Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 septembre 1879, lundi 1 septembre 1879
mifgamïïwm '¦ ^ ¦ n1 ' .'N .'T TT ;.‘'iHiiiùïïmnTïïîïï^ MHMHnüi.im.MHiiiMrinmtmwHwwiwwH =Wfl‘2l'UIIH'l tli'ilil l'illl mill l'I'IHUIri h*i h i1 ibl'l 'f li'1'liiHiiHnliiii'l !nlrtilili»m|l iwiliiinmill t-.titii CANADA MUSICAL Revus Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.Un Morceau (le Musique accompagne chaque Numéro.6e.Annee.No.5.1er Seotembre 1879.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL .0i T»fT:ia?WHr1ilaffiCit ililiiilfe iii, ft?! i'lti'ii- iff ".Ml Will I lj: !t.i : 11 ' HI11A.HI Wljl'iiiiib i'lM- ‘I n ll' tJfHlhi’ wn 1-HviitilHHUlW »i| iiH! A- .n/T wm liiwtii ,¦ ,ii hi SOMMAIRE.—Calendrier et Guide ues Organistes et Directeurs de Chœurs pour le mois Soptembre-Octolm Etat actuel de la musique en Italie, par le Chevalier Van Klewyck, (Suite et fin.) La Fête de Ste Philo mène au Gésu.Plaisanteries.Musique: Valse Charmante, par Clis Kinkcl.Nouvelle Musique.Correspo» dance de Québec.Notices Biographiques.Nouvelles Artistiques Canadiennes.Naissances.Mariage.Décès Abonnements reçus dans le coure du mois.Nouveau et magnifique Recueil.Abonnement : $7.00 par au, payable d’avance.JO cts.le numéro séparé.Imprimé par J.B.Lai'LANTF,, 215, Rue St- Jacques, Montréal.^^86930465151751131620828429 93158^1497654919^7797507 899999999999999999999 66 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel Et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs-, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.SEPTEMBRE.— DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.10 M.St.Nicolas Tolentin.Première représentation d'un Roméo et .Juliette de Steibelt, 1792.11 J.St.Prote.(4 ) h.Ste.Cécile.) Premier concert de Jenny Lind à New-York : recette §25,000.Elle consacre sa 12 V.St.Guidon.Mort de Bauieau, 17G4.[part entière (§10,000) à des œuvres de charité, 1S50.13 S.St.Maurille.(40 h.St.Vincent de Montréal) Naissance de Madame Schumann, à Leipzig, 1819.14.D.Solennité de la Nativité de la B.V.M.2dc classe.(3451) Messe de seconde classe.2des Vêpres du jour, (442.) Mémoires de l'Exaltation de la Ste.Croix, 0 Crux, (444,) v.Iloc Signum, (443,)—du XVc Dimanche après la Pentecôte, (270,) et de St.Nicomèdc, Istc Sanctus, (504 ) Bénéliction.15 L.Ste.CatherinedcGêncs.(40 h.Sle.Annedcs Plaines.) Le Chœur du Gésu exécute, pour la première fois à Montréal, le St a bat Mater de Rossini, en entier, avec accompagnement d’orchestre, 18G8.IG M.SS.Corneille et Cypricn, MM.4 Temps.Stigm.de St.François.(40 h.Première exécution du Calif de Bagdad, de Boiüldieu, à Paris, 1800.17 M.Naissance de H.M.Bcrton, à Paris, 17G7.18 J.St.Joseph de Cupertin.[ur apprendre aux chanteurs à s'accompagner, id, id.Sous le titre Opéras sans paroles.M DeBériot a écrit aussi en société avec son père toute une série de duos concertants pour piano et violon. LE CANADA.MUSICAL.77 pas moins de dix à douze mille auditeurs et.dans lesquels l’enthousiasme dix public était porté à son comble.Mais les jours de Berlioz étaient comptés.Sa santé, depuis longtemps délabrée, ne put résister à l’échec immérité que reçurent ses Troyens au Théâtre Lyrique, et depuis lors il 11e fit que décliner et dépérir.Il travaillait depuis plusieurs années à cet ouvrage lorsqu’il donna, sur le théâtre cosmopolite de Bade en, 1862, un joli opéra de deux actes, dont il avait tiré lui-même le livret de la jolie comédie de Shakespeare : Beaucoup de bruit pour rien.Cet opéra avait pour titre Beatrix et Benedict et l'ut accueilli avec la plus grande faveur.Berlioz songea alors à offrir au public la première partie de ses Troyens, qui formaient deux ouvrages ; l’un