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Titre :
La Quête : journal de la rue
Le mensuel La Quête se veut la voix des gens de la rue et vise à sensibiliser le public au phénomène de l'itinérance. La publication offre aux plus démunis la possibilité d'exprimer leurs points de vue sur des sujets qui les concernent, d'offrir un témoignage ou de publier de la poésie.
Éditeur :
  • Québec :Archipel d'entraide,1995-
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
Notice détaillée :
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La Quête : journal de la rue, 2009-05, Collections de BAnQ.

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¦ PER magazine de «te.- il.f: V ¦¦mam mrA :aS»’s& ~ Q> > \ dF dfl CON No 112 mai 2009 de Quebec rue Nous ^ EMBAUCHO ajoutez du piquant à votre carrière 0 % de rabais au JESfc/ÏŒ, *vm:â-rx~X :: :V.41 • •• ••• • •• • •• • •• • •• ••• •• 'Vs***>w * - •«**.+ * ! + :*;** +'.J* M.***** Desjardins Caisse populaire de Québec Saint-Jean-Baptiste.Vieux-Québec Depuis 1908, la Caisse populaire Desjardins de Québec joue un rôle important dans le développement économique, culturel et social du Faubourg Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec.Devenir membre, c'est contribuer à changer les choses dans notre milieu.Deux adresses, une seule Caisse : 550, rue St-Jean T : 418.522.6806 19, rue des Jardins F : 418.522.2365 www.desjardins.com/caissedequebec I Sommaire Mot de l’éditeur Garder la tête haute Pierre Maltais Éditorial Tous coupables Jacques T.Dumais Dossier : Travailler ou chômer Notre santé psychologique Daniel Pelltier Et si.ici et ailleurs Anne-Sophie Bruyndonckx Montréal diffère de Queébec Karine Limoges Qui se compare se complaît Émilie Demers- Tremblay À l’heure de l’angoise Mathieu Papillon-Darveau À l’aide! Andrée-Anne Beaulieu-Simon Wl.Pour nourrir la région Maude Paquet Cuistots demandés Jérôme Soucy-Rousseau Des «vieux» encore utiles Maxime Rioux Chauffeur diplômé Anna Bellissens La quête d’un emploi Joël Gagnon Chénier ^ i : Expériences traumatissantes Chistiane Foyer Chroniques Pour une vraie télé-réalité Martine Corrivault Mais où sont les intellectuels?Diane Morin Mai 2009 3 Magazine La Quête Jllot de Véditewr Garder la tête haute Le Québec comme partout ailleurs dans le monde vit à l’heure d’une crise financière.Tout le monde parle de pertes d’emplois et partant, de chômeurs qui viennent grossir le régiment des malchanceux.Soit! Perdre un emploi spécialisé après 25, 30 ou 35 ans de loyaux services s’avère un grand bouleversement pour beaucoup de nos concitoyens.Devoir envisager de vendre la maison dans laquelle la petite famille a grandi pour aller vivre en appartement est très difficile à avaler.Sans compter qu’il faudra probablement vendre certaines de ses possessions comme la deuxième voiture, le chalet, etc.sans oublier de réduire considérablement les dépenses.Que d’humiliations! La façon de vivre de ces infortunés ne sera plus jamais pareille.Faire le deuil d’un mode de vie n’est pas une mince affaire.C’est tout un choc psychologique d’autant plus que ça n’arrive pas à tout le monde.Comment faire pour s’en remettre?Peut-être faudrait-il commencer par songer à ceux qui n’ont rien.Et qu’est-ce que ça signifie?Ça veut dire de penser à tous ceux qui sont itinérants, errants, dans une situation financière précaire.Qui sont donc ces gens?Ce sont des personnes comme vous et moi qui ont eu la malchance d’être confrontés à des problèmes de santé mentale, d’alcoolisme, de drogues, de jeu ou de déficience intellectuelle, et qui ne sont pas arrivées à maîtriser ces difficiles épreuves.Parmi eux, on retrouve différentes classes de la société comme des personnes sans grande instruction ou, à l'opposé, ceux qui en ont beaucoup, des gens ayant toujours vécu dans l’argent et l’abondance comme d’autres ont vécu dans la misère.La vie des camelots Pour illustrer cette situation, j’aimerais vous raconter ce que nous a confié un de nos camelots dans une entrevue où nous lui demandions ce que lui apportait La Quête.Il a répondu que tout d’abord, ça le sortait de son isolement, que c’était bon pour sa santé mentale et que ça lui permettait de se payer un peu de luxe de temps à autre en se payant un repas chez McDonald.Ce serait sans doute là une bonne blague pour la plupart d'entre nous, mais pas pour notre camelot.Et il n'est pas le seul à vivre ainsi.Pensons donc à ces gens de Québec qui, pour toutes sortes de raisons, n’ont d’autres solutions de rechange que de travailler comme camelot pour le journal La Quête.Pour avoir leur place dans la société et ainsi garder la tête haute.Quand on a une famille, des amis, des gens qui nous aiment, un toit sur la tête et de quoi se nourrir, la vie n’est pas si noire que ça.Que se passe-t-il concrètement sur le marché du travail et dans le monde du chômage?Dans ce numéro, nos journalistes vous en parlent.Bonne lecture à tous.Pierre Maltais Journal La Quête 190, rue St-Joseph Est Québec (Québec) G1K 3A7 Téléphone: 649-9145 Télécopieur: 649-7770 Courriel: laquetejournal@yahoo.ca PHOTO DE LA PAGE COUVERTURE Maxi D'Estimauville, Québec Par Pascal Huot Éditeur Pierre Maltais Éditeur parrain Claude Cossette RÉDACTEUR EN CHEF Jacques T.Dumais CONSEILLERS À L'ÉDITION Martine Corrivault, Robert Maltais RÉVISEURS-CORRECTEURS Nathalie Thériault, Tony Bureau ÉQUIPE DE RÉDACTION Andrée-Anne Beaulieu Simon Anna Bellissens, Albert Gaudet.Anne-Sophie Bruyndonckx, Christiane Voyer, Daniel Pelletier, Émilie Demers Tremblay,Isabelle Noël, Joël Gagnon Chénier, Jérôme Soucy-Rousseau, Jonathan Archambault, Mathieu Papillon-Darveau, Mathieu Tremblay, Maude Paquet.Maxime Rioux, Pascal Huot, Karine Limoges CHRONIQUEURS Martine Corrivault.Diane Morin JOURNALISTES PARRAINS Simon Boivin, Alain Bouchard, Pierre Couture, Robert Fleury.Michèle Laferrière et Isabelle Mathieu ÉCRIVANTS Pascal Huot, Alcide Labrecque, Marie Nassif, Jacques Pruneau, Rachel Élie, Réal Qumtin, Yannick Dubé, Yves Giguère.CONCEPTION DE LA PAGE COUVERTURE Julie Duplanty, Pierre Maltais MONTAGE Les Impressions Stampa inc Julie Duplanty LE JEU DE LA QUÊTE Jacques-Carl Morin PUBLICITÉ Yannick Dubé PHOTOS Anna Bellissens, Anne-Sophie Bruyndonckx, Émilie Demers Tremblay, Maude Paquet, Maxime Rioux, Pascal Huot, Coll.IREPI, Huot-Tremblay, Archives Internet.IMPRIMEUR Imprimerie STAMPA inc.(418) 681-0284 Quiconque souhaite voir ses textes publiés dans La Quête n’a qu’à nous les faire parvenir (500 mots maximum) avant le 11 du mois en cours pour parution le mois suivant.Pour mai 2009, nous parlerons du gaspillage de l’eau, de l’électricité, du bois, du papier etc.ainsi que du recyclage.4 LO Qjlêfe réalise l'espoir Mai 2009 mm La violence nous guette dans nos rues même.Notre santé psychologique On est tous là, pantois, la mâchoire à terre, quand des drames comme ceux du Dr Guy Turcotte de Piedmond, ou de Marc Laliberté (mari de Cathy Gauthier) au Saguenay, ou du conseiller psychologique Dragolub Tzokovitch de Beaconsfield se produisent, et viennent maculer de sang rouge notre belle fleur de lys blanche et bleu (assassinat de leurs enfants).Pourtant, y a-t-il une surprise là-dedans, quand on sait que depuis les évènements de l’École polytechnique de Montréal et le macabre massacre de Marc Lépine, 850 femmes et enfants ont été tués par des hommes ou des inconnus au Québec.Qu’est-ce qui se passe avec les mâles du peuple du Je-me-souviens ?Quelle folie s’empare de nous ?Qu’y a-t-il d’anormal dans notre ciboulot?Où s’en va notre instinct de primate nouvellement ressuscité ?Des indices explosifs Augmentation des problèmes de déficits d’attention chez les jeunes garçons de 2 à 11 ans.Taux de décrochage ahurissant des jeunes adolescents au secondaire.Recrudescence de la violence, du chantage, des abus et d’extorsions, faits à l’endroit de nos personnes aînées par des hommes.Premier au Canada pour la consommation d’antidépresseurs, de pilules pour dormir et de ritalin.Premier au Canada pour l’absentéisme, les bum-out et les dépressions.Endroit où 3 hommes sur 10 souffrent de maladie mentale.Et, toujours l’un des pays où le taux de suicide est le plus élevé au monde per capita chez les hommes.Ajoutez à cela l’éclatement des familles, la féminisation de l’encadrement social du mâle, l’amour souvent artificiel et matériel donné aux enfants rois, le manque d’amour que ne reçoivent pas les autres petits gars, les je-le-veux-tout-suite de la pensée magique, le laxisme de l’État providence, la pression au travail et vous vous retrouvez avec un portrait