Francis Caron : « L’individualisme n’est pas plus présent chez les itinérants que dans d’autres classes sociales.Leur solidarité s’exprime par de petits gestes qui font toute la différence ».Yves Auffret MORIN DESROCHERS BEAULIEU Comptables agréés sinc Bernard Morin, CA bmorin@mdbca.ca 706, rue Saint-Joseph Est Bureau 200 Québec (Québec) G1K 3C3 Té! (418) 692 1077 Téléc.(418) 692-2953 www.stampa.ca 68 1.0284 LES IMPRESSIONS STAMPAï .35/copie (8,5 x 11J* Impression numérique couleur ‘Fichiers finaux et traitement de fichier non inclus X K rflf ,?&| WkY A & 1 Un couple de lesbiennes l’homosexualité, pas plus facile Dans notre vie quotidienne, tout comme dans notre relation de couple, l’amitié joue un rôle plus ou moins important.Et, en tant qu’homosexuel, on entend souvent les gens nous dire que ça doit être plus facile d’être ami avec notre conjoint ou conjointe, étant donné qu’on est du même sexe.Mais qu’en est-il réellement?Est-ce que la part d’amitié est plus grande dans un couple homosexuel que dans un couple hétérosexuel?À notre avis, ce n’est pas le cas.Il est évident qu’étant en amour depuis un peu plus de huit ans, ma conjointe et moi sommes les meilleures amies.Il en était d’ailleurs ainsi avant même que notre relation de couple débute.Nous croyons également que l’amitié doit tenir une place importante dans une relation de couple puisque l’amitié engendre la confiance et que la confiance est primordiale pour deux personnes qui s’aiment.Mais nous ne serions pas prêtes à dire que l’amitié tient une place plus importante dans notre couple que dans les couples hétérosexuels de nos amis.Bien sûr, quand on fait des « soupers de filles », nous sommes les deux seules à être en couple et il est très rare qu’on participe à des activités séparément.Nous avons d’ailleurs des neveux et des nièces (de 5 à 7 ans) qui ne sont même pas capables de concevoir qu’on puisse exister l’une sans l’autre, ce qui nous amuse beaucoup.Mais nous ne pensons pas que cette situation provienne du fait que nous sommes « plus amies ».C’est plutôt que l’amitié entre deux femmes, entre deux hommes et entre un homme et une femme est différente.On dit souvent qu’entre femmes, « on se comprend ».On peut donc supposer qu’entre hommes, c’est la même chose.Et comme les hommes et les femmes sont fondamentalement différents, l’amitié entre les deux est certainement très différente, mais ce n’est pas pour autant que les couples hétérosexuels sont « moins amis ».Nous vivons aussi des crises De toute façon, lorsque nous sommes confrontées aux tracas de la vie quotidienne et aux problèmes que vivent tous les couples, notre amitié et notre complicité peuvent nous aider à passer à travers certaines situations, mais ne règlent pas tout.Nous vivons des crises comme tous les couples! Lorsque des problèmes surviennent, c’est en tant que couple que nous devons réagir et c’est en couple que se prennent les décisions importantes et que se gère la maisonnée.Le lien d’amitié est souvent perçu comme étant plus intense dans les couples homosexuels.C’est peut-être dû au fait que les homosexuels sont plus souvent touchés par les préjugés et la discrimination.Dans cette optique, étant donné qu’ils vivent la même chose, ils sont sans doute plus solidaires et ils en viennent à entretenir une relation plus soudée.Après tout, ils partagent le même secret, ils subissent les mêmes difficultés et ils doivent donc s’unir pour faire face à cette situation.Par contre, nous ne sommes pas à l’abri des problèmes et des difficultés.Et il n’y a pas de recettes miracles pour réussir un couple.Ces règles ne s’appliquent d’ailleurs pas à tous les couples homosexuels.Chaque personne est différente, chaque situation est différente et, donc, chaque couple est différent.Plus que l’amitié, il faut d’abord partager les mêmes valeurs et savoir communiquer.Une chose est certaine : l’amitié est nécessaire pour avoir une relation amoureuse saine et équilibrée.Quant à la dose requise, c’est aux amoureux d’en décider! Marie-Noëlle Laforte et Josée Monty Avril 2009 La Quête réalise l'espoir 19 Robert Maltais r /£ Très chers «tits ri amis».