The Quebec magazine, or, Useful and entertaining repository of science, morals, history, politics, etc. particularly adapted for the use of British America /, 1 mai 1794, Supplément
SUPPLEMENT A L’EXEMPLE de la FRANCE AVIS A LA GRANDE BRETAGNE* j^ ANS les anciens temps, c'étoiint toujours les propne-A-/ tes et jamais les perfonnes qui croient leprefcnrées, quelque turc) ailleurs le mode de repréfencation.Le Dofeeur Squire, devenu livè.que de ht.Davis, dans Tes rtcbercbtsfur u> (.nfuutîofl Anf'ifi, dit çve, dans Ifs Mycelgemoles ou folk-wj/ra, lt pouvoir jui'rim it«>t loueurs placé ditfs U corps CY/*» h-ctit desfrunes proprietaires de urns (p.171) Le Wittena^ pousse était compojé tier compagnons du Rot en 'Thantst des Gouvernons des Comte i, ucs Lït-ptes et tirs t.rcléfiàjliqnes en dignité pejtiffcurs de grand ; propriétés iùifunceoil ne pouvait être plan tu rang de T lane eu coin Pag» -.t au A*.', s'il mppfedc.it ciutj bides de teircin, Hid.A'hide de ferrein ctoit de cinq à’ Lx cc/ft arpents* (*) 1 Henrv, Le dernier et peut-être le meilleur de noshiPo-T nens, cil du tnème fentiment, ainli que rous les autreN écrivains Dns préjugés.•« Aufii-tô: que quelques uns des Cccrh arqueroient cinq bides de terre in, avec une l£glifc,*ÿn cio-’ çhcr et un Manoir, ils ctoiclit declass Thanes ou Nobles et Membres du Weittncgemste.* L'éfenduc dc Terres, qu’il fal-IüU pofieder pour obtenir ce titre, fut infenmblcmcnt auff-nicntce jufquc fous le P.cgnc cflvdouard le confclîeur qu'eflc fut fixée a quarantebidts” (vol.3 p.37i Ihtkins, Lcpes Saxon.p.70.71.biforia bdinfis Cap.40) on a fait de grands efforts pour prouver que les Çcoris ou petits proprietaires de tcrrcin , ¦ .^ croient (*ï iUm: Vol.1.p.203. j36 SUPPLEMENT &c.étoient repréfentév danj le IVittenagcmote par leur» Coller, tcur» de Dixmcs ou Borjbelden, et que le* Habitants des Villes de Commerce y étoient reprefentés par leurs Echeyini on portreeves.11 faut cependant cqnvenir qu’il n’enrçftç aucune preuve hiftorique fuffifantc.( 'tyrril iuirod.p.95* Squire 244) it eft néanimoinp très probable que plufieur» Ceorls et bourgeois habitiftts otrvtNifirs de la place ou le tenoïc le vnttfuagemote y aflliloicnt comme Spcét^teursdntçrelïés, et qu’jls téroqjgnoient, parles accl,»matjons, leur contentement iur les résolutions qu» «tvoîcht été prifes.* Lorlque, dans quelques circonftancçsde grande ipipqttance, il le trouvoil un concours extraordinaire de CC3 ipéclateurs, il étoit fait mention de leur prefence ft applaudilfement* dans le§ termes fulVants ou Icmblableij cmniyut populo audiente et vi* dtkle (tout le péuple écoutôît etvo/oit).atiorumqut fidtlium infini ta multitude que omuer Laudaverunt, fainfi qu’une multitude infinie d’autres fidéUc$ qui toqs oqt applaudi1.Souvent ils s’aftcmbloicnl: 411 .grand ajr,Üans quelque plaine de gfyndç éfeWue” (fyfAw* Cettcil, p.625.350.lUnry.) LeDoôeur Brady a prij lapeinede rçceuillir tous les'dé-tails cqntenu« dans les anciennes apnalca fur les grands Con-feils ou Parlements de cette Nation, tenus dapk le-temps de?Saxon».Il a fait voir très clairement que les gens du commun ou Habitants des Bourgs u’eurcqç jamais de député» dans aucürte de ces afTemblécs.- Il à fait voir qu’tls p’ctoicnc pis dans un état de liberté qui les rendit capables de eboifit* dés reprefentants qui pufTent avoir place dans une aflcmblce de cette importance.Apres avoir examiné avec foin la ma-< nière dont furent cotnpofés une ceptamc de Parlements tenus dcpnisla conquête de* Normand» jufqu’à lan 49 du liegne d’Henry III.Sir Henry Spelm*n déclare qu’il n’y en eut aucun dans lequel tés Bourgs fuflent reuréfentés.Son opinion «vcclas’aceprdé avec cellc de Sir Vv.Dugdale et de tous les autres écrivains judicieux, fans préjugés, et verfçs dans la diâiott des temps et dans les antiquités de leur pais.Curie vol 2.p.257.Les faltionsv les révolution* et convolfions de toute efpece fujent très fréquentes depuis l’époque de la conquête julqu’à SUPPLEMENT &c.137 kfln du régné d'Henry III.s’il exiüoit alors une chambre Çes Communes il faut qu’efle fut abfolument infigmfiante.