assez réaliste du mâle québécois d’aujourd’hui, c’est-à-dire un cocktail explosif.Bombes à retardement Depuis une trentaine d’années, on n’éduque pas des enfants mâles au Québec : on forme des bombes à retardement.Il suffit d’une blessure affective, émotive, d'une séparation, d’un rejet ou d’un trop-plein de refoulements, pour que l’une d’entre elles nous explose en pleine face.Dans notre société actuelle remplie trop souvent de paradoxes (les gouvernements nous demandent de respecter les lois tandis qu’eux ne respectent même pas les leurs), un Descartes des temps modernes dirait : « Je dépense donc je suis ».Veut, veut pas, la consommation est devenue la valeur sociale numéro un, et la possession, la balise principale par laquelle on s’identifie et sur laquelle on bâtit notre personnalité.Nous, les hommes, nous vivons essentiellement pour notre nombril, pour notre ego, notre auto, notre bateau.Mentalement, nous oscillons trop facilement du héros au zéro et, au diable le reste ! Mais ce reste, malheureusement, se convertit communément plus souvent qu’autrement en détresse, qui elle-même se convertit dans le temps en drames.La peur de soi Les hommes du XXIe siècle doivent commencer à avoir peur d’eux-mêmes.Les hommes doivent prendre conscience qu’ils sont aussi fragiles émotionnellement que des roseaux et dangereux pour eux et les autres, s’ils ne se mettent pas à parler avec leur cœur, leurs tripes.L’ère de nos grand-pères solitaires, bourrus, renfrognés, sauvant les apparences et recroquevillés sur eux-mêmes est révolue.Messieurs, il est grand temps de décrocher du paraître et de devenir responsables de votre inconscient.Et, surtout, n’ayez pas peur de vous désamorcer.Car la santé psychologique n’est pas réservée juste aux singes ! Daniel Pelletier (L’auteur est directeur-fondateur de Communautés Solidaires, un organisme communautaire en santé psychologique qui combat la détresse psychologique depuis 10 ans, tant chez les hommes, les femmes que chez les personnes aînées).Mai 2009 La Quêfe réalise l'espoir 5 Magazine La Quête Éditorial — Tous coupables Depuis le début de 2009, les citoyens voient défiler une quantité sans précédent de mauvaises nouvelles.Chaque jour, la presse les bombarde d'une flopée de faillites, de fermetures d'entreprises, de mises à pied massives, de relevés boursiers négatifs.Difficile de garder le moral dans pareilles circonstances.A moins, bien sûr, de se complaire chacun dans sa bulle, de se fermer les yeux et de se boucher les oreilles.C'est un peu la tentation qui guette les habitants de la région métropolitaine de Québec.Tout va mal dans le monde, sauf chez eux, serinent-ils.Pendant des années, on pestait contre le trop peu d'industries manufacturières locales et on en avait ras le pompon de ne compter que sur le seul bassin de fonctionnaires pour assurer le roulement de notre économie.Aujourd'hui, c'est le contraire.Notre faible taux de chômage, voisin du plein emploi, serait attribuable au très grand nombre de travailleurs des secteurs public et parapu-blic, de gratte-papiers, d'assureurs, de technologues.Pendant ce temps, le secteur manufacturier, des pâtes et papiers à l'automobile, se meurt ou ne survit que grâce à l'aide sociale de l'État.Le capitalisme, s'il ne se métamorphose pas en socialisme sorcier, est tout entier à la solde de l'ogre public.Certes, les consommateurs d'ici se font un peu plus parcimonieux, mais à peine.Les centres commerciaux sont pleins à craquer.La vente de maisons se maintient.Les gros « chars » abondent sur les grands boulevards.Des millions de dollars de crédits surgissent pour le Moulin à Images ou la mise sous contrat du Cirque du Soleil afin de maintenir viable l'industrie du tourisme.Et comme avant la récession, la région de la capitale manque toujours de main d'oeuvre; plus de 8000 nouveaux postes, soit davantage que pendant les deux dernières années, étaient offerts à la Foire régionale de l'emploi, il y a quelques semaines.La crise, quelle crise?s'interroge-t-on.Non, mais est-ce possible que le Cap Diamant s'avère un inexpugnable promontoire à l'abri de toute adversité?Un avenir brumeux Attention! L'économie mondiale en récession accouche, avec le temps et par ricochet, de nouvelles victimes partout.Venons-nous d'une autre planète comme les Raëliens ?Pas sûr.Les esprits chagrins prévoient d'ailleurs que cette crise, soi-disant la pire depuis la Grande Dépression des années 30, s'échelonnera sur des années plutôt que sur quelques mois.Hypothéquant l'avenir, les trésors publics s'endettent à tour de bras dans le but de sauver des empires gangreneux comme AbitibiBowater et pour des travaux d'infrastructures urbaines devant prévenir un chômage électoralement dommageable.Mais quand les villes ne percevront plus suffisamment de taxes de toujours plus de firmes dans la dèche et de contribuables coincés, la crise frappera alors Québec de plein fouet.La Ville n'a-t-elle pas déjà perdu 400 000 $ en revenus à la suite d'un arrêt de production de 17 jours à la Stadacona ?Qui sont les coupables ?Les banquiers, les financiers, les personnes d'affaires?À ne jongler qu'avec leurs bonis astronomiques et en se foutant des autres et de l'éthique, ces gens ont désormais, en tout cas, l'obligation de rendre des comptes.Enfin et tant mieux! Forcé de quitter General Motors, après huit années d'imprévoyances, le PDG américain Rick Wagoner atterrit tout de même avec un scandaleux « parachute doré » de 20 millions $ US.Ce type de parachutés, des travailleurs français les prennent en otage afin d'accroître leurs propres primes de licenciement.Et chez nous est-ce normal que le maestro Raymond Royer de Domtar, qui multipliait les fermetures d’usine en région, puisse tirer sa révérence ce mois-ci avec une pension annuelle de 720 000 $ US ?N'ayant pu prévoir LA crise, sont-ce les économistes les vrais fautifs, ces grands parleurs que l'ex-ministre québécoise des Finances, Monique Jérôme-Forget, qualifiait à la « blague », en mars, de « pas bons »?Pas eux plus que la majorité des politiciens qui passent leur temps à s'afficher dans du mauvais théâtre, plutôt que de s'activer à trouver des remèdes qui porteraient secours aux victimes d'une pitoyable conjoncture.Nous sommes tous coupables de cette économie en lambeaux, essentiellement fondée sur l'endettement et la spéculation ! Nous chérissons le crédit pour tout depuis des lustres, voilà le problème ici comme ailleurs.Est-il devenu utopique en ce millénaire de vivre simplement, selon ses moyens limités ?Jacques T.-Dumais La réalisation de ce magazine est rendue possible grâce à : Desjardins Caisse populaire de Québec Canada Cenbralde Québec et Chaudière-Appalaches 6 L0 QjJ 61 e réalise l'espoir Mai 2009 ¦ il.,7 A L « ta JS jc j-h JJlJLLUU -V.': Et si.ici et ailleurs En 2008, les marchés financiers du monde entier ont connu une crise importante.De la flambée des prix des matières premières et de l’énergie, aux fluctuations du marché immobilier, les effets en ont été multiples.Le ralentissement de la croissance économique, est sans doute l’un des plus visibles.Dans le quotidien des travailleurs, cela s’est notamment traduit par une baisse des recrutements, accompagnée d’une hausse des licenciements.Le Bureau international du Travail (BIT) estime qu’en 2008,6% des travailleurs dans le monde étaient à la recherche d’un emploi, contre 5.7% en 2007.« Si la récession s’accentue en 2009, comme le prévoient la plupart des analystes, précise le rapport du BIT, la crise mondiale de l’emploi va s’aggraver considérablement ».Le taux de chômage est sans doute la mesure du marché du travail la plus connue.La plus utilisée aussi par les médias, pour comparer la situation économique de plusieurs pays.Il s’agit du nombre de chômeurs rapporté à la population active correspondante.Et qu’est-ce donc cette population active ?C’est la somme des personnes ayant un emploi et des chômeurs.Donc attention, ne nous y trompons pas ! Le taux de chômage n’est pas établi sur la base de la population totale d’un pays, mais bien sur sa main-d’œuvre.