Le Canada musical : revue artistique et littéraire, 1 avril 1881, vendredi 1 avril 1881
MBiramn.Ill" ' m 'jryu ^ï(F~ Revue Artistique et Littéraire PARAISSANT LE PREMIER DE CHAQUE MOIS.1er Avril 1881 Un Morceau de Musique et un Feuilleton accompagnent chaque Numéro.7e.Année.No.12.A.J.BOUCHER, Editeur-Proprietaire No.280, Rue Notre-Dame MONTREAL.Jfeiifigtwwnti i ipi jiii'i-r .mu#' ni woH/fiiiiV'.i! i * ! W'i www» H!ï'"wm wm; iw ^T^v^v^.Juv.ja/.TrAr'grrjirg-vjvWw i, ¦j.'TffinfimwEniâ ïf 'Ssm^nran;' :.?i s;.xv,1 "Lï .«•.«;.-i i.MPI SOMMAIRE.—Méthode élémentaire de plain-chant.A nos lecteurs.Louis Lmnbillotte et ses frères.[Suite.] Nouvelles artistiques Canadiennes.L’Académie de Musique de Québec.Concours de l’Académie de Musique de Québec.Correspondance de Québec.Annonces.Maison A.J.Loucher.Calendrier et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs pour le mois de Avril-Mai.Annonces.La Merveille Musicale : L’Or-!’ ganina.Table alphabétique des matières.- * Abonnement : $1.00 pat' an, payable d'avance.10 cls.le numéro séparé.Imprimé par J.B.Lajplantf., 245, Bue St.Jacques, Montréal. LIBRAIRIE BEAUCHEMIN ET VALOIS, 256 & 258, RUE ST-PAUL, MONTREAL r r r MÉTHODE ÉLÉMENTAIRE DE PLAIN-CHANT ROMAIN A L’USAGE DES SEMINAIRES, COLLEGES, NOVICIATS, ACADEMIES, COUVENTS, ECOLES, FABRIQUES, ETC.PAR EDMOND McMAHON Brochure in-18 (1e G4 pajjes.Prix par douzaine.^ 1 -50 “ “ exemplaire.0.15 PRÉFACE.“ Puissiez-vous réussir à faire aimer le plain-chant par toutes les âmes vraiment catholiques ! ” Tel était le vœu que m’exprimait Sa Grandeur Monseigneur J.-Thomas Duhamel, Evêque d’Ottawa, dans une lettre du .‘I septembre 1880 ; tel est le vœu exprimé d’un commun accord par les Evêques de la Province, qui m’ont écrit touchant celte Méthode élémentaire de plain-chant.Tous se sont plu à recommander ce petit traité.L’un d’eux, Sa Grandeur Monseigneur Louis-Zéphirin Moreau, Evêque de St-Hyacinthe, le fait dans les termes suivants : “ Votre Méthode, ” écrit-il, “ me paraissant être celle des livres de chant édités par “ ordre d'un des Conciles de Québec, je ne puis faire autrement que de iapprouuer, et de la recommander.” Sans être parfaite, celle Méthode pourra peut-être contribuer à propager la connaissance du plain-chant, à le faire généralement mieux chanter dans nos églises, et à le faire plus aimer par les âmes catholiques.Avec l’encouragement des professeurs et des maisons d'éducation, la bonne volonté des chantres et des élèves, on arrivera peut-être plus tôt, grâce à ce petit traité aujourd’hui livré au public, à comprendre et à rendre avec intelligence les prières si belles et si pieuses que contiennent nos livres de chant religieux.APPROBATIONS.l’auteur.Archevêché be Québec.— Québec, 10 septembre 1380.Sur le rapport favorable qui Nous a été fait par îles personnes compétentes, Nous recommandons comme un ouvrage très utile à Nos Séminaires, Collèges et Ecoles la “Méthode élémentaire de Plain - Chaut domain," publiée à Montréal pur Al.Edmond McMahon.f E.-A., Archevêque de Québec.Evêché de Montréal.— Montréal, 1er septembre VSSO.Monsieur, Monseigneur l’Evêque de Montréal vous accorde bien volontiers l’Imprimatur pour votre Méthode élémentaire de I’lain-Ciiant romain.Ce livre, qui fa.t preuve chez sou auteur d’uu travail consciencieux et de connaissances étendues sur cette matière, peut avantageusement être placé dans les maisons d'éducation, et il aura pour résultat de fa iliter aux élèves l’étude d’une science à laquelle l’Eglise attache la plus grande importance.C'est un acheminement vers le mouvement qui s’accentue de plus eu plus chez les catholiques de plusieurs pays, en faveur du chant grégorien tel que recommandé par le Souverain - Pontife, et puisé à sa source véritable.Eu même temps que mes félicitations, je vous présente mes souhaits du succès le plus complet dans la diffusion de votre travail.J'ai l’houneur d’etre, Monsieur, Votre obéissant serviteur, T.1IAREL, Plr“ Chancelier.Mous.E.McMahon, Montréal.RECOMMANDATIONS.La “ Méthode élémentaire de Plain-Chant romain ” de Monsieur Edmond McMahon, ancien élève du Collège de Montréal, est claire, simple, nette et courte.Sans sortir des bornes de l'exactitude et de la vérité, l’auteur a su donner à son travail le tour el le cachet de la nouveauté et de l'originalité.Aussi, croyons-nous que cet ouvrage élémentaire convient parfaitement aux Séminaires, Collèges et autres maisons d education, auxquels il est destiné.Oh ! s'il nous était permis d’exprimer ici le désir que la connaissance du véritable chant d’église, le chant grégorien, se répande et se propage effectivement partout.Cette Méthode, que nous recommandons, a été composée dans ce but.L'auteur serait-il déçu dans son attente?Nous ne le croyons pas.Car mie œuvre du pays, bien conduite, mérite l’encouragement de ceux qui demeurent dans le pays.Et nous soumit s assuré que les supérieurs et directeurs d’établissements d'éducation catholiques ne manqueront pas de favoriser de leur bienveillant patronage ce premier coup d’essai, si sûrement porté, et si glorieux pour fauteur.L.-C.DESROCI1ERS, P.S.S.Montréal, 19 août 1880.U y a longtemps déjà que le véritable plain-chant romain devrait être enseigné dans toutes les maisons d’éducation et les écoles.Plus facile que la musique, l'étude du plain-chant devra contribuer grandement à répandre le goût du beau et des éludes musicales, à développer l'intelligence des enfants, et surtout, à rehausser l’éclat des cérémonies religieuses.La “Méthode élémentaire de Plain-Chant romain” de M.Edmond McMahon est, plus que toute autre, propre à l'enseignement élémentaire.Complète, quoique courte, elle renferme tout ce qui est nécessaire à l'élève oui étudie, aussi bien qu'au professeur qui enseigne.L’on ne pourrait trop recommander l’adoption de ce petit traité.J.-B.LABELLE, Organiste de l’Eglise Notre-Dame de Montréal.Québec, 25 août 1880.Monsieur Edmond AIcMahon, Montréal.Monsieur, Je vous remercie d'avoir bien voulu me communiquer votre “ Méthode ÉLÉMENTAIRE DE Pl.AIN-CUANT.”.Votre travail pourra être très utile, et je souhaite sincèrement qu’il soit bien accueilli par le public ; car je suis de ceux qui croient qu’il n'y a guère d'art musical religieux possible eu dehors de la tonalité austère du plain-chant.Enseignera bien rendre le plain-chant, c’est à la fois faire preuve d’intelligence, et accomplir une œuvre particulièrement méritoire.Je constate avec plaisir que vous savez faire la distinction entre les modes grégoriens, avec leurs finales et leurs dominantes respectives, el les modes de la tonalité moderne.A chaque page de votre petit livre, on constate que vous possédez l’érudition nécessaire pour donner à votre œuvre de plus amples proportions, et que c’est bien à dessein quo vous restez dans les limites du cadre que vous vous êtes tracé.Vous avez bien fait de vous eu tenir à un traité élémentaire : il importe de vulgariser l’étude et la pratique du plain-chain, et ce n’est pas avec les longs ouvrages que l’on atteindra ce but.Je vous offre donc mes félicitations, et si vous croyez que ces quelques ligues peuvent vous être de quelque utilité, je consens bien volontiers à ce que vous les rendiez publiques.Agréez, etc.ERNEST GAGNON, Ancien Organiste de ta Unsi/igue Notre-Dame de Québec ; Membre correspondant de ta “ Société des Compositeurs de Musique de Paris," YOL.7.] [No.12.Le Canada Musical.MONTREAL, 1er AVRIL 1881.A ATOS LECTEU1IS.Nous avons le regret d’informer nos bienveillants lecteurs qu’avec la présente livraison, qui termine la septième année de.notre revue, noirs entendons suspendre,—temporairement du moins,—la publication du Canada Musical.Ce n’a été qu’en subissant annuellement des pertes pécuniaires assez considérables que nous avons pu maintenir jusqu’à ce jour l'existence de notre journal.A ces sacrifices d’argent, nous trouvions moyen encore de consacrer un temps que nous aurions employé plus proiitablement dans notre commerce de publication et d’importation musicales.Aujourd’hui, l’augmentation toujours croissante de notre clientelle et les affaires multiples de notre maison de commerce réclament impérieusement toute notre attention et tous nos loisirs.Force nous est donc de nous séparer de nos fidèles abonnés, dont le nombre, malheureusement, n’a pas toujours égalé le sympathique dévouement, bien que leurs précieux encouragements nous aient puissamment aidé dans notre tâche difficile et ingrate.Nous remercions bien sincèrement ces amis dévoués que nous espérons continuer à retrouver au nombre des clients assidus de notre maison.