Çar pendant ce long efpacc de deux cent ans, il neneft pas émanc.un,ftul a&e Légiflatifdont il fuit fait mention dans aucun des nombreux hilloriens de ces temps là.Quelle raifon peut on donc alléguer pour dire que les membres des communes éloirnt cbujüurs aflemblés ?Peut ou fuppofer (même en accordant leuréxiftcriee) que des hommes de fi peu de eon-lideration et d'importance euflent une voix négative contre .le Roi et les barons ?.Toutes les pages des hiftoiresdes temps fuivants parlent d’une chambre des commîmes ou la luppo-lenM Cependant ces hiltoires ne font pas écrites avec plu» d’exaétitude que les précédentes.Elles leur font même inférieures fous ce rapport.La Grande Chartrc du Roi Jean pourvoit a ce qu’aucun Scutage ou Subfide ne foit impofe foit fur ics Villes loit furies Campagnes, fan» le confentrmcnt du LiandCopfeil v, Pour plus grande fureté, clic fait lenurne-Mtiôn des perfonnes q*i ont titre pour fiégerdans ce Confcil» lavoir |çs prélats çx tenanciers inunedwu de la Couronne* Il n’y eu pq> dit un mot des communes.Après pne preuve fl certaine* fi complète et fi évidente, il n'y a que la chaleur de î’cfprit de parti qui ait pu accréditer une opinion contraire,.- r Malgré de fi fortes preuves, I^ord Littleton eft 11 «« pour Je ientiment contraire qu’ij prétend l’appuyer fur une pétition de St.Alban’s qui fuppoic un droit precedent.Il convient cependant que cette pétition renferme deux faullc-tés grolfiéres., Ceft en:‘.vérité une plailante chofc qu’une ehambre des Communes dont l’éxiftence ne peut etre prouvée que par untJuppc/iMon conçue en peu de mots et renfermée dansune pétition mtnfongire, et cela en dépit du contenu de la grande Chartrc !! ’' ' ' ' ‘ .Dans les anciens temps, et lorfque les reprefentants de# comtés commencèrent a être mftitucs, perfonne n’avoit droit de fufïïagc à l’clcétion des Chevaliers, excepte ceux qui dévoient fuitt et trtftnce à la Cour de Comté, c’sft a dire, les (•) Hum Vol.a.p.*19. *3* SUPPLEMENT See: tenanciers immédiats de la Couronne.Quand à ceux mil ' tCrT dCS dc flcfs i,s devoi«m , toua prtjence et fervtcc a la Cour de leurs feigneurs Ce 'oui ' ESSEST ,a Ccnll?r> f~PPS ce fuÆ SJ «’?£#" hm r«™«.aic™ £ jL'iw par orr nnnr C L ^; niU> Cn'; en.JMvV;, ; ;ir Simon de MoiU, ! rt! Pour *e eçnçi.icr l’aPcétion de » Nobldlc, ce fur de i endre ces privileges gene raux.I o procureur ; députes par ks Gentilshommes ctount enge; ',aL quelques un/rte câ.x Court ° £ r ,,ancs lid>- A,i,n * -Soient aux Dan la l\nrCtl >C' q“ UJT° ne fl:t *)as ™ k*ur propre nom.ïl n , pi 1,4 ]rnt^ à ‘» «>««*»» de I s 1 **c i'-ro» cependani pas que ces tén.-m icn de ranrs-hetr, dc pendants des Seigneurs qu.,!ou nt eux n Ornes xalaux.ayçnt i^Nindepr,, MciLm des chevalk" In itJU iU»ï' ]T tt~i:l:uaire tenu la première année d Henry IV.K fur c;e c;ui donna lieu aux plainte grav e s que .re nt les Commune, en {allouent au notoire txerj- JLmlTgeCn! ** &“«**"?«* ' d’tffyUr L Henry iV croyant ers tenanciers Jubajrerre* de francs-pcfc co^unablca a le:; dellcms.établit Jeur droit dc voter, par un a*.tc pafle la jmc année de ion regric (*) I acte nartë dam cette ic/naneA le prunier de ceux "de ‘ c /5 Jlt*;c£ Et droits des cléâcurs oncenfuite touibufsété fondus lur lapulcnption.( é fut encore dans la même fef- H nr?r^ J -°! liUkrCl U,(,î ^ amrc ,îOUveatlté femblablc.Jl prit fur lu.de changer I ordre de !.SucceUion er hérédité t.t la Couronne, comme h une nouvelle forme de Parlement eut etc ncccllaire pour maintenir Ion ulurpation.Cartt a ol -, p.6^, for quoi cil donc fondée l’opinion d’un réforma-rt ur moderne qui pretend que le Parut parti 1 an S du renne.d Henry IV a t tirant be lei anus Jet dixntuf vin'ticne^au rt*rU.Au lieu de retranchement ce fut au contninAinc cran-de augmentation et nature Je droits.• ° -*___U___________________________ * Carte lAu.