Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 octobre 1879, mercredi 1 octobre 1879
ireU&âd&a XjE] CANADA MUSICAL Revus Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.4 jg Un Morceau (le Musique accompagne chaque Numéro 6e.Annee.No.6.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL.1er Octobre 1379.S us ±1 „r.Il I [ S I I SOMMAlliE.—Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chours pour le mois de Octobre-Novomhro.Charles-Marie de AVober : sou arrivée et sa mort à Londres.Musique : L'Orphelin, romance, par J.L.Battmann, Correspondance de Québec.Abonnements reçus dans le cours du mois.Nouvelle Musique.Notices Biographiques concernant divers musiciens célèbres.Nouvelles Artistiques Canadiennes.Mariages.Décès.Le Chansonnier des écoles.ü!l I! Il I Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.10 cls.le numéro séparé.Imprimé par J.B.Laplante, 245, Bue St- Jacques, Montréal. 82 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel Et Guide des Organistes et Directeurs de Oliceurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.js .- m * OCTOBRE,—( Continué.) DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.10 11 V.| St.François de Borgia, S.J.S.i St.Cyprien.(40 h.Longue-Pointe.) Première représentation du Robert le diable de Meyerbeer, à Bruxelles, 1833.(le 12) Premier grand concert provincial (125 exécutants) de Trois-Rivières, il l’occasion de l’inauguration de l’Ilôtel-de-Ville, 1872.12.D.Maternité de la B.V.M.Double-majeur.(494.)' Messe des Doubles-majeurs.2des Vêpres du jour, (593.) Mémoires du XIXe Dimanche après la Pentecôte, (272,)—et de St.Edouard, Similàbo, v.Amavit, (530.) 13 14 15 16 17 18 L.M.M.J.V.S.St.Edouard.(40 h.Vaudreuil.) St.Calixte, P.M.Ste.Thérèse.(40 h.St.Alphonse.) St.Gai.Ste.Hedwige.(40 h, Ste.Thérèse.) St.Luc, Evangéliste.Première représentation de le Dieu et la Bat/adèrc d’Auber, t\ Paris, 1830.Mort du célèbre violoniste-compositeur H.VV.Ernst, à Nice, 1865.Naissance do A.Dreyschock, il Zach, 1818.Première représentation du Nubuchudonosor de Verdi, Paris, 1845.Naissance de Léon Jouret, à Ath, 1828.Mort de E.H.Méhul, auteur de Joseph, à Paris, 1817.19.D.Purete de la B.V.M.(40 h.St.Jacques VAchigan.) Double-majeur, (496.) Messe des Doubles-majeurs.2dos Vêpres du jour, (601.) Mémoires de St.Jean de Canti, Similàbo, v.Amavit, (530,) — et du XXe Dimanche après la Pentecôte, (273.) 20 21 22 23 24 25 L.M.M.J.V.S.St, Jean de Canti.St.Pierre d'Alcantara.(40 h.St.Michel.) St.Philippe, Evêque.St.Romain.(40 h.Ste.Geneviève.) St.Raphaël, Archange.St.Chrysanthe.(40 h.St.Bruno.) Première représentation du Tannhauser de Richard Wagner, à Dresde, 1845.Début d’Emma Lajeunesse (Albani) il New-York, dans la Somnambule, 1874.Naissance de Franz Liszt, à Reiding, 1811.Naissance d’Albert Lortzing, à, Berlin, 1803.Naissance de Ferdinand Hiller, à Francfort, 1811.6000 auditeurs assistent à l’exécution du Désert, par 150 amateurs Canadiens sous la direction de A.J.Boucher, au Palais de Cristal de Montréal, I860.26.D.Patronage de la B.V.M.Double-majeur.(498.) Messe des Doubles-majeurs.2des Vêpres du jour, (605.) Mémoire du XXIc Dimanche après la Pentecôte, (273.) 27 28 29 30 31 L.M.M.J.V.St.Vincent, M.(40 h.Pointe-Claire.) SS.Simon et Judo, Apôtres.Ste.Hermclende.(40 h.St.Joseph du Lac.) Le Bienheureux Alphonse Rodriguez.St.Quentin.(40 h.Hôtel-Dieu.) Naissance de Antoine Kontski.i\ Cracovie, 1817.Naissance de Henri Bertini il Londres, 1798.Séance Musicale offerte à Mgr.Bourget, en son Palais Episcopal, à l’occasion do ses Noces d’Or, par le Chœur et l’Orchestre du Gésu, 1872.Première représentation du Masanicllo de Carafa, à Bruxelles, 1828.Naissance de .Iules Dencfve, à Chimay, 1814.Consacre aux Ames du Purgatoire.NOVEMBRE.Ce mois a 30 jours.Novembre, (du latin November,) a été ainsi nommé parce qu’il était le Neuvième mois de l’année Romaine.I.S.La Toussaint.(D’obligation.) I re classe, avec octave.(362) Messe Royale.2des Vêpres du jour, (478.) Mémoire du Dimanche, Vidi Dominum, (260,) v.Vespertina, (244.) Bénédiction.2.D.XXIle apres la Pentecôte.(40 h.Villa-Marin.) Semi-double.(20S.) Messe des Dimanches de l’annee.S.Vêpres du Dimanche, (274.) Mémoire de l’octave, O qunm v.Exaltai mut, (478.) D.Vêpres des Morts, (556.) 3.L.Les Trépassés.Double.Messe de Requiem, sans orgue.On se procure la Messe des Morts, harmonisée, au Magasin de Musique de A.J.Boucher, 280, Rue Notre-Dame.M.M.J.V.S.St.Charles Borromée.