À l’heure où le domaine de l’emploi est en crise, il est intéressant de comparer certaines données.Les chiffres qui suivent révèlent les taux de chômage pour le mois de février 2009.Commençons avec l’Union européenne.Eurostat, l’Office statistique des Commu- nautés européennes, indique un taux de chômage de 7.9% pour l’ensemble des 27 pays que compte l’Union.Il était à 6.8% en février 2008.Le rapport révèle aussi que « parmi les Etats membres, le taux de chômage le plus bas a été enregistré aux Pays-Bas (2,7%) et les plus élevés en Espagne (15,5%), en Lettonie ( 14,4%) et en Lituanie (13,7%) .Au même moment, « le taux de chômage était de 8,1% aux Etats-Unis et de 4,4% au Japon », précise encore Eurostat.Québec, une île ! Dans son rapport mensuel, le ministère de l’Emploi du Québec parle d’un taux de chômage de 7.9% dans la province, contre 7.7% de moyenne pour l’ensemble du Canada.Il s’agit du plus haut niveau atteint, depuis novembre 2005 pour le Québec, et depuis septembre 2003 pour le Canada.La partie francophone du pays semble donc se trouver légèrement au-dessus de la moyenne nationale.Par contre, au sein même du Québec, la Vieille Capitale s’en sort plutôt bien avec un taux de chômage de 3.9%, comparé à d’autres villes comme Sherbrooke (6.4%), Trois-Rivières (8%), ou encore Montréal, avec (8.1%).À noter tout de même qu’en mars 2009, le taux de chômage a augmenté au Canada, passant à 8% pour l’ensemble du pays et à 8.3% pour le Québec.Avoir un emploi décent a un impact plus que significatif sur le bien-être des gens.Hommes et femmes passent une très grande partie de leur vie au travail.Le BIT explique que « l’absence de travail décent et productif est la principale cause de pauvreté et d’instabilité sociale ».Combien de fois ne parlons-nous pas de travail avec nos connaissances ?L’expression « métro-boulot-dodo » reflète certes la routine du travailleur, mais une routine ô combien importante à son équilibre ! Et si, à l’avenir, de moins en moins de personnes bénéficiaient d’un emploi stable ?Et si le nombre de chômeurs augmentait ?Et si.?Certains répondront qu’avec des « si », on mettrait Paris en bouteille ! Ce qui est sûr, c’est qu’un effort international et coordonné s’avère nécessaire, pour remettre l’économie mondiale à flot et redonner confiance aux travailleurs.Anne-Sophie Bruyndonckx Trice KRfSPIES UIfrf-*** — 'N * 255, chemin Sainte-Foy, Québec (Québec) GIR IT5 Téléphone : (418) 524-9890 • Télécopieur : (418) 524-3105 MARIO FISET ET DANIELLE PELLETIER 369, de la Couronne Tel.'.(418) 529-2121 1ER De*chêne* Supermarché IGA Deschènes, propriétaires Lise et Real Deschênes Sandra Deschênes Affilie, ù Une équipe branchée, ouverte d’esprit el accessible ! Mono Fisel Pharmacien - Prop Danielle Pelletier Mane Pter Audelle Pharmacienne Prop Pharmacienne Claudia lorrivée Phormaaenne Mai 2009 La Quête réalise l'espoir 7 'Sï ».f A .diffère de Québec Le secteur de l’automobile s’essoufle Montréal et Québec sont confrontées à des réalités distinctes.En matière d’emploi, c’est le modèle, la structure qui diffère.Montréal est une ville commerciale, Québec, une ville administrative, gouvernementale.Cité dans La Presse, Mario Lefebvre, économiste et directeur du Centre d’Études Municipales au Conference Board du Canada (CBC), souligne que « les capitales ont généralement une économie plus stable et moins sensible aux soubresauts économiques ».Le CBC prévoit que seulement 6 des 13 grandes villes canadiennes éviteraient la récession de 2009.Québec, Ottawa-Gatineau, Saskatoon, Régina, Winnipeg et Halifax.Ce n’est pas un hasard que cinq de ces villes soient des capitales.Selon l’Observatoire économique et urbain de Montréal, l’économie montréalaise serait en transition, d’une économie de production vers une économie de services.Les domaines en expansion sont ceux des services professionnels, tels que la comptabilité et le juridique.Les techniciens, professionnels en santé et scientifiques sont les plus recherchés.Le secteur tertiaire — qui produit des services — est le plus lucratif du marché de l’emploi de la Capitale-Nationale : 82 % des emplois s’y situent, dont un tiers dans la fonction publique, portion dominante du marché de l’emploi de la Ville de Québec.Parallèlement, c’est le secteur d’activité le moins occupé à Montréal, avec 36 000 postes en 2008.Le secteur du commerce, meilleur secteur d’emploi à Montréal (140 000 emplois), occupe le deuxième rang en importance dans la capitale québécoise, qui emploie 45 000 personnes.Or, c’est le secteur qui a éprouvé le plus de difficultés au cours de l’année 2008.La production fait problème C’est le domaine de la production qui écope : selon l’OCDE (l’Organisation de coopération et de développement économique), la production industrielle, par exemple automobile, s’atténue, car la demande intérieure s’essouffle.Les gens achètent moins.La fabrication et le commerce en gros - secteurs qui exportent - sont particulièrement affectés.C’est 15 000 emplois dans le commerce, à Montréal, qui se sont perdus en 2008.En trois mois, le taux de chômage à Montréal a fluctué de 0,8 point : 7,8 % en janvier à 8,6 % en mars.C’est le plus fort taux depuis 1989 dans les grandes villes nord-américaines, selon l’Observatoire économique et urbain de Montréal.Les emplois ont chuté pendant cette période.De 950 000 à 940 000.Environ 10 000 pertes d’emplois sur l’île.Le CBC anticipe 25 000 pertes d’emplois d’ici la fin de l’année.En comparaison, la ville de Québec a créé près de 5 000 emplois l’an dernier, atteignant 403 000 postes au mois de février.Aucune perte n’est envisagée pour la capitale québécoise.Son taux de chômage a augmenté, pour la même période, de 3,8 % à 4 %.Au Canada, celui-ci se situe à 8 %.Québec s’en sort donc favorablement.L’apport de l’immigration Le taux d’immigration est le plus fort à Montréal.Chaque année, environ 45 000 étrangers sont accueillis au Québec.En 2008, ce sont 33 500 immigrants qui l’ont choisie.Selon une étude de Statistique Canada en 2007, les difficultés pour les immigrants des cinq dernières années à se trouver un emploi sont grandes.Les nouveaux arrivants se heurtent à plusieurs obstacles lorsque vient le temps de trouver un emploi dans le pays d’accueil.Tout d’abord, il y a la barrière de la langue.Nombre d’immigrants doivent apprendre le français afin de dénicher un emploi.Malgré tout, la majorité de la masse d’immigrants choisit Montréal, car il est possible d’y obtenir un emploi lorsqu’on peut manier l’anglais.L’autre piège auquel fait face le nouvel arrivant, est la difficulté de reconnaissance d’un diplôme étranger.En 2007, un tiers des personnes actives - de 25 à 54 ans -immigrantes possédaient un diplôme universitaire, comparativement à 22 % des Canadiens nés au pays.Karine Limoges 8 La Quête réalise l'espoir 7599 Qui se compare se complaît Des enfants travaillent et vivent dans un dépotoir au Nicaragua.Alors que l’économie mondiale vacille, le Canada ne semble pas être en mesure de pouvoir éviter cette situation difficile.Depuis plus d’un mois, les mots «récession» et «économique», forment un duo qui prend de plus en plus de sens à nos oreilles et a de plus en plus de répercussions sur nos vies.rkhr—— Les nouvelles ne sont guère reluisantes et depuis le début de cette récession, c’est plus de 295 000 Canadiens qui se retrouvent sans emploi.Du jour au lendemain, des milliers d’employés sont mis à pied, doivent se chercher un emploi et parfois même réorienter leur carrière.C’est maintenant une évidence, la récession économique prend de l’ampleur et les Canadiens touchés par cette crise se multiplient.Il semble que tous les secteurs soient touchés, autant l’industrie automobile, l’industrie forestière, le secteur minier que les médias.En effet, après l’annonce de Transcontinental qui mettra 1500 employés au chômage, c’est au tour de Radio-Canada d’annoncer la suppression de 805 postes.Rien de bien encourageant.La fonction publique n’y échappe pas.On apprend que «c’est 200 millions par mois que fait perdre cette crise économique au gouvernement.» (Journal de Québec, 8 avril 2009).Malgré tout, Ottawa versera 700 millions de dollars à l’industrie automobile, qui serviront à assurer les fabricants de pièces contre les pertes qui pourraient découler de la faillite éventuelle d'un des grands constructeurs.D’ailleurs, en ces temps incertains, une des priorités du Gouvernement du Canada, annoncée lors du dernier discours inaugural prononcé le 29 janvier dernier, serait de « protéger les citoyens vulnérables, les chômeurs et les travailleurs à faible revenu, les aînés, les autochtones et tous ceux qui sont les plus touchés par la récession économique mondiale.» Bonne nouvelle, nous sommes soutenus par notre gouvernement.Soutenus, nous le sommes aussi par la structure et les services offerts aux chercheurs d’emploi.En effet, en quelques clics, il est assez facile d’avoir accès à plusieurs offres d’emploi disponibles, et ce, dans la ville que vous voulez ! C’est au moins ça, le marché de l’emploi est accessible ! Voilà que les Monster, Workopolis, Jobboom amvent à la rescousse ! Youpi! Pas de Youpi au Nicaragua ! Oui, youpi, il y a de quoi se réjouir, car sachez que la situation d’un chercheur d’emploi est toute autre dans les pays de l’Amérique centrale.Prenons par exemple le Nicaragua.Le Nicaragua est un des pays les plus pauvres de l’Amérique centrale.Le contexte politique et socio-économique du pays n’aide en rien.Depuis les aimées 90, les gouvernements qui se succèdent implantent des réformes économiques, à partir d’un modèle néo-libéral destructeur.La politique économique néo-libérale a, entre autre, donné lieu à des licenciements massifs dans la fonction publique, à la privatisation de la santé et à la réduction des salaires.Au Nicaragua, 79,9% de la population vit avec moins de 2 $ par jour, 45,1% avec moins de 1 $.