Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
lundi 1 avril 1878
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1878-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
U»>^-aaas£t3P^ii^ feSH-Sl Î Ji‘lllui'1 i:li-Im i 'ifiJ-i’i*[|.litin.iHl i:Mih^/-,|iil:i ri lu h,t-l':i||;.ti:u i-)nltwM»ill):i.lliiJi.^£i' CANADA MUSICAL Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS 4-3.Année.No.12 .M,1, Un Morceau de Musique accompagne cliaquo Numéro.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.252 Rue Notre-Dame M O N T R HA L .'li'iiiiiiiiiTiiiHîiii aumrnm 'ife ii i wiiï'ifliiii itliiin üiiiriiiiiii^iijl!^ "'it '! ü! ¦':!»' i'i'l W;!!'if I ;» !''M-' v>y'wwV./V/.v:v yvwy SOMMAIRE.—Bulletin No.1 (le publications et d'importations récentes de la Maison A.J.Bouclier.Poésie : A J lector Hcr'102.Méhul.Correspondance Belge.Nouvelles musicales Canadiennes.O.1.Craig, accordeur et réparateur de Pianos.Musique : Rien «'est si heau i/ne mon Couvent, romance par J.B.I.abelle.Bibliographie musicale.Correspondance Parisienne, l.e choeur du Gésu.Conseils d'un professeur sur l’enseignement du piano, par A.Marmontel, [.SV/e.] IKcés.Abonnements reçus dans le cours du mois.Cale .drier et Guide des Organistes et Directeurs de chœurs.Table des matières.1er.Avril 1878, IajSOTWB! Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.lOcts.le numéro séparé.Déprimé pur )• B.Laplantk 30 Rue, St.Gabriel, Montréal.^ ^7989138 LE CANADA MUSICAL.178 i .¦» 1 V ' r BULLETIN No.1 DS L A EU AI SO IV 111 252, RUE NOTRE DAME, MONTREAL.{Spécialité pour Maisons d:Education.— Bureau du CAÎTAD.A Musique de Piano.-:o:- ASCHER.Alice, transcription de concert.70 do Fiamminn, Mazurka.40 do Galop Bachique.CO do Marche de la Reine.30 BEETHOVEN.Sonatine en Sol.2u EERNADAC.Les Etrennes, Mazurka.35 COMMETTANT.La Sympathie, Valse.35 De GRAU.Lc3 Clochettes, Galop.50 do II Corricolo, Galop.50 DEMEUR.Marche Militaire.30 DUVAL.Vive la Canadienne.35 FAVARGER.Faust.1.00 do Obcron .1.00 FUNKE.La Coquette.40 do LaFilcuso.50 do Le Souvenir.40 GASTON DE LILLE.Rêve Charmant.50 GOBBAERTS.Eva, Valse.CO do Grande Valse Brillante.75 do La Harpe céleste.40 do La Pluie d’or.50 da.Scintillante Mazurka.50 do Souffle Embaumé.G5 do Spe mo Arcana.GO do Valse des Soupirs.CO GODEFROID.L’Hirondelle Messagère.C0 do La Prière des Bardes.75 GORIA.Souvenir du Théâtre Italien.1.20 GOTTSCHALK.Chant du Martyr.75 do Dernière Espérance.1.25 do Jeunesse, Mazurka.50 do Miserere du Trouvère.1.25 do La Pasquinade.75 do Le Poète mourant.75 do Lo Printemps d’Amour.1.50 do La Radieuse.75 do La Savane.50 nENNES.Les Cloches du Village.C0 HESS.Gît vas-tu, petit Oiseau ?.40 do Valse des Adieux.50 H1TZ.Sapajou Galop.05 HOFFMAN, La Gazelle.50 JAELL.La Danse des Fées.CO JEANVRÜT.Les Moineaux.Polka.45 KETTERER.Chanson Créole.40 do Filigrane Polka.00 do Fleurs de Bruyères.50 do Le Triomphe, Valse.75 do Valse des Fleurs.70 do Valse des Roses.75 KINKEL.Les Cadeaux de Noël, Valse.25 do Les Confidences, Valse.50 do Presto subito.50 do Lo Retour des Hirondelles.50 do Sara Mazurka.50 do Skating Rink Valse.50 KONTSKI.Le Réveil du Lion, simplifié.1.00 KOWALSKI.Marche Hongroise.1.00 do Sur l’Adriatique.'.G0 do Vcntrc-à-tcrre, galop.1.00 KUIIE.Feu Follet.40 do Graziellu.50 Musique de Piano.-:o:- KUIIE.Rosée du Soir.KUI1LAU.Six Sonatines faciles, 2 livres, chacun, KUNKEL.Grande Marche Triomphale.1.LEDUC.Ravon du Soleil.LEYBACII.'Faust.Flûte Enchantée.Magali Valse.ÎVuidolinnta.Marcho brillante.Obéron.Othello.Le Retour.Aller et Retour.Lo Bal.Barbier do Séville.Cavalerie légère Galop.La Clochette du Couvent.Elisirc d’araoie.Fête au Village.Les Fleurs.Fleurs d’Oranger Valse.Gazza ladra.Mignonnctto Polka.Norma.Perles et Dentelles.Le Printemps.Puritani.Robin des Bois.Valse des Patineurs.Fenella Valse.Pas de Charge.La Tutelle.Soleil Levant.MERCIER.Souvenir de Fête.,.SIULLER.Feuilles d’Automne.NELDY.Voix du Ciel.PATTISON.Lever du Soleil.Feu Follet.Réveil do Fèe3.1.Rigoletto.Les Cloches de l’Amitié.L’Africaine o m 3 a B o a .3 - S 3 ° a 5.2 5 S a MATTEI, do MEYER, do PRUDENT, do do RENIICIL.ROSELLEN.ROUBIER.Suavita Mazurka SABATIER.Grande Marche Canadienne.SOOTTSON-CLARKE.Marche aux Flambeaux SLACK.Home, sweet Home .STREABBOG.Alien.RÎmiilifié do do do do do Alice, simplifié.La Charité.La Dame blanche.Faust.Polka des Sorcières.Rêve du Soir.40 75 .00 50 75 90 75 C0 G0 80 00 20 40 45 50 40 40 50 40 50 50 50 25 50 50 45 50 50 G5 75 75 50 50 40 CO 50 GO 70 .00 .75 50 75 ,40 ,25 ,50 ,40 ,35 ,35 WACHTMANN.Brise du Soir.do Fleur de Mai, Valse.WARREN.Tarn O Shanter.WILSON.A travers Champs.do La Clochette du Traîneau.WYMAN.Au bord do la Mer.do Chant de la Forêt.do Danso des Fées.do Echo dc3 Bois.do Evangéline.do Vagues Argentées.-.do Vagues Dorées.,.50 .30 ,.C0 ,.50 ,.G0 .50 ,.50 ,.50 .75 „G0 ,.C0 .40 ,.G0 .75 .00 ROMANCES Pour Maisons (l’Education.-:o:- Le Festin dans les Blés Gentille Alouette Inès Lc3 Adieux du Martyr.30 Aime les Oiseaux et les Fleurs.35 L’Amitié.25 L’Ange des jeunes Filles.30 Lo Bal.25 Béatrix.GO La Bûche do Noël.33 La Charité.30 Dieu, mon Enfant, to le rendra.30 Le Dodo de la Poupée.25 Loin de France., Mandolinata, [édition pour Pensionnats].La Mer se plaint toujours.La Montro de ma Murrains.3D .25 .30 Lo Moulin du Lnpin blanc.30 Ne t’en souviens-tu pas ?.25 Notre Religion, notro Langue, etc.30 O rendez-moi mon ciel 1.45 L’Orpheline.25 Oit vas-tu, petit Oiseau?.25 Petite Alouette.25 Petite Chanteuse.25 Petit Enfant, petite Fleur.25 LaPianomanie.50 La Piété.25 Pigeon vole.30 Le Portrait.25 La Poupée malade.35 Que je voudrais avoir vos ailes !.25 Rappelle-toi ! [édition pour Pensionnats].30 Réponds, petite Fleur.25 Le Rhin Allemand.25 La Roso et l’Enfant.30 Si j’étais grande Dame.25 Va, mon Vaisseau.25 Le Vieillard et l’Ormeau.25 Romances de Salon.L’AIlcluia d’Amour.GO Bonjour Clairette [duo].50 Bonjour Suzoa.50 Ce que disent les Fleurs.35 Le Cousin Charles.45 Entends-tu?.G5 Il me '.’avait promis .30 Pour qui ton coeur?.40 Rappelle-toi.50 Un Rêve do jeune Fille.30 Si tu savais.40 Le Testament d’un Coeur.35 Tout le long du Ruisseau.30 Tu me demandes pourquoi je l’aime.50 Voyage de l’Amour et du Temps .30 Expédiées PRAïffO BE PORT sus?réception du Prix marqué, 1 VOL.4.] [No.12.MONTREAL, 1er AVRIL 1878.y Vers dits par AI.Alounot-Sully, artiste do la Comédie-Françaiso, lo G janvier 1878, au Concert du Châtelet, entre la 2e et 3o partie do la Damnation de Faust.A HECTOR BERLIOZ.Voici que tout Paris célèbre ta mémoire, O sublime rêveur trop longtemps méconnu ! La lumière s’cst faite et ton jour est venu Et tu sors du dédain pour ontror dans la gloire ! A ton dernier soupir rien ne t'a consolé, Alais, si ton cccur blessé rendit ta fin plus procho, Pour tes vieux ennemis tu n’eus pas de roprocho ; Tu plaignis simplement ceux qui t’avaient silllé ! Pourtant, ô Berlioz, quand on a ton génie, C’est un amer destin do rester incompris Et de voir près do soi, commo par ironie Triompher sans efforts tant de petits esprits ! Est-ce assez maintenant de ta gloire posthume Pour nous faire oublier tes injustes douleurs ?Est-ce assez, pour nos jours passés dans l’amertume, Sur la tombe où tu dors do jetor quelques fleurs ?Non !—le néant ne prend que los êtres vulgaires, Et quand nous entendons tes surprenants accords, Songoant aux impuissants qui t’insultaient naguêros, Nous avons pitié d’eux car ils sont les vrais morts ! Ah ! tu sus à ton art te donner tout entier, Et tu vouas ta haine à ces âmes glacées Qui font de l’idéal un vulgaire métier, EL dont aucun amour n’éclmuffe les pensées ! C’est pourquoi te voilà désormais immortel, Commo tout ce qui vit dans l’immense nature, Commo l’aubo qui luit et le vent qui murmure Commo les astres d’or qui fourmillent au ciel ! Commo lo vaste essaim des passions humaines, Comme l’amour, hélas, et commo la douleur I Tu fais revivre en nous nos bonheurs et nos peines, Et chacun trouve en soi los accents do son cœur ! Puisse le douloureux souvenir de ta vie, O farouche lutteur, ô vieux maître indompté, Animer au combat les artist.s qu’on nio Et rendre plus sauvage encore leur volonté ! Ou plutôt, Berlioz ! aux époques futures Inspire lo respect d’apôtres comme toi, Et sauve pour toujours dos pleurs ot dos tortures Tous ceux qui défendront leur génie ot leur foi 1 Fais nous un cœur plus doux dans un osprit plus amplo, Brille sur l’avenir à travers lo tombeau, Et reste parmi nous comme un dernier exomplo Des victimos do l’art et des martyrs du beau ! Ciiaui.es Guandmouoin.