Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 janvier 1880, jeudi 1 janvier 1880
fiÈmmùLiLLiï i-i ' ¦1 r Khfa ¦"ê"'.11 • ; y.~ ;¦¦¦¦¦: ;T(| Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.Un Morceau (le Musique accompagne chaque Numéro.A.J.BOUCHER Editeur-Proprietaire No.280, Rue Notre-Demie MONTREAL.’ !| || VÏ+ ¦i.i.i.rÆi;.ir,i ii ;rfa;i.i r hüi.¦:;iMiinn ¦; T • '1 ¦ ivi 'i ir *: ••gHL 1WV VJ U U t A./\ JTJ U Vf \.J'W 1 AN'l.J t J W>J W '¦/ *•:' \JS) t V s- tiyw.tj W j Q vj (-J ^*V JMsr, 11™ Pif ¦ g Ifîl U ilO 1 - =— A- m 1er Janvier 1880.SOMMAIRE.—Calendrier et Guidu des Organistes et Diructeins de Clrn urs pour le mois de Janvier-Février.Soulmits.Gounod ù Louvain, line l’éte au Collège.Souveniis artistiques du passe.Notices biographiques concernant divers musiciens célèbres: JJrcilkopf rl Ihf rt>L Mar Ururh.Messes de Noel.Musique : IJ Elan du cœur, caprice élégant par C.Rolling.Le Chansonnier des hooles, «lcu.\i(*me édition.Concert Jéhin-Pmiue.Correspondance de (Juéhec.Nouvelles artistiques Canadiennes.Abonnements reçus dans h coin's du mois.Nouvelle.Musique.Orgues-Harmoniums de la Puissance.r uni mi Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.JOcts.le numéro séparé.Imprimé par la « Montreal Printing Co., 245, Rue St.;Jacques,'Montréal. 130 LE CANADA MUSICAL.Calendrier Mensuel Et G\iide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.J A N VIE R( Continué.) m DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES ET NATIONALES.10 1 S.I St.Guillaume, Archevêque.Première représentation de Y Eli sir d'Amorc de Donizetti, à Milan, 1S32.12 L.13 M.14 M.15 J.16 V.17 S.II.D.I apres l’Epiphanie.(40 h.St.Benoit.) Semi-double.(46.) Messe des Dimanches pendant l’annee.Vêpres du Dimanche dans l'Octave, (116.) Mémoire de l’Octave, (117.) Décès à Montréal, de la Sœur Marguerite Bourgeois, âgée de 80 ans, 1670.Décès de F, Hies, 1838.Première représentation do /es Deux petits Savoyards, de Dalayrac, 1789.Naissance de J.F.LcSueur, à Abbeville, 1763.St Benoit Biscop.Stc.Véronique.(40 b.St.Clément de St.Hilaire.' [Beauharnais.) St.Paul, Ermite.(40 b.St.Joseph St.Marcel.[il’Huntingdon.) Première représentation de la Part du Diable, d’Auber, à Paris.1843.St.Antoine, Abbé.(40 h St.Snlpice.) \ Naissance de J.Bte.Lulli, 1763,—et de J.F.Gosscc, à Vergnies, 1733.18.D.St.Nom de Jesus.2do classe.(222.) Messe de Seconde classe.2des Vêpres du jour, (294.) Mémoires du II Dimanche après l’Epiphanie, (118.) v.Dirigatur,— de St.Canut, hte Sanctus, (504,) v.Gloria, (504,) —et de SS.Marius et Comp.lstorum (516,) v.Lœtamini, (515.) 19 i L.20 M.21 M.22 23 V.24 s.St.Canut.(40 b.St.Hennas.) SS.Fabien et Sébastien.Ste.Agnès.(40 b.Ste.Pose.) SS.Vincent et Anastase.St.Ildcf’onse.(40 b.St.Timothée.) St.Timothée.Naissance de Ferdinand David, A Hambourg.1810.Le 19—Mort d’Hérold.auteur de Zampa, 1833 Fondation de Y Association des Artistes-musiciens, par le Baron Taylor, 1843.Naissance de Manuel Garcia, il Séville, 1775.Mort de Luigi Lablachc.à Naples, 1858.Mort de G.Spontini, à Majolato, 1851.25.D.Septuagesime.(40 h.Sœurs de.la Miséricorde.) Semi-double (52.) Alleluia retranché.Messe des Dimanches de Pannee.1res Vêpres do St.Polycarpe, (30S.) Mémoire du Dimanche, (121.) 26 L.27 M.28 M.29 J.30 V.31 S.St.Polycarpe.St.Jean Chrysostôme.(40 b .St.Polycarpe) Chaire de St.Pierre à Home.St.François de Sales.(10 h.St.François Ste.Martine.[de Sales.) St Pierre Nolasque.(40 b.St.Henri des Tanneries.) Incendie de l’Arsenal de Québec, 1816.Naissance, à 8’alzbourg, du Wolfgang, Amédéc, Mozart, 1756.Première représentation du h'ra Diavolo, d’Auber, 1 KD.Naissance, à Caen, de 1).F.E.Auber, l’auteur do fa Muette de Portici, 1782.Première représentation de le Béarnais, de Kadoux, à Bruxelles, 1864.Naissance, à Vienne, du célèbre compositeur François Schubert, 1797.Consacre a la Sainte Famille.FEVRIER.Ce mois a 29 jours.Février dérive son nom des Sacrifices expiatoires (Februalia) que l’on offrait pendant ce mois.I.D.Sexagesime.Semi-double.(54.) Messe des Dimanches de l’annee.1res Vêpres de la Purification, (311.) Mémoire du Dimanche, (122.) 2 L.3 M.4 M.5 J.6 V.7 S.Purification de la B.V.M (40 h.St.Ignace) St.Biaise.St.André Corsin.(40 h.St.Joseph de Stc.Agathe.[Lanoraic.) St.Tito.(40 b.Ste.Dorothée.) St.Romuald.Mort de Palestrina, il Rome.1594.Naissance, à Hambourg, do F.Mendelssohn, 1809.Première représentation de les Noces de Jeannette, de V.D.Massé, 1S53.Naissance, à Bergen, du célèbre violoniste Suédois, Ole Bull, 1811.Naissance de H.Litolff, il Londres, 1818.La Société Stc.Cécile de Montréal exécute le Stabat Mater de Rossini, au Cabinet do Lecture Paroissial, 1860.8.D.Solennité de la Purification.