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Titre :
The Quebec magazine, or, Useful and entertaining repository of science, morals, history, politics, etc. particularly adapted for the use of British America /
The Quebec Magazine - Le Magasin de Québec réunit pour la première fois les cultures anglophone et francophone au sein d'une même publication. Le mensuel vise à informer, à instruire et à divertir. [...]

Fondé en 1792 par Samuel Neilson et dirigé par le ministre de l'Église presbytérienne de Québec Alexander Spark, le mensuel présente des extraits de publications européennes et américaines touchant des sujets variés tels l'astronomie, l'histoire, l'hygiène, la poésie, les institutions politiques et l'agriculture.

La revue offre également une chronique des naissances, mariages et décès, des tableaux météorologiques et des listes de prix de biens de consommation. La section « registre provincial » se consacre aux nouvelles du Bas et du Haut-Canada.

Le magazine publie quelques gravures, ce qui en fait la première publication périodique illustrée du Québec. Il cesse de paraître en mai 1794, quelques mois après le décès de son fondateur.

HARE, John E., « Neilson, Samuel », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

MARTIN, Sandra, « Magazines », Encyclopédie canadienne, en ligne.

Éditeur :
  • Québec :Samuel Neilson,1792-1794
Contenu spécifique :
mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Références

The Quebec magazine, or, Useful and entertaining repository of science, morals, history, politics, etc. particularly adapted for the use of British America /, 1794-05, Collections de BAnQ.

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The QUEBEC MAGAZINE for May 1794* MAGASIN de QUEBEC pour Mai 1794.Contents.—Matières.X ! mo**.page.I.Cruelties committed by the French at Lyon*.- - 191 z.Notes intêreflàntes fur 1’lQc de Ctirfe, .19J 3.Some account of the mahomitan mofques &c.197 4.In (lit ut ions [xilitiques, .2oa 5.Lad moment of Philip Egalité, .208 6.Abrégé de la défenfe des droits des femmes, - - 210 7.The Di one—ou lying, .- .-214 8.Connoiffince que les anciens avoient de l’Ihde, • 216 9.Ecclefullical State and Inhabitants of Rome, - .221 I».Mémoire fur la nouvelle planète Üuranus, ou Gcor- gium lidus.22Ô tutrV^.On Man, - - - - - - .23, The Drara-Diinker,—a fragment.333 CIUOMCtl.Trial of the late Queen of France, concluded, .234 ^ Sucreifps in the Wed Indies—Quebec Gazette ex- traordinary.- 244 raovtNciAL aecisTca.Proceedings of the Houfe of Affembly, .- 244 lull of Hills paired, — 248 Prorogation of the LegiQative Council and Aflemb.250 Appointments, .id.Court of Oyer and Terminer, at Quebec, .253 Deaths, briths, arrivals, Ac.State of Harometcr ¦ !x •< É- W ÎX K -a n i a l JO— > +7 2 3-0 >5 59 U’ IT.3 •g-gi O 74 S W.S ¦t •g 7» 0 bo S.IT.5 29 g i >o E.6 29.98 i7 •tù t.7 ¦u) 88 4* 44 E.8 :g.* ! i 52 s.it.g :y.1.12 55 w.10 il), ç if A.s 1 1 20.(): JO r>3 .V.w.12 O.1 l 6b x.i.*3 30.- iP 5+ L.*4 29.8t 9 71 A IT.«5 29*70 >9 59 S.E.l6 2^7o > • bo II.*7 4P- « 4 1 IJ E.s 18 3°- '5 ,6 57 W.«g a© M P+ *»’.20 JO.l .75 • IT.JO.I 70 76 X.E.•i 29-7 0 S JT.=3 24.88 >8 79 IT.24 29.88 60 7‘ N.E.s «5 av.88 '•5 -3 A.E.2b 24.88 II S E.*7 29.88 60 71 S.E.28 24.88 r»c 08 E.*9130,0* 6: 73 E.W.30 30.1 70 «5 31130— 7» 91 l S.Weather.jhmg clouds, fnt.Lcloudy.(haulers.1 Lar.tloudt, Jlr ng gale, ri in. ed at the Place de Belletour, they piled up Church pictures, books of devotion, bibles, mafs-books, and fuch church ornaments as would fetch no money when expofed to Talc, and burnt the afs, books, Sec.Sec.Scc.under the mod horrid (bouts of “ Vivent lei Sans-Culottes.“ The demolition of the town advances with incredible rapidity.All the buildings which graced our quays, from the gate of St.Clair to that of Peyrcthe on the Rhone, and from the gate of Serin to the Place of Belle-tour on the Saonc, are doomed to deltruction.The magnificent Place de Belletour is already a heap of ruins., AH' the houfes in the interior of tho town, of a fplendid or genteel appearance, are to (hare the lame late, viz.that of Tolollon, at the Plaire; of Parent, at the Herbiere ; of l’iron, in the New-drèet, Sec.Stc.All the inhabitants even women, arc compelled to work at thefe demolitions.A number of young people mix among the demolilhers, in order to avoid all lufpicion again 11 their Sans-Culotijm, and above zoo young men have enliftcd in the regiment of huflars, who are marching againlt Toulon, toeicape from \Y\c guAlotme.“ Famine begins to be feverely felt ; provisions of all kind are extremely fcarce.The fanners have (own as much corn as pofliblc, that it may not be taken from them at the rate of the maximum.All the markets ate empty, and the Commilfioncrs fent by the Convention to buy up corn in the countro, have run the greated dangers at Tourne».•' The other neighbouring towns bear the lame defolated afpeft.The Department is removed to Feurs in the Didridt of Montbrilon.—Several dif-tinguiihcd citizens of Montbrilon have been executed, and much fear it entertained on account of Melds.Ponotng, Curaifc, Rollers, Allard, and Maubau, who on the 27th of September were taken pnfoners in an aUiou with the banditti.“ There are fcarce to be found in the whole town of Lyons fix perlons who bear the appearance of a bourgeois.All are impriloned, and even the cluiitable Nuns, who took a particular care of the lick and wounded Re.publicans, are not excepted from tire general doom.The rcl'petUble M.de Meaux, a-devant Lieutenant General of Montbiilou, after having obtained his liberty at Lyons, has again been thrown in prilbn in his own country.M.de St.Hilaire pines in the dungeon of Ambcrt ; Hrycres, the Counts of Biioude and Mainly, with four Clergymen, are alio confined ; M.Chalosaud his fun arc condemned to death, but their execution is ordered 10 be performed at Paris.They luvc been ollcied, it is laid, to redeem theinlclvcs with a fum of 20,000 livres.“ The whole country groans under the curie of revolutionary fcarch war-« C c 2 , rants, 19| Nates inihtflanits fur l'ijle de Cor/t, rants, by means of which the houles are plundered, and all property da, ftroyed.The fpoils are carried off into Auvergne.“ To enter at prefent into a more minute detail of all the atrocities committed at Lyons, would be too painful a talk.1 mull therefore decline it to day, and refer it to a future time, when I (hall have a little more recovered from the torturing light of the bloody Irenes that palTed under my eye.” Notes intèrejfantes fur Pijkde Corfr; par M.Pemy de Villeneuve, un des afironomes de /’obfervatoire de Paris.LA Corle a de bons havres; elle a au nord Ctutun : à l’oued San.Ht.renzo, lÿola Roffo, Catvi, Ajaccio ; au jud Bomjacio, et à l’elt /*ar-to-Vachu, Boita et Macnnajo.\ Cent un n’eft maintenant qu'un petit port dont la fituation avantageufe doit engager la nation â le faire élargir.Il peut l'être beaucoup.\ San-t.orenzo eft un golfe d'une étendue confidérable ; il s'avance ac e milles dans les tetres : la mer y cd très .profonde.Le golfeed (nuvent ex-polé aux houles ou lames de mer, qu’y excite le vent d’oued.Il a diver-les criques ou petites haies qui lont des abris, prticuliercment dans la partie tournée vers le fud qui cd parfaitement fnre pour les bâtimens.A a mdlcs de San-Piorenzo, loua la tour de foinalii, il y a une baie très edimée ; les vailfeaux marchands les plus cuntidérablcs peuvent y être eu parfaite lit-reté.Sffola Rojfa, petit havre qui a l'avantage d'être très-profond, et qui ed défendu par une petite illr des vents d'oued.Ce port cd important.Calyx eil un large et excellent port.Clavier l’appelle celclemmu, infoU portas, le plus fameux port de l’ifle.Ajaccio cd un port tiès-lpacieux et commode, avec un bon môle ; il cd parfaitement (ùr.Vis-à vis du mole cd un petit rocher que l’on devrait détruire ; la depenfe ne leroit pas confidérable.11 y a le long de» côtes divers petits havres fort utiles pour recevoir le* petit* vaffeaux.Bonifacio ed un port fort commode et avantageux pour le commerce.Audi de tout temps a-t-il été très-fréquenté.Bajha n’ed pas le meilleur port de rifle.Mais il a un môle très utile et commode pour les petits vailleaux.Maunajo, havre lur et avantageux pour les bâtimens de légère coudiuc- tion.Barto-Veccbi» fe nnmmoit autrefois le port Syracufain.Ce ported un des principaux de l’ifle.Il ed fpacieux ; il peut Contenir une flotte couh-dcrable.bon étendue ed d’environ cinq milles en longueur, et d'un mille et demi de large.Sa profondeur ed confidérable.Il ed par la Jitpation, garanti de la violence desorages.11 y a à l’entree un rocher fort élevé qui a la forme d'une colonne majedueufr.ce qui le fait découvrir de fort loin, £nhn le port de Porto Vecchio doit être compté parmi les ports les plu* grands, les plus commodes et le plus furs de l'turopc.L'air y ed mal lain à caûfc des terri inr marécageux qui l’environnent ; on peut y remédier au' moyen de» deticchcmcns, ‘ q,, A'oies interejantei far PiJD de Corje, ^ On trouve dan» cette ifle, et particuliérement dan* la province de Capo-Corlo, beaucoup de tout» anciennes, bâtie» depuis 3 et 4 fiecles pour la défcnlc du pay* contre les Turc* et les autres pirates.C’ell dan* cette partie de 1a Corle, que le trouve un petit village appelle l'ont ne, très-fort par la fituation.Le* Génois ont tente différentes fois d,e *’en rendre les maîtres et toujours vainement.Les habitant en Ipnt très fiers.Ils conlervent et montirnt comme en triomphe une bombe que l’ennemi jeta lur leur village pour 1 obliger à le rendre.Ils l’ont placée dans une niche extérieure de leur éghfe, comme un monument de leur délivrance.Bapa ell la capitale de la Corle.C’gft la ville la plu* grande et la plu* peuplée de Pille.Elle e It lit uee fur la pente d’un coteaux: fon apparence ell fort agréable du côté de la mer.En général, les mai fon* font mal bâties, les rues étroites.Les mations de bon goût font rares ; le château cil litué à quelque dillance de la ville, dans un terrein appelle terra nova : il en cft de même de l'égide cathédrale qui n’a rien de remarquable.L'égide de St Jean, qui ell (ituee dans la ville, n’qlt pas fans élégance, lie H.1IÜ.1, allant au lud vers Aléria, on trouve une fuperbe plaine tré^ bonne pour le pâturage et la culture de toute lorte de grains.Cell dans cette valtc plaine ùq’étoient fituées les deux colonies romaines, Mariana et Aléria, maintenant détruites.- On a trouvé dans cette partie de U Corle beaucoup d’antiques, comme bagues, cachets, pierres précieufe» • gravées.On y «perçoit encore quelques vellige» de la ville de Nicaaa, qu’on prétend avoir etc bâtie par les Etrulques : les ruines n’offrent rien de remai-q uable.11 Bonifacio, ville confidérable, bien peuplée et bien fortifiée.(•aceio ell la plut belle ville de Corle: elle a de belles rue», des promt* nades très agréâmes, une citadelle et un palais où demeuroit le gouverneur génois.Ses habitans loot le* plus civilités de Pille.La province de üalagna cil la mieux cultivée, et la plus favorifée de la nature, auffi l'appelle t on le jardin de la Corle.