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Titre :
Le Canada musical : revue artistique et littéraire
Canada musical rapporte des nouvelles du domaine de la musique en provenance du Canada et de la France. Elle met particulièrement en valeur la carrière de jeunes musiciens tels Emma Albani, Frantz Jehin-Prume, François Boucher et Oscar Martel.
Éditeur :
  • Montréal :A.J. Boucher,1866-1881
Contenu spécifique :
jeudi 1 juillet 1880
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Boucher et Pratte's musical journal
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Références

Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1880-07, Collections de BAnQ.

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Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chreurs pour "le mois de Juillet-Août.Annonces.Abonnement : $1.00 par an, payable d’avance.10 cts.le numéro séparé.Imprimé par J.B.Laïlante, 246, Ru* St.Jsoque#, Montréal. 50 LE CANADA MUSICAL.ORGUES-HARMONIUMS DE LA PUISSANCE.[l~3)|)OllOHQ*[ uoaionp HQ;10«10nQ?i MM Trii'ii'i'iji WM ;•r •-£?a < s.'> *è ydtffcüpri ¦•tèfiSG»-' .p«CAN.ÇPÏÇÏ mi 4 a?;v vy* r *.s.'•«: ‘L:< — DE — A.J.(Editeur-Propriétaire ORGANS.) AGENT GÉNÉRAL — TOUR LA — Province de Quebec, LU Importateur — de — (DOMINION ENTREPOT PRINCIPAL — AU — Magasin de Musique — du — CANADA MUSICAL,) RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.IFI-AJSTOS — ET — d’Orgues-Harmoniums, Cumulions et Etrangers.Circulaires, Certificats, Catalogues descriptifs et illustrés, avec liste des prix, envoyés franco, sur demande.Toujours en magasin, un choix d’Orgucs-Harmoniums Français, Américains et Canadiens, de 20 ou 25 différents modèles et de différents prix.Orgues pour Salon, pour Eglises, pour Ecoles, garanties pour 5 ans.Surpassant en richesse, en puissance et en suavité do son, .s meilleurs instruments de fabrique étrangère.Les Orques-Harmoniums de i,a Puissance, d’un fini exquis, ont obtenu les plus liantes distinctions et les Premiers Prix à toutes les Exposi tions où ils ont été exhibés.AU CENTENAIRE DE PHILADELPHIE, 1876, Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, (la plus liante récompense accordée,) pour le Meilleur Orgue nu Monde.A SIDNEY, Australie, 1877, | A PARIS, 1878, Premier prix, Médaille et Diplôme, à l’Exposition Universelle.| Médaille Internationale et Diplôme d’honneur, à l’Exposition Universelle.A TORONTO, 1878, Médaille d’Or à l’Exposition de la Puissance, et PREMIER PRIX, Toronto, 1879.PREMIER PRIX AUX EXPOSITIONS DE LONDRES, HAMILTON, MARKHAM, BRAMPTON, BRANTFORD ET NEWMARKET.Cos instruments superbes étant fabriqués dans la Puissance, l’acheteur bénéficie de 30 à 35 par cent, en économisant les droits excessifs et autres charges imposés sur les Orgues inférieures do manufacture étrangère.I*ltIX : DE $50 a $1200.Facilites «le paiement accordées.N’achetez pas ailleurs avant d’examiner cos instruments supérieurs.IA.E.J*.EBATTE, Agent Général pour la Province de Québec, 280 Rue Notre-Dame, Montreal. Le Canada Musical.VOL.7.] MONTREAL, 1er JUILLET 1880.[No.3.hu LOUIS-HONORE FRECHETTE, - - POETE LAUREAT DE L’ACADEMIE FRANÇAISE.SONNET.La France a couronne ta lyre harmonieuse, Barde du Canada, qui sais si bien chanter / Pacte aux lèvres d’or, pour te féliciter Que n'ai-je de Hugo Fame mélodieuse !.Je rimerai pourtant, dût la muse rieuse, Rebelle à mes efforts, vingt fois me répéter : “ Pour louer le génie, il faudrait emprunter a De Pillustre Honoré la touche gracieuse”.Dans te vaste concert qui célèbre ta gloire Et proclame en tous lieux ta plus belle victoire, Il me faudrait encor l’accent de Papineau / Seul, le grand Orateur, de sa voix attendrie, Redirait dignement l'orgueil de la Patrie, Qui te doit en ce jour un triomphe nouveau !.Ls.Alexandre Brunet.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—L’orgue de la Basilique de Québec a sirbi dernièrement des réparations considérables.—Vingt-deux corps de musique figuraient dans les rangs de la récente procession de la St.Jean-Baptiste, à Québec.—M.Olivier King, pianiste de Sou Altesse Royale la Princesse Louise, a donné un recital à Montréal, mardi soir, le 22 juin.—Nous apprenons que le corps de musique canadien de Biddeford, Maine, fait, sous la direction de M.P.L.Pinohaud, de rapides progrès.—On remarquera dans notre “Nécrologie” le décès du fameux Dr.Gustave Schilling, jadis très bien connu en cette ville qu’il habita pendant plusieurs années.—Au récent concert donné au bénéfice de l’Hôpital de Sorel, Mlles.F.Bruneau, A.Charbonneau, Bondy et Provost, ainsi que M.A.Francœur, ont obtenu un fort joli succès.—On remarquera dans une autre colonne, sous la rubrique “Naissances,” l’arrivée à Montréal de deux jeunes organistes étrangers.Ces messieurs promettent de devenir célèbres ! —M.Eusèbe Brodeur vient de faire cadeau aux Sœurs de l’IIôtel-Dieu de St.Hyacinthe, d’un orgue magnifique de 15 jeux.L’inauguration de cet orgue aura lieu le 5 j uillet prochain.—M.Louis Mitchell, facteur d’orgues de cette ville, vient de terminer un très bel instrument pour la chapelle des élèves, au Couvent des 11R.SS.de la Congrégation N.D., à Villa-Maria.—Après nous avoir si lestement tiré sa révérence, le 8 juin dernier, le célèbre Wilhelmj se faisait entendre à Québec le 9, et à Halifax le 12.De là, il devait se diriger sur New-York.—Plus fortunés que nous sous ce rapport, les Sorellois avaient l’avantage d’applaudir, dès la fin de mai, la fanfare de l’endroit, qui les gratifiait d’une charmante sérénade sur le Carré-Royal.—Une séance musicale au Collège, une sérénade par le corps de musique et un feu d’artifice complétaient le programme de la célébration de notre récente fête nationale à St.Boniface, Manitoba.—M.Calixa Lavallée était à Montréal vers la mi-juin, appelé comme témoin, nous dit-on, dans le procès entre la Musique de la Cité et celle des Carabiniers Victoria, touchant la propriété d’un drapeau décerné au grand concours de 1878.—Stimulée par l’exemple de la Musique de la Cité, (qui en est à son quatrième concert hebdomadaire au Jardin Viger,) la Musique des Carabiniers Victoria inaugurait la série de ses sérénades au Carré de la Puissance, le mardi 29 juin dernier.—Le dimanche de la Trinité, à l’église St.Joseph d’Ottawa, M.A.Marier exécutait à l'offertoire un morceau sur le violon, habilement accompagné sur le violoncelle par un de scs élèves, Walter Ilerckenrath, âgé de 13 ans, du Collège d’Ottawa.—On mentionne favorablement un Ave Maria, duo pour soprano et alto, tout récemment composé par le Révd.C.A.Smith, O.M.I., du Collège d’Ottawa, et que viennent d’exécuter avec succès, à l’église St.Joseph de cette ville, Mlles.Rochon et Fournier.—Les élèves du Collège de Ste.Marie de Monnoir ont fait visite à leurs confrères du Collège du Sacré-Cœur de Sorel, le 2 juin dernier.Cette joyeuse réunion a procuré aux Sorellois le plaisir d’une double sérénade, offerte par les excellentes fanfares respectives de ces deux institutions.