(40 h.Notre-Dame de Montréal.) 2do classe.Bénédiction des cierges, (238.) Messe du Second ton.2des Vêpres du jour, (312.) Mémoires du Dimanche, (123),—de St.Raymond, Similabo, v.Amavit, (530,)—et de Ste.Apolline, Vcni, (537,) v.Specie, (536.) Arc Regina.Bénédiction.9 j L.| St.Raymond de Pennafort.« j Naissance de Auguste Dnpont, il Ensival, 1827. VOL.6.] [No.9.Le Canada Musical.MONTREAL, 1er J ANVIER ltsSO.1880.SOUHAITS.Le Canada Musical, Plein de reconnaissance Pour le grand cœur sans égal Des lecteuts dont l’obligeance Encourage ses efforts, Leur souhaite /’harmonie Avec ses plus doux accords Durant une longue vie ! Que dans la nouvelle année Que nous donne le Seigneur Leur famille bien-aimée N’ait que des jours de bonheur ! GOUNOI) A LOUVÀIX.On écrit de Louvain, le 12 Novembre, au Courrier de Bruxelles : “La Maison des Etudiants a ouvert à peine ses portes à ses joyeux propriétaires cpie déjà d’illustres visiteurs tiennent à l’honorer de leur visite.C’est ainsi qu’aujourd’hui (à 4 heures) le grand compositeur dont la présence à Anvers attirait tant de monde a daigné passer quelques instants au milieu de.la famille universitaire de Louvain.La vaste salle du café était remplie d’étudiants qui y étaient venus pour répéter le Chaut des Etudiants, dû à l’habile compositeur Riga, lorsqu’un membre de la commission annonça l’arrivé de Gounod.A son entrée, 300 voix entamèrent le magnifique Chant des Etudiants.M.de la Roche prenant ensuite la parole, souhaita à l’illustre visiteur la bienvenue et le remercia de l'honneur qu’il voulait bien faire aux fils de Y Alma Mater.“ Nous regrettons, lui dit-il, que nous n’ayons appris plus tôt la nouvelle de votre gracieuse visite, nous aurions pu vous faire une réception plus digne de vous ; mais permettez-moi, au nom de tous les étudiants réunis ici et ait nom de ceux qui malheureusement n’ont pu s’y trouver, de vous demander de bien vouloir ne pas nous oublier.Nous savons que votre passage à Louvain doit être rapide, mais nous espérons que vous voudrez bien revenir un jour au milieu de nous.Nous vous ferons certes une réception plus belle, mais non plus cordiale.Nous saurons vous prouver que les étudiants Catholiques aiment le grand art, l’art élevé, comme ils aiment le beau et le bien, parce qu'ils savent aimer Dieu et la patrie.” Ces paroles furent accueillies par des applaudissements qui touchèrent vivement M.Gounod.Il eut peine au premier moment à répondre.“ Je suis ému, a-t-il dit, profondément ému, Mes- sieurs, de cet accueil auquel certes je ne m’attendais pas.“Vraiment je ne sais ce qui m’attire cette ovation, et, croyez-le bien, je ne la mérite pas.Cependant je dois bien vous payer cet honneur que vous me faites et je voudrais trouver d’éloquentes paroles pour vous remercier.Te laisserai ce soin à mon ami, M.le chevalier Van Elewyck, qui m’accompagne.Tour moi, la musique i est ma langue et je vous promets un discours en musique auquel je donnerai tous mes soins, de manière à reconnaître le plus dignement que je pourrai, cette réception si sympathique.Te ne doute pas qu’avec les voix que je viens d’entendre vous n’exécutiez mon œuvre avec perfection.” Cette généreuse promesse a été saluée des cris répétés de : Vive Gounod ! “Quant à l’invitation que vous voulez bien me faire, a continué M.Gounod, je l’accepte de tout cœur.Te ne puis vous fixer de date, car nous ne ressemblons pas aux trains des chemins de fer qui partent et arrivent à heure déterminée,—ce (pii, à mon regret, m'oblige à abréger mon séjour parmi vous,—mais je ferai tout ce qui est en moi pour venir à l’époque d’une de vos fêtes.” Des acclamations frénétiques accueillirent les bonnes paroles de l’humble et grand maestro qui voulut bien apposer sa signature sur le registre des visiteurs que lui avait présenté un membre de la commission.Ayant signé, M.Gounod dit avec un sourire : “ J’ai maintenant mes lettres de naturalisation, à Louvain, je vous promets d'y revenir.” La plume dont il se servit a été exposée en vente au profit du Denier des Ecoles Catliolir/ues.Elle a été adjugée à M.Raoul D.S., au prix de 250 francs.C'est un hommage de plus rendu au talent de l’éminent artiste.Les nombreux étudiants qui avaient assisté à la réception de M.Gounod se rendirent à la station, où ils l'acclamèrent