-:o:- SV1 E H U L (l).l’eu do per.-onnos l’ont connu aussi intimomont quo moi.Liés ties notre première jeunesse, goûts, travaux, plaisirs, opinions, affections même, tout a été commun ontro nous, tout jusqu’au malheur; car, par uno espèce do sympathie que l'éloignement n’a pu détruira, si depuis doux ans nous souffrons pour des causes différentes, du moins souffrons-nous simultanément.Je devrais dira, avons-nous souffert, car scs peines sont tinios.Il n’en est pas ainsi dos miennes ; mais c'est un soulagement pour moi quo do m’ontrotenir de cot homme si regrettable à tant do titres, ot do publier de lui ce que j’en sais.Je lo dirai sans réticonco ; l’amitié n’en commando aucune à ma véracité.J o n’écris qu’uno notice ; jo l'affirme d’avance û ceux qui pourraient n’y voir qu’un éloge.Etienne-Ilenri (2) Aléhul naquit on 1703, à Givot.Dès l’âge de douze ans, il était organiste à l’abbayo do la Val-Dieu; c’est là qu’il apprit la composition.A seize ans, il vint à Paris, où il donna quelque temps des leçons do piano, après en avoir reçu d’Edclman, musicien habilo, à qui notro scèno lyrique doit l’acte d’Ariane.Gluck opérait alors uno grande révolution dans la musique française.C’est par cet hommo de génie.quo Aléhul fut initié dans les secrets d’un art dont il avait aussi lo génie.Quelques succès obtenus au concort spirituel liront bientôt concevoir du talent de Aléhul dos espérances, que son opéra d’Euplirosine a surpassées.Jo me rappollo cncoro l'impression que produisit co bel ouvrage, où tous los goures do stylo sont omployés par un talent supérieur dans tous les genres.Lo public tombait do surprise en surprise; il ne concevait pas qu’il fût donné à un hommo de passer avec cette facilité du gracieux au sévère, du plaisant au pathétique, du touchant au terrible, et d'atteindro, dans tous les sens, les bornes do l’art en 1 é-tendant.Lo grand-opéra de Corn et A onzo, représenté après Eu-phiûsine, n’obtint pas autant do succès.On so sera sans (1) Colle n dice écrite en 1817, à l'énorme rie la mort rie Méhul.tait partie des Œuvres d'Antoine-Vincent Arnault (l’aris, llossangc, 1827, t.V ,p.4G1 ).L’auteur, proscrit bonapar iste.habitait alors la ville de la Haye, où il était cacilé : il avait été l'nmi et îe collaborateur du grand musicien que la I*rance Venait de perdre (18 octobre 1817), et personne ne pouvait en parler mieux que lui.Eétis n’a pas cunnu sans doute la notice d'Arr.ault.car il ne ln cite pas dans sa Uiogr.unie.îles musiciens (t.VI.p.55).(2> Xicolas (et non Henri), conformément ù l'acte de naissance de Aléhul, publié dans le Vu idc musical du 20 juillet 1877. ISO LE CANADA MUSICAL.iloulo empressé d’en conclure que lo jeune compositeur c’avait pu soutenir son premier élan, et qu’on i»e devait rien attendre de lui qui réj ondit à son premier ouvrago: c’est idnsi (|iie l'envie se cou oie d’ordinaire d’un premier triomphe, L’onvio Ovtte lois aurait ou tort Composé longtemps avant Euphrosine, Ocra était îéellement lo premier ouvrago ilo Méhul.Ht quel progrès du premier au second! mais Cora ayant attendu six ans que l’ucndé.uic do musiquo dai-gnfit s’en occuper, on tit payor à l'homme do vingt-six ans dos fautes qui lui auraient été pardonnéo.à vingt; et Méhul, par cetto lenteur, sombla avoir rétrogradé dans une carrière où il s’était avancé à pas do géant.Stratonice on fut une nouvelle prouvo.Cet acte, qui, comme production littéraire est plein d’osprit, do grâce et de vr.iio sensibilité, réunit au plus haut dogré ces qualités comme composition musicale.C'est un ouvrage parfait, où, par la mé.odio et l’expiession du chant le plus naturel, Méhul rivalise Sacchini, sans cesser de rivaliser Gluck par les intentions ingénieuses et la riche harmonie do ses accompagnements.L’opéra d’Adrien devait suivre celui do Stratonice.Do grandes dépenses avaient été faites pour l’établir avec magnificence.On attribua à dos intentions politiques co qui n’était fait que dans l’intérêt dos arts.L’ouvrage ayant été dénoncé à la tribune législative, il fallut en ajourner lo succès.On était on 1792, Adrien no put être applaudi qu’on 1800.Méhul no put atténuer les préventions qu'Adrien avait excitées qu’on mettant en musiquo l’acte d'Horathts Codés, sujet républicain, mais non révolutionnaire.Grâce à cotte déléronce, il parvint à faire permettre la représentation do PArosine et M lidore.Cet opéra accrut encore la réputation du musicien, qui développait do nouveaux moyens toutes les fois qu’il composait un nouvel ouvrage.C’est encoro un houreux mélange do co que le génie peut inspirer do plus touchant et de plus énergique.Le finale du promior acte do Mélidoie est peut-être lo plus parfait qui soit au théâtro.L’effet en est prodigieux.11 faut cependant convenir que cet effet terrible nuit musicalement à, celui du second acte, qui est tout entier d’un genre gracieux et sentimental.L’intention où l’auteur du poème était de modifier son plan conformément à cetto observation, intention qu’il n’a pas eu lo temps do réaliser, a soulo interrompu -le cours des représentations de cet opéra, retiré du théâtre depuis vingt ans, malgré les applaudissements qu’il a obtenus à sa roprise, comme dans sa nouvoauté.Nous no poursuivrons pas l’examen particulier do tous les ouvrages do Méhul.Aussi laborieux que fécond, il a composé, tant pour le grand-opéra quo pour l’opéra-comique, une trentaine d’ouvrages; tous n’ont pas obtonu la même faveur, tous n'y avait pas un droit égal ; mais on reconnaît dans chacun d’eux le talent, ou, disons mieux, lo génie du maître.Aux ouvrages que nous avons signalés, ajoutons cependant Vlento (Jthaï, et Joseph, ouvrages tous trois originaux, et tous trois de couleurs si différentes.Qui peut mieux constat r l'iiiépuisablo variété du talent de Méhul, que la coin-paramon de ces trois opéras écrits chacun d’un style particulier?Quoi do plus mélancolique (\\i’Uthd.de plus religieux que Joseph, do plus bouffon que l'iruto ?Quel estdonc ce Proti ée qui revêt à volonté toutes les formes ; cet esprit qui, formé do tous les genres d’esprit, écrit avec une égale I criée lion sous la dictée îles Hardes, des Prophètes et d’Arlequin ?Qu’on mo pardonne cetto saiilio; elle n’est pas sans analogie avec l’î a to et peint assez exactement, co me son, blo, les giâee.-> à la lois balourdes et Spirituelles qui caractérLent ce singulier chef-d’œuvre.Une circonstance assez g do n’ajotUa pas pou do piquant au grand succès do Vhnto.Depuis que lo pouvoir suprême avait été déféré à un général, qui affectait pour la musique indienne une prédilection pou encourageante pour les coin ; ositçurs français, et souvent injusto, les journ .listes, et particulièrement ce misérable Geoffroy, décriaient impitoyab'o ment tout opéra dont l’autour no portait pas un nom à désinence italienne.Méhul, pour échapper à cetto malveillante prévention, et donner en même temps un démontià sos juges, fit annoncer l’hato comme parodié do l’italien, sur la musiquo do Paisiello.Voilà comme Méhul devrait travailler ! s’écria lo critique, qui ne fut pas moins dupo que le public.Le succès bien confirmé, Méhul se nomma.Les rieurs no furent pas pour Geoffroy : il n’osa copendant pas révoquer des éloges qu’il avait donnés au uom, bion plus qu’au talent; mais Dieu sait s’il s’en vengea ! Indépendamment de ses opéras, Méhul a ou en musiquo plusieurs poèmes composés, soit pour des solennités républi-caincs, par Chénier ; soit par Arnault, ou par Fontanos, pour des fêtes que présidait Napoléon.Co chant, qui avoe ks Français a fait le tour do l’Europe, co chant qui a tout ensemble l’accent do la menace et celui du triomphe, le Chant du Départ, était de Méhul.Napoléon, qui a trop fait peut-être pour dos musiciens étrangers, no