intitulé les Troyens d Carthage, l'autre la Prise de Troie.Il proposa à M.Carvalho, à celte époque directeur du Théâtre Lyrique, de monter les | Troyens à Carthage ; celui-ci y consentit, monta la pièce avec un grand luxe, confia le rôle d’Enée à M.Mont-fauze, celui de Didon à la belle Mme, Charton-Demeur, l’amie éprouvée du compositeur,qui fut engagée spécialement pour cette création, et les Troyens virent le jour le 4 novembre, 1863.Mais outre que le public n’était pas encore mûr pour une musique si mâle, si hardie et si audacieuse, Berlioz s’était créé de nombreux ennemis, et son œuvre admirée par quelques-uns, conspuée par d’autres, discutée par le plus grand nombre, fut reçue avec une rigueur excessive.Bref, le succès fut négatif, et au bout de vingt et une représentation les Troyens disparurent du répertoire.(1) Ce fut un coup terrible pour Berlioz, qui espérait, avec cet ouvrage, établir définitivement sa renommée dans sa patrie, jusqu’alors rebelle à son génie.Il crut devoir à la suite de cet échec, briser sa plume de critique, et abandonna le feuilleton musical du Journal des Débats, qui passa airx mains de son admirateur et de son ami M.Ernest Reyer.Mais bientôt de cruelles douleurs, des chagrins domestiques vinrent envenimer la blessure qu’il avait reçu : Berlioz perdit sa femme, et peu après son tils unique, jeune officier de marine, qu’il aimait à la folie.Il ne put résister à tant de secousses ; sa santé, déjà fortement ébranlée, vint à s’altérer tout à coup, et à la suite de longues souffrances le 8 mars 1869, Berlioz rendait le dernier soupir.Au lendemain de cet évènement, M.Ernest Reyer, rendant an maître l’hommage qui lui était dû écrivait dans le Journal des Dcba/s ces lignes émues et éloquentes, témoignage de justice et de réparation envers l’admirable artiste qui venait de disparaître ; “ Le bronze n’a pas tonné, les cloches 11’ont pas fait entendre leur carillon funèbre, les journaux de musique qui paraîtront demain 11e seront même pas encadrés de noir en signe de deuil.Et pourtant un grand artiste vient de mourir, un artiste de génie qu’ont poursuivi les haines les plus violentes, qu’ont entouré les témoignages de l’admiration la plus vive.Si le nom de Berlioz n’était pas de ceux que la foule a appris à saluer, il n’en est pas moins illustre, et la (1) Berlioz n’avait épargné personne, on ne lui épargna, en cette* occasion, ni les critiques amères, ni les sarcasmes cruels.Voici un échantillon des nombreuses epigram mes qui lui furent addressees au sujet des Troyens.La race des Troyens aux Hector est funeste ; L’un périt en héros sans pouvoir les sauver, L’autre.tombe étoulfé dans les plis d’une veste En voulant les ressusciter.postérité l'inscrira parmi les noms des plus grands maîtres.Son œuvre est immense, rinlluenee qu’il a exercée sur le mouvement musical de son époque est plus considérable qu’on ne le croit aujourd'hui.Laissez faire le temps et la justice des hommes.L’Allemagne le considérait comme une de ses gloires ; dans la patrie de Beethoven, on l’appelait le Beethoven français, et il était allé à Vienne, à Weimar ou à Berlin, pour oublier les outrages que ses compatriotes ne lui épargnaient guère.11 vous racontera lui-même, dans ses Mémoires posthumes ses chutes les plus immérités et ses triomphes les plus éclatants; il vous dira avec le même accent de naïveté sincère : Telle œuvre fut sifllée à Paris, et â Vienne elle excita de tels transports, que les musiciens de l’orchestre baisaient les pans de mon habit.Je ne saurais aujourd’hui, tant ma douleur est profonde, écrire quoi que ce soit qui ressemblât à une étude sur le rôle joué par Berlioz et sur ses œuvres I