encore.150 étudiants prirent des coupons jusqu'à la première, station ou M.Gounod reçut leurs adieux et leurs derniers hurra ! Rendons hommage à la bienveillance du chef de gare‘qui voulut aussi reconnaî tre l’honneur que nous faisait le célèbre artiste, en permettant aux étudiants de pénétrer dans la gare pour reconduire M.Gounod jusqu’au train.Une Fete au College.i Concert donné par MM.les Professeurs de Musique du Collège Saint Servais de Liege, (Belgique.) Le Festin de Balthazar, Cantate Nouvelle du R.P.de Doss, S.J.La saison des concerts si brillamment inaugurée il y a quelques jours par le premier concert populaire s’est continuée de la façon la plus artistique par la belle fête musicale donnée jeudi passé, par MM.les proies- 132 LE CANADA MUSICAL.seurs de musique du Collège St.Servais aux nombreux élèves de cette éminente institution, dirigée avec tant d’éclat par les Pères de la Compagnie de Jésus.Naturellement programme choisi et vrai régal du gourmet, comme c’est du reste toujours le cas au Collège St Servais spécialement privilégié sous ce rapport.D’autre part rien ne manquait de tout ce qui pouvait encourager les vaillants virtuoses qui s’y faisaient entendre; applaudissements nourris, foule compacte admirablement composée, parmi laquelle on remarquait la présence de plusieurs notabilités civiles, militaires et d’un nombreux clergé présidé par Mgr.Rutten, vicaire général du diocèse.Des fêtes comme celle-ci rendent notre tâche aussi agréable que facile.L’orchestre a d’abord interprété l’ouverture du Pardon de Ploennet avec chœurs de Meyerbeer.Quel prologue que cette page symphonique bien interprétée et bruyamment applaudie et où tout un drame se déroule, où l’on assiste sans le voir à la pièce entière, où la joie et la douleur s’entrechoquent, où les roulements du tonnerre interrompent les chants religieux, où enfin rien ne manque de ce qui doit fixer l’attention, éveiller l’intérêt sur le passé comme sur l’avenir, jusqu’aux tintements de la clochette qui désormais guide l’héroïne de la pièce, la pauvre Diuorah sur les traces de son unique compagne ! M.Pirotte, flûtiste, lauréat de notre Conservatoire et élève de l’habile professeur M.Tiicot, a exécuté ensuite des variations sur un thème allemand de Boëhm qui ont mis en relief l’habileté technique du virtuose.Le public a fait à ce jeune artiste âgé de 15 ans.l’accueil qu’il méritait à plus d’un titre et qui est d’un heureux augure pour son avenir et pour la suite de sa carrière.En suivant l’ordre du programme, nous soulignons avec l’auditoire la correction de style avec laquelle M.Duculot a chanté l’air de Béniowsky, opéra en 3 actes de Boieldieu, composé en 1708.M.Heynberg a excité les plus vifs transports dans une fantaisie et variations de sa composition (première audition).Son jeu est irne chaîne étonnante de difficultés vaincues et d’obstacles surmontés; c’est une mélodieuse cohue d’arpèges, de trilles, de sons harmoniques et d’appogiatures.La nouvelle fantaisie de M.Heynberg, offre sinon ¦ de plus heureux motifs, des ornements d’un meilleur goût, au moins plus d’unité et de plus justes proportions que les compositions précédentes de cet artiste.L’auteur s'est ingénié à y créer dans l’orchestre de jolis | desseins qui sortent tout à fuit du genre banal exploité i depuis vingt-cinq ans par un si grand nombre de ; virtuoses.Nous ne craignons pas de prédire à cette fantaisie très bien conduite un très beau succès.Le morceau de l’Arlésienne de Bizet, l'auteur de Carmen, intitulé le Carillon, si original par ses harmonies chatoyantes et.son allure pittoresque, et dont le thème rappelle à s’y méprendre, nous disait notre voisin, un éminent orateur religieux, la chanson de Frère Jacques—sonnait, ou pour mieux dire achevait la première partie de la soirée.Dans l’intermède qui précédait la seconde partie, nous avons goûté avec l’auditoire la mélodie simple et naïve du B.de Doss, écrite sur les paroles non moins naïves et touchantes de M.le major Daufresne de la Chevalerie et qui porte le titre V Enfant et la Couronne.Cette légende religieuse a été chantée par l’élève Delhez, doué d’une voix de soprano d’une justesse et ¦d’une souplesse peu communes.La puissance de la masse vocale réunie à la puissance instrumentale s’est développée dans la cantate du Festin de Balthazar, composée par le R.P.de Doss.Cette primeur, impatiemment attendue, remplissait à elle seule toute la dernière partie de la soirée.Le R.P.de Doss est un musicien