(40 h.Jolictte.) St.Marcel.St.Léonard.(40 h.St.Vincent de Paul.) St.Engelbert.St.Godefroi.(40 h.Lachenaie.) Mort de F.Mendelssohn, Leipzig, 1847.Naissance de Frédéric Kreubé, il Lunéville, 1777.Destruction de l’imprimerie le Vindicator, 1837.Naissance de Niedermeyer, 1803.L'Elisée de Mendelssohn exécuté New-York pour la première fois', 1847.9.D.Dédicacé de la Basilique du Sauveur.Double.(365.) Messe des Doubles-majeurs.2des Vêpres du jour, (4S0.) Hymne : Iste Confessor, (522,) v.Amavit, (523.) A Magn., Similàbo, (530.) Mémoires de la Dédicace, O quant, (551,) v.Domum, (550,)—du XXlIIe Dimanche, (274,)—et de SS.Tryphon, Tstorum, (516,) v.Lœtamini, (515.) % _________________________________________________________________________________ S Le Canada Musical, VOL.6.] MONTREAL, 1er OCTOBRE 1879.[No.6.Le prompt réglement de l’abonnement au “ Canada Musical” pour l’année courante, (Mai 1879-80,) échu le 1er Mai écoulé, nous obligera.Ed.C.M.CHARLES-IARIE DE WEBER.SON ARRIVÉE ET SA MORT A LONDRES.(Extrait du Guide Musical de Bruxelles.) L’Angleterre, si illustre par ses poètes et ses romanciers, n'a produit aucun grand musicien.Mais de cette circonstance, est-il juste de conclure qu’en fait de musique la nation anglaise manque de goût, et d’intelligence ?Les faits sont là qui prouvent le contraire.Depuis Hændel jusqu’à Mendelssohn, c’est-à-dire pendant plus d’un siècle, l’Angleterre a constamment attiré vers elle tous les grands musiciens, dont elle savait parfaitement apprécier les œuvres, et qu’elle accueillit et récompensa avec une munificence qui ne trouve d’égale que dans la seule Russie.Après avoir pris à l'Allemagne Hændel et Christian Bach, après lui avoir emprunté à plusieurs reprises Haydn, auquel elle inspira ses deux chefs-d’œuvre, la Création et les Saisons, elle voulut voir de près Weber, le maître le plus populaire de son temps.L’auteur de Freischatz reçut donc l’invitation d’écrire un opéra anglais pour le théâtre de Covent-Garden, à Londres, et d’en diriger lui-même la première représentation.Weber accepta l’invitation; il vint à Londres, dirigea la première représentation de YObéron, et mourut peu de temps après.Mais ce triste événement 11’avait pour cause ni le mauvais accueil qu’on aurait fait au maître, ni l’insuccès de YObéron.Au contraire, l’artiste avait été reçu avec la plus vive sollicitude, son œuvre avait parfaitement réussi.Si Weber mourut en Angleterre, c’est qu’en y arrivant; il portait déjà en lui le germe fatal.Nous possédons sur le séjour de Weber en Angleterre et sur la manière dont YObéron fut reçu par le public de Londres des documents précieux et d’une authenticité incontestable.Ce sont les lettres que le grand artiste écrivit à sa femme durant son séjour à Londres, et qui se trouvent dans le recueil de ses œuvr-es littéraires, publié par Théodore Hell.(1) Cette publication, remarquable sous bien des rapports, n’est guère connue on dehors de l’Allemagne.Il m’est donc permis de croire qu’on 11e lira pas sans intérêt les fragments que je vais en donner, et surtout les lettres de Weber qui, tout en réfutant de la manière la plus positive des erreurs répandues sur le compte de YObéron, révèlent dans leurs épanchements intimes l’âme entière, si bienveillante, si noble du grand artiste.(1) Ilinterlasscnc Schriflcn vou C.-M.Von.Weber (Dresde et Leipzig, Ar-noldi, 1828, 3 vol.) Max-Marie de Weber, en retraçant la.vie de son père (Leipzig, Keil, 3 vol., 1864-18G6,) n’a reproduit que de courts fragments des lettres publiées par T.Hell (pseudonyme de Théodore Winkler.) S’il y a toujours un certain charme mélancolique à se retracer la dernière période de la vie d’une personne aimée, ce charme doit redoubler lorsqu’il s’agit d’un homme également noble par le génie et par le cœur, d’un artiste qui épuise ses dernières forces à dolter le monde d’un chef-d’œuvre de plus, et qui, pareil à un guerrier héroïque, succombe sur le champ de bataille après avoir remporté une dernière et glorieuse victoire.On sait que le Barbier de Séville coûta à Rossini quinze jours de travail.