impérissables ; l’admiration que j’avais pour l’artiste I égalait mon affection pour l’ami dont les défauts m’attachaient autant que les qualités.Te l’ai vu mourir, et pas une plainte ne s’est échappée de ses lèvres avant qu’elles ne fussent glacées par les premières approches de la mort.Il s'est éteint doucement, ayant perdu, pendant les dernières heures, l’usage de ses facultés.Aux quelques amis qui sont venus lui serrer la main il n’a même pu répondre par une étreinte, par un regard, mais c’était presque une consolation pour ceux qiri pleuraient à son chevet que cette expression de douleur vaincue, et de sérénité répandue sur son beau visage.La mort a donc été douce pour ce grand artiste, dont la vie avait été traversée par de si dures épreuves.” Pour compléter la liste des œuvres musicales de Berlioz, telle qu’elle a été donnée par Fétis, il faut ajouter les ouvrages suivants: 1o.Beatrix et Bénédict, opéra en 2 actes (partition au piano, Paris, in-80), 2o.Les Troyens à Carthage, opéra en 5 actes et un prologue, (id, Paris, (’boudons) ; 3o.An Prise de Troie, opéra en 3 actes (ici, Paris, Choudens) ; 4o.L'Impériale, cantate avec chœurs et orchestre ; ôo.huit scènes de Faust, tragédie de Goethe (ouvrage qu’il 11e faut pas confondre avec la Damnation de Faust, et dont la grande partition manuscrite se.trouve au Conservatoire de Paris) ; 60.Le Temple universel, chœur à quatre voix d’honnnes, Prière du Malin, chant à deux voix avec accompagnement de piano; An Belle Isabeau, conte pendant l’orage, avec chœur, Le Chasseur danois, air pour voix de basse (1) ; 7o.Récitatifs pour le Freischidz de Weber, lors de la représentation de cet ouvrage à l’opéra.De plus Berlioz a écrit un accompagnement d’orchestre pour la fameuse ballade de Schubert, le Roi des Aulnes, et un accompagnement de petit orchestre pour la romance célèbre de Martini, Plaisir d'amour.La bibliothèque du Conservatoire, à qui Berlioz avait légué tous ses manuscrits, possède encore de lui les morceaux suivants, qui constituent les envois réglementaires qu’il lit à l’Académie des Beaux Arts, comme prix de Rome, lors de son séjour en cette, ville : Resurrexil et iterum venlurus ; grand chœur avec orchestre (Rome, 1831); (1) Ces quntres compositions, ont été indiquées par M.Mathieu de Monter dans la longue étude que cet écrivain a publié sur Berlioz dans la Revue d (lavette musicale de Ravis (1870-1871) ; j’ignor» si elles ne font pas partie d’uu de scs recueils de chœurs et de mélodies. LE CANADA MUSICAL.7F Quarlelto e Coro dei Maggi, pour voix mixtes, avec orchestre, (Rome, 1832) ; Inlratadi Rob-Roy MacGregor, (Rome, 1832).D’autre part, on doit ajouter aux productions littéraires déjà signalées de Berlioz les écrits suivants ; lo.les Grotesques de la musique, Paris, librairie nouvelle 1859, in-12 (ce livre avait paru précédemment par fragments dans un journal dirigé par .Tules Lecomte, la Chronique parisienne) ; 2o.A travers chants, Paris, Michel Lévy, 1862, in-12 (volume formé d’articles oit de fragments d’article publié dans le Journal des Débats) ; 3o.Mémoires d'Hector Berlioz, comprenant ses voyages en Italie, en Allemagne, en Russie et en Angleterre, 1803-1865, Paris, Michel Lévy, 1870, grand in-8o avec portrait (des fragments de ces mémoires avaient été publiés du vivant de l’auteur, dans le journal, le Monde illustré) ; 4o.le Retour à la vie, mélologue faisant suite à la symphonie fantastique intitulée Episode de la vie d'un artiste, Paris, Scheslinger, 1832, in-8o de 20 pp.(c’est le livret de cet ouvrage, dont Berlioz avait écrit les paroles et la musique) ; 5o.la Damnation do Faust, légende en 4 parties (les paroles de ce livret, publiées sans nom d’auteur, étaient de Gérard de Nerval, A.G-audonnière et Berlioz) ; 6o.les Troyens à Carthage, opéra en 5 actes, avec un prologue.