\ Nous saisissons avec empressement l’occasion d’exprimer également notre reconnaissance aux zélés collaborateurs qui, tout en nous allégeant le fardeau de la rédaction, ont su donner à notre revue un intérêt réel, par l’attrait de leurs écrits et l’agréable diversité de leurs correspondances.Citons au nombre de nos coopérateurs les plus dévoués et les plus désintéressés, notre excellent ami Rigobert, de Liège et M.L.Moonen de Paris, qui, pendant plusieurs années consécutives, ont régulièrement servi à nos abonnés la primeur des nouvelles musicales européennes,—ainsi que notre aimable correspondant québecquois * * * (M.Henry A.Bédard) qui, non content de tenir, chaque mois, nos lecteurs fidèlement au courant des faits et gestes artistiques de l’ancienne capitale, a de plus bien voulu représenter notre modeste feuille à Québec et étendre considérablement la liste de nos abonnés, avec un zèle qui lui assure les meilleurs droits à notre reconnaissance.Au Guide Alusical et à Y Echo Musical de Bruxelles, —à Y Art Musical, le Progrès Artistique,Y Orphéon, Y Echo des Orphéons, la Nouvelle France Chorale, de Taris et au Journal Musical de Nice,—à la Cronica de la Musica de Madrid,—au Musical Times de Londres,—au Musical and Dramatic Courier, Music Trade Journal, Musical Neius et American Art Journal de New-York,—à Dwight's Journal of Music, au Folio, Musical Record et Score de Boston,—à Brainard's Musical World de Cleveland,—à Kunkel's Musical Review de Saint-Louis,—ainsi qu’aux nombreux journaux français politiques, littéraires et scientifiques,—nos échanges,—des Etats-Unis et du Canada, nos sincères remerciements pour l’extrême régularité avec laquelle ils nous ont constamment fait parvenir leurs excellentes publications.En suspendant aujourd’hui notre publication, nous ne nous dessaisissons pas plus du titre de notre revue que nous ne renonçons,—l’occasion plus favorable se représentant,—à reprendre la publication du Canada Musical.Les quelques abonnés qui nous ont fait tenir d’avance le montant de leur souscription, avec nos remer-cîments pour cette marque de confiance de leur part, recevront par prochaine poste la somme versée par eux.Au cas où ces abonnés seraient en compte courant avec la maison, le montant sera porté à leur crédit.Ceux d’entre nos abonnés qui désirent compléter la série publiée du Canada Musical trouveront au Magasin de Musique de A.J.Boucher, 280 rue Notre-Dame, les années complètes ou les numéros séparés qui leur manquent, aux prix ordinaires, savoir, $1.00 l’année complète ou 10 cents le numéro.Toutefois, la Ire année (1800-67 petit format, sans musique), ainsi que les numéros 1, 2, 3 et 4 de la 2e année (1875) ne peuvent pas être fournis.LOUIS LAMBILLOTTE ET SES FRERES, PAR MATHIEU DE MONTER.( Suite.) Yoilà donc, je le répète quelle était cette tâche compliquée d’un problème, et de quelle manière elle se présentait.La tâche a été remplie, le problème a été résolu dans la plupart des motets, ainsi arrangés, que j’ai comparés aux anciens.S’il m’a semblé instructif de dévoiler le procédé de restauration qui a dû logiquement être suivi, on me permettra d’en indiquer, sans plus tarder, les résultats comparatifs sur la première livraison des œuvres du domaine public.NO.I.ADORO TE.Les quatre dernières mesures, inutiles et vulgaires d’allure, de la ritournelle, sont retranchées, et le piano fait place à un accompagnement d’orgue bien mieux traité.Au Quœ sub his figuris de l'ancienne édition plusieurs mesures sont modifiées, quant aux notes, dans l’édition nouvelle, sans altération de style, pour obtenir une harmonie plus correcte.Dans les deux éditions, le chant est le même jusqu’à la fin du morceau, et l’accompagnement conserve le même dessin.Les retouches —qui portent plus sur la forme que sur le fonds—enrichissent l’harmonie.NO.II.—INTER VESTIRULUM.Au début, on constate, dans les parties de chant et de cor, de légères modifications qui facilitent l’exécution et la rendent plus agréable à l’oreille.L’accompagnement est préférable, dans tout le cours de la par- 196 LE CANADA MUSICAL.tition nouvelle, à celui de l’ancienne édition.Page 2, Louis Lambillotte ne sortait pas de son ton principal : ?il mineur.Le correcteur fait moduler le cor en mi bémol, revient en ut mineur, et, après avoir déployé une marche harmonique très-riche, arrive à une demi-cadence dans le ton relatif, sol, au lieu de terminer uniformément tontes les phrases en ut mineur.Pages 11 et 12, nouvelle édition, les voix d’enfant, écrites beaucoup trop haut (pages 9 et 10 de l’édition primitive), sont descendues à un registre facilement accessible.Quatre mesures fuguées empruntent une grande valeur à leur harmonisation nouvelle.A la fin, au da Capo primitif se substitue la phrase initiale dite par le soliste, que tout le chœur accompagne.Puis la prière Parce Domine, du milieu du morceau, revient le terminer, transposée en ut majeur pour combattre la monotonie du ton d’ut mineur.NO.3.—O GLORIOSA.Les basses de ce morceau étaient uniquement la tonique et la dominante.La révision prescrivait donc de changer l’harmonie et même quelques notes du chant, dans le but de compléter l’harmonie même et de rompre 1’uniformité d’une tonalité unique.A la fin du premier motif (anc.édit., p.15 ; nouv.édit., p.19), le correcteur a retranché, comme partout où ils se présentent, les accords parfaits, d’un si maigre effet, frappés sur ce rythme : croche pointée, double croche et noire.La phrase suivante, encore en ré majeur, est transposée en la ;—on ne peut décidément pas toujours chanter dans le même ton,—ce qui entraîne des modifications inévitables.Rentrée du premier sujet, en ré, ton de l'ancienne édition.Page 17 de cette dernière : le troisième motif, de plus en plus en ré.Le correcteur, respectant le rythme, introduit à la place une phrase en sol qui se termine par une demi-cadence en la conforme au premier texte.Ici se présentait (p.18) le quatrième motif: eu ré, bien entendu.Le correcteur place (p.24 de sa partition) l’idée du commencement.Ce n’est qu’après (p.2(3) qu’apparaît le quatrième motif lui-même, transposé en si bémol, pour s’affranchir de cette tonalité^ persistante, ce qui nécessite des changements à la fin.Dans l’édition nouvelle comme dans l’ancienne, l’O Gloriosa a pour péroraison le retour de la première mélodie au ton principal.NO.4.—TANTUM ERGO.Primitivement, les deux réponses du chœur à la phrase de basse : Et antiquum documentant, étaient identiques et nullement modulées.La version récente asseoit la première sur l’accord d’j/4 majeur, la seconde celui de la mineur.D’où résulte forcément le retranchement des quatre mesures suivantes, inutiles, au surplus, n’exposant aucune idée nouvelle.Afin d’éviter la monotonie, tout en s’assimilant la pensée de l'auteur— objectif de la révision—le correcteur rejette la cadence parfaite, se résolvant en fa, ton principal, de la fin de ce motif, et annonce le second motif, en fa, par une phrase suspensive.Le Genilori est, à n’en pas douter, de Lambillotte ; seulement un rythme soutenu et lié vient heureusement corriger le mauvais effet d’un accompagnement trivia], saccadé, sans aucun caractère religieux, lequel plaque imperturbablement un accord parfait sur chaque troisième temps, sans que le reste de la mesure soit rempli.Enfin (nouv.édit., p, 37) une belle marche harmonique relève la pauvreté de la phrase de l'ancienne édition.1 e ne poursuivrai pas plus loin cette analyse.de peur de tomber moi-même dans cette “monotonie de ton ” à laquelle il était indispensable de remédier.J’en ai dit assez, je crois, pour montrer que cette première livraison, particulièrement soignée, répond aux promesses de l’Avertissement de l’éditeur.Quant aux œuvres posthumes, elles sont de tous points consciencieusement traitées et expurgées.Je ne parle, bien entendu, que de ce que j’ai comparé moi-même dans les trois livraisons déjà parues.En résumé, si des changements nombreux se rencontrent dans la nouvelle édition “corrigée” désœuvrés des Lambillotte, ils portent plutôt sur la forme que sur le fonds.Les incorrections ont disparu ; l’harmonie est plus riche, mieux appropriée aux exigences de la musique religieuse ; la pensée est, autant que possible, respectée, sauf pourtant dans quelques rares passages qui témoignent de rapides négligences ; le texte ancien est ingénieusement suivi, dégagé, exploité même.Je ne sache pas qu’improvisations musicales aient été jamais mieux complétées, mieux vernies, je dirais presque rentoilées, comme l’éditeur, et encadrées.Si le même soin accompagne la suite de la publication, si 1e programme de révision continue à être rempli scrupuleusement dans les livraisons annoncées, la .musique des Lambillotte aura certainement gagné à être connue et exécutée d’après cette restauration, d’un goût courageux.Oui, tout travail de restauration artistique est chose pénible, décevante bien souvent ; vaillante, et même hardie, toujours.Que de susceptibilités, que de rancunes, que de discussions et de chicanes, de telles initiatives n’entraînent-elles pas à leur suite ! L’intérêt qu’elles m’inspirent s’est de tout temps mêlé à une sorte de commisération douce.Et je ne sais pas, en cette disposition sympathique et mélancolique d’esprit, ce que je dois louer le plus, dans ceitx qui s’imposent ces ingrats labeurs, ou de leur persévérance qui les mène à bonne fin, ou de leur courage à braver volontairement les difficultés et les obstacles.Et je ne parle pas des ennemis radicaux de toute restauration, n’importe laquelle.Conserver tel quel, oit jeter bas : ils ne sortent pas de là.Avec eux, cependant, il est encore plus d’un accommodement.La bande des partisans avoués de restaurations artistiques et littéraires est beaucoup plus dangereuse.Chez elle, l’ignorance déguisée ou l’imparfaite possession de la question le disputent trop souvent à la maladresse et à l’hypocrisie.Yoyez-les à l’œuvre.C’est en brandissant le drapeau banal des “ écoles ” et des “ styles ’’ qu’ils entrent en campagne.A peine engagés, et dans tout le feu de leurs clameurs belliqueuses, ils battent en retraite ; ils se dissimulent, et ceux qui ont soulevé la question ou fait naître le conflit par des voies détournés, sont les premiers à critiquer la première, à déplorer le second, comme s’ils y étaient étrangers, à les signaler par clameur de haro et à s’en défendre.S’agit-il d’un monument ?l’archéologue chargé de sa restauration a voulu, insinuent-ils, se faire architecte et sculpteur lui-même, au lieu et place du vieux maçon LE CANADA MUSICAL.197 de génie, du tailleur d’images inconnu que les siècles vénéraient.S’agit-il d’un livre ancien,—chanson de geste ou fabliau, poëtne ou chronique ?