• ' Sin-horenzo cil peu confidérable ci mal fortilié : les marais qui l’avoi* lio-nt en rendent le léjour mal-lain.Lerit, ville de Coi le, lituée en partie au pied d’un rocher, et en partie lur la pente, dan* une plaine entourée de montagnes d’une hauteur nrodi-gieufe, et au coniluent de deux rivieres, le Tauignano et la Rejtonica, Derrière la ville ell lituée la ciudellc, qui cil bâtie lur un roc qui domine de toutes parts.On ne peut y arriver qu’en tournoyant, et au plus deux pertonnesde front : en outre le rocher ell environné de précipices.C’ell dans cette ville qu’cll le palais du general.Pafchal Path y fonda, en 1763, une univerlité qui maintenant n’exille plus.Il cil à croire que cette ville fera un jour la capitale de ce département.Sa fituation au centre de l ille, le buu air qu'on y relpirc, tout lemble l'annoncer ou le faire prévoir.Les principaux lacs font ceux d’/no et de Creno, litués fur Mente Raton, do.Ceux de OtinrUna, ou de lligutia et de Diana communiquent avec la incr.Les principales rivieres font : le Goto, qui efllarge et belle; elle prend fa Iourte du lac Ino Le l avignano cil auffi conlidérable ; elle prend (a iource su lac Creno.La Rejtonica, qui efl petite, ell remarquable en ce que Ion eau ell Pimpidc et tics agréable à boire.Cette eau ell d une qualité minérale et lalutaire.Les cailloux qu'elle roule lout blancs comme do la içj Notts intirtfanlts Jur I’ijle it Cor/t.la chaux, Le fer y étant trempé devient blanc comme l’argent, et ne peut plus après fe rouiller ; c’efl cette raifon qui engage les Corfes à y plonger la platine de leur fufil.11 y a encore d’autres petites rivieres dont voici les noms: la Pru»tUah Fiummorio, Grauoua, ratine», Talavo, Liamont.On tronve dans l’ifle beaucoup de fources d’eaux minérales, chaudes et frbides.Les rivieres et lacs fourniflent très.peu de poiflons.On y trouve cependant des truites et des anguilles de grofleur peu ordinaire.Mais le long des côtes on pèche d’excelleus poiffons, dont la quantité eft telle, qu’outre la confommation de l’ifle.nu en exporte beaucoup en Italie.Dans diflérens endroits des côtes, on trouve des lits on couches d’huitres remaiquables parleur grofleur.Les Corfes pêchent aufli une grande quantité de corail des trois cfpeces, le rouge, le blanc et le noir.Les chevaux, les mulets et les ânes y font très-petits, mais ils font agiles -«t vigoureux.Le bétail écornes y cil plus grand à proportion que les chevaux: on y ¦voit un très grand nombre de chèvres qui y broulent les taillis et la brouf-¦faillc.Le mouton y abonde également ; la laine e(l groflicre et noire, beaucoup de brebis ont plus de deux cornes : on en voit qui en ont jufqu’à ftx.On trouve beaucoup de bêtes fauves dans les forêts ¦, on voit un animal appelé Klujfoh, qui reflcmble à un cerf ; il a les cornes d’un belier, et la neau très dure ; il eft extrêmement lauvage, mais facile à ajiprlvoifcr ; il faute d’un roc à l’autre avec beaucoup d’aurefle, et quand il s’eft trop élancé et qu’il ne peut fe retenir, il fe précipite auUi-tôt avec une adrcflc étonnante fur fes cornes, et ne fe fait aucun mal.L’aigle, le vautour, le ramier, la touterclle, la grive, le merle, cl beau-roup d’autres petites efpeccs.En gibier, il y a des lièvres, des perdrix, des faifans, des bécaccs, et toutes fortes d’oifeaux d’eau.On n’y voit point de bêtes véuimeufcs, quoiqu'on y tiouvedcs feorpiont dont la piqûre n'elt point vénimeule, ainft que (les araignées d’une grofleur peu commune, dont la piqûre irrite et enflamme, mais n’cll pas dangereufe, Les arbres y deviennent très grands ; ceux des forets ou bois font d'une grandeur et d’une force étonnante.Les pins, les chênes et les châtaigniers en font le principal ornement, 1rs pins ont des tiges d'une prodigieufe élévation, les châtaigniers ont uue circonférence et une épaifleur peu ordinaire.Le chêne-veit, ou ihx des anciens, et commun ; et donne au payiage un coup-d’aûl agréable au milieu de l'hiver.Le limonier, l'oranger, le figuier et l'amandier y font trcs-cotmruns ; on y voit peu de noyers.Les pommes, poires, prunes et ccriles y font très-médiocres.Les grenades y viennent en perfettion, ainft que 1rs figues d’Inde.L’a-lo^ i VI.De la Guerre et de hi Paix, ( H n’y a point de tribunal où (e plaident le* caufcs de* rois, encore moins d’cxeculeiirs de* fcntenccs prononcée* contre le* puiflànces formidables.Un état n'a donc, fuit pour le conlerver, foit poui le faire rendre juflicê lur ces droit* et prétentions, d autre parti à prendre que celui de* armes.Hour vider les querelles dej rois, pour terminer les ditlérends des nations le dci nier remcde cii toujours la force.\ oila l'origine, le dioit, la ncccHi-te cl le* principes de la guette.Cependant tout fouveruin doit envifager la guerre comme un mal probable et comme un bien equivoque pour fesfujeti, comme le dernier moyen de parvenir à les Tins légitimer, et auquel il ne lui ell pas pertni d'avoir retour» qu'après qu’il a égullé tous les autres, fur-tout ceux d'une adroite et habile négociation.Une puill'ance'refpcclable ne doit point foulft ir qu’on lui ne fuie ce qu'elle a droit de prétendre en vertu de la juttice rigide ; mai* avant de recourir a.x armes, clic doit îellctlur loignculctnent à l’équité des motifs, a la l.-gcllc de l'objet, et aux apparente* de lucccs de la guerre qu'elle veut entreprendre.11 cil It rare de voir de* ufurpateurs heureux jus'quà la fin, que le» princes devraient eue tevenus ds la mante injullc d'envahir le Lien d’aufrui uni caule legitime.C cil un dogme infâme que celui qui cnleigne qu'il cft permis de faire la guerre aux peuple», uniquement patte que leur croyante différé de li notre.•Le fuccès de b guerre dépend d’un bon et folide plan d’opération», bien concerte et bien conduit.^ 11 faut ttrer tout le parti poITtble de les allies, mais ne pas trop fc répo-1er lur eux.‘ ‘ Il ell d'ufage de déclarer publiquement la guerre à la puiffance ennemie, et dé faire précéder la declaration de guerre d’un manifclle, d’uoe deduction, d'un expole ou tout autre écrit public qui contient les raifon» et les mo.tii» lur leiqorls le louverain fonde fe* droits et fes pretentions.Le but de ccr écrits elide julfiher la conduite et de le laire un parti.Lor» d’une rupture entre deux puilTanccs, leurs miniltrcs refpeclifs fe retirent de part et d’autre de la cour où ils réûdent.L'humanité, la plus belle venu de* rois, ne doitjimais quitter un fouve-rain ni les généraux lorfqu’ils marchent à la guerre.Il cil démontre que plu* on ell humain, généreux, comnàtiflant dans la conduite de la guerre, plu» on fait obferver une exaéle difc'iplinc dans Ici truupcs, plu* tnréutîit dan» toute* les entreprife* militaires.Ces principes d'humanité*, de jullicc, de grandeur d'atne doivent régner dans la lésce de» contributions, dans le réglement dus étape*, dans la dit', trtbution des quartiers d'hiver, que tout pays où le fait la guerre ell oblivé de fournir.ù 11 ell d'un homme Je bien, dit SallulU, de ne commencer la gu:rre qu’à regret, et de ne la pas poulfer volontiers à toute outrance.Le* Romains avoient pour maxime tondante de r.e point prêtre l’oreille aux proportions de paix une qu'ils avoient le déCivantagc.Ils fe roidillbi-4« contre les revers, et haulToieiu leur* prétentions à proportion de leur* detail?}.Cette obfciaattoo peut coaduirc a ur.v ruine tuialc.Une iÔ$ Intitulions politiques.Une maxime de politique bien plat fage, c’ell de conclare la paix lorf- Îu’on eft dant l'avantage, et de ne pat prefcrire aux vaincut det conditions duret que le défefpoir puiffe lai rendre le courage, le porter à rompre à la premiere occafion propice, et à nous faire éprouver on revert lunette de fortune.Céfar malgré Ton amour excelûf pour la guerre, dit que le vrai* lent de traiter de la paix, eft quand let deux peuple! belligérant ont encore bonne opinion de leur forcei.VII.Du négaeiat.am.On définit la négociation publique, le travail que fait an miniftre ou au» tre perfonnage accrédité auprèt du fouverain pour ménager en fa coàr let in-térètt de fon maître en gênerai, ou pour conduire quelqu’objet politique en particulier vert le but que ce maître fe propefe Un négociateur peut être accrédité auprèt d’un fouverain de trois maniérés; i °.quand il eft addrefifé à fa perfonne ; et réfide en fa cour ; i°.quand il n'cft accrédité qu'aupret de fon miniftre ; j9.quand il ?ft envoyé à quelque congrès ou les pleins-pouvoirs l’accréditent auprès de toutes le» puiflances qui ont des ambafladeurs.> * Let louveraines feult, reconnut pour tell, peuvent envoyer des négocià-teurt ou miniftret publics.Les lettres de .créances ou créditive>, et lès pleins-pouvoirs dont ilt font munit, condiment leurs qualités et déterminent le degré de pouvoir que leur maître juge à propos de leur accorder.Let négociations font ou bornéea à un terni et a un objet, ou continuelles, ou ordinaires, ou extraordinaires, " 11 eft certain, dit M.de CaMifret, “ qu’un petit nombre de négociateurs bien cbbifit et répandus dant Ut di-“ vert états de l’Europe, font capables de,rendre au prince ou | l’eut qui ** lea y envoyé, de trel-grands Services ; qu’ils font louvent, avec det dé-•• penfet médiocres, autant d’efe: que det armées entretenue!, parce " qu’il* favent faire agir‘let forces det pays où ils négocient en faveur, dea “ intérêts du prince qu’ils fervent, et qu’il n’y a rien de plut utile qu'une “ diverfion faite bien à propos par un allié*voifin ou éloigné." Les objets qui fe comprennent fous l’eipreffion générale dé miniger auprès d'un autre fouueratn tons tes mtirtls de fon maître, font redtUlibles-aux pointa fuivant ; i • .-entretenir une bonne amitié entre les deux fouve-raint, et tâcher d'éloigner tout ce qui peut .l’altérer ; a°.engager lea deux court à une> correspondance réciproque et amicale pour leurs intérêts mutuels j j 0.gagner, en .faveur de fa nation, l'affeétion et la bonne volonté du prince auprès duquel on eft accrédité, de fet Sujets, et fur tout dea Îraadi at det perfonnet ea place; 4 •.faire refpeâcr celle nation qu’on repré-tnte, et ramener tout à fa gloire ; j 0 .protéger, autant que le droit uni-verfel des gens et des conventions particulières le permettent, tous les fu-jets de fon maître qui fe trouvent dans le payi où l’on rtûie.et qui n'en font pas indignes, leur foire politefle et Ica affilier au befoin ; 6 ° .favoriler le plus qu'il eft pollible le commerce et la navigation de fa nttion dans 1er états du prince auquel on eft envoyé ; 7 °.fi les était font bien contigus, applanir tou* les different qui peuvent naître du voifinage ou bien au lujec des limites, des enrôlement, déferlions, Sec.8°.tâcher de terminer àr l’amiable tous Icadiiüércns en general qui furvicnncnt entre Ici deux cours ; ' 9 0 • „ TT' / {nflitutitns polUifnu.ab6 f 0.fournir de» pafle-porti et fauf-condnlt» aux fuj»ts de (on maître qu'j retournent en leur pntrie, ou à de* étranger* qui partent pour y fixer leur domicile ; to °.fi les fujet» du Couverait! qu’on fert ont de* capitaux pis* ci* dan* le» fond» public» de l’état où l’on réfide, veiller à la lûreté de cm capitaux et l’acquit de* intérêts, quand on en ell requis ; 11 ° lorfq’an contraire des particuliers du pay* où l’on eft ont de» capitaux dans le* fonda public* de notre état, ou qa/ils ont des fucceffion» à en retire», leur donner des certificats de vie, aliénation* et autre» fecour* dont ih ont belbin ; ta ° obferver d’un oeil judicieux tout ce qui fe parte j i J 0.en rendre un compte cxaéle et fldele i Ion maître s 14 0.