fut cependant pas absolument injusto pour lo promior musicien do l’école française, qu’il s’était décidé à estimer sur parole.11 lui donna une pension do doux mille francs.Il avait voulu taire davantage, et porter Méhul, en lo moltant à la têto do sa musique, au nivoau de David qu'il avait nommé son premier peintre ; chût été justice.Si cela n’a pas été fait, c’est à Méhul qu’il faut s’en prendre ; à lui seul appartient la faute de l’empereur; mais cetto faute lui est trop honorable pour que nous n’en fassions pas connaître lo motif.Averti par le grand maréchal du palais, do l’intention du prince, Méhul avait demandé que la place et les avantages qu’on y attachait tussent partagés entre lui et M.Cherubini, dont il admirait le talont, et dont il connaissait.les besoins.La fierté impériale vit une condition dans cetto proposition, fuite d’ailleurs en faveur d’un hommo qui ne lui était pas agréablo: “ Jo voux, dit Napo-“ léon, un maître do chapelle qui fasse do la musiquo, et “ non du bruit.” Et il nomma l’autour des Bardes.Méhul fut plus chagriné pour son ami que pour lui-même do ce revers, et nous no devons pas trop nous on affliger : si nous n’avons aucun motet de lui, quelques opéras do plus nous en dédommagent amplement.Lo plus important do ses derniers ouvrages est l’opéra d’Amphion, qui.à beaucoup près, n’a pas obtenu lo succès qu’il méritait.11 abondait en beautés do toute espèce .Méhul l’avait consacré à l'expression du sentiment qui l’anima touto sa vio ; il y avait employé tous scs efforts pour donner au langage do l’amitié tout io eharmo qu’olle avait pour lui, et par lui.Il y a réussi ; mais on vain ! Cetto bollo production de son cœur était pourtant composéo dans lo système qui a valu tant de succès à son autour.Quel était ce s'.stômo?celui do prendro pour base du chant la déclamation naturelle.Ces inflexions do voix par lesquelles la passion prête tant do forco aux phrases, ot même aux mots los plus simples, sont colles que Méhul recherchait.Co n’était pas à l’Opéra quo cotto étude le conduisait habituellement, mais au Théâtre Français ; et plus d’un passago dont l’énergique vérité nous enlève, ou dont h giâco naturelle nous ravit, n’est qu’uno modulation d’un trait surpris soit à Talma, soit à cotto incomparable Mars, dont les accents sont déjà do la mélodie.Ces accents, Méhul les soutient par uno harmonie qui, véritablo commentaire, point co qui so passe dans lo cœur mémo dos porsonnngos, et exprime ce quo les vers laissentà dire ! Dans losouvrag s de co maîtro, los parties do l’orchestre sont moins un accessoire qu’un complément.Mais dans quollo discussion vais-jo mo jotor ?Comme lo sauvago auditoire que eharmo la lyre d’ürphéo, tout à fait ignorant dans l’art à la puissance duquel j’obéis, jo suis iié pour sentir lo génie de Méhul, ot non pour lo juger Mais il est d’autres rapports sous losquols ii n’a pus moins do dioits aux regrets qu’il oxcite; ccs rapports-là, j’en suis jugo ; j’en vais parla-.Non moins favorisé par la nature en co qui.regaido le cœur qu’on co qui tient au génio, Méhul avait un caractère LE CANADA MUSICAL iâi élevé comme son talent ; caractère formé d’une sensibilité profonde, alliée à uno grando énergie et à la plus sévère intégrité.Son âme, à la fois tendre et forto, était ouverte à toutes les passions, et les combattait toutes, hors colle do la gloiro Do lût, dans toutes les manières do Méliul, uno cer.taino austérité qui n’était pas sans grâce.La générosité fut habitude on lui.S’il s’agissait d’un autre, jo chercherais dans sa vio quolques traits pour lo prouver; quant à lui, jo n’on connais qu’uno prouvo, c’est sa vio tout entière.Ajoutez à ces qualités uno imagination ardonto et cependant un esprit justo et délié, lo jugement lo plus sain, la pénétration la plus profondo, un goût délicat en tout, joints à uno élocution aussi corrccto quo facile, et enfin un talent particulier pour jeter de l’intérêt dans tous les genres de conversations, et vous aurez à pou près une idée do co que fut Méliul, l’un des hommes los plus attachants quo j’aie rencontrés.Le trait suivant donnera uno idée do sa passion pour la gloiro.M.Lenoir, lieutenant de police, prônait il Méhul un vif intérêt.Un jour que co magistrat lo lui témoignait avec affection, soyez assez bon, dit vivement lo jeune musicien, pour m’en donnor sur lo champ uno prouve.—Laquelle ?— Jo n’ai pas oncoro do réputation, jo puis m’on fairo uno.On m’a confié un opéra; jo veux qu’il soit mis en musiquo dans six mois.Mais comment fairo ?je suis assailli de distractions.Soyez assez bon, monseigneur, pour mo fairo enfermer six mois à la Bastillo.Monsoignour ne fut pas assez bon pour cela.Méhul n’avait alors que vingt ans : le géolicr qu’on lui refusa, il le trouva dans lui-même; et quand lo travail lo réclamait, co géolier-Iû était incorruptible.C’est ainsi que dans le cours d’une vio moins longue quo remplie, et que les devoirs disputaient souvent à l’étude, il a composé un si grand nombre d’ouvi-agos.Indépendamment do ceux quo l’on connaît, on on trouvera dans son portofeuiüo un dernier auquel il attachait une grando importance, c’ost un Sésostris.(Tragédie lyriquo do MM.Jouy et Arnault, reçue à l’Opéra en 1811.) Méhul avait été bon fils; il a été bon père.Adéfaut d’enfants (il n’en eut pas de son mariage avec la fille du docteur Gastaldi), c’ost à un nevou qu’il rendit los soins dont lui-même avait été l’objet.L’enfant do sui affection l’est aussi do son talent.Méhul lui a transmis la tradition qu’il tonait do Gluck ; et tout fait présumer quo cojouno homme, qui, après avoir remporté lo grand prix do composition musicale û l’Institut, a été envoyé on Italie, sera lo succossour du grand artiste dont il est élève (1) Méhul est mort à cinquante-quatre ans.Si grands quo soiont les honneurs qu’on rond à ses rest, s, ils no pouvont être excessifs.La perte que les arts viennent do faire est immense : cello quo fait l’amitié est irréparable.Heureux pourtant, dans co jour do deuil, coux dos amis do Ménul qui ont pu lui rendre los derniers devoirs et lui porter jusqu’au dernier asile l’étcrnol adieu ! A.Y.Arnault.Xe Guide Musical.(1) Cette présomption est justifiée.Depuis la publication de cette notice, M.d’Ossoigne s’est classé parmi nos compositeurs les plus distingués, par lu musique des Deux Salem, et par Es morceaux qu’ii a lait dans YaLnline de Milan, opéra posthume de son oncle.A.Y.Arnault.Joseph Daussoigue (et non d’Ossoigne, comme lo dit Arnault), né à Givet le 10 juiu 1790, membre de l’Académie royale de Belgique, ancien directeur du Conservatoire de musique de Liège, mort dans cotte ville le 10 mars 1875.Son fils Alexandre (né à Liège le 20 mars 1830.) est un pianiste-compositeur qui lait honneur au double nom qu’il porte, il a longtemps habité la France et l’Angleterre, et tout récemment il est vcuu se fixer à Bruxelles.Il y a dans le supp'émcnt do la Diogr.univ.des musiciens par Arthur l’ougin, un article complémentaire sur Daussoigue père et une note sur Daussoigue fils (t.1er, p.23S.) COIUIESPONDANCE BELGE.XII.(Spéciale pour le “ Canada Musical.”) -:o:- Liéoe, co 7 Mars 1870.Bruxeli.es.—Lo bilan do co mois so soldo on sointno par pou do choso qui vaillo.A la Monnaio après bien des tâtonnements—pas toujours du goût du public—la direction a enfin jeté les yeux sur Lohengrin comme la soulo planche do salut qui lui restât.Elle a été heureuso dans son choix et cotte reprise a été une véritablo solonnité.Il y a huit ans, en IS70, l’apparition do cot opéra—bien qu’éveillant quelques craintes chez les vordistos, puristos ot mélodistes— avait été accueillie avec un élan au moins égal.La prosso ontièro.y compris los principaux journaux étrangers, sont aujourd’hui, commo alors, unanimes û louer également l’œu-vro, la miso on scèno ot l’interprétation ; il résulterait d’après leur diro quo Richard Wagner, lui-mêmo, n’aurait rion à désavouer.Et cependant! ! ! on sait si lo maître ost méticuleux, entier, et à cheval sur les détails.Mais il ost vraisemblable que dos “ péchés de jounosso ” ’commo Tannhau-ser, Lohengrin et lo Vaisseau fantôme,lui apparaissont maintenant sous un trop petit jour ; il préfère s’onfoncor davantage encore dans des Tétralogies et autres extravagances.Cola lui réussit si bien ! que l’on comprend aisément eo dédain tout patornol.Gageons que ses partisans—ot ils sont très-nombreux—lo diront fâché do cctto ropriso qui porto une si préjudiciable atteinte à son nouveau genre,” à co gonro qui lui a fait engendrer G•—-v —9-< —y— ges, Los vents, les fri eo Vient al - té - rcr mas lies scenrs, ca - pri A.J.Boucher, Editeur.Muutréul, LE CANADA MUSICAL.Is5 —N— -V-V I- X- scs frais oui- bra - ges, So ni cher les et sans ma-li - co Tout s’enfuit au pro et les eaux, du cou - rant 1/ -été voit sous Le mô - me soir, po - tits oi-mier crois- —é- g '~ ¦o- -&¦ -N-N —s- Ali! rnauiau, Ah ! rnauiau, &c.j’- eu affo-le ! Lé - uis uioi, quo j’y vo- lo ! -seaux.