—l'érudit qui le réédite s’est substitué à l’auteur anonyme ; sa pensée est dénaturée ; le langage de l’époque est évidemment altéré.N’est-il pas téméraire de rapprocher des grâces naïves du passé les ornements recherchés du style moderne, etc.?Cette restauration s'exerce-t-elle sur des œuvres musicales ?hélas ! hélas !—de nombreux exemples sont là pour l’attester—la désolation de la désolation est alors à son comble et de nouveaux versets viennent s’ajouter aux Lamentations de Jérémie sur les crimes et les malheurs.des musicologues qui ont l’audace de soustraire une partition oubliée aux injures du temps ou à l’indifférence des hommes.La mélodie n’est pas reconnaissable.Ce n’est plus là l’auteur.On nie ensuite l’utilité, la sincérité de la publication.Elle ne répond ni à son but, ni à son titre.Ce titre lui-même, des diseurs de rien, des entomologistes de niaiserie, de ceux qui s’applaudissent tout seuls et sourient dans leur théâtre vide : Vacuo lœlus sessor plausorque t/iealro, le dissèquent, le discutent, le commentent.A-t-on imprimé revu, c’est sans doute corrigé qu’il fallait ; a-t-on gravé corrigé, c’est revu qui eût été là à sa place.C’est pour faire suite à la mémorable plaisanterie du naïf qui reçoit une lettre commençant ainsi : Monsieur, je demeure.“ Je demeure ! ! ! Mon correspondant a mis : Je demeure, parce qu’il a du génie ; un homme ordinaire eût écrit: Je reste." Et le bonhomme de s’embrouiller et de faire, cinq minutes plus tard, sa démonstration à l’envers.Misère ! D’autres répètent en chœur : “ Yos corrections sont délicates, vos changements légers et pleins de sollicitude ; l’auteur lui-même y eût souscrit : à quoi bon tant d’efforts, cependant, de dépense et de peine, puisque cet auteur est démodé et que l’on n’en veut plus ni sur les planches de la scène, ni sur les rayons des bibliothèques de choix ?” Mais ces retouches ont précisément pour but de combattre des dédains injustes, de rendre à la circulation, ne le sentez-vous pas ?ce compositeur injustement méconnu de son vivant ou délaissé après sa mort.Ce n’est pas tout.En de telles occurrences, il n’est pas rare de voir d’innocents polémistes réformer ad usum Delphini, pour les nécessités de leur puérile querelle, les lois elles-mêmes de la composition, s’étonner d’un air naïf que l’on ait besoin de “ changer de ton ” et de “ moduler,” comme si les notes de passage et les cadences finales ne satisfaisaient pas assez à cette prétendue nécessité.Et voilà ce qu’ils pensent et ce qu’ils font, ces personnages, des richesses et du patrimoine commun de l’art ! Le malheureux vulgarisateur essaie-t-il de se défendre, invoque-t-il des témoignages, produit-il des attestations favorables à son travail ?alors on prend des airs scandalisés, on ouvre le champ aux suppositions déplaisantes, on va jusqu’à laisser percer des soupçons blessants.On devient cruel, parce qu’on est injuste.C’est dans l’ordre.Ces belles prouesses accomplies, chacun des adversaires fait son siège et propose son petit plan à lui, sans rien préciser ni définir, toutefois, en ne sortant pas des généralités : tactique prudente.Il me semble les en- tendre, ces discoureurs ingénieux :—“ On aurait pu se borner à retoucher les parties, à refaire les accompagnements, à régler les mouvements, à élaguer, à expurger.” Eh bien ! qu’a-t-on fait d’autre ?Précisez, définissez donc.Je vous le dis, en vérité, ce sont des malins ! Ce qui les rend momentanément importuns,-sinon dangereux, c’est qu’ils trouvent du renfort parmi ceux qui avaient monopolisé à leur profit l’auteur amendé ; ou qui avaient eu l’idée d’en donner une édition nouvelle, sans avoir pu réaliser leur projet ; ou qui ne connaissaient ses œuvres que dans une forme déterminée à laquelle ils étaient habitués.Intérêts lésés, rancunes personnelles ou routine, il en résulte le plus souvent que le compositeur ainsi rajeuni et rafraîchi ne peut même plus compter sur ses appuis directs et se trouve attaqué par ceux qui ont tout intérêt à le défendre, par ceux-là tout les premiers qu’il a faits ce qu’ils paraissent être comme virtuoses ou harmonistes.Cependant, le bon sens poursuit lentement, mais infailliblement, sa tâche.Les polémiques s’apaisent.Les adversaires de mauvaise foi reconnaissent, â leurs dépens, que la calomnie, comme le charbon, noircit, lorsqu’elle ne brûle pas, ceux qui s’en servent.L’impartialité rend son verdict.La critique judicieuse remet toute chose en place.Le calme se fait.L’œuvre qui a soulevé tant et de si violentes discussions, se répand, forte de sa propre valeur, et comme élevée à une puissance supérieure par le talent, le savoir, la bonne volonté et le désintéressement artistique qui ont présidé à ses développements réguliers.Et si, bien longtemps après, un chroniqueur curieux ou quelque bibliophile spirituel vient à raconter ces grandes guerres, il n’a garde d’omettre en son avant-propos la fable du serpent qui use ses crochets contre un métal bien trempé.Nous n’aimons pas la rouille.Vive la vérité ! Moralité : de toutes les diplomaties, la franchise est encore la plus habile.Telles sont, ô restaurateurs de monuments, de tableaux, de partitions, de statues et de livres, les étapes d’opposition année que vous avez toujours parcourues et qui vous attendent encore.Cela se supporte et cela passe.Il se peut, mais ce serait bien surprenant, que la publication nouvelle des œuvres des Lambillotte échappe, grâce aux soins que j’ai signalés et à l’intérêt qu’elle offre, à ces difficultés passagères, ou, du moins, qu’elle les traverse rapidement.Ces compositions sont appelées à recueillir un regain abondant, une nouvelle moisson de succès, sous leur nouvel épanouissement, aujourd’hui surtout que l’on admet l’idée simple et son expression, et qu’on ne se plait plus à secouer sur tout, et particulièment sur la musique, la poussière de la scolastique.On peut demander, maintenant, à ces œuvres expurgées, cette impression habituelle do sérénité qui nous réconcilie, nous en avons souvent besoin, avec l’Auteur des dons naturels, avec les hommes, avec nous-mêmes.Oû est-il, au surplus, le compositeur de musique religieuse ou profane qui saura unir la beauté et la pureté de l’idée, propres en tout genre aux anciens, avec la science de la forme, la variété des combinaisons particulières aux modernes, la riche opposition de l’harmonie qui fait éclater le rayonnement mélodique, et peut-on l’espérer désormais. 198 LE CANADA MUSICAL.Forcé par les limites de notre publication de couper court la reprodution de la biographie du R.P.Louis Lambillotte et de ses frères, nous pensons faire plaisir à nos lecteurs en publiant le sommaire des trois chapitres que nous sommes obligé de supprimer et qui complètent cet intéressant ouvrage.V— Le Restaurateur du Chant grégorien.—Le nom et le mérite de Louis Lambillotte restent attachés à cette œuvre capitale de sa carrière.—Ce qui l'engagea à l'aborder et le décida à la poursuivre__Des altérations subies à travers les siècles par le chant grégorien_De diverses tentatives de restauration—Critérium de Louis Lambillotte.—Ses travaux de confrontation de manuscrits en France, en Belgique, en Angleterre, en Allemagne, en Suisse, etc_Historique de V Antiphonaire de Grégoire le Grand.—Conquête de son fac-similé_Les alarmes d'un paléographe convaincu!—Savants et journaux autorisés constatent à l'envi l'importance de ce document vulgarisé par L.Lambillotte et l’en félicitent : distinctions dont il est l’objet_L’opposition, dirigée par M.Félis—M.Fétis jugé par lui-même__A savant, savant et demi___ Louis Lambillotte répond victorieusement à ses adversaires et reste maître du terrain_Bouveaux voyages en Italie, nouvelles éludes pour détruire les assertions critiques,fondées en apparence seulement, d'un prélat romain.—L.Lambillotte fixe la notation, le rythme, la mesure, les ornements du chant grégorien, d’après la doctrine des anciens,par lui retrouvée—Démonstration de la restauration du Graduel et du Vespéral, édités par Adrien Le Clerc—Le publiciste Description détaillée de VAntiphonaire de Saint-Gall—Notoriété scientifique de Louis Lambillotte—Les ruses et les inquiétudes de la Commission Rémo-Cambrai- sienne—Curieuse correspondance______La dialectique d'un grand-vicaire.