ï.t''* Vl C- 7- '• 'l"'y ,v «• •* dtal VI' 4 SUPPLÉMENT &ci t}9 Carte bit voir ainiî que l’origine deschevaliers de comtés fut ariltocratique; (voie* auffi vol.2.p.250) ce fut une fimple manière de repréfenfation introduce pour faciliter aux barons lès moins confidérables un moyen de ne pas af-liflcr au grand Confeil.Ceux quiavoient le droit de fe choi-firdes repréfentants, avoient le droit de fiéger en pelfonne; mais ils demandèrent a n’y être pâs forcés.Ce fut une fuite d'abus, contraires à la pureté primitive de la ConJUtution qui donna ce droit d’élcélion, d'abord à des hommes qui nete~ noient pas des fiefs nobles, enfuite a ceux qui pour 40 fh.eurent le privilege de voter.J’ai lû avec attention les efforts de Lord Littleton pour prouver le contraire, (vie du Roi Henry II vol 3 ) Mais fes efforts n'ont rien de fatisfaifant ; et Mr.Hume les combat viiftorieufcment avec fa facilité et fa clarté ordinaires.I lut.vol.2.p.509.Plus on remonte dans 1 examen de cette affaire, et plus, tout concourt a prou— ver que la fuurce de notre gouvernement remonte à la Couronne feule, et enluitc à une Ariftocratie créée par la Couronne.Où cft donc votre Pureté primitive et Originelle î Ailes la chercher dans les forets de la Germanie# Dans toute difputc fur l'origine d'une branche de Légüta-ture dans un pais, s'ilcft queftion de fçavoirfi elle éxiftoit à telle'ou telle époque, l'état fcul de la queftion cft, au premier abord un fort argument contre fon cadence.".Par cOn-fequent celui qui la fuppofe avoir éxifté doit fd charger de le prouver.11 feroit coiuplcttcment ablurdc de mettre en quel* tion 1 cxiflcnc,e d’un U'itunagemete Ariftooatique avant la conquête, ou^cellc d’une chambre des Barons après la conquête; car il en ell lait mention dans chaque page des hiftoi-rcs de ces temps la.Après que la Chambre des Communes eut été inllituce, Ion cxiltencê eft également démontrée par Légillatifs.Niais il eft ridicule de fuppo(cr qu’une Légiflature puillir garder L'incognito.Si elle exifte réclle-menr, elle doit ic montrer de mille manières differentes ; elle n'aura pas bcloin d'etre tirée par force, des empreffions tene-breufea qui lui fervent de cachette dans de vieilles Chartres rnoifies, dont les unes font prouvées fauffes et les autres ne font quedea traduction» dont les Originaux font perdus.X J ( L’cflaf i4o SUPPLEMENT &c, L’eîTay de prouver l’éxiftence d’une Légifiature c(l,tout fcul et fans aller plyis loin, une forte préemption qu’elle n’a jamais éxifté.Cette tentative n’eft digne que de Lord Littleton qui traduit par ces mots, toutes fes Communes du JloyanmcJ’ex-frejjion omîtes de régna, d’après le fens qu’on lui donnoit dans des ficelés de Barbarie féodale, llauroit pii entendre, parles termes, les porcs tout aufli bien quedes hommes qui les gar-doient; cardans ces temps là on tenoit a peu près autant de compte des uns que des autres.C’cft encore avec la même juftefle qu’il prétend que le mot peuple efi fignifié par les termes Çaivznts.principes, fit trop ai, optimales, magnates, proeeres.Ainfi après avoir1 mis les mots à la torture, en leur donnant un fens tout autre que celui que comportent les mœurs et le caraflêrc de certains fiéclcs, qu’elle cft la conclulion tirée par de femblablcs écrivains ?Lift ce quelque point peu important qui, parfanaturc, pourrait facilement avoir étéclair ou obfcur ?Non, c’cft léxiftencc d’une chambre des Communes ! ! ! Nos reformateurs font charmés de fe joindre a eux afin de faire voir la pureté primitive dç la QenJUtulion flo-rifTantcau milieu des rapines, du carnage et de la mort qui mâchaient lurlcs traces de ccs anciens Barons comparables à des Tartarcs ! Elle étoit Ronflante au milieu de la barbarie des Rois féodaux, et de l’éfclavagc des rbtuiiers! Elle étoit floriflantc lorfqu’ellc ne prclèntoit que des fçcncs de miféres ! Et c’tft ce beau Spcdaclé des anciens temps que les langues perfides de la fadion Jacobine invitent le peuple An-glois à conlidcrcr avec un œil de jaloufic et un fentiment de regret.L’auteur d’un écrit intitulé la b.vriere du peuple, dit que les