—Au Gésu, le 1er.dimanche de juin, fête du Sacré-Cœur, messe en musique, (Kyrie, Gloria et Credo de Battmann, Sanctus, Benedictus et Agnus de D’Areham-j beau,)—et le 4e.dimanche, solennité de St.Jean-; Baptiste, messe de Winter ; toutes deux, avec accompagnement d’orchestre.—On remarquait dans les rangs de la procession i de la Fête-Dieu, qui a eu lieu à Montréal le dimanche I 6 juin, sept différents corps de musique, savoir : la Ci- 52 LE CANADA MUSICAL.toyenne, la fanfare Wilson, celle de la Réforme, du Collège de Montréal, l’harmonie Hardy, la musique du 5e.Fusiliers, et celle de la Cité.—Nous avons reçu la visite de l’organiste de la Basilique de Québec, le 13 juin dernier.M.Gustave Gagnon venait inviter les chantres et les musiciens de Montréal à participer à l’exécution de la messe qui a été rendue avec un grand éclat sous sa direction, à notre récente fête nationale.—Le public musical est invité à renouer connaissance avec notre éminente cantatrice canadienne, Alba-ni, en venant admirer, ar.magasin de musique de A.J.Boucher, une superbe photographie de plein pied de la célèbre artiste, prise tout récemment dans les ateliers fameux de Dupont, de Bruxelles.—Un désintéressé (?) écrivait dernièrement à un journal de cette ville que le “Weber ’’ à queue employé au concert “ Wilhelm] ” avait été poixr beaucoup dans le succès de la soirée.Par compassion, nous sommes aussi heureux que surpris de l’apprendre, tant nous avons entendu exprimer l’opinion contraire.—La Minerve du 14 juin nous fait part des adieux du fameux Dr.Satter.Ce colosse de l’art n’a pas été apprécié suffisamment ici, parait-il ;—il serait venu trop tôt au Canada—(nous l’avions toujours pensé.) Il trouve que nous avons “ trop de sang sauvage,” et il entend diriger ailleurs ses pas et l’éclat de ses lumières artistiques.Fiat ! —L’excellence reconnue de “l’Harmonie de Montréal,” (dirigée par M.Hardy et composée des meilleurs éléments qui formaient autrefois la Musique “ Ville-Marie ” et celle “ de Hardy,”) a valu à cet excellent corps l’honneur et l’avantage d’accompagner à Québec la Société St.Jean-Baptiste de Montréal, lors de notre récente fête nationale.—A l’occasion du départ de Mdme.Evariste Géli-nas d’Ottaxva pour venir se fixer à Montréal, les membres du Chœur de l’Eglise St.Joseph ont offert à cette artiste dévouée, un charmant souvenir sous forme d’un médaillon en or, avec inscription appropriée.Les ER.PP.Pallier, curé de la paroisse, et Chaborel, directeur du Chœur, assistaient à la réunion qui a été charmante.—La Musique du College d’Ottawa s’est rendu le 23 juin à la fête nationale de Québec, munie d’un splendide programme, comprenant 16 Marches et Pas-redoublés, 5 Ouvertures et Fantaisies et 9 Valses, morceaux de danse, etc.Nous ne pensons pas faire d’injustice en décernant à ces vaillants musiciens (si admirablement dirigés par le R.P.Balland, O.M.I.,) la palme pour la variété de leur riche répertoire.—Aux séances de fin d’année données à l’Académie St.Denis, rue Roy, le 21 et le 22 juin, M.Gianelli (fils de M.le Consul d’Italie à Montréal,) a exécuté sur le violon une fantaisie sur le Pirate, de Dancla,—et M.Maurice Adhémar, (âgé de 11 ans,) une fantaisie sur Rigoletto, de Singelée, Ces jeunes messieurs sont tous deux élèves de M.Frs.Boucher, et se sont certainement acquittés de leurs tâches respectives de manière à faire honneur à leur professeur.—Le vapeur Polynesian, arrivé à Montréal au commencement de juin, avait à son bord pour la Maison A.J.Boucher, trois lourdes caisses de musique française, belge, et allemande.Cette importation considérable sera suivie d’autres plus importantes dans le cours du présent mois.Avis aux amateurs de nouveautés musicales et des éditions européennes supérieures.Inutile de signaler les importantes réductions de prix que valent à cette Maison ses importations directes.—Notre ami, M.Degezelles, continue de recueillir à Indian Orchard, Mass., les succès artistiques qu’il remportait ces années dernières à Coaticooke.Depuis son récent séjour aux Etats-Unis, il est parvenu à doter sa nouvelle paroisse d’mi excellent chœur mixte, qui rend de précieux services tant à l’église qu'en concert et dans la célébration des fêtes nationales, etc.Déjà, une quarantaine d’amateurs suivent avec empressement les leçons de solfège de ce dévoué et intelligent pro, fesseur.—Nous somme?heureux d’apprendre que la belle chapelle de N.D.de Lourdes est enfin ouverte au public.On sait que les magnifiques fresques et décorations de ce bel édifice sont l’œuvre de notre artiste peintre, M.Napoléon Bourassa, et qu’elles rivalisent en splendeur avec tout ce que l’Amérique a produit de plus parfait en ce genre d’ornementation.Vu les lourdes dettes encourues pour l’embellissement de ce superbe monument, un faible prix d’admission (10 cts.) est exigé des visiteurs.—Les envois très importants reçus d’Europe ces jours derniers, permettent à la Maison A.J.Boucher d’offrir au public musical le choix le plus considérable, indubitablement, de recueils de Cantiques, anciens et nouveaux,— de Musique d’Orgue — de Messes en musique, et d’Operettes que l’on ait encore vu en Amérique.Pour réunir cet assortiment superbe et varié, M.Boucher a butiné diligemment chez tous les principaux libraires et éditeurs de musique de Paris, Lyon, Besan çon, Bruxelles,Valence et Tournai.Avis aux communau tés et aux organistes.—Les autorités du régiment des Carabiniers “ Victoria ” ont traduit devant le magistrat de police le clarinettiste A.Ackermann, sous l’accusation d’avoir abandonné leur musique, la veille de la fête de la Reine, pour- se joindre à celle du 65e.bataillon.La défense facile de l’accusé reposait sur ce que, n’étant pas sujet naturalisé de Sa Majesté, il n’était pas plus enrôlable dans un corps que dans un autre, mais restait libre de transférer son utile concours où bon lui semblait.—Nous apprenons que plusieurs jeunes artistes distingués ont l’intention de se constituer en troupe artistique, et de gratifier, pendant les vacances, quelques-unes de nos belles paroisses—Beauharnais,Valley-field, St.Jean, St.Hyacinthe, Sherbrooke, Sorel, Trois-Rivières, Joliette, Terrebonne et St.Jérôme,entre autres, —de charmantes soirées musicales.MM.E.Favreau, organiste de Longueuil,—F.Boucher, solo-violoniste de la Société des Symphonistes de Montréal,—l’inimitable comique, J.M.Hainault,—ainsi qu’une cantatrice estimée de cette ville, formeraient déjà partie de cette, nouvelle compagnie artistique.Nous leur souhaitons l’encouragement libéral qu’ils méritent de la part du public musical qu’ils favoriseront de leurs visites.