-saut.je pars Ali ! oui vrai- —-V—V g—g 9 y y y Rien n’est si Kieuu’est si beau quo mou Cou - vent! beau que nua Couvent ! meut, g g » — a 1-g~ ¦9-: ~a~v~ 3 Parfois ma prison semble noire, C’est quand je songe à l’avenir.Je rêve succès sans déboire, Fortune, honneur, fête et plaisir.Mais quand sous la vague nageuse, Je vois une barque sombrer: Oh ! grand Dieu ! (pie jo suis heureuse, Je vis à l’abri du danger P Ah ! maman j’en affole.Léuis-moi, quo j’y vole.Embrasse-iuoi—je pars—Ah ! oui vraiment, Rien n’est si beau que mon Couvent ! 4 Quand seize lustres sur ma tête Auront passé, la blanchissant : Et qu’au manoir, aux jours do fête, Les bébés loueront Grand’ maman : Si mou Yvon fait la sorcière Pour s’en aller vivre au Couvent Laisse-la dirai-je à sa mère, Blanche écoute mon dernier chant : Plus je vais, plus j’y pense, Après expérience, Ma tille, tu lo sais—Ah ! oui vraiment, Rien ne fut beau que mon Couvent! 186 LE CANADA MUSICAL.BIBLIOGRAPHIE MUSICALE.Nouvalles publications st réimpressions de la Maison A.J.Boucher- II.VAN TAL.Doux Espoir.—(Prix: 30 conta.) Mélodie sur un rhythme do polka-mazurka ; cela pout paraître étrange à première vue ; l’autour so tiro cependant d’affairo très-aisémont; son Doux Espoir sera recherché lui aussi des talents naissants qui commencent déjà à voler un poil do lours propres ailes.ED.D’A-RCII Ail BEAU.Deux valses: No.1.La Gauloise, valse.2.L'Etoile du Sud, valse.Du même.Couleurs nationales, trois danses pour le piano.— (Eodowa, polka-mazurka, valso.) Los danses do M.d’Arohambeau sont écrites dans une forme correcte qui habille des pensées élégantes ot qui no manquent pas de charme.Do plus, elles font d’une exécution tiès-faeilos et sont destinées aux élèves de petito force.A.PEASE.Delta-Kappa.—Ce titre, puisé dans l’alphabet groc, (on ne sait trop pourquoi), cache une marcho d’un effet bruyant, martial, et tout à fait guerrier : c’est tout à fait le genre qu’affectionnent les sociétés de fanfares, pour lesquelles Delta-Kappa pourrait être transcrit avantageusement.W.BEEGÉ.La Couronne, mazurka de salon.—Joli morceau d’un rhythme gracieux, et do boaucoup d’efïot.Destiné aux pianistes de bonne moycnno force, à qui il procurera, dans les salcns, dos ovations toujours flatteuses et toujours agréables G.LUDOVIC.Le Bouquet de Hoses.— Sous ce titre, M.Ludovic a réuni six danses pour piano, faciles, sautillantes, simplement et convenablement faites.Il y a une valso, une polka, uno polka-mazurka, un schottish, une redowa et un galop).C’est un répertoire complet do sauterie mignonne ot amusante.G.LUDOVIC.L'êglantine, valse.— Egalement facile, commo les précédentes, mais un pou pilus développée.J.PATEIE.Fantaisies pour piano et violon.—Encore uno œuvro utilo, dans un autre genro, aux violonistes amateurs do petito force qui recherchent la facilité ot le brio tout ensemblo.M.Patrie a arrangé aussi très-agréabloment des motifs des principaux opéras du répertoire : Lucie de Lam-mermoor, de Donizetti, et la Fille du Régiment ont été los premiers mis à contributions.D’autres suivront sans douto.G.KINKEL.Sicilienne.—C’est l’un dos pilua jolis morceaux do genro do cet auteur pirolifiquo.Tout plein do giâco ot do légèreté, d’un dessin fort élégant ot d'un rhyth-ino doux ot accontué tout ensemblo.G.KINKEL.Skating-Rink.—,Sous co titro à la modo du jour, M.Kinkol a.écrit uno valso trôs-ontraînanto on mémo temps que facile à jouor, avoc un piou do bonne volonté, cola va commo sur dos roulettes.G.KINKEL.Caprice-Polka.— Un pieu plus difficile quo les précédonts morcoaux.La facture ost soignée, éléganto, ot le rhythme fort gracieux.Jolie danse do salon pour los élèves do petito moyonno force.CIlAlîLES LE DUC.L'Oiseau de la forêt, morceau do salon.—Ecrit dans la note mélancoliquo ot douce des romances ; il rappelle pout-êtro un pieu trop la Prière d'une vierge, d’universollo et populaire mémoire.Mais co tort là sera, il est vrai, uno raison piour ceux qui aiment cotte fa-mouso Prière.L.GOTTSCIIALK.Le poète mourant, méditation piour piano.—Morceau brillant et facile à la fois; le chant grave ot pilaintif so dévoloppe houreusomont avoc uno progression habilo d’offots.Très-recommandable aux jounos pianistes qui commencent à ossayor leurs ailes.L.GOTTSCIIALK.Le chant du Martyr, caprice religieux.—Mémo remarque à faire, mêmes mérites à signaler que dans lo Poète mourant, avoc un caractère un pieu différent.Ici, la difficulté est plus grande et l’exécution exige une pratique plus exercée; c’est un degré do plus dans I échollo du mécanisme.Eu même tempis que morceau do salon, lo Chant du Martyr est un très-bon exorcico do la main droite : double avantago.G.KINKEL.Presto Subito, galop brillant.— Les facilités diminuent ici au profit do l’offot.Il y a do la fougue ot do l’entrain, dans co galop do AI.Kinkol.— Los élèves y trouveront aussi un excellent oxercico do doux doigts, pour la main droito, on même temps que c’est un joli morceau do salon.G KINKEL.Le retour des Hirondelles, mazurka.—Encore un morceau à offot, dans la force moyenno, d’un tour vif et distingué.On a tant fait en ces derniers tempis, de mazurkas do piolkas et do x’edowas, que l’on est heureux d’on saluer, qui sorfont do l’ordinaire ot se caractérisent piar do sérieuses qualités ; le Retour des Hirondelles ost une de celles-là.J.B.SlNGELEE.Sêmiramis, fantaisio brillanto pour violon avoc accompagnement do piiano.— AI.Singeléo se connaît dans l’art délicat do fairo chantor aux instruments à cordes lo répiertoire des théâtres lyriques.Si la chose ost arduo piour lo piano, elle l’est plus encore pour lo violon,— bien que l’on en abuse tant, sans se doutor dos ornières où l’on patauge.Cotto fantaisio sur Sêmiramis est uno œuvro bien fai to et attrayante par lo sujot même do l’opéra dont ollo réunit les piorlcs en chapelet.Violoniste ot accompiagna-teur y trouveront lour profit ot leur agrément.L.STEEABBOG.Kermesse villageoise.“ Polka des polichinelles.“ Jja lanterne magique, quadrille.“ Babil des fauvettes, valso mignonno, sur uue romance do J.L.Baltmann.Cos différents morcoaux continuent la sério d’œuvres que AI.Streabbog compioso depuis longtemps déjà, ot avoc un grand succès, piour los enfants.11 a su trouver, chose rare, la note simpilo ot en même tempis distinguée qui convient ot quo pou savent atteindre.Toutes cos œuvres sont écrites dans un stylo très-pur et, pour être très-faciles, n’en sont pas moins très agréables.C'est ce que n’ont pias la plupart des morcoaux compiosés piour los commençants.A co propos il serait à souhaiter quo los compositeurs do genro sortissent do temps on temps do cos sompiiternolles formules musicales qui roposont invariablement sur los doux accords fondamentaux ; à pioino trouvo-t-on parfois un accord do sixto augmentée pour varier ; ot puis c’ost tout : II no résulto naturellement do cola aucuno distinction dans los idées toujours piauvromont habillées.Nous no voyons pas trop pourquoi nos compositeurs voudraient privor les jeunes pianistes qui ont lour goût à former des jouissances harmoniques rcsorvées jusqu’ici aux artistes consommés.11 nous parait plus que tomps de recommander aux compositeurs qui écrivent spiécialomont pour los élèves do suivro uno LE CANADA MUSICAL.voio qui los éloigné do la vulgarité on rnusiquo, sous poino do faire tomber pou à pou l’art du piano dans un discrédit et uno décadence énévitablcs.