—Timeo Danaos et dona ferentes.— Oh l’on voit un Cardinal battu par un Jésuite—Ce que fut Louis Lambillotte écrivain et journaliste.VI— Vulnérant omnes : ultima necat__Vaugirard.—Derniers jours de Louis Lambillotte et de ses frères___Sa mort ; scs obsèques ; son épitaphe.VII.—Vesthéticien.—Son testament__Ses ouvrages pysthumes___ Les volontés des morts ne sont presque jamais rigoureusement remplies.—Publication de VEsthétique, théorie et pratique du chant grégorien.—Examen de ce livre—La correction que L.Lambillotte voulait introduire et qu'on a ajoutée pour lui dans scs compositions musicales, devrait être donnée à une édition nouvelle de son Esthétique_Objectif de sa vie entière—L'impression générale que l'auteur désirerait voir ce dégager de son livre—Droits des Lambillotte à l'indulgence de l’opinion.—On se sent, en résumé, moins porté à les juger qu'a les aimer.Appendice—Liste des œuvres de Louis, IVançois et Joseph Lambillotte.Nouvelles Artistiques Canadiennes.—M.Octave Pelletier publie dans le dernier numéro de la Revue Canadienne le commencement d’un intéressant article sur “ l’Orgue.” —Au Salut anglais à l’Eglise du Gésu, le dimanche de la Passion, M.Napoléon Beaudry a interprété avec succès le Cvjus animavi de Rossini.—Mlle Mary Maltby quittait Montréal, ces jours derniers, pour Chicago, où elle a accepté de chanter dans le chœur de l’église du Tabernacle.—Nous apprenons, par la voie des journaux, que M.O.Martel a donné un concert en cette ville, le 8 mars dernier,—et la Société Philharmonique, le 17.—La jolie messe de Millard sera probablement exécutée à Pâques, avec accompagnement d’orchestre, sous la direction de M.l’abbé Desrochers, à l’Eglise paroissiale de Notre-Dame.—Le concert organisé par M.E- Lavigne et donné, au Queen's Hall, le 10 mars, au bénéfice de l’IIôpital Notre-Dame, a obtenu un plein succès.11 y avait foule et la recette a atteint près de $500.—Nous regrettons d’apprendre que M.F.H.Tor-rington, organiste de l’église Métropolitaine et directeur de la Société Philharmonique de Toronto, est retenu chez lui souffrant d’une violente attaque de fièvre cérébrale.—La fête du patron de la verte Erin a été célébrée avec grand éclat cette année.A Saint Patrice, M.J.A.Fowler a fait exécuter par un chœur nombreux et avec accompagnement d’orchestre, la Xlle messe de Mozart : le succès remarquable obtenu rappelait les plus brillantes interprétations d’autrefois.A Saint Gabriel, M.T.Trudel a fait chanter la messe à 3 voix de Winter.—Nos remercîments à M.G.J.Whitney, éditeur de musique de Détroit, pour l’envoi de deux nouvelles compositions pour piano, de M.Salomon Mazurette, Arcadia, fantaisie brillante, et la Danse des Ecureuils, tarantelle caractéristique.Nous remercions également M.J.Graffart, éditeur de musique de Liège, pour l’obligeant envoi d’un nouveau Solfège élémentaire et progressif, par M.Jules Conrardy, professeur au Conservatoire Royal de Liège.—Nous attirons l'attention de nos jeunes musiciens qui désireraient prendre part aux prochains concours de l’Académie de Musique de Québec, qui doivent avoir lieu à Montréal le 28 juin prochain, à l’annonce des différents morceaux désignés pour les divers concours d’orgue, de piano, de violon, d’harmonie et de chant, publiée dans nos colonnes.Tous ces différents morceaux sont en vente au magasin de musique de A.J.Boucher, 280, rue Notre-Dame.—Deux concerts intéressants sont annoncés pour jeudi, le 7 avril prochain,—l’un par le célébré Chœur Mendelssohn de M.Joseph Gould, avec l’habile coopération de M.S.P.Warren, autrefois notre concitoyen et aujourd’hui l’un des organistes les plus distingués de New-York,—le second, par Mlle Litta avec le concours de Mlle McLain, contralto.M.Cleveland, ténor, Mlle Zeline Manley, violoniste, M.J.Skelton, corne-tiste, et Mlle Nellie Bangs, pianiste.—A une récente assemblée du Conseil de Ville de Montréal, le Lieut.-Col.Whitehead et M.E.Lavigne, directeur de la Musique de la Cité, ont pétitionné la Corporation pour une appropriation destinée à indemniser les corps de musique dans les parcs publics de la ville, pendant la belle saison.Cette pétition a été mal accueillie par le Conseil, le Président du comité des finances, M.l’échevin Grenier déclarant que la ville n’avait pas d’argent à consacrer à cette fin.—L’esprit d’entreprise de M.L.E.N.Pratte, en introduisant en Canada la charmante petite merveille musicale mécanique, connue sous le nom d’Organina, a trouvé sa récompense dans le prompt écoulement des deux premières caisses de ces instruments reçues, M.Pratte a actuellement en douane deux nouveaux envois.Depuis l’exhibition de ces merveilleux instruments à la vitrine du no 280, rue Notre-Dame, les salles d’exposition de M.Pratte n’ont pas désemplies.—A l’occasion de la solennité de Saint Joseph et de la fête de l’Annonciation, le chœur du Gésu a chanté, avec accompagnement d’orchestre, une nouvelle messe de Neukomm, dite “de Saint Philippe.” Ce même chœur prépare pour Pâques la messe à trois voix de Mercadante, avec accompagnement d’orchestre, (solistes, le Révd Père H.H-, MM.N.Beaudry, J.B.Ménard, Auger et Brodeur, ténors.—MM.U.Denis et J.Rivet, barytons,—et A.Laverrière, basse,—) ainsi que le Regina cedi du R.P.De Doss, S.J.—Ces jours derniers un étrange accident est venu couper court l’exécution d’une brillante improvisation LE CANADA MUSICAL.199 par M.Torrington, organiste bien connu de Toronto.Une audacieuse grenouille, secouant les torpeurs de l'hiver, se mit en recherche d’aventures, et quittant les joncs solitaires de la Baie de Toronto piqua hardiment une reconnaissance vers les tuyaux à l’eau qui alimentent le mécanisme faisant mouvoir le soufflet de l’orgue de M.Torrington.L’unique ressource pour vaincre le lacet imprévu, fut de couper le conduit de l’eau et délibérer ainsi la téméraire aventurière.—Depuis la suppression des voix de femmes dans les églises de ce diocèse, le Chœur du Gésu a dû se former un nouveau répertoire de messes à voix d’hommes seules, comprenant les onze suivantes : Battmann, à 3 voix,—Concone, messe solennelle,—D’Archambeau, 2e messe en mi bémol,—Eykens, en ré,—Gounod, messe brève,—Gounod, 2e messe des Orphéonistes,—LaHache, messe “ de Ste Thérèse,”—Mercadante, messe en si bémol,—Neukomm, messe à 3 voix,—Neukomm, messe-“ de Saint Philippe,”—et Winter, messe à 3 voix.C’est assez dire que nos vaillants musiciens ne sont pas restés oisifs.Neuf de ces messes sont habituellement exécutées avec l’accompagnement d’orchestre, qui, pour huit d’entre elles, a été arrangé par le maître de chapelle, M.A.J.Boucher.—11 est déjà question de la grande Exposition industrielle qui devra avoir lieu en cette ville, vers la mi-sèptembre prochaine.Nous espérons que l’on y fera une meilleure et une plus large part à l’art musical que par le passé.Les concours ouverts ici aux corps de musique, il y a quelques années, ont produit les plus heureux résultats.Profitant de l’expérience acquise par cette première tentative, pourquoi ne pas renouveler ces pacifiques luttes artistiques, qui intéressent si vivement une nombreuse portion de notre population intelligente.Le comité de l'Exposition y trouverait assurément un puissant élément de succès financier et de son côté, l’art musical, ainsi encouragé, ne manquerait pas de faire un pas rapide dans la voie du progrès.—La brillante soirée musicale et dramatique donnée par l’Union St.Joseph de cette ville, à l’occasion de sa récente fête patronale, a eu pour excellent résultat de mettre en concours nos deux corps de musique d’élite, celui “de la Cité ” et “l’Harmonie de Montréal.” Bien que la Musique de la Cité se soit habilement acquittée de sa tâche, nous pensons n’être que l’écho des nombreux connaisseurs présents en décernant la palme cette fois à “l’Harmonie de Montréal,” habilement dirigée par M.E.Hardy.La précision, la justesse et l’ensemble avec lesquels elle a exécuté une brillante fantaisie sur Giroflée Girofla n’ont probablement jamais été surpassés en cette ville.“L’Harmonie de Montréal” comprend actuellement 35 musiciens, et, sous le rapport de l’organisation, elle est le corps de musique le plus complètement monté de la Puissance.—Dimanche le 27 février dernier, a eu lieu à Ste-Sophie de Lêvrard une grande fête musicale par les membres du chœur de Batiscan, sous l'habile direction de M.O.N.Fréchette.A l’église, le Quid Rétribuai)!, le Lauda Sion et le Tantum Érgo de Lambillotte ont été éxécutés avec toute l’harmonie, l’ampleur et la puissance possibles.Au presbytère dans l’après-midi, un véritable concert : “ Boléro,” “ La chasse aux Isards,” “La Tyrolienne” et plusieurs autres morceaux du chœur des Montagnards.Puis la fête intime s’est terminée par une adresse, des discours, et la présentation an curé de la paroisse, comme fondateur du chœur de Batiscan, d'un magnifique cadeau: son portrait richement encadré et fait par l'artiste Rho, de Bécancourt, si avantageusement connu du public.La reconnaissance ennoblit les cœurs et fortifie les volontés.Honneur au chœur de Batiscan.