—Grâce au dévouement intelligent de la population artistique du pays et au zèle de nos amis bienveillants, la circulation du Canada Musical a plus que doublée depuis le 1er.mai dernier.Il est fort probable aussi que potre attrayant feuilleton—le chevalier Té- LE CANADA MUSICAL.53 nèbre, de Paul Féral, soit pour beaucoup dans ce progrès marqué.Il ne nous reste qu’à inviter, en passant, plusieurs de nos nouveaux abonnés, comme aussi quelques-uns des anciens, à ratifier d’une manière sensible l’approbation qu’ils ont bien voulu accorder à notre publication, en nous faisant tenir, le plus tôt possible, le faible montant de la souscription au Canada Musical, ($1.00 par an, seulement,) qui est payable d’avance.—Parmi les nombreuses victimes du vol commis au Bureau de Poste de Montréal, à la fin de mai, par un employé infidèle, se trouvait le Canada Musical, Le filou soupçonnant qu’une volumineuse correspondance, qui était adressée de Québec à notre revue, pouvait être une abondante remise de fonds (éventualité à peine vraisemblable !) s’était approprié cette missive, qui fut trouvée décachetée dans la poche de son habit.Grâce au télégraphe et à l’empressement bienveillant de notre correspondant, nous pûmes, à la dernière heure, remplacer la correspondance alors supposée égarée, et fournir comme d’habitude à nos lecteurs le contingent d’intéressantes nouvelles musicales de Québec qui parut dans les colonnes de notre livraison du 1er.mai.—La musique du 65e.bataillon, dirigée par M.E.Lavigne, inaugurait, vendredi soir, le 4 juin dernier, au Jardin Viger, la série de concerts en plein air dont elle se propose de gratifier pendant la belle saison, les citoyens de ce quartier privilégié.Le jardin était encombré de promeneurs qui paraissaient fort goûter la brillante exécution de l’attrayant programme suivant : Marche .Militaire.Lavigno.Ouverture .Si j'étais roi.Adam.Solo do Piccolo.Le Jiossignol.Julien.Signor Maddeleno.Quadrille.Lavigno.Concerto pour Cornet E Fiori di Polinia.Pezzini.* Erno8t Lavigne.Pas redoublé.Metropolis .Michaelis.Valse .Spring Flowers .Bocquet.Grande Fantaisie.Sur La Traviata.Verdi.Mazurka du Concert.•.:.Reset.Polka.Paolo Georgia.Pozzini.Vive la Canadienne.Dieu sauve la Reine.—Nous ne Agirions pas de premTe plus convaincante de la popularité parfaitement méritée et toujours croissante des superbes “Orgues-Harmoniums de la Puissance ” (Dominion Organs,) de BowmanAÛlle, Ont., dont M.L.E.N, Pratte, 280 rue Notre-Dame, a l’agence pour cette Province, que le prompt débit qui s’en fait.Sans mentionner les nombreuses ventes faites, pendant le cours de juin, à des particuliers marquants, grand nombre de Fabriques ont compris tout l’avantage qu’il y avait pour elles en donnant la préférence à ces admirables instruments ; citons entre autres les paroisses de St.Guillaume d’Upton, par le RêA'd.M.Kéroack,— St.Michel de Pokemouehe, N.B., par le Révd.S.J.Doucet,—St.Roch de Richelieu, par le Révd.M.De-celles,—Ste.Anne du Bout de file, par le Ré\d.M.Chèvrefils.L’extrême modicité du prix de ces instruments absolument supérieurs et les conditions avantageuses qu’accorde M.Pratte, font l’étonnement de tous les acheteurs.—L’Académie Commerciale Catholique' de Montréal qui, en fait d’intéressantes soirées littéraires, dramatiques et musicales, n’en est pas à son coup d’essai, a néanmoins accompli un charmant tour de force en mettant sur la scène, avec costumes, décors, chœurs et accompagnement d’orchestre, au grand complet, l’opéra comique lé Malade malgré lui, de Luigi Bordèse, qui fut représenté le 21 juin dernier, à la salle académique de l’Institution, en présence des parents de ses 800 élèrres et des nombreux amis de la Maison.Cotte pièce divertissante, dont le fond aussi bien que les effets scéniques nous reportent aux temps joyeux de l’époque Molière, a été très finement rendue par MM.Aimé G-élinas, Hector Lafleur, Gustave Grenier, Arthur Labelle, Edgar LefebAue, J.Bte.Allard et A.Fournier, secondés par des chœurs, tantôt de cuisiniers dodus, tantôt de sombres apothicaires.Le jeu naturel de nos acteurs-musiciens et l’interprétation très satisfaisante des divers solos, duos, trios et quatuors de la pièce leur ont Aralu un éclatant succès.N’oublions pas le vaillant petit orchestre, exclusivement recrute parmi les élèA'es et les professeurs de l’Académie, et qui, sous la direction sûre de M.F.Boucher, a parfaitement soutenu le chant et a eu sa large part du succès de cette agréable soirée.—Le concert donné à Longueuil, le 1er.juin dernier, par “l’Association chorale” de l’endroit, sous la direction de M.E.Fa\rreau, sort assurément de l’ordinaire, et mérite d’être classé parmi les soirées musicales les mieux préparées, et aussi les mieux réussies, de nos grandes A'illes.L’interprétation particulièrement satisfaisante des chœurs accusait à la fois la rare capacité de l'intelligent directeur musical et les excellentes dis-positions de son nombreux personnel à profiter de ses bons conseils.Tous ces chœurs ont été attaqués avec vigueur et précision, rendus avec ensemble et parfaitement nuancés.M.F.Boucher, violoniste, inscrit pour le Souvenir de Bade, de Léonard, s’est acquitté de ce solo de manière à mériter un chaleureux rappel, auquel il a répondu en exécutant la Berceuse de Reber.Les scènes comiques si finement dites par M.J.M.Hainault, ont failli proAroquer chez l’auditoire une épidémie de fou rire, qui n’a pu être apaisée qu’à la suite d’un triple rappel, auquel il a été impossible à notre plaisant chanteur de se soustraire.M.Ls.Marchand, dans l’interprétation d’une charmante romance de Gounod, Mlles.St.Michel, Lecours, Fortier et Alice Lespérance, (cette dernière, âgée de 9 ans, élève de M.E.Favreau,) dans divers morceaux de piano, ainsi que les membres de l’orchestre,ont parfaitement mérité les applaudissements que leur a prodigué l’auditoire enthousiasmé qiri encombrait la salle.—Gomme les années précédentes, le cours d’enseignement musical à l’Institution des jeunes Aveugles de Nazareth se terminait ces jours derniers, par l’examen des élèves, présidé par M.Paul Letondal, assisté de Mlle.Coderre et de MM.les professeurs G.Couture, O.Martel et F.Boucher, composant le jury.Mlle.Euvrard reste toujours chargée de la haute direction des études musicales des jeunes aveugles, et les progrès constants que font ceux-ci témoignent du sérieux et de l’excellence de la méthode suivie, non moins que du dévouement habile a\'ec lequel les principes leur sont inculqués.A la suite de concours chaudement contestés, les honneurs suivants furent adjugés par le jury : Solfège, 3e.classe, prix ex œquo, Mlles.Albertino Roussel et Maria Lachance ;—Ire.classe et Harmonie à deux parties, 1er.prix de Solfège, Mlle.Eugénie Tessier, 2e., Mlle.Basilisse Préfontaine, 3e., Mlle.Héloïse Préfontaine ; 1er.prix d’Harmonie, Mlle.Basilisse Préfontaine, 2e., Mlle.Eugénie Tessier, 3e., ex œquo, Mlles.Héloïse Préfontaine et Azélie Gadbois;—Harmonie, 3e.classe, J 1er.prix, Mlle.Amanda Perron, 2e., Mlle.Amélia Wilscam, 3e., Mlle.Célanire Dufresne ;—Harmonie, Ire. 54 LE CANADA MUSICAL.classe, 