écarter i propos tout ce qui peut noire au bot de fa cour; 15 0 • rendre Us lettres de Ion maître au fouverain au* pré* duquel on réfide, et en foliciter les réponfes s 16 ®.entamer de» conférence*, foit avec le prince même, Ibit avec fe» mifliftrei, pour de* intérêts tantôt p ré fit ns et tantôt éloignés ; donner de* avi» mile», faire des proportion*, le* appuyer par des motifs folides ou (pécieux, pcrfuader par la torce de la railon, ou par l’art heureux de féduire j 17 0.entretenir avec loua les minilires d’autres poilTances de l’Europe qui ,réfide»! en la même cour# iur-iout de celles qui lont de nos amie», aes liaifon» d’amitié, pour favotr Sar leur canal tout ce uiti fe parte dans le monde, et faire pnr ce moyen, fi, combinations ingenicufei, des fyllémcs politiques, et de* vue» de chaque louverXin ; 1H0.conclure, enfin, des traité» fur toute» forte* d’objet» politique*, fi le maître juge à propos d'eq charger le réfldem ordinaire, fin* envoyer un minifire extraordinaire.Il cil certain qn’un envoyé qui ménage ainfi le» intérêt* de C» coor, en rempliflânt ces divert objets de la négociation continuelle# rend de» fervicca important à l'état, lequel tse doit point regretter ni le» appotntemeitt-a» le* récompente* qu'il donne à Ion merit*.Nou» avons dit qu'un négociateur n’étoit accrédité quelque foi* qn’aupri» du mioiftere d'un autre louveràio.Cette méthode fe pratique lorfque la " relation entre le» deux cour» n’eft pat fi»! grande, et au on n a point d affaires allez importante* à traiter pont mériter la dèpenfe et 1 entretien d 01» mmi lire du fécond ordre.On envoie, en ce caa, un fecrétaire de legation où antre fujet Capable, auquel on donne le caraâere de réfident ou de chargé d’affaires, mai» qui délivre fou credit'd fi m piemen t ao premier minime du cabinet, fan» le préfenter aulouverain, ce qai néanmoins le met fous la protection do droit, des gent ; et un pareil perfonnage rend louvent plu» do lervicés qu’un minilire revêtu d'un titré brillant 1 ou bien lorfqne de longue» brouiller lu» ou autre» démêlé» fâcheux on» interrompu le* haifon» entre dtw cours, qu’ellc* s’spperçoivcnt qu’il efi de leur intérêt de les renooer, et qui ni l’ene ni l’autre ne veut faire le premier pas poor fe rapprocher, on dépêche, en ce cà*.un émiffairc fteret fans caraftere et muni d un «mple créditif poor le minifiefe de l’notre puiffance, lequel eft chargé de fonder le terrein, et d’entamer de» coofirencet pour one .reconciliation.Mai»« ce cas, il eft nécetfalrtt qàe te négocUteur ait on créditif pour le mJntBno publique en poche, pour vojvolr en déployer le carnéterc au moment qu il a réum dan» l’objet du sa commifion, afin de pouvoir annoncer avec 00 éclat convenable à l’Europe entière que le» deux cour» font beurrant réconcilie!, et pour donner, t* f*Jt fm9», plu» de poids a fn négociation.On fe fert xufii quelquefois de cet expédient pour moyenaer da accommod*- Voi.IV.* !• înjlitutiens ptktLfues.ment, on pear condor* un traité dont il importe de tenir U négociation fort fecrtlte ; et c’eft une erreur de croire qu'on ne poiffe employer à un jmreil office qu'un fujet de peu de conlidérauon ) c’eft une commiffion dont on charge fou vent de» perfonne» fort UluHrei, puifque rien n'honore plu» que de tenrir fi utilement la patrie.It fufft d'entretenir habituellement un feul miniftre dan» chaque cour.On comprend fou» la dénomination générale de minijhn publia toute» le» perfonne» que le» fouverain» t’envoient le» un» aux autre» pour traiter d'affaire» d’ftat, et peer ménager leur» intérêt» rcfpeAif», en vertu de lettre» de créance, ou plein» pouvoir» dont on le» munit, et qui le» font jouir de diver» privilege» que le droit de» gent attache à lenrcaraélere.( Le» miniftre» public» ont droit d'être reçu» et reconnu» en cette qualité, d’avoir une entière fftreté, non-feulement pour leur» perfonne», mai» suffi jtour leur fuite ; et de jouir de* honneur» et diftinftion» du» à leur caraûerc.Troii claffet de miniftre» public» : miniftre» du premier ordre, ce font Ica.•mbufladeuri ; du fcxond ce font le» envoyé» j du troilieme, Irt réfiden», «ce.Toute 'infultc, violence marquée, tout affront fait i un miniftre public ^nfound l’aâirité de fe» fon&ioe».Il y a encore deux eu qui mettent cette aâitité en fufpcnt, l’un eft la mort du fouverain auprè» duquel il refide, et ramtrx la mort du prince qui l’a envoyé.Lejniniftrt public conferve toujour » fa qualité inviolable, et jouit de ta proufinn du droit de» gen» dan» fa plu» grande étendue, apti» qu’il a pris conge du fouverain aupre» duquel il a été accrédité, que celui ci lui a donné foa lettre» de récréance, et tant qu’il demeure dan» rétat où il a réfidc.Il *e perd cette qualité qu'en la depofant entre le» main» du prince ou de la république qui l'a envoyé { et l’on ne peut le pourfuivre dan» fa route, pour lui faire la moindre violence fan» bieffer ouvertement le droit de» gen* 1e plu» clair et le plu» pofitif.On remet au négociateur urte inftruâion, c’eft-à-dire, un écrit contenant les volonté» du prince ou de l’état, pour lui foire connoltre le* principaux objeta de fa négociation, et le guider dan» la conduite qu’il doit tenir pour le» faire réuflir.Le» dépêche» qu’un négociateur reçoit de fo cour pendant tout le cc de fo million, et le* repooTcs i fe» rapporta, ne font dan» le fond qu’i continuation de fn premieres in (buttions.Lea paffo-porit ou fouf conduit» (ont de» lettre» fur la foi defquellet un miniftre à qui ellei font accordée», peut et doit paiïer en toute iûreté fur les terre* de» prince» ou de» état» qui Ici font ex pédier.• Un négociateur doit rendre au fouverain qui l’envoie un compté ex a A et fidele de tout ce qui fe paffe à la cour où i| réfidc, uni à l'égard'de là né.gociation dont il eft chargé que par rapport aux autre» affaire» intéreffantes qui y furvicnnent durant Ion féjour.On conçoit alternent que eu relations font d'une eooféquence infinie, tant pour 1a cour qui le» reçoit, et qui les en vtfoge comme U regie du me fore* qu’elle prend pour fe* intérêta polili.3ues, que pour le miniftre qui le* envoie comme étant 1a pierre de touche e fon habileté dan» l'art de négocier.On négocie de vive voix ou par écrit ; mais il n’en fout pu venir h une négociation par écrit font nécefliié ou fon» de* nitons bien forte» ; et lorf-qu on ne fournit foire autrement, il eft nécclfoirc d’y employer toute la prudence et toute U curconfpcâtou dont on eft capable pour bien mefwcr fe* cours une L*Jt momunts o) Philip Eialitt, (it.*©1 La mime (age He et U mime modéntioa doivent régner dans lei mémoire! qu'un négociateur remet, dana les proteflatjon» qu’il eft obligé de faire quel* quefois contre toutes fortes d'attentats .qui fe commettent ou contre les in-terêts, la dignité et les droits de fon maître, ou contre fon propre caraâcre, et dam toutei les pieces d’écritures enin, qui font ou peuvent devenir dq quelque conféquence.La correfpondsnee qu'un niy rislrur entretient avec le» autres miniftres de fon martre, répandus dans les différente» cours de l'Europe, lui lut ¦ i connaître le tableau général des i({aires publiques, et par U cotnbinsifon du tour qu'elles prennent, à faire des applications judicieufcs et i prendre des inclure» jutles pour les objets particuliers qu’il a entre les mains.Un négociateur doit encore porter une grande attention à tenir les archives de l'ambafladc dans un ordre régulier.C’eft un objet très edcnliel pour un négociateur de faire à fa nation un parti dan* le pays où il rélide, futr-tout ft c’ell un état républicain ou mixte.Quant au cérémonial, voici les maximer qui règlent cet objet.I o t Les miniflrci publics du même ordre prennent leur rang fur celui que tient leur maître parmi le» autre» fouverainr.i O, Le, araballadcurs extraordinaires et ordinaire» d'un^ fouverain quelconque qui eft en droit d’en envoyer, ont le pa» et la préféanee fur top» l»s miniltres du fécond ordre, quoique leur» maîtres loient d’un rang fupérieur, tout comme les minillrcs du fécond ordre prennent à leur tour le pas lur ceuxdulroiliemc ordre, malgré la même inégalité du rang que leur» louve-nias tiennent en Europe.j °.Tou» le» honneurs que l’on rend à un minmre public font fonde» fur le carsüere dont deft revêtu en vertu de Tes lettre» de créance.Laf moments of Philip Egalité, late Duke of Orleans.AS the climax of virtue or crime hat at all times interfiled our cotem-porarie*, and cannot fail wintered pollerity, we are happy to lay before the Public the following particular» relative to the laft moments of tho Parricide Monder Orleans.____ The orders to conduâ Orleans to Pari* had been given to two Parifun Citisem, Hollo and Marchai».I he former i» a Captain of (he National G sards of the SeHion of the Thuillerieri ihc latter s Captain of the Revolutionary Army.’They had inftruâiom lo call troops to their aid, if any (hould be wanted, for the purpofe of executing the orders with which they were charged._ , .Arrived at Marfeiller, they ihewed their orders to Orleans, who was fcemingly in great confternation.He appeared much furpnfea tmi the in-(Ludions bore, lhai troops (hould be uled to conduft him fo- •,rl* > but the two officers ufed every perfuafion which could infpire- him with eou-ruge and confidence.•* You ire only fummoned to Paris, md they, “ to appear before the Revolutionary Tribunal, which will acquit, and enable you to re fume your feat in the Convention." ** Are the^people, allied Oilcan, “ wclldifpofcd toward» me Nay,’* anfwcred the Officer», r E e a “ ,htlf Lajl «anients ef PMKf Egalité, He.1 n’avoit pas d’autre objet que dr travailler pour ion propie amulcment et pour fon inllruttion : mais a la fuite, et à mefure qu’il confulioit avec loin les auteurs ancient, il découvrit pluheura faits qu'on n’avoit pas luffifanuncnt obfcrvés; de nouvelles vues le présentèrent à Ion imagination; les idées s'agrandirent et devinrent plus iiitércl-fantes; bicntûl il crut que le rélulrat de Ses recherches pounott devenir a-mufant et inllrultif à d'autres, en leur piéieniant les différentes manières par Içfquclle» cette communication avec l'Inde pouvoit avoii*éié continuée depuis les premiers teins, de façon à démontrer comment cette grande * ' E î a btanche «7 Difquifition hijlorique, (je.branche de commerce avoit fuccefli vement augmenté les richcfles et le peu.voir de» nations qui en étoient en pofleflion.C’eft ainfi que notre auteur nou* fait envibgcr le commencement et le terme de cette difqeifition hif-lorique.Il parle du fuccè*avec lequel il a confulté let livre», et du bon* heur qu'il a eu de s’inftruire auprès des pcrlonnes qu'il a la biitfaâion de compter entre les amis, qui Ont rempli les places 1er plus honorables tant dans le civil que dans la militaire, et qui avoient vifite les différentes parties de l’Inde.C’eft de lears conversions qu'il rcconnoît avoir lire les plus grandes lumières ; il avoue, en même tems, les grandes obligations qu il a, en particulier, à M.Playfair, profeffeur des mathématiques à tdin-burgh, et devenu célébré dans le monde lavant, par un mémoire lur l'af-tronomie indienne, qu’il a fait imprimer dans les Traajaliiont fhiLJofbiquet de cette capitale de l'Ecoiïe.Dans cet ouvrage nouveau, M.Robcrt-fon le tenant à l’arrangement qu'tl avoit adopté dans les ouvrages précédent, s'efforce à détacher, autant qu'il cfl pofliblc, le récit hiilorique des dilcuf-liions feientifiques et de la critique, qu'il rejette couflammcnt dans les notes et les éclairciflemens.La difquifttion htftoriqtie, ou la narration que nous avons fous les yeux, cft divilée en quatre ieètiona.Dans It premiere lauicur rend compte des icclietches qu'il a faites fur la communication entretenue entre l’Europe et l'Inde, depuis les premiers tems jufqu’s la conquête de l’Egypte par les Romains.Il débute, comme dans fon hiftoirc de l’Ecoffe, par des réflexions lur le période très rétréci qui fait le fujet de l'hilloirc authentique.