À en croire la publicité et le site Facebook, des amis et amies il en pleut partout.Vous n auriez qu'à vous baisser pour les ramasser.Il semble que vous pouvez même en trouver en faisant simplement votre marché ou en parcourant les allées de votre pharmacie.Peut-être même rencontrerez-vous un ami à votre dépanneur du coin.Si la publicité le dit avec tant de conviction, ça doit être vrai.Les allées de Pharmaprix, Jean Coutu, Provigo, Maxi, IGA et Canadian Tire, pour ne nommer que ces seuls hauts lieux du savoir et de la camaraderie, regorgent de petits amis dont vous n'aviez pas soupçonné l'existence jusque là.Mais où avions-nous donc la tête ?Est-il possible d'être aussi distraits ?Vous l'aurez compris.On nous prend vraiment pour des cons.Des publicités de ce genre frisent l'insulte à l'intelligence.La vérité, c'est que nous vivons dans un monde individualiste, pour ne pas dire nombriliste, où la plupart de nos semblables évoluent dans leurs bulles, bien à l'abri du monde extérieur.C'est à se demander ce que fument nos géniaux créateurs de publicité pour tenter de nous faire croire à tant de sottises ?Chers artistes de la pub, pouvons-nous vous dire à quel point vos pubs sont si souvent moches et archimoches, en plus d'être parfois mensongères et carrément stupides.Petit message on ne peut plus transparent à l'intention des diffuseurs de pubs : vous n'arrêtez pas de nous emmerder avec ce déferlement incessant de publicités toutes catégories.Dites-vous bien, messieurs, dames, que nous le savons: votre stratégie de marketing n'est rien de moins qu'une vaine tentative de lavage de cerveaux.D'accord, reconnaissons-le! Il arrive que certaines de vos pubs soient drôles et percutantes.Mais pour une publicité géniale, votre industrie en produit 10 pourries.Surtout quand vous invitez les con.sommateurs à se faire des « tits n'amis » dans des commerces qui n'en ont rien, mais rien à cirer.Collection de timbres ou d'amis?Oubliez la collection de timbres ou de pièces de monnaie, c'est nettement dépassé.On va vous montrer du doigt.Vous serez ridiculisé et étiqueté comme un vieux dinosaure.Aujourd'hui, si vous voulez être à la mode, il faut se mettre à la collection de « tits n'amis » sur Facebook.Un site Internet où vous naviguez en marin solitaire à la recherche de la bonne fortune, c'est-à-dire du plus grand nombre d'amis possible qui répondront à vos S.O.S.Comme l'être humain est un être sociable, il a une telle soif d'amitié, d'affection, d'amour, de liens sociaux qu'il est prêt à se contenter de collectionner des amis purement virtuels.Vivre virtuellement, entourés d'ombres virtuelles, d'amis quasi fantomatiques.Vie rêvée ou légèrement pathétique ?En 2009, être ou ne pas être signifie naviguer en toute allégresse sur cette grande toile d'araignée planétaire que constitue le Web.Vivre à travers l'écran d'un ordinateur nous donne l'illusion d'être en communion avec le reste de la planète.Cette divine communion est-elle tangible, incarnée dans la réalité des êtres en chair et en os que nous sommes?Je sais, vous me direz qu'Intemet possède d'incontestables qualités.Le courriel, les moteurs de recherche, le clavardage, les sites de gouvernements, ministères, institutions, médias de masse, les blogues, la banque infinie de photos et vidéos amusants.Mais n'y trouve-t-on pas, en contrepartie, les principaux maux de notre époque : propagande, pornographie, propos haineux, terrorisme et désinformation ?Alléluia! L'homme, la femme, tous deux seuls, atteignant un orgasme virtuel devant le dernier jouet technologique du XXIe siècle.Grande séductrice devant l'étemel et l'écran d'ordinateur, la grande Toile est une fenêtre sur l'univers de l'éphémère.R.M.le numéro gratuit qui réfère à tous les services Centre d’information et de référence de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches LE SERVICE 211 - Gratuit et confidentiel ; - Réponse humaine en français et en anglais ; - Du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h.Aussi accessible au www.211quebecregions.ca Yves Boissinot(^Andrée Thiffault H M N 1317, chemin Sainte-Foy TéléPhone : 418-527-3451 Québec, Qc G1S2N2 Télécopieur : 418-527-0362 URGENCE: 418-932-3451 Heures Lundi-Vendredi d'ouverture 8h30à 21h00 Samedi 9hà17h00 Dimanche 