-:o:- CORRESPONDANCE PARISIENNE.-:o:- Paris, 13 mars 1873.Pou do nouvelles.Los concerts commencent; cependant, les noms quo l’on retrouve le plus souvent sont ceux do Melle.Tuyau, uno violoniste qui devient célébré, MM.Delsart, Lamoury et Gros St Ango, les violoncellistes.MM.Sivori, Planol, Lc-long, los violonistes, Molle Taine et Mme.Lebrun, los organistes; toutes doux ont été élèves de M.Moonen, etc., etc.Mllo.Taino est uno rivalo sériouso pour Mmo Lebrun, son ainéo, déjà bien connue du public.Lo3 concerts Colonne sont toujours à la modo.Après la Damnai'on de Fan.st do Berlioz, on a donné ta Fille du Foi des Aulnes do Niels Gado, lo compositeur Danois, mais les difficultés d’uno représentation somblablo après uno ou doux répétitions sont si grandes quo l’expression réelle du compositeur no peut pas être garantio à une première ou deuxièmo exécution, et lo public a été un peu froid.M.Pasdoloup a obtenu du gouvernement une subvention do 25,030 francs.C’est la première fois, je crois, qu’un gouvernement subventionne une ontropriso do concerts ot jo n’on suis pas fâché, car j’ai toujours réclamé pour les concerts classiques un pou do cot argent que l’on no prodiguait quo trop souvent aux théâtros quasi-lyriquos qui n’ont réussi qu’à tomber avant le terme do leur exploitation, en améliorant davantage oneoro lo goût du public pour l’opérelto frivole ; cela n’a rien d'é'onnant, lo gonro lyriquo paraissait si pauvre et l’opéretlo est au moins intéressante.Mais pourquoi M.Colonne n’aurait il pas sa part do subvention ?Les concerts do Crcssonnois au Théâtre de la Porto St.Martin continuent toujours, quoique nous do itions fort quo l'improssario gagne do l’argent.Et notez quo les concerts do Crcssonnois sont plus variés et par là plus intéressants au public ordinaire que los concerts exclusivement composés de musique classiquo.Que voulez vous?Lo public est fait ainsi.La routine I Co n’est pas eneoro entré dans les habitudes du public d’aller ontondro dos morceaux intéressants qu'ils comprennent.Ils préfèrent ontondro chez Pasdoloup, des symphonies qu’ils no comprennent pas.L’essai fait au cirquo Fernando, par Léon Martin, n’a pas réussi.Comment M.Crossonnois veut-il réussir?Si oneoro il existait à Paris uno salle do concert capable do tenir un millier de personnes, mais voici les salles de Paris: Salle Horz.700 personnes.S;dlo Erard.500 11 Salle Ploycl.350 “ Sallo Ph.Hcrz.300 » Ces salles sont au moins dans le centro do ht ville.On l.âtit actuellement uno autre sallo à l’exposition qui contiendra 5 à G000 personnes, mais si cctto sallo est propre à l’oxécution dos grandes œuvres par des orchostrcs et des chœurs formidables, combien do fois par an scrvira-t-ollo ?Jo lo domantlo aux entrepreneurs qui ont l’habitudo de réunir do grandes masses chorales et qui savent, par conséquent, ce que cela coûte.Puis, quels frais d’entrotien d'une si grando salle quand elle rostera inoccupée.Il suffit de jeter un coup d’œil sur la carte do Paris pour voir que cetto sallo ost trop loin du contre do Paris, quo du Boulevard des Italiens ou do Notre-Dame, il faut uno heure pour 1S7 s’y rendre.Comment doue ponton espérer remplir un aussi grand espace où un orchestre do lit), S3 ou 100 musiciens sera insuffisant pour remplir lo vaisseau.C’est au milieu do Paris qu’il fallait uno sallo capable do tenir 3,500 personnes.C’est un impressario qu'il faut qui saura organiser des concerts monstres, où l’on ontomba los grands artistes pour un f'anc d’entréo, que cot impros-sario.s’appoilo Halanzœr ou Barnum, mais il faut absolument uno réforme dans la manière do donner des concerts.Il faut diriger lo goût du public, mais ni MM.Pasdoloup, Colonne,Crcssonnois, Martin no l’ont oneoro compris.Il nous faut un second Jullion.L.Moonen, LE CHŒUR DU CESU.A Pâques 187.'', le cl (mtr actuel du Gè.-u comptera dix aimées d’existence.Ce l ips de temps, assez court en lui-même, lait cependant époque dans les annales de nos associations musicales, d’ordinaire si épl.én ères.En effet, nous sommes à nous demander si l’on rencontre, en Canad i, plusieurs chœurs dans lesquels on soit p r-venu à maintenir, pan Luit dix ans, la plus parfaite harmonie, tout en conservant lour direction et leur organisation primitives.C’est ce point satisfaisant que nous nous plaisons à noter ici, en faveur du chœur du Gésu.Et, comme un certain nombre do nos lecteurs ont fait partie de ce chœur,— que beaucoup d’autres lui ont toujours manifesté un bien vif intérêt, nous pensons leur être agréable en consignant ici son état de service et en signalant brièvement les faits les plus intéressants qui ont marqué sa jeune existence.Dès l’ouverture du Gésu, le 3 Décembre 1861, le chant avait été confie au chœur des élèves du collège Ste.Mario, sous l’habile direction du iîévd.Père Eleek : un second chœur, composé exclusivement de voix d’hommes, et recruté principalement parmi les membrrs musiciens de VUnion Catholique occupait la principa!c tribune et alternait avec les élèves.Ce dernier chœur, qui dans Ira commencements avait donné signe d’énergie, dut toutefois bientôt subir le sort qui menace si impitoyablement la plupart de nos organisations musicales, et, lorsqu'à Pâques 1808, M.A.J.Doucher fut appelé à établir un chœur permanant, de voix mixtes, il ne trouva que quelques débris épars des organisations précédentes,— encore n’y eut-il que deux on trois des anciens membres qui voulussent j s’astreindre aux exigences de répétitions régulières et suivies.Une organisation toute nouvelle devenait donc nécessaire.L’or-j guc confié aux mains habiles de M.Dominique Ducliarme, ( qui l'a conservé, sans interruption, jusqu’à ce jour, ) était déjà un | bon point eu faveur de la nouvelle association.En pou de jours, une l cinquantaine de chantres répondaient cordialement à l’appel que leur avait adressé le nouveau directeur.Ainsi fut formé le chœur actuel du Gésu, basé sur le maintien constant de l’harmonie entre scs membres, qu’animent à un hautdcgié le bon goût et l'amour de Part musical : ils ont adopté pour devise Excelsior, et ils ont en vue, dans la culture assidue de Part, le mobile le plus excellent— Ad majore m D/i g/oriam.Nous plaç ms sous les yeux de nos lecteurs la liste des principales messes chantées par le chœur : à l’exception de celles de Mor-cadantc et de Concorie, clics ont toutes été exécutées avec accomp :-gncincnt d'orchestre. iss LE CANADA MÜSICAL.H > X M ~ X C 03 ï S Ces messes, avec celle de “ Ste.'Thérèse, ” de La Hache, celle de Winter, la Royale et celle du Second ton, harmonisées à quatre parties, ( 22 en tout, ) composent le répertoire actuel.Le chœur du Gésu a eu l’avantage d’accueillir, à diverses reprises, plusieurs artistes distingués de passage à Montréal,— entre autres, les violonistes Camille Urso et F.Jehin-Prume, Toboïstc regretté Baricelli, le clarinettiste Mclnnis, le violoncelliste Jacquard, les organistes William Piergé ( de l’Eglise St.François Xavier de New-York, ) F.II.Torrington ( résidant actuellement à Toronto, ) et Gustave Gagnon, de Québec, auxquels il convient d’ajouter MM.Octave Peltier et Samuel Mitchell, de Montréal,— et, au nombre des cantatrices et chanteurs, Madame Petipas, Madame Branchaud, ( de Boston, ) Madame F.Jehin-Prume, Ilosa d’E-rina, MM.Rudolphscn, et Delà Hunt, ( de Boston, ) et, tout récemment encore, MM.Roc et Rapier, qui tous ont gracieusement rehaussé de leur concours artistique l’exécution musicale au Gésu.En dehors de ses travaux ordinaire, le chœur a encore organisé, pendant ces dix ans, plus de vingt cinq concerts, consacrés, 1a plupart, à des buts de bienfaisance et de charité : nous ne pensons pas, exagérer en fixant le produit tqtal des bénéfices net, de ces séances •1 § 3, 000.Au nombre des plus intéressants concerts, citons : — Celui du 15 Septembre, ÎS'JS ; on y entendait pour la première fois à Montréal, le Stabat Mater de Rossini, exécuté en entier et avec accompagnement d’orchestre, par des amateurs Canadiens.