—L’on avoit déjà donné quelque perfcâion à l'ajt de conflruire les vaitleaux, qui, nonobliant U correfpondance qu’eotretenoicni par mer les différentes nations, étoit encore très-reftretnte et très limitée.Les premiers vovagesque tirent les Egyptiens et les Phéniciens, les plus,an* iens navigateurs dont l’iiif-toire folle mention, furent dans la Méditerranée; mais « u fe procurant de bonne heure la pofleflion de certains ports dans le golfe de l'Arabie, ils é-tendirent la fphere de leur commerce, et furent les premiers peuples de l'oc* «.idem qui ouvrirent une communication par mer avec l'Inde.Sur ce fujet, notre auteur renvoie fea lefteurt à 1a relation du progrès de la navigation et des découvertes dont il a fait précéder Ion hilloire de l'Amérique, qu'il pafle ici co revue, d’une manière fommaire, et feulement pour autant qu’tlle regarde le fubjet de Ica recherches aéluellcs.Le docteur Robert Ion ayant touché légèrement le commerce que failoi-ent les Juifs aux Inde •orientales, au tems de David et de Salomon, ajoute, page io: •' Après avoir recueilli le peu d’information que l’hifloire noua donne fur les premieres tentatives qu'on fit pour ouvrir une communication de commerce avec l’Inde, j’oferai *£1 Bellement, avec plus de confiance et de certitude, tracer les progrès de cette communication, loua le* aulpices des auteurs qui rendirent témoignage des événemens qui appiocherent de leurs tems, et dont ils avaient reçu une tradition plus certaine et plus ex* nôe.” Il noua donne enfuile une relation étendue de 1a communication que la Perfe entretint avec l’Inde.A cette oc call on, noua ne fumes pas peu fur-pris de yoir que notre auteur, en parlant de l'établi Bernent du pouvoir des Perfe» dans l'Inde, ne fil aucune mention de Pambaflade que le soi de «e pays envoya à Cyaxare» et àCyrua, et dont on trouve l’hiftoire détaillée dans le focood livre de la cytopédk de Xésophoa, Nous croyons que «cite Difyuijition kifloriqut, He.*U cette relation aurait encore été avantageuferoent placée dana I’appendix, où on rend raifon de la - civilifation précoce de* hindoot, puifqu’plje fert à montrer l’attention tige que le roi indien donnoit, dèa ce tenta, à la pré* pondérance du pouvoir entre fes voilins.L’objet de l’ambaflade étoit de prendre connouance dé l’otcafton de la querelle entre lea Medca et lea Affy.riens, et de déclarer que lea Indiens étoit prêta à accorder dei fecoura aux oppriinéa, et à s'oppofer aux agrctieura.Lea ambaflâdeura, felon la coutume dca princes indiens de ce teins, fe frayèrent le chemin jufqu’à Cyraa, en le comblant de préfens.Environ cent foixante ans après le règne de Darius Hyflafpca, Alexandrie-Grand entreprit for.txpédition dans l'Inde.P*S' «3— “ Accoutume à ne foriner que dca expeditions promptes et décidées, Alexandre partit de la liaéirie, et franchit d’abord la cime de cet montagnes, qui, fous différentes dénominations, forment la ceinture pierreulr, pour me fervir d’une expr.lTion des géographes orientaux, qui environne l’Alie, et forme la barrière leptenirionale de l'Inde.” • '• 11 ell évident que l’entree la plus ailée de chaque paya doit dépendre des circondancea de la iituation naturelle, tels que font lea défiles qui tra-verfent lea montagnes, le court dca rivières, et ici endroits où on peut les Iraverferavec ailanceet fûreté.Je ne connoit aucune partie du monde, où cet accès foit plut clairement marqué et defini, que fur la frontière fepten-trionale de l’Inde; au (lie II-il à remarquer, que lea trois grands conquénma de ce paya, Alexandre, Tametlan, et Nadir-Shah, dana trois fiecles éloig.nés, avec des vues et des talent bieu différent, ont choift à-peu prêt la mémo route.Alexandres l'honneur d'avoir le premier franchi ca chemin.A-près avoir palfé les montagnes, il fe campa à Alexandrie Paropamibna, fur le même lue, où le truuvela cité moderne de Candahar ; et ayant fubjogué ou pacifié let nations lituéea lur la rive N.O.de l’Inde, il tnverfa ce fleuve à Taxtla, aujouid'liui Altock, le fcul endroit où fa courte foit aflèx tranquille pour fouffrir qu’on y jettàt un pont.“ Après avoir palfé l'Inde, Alexandre avança dana le paya par le chemin qui mené droit au Gange, et aux riches provinces du S.O.comprifet aujourdhui fout le nom général de l'induflan.Mais fur les borda de l'My.dafpe, connu dans lea terns modernes fout le nom de Belah, ou deChelum, l’or us, roi puiflant de ce paya, lui op^ofa une armée nombreufe.Cette guerre avec Porua, et lea hoflilités dana lefquellca il fut fucccflivctnent engagé avec plufieura princes indiens, le détournèrent du chemin, qu'il aveit projette d'abord, et le portèrent davantage vert le iud oueft.Dana la fuite de ces opérations, Alexandre travcifa une des provinces les plus riches et lea plus peuplée* de Unde, appellee aujourd’hui Panjat, nom tire des cinq grands fleuves dont elle eft arroléc.Comme nous lavent que cette marche fut faite pendant la faifon pluvieufc, teint auquel les armées indiemffs ne peuvent tenir la campagne, nousn'atont pas be foin de chercher une plus grande preuve de l’efprit de perfévénnee dont Alexandre fe trouva toujours anipié, ni de la force extraordinaire et de la vigueur de conflitution, que les foldats dans leatems anciens, furent tirer des effets réunis de leurs exercices gymnaftiques cl de la difciplinc militaire.Chaque pas, chaque fuccés offrirent fans doute aux yeux d'Alexandre, des objets aufli frappans que nouveaux.La grandeur de l’Inde, même après avoir vule Nil, l'Euphrate et U Tibre, doit l’avoir rempli de furprife, Aucun pays, de tous ceux qu’il avait *19 Di/jui/tian hijftrijut, Oc.•voit jofqu'alorj vifité», ne lui «voit paru fi peuplé, fi Cultivé, ni fi plein de prodiges Je l’art et deli nature, que cette partie de» Inde», que Ion armée vit, pour la premiere foil, i cette occafion.Mais quand il apprit, i me-fore qu’il avançoit, et probablement par une dcfcription exagérée, combien le Gange furpadoit l'Inde, et combien tout ce qui l'avoit furprii jufqu’ici, cedou aux pays fortunés qu’arroloil ce lleuve, on nc doit pas s’étonner qu'il délirât fi ardemment'de voir de près et de conquérir un auffi bel empire.Il alTcinbla donc to., armée, et s’emprefi* d'encourager les.lolcUi, à tourner leurs pas vers cette région, où les rich dies, le pouvoir et la renommée les attcndoient.Mai a ils «voient déjà tant fait et tant fouffrrl, fur-tout pat les Îluies continuelles et les inondations des rivieres, que leur patience aufli ien que leurs forces ne po ivoicnt plus réliiler à de nouvelles fatigues, et Sue d’une voix unanime ils rcfuferciit tous de marcher en avant.Ils per-lieront dans cette réfolution avec une opiniâtreté !i marquée! qu’Alesan-dre, tout puilLut qu’d étoit par les grande* qualité» qui fervent à Concilier à un général vittancux un puillant alcendant furies efpnti militaires, fut enfi i obligé de céder, et d’ordonner une prompte retraite en Perie.” U p rou que nous devons les meilleure* relations que nous ayons des Index, pondant ces premiers teins, aux journaux, ou commentaires que les oificiersd’Alexandre étoient dans l'habitude de conferver fvigneulement, d’après la coutume tant de» Grecs que des Romains, et qui furent enfutte iranien!* par plufieur» de leur» hiltorien».Pij.ai.** Quelque obligation que dut le monde occidental à l’expédition d’Alexandre pour la connoillattcc qu’elle lui donna de» Inde», ce ss'étoit qu'une petite portion de cc vsfie continent qu'il avoit viluçe.Se» opérations furent confinées à la province moderne de 1-ahor, et aux région* fur les bords de l'Inde depuis Moultan julqu'à la mer ” Pag.as.“ Si une mort prématurée u’avoit pas terminé inopinément la vie du héros de la Macédoine, nous avons raifon de croire que les anciens auraient gagné une plus parfaite connoi&aet de* Indes, et que l'empire européen y aurait été établi deux mille ans plutôt.Pag.a*.*• Qjand Alexandre devint maître de l’empire des Perles, il s'appeifut bientôt, qu'avec toute lapunlànce de (es étau bërédiuires, renforcée par les troupes que l'sicendant qu’il venoil d'obtenir fur les dilfér-en» états de laGrece, lui avoit concilie, il fe trouverait peu en état de tenir aliiije'tu des eut» aulfi étendus, et aulli peuplés; que pour alfurer et maintenir fou autorité, il n’y avoit pas d'autres moyeu* que de l’établir dans l’itfrttron des nations qu’il venoil de lubjugucr, et de 1a faire délcudrc par leurs arme* ; que pout s'adorer de cet a vantage, toute diftinélion entre ks vainqueurs et les vaincus devoit entitlement edier, ci fes iujrts européens et afiatiques être incorporés et ne faire plus qu’uti même peuple i l’avenir, par l’oblervation des mêmes loix, et par l’adoption des mêmes manières, des mêmes tnihtutions, et de la même dilcipline.1 Pag.15.“ Puilquc l’ingénuité du genre humain fe pot te, dans de pareilles lituations, aux mêmes expédiens, les puiflaners européennes qui emploient aujourd'hui des troupes nombreuies de natifs dans leur lervicc •ux Indes, onifuivi cxaâcment les mêmes principes dans la formation de l’établillcment de ce* mêmes troupes et probablement lans le connoître, ont modelé leurs battaillons de Sepoys fur\!es mêmes regies qui ont dirigé Alexandre, dans la fonnatiou de là phalange des Pertes.” \ Notre Difqnfition hi flatten, de.22# Notre auteur mm unit envilage let Indes, fous le gouvernement d'Alex-arnlre, continue de le» examiner lout celui det fct lucccflcurs.Le; giandt v monarques de la Syrie perdirent let provinces qui leur «voient été loumifcs, bientôt après la mon de Selcucut.33- Mai* let Grecs, dans un royaume beaucoup plus rétréci, com-l*Ur leulement de quelques fragment de l’empire d'Alexandre, continuer, «nt encore d'cntrcrcnirunc correfpondancc avec les Indes, et réuffnent •'"J*** 4 fe mettre en poffedion d'un territoire çonlidérable dans cet empire; c elt « dire, du royaume Je B.itliie, .fujet nrginairement i Selcucus, mais irradié » fort fils.ou à Ion pctu-lilt, et rendu indépendant environ 6qans s|>tet-la mort be obtained As for the penal power, the multitude of alylua near Icven hundred in Rome, the inability or the th or purchafed.is, ot winch there are lonnivance ol the ibirres, I.: power and protection of individuals, ihe litfle fevericy uled irt, and the want ot a mo.'er guard for the gallics, reduce ft to a mere bugbear.I forget to obferve that every-houfe, on whlcfim cardinal has placed hit army becomes a place of refuge for creditor?acainlt judicial executions.Ihcfe alilums arc very numeroui ; tome cardinals make a traffic of them.Impunity is a revenue at Rome.i he power derived from religion has prclcrved rather more authority: b it it has greatly fuifcred by three caules equally powerful, the multitude ot indulgences, the facility of obtaining abtoîutions, and habit.From this pifture of the government of Rome, it fliould I em as if Rome, as a political (late, mutt beon thr brink of ruin ; as a locial ttate, be con-tinually agitated by a thouland ditordvrs ; and as a civil ttate, become a prey to every kind of wretchednefs | but true it is, however mcrrdible, that Rome is, perhaps, as a political ttate, ihe mod Inure { as a facial ttate, the molt peaceable ; and ai a civil date, ihe leurt wretched ofa J molt any with which wc are detjuaintrd.The tranquility which reigns at Rome may be eafily cvplained.1 hough the pope is in pollctSon of atnolute power, he is not much in the way of abuhng it : he is not bom a prince; the crown i, to him ihe gift of good fortune, an arcelfory of the tiara t one of the functions ol the papacy, a dépolit *athcr than a property; and in general, he is old : betide», that f man tnttantancoufly acquires new wants, or habits, ulcnit, cr ideas : thefc can only be guned.wuhditfi.ulty, arj at a certain age.Another powerful realon still further reitrain.the popes, who might be tempted to become opinflbrs: to make tncmielves reflected a* pontiffs, they mult be bi loved as kings.Nor have the higher clergy any inters!! in diflurbing the ellabhfti'd order.