À Managua, plusieurs centaines d’enfants travaillent et vivent dans un immense dépotoir de 13 km nommé La Chureca, à la recherche de quelque chose à vendre ou à manger.Sans aucun doute, la population du Nicaragua est victime d’un désengagement de l’État envers la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple.En termes de structure et d’aide pour les chercheurs d’emploi, on repassera ! Aujourd’hui, le monde entier est menacé par une économie qui bascule.mais il est aussi possible pour nous, Canadiens et Canadiennes né(e)s sous une bonne étoile, de relativiser cette crise et de s’encourager.Pourquoi ne pas jeter un petit coup d’œil sur les autres pays, où la situation est beaucoup plus difficile qu’ici ?Vous verrez.qui se compare se complaît ! Émilie Demers Tremblay Mai 2009 La Quête réalise l'espoir 9 angoisse o 3 X Pas évident de dénicher un emploi en temps de récession économique! Il est aussi de plus en plus difficile d’accéder au chômage.Beaucoup de gens s’efforcent à se trouver un emploi; c’est d’ailleurs pour certains un travail à temps plein.Cependant, comment vivent-ils ces temps durs non rémunérés et tabous pour leur entourage?'—~— ¦— — Anne-Marie Frenette, entrepreneure d’une nouvelle compagnie en design et illustration, a attendu deux mois avant d’apprendre qu’elle n’a pas droit à ses prestations d’assurance emploi, car elle n’a pas assez d’heures travaillées.« Ce n’est pas mon choix d’être sur le chômage, dit-elle à La Quête.C’est la crise économique qui explique ma situation aujourd’hui, comme la plupart des mises à pied ces temps-ci ».Jhejam, une Péruvienne qualifiée comme technicienne en architecture au Québec depuis un an, a été congédiée en décembre dernier sans préavis, pour cause de manque de travail : «Je me suis sentie très stressée, car je n’étais pas certaine d’avoir droit à mes prestations d’assurance emploi à cause de mon statut d’immigrante.Je me compte chanceuse d’y avoir droit, car je vois plein de monde autour de moi qui n’a pas de revenu».Une attente interminable Le chercheur d’emploi vit un processus stressant d’attente.Il ne trouve pas ce qu’il désire tous les jours sur le marché de l’emploi.De plus, le chercheur a beau envoyer 30 curriculum vitae dans une semaine, il aura tendance à ce moment, à attendre qu’on le rappelle.Il y a aussi, l’incompréhension de la part de l’entourage du chercheur : «11 est difficile d’expliquer à son entourage pourquoi la recherche d’emploi est un travail à temps plein», de déclarer la conseillère.L’entourage de la personne en recherche d’emploi se trouve souvent devant une situation d’impuissance, car on sent qu’on ne peut rien faire.La meilleure façon d’aider, c’est d’être là sans être trop envahissant, conclut la conseillère.De plus, les problèmes financiers et la difficulté d’accès à l’assurance emploi sont aussi une cause de friction dans l’entourage du chercheur: « J’ai attendu un mois et demi pour me faire dire que je n’avais pas le bon nombre d’heures et que mes relevés d’emplois n’étaient pas en ordre », se plaint Anne-Marie, découragée de cette réponse du bureau de l’assurance emploi.Les statistiques démontrent que ce manque de finances peut même être la cause d’un divorce pour les couples, dans une telle situation.Travail à temps plein La recherche d’emploi est donc un travail à temps plein, pour ces gens qui font partie d’un groupe de recherche dirigé par une conseillère : « Le but de ce type de groupe étant de briser l’isolement, d’avoir un horaire stable et une équipe de travail, permet de garder la motivation des membres, ce qui n’est pas évident pour un chercheur d’emploi », explique la conseillère du groupe.Jhejam appuie cette argumentation.Dans ce groupe, elle se sent entourée de gens qui vivent les mêmes joies et les mêmes problèmes: «C’est beaucoup plus motivant de faire partie de ce groupe que d’effectuer sa recherche seule à la maison.De plus, l’horaire du groupe me donne une structure journalière nécessaire à ma recherche d’emploi plus efficace.» De son côté, Anne-Marie réplique : « J’ai joint ce groupe, car je trouve qu’il s’agit d’un bon concept.Le fait d’être entourée de gens dans la même situation que moi, ça permet de développer plus facilement des contacts.De plus, en faisant partie de ce groupe, je vais chercher tous les atouts reliés à l’emploi conseillé par des professionnels, ce qui ne peut pas me nuire», rajoute-t-elle.Mathieu Papillon-Darveau 10 LO QjJBtfi réalise l'espoir Mai 2009 CUàO/i 11 iïlTl 11 11r ’Tr ïifc L 11 I F?] ÏjJj \ Antoine habite à Lauberivière, un centre d’accueil pour démunis.Il y suit le programme de réinsertion sociale, et s’en sort plutôt bien! En juillet, il emménagera dans son propre appartement.Les allocations de chômage lui permettront de commencer une nouvelle vie.« Je suis un p’tit gars de 19 ans.Je viens de la rive sud de Québec.En pas beaucoup de mots, je dirais que je suis pas mal seul.J’ai un passé qui n’est pas facile.» Dès l’âge de 14 ans, Antoine intègre un gang de me.Petit à petit, la drogue fait partie de son quotidien.Ses parents, il les décrit comme des gens « de business, toujours habillés propres ».Un jour, ne sachant plus comment s’y prendre avec leur fils, ils lui ont dit : « Arrange-toi avec tes trucs.Et puis tu nous appelleras ».Antoine venait d’être mis dehors.Par ses propres parents.C’est ce qui l’a fait réagir.« J’ai décidé de m’en sortir.Alors, je suis parti.Puis j’me suis ramassé dans la me, ici à Québec ».Il avait 18 ans.« Les premiers jours, tout ce que je faisais, c’est que je me gelais.Je regardais le monde passer.Je survivais.Ce n’était pas une vie saine.» Malgré le manque d’argent, Antoine continue de se droguer.Quand il se réveille à l’hôpital, après avoir fait une overdose, son père est à ses côtés.Mais il ne veut toujours pas le « reprendre ».Il l’emmène alors à Lauberivière et repart, en direction de la rive sud.« C’est là que tout a commencé.Je suis d’abord allé à l’accueil homme, avec les itinérants J’y suis resté un mois et demi.Ensuite, je suis entré en réinsertion sociale pour commencer l’école et aller vers une vie plus positive.» Lauberivière est un centre d’accueil pour hommes et femmes sans-abri ou démunis.Il est situé à Québec, dans la ville basse.Grande bâtisse à l’allure imposante, l’ancien hôtel Château Champlain offre de l’aide aux personnes dans le besoin, quelle que soit la raison qui les ait amenées à frapper à sa porte.Lauberivière de l’Espoir Dans le programme de réinsertion sociale, Antoine va à l’école.« C’est génial! Je suis bien content de mon cheminement.Quand je suis entré ici, c’était dur.Aujourd’hui je vais super bien.C’est l'fun! » En juillet, il quittera Lauberivière.Il a trouvé un appartement à Limoilou.« Je suis sur le bon chemin, je le sais, dit-il le sourire aux lèvres.Je vais continuer à venir ici pour suivre l’école, jusqu’en septembre prochain.Quand j’aurai mon diplôme, je vais peut-être rentrer dans un DEP (Diplôme d’études professionnelles).Ça s’aligne bien bien bien! Et qui sait?Je vais peut-être me trouver une petite blonde! » L’enthousiasme d’Antoine fait plaisir à voir.À sa sortie du centre, il touchera des allocations de chômage qui lui permettront de vivre, et lui laisseront le temps de trouver un travail.Il est très reconnaissant envers Lauberivière et les personnes qu’il y a rencontrées.