(Berlioz avait écrit aussi le livret de cet opéra.) Les écrits suivants ont ôté publiés sur Berlioz : lo.Berlioz (dans une galerie biographique intitulé : Ecrivains et artistes vivants, français et étrangers, biographies avec portraits, par Xavier Eyma et Arthur de Lucy), Paris, librairie universelle, 1840, in-16 ; 2o.Berlioz par Eugène de Mirecourt, Paris, Havad, 1856, in-32, avec portrait et autographe ; 3o.L'opéra les Troyens au Père Lacliaise, lettre de feu Nantho, ex-timbalier soliste, ex-membre de la Société des Buccinophiles et autres sociétés savantes (M.Er.Thoinan), Paris, Towne, 1863, in-8o ; 4o.Berlioz, son œuvre, par Georges de Massougnes, Paris, Richault et llentu, 1870, in-8o.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—L’Orphéon de St.Jean d’Iberville a donné un intéressant concert, jeudi, le 28 août, avec le concours de M.Alfred Desève, violoniste.—L’irréprimable, l’ancien, le vrai Pilon promettait à ses patrons un concert musical, à l’occasion de la ré ouverture récente de son ancien magasin.—Madame Waters a donné un concert, avec le concours de plusieurs amateurs, à la Salle Victoria de Lachute, jeudi, le 7 août dernier, au bénéfice de l’Eglise Catholique du village.—A la suite de quelques difficultés survenues entre les officiers des Queen's Own Rifles de Toronto, et M.Carey, maître de musique du régiment, celui-ci vient de donner sa démission.-Nous apprenons que M.-, conducteur de la musique des “ Gardes du Gouverneur ” à Ottawa, doit bientôt retourner en Angleterre.La lésinerie des des autorités aurait motivé son départ.—Lundi, le 8 septembre prochain, l’Orphéon Canadien reprendra, à la nouvelle “ Salle Ste.Cécile,” au-dessus du magasin de musique de M.A.J.Boucher, (280 rue Notre-Dame,) ses répétitions hebdomadaires interrompues pendant les vacances.—Dimanche, le 10 août, fête de St.Laurent, le chœur de Notre-Dame de Montréal est allé chanter des vêpres solennelles au village voisin de St.Laurent.M.l’abbé Desrochers, directeur du chœur, ainsi que l’organiste, M.J.B.Labelle, accompagnaient nos excursionnistes-musiciens.—La Nouvelle Méthode pratique de Piano de Ludovic, (superbement édité par la maison A.J.Boucher, et renfermant plusieurs de nos airs nationaux Canadiens,) est celle qui paraît devoir primer cette année, et pour bien longtemps, sur tontes les autres.De beaucoup supérieure à une multitude de méthodes qui se vendent $1.50 et $2.00, elle ne coûte cepend t que 75 centins, tous frais de port compris.—On nous informe, de Carleton, P.Q], que Mlle.Virginie Proulx, si avantageusement connu comme maîtresse de musique et organiste dans cette localité, devra, pour la nouvelle année, enseigner la musique, piano et harmonium, au Couveut de Carleton.Les parents qui, depuis deux ans, ont pu apprécier les progrès laits par leurs enfants, sous la direction de Mlle.Proulx, seront heureux d’apprendre cette nouvelle.—Les vapeurs Peruvian et 3Ioravian, arrivés au port dans le cours du mois d’août, apportaient à la maison A.J.Boucher quatre lourdes caisses contenant la plus grande partie de son importation considérable d’automne, et les dernières nouveautés musicales des grands centres artistiques européens, Paris, Londres et Bruxelles.Avis aux artistes, aux professeurs et aux amateurs.