d’élite, chacun le sait.Il est harmoniste incarné et, sous sa plume habile, l’orchestre devient une véritable ciselure.Il en connait les sonorités à la façon des grands maîtres.Quant aux voix il les groupe dans les ensembles avec une réussite heureuse.C’est surtout dans la musique biblique qu’on retrouve,le R.P.de Doss tout entier avec ses chants larges et pathétiques, avec ses harmonies imprévues, avec ce tact, cette profondeur qui extrait d’un motif, de prime abord assez insignifiant, mille développements naturels et féconds.A certaines associations de sons, à certaines combinaisons harmoniques, nous avons reconnu dans la cantate de Balthazar une de ces main's vigoureuses, qui ne se contentent pas toujours des richesses acquises, qui, au contraire, en cherchent de nouvelles et qui, lorsque l’esprit et le goût sanctionnent leurs témérités, n’hésitent, pas à tracer quelques accords, à rapprocher des notes que nous ne trouverions peut-être pas disposées ainsi dans nos éléments d’harmonie, mais qui n’en forment pas moins une alliance heureuse.Toutes les parties de cette œuvre sont magistralement écrites.Mais puisque l’harmonie est du ressort de notre critique jetons en passant, un tribut de justes louanges à l’harmonieuse poésie, à ces vers si bien frappés, répandus à profusion qui ont inspiré le R.P.de Doss et dont l’auteur est notre concitoyen M .Brahy, aujourd’hui professeur à l’athénée d’Anvers.On sait que le poème du Festin de Balthazar, de cet estimable écrivain dont, les amis des belles-lettres regrettent le silence obstiné, lui valut le grand prix de poésie aux concours ouverts par l’Académie de Belgique, en 1851, et que son œuvre fut choisie, cette même année, pour servir de canevas aux postulants du grand concours de composition musicale prix de Rome.Aussi ce poème fut-il la Providence des concurrents, car deux musiciens d’élite M.Lassen, aujourd'hui «naître de chapelle à Hanovre, obtint le premier prix, et M.J.B.Rongé le second.La coupe des strophes du poème de M.Brahy n’a rien de vulgaire.Le mètre choisi est toujours inspirateur, enfin tout ce que le poète a écrit est on ne peut plus favorable à la musique.Par une heureuse alliance de fantaisie audacieuse et de formes grandioses, M.-Brahy a évité la monotonie d’un genre trop sévère, tout en conservant la majesté du sujet.L’opposition des joies du festin et du grand caractère des prophéties de Daniel est une œuvre d’un mérite réel.Aussi disons de suite que le R.P.de Doss n’est pas resté inférieur au poète et.que l’auditoire a manifesté au musicien les suffrages les plus chaleureux.Le sujet du Festin de Balthazar est trop connu pour qu’il soit besoin d’analyser le livret de M.Brahy, le titre suffit pour l’indiquer.Dans la partition qu’il a écrite sur ce livret le R.P.de Doss a déployé toute la science et toute l’habileté que l’on avait, certes, le droit d’attendre de l’auteur de LE CANADA MUSICAL.133 la musique de la tragédie de Flavius tant applaudie lors de la distribution des prix du Collège St.Servais, au mois d’août dernier.On a particulièrement remarqué à côté des pages exquises, des morceaux de premier ordre : d’abord l’introduction instrumentale, qui quoique brève fait à l’œuvre un superbe portique.Cette introduction se compose de l’entrée des convives et de deux divertissements entrecoupés par le chant lointain des Hébreux captifs : Super jlumina Babylonis qui a de l’onction et de la grandeur.Les divertissements, tantôt confiés à la flûte tantôt au trombone, ont une couleur orientale délicieuse et sont admirablement orchestrés.Ces deux divertissements, l’un en ré et l’autre en ré-mineur sont dignes de figurer à côté des morceaux du genre exécutés par les Saint-Saëns et les Massenet ; en continuant à fouiller la partition, nous signalerons le chœur qui précède le coup de tonnerre et qui se chante sur ces paroles: Fléchissons le genou, le jIls de Baal es! Dieu ! d’une peinture saisissante et qui A'ous donne le frisson de la peur quand Balthazar chante ces paroles, au moment où il aperçoit une main traçant des mots de feu sur la muraille : O spectacle effrayant ! quelle main, là., dans l'ombre, cette phrase est entrecoupée par le chœur, ô surprise ! ô terreur qui rappelle sans l’imiter la manière de Gluck dans Orphée.Le duo entre Daniel et Balthazar, quoique parfois un peu long, est intéressant parle coloris de l’orchestre, qui s’agrandit jusqu’au final de la cantate.Mais la rudesse du rhythme, l’âpreté de l’harmonie, la