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Titre :
Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /
Éditeur :
  • Lévis :Pierre-Georges Roy,1895-1968
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
quatre fois par année
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Bulletin des recherches historiques : bulletin d'archéologie, d'histoire, de biographie, de numismatique, etc. /, 1895-02, Collections de BAnQ.

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bulletin DES RECHERCHES HISTORIQUES 1ER volume FÉVRIER 1895 2ème uvraiso* la CARTOGRAPHIE ET L’ARPENTAGE SOUS LE RÉGIME FRANÇAIS La liste des arpenteurs du Canada s’ouvre par un nom g oneux : celui de Champlain, hydrographe du roi Le fondateur de la colonie est réclamé à bon droit par cette docte profession.Le gentilhomme saintongeois arpenta et mesura lui-même le domaine de Hébert.G est lui encore qui mit solennellement, avec toutes les formalités voulues dans le temps, tous les nouveaux de QuébecP°S8eSS10n d® 'eUr exPloitiltion 6Ur le rocher î rwCS 'irPe"teurs réclament aussi, comme un des leurs le libérateur \\ ashmgton, qui, avant d’embrasser le noble métier des armes, maniait le théodolite et le compas.Apres la mort de Champlain, ce fut Jean Bourdon qui le remplaça.On l’appelle dans les Relations" ingénieur de M.le gouverneur”.Les actes notariés lui colonie1 ° tltrC d’“in£énieur ct arpenteur général de la Venu au pays en 1034, Bourdon y mourut en 1068 apres avoir occupé successivement les charges importantes de procureur syndic des habitants et de procureur genéral au Conseil Supérieur.C’est lui qui, pendant plus de trente ans, présida à la plupart des principales constructions de cette époque — 18 — comme aux arpentages en général.L’on ^^oTdi- tpatations au su et des terrains ne se décalaient pasorai nairement àmJ lui : s’il était absent, on attendait son retour.^ ^ ^ 1646|les PP.Jésuites envoyèrent « Bourdon .les étrennes qui durent avoir pour lui u grand prix.C’était “ une lunette de Galilée ou U } avait une boussole., Bourdon traça, en 1041, la premiere carte du Una-« ,1a uue l’on ait eue depuis Champlain, hile représente la s : s’étend depuis Québec juéqu au cap Tourmente L’abbé Tanguay en a publié un tac-snnilé dans le premier volume deson Dictionnaire La même année, Bourdon dessina encore une carte de la nyiere Saint Laurent depuis Montréal jusqua Quebec.On a aussi de lui un vrai plan dn haut et bas de Quebec comme d est enZnZdJ et une carte du fort et -les environs de Québec en^l^’ate ^ ]a mort qe Bourdon, jusqu’à 1672, nous ignorons qui mesura les nombreuses concessions oui eurent lieu alors dans la colonie.1 S premier mai 1672, l’intendant Talon nommait mesureur et arpenteur Louis-Marin Boucher-dit-Bois-buisson, sur la preuve que donna de sa capacité le sieu de St-Martin, professeur-ès-mathematiques en la.i o voile-France.(1) C’est la plus ancienne commission cie ce genre qui nous ait été conservée.Cette nomination fut"confirmée par la compagnie des Indes Occidentales, le 20 mai 1674.r2) Le 5 novembre 11)72, Jean le Rou^e obtint aussi une commission de mesureur et arpenteur.Nous avons enfin la preuve que Jean Uiyon exerça les mêmes fonctions, de 1673 à 1679 par une liasse de ses procès-verbaux qui est déposée dans les archives de la cour supérieure à Québec.' ,, , Le 29 janvier 1674, il fut représenté au Conseil de la colonie par le substitut du procureur-général que la (j) Registre des insinuations de la prévôté de Québec, voL 1, t- 213.(2) Ibid.f.27tt.