« Si Lauberivière n’avait pas été là, où est-ce que je serais aujourd'hui?Je serais sûrement encore dans la me, en train de me geler.D’une certaine manière, ça m’a sauvé la vie.Lauberivière m’a donné un toit, de la nourriture.Quand t’as besoin de parler, il y a tout le temps quelqu’un pour t’écouter.C’est génial.Toutes les personnes qui travaillent ici, elles ont le droit d’être reconnues pour ce qu’elles font, parce que ce n’est pas toujours facile.Moi, je leur suis très reconnaissant.» Anne-Sophie Bruyndockx Payez-vous des extras et plus en devenant camelot pour le journal La Quête.Nous sommes à la recherche de camelots pour couvrir plusieurs secteurs de la grande ville de Quêbec.Pour informations, veuillez nous appeler au 649-9145 CAMELOTS DEMANDÉS La Quête est un magazine de rue.Il donne la ceux qui veulent se faire entendre.La Quête veut aussi 6tre de tous les débats sociaux, en particulier ceux qui touchent les personnes les moins favorisés de la société.Notre Mission Encouragez nos camelots sur les rues de la ville de Québec Sur la rue Cartier, la rue St-Jean.la rue St-Joseph, dans Saint-Sacrement et la traverse de Lévis Mai 2009 La Qjlêfe réalise l'espoir A LAIDE ! MBMMB ____________J mmm \ Trouver un emploi constitue un projet réaliste malgré, le ralentissement économique qui s’abat sur les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).Le marché de l’emploi dans la région de la Capitale nationale demeure en bonne santé.La Foire de l’emploi de Québec, qui s’est tenue les 20 et 21 mars dernier, n’a jamais offert autant de postes depuis ses débuts.Plusieurs services d’aide sont également offerts aux gens qui sont à la recherche d’un emploi, afin de faciliter l’intégration au marché du travail et l’accès à une aide financière.« À Québec, il n’y a pas de pénurie de l’emploi.On remarque toutefois un écart entre les postes recherchés et les emplois disponibles.Le grand défi actuellement, c’est de créer l’adéquation entre le travailleur et les emplois offerts », affirme Roger Carbonneau, directeur du Centre local d’emploi (CLE) des Quartiers historiques.Il est peu réaliste de croire qu’une personne qui a perdu un emploi dans le domaine manufacturier, ira travailler en technologies de l’information, un domaine en pleine croissance.Le CLE offre des services personnalisés permettant de relever ce défi.« Plusieurs personnes viennent tous les jours au Centre local d’emploi, pour utiliser la salle multiservices où elles font leur recherche d’emploi et mettent à jour leur feuille de route (CV).Un employé est disponible en tout temps, pour répondre à leurs questions », affirme Caroline Labrie, chef d’équipe aux individus du CLE des Quartiers historiques.L’organisme offre également la possibilité de rencontrer un agent qui procède à l’évaluation des besoins de la personne en matière d’emploi.Si le CLE ne peut pas répondre à ses besoins, la personne est référée vers les services appropriés.Des services nombreux « Le CLE est au coeur des services liés à l’emploi, lesquels sont nombreux à Québec », affirme Roger Carbonneau.Un important partenariat a été développé avec plusieurs organismes spécialisés.Les Carrefours jeunesse emploi et les Commissions scolaires sont d’importants partenaires qui permettent d’offrir des services efficaces.Le CLE travaille également en étroite collaboration avec des organismes communautaires qui ont développé des spéciahtés dans différents domaines, tels que la santé mentale, la déficience intellectuelle et les services destinés aux personnes immigrantes ou aux femmes.En plus des services aux individus, le CLE permet aux entreprises d’avoir de meilleures pratiques en gestion des ressources humaines.Il donne accès à de l’aide conseil et à un soutien financier aux entreprises.Il offre aussi un service d’aide financière de dernier recours, pour les gens qui sont en recherche d’emploi et qui n’ont pas de revenu.Cette mesure a pour but de maintenir les gens en recherche d’emploi.Action Chômage Québec offre également des services qui permettent aux gens d’accéder à des ressources financières pendant la recherche d’emploi.« Actuellement, les gens sont inquiets par rapport au marché du travail et au bout de quelques semaines, ils n’ont plus droit à l’assurance emploi », affirme Jeanne Lalanne, qui assure la coordination d’Action Chômage Québec depuis ses débuts en 1973.L’organisme est voué à la défense des droits des prestataires d’assurance emploi.Action chômage intervient directement auprès des clients en les aidant à compléter leur dossier, en vulgarisant la loi et en donnant de l’information claire et précise.En cas de litige, l’organisme peut également représenter un individu qui désire aller en appel d’une décision devant un conseil arbitral.Cet organisme communautaire fait partie du Conseil national des chômeurs et chômeuses qui réclame l’amélioration du régime d’assurance emploi.« Personne n’est à l’abri du chômage.On le voit plus particulièrement en temps de crise.Il faut être solidaire », affirme Jeanne Lalanne.Andrée-Anne Beaulieu Simon 12 L 9 QjJ 6 ï 6 réalise l'espoir Mai 2009 PRIX H OMMAG E BÉNÉVOLAT- QUÉBEC Sam Hamad Ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Les lauréates et les lauréats de la région de la Capitale-Nationale / / & m' «JEUNE BENEVOLE rix Claude-Masson M™ Noémie Bérubé Québec M™ Marie-Noël Kim-Ly Bui Québec Chaque année, deux millions de personnes consacrent au-delà de 300 millions d'heures à l'action bénévole.Pour la 12£ année consécutive, le gouvernement du Québec honore l’apport inestimable de femmes et d'hommes qui, partout sur le territoire québécois, portent le flambeau de l'entraide et de l'altruisme qui nous caractérisent comme société.L'édition 2009 du prix Hommage bénévolat-Québec a été l'occasion de dire « Merci » et de féliciter les 39 lauréats qui se sont démarqués par leur générosité et leur engagement au sein de leur communauté.En cette semaine de l'action bénévole, je tiens à exprimer toute ma gratitude aux bénévoles et aux organismes qui, jour après jour, posent des gestes significatifs pour le mieux-être de notre société.ACTION M.Gilles Jobin Québec RGÂNISME EN ACTION Patro Roc-Amadour Québec Pour nourrir la région Dans la grande région de Québec, plus de 30 000 personnes doivent avoir recours à différents types d’aide alimentaire chaque mois.Pour subvenir à leurs besoins, l’existence de comptoirs alimentaires est donc essentielle.Seule banque alimentaire alternative de la région.Moisson Québec joue un rôle majeur dans le secteur de l’aide alimentaire en distribuant de la nourriture à plus de 160 organismes communautaires.Couvrant le vaste territoire de Portneuf à Sainte-Anne-de-Beaupré et de Lévis à Lotbinière, elle s’approvisionne en denrées alimentaires chez les différents grossistes de la région, ainsi qu’auprès de plusieurs producteurs agricoles.Les denrées qui sont recueillies, sont distribuées de façon équitable entre les différents organismes communautaires de la région.Ces organismes, comme l’Armée du Salut et la Société Saint-Vincent-de-Paul, offrent en retour une aide directe aux personnes démunies en redistribuant la nourriture à leurs différents comptoirs.L’épicerie hebdomadaire Selon Hélène Vézina, coordonnatrice aux approvisionnements chez Moisson Québec, c’est en moyenne 28 200 personnes par mois qui reçoivent de l’aide grâce à ce système.Pour qu’il n’y ait pas d’abus, les personnes pouvant bénéficier des services, sont par contre bien choisies.Elles doivent présenter une demande d’aide et fournir la preuve de leur condition précaire.À la Société Saint-Vincent-de-Paul comme à l’Armée du Salut, des intervenants sont chargés d’étudier les dossiers et d’établir un plan en fonction des besoins de chacun.En moyenne, les bénéficiaires sont considérés comme vivant sous le seuil de la pauvreté, s’ils ne sont pas capables de se procurer 45 $ d’épicerie par semaine.« Il est par contre vraiment rare qu’on refuse d’aider quelqu’un qui a eu le courage de nous contacter, affirme Mélanie Jutras, directrice générale de la Société Saint-Vincent-de-Paul.Notre clientèle est très diversifiée et nous désirons aider le plus de gens possible ».Bénévoles travaillant à Moisson Québec »ï2S' D’après Sylvie Perron, intervenante au service d’aide à la famille de l’Armée du Salut, la plupart des personnes ayant recours à l’aide alimentaire sont des personnes souffrant de contraintes sévères à l’emploi.« Nous recevons beaucoup de gens qui ne peuvent pas travailler à cause de problèmes physiques et aussi un nombre élevé d’immigrants dont la formation n’est pas reconnue au Québec, par exemple », affirme-t-elle.À l’Armée du Salut, les personnes dans le besoin peuvent aller chercher de la nourriture une fois par mois, à raison de six fois par année.