—Nous remercions bien sincèrement le R.P.Adolphe de Doss, S.J., directeur de musique au Collège de St.Servais, à Liège, pour l’obligeant envoi d’une de ses dernières œuvres, publiée par la Maison Muraille,—l’opéra dialogué, en trois actes et en vers, de Robert Bruce, représenté si noirs ne nous trompons pas, à la distribution des prix du Collège de St.Servais, l’an dernier.Nous remarquons avec bonheur que le poids des années et les fatigues d’un travail incessant semblent vivifier plutôt qu’affaiblir le talent toujours dispos et fécond du vénérable et vaillant artiste-compositeur.En elfet, il ne se passe guère d’année, que le R.P.de Doss ne dote le répertoire déjà si riche de St.Servais— disons plutôt le répertoire national belge—d’un ou deux opéras historiques d’une grande valeur artistique.Cette année encore nous voyons exécuter à la récente fête académique du Collège, le 13 août dernier, sa nouvelle ouverture “ des Flavius " et des fragments de sa nouvelle cantate La cité des hommes et la cité de Dieu, dont les magnifiques vers sont dus à Victor deLaprade, de l’Académie Française.—Les nombreux amis de Madame Tetipas apprendront avec une vive satisfaction la nouvelle du prochain retour à Montréal de cette cantatrice estimée.A la suite d’un court mais fort agréable séjour dans le midi de la France, Madame Petipas a dû s’embarquer au Havre, sur le vapeur de la ligne transatlantique partant le samedi, 23 août, à la destination de New-York ; elle devra donc nous arriver dans les premiers jours de septembre.—M.J.B.Morache, qui nous rendait de vaillants services lorsque nous étions chargé de la direction du LE CANADA MUSICAL.79 chœur de l’Eglise St.Jacques, est maintenant fixé à St.Boniface, Manitoba, où ses précieuses qualités artistiques semblent être mises en réquisition aussi prolitablement qu’autrefois à Montréal ; le Métis nous apprend que le chœur de chant du Collège de St.Boniface, lors de la distribution des prix, a exécuté, sous son habile direction, plusieurs chœurs qui ont été justement applaudis.—Mlle.Rosalie Euvrard, l’habile directrice de musique aveugle de l’Asile Nazareth de Montréal, est entrée au Noviciat des RR.Sœurs Grises de cette ville, au commencement de juillet dernier.Le vide sensible causé par son éloignement temporaire de l'enseignement de la musique, qu’elle a porté à un degré de succès si remarquable, pendant ces années dernières, sera comblé par Mlle.Elizabeth Yallée, graduée elle-même de l’Asile Nazareth, et l’une des élèves les plus distinguées .de Mlle.Euvrard.—Nous apprenons avec plaisir que Mlle.Margaret McCarthy, jeune musicienne aveugle et graduée cette année, de l’Asile Nazareth, vient de contracter un engagement avantageux, comme professeur de musique dans l’un des florissants établissements dos RR.Sœurs Grises d’Ottawa,—tandis que sa compagne, Mlle.Caroline Laplante, excellente musicienne aussi, est également bien partagée, étant appelée à remplir les mêmes fonctions auprès des RR, Sœurs Grises de St.Benoit.—Ni la chaleur de la saison, ni l’interruption des vacances ne semblent ralentir le zèle des dévoués musiciens du Gésu.Pendant le mois d’août écoulé, cet excellent chœur nous a donné trois différentes messes en musique, avec accompagnement d’orchestre; le dimanche 3 août, solennité de St.Ignace, celle de Concone, en mi bémol,—lundi, le 11, fête de Ste.Philomène, celle de Battman, en mi bémol,—et le dimanche, 17 août, solennité de l’Assomption, celle de D’Archambeau, aussi en mi bémol.A ces messes bien réussies, nous devons ajouter les Saints, en musique, de la St.Ignace et de la Ste.Philomène.—M.Modeste P.Champoux, qui remplissait depuis nombre d’années la charge d’organiste de l’église catholique de Carthage, N.Y., à la satisfaction de tous, vient de contracter un nouvel engagement de même nature, à la belle église de Ste.Lucie, de Syracuse,N.Y.A son nouveau poste, M.Champoux dispose d’un orgue magnifique, à trois claviers et contenant 39 jeux des plus variés ; il dirige également un excellent chœur de chant qui compte déjà vingt-cinq membres zélés.Nous félicitons cordialement M.Champoux sur l’encouragement et les succès que lui ont valu ses talents et son dévouement à son art.