Communes ctoient reprefentées dans les Parlements tenus du temps des Saxons ; il s’autorife des oeuvres du Ucv.Sàmucl Johnfon.J’ai maintenant devant moi fon Efliiy tenanting parliamtrjs at a certainty -, je vois qu’il y parle beaucoup des parlements tenus du temps des Saxons, mais je n’y vois pas un mot qui prouve qu’ils fuftent ainfi comjpolcs.Ccs parlements étoient purement Ariftocratiques.J Le Mirer of jnj-tice a etc, en grande partie, écrit du temps d'Edouard le-•ond, et par confcqwcnt n’eft pas un monument du temps des , SUPPLEMENT &c.' I41\ des Saxons.Les expreffions fuivantes, qui s’y rencontrenr ne donnent aucune idée déterminée.le Roi Aiïembltr Ut Connus ; et encore, le commun affent de Roy et defes Countes— maintenant l’explication qu’on voudrait donner, c’eft que comme, ci countes lignifient Comtés; Comtés lignifient hommes libres ; hommes libres lignifient populace.Donc tout le monde etoit repreiente fous le régné des Saxons.Vos conclurions-font très bien déduites, Mr.Samuel Johnfon ! voila tout ce qu il nous dit fur ce qui a rapport au temps des Saxons, après quoi il faute, dans la phrafe fuivante, au règne d’Edouard I.\ Il voudrait enfu.tc prouver qu’unfo/kmote faxon étoit un parlement ; il dit cepandant en termes exprès.Je ne Içais trou ce que c'ejl qu'un folkmote (p.287) il rceonnoit néanmoins que de tous cçux qui ont jamais écrit, Sir Henry Spelman elt celui qui a la plus profonde connoillance du vieux langage il convient que ce fçavant antiquaire elt d’une opinion'directement contraire a la Tienne, et prouve au'un folkmote n’é-toit pas la meme chofe qu’un Wittenagemote.Il avoue qu’un homme de bonne foi ferait embarafle de trouver une preuve ¦ dircéle dans c ferment prêté par Richard II à Ton couronne- viCntu U C,d5Ur n>a quAconfulter le premier appendix de Mr.Hume, differents palfrges des œuvres dû Docteur Henry, et les témoignages déjà cirés.11 y verra que c’elt une ineptie, une abfurdité complette de vouloir trouver une chambre des Communes dans le IVittenagemote, ou de cher-cher, dans les comtés et dans une centaine de cours, un *w.pie dmtngue des francs tcnanciersr- R n’y a pas tnoins de méprifes lur la queftion, dans laquelle on dilcurc li les jiarlements étoient Annuels.Rlackf-tone, auteur favori de beaucoup de nos reformateurs, ne du pas que le Roi /fit ou atifamais été obligé par ces anciens , dt conVoTier un nouveau parlement tous les ans, mais il du feulement que te Roi devrait permettre qu’un parlement /ié?eat annuellement.Johnfon cité ci-defius a écrit un chapitre pour montrer que les parlements qui fc tenoient étoient tous nouveaux et frequents : mais tout ce qui le réduit à une recherche pour fçavoir fur qui entomboit la dépenfe quand ils üc— gcoient plus de quarante jours, il dit expreflement que Us X 2 pur- I4* SUPPLEMENT &c.parlements, afùs avoir fugtle temps fixé, ft oient à lat bargeiu Roi\ et que c'efi la vraie rai/on pour laquelle ils // ftpar tient quelques fois brufquement et tout à 'un coup.Cette feule phrale icnverfe complettcment tout le fujet de ce chapitre, et explique pourquoi il y avoit alors tant de nouveaux Parlements.Sous le régné de Charles I, les menbres de la Chambre des Communes prélentérent, dans leur petition de droits, ce qu'on pouroit apeller l’hiftoire de leur importance dans la l.éeiflature.Us commencèrent par un llatut d’Edouard 1, afin de faire voir que le consentement des chevaliers et des Bourgeois étoit receflâire pour lever une taxe.Peut on •’imaginer qu’ils ne feraient pas remontés plus haut, s’ils eulTent pu citer en leur faveur quclqu’autre monument plus ancien?