-Celui du 1er juillet, IS;>9, où fut donné la célèbre Messe Solennel-le de Rossini.Cctie belle exécution, ainsi que le précédent concert, avait îéuni le précieux concours do l’éminantc artiste Madame Po'.ipas, de MM.F.A.Lavoie, N.Beaudry et des rcgrettésP.N.Lamothe, Frs.Guéncttc et Aug.Valois.—Celui du 15 décembre, 1870, pour célébrer le centenaire de l’illustre Beethoven : le chœur, du Gésu est la seule association musicale en Canada qui se soit souvenu de cette date mémorable.— Le brillant concert opératique donné le 15 avril 1872 : ou y exécuta, avec accompagnement d’orchestre, les plus intéressants fragments de Martha, suivis d’extraits de Lucie, Lucrèce Borgia, Fra Diavolo, etc.— Le concert sacré offert à sa grandeur Mgr.Bourget, Evêquo de Montréal, eu son Palais Episcopal, le 22 octobre, 1S72,— charmant Bouquet Musical qui couronna admirablement, les “ Noces d’or ” de notre digne Evêque.—Legrand concert donné à 11 salle Bonsecours, le 8 octobre 1871, en faveur de M.Calixa Lavallée, ( qui poursuivait alors ses études musicales à Paris.) A cette séance, fut exécutée, par le chœur et l’orchestre, une cantate parfaitement réussie et composée à Paris, pour la circonstance, par le bénéficiaire.— L’exécution, 'avec l’innovation de costumes, du Désert de, FéliciinDavid, à la salle Académique du Gésu, le 12 janvier, 1875 — en faveur de l’érection de deux autels ( l’un à Ste.Cécile, l’autre à Ste.Philomêne, ) dans l’Eglise du Gésu : cette soirée fut peut-être le succès pécuniaire le plus complet du chœur.Enfin le 5 juin, 1876, le chœur et l’Orchestre du Gésu, ( aux.quels s’étaient joints MM.Prumc, Lavallée et Fowler et plusieurs amateurs distingués,) prêtaient gracieusement leur concours à l’occasion du concert d’adieu donné par M.François Boucher, fils, avant son départ pour la Belgique.C’est encore le Chœur du Gésu qui prit l’initiative du grand Jubilé musical Provincial, qui eut lieu, avec le plus grand succès, à l’occasion de l’iuauguration du nouvel Hôtel de Ville des Trois-Rivières, le 12 octobre 1872, et où se trouvaient réunis près de 150 musiciens— chanteurs et instrumentistes— accourus de toutes les parties de la Province.Un second concert fut donné par le chœur, à Trois-Rivières, au bénéfice de scs pauvres, le 25 Septembre, 1875.N’oublions pas deux charmantes excursions musicales et récréatives faites il Québec par le chœur, toujours accompagnée de son Orchestre,— l'une le 15 juillet, 1S72,— la seconde, en juillet 1375.Notons encore la présence de son Altesse Royale le Prince Arthur au Salut solennel exécuté au Gésu, le jour de Pâques, 1870.Le chœur chanta en cetto circonstance le Splendente te Deus de Mozart, Beatam me dicenl, duo, pour voix de femmes, de Millet, et le Tantum ergo de Rossini.Bien des changements sont venus, sans doute, à diverses reprises, déranger les rangs de nos premiers venus.Le départ de la ville a privé le chœur des utiles services de Mesdames Poissan ( 3111e.A.St.Jean ) et Clément ( Mlle.V.Schiller, ) de Mlles.Chapclcau.( entrée en religion à l’Hôtel-Dieu ) et Huberdeault,— et de MM.P.Laurent, II.Drolet, N.Beaudry, A.McCallum D.Miller et S.Michaud.L’impitoyable mort a également moissonné nos rangs et nous avons eu à regretter la perte de MM.Arsène Bertrand, G.Fiché, P.N.Lamothe, Fis.Duquct et T.Ducharmc, tous basses du Chœur du Gésu.Le vide créé par le décès do M.T.Ducharmc surtout est difficile à combler.Pendant de longues années ce dévoué chanteur, nonobstant les fatigues que lui imposaient ses devoirs assidus à Notre-Dame, assistait chaque dimanche soir, avec le plus généreux désintéressement et une régularité des plus exemplaires, au Saints anglais du Gésu, et contribuait largement par sa belle voix à rehausser l’éclat de cet office.Le Chœur conservera longtemps le souvenir reconnaissant de ses précieux services.C’est ici encore l'occasiou de rappeler avec gratitude les fréquents LE CANADA bous services à l’orchestre de MM.Mount, Moncel, Leclère, Leblanc, Loucher fils, Frémeau, Lavallée, Carie, Bertrand, Fuuteux, Gosselin et autres musiciens obligeants, qui se sont toujours empressés d’embellir par leur utile concours les œuvres admirables de Mozart, Haydn, Beethoven, Gounod, Kalliwoda, Weber, etc.Le Chœur du Gésu comprend aujourd'hui— comme à l’époque de sa formation— cinquante membres actif.Les principaux solistes actuels sont : soprani, Mesdames Leblanc et Boucher,— alto, Madame Fisct,— ténor, M.René Iludon,— barytoo, M U.Denis et basse, M.Laverrière.Des premiers fondateurs, il ne reste plus aujourd'hui, ( à part l’organiste, M.D.Dacharmc et le Maître de chapelle, M.À.J.Boucher, ) que Mesdames Leblanc, Boucher et Racettc, Mdllcs Jacques et Boucher et M.J.Bte.Ménard.JPuissc ce court exposé de ce qu’à si parfaitement réalisé “ l’entente cordiale ” encourager les membres actuels à demeurer unis et à persévérer dans leur travaux liarmouieux, afin de maintenir pendant de longues années encore le bon nom que s’est justement acquis le chœur du Gésu.-:o:- CONSEILS D’UN PROFESSEUR SCR L’ENSEIGNEMENT DU PIANO, PAR JA.MABMOITTEL.(Suite.) -:o:- Les cadences, ou repos mélodiques ot harmoniques, portent aussi dos acconts sur l’avant-dernière note, cello qui précèdo le repos.L’accent varie suivant la nature do la cadence.momentanée ou finale.Los accords dissonants et qui modulont portent aussi dos acconts do force.Dans les phrases expressives, on atlénuo souvent l'effet dissonant par un arpège, ou en esquivant avec adresse co que la dissonance pout avoir de dur.Il y a dans le stylo des qualités d’accentuation qui tiennent à la vérité d’oxpression : c’est là lo sontimont individuel ot natif qu’il faut savoir respecter.Mais il s’en trouvo aussi un grand nombre qui dépendent de la correction grammaticale.Ce sont toux.là que nous avons ou la prétontion do mieux préciser, on indiquant l’emploi raisonné quo l’on doit en fairo, la place qu’ils occupent, l’influence qu’ils peuvent avoir, lo rôle actif et matériel qu’ils sont appelés à jouer dans lo_ discours musical: Résumons-nous: .Nous no craignons pr?d’affirmer que los princijos généraux, rationnels, d’uno Lci.no accentuation grammaticale sont du domaine de l’onscignement.Quant aux acconts expressifs ot pathétiques, ils échappent en partie à l’analyse rigourous-i, à la précision dos règles.Les nuances si variéos du sontimont.les élans passionnés do l’inspiration so traduisent do millo façons différentes, suivant l’organisation, la sensibilité et l’instruction musicale do l’exécutant.Cesdilléreutos manières d’exprimer et d’inUrprétor la même ponsée constituent soûles, dans l’exécution, l’individualité ot l’originalité de l'artiste.Mais il y a dans l’exécution vocalo ou instrumentale des accents précis, invariables, que l’on peut parfaitement MUSICAL.ISO désigner sous lo nom d'acconts ortographiques do la languo musicale.Une accentuation exacte, juste, conforme aux lois du goût et de la méthode, dénote uno qualité plus rare qu’on ne pense, et, si nous avons un pou longuement insisté sur un sujet souvent débattu et d’uno utilité contesté par dos musicions dont nous respoctons la conviction, sans toutefois nous ranger à leur avis, c’est parce quo nous croyons du plus grand intérêt, pour les progrès des élèves, do guider lour goût on les habituant dès les premiers pas à colorer sagement leur exécution au moyen d’uno accentuation précise, justo ot variéo dans ses effots.Soub co rapport, ils trouveront un guide éclairé en M.Mathis Lussy, qui a traité on esprit pratiquo et analytique des acconts, nuances et mouvemonts, dans son traité do l’Expression musicale.Co livre, qui n’a pas la prétontion do réglementer d’uno manière absolue les accents, les nuances et les mouvomonts dans la musique vocalo et instrumentale, on définit cependant l’usage, jusqu’à un certain point, par un travail comparatif puisé à des sources multiples.Classification des Signes et des termes qui modifient le Ton.Les signes indicateurs des acconts qui modifient lo ton, augmentent ou diminuent la sonorité, n'ont pas uno signification absolue et toujours la mémo.Leur interprétation varie suivant lo caractère et