1er.prix, Mlle.Maggie Hal pin, 2e., prix, Mlle.Lizzie Jackson ;—Piano, 5e.classe, (Sonatine, No.2, Clementi,) 1er.prix, Mlle.Basilisse Préfontaine, 2e., ex œquo, Mlles.Azilcla Préfontaine et Célanire Dufresne ;— 4e.classe, (Sonate, op.22, Clementi,) 1er prix, Mlle.Cordelia Neveu, 2e.Mlle.Amanda Perron ;—3e.classe, (Sonate, op.10, Dnssek,) 2e.prix, Mlle.Lizzie Jackson, 1er.accessit, Mlle.Amelia Wilscam ;—2e.classe, (2e.fantaisie de Mendelssohn,) 2e.prix, Mlle.Maggie Hal-pin ;—Ire.classe, (Sonate, op.13, Hummel,) 1er.prix, M.Edouard Clarke.Concerts et Soirees.La Société Biiilarmonique df.Montréal____Cette société clôturait sa présente saison musicale par un troisième concert donné au Rond à patiner “Victoria,” le 27 mai dernier.Son Excellence le Gouverneur Général, ainsi que LL.AA.RR.la Princesse Louise et le Prince Léopold patronisaient cotte soirée, entourés d’un auditoire de 1400 personnes.M.Lucy-Barnes y remplissait le triple rôle de conducteur, d'orchestrateur, et de compositeur.Nous n'avons rien d’aimable à dire au conducteur—taut s’en faut.Ses agitations violentes, pendant toute la durée du concert, étaient aussi disgracieuses à contempler qu’impuissantes à maintenir l’ensemble chez les chanteurs et les exécutants sous son contrôle.M.Barnes s’est passé l’étrange fantaisie de remanier la “ 2ôme messe des Orphéonistes," de Gounod, en l’adaptant à un chœur mixte, et en l’orchestrant.Le travail n'était assurément pas facile, puisque ce qu’avait écrit à dessein le grand maître français exclusivement pour les voix d’hommes devait assez imparfaitement se prêter à une adaptation pour un chœur mixte.Néanmoins, il nous fait plaisir de constater que M.Barnes a su tirer de ce sujet ardu un parti fort satisfaisant, tant par l’agencement habile des parties que par la succession agréable des différentes voix : de même qu’il a déployé dans l’orchestration—aussi riche et sonore que le permettait la sobriété du sujet —de profondes connaissances de l’art d’écrire avec corrcotion et avec excellent effet.Que dire de l’exécution de cette messe ! Sinon qu’il manquait à la Société Philarmonique la qualité essentielle il l'interprétation couvenable de l’œuvre sublime qu’elle abordait.Pour prier dans le K;/ric, pour croire dans le Credo, et pour adorer dans Y O Salutaris, il faut, avant tout, être Catholique ; autrement, on ne saura jamais donner à cette musique, dont on ne comprend même pas le sens, cette chaleur fervente, ce caractère de sincérité artistique, qui seuls portent la conviction dans les âmes et les transportent par un saint enthousiasme, évoqué par le plus noble des art, mis au service de la foi.Une chanson anglaise, Millier, composition do M.Barnes, très bien dite par Mme, Barnes, dont la voix pure et sympathique a été justement admirée, a été l’un des numéros favoris du programme et accuse chez M.Barnes un talent d’auteur à la fois élégant et facile.M.A.Desève a exécuté une fantaisie sur Martha, de Léonard, et, en rappel, la Rêverie de Vicuxtemps.Mlle.Coderre qui, à court avis, s’est gracieusement chargée de l'accompagnement au piano, a été très favorablement notée.La Fantaisie chorale de Beethoven, pour piano et orchestre, soli et chœur, mit fin à ce concert, qui eût certainement gagné il une préparation plus longue et mieux suivie.Concert Brume.—Mentionner le coueert donné le 3 juin dernier, à la Salle des Artisans, par M.F.Jehiu-Prume, avec le concours de Mdme.Brume, de M.C.Lavallée, d’un excellent quatuor à cordes et de plusieurs amateurs distingués, c’est nous imposer l’obligation de redire les éloges si libéralement et si méritoirement décernés il ces artistes éminents et il leur excellent entourage chaque fois que notre public musical est invité à les entendre.Toujours il sa hauteur artistique en tout ce qu'il aborde, M.Pruine a surtout électrisé son auditoire, cette fois, par son interprétation magistrale de l’entraînante Polonaise, No.2, de Wieniawski.Notre artiste s’était-il inspiré du souvenir de sou regretté compatriote, qui vient d’être si tristement ravi au monde de l’.art—voulait-il rendre un suprême hommage il ce maître qui a répandu le plus vif éclat sur l’école de musique si célèbre de la capitale belge ?Toujours est-il que, dans la sublime interprétation de cette page admirable, Prume s’est révélé comme la personnification la plus parfaite de l’illustre et regretté Wieniawski.Est-ce parce que Lavallée réside maintenant il Québec qu’il nous étonne et qu’il nous enlève aussi souvent qu’il reprend sa place au milieu de nous ?Non, pourtant, puisque demeurant à Montréal, des applaudissements toujours chaleureux saluaient chaque nouvelle apparition de notre distingué pianiste.Quoiqu’il en soit, le brillant Concert-Stuck de Weber a trouvé en lui, une fois de plus, un admirable interprète, et chacun de s’écrier en l’applaudissant : Quel artiste que notre Lavallée! Une large part de l’intérêt du public se concentrait naturellement sur Mdme.Brume qui nous apparaissait pour la première fois depuis son retour d’Europe.Toujours gracieuse artiste, Mdme.Brume nous a dit, d’une voix ample et riche et avec cet accent parfaitement senti qui lui est propre, la romance de Y Africaine et l’air de la Coupe de Galnthée.Mais c’est surtout dans le fin mot de la chansonnette légère que notre aimable cantatrice excelle, et elle ne l’a jamais mieux prouvé que dans sa charmante interprétation de la petite bluette Vous avez dà pusser pur là, chantée en rappel.Nos autres artistes et amateurs se sentaient en trop bonne compagnie pour déroger,—et le concert a été ce qu’il devait être—un succès.Concert Wilhelmj.— M.Wilhelmj, de passage il Montréal, s’y faisait entendre pour la troisième fois, en concert, il la Salle des Artisans, le 8 juin dernier.Le grand violoniste a su, comme toujours, conquérir l'admiration de son auditoire par son exécution, remarquable surtout par l’extrême sûreté de l’attaque, par la pureté de ton, par l’ampleur de son, en un mot, par la perfection absolue du mécanisme.Malheureusement M.Wilhelmj a trouvé bou de présenter un certain programme, puis d’en supprimer la moitié.Nous ne lui avons pas marchandé notre admiration,—mais il n’a pas su gagner les sympathies de la magnifique salle que sa réputation bien méritée d’artiste lui avait attirée.Un fragment du 1er mouvement n’est point le Concerto Paganini annoncé,—pas plus que les Airs hongrois d'Ernst, commencés au second thème, ne son le morceau entier promis sur le programme.Inscrire enfin un couplet du God save the Queen comme un des numéros de ce programme (qui, commencé trois quarts d’heure après l'heure annoncée se terminait—en y introduisant plusieurs “ encore ”—au bout dé soixante minutes,) n’aurait de parallèle que si Wilhelmj eût annonce l’accord de son violon comme le morceau d’ouverture.Le pianists Vogrich s’est dit qu’il passerait bien :l des Esquimaux Canadien: un pot-pourri sur la Somnambule pour YAïda de Raff, annonecé toutefois le fantôme fut de son côté, et la supercherie.didn't take ! Mdme.Salvotti possède un organe puissant, d’une certaine étendue, au timbre quelque peu indéfinissable ; elle chante, toutefois, en une ou plusieurs langues qu’il ne nous a pas été possible de surprendre Concert de la Société des Symphonistes de Montréal.