¦ -r ’ Pour foire ccfler toute autre companion et pour rationner fur l’état aéhielde la Société en le comparant avec ce qu’il étoit au temps des Saxons, il fufiit de foire l’obfervanon fuivante qui fe préfente d’elle même.U falloit que \e pouvais AriAocratiquç fut bien grand pour admettre des hommes tel# que Harold, Godwin, Lcofric, Siward, Morcar, Kdwin, Edric et Alfric.Ce pouvoir étoit fi grand que toutes les infiitutions.qui pouvoientjetter quelque poids dans la balance en faveur du peuple, étoient un contrepoids juitc et néccffaire.Après la conquête, Ja Couronne fut toute puif-fantc et fuivit le meme fylleme.Auflitôt que le peuple fut devenu prédominant, il traina le Roi fur l’tchaffaud et fou-‘ la aux pieds les droits et les dignités de la pairie, hnfuite la liberté ayant été fixée et affermie le revenu de la Couronne, îufqu’au dernier fhciing fe trouve entièrement à la difcretion des Communes, eft ce dans un ftéclc comme celui et qu’il fout fe reporter à des époques fi éffcnticllcmcnt differentes ?eft-ce dans le temps ou nous fommes qu'il faut foire des efforts pour rendre un gouvernement fi populaire encore plus populaire.Et cela parccque d’autres Loix (en (uppofant toute fois leur éxiftencc) étoient bonnes il y a »oo ans l Pour admettre un pareil raifonnemeni, il fout renoncer a tout principe, non feulement de politique, mais encore de jens Commun.Tandis que des elpriu foftieux difent hard ^ * SUPPLEMENT &c.145 ment, donnés m nos anciens droits, nos loix anciennes ; la Couronne et la Nouicflc ne font elles pas également en droit de répliquer, il; vous font accordés prenés les—mais rtndés nous ce que nous poffdicns anciennement.Semblables a de vrais tyrants (et il n’y a pas d'efprit plus tyrannique que celui des républicains) iis achètent leurs poflèllions, enfuite ils en gardent le prix d’achat, et apres ils demcnilcnt à en être payés.Enfin voulés vous répliquer et folliciter la Mcjejlé du peuple ?La Majelté des Sans-Culottes l Allés en France Si quelqu’un doute des defleins rée ls de nos jrcformateurs, li n’a qu’a réfléchir fur un paflagede l’écrit intitâlé la Barrière du peuple.L’auteur follicite pour que le droit des fuffrages accordé à tout le monde pour l’éleétion des repréfentants.Par le met de rttrêfentants, dit-il, je ne prétends aucunement nier n'y déroger au droit des Communes en Générait ear c'ejl dans eux que réfident le pouvoir primitif et l'autorité, ain/i que le mot en lui mime l'exprime.La représentation aéluelle n’eft elle pas détruite, jufques dans fes racines par de pareilles expreflions qui font le langage tout pur des tribunes de la convention Nationale.N’cil ce pas avouer que la tyrannie, les Caprices de la Populace et l’anarchie font la feule efpcce de conili-tution qu’on follicite.S'il eut ixi fié une Chambre des Communes librement cbeifit far tout le peuple, Charles aurait il pû être Tyran, ou Cromwell frotelteur?Le R e/ Guillaume aurait-il pit fujpendre V habeas corpus idc.idc.( Pcopie's Barrier) Réponfe : il ex;fie en France une Chambre des Communes qui ell précifément de'cette efpcce.Elle y a caufé des maux énormes qui ne peuvent plaire qu’à des Républicains.L’éxpcricncc ell faite ; et la ruine de vingt cinq millions d’ames en ell le réfultat.Je crois qn'ilfuffii de dire (Blackllonc) que l'on convient généralement que les principales parties de ta confutation du Parlement, telle qu'elle éxijle maintenant, furent tracées i! y a longtemps', savoir la \-jime année du régné de Jean, en lî 5.Le R 01 promet, dans la Grande Char ire, qu'il convoquera par lui-même les Archevêques, Evêques, Abbés, comtes et grands Barons ; et qu'il convoquera par te bbériff tous tes autres qui tiennent en chef fous la Ccurcnne quelques Juf.11 cil fort bizarre de s’en rap- 144 SUPPLEMENT &c, rapporter à la Grande Chartre pour prouver que la Conftitu* tion croit alors, dans fes principales parties ce qu’elle cft à préfent; car la Grande Chartre fournit une preuve pofitive d’un fait diredement contraire; et cela dans les paroles mêmes qui viennent d’être citées par 1 Mackjlone.Les Tenu mien en ihf fous la Coiror.m' formoient une partie de l’Ariftocratie.Ces paroles donnent une exclufion bien formelle aux moindres parties élémentaires qu'il aurait fallu pour former une Chambre des Communes.Cette exclufion fe trouve dans les paroles memes dont on tire une li faufie conclufion en difant que la Conftitution