^ The pope s authority, nnld and light in itielf, barmy weighs at all on The perfuafion, that it is facred, neceff ry, and in duration but morncu.Ury, hkewile rentributet greatly to its tuu ort Ambition, in a word, and the h- e of exrrciling fome portion of this au-thoVity in the prefent moment, ami of exrrciling none day e.üiciy, com* pleatly removes from it all its prellure.le-ning it all its weight.Nothing i more rare, at Rome, than faring robber.es, houfc breaking, and popular commotLm ; *iu aifafiinations art fr uent.* Thrle nev r occalion cither horror or dilturbanre; the inhabitants of Rome cooly fee them commuted I» fore their eyes, and relate them with the •lm“ mdiff rencc.The muraercr i not looked upon as either wicked, dan* gerous, or infamous.No du.bt, lay they, be has bad pruvucatiou.'1 he R/marks oh tie EcelejiajlicalStale, and the Inhabitants of Rome, 2zç The revenge of the llilefu, 1, the «.it I if tnc (iopu'.!( is Iookcu upon as a part of tne adimniflration ol jultice left in the hands of the people.Belilcsthu, it fcldoin exceeds that vengeance which is moderated even by t c drctJ of vengeance.Mendicity, that degeneration of poverty, the precarious flare of \>hieh, in every oth-1 country, is the ordinary lourcc *>f robberiis, has not that inconvenience at Home ; here it is a certain proleflion.Ih-teis nota beggar hit if fed by hi, mendicity, or to whi in .t docs not furmfh, not only a pre-fe 1, bu; the ftcuruy of a future lubfitlence.Aman, a woman, or a child have only to hangout a few rags in the flrrcis ni Ronie, or txpofc a lore, the) inliantly procure victuals.The pitv oi'hi.R mar ver realons; andwhat dees a mendicant require more ?DcgrjJ d cr 'ici by mifery, infirmities, or idlends, animal life luffices for him ; win n 1 e enjoy < that he is happy- -—-as his dog.Th-re arc ii.uieo.ggar* at Rome than any where ; they fwarmon all Tides ; pilgrimages leave, there a great number.b-c .piace there isopm to them 5 they arc permitted to feck every wh.-rt lor charity, 10 urluc i: toad place,; hey enter the coffee houfei, and go out of then lilce dome flic animal.Ue.ictcy iuifers and murmurs at this; but nuraamy re mon a rat 1, th.yaremcn Another realon *h>th prevents the frequency of private or public robberies, is the ablrncc of luxury, and ef:>< cully of the moft contagious fprcirsof it, that fhamelefs luxury that dazzles and exit's the emulation of vanity.Superfluity has been the caufe ot the commifliun of mote crimes than ne» ceflity.At Rome, therefore, mifery, indolence, ambition, and the defire of woman do not exite to rob.I fay, the defire of the fe.x ; for the climate and the manner» of the country furniihes women enough here, even for caprice.Private debauchery is fogreat, that public debauchery is a ftranger ; it is unneceflary : thus, in certain countries, poverty is fo general that the.e are no beggar-.You have fecn that the power of the pope cannot lie very heavy on the people 5 and that of the great is dill lef, opprtflive.I Brought all the intrrcourfe ol the great with the great, and of the great with their inferiors, there reigns a certain rale, politeocf., and universal flattery ; this proceeds from tne opportunities fortune here enjoys of exercif-ing all her caprices, and this generally, in Ucrct and in lilencr, by the meant of valcrt-, monks, fecirtairirs, or women.Nobody therefore is perfectly acquainted with whom he has to do, the conlcqueuce of the inuivdoal with whom he treats, the influence of the palier by whom he lalutes.Tomorrow.perhaps, that poor priefl will be a prelate ; that other poor dev.il, the valet or fecretary of fome man in |i|.ce.In this (late ot doubt, every body is civil to every body : and from this uncertainty, they continually lavilh mutual good withes, tmilcs of protection, and frieuoly fqueezes of tr.e hand.The Romans have a wondetful facility of changing faces or rather they have nooccafion to change them ; the belt mafles in the world are the Italian vtfages; their pantomime howevei entres eter .thing, gelt 1res, words, and looks; fo that making it too expreliive, they render it infignificant.The Italians, indeed, in their dealings with each other, never give any credit so G £ it the si6 Mémoirefut la nouvelle planete Ouranua, ' » the countenance, the language, nor even the accent ; they believe only iq the event.Would you wilh to know the behaviour of a cardinal when he vifitj ano.ther, especially when the latter it in place ?On entering the firll anti chain-l>er, where the Servants are, he makes a bow ; in the fécond, where the valets de chambre fit, he fmilcs ; in the third, where the cardinal’s gentle-anen (lay, he takes them by the hand ; in the fourth, where he finds the in-’ troducer, ho bows, he Smiles, he takes him by the hand, and chats with him ; at length, he enters the apartment of his colleague : in appearance, youf.e two friends embracingeachother; buttheyare, in fail, two rivals, who would cut each other’s throat.None of their phyfical wants have any Superfluity, but they are all fup.plied with what is neceflary, and that which is neceflary is very trifling.Hunger is not violent, one daily repall Suffices j and fruits, vegetables, Some fiih, and a little meat, Suffice for this one repall.Third demands and confumes very little wine, but a great quantity of 1c.ruons and of ice.As for clothing, the climate and the falhion reduçe this to a mere cover, ing : every body not naked is clothed.The wants of the Sexes find aliment in cicifbeifro, facility of gratification in the manners, and Sufficient indulgence in the religion of the country.From dinner they pals to fleep, which laits till fix in the evening ; they then do nothing, or are employed in trifles which amount to nothing.Night arrives; all bufinefs is fufpendrd, all the Ihops arc (hut up; men, women, and girls, every body„takes flight till three in the morning ; they repair to the public walks, totheC*r/»; to conversation in coteries ; to collations in taverns : Even the moll Serious characters give themfelves up to relaxation and amufement till the next day.Every evening is a public feilival, at which jove, and that too not of the moll refined fort, prefides.The fenfes fpeak to the fentes, and they focn make themfelves underltood ; Sometimes, indeed vanity addrefles vanity, but rarely do the heart and the imagination, appeal to the imagination and the heart.t .Intrigues are So numerous at Rome, tbal nothing can be called an intrigue.To conclude ; the Romans greatly rrlcmblc tbofe moderate, peaceable, and obfeure men, whom nobody is tempted to envy, who are neither amiable nor ufelul, whom you would beforry to refcroble, with whom you would not wilh to live 4 but who nevertheless are happy.’ Mémoire Jur lu nouvelle planète Ou h anus, (Getrgium Sidus,) par Si.de Ziich, projej/iur de meiibsmatiyues, et,membre Je'placeurs aeeadfmies.Cl T 'Hilloire.de la découverte de fix planètes de noue fyflêmc (e perd a-Lj vrc l’origine de l’altronomie dan* l'obicurilé des liecles.Sans nous occuper à remonter juiqu’à cette origine, j'pbtcrverai feulement, que d'a-piès le témoignage de Séneijui Indexe fut le premier qui apporta de 1 Egypte en Giece la connoi liante de cinq planètes (*).“ La (*) L.As.Sentes, Kstorst.lit- VU, caf.Ut Mémoire fur la nouvelle flanete Ouninus.227 La planète dont il s’agit ici, c(l la feule dont la nailfance, s’il eft permis de parler ainfr, ou du moins la revelation ait une date confiante.Ce n’eil pas un aftre jecondaire, comme les fatellites, dont la reflauration de l’aftronomie et l’invention des lélclcopcsont enrichi le ciel ; ce n’eft pas un ailre chimérique, comme ces compagnons que l’imagination trop rive de quelques obfervatcursa voulu donner à Vénus et à Mars ; ce n’eft pas un aftre du genre des cometes, c’eft à dire, lujet dans fa courfe à des regies dont nous commençons à peine àlailirlcs principes; c’eft une planète principale qui décrit, comme Jupiter, cdfrimc Saturne, une cllipfc autour d’un centre commun.C’eft un corps qui ne dépend comme eux, que du poids univerfel de la nature ; elle luit les mêmes loix que les autte» globes dont eft compolé Ion empire.“ Ce qui cil bien plus étonnant, c’eft qu’elle eft vifiblc à l’oeil, et qu’elle n’avoit pas même échappé aux recherches infatigables des aftrononrcs modernes; mais aucun tleux n’en avoit faift le caractère: la lenteur de fa marche empêchoit d’en diltinguer le mouvement ; .on la confondoit, quand on la voyou, avec les étoiles Hxcs; toujours prêtante à nos organes, elle n’avoit jamais frappé les elprits." Les aftronomes modernes foupçonnoient en tout tems la pluralité des planètes.Kepler, le perc de l'aftronomic moderne, en imagina deux : il plaça l’uge entre Jupiter et Mars, l’autre entre Mercure et Vénus: elles ctoicnt invifibles à caule de leur pctitell'c (*).Quoiqu’il changeât enfuite d'avis là-dellus, il n’y a cependant point d'aftronôme de nos jouis qui ne (oupçonnit, par des radons une planète entre Mars et Jupiter ; il pourroit fe faire qu'étant plus petite que Slars, fa lumière réfléchie ne pût arriver julqu'a nous, de la diftance qu’elle devroit occuper dans l’clpace entre Mars et Jupiter: fa révolution autour du foleil feroit, felon les loix de Kept.r, de quatre ans: elle n'approcherait donc qu’une fois dans feize mois, de la terre, ce qui peut également contribuer à rendre fa.découverte difiieile, li elle eft poflible ; peut être dépcudra-t-ellc d’un pareil hafsrd, qui nous a fait connoitrc la lepttctnc planète.Mai» fi les aftronorac* modernes ont cru h U pofTibilité et à l’exiftencc d'autres planètes, il faut auiii avouer qu’ils n'ont pa» également cru à la pofTibilité Je leur découverte; l'idée gcnetale-ment adoptée et accreditee, qu’une pianote au (U4à de Saturne ne pourroit nous réfléchir la lumière qu'elfèrecevrait du foleil, a plutôt nui au progrès delà connoiltincc : Lumber'., vingt ans avant la découverte de la fepticme planet, lui aiTtgna bien la prodigicufe diftance ; mais il dit en même-tenu qu’elle devoit cire inviliblc à l’ail, en la luppofant tant (oit peu plus petite que Saiurne, mais nous lavons aujourd'hui que, quoique beaucoup plus petite que Saturne, clic cil cependant vifiblc à la vue limplc: beaucoup de perfonnes qui ont la vue longue, et qui font dirigées.et alignées par de grandes étoiles, la'voient fans diflicultc: je la vois toutes les fois avec une lunplc lorgnette concave, dont je me fers pour la vue balfe.On la voit parfaitement bien dans une lunette d’opeta.