—Le 21 mars dernier, M.Octave Pelletier donnait un récital d’orgue aux ateliers de M.Ls Mitchell, no 104-, rue Saint-Antoine.Un auditoire choisi de connaisseurs, parmi lesquels nous avons remarqué le R.P.Lory, S.J., MM.Desjardins, Letondal, Duval, Contant, Boucher et Chaput, ainsi que plusieurs dames, avait accepté avec empressement l’aimable invitation du savant artiste.M.Pelletier a execute, sur un charmant orgue à deux claviers, (destiné, croyons-nous, à la paroisse de Sainte Marie de la Beauce,) le programme suivant : 1.Prélude et Fugue, en ré mineur,.Ilesso, 2.Largo de la Sonate op 2,.Beethoven, 3.Allegretto, en si bémol .Lemmene, 4.Toccata, en ré mineur, .Bach, .j a.Duetto,.Mendelssohn, b.Gavotte,.Hændel, 6.Grand chœur,.Lennnens.Tous ces morceaux ont été rendus avec la rare perfection qui distingue M.Pelletier, les nos 4 et 5 b.ayant toutefois plus particulièrement provoqué l’admiration et les applaudissements de l’auditoire distingué.—Dimanche après-midi, le 27 mars, avaient lieu à Saint-Norbert l’inauguration et la bénédiction d’un nouvel orgue.MM.les curés voisins, le député du comité, M.Ro-billard, et un certain nombre d’amis de M.le curé de Saint-Norbert, tous venus de loin, s’étaient réunis pour assister à cette fête religieuse et musicale.L’allocution de circonstance fut faite par M.T.B.Proulx, du séminaire de Sainte-Thérèse, qui développa cette vérité, que la musique religieuse, dont l’orgue est l’interprète la plus autorisé, en même temps qu’elle réjouit le cœur de l’homme, l’élève et le sanctifie.Cet instrument sort des ateliers de M.Mitchell, et l’habile facteur a su proportionner les jeux divers aux dimensions du temple qu’ils remplissent de leurs harmonies, à la fois douces, onctueuses et puissantes.Cet orgue, du coût de $1600.est un don fait à l’église par seize généreux paroissiens ; huit autres ont donné $500 pour l’érection d’une chaire, et $300 pour faire faire à Paris un tableau de patron de la paroisse.M.l’abbé Saint-Aubin doit être heureux de voir un pareil succès couronner ses efforts et son zèle ; car Saint-Norbert peut se glorifier d’avoir une des plus belles églises du diocèse, un vrai bijou de style, de simplicité, de goût et d’élégance.—Jeudi, le 17 mars dernier, sa Grandeur Mgr.La-flèche était à St-.Tustin pour y faire la bénédiction d’un orgue nouveau dans l’Eglise de cette paroisse.Plusieurs membres du Clergé qui accompagnaient Sa Grandeur, et grand nombre d’étrangers, venus pour la circonstance, n’ont eu qu’une même voix pour féliciter hautement le digne pasteur et les paroissiens de St-Justin du résultat de leur entreprise et de leurs généreux sacrifices.Le riche instrument qu’ils viennent d’inaugurer, fruit de contributions volontaires qu’ils se sont imposés de bon cœur, est le noble couronnement 200 LE CANADA.MUSICAL.de la décoration intérieure de leur Eglise qu’ils viennent d’achever à grands frais.On ne pouvait s’attendre à rien de moins de cette belle paroisse, modèle de dévouement pour toutes les couvres de religion et de charité.La messe solennelle a été chanté à cette occasion par le Rév.M.F.Moreau, curé de St-Barthélcmi, et ancien aumônier des Zouaves pontificaux, qui a conduit lui-même à Home, comme on le sait, sous le drapeau des défenseurs du pape, M.le Curé actuel de St-.Tustin.—Le Rév.M.Y.Dupuis, vicaire à St-Barthélemi, remplissait la fonction de Diacre, et le Rév.M.R.Caisse, du Séminaire des Trois-Rivières celle de sous-diacre.Mgr.Laflèche assistait au trône accompagné du Rév.M.L.Aubry, curé de St-Léon, et du Rév.M.J.Boucher, curé de la Rivière du Loup.—Sa Grandeur a daigné donner Elle-même le sermon de circonstance, et, par un art qui lui est propre, faire ressortir de cette fête brillante les profonds enseignements que la Religion donne en toute chose.Nous devons des éloges bien mérités, à M.l’abbé F.Hughes, de Louiseville, et à M.Elisée Panneton, des Trois-Rivières, pour la manière habile avec laquelle ils ont su exploiter toutes les ressources du nouvel orgue.Disons en passant que c’est une bonne fortune pour les paroissiens de St-Justin d’avoir, avec un aussi bel instrument dans leur Eglise, un organiste distingué dans la personne de M.le notaire Ls.Marchand qui vient de s’établir au milieu d’eux.Après ce que nous avons entendu àSt-Justin jeudi dernier, nous pouvons dire en toute sincérité que le district a maintenant son facteur d’orgues, et que M.Auguste Desrosiers, de Louiseville, peut donner une entière satisfaction à toutes les paroisses qui désireraient se procurer un instrument digne de nos plus belles Eglises.L’Academie de Musique de Quebec.L’Académie de Musique de Québec a été fondée à Québec, le 2 mai 1808.I,a constitution et les règlements furent adoptés quelques jours pluB tard; maiB la mise en opération et le fonctionnement régulier de l’association furent remis et suspendus jusqu’à son incorporation qui fut octroyée par la Législature de Québec en 1870.Depuis cette époque des concours annuels ont eu lieu, soit à Québec, soit à Montréal.Voici les noms des concurrents qui ont obtenu des diplômes : Violon.Ire classe, Arthur Lavigne, 2e classe, Narcisse Hamel.“ François Boucher, 1875.Orgue.Ire classe, Zôphirin Desrochers, 2e classe, Napoléon Crépeault.Piano.Lauréats, Delle Dosa Desnoyers, “ “ Louise DeMartigny, 1878, “ “ Adèle LeMaitre, 1879, “ “ Laure Paré, 1880, “ “ Amy Ilenry, 1880, Ire classe, M.Napoléon Crépeault, “ “ Hippolyte Bernier, 1875, “ “ J.B.S.Day, 1879, “ Delle Héloïse Desrochers, “ “ Euphémie Coderre, 1S72, “ “ Margaret Symm, 1872, “ “ Anna Groves, 1872, “ “ Rosa Desnoyers, 1S72, •' “ Madame Gôdcon Beliveau, Ire class, Delle it a a Madame Delle h il 2de classe, M.ii h “ Delle h h h h “ Madame “ Delle h h h h h h h h “ M.h Delle Madame Delle h h h h h h h h u M.Isabella Clint, Grace Shaw, Emilie Tremblay, Louise DeMartigny, 1875, Bridget Coote, 1875, Adrienne Lemire, 1S7G, Nellie Vincent Cross, 1876, Edmond Defoy, 1879, Juliet Andrews, 1879, Eugenie Gariepy, 1879, Adèle LeMaitre, 1879, Malvina Lacombe, 18S0, Margaret Watson, 1880, Marie Aimeras, 1880, Laure Paré, 1880, Amy Henry, 1SS0, Napoléon Crépeault, Cléophas Dussault, Sophia Bradshaw, Arabella Deimage, 1S72, Elodie Paradis, 1S72, Grace Hessenberg, May McGie, Adrienne Lemire, .Jeanne Lesueur, Elizabeth Bisset, Lydia Paquet, 1875, Alexandre Defoy, IS75.Alphonse Bernier, 1S75, Cora Eva Wyse, 1876, Henry Jackson, 1878, Laura Hallee, 1878, Catherine Power, 187S, Mary Harrison, 1S78, Catherine McFee, 1879, Joséphine Boucher, 1879, Mary McEnnery, 1880, Julia McEnnery, 1S80, Ellen Rogers, 18S0, Frances Banks, 1880, Florence Lafrance, 18S0, Emily Kelly, 1880, Louisa Lemesurier, 1SS0, Georgiana McGregor, 1S80, Daniel Dussault.Lauréats, u Harmonie.Delle Euphémie Coderre, “ Marie Desrochers, Ire classe, M.Gustave Gagnon, 1872.Solfege.2dè classe, Delle Létitia Rousseau, Odile Sawyer, Ephrem Dugal, L.Clodomir Delisle, Louis Leclerc, “ “ Octave Delisle, “ “ Georges Gagnon, “ “ Médéric Lanctôt, “ “ Louis Dufresne, “ “ David Dufresne.Chant.Ire classe, M.Petrus Plamondon, “ Delle Cécile Boucher, 1879.MORCEAUX DE CONCOURS EXÉCUTÉS.u M.u u Orgue—Première classe.Lefébure-Wély, Offertoire no 4, op .85, “ “ no 6, “ Mendelssohn, 2e Sonate, dernier mouvement.Piano—Lauréa I.Chopin, Scherzo, op 31, Mendelssohn, Andante et Rondo cappricioso, op 14, Beethoven, Finale de la Sonate appassionata, op 57.Piano—Ire classe.H.Herz, 5e Concerto, 1er, 2e et 3e mouvements, Mendelssohn, Caprice brillant, op 22, “ Concerto, op 25, Beethoven, Finale de la Sonate en ut dièze mineur, LE CANADA MUSICAL.201 Weber, Grande Polonaise, op 21, “ 3e Sonate, op 49, Rondo final, Hummel, La Galante, rondo, op 120.Piano—le classe.Mendelssohn, Romance sans paroles, no 5, Mozart, Sonate, no 19, Beethoven, Rondo finale de la Sonate pathétique, “ Sonate en ja mineur, op 2,1er mouvement, Clementi, 3e Sonate, 1er mouvement, Dussek, Sonate en si bémol majeur, op.24, 1er mouvement, Clementi, 4e Sonate, 1er mouvement, “ Sonate op 12, en si bémol majeur, 1er mouvement.Violon.DeBériot, 1er Concerto, “ Ge “ Chant.Méhul, Air de Joseph, Herold, Air du Pré aux Clercs, “Jours de mon enfance,” Meyerbeer, “ Va, dit elle,” Robert le diable, Gounod, Cavatine de la Reine de Saba, “ Plus grand dans son obscurité.” (Par suite d’une omission dans les procès verbaux de l’association, les noms des concurrents de 1877 ne figurent pas dans la liste précédente.) Ont ôté nommés “ Membres actifs ” de “ l’Académie de Musique de Québec,” Madame Petipas, M.l’abbé Lagacé, MM.W.Bohrer, A.J.Boucher, W.D.Campbell, G.Couture, F.Davis, P.Decelles, O.H.deChatillon, J.A.Defoy, D.Ducharme, J.A.Fowler, E.Gagnon, E.Gauvreau, J.Hone, J.B.Labelle, C.Lavallée, C.Lavigueur, P.Le-tondal, F.Lucy-Barnes, O.Martel, P.R.Maclagan, F.W.Mills, A.Paré, D.et L.Paul, O.Pelletier, H.Prince et M.Saucier: et “ Membres honoraires,” MM.Edouard Batiste,—Benoist, Auguste Durand, G.Lefevre-Niedermeyer, A.Marmontel, Camille Saint-Saëns, J.B.Wekerlin et l’abbé Pierre Bouchy, de Paris,— Alphonse Mailly, de Bruxelles,—Théodore Badoux, de Liège,— Madame Nina Pizzotti, le R.P.Lory, S.J., et F.Jehin-Prume, do Montréal.MESSES A Y0IX EGALES.Battman—Messe brève et facile à 2 voix égales $1.25 net “ *Messe Lviilante et très facile, à 3 voix