(S) Ibid.f.240. — 19 — différence qui se trouvait entre les boussoles et instruments dont les arpenteurs se servaient pour aligner et arpenter les habitations, produisait diverses contestations entre les propriétaires des terres.Pour obvier à ces difficultés, le Conseil ordonna quo les arpenteurs mettraient dans la quinzaine leurs boussoles et instruments d’arpentage entre les mains de Martin Boutet, professeur-ès-mathématiques, pour être par lui égalés, ét ce fait, que les arpenteurs poseraient quatre bornes en la grande place de la basse-ville de Québec, savoir: deux bornes sur le rhumb-de-vent nord-est et sud-ouest, et les deux autres sur celui du sud-ouest au nord-ouest, dont ils dresseraient procès-verbal,duquel ils mettraient expédition au greffe de la cour, pour éviter les changements qui pourraient arriver à l’avenir par la variation de l’aimant, lesquels alignements seraient continués d’etre suivis pour les concessions qui seraient données au nom du roi, sans toutefois ôter la liberté aux seigneurs particuliers de donner tels alignements qu ils désireraient faire suivre sur les terres de leurs fiefs.Il fut ordonné en même temps qu’il ne serait reçu aucun arpenteur à l’avenir qu’il n’eût au préalable fait conformer par le sieur Boutet, l’instrument dont il prétendait se servir, aux boussoles des autres arpenteurs.Quel était ce Martin Boutet que les autorités semblaient honorer de leur confiance ?En quelles circonstances vint-il dans la colonie pour y enseigner les mathématiques ?Nous avouons que les détails biographiques manquent presque totalement sur cet intéiessant pei-Spnnao-e.Tout ce que nous savons c’est qu’il était sieur de Saint-Martin et que c’est le même qui signait un certificat de capacité en fait d arpentage en faveur de Louis-Marin Boucher-dit-Boisbuisson, le premier mai 107 9 "Martin Boutet était déjà dans le pays en 1654, et il fit épouser cette année une de ses filles au seiiuner Charles Philippeaux.(2) (1, Jugements et délibérations du Conseil supérieur, 29 janvier 1674, et Edits et ordonnances, éd.de 1855, vol.2, p.63.(2) Contrat de mariage du la mal 11154, greffe Audouart. _ 20 — n, «a femme Catherine Soulage, Martin Boutet eut È„co«u“ Sre «le qui * fi‘ -k*- *“ arSUl‘"C' ,1c «“^C' ''’ i blablcmcnt, le professeur Boutet- qui c„4,îfLVmath,fi,»«,ucSetl'l.yIl.-oSr«ph'e al atoNVo”srdCTÔn” ijônict le 1,.-en,1er relevé «ientifique JNous cievo compléter son travail il fit «“*?^“Ze» en barque ou en canot.En 1678.il WTÆntoafl.carte de» contrée» qu'il avait par-dédiait a 1 mi .j ette dans les régions ou coule courues avec £ lui unecarte de 1679 le Mississip - ,ü fit depuis Tadoussac jusqu a qui montre lt cru.i 1 .’Hudson II y marque la la mer du Nord, dan» la fi ne Hudaon.y vraie àtuation de la bare et Je Nou.t&uw." " *ïmini" S” une carte de la baie d'Hudaon et du Labrador.( La suite dans la prochaine livraison) FRÉDÉRIC ROLETTE *” ^ÏQmSTlJK).Frédéric Mette était le fil.de Jean-Joseph Mette, qui alla réétablir à Nrcolet ve« le commencement du siècle et qui y mourut le 19 mar 1828 à 1 age de quatre-vingt-dix ans.Frédéric Rolette partit de chez son pere fo J et s’embarqua à bord d’un vaisseau de guerre angla , Il eut bientôt l’occasion d’assister à plusieurs corn - (1) Let Unulinft de Québec^ vol.2.p.