“ Cela ne m’étonne pas, s’écria Donizetti, Rossini est si paresseux ! ” Donizetti, lui, ne mit qu’une seule semaine pour achever la volumineuse partition de Don Pasquale.Weber demanda dix-huit mois pour écrire YObéron.En demandant ce délai, qui doit paraître exorbitant aux compositeurs d vapeur et à grande vitesse, il avait, il est vrai, une arrière-pensée.Le maître, auquel huit mois avaient suffi pour écrire le Freischûtz, n’avait pas précisément besoin de dix mois de plus pour écrire YObéron.Mais il y avait une considération : Weber ne savait pas l’anglais, et il voulait l’apprendre afin de pouvoir travailler sur le libertto original.D’outres à sa place auraient travaillé sur une traduction, 6auf à la faire ensuite retraduire en anglais.Weber était plus consciencieux; il demanda le délai, l’obtint, apprit l’anglais, et exécuta fidèlement l’engagement qu’il venait de prendre, d’écrire un opéra anglais.On l’avait consulté sur le choix du libretto ; c’est lui-même qui en avait indiqué le sujet qui certes était des plus favorables.Ce sujet offrait une combinaison heureuse du surnaturel et du chevaleresque, deux éléments particulièrement favorables à la musique.Weber les avait déjà traités séparément dans le Freischiitz et dans YEuryanthe ; il s’agissait maintenant de les réunir dans un seul ouvrage.Remarquons toutefois que, dans YObéron, le surnaturel se trouve transporté dans la sphère aérienne et gracieuse des sylphes, ce qui permet au compositeur de lui imprimer un cachet très-différent de celui qu’il avait donné au Freischatz.Dès qu’on fut d’accord sur le choix du sujet, le poète anglais se mit à la besogne.Il parait que c’était pour lui un travail bien dûr, bien fatigant, car il y avançait si lentement que Weber se voyait obligé de commencer son travail à lui sans être en possession du libretto complet.On ne lui en avait envoyé qu’un seul acte ; le deuxième lui parvint lentement et par fragments, et lorsque le troisième arriva enfin, il fallait presque déjà songer à se mettre en route.Etant ainsi dans l’impossibilité de se tracer dès l’abord le plan complet de son œuvre, n’ayant même qu’une idée imparfaite des situations et des caractères que sa musique devait prendre et développer.Weber dut en quelque sorte travailler au hasard et en tâtonnant.C’était un grave inconvénient, dont, malgré tout son génie, l’illustre musicien ne put parvenir à éviter toutes les conséquences.L’époque fixée pour la représentation de YObéron approchait enfin ; la partition des deux premiers actes était achevée, celle du troisième acte était esquissée, il fallait songer à se rendre en Angleterre.Le voyage 84 LE CANADA MUSICAL.de Dresde à Londres était, en 1820, une entreprise fatigante, même pour un homme plus robuste que Weber, dont l’ame inspirée habitait sons une enveloppe faible et défectueuse.Déjà il souffrait beaucoup d’une toux spasmodique qui, de temps en temps, le saisissait avec une violence extrême.Les médecins, cependant, ne croyaient pas son état assez grave pour lui interdire le voyage.On se borna donc à l’installer dans une voiture aussi commodément et avec autant de soins que possible, et, comme un accueil hospitalier lui était assuré à Londres, comme, de plus, il avait pour compagnon de voyage un ami intime, le célèbre flûtiste Furstenau, on le laissa partir sans trop d’inquiétude.C’est le 7 février 1820 que Weber quitta sa famille et ses amis On croyait se séparer pour quelques mois.Hélas! ces quelques mois étaient tout ce qu’il restait à vivre au grand artiste.Il ne devait retourner à Dresde que couché dans son cercueil et après de longues années.Le voyage parut faire du bien à Weber, sa toux diminua sensiblement ; il était plein d’espoir et de bonne humeur pendant qu’il traversa l’Allemagne sans trop se hâter.A Leipzig, à Weimar et à Francfort, où il avait séjourné pour prendre quelque repos, ses nombreux amis et admirateurs l’avaient accueilli avec enthousiasme.Francfort est la dernière ville allemande dans laquelle il s’arrêta ; de là il se rendit directement à Taris.Depuis qu’on savait à Taris que l’auteur du Freis-chiilz devait y arriver, le magasin de musique de Bran-dus (l’un des éditeurs de Weber,) ne désemplissait pas de gens qui demandaient des renseignements sur le jour et l’heure de l’arrivée dumaitre.Celui qui montra ie plus vif intérêt, et qui, lorsque l’illustre voyageur fut enfin arrivé, se présenta le premier devant lui, c’était l’auteur du Barbier.Quelques années auparavant, à Yienne, Rossini s était vu repousser par Beethoven.Beethoven avait fermé sa porte devant lui ; Weber le reçut à bras ouverts.Aujourd hui, il nous parait simple et naturel que deux maîtres comme Weber et Rossini dussent se comprendre et s’apprécier mutuellement.Cependant, en nous rappelant qu’en 1820 ils se partageaient la popularité générale, qu’ils étaient rivaux—et quels rivaux ' —nous sommes forcés de reconnaître que, pour s’embrasser aussi cordialement, ils devaient être deux nobles cœurs, en môme temps que deux grands et véritables artistes.” Weber trouva à Taris l’accueil le plus flatteur, le plus distingué.