—Le troisième concert de cette association, de fondation récente, a eu lieu il la Salle des Artisans, mercredi, le 9 juin dernier.Coïncidant avec l’attraction extraordinaire des drames nationaux de M.Fréchette, il l’Académie de Musique,—immédiatement précédé du coucert “ Wilhelmj" et d'une très intéressante séance académique au Collège Ste.Marie,—ce concert, déjà transféré de date, ne réunit pas un auditoire en rapport avec l’excellence du programme qu’il présentait et le prestigo légitime dont jouissent déjà nos symphonistes.Toutefois, ce qui pouvait manquer du côté de l'affluence se trouvait plus que compensé par l’éclectisme de l’auditoire, qui sous le patronage distingué de Son Honneur le Maire, se recrutait parmi tout ce que Montréal renferme de connaisseurs distingués, de fins appréciateurs artistiques, au nombre desquels nous avons remarqué MM.0.Peltier, J.A.Fowler, O.Martel, Jos.Gould, N.Bourassa, S.Fraser, L.A.E.Desjardins, A.M.Perkins, ainsi que plusieurs de nos dames artistes et des plus éminentes.Le programme recherché débutait par l’Ouverture de Promèthic de Beethoven, qui fut brillamment enlevée par le nombreux orchestre, sous l’habile direction de M.G-, Couture.Le succès de nos musiciens ne fut pas moins marqué dans la Symphonie eu do majeur, de Beethoven, dont Y Andante cantabile surtout fut délicieusement nuancé,—ainsi que dans le finale de la 7e Symphonie de Haydn, subtitué, à la fin du programme, à la Rêverie de Vicuxtemps.L’apparition de Mlle.Villeneuve, dont nos dilettanti déploraient la si longue absence de nos soirées musicales, fut vivement acclamée.L’aimable cantatrice, qui dispose d’un timbre ravissant, a dit avec un art charmant et une énonciation pure et distincte, la brillante cavatine de Scmiramide,—Bel LE CANADA MUSICAL.55 raggio lusinghier.L’interprétation de Mlle.Villeneuve est caractérisée par l’absence de tout artifice, de ces éclats de voix bruyants et confus, qui remplacent chez tant de prétentieux artistes, le chant dans toute sa beauté simple et son élégante pureté.Dans l'interprétation de cet air difficile, ainsi que dans celle non moins réussie des “ Variations sur un thème de Mode,” Mlle.Villeneuve reportait nos souvenirs vers notre Àlbani, et nous ne pûmes nous défendre d’un sentiment de fierté artistique nationale en admirant une aussi grande perfection chez cette jeune compatriote, dont les études musicales ont été, jusqu’à ce jour, poursuivies sous la direction exclusive de professeurs canadiens.L’auditoire appréciateur n’a pas ménagé les applaudissements à notre prima donna, qui a été chaleureusement rappelée à la suite de ses deux morceaux.Le Concerto pour violon, en mi, de Mendelssohn, complétait l’attrayant programme.Cet œuvre admirable était interprété pc M.François Boucher, et donné, pour la première fois eu Cana'1: rec accompa- gnement d’orchestre complet.Notre jeune vie o a rendu ce superbe concerto avec correction, comme auss.ec une grande pureté de style et un sentiment achevé ; et, si les fréquentes interruptions et les applaudissements réitérés sont l’expression des sentiments éprouvés par l’auditoire, nous n’exagérons rien eu affirmant que l’exécution de M.Boucher a été vivement goûtée par les nombreux connaisseurs présents.Forcé d’être sobre dans notre appréciation d’un succès indiscutable, nous ne refuserons cependant pas à un jeune artiste Canadien la justice de reproduire—ni à nos lecteurs la satisfaction de lire,—quelques extraits de la presse anglaise, peu suspecte de partialité assurément, touchant les succès d’un compatriote.Nous traduisons donc ce qui suit du Montreal Herald du 10 juin :.“Après une courte interruption, le magnifique Con- certo pour violon, de Mendelssohn, fut exécuté par M.F.Boucher, avec accompagnement d’orchestre complot.Dans son interprétation de l’œuvre, qui fut donné en entier, M.Boucher ne mérite assurément que des louanges.Depuis quelques années il a fait un progrès remarquable.” De son côté, le Star, de même date, écrit : “ Le Concerto pour violon, de Mendelssohn, par M.F.Boucher, a été pour tous les assistants une agréable révélation.A mesure que chaque note était rendue par lui d’une façon magistrale et apparemment avec aisance, tantôt grondant avec toute l’impétuosité de l’ouragan déchaîné, chuchotant maintenant avec l’accent le plus tendre quelque cadence délicate, ses auditeurs étaient transportés d'admiration.Inutile d’ajouter qu’il fut couvert d’applaudissements.” Nous accomplissons un devoir je reconnaissance en rattachant à sa source un succès qui nous réjouit.M, F.Boucher a eu, depuis trois ans, le précieux avantage de recevoir les leçons inappréciables de M.F.Jehin-Prume ; il est donc doublement satisfaisant de voir un public connaisseur consacrer ainsi l'enseignement de l’illustre maître en proclamant le mérite de l’élève.De fait, il eût été impossible que des conseils si clairement donnés, qu’une méthode rendue sensible par l’exemple le plus autorisé, que les délicatesses du style, les secrets de l’art, en un mot, inculqués avec un dévouement, un intérêt, une bienveillance qui ne se sont jamais démentis, fussent restés sans fruits.Nous avons également un rcmcrcîment à adresser aux MM.de l’orchestre, qui,entre les mains habiles de M.Couture, ont parfaitement triomphé d’un accompagnement hérissé de difficultés, et ont ainsi puissamment secondé leur confrère—le soliste de l’occasion.Concert Sacré X l’Eolise St.André.—Le 14 juin dernier, un intéressant concert était donné à cette église, sous la direction de l’organiste et maître de chapelle, M.L.A.Maffré.La pièce de résistance de la soirée était la cantate du Dr.Stainer, intitulée, la Fille de Jaïre.Cette page, d’un caractère naturellement sévère, avait pour interprètes Mdme.N.P.Leach, soprano, M.J.Fethcrs-ton, ténor, et M.W.L.Maltby, basse, soutenus par le chœur.Les divers interludes, ainsi que l’accompagnement d’orgue de cette cantate ont été favorablement remarqués,—et le duo de la fin, pour soprano et ténor, nous a paru le succès de la soirée.M.Maffré a habilement tenu l’orgue, et ses solos sur cet instrument, surtout le No.2.A.Quasi Pastorale en sol, de Smart, ont été beaucoup admirés.LES LETTRES.—Le triomphe des lettres l’a chaleureusement disputé aux succès de l’art, pendant le mois écoulé.Le manque d’espace ne nous permet que de mentionner la réussite complète de la troisième conférence donnée par M.Lejeune, à la Salle Nordheimer, le 1er juin dernier, sur les Poètes français du jour.L’intérêt toujours croissant des conférences précédentes avait doublé le nombre des auditeurs, qui se sont de nouveau retirés instruits et enchantés par le talent remarquable et la parole séduisante de l’aimable conférencier.