croit alors, quand a fes principales parties, la même qu'à prefent.Si cette con-clufion étoit jufte, on pourrait dire que le Gouvernement do Vcnifc et celui des Grifons fc rclîemblent l’un a l’autre.Il y a dans les écrits de ce jurifconfulte edebre, un autre pairage qui, felon mon humble opinion, mérite d’être examiné de nouveau—Les Jeux Chambre, dit-il, tirent naturel-liment dans deux direttion d'interets oppofes : la preregative Je la Couronne tire de Jcn cité dàns une direction différente des Jeux autres-, enfer te qu’elles s'empêchent mutuellement Je pajj,r au delà Je leurs jujlts limites.ftmblablcs à trois puiffances mfebani-ques Jifiniles, elle pouffent conjointement la machine du Goûter-nemtnt, dans une direction Jijft rente Je telle que lui Jcnneroit tIsa.une de ces ptuffauces en agtjfant touteJeu!.'.Mais en meme temps, tHes la pouffent dans une direction qui participe Je chacune en particulier, et qui'eft formée des trois erfemble.C’efl celte Jireilion qui confit ue la vraie ligne Je liberté et Je bonheur pour U Communauté.Je ne peux imaginer ni trouver dans ces paroles la théorie ni la pratiquede notre.Conlhtution.Trois ptiifiânces nuchaniques, agillântes également, et en fens contraire, arrêteraient tout mouvement et tiendraient la machine en icpos.Orcen’elL peint là lccas.il ftmblcau contraire que, dans la théorie, elle renferme une Puiirancc pré-jiondcramc qui l’emporte abfolumcnt fur Les deux autres opposes et les tient a fa diferction toutes les deux; et celles ii toujours expofées au danger fe réunifient pour leur defenfe commune.Cette puillânee prépondérante, c’cfi, en Spéculation et fur le papier, la Chambre des Communes : Mais dans SUPPLEMENT Ôcc.i45.dans la pratique, la Couronne a une influence qu’elle met en action de concert avec l'influence des Lords et avec celle des honnêtes gens do la chambre balTc Elle emploie ce moyen c:i perfuarfanr, de Ton mieux et par des maniérés douccsj et en priant la ( hambre des Communes d’ufer de fon pouvoir énorme, avec modération.U ell quelques fois arrive que cela ne pouvoir avoir lieu ; dans des moments, par»exemple, ou ceux qui menoient roue dans la Chambre balle fe cqntcntoientd’ufurpcrl’adminillra-tion du pouvoir exécutif fans cependant attaquer ce pouvoir en lui même.Mais fuppofons qu’on fit quelques changements dans les élections, dans la repréfentation, et dans la durée des Parlements: fuppofons que ces changements donnaient au peuple un pouvoir fur ces meneurs de la Chambre ; et un pouNoir allez grand pour les forcer d'attaquer le pouvoir éxécutif, au lieu de n’attaquer que fon adminiltra-tion; qu’elle en feroit la confirqucnçe?L’obfervatcur le plus infouciant ne voit il pas clairement que la conllitution feroit renverlcc dans la poulliere?La Chambre des Communes agiroit par l’impulfton des gens de la lie du peuple.La force -frroit irréfiftible : la Couronne et les Lords feroient renverr lés d’un même coup.Il n’efl pas vraiicmblablc que de pareilles chofcs arrivent fous un Roi bon et populaire: mais ne feraient elles pas à craindc fous un Roi foible et qui ne feroit pas Populaire^ Peut onapcllerÆfjrnr Conflitutien celle qui pour être bonne luppol l’cxiÜcncc perpétuelle d'une choie qui peut ne pas avoir lieu, lous un leul règne, pendant l’cfpace de plufieur» liée les?Ces congélations ne nous donnent-elles pas droit de rcyoquer en doute la jullefle de l'idée et de la coinparaiLn imaginée par le f^avant Juge dont nous avons cité les paroles?Ne nous conduifent clics pas à croire que notre Conllitution cil vraiment mauvailc dans la Théorie, mais que la pratique en cil la partie la meilleure, et que c’ell a cette partie que nous fornnus réellement redevables de tout ce dont nous jouif-fons?Il y a des gens qui nous difent qu’une chambre des Communes vertueufe, agiroit d'une manière vertueufe, quoi qu’elle fut aux ordres du peuple.Selon cette opinion, c’ell, en i46 SUPPLEMENT &c.en dernière Am(lyfc, vouloir fe confier uniquement à la vertu de la populace.11 faut