“Je n’ose pas même essayer de te décrire l’accueil qu’on me fait ici,” écrit-il à sa femme.“ En répétant toutes les choses que les plus grands artistes de l’époque me disent, je ferais rougir le papier, et me rendrais coupable de la vanité la plus démesurée.En vérité, si ces Tarisiens ne parviennent pas à me rendre oreueil-1 eux, personne n’y parviendra jamais, et je commencerai à croire que je ne possède aucune disposition pour l’orgueil.” L Opéra, comme on le pense bien, l’intéressa particulièrement.Il eut la bonne fortune d’assister, en société de Rossini, a une de ses grandes solennités, à la reprise d'Olympie, de Spontini, qui eut lieu le 27 février.Habitué aux théâtres allemands, qui, à cette époque, n’avaient que des mises en scène des plus mo- destes, il fut vivement frappé par la pompe et les richesses de tous genres qui faisaient de la scène de l’Opéra de Paris la première du monde.Mais ce qu’il admirait par dessus tout, c’était l’orchestre.“Cet orchestre,” écrit-il à sa femme, “est vraiment incomparable.Quelle vigueur ! quel entrain ! quelle précision! Jamais et nulle part je n’avais encore rencontré une telle perfection.” Après cinq jours passés à Taris, Weber continua son voyage.Le 4 mars, il était à Calais.Un nouvel accès de sa toux, qu’il avait eu en route, l’avait extrêmement affaibli ; il ne tarda cependant pas à s’embarquer sur le bateau à vapeur, the Fury, qui partait le jour même pour Douvres.Le temps était sombre et pluvieux, mais, comme le vent était favorable, la traversée ne dura que trois heures.A une heure après-midi, on était à Douvres.Voici donc notre artiste en Angleterre, ce pays inhospitalier et froid, qui, à ce qu’on prétend, devait lui causer tant de souffrances ! Dès l’abord, il n’en fut rien cependant ; le lion britannique, loin de lui allonger ses griffes, se montra, au contraire, d’une courtoisie exquise.Tout voyageur arrivé à Douvres était obligé de se rendre en personne au bureau des passe-ports et d’y remplir les formalités officielles.Mais le directeur de ce bureau, ayant appris l’arrivée de Weber, s’empressa d’intervertir les rôles; c’est lui qui se rendit chez le voyageur, et se montra d’une prévenance et d’une amabilité dont l’artiste souffrant et fatigué était aussi surpris qué charmé.Dans une lettre écrite deux jours après (6 mars,) Weber raconte ainsi à sa femme le reste de son voyage et l’accueil qu’il trouva à Londres.“ Ma chère Caroline, “Dieu soit loué et béni, comme toujours !—Me voici à Londres, content, en bonne santé, déjà complètement installé, et surtout heureux d’avoir reçu ta chère lettre, qui me donne de si bonnes nouvelles de toi et des garçons.Que me faut-il de plus ?“ Hier à 8 heures du matin, après avoir passé une bonne nuit, pour laquelle on nous a fait payer un prix fou, nous sommes partis de Douvres par l’express coach.C'est une voiture magnifique, attelée de quatre chevaux superbes qu’aucun prince n’aurait désavoués.Quatre personnes dans la voiture, quatre personnes derrière la voiture, quatre personnes sur la voiture.C’est ainsi qu’avec la rapidité de l’éclair nous avons traversé un pays admirable au-delà de toute description.Quelles belle prairies ! quels parcs magnifiques ! quelle ravissante profusion d’arbres et de fleurs ! L’élégance et la propreté qu’on remarque partout forment un contraste frappant avec la saleté que nous avions trouvée en France.Les grandes rivières, couvertes de navires de toutes grandeurs (entre autre le plus grand vaisseau de ligne, de 148 canons,) les charmantes maisons de campagne, les routes animées,.en un mot c’était un voyage unique.Un quart-d’heure de repos nous fut accordé à Rochester ; nous en profitâmes pour avaler un bouillon et un peu de viande, puis la course reprit de plus belle.Quelques minutes après 5 heures, les douze milles qu’il y a de Douvres à Londres était parcourus ; nous étions au but de notre long voyage.Quant à la description de tout ce que Londres possède de grandiose et de remarquable, je te la fournirai de vive voix.Ce sera une matière inépuisable dont nous profiterons cet été, lorsque LE CANADA MUSICAL.85 nous serons de nouveau réunis dans notre paisible Hosterwitz.