î>2. — 21 — célébrés et dy montrer son courage.Il prit part, entre autres, au combat du Nil, où il reçut cinq blessures, et à celui de Trafalgar, en 1805, où périt l’illustre Nelson, apres avoir remporte une victoire décisive sur les Hottes française et espagnole réunies.Le sentiment du devoir et les circonstances le forcèrent ainsi de combattre un drapeau que ses ancêtres avaient noblement défendu.Après sept ans de service sur mer, Rolette revint au pays et, le 4 octobre 1807, il fut nommé second lieutenant dans la marine provinciale canadienne.Il fut promu, le 25 avril 1812, au grade de premier lieutenant et de commandant du brigantin, le General Hunter, qui devait croiser sur le lac Érié.La guerre américaine, qui éclata quelques semaines après, lui permit cette fois de taire servir sa bravoure et son expérience à la défense de son pays.En effet, ce fut Rolette qui ouvrit la campagne par un coup de main qui mérite d’etre connu plus qu’il ne l’est.Le 3 juillet 1812, il commandait le brigantin Gene-reil Hunter et avait 1 honneur rie faire la première prise sur les Américains.La nouvelle de la déclaration «le guerre, par les Etats-Unis, venait d’être reçue à Ara-herstburgh, où sè trouvait le capitaine Rolette, lorsqu’on lui annonça qu’une voile apparaissait au large.Supposant «pie c’était le vaisseau qui portait sir Isaac Brock, attendu depuis plusieurs jours, il s’embarqua dans une chaloupe, avec cintj matelots canadiens pour aller à sa rencontre.Quelle ne fut pas sa surprise, lors«jue, à environ un quart «le lieue du vaisseau, il reconnut le pavillon américain, que la hauteur des vagues l'avait jusques là empêché d'apercevoir.C’était le Cayuga Packet, goélette américaine, armée de deux canons et montée par quarante hommes, y compris une dizaine d’officiers.Eloigné de terre de près de trois lieues, il jugea qu’il lui était impossible de fuir ce vaisseau, qui courait sur lui à pleines voiles.Ne prenant conseil que de son courage et avec une audace extraordinaire il ordonna à trois île ses hommes de prendre leur carabine, tandis que les .à) Ainsi nommé en l'honneur du lieutenant général de ce nom, riu'on troure sur U liste des lieutenants gouverneurs du Haut-Canada. oo __ autres continuaient k ramer de l’avant.Quelques instants les mirent à portée de se faire entendre du tnno-nicl -éneain, gui, voyant leur état te fa^s«e,nej ïjUne8Sarge Partie de 1» chaioupcjde Metteabattnt et l’équipage, surpris et effrayé parla mort de son pilote, abandonna la manœuvre.Les six braves s’élancèrent alors sur le non du Cayuga, s’emparèrent des armes qui y étaient amoncelées, et ordonnèrent aux matelots de descendre à fond'de cale, où ils furent enfermés avec le restant de l équipage et des soldats qui s’y trouvaient au moment de 1 al>0Rolette armé de deux pistolets, se rendit alors seul auprès des officiers, au nombre desquels se trouvait, diton un officier général ; et il les désarma tous.Il» avait que quelques instants que nos braves avaient reconnu le vaisseau américain, que déjà, il portait le PaV1 On dTtqm1’'revenus de leur première surprise, les Américains commençèrent à jeter des regards menaçante sur leurs vainqueurs ; mais, par bonheur poui holctte, le vaisseau dont il venait de s’emparer, se trouvait alors en vue de la côte canadienne, et peu éloigne d un moulin a vent autour duquel étaient massées de grandes pieces de bois de sciage qui avaient toute l’apparence d une fortïfica-tion.Rolette, avec beaucoup de presence d esprit, en de sa meilleure voix au timonier de mettre le vaisseau sous les canons de la batterie; ce truc eut 1 effet désiré.Un bateau canadien venu à son secours dans le meme moment, acheva de tranquilliser les yankees qui ne bourrent plus.Notre héros fit alors triomphalement voile vers Amherstburgh, où il reçut une ovation.Le vaisseau dont Rolette venait de s emparer était chargé d’approvisionnements de guerre pour 1 armee du général Hull.