que ceux, qui défirent nous infpirer cette confiance foient ou des imbecilles qui n’apperçoivent pas le danger, ou de villains méchants qui, en le voïant très diftinftement, s'efforcent, de nous y ent rainer.En tout cas, il y a grande apparence d'érreur dans ces idées de je ne fçais quelles contradi fiions mfcbaniou's et tuiffanees.contre-Vontlitu~ tioneües.Il faut donc bien Examiner ces idées avant de le* admettre.Le Dcxfteur Tucker donne une r: n de très grand poids contre toute repréfenration fondée f» uclquc cfpécc d’éga.lité que ce foit.En admettant l’é c de reprefemation, Londres fourniroit au moins ccn .mbres qui leroit toujours fur les lieux.Il faut être b .novice en politique pour ne pas voir les maux qui en rcfuKroicnt, et furtout tn fup-polant un fyftcme général de gouvernement qui donnèroit à la populace beaucoup plus d’importance qu’elle n’en a maintenant.Qu’cllç infatuation ! une centaine de membres du Parlement élus et habitants dans la ville de Londres, poulies et appuies par la populace de Londres ; , voila une idée tout à fait amufantc ! traité fur le Gouvernement civil, p.25L L’éloquent et habile Comte de L ally Tolcndal, dans fa fécondé lettre à Mr.Burke, prérend qu’il c toit nictfjanede donner une double reprélentati >n au tiers état, liiez l’état qu’il donne du Royaume p.15, et veiez s’il eft pofiiblc de trouver ailleurs des raifons plu fortc» et plus décifives contre cette affertion fi la populace tr.unoit les parlements dans la bouc, pour demander les anciennes formes, à quoi devoit s’attendre un politique, en fupp •: ’nt cette {*>pulacc icnduc toute puiffantc?Charles V.Gulü • et les Barons d’Angleterre (p.17) fûrent retenir le par i populaire dans fes bornes.—Mais Louis XVI a-t-il fçu faire la même choie ?Dans une queftion de fi grande importai :e, ne falloir il avoir aucun cgardàfon caractère perfonmi qui avoit relâché toutes les rênes du Gouvernement?L’autorité du gouvernement fetrouvant placée en de pareilles maips, qu’elle lurcté pou-voit on efpercr contre les trois chambres une fois réunies, fur tout en voyant que cette réunion de* trois chambres étoit préméditée et concertée^?L article V- ¦y"* 4' SUPPLEMENT &c.147 - L’article clc la religion confideréc fous le point de vucpo-H tique, et comme faifant partie du Gouvernement politique, pie- 1 fente une queltion importante et épineufe.Pour l’examiner a fond et bien arranger cette partie, il faut des talents peut être plus grands que pour aucune autre branche de Lé-giflation.Les hommes les plus habiles de ce fiécle Jeniblent échouer contre ce roc, plutôt que l’éviter.Je trouve une preuve de ce que j’avance dans un écrit tout récent, j’y vois d’aborJ une plainte de l’auteur qui prétend qu'on l'a repri-Jenti comme ennemi de P or die et du Gouvernement, parce qu’il oljétle Jet opinions religteufet particulières.Je trouve enluite dans le meme écrit cettcf’airertion, que la Révolution du 10 Aitjl a eli benreufeet un complément nécejjaire a celle du 14 juillet.Cette dernière phrale cft capable de glacer le fang* car elle fuppofe bien plus de chofcs qu’elle n’en exprime, fnifonant d’horreur Iqr les elfet» que peut produire une fem-blable opinion, je m’cmprelîe deconlultcr la fin de l’ouvra-* *e qui à été rendu public après la mort du Roi.J’éxaminè ii cette phrafe n’cll pas expliquée dans un chapitre d’Additions et de corrections 1 Mais je n’y trouve rien de femblable.Je pmpofe maintenant une queftjon qui fe prélente certainement avec force, et je demande fi c’ert à caufe de fes opinent rtlipeufes, ou bien Ii c’eft à caufe de fes opinions polit i- Îues, qu’un tel honnie elt reprefenté comme un enhemi dit gouvernement?Quand on oie mettre au jour de pareils fentiments, et qu'on va même jufqa'à s’en glorifier; quand ces fentiments ?e trouvent d’une manière très extraordinaire et fans qu’on fâche comment, quand Ms ft trouvent dis-je, liés avec des opinions rdigitulc», l’affiur* devient èxtrèmement embaraf-fantc et nialail-e.Cette grande dificulté cft, je ne dis pas en ce qui regarde la tolerance, mais en ce qui a rapport à tour le fylleme de l.