(1) A notre arrivée nous trouvâmes Smart, qui nous attendait.Un grand fiacre fut amené, dans lequel on entassa tous nos effets, malles, caisses, etc.Puis il s’agit de nous y placer nous-mêmes, Smart, Frustenau et moi, ce qui n’était pas chose facile, avec tant de bagages.Nous y parvînmes enfin tant bien que mal, et la lourde machine se mit en mouvement.C’est ainsi qu’assis sur un paquet de musique chancelant, qui me faisait perdre l’équilibre à chaque secousse, je fis à Londres une entrée des plus bouffonnes.Maintenant je suis dans la maison de Smart, ou l’on me soigne admirablement.“On y cherche à prévenir tout ce que je pourrais désirer; j’aurai à te raconter des histoires bien amusantes à ce sujet.Cette maison est admirablement montée ; tout s’y trouve, il y a même un bain ! Nous avons dîné à 6 heures ; à 10 heures, j’étais au lit, et j’ai très-bien dormi jusqu’à 5 heures du matin.Furstenau loge tout près d’ici, chez un Allemand.Il y est très-bien, et ne paye qu’une livre sterling par semaine.J’ai trouvé déjà bon nombre de cartes de visite, car beaucoup de personnes étaient venues avant mon arrivée.Un piano superbe m’a été envoyé par le premier fabricant de Londres.Ce monsieur m’a, de plus, écrit une lettre des plus aimables, dans laquelle il dit qu’il serait le plus heureux des hommes, si je voulais me servir de son instrument.Qu’il soit donc heureux!—La direction des Oratorios(2) m’est rendue extrêmement facile ; il paraît que toutes les quatre fois, je n’aurai à diriger que douze morceaux consécutifs du Freischülz.C’est l’affaire d’une heure.Furstenau jouera déjà vendredi prochain.Tout me fait présager un succès aussi brillant que productif.“J’ai à moi toute lajournée, jusqu’à 5 heures ; alors on dîne, après quoi on va au théâtre ou en société : Kemble (3) est à Bath, mais il revient après-demain.Nous dînons aujourd’hui chez sa femme.J’irai ensuite à Covent-G-ardeu pour entendre tous mes chanteurs, et de là au concert.Demain matin, je me mettrai au travail (4).Ce matin, j’étais en train d’achever mon installation et de faire toilette, lorsque ta chère lettre est arrivée et m’a causé une joie immense.L’idée de me trouver seul ici ne m’effraie pas le moins du monde.Les mœurs anglaises me conviennent beaucoup.Le peu que je sais de la langue anglaise m’est d’une utilité incroyable.Les Anglais s’en montrent très-satisfaits et prétendent que je fais des progrès rapides.C’est la même chose qu’en France, où l’on m’accablait de compliments à cause de mon baragouin français.“ Mon opéra ne doit te donner aucune inquiétude.La première représentation, qui, comme tu le sais, était fixée au lundi de Pâques, est remise à quelques semaines plus tard.J’aurai donc tout le loisir pour achever ma partition.Puis, on connaît ici la valeur du temps et on respecte le mien.Les gens sont vraiment trop bons pour moi dans leur sollicitude inquiète ; personne au monde ne peut avoir plus de chances en voyage que moi.On vient au-devant de moi avec plus, d’amour que si j’étais un roi ; on me soigne de toutes les manières ; ce (1) Village aux environs de Dresde, où Weber avait l’habitude de jiasser l’été.(2) Weber parle ici d'une société musicale qui l'avait engagé à diriger quelques-uns de scs concerts.(3) Le directeur du théâtre de Covcut-Garden.(4) On se rappelle que le troisième acte d’Obéron était loin d’être achevé.n’est presque pas une métaphore si je dis que l’on me porte sur les mains.—Ma toux est vraiment on ne peut plus capricieuse.Pendant huit jours elle avait presque totalement disparu, puis—le 3, avant d’arriver à Calais, —j’ai eu de nouveau un accès très-violent.Après cet accès, tout est redevenu calme.Je m’observe avec la plus grande attention, mais je ne parviens pas à découvrir la cause de mon mal.Souvent je me refuse tout, et la toux vient ; en d’autres occasions, je bois et je mange comme un homme entièrement bien portant, et rien ne m’arrive.Que la volonté de Dieu soit faite ! ” Après avoir ajouté encore quelques détails de peu d’intérêt, Weber continue sa lettre, le lendemain, ainsi qu’il suit : “ A 7 heures du soir noirs sommes allés au théâtre de Covent-G-arden, où l’on donnait Rub-Roy, une espèce d’opéra, tiré d’un roman de Walter Scott.La salle n’est pas trop grande.Elle est richement décorée.Lorsque je m’avance sur le devant de notre loge, pour mieux voir la salle, un cri part du parterre.