« Nous recevons en moyenne 20 à 25 familles par jour ouvrable, mentionne Nathalie Plante, responsable du service d’aide à la famille à l’Armée du Salut.Les gens appellent le lundi matin pour prendre rendez-vous et nous leur préparons un panier.» Des coupures à venir ?Financièrement, les organismes d’aide alimentaire dépendent tous en grande partie de dons d’entreprises et de collectes de fonds.En 2008 par exemple, 21% du budget annuel de Moisson Québec provenait des dons de Centraide Québec.L’incertitude économique actuelle en inquiète donc plus d’un.Selon Denis Plante, directeur général de l’Armée du Salut, il va falloir prévoir une baisse au niveau de l’approvisionnement des banques alimentaires.« D’ici un an, si le contexte économique reste le même, nous n’aurons pas le choix de faire des coupures, » déclare-t-il.C’est ce que pense également Mélanie Jutras : « Si ça persiste dans le temps, les entreprises risquent de couper dans leurs dons, » déplore-t-elle.Pour Hélène Vézina, les effets de la crise se sont déjà fait sentir chez Moisson Québec.« Nous avons enregistré des baisses pour le mois de janvier, affirme-t-elle.Les entreprises gèrent leur inventaire de façon beaucoup plus serrée qu’avant, ce qui est dommage car par ces temps-là, la demande d’aide alimentaire tend à augmenter.» Maude Paquet COOPÉRATIVE FUNÉRAIRE DE LA FALAISE Service 24 Heures Pour nous joindre 1 - (418) 525-4637 Sûuou ^oucOieau DIRECTEUR GÉNÉRAL Vanier - Québec - Duberger - Les Saul COOPERATIVE FUNERAIRE DE LA FALAISE 525.rue Prince-Édouard, Québec G1K 2M9 Tél: (41 8) 525-4637 Fax: (41 8) 529-5803 Courriel: f a I a i s e @ o r i c o m .c a Site Web: WWW.coopdelafalaise.com Là QjJÊfe réalise l'espoir 14 Mai 2009 wÆm —J.i si CUISTOTS DEMANDËS Malgré le ralentissement économique, les cuisiniers sont en demande dans la région de Québec.François Meunier, vice-président aux affaires publiques de l’Association des restaurateurs du Québec, a précisé que le manque de cuisiniers était criant au Québec.«Les restaurants sont toujours à la recherche de professionnels.Ils vont jusqu’à les engager avant la fin de leur formation», soutient-il.José Mariello, professeur de cuisine à l’école d’hôtellerie de la capitale, fait savoir que le taux de placement est très élevé.« Ce sont pratiquement 100% de mes élèves qui se trouvent un emploi», affirme-t-il.Le professeur rappelle aussi que la Ville de Québec compte beaucoup de restaurants.«À Québec, pour chaque millier de personnes, il y a trois restaurants.Ce qui est parmi le ratio le plus important au monde», explique-t-il.Le besoin en cuisiniers ne risque pas d’être comblé d’ici peu.Et le professeur Mariello n’a pas remarqué une hausse d’inscriptions dans les cours de cuisine.Monsieur Meunier croit que les écoles devront faire miroiter les opportunités de la profession de cuisinier.En plus, les restaurateurs devront offrir des meilleures conditions de travail à leurs employés et à leurs finissants.Ils devront trouver un moyen de promouvoir la profession, afin que celle-ci redevienne attrayante.Monsieur Mariello est du même avis.Selon lui, plusieurs restaurants ne sont pas prêts à payer les chefs cuisiniers au salaire que ceux-ci méritent.Le nombre de restaurants ayant déclaré faillite au Québec a augmenté de 22% en 2008, selon Monsieur Meunier.D'après lui, c’est un signe que le ralentissement économique a un impact sur le monde de la restauration.La formation sur le tas Pour sa part, Monsieur Mariello a une autre opinion.Il croit que ce sont les propriétaires qui seraient la cause de la plupart des faillites des restaurants.« Quand tu décides de devenir garagiste, tu dois posséder des diplômes ou des certificats pour ouvrir ton garage.Ce n’est pas le cas quand tu veux ouvrir un restaurant.Il suffit que tu aies un peu d’argent et tu peux le faire », dit-il.Selon lui, plusieurs personnes se lanceraient donc dans la restauration, sans posséder les acquis pour le faire.Jean Polus, de la Corporation des restaurateurs de Québec, ne craint pas un ralentis- sement dans la Ville de Québec.Son optimisme repose principalement sur le fait que cette ville est un centre touristique.Selon lui, les écoles de formation ne fourniront pas assez de diplômés pour combler la demande de cuisiniers.Les restaurants iront alors chercher des personnes sans diplôme pour remplir les postes vacants.À ce sujet, Monsieur Meunier affirme que de 30% à 40% des cuisiniers dans le milieu de la restauration au Québec, sont formés «sur le tas».Monsieur Mariello ne voit pas d’un bon œil l’embauche de cuisiniers qui n’ont pas de formation.«À Québec, je ne connais que trois chefs qui ont réussi, tout en n’ayant pas été formés.Ces chefs ont eu la chance d’être entraînés par d’excellents maîtres cuisiniers, qui ont décidé d’investir du temps à leur montrer les rudiments du métier», d’insister le porte-parole des restaurateurs.Jérôme Soucy-Rousseau Collectivement pour un monde (k§2X&tà Centrale des syndicats cso www.csq.qc.net | Mai 2009 La Quêïe réalise l'espoir 15 » '** .>v" • Dick Bernier et sa conjointe Odile Des «vieux» encore utiles Depuis plus de deux ans, un couple de retraités a fait un retour sur le marché du travail.Le but de cette initiative est, bien sûr, de se désennuyer, mais aussi de se sentir encore utiles.Sans compter les nombreuses candidatures des jeunes sur le marché de l’emploi, certains retraités reviennent au travail après une retraite bien méritée.C’est le cas de Dick Bernier et de sa femme Odile, deux retraités en pleine forme dans le début de la soixantaine.Ils ont tous deux pris leur retraite en 2001.Les premières années consistaient à goûter tout simplement à cette pause bien méritée.Ils ont profité de cette période de répit pour faire des voyages et pour prendre du temps juste pour eux.Toutefois, après les escapades et la prise de bon temps, ils voulaient se remettre à l’œuvre afin de se sentir encore utiles.Ils désiraient retourner au travail.Tout bonnement, en feuilletant le journal, une annonce attire leur attention.On recherchait des retraités pour du travail à temps partiel et aucune expérience n’était requise.Cet emploi dans un marché de T alimentation correspondait carrément à leurs besoins.Ils pouvaient choisir leur horaire, travailler ensemble, sans toutefois avoir de l’expérience.Le but du retour au travail visait à combler leurs journées, autrement dit pour « chasser » l’ennui.Selon Odile Bemier, on voulait également amener de l’eau au moulin car on vit sur le vieux gagné.« À cette étape de ta vie, tu te demandes si tu es encore utile », souligne Dick Bemier.« Tu perds de l’argent et du temps, surtout que nous sommes assez en forme pour le faire », di-il.Cet emploi leur permet aussi d’être valorisés.La confiance en soi « De cette manière, on se sent utile puis on est content de se faire dire qu’on est encore bon, a expliqué le retraité.A notre âge, on manque de confiance en soi et le travail en redonne un peu », ajoute-t-il.Selon sa femme, le travail c’est la santé et on va le faire tant qu’on va être en bonne condition.Et puis, quelqu’un leur a déjà dit qu’ils auraient la santé, tant qu’ils allaient travailler.Qui plus est, c’est également le contact avec les gens qui leur manquait.« Si on n’aimait pas les gens et la place, on ne travaillerait pas là », a précisé Dick Bemier.Cependant, dans la tête d’un employeur, pourquoi engager des retraités plus que d’autres candidats?Selon les membres du couple, ils font partie d’une catégorie particulière de travailleurs.« Nous ne sommes pas obligés d’aller travailler, nous y allons de notre propre gré », a expliqué Dick Bemier.« On rapporte plus qu’un jeune, car nous ne profitons aucunement des avantages sociaux entourant un emploi », argue-t-il.Selon eux, sans toutefois généraliser, ils trouvent que les jeunes sont décourageants et durs à satisfaire.