égiflatâon en tant qd’ilelt lié à la Religion.Voudriez vous voir, au parlement, ualocinien placé fur le meme fiége que les Evcque» ?Un n’a pas encore donné de raiions rrligicufes pour quoi eda ne le pourroit pas.Mais voudriez vous y voir placé Un îfôrnme qui déclare publiquement que la Révolution du 10 Aouft a été un évene-4 V ment S ‘48 SUPPLEMENT &c.inent Heureux?Non très certainement.Par confequenr, les fouferiptions et les ferments de tells doivcnt-ils être con-Jideres comme des attaques contredes doctrines de religion» dirFcicntes de cellcs.qui cil la dominante dans l’état ?Ou bien laut il les regarder comme des furetés politiques, afin que l’autorité et les émoluments de l’églife loient confiés à des hommes dont les opinions ne tendent pas à l’entière destruction de notre admirable conlliiution d’Etat ?D’ailleurs fil y a quelque feétc particulière de religion dont les mem-J.rcs .'cm cn gent'r»i er tachés de Jacobinifme et de Répu.blicanilme, un homme de bon fens fuppnfcra t il que c ell uniquement pour des motifs Religieux qu’on pcrlillc à ne point révoquer les rellridions et les ferments de felt ?L époque ctfrayante delà Revolution Erançoifc m’a fait naître bien des doutes fur des maximes poliriques alTca gcnc-«lemcnt admifes depuis vingt ans.Il m’eft furvenu bien de» doutes fur cette quefiion en particulier, s’il en a proies d’ad-meure la tolerance dans Us pays oh elle n'a pajjé n, en loi ni e» coutume d'étui f L’efpnt tolerant de l’anciS Gouvernement dMi PrincaP»,5* «machines emploïéwà fa deltrudion.Si le plus noble fyftéme de (*>uvcn.ement que jamais le monde ait vû.file fyftéme de Gouvernement de la Grand* Bretagne venoit a recevoir une blcflure mortel- •rtCCJrüUJ> .Part,ro,t du même principe.Si j’étois Mi-mllrc du Roi d’Efpagnejc lui confeilleroi» peut être de régler nnquifition, mai* je ne lui confeiilerois point de l'aboli?.— Graces au JaeobiniJme ! Fautes a Corriger.5- L'g** 3J fcmbloit Lifts lembloient, P.6.L.29 noui voila revenu aux temp* de Icpurchic Ltftt prier •e* temp* de l’hepargie ne feroit jju plu* éuangér à h queftion pré- L'i • 37 J»cobin* mêmes, une Lifis Jacobin* eux même*.Une.P.7.i.3 décrit Ltjrs décret, prut luis, proit.P.8.L.s foavcraintc Ai#/ fouveni-ncté.4.3 Nui ne deprurotup»* lifit aeirf Faults à nous ne nous départirons pas.io nulle lifts nullet.L.23 devroient hfii dévoient.P.9.L.Ig J« n'attends, lijit je n’entmdt.L.20 precheoint lifts prechoient.P.10.Z.5 et 6 fonde la fouverainté h fi s fondée U fouvenineté.L.15 voila qui eft lifts voila qu’elle cil.P.1 fl L.7 leur débats lifts leurs débats.L.aa voila quel lifts voila quels.P.la.L.8 plufieurs j'en ai reçu lijis plufieurs fois j'en ai reçu.!.34 et bien hfis hé bien.P.IJ.L.1 plongée lifts plongé.L.3 ces dernières Ijtt les dernières.L.4 msffucrés lifit ma fiacres.7 plus 2 un grand lifts a un plus rnd.9 que de preuve multipliés lifts 2ue de preuves multipliées.ej en a été ainli tijtt en a til été ainh f P.14 L.30 francoife quand lijis francoife: Quand.P.15 L.18 leur inrerets lists leur-interet.JL.26 ce changer luit fe changer.L.29 ce donnant luit fc donnant.L.35 oppofer luit appoler.P.16, L.17 (voir luis vivre.P.17.L.io dd’corde-déchainé, les chiens h/it dilcordc, déchaîné les chiens.P.a 2.L.19 ne dédaignai lisit et dédaignât.V.26.L.31 defpotes charger luit dsfpotcs chargés.Corriger*.145) P.28.L.27 quelle fureté, 11 y A luit quelle fureté il y a.P.30.L.34approvifonement de pa-tiiluéi approvilionement de paris.P.31.L.33 et qui lutt et qu’il.P.38.L.ç a qu’il faille, litis a qui il faille.P.39.L.35 et je n’ai pas cru lisit mais je n’ai pas cru.P.109.L.ao en s’attachant la lettre, litis en fattachant a la lettre.L.21 cepadnât Usés cependant.L.11.avec lequel lists avec laquelle.P.lia.y.a il ne faut par douter, lisit il ne faut pas douter.P.113.y.13 qui ne réuniflent, lists qui fe réuniflent.P.11
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