véhémence d’une exécution rauque et saccadée, avec intention, peignent au mieux la dernière scène au moment où Balthazar fait de son palais un immense bûcher pour s’y précipiter.L'exécution, malgré quelques défaillances, a été très-satisfaisante ; l’orchestre et les chœurs, formant un total de 200 exécutants, ont marché avec fermeté, sous la direction du R.P.de Doss.Les rôles de Balthazar et de Daniel ont été très-bien rendus par MM Mar-cotty et Collette.En achevant de détailler les richesses de cette magnifique soirée, qu’il nous soit permis d’associer ici nos bravos à ceux de l’auditoire et d’ofirir de même l’expression de notre sincère reconnaissance aux RR.PP.de la Compagnie de Jésus et tout particulièrement au héros de la fête, le R.P.de Doss, pour les vives jouissances qu’ils nous ont procurées.J.G.Souvenirs Artistiques du Passé.LA Ste.CECILE A BRUXELLES EN 1803.Le 30 frimaire an XII (22 novembre 1803) les musiciens les plus distingués de la ville, ceux attachés à l’orchestre du spectacle, les chanteurs et chanteuses de l’Opéra et une foule d’amateurs de l’art musical se sont réunis pour célébrer leur patronne.La fête a commencé par une messe solennelle dont la musique est de la composition de M.Pauwels, directeur de l’orchestre de Bruxelles, connu par plusieurs œuvres musicales très estimées, parmi lesquelles sont de très jolis opéras joués avec succès sur le théâtre de Bruxelles.Cette messe a été chantée à 11 heures du matin dans l’église du grand Béguinage : plus de cent musi- ciens et musiciennes ont concouru à sa brillante exécution.Une foixle immense de spectateurs a assisté à sa célébration.M.Pauwels, dans cette messe, a prouvé qu'il est élève du fameux Lesueur.Les connaisseurs ont admiré son style pur et savant, noble et majestueux.Un largo commençant au Crucifixus a paru de main de maître et a excité l’enthousiasme des émules de M.Pauwels.Isa fugue qui termine le Gloria, ne fait pas moins d'honneur au talent et à l’esprit du compositeur, qui depuis longtemps tient un rang distingué parmi ses confrères, et à qui il ne manque, pour atteindre à la célébrité, qu’un poème bien fait, où il pourrait étaler tout espies richesses de son imagination et de son génie.Le soir, à six heures, tons ceux qui avaient été dévots à Ste.Cécile, pendant la matinée, se sont réunis dans un banquet bien ordonné, où régnait l’ordre, la décence et la gaité.Divers toasts ont été port és en mémoire des plus célèbres compositeurs décédés.Ensuite on a bu à ceux qui honorent en ce moment, la musique; Grétry, Monsigny, Lesueur, Méhul, Chérubini, Berlon, Cimarosa, Paisiello, Haydn, Viotti, Rode, etc., ont été, comme l’on se l’imagine, les premiers proclamés.A la fin de la fête; M.Rolland, acteur du théâtre de Bruxelles, et excellent musicien, a otfert, au nom de toute l’assemblée, une couronne à M.l’amvels, que sa modestie l’a empêché d’accepter; il l'a placée sur la tête du vieil et estimable Vitztlmmb, qui pendant 00 ans a fait fleurir la musique dans cette ville.M, Pauwels, en olfrant cette couronne à son ancien professeur, a prouvé qu’il était digne de l’hommage que lui avaient rendu ses camarades.VEltVIERS.PROGRAMME DU GRAND CONCERT VOCAL ET INSTRUMENTAL Qui aura lien Mercredi, 18 Avril, 1827, A la Salle du Spectacle, au bénéfice du jeune HENRI VIEUXTEMPS, âgé de sept ans, élève de M.Lecloux.Première Partie.1.—Ouverture de Semiramis, par.Castel.2.—Chœur d’Œdipe à Colonne, par.Sacchini, chanté par Messieurs XXX, amateurs.3.—Air militaire, varié pour le violon, par .Fontaine.exécuté par le jeune Henri Vieuxtemps.4.—Air du Siège de Corinthe, par.Rossini.chanté par une dame amateur.5.—Ouverture de la Fausse Agnès, par.Meyerbeer.6.—Romance des Chevaliers de la Fidélité.X X X fantaisie variée pour la flûte, exécutée par M.F’ rambach.7.—Scène et chœur du Solitaire, par.Caraffa.chanté par MM.et dames XXX, amateurs. 134 LE CANADA MUSICAL.Seconde Partie.8.—Ouverture de Fernand Cortez, par.Sponlini.9.—Air varié pour le violon, par.Rode.exécuté par M.Leeloux.10.—Duo de Tancrêde, par.Rossini.chanté par deux dames amateurs.11.—Ouverture de la Dame Blanche, par.Boyeldieu.12.—Variations, par.Alphonse Smets.sur un air de la Molinara, chantées par une dame amateur.13.—Air Allemand, par.Fontaine exécuté par Henri Vieux!emps.14.