9hà13H00 SERVICE DE LIVRAISON 20 LO Qjjête réalise l'espoir Avril 2009 yA-ï'.'V-, l'habite c Peut-on réellement avoir comme ami un animal domestique?Pourquoi pas ?Après tout l’homme à un lien de parenté avec les animaux.Plusieurs personnes possèdent un animal domestique.Dans ce qui suit, on s’attarde aux chats.Nous connaissons tous quelqu’un qui possède un chat, sinon nous-même.Etant moi-même propriétaire de chats depuis plus de 30 ans, j’ai ma théorie sur ce phénomène et je tiens à la partager avec vous.On désire ou possède un animal domestique non seulement parce qu’on trouve ça beau, mais aussi pour nous tenir compagnie.Posséder un animal domestique n’est pas quelque chose de secondaire.Au contraire, il faut être quelqu’un de responsable.Pourquoi ?Parce qu’un animal n’est pas un jouet ou un simple passe-temps.C’est un être vivant qui a des besoins.Si nous en adoptons un, cela implime qu'il faille en prendre soin.Ça signifie quoi exactement ?Le nourrir, l’abreuver, veiller à sa propreté, à sa santé, lui donner de l’affection.Donc, s’occuper de lui.Nouvellement propriétaire d’un chat, ce dernier, croit-on, doit s’adapter à nous.En réalité, nous devons nous aussi nous adapter à celui-ci.Il faut d’abord qu’il explore son nouvel environnement.Pendant cette phase, il faut le laisser aller à sa guise et ne pas essayer de l’apprivoiser.L’animal doit s’habituer à notre présence.Il doit sentir que nous ne sommes pas un danger pour lui.Tout ce processus peut prendre plusieurs semaines.Soyez patient ! Tôt ou tard, il viendra vers vous.Lorsque celui-ci vient à vous, c’est à partir de ce moment que le processus d’apprivoisement commence.Il ne faut pas essayer de jouer avec lui, ce serait prématuré.Tout d'abord, il faut le caresser tout en le laissant libre de ses mouvements.Ce qui est primordial, c’est de respecter sa totale indépendance.Celle-ci est une caractéristique primordiale de la race que nous ne devons pas négliger.Le respect de sa liberté dans la maison ou l’appartement doit être la règle en tout temps.Certes, il y a des gens qui laissent sortir leur chat à l’extérieur.Mais, il faut être conscient qu’il peut se blesser dans des batailles entre chats, ou encore se faire heurter à mort par un véhicule ou bien attraper des maladies.Dans cette optique, il faudra préalablement être conscient que l’on va devoir en assumer les conséquences.Un nouvel ami Ce sont des choses que nous devons apprendre à nos enfants lorsque nous cédons à leur demande d’acquérir un animal domestique, peu importe de quel type d'animal.Si nous désirons garder notre chat à la maison, il est préférable de le faire opérer et dégriffer pour des raisons bien évidentes.Une fois le félin en harmonie avec son nouvel environnement, le processus de l’apprivoisement se poursuit de plus en plus rapidement, sans pour autant que vous brusquiez les choses.Le temps passant, votre félin se sentira suffisamment en confiance et viendra de lui-même s’installer sur vos jambes ou vous accompagnera sur votre lit pour la nuit.L’attachement mutuel est en train de se créer.Et si vous conservez l’attitude appropriée, vous développerez un lien significatif avec votre animal.D'ailleurs, lui octroyer un nom fait partie de l’attachement qu’on lui portera pendant toute sa vie.Ça y est, vous avez désormais un nouvel ami et cela, pour la vie.Donnez-lui autant d’affection que vous le désirez et il vous le rendra bien.Mais vous finirez peut-être par découvrir que votre chat n'habite pas chez vous, mais que c'est plutôt vous qui habitez chez votre chat.L’amitié avec les animaux, ça existe.Pierre Maltais La Quête réalise l'espoir 21 Tas vrai, mon piton.?Martine Corrivault ^ Tous les publicitaires savent que la présence d’un animal dans un message constitue un atout capable d’attirer l’attention du public.Faut-il s’étonner de voir proliférer, à la télévision, les émissions consacrées à nos amis à plumes et à poils?Après tout, le cinéma - et Walt Disney en tête - a conquis les cœurs d’une bonne demi-douzaine de générations d’enfants et fait le bonheur des éleveurs et des propriétaires de chenils qui ont alors pu proposer au public, les races de chiens mis en vedette par le dernier film sorti