« Les jeunes sont beaucoup plus gâtés que dans notre temps.Nous, nous faisions beaucoup de sacrifices.Eux, ils l’ont pas mal facile comparé à nous autres », de souligner Monsieur et Madame Bemier.L’important est qu’ils se sentent appréciés par leurs collègues de travail et surtout encore utiles.Le seul hic, c’est qu’ils ne veulent pas se faire hair en prenant la place et les heures de d’autres employés, mais jusqu’à maintenant tout va bien et « on fait une belle vie de retraités! » affirment-ils.Maxime Rioux 16 Ld Qjjêle réalise l'espoir 1089, AVENUE CARTIER, QUÉBEC r» rai i O i > * /Nrïç jU - « Centre de crise de Québec -Équipe mobile d’intervention -Évaluation de la dangerosité -Intervention post-traumatique -Formations sur mesure offertes aux partenaires -Intervention de crise: support téléphonique et face à face -Hébergement thérapeutique à court terme et moyen terme Service 24/7 Administration: 1380-A, René Lévesque Ouest Québec, (Québec) GIS 1W6 TÉLÉPHONE: 418-688-4240 OU 866-411-4240 TÉLÉCOPIEUR: 418-687-7732 ÉCRIVEZ-NOUS@CENTREDECRISE.COM La Quête réalise l'espoir Mai 2009 eMMs& Depuis des lustres et bien des ans J’écris sans relâche et continuellement Au sujet de celle qui pour moi est tout Parfois on vient à croire que j'en sui fou! J’ai râtelé tous les superlatifs connus J'en ai inventé des masses de mon cru Je croyais que nul mot ne lui rendait justice Je les traquais donc pour les mettre en lice.C’était parfois, je l’avoue, tout un exercice Que de chasser les mots sans aucune malice.Puis le temps passa.Oh?En rien n 'amenuisa Tout ce grandiose sentiment que j'ai pour Léna Au contraire, je VAime chaque jour un peu plus J'en fais même grand sourire à Vénus.A décrire ma Vie dans un seul être humain : Femme.Simplement une Femme.Ou dans un autre temps, complètement froid.Une femme.Dans toute la Plénitude du tome Chacun de ses actes et qualités étant Non oeuvres magiques, mais bien découlant De la Femme qu 'elle est devenue, entière, Celle d’aujourd ’hui héritant de naguère Tout le mérite à elle seule revenant D'être devenue Femme à partir de l’enfant Sans jamais tuer l'enfant, que j'Aime tant.Elle est simplement Femme La plus extraordinaire du monde, soit! Celle que j'Amoure et celle dont la Flamme Monte en moi avec force, comme elle toute droite Me réchauffe ou me brûle parfois au gré du temps Cette Flamme de la Femme que j'Aime tant.Et qui sait si bien être Simplement une Femme.Avec des côtés sombres, des éclairs lumineux La joie de ses sourires, la peine de ses yeux Son grand coeur battant, blottie contre moi Jacques Pruneau AUTO - PSY (REGION DE QUEBEC) Promotion et défense individuelle et collective des droits en santé mentale Semaine nationale de la santé mentale du 4 au 10 mai 2009 Mercredi le 6 mai 2009 13h30 à 16h00 au 265, De La Couronne, local 400 « On passe à l’acte » Soyez témoins et juges de l’hospitalisation forcée d’une personne considérée dangereuse.Activité de sensibilisation portant sur la Loi sur la protection des personnes dont l'état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (LPPEM) organisée par les membres du comité droit.Pour inscription et informations: Lucille Caron au 418-529-1556 | Abonnement i i j Nom complet :____________________________ l ! Adresse : _______________________________ I Téléphone : : ! Faites parvenir ce coupon et un chèque à l'ordre de La Quête au: Journal La Quête 190, rue Saint-Joseph Québec (Québec) - G1K 3A7 I~1 Abonnement 11 niïtiéros 60$ l~l Abonnement de soutien 75$ l"~l Abonnement institutionnel 85$ Taxes comprises Mai 2009 L0 Q]J ê I-e réalise l'espoir 31 Gratitude passagère D’une gratitude passagère on espère d’une gratitude passagère j’espère je ne vois et ne veux voir la méconnaissance de tes actes Louange en ton dieu sexefrémissant soulagement insouciance ruines ensevelies terre noircie vie détruite Les évènements succèdent au bonheur ils reviennent mais dans un souffle Dieu, ton dieu, merci c’estfn\.Pascal Huot + La Boussole > * •< > 302,3e avenue Québec (Québec) G1L2V8 AIDE AUX PROCHES D UNE PERSONNE ATTEINTE DE MALADIE MENTALE Téléphone 418.523- 1502 Télécopieur 418.523- 8343 Site web : www.laboussole.ca Courriel :laboussole@bellnet.ca Semaine Nationale de la santé mentale du 4 au 10 mai 2009 Merci à tous nos précieux partenaires! Partenaires Or Centraide Centre de crise de Québec Commission des normes du travail Caisse Desjardins de Québec Ministère de l’emploi et de la solidarité sociale Service 211 Partenaires Argent La Carotte joyeuse Le Billig CKRL 89.1 FM Coopérative Funéraire de la Falaise Centrale des Syndicats du Québec Partenaires Bronze Auto-Psy Auberge KrieghofF Brunet Cartier Comptoir du livre de Québec Centre Compassion de Québec Château des tourelles Érico Choco Musée IGA Deschênes J.A.Moisan épicier La Boussole La Loge La Maison nationale des Patriotes Morin, Desrochers, Beaulieu Quincaillerie Saint-Jean Baptiste Partenaires Inconditionnels (depuis plus de 5 ans!) Bal du Lézard Inter-Marché Saint-Jean La Maison Revivre Michel Yacoub Partenaires Ad Vitam Aeternam Claude Gallichan Impressions Stampa Uniprix de la Couronne Pharmacie Yves Boissinot et Andrée Thiffauit ft tous nos clients! Merci d’appuyer La Quête Votre représentant publicitaire 418-649-9145 poste 24 32 Lâ Qu G \6 réalise l'espoir Mai 2009 AIDE SOCIALE ADDS (ASSOCIATION POUR LA DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX) 301 aie Carillon (Québec) Tel: (418) 525-4983 RENDEZ-VOUS CENTRE-VILLE Centre de jour situé au 550, rue Saint-Joseph, Québec (sous-sol de l'église Saint-Roch, porte verte).Tél.: (418) 529-2222 RELAIS D’ESPÉRANCE Aider toute personne isolée et en mal de vivre à retrouver la confiance, l'espoir et la joie de vivre.1001, 4e Avenue, Québec G1J 3B1,522-3301 AIDE AUX FEMMES VIOLENCE INFO CSP du Temple, Beauport Organisme de sensibilisation et de prévention de la violence conjugale faite aux femmes et les abus, la négligence envers les personnes âgées.Tél.: (418)667-8770.CENTRE NAÎTRE OU NE PAS NAÎTRE Écoute et aide matérielle aux femmes enceintes dans le besoin.Tél.683-8799 Courrier élec : centre.naitre@videotron.ca Internet : www.centrenaitre.org CENTRE FEMMES D'AUJOURD'HUI : 2480, chemin Sainte-Foy (suite 165), Québec Tél.: (418) 651-4280 Viol Secours : (418) 522-2120 ALPHABÉTISATION ATOUT-LIRE Services en alphabétisation et en francisation.Québec.Tél: (418) 524-9353 LIS-MOI TOUT LIMOILOU Services en alphabétisation Limoilou.Tél: (418) 647-0159 LA MARÉE DES MOTS Services en alphabétisation Beauport.Tél: (418) 667-1985 ALPHA STONEHAM Servicces en alphabétisation et en francisation 926 rue JacquesBédard Suite202Charlesbourg (Québec )G2N 1E3418-841-1042 ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE GROUPE DE RECHERCHE EN ANIMATION ET PLANIFICATION ÉCONOMIQUE (GRAPE) INC.177, 71e Rue Est, 2e étage Charlesbourg Tel: (418) 522-7356.DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE CENTRE DE CRISE DE QUÉBEC Tél: 418-688-4240 CENTRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE (418) 683-4588 Tel-Jeunes : 1-800-263-2266 Tel-Aide: (418)686-2433.COMMUNAUTÉS SOLIDAIRES Besoin d'un coup d’humain?Hommes et femmes (16 à 99 ans) 418) 666-2200 ENTRAIDE-THÉRAPIES FRATERNITÉ DE L'ÉPI 481, de La Salle, Québec Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO) : 435, rue du Roi, Québec, Tél.: (419) 525-6187.HÉBERGEMENT MAISON DE LAUBERIVIÈRE Pour personnes économiquement défavorisées et itinérantes.Ouvert 7 jours de 8h à 21 h.401, rue Saint-Paul, Québec.Tél.: (418)694-9316 L'ARMÉE DU SALUT ET LA MAISON CHARLOTTE 14, côte du Palais, Québec.Tél.: (418) 692-3956 MAISON REVIVRE Hébergement pour hommes.261, rue Saint-Vallier Ouest, Québec.Tél.: (418) 523-4343 LE GÎTE DU NOMADE Hébergement temporaire pour jeunes de 12 à 17 ans.595, St-François Est, Québec.Tél.: (418) 521^4483 GÎTE JEUNESSE Hébergement temporaire pour garçons de 12 à 17ans, Résidence de Beauport, 2706 Pierre Roy, 666-3225 Résidence de Ste-Foy, 3364 Rochambau, 652-9990 RÉINSERTION JEUNES ADOLESCENTS ET JEUNES ADULTES LES OEUVRES DE LA MAISON DAUPHINE POUR ADOLESCENTE-S ET JEUNES ADULTES DE LA RUE Tél.: (418) 694-9616.RÉINSERTION SOCIALE YWCA En plus de l’hébergement la YWCA des femmes vous pro pose un programme de prévention de l'itinérance et de réin sertion sociale pour femmes appelé La Grande Marelle: 855 Ave Holland, Québec Tél: 418-683-2155 MEUBLES ET VÊTEMENTS CENTRE OZANAM DE LA SOCIÉTÉ SAINT-VINCENT DE PAUL À vendre: Vêtements, meubles, livres, vaisselle, etc.usagés et en bonne condiüon.860, rue du Roi, Québec Tél.: (418) 522-0880 PROSTITUTION P.I.P.Q.Projet intervention prostitution Québec (PIPQ) Tél.: (418) 641-0168.L 0 QjJ ê ï e réalise l'espoir REPAS SOUPE POPULAIRE HAUTE-VILLE 745, Honoré-Mercier, Québec.Café rencontre Centre-Ville 380, Monseigneur-Gauvreau, Mail Centre-ville, coin rue St-Joseph, Québec.Tél.: (418) 640-0915.SANTÉ MENTALE CENTRE COMMUNAUTAIRE L'AMITIÉ 59, Notre-Dame-des-Anges, Québec Tél: (418) 522-0737 LA BOUSSOLE Aide aux proches d'une personne atteinte de maladie mentale 302, 3e Avenue, Québec Tél.: (418) 523-1502.Internet: laboussole@bellnet.ca MAISON DE TRANSITION L'ÉCLAIRCIE 1100, route de l'Église, Sainte-Foy OCEAN Tél.: (418) 522-3352.Ligne d'intervention : (418) 522-3283 SERVICE D'ENTRAIDE L'ESPOIR 171, rue