“ Weber ! Weber est ici ! ” Je me retire bien vite, mais à l’instant même des cris et des applaudissements éclatent partout.Cette scène d’enthousiasme se prolongeait indéfiniment, au point que j’étais obligé de me montrer à plusieurs reprises et d’exécuter bon nombre de révérences.Alors ils voulaient à toute force l’ouverture du Freis-chiilz, et chaque fois que j’avançais seulement le bout du nez, la tempête recommençait de plus belle, l’ar bonheur l’ouverture du Rob-Roy fut enfin commencée, et peu à peu la tranquillité se rétablit.—Peut-on désirer, peut-on espérer plus d’enthousiasme, plus d’amour ?Aussi, tout habitué et endurci que je sois à ces sortes de scènes, je dois avouer que j’ai été réellement surpris et ému.Je donnerais, je ne sais quoi, pour pouvoir, dans un tel moment, t’avoir près de moi ; car tu ne m’as encore guère vu dans le costume resplendissant des honneurs étrangers !— Maintenant, ma vie chérie, je suis heureux de pouvoir t’assurer que les chanteurs et l'orchestre m’ont entièrememt satisfait.Miss Paton est une cantatrice de tout premier rang, qui chantera la Rezia divinement.Braham, le ténor, est tout aussi distingué, bien que dans un autre genre.Puis, il y a encore d'autres ténors très-bons.Vraiment, je ne comprends pas comment on peut dire tant de mal du chant anglais ! Ces chanteurs sont tout à fait de la bonne écolo italienne ; ils ont de très-belles voix et chantent avec expression.L’orchestre est très-bon, sans être hors ligne.Dès aujourd’hui je ne doute plus du succès de 1 Obéron.— Après le deuxième acté de Rob-Roy je suis allé au concert à Hanover-Square.J’y ai entendu les premiers chanteurs italiens, entre autres la Velluti.La Paton cependant, qui, après l’opéra, est encore venue chanter un air dans ce concert, a remporté la victoire la plus complète.J’ai aussi entendu Kiesewctter (le célèbre violoniste,) ainsi que plusieurs autres.“Je me demande si ces gens qui m’accueillent avec tant de cordialité et d’enthousiasme sont bien les mêmes Anglais qu’on disait si froids.” Tant de preuves de sympa*He et d’admiration, dont il s’était vu entouré dès se nniers pas sur le sol britannique, et avant même s citations, est resté presqu’entièrement hors de c.• .Ce point, c’est la manière dont l’artiste se condui ivers ses camarades.le trouve dans f >• dernières lettres de Weber quelques passages se rapportant à ce sujet.Ils sont significatifs, malgré leur laconisme.Je les ajoute donc encore : “ La première représentation de l’opéra Aladin de mon soi-disant rival aura lieu demain.Je suis bien curieux.Bishop est certainement un homme de talent, mais il n’a pas la moindre originalité.Je lui souhaite la meilleure fortune: il y a de la place pour nous tous dans le monde.” Weber avait donc trouvé des adversaires qui cherchaient à hri opposer un rival ! Mais ils échouèrent complètement.Aladin, loin de faire du tort à Weber, lui valut même une nouvelle ovation, comme on va le voir.“ L’opéra de mon soi-disant rival a été donné, écrit notre artiste.A peine pouvait-on se procurer des places.Mais un des propriétaires du théâtre m’offrit sa loge et poussa même l’amabilité jusqu’à me faire une visite.—A peine entré dans la loge, je fus remarqué ; la salle entière se leva et me reçut avec le plus grand enthousiasme.Ceci dans un théâtre étranger (2) et à une pareille occasion, me montra bien l’amour de cette nation.J’en fus touché et réjoui.” (1) La première cantatrice, miss I’atou blessée à la tête par la chute d’un décor, n’avait pu achever la répétition générale.(2) Le théâtre de Drury lane, rival de celui de Covent-Gnrdcn. 88 le Canada müsîcal.Paroles de V.JEAMEEEY.ROMANCE.Musique de J.L.EATTMAKE.moderato tristamente.¦frtm-pfa avec y"larmes.Pas-sants pre-nez pitié de ma mi - se - re ! Sou - la-gez - in tempo.**» rit -1-!