égales.1.50 “ (r set de parties vocales séparées compris.) Concerne—*ire l'etite Messe solennelle à 2 voix 1.00 “ (r set de parties vocales "séparées compris.) D'Archambcan—*ire Mes»e, en », à 3 voix d’homme.0.75 “ “ *2e Messe, en Mi bémol, à 3 voix d’homme.0.75 “ “ *3e Messe, en Sol, à 4 voix d’homme.0.90 “ Eykens—#Messe en Ré, à 3 voix d’homme.1.25 “ Fauconier—Messe solennelle, No.2, à 4 voix, (Op.88).1.50 “ Gounod—*Messe brève, en ^/majeur, à 3 voix 0.90 “ “ *Messe des Orphéonistes, en Sol, à 4 voix.0.90 “ Lallache—*Messe “de S te.Thérèse,” à 3 voix d’homme.1.5° “ (1 set de-parties vocales séparées compris.) Mcrcadantc—Messe en Si bémol, il 3 voix.0.75 “ Natividad—Me.se en Fa, à 3 voix.1.25 “ Neukomm—*iîesse “de 5t.Philippe,” en Mi bémol, à l’unisson.0.75 “ (r set de parties vocales séparées compris.) “ * Messe en », à 3 voix égales.1.5° “ (1 set de parties vocales séparées compris.) Winter—Mçsse en (it majeur, à 3 voix.1.75 On peut we procurer les parties vocales séparées des Messes précédées d’un asiirisque (*).Aussi, collection considérable de Messes à voix mixtes, de Motets, de Chants sacrés divers, de Recueils de Cantiques et de Musique d’Orgue.A.J.BOUCHER, Editeur de Musique, RUE NOTRE DAME, MONTREAL.ACADEMIE DE MUSIOUE /*V I)E «lEEKEC.CONCOURS DE 1881.LES CONCOURS DE 1881 AURONT LIEU A Montreal, Mardi, le 28e jour de Juin, DANS LA SALLE ALBERT COTE DU BEAVEK IIAUU Et commenceront o, 9 heures A.M.PROGRAMME ORGUE,—Ire classe—Grand chœur en re majeur, op.18.Guilman 2me.classe_Postlude en do mineur, livre 3, No.155.Il ink.PIANO—Ire classe—La Parodie, Sonite, 1er mouvement, op.43.Cramer.2me classe—20e Sonate de Haydn.1er mouvement, allegro, et 3e mouvement presto, (dernière sonate du second cahier, édition Peters.) VIOUON—Ire classe—Ire Sonate de Bach, (No.22, les maîtres classiques du violon, Allard), édition Schott.2me classe—Feuilles d’Album, No.1, op.-10 .Vicuxtcmps CHANT.—Ire classe :—Soprano, Air des Bijoux.Faust Contralto—O mon Fernand—La Favorite.Ténor—“ Uumjort ye, every valley.’'—Messie.Bariton—Chanson du Toreador—Carmen.Bizet.Basse—Why do the nations—Messie.[Ces morceaux peuvent être chantés en français ou en anglais, au choix des concurrents.] 2me classe—Examen sur les principes élémentaires de la musique et du chant d’un exercice de solfège (solfège de LeCar-pentier.) HARMONIE—Théorique et pratique.CONCOURS SPECIAUX.Un concours spécial sera ouvert pour l'orgue et le piano en fn veur des porteurs de diplômes «le première classe.Le titre do Lauréat pourra être accordé aux candidats heureux, en vertu do.l’articlé 14 do la constitution.MORCEAUX DE CONCOURS.ORGUE—Sonate No.2, en do mineur.Mendelssohn PIANO—Sonate, Carnaval de Vienne—Faschingscliwank nus Wien op.2G—Schumann,—No 3 Scherzino, No 4 Intermezzo, et No 5 Finale.Un autre concours sera ouvert pour la composition.Iæ genre du morceau est laissé au choix du compositeur.Le titre de lauréat pourra aussi être accordé au candidat heureux, en vertu de l'article 14 de la constitution.Chaque concurrent sera requis de lire à piemière vue un morceau fait, suivant la classe pour laquelle il concourra.En outre des prix qui pourront être offerts pour les branches et sujets ci-dessus ônuméiés, un prix spécial sera donné au concurrent qui lira le mieux un morceau de musique vocale.P.R.MACLAGAN, Président, J OS.A.DEFOY, Secrétaire.Québec, 20 mars 1881. 202 LE CANADA MUSICAL.Correspondance de Québec.Québec, le 28 févier, 1S81, Le premier de ce mois, le chœur formé parmi le “Y.M.C.A,” donnait un concert dans leur salle sous la direction de M.JE.A.Bishop; les plus jolis morceaux du programme ont été rendus par Mde V.Brownc, soprano et M.Bishop, pianiste.M.Bishop annonce une nouvelle séance musicale pour ce soir à la Salle Victoria.—Le “ Quebec Choral Society,” dirigé par M.J.A.Self, a donné son premier concert à la salle de musique le 9 du courant, avec assez de succès.On prête à M.Self l’intention de laisser Québec prochainement.Le Septuor Haydn a inauguré sa nouvelle salle par un très-joli concert jeudi, le 10 février.Une centaine d’invitations avaient été adressées aux amis de la musique, et la petite salle était remplie de l’élite des amateurs.Le programme préparé avec goût a été enlevé.Les membres du Septuor se sont fait entendre quatre fois : premièrement dans l’ouverture “ Le Dieu des Génies ” de Weber, ensuite daüs une prière de “ Kraft ” et un menuet de 1; Valcnsin ” ; ces deux morceaux ont été exécutés par un quintette avec tant de délicatesse et de sentiment qu’ils ont mérité un rappel enthousiaste.Un air varié de “ Faulconnier,” et le 1er mouvement de la symphonie No.1 en do de Haydn complétaient la part considérable que s’était réservée le Septuor dans le programme.Chacun de ces morceaux a été rendu avec une perfection qui place ces messieurs au premier rang parmi les amateurs; l’air de Faulconnier et la Symphonie de Haydn renfermaient des difficultés qui ont dû nécessiter un travail consciencieux pour être surmontées avec un aussi heureux résultat.Mdlle Levasseur et M.D’Eschambault ont chanté admirablement bien un duo “ Serenata ” de Rossini.Mdlle Levasseur a ensuite chanté “ Le lac ” de Niedermeyer avec accompagnements obligés de violon et d’harmonium, et M.D’Eschambault a donné la jolie romance “ Les myrtes sont flétris ” de Faure.Mdlle Paré, fille du Président du Septuor, a joué avec grand succès deux soli de piano ; “ Cantabile ” de Schuloff et “ Danse des Dryades ” de Kowalski ” ; ce dernier morceau ayant été rappelé avec instance, Mdlle Paré a joué en rappel “Au bord du Ruisseau” de E.de Knorre.Nos sincères félicitations au Septuor sur le succès de leur premier concert de chambre; celui-ci doit être suivi par d’autres soirées périodiques dans le cours de l’hiver.La salle est un peu petite, mais surtout trop basse ; il est à espérer que des travaux seront faits pour remédier à cela, en rehaussant de quelques pieds le plafond de la salle.Nous anprenons avec plaisir que M.Joseph Vézina a été nommé directeur du corps de musique de la Batterie “A.”—La Société Musicale Ste Cécile prépare la 4e messe de Haydn avec grand orchestre pour Pâques.—La Société St.Jean-Baptiste doit donner une Soirée Dramatique et Musicale, vers la mi-carême.—Le corps de musique “ Emerald Independent Band ” dirigé par M.H.Mc-Kernan, a été dissous récemment, du consentement mutuel des membres.Le premier concert du Corps de Musique de la Cité, sous la direction de M.Joseph Vézina, a eu lieu à la Salle de Musique, jeudi, le 24 courant.L’auditoire était peu nombreux et la recette a dû être limitée ; en revanche le programme entier a eu un succès magnifique.M.Vézina s’était assuré le concours de Mde V.Browne, Mdlle Levasseur et du quatuor vocal de Québec; avec ces ressources et le corps de musique, il était facile de préparer un joli programme.Le corps de musique a joué l’ouverture “ Fleurs d’amitié " de Nihoul ; une grande fantaisie sur “Cinq-Mars” de Gounod par Buggcnhoudt et une fantaisie sur le “ Barbier de Séville ” de Clodomir; ces morceaux ont été enlevés avec une précision et une observation des nuances qui font le plus grand honneur à un corps si nouveau, et qui témoignent des hautes qualités que possède M.Vézina comme directeur ; à part ces trois morceaux, M.Vézina a fait exécuter une valse “Estrella” de sa composition récente ; cette valse qui promet de devenir aussi populaire que “Alice,” œuvre du même auteur, a été fort goûtée et vivement rappelée.Mdlle Levasseur et M.D’Eschambault ont répété le joli duo de Kossini qu'ils avaient chanté au concert du Septuor.Mde V.Browne qui prête son concours avec tant de générosité depuis quelque temps, était inscrite pour une cavatine de Meyerbeer et “ La Fioraja ” de Bevignani ” ; elle a chanté comme d’habitude, c-a-d avec un succès immense et a été rappelée chaque fois.Un des jolis items du programme a été sans contredit le chœur orphéonique “ La Ruine de Gaza ” de L.de Killé donné par le Quatuor Vocal de Québec; nous remarquons que depuis quelque temps le quatuor parait travailler en quatuor simple, composé de MM.D’Eschambault, Bédard, Laurent et Belleau, et malgré l’absence d’une voix dans chaque partie, nous avons trouvé le résultat au dernier concert aussi satisfaisant que lorsque les parties étaient doublées.Ce chœur exécuté avec autant de goût que de précision a plu beaucoup et en réponse à un rappel chaleureux, le quatuor a donné “ France” qui a reçu le même accueil.Le trio “ Tae Sol” de Verdi, chanté par MM.Bédard, D’Eschambault et Laurent, a eu pareillement les honneurs du rappel.En somme, joli programme, bien exécuté.Il est bien regrettable que la population de notre ville se soit montrée si indifférente alors qu’il s’agissait d’encourager un corps de musique qui a coûté tant de travaux il son directeur et qui promet de devenir une des attractions de notre ville.C’est dû à une apathie bien déplorable qui malheureusement se montre trop souvent quand une entreprise nationale a besoin d’encouragement.Dimanche, le 6 courant, à l’occasion de la solennité de la Purification, M.Clodomir Delisle s’est assuré les services de l’Union Musicale pour exécuter à la Congrégation de la