“ 11 n’a pas faliu moins que mille et neuf cens ans depuis Eudjxe pour arranger et dilpoler les lix planètes connues, et nous ne pouvons dater le véritable fyltême du monde, que depuis 1507.Depuis Ccpernit jufqu’à Galilée, Simon Marius ou Hhomat Harriet, noue fyltême planétaire relia le même ; -4— 1 2X8 Mémoire fur la nouvelle planète Ouranui.même : ce n’eft que depuis 1609 ou 1610 qu’il eft enrichi de quatre nouvelles planète* fecoudaires.Lu 1655, la 25 Mars, Huygens en ajouta cn-cncore une ; il penfa que c'étoit Ij dernière qu'on put découvrir (*) : il s’»p- filaudit beaucoup de la découverte, parce que ce fatcllite de Saturne avec la upe, et les quatre latellites de Jupiter, aclievoit le i.ombte de lix planètes feconduircs, égal à celui de plaintes principales du lyllémc.Mais ce fut à Dam'nique Caffuu qu'il éloit tclcrve, en 1689, d’achever cette dtniicre dii'Uveue.Il s’rit écoulé depuis plus d'un iieele, Uns qu’uu eût Lit de nouvelles découvertes dai s le iyllêiwc planétaire.(.'étoit au mois de f ars 1689.que Dominique Cajpnx découvrit le dernier' fatcllite de Satutne, e! c’ell dans le même mois de l’année > 78s que t r,derte-C uxllaumt Herjchel dé-couvrit la leptieme planete de notre lyftcmc, dont nous alluui donner l’hif-toiie.“ Frédéric-Guillaume Herfhtl naquit à Hanover en 1738 : il fut dediné Il la profeflion de mulicien, mais pour iatixtaiic Ion goût naturel, il cultiva des lot s, avec autant 4’ardeur que de lucres, les mathématiques et l’alltt norme Depuis vingt arts il r'étoient établi j Hath en Angleterre, où il oc* cu|K>il la ; lace de dircéteur de tnulique : il s’y lis ta cntieiemeni à Ion penchant, apres v avertir étudié, avec la plus grande application, toutes les parties des mai hématiques, il forma le projet d étudier mute l'ailrouonue ; voulut tout venher par lui-même et n’admetnc rien qu’il n’eut vu et ctmllaté lui-même; il lui falloit d'aliord des iulbumens ; il vu bientôt que les petites lunettes dont il s'étott d’abord pourvu, ne luiTtfoicnt point à les intentions, lln'héfita pas de faire un voyage à Londres, dans te dcllrin d'acheter un bon télefeope de DoUond : maislalomtrc bonnes connoiltmces en optique et catoptrique, il lorma le projet de fumte ci «le polir lui même un miroir: ayant parfaitement tcnfli à Ion premier coup d'ctlai, il halarda davantage ; il en vint lucceüivt ment à taire des lélcleopet depuis 2 julqu’à r© pieds, qui groflill’otent 227, q{to, yjî, 1596 et 2010 fois.En 1782, M.MaJk-ljne, yfhonome royal de Ciirrnwlnch, compara uil des télelcojrcs de ce novice avec un des mrillf uis du crlcbic 6Aurl, de 6 pieds, et l'apprenti! mérita la préférence; nous verronsbientôt que c'etl i cette perfection que nous devons la decouverte de la nouvelle planete.I« roi d’Angleterre, tant pour tecompcnlrt que pout cncomagci un talent aulliextraordinaire, lui atlura une pcnlionde auo Itv.Uni et un logement à Uatrhet près de II'mdfor.En 1781, la iociéte loyale de Londirs le rcyut au nombtc de les membres, et lui adjugea la médaillé d’or qui cil de 11 mec tous les ans à U découverte la plus imerc(Tante dans les arts ou dan» Içs ky-s dices.“ Ij perfefiion i laquelle M.Herfhtl portoit fes télefeopes, ne fitqu’arg.menter Ion ardeur pour l’allrononik/ il ht des oblci vaoons alliducs lur les planètes, les tache» de la lune 11 du loieil, &c .Vers la lin de lan 1780, il s'étoil occupé de la recherche de la parallaxe annuelle des étoiles fixes, par couléqucnt engagé dans une lutte d’olrlcrvaliotis três-déltcaics .l'an 1781 le • lUgmi liera, p»;, y;!. Mémoire fur ta nouvelle plante Ouranus.sjQ il voiVmagc de'H (erlL'j) dc^m" r°ir'.e.X3minant lfS Peti,es ftoile»d.iw *«*» ¦ « ïübÆS r,11 dt' ‘r/v, ^7-** feESSS r i* 1 HJ' LL ,CC11 authentique, que nous devons la découverte de cette planctc uni picuicnt a la boute ci à la perfe&ion des télefcopcs de M .?PP 9 J mouvement propre; ce n’ell qu'apres avoir vu par ce Uclcopc une augmentation dans le diamètre, qu'il entreprit de le melt J?il mV !rU-dd 1,0 -J**-elle,,i "t'croinetre de la propre conllruttion, avec lequel fi toa e îeJ r'^ d eX‘,è,,"C7n' Pc‘«» avec une précilion du 6, 8 ou to"' fi toute» le, uus r.Uncc»,foot favorables: il obfcrva d’abord I augmentation ,uUfauT?'V^r1Sl'/?UI; A / '7 Mars é,0ir‘ a" 53'".Ct alloit lf ,8 Avril J ,* „* \ hdentreprit enlutte de mefurer des dift mees de cet allu.a de certaine» étoiles tclclcopiques, et il détermina avec Ion micro-mètre angulaire leurs angles de polition, il eut le plaifir de voir en deux 0 l l h r1Vll| C ,1C lc Premier résulta, de le» oblcrvuli- ons fut ;l aboid, que le n,,,veinent horaire apparent de ce nouvel ailre éloit J * ’ £* ‘ I ordre des lignes, que lo,.’orbite ne s’écartoit Jq“ T .Ctl,}'",lUC' Vf ,u" nrouvemeni s'accelcro.t, qu’,1 s’uppro-c i .t de U ter , q.ul ne paroiifoit avoir aucune atmulphcrc vil,ble, qliLse bubc, ou chevelure, paroi liant toujours parfaitement tranché lur fesbortk-meme *•» par un telclcope qui grullilloit environ «7 foi», tout le contour d* Ion dhq.ie |»arut nettement terminé.J^^'^r c étoitti-autam plus heureufe.que le télcfconc avec le ' P" u 8™>fc»r .pprcntcUt.éîoilc.Sx.CS.1 fa lient au moins un leidcope qui giohit environ ioo lois.Si le haf-a.d.on plutôt le malheur eut lait tombe, M.Herjèhel lo ou ,a jours plu.o, lur ce, alite.peut-être cela nous auroit.,1 encore de,obe U connoillance c ce cor o» planetoire; car comme la planète suroit été en cctems-li Ifoti.niiaire, M.Hetjiheln auroit pu s'appeler voir de Ion mouvement propre r 1 auroit peut-être neglige de Toblcrvcr.lito, qu',1 auroit icmuique qucPé'^ bi.e relient iin.nolli c, et ne cbang- oit point de place parmi les étoiles qui l ciitouroient ; mais le I orthcor voulut que la planctc étoit cxaélcment^lo jour après lu dccouvcitc, le t + Mars» dans lu quadrature orientale avec le luicil.i „30 blimoire fur la nouvelle planete Ouranuâ.foleil, et que par conféquent fon mouvement devoit «’accélérer, ioui comme il Lavoit obfervê., .r ., ., , .M 1 Icrfchcl ayant comminque fa decouverte à la focietc royale de Londres "le biuit d’un phénomène auffr extraordinaire le répandit bientôt dans’l’Eutone l'avanie, et fixa l’attention de tous les aftronomes: on jugea d’abord que c’etoit une comcte; des «lires inconnus qui changent de place une direction fuivie lémblcnt ne pouvoir être rangés que dans cette clalle.L'académie royale des kicnccs* tic Taris déclara, le #5 ^vnl *7®*» ouecet allre ne pouvoit être qu’une comète très-extraordinaire, n’avant tri barbe ni queue, tri chevelure, ni aucune alinofphere ou trainee lumincufe dont les comètes font ordinairement entourées; il le toit le prentter quon eût obfervê de ce genre; comme on «voit déjà obfervé que Ton mouvement s’accélcroit, on fuppofa quîil marchoit fuivant leurs lois, et qu’il drcnvoit en apparence une parabole qu’un calculeroi: comme celles des (15 comcies calculées iulqu’à préfent: niais comme ou n’avoit encore obforce qu’une petite pat lie d’un mouvement ttès-lcnt, les calculs ne pouvoitnt me exaéts, et cet allie étoit plutût un giand ftijci de curiofrté que de recherche: c’ell pourquoi les alltonomcs attentifs attendoient avec impatience que cet allie h: dévastât des rayons du foleil., , “ Le premiet qui le vit dans l’aurore fut M.ble en s’appropriant cette maxime de machiavel, Dtvi/n pourrigntf,— es criminelles et coupable» connexions avec les PuijTance» Etrangères avec lefquellcs la République efl en guerre ouvettc ;—fon intimité avec une faâion federate qui lui était dévouée, et qui fécondait fes defleint, en excitant dans |e lein de la Convention de» animofités et diirenfions, • en employant tou» les moyens poffible» pour ruiner Paris et armer le» Département contre cette ville, en calomniant inceffamment les généreux habitans, promoteur» et préfervatetir» df la Liberté.Le» maflacre» perpétré» par le» ordre* de cette coor corrompue dans les principale» ville» de France, fpéciallement à Mon-tauban, à Nifme.à Arles, à Nanci, dan» le champ de Mar.et ailleur».Il a dit qu’il regardait Marie Antoinette comme l'ennemie déclarée de la Nation Françaife—comme la principale infligatriee des trouble» qui ont et) lieu en France depuis quatre an», et dont de» millier» de Français ont etc les viflimes., Cbav*«u et Troufon Ducndraj, officiellement appointe» par le Tribunal pour défenJre Antroinette, fe font acquité» de ce devoir, et ont follicite la clémence du Tribunal.Il» ont été entendus avec le plu» profond filence.On a enfuite fait fortir la Reine de la falle.- _ j Unman.Prcfident “> lto Hall, andpve averdift, ««»*< CkarguJukmttU Htkm, T he l’rcad:ut then addiefTed üic following Ipeecb W üie people.•1 lf iwiroruyne.Sonfultéc fur certain plan dont le témoin n’a pu dire*qucl était l'objet, Un es témoins, dont la précilion et l'ingénuité font remaiquablis, vous à dit^ que le défunt Duc de Coigny lui avait dit en 1788, qu’Antoinette avait en* voyé ll’Empéreur l'on frrre deux cens millions, pour le meure en eut de continuer la guerre qu’il faifaii.alors contre les Turcs.Depuis la Révolution, il a éic donné à la l’olignac, alors émigrante, un.billet d’entre loixante et qualrevir.gt mille Livres, figne Antoinette, et, tiré fur Septeuil ; et une lettre de La l’orte recommandait à Septeuil do ne pas lamer la moindre trace de ce don.Lecointre Vrrlaillca vous a dit, comme témoin oculaire, que depui* l’année 1770, il avait été dépenlé à la Cour des foinmes énormes pour des fetes dont Marie Antoinette'était toujours l’Idole.Ici l’Accufateur public a ehtié dans les détails de l’acrufation relative au-premier d’Oclobie, quand les gardes du Corps donnèrent une orgie—de la fuite à Verrcnes —du mallacre des Suillcs le 10 (l’Août,—et venant à la conduite de la Reine depuis Ion emprisonnement dans le temple, il a conclu comine fuit : Ceux qui avaient la furvçillance dans le temple, ont torjours remarqué dans Antoinette un air de rebellion contre la louvcraineté du peuple.Ils ont fasti une image repréfentant un cœur -, et cette image cil le ligne de ra-liincnt que portaient piciqoe tous les coulre-révolutionaiies qui iont venus à la portée ae la vengeance nationale.Apres la mort du Tyran, Antoinette aobfervé dans le temple, à l’égard de Ion bis tout I étiquette de l’ancienne Cour.Le hls de Capet était traite comme un Roi.Dans toute occurence domeftique il avait le prclcance fur la mere.A table il Itégait au haut bout, et était fervi le premier.Je ne ferai pas mention ici, Mcflicurs les Jurés, de l'entrevue du Chevalier de St.Louis,—de la fleur incarnate taillée dans l'appartement de l’Accufée; du papier pique, ou plutôt préparé pour une réuoifc.Cet incident cil une Simple intrigue de prilou qui peut figurer dans un fi grand atle d'accufjtmn.Je conclus par une réflexion générale, que j’ai déjà eu occalion de pré-fmter : C’cfl la nation KrauÇaifc qui ateufe Antoinette : tous les évene-mans pol tiques Sont autant de téinoijis contre elle.Voici les qucflionsque le Tribunal a déterminé de vous Soumettre : s'*.EU il prouve qoil exilian des machinations et des intelligences fe-crcie* avec de puiiluns Etats étrangers, ci autres ennemis extérieur» de la République; telle» machinations et intelligences tendant à leur fournir des fecourten argent, et à leur donner entrée lur les territoires Français, 3 l'effet de faciliter les progrès de leurs armes ?a a,.Marte Antoinette elt elle convaincue d’avoir entretenue ces intell) * gencesP .EU il prouvé, qu’il exiflait un complot ou une confpiration pour alutr.e» one guerre civile dans le coeur de la République P 41*.Marie Antoinette efl clic convaincue d’avoir eu part il ce complot et à cette conlpiration ?I.c> Jures, après avoir délibéré environ une heure, rentreront «Sans la Salle, et Ununcrcut un verdit), étant teeiei lt> charges j t*xJtumij'tt.Le frefuletn adiefbi au peuple le difcour» fuivftut ; V01.IV, L i “SI tifi Chronicle.