—Grand chœur des Grecs, du Siège de Corinthe, par Rossini.chanté par MM.et dames XXX, amateWrs.On commencera à 6 heures.La salle étant disposée comme pour le bal, il n’y a qu’un seul prix de places qui est fixé a 1 florin, 42 cents.La liste de souscription est déposée chez M.Regnier, concierge de la salle du Spectacle où l’on peut s’adresser pour retenir les billets d’avance.Verviers.chez AI.R.Beaufays, libraire ; place des Récollets.NOTICES BIOGRAPHIQUES (Extraites du Supplément à la Biographie universelle des Musiciens de F.J.Fétis,—Par M.Arthur Pougin,) CONCERNANT DIVES MUSICIENS CELEBRES QUI ONT VISITÉ L’AMÉRIQUE, OU DONT LA RÉPUTATION, OU LES ŒUVRES SONT PLUS PARTICULIÈREMENT CONNUES ET ESTIMÉES Au Canada.BREITKOPF ET HAERTEL.C’est le nom de la plus grande maison d’Allemagne pour l’édition de la musique, et l’une des plus importantes du monde entier.Elle a été fondée en 1719 par Bernard Christophe Breitkopt.avec des ressources passablement restreintes.Le fils de Christophe BreitkofF, Johann-Gottlob-Imma-nuel, lui donna une grande extention.En 1791, la maison déjà florissante, passa aux mains du fils cadet de Breit-kopf, Christophe Gottlob qui s’associa avec Gottfried-Christophe Haertel né à Schneebergen 1703.A dater de ce moment, la maison prit la raison sociale : Breitkopf et Haertel, qu’elle a conservée depuis.A l’imprimerie typographique existant déjà, les nouveaux propriétaires ajoutèrent bientôt des ateliers de gravures, une imprimerie lithographique et une fabrique de pianos.En 1798 ils fondèrent l'Allgemeinen mvsikalischen Zeilung, dont ils confièrent la rédaction à Frédéric Rochlitz et à G.W.Finck.Breitkopf mourut en 1800 et Haertel resta seul propriétaire de la maison.A sa mort en 1827 elle passa à ses enfants, deux filles et deux garçons : Hermann Haertel né le 27 avril 1803 et Raymond Haertel né le 9 juin 1810 qui en prirent conjointement la direction.Grâce à leurs efforts, la création du vieux Breitkopf prospéra de plus en plus, et devint une maison véritablement universelle ; elle comprend aujourd’hui une typographie, une fonderie de caractères avec ateliers de clichage, un atelier de gravures, une lithographie, un atelier de reliure, une fabrique de pianos, une librairie et un magasin de musique.Pour nous borner seulement à la musique, la maison a édité jusqu’à ce jour, environ 13,000 ouvrages divers dont quelques-uns comprennent 400 planches de musique ; son dernier catalogue, édité en 1872.est un superbe volume grand de 524 pages.11 faut mentionner d’une manière spéciale la superbe édition des œuvres complètes de Beethoven, celles de Jean Sébastien Bach, de Haendel et de Mendelssohn, entreprise gigantesque que la maison Breitkopf pouvait seule, concevoir et exécuter.BRUCH (Max), violoniste, chef d’orchestre et compositeur, est l’un des membres les plus actifs, les mieux doués et les plus distingués de la jeune école musicale allemande.Né à Cologne le U janvier 1838, il reçut de sa mère ses premières leçons de musique, et donna de très bonne heure, dès l’âge de neuf ans, dit-on, des marques certaines du talent qu’il devait déployer un jour.Devenu élève de Ferdinand Hiller, le fameux maître de chapelle de Cologne, il reçut de lui une instruction étendue et solide, et ne s’en sépara qu’en 18G5 pour devenir miisi/c director à Coblentz, emploi qu’il abandonna au bout de deux ans pour prendre les fonctions de maître de chapelle de la cour de Sonder-shausen.C’est à partir de cet époque que M.Max Bruch commença à se produire comme compositeur, en livrant au public, outre un concerto de violon, deux opéras, une symphonie, et deux grandes compositions chorales et instrumentales qui sont comme des espèces d’oratorios profanes, ou plutôt encore des cantates largement développées.Le premier de ces opéras est intitulé Loreley ; et est écrit justement sur le sujet de celui que Mendelssohn laissa inachevé et dont l’ouverture est si connue ; le second, en 4 actes, qui a été représenté à l’opéra de Berlin, en mars 1872, a pour titre Hennione.Tous deux paraissent n’avoir que médiocrement réussi.Mais l'œuvre sur laquelle s’est fondée vers 1866, la jeune réputation du compositeur est son Frilhjof l’une des deux grandes cantates qui viennent d’être signalées.Le musicien a détaché du fameux poème Scandinave qui porte ce titre, et qui, on le sait, a été écrit par le célèbre évêque d’Upsal, Esaias Tegner, un certain nombre de scènes qu’il a groupées et rattachées ensemble et mises en musique.C’est là une production remarquable et inspirée, comprenant sept morceaux presque tous fort importants, et dont M."Wilder a publié, il y a deux ans, une très bonne traduction française.Plus