Haute-Ville la 2me messe de Fauconnier, avec accompagnement d’orchestre par le Septuor Haydn et quelques amateurs.M.Ernest Gagnon tenait l’orgue et M.C.Delisle dirigeait.A l’Offertoire, M.H.A.Bédard a chanté un “ O Salutaris” do Panofka.Hier à l'occasion des Quarante heures à St.Roch, la Société Ste.Cécile a exécuté la messe Royale harmonisée par Gagnon avec accompagnement de cuivres du Corps de la Cité.A l’offertoire, M.P.Laurent a chanté un “ O Salutaris” de Nargitt; suivant une coutume établie depuis plusieurs années, la Société Ste.Cécile a invité le Chœur de St.Sauveur, et le Chœur de la Congrégation à faire une heure de musique au jubé de l’orgue hier après-midi ; la Société Ste.Cécile chantait avec le Quatuor Vocal, hier soir ; ce soir le Chœur de l’Eglise St.Jean et l’Union Musicale exécuteront chacun un programme.M.Edouard Glackmeyer, doyen des notaires et doyen des musiciens de Québec, est décédé le 10 du courant à l’âge avancé de 88 ans.M.Glackmeyer était un flûtiste distingué il y a quelques années et a toujours été un protecteur dévoué des amateurs; il était d’origine allemande et son père a été l’un des premiers organistes à la Cathédrale de Québec et un excellent professeur de piano.M.Glackmeyer était l’un de3 piliers de la Société Philharmonique qui existait il y a une quinzaine d’années ; à cette époque il a importé une collection de musique instrumentale d’une grande valeur que le Septuor Haydn a acquis subséquemment à un prix nominal.Le Septuor dont il était le Président Honoraire depuis sa fondation a exécuté à son service funèbre un andante d’uno symphonie de Haydn et “ Ostcrhymn ” de Faulknen ; M.D'Esciiambault a chanté à l’épitrc un “ Pic Jesu ” sur l’air de “ Stradclla ’’ avec accompagnement de quintette à cordes.26 Mars 1881.La fête Nationale des Irlandais, la St-Patrice, a été célébrée cette année par une messe solennelle et deux concerts.La messe était celle de “ Mercadante ” exécutée par le chœur de l’église St-Patrice aidé de quelques membres de l’Union Musicale et du Quatuor Vocal, sous la direction de M.Ad.Hamel.Le concert de la Salle de Musique, dont le programme ne comprenait pas moins de vingtrhuit numéros, était sous la direction de M.Joseph Vézina.Le Quatuor Vocal y assistait par engagement spécial.Cette société, dont la force numérique est très restreinte a donné de l’aveu d’un grand nombre d’auditeurs le plus joli moiceau du programme-c’était l’arrangement de mélodies Irlandaises par M.C.Lavallée, premier directeur du Quatuor ; un encore enthousiaste a accueilli cette exécution et une partie a dû être répétée.Parmi les nombreuses solistes de la soirée Mde Humphrey et Mdlle Vézina ont LE CANADA MUSICAL.203 eu un succès bien mérité.Le corps de Musique de la Cité a joué quelques morceaux appropriés qui ont été fort applaudis.Le concert de la Salle Victoria était organisé par M.J.A.Self ; l’Union Musicale et son corps de musique y étaient engagés.Le programme se composait surtout de chansons et romances patriotiques.MM.D'Eschambault et Belleau du Quatuor Vocal y figuraient comme solistes, avant de joindre leur société à la Salle de Musique; ils ont eu les honneurs du rappel.Mdlles Hardman et Martin, qui ont paru en duo sur la scène plusieurs fois avec succès, ont été rappelées dans une valse qu’elles ont chantée avec beaucoup de goût.En somme, les deux concerts ont eu leur succès habituel.Nous constatons néanmoins que si l’on en éliminait les Canadiens-Français, il resterait peu d'éléments capables d’exécuter un programme susceptible de donner satisfaction, même à nos concitoyens Irlandais.A l’occasion de la solennité de St-Joseph, dimanche le 20 mars, l’Union St-Joseph de St.Roch et l’Union St.Joseph de St.Sauveur ont eu des cérémonies religieuses très imposantes dans leurs églises respectives.A St.Roch, la Société Ste Cécile a chanté la jolie messe de Concone ; à.l’épitre, Mdlle A.Rhéaume a chanté un ‘‘O Salutaris,” et à l’élévation, M.H.A.Bédard a interprété le “ Cor dulcc ” de Valenti.Le corps de musique de l’Union Musicale a exécuté un morceau à l’offertoire, ainsi qu’à la sortie.A St.Sauveur, le chœur de l’église à exécuté la messe de A.Miné ; le corps de musique de la Cité a joué quelques morceaux au cours de la messe.Le jour de l’Annonciation, 25 mars, le Quatuor Vocal de Québec, invité par le chœur de l’église St-Jean, a chanté dans cette église la messe de Ste Thérèse de La Hache ; M.Geo, Hébert, organiste de St.Jean, accompagnait.La messe, rendue par huit voix seulement a été exécutée parfaitement bien, et les Messieurs du Quatuor n’ont qu’à se féliciter du succès qu’ils ont obtenu.A l’Offertoire, le trio “O Jcsa Dci Vivi” de Verdi, a été chanté par MM.D’Eschambault, Bédard et Laurent; M.II.A.Bédard a chanté à l’élévation un “ O Salutaris ” sur une mélodie do Rossini.Deux jolis concerts de chambre depuis quelques jours ; l’un privé, chez M.Laurent, membre zélé du Quatuor Vocal, et l’autre payant, au profit d’un bazar, chez M.Martineau, St-Roch ; ce dernier organisé par M.O.S.Dclisle, organiste à la Congrégation de St-Roch.Le Quatuor Vocal, et M.L.N.Levasseur, directeur de la Société Ste Cécile, ont a eux seuls fait les frais de la partie musicale à la première soirée, et à la seconde, la même société a encore rempli une large part du programme; entr’autres chœurs orphé-oniques exécutés avec un brio extraordinaire, nous mentionnerons “ La Ruine de Gaza,” “ Le Combat Naval,” “ La St-Hubert,” “ Les Mélodies Irlandaises ” de Lavallée et “ France ” ; ces seuls morceaux forment déjà un commencement de répertoire qui, d’ailleurs, ne fera qu’augmenter rapidement.Madame Cauldwell, professeur de chant, et soprano soliste à l’église St Patrice, doit laisser Québec définitivement ces jours-ci, pour aller demeurer dans une ville des Etats-Unis.M.F.A.Self, organiste de l’église St Mathieu, s’est démis de sa position ; son remplaçant ne paraît pas être nommé.—Le Quatuor Vocal va j mettre à l'étude la messe à trois voix d’hommes de Gounod.—Le ! chœur de l’église St Jean se propose de chanter la 3me de Haydn à j Pâques.Madame V.Browne annonce un concert pour le lundi de Pâques, et M.Léon Dessane se proposait d’en donner un au commencement d’avril.—Nous comprenons que M.Alfred Paradis, membre distingué de la Société Ste-Cécile, et possesseur d’une bien jolie voix de basse, aurait reçu de Mgr Racine, l’offre d'une position comme chantre à la Cathédrale de Sherbrooke.* * * lüusiquc, Pianos, Orgueg-llarinoniuins, Organinas, etc., etc., — AU — No.280, Rue Notre-Dame, Montréal.FRANCOIS BOUCHER, RECEVRA, A SA RESIDENCE, No.484, RUE LAGAUCHETIERE, QUELQUES ÉLÈVES TOUR LE VIOLON.CONDITIONS - - - §4.00 PAU MOIS.J.P.FRÉMEAU, COMPAGNIE CANADIENNE iMMIi 212 NOTRE DAME MONTREAL sjisRf] 5 FABRICANT PRATIQUE DK MONTRES ET DE BIJOUTERIE.Toujours en mains un assortiment varié de Montres, Horloges, Anneaux de mariage, Lunettes et Bijouterie de toute sorte.On fait une spécialité des réparations difficiles.No.232, RUE SAINT-LAURENT.A.LAVALLÉE, Luthier et Fabricant d’instruments de Musique, No.35jT COTE St.LAMBERT, MONTREAL.Instruments de Musique de toutes descriptions réparés sous le plus court délai et à des prix très réduits.CA SAVANT, FRERES, FACTEURS D’ORGUES.ST.HYACINTHE.-» «- Accords et réparations à prix moderf-s.HL O.PELLETIER DONNE DKS LEÇONS D’ORGUE, avec l’usage journalier d’un Orgue à tuyaux, à deux clavier» et à pédalier complet.La connaissance, au moins élémentaire, du piano est indispensable.S’adresser au No.211, Itue NlansHcld.HL.J\ HT "VET, ACCORDEUR ET REPARATEUR DE PIANOS ET D’OItGIJES.S’adresser chez A.J.BOUCHER, 280, Rue Notre-Dame, Montréal. 204 LE CANADA MUSICAL.IMIA-ISOUST D’APPAIHISS SERIEITSB, A.J.BOUCHER, Editeur et Importateur de Musique, (Maison Canadienne-Française et Catholique,—établie en 1861.) 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LE CANADA MUSICAL.205 Calendrier Mensuel Et Guide des Organistes et Directeurs de Chœurs, pour les Offices des DIMANCHES ET FETES.• & AV R1 L.—(Continué.\ ) DATES.FÊTES RELIGIEUSES.ÉPHÉMÉRIDES MUSICALES.10 D.des Rameaux.Semi-double.Bénédiction des Rameaux, (79, 87.) Messe du Careme, avec orgue.Vêpres du jour, (138.) Point de Suffrages.11 L.S.Léon le Grand, P.(40 h.Bon Pasteur) 12 M.S.Zénon, Ev.S.Hcrménégilde, M.13 M.14 J.Jeudi Saint.Ire classe.15 V.Vendredi Saint.16 S.Samedi Saint.(40 h.Grand Séminaire de Montréal.) 'Décès de L.E.Jadin, il Paris, 1853.Première exécution du Messie de Ilændcl, il Londres, 1741.Décès de E.F.Hændel, 1759.Naissance de Charles Miry, il Gand, 1823.Première représentation du Pré aux Clercs d’Hérold, il Bruxelles, 1833.Première représentation du Prophète de Meyerbeer, à Paris, 1849.17 D.Pâques.Double de Ire classe, avec octave.(121) Vidi aquam.Messe Royale.Prose, Victimes paschali.Vêpres du jour, (216.) Regina cccli.Bénédiction.18 L.19 M.20 M.21 J.22 V.23 S.S.Eleuthère, E.(40 h.College St-Laurent)' Naissance de F.Jehin-Prumc, à Spa, Belgique, 1839.[X, P.I Fondation de la “ Société ltoyale des Musiciens,” à L S.Léon IX, Ste-Agnès de M.S.Anselme, Archevêque.[chine.') SS.Soter et Caius.(40 h.Frères des Fc.S.Georges, M.[Chrét., rue Cotté.) ondres, 1738.