‘•If the Citizens whocompofe the audience were not liberal men, and Of confequence capable of feeling all the dignity of their (fate, 1 ought per* hap» to recall to their memory, that at the moment when the National Juflice is about to declare the Law, Reafon and Morality impute upon them the greateft filence, and forbid every mark of approbation ; and that a pcrlon, of whatever crimes they may be conviâcd, and attained by the Law, is then only entitled to pity and humanity.” The Queen was spin brought in.Prefident—*' Antoinette, hear the fentencc of the Jory which was then read.—•• You Hull hear the queftions of the Public Accufer.Fouu ner then Spoke, and demanded that the Accufed (hould be con* detuned to die, conformable to the fir (l article of the fir ft fcttionot the hi ft head of the iecond part ol the Penal Code, which is thus exprclfcd : elle avait quelque objeôion à faire i b fentence des loix demandée par l’Accubteur public P Antoinette htiflâ b tête en ligne de négative.Sur b même demande biteàfesdéfenfeurs, Troufon parla, et dit, "Citoyens Préfident, la décbraiion faite aux Jurés étant précifc, et b loi formelle h cet égard, j’annonce que mon devoir profcflionel relativement à b Veuve Capet ell terminé".Le Préfident recueillit les fulfragcs de les Collègues, et prononça b fentence qui fuit : •s Le Tribunal, après b déclaration unanime des Jurés, conformement aux loix citées, condamne b due Marie Antoinette, due de Lorraine et d'Autriche, Veuve de Louis Capci, i b peine de mor', fes diets confii- Sués au profit de U République, et cette ientcuce icra exécutée fur b place e b Révolution'’.Marie Antoinette conferva durant tout le teins de fon procès, une contenance câline et ferme.Durant les picmieres heures, elle jouait avec fes doigts fur b barre de b chaite Uns paraître y prendre aucun iniéici; il fcrablaii comme li clic en joué du piano forté.DERNIERS MOMENS os la REINE.Quand elle entendit lire b fentence, elle ne fit ps» paraître b moindre altérauon fur fon vibge, et fort.t de b balle bus dite un icul mot aux Ju- ‘lia ges ¦4* Chronicle, ' ing, (Oft.16.) The Queen was conduced to the condemned hole in the • prifon of the Conciergerie.At five o'clock the general was beat.At feven the whole armed force was on font ; cannon were planted upon the Iquarrs and at the extremities ‘ of the bridges, from the 1'alare to the Square de la Revolution.At ten o’clock numerous patiolcs palled thtough the (Heels.At hall pad eleven o’clock in the morning, Marie Antoinette was brought out of the priion, drelted in a white dilhabi!lc.< Like other malefactors, flic was conducted upon a common cart to the place of execution.Her beautiful luir from be^ hind was entirely cut off, and her hands were tied behind her back.15c-fides her difhabillc, fhc wore a very (mall white cap.Herlvck was turned to the horic's tail.During her trial flic woie a diets ol a white and blaik mixture.On her right was feated upon the can the executioner ; upon the left, a lonftitutional rriell belonging to the Metropolitan church ci Mette J.).ime, drelfed in a grey coat, and wearing what is commonly called a bob-wig.The carl was clcortcd by numerous detachments of boric and foot, llcnriot, Rnufin, and Boulanger, Generals of the Revohitmnaiy army, preceded by the reft of'lheir Staff Officers, rode befotr the cart.An immenlc mob, cfpecialty women, crowded the lirects, infulted the Queen, and vociferated, Lout, live the Republic! She Ichlom tall her eyes upon the |>opulacc, and beheld with a told indifférente the great armed force of 30,000 men, which lined the llirets in double ranks.The fuf-ferings which Ihc luftained during her captivity, had much altered her appliance, and the hatr on het fotc-hcad appealed as white as lnow.The Queen, without anguilh 01 bigotiy, was fucaking to the Pried feat-ed by her fide.Her fpmu weie neither elevated nor dcprelled : fhc feem-e,4 quite inlenftble to the flioutt of five /« Ripubtn /—(he (hewed a kind of fatisfa&ion to look fotwatd for the moment which might rid her of her mifersble evidence.When Ihe raffed through the ftieet called Rue St.Honore, (he lome times attentively looked at the inferiptions of the words Liberty and Mouaht» afhxed 10 the out-fide of the boules.She afeended the lcaftold with teeming hade -rid ttii| alienee; and then turning her eves •with great emotion tu wards the Garden ol the Thutllerici, the former abode of her grealricls.At ball tail twelve o'clock, the Guillotine fevered her head from her lx>dy.She died in the jHth year ol hrr age.‘1 he Executioner lifted and fhewed the blood (beaming head from the four different corners of the lcaftold, which 1» Ihrwn only horn une tide in allothcr common executions.'Ihc blood thit tty mob initanily voufciat-ed, Long live the Republie I A young man whu dipped his pocket handkerchief in the Queen's blood, rr.d pretTcd 11 with veneration to his bread, was mlt.ntly appréhendai.I'ponhim were found the pot traits ol Louis ,\V1.and of Mane Antoinette.The corple of the ill fated Queen w ai immediately alter buried ins grave Idled v.tth quick lime, in the church paid called la Modelante, wiicic l.ouis XVI.was buited in ike lame manner.'1 husdied, by the hands of the mull relentlefs Monflert, Marie Antoinette, of Aultrw and Lorraine, daughter of the great and immortal Matte I baric, Queen of lhiiiguy, and off rancis.1.Emperor of Germany.She wit born November *, 1755; married Apnl 19, 1770, Louis XVI.then l)au- lluo Chronique.ges in au peuple.II était quatre heures et demie du matin (le 16 Oftobre) la Reine lut conduite au Cachot dans la prilon de la Concirgcrie.A cinq heures on bâtit le Général.A l'ept heures toute la force armée était 'ur pied ; on plaça de l’Artillerie dans la place, et aux extrémités des ponts, depuis le l’alats jufqu’à la place de la Révolution.A dix heures, de fortes patrouilles pallaient par les rues.A onae heures et demie, Marie Antoinette fut lottie de prilon, habilée en blanc.Elle fut conduite à la place d'exécution, comme les autres malfaiteurs, fur une charette ordi-naiie.Ses beaux cheveux de derrière étaient entièrement coupes, et elle avoir des mains, attachées derrière le dos.Outre Ion délhabile, elle partait un très peut bonnet bianc.Elle avait le dos tourné ver la queue du cheval.Durant Ion piocès, elle portait un défhabillé ir.êlé de noir et de blanc.Son Exécuteur'était affis fur la charme, à gauche un Prêtre con-llitutionel de l’Eglife Métropolitaine de Noue Dame vêtu d'un habit gris, et ponant ce qu’on appelle vulgairement une peruque d’Abbé.La charette était clcortéc par de nombreux détachements de C avelerie et d'infanterie.Heniiot, Roufm et Boulanger, Généraux de l’année Ré-volutionuire, précédés des autres Officiers Majors, allaient à cheval devant* la duiette.Une imtnenle populace, compofée principalement de femmes, rempliffiut les rues, tnlultait la Reines et triait de toutes les forte», Rive la République! Elle jettait taremcnl les yeux iur U populace, et regardait avec une froide indillciencc, la nombreufe force année, compolée de 30,000 hommes, qui bordait les rues a double» rangs.Ses loutlrances durant la captivité-avaicnt beaucoup altéié ton vil âge ; lc> cheveux Iur lun Iront paralllcul aulfi blancs ouc neige.« lus Reine, fans angoilfe ni bigoterie, pailait au prêtre iflis à côté d’elle.Ses efprits in Irmblaient ut elcvci ni abattus 1 Elle paraillait inleiilible aux acclamations de Km U République I Elle fallait même paraître une clpécc de latisfaétiun à voir avancer le moment qui devait la délivrer de la miférablc cxiltcncc.Quand elle paiia dans la roc St.Honoré, elle regarda quelques foi» avec beaucoup d'attention les inlcripiions des mots Liberté et Réalité appoiec» en dehors des Majfons.Elle monta lur l'ethafaud avec une hâte et une impatiente apparentes, et tournâtes yeux avec beaucoup d'émotion sers le jardin *J"S llunllcrici, ci devant séjour de la giandeur.A midi et demi la (juiiiotinc kpar» la tète de loti lorp;.Elle mourut dansla jd nc année de hui âge.E’Execuicur ramaila et montra des quatre coins de l'échafaud la tête, de laquelle ic laitg rutffîla (, ce que l’on ne momie que d'un rote dan» toutes les autre» exécutions communes.Lu populace laagutna.ie s’écria aullitôt, /me U KtfiuÜ.pu, L’n jeune homme qui trempa fon moud oi dans Je farg de la Reine, et le nrclla lur Ion Icing, lut ancie lui le champ.On trouva lur lui les portraits de Eoui» XVI ci de Marie Antoinette.Ec corps de l'infortuftéc Reine tut immédiatement enterié dans une fufle remplie de chaux vive, dan> le Cnnénerc de la iVladclamc, ou l.ouis XVI lut enter ic de la même manière,.C’cA ainli qu à ptri par ies mains de ces mnnl’.res implacable*.Marie Antoinette d'Autriche et de Lorraine, Idle de la grander! iinmmtelle Mme Ihirclc, R crue de Hongrie, et ût ! tançoi» premier, Empércur d'Alle- •44 Provincial RrgiJUr.pbm of France.She died with* (pint and greatneft of mind hr above (er misfortunes, Off.16,1793, after having furvived the fate of her lamented Royal Confort near nine months.THE QUEBEC GAZETTE EXTRAORDINARY.Thursday, sçth May.Yesterday arrived Captain Petty, Aide-de-Camp to Hit Royal , Highncfs Pat no Edward, with difpatchea to His Excellency Lord Dorchrstir, from General Sir Charles Grey, Commander in Chief of His MAJESTY'S Forces in the Weft ludies.From thefe difpatches we are authorised to inform the public of the elofe of the campaign in the Wed-Indies by the reduttionof the 1 (lands of Slar-tinico, St.Lucia, OuadaJoapt, the Smuts, Marugalante, Dejeada and their fcveral Dependencies.The IjLuni of Marti Rica forrendered on the 13d of March—St.Lucia on the 4th of JfriL The Fart 1 and Batteriei of Grande 'Ferre in Guada-loupe were taken by Storm on the lath, and Fort Ckarlu with Bajfeleru On the aid of April.The fame day a Capitulation was figned by Major-General Collot the Governor, Surrendering the 1 Hands of the Saints, .VI a-tier niante, Deftada and all their Dependencies to His NIajssty.inconfetjueuceof the above Brilliant Surccllcsof His Majiitv’s Arms, there will be a Gtntral ücfchange oj the Artillery in this Gariiion to-mor-row at noon.PROVINCIAL REGISTER.MOUSE of ASSEMBLY".Tburfiay, Mar i/f.TH E Houle was called and the Members abfent were cxcùfcd.His Excellency the Governor's Mei&ge was taken into Conlidctation, and an Addrefs was unanimnafly voted iuanfwer thereto.And afterwards the Amendments made by the Legiflative Council to the Judicatuie Hill were officially read and ordered to be taken into conlideranon to-morrow.Friday td.The Houfe proceeded on the Amendment» by the Legi-flative Council read yeflerday.Agreed to lèverai of them and adjourned.Saturday 3J.The Houfe went through the above amendments and having difagreed to fome of them a Committee was appointed to draw up rea-fons for fuchdilagrcement to beexpofed at a Conference with the Lrgilla-live Council.M.Ccfrfaheriy r|Uirtfd from the Commute ot the whc.iir-lloufe the Amendments to the Militia Bill, which were ordered to be taken into Confide rat ton on Monday next.Monday gtk.The Houfe received fundry reports—read for the firft lime the Bill for appointing Commidioocrs to treat with Commiffioners on behalf i*t the Province x Upper Canada for the porpofes therein mentioned.The Y Rcgijfre Provincial.?We\ ElnnTit «Novembre 1755, époufa le 19 Avril 1770 Loois AVI alors Dauphin de France.EUe eft morte avec un courage'et une grandeur d’âme beaucoup fopéricur» à fea malheur»'le 16 Oûobrc 1,0t.aprrâavoir furvécu pré» de neuf mois à fon déploré époux./y* CADETTE EXTRAORDINAIRE DE QUEBEC.v Jtuni, »9^1ai, 1794 LaE Capitaine Vrzry, Aide de Camp de Son Altefle Royale lePatwca Edouard.cil arrivé hier avec des dépêche* poar ïon Excellence 1.Load DoacttsTtA de la part du Général Sir CharltbGrry.Commandai* en Chef des tarées de fa MajcUé dans les Indes Ôccideniales.D'après ces dé(>échc», nous fortunes aulorifés d’annoncer au public nue la campagne cil terminée dans Le» Indes Occidentale» par b redodion de» Mes de la, Martinique, de Ste/ Lucie, de la Guadaloape.de» Saint* d.Marie galante, de Dcfeada et Idc leur» dépendance».