des studios d’Hollywood.Car ce sont surtout les chiens que l’on a mis en scène, sans doute parce qu’ils sont plus faciles à éduquer que.les chats, les poissons rouges ou les perruches ! Au fil des ans, la télévision a profité de la popularité des animaux en proposant des séries où des vétérinaires dispensaient des conseils sur les soins à donner aux bêtes, et des reportages des quatre coins du monde sur la vie des animaux et des gens qui les aiment et les respectent.Qui est le plus bête ?Récemment, des diffuseurs en mal de facilité à bas prix, ont découvert que des téléspectateurs rêvaient de montrer au petit écran les prouesses de leurs animaux de compagnie.Les résultats sont désolants : en visionnant ces produits, on se demande qui est le plus bête, de l’animal ou de l’homme.L’intelligence n’est pas donnée à tous les humains, et la créativité à tous les diffuseurs.Les réseaux spécialisés ont compris l’intérêt de miser sur la présence prise par les animaux domestiques dans la vie des gens.Alors ont débarqué dans nos maisons les experts en relations humains- chiens dont le plus connu est le Mexico-Américain César Millan.Canal Vie, où l’on trouve un mode d’emploi pour chaque moment de la vie quotidienne, propose aussi une série produite à Montréal mais cela reste une pâle mutation de celle réalisée depuis cinq ans à Los Angeles avec « César Millan, l’homme qui parle aux chiens ».Ici, comme ailleurs, on réalise que les animaux ont des problèmes avec les humains lorsque ceux-ci oublient que leur compagnon à quatre pattes est un.animal qui a besoin d’un encadrement constant dans ses relations avec ses maîtres.Souvent, répète César Millan, les humains sont plus difficiles à éduquer que leurs chiens.N’importe quelle bête ne convient pas à n’importe qui et chacun doit conserver sa place dans l’ordre de la nature.Les experts disent que le chien est un « animal social qui obéit à des comportements instinctifs », tandis que l’homme est un « animal humanisé social dont le monde est régi par des lois morales ».Mieux soignés que des enfants La terre compte quelque 600 millions de chiens, dont la condition varie, même dans un monde dit « civilisé ».Tous ne naissent pas avec les mêmes chances, tant chez les bêtes que chez les humains.Bien des chiens et des chats reçoivent de meilleurs soins que bon nombre d’enfants.Mais les uns comme les autres, n’ont pas choisi d’être là où ils se retrouvent.Ce trait commun leur permet peut-être de mieux cohabiter et d’évoluer dans l’univers où ils se développent.Que nous ont appris Lassie, RinTinTin et les Dalmatiens, du cinéma et de la télé ?Rien, outre que la présence réelle d’un animal de compagnie ne pourrait enseigner à l’enfant qui grandit dans une maison où Ton aime et respecte les animaux pour ce qu’ils sont et les autres formes de vie qu’ils représentent.Un réconfort rare L’animal domestique dépend entièrement de l’humain avec lequel il vit.Sa seule présence, à la fois discrète, silencieuse et, avouons-le, accaparante à l’occasion, peut apporter un réconfort rare auprès de nos frères de race.Quand Jean (ou Jeannette) parle de ses amis les animaux, il exprime peut-être ce qu il rêve d’une amitié humaine devenue quasi impossible à cause de la réciprocité qu’elle suppose.Et à notre ère dite des communications, ce n est pas la télévision et tous les nouveaux gadgets de non-communication qui arrangeront les choses! Pas vrai, mon Pitou.?M.C.22 Lfl QjJête réalise l'espoir Avril 2009 Une brise légère *T' *r y;>»v xr$& s*y>$ - i >- : s AV?•jlfSSb?•C ‘X% wCjwfc' Wa lift' J'étais amoureuse de l'Amour «ssa»»»:.aSSKSs Oh! Amitié, comme tu nous tiens! Parfois, il arrive qu'une personne nous pose cette question : «As-tu beaucoup d'amis (es)?» ) Nous en restons perplexes et répondons : pas beaucoup, parce que les vrais amis, on peut les compter sur les doigts de la main.Sommes-nous exigeants et idéalistes dans l'amitié?Comme au temps de mon adolescence, je confondais amour et amitié et que je réalisais que j'étais amoureuse de l'Amour.J'oubliais que j'étais face à des personnes blessées dans leur affectivité, tout comme moi d'ailleurs.Nous sommes vulnérables devant l'autre lorsque nous manifestons nos