• b Les Américains, faits prisonniers en cette occasion, ne purent qu’admirer un pareil coup J audace.Aussi, il y aP(juelques années (Minerve, 5 fev.1868), a 1 occasion — 23 — d’une promenade que fit au milieu d’eux le fils de Rolette, le colonel Johnson, le major Lougham et le lieutenant Kingsbury, de St-Louis, Missouri, tous trois survivants de cette fameuse capture, lui exprimèrent leur admiration pour la conduite de son père, et s’accordèrent à dire qu’ils ne comprenaient pas comment ils avaient été fascinés par lui.“ Son regard nous paraissait si farouche, dirent-ils, que nous le regardions en tremblant comme des soldats craintifs qui reçoivent des ordres sévères de leur capitaine." * * * Au combat de la rivière Raisin, le 22 janvier 1813, Rolette servit comme officier dans l'artillerie.Les Américains furent défaits, après une lutte acharnée, dans laquelle les Canadiens eurent environ deux cents hommes de tues ou blessés.Rolette se battit comme un lion et fut gravement blessé à la tête par une balle de mousquet.Il refusa énergiquement de laisser le combat, disant: “ J ai ete choisi pour diriger le feu de ce canon, et ce serait une honte pour moi que de m’absenter en ce moment.” * * * Quelque temps après, le 10 septembre de la même année, dans un combat meurtrier qui se.livra sur le lac Erié, entre la flotte anglaise commandée par Barclay et l’escadre américaine supérieure commandée par Perry, Rolette servait comme commandant de la Lady Prévost.Buchan, le capitaine de ce vaisseau, ayant été blessé mortellement au commencement «le l’action, Rolette continua le combat avec une grande bravoure, jusqu’à ce qu’ayant été blessé grièvement lui-même par une explosion de poudre, qui tua ou blessa plusieurs de ses gens, il rendit son vaisseau tout désemparé et sur le point de couler à fond.On rapporte (Tassé : Les Canadiens de l’Ouest) que sans les instances réitérées d’un de ses cousins, du nom de Morin, qui se trouvait là avec lui, Rolette faisaitMauter le vaisseau, plutêt «pie de se rendre. — 24 — C’est a cette occasion qu’il fut fait prisonnier par les Américains et emmené aux Etats-Unis, où il tut gardé comme otage pendant l’espace de douze mois.* * * liolette lit pendant cette guerre dix-huit prises différentes, et déploya chaque fois un courage et une audace qui peuvent difficilement être surpassés.Lors de la prise de Détroit, le général Brock lui ht les plus grands éloges de sa conduite.Il lui dit: “Je vous ai observé pendant le combat, vous avez un regard de lion et je me souviendrai de vous.” Le commandant Barclay, qui avait le commandement de la flotte anglaise, sur le lac Erié, en 1813, a dit de Rolette : “ Pendant tout le temps que Rolette servit sous mes ordres, sa belle conduite mérita ma plus vive approbation et je n’ai qu’à me féliciter de lui comme marin.” .* * * Après la guerre, un sabre d’honneur, du prix de cinquante guinées, fut présenté à Rolette par les citoyens de Québec, pour le féliciter de sa conduite héroïque, dans tant d’occasions.Nous citerons ici l’en-tête de la liste des souscripteurs, ainsi que les noms de ces derniers : '• Souscription de cinquante guinées, de la part des citoyens anadiens de Québec, pour acheter un sabre, qu’ils désirent donner en présent nu lieutenant Frédéric Rolette, par récompense pour sa conduite noble et courageuse, depuis la déclaration de la guerre, avec l’Amérique, et en particulier pour ses services distingués, sur le lac Erié." Suit la liste des souscripteurs, avec le montant souscrit par chacun : — ZÜ Pas.de Salle Luterrière.£3 lo o Mocquin, avocat.Joseph Languidou.Francis Quirouut.lean Bélanger.rhomns Lee, junior Etienne Côté.h rançois L'Anglais., Pierre L’Anglais,., François lfolelte.Jean Huot., Joseph Boy.Louis Fortier.Et.C.LeBlond.J 4 0 0 3 8 0 0 10 0 « 0 3 4 0 0 0 0 10 0 0 0 0 0 0 0 10 0 >'«'¦‘
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