(40 h.Couvent de La- Naissance de Théodore Dochler, il Naples, 1814.Décès de André Eler, il Paris, 1821.Décès de H.M.Bcrton, à Paris, 1844.Naissance de Joseph Fischer, il Bruxelles, 1819.24 D.Quasimodo.(40 h.Académie St-Denis.) Double-majeur.(132.) Messe du Temps pascal.1res Vêpres de S.Marc, (343) Mémoire du Dimanche, (222,) v.Mane, (222.Bénédiction.25 26 27 28 29 30 L.M.M.J.V.S.S.Marc, Evangéliste.Procession.N.D.du Conseil.(40 h.Couvent de Lon-SS.Clct et Marcelin, PP., MM.[gueuil.) S.Paul de la Croix.(40 h.Providence de S.Pierre, M.[Montréal.) Ste-Catherine de Sienne.(40 h.LeCarmcl.) Naissance de X.Van Elewyck, à Ixelles, 1825.Première représentation de Sa)ah de Grisar, il Paris, 1836.Naissance de Flotow, l’auteur de Martha, il Rentendorl', 1812.Première représentation de VA fricaine de Meyerbeer, il Paris, 1865.Naissance de A.J.Van Eyken, il Ainersfoort, 1823.Naissance de B.Asioli, il Ûorregio, 1769.Consacre a la Sainte Vierge.MAI.Ce mois a 31 jours.Mai, primitivement consacré à Maïa, mère de Mercure.On peut remarquer que l’Eglise n’a eu que la lettre r à ajouter pour consacrer ce beau mois il Marie.D.SS.Philippe et Jacques, Ap., 2de classe.(265.) Messe de Seconde-classe.2des Vêpres du jour, (351) Antienne, (349.) Psaume, (498.) Mémoires de S.Athanase, O Doctor, (524).v.Amavit, (523,)—et du Ile Dimanche après Pâques, Ego, (223,) v.Mane, (222.) Bénédiction.L.M.M.J.V.S.S.Athanase, E.D.(40 h.Couvent de St.l Décès de G.Meyerbeer, il Paris, 1864.Invention de la Sainte Croix.[Laurent)\ Décès de Adolphe Adam, il Pans, 1856.Ste-Monique.(40 h.Stigmates, à Mont-\ Première apparition de Jenny Lind, à Londres, 1841.S.Pie V., P.C [réi7?.).Décès de Zingarelli, à Naples, 1837.S.Jean devant la Porte latine.(40 fi.Nta- Décès de l’abbé G.J.Voglcr, il Darmstadt, 1814.S.Stanislas, E.M.[Daric.p Décès de Nicolas Piccini, il Paris, 1800.8 D.Patronage de S.Joseph.(40 h.S.Pierre de Montreal.) 2dc classe, (262) Messe du Second ton.2dcs Vêpres du jour (348.) Mémoire de S.Grégoire de N., O Doctor, (524,) v.Amavit, (523,)—et du Me Dimanche après Pâques, Amen, (224,) v.Mane, (222.) Bénédiction.9 | L.| S.Grégoire de Nazianze, E.D.Naissance de G.Paisiello, à Tarentc, 1471. 206 LE CANADA MUSICAL.LAVOIE & BEAULIEU 233, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.AU CLERGÉ, COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES ET AU PUBLIC EN GÉNÉRAL, Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons transporté notre atelier du No.147, Rue St.Laurent, au No.233, Rue Notre-Dame, vis-a-vis la Rue St.Jean-Baptiste, i -L où nous sommes magnifiquement installés et prêts à prendre vos commandes pour tous les ouvrages que vous voudrez bien nous confier, tels que : BeeemUems Artistiques, Peintures a Fresques et Berures peur Eglise, Autels, Salles Publiques et Maiseas Privées-, Aussi : Colorage des murs, Blanchissage, Imitation de faux bois et de marbre de toutes sortes, Vitriers, Tapissiers et Peintres de Maisons et d'Enseignes.Toutes commandes pour Tableaux, Bannières, Drapeaux, Cottes d’Armes et Rideaux de Châssis seront exécutées de manière à donner la plus entière satisfaction.LAVOIE «£ BEAULIEU, No.233, Rue Notre-Dame.ARCHAMBAULT, Arttote-PhotoÿrflLplie9 300y* RUE NOTRE-DAME, MONTREAL.J’ai le plaisir d’annoncer à mes nombreux patrons et au public en général, que je viens d’acheter le célèbre procédé français “de Boissonnas,” au moyen duquel je puis prendre des photographies instantanément.Ainsi, je puis faire dans trois secondes une pose qui en aurait demandé trente à trente-cinq avec l’ancien procédé.Ayant réellement le seul atelier canadien de 1ère classe dans Montréal, et n’épargnant ni temps ni argent pour produire un bon ouvrage, j’ose demander au public canadien une part de son patronage et j’ose aussi lui garantir satisfaction sous tous rapports.On pourra voir à mon Studio des portraits à l’huile, au crayon, au pastel et à l’encre de chine de toutes grandeurs, depuis la miniature j usqu a grandeur naturelle.Une visite est respectueusement sollicitée.ARCHAMBAULT, ' No.300j^, Rue Notre-Dame. LE CANADA MUSICAL.207 LÀ MERVEILLE MUSICALE l’OStqASTXCTA # Instrument et musicien combinés.Le nombre d’airs est illimité.Un enfant ou une vieille personne, sans aucune connaissance musicale, peut jouer des airs d’opéras, des danses et des accompagnements de chant, &c., &c.EEVE1LLES MUSICALES Il a deux notes de plus que tout autre instrument automatique et est fini avec beaucoup de goût.Le papier à musique est très fort et doublé en toile.L’Organina étant pourvu de doigts automatiques, l’exécution de la musique est plus nette et plus précise.L’Organina est le seul instrument automatique qui rende la musique avec Vexpression désirable.PRIX DE! $10 A $25.X/Organina donne plus de satisfaction qu’aucune boîte à musique, de n’importe quel prix.N.B.—Prière de ne pas confondre l’Organiüa avec certains instruments qui lui ressemblent un peu et qui se vendent pour le même prix et même plus cher.L’Organina est la dernière invention musicale de ce genre et a été breveté en Octobre 1880.Agent en Gros et en Detail pour le Canada No.280, Rue Notre-Dame N.B.—Catalogues expédiés sur demande. 20S LE CANADA MUSICAL.TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES.VOLUME VII.A.—Abonnements reçus dans le cours du moisj 19, 43, 58, 74, 126, 141, 156, 173, 1S9.Académie de Musique de Québec, 1’.200 Albani à Bruxelles.188 Ami du Foyer, 1’.22 Annonces, 19, 21, 4S, 63,66,110,126,141,157, 173,189, 203 A nos lecteurs.195 Appréciations de la Presse.68 Archambault, artiste-photographe, 21, 4S, 63, 66, 96, 98,128, 143, 146, T62, 191, 206.B.—Bibliographie, (Beauchemin et Valois,) 2, 26, 64, 80 94, no) 127, 130, 160, 175, 188, 190, 194.Bibliothèque religieuse complète.23 C.—Calendrier mensuel et guide des Organistes, 18, 44, 62, 78, 82, 107, 114, 142, T58, 174, 178, 205.Canada Musical, le.3 Canada Musical à l’Exposition de la Puissance, le.89 Certificats d’excellence en faveur des célèbres pianos Hazelton.192 Comment Bach dit son nom,—anecdote musicale.10 Compositions favorites, pour Piano et Chant, de S.Mazurette.46, 47 Concert de la Société Philharmonique.153 Concert du Chœur Mendelssohn.188 Concert historique à Florence.4 Concerts et Soirées.9, 35, 54, 126 Concerts “ Wilhelmj ”.172 Concours de l’Académie de Musique de Québec pour 1880 73 “ “ “ “ 1881 201 Correspondance.:.15, 137 Correspondance artistique.8 Correspondance musicale de Québec, 11, 40, 55, 72, 87, 104, 120, 136, 153, T72, 202.Curiosités, les.20 D — Décès.'.19, 43, 73, 90, 141, 157, 189 E.—Echos musicaux de l’Europe, 5, 30, 58, 71, 89, 105, 122, 141, 154, 166, 188.Elections des Sociétés musicales de Québec.110 Encore M.Gustave Satter.33 Exposants de musique Canadiens-français appréciés par la Presse du pays.102 Exposition de la Puissance, pour 1880, 1’.83, 99 F.—Fête à Chambly, une.17 Fête de Sainte Philomène au Gésu, la.88 Feuilleton : Le Chevalier Ténèbre.Supplément, 1 Ce qui fait les grands artistes.“ 42 La Demoiselle du paveur.“ Le Savetier Crépin .“ 79 Feu Madame F.Jehin-Prume.180 F.Jehin-Prume aux Etats-Unis.153 Flûte et Piccolo.32 Funérailles de Wieniawski.41 H.—Habile luthier Canadien, un.29 , I.—Inauguration de l’Orgue de Saint Patrice de Québec.165 Invitation.99 L.—Lavoie et Beaulieu, 20, 43, 58, 74, 96, 98, 128, 143, 146, 162; 191, 206.Lignes, supplémentaires.41 Liste officielle, seule correcte, des Prix et Distinctions accordés dans la Classe X.100 Louis Lambillotte et ses frères, 115, 131, 147, 163, 179, 195 M.—Madame Petipas.69 Maison Canadienne-française.112, 204 MariaSes.19.43.57.73.ML 189 Messes à voix égales .201 Musique : Anges du Foyer, les, Romance.108 “ Berceuse.168 “ Cloche du Couvent, Marche, la.36 “ Heureux paysan, 1’.75 Jeune Conscrit, le—Chœur.183 “ Jeune Huronne, la—Romance.12 “ Lever du Soleil, le—Couplets.139 “ Marche céleste.123 .“ Postillon d’amour, Galop, le.91 “ Près d’un berceau, Romance.76 “ Sancta Maria, succurre miseris.60 Musique au Cinquantenaire belge, la.27 Musique et Chant d’église.186 Musique nouvelle pour Orgue ou Harmonium.59, 187 N.—Naissances.19, 57, 73, 90, 141 Nécrologie.17, 42, 57, 73, 90, 122, 157, 167, 1S3 Noël, 1880.156 Notes Artistiques des Etats-Unis, 16, 4T, 88, 121, 138, 154 167, 188.Notes de l’Exposition de 18S0.!.106 Notices biographiques concernant divers musiciens célèbres.7, 68 Notre musique.147 Nouvelles Artistiques Canadiennes, 14, 27, 51, 70, 85, 101, 117.!33, I5L i64, iSi, 198.O.—Opéra français, 1’.7 Organinas.207 Orgue de Saint Patrice de Québec, 1’.155 Orgues et Organistes.70 Orgues-harmoniums de la Puissance.24, 45, 50, 79, 95 P.—Petite merveille, une.72 Pianos “Hazelton” de New-York.144, 159, 176 Pianos “ Kranich et Bach ’’ de New-York.110 Plaisanteries.19, 43, 74, 156, 189 Poésies : A F.Jehin-Prume.99 “ A Louis Honoré Fréchette.51 “ Musique d’antichambre.163 “ Sainte Cécile.147 Pratte, L.E.N.112 S.—Sainte Cécile.120 Souvenirs artistiques de Notre-Dame de Montréal.135 Souvenirs musicaux du Canada.,.42 T.—Table des matières.208 Tonologue “Boucher,” le.10 V.—Violon instrument des Dames, le.8 Visite à Haydn, une.3 W.—Wieniawski, Henri.17
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