—Louis Honoré Fréchette, poète lauréat de l’Académie Française! La glorieuse nouvelle est, depuis plusieurs jours, dans toutes les bouches.Que le parfum du bouquet qui lui est offert en tête de la présente livraison lui soit agréable, et lui témoigne, dans une langue qu’il entend si bien, la large part (pie prennent à son triomphe les amis des Arts et des Muses.—Les drames nationaux de M.L.H.Fréchette, Papineau et le Retour de l'Exilé, ont attiré de nombreux auditoires tant à Montréal qu’à Québec, où respectivement ils ont été représentés pendant une semaine entière.La couleur locale habilement conservée, de touchants souvenirs historiques retracés et d'anciennes traditions du pays ravivées ont fasciné le public, et ont valu de fréquentes marques d’approbation à l’auteur ainsi qu'aux habiles interprètes de ses œuvres, notamment à Mdme.F.Jehin-Prume, à MM.McGown, Martin et Labelle.M.Dumas a su retrouver le physique imposant et la voix scntcucieuse de son héros,—il ne nous resterait qu'à pouvoir dire de l’acteur, “ il grandira ! ” Correspondance de Quebec.Québec, 29 juin iSSo.Nous avons eu à la Salle de Musique, le 2 du courant, un concert avec tableaux vivants, organisé par les Zouaves de Québec> dans le but de prélever des fonds pour aider à défrayer les dépenses de la réception de leurs confrères à la St.Jean-Baptiste ; ils ont réalisé juste assez pour payer les dépenses du concert.Ils s’étaient assuré les services du Quatuor Vocal de Québec, de Mdlles.Lemelin et Wyse et de la musique du 9me.Le Quatuor, qui de l’hiver ne s’était présenté sur la scène, a remporté un succès immense.I.e premier chœur qu’il a exécuté est le Combat Naval, grand chœur imitatif de A.de St.Julien, qui se termine par un solo de premier ténor, chanté par M.A.D’Eschambault, accompagné par les autres parties ; ce morceau qui renferme de nombreuses transitions, faites avec un ensemble parfait, a suscité des applaudissements prolongés.Dans la seconde partie du programme, le Quatuor a chanté avec même succès, le Départ du Régiment, de L.de Rillé, avec paroles appropriées aux Zouaves ; Mdlle.V.Lemelin a chanté une romance dans Paul et Virginie et a été vivement rappelée.M.H.A.Bédard, président du Q.Y., a chanté cette jolie mélodie de Gounod, Chanson de Printemps.M.C.L.Lefebvre a chanté P Harmonie de Lavallée; M.Lefebvre, qui possède une très belle voix de basse, n’était peut-être pas bien disposé ce soir-là.Les tableaux vivants, préparés par M.et Mdme.Vincelette, ont eu un grand succès.Le 9 du courant, a eu lieu à la Salle de Musique un concert donné par le grand violoniste Wilhelmj, aidé de Mdlle.Salvotti et M.Max.Vogrich.L’auditoire assez nombreux, était très distingué ; le concert était sous le patronage de S.Ex.le Gouverneur-Général.Ainsi qu’un grand nombre d’amateurs, nous sommes allé au concert, parfaitement disposé a subir le charme d’une exécution sans égale, et prêt a rendre hommage à un talent hors ligne ; nous avouerons que notre attente a été déçue, et nous 11e sommes pas le seul qui ait éprouvé le même désappointement.Soit que Wilhelmj n’ait pas cru devoir se faire connaître ce soir-là, tel que le fait sa réputation, soit qu’il ne fut pas en verve, toujours est-il que son jeu froid et trop sévère ne lui a pas valu l’accueil enthousiaste fait à Prume et à Rémenyi.11 a été chaleureusement applaudi dans les Danses Hongroises de Ernst, mais pas autant dans le Prélude de Bach, où il accompagnait Mdlle.Salvotti, et que nous avons plus d’une fois entendu exécuter avec plus d’expression.Le pianiste, M.Vogrich, est sans doute un artiste, et son Andante pour violon et piano est une composition d’un grand talent ; inutile de dire qu’il l’a joué d’une façon magistrale.Mdlle.Salvotti possède une voix très forte et d’une 56 LE CANADA MUSICAL.grande étendue ; elle a bien rendu l’aria du Nabucco de Verdi, toutefois, dans un rappel où elle a chanté Home, Sweet Home, elle n’a pas donné à cette jolie chanson le caractère qui lui appartient.En somme, très joli concert, mais pas à la hauteur de l’attente des auditeurs.Nous avons eu deux soirées musicales à Spencer Wood, dans le cours de ce mois, par invitation spéciale de Madame Robitaille.La première a eu lieu le 5, en l’honneur de S.Ex.le Marquis de Lome; la seconde en l’honneur de L.L.A.A.R.R.la Princesse Louise et le Prince Léopold, a eu lieu le 15 du courant.Le Septuor Haydn et le Quatuor Vocal étaient les seules sociétés invitées, et ont fait à eux seuls la partie la plus considérable, comme la plus artistique, du programme.Mdme.Vincent Browne, Mdlle.M.Fiset, ainsi que la dame du Secrétaire-Provincial, M.Paquet, ont chanté divers morceaux.M.Lavallée s’est fait entendre plusieurs fois et toujours avec le même succès.Le programme de la première soirée a été parfaitement réussi, mais à la seconde, les invitations étaient trop nombreuses pour une séance musicale, et l’encombrement a affecté considérablement le succès du concert.Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur a droit à beaucoup de reconnaissance pour les efforts qu’il fait dans le but de favoriser le développement de l’art musical, et de protéger et faire connaître particulièrement les talents Canadiens-Français.Fêtes de la St.Jean Baptiste.—grande convention natio nale annoncée depuis près d’un an, a enfin eu lieu ; les fêtes du 24 juin ’74 se sont répétées à Québec.Ont-elles eu plus, ou moins de succès ?Nous ne sommes pas en position de le dire ; toutefois si nous croyons le témoignage de beaucoup d’étrangers, l’affluence aurait été moins grande à Québec, mais l’ensemble des démonstrations plus brillant, et d’un caractère à laisser des impressions plus vivaces chez ceux qui y ont pris part.La série de fêtes est commencée réellement mercredi ; dans divers endroits de la ville, notamment à St.Roch, la population semblait avoir laissé toute autre occupation pour se préparer à la démonstration du lendemain.Dans toutes les rues on suspendait des drapeaux à profusion, et chacun rivalisait de zèle pour la décoration de sa maison ; les corps de musique étrangers, arrivant à différentes heures de la journée, traversaient les faubourgs en exécutant des airs joyeux, et excitaient à un haut degré l’enthousiasme de tous.A huit heures, heure à laquelle devait commencer le concert des bandes, la ville présentait un aspect des plus gais, et une foule compacte envahissait les endroits choisis pour ces concerts.Sur' la place Jacques-Cartier, le “Silver Band” de Fall-River, sous la direction de M.T.Presho, et le corps de musique de l’Union Musicale, ont exécuté un programme choisi.A la place St.Ours, se trouvaient le corps de musique de l’Institut Canadien de Biddeford, sous la direction de