* L’IIlc de la Martinique *’cift tendue le sj de'Mar», Sainte Lucie le a d Avril.Les fuit» et Batterie* de Grande Terre dan» U'Guadeloupe ont été pris d allaut le 11 d’Avril, et le Fort Charles avec Bafleterre le aa Le même jour les Itle» de» Saint», de Marie galante, Defctda et toute* leur» dépendances fe font rendue» aux arme» de Sa Majefté par capitulation fumée pat le Majoi Général Cullot, Gouverneur.V V 8 “ En contcqaence de ce» brilliant» lucrès des arme» de Sa Majefté, il y au» demain à midi un décharge générale de l'artillerie de cette garnifon.REGISTRE PROVINCIAL.CHAMBRE d'A S S EM B L E’£.Jeudi 1 Mai.IL a été fait un appel nominal, et le» Membre» abfcn» ont été «xcutës.Le meUagedu Gouverneur a été pii» en coufidérstliim, et une adrçflc » é.é muiiimcnieni votée en reponfc » celle adrefe.Enfuite le* amendement faits psr le Conleil Légidatif au HUI de Judicature, ont été lu* officielle, ment et ordonné i d'être pri» en conlidéraiion demain., Vendredi «• La Chambre a procédé fur le» amendement fait» par le Coi> feil Légiflatif lu» hier, en a agréé nlulîeurt, et a ajourné.Samedi 3.La Chambre a procédé jie rechef lur le» amendement ci def.fue», et eneyant détagrée quelque» uns *1 a rué nommé un comité afin de dreffer le* ration* d’un pareil dénigrement pouVêtre c tpoléet à une conférence avec le Conleil.Mr.de Salaberry a faithmport de la part du Comité de toute ta Chambre de» amendement faits au BifMcMihce, Ictquel» ont été ordonné» d'être pri» en conlidéraiion Lundi procîutnr Lundi, 6.La Chambre a reçu diver* rapport»., Lu pour b fécondé foi» U Bill pour appointer de» Commiflairc» pour traiter avec le» Commifbm» da *4* « Provincial Renifler.The Houfe then took into conlidcration the Amendment* to the Milita* Bill and having palled Tome of them, adjourned.r l'uefday 6th.The Houle relumed the Conlidcration of the Amendments to the Militia Bill.fl'ednejday jlh.The Bill for appointing CommiJJionti t, for treating ouille Comm jfioites on behalf of the Province of Upper Canada for the pnrfojei-litre-in menlivnrd, was read a frtond time, and ordered to be referred to a t om-mittec of the whole Houle to-morrow—the Houfe took up the confidcration of the amendments made in Committee to the Militia Bill.“ * Tbnrfiai S.—Tie Houle relumed the conlid-ration of the Militia Bill.Friday 9 —The Houle were employed a* ycllerday.Saturday to.— The A.n.-ndments to the Mili ia Bill being gone through, it was Ordered to be intruded.The Houfe then went into Committee on the Bill lor appointing Coinmjflioners a* above.Mr.Lees reported from the Committee, that tncy had gone through the Bill and mad.lome ameoi-ments which after being read, were agreed to, and the Bill was Ordered to be ingrolT d.Monday 1 'The Bill for facilitating the negotiation of PromllTary Notes was taken up, and after fume Amendments, it was ordered to be ingrofled.Tutjdey 13.—The Bill tor appointiogCommilTionrrs was read a third t-me and palled—the Gentlemen named, are, James M'Uill, Fra yais Malhiut*/ John Richardfon, Jofeph Papmeau, and James Walker, Klqutrcs.\y Wednefiay 14.—The Bill-for facilitating the negniiation of Promiflary Note*, was rraa a third time and palled.Tbnrfday tj.A Bill concerning Aliens and others was introduced and read a tint time.Friday |6.—The Alien Bill was read a fécond time, and ordered to te committed to‘a Committee of (he whole Houfe to morruw.The Houfe took inio-conlideration the Amendments made by the Legida-tive Council to the Bill pro viding for the publication of the Lu u/i, and a-greed to the fame Saturday 17.—The Houfe went into Committee on the Alien Bill.Mynday 19 —The K’grolT-d Militia Bill wis real a third time and paf* fed, after undergoing lèverai amendments dt the Table.Tuejday 10.—The Houfe went into Committee on the Alien Bill.Widmefday ai—The Houfe went again Anto Committee m the Alien Bill, and after fome time Mr.Bedard (rp0ricd that the Committee had gone through the Bill, and that He was ready to report the Amendment!.—Ur* dered that the Report be received to-morrow.Tbnrfday 21 —Mr.Bedard reported the amendments to the Alien Bill; which were agreed to, and the Bill was ordered to be rngrolicj.Friday 23.—A Petition from the Collector and Comptroller of the Pert of Quebec wasjprefentrd to the Houfe by Mr.Lend praying tur an augmentation of their Commidion on the Duties imposed by the Legidature.Ordered that the Petition do lie upon the Table.The Houle then adjourned to Monday., Mondap 26.—The engrodied Bill concerning the Alieni and others was read a third time and pafiird.Tutfday a7.—The Houfe hid fundry conferences with the Legidative Council on the fobject of an Addrcfi (0 hu Excellency the Governor, fraying him s Prgiflrt P'rovineia!.de la Province du Haul Canada lur le» objets v mentiooés.Iji Chambre a enfuitc pris en conlidératiou let amendements faut au Bill de Milice, et en ayant pâlie 1 a.jfjtr •/ Je U part Je la Hr ¦omet da tfaut Canada Jur le 1 objets y nie:i-litnti, a été lu une Seconde fms, et otdnniié .d’etre reft f » c à un Comité de toute la (.hambre demain.La Chambre a pris en confidératian le* amendement fails en Cornue au btîl de Milice.¦* Jeudi 4.La Cliambie a repri» la cuntidératinn du Bill de Milice.rtndreit 9.La Chambre a été occupée comme hier.Airxtdi 10.Les ameiuteuicm fails au Bill de Milice ayant été expédiés», >1 a ccuSables, • pareeque la contlitution elle même a pourvu pour le rappel Sùr et facile, ou pour U modification de telles qui pourront être trouvées ne pas répondre aux bonnes intentions de la Legiflature, Le Succès des armes de Sa Majeflé dans les Indes occidentales, eft un événement qui de toute maniéré, doit vous donner une grande Satisfaction : d’autant plus particulièrement, qu’il Soutient une perfpectjve d'avantages 1rs plus importuns de commerce à cette Province, ainfi qu’à tous les autres Territoire» de Sa Majeitè.Alors l’Orateur du Confeil Légifltiif à dit, MeJiturJ du Confeil tl JftJfiturt de l’AJfemblee, Son Excellence veut que le Confeil Légiflatif et l’Affcmblée Soient prorogé» à Mécredi le neuvième jour de juillet prochain—et en conféqornce le Conicil LégilUif a l’AlTemblec tout prorogeai Mécredile neuvième jour de Juillet prochain.En eonféqucnce d i brillant (ucccs des armes Britanniques dans les Indes Occidental .•», Vcndicdi jo du cour, il y eut à midi une décharge générale tic l'artillerie de la gamilun, et le fuir une illumination dans toute la wdle, accompagnée de toutes les marques d’une joie cl latiifciLon générale.™ APPOINTEMENTS.Son Excellence le Gouverneur Général a fait émaner des Lettres Patentes qui appointent et continuent 1rs Très Révérend Pere en Dieu Jacob E-vèqur de Quebec, à l’état, degré, dignité et honneur de Lord Evêque de Quebec et de les dépendances, avec un oidre de lominaiion ait Conicil Légittatif en venu du Mandat Royal à ces effets, en date du 17 de Juillet, ‘ $}>i\ Excellence a appointé Pierte Meaicrtt F.c’tyer, Notaire public pour la Province du Bas Canada, en quiiiant la proie lliond’Avocat.il a plu à fui» Excellence le Gouverneur Général dAppointer Maurice Louis Dcfdevans de Glandons, notaire public pour le DillntL de Monttcal.il a plu à Aon Excellence le (inuvtSNiui Cikskal d',appointer Pierre L*vuyc pilote pout le ileuve St.Laurent, A agt Provincial ttegijler.At the Court of Oyer sml Terminer and General Gaol Delivery.held in the City of $»tbte, the following Prisoners have been tried and convifted-*-Samuel Thorp of Sacrilege in the Cathedral Church of Quebec—John White Wade of Healing to the value of thirty (hilling» in a dwelling houle.— John Connelly of dealing to the value of forty (hillings (lerling and up* wards in a dwelling houfe,—and, Luke Creay of receiving llolen goods.Thorp and Connelly have received fentence of Death, to be carried into execution on Friday the 13th of June.'(he Court (lands adjourned to the 3d day of June.A D Cour d’Oyer it Terminer pour vuider entièrement la prifon, tenû en cette ville, les prisonnier» ci-apiè* nommé* ont été jugés, et convaincus, (avoir, Samuel Thcrp, de Sacrilege dans PEgltlc paroi (fuie tie Quebec ; John White Wadc de vol pour valeui dc jo (helms dans une inailou: John Connelly, de vol pour la valeur de 40 (helms (lei ling et plu» dans une maifon, et Lulce Creay, d’avoir recellé des EHets volé».Thorp etCoiinelly ont été condamnes à la mou, et doivent étic exccu-» tés Vendredi le 13 de Juin.La Cour eft ajout née au ame jour de Juin prochain.On the 20th infl.died at the General Hofpiul of Quebec, the Reverend C bar In Fran.it Bfttl/j at Mijfi'i, fiilhop cfCapCt, Coadjutor ot the Diocefe of Quebec, aged fifiy-tlyte years.Saturday, 30th died at Quebec, Mr.Jonathan Ecfcart.Le vingt du courant à 3 heures et ui) quart du foir eft décédé i Kilo-pital.Général de Quebec, Moajiitiuar C bar Ut Franfttt Baillj tte Mtÿin, Evêque de Cap&, Coadjuteur de Quebec, âgé de 33 aas.Samedi, 30, mort À Québec, Mr.Jonathan Eckart.forts et Naijfances à §*ué&ec pour le mois Mai, 1794.r ai HiMitmi* mane*.j V li Homme martes, Femmes, id.1 Grand Garçon, Petits Garçons, id.Filles.J S || l ".p y 14 Garçons, friles.Arrivait in tk* Port »f Onebec.May 7.Brig Oporto, Robert Shepherd, in 7 weeks from Lilbon.>7.Bng Hawk, Edmund Macy, in 18 days fioru Halifax.Scitouncr Queen, John Pryor, iu 14 days ft om ditto, co.Ship 1’arr, John Kelly, in 11 day's from duto.>4.Schooner C liante, benjamin Carlilr, in tr days from ditto.27.Ship beaver, John beailon, in a months from London.28.Bug Icilies, John Pauerfon, in 54 days fiom Greenock.____.His Majcdy’s Provincial arm'd Snow the Earl ot Moira, - - « Mise hen, Efq.Commander, in 13 day» from Halifax.29.Schooner Provideuce, Win.f reeman, in 37 days from St.Vin- cents.—.Ship Jatner, Alex.M’Kcrdy, in 9 weeks fiom Port Glafgow.
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