lo mouvement du morceau, ot, surtout selon l'expression particulière do chaquo phraso.Les s/c., rf., cresc., dimin., etc., placés dans les périodes musicales douces, expressives, ou dites mezzo forte, n’ont pas cotto vivacité d’accent qui eonviont aux passagos d’un sontimont plus accusé.Los signes modificateurs du son restent los mêmes, mais la manière do les exprimer varie suivant lo caractère doux ot énergique, tranquille ou passionné do la pièce qu’on exécute ; on un mot, les nuances d'accentuation doivent toujours, à moins d’effets do contraste parfaitement indiqués, suivro la gradation do sonorité ot s'inspirer du sentiment des phrases qu’elles sont destinées à eoloror.Los termes employés pour indiquor los difiérontos modifications du son peuvent être classés on trois catégories distinctes, que nous allons sommairomont indiquor.Nous placerons dans la première sério les signes modifiant Y intensité du son, du pianissimo au fortissimo, ot aussi les signes indiquant uno modification accidentelle do la sonorité.11 nous semble inutile do donner ici la nomenclature do ces signes usuels que tous les musicions connaissent.Disons pourtant, on passant, que los rf., sf, rinlorzando, sforzando, s’appli ,(lient plus particulièrement à des notes isolées ou à des fragments do traits.Ces signes sont, à notre avis, uno inflexion dans la nuance générale, mais no la l’ont pas oublier.Nous placerons dans uno autro série los termes ot los signes qui no modifient pas seulement l’intensité du son, niais qui indiquent on même temps une qualité do son toute particulière.Ainsi, il ne suffit pus de jouer piano pour exécuter avec douceur (dolec).P.n’indiquo pas on même temps de/icato (avec délie,itisso).C'est uno nuanco do sonorité que lo tact et uno grande finesse d’ouïe peuvent seuls apprécier et traduire.F.ot pesante sont doux indications parfaitement distinctes qui peuvent so fondre, mais demandent ihacuno une étude particulière.Nous classerons oheoro dans un ordre à part les tornns qui ajoutent un caractère plus déterminé soit au mouvement, soit à la sonorité exprimée.Exemple: Allegro con fuoco, allegro giocoso.Ces termes sont, pour nous, non seulement l'expression déterminée d’un mouvement, mais nous indiquent aussi uno sonorité plus brillante, uno allure 190 LE CANADA MUSICAL.joyouso, qui sc traduit lo plus souvent par un rliythmo plus accusé, une manière de phraser ot d’accontuor plus vivo.La diction musicale offre une grande similitude avec lo débit oratoire.Les termes do comparaison nous apparais-sont si nombreux que nous ne craignons pas d’affirmer que l’analogie est aussi complète quo possiblo.Citons seulement quelques oxomples : larouto une fois tracée, il sera très-facile de compléter ce quo nous aurons omis.Il nous paraît tout naturel do comparer le mouvement indiqué par l’auteur, obsorvé par l’exécutant, au débit lent ou vif do la porsonno qui lit ou déclame.Lo diapason pris par la voix du récitant, correspond assez exactement au ton du mor-coau; les inflexions do douceur ou de force données à cor-tains passages, produisent l’effet des P.ot F., des phrasos musicales.Un mot souligné, plus appuyé, est un véritable rinforzando.Dans une période oratoire ou musicalo, dont l'intérêt s’anime ou s’alanguit, apparaissent lo crescendo ou le diminuendo ; les différentes cadonces ou terminaisons des phrases musicales, correspondent fort exactement à la ponctuation du discours.Con calore, anima, appassionato (avec chaleur, avec âme, d’une manière passionnée), sont autant do tormes qui indiquent la nature de Y expression, modifient on même temps la sonorité, et peuvent, accidentellement, altérer lo mouvement, mais qui surtout doivent guider l’oxpression de l’oxé-eutant dans certaines données.Con duolo con dolore, piangendo (avec douleur, on pleurant), sont dos indications expressives qui demandent une qualité do son particulière et permettent les altérations do mosuro indiquées par la nature do la mélodio ; largamente, tranjuWo (largement, tranquille), peuvent s'appliquer à la mesure comme à la manièro do phraser; une mélodio calme et soutenue, un chant largo, doivent être chantés ot phrasés avec ampleur, en retenant plutôt qu’en pressant les fins do phrases.Mous pouvons donc résumer cos indications, on disant qu’il y a des signes ot des tormes, pour indiquer la modification matérielle du son, d’autres tormes qui indiquent la nature et la qualité do la sonorité, enfin dos mots qui expriment plus particulièrement lo sentiment dos phrases, ot mettent l’exécutant à mémo de donner au son la couleur expressive et poétique voulue par lo compositeur.Los inflexions expressives ot les nuancos si variées do la parole ont toutes des acconts équivalents dans la langue musicale, infiniment plus riche, par la variété do ses timbres et par l’étonduo do sa gamme, quo l’échcllo restreinte des sons parlés.Des poètes et des orateurs ont affirmé avec raison quo la musique, souvent impuissante à traduire ce que la parole exprime avec clarté, était, dans de certaines conditions, supérieure à la poésie, pour produiro l’émotion, éveiller l’enthousiasme, agiter on nous celte fièvre d’un moment qui fait que notre Sine, tout entière, vibro a l’audition des œuvres inspirées par le géuio.Ces termes de comparaisons étant posés, nous engageons les élèves intelligents, ceux qui no cherchent pas exclusivement dans l’étude d’un instrument la virtuosité, une gymnastique de doigts irréprochable, à s’habituer do bonno hcitro à l’analyse des phrasos musicales.Leur lecturo attentive od réfléchie réformera souvent ce que l’oxpression peut avoir de défoctucux J’avoue quo j’éprouve un grand plaisir, lorsquo je demande à un élève pourquoi il accontuc d’uno façon plutôt quo d’uno autre, à lui ontendro motiver sa manièro de phraser.Chez un virtuoso d’un talent fait, l'inspiration du moment peut quelquefois être heureuse, mais quo les élèves se défient do co modo d’oxprossion.Los solistes irréprochables n’abandonnent rien à l’imprévu.Los orateurs et los improvisateurs sont, suivant l’houro, bien ou mal inspirés; mais les artistes conscioneioux doivent à leur réputation otà l'appréciation de ceux qui les écoutent do ne jamais, par excès do confiance, s’abandonner à l’impression du moment pour traduire la ponséo dos maîtres.Des sonorités du piano- C’est une erreur assez généralement accréditéo, parmi los personnes qui n’ont pas fait uno étudo approfondie du piano, do croire que la qualité ot la puissance du son dépendent exclusivement do la perfection de facture, de la bonté de l’instrument.Le son du piano est tout fait, dit-on :—c’est une erreur, répondrons-nous, ot tous los musiciens habitués à analyser leurs sensations sont de notre avis.Chaque virtuoso a uno sonorité ù lui, qui ost, pour ainsi dire, lo timbre distinctif do son genro do talent, lo reflet do son esprit, la manifestation do sa sensibilité.La conformation organique do la main, sa nature osseuse ou charnue, la finesso ou l’épaisseur de l’épiderme, le tempérament nerveux ou sanguin de l’exécutant ont uno action dirocto, immédiate sur la qualité de son obtonuo par des virtuoses do mémo habileté.Lo tact est un sens d’uno exquise délicatesse, dont lo travail seul pout développer la perfection, et c’est do toutes los qualités physiques la faculté que nous possédons lo moins au même degré : do là, chez les artistes, cette variété infinie dans la manièro do sontir et d’exprimer.Ainsi, on pout dire qu’il y a autant do nuances dans lo son proprement dit, que do variétés do tons dans la mémo couleur; et quoiquo le piano-forte doivo son nom à l’avantage do pouvoir moduler les vibrations du doux au fort, nous avouons que la gradation insensible du son, commo celle dos teintes, est une des difficultés d’exécution los plus grandes, ot aussi l'une dos qualités que doivent cherchor à acquérir avec le plus de soin les artistes qui ambitionnent un vrai talent.Le son n’est donc pas tout fuit ; il dépend tout à la fois do la facture do l’instrument, des qualités natives, des facultés naturelles ou acquises de l’oxécutant.La souplesse, l’indépendance des doigts ci.du poignet, l’élasticité des muscles et tondons do la main, le toucher, lo sens do co tact plus ou moins développé, ont une influcnco très-réelle sur la sonorité obtenue.Cotte opinion des plus erronées : Le son est tout fait, a dû avoir pour propagateur quoiquo poète dont lo nom m'échappe, lo mémo qui disait en parlant du piano : Fier de ses sons moelleux qu’il enfante sans peine, Avec un flegme anglais lo piano se traîne.