M.P.L.Painchaud, et la bande de l’Union St.Joseph, de St.Sauveur.Sur la Terrasse Dufferin, la bande de la Batterie A, et la bande de Beauport, désorganisée depuis quelque temps, mais réunie expressément pour la fête, fesaient les frais du concert, tandis que la bande du 8me.réjouissait ses auditeurs sur l'Esplanade.Cette idée d’ouvrir les fêtes par des concerts en plein air, était certainement très heureuse, et rien ne le prouve autant que le succès obtenu, tü’immense concours de peuple présent, dont la satisfaction se traduisait à maintes reprises par des applaudissements frénétiques.La messe de la St.Jean Baptiste a été dite à 8 heures, sur les Buttes-à-Neveu, près des nouvelles bâtisses parlementaires ; l’autel était dressé dans un endroit élevé, entouré d’une estrade immense, dont une partie était réservée pour les chœurs.Mgr.l’Archevêque de Québec officiait.Durant la messe, qui était nécessairement une messe basse, un chœur d’environ 400 voix, comprenant toutes les sociétés chorales et chœurs d’église de Québec, Lévis, Pointe-aux-Trembles, St.Michel, Deschambault, ainsi qu’un nombre d’enfants des Frères, le tout sous la direction de M.Gustave Gagnon, organiste de la Basilique, a chanté le Kyrie, Gloria et Sanctus de la Messe Royale de Dumont, harmonisée par M.Gagnon ; ce chœur était appuyé par les corps de musique de l’Union Musicale et du çme.Bataillon, et alternait avec un chœur de plain-chant à l’unisson, composé de 75 personnes, sous la direction de M.Etienne Légaré, lequel était accompagné par la bande de Beauport ; la messe est harmonisée avec beaucoup de talent et fait certainement l’éloge de l’auteur.L’effet produit par cette masse de voix, aussi bien balancées que parfaitement disciplinées, était magnifique, et le spectacle de la foule se déroulant dans cette plaine dont les ondulations se prêtent si bien à un grand déploiement, était grandiose ; les chars allégoriques aux vives couleurs, les riches bannières et les nombreux drapeaux flottant au vent, ajoutaient au coup d’œil et formaient par l’ensemble un tableau dont le souvenir ne s’effacera de longtemps de la mémoire des assistants.Après le Gloria, le chœur a chanté sans accompagnement un Tantum Ergo à quatre parties, sur un air russe, et après P Agnus Dei, le cantique Nous vous invoquons tous, sur l’air God save the Queen assez mal harmonisé.Par un malentendu regrettable, le Chant National de M.Lavallée n’a pu être exécuté après la messe, ainsi qu’il était convenu ; nous aurions cependant préféré beaucoup ce chant au Tantum Ergo dont nous n’avons pu encore apprécier assez les beautés pour approuver le choix qu’on en a fait dans une telle circonstance.Il nous eut été plus agréable d’entendre un chœur religieux avec paroles françaises (et nous croyons que le répertoire peut en fournir) que cet hymne latin, placé avec plus ou moins d’apropos dans le cours d’une basse messe.Après le sermon, donné par Mgr.de Sherbrooke à l’issue de la messe, la procession s’est organisée.Il n’est pas, croyons-nous, de notre ressort, d'entretenir les lecteurs du Canada Musical- de toutes les démonstrations qui ont eu lieu à l’occasion de la St.Jean Baptiste ; aussi nous bornerons-nous à n’enregistrer que ce qui a trait à la musique, laissant aux autres journaux le soin d’apprécier le succès des autres parties de la fête ; de la procession nous n’en dirons qu’un mot.Elle a commencé à défiler à 1 o hs.et est arrivée au terme du parcours à 3 hs.j l’ordre le plus complet a régné tout le temps, mais ce qui a surtout été remarqué avec étonnement, c’est l’organisation régulière et systématique de la formation et du départ d’une procession aussi considérable.Vingt-deux corps de musique accompagnaient le défilé, placés à des distances proportionnées les uns des autres.Une vingtaine de chars allégoriques, dont plusieurs très riches et d’une grande délicatesse, excitaient l’admiration des spectateurs.Le char des musiciens était suivi par toutes les sociétés musicales prenant part à la fête, à l’exception de l’Union Musicale et du Chœur de la Congrégation, lesquels ont demandé, avec plus ou moins de raison, à se faire placer dans une autre partie de la procession.Nous avons remarqué à la suite de ce char, le Président du Comité de Musique, l’Association Musicale, la Société Ste.Cécile, le Chœur de l’Eglise St.Jean, le Cercle Musical, l’Association Musicale de Lévis, ainsi que des représentants de l’Académie de Musique, du Quatuor Vocal et de la Société Ste.Cécile de Deschambault.La statue de Ste.Cécile, de grandeur naturelle, placée sur un piédestal au centre du char, a été bien admirée, et elle est certainement d’une grande perfection ; la pose est majestueuse et l’expression de la figure d’un naturel parfait ; de chaleureux applaudissements et des bouquets ont salué le char à son passage.Jeudi soir, grand banquet national au Pavillon des Patineurs, où la musique était donnée par les corps de Fall River, de Beauport et du gme.Bataillon : nous avons remarqué qu’à la présentation des toasts “ le Lieutenant-Gouverneur de Québec,” et “ la Province de Québec,” on a joué le Chant National de M.Lavallée.Vendredi, à 3 heures, grande réception par Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur Robitaille à Spencer Wood ; 6000 personnes y assistaient.Une grande estrade avait été préparée pour un concert de bandes réunies,sous la direction de M.Joseph Vézina, qui avait été chargé par Son Honneur de l’organisation musicale ; voici le programme d’ensemble, exécuté après que chaque bande eut joué plusieurs morceaux dans divers endroits du bocage : Marche.Tannhauser .Wagner.Ouverture.Couronne a}Or .Hermann.Valse.Vie d*Artiste.Strauss.Mosaïque .Airs Canadiens.J.Vézina.Galop.Chemin de Fer.Arntt.Chant National .Lavallée.Ce dernier exécuté deux fois Dieu Sauve la Reine. LE CANADA MUSICAL.57 Cinq corps de musique ont pris part à ce concert qui a été un grand succès ; c’étaient les corps de Beauport, de l’Union Musicale, du ç)me.Bataillon, de Charlesbourg et de Maisonneuve, de Montréal ; en tout, 125 musiciens.Jeudi et vendredi soirs, concerts à la Salle Jacques-Cartier par des amateurs de Montréal, aidés de Mdlle.Rhéaume et de M.Crépault de Québec.Nous n’objectons pas aux réclames et annonces pour attirer le peuple aux concerts que l’on néglige trop souvent pour des amusements d’un ordre moins élevé, mais nous avons trouvé quelque peu extravagante la réclame imprimée sur le revers du programme, laquelle est un article tiré du Nouveau-Monde du 15 juin et à la rédaction duquel les organisateurs n’étaient pas, sans doute, étrangers.Nous sommes, à Québec, tellement peu habitués à ce genre d’annonces que nous sommes portés à croire que les organisateurs ont dû blesser la modestie de leurs auxiliaires Québecquois, en associant à leurs noms des éloges aussi pompeux.Nous avons toutefois des félicitations à leur adresser sur la manière dont