—M.le Chevalier Van Elewyck, musicologue distingué et docteur de l’Université Catholique de Louvain, nous fait l’amabilité de nous addresseï le compte-rendu du récent concours et festival musical de Blankenberghe-sur-mer, Belgique.La lutte artistique a été des plus intéressantes, et chaudement contestée par près de 80 sociétés musicales diverses, venues de toutes les parties de la Belgique, de la Hollande et de la France.Outre les nombreux prix d’excellence remportés, il en a été décerné de spéciaux pour le plus grand nombre d’exécutants, pour l’éloignement, et pour le plus bel uniforme,—autant de points noter et à récompenser lors de nos prochains concours Canadiens.—Nous avons le plaisir d’annoncer le retour à Montréal de nos artistes distingués, M.et Madame F.Jéhin-Prume, qui reviennent s’y fixer définitivement.Nos dilettanti se réjouiront de la perspective prochaine de ces ravissantes soirées musicales que leur ménagent si délicieusement ces éminents virtuoses,—soirées qui nous font complètement défaut depuis si longtemps ; tandis que les violonistes et les chanteurs, sérieusement désireux de se perfectioner dans leurs études respectives, trouveront en M.et Madame Prumo des professeurs aussi consciencieux qu’habiles.Pour toutes informations relatives aux cours do chant et de violon qui s’ouvrent incontinent, s’adresser à la résidence de M.Pietro A.Del Vecchio, No.231, avenue Laval, ou au magasin de musique de A.J.Boucher, 280, rue Notre-Dame.—Le Detroit Society News publie le compte-rendu extrêmement flatteur d’un concert récemment donné à Fenton, Michigan, par M.Salomon Mazurette, avec le concours de Mlle.Joly et de MM.Luderer et Steers, violonistes.La réputation musicale de notre compatriote Mazurette n’est pas circonscrite par les bornes du vaste Etat du Michigan; le numéro du 2 août du New-York Music Trade Review, peut-être le journal artistiques le plus indépendant et le plus influent qui se publie, consacre près de quatre longues colonnes à la revue et à la critique, fort élogieuses bien souvent, de vingt et une des publications musicales récentes do notre pianiste-compositeur distingué.C’est une approbation qui honore grandement le talent facile de M.Mazurette et dont nous le félicitons bien sincèrement.—Comment se fait-il que vous obteniez un magnifique piano carré “ lîazelton ” (square, grand) de sept octaves et un tiers, pour la modique somme de $425 lorsqu’on vous demande $500 ou §000 pour un Weber, un Chiekering ou un Steinway de même modèle.La raison en est bien simple :.le “Hazelton” repose sa réputation sur son mérite réel, qu’il ne coûte rien de constater.Les facteurs des autres instruments, du Weber en tête—sentant le besoin de se faire une réputation que leurs qualités ne justifient point toujours, appellent à leur secours une immense réclame.Mais la réclame coûte fort cher, et absorbe à cos facteurs et à leurs agents au Canada seulement, des milliers de piastres.Or, qui est-ce qui débourse ces sommes fabuleuses ?Tout bonnement, l’acheteur du Weber, du Chiekering, du Steinway, à §550 ou $000, qui pourrait trouver un instrument également bon—supérieur bien souvent—pour $425 ou $400, en s’adressant à l’agent des “ Hazelton,” au No.280 rue Notre-Dame.