— J’ai faim, j’ai froid.Quand on n’a plus de mb - re, Oh ! que la moi, je suis un pauvre en-tant.avec ttouleur.est un far - deau pe - sant ! cette mb - re si bon ne, Et seul hé- LE CANADA MUSICAL.89 las ! pleurant sur le Je tends la main, mais ra - re-ment on don-ne.Un peu de i pain pour le pauvre orphe-lin.Couplet.Quand de la nuit, la Ion - gue ro - be loin le doux azur des cieux, Sous le feuillage a - gi-té par la bri-se, Vers le pas-sé j’aime à je - ter les -dolce• yeux.Te la re - vois, cet - te mè - re si „ - u-S ten-dre.Je crois en - cor re - po - ser sur son °—a s—*¦ -G- » ' w- rit , _ sein; Je veux par-ler, mon cœur a cru l’en-ten- dre, Mais l’écho seul répond à l’or - phe - lin.fc" 3 3e Couplet m g~r Quand du so - leil ap - pa - rait la lu - mife - re Je sors trcm- £ fv-fr =£=*: s 9—9 -y- p m blant de mon réduit poudreux, Au Tout-Puissant j’adresse ma pri - è- reç^^uandj^aijv^é^Je^sui^moinsmalheu £ j-g- a—9 FT^ "Sé- reux.Ê £ -V- Je songe au Ciel, séjour de l’in - no - cen - ce, Ou règne un Dieu, l’ap - pui du faible hu- r^- S -y M- V- "P ^ - riU r En lui j’espère, il cal - me ma souf-fran-ce, C’est un bon père, il ai-me l’or - phe - lin.-G- N—°- & -&— main. 90 LÉ CANADA MUSICAL.Pendant le reste de son séjour à Londres, Weber, dans les lettres qu’il écrivait à sa femme, ne parla plus que du mauvais état de sa santé, et de son désir, toujours croissant, de revoir sa famille, le plus tôt possible.Enfin, une tonte dernière lettre annonçait que l’événement était proche : “ Chère Lina, “ Il faut que je m’excuse encore une fois sur ma brièveté et le décousu de ma lettre : j!ai tant à faire ! Il m’en coûte aussi d’écrire, parce que ma main tremble.Et puis aussi, l’impatience de partir s’empare de moi.Tu ne recevras plus guère de lettres de moi, car apprends mon ordre cruel.Ne me réponds plus à Londres, mais bien à Francfort, poste-restante.Tu t’étonnes ! Oui, oui, je ne passerai point par Paris ; que dois-je y faire ?Je ne puis ni marcher ni parler.Je bannirai le travail pendant une année entière.Aussi, le chemin le plus court vers mon chez-moi ; de Calais par Bruxelles, Cologne, Coblentz, puis le Rhin, jusqu’à Francfort, quelle délicieuse navigation ! - - s “ Quoique obligé de voyager un peu lentement, et de me reposer de temps en temps une demi-journée, nous gagnerons toutefois au moins quinze jours, et j’espère me trouver dans tes bras à la fin de juin.“ Si Dieu le permet; je partirai d’ici le 12 juin, si seulement Dieu voulait me donner un peu plus de force.Enfin ! je suis sûr qu’une fois en voyage, tout ira pour le mieux; mais que je quitte ce climat! Je vous embrasse tendrement, mes bien-aimés ! “Votre père Charles, qui ne vit que pour vous.” Cette lettre était datée du 30 mai.Cinq jours après, c’est-à-dire le 4 juin, à 11 heures du soir, Weber fut reconduit chez lui par son ami Fursténau.Il était souffrant, mais aucun symptôme alarmant ne s’était fait remarquer.Le lendemain, sir George Smart-le trouva mort dans son lit, déjà froid, la tête appuyée sur l’une de ses mains.Il n’avait pas encore accompli sa 40e.année.Weber est mort, non pas de chagrin de n’avoir pas réussi à Londres, mais bien d’une rupture du cœur.En réunissant les éléments de ce travail, mon intention n’a pas été de faire l’apologie du goût musical de l’Angleterre, mais bien de rectifier un point historique que Berlioz même n’a pas laissé que de dénaturer.Ce qui est indiscutable c’est le très-grand succès que Obéron obtint à Londres, c’est l’accueil enthousiaste que Weber reçut chez les Anglais, ce sont les propres témoignages de l’illustre maître sur ces deux points.A tout cela il n’y a pas de réplique possible.B.D.Correspondance de Quebec.Québec; le 23 septembre, 1879.Le corps do musique de la frégate Bcllerophon a joué une fois, sur la terrace Duffcrin, en présence d’une foule nombreuse.Il ne se compose que de vingt exécutants.Ludcckc, maître de bande lors de ses derniers voyages il Québec, en a encore la direction.Le programme ne renfermait en général que des œuvres de grands maîtres.L’exécution quoique correcte a semblé laisser désirer un peu plus de nuances.tives.La Société musicale de Ste.Cécile a élu Président, P.Laurent ; Directeur, N.Levasseur ; Secrétaire, P.D.Bilaudeau ; Trésorier, P.F.Jobin, et Bibliothécaire, Alf.Paradis.Les membres adjoints du comité sont: Ed Rodier, E.Blnmliart et S.Rhéàuine.L'Union Musicale a élu Président, Ep.Dugal ; Directeur, Geo.Hébert; Secrétaire, Clod.Dclisle; Trésorier, F.E.Gauvrcau et Dép., C.Fectcau.Les membres adjoints du comité sont : P.Drolet, Fort Gauvrcau et G.N.Belieau.Ces deux sociétés ont commencé leurs travaux immédiatement.MM.Prume et Lavallée donneront