récemment, en 1873, M.Max Bruch a fait entendre à Barmen, une autre composition du même genre qu’il a intitulée Odysseus ; il avait agi de même, pour ce qui concerne le texte de cet œuvre, en se servant d’une série de scènes extraites, par lui d’une traduction allemande de l Odyssée.La seule production de cet artiste que le public français ait été mis à même de connaître, est son concerto de violon, que M.Sarsate a exécuté successivement dans l’hiver de 1S73-1874 au Concert National, aux Concerts populaires, et à la Société des concerts du Conservatoire.Ce concerto qui affecte une forme nouvelle et plus concise, plus serrée que la forme traditionnelle, ce dont il faut féliciter l’auteur, ne comprend que deux morceaux, un adagio précédé d’un court prélude, et un allegro-finale ; l’œuvre ne brille point par la nouveauté des idées, non plus que par leur LE CANADA MUSICAL.135 richesse, mais elle est écrite avec soin, dans un style pur et élevé, bien construite, instrumentée avec éclat, avec chaleur, et elle fait honneur à celui qui l’a conçue.On assure que M.Max Bruch est un des admirateurs les plus fervents de Boberl Schumann et l'un des défenseurs les plus décidés de son école, si tant est que Schumann ait fait école.J’avoue que cela me surprend car dans les deux œuvres que je connais de cet artiste, Frilhof et le concerto de violon, je ne vois rien qui le rapproche de la nature de ce musicien 'poétique et rêveur, mais singulièrement étrange et fantasque ; j’y vois, au contraire, que l’inspiration de M.Max Bruch est très claire, que la structure et la conduite de ses morceaux sont très rationnelles, que le compositeur ne cherche point les modulations tourmentées, sauvages parfois, qui distinguent la musique de Schumann, et qu’en fin ses grandes qualités sont l’égalité dans le style et la sagesse dans le plan.Il faut donc croire, en tout cas, que l’admiration de M.Max Bruch pour Schumann ne se trahit par aucune imitation, aucune recherche de la manière de ce maître.Outre les œuvres dont il vient d’être parlé, M.Max Bruch a fait exécuter deux symphonies, dont une en mi majeur, intitulée Arminius; une ballade pour orchestre intitulée Schœn Ellen, et il a publié les compositions suivantes ; 3 duos pour soprano et contralto avec piano, op.4 ; trio en ut mineur pour piano, violon et violoncelle, op.5 ; 6 lieder avec piano, op.7 ; 2 quatuors pour instruments à cordes, op.9 et 10 ; Fantaisie pour deux pianos, op.11 ; 6 pièces pour piano, op.12; Hymne pour soprano avec piano, op.13 ; 2 pièces pour piano, op.14 ; 4 lieder avec piano, op.lô ; Kyrie, Sanc-lus el Annas Dei pour deux sopranos, double chœur, orchestre et orgue, op.38 ; Jubilate, Amen pour soprano solo, chœur et orchestre, op.3, etc.Enfin, on doit encore à cet artiste une musique pour la Jeanne d'Arc de Schiller.M.Max Bruch qui parle très-couramment le français, est venu plusieurs fois à Paris, et est très au fait du mouvement musical de notre pays.C’est, en somme, un artiste fort distingué, instruit, intelligent, tenant compte de toutes les nécessités de l’art et qui semble appelé à faire honneur à l’Allemagne musicale.Il est l’un des rares musiciens de la jeune génération qui semblent doués d’un vraitempéramment.A-t-il du génie ?c’est ce que l’avenir seul peut nous apprendre, car jusqu’ici il n’a encore donné que de brillantes promesses.MESSES DE NOEL.MONTRÉAL.Au Grésu.La grande solennité de Noël a été célébrée au Grésu avec toute la pompe des années précédentes.On y remarquait à la vérité l’absence de ces superbes voix de femmes qui autrefois ajoutaient éminemment à la splendeur du chant, et dont la rare beauté contribua à étendre bien Lin la réputation de cet excellent chœur.Afin de suppléer le mieux possible au vide sensible créé par la suppiession de ces parties quasi indispensables à tout chœur bien organisé, le directeur, M Boucher, s’est assuré le précieux concours de plusieurs de nos artistes et amateurs les plus distingués, et, grâce à ses éléments admirables, harmonieusement fusionnés avec le chœur déjà nombreux et bien exercé du Grésu, la brillante messe à 3 voix, en si bémol, de Mercadante, a été enlevée à l’emporte-pièce, à l’office de la nuit.Les solos furent interprétés par MM.R.Hudon et T.Trudel, ténors, U.Denis et .IA.Finn, barytons, et F.Lefebvre, basse.La voix sonore et puissante de M.Lefebvre a surtout produit l’effet le plus saisissant.A la Communion.M.R.Hudon a chanté le célèbre Noël d’Adam.L’Offertoire