il se sont acquittés de leur tâche dans les circonstances où ils se sont trouvés.Avec des feux d’artifice et danses de Sauvages en costume sur la place voisine de la salle, il n’est pas à supposer qu’un concert réunisse un auditoire nombreux ; aussi le premier soir, n’y avait-il que le tiers de la salle rempli, tandis que le lendemain, environ 150 personnes assistaient au concert.Un intermède d’une heure et demie a permis au public d’assister aux scènes du dehors.Mdlle.Rhéaume a chanté jeudi et s’est fait excuser le lendemain : elle a bien réussi ; le repos qu’elle se donne depuis prés de deux ans lui permet aujourd’hui de chanter avec plus d'aise.M.Désève était sans doute fatigué des bruits du dehors, car il n’était pas en verve comme nous l’avons déjà vu.M.Lefebvre a été très heureux dans le duo du Chalet, avec M.Varin ; il a fait ressortir la richesse de sa voix avec beaucoup d’effet : pour le Drapeau de Carillon nous avouerons, toutefois, que nous aurions aimé un peu plus de chaleur et de sentiment.M.J.E.Varin a très bien interprété sa romance Mignon, de Thomas ; il sait très bien se servir d’un organe des plus sympathiques.M.Maillet a eu un grand succès dans la chanson O Canada, mon pays, mes amours et a été vivement applaudi ; l'opérette Une minute trop tard, jouée par MM.Varin et Marion, a été bien réussie, et accueillie avec des applaudissements enthousiastes.En somme, les concerts ont été très bien ; et fort goûtés par l’auditoire, malheureusement peu nombreux, qui y assistait.Ces messieurs ont beaucoup de mérite d’avoir persisté à compléter leur programme dans des circonstances aussi désavantageuses.Papineau et P Exilé, de Fréchette, ont été joués tous les soirs depuis le 24 à la Salle de Musique, avec un succès extraordinaire et devant des salles combles.Dimanche, solennité de la St, Jean-Baptiste, grande fête religieuse à l’Eglise St.-Jean, organisée par le chœur de cette Eglise.La 3me.Messe de Haydn a été exécutée avec beaucoup de succès par un chœur et un orchestre nombreux; M.Ernest Gagnon touchait l’orgue et M.Gustave Gagnon dirigeait.Mdlle.M.Fiset a chanté le Solo du Kyrie et au Graduel, la Salutation Angélique de Gounod; Mdlle.A.Dessane a rendu un Ave Ver uni de Mil-lard à l’offertoire ; MM.J.P.Plamondon, P.Laurent et L.J.Demers étaient chargés des soli du Gloria.Le magnifique Chant National a été donné après le Dona Nobis avec grand effet.Cette composition, dans laquelle on reconnaît l’auteur de la Cantate à la Princesse Louise, est un chant large, patriotique et en même temps d’un caractère religieux ; elle parait réunir toutes les beautés que l’on aime à trouver dans l’hymne national d’un peuple et pour peu qu’elle soit répandue dans nos villes Canadiennes, elles deviendra sans doute le chant populaire des Canadiens-Français.Le Laudate Dominion d’Adam, exécuté-à la sortie, a terminé un programme musical très brillant.On remarquait au bas-chœur Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur et Madame Robitaille, ainsi que plusieurs personnages éminents.Ce matin, à la Congrégation de St.-Roch, M.O.S.Delisle a fait chanter, à grand renfort de cuivres, la messe harmonisée de Gagnon, et la Société Ste.Cécile a chanté, à St.-Roch, le Chant National de Lavallée.* * * nsr^Aiss^AisroEis.— En cette ville, au No.72, rue Vitré, mardi le 8 juin, la dame de M.Moïse Saucier, organiste à l’Eglise St.Joseph, un fils.— Au No.1102, rue Ste.Catherine, jeudi le 10 juin, la dame de M.Dominique Ducharme, organiste au Gésu, un fils.— Au No.34, rue St.George Ilypolite, jeudi, le 24 juin, fête de St.Jean-Baptiste, la dame de M.Octavien Peloquin, ci-devant membre du Chœur du Gesu, un fils.lÆJiŒtXJKG-'E.—A Toronto, le 3 juin, M.Albert Nordheimer à Mlle.Vankough-net.L’heureux couple s’est embarqué à New-York le 10, pour l’Europe, en promenade de noces.DÉCÈS.—En cette ville, mardi, le 15 juin, Dame Veuve Brien dit Desrochers, née Julie Fabre, à l’âge de 85 ans.Sa mort a été très édifiante, comme avait été toute sa vie.Madame Desrochers ôtait mèro du Révd.L.C.Desrochers, prêtre de St.Sulpice et maître de chapelle de Notre-Dame.—A St.Rémi, mardi, le 22 juin, le Révd.L.L.Pominville, âgé do 57 ans.Ce digne prêtre était un consciencieux amateur de musique religieuse.—A Montréal, le 30 juin dernier, à l’âge de 2 mois et 11 jours, Marie-Elizabeth-Hélène, enfant de P.E.Mount, Ecr.Médecin de y l’Hospice St.Vincent de Paul et Directeur de la Musique de l'Institution.NECROLOGIE.—A Nantes, en mai, à l’âge do 72ans, L.L.Pascnl-Gcrvilfe, pianiste et compositeur.—A Varsovie, en mai, Mdme.Vcslvnlie, qui parut il y a quelques années sur la scène de l’Opéra à Paris, où elle joua dans Itoméa et Juliette de Bellini.—A Manchester, en mai, à l'âge de G4 ans, le Révd.John Cnrwen, pasteur anglicain, auteur de la méthode de solfège connue sous le nom de Tonic-Sol-Fa.—A Dresde, le IG mai, Carl-August Krebs, né à Nuremberg, le IG janvier 1S04, pianiste, compositeur et chef d’orchestre à Hambourg, puis à l'Opéra de Dresde de 1850 à 1872.—A Brighton, le 10 mai, Sir John Goss, né à Farcliam, dans le Hampshire, le 27 décembre 1800, le doyen des organistes anglais.Il laisse une grande quantité de m .siquo religieuse.__A Londres, James Robinson Planche, le doyen dos auteurs dramatiques, celui-là même qui eut l’honneur d’écrire le livret sur lequel Weber composa son immortelle partition d'Obéron.__Au Nébraska, Etats-Unis, Gustave Schilling, né à Schwie- gerskausen (Hanovre,) le 3 novembre 1805, savant musicographe, auteur d’ouvrages remarquables, parmi lesquels un Essai dune philosophie du beau dans la musique et un Dictionnaire universel de Mu sique.Jouissant déjà d’une réputation équivoque dans Bon pays, qu’il avait dû abandonner, en 1857, dit le Schuberth's Lexicon, il encourut, à New-York, doux ans après, une condamnation criminelle à laquelle il échappa en gagnant le Canada, où il exerça (à Montréal) sa profession pendant trois ou quatre ans.Il a fini ses jours sur une ferme occupée par son fils.__A sa résidence à Boston, E.U., dimanche le 13 juin, le célèbro basso Dr.C.A.GuillllCtte, né à Dumfries, Ecosse, le 20mars 1823, d’un père français et d'une mère écossaise.II fut jadis l’un des principaux membres de la troupe d'opéra “ I’yne et Harrison,” puis s’établit à Boston en 1861.Lié d’une manière fort honorable à l’enseignement de la musique et de la déclamation, il était aussi membre des chœurs de King’s Chapel et de l’église du Dr.Putnam.Il y a une quinzaine d’années, le Dr.Guilmette habita Montréal pendant plusieurs mois, et y laissa les meilleurs souvenirs artistiques.Il parut pour la dernière fois en public le 20 avril 1880, à la Salle de Musique de Boston, où il dirigea un concert au bénéfice des irlandais infortunés.Sont décédés : 58 LE CANADA MUSICAL.Abonnements reçus dans le cours du mois.Pour Mai 1879-80—Le Couvent
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