une série de concerts artistiques, où figureront Mde.Prume et le.s meilleurs amateurs de Québec.Le nombre des concerts a été fixé à huit, dont quatre à Québec, et quatre à Montréal.La salle Victoria est retenue pour les concerts qui seront donnés à Québec.Le premier aura lieu à Québec le 7 octobre prochain.M.Lavallée a informé l’Union Musicale de Québec qu’il-ne pouvait compléter à temps la messe solennelle qu’il composait pour la grande fête musicale de Ste.Cécile.Sur sa recommandation, l’Union Musicale exécutera, cette année, la messe solennelle de Ste.Cécile, de Gouuod.Les répétitions commenceront régulièrement mercredi, le 24 du courant.Le Quatuor vocal de Québec n'a pas fait l’élection de ses officiers au commencement de septembre tel que décidé en une assemblée au mois d'août, vû l’absence de plusieurs de ses membres.Nous croyons pouvoir dire que cette belle société reprendra régulièrement l’étude des chœurs classiques le 2 octobre prochain, anniversaire de sa fondation.Hier, le 22, la Société Musicale Ste.Cécile de Québec a chanté à St.Rocli avec succès plusieurs morceaux de bons auteurs à l’occasion du mariage de l’un de ses membres les plus zélés, notre ami M.E.Blumhart.M.Blumhart, associé de la maison Blumliart & Rivcrin de cette ville, a été pendant plusieurs années un officier distingué de la société.Nos meilleurs souhaits aux nouveaux époux.Avant que de commencer aucun travail, les deux .grandes sociétés musicales de Québec ont procédé à leurs élections rcspec- L’Uuion Musicale de Québec a donné hier soir, à la salle Victoria, un concert-loterie à son bénéfice.La soirée a été des plus attrayantes.La partie musicale a été remplie par M.C.Lavallée, l’Union musicale, le Quatuor vocal et quelques uns des meilleurs amateurs de Québec.Une récitation par M.Uhassé, membre de la société, et la loterie, jointes à un joli programme musical bien exécuté en ont fait une soirée des plus intéressantes.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour Mai 1877-78—Mde.St.Amour.Pour Mai 1878-79—Le couvent de Hochelaga,— Le collège de Joliette.Pour Mai 1879-80—Mdes.Fiset, C.Gill, A.Belislc, D.O.Turcotte, F.Leclaire, A.N.Couillard, Fortier, —Mlles.Paré,E.Lachapelle,—Les couvents de la Pointe-Lévis, Hochelaga, St.Roch, l’Académie St.Antoine, (6 mois.(—Les collèges de Joliette,Memramcook, Mount St.Mary’s,—Révd.Messire J.M.Laurent,—La bibliothèque du Parlement d’Ottawa,—MM.Alf.Larocque, père, E.J.Barbeau, L.A.Dumouchel, Ed.Dumouchel, A.Laramèe, J.C.Poitevin.O.T.Dubé, M.Champoux, A.Larivière, P.A.Giroux, A.Tanguay, J.A.Finn, St.Cyr, Ls.Normandin, A.Larin, Eug.Dupuis, A.Lanctôt, Proulx, Jos.Valade, H.Sanborn. LE CANADA l&USICAL.91 NOUYBLLE MUSIQUE SPÉCIALEMENT RECOMMANDÉE POUR LA REOUVERTURE DES CLASSES ET DES COURS DE MUSIQUE, ET POUR LA PRESENTE SAISON MUSICALE; EUT VENTE CHEZ A.ü.BOUCHER, Editeur de Musique, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.ISETHOOËS, ETUDES.LIVSES D’EWSEIGWEJHIEBfT DIVERS, 4&C.A L’USAGE DES Maisons d’Edueation et des Professeurs de Musique.Le CUausonnier des Ecoles, $0 25 Traite complet d’Harmonic, Catcl $1 00 Texte français et anglais, Deuxieme Edition, augmcnte'e de 22 pages.Nouvelle Metîiode pratique de Piano, Ludovic 0 75 L’Abeeedaire Musical, de Smith 0 30 Parfaitement graduée et renfermant plusieurs Airs Canadiens.Neuvième édition.Méthode de Ulliltll), texte français et anglais, prix réduit de $1.50 à 0 75 L’Abecedaire Musical, d’Aerts 0 30 Méthode de Bluko 0 75 Le Catéchisme Musical, de Jousse • • O 25 Méthode de Bclluk 0 75 Le Catéchisme Musical, d’Aerts O 50 Méthode de Bcrlilli, prix réduit de $3.00 à .2 OO Le Petit Solfège, de LeCarpenticr 0 60 Etudes et Exercises de Plaidy, Czerny, Concone, Duvernoy, LeSolfege gradue, d’Aerts 0 75 Gobbaerts, I Idler, Ravina, etc.MUSIQUE D’ORGUE ET CHANTS SACRES A L’USAGE DE MM.les Cures, des Directeurs et Directrices de Chœurs, des Fabriques, &c.Le Kepcrtoire de l’Organisle, de J.Jlte.Labclle,—Deuxieme Baumann, Vingt motets pour les grandes fetes, net.$125 édition, augmentée de 66 pages ; prix, invariablement net camp- “ Dix motets pour les fetes patronales, net 0 75 tant .$6 00 MOSS© (le Noel, de Mcssire Perreault, net .1 50 Pour envoi franco, par poste 6 16 Messe Rovale, harmonisée, net O 25 Grande Méthode complete d’IIarmonium, par Auger 3 00 Messe
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