nous a procuré l’avantage d’entendre les étincelantes variations de Lefébure-Wély sur le populaire Ca bergers,—variations qui semblent chaque fois emprunter un nouveau charme sous les doigts habiles de l’organiste du Gésu, M.D.Ducharme.En dépit des fatigues de la veille, le chœur du Gésu a chanté à la messe du jour la Messe brève de Gounod, avec le Credo de la Deuxième Messe des Orphéonistes du même auteur.L’Adesfefdeles qui a précédé la messe, nous a donné l’occasion d’apprécier la voix fraîche et sympathique de M.Joubert.A Notre-Dame, à minuit, la Messe de Noël de feu Messire Perreault, avec accompagnement d’orchestre,— à l’Offertoire, la Pastorale de Lambillotte.Le jour, la Messe de Farmer, en si bémol,—à l’Offertoire, Magnus Dominas ; Vêpres et Salut en musique, le tout avec accompagnement d'orchestre.Directeur de chœur, le Révd.M.C.Desrochers.*#* A St.Patrice, le chœur sous la direction de M.J.A.Fowler, organiste, a chanté à minuit la Messe du Sixième ton, harmonisée.A différents moments de l'office, le Nazareth de Gounod, YAdesle fidèles et autres motets appropriés furent interprétés avec excellent effet.A St Jacques, à minuit, Messe Ste.Cécile de Gounod, avec accompagnement d’orchestre.Le jour, il/esse du Sacre de Cherubini, aussi avec accompagnement d’orchestre.Solistes, MM.P.Gagnon, H.Bertrand et H.Roussel le.Directeur de chœur, M.G.Couture.A Ste.Brigide.Le chœur de cette église a exécuté avec grand succès la messe Deo lnfanti de feu Messire Perreault, sous l’habile direction de Moïse Cor-beil, Ecr., Avocat.L’organiste, Mile.Elizabeth Reid, mérite une mention toute spéciale pour l’habileté avec laquelle elle s’est acquittée de sa tâche difficile.A St.Pierre, Messe de Noel de feu Messire Perreault, interprétée par un chœur de 70 voix, sous la direction de M.J.N.Desroches.Organiste, Madame Beliveau.**¦* A St.Gaeriel, Messe en si bémol, de Mercadante, interprétée par le ci-devant Chœur de l’Eglise St.Joseph, sous la direction de M.A Renaud.A St.Anne, Messe de D’Archambeau.L’orgue était tenu par M.Wilson, et le chœur dirigé par M.Daly.A Ste.Cunégonue, Ta Messe Impériale (3e.) de Havdu, sous la direction de M.F.X.Thériault.*** A St.Joseph, Messe du Second ton harmonisée. 136 LE CANADA MUSICAL.Kl ecfàiyt.t ?C.K0LLI1TG, Op.159.PIANO, Allegretto.-fi-jjl-— —-»- f- T •):%v 3C -0- 1©- f U LJ -î~- t I^L •fl- -0- G> -g-M- -J- ^ P jjg ££ ,e_« eiz: qr=gzg-r~T~r -tsjgJ-;-i-;-1____çrfjza ccrira-vj» LE CANADA MUSICAL.137 i C JÜ1 ¦0 -J0 0-0—| cress -g - «s-™ > 3* .S».ffUgg.|_fr J^j=i 5=jrê=* 4 ï——! g ang \MMMMMMMMMÆMMtï*jrBMMMMWl IMMffil CT— iÜHWB mm} V*$!i! ! mm sæ ENTREPOT PRINCIPAL — AU — Magasin de Musique — DE — SUCCURSALE — AU — ftàr USTo.3 A.J.BOUCHER, sar 2SO “®a Rue Notre - Dame, MONTREAL.ADRESSE POSTALE : Boite 1403, MONTREAL.Toujours on magasin, uu choix d’Orgues de 15 ou 18 différents modèles et de différents prix.RUE DU PLATON, Trois-Rivieres.ADRESSE POSTALE: Boite 231, TROIS-RIVIERES.Circulaires, Certificats, Cata logucs descriptifs et illustrés, avec liste des prix, envoyés franco, sur demande.Orgues pour Salon, pour Eglises, pour Ecoles, garanties pour 5 ans.Surpassant en richesse, en /inissanve et en suavité de son, les meilleurs instruments de fabrique étrangère.I.es Orgues-Harmoniums DK la Puissantu, d'un tini exquis, ont obtenu les plus hautes distinctions et les Premiers Prix ù toutes les Expositions où ils ont été exhibés.AU CENTENAIRE DE PHILADELPHIE, 1876, Médaille Internationale et Diplôme d'honneur, (la plus haute récompense accordée,) pour le Mkii.i.eur Orgue du Monde.A SIDNEY, Australie, 1877, j A PARIS, 1878, Premier prix, Médaille, et Diplôme, à l’Exposition Universelle.| Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, à l'Exposition Universelle.A TORONTO, 1878, Médaille d’Oi à l’Exposition de la Puissance, et PREMIER l’IîïX, Toronto, 1879.„ PREMIER PRIX AUX EXPOSITIONS DE LONDRES, HAMILTON, MARKHAM, BRAMPTON, BRANTFORD ET NEWMARKET.Ces instruments superbes étant fabriqués dans la Puissance, l'acheteur bénéficie de L’ô il .'10 par cent, en économisant les droits excessifs et autres charges imposés sur les Orgues inférieures île manufacture étrangère.l’KIX: fl)E §50 a î>j» Facillli's de [paiement accordées.N'achetez pas ailleurs avant d’examiner ees instruments supérieurs.IL I®SSA'TTI3, Agent Général pour la Province de Québec, 280 Rue Notre-Dame, Montreal, ORGUES-HARMONIUMS DE LA PUISSANCE.(DOMINION ORGANS.)
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