—Le concert de M.F.Jéhin-Prume à Trois-Rivières, le 5 août dernier, a été un éclatant succès.Il y avait assistance nombreuse d’élite, et enthousiasme délirant.Nous envions aux dilletlanli trifluviens la primeur de Y Introduction et Rondo capricioso, de Saint-Saëns, dont les a gratifiés l’éminent violoniste, en y ajoutant une étincelante Polonaise de Wieniawski, sa brilliante fantaisie de Faust, et plusieurs autres bijoux empruntés à son répertoire choisi.A Madame Prume, qui reparaissait pour la première fois depuis son retour 80 LE CANADA MUSICAL.d’Europe, revient une large part des honneurs de cette charmante soirée.Son interprétation de l’air de la Traviata, de la chanson de Manon Lescaut, du duo de Paul et Virginie, (chanté avec M.T.Trudel,) et surtout de la ravissante chansonnette le Voyage de II Amour et du Temps, lui a valu de fréquents rappels et de chaleureux applaudissements.M.Calixa Lavallée a vaillamment rempli, comme d’habitude, la part du programme qui lui était dévolue,—il a surtout magistralement exécuté le Concerto-caprice de Mendelssohn.M.T.Trudel a aussi dit plusieurs jolies romances d’une manière fort acceptable ; Violette, mélodie nouvelle, composée par M.Calixa Lavallée, et dédiée à S.A.R.la Princesse Louise, a surtout été goûté de l’auditoire.Bref, cette soirée est incontestablement la plus belle qui ait encore été donnée à Trois-Rivières.IN'.A ISS^-TSTOILS.A Northampton, Mass., le 8 août, la Dame de M.Alf.Parenteau, ci-devant citoyen du comté de Richelieu, un fils.A Providence, R.I., samedi, le 23 août, 18T9, la Dame de M.Frédéric Bédard, professeur de musique, irn fils.:bæ.^:rli:-a_gœ!.A l’Église paroissiale de Notre-Dame de Montréal, mardi, le 18 août dernier, par le Révd.Messire Martineau, M.Joseph Morin, gradué de l’Asile des jeunes aveugles de Nazareth et accordeur de pianos, à Mlle.Henriette Laurent, tous deux de Montréal.ZDJTCES.Décédée à Andora, comté de Frédéric, Maryland, dimanche, le 3 août dernier, à l’âge de G4 ans, Dame Emélie Dawson, épouse regrettée de Henry Dielman, Ecr., Docteur en Musique et professeur de musique au Collège de Mt.Sainte Marie, près Emmittsburg, et belle-mère de C.H.Jourdan, Ecr., professeur de physique et de chimie dans cette institution.A Lachine, samedi, le 23 août dernier, Marie-Joseph-Alfred, âgé de trois mois, enfant de M.Dominique Ducharme, organiste du Gésu.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour Mai 1879-80,—Mdes.G.Madore, Jos.Comte, —Mlles Manseau, M.A.Joly,—Les couvents de Arichat.Bourbonnais, Oswego, lvey-West,—M.l’Abbé Charpentier,—MM.F.A.Lavoie, F.Bédard, S.Mazurette, J.B.A.Mongenais, Alf.Parenteau.LEÇONS DE VIOLON.M.FRANCOIS BOUCHER RECEVRA, A SA RESIDENCE, 4S4, Mue JLïfigasiclieiliieï’e, QUELQUES ÉLÈVES TOUR LE VIOLON.Conditions : $3.00 par mois.:bidxtiolt ide ltjx.b.NOUVEAU ET MAGNIFIQUE T>% 115 PAG-ES, CONTENANT SEIZE MELODIES TOUR OUA.1STT LT TIxANTO (Paroles française, espagnols, anglaises et italiennes,) PAR LE COMTE DE PREMIO-REAL.Quebec, 1879, A., LAVIGNE, Editeur.Page.1.Seul 1 2.Peines (l’amour Tenus de Amor [Love’s anguish 11 3.Constance .Constancia [Constancy 18 4.Va, chère, dormir, 24 5.Le plus fort .El mus fuerié [The Stronger 27 6.Un rêve .Sucnos [A dream 40 7.Désillusion Dosai anno [Disenchantment 49 8.Tes beaux yeux .Tus tindus njos [Thy bright eyes f.4 9.J/Empire (le la beauté .Imper io de la Bellezu [The Empire of Beauty.61 10.Ma ravi cii a 66 11.Espagne 77 12.Serments .Jurnmriifns [The oaths 83 13./I usai cii is [Absence 89 N.Crois moi [Believe me 12 15.Tes dons .Tus prend ru s [Tliy charms 102 16.Je t’aimerai toujours .Siemprc le a muré [1 will love thee always.108 Prix du Recueil, broché §3.00 net.“ “ relié 3.50 net.En vente a Montreal.Chez .A.J.BOUCHER, EDITEUR DE MUSIQUE, 280, RUE NOTRE DAME.
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