(A c ntinuer.) -:f>:- DECES.-:0:- A Sorol, lundi, lo 18 mars, 1878, M.Théophilo Sicard de Carufcl, comptable de la Compagnie du Iticholieu, figé de (12 ans.Le défunt était universellement aimé ot respecté par (ous ceux qui avaient ou l’avantage de lo connaître.Ses funérailles ont eu lieu, à Sorol, jeudi, lo 21 mars, au milieu d’un grand concours de scs concitoyens.A Montréal, vendredi, lo 22 mars, Messire Jacques Victor Arraud, du Séminaire do St.Sulpico de Montréal, âgé de 73 ans.Ce digne prêtre avait exercé, pondant plusieurs années, les fonctions de maître do chapelle de l’Eglise paroissiale de Notre-Damo do Montréal.-:f).- A bonnement s reçus clans le cours du mois.-:0:- Emir Mai 1H77-7S.— L’IIonble Juge Bélanger.— Four Janvier 1878-70,— MM.A.Iîouthior, Anderson, C.Lodoux.— Four Mai 187S-70 C o Couvent do la Fointc-Lévis,— L'Honblo.Juge Bélanger, M.J.O.Désilels, — LE CANADA MUSICAL.191 CALENDRIER MENSUEL Et Guide des Organistes et Directeurs de Choeurs, pour les OJjices des DIMANCHES ET FETES.ciWiRXXj.—(Continué) DATES 1 FÊTES RELIGIEUSES.| ÉFIIÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.1C 11 12 13 M.J.V.S.3t.Maeaire.St.Léon.(10 h.Providence, à Montréal.') Notre Dame do Pitié.Sto.llerménégildo.(40 h.llopital-Gé-géral, à Montréal, ) Arrivée de Alozart, figé de huit ans, et de sa famille il Londres, 1764.Alort do L.E.Jadin, à Paris, 1853.Première représentation du Messie do ILcndcl à Londres, 1741.Mort do llændel 1759.14.D.des Rameaux.Semi-doublo.Bénédiction des rameaux, (79.) (S7.) Messe du Careme, sans orguo.Vêpres, (138.) Sans suft’ragcs.15 16 17 18 19 20 L.AI.Al.J.V.S.St.Pierre Gonzalez.(40 li.Tiers-Ordre de St.François, ù Montréal.) Ste.Encratide.St.Anicot, P.et AI.Jeudi-Saint.Vendredi-Saint.Samedi Saint.(40 h.Grand Séminaire, à Jl.onti éal.) Première représentation du P/é aux-Clercs d'IIérold, il Bruxelles, 1833.Première représentation du Prophète de Alcyerbcer, à Paris, 1849.Début do Duprez à l’Académie Royale de Ainsique de Paris, 1S37.Naissance do F.Johin-Prumo, à Spa, Belgique, 1S39.Fondation do la “ Société Royale des Alusicicns,” à Londres, 1738.Promièro représentation du Songe d'une nuit d'été, do Ambroise Thomas à Paris, 1850.21 D Pâques.Double de Ire.classe, avec octave, (121.) Yidi aqaam.Messe Royale.Prose.Vêpres du jour, (216.) liegina cœli.22 23 2-1 25 26 27 L.AL M.J.V- S.SS.Sotor ot Caius.(40 h.Le Carmei.) St.Georges.St.Fidèle.(40 h.Ste.Parie, à Montréal.) St.Marc l’Evangéliste.SS.Clet ot Marcellin.(40 li.Couvent de St.Laurent.) St.Anthimo.Alort do II.AL Berton.à Paris, 1844.Naissance de Joseph Fischer, il Bruxelles, 1819.Les premiers Récollots venus en Canada font voile do Ronfleur, 1615.Naissance de X.Van Elewick, il Ixollcs, 1825.Première représentation do S .irait do Grisar, à Paris, 1834.Naissance de F.de Floloiv, l’autour do Martha, A Ronlcndorf, 1812.28 D.Quasimodo.(10 h.St.Joseph, à Montréal') Double-majeur (132.) Messe du Temps Pascal.Vêpres du jou r une seûlo antienne, (221.) Mémoire do St.Pierre, AI , Lux, v.Sancti, (510 ) 29 30 L.M.St.Pierre, AI.Ste.Catherine do Sienne.(46 h.Ste.Monique.) Naissance do J.A.Van Eykcn, à Ainorsfoort, 1823.Naissance do B.Asioli, à Lorregio, 1769.Consacre a la Ste.Vierge Marie.Ce mois a 31 Jours.Mai primitivement consacré à Maïa, n ère de Mcrcuio.On peut remarquer quo l’Eglise n’a eu que la lettre r ’ 1 à ajouter pour consacrer ce beau mois à Marie.(Simays.) Il AI.2 J.3jV.t SS Philippe et Jacques.Apôtres.|(’hamplain découvre l’Islo de Sable, 1604.St ’ Athanase- (40 h.Bovtde-l'Is/e.) Alort de G.Alcyerbcer, à Paris 1864.Invention do la Sainto-Croix.Alort do Adolphe Adam à Paris, 1856 Ste.Aloniquc.(40 h.St.Pavl,à Font- Première apparition do Jenny Lnnl il Londres, 1841.réal.) K n 1 a Sainte Famille é40 b.2de.classe.(501.) Messe du Second ton.Pas de prose.2dos.Vêpres du jour,(6l0).“ ‘ Mémoires de St.Joan, Inferventis.(35S,) v.Sancti, (5lll,)—et du 11 Dimanche après Pâques, Ego,, (223,) v.Mane, (222.) t 7 8 9 m L.M.M- J.St.Jean devant la porto latine (40 h.Ste.Adc/e ) St.Stanislas, E et AL Apparition de St.Michel.(40 h.St Clet.) St.Grégoire de Nnzianzo.Alort do l’abbé G.J.Voglor, à Darmstadt.1814.Moit do Nicolas Piccini.à Paris, 1800.Pont do glace devant QuéLcc en mouvement, après quatre mois de permanence, 1835.Naissance de G.Paisiello, à Tarcntc, 1741.«1 192 LE CANADA MUSICAL.TABLE ALPHABETIQUE BES MATIERES.VOLUME IV.Abonnements reçus, 12, 28, 38, 58, 74, 8ii, 110,123,15S, (174, 190.Académio do Musique do Québec,.43.Auteur doublement infortuné, un.155.Aux abonnés du Canada Musical,.35.S.Bénéfice do l’Albani, à Paris,.7.Bibliographie musicale,.1S6.Bulletin No.1, de publications ot d’importations récon- contes,.48, G2, 78.82, 98, 114,130,178.Bulletin No.2, musique d’orgue ou d’harmonium et chants sacrés,.04, 80, 94, 117, 140, 14G.Bulletin No.3, morceaux et romances pour cadeaux ot étrennos,.128, 144, 17G, 178.C.C'alen Irior mensuel et guide des organistos.15, 31, 47, (G3, 79, 95, 111, 127,143, 159, 175, 191.Chœur du Gésu,.187 Choix dos meilleures cludos, méthodes, etc., 55, 74, 87, (136.Chronique musicale do Sorol,.C.Concert d'adieu do M.Frédéric Bédard.10S.Concert de Mlle.Dessane, à Québec,.39.Concerts divers,.135.133, 148, 164,181.Correspondance parisienno, 43, 53, 70, 90, 107,122, 156, (167, 187.Craig, C.J., accordeur do pianos, 5, 16, 32, 34, 50, 6j, (123, 135, 1G7.1S3 D.Décès.87, 109, 158, 174, 190.Dos études musicales,.;.52.Distribution des prix au Conservatoire de musique de Paris,.90.S.Echos artistiques do Québoc,.141, 168.Echos do partout,.H- Ecolo do musiquo do l’Institut dos Aveugles de l’Asile Nazaroth,.42.“ Etrennos ” Mazurka.196.H* ‘ Homo Favorite,” le, .16, 32, 24, 50, GG, 124, 142, ICO.Ja Jehin-Prumo, F.,.194.“ “ “ Madame,.149.lia Leçons do violon,.2S, 42, 58, 77, 137.Mariages,.19» 55» 110.M éh u 1, Kti on ne,.*9» Messe dos morts.96, 112, 124, 14.*, 160.Mo8so .Royale,.96,112, 124, 14.*, 160.Messes do' Pâ|ues (1877) à Montréal,.7.Messes do Noël (1877) ü Montréal.37.Méthode nouvelle de Blako, pour le piano, 124, 142, Musique : Borcouso do Gaston do Lille,.56, 72.Bonsoir, mon bon ango,.104.Cadeaux de Noël, valse, les,.168.: Festin dans les blés, un.8.Jour de l’an, polka,.•.1"0.Musique: Orphelin Alsacien, 1’,.152.Poupée malade, la.40.Eappello-toil,.88.Bêvo charmant,.56, 72.Bien n’est si beau quo mon couvent,.184.Pose de la lande, la,.151.Vive la Canadienne !,.24.Musiquo dans la liturgie, la,.67.Musique religieuse, la,.10.H.Naissances,.C, 119, 158, 174.Notes musicales de Sorel,.141.Notre musique,.136.Nouvel orgue à l’Ange Gardien,.141.Nouvelles musicales du Canada, 12, 27,44, 59, 75, 91, (10S, 123, 134, 149, 170, 182- Oa Orgue do la chapelle du couvont du Sacré-Cœur, Sault au Bécollet,.70.Orgue harmoniums “ Alexandre,”.2, 18.ï5.Petit violonoux, le,.99.Pianos “ Hazolton,”.16, 32, 34, 50, 58, 66.Plaisantorios, .12, 28, 74.Poésie : A Beethoven.3.A Berlioz,.179.A Boiëldiou,.35.A mes violettes,.115.^,- A Palestrina,.19./ Fêtes de Liège, les,.51.Méhul, Etienne,.67.Ode to Music,.-83.Sonnet au Baron Taylor,.131.Pianistes célèbres, les, Bortini.19.Chopin, F.3.Do Méroaux, A.,.163.Ilellor, Stophon,.35.Ilorz, Henri,.84.Ployel.Madame,.147.Prudont, Emile,.131.Polka dos Moineaux,.136.H.lîèglomont du Comité d’organisation du Jubilé musical do Montréal,.y- Bêve charmant, le,.du» 45, lob.Him baud, Louis,.•.•••••• 11[“• Jîéportoiro do l’Organisto, le nouveau,.lo6, IbO.S.Sto.Catherine fc l’Asile Nazaroth, la.H9.St.Jean-Baptiste à l’Académie Commerciale Catholiquo do Montréal, la,.39- T.Tapotours au piano, les,.*!• V.Variétés musicales,.55,171.Violon nories,.» 1 'W, .137, i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.