sentiments.Personnellement, j'ai réalisé toute la différence et les nuances entre l'amour et l'amitié.L'amour passion nous rend possessifs, cherchant dans l'autre personne comment combler nos manques affectifs, étouffant petit à petit le feu des sentiments.Une vraie amitié, c'est comme une brise légère, un petit vent frais durant la chaleur d'un été torride ou bien un feu de foyer en une journée hivernale.C'est une personne envers qui nous n'avons aucune crainte d'être soi-même et cela, de façon réciproque! La liberté, le respect, la sincérité, la discrétion sont présents.En parlant de discrétion, avec mes expériences, je l'ai comprise et j’ai appris à la développer en saisissant tout son impact pour cultiver l'amitié avec une personne.C'est comme le respect professionnel ou le secret du confessionnal.Ne pas respecter cette qualité, cette valeur primordiale, et nous perdons cette personne.Et aussi quand l'autre le fait à notre endroit.Je me souviens d'un livre qui m'avait influencé dans mon adolescence, écrit par Dale Carnegie et dont le Etre est : Comment se faire des amis.Je l'ai relu encore récemment.Bien sûr, il donne l'impression de dire, par exemple, « comment être de bons vendeurs ou « comment se vendre ».Mais, je filtre entre les mots en le lisant (comme je le fais d'ailleurs avec tous les livres pour ressortir ce qui est essentiel afin de cultiver l'amitié.L'auteur nous donne des exemples, des histoires — et nous aimons cela —, certains modèles.Une des bonnes idées de ce livre est celle-ci : «Si nous voulons que les autres s'intéressent sincèrement à nous, soyons les premiers à nous intéresser à eux (elles)».En somme, c'est de donner à l'autre ce que nous aimerions qu'il (elle) nous donne.J'ai appris aussi à cesser de mettre l'autre sur un trône et de me mettre à ses pieds! Je préfère être assise avec mon ami (e) sur un banc dans un parc à observer ensemble des enfants jouant dans un bac de sable, nant de leurs jeux, partageant leurs jouets.Un instant précieux à réfléchir sur la manière dont ils sont de «petits maîtres» pour nous.Christiane Voyer La Ql)êle réalise l'espoir 23 LE JEU DE LA QUÊTE (avril 2009) par Jacques Cari Morin Ce jeu consiste à remplir les rangées horizontales ainsi que les colonnes 1 et 20 a aide des définitions, indices ou lettres mélangées ou déjà inscrites.Chaque case gr.see représente une lettre qui est à la fois la dernière lettre d’un mot et la premiere lettre du suivant.1 N R L A V G A P S S 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Verticalement : 1- Nom de la côte Franklin depuis 1992.20- Ancien nom du Capitole de Québec.Horizontalement : 1- Temple bouddhique (GEDOAP).Insuccès.Chaîne de TVA à Québec.Province natale de l’écrivaine Gabrielle Roy.2- État d’un endroit couvert de neige.Le fou chantant prénommé Charles.Ce sur quoi on fait silence, par crainte ou pudeur.3- Chacune des livraisons d’un périodique.Instrument qui sert à effectuer un travail.« Il y a loin de la coupe aux .».Deuxième.4- Artisan qui fabrique des tissus.Lettre grecque.Prénom et nom de la première star du Québec née dans le quartier Saint-Sauveur en 1923.5- Passage progressif de l’état liquide à l’état gazeux.Parti politique canadien.«J3 Le bon roi.a mis sa culotte à l’envers.».6- A fusionné avec Grondines en 1989 (MABLEU SCHADT).Grand constructeur automobile japonais.Coupe remportée par les Nordiques de Québec le 26 mai 1977.7- îlot de végétation dans un désert.Vocation antérieure de l’édifice abritant le Théâtre Périscope.Personne qui est d’un autre pays.8- Nom de plume du frère Jean-Paul Desbiens, auteur d’insolences.Voisin du Vietnam.Montagne dans les pays de langue espagnole.Dans les métiers de la construction, statut qui précède celui de compagnon.9- Séance musicale.Fit naufrage le 14 avril 1912.Pierre-Olivier ., premier premier ministre du Québec (UVUACHEA).10- Ce que les navires de croisière font à Québec.Matière qui augmente la fertilité du sol.Réunion de spécialistes autour d’un sujet précis (MOSSI MUPY).Québec -1910 cmzem Des touRecces Guc du passant BcdSBrcahfast 212.rue Sc-lcan Quebec (Qc) GIR Ipl Cèle 14»' 647-9136 fax: 14»> 647-3096 mlo@
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