Racine, Loretteville Tél.: (418) 842-9344.RELAIS LA CHAUMINE 850, 3e Avenue, Québec, G1L2W9.Tél.: (418)529-4064.CENTRE D'ENTRAIDE EMOTION 3360, de la Pérade, suite 200 Sainte-Foy (Québec) Tél: (418) 682-6070 SUIVI COMMUNAUTAIRE L’ARCHIPEL D'ENTRAIDE offre des services de suivi communautaire.Il est aussi connu pour son service Accroche-Toit.Il publie en outre le journal La Quête.Adresse : 190, rue St-Joseph Est, Québec, G1k 3A7.Tél.: (418) 649-9145.TOXICOMANIE AL-ANON ET ALATEEN (FRATERNITÉ) Terminus 300, rue St-Paul, Québec AMICALE ALFA DE QUÉBEC, INC.815, Avenue Joffre, Québec Tél.418-647-1673 Point de Repère 530, me Saint-Joseph Est Tél: (418)648-8042 TRAVAIL ATELIER Vous avez besoin de bannières?L'atelier de conception et de production de matériel engagé du CAPMO, PARTICIP'ART, vous offre ses services.Communiquez avec nous au (418) 525-6187.Resp.: Marie-Lyne Bouchard.LE PAVOIS 3005,4e Avenue, 2e étage, Québec Tél.: (418) 627-9779.Mai 2009 33 Diane Morin Mais où sont inteCCectueCs?Nous vivons actuellement de grands bouleversements.Je suis sidérée de voir la pauvreté des discours et des débats entourant les crises financière, économique, alimentaire, climatique, énergétique, migratoire, aqueuse, etc.Je cherche les penseurs qui se commettraient à articuler différents constats entre eux, révéleraient les processus en cause et émettraient des hypothèses de solution.Des personnes structurées qui sont capables de penser en dehors des zones confortables de leurs compartiments scientifiques.Des braves qui ne se gargarisent pas aux deux minutes d’efficience et qui n’occultent pas le social.La boule de cristal Je suis fatiguée d’entendre des économistes à vue mécanique empêtrés dans leurs indicateurs qui sont tout sourire pour un rebond de la bourse.Je n’en peux plus d’entendre des politiciens qui doivent constamment rajuster leurs discours toujours trop optimistes et invoquer la boule de cristal qu’ils n’ont pas, pour se justifier après coup devant des journalistes un peu trop insistants.Tout ce beau monde s’est fait une carrière à pourfendre et à démembrer l’Etat providence depuis une trentaine d’années (dans ses articles, ses législations, ses rapports, ses théories).Il n’a pas d’autres recettes pour la sortie de crise que de renflouer les banques et les entreprises, revenir vers une certaine régulation financière et contenir les émotions de la population avec un discours faussement optimiste, pour éviter ce qu’il appelle indistinctement la panique.Ce beau monde néglige toutefois de renforcer les mesures de protection sociale.Journaliticiens et polinalistes Dans un autre ordre d’idées, je ne suis pas trop rassurée par cette vague de mutants journaliticiens et polinalistes qui alimentent un flou plus caricatural qu’artis- Jean-François Usée tique.C’est assez loufoque de voir les mêmes têtes occuper toutes les tribunes et changer de rôles.Les comédiens, artistes ou humoristes, parce qu’ils ont la cote, charrient indistinctement les discours publicitaires, charitables, humanitaires ou militants.Moi, j’ai franchement besoin d’air frais pour réfléchir.Je ne suis pas qu’une consommatrice.Je ne veux pas être séduite, la pupille dilatée, la bouche entrouverte, fin prête à adopter tel ou tel comportement.Non je veux comprendre.Et pour ça, je veux pouvoir jouer avec les morceaux de casse-tête.Montrez-moi comment ça marche.Interpréter le monde avant.J’ai aussi besoin de vivre et de partager les émotions qui correspondent réellement aux terribles menaces qui nous guettent.Les émotions sont un guide de survie de l’espèce.Pourquoi le nier?C’est bien beau l’émission Découvertes, mais est-ce normal de narrer la fonte des glaces, pratiquement semaine après semaine, sans que la discussion s’engage en écho?Une heure sur terre est une formule plus satisfaisante de ce point de vue, mais l’amoncellement des thèmes est carrément effarant.Que pouvons-nous faire?Par où commencer?Où est-ce que se prennent les décisions?Je n’aurais pas dû poser cette question.En évoquant les injustices et les méandres nauséabonds du pouvoir, ses astuces, ses faux-semblants, ses pièges, ses culs-de-sac, je sens monter une énergie vitale qui cherche à se fusionner à d’autres, à se décupler.Je pressens le mouvement social et je ressens surtout l’urgence « d’interpréter le monde avant de participer à sa transformation ».Sans cela, nous sommes condamnés à l’immobilisme abrutissant ou à la violence avilissante.N’y aurait-il pas un intellectuel d’envergure au Québec (philosophe, historien, économiste) qui n’a pas les mains liées, capable de nous éclairer?Ah que je suis bête! C’est la saison des colloques, et après, ce sont les voyages d’étude aux frais de l’aima mater pour certains, les autres font la grève à l’UQAM.Les finissants, eux, préparent leur bal de fin d’année.Mais puisque personne ne se présente au bâton, l’universitaire, l’ex-politique et l’ancien journaliste Jean-François Lisée sera peut-être intéressé?Ce sera toujours mieux que l’actuelle anorexie intellectuelle! D.M.34 Ld QllêÏG réalise l'espoir Mai 2009 The Fight for the Water Hole Au pays des cow-boys Aux États-Unis, au tournant du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les artistes de l’Ouest peignent l’Amérique des pionniers, affirmant la patrie par la reconstitution d’un monde naissant.Parmi ces peintres, Frederic Remington (1861-1909) s’illustre par ses représentations des étendues hostiles.Il participe ainsi à cette tendance de la peinture de recréer les décors mythologiques américains, traçant la légende d’un peuple et des événements qui ont caractérisé la prise de possession du territoire.La terre vierge et primitive de l’Ouest, instigatrice de sa peinture, y joue un rôle primordial.Une toile comme The Fight for the Water Hole, de 1903, est un exemple où le territoire agit comme moteur narratif.Cette toile montre bien l’importance du paysage comme élément-clé de la représentation, car de la vraisemblance de la fiction dépend l’impression de réalité et d’authenticité des lieux.La toile présente des hommes repliés dans un trou formé géographiquement par un point d’eau presque asséché d’un désert aride.On y voit les protagonistes, au creux de ce fossé, protégés par l’environnement.Le lieu devient également stratégique puisqu’il permet un ravitaillement en eau et une disposition en cercle pour surveiller l’ennemi, qui peut surgir de tout côté.À F avant-plan, les cow-boys scrutent l’horizon, prêts à tirer au moindre rapprochement de l’agresseur.Au loin, dans l’immensité, on perçoit des chevaux qui se dirigent à vive allure vers le refuge improvisé de ces hommes, qu’ils vont défendre au péril de leur vie.La fiction est définie par les lieux.Ici, la géographie scande le récit.Le regard des hommes va dans toutes les directions, la menace vient de partout, le trou d’eau devient le rempart de survie et de protection pour ces hommes, devant l’idée de l’étendue qui les entoure.La menace est pourtant invisible, l’observateur doit combler le vide, et il le fait instinctivement.L’imagination du spectateur crée la menace, qui mine l’espace ouvert d’embuscades : la poussière qui s’élève sous le pas galopant du cheval, la rocaille qui s’effrite, les insectes et les animaux rampants qui foisonnent.L’espace est inquiétant, il donne matière à voir les cavaliers au loin comme des ennemis.Une Amérique stéréotypée Par sa peinture, Remington veut inscrire l’enracinement, revendiquer la terre natale, vierge dans ces contrées sauvages, perdues, mais domptées par une race d’hommes armés de leur simple soif d’exister librement.Il célèbre une Amérique stéréotypée qui se donne une identité.Remington redonne à ces histoires de cow-boy à Pâme jeune et vive, le lyrisme des dangers éminents où s’exposent les hommes valeureux, courageux qui ont fondé le pays.Le discours qu’il tient s’inscrit dans une vision canonique du nationalisme américain, car la marche vers l’Ouest a forgé les États-Unis et sa nation.Remington fusionne dans sa création artistique l’histoire, le territoire, la culture et l’art.Remington fait partie des fondements de l’art du Far West américain.Avec les autres peintres de l’Ouest, leur répercussion s’étend dans le temps jusqu’au cinéma, où le Western devient un genre lucratif dans le cinéma hollywoodien.Tout comme ses artistes, les réalisateurs ont utilisé la géographie pour donner l’élan dramatique de l’histoire.Pascal Huot ! Centraide Québec et Chaudière-Appalaches -sgens www.œntraide-quebec.com
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